L’Actualité de Lien Social RSS


30 avril 2020

★ INITIATIVES - La Prévention spécialisée active durant le confinement

Le service de prévention spécialisée "Avenir des Cités" s’est engagé dans un partenariat avec le collège Victor Hugo de Harnes afin d’identifier les élèves ne disposant pas de matériel informatique. Suite à un appel à don lancé sur les réseaux pour récupérer des ordinateurs, la solidarité a joué à plein. La CAF du Pas de Calais a fait don de 50 unités centrales. Le technicien du collège a complété le matériel (écran, clavier et souris), en le vérifiant et le formatant, vérifié et formaté avant qu’il ne soit remis en état de marche.
La livraison d’une vingtaine d’ordinateurs aux familles de Harnes Billy Montigny et Sallaumines a été assurée les Jeudi 23 avril 2020 et vendredi 24 avril.


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30 avril 2020

■ ACTU - Formation • Interrogations en contrôle continu


« Une situation ubuesque et inique », l’inter régionale des formatrices et formateurs en travail social (L’IRE) ne décolère pas. La décision de l’Etat, annoncée le 20 avril via un courrier aux directions d’école, d’annuler toutes les épreuves orales et écrites pour tous les diplômes délivrés en 2020 en les remplaçant par un contrôle continu soulèvent de nombreuses questions. La toute jeune fédération nationale des étudiants en milieu social (FNEMS) a envoyé un questionnaire aux étudiants suite à cette annonce pour recueillir leurs réactions. Elle a reçu 800 réponses qui révèlent beaucoup d’inquiétudes : « Sur quels critères d’évaluation s’appuiera le contrôle continu ? », « Y aura-t-il un cadrage nationale ou des modalités selon les écoles ? », « Les étudiants seront-ils informés de ces critères d’évaluations ? », « Les dossiers rendus avant le confinement seront-ils pris en compte ? ».

Travailler pour rien ?

Thouraya Saïd, étudiante en troisième année d’éducatrice spécialisée et membre du comité de mobilisation des étudiant.e.s en travail social a rendu son mémoire, sur lequel elle a planché pendant plusieurs mois, la veille de l’annonce gouvernementale. Elle s’interroge : est-ce que ce dossier sera pris en compte ? La foire aux questions, publiée par le ministère une première fois le 28 avril et immédiatement corrigée le 29, donne une réponse pour les étudiants qui n’auraient pas pu rendre leurs travaux du fait du confinement : « L’étudiant n’a pas l’obligation de restituer à l’établissement de formation les productions personnelles initialement prévues ». Mais rien pour ceux qui l’aurait rendu pendant cette période. Par ailleurs, elle indique qu’aucune forme d’évaluation pendant le confinement ne sera prise en compte. Est-ce que cela signifie que les étudiants auront travaillé pour rien ?

Pour L’IRE, il s’agit « d’un manque de considération pour le travail réalisé : des écrits de certification préparés depuis des mois ne seront ni lus, ni évalués ».

Textes officiels

Les directions d’école attendent désormais les textes réglementaires pour y voir plus clair. L’IRE dénonce « le flou total et l’injustice inéluctable sur les modalités de cette évaluation : des travaux effectués en cours de formation doivent tout à coup se transformer en notes délivrant un diplôme d’Etat ! ». L’absence de tout regard extérieur risque d’engendrer de nombreuses inégalités et transformer un diplôme d’Etat en diplôme d’une école, jugent ces formateurs. Interrogée par Lien Social, la Direction générale de la cohésion sociale explique répondre dans un premier temps à ces interrogations par sa « foire aux question ». « Dans un deuxième temps, il est prévu de publier des textes de nature réglementaire qui viendront cadrer juridiquement ces modalités de certification. Des documents annexés serviront de guide pour les établissements de formation et les jurys ». Aucune précision de date.


30 avril 2020

• TERRAIN - Journal de bord - Histoire de confinements

Par Soline, Assistante service social
Je vous fais juste part de quelques constats de travail. Cette dame d’origine portugaise, mais peut-être a-t-elle la nationalité française, je ne sais pas je n’ai pas regardé. Pour elle, c’est comme pour beaucoup, il y a un monde entre les annonces et la réalité. La CAF dit maintenir les droits. En ce qui concerne cette dame, ils ont retenu une somme énorme de RSA après réévaluation de ses droits de ... l’année dernière !! Elle a trop perçu, se retrouve donc en dette, et ils retiennent le montant de la dette sur ses droits actuels... Donc, rien pour vivre depuis le 15 mars, et seulement 350 euros à partir du mois prochain. Elle vit seule avec ses deux enfants, doit payer le loyer et les factures, etc... Ils me fatiguent ces administrations. Un autre Monsieur s’est vu couper l’AAH car il n’a pas fourni son nouveau titre de séjour, pour lequel il avait rendez-vous en préfecture le premier jour du confinement... Les titres de séjours périmés sont pourtant prolongés automatiquement pour trois mois à cause du contexte. La CAF le sait et est donc dans l’illégalité. Comme d’hab... Et quand on les appelle, ils ne veulent pas nous parler, parce que l’allocataire n’est pas présent lors de l’appel...!! Fatiguant...
Hier, j’ai rendu visite à deux familles avec la voiture du boulot, pour distribuer des jouets d’Emmaüs, et surtout les voir en direct : tout le monde était content de se voir, les familles et moi ! Ça faisait drôle de rouler dans Toulouse après toutes ces semaines de confinement ! Je n’étais pas seule dans les rues, mais il n’y avait pas grand monde. Je n’ai pas été inquiétée par les flics, ni à pied, ni en vélo, ni en voiture. J’ai des collègues qui ont été contrôlés plusieurs fois, d’autres pas du tout, c’est très aléatoire. C’était triste quand même de voir toutes des devantures fermées, les rues désertes ou presque, comme un jour férié d’hiver...

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Retrouvez les témoignages de travailleurs sociaux en pleine crise sanitaire sous la thématique "Terrain, journal de bord" de notre rubrique Actualité.

si vous aussi, vous souhaitez nous faire part de votre témoignage, écrivez-nous à red@lien-social.com. (Plus de précisions)

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29 avril 2020

■ ACTU - Table ronde du confiné

Le mercredi 29 avril s’est tenue une « table ronde du confiné  » sur Youtube à laquelle ont assisté 554 internautes.

Trois intervenants y ont débattu : Didier Dubasque, Assistant social, membre du Haut conseil du travail social, Guy Hardy assistant social, membre de l’association européenne des thérapeutes familiaux et Jacques Trémintin, travailleur social en protection de l’enfance et chroniqueur à Lien Social.
Ont été abordés :
- Le processus de dégradation de l’action sociale,
- La nécessaire mutation des pratiques professionnelles, ainsi que
- La créativité que les travailleurs sociaux ont su mettre en œuvre face à l’épidémie.

L’événement en vidéo :


29 avril 2020

★ INITIATIVES - La revue Union Sociale

La revue Union Sociale éditée par l’UNIOPSS est confrontée, tout comme Lien Social, aux difficultés d’impression et de routage. Elle propose ses numéros des mois d’avril et de mai en format électronique et en libre diffusion. On peut y retrouver notamment un dossier central est consacré à la transformation de l’offre.


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29 avril 2020

• TERRAIN - Journal de bord - Télétravail et confinement : chronique de l’adaptabilité en temps de « Pandémie »

Par A. K. Educateur Spécialisé en CHRS
Voilà maintenant quatre semaines que LAHSo, notamment Accueil et Logement, le Service Habiter et près de la moitié de l’humanité vivent une période sans précédent dans l’Histoire moderne, où nous sommes chacun et chacune appelés à vivre dans nos grottes respectives, loin de tout contact et interactions sociales ; loin de ce qui fait l’humain en somme : « L’homme est un animal social » disait Aristote… je crois que la planète entière serait prête à valider le bon sage grec, en ce jour..
Notre pratique s’articule justement dans ce lien, dans ce contact, relégué aujourd’hui au rang de la prohibition. L’annonce du confinement a d’emblée suscité une montagne de questionnements quant à notre pratique avec pour axe névralgique certainement celui ci : comment accompagner… sans être vraiment là ?! Un questionnement porté par de nombreux doutes, doutes au combien non rassurés par les annonces présidentielles des premières heures, au sujet de notre secteur. Et bien que le pays soit quasi à l’arrêt, force est de constater que les problématiques des personnes accompagnées, elles, sont encore en marche. Marche parfois encore plus soutenue, et haletante.

Une occasion en or de mettre à l’œuvre une compétence maîtresse dans l’accompagnement social, l’adaptabilité : de la réorganisation des outils à un accompagnement modifié, en passant par le lien aux partenaires (pour ceux encore présents) ... notre pratique a dû être remodelée autour de la notion de télétravail, pourtant tant éloignée de nos métiers. Bienvenue dans l’accompagnement 3.0, où la connexion internet a remplacé le bureau. Où le mailing y construit le lien. Où la 4G est reine.

Fermement installés devant nos ordinateurs personnels, le téléphone bien accroché à nos écoutilles, nous faisons face. Face aux doutes des personnes, face à leurs démarches obligatoires devant une administration fonctionnant au ralenti, face à l’élaboration, seul.e.s Seul.e.s oui, car, malgré les grands renforts de confcall’, ce qui fait l’équipe et, par analogie, ce qui soulage, n’est plus. Terminé les échanges interstitiels où différentes propositions pouvaient émerger, les voici remplacés par l’appel en visio. Terminé la blague de la collègue au détour d’un bureau qui pouvait faire prendre conscience de ; terminé la contemplation sur un trajet lors d’une visite à domicile qui, l’espace d’un instant, soulageait l’esprit… La réflexion est constante, et elle se fait seule, occupant une charge mentale des plus importantes.

Un confinement qui appelle à l’introspection : personnelle en premier lieu. Mais également du service. Voilà le temps de nous poser, penser ce que nous nous laissons peu le temps de faire jusqu’ici : repenser nos outils, notre organisation, se recentrer sur notre philosophie d’accompagnement, pour la développer, l’adapter, la sublimer. Notre pratique en ressortira-t-elle modifiée ? Sans aucun doute. Grandie ? Faisons-en le pari !
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Retrouvez les témoignages de travailleurs sociaux en pleine crise sanitaire sous la thématique "Terrain, journal de bord" de notre rubrique Actualité.

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28 avril 2020

► FORUM - Et si nous mettions de temps en temps nos lunettes d’enfants

Espace du lecteur
Par Marie-Dominique Chevalier, Assistante familiale

Voici des histoires qui auraient pu prendre des proportions incroyables aux yeux des services sociaux, si nous ne prenions pas garde et regardions ce qui se passe avec nos yeux d’adultes uniquement.
Voici l’histoire de Josette, six ans, qui est en famille d’accueil depuis ses 20 mois. C’est une petite fille sans histoire, qui évolue bien. Elle est très curieuse, elle s’intéresse à tout. Elle est accueillie pour des négligences éducatives. Il y aurait eu, paraît-il un contexte plus ou moins incestueux ; nous n’en avons pas la preuve. C’est de l’ordre de la rumeur.
Revenons à Josette ; elle est tellement curieuse, qu’elle observe les adultes et reproduit tous leurs gestes. Lors de sorties, elle prend un vieil appareil photo pour faire semblant de réaliser un reportage. Son assistante familiale lui octroie le droit d’utiliser un petit appareil numérique pour que Josette puisse voir ce qu’elle photographie et ainsi travailler les différents angles etc. L’assistante familiale faisait confiance à Josette et la laissait faire.
Un jour où Josette était à l’école, l’assistante familiale effectuait un peu de rangement et de ménage dans la chambre de l’enfant. Elle tombe sur l’appareil photo et sa curiosité aidant, elle jeta un coup d’œil aux photos. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant des photos du séant de Josette. Mille questions lui vinrent à l’esprit : Josette a-t-elle été abusée ? Josette aurait-elle assisté à des séances de photos pornographiques et reproduirait-elle ce qu’elle avait vu ? On nous a bien dit que le climat familial n’était pas sain : dois-je intervenir auprès du référent ?
De retour de l’école pour le repas de midi, l’assistante familiale demande à Josette si elle veut bien lui montrer les photos prises durant le week-end. Sans hésiter, Josette prend l’appareil et montre. A la vue des photos « dénudées » l’assistante familiale demande à Josette. Pourquoi as-tu fait des photos de ton derrière dénudé ? Et tout naturellement, Josette répond : « je n’ai jamais vu mon derrière puisque c’est dans mon dos, alors pour voir comment c’est, je l’ai pris en photo, voilà !!! » Il n’y avait donc rien de pernicieux, d’ordre sexuel. C’était juste de la curiosité.
Que ce serait-il passé si l’assistante familiale, dérangée par les photos avait recontacté les services sociaux ? On peut aussi se dire que Josette évolue dans un climat de confiance et peut parler librement sans être jugée. Elle ne pense pas « à mal ». Elle sait que l’on va l’écouter. A quoi bon cacher les choses ? Souvent l’adulte a une vision des choses complètement faussée par un regard biaisé, « intoxiqué ».
Enrique a lui aussi été vu comme un petit garçon vicieux. C’est l’hiver, il fait très froid et pour se rendre à l’école, Enrique met un caleçon long sous son pantalon. Enrique est lui aussi, accueilli chez une assistante familiale. A 16h00, l’assistante familiale est interpellée par l’enseignante qui explique qu’Enrique a baissé son pantalon dans la cour de récréation. L’assistante familiale, bienveillante, dit qu’elle va reprendre avec Enrique. De retour à la maison, elle demande à Enrique : « Pourquoi as-tu baissé ton pantalon ?  » Et là il lui répond : « mes copains ne me croyaient pas quand je leur ai dit que j’avais mis un caleçon long, alors j’ai voulu leur montrer  » Encore une fois, il n’y avait rien de dramatique. Il a suffi, tout comme avec Josette de leur expliquer qu’il y a des choses qu’il ne faut pas faire, sous peine de croiser des regards « toxiques ».

Il me semble important dans les professions du social de se montrer bienveillant et de se fier à la parole de l’enfant quand celle-ci est spontanée, du style ; « dis, tu m’expliques ce que tu as fait ? » Nous devons reconnaître l’enfant en tant que tel, avoir un regard chaleureux. Il faut que les lieux d’accueil permettent aux enfants d’évoluer dans un environnement éducatif, stable et structuré pour que l’enfant s’ouvre sur le monde et se sente en confiance. Il se peut qu’avec tout ceci, il y ait moins de non-dits, et de « cachoteries ».


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28 avril 2020

★ INITIATIVES - Appel à témoignage vidéo

À l’heure où la France est arrêtée pour faire face à cette crise sanitaire, nous applaudissons à nos fenêtres chaque soir le personnel soignant mais aussi les éboueurs, les caissiers, les transporteurs ; tous ceux qui permettent à notre société de tenir en cette période difficile.

De cette minorité qui continue à aller travailler, il y a aussi tous les travailleurs sociaux. Car le handicap, la détresse sociale ne disparaissent pas pendant le confinement. Au contraire, il les exacerbe mettant des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes encore plus en souffrance.
Face à des conditions de travail encore plus difficiles qu’à l’accoutumé, les travailleurs sociaux sont encore là afin de les soutenir et les accompagner du mieux possible.

Éducateur spécialisé mais aussi réalisateur, j’aimerais mettre en lumière ce que nous sommes, nous travailleurs sociaux, au travers de ce que nous vivons actuellement car nous sommes aussi en première ligne. C‘est pourquoi, je cherche des témoignages de professionnels sur le terrain ou en télétravail dans le but d’en faire un documentaire.
Comment ? En échangeant avec vous via des appels vidéos et en filmant ces entretiens.
J’aimerais que vous puissiez me raconter votre quotidien, comment vous le vivez, connaître les organisations au sein de votre structure, de votre service. J’aimerais mettre également en avant toutes les initiatives que nous sommes capables de faire car nous sommes aussi très créatifs. Et donc tout simplement vous donner la parole.

N’hésitez pas à me contacter.

À très bientôt.

Rodolphe Hamel
rodolphehamel.video@gmail.com
rodolphehamel.com"


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28 avril 2020

• TERRAIN - Journal de bord - Le confinement comme il est vécu

Par Sabine Bailly. Travailleuse sociale

C’est drôle le télétravail social en temps de confinement. Ça tricote dans l’air du temps dématérialisé. Hors image, hors langage corporel, juste les voix au bout du fil. Et puis les silences aussi. Et ce Monsieur qui m’appelle pour me dire en boucle : « mais Mme B., on est tous des CON…finés, mais ne vous inquiétez pas, on est tous des…. » Alors, on tient le bon bout, le bout de fil. Le bout de pas grand-chose, juste une voix, un lien, quelqu’un qui se demande si vous allez bien. « Ah c’est l’assistante sociale, ben ouais on fait aller
Mais c’est quand que ça s’arrête là ? Parce que leur attestation toutes les deux minutes.
Alors un coup de fil ça permet de râler. C’est pas mal, c’est mieux que la télé qui font rien que nous faire peur. Avec leurs chiffres. Alors combien de morts aujourd’hui ?
Restez chez vous qui nous disent. Mais chez moi ça m’inquiète, ça m’étouffe parfois
Ça résonne si je parle tout haut, ça me répond pas. Y sont où les gens ? Tout seul dans ma tête c’est trop compliqué. Même accompagné de la bouteille. » En dernière limite, y a l’hosto
Fâcheusement pour pas dire heureusement. Et pis parfois c’est le contraire. C’est même magique. Pour les autres. Ça change pas trop du quotidien. Vu que le quotidien c’est foutez moi la paix. Ma petite vie, mes petites habitudes tranquilles. Presque ça me rassure parce que c’est pareil pour tout le monde. Calmez-vous et surtout ne sortez pas. Ben ouais y a rien à faire qu’attendre. Qu’on nous de confine. »
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27 avril 2020

★ INITIATIVES -« Les chatouilles ou la danse de la colère » en ligne

Odette danse pour survivre. Inspiré d’une histoire vraie, le spectacle Les Chatouilles aborde le thème de la pédophilie. En 2016, les membres du jury des Molière remettaient le prix du « Seul en scène  » à la danseuse Andréa Bescond qui présentait depuis quelques mois déjà un spectacle « Les Chatouilles ». D’une enfance massacrée, la victime, l’auteure et l’actrice ne font qu’une, pour dire haut et fort ce que beaucoup ne veulent pas entendre et parfois même rejettent en bloc : le viol d’un enfant. Légèreté, pudeur et humour accompagnent cette danse qui est devenue pour elle un acte rédempteur et résilient. Lien Social lui avait consacré une critique en 2017. Il est à voir dans son intégralité pendant une semaine. Un choix d’Andréa Bescond qui explique que « trop d’enfant subissent des violences pendant ce confinement ». Mettre en ligne son spectacle et sa façon à elle d’alerter sur ces situations en temps de confinement.

CAPTATION "LES CHATOUILLES OU LA DANSE DE LA COLERE" from Philippe AYME on Vimeo.


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