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20 avril 2020

★ INITIATIVES - Confinés mais pas isolés

Depuis le début du confinement les éducateurs de "rue" du Service de Prévention Spécialisée Avenir des Cités s’adaptent au confinement, développant des actions sur les réseaux sociaux en vue de garder le lien avec les jeunes et leurs famille (jeux, quiz, défis, atelier cuisine...)

Chaque mercredi après midi, Nicolas DUBOIS troque sa casquette d’éducateur de rue pour celle de grand chef pâtissier devant sa webcam en direct afin de permettre aux jeunes de suivre en live l’atelier et d’y participer de chez eux mais surtout de pouvoir interagir durant l’atelier. Durant les ateliers les échanges se poursuivent et l’occasion pour les jeunes de se changer les idées et de décompresser.

Le principe est simple, la recette est postée quelques jours avant l’atelier sur le Facebook de @Nicolas Avenir des Cités et du service @Avenir des Cités pour permettre aux jeunes qui souhaitent y participer d’effectuer les achats nécessaires.

Le choix du gâteau à préparer se fait avec les jeunes qui envoient leurs propositions via Messenger. On essaye de retenir les idées de recettes simples avec des produits de base peu coûteux pour permettre au plus grand nombre d’y participer et que les ingrédients ne deviennent pas un frein à la participation des jeunes.

Les jeunes y prennent du plaisir et les parents sont surpris de voir leurs enfants dans la cuisine et préparer un gâteau qui sera partagé lors du goûter avec les membres de la famille.

Mercredi dernier les jeunes ont préparé un classique le GÂTEAU AUX YAOURT

Pour le prochain atelier réalisation d’un gâteau à la frangipane le Mercredi 22 avril à 14h avec la participation d’un ancien stagiaire Yohan Sardo

Les participants devront prévoir lors de leurs prochains achats les ingrédients suivants :
3 petits œufs, 75g de beurre, 75g sucre en poudre, 75g farine, 1 sachet de levure chimique, 1 sachet sucre vanillé,
Pour la frangipane 128g de poudre d’amendes, 1 œuf, 56g de beurre, 56g de sucre.


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20 avril 2020

• TERRAIN - Journal de bord - Brèves de comptoirs éducatifs non confinées (1)

Depuis son lieu de vie, au 25ème jour de confinement avec 3 incasables dans Excel, Eric Jacquot, propose des brèves pleine de tendresse et d’humour , mais aussi de colère froide

Fabien « Zorro c’est un relou, il n’a rien compris, il a mis son masque au mauvais endroit.  »

A ce qu’elle nous donne à voir, je confirme la France est vraiment la 5ème impuissance mondiale.

Le libéralisme est à la fois inconfinable et un con fini.

C’est ça la Start up nation ? Hier 2 avril 2020, on nous livre 30 masques pour 15 personnes.
Je n’ai plus de vie privée mais je ne suis pas privé de vie. Jean CARTRY.

Hier, surprise sur le ton de l’humour, les enfants m’ont demandé si à la fin du confinement, on ne pourrait pas dire que l’on ne le savait pas pour rester tous ensemble.

Pour fabriquer de l’humain, nous n’avons pas besoin de protocoles sinon venez bosser à notre place et montrez-nous.

Je suis responsable de tout et surtout de ce que je ne fais pas.

Fais chier Fabien en 18 jours, il a pris 3 kg. Je ne vais pas devoir faire en plus le nutritionniste ? !!!

Avec les enfants, on voyage à travers les paysages qu’on invente en peinture sans signer d’autorisations de sorties.

Les référentiels techniques et la science des organisations rien de tel pour interdire un espace de pensée clinique. Le soin n’a rien à voir avec la régulation bureaucratique.

Avec les adolescents en confinement, j’ai essayé le film un jour sans fin, ça marche ! Mais un jour sans faim, ce n’est pas possible !

Mon réveil s’appelle Kevin, il est réglé sur 7h30. Ce matin j’ai eu une panne de réveil c’était 9h. Merci Kevin.

L’autre nuit, j’ai fait un cauchemar, il y avait 4 enfants chez moi et ils me maltraitaient. Le matin, je les ai vus et j’étais content qu’ils soient là, vivants et avec moi.

Je n’ai pas trouvé la case 168h par semaine dans le tableau Excel qu’ils m’ont envoyé, il me répond systématiquement réponse impossible. J’ai entendu que le gouvernement voulait nous passer aux soixante heures et je me suis dit pour le coup, c’est bien, cela me ferait 108 heures de moins par semaine. Edouard Philipe, t’es un vrai humaniste. Continue à faire des centrales nucléaires, toi l’ex numéro 3 d’AREVA, je te fais une totale confiance pour notre avenir.

Excel ne parle pas l’humain, c’est la matrice… C’est donc un virus.

Le confinement limite avec excellence la présence de cons chez moi.

Le confinement sans ceux qui sont en télétravail ce serait merveilleux parce qu’ils sont chez eux et qu’ils croient pouvoir rentrer chez nous en toute légitimité.

Soyons clair, si j’étais dans le personnel soignant d’un EHPAD et que je n’avais pas de masque, je n’irais pas au boulot. On ne peut pas déconner avec la vie des gens avec autant d’indécence !

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Retrouvez les témoignages de travailleurs sociaux en pleine crise sanitaire sous la thématique "Terrain, journal de bord" de notre rubrique Actualité.

si vous aussi, vous souhaitez nous faire part de votre témoignage, écrivez-nous à red@lien-social.com. (Plus de précisions)


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20 avril 2020

★ INITIATIVES - Une mine de ressources

La période du confinement est venue bousculer le quotidien des travailleurs sociaux, les missions de poursuite éducatives venant se rajouter aux contraintes liées aux distances sociales imposées.

L’association « Up Séjours », qui propose aux publics enfants et adolescents des structures sociales PJJ et ASE, des séjours de vacances a mis à profit son important réseau pour ouvrir un espace ressource « on pense à vous ».

Ont ainsi pu être mis en ligne, depuis le 4 avril dernier, plus de 2 000 supports mutualisés et accessibles gratuitement en téléchargement dans le domaines aussi variés que l’accès à la presse, actualités, lecture numérique (BD, Mangas…) et livres audios ; l’aide aux devoirs de la primaire à l’université en passant par les formations professionnelles, l’initiation à des exercices de sports, de yoga et de méditation, l’accès à des jeux éducatifs sur PC (certains avec modération), l’information sur des outils de gestion de tâches, de projets, de travail à distance pour les professionnels .

Depuis quelques jours, alors que la seconde phase de confinement a été décidée, de nouveaux services complémentaires sont mis en ligne progressivement :

- "A LA RENCONTRE DE …" ou comment échanger en visio avec des personnalités intéressantes et inspirantes, qui ont réalisé un rêve ou fait le tour du monde par exemple.

- "ON PASSE VOUS VOIR ! " … pour vous proposer en direct et en visio toujours des spectacles, des cours de sport, de cuisine…

- "ON PENSE A VOUS "… ou comment d’autres enfants et adolescents pensent à vos publics, vraiment et vous le montreront via leurs témoignages !

- "J’AI UNE QUESTION !"... sur un sujet précis d’actualité, ou un besoin précis lié à l’orientation, la scolarité… des personnes ressources répondent par chat visio.

- "C’EST AUSSI CA"… ou comment le confinement en structures peut aussi apporter son lot de sourires, de rires et des moments complices avec ces publics…

Animée par une équipe de bénévoles, cette initiative mérite d’être saluée et largement diffusée.

Pour se connecter, une adresse : https://www.upsejours.social

Cliquer sur l’onglet « on pense à vous »

Une adresse courriel et un mot de passe sont à fournir pour entrer dans la liste des ressources documentaires et recevoir les informations sur les mises à jour.


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20 avril 2020

★ INITIATIVES - Cellule de soutien psychologique pour les sortants de prison

Cellule de soutien psychologique et social pour les sortants de prison et les personnes condamnées isolées.

La pandémie que nous traversons met en grande difficulté des nombreuses populations déjà fragilisées. Les prisons sont ainsi aujourd’hui confrontées à la plus grave crise sanitaire du siècle.
Des mesures d’urgence ont été prises pour réduire significativement la population carcérale. Le nombre de détenus a ainsi baissé de près de 8 000 personnes depuis le début de cette crise. A contrario, de nouveaux délits apparaissent pour violation des règles de confinement avec des peines d’amende aggravées.
Toutes ces personnes se retrouvent libres mais confinées, isolées, perdues.
Nous le savons, la justice est le plus souvent révélatrice de difficultés antérieures. Ces personnes condamnées, ces sortants de prison, sont avant tout des personnes vulnérables et multicarencées, pour lesquelles la situation actuelle amplifie ces difficultés, notamment psychologiques et sociales.
Permis de Construire, fort de ces 10 années d’expérience, poursuit sa mission depuis le début le début du confinement pour ces bénéficiaires : maintien du lien social avec des appels réguliers, soutien psychologique par des professionnels engagés, aide aux démarches administratives, aujourd’hui numériques.
Et, dès les 16 avril nous ouvrons une cellule de soutien psychologique et social pour toute personne condamnée et/ou sortant de prison du territoire.

Cellule de soutien psychologique et social
pour les sortants de prison et les personnes condamnées isolées
09 81 92 08 37 ouvert du lundi au vendredi de 9h à 17h


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19 avril 2020

✚ COMMUNIQUÉ – L’accès à la demande d’asile mis à l’arrêt en Île-de-France


Communiqué du 15 avril.
En Île-de-France, il n’est aujourd’hui plus possible d’enregistrer une demande d’asile. L’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) a suspendu sa plateforme téléphonique qui habituellement délivre les rendez-vous, tandis que les guichets des préfectures sont fermés.
En fermant l’accès à la demande d’asile, le gouvernement abolit de fait le droit d’asile pourtant consacré par les textes internationaux et la Constitution française. En fermant concrètement toute possibilité d’accès à la procédure d’asile, le gouvernement place les personnes candidates à une protection internationale en situation irrégulière et dans une très grande précarité. Ainsi, nous avons rencontré ces derniers jours des personnes arrivées récemment sur le territoire français et qui, sans accès à la demande d’asile, sont contraintes de vivre dans la rue, privées des conditions matérielles d’accueil (CMA) attachées théoriquement au statut de demandeur d’asile : hébergement, accès aux soins, allocation, etc.Malgré un contexte d’urgence sanitaire, aucune mesure visant à garantir de manière effective le droit d’asile en Ile-de-France n’a été mise en place alors même qu’au début du confinement, le gouvernement affirmait que le droit d’asile devait être préservé au titre des services publics indispensables.Cette fermeture de l’accès à la procédure d’asile constitue une atteinte grave et manifestement illégale au droit d’asile. C’est pourquoi nos sept associations ont saisi en urgence le tribunal administratif de Paris.Nous demandons donc aujourd’hui au TA de fixer toutes les mesures nécessaires à la sauvegarde du droit d’asile afin de garantir la protection des personnes qui sont en attente et notamment : - d’enregistrer les demandes d’asile ;- d’enjoindre à l’Ofii d’ouvrir immédiatement les droits aux CMA ; - d’héberger de manière individuelle toutes les personnes qui sont en attente de protection.
Signataires : Acat, Ardhis, Droits d’urgence, Gisti, Kâlî, LDH et Utopia 56


19 avril 2020

★ INITIATIVES - En direct de nos amis belges - n°6


Le site www.yapaka.be a mis en ligne toute une série de vidéos très concrètes et très utiles pour aider à gérer la pandémie.

Des spécialistes reconnu(e)s du secteur de l’enfance et de la protection de l’enfance, de l’action sociale apportent leur vision sur les moins mauvaises postures à adopter : toute la semaine Lien Social, vous fait découvrir sa sélection.

Aujourd’hui, Vidéos de Pierre DELION pédopsychiatre, tournées par téléconférence le 26 mars 2020
1. En contexte de crise sanitaire, quelles sont les pistes dont le professionnel de l’aide dispose pour soutenir les familles ?

2. Dans les nouvelles conditions d’aide dues au contexte de Covid-19, comment le professionnel est-il toujours le garant du cadre ?

3. En contexte de confinement, aménager des réunions d’équipes garde toute son importance

4. En période de crise sanitaire, la présence téléphonique des professionnels de l’aide est un lien et un appui pour les parents

5. Crise sanitaire et mesures de confinement, quels impacts sur l’enfant ?

6. Comment articuler besoin d’intimité et apprentissage de la capacité « à être seul » en contexte de confinement ?

7. S’occuper des autres, s’occuper de soi, la tâche complexe des professionnels de l’aide dans le contexte du Covid-19

8. Quand tous les repères sont bouleversés, quelle place occupe le professionnel de l’aide ?

9. Crise sanitaire, comment soutenir les enfants inquiets pour leurs parents ?

10. Crise sanitaire : rétablir les métiers du soin et de l’éducation au centre des priorités sociales

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18 avril 2020

★ INITIATIVES - Le handicap du grand au petit écran

Et si on utilisait le mois qui nous reste à se confiner pour regarder quelques films ? Certes, les chaînes de télévision nous diffusent déjà la collection complète de Louis de Funès. Mais, on peut aussi élargir le catalogue des possibilités !
L’excellente revue Faire Face a déjà diffusé deux épisodes consacrés aux artistes handicapés au talent souvent insoupçonné dans la musique, la danse et le cirque.
Cette semaine, c’est au tour du cinéma avec quatre longs métrages d’une grande force en VOD : « Patients », « Hors normes », « De toutes nos forces » et « Inside I’m dancing » ;

accéder au site ici


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18 avril 2020

★ INITIATIVES - Faire du bien ne peut pas faire de mal !

En ces temps où quelques comportements abjects, heureusement isolés, ont pu inciter des soignants à déménager pour ne pas contaminer le voisinage, il faut applaudir la création du groupe Facebook « La krampouz héros » De quoi s’agit-il ? Organiser le partage et l’échange entre les confinés et ceux qui aujourd’hui se mobilisent pour eux. Cette initiative est solidaire et … culinaire ! Le groupe fonctionne comme une plateforme permettant de remercier celles et ceux qui veillent sur notre santé : les cuisinier(e)s confiné(e)s, peuvent proposer et offrir des douceurs culinaires à nos héros du quotidien ! Tout en respectant les règles du confinement et d’hygiène. La procédure est simple, ils doivent laisser le colis devant chez eux, emballé, sur une boîte aux lettres, une chaise, une table. Le héros gourmand récupère son petit réconfort durant le trajet de son travail.
Ce groupe créé à deux, le 22 mars est aujourd’hui géré par sept personnes. Il rassemble, à ce jour, 5300 membres dans toute la France et principalement en Bretagne (d’où son nom, une krampouz étant une crêpière). On compte, dès à présent, plusieurs centaines de dons et d’échanges. Une vidéo est postée quotidiennement à 20h pour reprendre toutes les photos des héros gourmands et des cuisiniers ! Et elles sont nombreuses ! L’occasion aussi parfois de transmettre des messages.

Un défi solidaire est aussi lancé, chaque semaine : faire une douceur à une profession en mal de reconnaissance ! Il y a eu les forces de l’ordre, les agents (agents de collecte, agent de service hospitalier, agent d’entretien des locaux cet...), c’est le tour des travailleur sociaux cette semaine. Nous avons une carte où les héros peuvent savoir où se situent les cuisiniers !

Un compte Instagram a été créé pour diffuser les recettes !
https://instagram.com/la_krampouz_heros


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18 avril 2020

★ INITIATIVES - En direct de nos amis belges - n°5


Le site www.yapaka.be a mis en ligne toute une série de vidéos très concrètes et très utiles pour aider à gérer la pandémie.

Des spécialistes reconnu(e)s du secteur de l’enfance et de la protection de l’enfance, de l’action sociale apportent leur vision sur les moins mauvaises postures à adopter : toute la semaine Lien Social, vous fait découvrir sa sélection.

Vidéos de David LEBRETON anthropologue, tournées par téléconférence le 27 mars 2020
1. Rire pour dépasser la détresse ambiante

2. « Etre ensemble, un partage de rires »

3. Le rire, une modalité relationnelle

4. Le rire, un outil précieux pour le professionnel

5. Mesures de confinement et risques de fugue à l’adolescence

6. En contexte de confinement : comment concilier notre besoin de bouger, de marcher ?
7. Covid-19 : une invitation à voir la crise telle une opportunité initiatique pour renaître autrement

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17 avril 2020

✚ COMMUNIQUÉ – Aide exceptionnelle en faveur des personnes en situation de précarité : un geste bienvenu mais trop limité

Communiqué du 16/04/2020 - Uniopss

Alors que la crise sanitaire qui touche notre pays perdure, le Premier ministre vient d’annoncer le versement d’une aide exceptionnelle pour les familles les plus modestes. Une initiative bienvenue pour répondre aux difficultés de ces ménages, mais qui fait l’impasse sur une partie importante des publics en situation de précarité et qui demeure insuffisante pour couvrir l’étendue des besoins de ces personnes au quotidien.

A la suite des annonces du président de la République de lundi soir présentant la volonté gouvernementale de « verser sans délai une aide exceptionnelle aux familles les plus modestes avec des enfants […] et [aux] étudiants les plus précaires  », Édouard Philippe en a précisé les contours aujourd’hui, à savoir : un versement le 15 mai de 150 euros pour les ménages allocataires du revenu de solidarité active ou de l’ASS, ainsi qu’une aide de 100 euros par enfant pour toutes les familles bénéficiant de l’aide au logement.

Les associations réunies au sein du Collectif ALERTE saluent un geste qu’elles appelaient de leurs vœux depuis plusieurs semaines et qui va permettre de soutenir les familles les plus modestes - touchées notamment par l’absence de cantines scolaires - ainsi que les allocataires du RSA ou de l’ASS. Le versement automatique de cette aide permettra par ailleurs d’éviter les démarches inutiles et le risque du non recours trop souvent observé pour les droits sociaux.

Nos associations regrettent toutefois que cette aide exceptionnelle, en focalisant sur les familles avec enfants et les allocataires du RSA, laisse de côté des catégories de personnes en situation de précarité tout aussi touchées par la crise sanitaire : les personnes âgées bénéficiaires de l’ASPA (minimum vieillesse), souvent les plus impactées par la hausse de la facture alimentaire, tout comme les bénéficiares de l’AAH, qui vivent majoritairement seuls et sont souvent dans des situations d’isolement ainsi que l’ensemble des jeunes précaires de moins de 25 ans, étudiants ou non, qui ne peuvent pas bénéficier du RSA…

Qui plus est, le montant annoncé est très insuffisant. Ce montant ne suffira pas à aider les plus précaires à surmonter l’ensemble des difficultés apparues lors de cette crise sanitaire. Nos associations avaient demandé une aide de 250 euros par personne et par mois, depuis la fermeture jusqu’à la réouverture effective des cantines scolaires. On en est loin.

Pour faire face à l’urgence, les associations demandent que cette aide soit étendue à l’ensemble des personnes précaires, qu’elle soit renouvelée tout au long de la crise pour soutenir tous ceux et celles qui vivent au bas de l’échelle des revenus et ne peuvent plus accéder à certaines aides (distribution alimentaire, soutien à la cantine) du fait de cette crise.

La situation très tendue rencontrée par de nombreuses personnes en précarité témoigne par ailleurs de l’insuffisance chronique de leurs revenus. Les minimas sociaux ne permettent pas à chacun de vivre décemment en France. Nos associations prennent donc date, dès à présent, pour un relèvement rapide et significatif des minima sociaux dès la sortie de cette crise, et l’élargissement du RSA aux moins de 25 ans, qui ne peuvent compter aujourd’hui sur aucun soutien public.

En parallèle, il est primordial de maintenir de manière durable les efforts concernant l’aide alimentaire ou encore d’inciter les opérateurs à débloquer les petits forfaits et cartes prépayées durant le temps du confinement, pour soutenir les personnes qui ne pourraient pas accéder à ce versement financier exceptionnel, comme par exemple les demandeurs d’asile.

Pour éviter « un naufrage » de l’économie, l’État est prêt à dégager « les moyens financiers aussi longtemps que la crise durera » (Bruno Le Maire). Nous attendons qu’il en fasse autant pour éviter un naufrage social.


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