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18 avril 2020

★ INITIATIVES - Le handicap du grand au petit écran

Et si on utilisait le mois qui nous reste à se confiner pour regarder quelques films ? Certes, les chaînes de télévision nous diffusent déjà la collection complète de Louis de Funès. Mais, on peut aussi élargir le catalogue des possibilités !
L’excellente revue Faire Face a déjà diffusé deux épisodes consacrés aux artistes handicapés au talent souvent insoupçonné dans la musique, la danse et le cirque.
Cette semaine, c’est au tour du cinéma avec quatre longs métrages d’une grande force en VOD : « Patients », « Hors normes », « De toutes nos forces » et « Inside I’m dancing » ;

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18 avril 2020

★ INITIATIVES - Faire du bien ne peut pas faire de mal !

En ces temps où quelques comportements abjects, heureusement isolés, ont pu inciter des soignants à déménager pour ne pas contaminer le voisinage, il faut applaudir la création du groupe Facebook « La krampouz héros » De quoi s’agit-il ? Organiser le partage et l’échange entre les confinés et ceux qui aujourd’hui se mobilisent pour eux. Cette initiative est solidaire et … culinaire ! Le groupe fonctionne comme une plateforme permettant de remercier celles et ceux qui veillent sur notre santé : les cuisinier(e)s confiné(e)s, peuvent proposer et offrir des douceurs culinaires à nos héros du quotidien ! Tout en respectant les règles du confinement et d’hygiène. La procédure est simple, ils doivent laisser le colis devant chez eux, emballé, sur une boîte aux lettres, une chaise, une table. Le héros gourmand récupère son petit réconfort durant le trajet de son travail.
Ce groupe créé à deux, le 22 mars est aujourd’hui géré par sept personnes. Il rassemble, à ce jour, 5300 membres dans toute la France et principalement en Bretagne (d’où son nom, une krampouz étant une crêpière). On compte, dès à présent, plusieurs centaines de dons et d’échanges. Une vidéo est postée quotidiennement à 20h pour reprendre toutes les photos des héros gourmands et des cuisiniers ! Et elles sont nombreuses ! L’occasion aussi parfois de transmettre des messages.

Un défi solidaire est aussi lancé, chaque semaine : faire une douceur à une profession en mal de reconnaissance ! Il y a eu les forces de l’ordre, les agents (agents de collecte, agent de service hospitalier, agent d’entretien des locaux cet...), c’est le tour des travailleur sociaux cette semaine. Nous avons une carte où les héros peuvent savoir où se situent les cuisiniers !

Un compte Instagram a été créé pour diffuser les recettes !
https://instagram.com/la_krampouz_heros


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18 avril 2020

★ INITIATIVES - En direct de nos amis belges - n°5


Le site www.yapaka.be a mis en ligne toute une série de vidéos très concrètes et très utiles pour aider à gérer la pandémie.

Des spécialistes reconnu(e)s du secteur de l’enfance et de la protection de l’enfance, de l’action sociale apportent leur vision sur les moins mauvaises postures à adopter : toute la semaine Lien Social, vous fait découvrir sa sélection.

Vidéos de David LEBRETON anthropologue, tournées par téléconférence le 27 mars 2020
1. Rire pour dépasser la détresse ambiante

2. « Etre ensemble, un partage de rires »

3. Le rire, une modalité relationnelle

4. Le rire, un outil précieux pour le professionnel

5. Mesures de confinement et risques de fugue à l’adolescence

6. En contexte de confinement : comment concilier notre besoin de bouger, de marcher ?
7. Covid-19 : une invitation à voir la crise telle une opportunité initiatique pour renaître autrement

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17 avril 2020

✚ COMMUNIQUÉ – Aide exceptionnelle en faveur des personnes en situation de précarité : un geste bienvenu mais trop limité

Communiqué du 16/04/2020 - Uniopss

Alors que la crise sanitaire qui touche notre pays perdure, le Premier ministre vient d’annoncer le versement d’une aide exceptionnelle pour les familles les plus modestes. Une initiative bienvenue pour répondre aux difficultés de ces ménages, mais qui fait l’impasse sur une partie importante des publics en situation de précarité et qui demeure insuffisante pour couvrir l’étendue des besoins de ces personnes au quotidien.

A la suite des annonces du président de la République de lundi soir présentant la volonté gouvernementale de « verser sans délai une aide exceptionnelle aux familles les plus modestes avec des enfants […] et [aux] étudiants les plus précaires  », Édouard Philippe en a précisé les contours aujourd’hui, à savoir : un versement le 15 mai de 150 euros pour les ménages allocataires du revenu de solidarité active ou de l’ASS, ainsi qu’une aide de 100 euros par enfant pour toutes les familles bénéficiant de l’aide au logement.

Les associations réunies au sein du Collectif ALERTE saluent un geste qu’elles appelaient de leurs vœux depuis plusieurs semaines et qui va permettre de soutenir les familles les plus modestes - touchées notamment par l’absence de cantines scolaires - ainsi que les allocataires du RSA ou de l’ASS. Le versement automatique de cette aide permettra par ailleurs d’éviter les démarches inutiles et le risque du non recours trop souvent observé pour les droits sociaux.

Nos associations regrettent toutefois que cette aide exceptionnelle, en focalisant sur les familles avec enfants et les allocataires du RSA, laisse de côté des catégories de personnes en situation de précarité tout aussi touchées par la crise sanitaire : les personnes âgées bénéficiaires de l’ASPA (minimum vieillesse), souvent les plus impactées par la hausse de la facture alimentaire, tout comme les bénéficiares de l’AAH, qui vivent majoritairement seuls et sont souvent dans des situations d’isolement ainsi que l’ensemble des jeunes précaires de moins de 25 ans, étudiants ou non, qui ne peuvent pas bénéficier du RSA…

Qui plus est, le montant annoncé est très insuffisant. Ce montant ne suffira pas à aider les plus précaires à surmonter l’ensemble des difficultés apparues lors de cette crise sanitaire. Nos associations avaient demandé une aide de 250 euros par personne et par mois, depuis la fermeture jusqu’à la réouverture effective des cantines scolaires. On en est loin.

Pour faire face à l’urgence, les associations demandent que cette aide soit étendue à l’ensemble des personnes précaires, qu’elle soit renouvelée tout au long de la crise pour soutenir tous ceux et celles qui vivent au bas de l’échelle des revenus et ne peuvent plus accéder à certaines aides (distribution alimentaire, soutien à la cantine) du fait de cette crise.

La situation très tendue rencontrée par de nombreuses personnes en précarité témoigne par ailleurs de l’insuffisance chronique de leurs revenus. Les minimas sociaux ne permettent pas à chacun de vivre décemment en France. Nos associations prennent donc date, dès à présent, pour un relèvement rapide et significatif des minima sociaux dès la sortie de cette crise, et l’élargissement du RSA aux moins de 25 ans, qui ne peuvent compter aujourd’hui sur aucun soutien public.

En parallèle, il est primordial de maintenir de manière durable les efforts concernant l’aide alimentaire ou encore d’inciter les opérateurs à débloquer les petits forfaits et cartes prépayées durant le temps du confinement, pour soutenir les personnes qui ne pourraient pas accéder à ce versement financier exceptionnel, comme par exemple les demandeurs d’asile.

Pour éviter « un naufrage » de l’économie, l’État est prêt à dégager « les moyens financiers aussi longtemps que la crise durera » (Bruno Le Maire). Nous attendons qu’il en fasse autant pour éviter un naufrage social.


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17 avril 2020

✚ COMMUNIQUÉ – Face au contexte épidémique, les acteurs Plan Crack restent mobilisés


Dans le contexte de la crise sanitaire sans précédent à laquelle notre pays est confronté, les pouvoirs publics, en lien avec les acteurs associatifs, sont particulièrement attentifs à l’accompagnement et à la prise en charge, dans de bonnes conditions, de ceux de nos concitoyens les plus vulnérables. Parmi ceux-ci, les personnes usagères de produits stupéfiants, particulièrement stigmatisées, font l’objet d’un suivi attentif, notamment celles qui sont en situation de rue.

Des structures d’accueil sont maintenues

Depuis le début de la crise, les acteurs du Plan Crack (préfecture de la région d’Île-de-France, préfecture de Paris, Préfecture de Police, Parquet de Paris, Mission Interministérielle de Lutte contre les Drogues Et les Conduites addictives - MILDECA, Ville de Paris, Agence Régionale de Santé Île-de-France - ARS) se sont mobilisés pour assurer le maintien du fonctionnement des structures d’accueil et d’accompagnement intervenant auprès des usagers de crack et poly-consommateurs en errance.

Les structures d’addictologie, de réduction des risques et des dommages (Centres d’Accueil et d’Accompagnement pour Usagers de Drogues - CAARUD, Centres de Soins, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie -CSAPA …) se sont réorganisées immédiatement avec des effectifs réduits, pour préserver la continuité de leurs missions essentielles d’accompagnement et de soin sur leurs lieux d’accueil et en rue, dans le respect des contraintes de distanciation sociale avec ce public particulièrement en difficulté. Elles sont soutenues dans leurs efforts et bénéficient d’équipements de protection fournis par la Ville de Paris et l’ARS.

À ce jour, sur le territoire parisien, une vingtaine de structures spécialisées dans l’accueil et l’accompagnement des usagers de drogues (CAARUD, CSAPA, espaces de repos, salle de consommation à moindre risque) fonctionnent. Les missions et activités sont assurées de manière adaptée, intégrant le respect des mesures barrières et associant aussi une surveillance Covid-19. Les maraudes de réduction des risques et de médiation sociale sont maintenues et pour plusieurs renforcées, certains opérateurs ayant redéployé une partie de leurs équipes. Deux des trois bus mobiles circulent, et les tournées des maraudes ont été revues pour ajuster au mieux leurs interventions.

Les professionnels de l’addictologie et de la réduction des risques, intervenant en lieux d’accueil ou en maraudes, font notamment œuvre pédagogique auprès des usagers de drogues pour qu’ils respectent les gestes barrières et continuent de les accompagner.

  • Les CSAPA se sont recentrés sur la prescription, le suivi et la dispensation des traitements de substitution pour lesquels ils observent une augmentation des demandes de prises en charge depuis le début du confinement. La quasi-totalité des CSAPA a mis place des téléconsultations.
  • Les CAARUD et l’association SAFE poursuivent leurs activités de dispensation du matériel de prévention et de réduction des risques. Les distributeurs de matériel de réduction des risques jouent parfaitement leur rôle en période de confinement et ont été renforcés face à une demande en forte augmentation.
  • La salle de consommation à moindre risque - Espace Gaia - reste ouverte 7 jours sur 7 pour les usagers injecteurs qui sont toutefois nettement moins nombreux à la fréquenter depuis le début du confinement : 60 passages par jour au lieu de 400 avant le confinement. Cette baisse a plusieurs explications, dont celle de la réduction des postes d’injection à 5 et de la suspension des postes d’inhalation, suite à l’application des mesures barrières et de conduites à tenir en phase épidémique. Par ailleurs, les usagers en errance rencontrent des difficultés pour s’approvisionner en produits (mendicité limitée, contrôles systématiques…). En parallèle, les services de police, toujours présents dans l’espace public, font le constat d’une diminution du trafic de drogues en rue.
  • Les deux espaces de repos accueillent chaque jour près de 45 usagers.
  • L’ensemble des structures orientent et suivent les usagers symptomatiques évocateurs de Covid-19. Elles assurent la distribution alimentaire via les dispositifs de la Ville de Paris, les réseaux solidaires ou l’attribution de tickets services et pour certaines, des prestations d’hygiène. La préoccupation principale est d’éviter les déplacements des personnes. Des actions d’aller vers des maraudes spécifiques à l’attention des usagers de drogues à la rue se poursuivent notamment par les associations Aurore, EGO, Gaia-Paris, Charonne-Oppelia, SOS Solidarités.


La mise à l’abri des usagers en errance est poursuivie

L’ARS Île-de-France a demandé dès mi-mars aux CSAPA et CAARUD de renforcer les accompagnements médico-sociaux des usagers à la rue, en errance et d’augmenter les mises à l’abri à l’hôtel.

Les structures se sont ainsi réorganisées pour assurer un suivi des personnes hébergées incluant des passages quotidiens, un appui pour l’alimentation (livraisons de paniers repas, tickets services, etc.) et une surveillance de l’état de santé.

Aujourd’hui 320 personnes sont suivies dans ce cadre. 58 places supplémentaires sont ouvertes depuis vendredi 10 avril 2020, grâce à la réquisition, par le préfet de région, de 2 hôtels en lien avec le GIP Samu Social de Paris et avec l’appui de la DRIHL.

La Ville de Paris assure la sécurisation de ces hôtels. L’ARS Île-de-France finance le volet accompagnement médico-social du dispositif.

Médiation et sécurisation de l’espace public

La Ville de Paris a maintenu sa présence sur l’espace public. Des parcours de tranquillité sont programmés quotidiennement avec une présence renforcée des inspecteurs de sécurité de la Ville de Paris. L’accompagnement, la prise en charge et l’orientation des personnes à la rue, dont les usagers de drogues, sont également une mission prioritaire et essentielle de l’équipe de médiation dédiée aux usagers de drogues qui répond aux signalements adressés par les riverains, commerçants, ou directement par les maires d’arrondissement. Ces actions d’accompagnement et de prise en charge viennent en complément des mesures de sécurisation renforcées mises en œuvre par la préfecture de police, et du travail de fond réalisé pour démanteler les réseaux de vente des produits stupéfiants.

Le préfet de la région d’Ile–de-France, préfet de Paris, la Maire de Paris et le Directeur Général de l’ARS tiennent à saluer et à remercier l’ensemble des acteurs du secteur de l’addictologie et de la réduction des risques, dont notamment les associations Aurore, Gaia-Paris, Oppelia-Charonne, groupe SOS Solidarités, Aides, SAFE, particulièrement mobilisés en cette période de fortes contraintes pour permettre la montée en puissance de cet accompagnement adapté, dans le respect du confinement par tous. L’ensemble des acteurs mobilisé note par ailleurs que les usagers respectent majoritairement l’ensemble des contraintes.


17 avril 2020

★ INITIATIVES - Les personnes handicapées en roues libres


Le confinement n’a pas arrêté les naissances. Voilà qu’un nouveau bébé vient de voir le jour : la webradio participative « Roue libre » dont la maman n’est autre que l’APF France Handicap Ile-de-France.
Créée, pensée et animée par des adhérents, bénévoles et salariés elle fera la part belle aux échanges libres entre auditeurs, aux débats sociétaux et aux divertissements.

A l’avenir, diverses émissions seront proposées au fur et à mesure du développement du planning.
Pour commencer, deux heures seront proposées par semaine. L’offre s’étendra progressivement.

Pour écouter cette webradio, il faut :
Aller sur le site de la radio en cliquant ici
2. Descendre au premier chapitre"1-Ecouter la radio"
3. Cliquez sur le bouton lecture du module de la radio (cf. image ci-dessous)


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17 avril 2020

★ INITIATIVES - En direct de nos amis belges - n°4


16 avril 2020

★ INITIATIVES - Recueillir les témoignages des plus précaires

Dans le cadre des dispositions d’urgence prise pour limiter la propagation du coronavirus, risque est grand que notre parole, celle des personnes en situation de précarité, ne soit pas suffisamment prise en compte alors que nous subissons, à la rue ainsi qu’au sein des établissements et services qui nous accueillent, de multiples difficultés liées aux mesures de confinement.
Une démarche de participation numérique mise en œuvre et animée par le réseau CRPA-CNPA vise à solliciter les témoignages des personnes en situation de précarité touchées par les effets des mesures prises dans le cadre de la pandémie Covid-19.
Cette démarche a pour objectif de créer une interface entre décideurs publics et personnes concernées en rendant davantage visible la perception des personnes concernées de la situation présente
Cette plate-forme comprend des témoignages collectés par les délégués régionaux et nationaux des Conseils de Personnes Accueillies /accompagnées, ainsi que de personnes ressources, en situation de précarité, d’associations porte-voix, partenaires du réseau des CRPA.

A quoi vont servir les informations rassemblées sur la plateforme ?

Les récits collectés ainsi que les recommandations rassemblées feront l’objet toutes les deux semaines d’une synthèse réalisée par les délégués et transmise aux autorités concernées (ministères sociaux, administrations centrales et régionales, fédérations associatives...). Ces remontées d’informations présentes sur la plateforme pourront être relayées par tous les acteurs parties prenantes de la plateforme.

https://participons.cnpa-crpa.org/


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16 avril 2020

✖ TRIBUNE - Crise sanitaire en prison : le Conseil d’Etat s’enferme dans l’inaction

Saisi en référé par l’Observatoire international des prisons (OIP), l’association des Avocats pour la défense des droits des détenus (A3D), le Syndicat de la magistrature et le Syndicat des avocats de France (SAF), le Conseil d’État, statuant à juge unique, a rendu mercredi 8 avril une ordonnance de rejet de leur requête. Alors que les cas de Covid-19 se multiplient en prison et que le risque de propagation du virus derrière les murs n’a jamais été si important, la juridiction administrative s’enferme dans l’inaction et fait siennes, sans aucun discernement, les affirmations de l’administration.

Les demandes étaient pourtant aussi simples que fondamentales. Elles visaient d’une part à élargir les conditions de remise en liberté pour favoriser la diminution de la surpopulation carcérale et, d’autre part, à garantir à celles et ceux qui resteraient en détention des conditions sanitaires satisfaisantes pour limiter les risques de contamination, de transmission du virus et, partant, l’engorgement des services de réanimation des hôpitaux.
En refusant de statuer sur le premier champ de ces demandes, au prétexte qu’il relevait du domaine de la loi ou de choix de politiques publiques insusceptibles d’être mis en oeuvre rapidement, alors qu’un certain nombre n’exigeaient qu’une circulaire modificative, le Conseil d’État a nié la nécessité, pour confiner les personnes détenues dans des conditions dignes, de garantir l’encellulement individuel prévu par la loi pénitentiaire de 2009 et sans cesse repoussé. Il a par ailleurs balayé les difficultés d’accès des avocats comme des magistrats au justiciable détenu ainsi que le manque de moyens humains nécessaires à la préparation et à l’examen des demandes de mise en liberté et des demandes d’aménagements de peine. Il prive ainsi des milliers de prisonniers de la chance de faire valoir leurs droits devant un juge.
En écartant le second champ de prétentions, il a ignoré les informations préoccupantes fournies par les organisations pour ne plus croire que les ministères de la Justice et de la Santé dont les chiffres et les explications au cours de l’audience se révélaient pourtant incohérents. Alors qu’après plusieurs semaines de pandémie, aucune action concrète n’était mise en place dans les établissements pénitentiaires, le juge des référés s’en est rapporté, sans discernement, aux notes des ministères, produites en urgence, quelques heures seulement avant son délibéré.
Faisant primer son rôle de conseiller du Gouvernement sur celui de garant de l’État de droit, le Conseil d’État s’est borné à reproduire une liste de préconisations à destination des chefs d’établissements, sans imposer aux deux ministères de leur fournir les moyens pour les mettre en oeuvre. Pas de masque, pas de gel, pas de moyens concrets pour permettre le respect des gestes barrières et de distanciation sociale, pas d’élargissement des mesures permettant aux juges de prononcer des remises en liberté... Il a finalement abandonné les plus de 64 000 personnes encore détenues à l’inaction de l’administration.
Les organisations requérantes prennent acte de la complaisance de la plus haute juridiction administrative avec le gouvernement. La confiance que le Conseil d’État a cru pouvoir accorder au ministère de la Justice sera toutefois rapidement soumise au contrôle des juridictions par l’intermédiaire de nouveaux recours. Nous veillerons ainsi à ce que l’ensemble des établissements mettent en place des mesures efficaces pour prévenir la propagation du virus et assurer à chacun le respect de ses droits.


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16 avril 2020

★ INITIATIVES - En direct de nos amis belges - n°3


Le site www.yapaka.be a mis en ligne toute une série de vidéos très concrètes et très utiles pour aider à gérer la pandémie.

Des spécialistes reconnu(e)s du secteur de l’enfance et de la protection de l’enfance, de l’action sociale apportent leur vision sur les moins mauvaises postures à adopter : toute la semaine Lien Social, vous fait découvrir sa sélection.
Aujourd’hui, vidéos de Véronique LE GOAZIOU sociologue, tournées par téléconférence le 31 mars 2020
1. Comment la crise sanitaire impacte la solidarité ?

2. Comment la crise sanitaire éveille une peur de l’autre et détricote le lien social ?

3. Crise sanitaire et fracture sociale
4. En quoi la crise sanitaire attise une conscience des inégalités ?
5. La crise sanitaire actuelle à la lueur des crises qui ont marqué l’histoire

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