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20 mars 2020

■ ACTU - Coronavirus : Secteur de la protection de l’enfance

Adrien Taquet a réuni (le 17/03/20) par téléphone les acteurs de l’hébergement en établissements de la protection de l’enfance pour faire un point de situation et un recensement des alertes et des attentes.

I°) POINT DE SITUATION AVEC LES REPRÉSENTANTS DES STRUCTURES COLLECTIVES DE PROTECTION DE L’ENFANCE

Adrien Taquet, secrétaire d’Etat auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, a réuni mardi 17 mars l’ensemble des représentants des structures collectives de protection de l’enfance afin de se concerter sur les dispositions à prendre dans les prochains jours pour garantir la sécurité des enfants protégés, des professionnels, et s’adapter au mieux à la période de confinement annoncée par le Président de la République et le Premier ministre.

Le ministre a pu saluer la mobilisation exceptionnelle des professionnels qui, partout en France, maintiennent un engagement constant pour garantir la qualité et la sécurité de l’accompagnement des enfants. C’est le témoignage unanime de cet engagement des professionnels qui ressort particulièrement des différents témoignages au cours la réunion.

Les interventions successives des participants ont permis de révéler la diversité de situations rencontrées par les acteurs de terrain, de partager les initiatives pertinentes pour répondre à la situation actuelle, mais également de remonter un certain nombre d’inquiétudes et de difficultés communes.

Le manque d’effectifs et de matériel nécessaires au maintien de la scolarisation des enfants protégés, la problématique de la garde d’enfant pour les professionnels de la protection de l’enfance, la disponibilité du matériel de protection face au virus et la prévention des situations de violences entre enfants protégés font partie des défis à relever durant cette période particulière.

Adrien Taquet s’est engagé à ce que soit communiquée d’ici demain à l’ensemble des professionnels exerçant dans les structures de protection de l’enfance une fiche de consignes claires et stabilisées permettant le maintien de l’accompagnement sécurisé et qualitatif des enfants protégés.
VOIR LA FICHE DE CONSIGNES

Le ministre a réaffirmé la nécessité, particulière en cette période de crise, que les enfants ne connaissent pas de rupture de vie, notamment pour ceux qui atteindraient leur majorité durant la période de confinement.

Des échanges de même format seront pérennisés chaque semaine dans les prochaines semaines. Adrien Taquet réunira jeudi de la même manière les représentants des assistants familiaux et des acteurs de l’accompagnement à domicile.

En outre, le ministre est en lien avec l’Association des Départements de France (ADF) et un nombre important de présidents de conseils départementaux pour travailler à ce que les réponses apportées soient coordonnées et harmonisées à l’échelle de l’ensemble du territoire.

II°) DOCTRINES ACTUELLES POUR ASSURER LA CONTINUITÉ DE L’ACTIVITÉ DANS LE SECTEUR DE LA PROTECTION DE L’ENFANCE

Concernant les plans de continuité de l’activité

Il convient à chaque structure d’assurer un plan de continuité d’activités en lien avec le conseil départemental : la mission de protection de l’enfance est une mission de protection des personnes, obligatoire et pour laquelle une continuité de services doit être organisée, même adaptée en cas de circonstances exceptionnelles comme la crise sanitaire actuelle.

Cela vaut pour l’accueil des enfants, pour les mesures de placement comme pour les interventions de protection prévues au domicile familial : les mesures exceptionnelles annoncées engendrent bien entendu des aménagements, comme par exemple des espacements des interventions au domicile, des interventions téléphoniques, etc.

Cela vaut aussi pour l’accueil de certains mineurs en hôtel qui restent sous la protection du Département et pour lesquels une continuité doit être organisée notamment dans l’accompagnement et l’encadrement.

Concernant la garde des enfants des professionnels de la protection de l’enfance

Les professionnels de la protection de l’enfance ne sont pas à ce stade prévus dans le protocole d’accès dérogatoire aux solutions de garde. Ce protocole a été jusqu’alors centré sur les personnels qui interviennent auprès des populations très vulnérables sur le plan sanitaire : hôpitaux, établissements destinés aux personnes âgées et aux personnes handicapées. Ce choix initial se justifie par le besoin d’organiser ce dispositif en urgence et donc définir une cible stricte, spécifique pour ces professionnels.

Le Premier ministre a néanmoins indiqué que « progressivement, ce dispositif sera étendu à tous les enfants de personnels essentiels à la vie de la nation ». Tout est désormais mis en œuvre pour y inclure prochainement les professionnels de la protection de l’enfance.

Concernant les enfants déscolarisés et accueillis de plus en plus nombreux en journée dans les structures collectives, chez les assistants familiaux et au domicile de leurs parents

Des solutions sont actuellement travaillées avec les différents ministères et acteurs pour assurer des renforts auprès des structures et proposer une continuité spécifique de la scolarisation et des activités pour les enfants.

Cela concerne :

- Les étudiants, en lien avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et le CNOUS ;

- Les animateurs sportifs, en lien avec le ministère des Sports ;

- Les enseignants et les jeunes engagés dans le SNU ou le service civique, en lien avec le ministère de l’Education nationale ;

- Les animateurs du secteur périscolaire, en lien avec l’Association des Maires de France et l’Association des départements de France.

Concernant les articulations avec le secteur médico-social

Sophie Cluzel a rappelé dès vendredi la nécessité d’assurer la continuité des prises en charges médico-sociale. Les éléments posés sont les suivants :

- Maintien de l’ouverture des internats (les professionnels de ces établissements bénéficient d’ailleurs de l’accès aux modes d’accueil)

- Nécessité d’organiser sous 8 jours la continuité de services pour les externats et autres services.

Concernant les étudiants en formation en travail social auprès des travailleurs sociaux

Au regard des compétences et de l’appui des étudiants en formation en travail social auprès des travailleurs sociaux, et dans un contexte où ces derniers peuvent avoir besoin d’un soutien encore plus fort avec la fermeture des établissements scolaires, leurs stages au sein des établissements et services peuvent être maintenus avec l’accord du stagiaire, de la structure et de l’organisme de formation. Des instructions ont été passées en ce sens aux instituts régionaux du travail social.

Activation du Plan de continuité d’activités du service 119 – Enfance en danger.

Le Service 119-Allo Enfance en Danger a activé son plan de continuité d’activités pour assurer un maintien de l’activité des écoutants, indispensable au repérage des situations de danger ou de risque de danger d’enfants. L’ensemble de l’équipe du Groupement d’intérêt public enfance en danger continuera par ailleurs à s’articuler étroitement avec les CRIP des conseils départementaux.

Le secrétaire d’Etat et l’ensemble de ses équipes ainsi que la cellule de crise de la direction générale de la cohésion sociale du ministère des Solidarités et de la Santé resteront mobilisés en permanence afin de répondre à toutes les demandes remontées du terrain et permettant la continuité de l’accompagnement des enfants protégés.


20 mars 2020

• TERRAIN - Journal de bord - Dans l’urgence et sans régulation

Par Lise D., éducatrice spécialisée dans une Maison d’enfants à caractère social des Yvelines
Reçu le mercredi 18 mars 2020, 22h40

Je travaille dans un foyer de la protection de l’enfance qui accueille 37 enfants de 3 à 21 ans.

Nous sommes début mars, des collègues alertent en réunion afin d’avoir un protocole clair sur le foyer, des masques, du gel hydroalcoolique et des gants afin de faire face à une éventuelle épidémie. Nous n’avons pas été entendus.

Mardi 10 mars, en réunion institutionnelle, notre directrice répond à nos inquiétudes (faute de protocole) que nous devons nous méfier des Fake news et que le département et la direction de l’association prendront les mesures adéquates mais que pour le moment, nous ne devions pas avoir d’« angoisse ».

Jeudi 12 mars, Emmanuel Macron fait l’annonce de la fermeture des écoles. L’organisation se focalise uniquement sur la prise en charge des enfants, pas sur leur santé ni sur la nôtre.

Samedi 14 mars, le passage au stade 3 chamboule l’organisation une nouvelle fois. Toute l’équipe se retrouve à modifier ses emplois du temps, mais il n’y a toujours pas de protocole interne au foyer. Des enfants sortent en famille puis reviennent au foyer le dimanche soir.

Lundi 16 mars, il n’y a toujours aucune communication générale afin de faire face à cette crise. Deux cas de covid-19, sont connus dans l’institution, mais de manière informelle et non institutionnelle. La seule préoccupation est la prise en charge de vecteurs sains du Virus mais dans quelles conditions ? Aucune réunion de régulation n’est organisée. Tout est dans l’urgence. Alors, par conviction et envie, on continue de bosser pour la plupart sans avis médical. Nous n’avons toujours aucune information et seulement un tube de gel hydroalcoolique. Le lave-vaisselle pour un groupe de 10 enfants est en panne et nous permet de bien les éduquer sur l’importance du lavage des mains mais toujours : « aucune protection ». Les mesures de confinement renforcés sont compliquées à gérer pour les 37 enfants : plus de sorties famille, de visites médiatisées, sorties sur l’extérieur du Foyer (pour les ados) ... La violence est de plus en plus présente et nous sommes seuls désormais pour un groupe de 9 enfants qui ont du mal à garder la distance tant entre eux qu’envers les professionnels. Ils jouent, ils mangent ensemble, ils utilisent les mêmes salles de bains et les mêmes toilettes... Combien de temps tiendrons nous ?

Nous, travailleurs sociaux, sommes toujours motivés pour travailler auprès des enfants et des personnes fragiles. Mais, sans rien pour nous protéger, à devoir gérer nos inquiétudes et celles des publics accueillis, cela devient impossible. Il est vrai que personne n’est indispensable ! Mais à quel prix ?

Adrien Taquet a prévu une réunion mardi 18 mars, afin de répondre à toutes nos questions et nos craintes. Résultat ? Aucune réponse ! Une autre réunion est prévue pour le jeudi 19 mars. En attendant, c’est la démerde.

Une nouvelle fois, les travailleurs sociaux passent à l’as et ne peuvent compter que sur eux. Nous mettons nos familles en danger et personne ne se mobilise. Les conditions de nos institutions dans les médias sont inexistantes, invisibles. Même si la réalité dans le monde hospitalier reste une priorité absolue. Une « Tirailleuse Sociale » en Guerre.

Retrouvez tous les jours les témoignages de travailleurs sociaux en pleine crise sanitaire sous la thématique "Terrain, journal de bord" de notre rubrique Actualité.

si vous aussi, vous souhaitez nous faire part de votre témoignage, écrivez-nous à red@lien-social.com


20 mars 2020

• TERRAIN - Journal de bord - La difficile appréhension de l’hygiène et de la distance

Par Annette, Éducatrice Spécialisée dans un Institut d’éducation motrice.
Reçu le mercredi 18 mars 2020, 20h04

Notre établissement accueille des enfants, des adolescents et des jeunes adultes en situation de handicap (Infirmité motrice cérébrale, polyhandicap, Troubles dans le spectre de l’autisme ou encore troubles du comportement) en internat et en semi-internat.

Les jeunes sont partis en week-end dans leurs familles. Et lundi, dans le lieu de vie, cinq sont revenus sur les huit habituels. L’école est fermée, les activités sont annulées et les sorties extérieures interdites. Les renseignements ont du mal à circuler, il faut aller à la pêche aux infos, pour avoir des instructions claires. On nous rebat les oreilles avec les « gestes barrières », compliqués avec un public pour qui les notions de distance et d’hygiène sont floues ! Le centre tourne presque normalement, dans le lieu de vie, nous sommes jusqu’à neuf professionnels à se croiser sur une journée. L’accueil de stagiaires n’est pas suspendu. Et je m’interroge sur ce turn-over important. Le télétravail est envisagé (quand c’est possible !) pour la semaine prochaine. Mais nous sommes trop peu consultés, pourtant l’élan de solidarité et d’adaptabilité est grand !

Heureusement, ce virus et ce confinement n’entament pas la bonne humeur et l’énergie des jeunes et de l’équipe ! Alors on use d’imagination pour s’occuper, mais surtout : on rit, on chante, on danse … !

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20 mars 2020

• TERRAIN - Journal de bord - Comment tenir sur la durée ?

Par Paola Dumont, assistante de service social en CHRS.
Reçu le mercredi 18 mars 2020, 10h50
Je travaille dans une association qui gère plusieurs structures : Centre d’hébergement de de réinsertion sociale, centre parental, crèche et centre d’hébergement d’urgence. Nous accompagnons des usagers au sein d’appartements éparpillés dans une grande agglomération. Y habitent des familles avec enfants, des couples ou des personnes isolées. Ce sont des français, mais aussi des Sri lankais, des Kurdes ou des afghans. Certains sont autonomes, d’autres non. Certains disposent d’internet, d’autres pas. Certains étrangers parlent notre langue, d’autre pas ou mal. Il est difficile de mesurer leur compréhension de la situation : la gravité de la situation, la nécessité de rester confiné, l’utilisation de l’attestation de déplacement dérogatoire. Une famille que j’ai eue au téléphone avait ainsi compris que le couvre-feu intervenait à partir de midi et qu’elle pouvait sortir librement le matin. La question qui se pose aux professionnels est celle de l’urgence. Doit-on accompagner une mère et ses enfants au chevet de leur père en fin de vie ? Doit-on privilégier ce monsieur seul chez lui qui doit se faire dialyser plusieurs fois par semaine ? Que choisir : me déplacer pour vérifier le degré de compréhension de ce jeune afghan à qui j’ai téléphoné hier (au risque de le contaminer) ou m’abstenir d’aller le rencontrer et constater après coup qu’il est sorti, parce qu’il n’avait pas compris mes explications par téléphone ? J’ai la chance d’appartenir à une association dont le Directeur a tout pris en main : nous sommes tous en télétravail, nous communiquons par courriel ou téléphone professionnel et nous nous sentons épaulés. Je ne sens ni inquiétude, ni panique dans notre équipe. Nous sommes privilégiés par rapport à nos collègues travaillant en Maison d’enfant à caractère social ou en Centre d’accueil d’urgence. Mais, si nous pensons pouvoir assurer sur quinze jours, qu’en sera-t-il si cela doit durer des mois ?

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19 mars 2020

■ ACTU - Consignes d’adaptation à la crise du Covid 19 à disposition des acteurs du secteur de la Protection de l’enfance.

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Adrien Taquet, Secrétaire d’État auprès du Ministre des Solidarités et de la Santé, communique les consignes d’adaptation à la crise du Covid 19 à disposition des acteurs du secteur de la Protection de l’enfance.

Fiche "Consignes" à télécharger

La fiche s’adresse à l’ensemble des professionnels exerçant dans les établissements et services d’intervention à domicile en protection de l’enfance. Une fiche similaire concernant les assistants familiaux sera communiquée sous peu.


19 mars 2020

• TERRAIN - Journal de bord - Malgré le confinement, Lien Social ne lâchera rien !

Par Jacques Trémintin, travailleur social et chef de rubrique à Lien Social

Comme beaucoup, il m’a fallu un certain temps pour assimiler ce qui était en train de nous arriver collectivement.
Lors de la réunion d’équipe de Lien Social par Skype, le lundi 16 mars, l’hypothèse a été évoquée de suspendre notre activité, imprimeur et routeur ayant laissé peser des doutes quant à la pérennité de leurs prestations. J’ai alors mesuré la gravité du moment. Les échanges nous ont heureusement permis de cheminer. Nous pouvions les uns et les autres continuer en télétravail.
Et ce n’était pas le moment de déserter !
A peine la rencontre terminée, je me suis rendu au supermarché du coin. Grosse affluence. Les rayons des pâtes, de lait longue conservation et de papier toilette étaient vides. Une dame s’est exclamée : « les gens sont vraiment idiots de céder à la panique. » Je n’étais pas loin alors d’avoir pensé comme elle. Sauf que son propre caddie était plein. Et que je me suis surpris à prendre deux boites de conserve du même produit, alors que d’habitude je n’en prends qu’une. J’ai regardé autour de moi, un peu honteux. L’inquiétude progressait.
Le mardi matin 17, visite au marché. Devant mon marchand de fromage habituel, il y a toujours une file d’attente de six ou sept clients. Une idée saugrenue m’est alors venue : et si j’imitais une grosse quinte de toux, tout le monde s’éparpillerait et je n’aurais pas à attendre. Je mesurais toutefois combien une telle idée, pour amusante qu’elle fut, pouvait s’avérer déplacée. Elle resta au stade du fantasme. La situation devenait sérieuse : le temps des canulars était passé. Il était onze-heure quand je rentrai à quelques encablures du délai de confinement.
Mon filleul de 24 ans passa à l’improviste pour savoir si je n’avais besoin de rien. Il refusa de me serrer la main et passa aussitôt à la cuisine se laver les siennes. Je le félicitais. Il me répondit : « comme tu es vieux, je ne veux pas te contaminer ». C’est vrai, je n’y avais pas pensé. Je faisais partie des plus vulnérables.
Le mercredi 18, une nouvelle réunion de Lien Social se tint par Skype. La décision fut prise d’ouvrir notre site aux témoignages des professionnels de terrain qui commençaient à morfler autant que les publics qu’ils accompagnaient. L’« appel à témoignages » fut lancé. Les contributions commencèrent à affluer. Celles que nous avons reçues sont intenses, émouvantes, dramatiques. Nous avons décidé de ne pas les publier en bloc, mais de les distiller jusqu’à la fin du week-end, afin qu’elles puissent être lues et perçues une par une. Les suivantes paraitront au fur et à mesure qu’elles nous parviendront. En leur donnant directement la parole, Lien Social se veut au plus proche de ses lecteurs qui, pour beaucoup, sont sur le terrain à faire face avec courage et ténacité à une situation inconnue jusque-là. Avec eux, nous proclamons très fort : «  on ne lâchera rien !  ».


19 mars 2020

■ ACTU - Handicap : mesures et informations - Coronavirus

Secrétariat d’État auprès du Premier ministre chargé des personnes handicapées
- Foire aux questions pour les adultes et enfants en situation de handicap, la famille et les proches aidants, les professionnels médico-sociaux : accéder au site

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Autisme Info Service
Autisme : une plateforme d’écoute renforcée pour soutenir les familles ET LES PERSONNES ADULTES autistes pendant la période de confinement.
La délégation interministérielle autisme et troubles du neuro-développement a organisé le renforcement de la plateforme d’information nationale « Autisme Info Service » en mobilisant à ses côtés le Groupement national des centres de ressources autisme (GNCRA) et le Centre de ressources autisme d’Ile-de-France (CRAIF). Lire le document

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l’APF - France Handicap
mesures prises par l’association en cette période de crise sanitaire et sur les ressources pour informer au mieux les personnes en situation de handicap et leurs proches : accéder au site
Télécharger le FALC "attestation de déplacement dérogatoire"


18 mars 2020

• TERRAIN - CORONAVIRUS : APPEL À TÉMOIGNAGE de travailleurs sociaux en ces temps de pandémie

La pandémie du Covid-19 bouscule toute notre société. Mais elle percute plus particulièrement les plus fragiles et les professionnels du social qui les accompagnent.

Interdiction des visites des intervenants à domicile, difficulté de la gestion des crises à distance, vécu du confinement par les groupes d’internat de mineurs comme d’adultes, tensions liées à la cohabitation contrainte quand les sorties ne sont plus autorisées, délaissement des plus fragiles livrés à eux-mêmes, saturation des procédures déjà longues dont l’échéance est reportée sine die, blocage des accès aux guichets sociaux, etc.
On n’en finirait plus d’énumérer les situations problématiques qui s’accumulent !

Lien Social propose une rubrique « Terrain » aux professionnels souhaitant décrire ce qu’ils vivent.
À vos plumes !
Un journaliste peut aussi dialoguer avec vous et mettre en forme votre témoignage.
Il suffit pour cela de nous écrire (1000 signes max.) sur :
red@lien-social@com
et de nous laisser un numéro de téléphone, une date et une heure pour vous recontacter.


18 mars 2020

■ ACTU - le Secours populaire français appelle à la solidarité.

Urgence coronavirus : l’indispensable solidarité
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Le Secours populaire français prend acte des décisions prises par le Président de la République le 12 mars et se félicite des décisions annoncées visant à soutenir les associations agissant pour l’aide aux personnes en situation de pauvreté, de précarité et à reporter la trêve hivernale. Le Secours populaire partage également l’approche qui consiste à éviter tout repli sur soi, à préserver les liens humains, encourager la mise en mouvement de toutes les solidarités pour que personne ne soit « laissé pour compte sur le bord du chemin », qui qu’il soit sur notre territoire, comme plus largement en Europe et dans le monde. Ainsi, le SPF a mis en place des nouvelles formes de solidarité adaptées à l’évolution de la situation avec le soutien des « Médecins du SPF ».
Dès l’annonce de l’épidémie de coronavirus, le Secours populaire, acteur et promoteur depuis des décennies de la solidarité populaire, s’est immédiatement mobilisé sur le territoire national comme il s’est saisi depuis plusieurs semaines de ce que vivaient ses partenaires chinois et italiens.
Le SPF a lancé un appel d’urgence aux dons anticipant ce qui se produit aujourd’hui en France. Ce sont d’ores et déjà des milliers de personnes qui n’ont pu trouver leurs soutiens habituels auprès de ceux qui ont fermé leurs portes. Ce sont les travailleuses et travailleurs pauvres dont les horaires ou contrats instables ont basculé ou basculent dans le néant et qui viennent bien plus nombreux aux permanences d’accueil, de solidarité et de relais-santé du SPF chercher réconfort, soutien et produits de subsistance. Ce sont aussi beaucoup de personnes sans domicile fixe de tous âges qui sont encore plus démunies face à ce nouvel ennemi insidieux et les personnes migrantes et réfugiées qui ne peuvent « se confiner » où que ce soit et sont inquiètes de risquer de ne pouvoir avoir accès aux soins d’urgence. L’association va soutenir l’accompagnement périscolaire et apporter aux domiciles des plus fragiles, notamment les personnes âgées, les produits indispensables à la vie quotidienne, en particulier dans les lieux où ont disparu les services de proximité.
Le Secours populaire français a besoin d’urgence d’un soutien financier à la hauteur de ses premiers besoins chiffrés (10 millions d’euros) pour maintenir et étendre son soutien aux personnes venant à ses portes (1 300 lieux sur le territoire), comme pour aller à leur rencontre.
Le Secours populaire appelle la puissance publique, sous toutes ses formes, les personnes morales quelles que soient leurs tailles, entreprises, fondations, structures diverses, plus généralement toutes les personnes de bonne volonté à soutenir financièrement par des dons les fédérations, les comités, la structure nationale, pour que le tissu solidaire français soit une toile indéchirable.
Le Secours populaire a également besoin de renfort de bénévoles afin de poursuivre et renforcer ses missions de solidarité. Aussi il en appelle à toutes celles et tous ceux, notamment les jeunes, qui peuvent se mobiliser en offrant du temps aux fédérations et aux comités de l’association.
Le Secours populaire appelle aux dons financiers : www.secourspopulaire.fr


18 mars 2020

► FORUM - La conférence familiale, une innovation en protection de l’enfance

Par Christophe Jabet, Coordinateur de conférence familial au Conseil Départemental de Gironde & Marie-Pierre AUGER, doctorante, Centre de Recherches Éducation et Formation UPL Université Paris Nanterre

L’approche nous vient des antipodes, restant encore confidentielle dans l’hexagone. Sa dimension innovante et créatrice pourrait bien séduire la profession.

Luc et Nadine, 14 et 9 ans, vivent en garde alternée au sein d’une famille recomposée : parents, beaux-parents, grands-parents, tantes, oncles, marraines et parrains. Leurs mère et père arrivent à communiquer sur les petits arrangements du quotidien. Mais l’un des parents a porté des suspicions sur les conditions d’éducation dans « l’autre famille  ». Le dispositif est activé par une évaluation au titre de la protection de l’enfance, une proposition d’aide éducative qui s’avère inopérante, puis une information préoccupante transmise au juge des enfants. En parallèle une proposition de conférence familiale est faite aux deux parents. C’est cette dernière qui mobilise le père qui accepte l’aventure. Un travailleur social ne connaissant pas la famille est nommé parmi les professionnels formés à cette pratique. Il devient le coordinateur neutre et non engagé dans les prises de décision. Il bénéficie de l’étayage d’une collègue et d’une superviseure, l’une des références nationales, garante de l’intégrité du processus. Les conférences familiales ont été créées il y a 40 ans en Nouvelle Zélande, le peuple maori (autochtone) collaborant à la construction de cet outil qui vise à réinterroger les fonctions régaliennes au profit d’une plus grande part décisionnelle des familles concernées
(…)

La rubrique complète de Matière à pensée est à retrouver dans le numéro 1269 de Lien Social

Lecteurs à vos plumes : « Inventeurs au quotidien »
Prenez vos plumes et envoyez nous vos expériences pour être publié dans le prochain numéro spécial qui balance entre innovation et invention au quotidien...