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30 janvier 2015

Un équipage mixte handicapés-valides au Tour de France à la voile

Un bateau mené par un équipage mixte composé de handicapés et de valides sera au départ du Tour de France à la voile en juillet prochain. Ce bateau, un trimaran de 7,25 m, sera skippé par Damien Seguin et engagé dans la compétition en partenariat avec l’association "Des pieds et des mains", qu’il préside. Né sans main gauche, ce skipper participe à des courses au large face à des navigateurs valides (notamment la dernière Route du Rhum) et à des épreuves paralympiques (médaillé d’or aux Jeux paralympiques d’Athènes en 2004). L’équipage sera composé de six marins dont un barreur paraplégique pour lequel le bateau a été spécialement adapté. "Nous avons un double objectif : le but est de changer les regards, les mentalités, et l’objectif est aussi sportif, celui d’être le plus performant possible", a commenté Damien Seguin. Le Tour de France à la voile aura lieu du 3 au 26 juillet, de Dunkerque (Nord) à Nice (Alpes-Maritimes). (source AFP)


30 janvier 2015

PJJ : recrutement annoncé de 169 équivalent temps plein (ETPT)

La garde des Sceaux Christiane Taubira a détaillé mercredi soir au ministère de la Justice lors de ses voeux pour 2015 certaines des mesures du plan de son ministère pour lutter contre le terrorisme. Parmi celles-ci, la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) bénéficiera de 169 ETPT (équivalent temps plein annuel annuel travaillé). Parmi les nouveautés figurent également "l’instauration d’un référent laïcité et citoyenneté dans chaque direction territoriale et la mise en place d’intervention laïcité auprès des mineurs et du personnel". Les services judiciaires verront également les formations et les effectifs (+ 283 ETPT) renforcés. (source AFP)


26 janvier 2015

Drôme : un père soupçonné d’inciter ses enfants au jihad, écroué

Drôme : le père soupçonné d’inciter ses enfants au jihad, écroué

Un père de famille soupçonné de battre ses enfants et de leur diffuser des images violentes faisant l’apologie du jihad a été mis en examen vendredi et écroué, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Valence. A l’issue de 48 heures de garde à vue, cet homme de 45 ans a été mis en examen pour "provocation à des actes de terrorisme, violences sur mineurs de 15 ans par ascendant, soustraction par parents à ses obligations légales", a précisé le parquet. L’affaire avait démarré en novembre 2014 après le signalement de l’école d’un des trois enfants, âgés entre 6 et 10 ans, qui se plaignait de violences lorsque il passait le weekend chez son père, habitant Valence. Les enfants de ce couple divorcé s’étaient également plaints d’avoir été contraints de regarder des images "d’une extrême violence faisant l’apologie du terrorisme", selon une source proche du dossier. Le père de famille avait été interpellé mercredi dernier après le dépôt de plainte de son épouse. (source AFP)


22 janvier 2015

Accessibilité : les Aveugles veulent alerter l’opinion avec un calendrier choc

La Fédération des Aveugles a rendu public jeudi un calendrier choc, mettant en scène hommes politiques et autres personnalités, dans le but de "réveiller les consciences" alors que les objectifs d’accessibilité fixés par la loi restent loin d’être remplis. On y voit notamment le président François Hollande et le Premier ministre Manuel Valls, ainsi que le président de l’UMP Nicolas Sarkozy et le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps, portant lunettes noires et canne blanche. "Accessibilité 2005-2015, on ne voit toujours rien venir", déplore la page de garde du calendrier, à l’approche du 10e anniversaire de la loi du 11 février 2005 "pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées". Cette loi avait notamment fixé l’objectif de rendre les lieux publics et les transports accessibles aux personnes handicapées dans un délai de 10 ans. Mais devant le retard pris, le gouvernement a accordé de nouveaux délais pouvant aller de trois à neuf ans.La Fédération des aveugles et handicapés visuels de France publie depuis cinq ans un calendrier humoristique, afin de sensibiliser l’opinion publique sur la malvoyance, qui touche au total quelque 2 millions de personnes dont environ 80.000 aveugles. Cette année, elle a voulu dénoncer un "manque évident de courage politique et le renoncement aux promesses" concernant l’accessibilité des lieux publics, mais aussi interpeller sur les difficultés d’accès au sens large (éducation, culture, emploi), explique-t-elle. Les personnalités sont généralement croquées sans que cela pose aucun problème. Seule la photo détournée du joueur du PSG Zlatan Ibrahimovic en 2013 avait suscité une vive réaction du club parisien, qui n’avait finalement pas donné suite à ses menaces. (source AFP)


22 janvier 2015

Bébé rom : la position du maire jugée illégale et discriminatoire par le Défenseur des droits

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a estimé dans une décision transmise jeudi que le maire de Champlan (Essonne), accusé d’avoir refusé d’enterrer un bébé rom dans son cimetière fin décembre, ce qu’il nie, avait donné une consigne illégale et discriminatoire à ses services. La famille de la fillette, décédée à deux mois de la mort subite du nourrisson, avait sollicité Christian Leclerc (divers droite) pour inhumer l’enfant à Champlan, où elle est installée dans un bidonville depuis plus d’un an. Selon l’Association de solidarité en Essonne avec les familles roumaines et roms (ASEFRR), elle avait essuyé un refus, jugé non justifié. Selon la loi, les maires ne peuvent s’opposer à l’inhumation du défunt dans la commune où il habitait, dans celle où il est mort, ou là où se trouve un caveau familial. Entendu par le Défenseur, qui s’était saisi de l’affaire, Christian Leclerc a expliqué avoir donné par téléphone la consigne suivante à ses agents : "On privilégie Corbeil", ville où l’enfant est décédé, "on attend une réponse de Corbeil et si Corbeil ne veut pas, on enterre à Champlan". Le Défenseur des droits considère cette consigne comme un "refus illégal", qui revient "à subordonner l’acceptation de la demande légitime de la famille à un refus du maire de Corbeil, qui aurait été illégal". Il estime aussi que le refus du maire repose "sur des motifs de discriminations". Le Défenseur souligne toutefois que ni la famille, ni l’association n’ont saisi le préfet pour contester la décision du maire, "telle qu’elle leur avait été rapportée", ni porté plainte pour discrimination. Le bébé, prénommé Maria Francesca et décédé le lendemain de Noël, avait finalement été enterré au cimetière de Wissous, à sept kilomètres de Champlan. Sur le plan judiciaire, l’enquête préliminaire ouverte pour discrimination "devrait être transmise prochainement au parquet" d’Evry, a-t-on appris auprès du Procureur de la république. (Source AFP)


22 janvier 2015

Un livre dévoile des "pensées inédites" de l’Abbé Pierre, 8 ans après sa mort

L’Abbé Pierre, décédé il y a juste huit ans, fait l’objet d’un nouveau livre qui présente ses "Pensées inédites pour un monde plus juste" portant sur d’autres thèmes que la lutte contre la pauvreté, comme le nucléaire, l’Europe ou le rôle des Nations Unies. Sélectionnées par Jean Rousseau, président d’Emmaüs International, ces "pensées", issues de textes ou d’entretiens publiés par l’Abbé, de ses interventions publiques ou de ses conférences, rappellent que le célèbre fondateur des chiffonniers d’Emmaüs ne s’intéressait pas uniquement à l’exclusion ou le mal-logement. Rassemblées par thème, elles dévoilent que celui qui reste une des personnalités préférées des Français défendait par exemple l’objection de conscience, luttait contre la peine de mort ou l’arme nucléaire, s’intéressait à l’Europe et au rôle des Nations Unies, donnait son avis sur le rôle des médias ou des hommes politiques, s’enflammait contre les inégalités et sur les questions de migrations internationales. Emmaüs International est légataire universel de l’Abbé Pierre, explique Jean Rousseau : "Il nous a surtout légué ses archives", qui montrent que "l’Abbé Pierre a été visionnaire sur certains sujets", et que "certaines de ses réflexions restent toujours d’actualité", souligne-t-il. "Nous sommes actuellement confrontés en France à une menace à laquelle nous devons être très sensibles : celles du racisme et de la xénophobie", disait ainsi l’Abbé Pierre en 1997. "Je comprends l’exaspération de certains Français qui vivent dans les cités où la délinquance, engendrée par le malheur, et qui n’est pas seulement le fait des immigrés, rend la vie impossible. Mais la seule réponse à ce problème, c’est un effort de solidarité nationale et mondiale en faveur des plus démunis, tant en France qu’en dehors de nos frontières". L’Abbé Pierre, né Henri Grouès en 1912, est décédé le 22 janvier 2007. Il avait créé en 1971 Emmaüs International, un mouvement laïc de solidarité, qui réunit 350 associations dans 37 pays. (source AFP)


22 janvier 2015

SDF - Lille : des kits de survie distribués par une association humanitaire de sapeurs-pompiers

Une association humanitaire du Nord, le GSCF, distribue des kits de survie améliorés, d’une valeur de 180 euros, aux SDF qui ne veulent ou ne peuvent être pris en charge par les structures d’hébergement d’urgence. C’est une équipe du Groupe de secours catastrophe français (GSCF) qui sillonne depuis octobre dernier jusqu’à avril 2015 les rues de Lille pour livrer des sacs bourrés d’objets de première nécessité : couvertures, chaufferettes et autres accessoires d’hygiène, mais aussi des radios-lampes à dynamo, des stylos et agendas ou encore des kits pour chiens. "C’est un kit unique car conçu avec les SDF, on leur demande ce dont ils ont vraiment besoin, par exemple la radio qui a été réclamée", explique le président et fondateur du GSCF, Thierry Velu. L’association, composée de sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, distribue chaque année depuis quatre ans de 250 à 300 de ces sacs d’une valeur unitaire de 180 euros. Elle vise tout spécialement les SDF qui ne sont pas ou peu pris en charge par le Samu social, que ce soit par choix, parce qu’ils sont en couple ou accompagnés d’animaux ou parce qu’ils se sont battus. Thierry Velu a vu en quatre ans le profil des laissés pour compte évoluer : "ça s’est rajeuni et féminisé, et on en rencontre de plus en plus qui travaillent et qui dorment dans leur voiture, n’appelant pas le 115", détaille-t-il. Une petite dizaine de SDF lillois ont reçu ces kits de survie améliorés, ce mercredi. Au cours de la maraude du jour, certains étaient enthousiastes, alors que d’autres ne pouvaient cacher leur amertume, malgré la reconnaissance éprouvée : "Je suis en train de couler", a lâché Maxime, un jeune homme de 22 ans à la figure rougie par cinq années de vie dans la rue, et qui s’est plaint de téléphoner "tous les jours" au 115 sans rien obtenir. "L’année prochaine, si on fait un déficit, on arrête", alerte Thierry Velu à l’issue du parcours, soulignant que la première année de distribution de ces kits améliorés avait occasionné 21.000 euros de déficit pour son association. Une délégation du GSCF sera reçue à l’Assemblée nationale en février, à l’initiative du député Noël Mamère (ex-EELV), qui va demander que chaque député reverse 1.000 euros de sa réserve parlementaire à l’association. (source AFP)


22 janvier 2015

Le comité de suivi de la loi Dalo appelle à mettre fin au "scandale de l’expulsion"

Le comité chargé de surveiller l’application de la loi sur le Droit au logement opposable (Dalo) appelle, dans un rapport remis au Premier ministre, à mettre fin au "scandale de l’expulsion" des personnes reconnues prioritaires pour l’accès à un logement social. La loi Dalo, votée en mars 2007, impose à l’État de trouver un logement social à toute personne de bonne foi, menacée d’expulsion et n’étant pas en mesure de se loger par ses propres moyens. Le ménage démuni doit faire un recours devant une commission. Si cette dernière le reconnait "prioritaire Dalo", l’État a six mois pour lui proposer un logement social et, à défaut, peut être condamné à des astreintes financières. Afin de faire appliquer ce droit, une circulaire d’octobre 2012 avait demandé aux préfets d’interrompre les procédures d’expulsion pour les personnes bénéficiaires de la loi Dalo, tant qu’une solution de relogement ne leur était pas proposée. Mais selon le rapport du comité de suivi, "seulement 5% des personnes menacées d’expulsion ont pu être reconnues au titre du droit au logement opposable". Les causes sont multiples, note le comité : "mauvais accès à l’information, absence d’accompagnement, non déclenchement des dispositifs de prévention, vision restrictive des critères d’accès au droit au logement opposable". Pire, le comité de suivi a enregistré "plus de 141 signalements" de personnes prioritaires Dalo pour qui la procédure d’expulsion se poursuivait. "Malgré les interventions systématiques auprès des préfectures, 32 foyers protégés par le droit au logement opposable ont été mis à la rue." Un chiffre "très en dessous de la réalité car les signalements auprès du comité de suivi sont effectués sur la base du volontariat". En 2013, près de 126.000 jugements d’expulsion ont été prononcés par les tribunaux. "Dans l’immense majorité, il s’agit de personnes de bonne foi, rencontrant des difficultés financières, ou ayant reçu congé de leur propriétaire", souligne le comité. Il préconise notamment de mieux informer les ménages sur l’accès au droit au logement opposable, de respecter systématiquement la circulaire d’octobre 2012 et ne pas faire pression sur les familles pour les inciter à quitter d’elles-mêmes leur logement, et de "privilégier l’indemnisation du propriétaire au recours à la force publique". (source AFP)


21 janvier 2015

Licencié pour des images en rapport avec le jihad, un éducateur plaide une "blague"

Un éducateur, licencié en novembre pour "faute grave" après avoir publié sur sa page Facebook des images en relation avec le jihad, assure aujourd’hui aux médias avoir simplement voulu provoquer le débat par des "blagues". Floriano Da Silva, 46 ans, éducateur d’un organisme accueillant dans le Cher des enfants ayant des troubles du comportement, avait tout d’abord publié en septembre dernier une photo le montrant revêtu d’une djellaba avec la mention en portugais "Pronto pore o djihad" (Prêt pour le jihad). L’éducateur plaide alors une soirée costumée un peu trop arrosée et avoir "juste déconné sur Facebook (...) pour plaisanter". Son employeur, l’Ugecam Centre accepte de passer l’éponge en mettant l’image sur le compte d’une "blague de mauvais goût, le temps d’une soirée". Mais la coupe déborde lorsque le directeur de l’organisme, Philippe Debroye, découvre deux autres photos publiées début octobre : sur la première, un homme cagoulé, avec une inscription arabe sur le torse, est en posture de tir avec deux armes automatiques. Sur la seconde, un homme en survêtement porte une arme de guerre et des dizaines de munitions. Pour Philippe Debroye, son salarié "fait l’apologie, banalise et justifie le djihad", ce qu’il juge "incompatible" avec une fonction d’éducateur chargé de "jeunes exclus de l’école à cause de troubles du comportement ou ayant des comportements inadaptés". "Ils peuvent dire ce qu’ils veulent, mais ça ne fait pas de moi un terroriste. Ce n’était pas de la propagande pro-islamiste", assure l’éducateur. "J’espérais que cela fasse réagir des gens et que cela provoque un débat, mais ça n’a pas été le cas. Si j’avais su que ça pouvait m’amener à être licencié, je ne l’aurais certainement pas fait", ajoute-t-il, en annonçant qu’il va contester son licenciement devant les prud’hommes. (source AFP)


16 janvier 2015

Solutions d’hébergement pérennes : Hollande devrait présenter un plan de réductions des nuitées hôtelières

Le gouvernement "finalise un plan de réduction des nuitées hôtelières", visant à "aider les personnes démunies à sortir définitivement de la rue", qui sera présenté prochainement par François Hollande, a annoncé jeudi la ministre du Logement Sylvia Pinel. "Notre objectif est de dépasser la seule réponse à l’urgence et d’aider les personnes les plus démunies à sortir définitivement de la rue, en les accompagnant dans un parcours d’insertion vers le logement", a déclaré Sylvia Pinel, lors des Assises pour l’accès au logement des sans-abri, à Paris. "Nous finalisons un plan triennal de réduction des nuitées hôtelières. Son objectif est d’inverser la tendance actuelle, en substituant à l’hôtel des dispositifs alternatifs réellement capables de répondre aux besoins des familles", a-t-elle précisé en clôture de cet événement organisé par la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars). Ce plan doit être annoncé prochainement par François Hollande, selon la ministre, alors que la France compte quelque 140.000 sans-abri et que les associations réclament depuis très (trop) longtemps des solutions d’hébergement pérennes, au-delà des interventions d’urgence. Pour les autorités, l’hébergement en hôtel coûte cher au budget de l’Etat et ne répond pas de façon pérenne à la situation des personnes en difficulté. "Le système a atteint ses limites", a jugé Sylvia Pinel, chiffrant à 40.000 les nuitées hôtelières recensées en 2014. "Mon ambition est simple mais ferme : en 2017, le recours à l’hôtel pour toute nouvelle demande d’hébergement doit être exceptionnel et de courte durée", a insisté Sylvia Pinel. (source AFP)