L’Actualité de Lien Social RSS


1er septembre 2020

■ ACTU - Usage de drogue • À l’amende

Elle venait tout juste d’être expérimentée depuis juin dernier à Rennes, Reims, Créteil, Lille et Marseille. L’amende forfaitaire pour usage de stupéfiants vient d’être généralisée depuis ce 1er septembre à l’ensemble du territoire. Une accélération qui a pris de court les associations qui oeuvrent dans ce champ même si cette mesure était inscrite dans la loi depuis 2018.

Cette décision, portée par le premier ministre, sanctionne l’usage d’une amende forfaitaire de 200 euros qui peut être minorée à 150 euros et majorée à 450 euros en fonction des délais de paiement. « Nouvel avatar d’une posture de guerre à la drogue dont l’échec est depuis longtemps consommé », cingle une coalition d’associations (dont la Fédération addiction, Médecins du Monde, ASUD, Aides…) qui rappelle que le nombre d’amendes prononcées entre 2007 et 2012 pour usage de stupéfiants a été multiplié par deux, « sans avoir le moindre effet sur le niveau de consommation en France ni sur l’ampleur de la circulation des produits ».

Echec annoncé

Ces associations avaient publié dès 2018 un livre blanc prévoyant déjà « l’échec » de cette mesure et une dégradation de l’accès à la santé, à la réduction des risques et à la prévention : « placer les forces de l’ordre en première ligne est un contre-sens sanitaire », écrivaient-elles. Cette mesure a déjà été expérimentée à l’étranger et elle ne fait pas baisser les consommations, pas baisser les reventes, par contre, elle a des effets délétères sur l’accès aux soins, elle pose des questions d’inégalités entre les territoires et vis à vis des publics », explique Laurène Collard de la Fédération addiction. Elle sera en effet un outil supplémentaire de pression policière dans les quartiers de trafics et elle touchera essentiellement l’usage de rue donc les consommateurs les plus précaires.

Arsenal répressif

Cette amende vient rejoindre l’arsenal déjà existant de la pénalisation. Elle ne se substitue pas aux autres peines, l’usage pourra toujours être puni d’un an d’emprisonnement comme le prévoit la loi. Le nombre d’interpellations pour infraction à la législation sur les stupéfiants a explosé ces dernières années, passant de 81000 en 1995 à 198 000 en 2018, selon l’Observatoire français des drogues et toxicomanies. Malgré une politique parmi les plus répressives d’Europe, la France reste, selon les données de l’observatoire européen des drogues et des toxicomanies, le pays européen au plus fort taux de consommation de cannabis.


1er septembre 2020

• TERRAIN - Journal de bord - LA DÉNONCIATION : ACTE DE COURAGE OU DE MALVEILLANCE ?

Par Laure Dourgnon, juriste spécialisée en droit de la Dignité et en droit de l’action sociale et médicale.

Alors que certains hésitent à dénoncer des actes inacceptables, la dénonciation sert trop souvent à détruire son prochain. Elle évoque les heures noires de Vichy, alors que des millions d’hommes et de femmes ont été tués, déportés ou torturés sur dénonciation d’appartenances vraies ou supposées à la religion juive, à la Résistance, à des origines ethniques, à leurs idées ou leurs attirances sexuelles, ou sur leurs handicaps. Parallèlement, ces actes criminels sont sortis du silence grâce au courage de ceux qui les ont dénoncés.

Après-guerre, les autorités politiques ont voulu éviter le débat sur la dénonciation, au risque de recommencer un nouveau conflit. Mais plus de soixante-dix ans plus tard, cette question reste sensible et très floue dans l’âme des Français. En témoignent les dénonciations massives pendant le confinement. Le terme dénonciation désigne toute transmission d’informations nominatives à une autorité compétente pour prendre une sanction contre la personne désignée. Cette définition peut être étendue aux divulgations via les réseaux sociaux, mais je n’en parlerai pas ici.

A retrouver dans le numéro 1278 de Lien Social

— -
Retrouvez les témoignages de travailleurs sociaux en lien avec la crise sanitaire sous la thématique "Terrain, journal de bord" de notre rubrique Actualité.

si vous aussi, vous souhaitez nous faire part de votre témoignage, écrivez-nous ou envoyez-nous une vidéo de 2 à 3 min à red@lien-social.com.
(Plus de précisions)


31 août 2020

★ INITIATIVE - Conférence ANAS/FAS # 5 : Le travail de rue au défi du confinement

Afin d’outiller les intervenants sociaux dans leurs pratiques professionnelles en cette période de réaménagements nombreux, la Fédération des acteurs de la solidarité et l’ANAS s’associent pour élaborer des mini conférences de témoignages en ligne sur des sujets clés et pour lesquels intervenant sociaux de tous métiers ont dû s’adapter, innover et faire évoluer leurs pratiques.

L’idée générale est de se poser ensemble la question de ce que nous retenons de cette période de confinement en matière d’intervention sociale. Cette cinquième session s’est déroulée sur le sujet du Travail de rue.

Les intervenants ayant participé directement aux échanges :
David, Responsable du service urgence sociale, Samu Social - Médiation de rue, Montpellier
Sabine, Accueil de jour - Equipe mobile, Marseille
Leila, Intervenante sociale au sein d’une équipe mobile, Grand-Est


28 août 2020

★ INITIATIVE - Pratiques émergentes du travail social et de l’intervention sociale : questionnaire

Le groupe de travail « pratiques émergentes » du Haut Conseil du travail social lance un questionnaire sur les pratiques émergentes du travail social et de l’intervention sociale.

Par « pratiques émergentes », il désigne l’ensemble des pratiques, manières de faire, postures et outils que les travailleurs et intervenants sociaux adoptent et adaptent, pour répondre aux mieux aux besoins des personnes.

Elles peuvent être naissantes (non encore normée et institutionnalisée), renaissantes (disparues elles réapparaissent) ou confidentielles.

Sont appelés à répondre à ce questionnaire l’ensemble des acteurs qui ont participé à et/ou bénéficié de l’émergence d’une pratique sur leur territoire.

Le temps de réponse estimé est d’une trentaine de minutes maximum. Il n’est pas obligatoire de répondre à l’ensemble des questions.

accéder au questionnaire ici


28 août 2020

• TERRAIN - Journal de bord - « Le déconfinement c’est (pas si) facile !! »

Par Vincent (42),
Moniteur éducateur dans un Service d’Accompagnement à la Vie Sociale (SAVS) auprès de personnes en situation de handicap moteur avec troubles Infirmes Moteurs Cérébraux, le déconfinement a été progressif !
Après plus de deux mois, au cours desquels nous sommes restés cloitrés en respectant ces satanés gestes barrières il a fallu ré-apprendre à sortir, à faire, à aider ... pour les jeunes bien sûr !!!
Pour complexifier le tout, le SAVS dans lequel je travaille est à mi-chemin entre un quotidien « domicile » et le quotidien d’un foyer…donc un quotidien à rythmer entre vie en collectivité, désir d’autonomie voire d’indépendance, maintien des acquis ….et respect des gestes barrières….
La quadrature du cercle, quoi !!
Le comble c’était que certaines personnes prises en charge auraient bien aimé sortir pendant le confinement. Mais qu’à force de rester enfermées, elles se sont (plus ou moins) habituées et quand est arrivé le déconfinement, ça n’a pas été si simple que cela de sortir !!
Les consignes strictes, pour se « concentrer » sur l’essentiel et faire passer l’éducatif au second plan, ont obligé les éducateurs à se transformer en auxiliaires de vie. Les jeunes ne pouvaient plus rien faire, ni rien toucher,… l’accompagnement extérieur n’était pas possible …. Quel dilemme pour les travailleurs sociaux engagés dans leurs pratiques !!
Au final, après cette période bizarre, l’accompagnement individuel a retrouvé tout son sens… sans toutefois davantage de moyens !!!!
Vivement un Ségur du médico-social !!! l’éducateur, un pilier du lien social !!

— -
Retrouvez les témoignages de travailleurs sociaux en lien avec la crise sanitaire sous la thématique "Terrain, journal de bord" de notre rubrique Actualité.
si vous aussi, vous souhaitez nous faire part de votre témoignage, écrivez-nous ou envoyez-nous une vidéo de 2 à 3 min à red@lien-social.com.
(Plus de précisions)


27 août 2020

■ ACTU - Mort d’un pionnier

Le psychologue et pédagogue Rémy Filliozat, père de la psychothérapeute Isabelle Filliozat, s’est éteint dimanche 19 avril à près de 89 ans.

Pionnier de la psychologie humaniste, esthète et pédagogue, il a marqué son époque et joué un rôle déterminant dans le paysage de la psychologie positive en France.

Il obtient, à 17 ans, le deuxième grand prix de la fondation nationale Zellidja pour son rapport de voyage sur Les Homes d’Enfants. Il suit une formation de moniteur-éducateur à Genève et travaille dans une maison pour soins d’enfants et dans un centre pour handicapés. Découvrant que l’on peut prendre soin des enfants sans violence, il ne cessera de promouvoir une éducation respectueuse. Dans les années qui suivent, il s’inscrira une formation universitaire en psychologie à la Sorbonne.

Après avoir découvert l’Analyse Transactionnelle en 1975, il décide de la faire connaître en France. Avec quelques autres, il crée l’Institut Français d’Analyse Transactionnelle. Il continue à se former aux diverses autres thérapies de ces années 70 et suivantes (Gestalt, bioénergie, Touch for health, PNL, L’Ecoute Active de Thomas Gordon et les cercles du Programme de Développement Affectif et Social….), en invitant des psychothérapeutes américains à venir donner des stages à Paris.

Il a exercé comme psychothérapeute et enseignant jusqu’à l’âge de 77 ans.

Il sera inhumé au cimetière du Père Lachaise le 1er septembre 2020.


27 août 2020

■ ACTU - Pauvreté • Voyants rouges

La crise liée à la pandémie de la Covid-19 pourrait faire basculer 100 millions de personnes supplémentaires à travers le monde dans l’extrême pauvreté, a alerté le 20 août, le président de la Banque mondiale, David Malpass. Combien en France ? Personne ne le sait mais les associations de lutte contre la pauvreté s’inquiètent. « La crise sanitaire a eu un impact plus fort sur les publics déjà en situation de précarité », affirme Jérôme Voiturier, directeur général de l’Uniopss.

Le Secours catholique voit arriver dans ses permanences de nouvelles personnes : des étudiants qui n’ont pas pu avoir de job d’été, des personnes au RSA qui ont perdu leur petit boulot au noir, des nouveaux chômeurs… des personnes qui basculent de la précarité à la pauvreté.

Explosion des aides alimentaires

Les distributions alimentaires explosent : Les banques alimentaires constatent une augmentation de 20 à 30% des demandes d’aide selon les territoires. Selon l’ancienne secrétaire d’Etat auprès du ministère de la Santé et des Solidarités, Christelle Dubos, 8 millions de personnes pourraient se tourner vers l’aide alimentaire en 2020 contre 5,5 millions avant le confinement. En avril, le gouvernement avait débloqué une enveloppe de 55 millions d’euros pour soutenir ces réseaux d’aide alimentaire. Le Secours catholique assure ce mois d’août avoir déjà distribué 5 millions de ces chèques service pendant le confinement.

Quelle lutte contre la pauvreté ?

Sa président, Véronique Fayet craint « une rentrée difficile », au micro de France Inter le 23 août, et appelle à une revalorisation des minimas sociaux. Ces inquiétudes sont-elles entendues par le gouvernement ? « Il y a eu des aides ponctuelles pendant le confinement, mais cela ne répond qu’en petite partie aux besoins », avance Jérôme Voiturier qui s’inquiète de l’invisibilité de la lutte contre la pauvreté dans l’actuel gouvernement. L’absence de nomination au cœur de l’été d’un secrétaire d’Etat en charge du plan pauvreté parmi les onze secrétaires nommés apparaît comme un « mauvais signal », avance Florent Gueguen directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité.

Revenu universel en berne

Le plan pauvreté semble « au point mort », pas de calendrier sur le déploiement de cette stratégie, les derniers travaux sur la construction du revenu universel d’activité (RUA) datent du début de l’année… « J’ai le sentiment que le projet de RUA tel qu’il était imaginé en septembre 2018 a été plus ou moins enterré », ajoute-t-il. Or, la paupérisation grandissante des plus précaires exigerait, selon lui, une réponse plus massive que des primes sectorielles qui sont « des fusils à un coup ». Comme le Secours catholique, la FAS et d’autres associations appellent à une revalorisation des minimas sociaux et l’ouverture du RSA au moins de 25 ans.


27 août 2020

★ INITIATIVE - « Pour que j’apprenne »

Sorti le 23 août 2020, c’est le titre du septième clip du « Collective Music Charity », qui a été imaginé avec l’association ATD Quart Monde et créé avec cinquante auteur(e)s.

Cette dynamique collective est née pendant la période de confinement à l’initiative de Pierre-Etienne Michelin, batteur de Michael Jones et d’autres artistes. L’idée est de proposer à des professionnels et amateurs non pas de reprendre ensemble un « tube » français ou étranger, mais de créer de toutes pièces un « clip solidaire » qui invite chacun(e) à agir pour construire un meilleur avenir que celui qui nous guette.

Cette chanson évoque le thème de l’éducation nécessaire à chacun(e) pour trouver sa place dans la société et nécessaire également pour dépasser les préjugés que l’on a les uns sur les autres et qui nous empêchent souvent de vivre et d’agir ensemble.


19 août 2020

✖ BILLET D’HUMEUR - « La vérité sort plus facilement de l’erreur que de la confusion » (Francis Bacon)

Dans la file d’attente, ce jeune-homme est le seul à ne pas porter de masque. Le commerçant lui indique l’obligation imposée par la loi de se couvrir le visage. L’impétrant traite aussitôt le vendeur de menteur, affirmant que « le décret n’a pas encore été signé  ». On ne peut donc l’y contraindre. Devant l’insistance à se plier à la consigne, il finit par lâcher son refus d’adopter « un geste de soumission ». 
Effet pervers du discours associant le voile islamique à la servitude : cacher son visage serait ainsi associé à un statut d’inférieur. Mais, l’atteinte à la virilité n’est pas la seule des motivations d’une telle hostilité : opposition à une mesure attentatoire à la liberté individuelle, rejet d’une consigne donnée par le « système », soupçons complotistes, allergie physique … Cette opposition est devenue pour les uns le signe du pire des égoïsmes (refuser de protéger autrui), pour les autres le symbole de la résistance à une nouvelle forme de tyrannie qui s’instillerait insidieusement.
Les 20 000 manifestants du 1er août à Berlin en sont la preuve. 
On pourrait pourtant croire que le message de prévention est simple et élémentaire. Si ce n’est pas le cas pour un certain nombre de citoyens rebelles, constatons que cela ne l’est pas plus pour notre gouvernement dont les prises de positions sont incohérentes et contradictoires. 
Le 25 mars, Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement affirme « le président ne porte pas de masque, parce qu’il n’y en a pas besoin lorsqu’on respecte la distance de protection  » … Ben voyons, quelques heures après, le ci-devant Président apparaissait dûment équipé ! 
Le 22 juillet, Santé Publique France ose affirmer que la raison de la forte contamination du milieu médical au plus fort de l’épidémie : « 42% des soignants infectés contaminés réalisaient des visites à domicile à domicile sans masque » (Canard Enchainé 29 juillet). Et pour cause, la pénurie de masques n’avait pas permis de leur en fournir, eh ducon ! 
Le 15 avril, le ministère du travail suspend Anthony Smith, cet inspecteur du travail qui avait exigé la mise à disposition de masques pour des salariées d’une association d’aide à domicile. Sa sanction vient d’être confirmée le 14 août, soit quatre jours avant que le même ministère du travail ne rende les masques obligatoires … dans les entreprises. Malheur à celui qui a raison avant tout le monde ! 
Pas de doute donc, le port de cette protection est dorénavant imposé dans les espaces publics et de travail clos. Et même à l’extérieur ! La contrainte se répand comme une trainée de poudre tout au long du mois d’août. La diffusion du virus en plein air est loin d’être démontrée. Mais qu’à cela ne tienne, principe de précaution oblige. 
Mais, c’était sans compter sur le ministère de l’Éducation nationale qui a publié un nouveau protocole sanitaire dit « allégé »pour la rentrée scolaire de septembre. Le 11 août, il annonçait gaillardement que masque est rendu à nouveau facultatif dans les espaces clos à l’école, « si la distance physique est respectée  ». 
Récapitulons : le masque est indispensable à l’intérieur comme à l’extérieur, mais on sanctionne un inspecteur du travail qui a voulu faire appliquer cette consigne. Il faut le porter en entreprise, mais pas à l’école. Comprenne qui pourra ! 
Certes, personne n’aurait aimé être à la place de nos gouvernants dans un contexte aussi aléatoire : prendre la moindre décision expose à des accusations soit d’un excès de précaution, soit d’imprudence. Mais, le degré d’incohérence que l’on peut constater est quand même impressionnant.
L’une des causes est à mettre en relation avec l’(in)capacité d’introspection. Un retour sur expérience aurait permis de tirer des leçons des maladresses, manquements et méprises. Mais, loin de reconnaître leurs hésitations, leurs erreurs et leurs mauvais choix (potentiellement compréhensibles), nos dirigeants et hauts fonctionnaires s’enfoncent dans le cynisme, le déni et la tentative de mystification. Leur morgue et leur mépris les conduisent à proclamer, contre toute évidence, que tout a été bien géré, comme il le fallait … et continue à l’être ! Une telle attitude ne peut qu’être propice à la (re)production de nouvelles dérives. Face à la délégitimation induite par le spectacle affligeant de ce manque flagrant de lucidité et d’honnêteté, comment s’étonner que certains adoptent des postures très individualistes, au détriment de l’intérêt collectif face à la pandémie ?

Jacques Trémintin


18 août 2020

🎥 Film - A perfect family

« Papa veut être une femme », dans cette famille danoise classique, cette phrase va bousculer un semblant de normalité, une famille pressentie comme « idéale ». Face à la transformation de leur père, les deux filles de la famille auront des réactions diamétralement opposées. Dans ce film, ultra –sensible, avare de paroles, tout se joue dans le non-dit, les regards, les esquives et les actes. Un silence nécessaire à l’écoulement du temps pour que le changement s’opère chez les uns et les autres, que l’acceptation de soi et de l’autre tel qu’il est s’affirme, dans les rires parfois, la douleur souvent.

Malou Reyman s’inspire, pour son premier long-métrage, de son histoire personnelle, celle d’une jeune fille qui a grandit auprès d’un père transgenre. « Je m’intéresse beaucoup à la question de la norme et à la façon dont on peut la distordre », explique-t-elle. Son film, aux allures de documentaire, porté par des acteurs très justes, exprime sans pathos et sans complaisance, le chemin qui va de la normalité attendue à l’acceptation de soi, entrainant dans son sillage les proches, qu’ils le veuillent ou non.

Sortie en salles le 19 août.