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9 décembre 2014

Légion d’Honneur pour Jean-Pierre Crépieux, cofondateur de L’Arche

Jean-Pierre Crépieux, un des cofondateurs de la communauté de L’Arche qui accueille des personnes handicapées mentales, a été décoré de la Légion d’honneur lundi à l’Elysée par le président François Hollande. Le président de la République a retracé l’enfance douloureuse de Jean-Pierre Crépieux, septième d’une fratrie de huit, "séparé de (ses) frères et soeurs à 5 ans" pour être "placé dans une maison spécialisée à Sainte-Geneviève-des-Bois". Il a aussi évoqué la "joie de vivre" de celui qui après avoir connu "la rue et l’abandon", fut accueilli à 20 ans dans la première communauté de l’organisation, créée en 1964 par Jean Vanier, à Trosly-Breuil, une petite commune de l’Oise. Agé de 70 ans, Jean-Pierre Crépieux vit aujourd’hui dans une maison de retraite à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Il se rend chaque semaine à la communauté de l’Arche d’Ambleteuse, à une dizaine de kilomètres. Créée en 1964, l’organisation, qui fête cette année ses cinquante ans, compte aujourd’hui quelque 150 communautés dans 35 pays, accueillant plus de 5.000 personnes. La cérémonie s’est déroulée trois jours avant la tenue, jeudi, d’une conférence nationale du Handicap


8 décembre 2014

Accessibilité : six associations déposent un recours devant le Conseil d’État

L’Association des paralysés de France (APF), l’Union des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (UNAPEI), la FNATH, association des accidentés de la vie, l’Association pour l’intégration des personnes handicapées moteurs (ANPIHM), l’Association de défense des polyhandicapés (Adepo) et l’association les Droits du piéton ont déposé un recours devant le Conseil d’État concernant l’Ordonnance relative à l’accessibilité. Plusieurs dispositions de cette Ordonnance sont contraires à la loi d’habilitation du 10 juillet 2014 et aux textes internationaux en vigueur. En conséquence, les associations demandent au Conseil d’État de censurer cette Ordonnance. Depuis plusieurs semaines, les associations ont rappelé leur opposition à cette Ordonnance qui propose des délais supplémentaires inacceptables pour rendre la France accessible. Le recours s’appuie principalement sur deux points : la non-conformité de l’Ordonnance par rapport aux dispositions de la loi n°2014-789 du 10 juillet 2014 habilitant le Gouvernement à adopter des mesures législatives pour la mise en accessibilité des établissements recevant du public, des transports publics, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées ; la non-conformité de l’Ordonnance par rapport aux engagements européens et internationaux de la France (Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées ; Pacte international relatif aux droits civils et politiques).


8 décembre 2014

700000 personnes âgées vivent en établissement d’hébergement

Fin 2011, 693 000 personnes vivent dans un établissement d’hébergement pour personnes âgées, soit 5,5 % de plus qu’à la fin 2007. Parmi elles, 265 500 l’ont intégré dans l’année. Une personne sur trois rejoignant un établissement en 2011 le quitte la même année.

Les femmes représentent toujours les trois quarts des effectifs. L’âge moyen des résidents progresse de dix mois par rapport à 2007 et atteint 85 ans. Celui des hommes augmente plus que celui des femmes. L’entrée en institution en 2011 est de plus en plus tardive, en moyenne à 84 ans et 5 mois.

Les résidents sont plus dépendants en 2011 qu’en 2007, surtout les plus jeunes. La part des dépendants parmi les résidents de moins de 70 ans augmente de sept points durant cette période. Fin 2011, 22 % des résidents, soit 152 600 personnes, souffrent de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée.

Environ 238 700 personnes ont quitté un établissement au cours de l’année 2011. Deux tiers de ces sorties correspondent à des décès. La durée moyenne de séjour, 2 ans et demi, reste stable depuis 2007.


5 décembre 2014

La ville de Paris lance son plan hiver pour les SDF

Dans le cadre de son plan hiver, en soutien au dispositif déjà mis en place par la préfecture de région, 12 gymnases seront mis à disposition par la mairie, par roulement, pour des ouvertures de 3 semaines chacun. Le premier d’entre eux se situe près de la place des Invalides et dispose de 50 lits. Pour avoir un lit, il faut avoir été orientés par le samu social, des associations, des travailleurs sociaux. Personne ne peut venir de lui-même, comme le découvre un SDF, obligé de faire demi-tour. "C’est dur, mais les inscriptions sont faites en amont, toutes les places sont en principe occupées. Si un SDF ne vient pas un soir, on appelle le 115 pour dire qu’il reste des lits", explique Louis Michel, responsable du gymnase. Le site ouvre à 18H00, et les sans-abri y restent jusqu’au lendemain 09H00, où ils sont remis à la rue après un petit déjeuner, pour que les lieux soient nettoyés. Mais "le lit, vous allez le retrouver tous les soirs, pendant 21 jours", soit toute la durée d’ouverture du gymnase, explique-t-il à chaque nouvel arrivant. Au terme des trois semaines, le SDF doit retourner vers la structure qui l’a orienté pour être réinscrit. Ces gymnases s’ajoutent aux près de 2.400 places mobilisables durant l’hiver par la région Ile-de-France, en plus des 45.000 places ouvertes toute l’année.


4 décembre 2014

Propos sur les Roms : le tribunal pas compétent pour juger Valls

Le parquet de Paris a estimé jeudi que le tribunal correctionnel n’était pas compétent pour juger le Premier ministre Manuel Valls, poursuivi par une association pour provocation à la haine en raison de propos sur les Roms lorsqu’il était ministre de l’Intérieur. L’association la Voix des Roms poursuit M. Valls pour provocation à la haine raciale en raison de propos tenus en mars et septembre 2013. Alors ministre de l’Intérieur, il avait déclaré que "les Roms ont vocation à rester en Roumanie ou à y retourner", ou encore qu’ils ont "des modes de vie extrêmement différents des nôtres qui évidemment sont en confrontation". Ces propos avaient suscité une vive polémique. Le procureur Anne Coquet estime que les propos de Manuel Valls "ne sont pas détachables de sa fonction de ministre de l’Intérieur" d’alors. La 17e chambre correctionnelle rendra son jugement sur cette question le 19 décembre.


4 décembre 2014

Armée du Salut : campagne sur les "combats silencieux"

L’armée du Salut lance une campagne de sensibilisation sur ses "combats silencieux", alors que sera célébrée vendredi la journée du bénévolat. L’affiche montre une femme allongée dans la rue, sous des couvertures. Le slogan : "Il n’y a que sur les champs de bataille qu’on devrait enjamber les corps". Ces affiches sont déployées dans le métro parisien, sur les murs de la région Ile-de-France, ainsi que ceux de 200 villes en France. La campagne sera également relayée à la radio. Les dons adressés à l’Armée du Salut permettent à l’association, selon ses propres sources, de "servir plus de 3.400.000 repas par an au niveau national, et de fournir 1.740.000 journées d’hébergement, dont 76% pour des adultes en situation de précarité, 17% pour des personnes en situation de dépendance et 7% pour des enfants et adolescents". L’association compte plus de 3.000 bénévoles et près de 2.000 salariés.


4 décembre 2014

Prime de Noël : une reconduction... sans hausse

La prime de Noël, aide exceptionnelle destinée aux plus démunis, sera reconduite mais pas augmentée a déclaré la ministre Marisol Touraine qui précise que "1.830.000 personnes percevront cette prime versée une semaine avant Noël". A 152 euros pour une personne seule et 320 euros pour un couple avec deux
enfants, "les montants versés ne bougeront pas" mais "le nombre de bénéficiaires, lui, augmente sous l’effet de la crise et du nombre d’allocataires", ajoute Mme Touraine, qui précise que "cela représente un coût global de 400 millions d’euros". Cette prime est destinée aux bénéficiaires de certains minima sociaux (RSA, allocation de solidarité spécifique, allocation équivalent retraite et allocation transitoire de solidarité). La prime de Noël avait été attribuée pour la première fois en 1998 par le gouvernement Jospin sous la pression de mouvements de chômeurs, qui réclament depuis des années qu’elle soit sensiblement augmentée et que le champ de ses bénéficiaires soit élargi.


4 décembre 2014

Restos du Coeur Pas-de-Calais (suite) : 50000 euros du gouvernement

Le gouvernement "va apporter un soutien financier de 50.000 euros" aux Restaurants du coeur, après l’incendie de deux entrepôts dans le Pas-de-Calais, a annoncé jeudi la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine, "pour permettre le rachat rapide de denrées alimentaires et faire en sorte qu’ils remplissent leur mission".


3 décembre 2014

Restos du Coeur Pas-de-Calais : Appel au don suite incendie

Les Restos du Coeur vont reprendre au plus tard jeudi la distribution de repas dans le bassin minier du Pas-de-Calais, mais maintiennent leur appel à la solidarité après l’incendie qui a détruit, mardi, deux entrepôts contenant 300 palettes de denrées alimentaires, soit quelque 90 tonnes. Les vivres détruits - ainsi que des jouets de Noël - étaient destinés aux quelque 15.000 personnes bénéficiant habituellement de l’aide des Restos du Coeur dans l’ancien bassin minier du Pas-de-Calais, une zone affectée par une pauvreté et un chômage élevés. Devant l’ampleur du désastre, un appel à "une chaîne de solidarité", notamment auprès de la grande distribution, a été lancé.


2 décembre 2014

Marseille : polémique autour d’une carte santé pour les sans-abri

Un collectif s’annonçant comme étant composé de sans-abri s’est élevé contre une "carte de secours" distribuée à Marseille aux SDF et présentant des informations sur leur santé. "Des polémiques absurdes" selon la mairie. "Sur ce badge qui doit être attaché à l’extérieur et être visible sera écrit le nom, le prénom de la personne et le numéro de sécurité sociale. Il y aura aussi les maladies chroniques que la personne a, comme le diabète, l’insuffisance cardiaque, mais aussi le VIH et la schizophrénie", écrit le collectif "Le jugement dernier".

"Je suis scandalisé par les polémiques absurdes autour de la carte de secours distribuée par le Samu Social, qui remettent en cause non seulement la nécessité absolue de ce dispositif pour les personnes sans domicile fixe mais également les engagements de la Ville de Marseille, du Samu Social et de ses bénévoles pour venir en aide aux plus démunis", a réagi Xavier Mery, adjoint au maire de Marseille délégué à l’intégration et à la lutte contre l’exclusion.