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22 décembre 2016

Un guide pour le premier accueil social de proximité

Le premier accueil social inconditionnel de proximité, un dispositif censé faciliter les premières heures d’accompagnement des personnes en difficulté, doit être déployé sur les territoires en 2017.

Son utilité ne fait aucun doute : il suffit d’écouter les personnes raconter comment elles ont été renvoyées d’un service vers un autre ou se sont retrouvées, notamment l’été, devant des portes fermées. Mais sa mise en œuvre sous l’égide des départements laisse perplexe...

Un guide d’appui à la structuration de ces réseaux de premier accueil, réalisé par le secrétariat d’Etat à la lutte contre l’exclusion et l’Association nationale des directeurs d’action sociale et de santé des départements (Andass) vient donc d’être publié.

Pas de bénévolat

Le document précise la vocation de ce premier accueil - « recevoir toute personne quelle que soit sa demande, sa situation et son statut » - et les modalités de sa mise en œuvre. Contrairement aux préconisations du Plan d’action en faveur du travail social et du développement social, qui ouvrait la voie à l’intervention d’acteurs bénévoles, il impose un accueil effectué par des « intervenants sociaux formés à cette fin ».

Ils devront être régulièrement outillés, travailler en réseau, notamment par le biais de conventions passées avec les institutions partenaires. Le guide fournit ainsi des exemples de premiers accueils déployés depuis plusieurs années, notamment sous l’égide des CCAS, dans les territoires.

Décloisonnement

Il consacre enfin une partie à la gouvernance et la coordination de ce projet. Car personne n’est dupe : simplifier, c’est complexe. Surtout dans un secteur où, en dehors de l’institution qui l’emploie, le travailleur social a peu de contact avec ses confrères. Il faudra donc décloisonner, permettre les échanges : une vieille rengaine qui nécessiterait un "investissement" politique...


20 décembre 2016

Travail social debout : un manifeste

Fruit du mouvement Nuit debout, le « Manifeste du travail social » ambitionne de valoriser, renforcer, repolitiser ce secteur en crise. Quand « le néo-libéralisme s’attaque avec méthode et continuité à l’État social né de la Seconde Guerre mondiale et du Conseil national de la Résistance », la « Commission action travail social » née place de la République au printemps dernier répond par un écrit collectif de 125 pages.

Ethique contre logique comptable

Dénonçant la diminution des moyens et la marchandisation du travail social, l’ouvrage comprend repères historiques, témoignages et extraits de texte, pour défendre les valeurs du secteur. Il veut mobiliser, pour que « l’éthique de la relation » prime sur les logiques managériales et gestionnaires. « Face aux chiffres uniformes et vides, face aux logiques comptables du court terme, nous pouvons opposer la réalité singulière des situations que nous rencontrons, la richesse de la clinique et du symbolique. »

Résistance et espoir

Les auteurs s’appuient sur la loi pour rappeler des fondamentaux : « le travail social doit garantir l’accès des personnes les plus fragiles et les plus précaires aux meilleurs services » dans l’inconditionnalité de l’accueil et avec la participation des personnes. Au-delà du droit, ils revendiquent une dimension politique, avec pour finalité le travail « sur les individus » mais aussi « sur les situations qui les rendent vulnérables ». Pour aller plus loin, ce manifeste devrait être suivi d’un recueil d’initiatives « de résistance et d’espoir ».
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19 décembre 2016

Hébergement d’urgence : alertes des associations et des politiques

Le collectif Les morts de la rue a recensé 500 décès de personnes sans domicile en 2015. Son récent rapport précise toutefois que « le nombre réel de décès de personnes "SDF" est estimé à plus de 2800 personnes ». Au-delà de rendre visibles ces hommes, ces femmes et ces enfants, le collectif déconstruit des idées reçues. Ainsi, l’an dernier, les pics de mortalité ont eu lieu en mars, juillet et octobre. Même s’ils sont insuffisants, les plans hivernaux parviennent donc à limiter la casse.

Familles à la rue

Mais le Samu social de Paris poursuit ses alertes face à la saturation de l’hébergement d’urgence après un mois de plan hivernal. Un phénomène qui touche l’ensemble du territoire, comme l’avait déjà montré l’enquête flash réalisée le 7 novembre par la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS). Elle pointait un nombre de familles à la rue qui « a explosé dans de nombreuses villes et départements », avec ce soir là 193 familles ayant sollicité le 115 sans solution d’hébergement à Lille et 44 familles à Toulouse.

Sous budgétisation systématique

Ce constat alarmant réveille même le Sénat. Dans un récent rapport sur les dispositifs d’hébergement d’urgence, le sénateur LR de Seine Saint Denis, Philippe Dallier déplore le recours systématique aux très coûteuses nuitées d’hôtels (41 000 en 2016 contre 10 000 en 2007) et la sous évaluation constante des besoins. « Cette sous budgétisation impacte fortement les services de l’État et les acteurs de terrains, déplore le sénateur. Elle empêche la mise en place d’un système efficace. » Il recommande le rachat d’hôtels, pour faire baisser les coûts de l’hébergement et mieux accueillir les personnes hébergées.

Il suggère aussi de favoriser des solutions de sortie de l’urgence en développant le logement social et l’intermédiation locative, qui permet de louer dans le parc privé par l’intermédiaire d’associations.


16 décembre 2016

« I am a migrant : histoires de migration, portraits de Parisiens »

Afghan, Sénégalais, Roumain, Iranien, Américain, Grec, Algérien… Ils sont tous Parisiens. Jusqu’au 16 janvier, leurs portraits réalisés par le photographe Roméo Balancourt sont exposés sur les grilles de la tour Saint-Jacques. En partenariat avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), la ville de Paris a tenu à organiser cette exposition à l’occasion de la Journée internationale des migrants du 18 décembre. Une série de visages pour rendre hommage aux migrants et aux réfugiés, et valoriser leur contribution au sein des villes qui les accueillent, qu’ils soient plombier ou médecin, agent d’entretien ou réalisateur.

Devoir d’hospitalité

Des récits personnels accompagnent chaque cliché, retraçant les parcours et les réflexions de chacun. Bien accueillie parce qu’elle est Brésilienne, Raquel tient à rester solidaire de l’ensemble des étrangers, et à rappeler : « Ce qui est urgent dans le climat actuel c’est d’essayer de faire rentrer dans la tête des gens que les immigrés ne vont rien voler ; au contraire ils viennent apporter quelque chose. » Ce travail donne également à voir l’expérience de Valérie. « Mon mari et moi avons décidé d’accueillir des réfugiés chez nous par devoir d’hospitalité. C’est un devoir plus qu’un désir car à mes yeux, le devoir ne dépend pas d’une humeur, cela va bien au-delà… Accueillir Essa (ndlr : un réfugié Afghan) c’était aussi me prouver à moi-même que j’étais capable d’une certaine ouverture, et c’était m’empêcher de me scléroser dans une vie trop confortable. »

Un Paris plus ouvert

Au Nord-Est de la tour Saint-Jacques, vers Jean-Jaurès et Stalingrad, une tout autre réalité fait le quotidien de migrants harcelés par la police alors qu’ils dorment dehors. Après avoir fui un Cambodge en guerre dans les années 70, Hieng se souvient d’un Paris plus ouvert, et regrette de devoir « parfois expliquer aux étrangers que je côtoie que les « Blancs » ne sont pas racistes, qu’il y en a beaucoup de gentils et qu’il y a des racistes partout et dans toutes les communautés ».


15 décembre 2016

Allocataires et salariés en colère ? La CAF a la solution…

Le 13 décembre, la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) lance une campagne contre les incivilités. Avec plus de 4 500 signalements et 6 000 actes déclarés par les agents depuis janvier 2016, le phénomène est en hausse. La lutte contre ces comportements agressifs s’articule autour de deux slogans : « Qui reste poli est bien accueilli » et « Qui lance des menaces verbales risque des sanctions pénales ». Affiches, écrans d’accueil, T-shirt, badges, autocollants… la CNAF ne lésine pas sur les moyens de communiquer...
Trois semaines après l’appel à la grève nationale du 22 novembre, cela risque pourtant de faire grincer des dents. Car l’intersyndicale voit ailleurs le cœur du problème : « Encore 1 000 postes supprimés sur la durée de 2013 à 2017 ! Faut-il chercher plus loin la cause des retards de traitement, des tensions aux accueils, de la dégradation des conditions de travail ? »

8 à 11 semaines pour traiter les dossiers

« Nous sommes devenus des passeurs de mauvaises nouvelles, regrette Nathalie Rufflet de la CGT CAF 13. Les gens attendent 2 heures à l’accueil ou 1 h 30 avec la plateforme téléphonique, pour parler avec un agent qui annonce qu’il faudra attendre pour toucher les allocations. Alors, on comprend les incivilités, même si ça participe du mal être au travail. »

Avec 390 000 allocataires dans le département, dont 200 000 à Marseille, la CAF 13 est un miroir grossissant des dysfonctionnements du « dernier rempart contre la misère ». Des files d’attentes devant les bureaux, 8 à 11 semaines de délais pour traiter les dossiers, des tâches nouvelles telles que la prime d’activité, des dispositifs de plus en plus complexes, aucune augmentation de salaire depuis 7 ans… Les 1 200 salariés de la CAF 13 craquent !

Réorienter vers le site Internet

« Quand depuis dix ans, on parle de dysfonctionnements conjoncturels, c’est peut être parce qu’ils sont structurels, souligne la déléguée syndicale. La direction ne remplace pas les départs à la retraite d’agents expérimentés. À la place, elle embauche des conseillers de service à l’usager (CSU) en CDD. Ils ne sont pas formés pour traiter les dossiers, leur mission consiste à réorienter vers le site Internet, ce qui pour beaucoup d’allocataires représente un nouvel obstacle. »
Après trois semaines de grève en début d’année, la CAF a recruté en juin 45 CSU qui doivent devenir gestionnaires conseil. En attendant d’être réellement opérationnels, ils pourront toujours porter le T-shirt : « Qui reste poli est bien accueilli »...


14 décembre 2016

Appel à un cadre légal préservant l’engagement des travailleurs sociaux

« Pourquoi la question de la défense des droits fondamentaux n’est pas centrale dans le travail social ? », interroge Colette Duquesne de DEI France, mouvement pour la défense des Droits de l’Enfant. À Toulouse, pour respecter ces droits, des travailleurs sociaux du 115, réunis au sein du Groupement pour la défense du travail social (GPS), sont sortis du cadre légal et ont ouvert des squats pour héberger des familles.

La rencontre entre ce questionnement du DEI et l’action du GPS a abouti à l’écriture d’un appel « pour un travail social au service des droits fondamentaux des adultes et des enfants ». Signé par des travailleurs sociaux mais aussi l’ancienne défenseure des enfants, Claire Brisset et le juge pour enfants, Jean-Pierre Rosenczveig, il engage à inscrire la défense de ses droits comme une mission légale du travail social. Mais n’est-ce pas une évidence ? Absolument pas, tranche Colette Duquesne.

Suivre ou non les consignes

Elle se rappelle, lors de la mise en place du DALO, ces travailleurs sociaux obéissant à la consigne de ne pas donner l’information aux personnes et de les orienter vers les associations. Ou de ceux qui n’engagent pas de recours lorsque, par exemple, des enfants ne sont pas scolarisés parce qu’hébergés par le Samu social. « Il est très difficile d’être en butte à sa propre institution. Les travailleurs sociaux acceptent bien souvent des consignes contraires à la défense des droits fondamentaux, c’est pourquoi il faudrait un cadre légal qui inscrive clairement la défense de ces droits dans leurs missions » pense Colette Duquesne.

Or la réforme du travail social en cours n’en dit rien. « On ne parle pas de ce non respect des droits fondamentaux dans les instances du travail social comme si on faisait fi de cette réalité extrêmement dure pour les personnes concernées mais aussi pour les travailleurs sociaux ». Les signataires du texte espèrent qu’il apportera matière à penser dans les écoles du travail social et chez les professionnels.


13 décembre 2016

La "simplification", une question de point de vue...

Simplification : servi à toutes les sauces, le terme semble porter en lui la solution à tous les problèmes. La simplification est un objectif gouvernemental (elle a même son secrétariat d’Etat, incarné par Jean-Vincent Placé) et vise tous les domaines régaliens, dont les politiques sociales.

Le 5 décembre, parmi 25 nouvelles mesures annoncées, plusieurs concernent donc les politiques de l’enfance, du handicap et de l’action sociale territoriale. Entre simples clarifications et ajouts de protocoles, difficile toutefois de voir où se situe réellement la simplification. Exemple dans le champ de la petite enfance, avec deux mesures qui n’ont rien de révolutionnaire :

  • un guide national des normes d’accueil du jeune enfant viendra clarifier les normes obligatoires des normes recommandées et le guide sur les maisons d’assistantes maternelle sera réédité.
  • En protection de l’enfance, un « plan d’accompagnement » des services départementaux comportant des guides, une circulaire de cadrage et des formations, sera déployé pour une mise en œuvre efficiente de la loi du 14 mars 2016.

Vraie simplification en revanche : la durée maximale de la reconnaissance de travailleur handicapé (RQTH), aujourd’hui limitée à 5 ans, pourra atteindre 20 ans et être ainsi alignée sur celle de l’allocation adulte handicapé (AAH).

CCAS : Détruire, tout simplement

D’autres mesures ont reçu un accueil glacial : celles qui visent les centres communaux d’action sociale (CCAS). Dans un communiqué intitulé « Simplification ne vaut pas destruction », l’UNCCAS se désole d’un élément dont le gouvernement se félicite : la suppression de 20% des CCAS au 1er semestre 2016. « Quel paradoxe lorsque dans le même temps le Gouvernement veut mettre en place des lieux de premier accueil social, d’information et d’orientation au plus près des citoyens. Une bonne mesure de simplification aurait sans doute été de ne pas défaire ce que l’on s’applique à recréer par ailleurs » écrit l’Union.


9 décembre 2016

39-45 : Hommage national aux victimes handicapées ou malades

Après des années de militance, les victimes civiles, handicapées ou malades de la Seconde guerre mondiale ont enfin droit à un hommage de la nation. La cérémonie se déroulera demain à Paris, sur l’esplanade des Droits de l’Homme au Trocadéro. La dalle apposée mentionnera le nombre de victimes civiles, 300 000, dont 45 000 « fragilisées par la maladie mentale ou le handicap et gravement négligées, sont mortes de dénutrition dans les établissements qui les accueillaient ».

C’est l’aboutissement d’un appel national lancé en novembre 2013 par le professeur lyonnais Charles Gardou, relayé par Lien social, et au travail mené par le Mouvement pour une société inclusive. « Hormis quelques recherches historiques, accompagnées d’incessantes polémiques, les présidents de la République successifs n’ont jamais posé d’acte pour reconnaître la mémoire de ces victimes du délaissement, qui ont perdu la vie dans des conditions sanitaires désastreuses, faute de nourriture et de soins », rappelle Charles Gardou. Signée par près de 90 000 personnes, dont de nombreuses personnalités, la pétition attira assez tôt l’oreille bienveillante de l’Elysée. Restait à trouver une date propice, ce qui fut complexe en raison des attentats de l’année 2015.

Mémoire et pédagogie

Ce sera aussi un grand jour pour les travailleurs de l’Esat géré par l’association L’Essor de Falaise et les élèves du lycée professionnel Guibray, qui ont travaillé toute l’année ensemble pour mieux se découvrir. Ateliers d’histoire autour de ce pan souvent ignoré de la guerre, visites au Mémorial de Caen, échanges portant sur les représentations autour du handicap : toutes ces rencontres ont donné lieu au film Partage d’Histoires de Guillaume Montmorency. Diffusé lors d’un colloque autour des populations vulnérables parmi les victimes civiles à Falaise en mai 2016, puis lors de la Conférence nationale du handicap en présence de François Hollande, il est devenu un outil de sensibilisation en faveur de l’inclusion dont peuvent s’emparer tous les professeurs d’histoire.

Ces travailleurs et ces élèves seront au Trocadéro demain pour y lire des textes lors de la cérémonie d’hommage. Un événement rare, qu’ils préparent depuis dix jours. Si la pose de la dalle constitue pour le Mouvement pour une société inclusive « une reconnaissance et une prise de conscience collective de ce qu’ont vécu les plus fragiles », cette prise de la parole l’est tout autant.


8 décembre 2016

Isère : le service SALTo en grande précarité

« Il nous semble important d’informer tout le monde du mauvais traitement réservé par les politiques à l’action sociale. » Le service SALTo de l’association l’Oiseau bleu appelle aujourd’hui à une mobilisation entre 12h et 14h30 devant l’hôtel du département de l’Isère. « On ne peut pas continuer éternellement à faire plus avec moins, explique Sophia Dlimi, une des six travailleuses sociales de l’équipe. Cette fois c’est l’ensemble de notre action qui est mise en danger. »

120 ménages sans

logement

Après vingt ans d’accompagnement global d’un public en situation de non logement, SALTo se voit amputer par le Conseil départemental d’un tiers de son budget. « Cela représente 2 à 3 postes, précise l’assistante sociale. Notre file active compte 120 ménages, des personnes très vulnérables, leurs besoins touchent la santé, la scolarité, l’accès au droit… Notre objectif est de réunir les conditions pour qu’elles puissent sortir de l’hébergement, et avoir un « après ». Si cette vision budgétaire à court terme les prive d’accompagnement aujourd’hui, cela coutera beaucoup plus cher demain. »

« 
Six rendez-vous par

an »

Déjà en 2013, le Conseil départemental avait imposé une augmentation du nombre de suivis, avec 25 familles supplémentaires, soit 43 adultes et 96 enfants. Cette fois, après une réduction de budget de 30 000 euros en 2016, il annonce une baisse de 100 000 euro pour 2017 et… une augmentation du nombre de bénéficiaires. « Pour eux, la solution consiste à limiter nos accompagnements à six rendez-vous par an, sans aucune prise en considération de la singularité des problématiques de chacun. On assiste à une bureaucratisation et une marchandisation du travail social. »


7 décembre 2016

Discussions de haut vol entre État et Départements

Depuis plusieurs mois, les rapports entre l’État et les départements ne sont pas au beau fixe. En cause : l’argent, qui manque dans les caisses des institutions décentralisées alors que les besoins et le nombre de prestations augmentent. Et chaque partie est toujours prête à jeter de l’huile sur le feu.

Ce fut encore le cas récemment avec la secrétaire d’État aux personnes âgées Pascale Boistard, à propos de la difficile mise en œuvre de la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV). Interrogée par l’association des journalistes de l’information sociale (AJIS), elle rejette la responsabilité sur les départements et lance une flèche au président de l’Assemblée des départements de France, (ADF) héraut de la lutte contre l’Etat : « M. Bussereau ne connaît pas la loi ASV. En revanche, il a dû suivre le Cours Florent ». Ce à quoi l’intéressé rétorque, dans un courrier rappelant que cette loi entraîne de nouvelles charges supplémentaires : « Je n’ai jamais été pensionnaire du Cours Florent même s’il m’est arrivé de m’y rendre pour rencontrer mon ami d’enfance Jacques Villeret ».

Chacun appréciera la teneur des discussions sur des questions de fond, qui restent non résolues...