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29 mars 2020

• TERRAIN - Journal de bord - Sacerdoce ou fardeau

Par Sophie Constant, assistante de service social.
25 mars, 13h51
Par ces temps qui courent, nous pensons aux soignants, médecins, caissiers … à toutes ces personnes qui sont en première ligne pour mener ce combat contre ce mal que nous ne connaissons pas.
Mon combat à moi, a été de penser à ma famille, mes enfants, mon mari… J’ai donc fui la M.E.C.S où je travaillais, pour garder mes enfants auprès de moi et profiter d’eux, sniffer du bébé….
Et pourtant, est ce que je profite aujourd’hui… ?
Une fois cette décision prise, mon amie ou ennemie, la culpabilité est venue pointer le bout de son nez et accompagne mes journées, depuis maintenant une semaine et demie… Bien grand nombre de travailleurs sociaux « à la maison » doivent avoir cette sensation désagréable, qui est mienne aujourd’hui.
Nous travailleurs de l’ombre, nous professionnels du cousu-main, nous sommes une nouvelle fois des oubliés pour ceux qui nous gouvernent. L’angle mort, comme ils disent dans les médias. Pas de moyens supplémentaires, pas de gels, pas de masques… quelques recommandations distillées … Mais là est une autre question…
Ici, je souhaite parler du fait que j’ai choisi la profession d’Assistante de Service Social et j’ai choisi encore plus de me tourner vers la protection de l’enfance. Telle une vocation, un sacerdoce, j’avais envie et j’ai toujours l’envie de revêtir ce costume qui tisse chaque jour un lien social, premier parpaing à notre humanité et à notre Société.
Pourtant, aujourd’hui, ce sacerdoce, mon sacerdoce est petit à petit en train de devenir un fardeau, en ces temps de crise. J’ai fait un choix et ce choix, j’ai l’impression aujourd’hui de « le payer… ».
La culpabilité de ne pas être auprès des familles et jeunes que j’accompagne.
La culpabilité de ne pas être auprès de ses collègues de travail.
La culpabilité de ne pas faire le travail auquel je crois.
La culpabilité que peuvent nous renvoyer certains bien-pensants et bien faisant…
La culpabilité de culpabiliser….
Est-ce que cela fait de nous «  des montres d’égoïsme » d’être auprès de nos familles faute de solutions de garde… ? Est-ce que cela fait de nous des moins « bons professionnels  », des professionnels qui ne s’investissement pas ... ?
J’ai choisi aujourd’hui ne pas être une Superbe-ASS, mais d’être une maman. Est-ce que cela fait de moi, de nous, de mauvais professionnel(le)s du social… ?
Il y aura un avant et après crise. Cela remue, me remue par rapport aux valeurs du travail social et aux fondamentaux auxquels je crois ….
Il faudra se relever pour se battre pour cet angle mort de la Société.
Il faudra se relever pour faire que ce sacerdoce ne soit pas un fardeau…


28 mars 2020

• TERRAIN - Journal de bord - Sensation d’abandon

Par Aurélien, éducateur spécialisé en MECS
24 mars, 8h06

Je souhaite vous faire part de mon témoignage. Je suis sur Lyon.
Après quelques jours d’arrêt maladie, j’ai repris ce matin et aucun changement.
On nous en demande toujours de mettre en place de plannings, des activités, la classe, la médiation, une présence contenante, de rassurer les enfants sur le Covid-19. Et de proposer un large panel d’activités … tout en étant seul, désespérément seul, avec 6,8,10 enfants sur le groupe. Une situation explosive car les enfants ne peuvent plus voir leurs parents. On nous met un seul ordinateur à disposition pour aller chercher les devoirs, mais aucun protocole d’hygiène n’est mis en place.
Le ménage est fait, mais trop peu par rapport à ce que ça devrait être.
Notre inquiétude !? « Il ne faut pas la montrer aux enfants ». Sauf que j’ai une famille à la maison, une femme enceinte et que je ne suis pas superman !
Je me sens seul, abandonné et sans ressources. Ironique pour quelqu’un qui est censé accompagner des jeunes à profil abandonnique. Qui nous aide ?


28 mars 2020

★ INITIATIVES - Une initiative solidaire et généreuse

Domicile Action Trégor est une association d’aide à domicile qui intervient auprès des familles, des personnes isolées et des personnes en situation de handicap dans département des Côtes d’Armor.

En 2009, année du 20e anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, a germé l’idée d’élaborer un livre de recettes dans le prolongement de l’atelier de cuisine “Petit gourmand deviendra grand ! ”. Cette action se donnait pour ambition de permettre à de jeunes mamans ou à de futures mamans (la présence des papas étant fortement souhaitée) de mieux maîtriser l’alimentation de leurs enfants, d’échanger entre elles ainsi qu’avec des professionnels de la nutrition et de l’enfance. Deux objectifs étaient visés : favoriser la relation parents-enfants, le “faire ensemble”, et une meilleure connaissance des droits de l’enfant, dont “le droit à l’éducation”, “le droit à la santé” et “le droit aux loisirs”. Le projet fut couronné de succès, puisqu’un livre de recettes fut édité (“P’tits plats en famille ! ”) et fut vendu à 3000 exemplaires.

Aujourd’hui, face au confinement des enfants dans les familles et les foyers, l’association a décidé de rendre librement accessible, sur son site internet, ce livre de cuisine. Ce guide permet d’animer des ateliers de confection de plats simples ne demandant que peu de matériel.

https://www.flipsnack.com/domicileactiontregor/p-tits-plats-en-famille.html


28 mars 2020

• TERRAIN - Journal de bord - « Nous avons créé un cocon »

Par Camille FLATREAUD, Educatrice de jeunes enfants
Lundi 23 mars 2020

Notre lieu de vie accueille sept enfants souffrant de troubles psychologique et/ou du comportement. Ils étaient scolarisés en "Institut médico éducatif", en "Unités localisées pour l’inclusion scolaire" ou en classe d’intégration jusqu’à la fermeture de leurs établissements. Dès que le confinement a été décidé, l’équipe a choisi de passer en régime de vacances d’été. Le matin, nous assurons une activité scolaire, l’après-midi nous proposons des ateliers créatifs, sportifs et ludiques. Nous avons, en plus, la chance d’avoir un jardin où les enfants peuvent jouer. Étant donné leur pathologie, nous sommes attentifs à respecter un planning ritualisé avec des repères identifiables dans le temps, ce qui permet de les apaiser et de les contenir. Nous sommes, chaque jour, trois en permanence avec eux. Les référents ASE, les psychologues qui suivent les enfants, l’hôpital de jour qui les
Accueillent se montrent disponibles uniquement par téléphone. Or, l’entretien téléphonique n’est pas vraiment une solution pour ceux qui ont besoin de soins. Les enfants que nous accueillons ont pu garder contact avec leurs familles par courrier et par téléphone, les visites médiatisées ayant été suspendues.
Si tout se passe bien pour l’instant, c’est parce que nous sommes une petite équipe soudée qui sait partager ses émotions et communiquer sur ses conflits (inhérents à tout collectif), tournée vers le même objectif : répondre aux besoins des enfants que nous accueillons. Mais, il ne faut pas aussi oublier la composition actuelle du groupe : aucun enfant n’est violent, comme cela peut se passer parfois, ce qui pourrait alors miner la stabilité de notre lieu. Les sept professionnels de l’équipe ont fait le choix de privilégier leur travail. Aucun ne s’est mis en arrêt, ni n’a fait valoir son droit de retrait. J’ai moi-même envoyé mes deux filles chez leur père, en leur expliquant qu’il fallait que je m’occupe des enfants qui n’avaient pas la chance d’avoir une famille sur qui compter. A titre personnel, ce n’est pas simple à vivre, les contacts par Skype ne remplaçant pas la vie de famille. Au niveau professionnel, nous sommes à flux tendu, avec un risque d’épuisement. Que se passera-t-il si un enfant ou un éduc’ tombe malade ? Nous ne disposons ni de gel, ni de gants, ni de masques, juste une chambre qui peut servir à l’isolement. Heureusement, nous sommes soutenus par le Président de notre association qui va essayer de trouver des relais pour nous seconder. Mais l’arrivée d’une nouvelle personne perturberait le groupe d’enfants. L’équilibre que nous avons trouvé pourrait vite devenir précaire. Et si la situation a pu être bien gérée la première semaine, nous sommes beaucoup plus inquiets, en cas de prolongation sur six semaines, comme l’information nous en est parvenue.

Retrouvez tous les jours les témoignages de travailleurs sociaux en pleine crise sanitaire sous la thématique "Terrain, journal de bord" de notre rubrique Actualité.

si vous aussi, vous souhaitez nous faire part de votre témoignage, écrivez-nous à red@lien-social.com. (Plus de précisions)


27 mars 2020

■ ACTU - Les visiteurs de prison s’inquiètent du confinement dans le confinement

Communiqué de l’ANVP (association nationale des visiteurs de prison)

La pandémie de Covid-19 rend la vie des personnes détenues extrêmement difficile. Elles vivent une situation de confinement exceptionnel dans le confinement qui est leur condition habituelle.

Les visiteurs de prison n’ont plus accès aux parloirs. Après avoir été fortement limitées, les visites des proches aux parloirs, les parloirs familiaux et unités de vie familiale ont été, eux aussi, suspendus. Les activités socio-culturelles et d’enseignement, le sport en salle, les cultes et la formation professionnelle sont suspendus. L’accès au travail, d’abord conditionné à l’application de précautions sanitaires, est maintenant aussi suspendu.

La tension provoquée par les mesures de confinement au sein des établissements et le sous-effectif des personnels pénitentiaires occasionné par la pandémie rendent plus difficile, en retour, la vie quotidienne des personnes détenues. Les uns et les autres, personnes incarcérées et membres du personnel, doivent gérer l’anxiété d’un confinement collectif dans un espace réduit et, dans beaucoup de cas, surpeuplé.

L’Association Nationale des Visiteurs de Prison, ANVP, et l’ensemble des visiteurs de prison expriment leur solidarité à ceux qui souffrent de cette situation, les personnes détenues et leurs familles, comme les personnels pénitentiaires et leurs familles.

L’ANVP se félicite des mesures prises par le gouvernement en faveur des personnes détenues : un abondement à leur compte téléphonique afin de maintenir les liens familiaux, la gratuité de la télévision afin d’atténuer l’effet de la suppression des activités, ainsi qu’un accroissement de l’aide aux plus démunis afin de pallier l’impossibilité de travailler.

La situation d’entassement dans les prisons, avec, dans les maisons d’arrêt, un nombre important de détenus dormant sur des matelas au sol, additionné au stress de l’épidémie et au manque cruel d’activité est génératrice de tensions pouvant facilement virer à la violence.

L’ANVP s’associe aux organisations qui demandent des mesures d’urgence pour réduire significativement la population carcérale, au-delà de la recommandation faite aux juges de différer la mise en application de courtes peines d’emprisonnement. Elle se félicite des mesures prises pour faire sortir de prison des personnes en détention préventive, ou condamnées à de courtes peines ou en fin de peine, dès lors qu’elles qui ne présentent pas de risque pour la société.
L’ANVP demande, pendant la période de confinement :

Ø Que des rendez-vous téléphoniques soient organisés entre les personnes détenues et leur visiteur de prison.

Ø Que soit généralisée la pratique déjà mise en œuvre dans plusieurs établissements : les visiteurs de prison peuvent adresser des courriels aux personnes détenues qu’ils visitent ; ces courriels sont adressés à l’établissement pénitentiaire qui en fait une édition à l’attention de la personne détenue.

Ø Que, s’agissant des personnes en cours d’instruction dont le courrier est lu par le juge, la procédure de lecture et de réexpédition à l’établissement concerné soit accélérée.

Ø Que l’acquisition de papier, d’enveloppes et de timbres soit rendue gratuite pour les personnes détenues.

Ø Que des parloirs-vidéo soient organisés pour les personnes détenues et leurs jeunes enfants en utilisant des outils micro-informatiques ou les installations vidéo habituellement utilisées pour la communication avec des magistrats.

Ø Qu’une attention particulière soit accordée à la prise en charge effective des personnes libérées de prison et à leur orientation vers des structures capables de les assister dans le contexte du confinement.


27 mars 2020

■ ACTU - COVID 19 - Dispositions spécifiques Mineurs - Jeunes majeurs isolés

Retrouvez ici les mesures spécifiques liées à la gestion de l’épidémie de COVID-19 impactant les mineur.e.s isolé.e.s et les jeunes majeur.e.s. Explications des mesures, conseils, mise à jour quotidienne.

http://www.infomie.net/spip.php?rubrique356


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source : InfoMIE, centre ressources sur les mineurs isolés étrangers


26 mars 2020

■ ACTU - Handicap : des professionnels envoient un message positif

La maison d’accueil spécialisée (Mas) de Oignies (Pas-de-Calais), gérée par APF France Handicap, partage une vidéo pleine d’espoir sur l’accompagnement des personnes en situation de handicap en période de Covid-19. Le confinement n’empêche pas l’humour.


26 mars 2020

■ ACTU - Quartiers populaires - La coordination Pas sans Nous appelle à solidarité

Covid-19  : parce que nous avons toujours su montrer que la solidarité est très forte dans nos quartiers, aujourd’hui plus que jamais, soyons solidaires.

Respectons les règles de confinement et d’hygiène.

Continuons aussi à soutenir, quand nous le pouvons, nos voisins et nos anciens (imprimer et/ou écrire des dérogations pour les autres, faire des courses, garder les enfants, prendre juste des nouvelles de ceux qui sont isolés, fragiles et peut-être malades, donner ou troquer des denrées, etc...).

Enfin soyons courageux-ses et fort-es car nous savons que nos quartiers, qui sont déjà frappés par la misère, subiront plus durement cette crise. En effet, on y trouve un grand nombre de logements insalubres ou surpeuplés, un plus grand nombre d’emplois précaires, un plus grand nombre de personnes avec une santé fragile...

Donc faisons attention à nous, faisons attention aux autres, soyons solidaires et les plus responsables possible.


25 mars 2020

• TERRAIN - Journal de bord - Directives et Foutage de gueule, le quotidien d’un éduc de MECS (1)

Par G. M., éducateur spécialisé en MECS
Vendredi 20 mars à 17h25

Partie 1
J+1, On est social nous ! pas Sanitaire !

On déclenche le confinement dans l’établissement, en répondant aux demandes du département, en terme de prise en charge et de continuité de service. Les « Visites A Domicile » s’arrêtent pour certains des collègues, on annule tous les RDV de la semaine (Ecole, psy, rencontres avec les parents, etc...).

On commence à avertir les parents de la fermeture physique de certains services (dont le mien) et bien sûr on appelle aussi les jeunes pour leur donner les paramètres qui s’imposent à nous comme à eux. Pour tous, nous rappelons les consignes des gestes barrières et les numéros d ’urgence. Le chef de service double les appels aussi de son coté, au nom de l’institution, et un courrier part le jour même en direction des familles pour relayer officiellement la position et les mesures prises.

Les éducs de tous les services seront mis à dispo pour venir en renfort du collectif de neuf jeunes filles et devront par ailleurs continuer d ’être en lien avec les familles et les jeunes très régulièrement. Oui, tout le monde attend la déclaration officielle du gouvernement ce soir, mais les arrêts maladie commencent déjà à tomber, en ce début de semaine et certains salariés ont des pathologies plus lourdes que les autres. Il va falloir aussi les protéger.
Nous sommes lundi soir, il est 20h je suis rentré à la maison, je sais déjà que j’embaucherai sur le collectif dès le lendemain matin, avec des jeunes que je ne connais pas, avec des collègues et un fonctionnement à découvrir. J’attends 22h pour en savoir plus sur les règles de confinement à la française. Mon mari est déjà en mise à dispo salariale, réceptionniste en hôtellerie avec des antécédents d’hyperactivité… je n’ose pas lui dire que les quinze jours de confinement annoncés seront triplés.

(à suivre)

Retrouvez tous les jours les témoignages de travailleurs sociaux en pleine crise sanitaire sous la thématique "Terrain, journal de bord" de notre rubrique Actualité.

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25 mars 2020

• TERRAIN - Journal de bord - Directives et Foutage de gueule, le quotidien d’un éduc de MECS (2)

Par G. M., éducateur spécialisé en MECS
Vendredi 20 mars à 17h25

Partie 2
J+2, Et en pratique ça se passe comment ?
8h00 du matin, Je retrouve mon service initial. Ma directrice m’appelle pour m’éclairer sur les choses à penser et à rapatrier sur le bâtiment administratif avant de fermer l’unité. Deux heures plus tard, j’arrive sur le collectif après avoir récupéré un pass. Ce collectif est en plein travaux d’agrandissements. Y a du bruit de partout. Je rejoins ma collègue du foyer qui est plutôt contente d’avoir l’occasion de travailler en doublure avec de nouvelles personnes. Les filles qui sont prises en charge apprennent à me connaitre et inversement. Le passage régulier des cadres de l’institution nous met en réflexion : nous les bombardons de questions auxquelles de toute façon, ils n’ont pas la réponse. On commence à faire les premiers constats sur les gestes barrières, le repas en groupe, qui touche quoi, qui s’occupe des clopes ? …. On est tous sous tension et quelques éclats de voix apparaissent entre direction et salariés. Nous apprenons que mon service sera un éventuel lieu de confinement pour des jeunes atteins du Covid-19 et que notre idée de diviser le groupe sur deux lieux n’est pas réalisable. L’idée est définitivement enterrée quand deux arrêts supplémentaires tombent en fin de journée. Les filles posent des questions concrètes ; nous leur expliquons qu’il faut économiser le gel hydro et qu’il faut qu’elle se lavent les mains, en rentrant et en sortant, pour aller d’un endroit à l’autre, dans l’enceinte de l’établissement. Nous les informons au fur et à mesure des espaces qui vont être créés en intérieur et à l’extérieur. Le plus dur pour elles c’est qu’on a dû leur interdire de profiter du grand jardin à cause de ce putain de chantier en cours, fermé par le BTP depuis douze heures. Les salariés présents récupèrent au fur et à mesure leur attestation employeur et leur nouvelle carte professionnelle.
Il est 16h00, je débauche. Je reprends ma voiture pour rentrer à la maison. Y’a du monde sur la route, bcp de camions, j’ai encore 40 kilomètres à faire et certains font n’importe quoi. Je croise la gendarmerie, plusieurs fois. Pendant le trajet, je me dis que je suis bien content d’avoir un petit jardin et qu’il faut que je me fasse une « attestation de déplacement », pour sortir le chien. Ce mardi soir, je me couche à coté de mon mari avec un message collectif d’une de mes collègues qui nous annonce qu’au vu de sa pathologie et de son âge, son médecin va la mettre en arrêt. C’est mieux comme ça.

(à suivre)

Retrouvez tous les jours les témoignages de travailleurs sociaux en pleine crise sanitaire sous la thématique "Terrain, journal de bord" de notre rubrique Actualité.

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