N° 624 | du 6 juin 2002 | Numéro épuisé

Dossiers

Le 6 juin 2002

Quel avenir pour les instituts de rééducation ?

Jacques Trémintin

Thème : Institution

Ces établissements accueillent des enfants et des adolescents victimes de troubles du caractère et du comportement. De là à y envoyer tous les jeunes qui posent problème il n’y a qu’un pas qui est trop souvent franchi. Il est temps de reconnaître à ces institutions spécialisées leur spécificité et de ne pas leur en demander plus. Tour d’horizon en compagnie de quelques instituts de rééducation

Les instituts de rééducation sont peu nombreux en France. On compte environ 330 de ces établissements qui prennent en charge 16 000 enfants. Pourtant, les IR ont réussi, ces dernières années, à se faire entendre. Ils ont même obtenu une couverture médiatique (cf. les deux reportages de M6 et de France 2). À cela plusieurs raisons. En premier lieu, il y a cette Association des instituts de rééducationdes plus dynamique, avec à sa tête un président déterminé, Lionel Deniau, (lire l’interview).

Un regroupement de professionnels militants : l’AIRe

Tout débute dans l’année scolaire 1995/1996, au cours de laquelle des directeurs d’établissement du Finistère puis de Bretagne se réunissent pour échanger sur leurs pratiques respectives. Constatant le manque d’une structure pouvant servir de lieu d’échange spécifique et d’interlocutrice privilégiée auprès des autorités, les statuts de l’Association des instituts de rééducation sont déposés fin 1995. En juin 1996 se tient la première journée d’étude.

L’AIRe va progressivement attirer vers elle la moitié des établissements présents sur le territoire. L’association se définit comme un regroupement de professionnels militants cherchant à faire de la prise en compte des enfants et adolescents souffrant de troubles du caractère et du comportement, un enjeu national. À cet effet, l’AIRe interpelle régulièrement les autorités.

Sa première revendication concerne le changement d’appellation des IR : la prise en compte, dans sa globalité, de la population accueillie, justifie le label Institut thérapeutique éducatif et scolaire. Autre demande forte : que soit mis un terme à la triple habilitation (CDES, PJJ, conseil général) qui multiplie les financeurs au profit d’un mode de financement unifié dépendant de l’assurance maladie (comme pour les autres formes de handicap). C’est donc avec force qu’est revendiqué le maintien des ITES dans le secteur médico-social.

Autre souci essentiel, la réaffirmation de l’importance du partenariat, notamment en ce qui concerne l’éducation nationale qui peine à faire face à ses obligations de mettre à disposition les enseignants nécessaires. L’AIRe s’est dotée d’un comité scientifique destiné à alimenter ses réflexions. Y participent des personnalités issues d’horizons divers. Chaque année, l’AIRe propose un colloque qui réunit les professionnels intéressés par la réflexion et la recherche sur les troubles du caractère et du comportement ainsi que sur les pratiques pédagogiques, éducatives, thérapeutiques pour y remédier.

Ce que les IR ont à dire est d’autant plus précieux qu’ils interviennent sur une fraction de la jeunesse qui défraie la chronique et alimente le débat sur l’insécurité. Qu’on les appelle des sauvageons, des jeunes violents ou des caractériels, c’est là le public qu’accueillent les IR. Leur originalité et leur force résident dans la dimension de leur approche qui ne relève ni de la prévention ni de la répression, mais du soin. Et c’est en cela que leur parole est appréciable : ce qu’ils défendent (et mettent en pratique) constitue une réponse permanente à l’échec et à l’impuissance de la quasi-totalité des autres institutions.

Nous vous proposons d’aller visiter quatre établissements. Chaque institution étant originale et unique, il était difficile d’en choisir une qui soit représentative. Aussi avons-nous préféré illustrer l’innovation et la démarche créatrice auxquelles ces structures sont tenues pour répondre aux défis permanents que leur lancent les publics accueillis. Nous allons donc, surtout aller à la rencontre d’enfants dont les passages à l’acte destructeurs sont autant d’appels à l’aide et de professionnels qui élèvent au rang de mode de vie la patience et l’humanisme.

Comment définir ces enfants atteints de trouble de caractère et du comportement ? Peut-être, en évoquant des situations vécues. Notre rendez-vous avec Jean-Pierre Portier [1], directeur de l’IR de Baron-sur-Odon (Calvados) nous permit de croiser un petit bonhomme de 7 ans qui, à notre arrivée, sortait du bureau de notre interlocuteur. Haut comme trois pommes, il était calme et semblait bien fragile. Sa mère avait, un peu plus tôt dans la matinée, téléphoné à l’établissement en livrant tout son désarroi : son fils refusait de se rendre à l’IR.

Jean-Pierre Portier se déplaça alors pour aller le chercher. S’apercevant qu’il avait omis de s’enquérir de l’étage où habitait la famille, il se rendit très vite compte que ce renseignement n’était pas vraiment utile : on entendait l’enfant du rez-de-chaussée ! Il lui fallut récupérer l’enfant qui s’était réfugié sous un lit. C’est un gamin hurlant et se débattant avec une force incroyable qu’il descendit jusqu’à son véhicule. Une crampe au bras lui faisant faiblir un instant sa contenance, l’enfant s’échappa de ses bras, et s’emparant d’une pierre, fit voler en éclat la fenêtre de la voiture. Le trajet put néanmoins s’effectuer et l’enfant finit par se calmer.

Des explosions de ce type sont monnaie courante dans les IR. Elles sont imprévisibles et peuvent se déclencher à tout moment, sans qu’on puisse ni les prévoir, ni en mesurer, a priori, l’ampleur. Les enfants qui en sont les acteurs sont d’intelligence tout à fait normale. Mais ils se placent dans une position de toute-puissance et ne tolèrent pas qu’on puisse décider pour eux. Ces comportements, aussi aberrants qu’ils puissent paraître, ne peuvent être compris si on ignore la logique de survie et de protection dans laquelle ces enfants évoluent : ils ont le sentiment d’être en danger et sont en bute aux autres, vécus comme menaçants. Leurs passages à l’acte sont autant de réactions de défense et de protection qu’il faut décoder comme étant la manifestation de leur instinct de survie et de protection. Un conflit anodin et ordinaire avec l’adulte ou avec un autre enfant peut avoir des conséquences disproportionnées.

Pour autant, les comportements des enfants semblent s’être dégradés depuis quelques années. Un éducateur technique de l’IR du Perray-en-Yvelines, à quelques mois de la retraite, le confirme. Il y a de cela dix ans, explique-t-il, il pouvait partir sur un chantier horticole avec une dizaine de jeunes, tout se passait bien. Aujourd’hui, il ne prend avec lui que trois garçons. Il lui faut être attentif à tous les instants : vérifier qu’ils n’ont pas décroché au dernier moment la remorque, ne pas les laisser s’approcher du jerrican d’essence (ils seraient capables de s’en asperger mutuellement ou d’y mettre le feu), ne pas leur laisser les outils (ils pourraient se battre avec) etc.

Les IR, explique Christian Breuil, directeur de cet établissement [2], ont trois habilitations possibles : la CDES (pour les enfants souffrant de troubles du comportement), la PJJ (pour ceux ayant commis des actes de délinquance) et le conseil général (pour ceux qui cumulent en plus des difficultés familiales d’ordre social). Outre la complexité administrative que constitue la multiplicité des financeurs, reste la confrontation entre des publics nécessitant une action thérapeutique et ceux relevant d’une logique judiciaire. Cette cohabitation n’est profitable ni aux premiers ni aux seconds. Les uns et les autres nécessitant une prise en compte particulière.

L’IR du Perray, lui, ayant renoncé à l’agrément PJJ, s’est retrouvé avec une augmentation des enfants sur le versant psychiatrie : du coup les passages à l’acte à l’extérieur, fréquents chez les jeunes relevant du placement justice, se sont transformés en agressions à l’intérieur : agressions des jeunes sur eux-mêmes d’abord (comme cet adolescent se précipitant à plusieurs reprises la tête contre le mur ou d’autres s’auto-mutilant), entre eux ensuite (casser une vitre et se saisir d’un morceau de verre pour s’attaquer à un autre jeune n’est pas un acte exceptionnel). Les détériorations matérielles y sont fréquentes. Un couloir a pu être néanmoins préservé : il a servi de support pour une magnifique fresque réalisée par les jeunes. Le travail ainsi effectué est respecté par le groupe (une œuvre identique accueille les voyageurs du train de banlieue au bout du couloir d’accès de la gare du Perray).

Mais l’équilibre du public accueilli est toujours précaire : l’établissement qui les prend en charge ne peut jamais s’enfermer dans la routine. Il doit toujours être capable de rebondir et de s’adapter. Ici, le projet en cours consiste à diminuer le nombre des enfants accueillis dans chaque groupe de vie (trois unités de huit, plutôt que deux de douze) et à réaménager les locaux pour les rendre plus attractifs et fonctionnels.

Cette évolution de la population, Bernard Pointe, directeur de l’institut psycho-pédagogique Jean Bosco [3] à Neuilly-le-Malherbe (Calvados), l’évoque, lui aussi, avec force. Les jeunes qu’il accueille anticiperaient-ils l’évolution sociale plus globale, jouant en quelque sorte le rôle de révélateur ? Il ne le sait pas.

Tout ce qu’il constate c’est une aggravation des troubles de la population prise en charge. Multiplication des agressions sexuelles entre enfants (qui ne sont jamais confondues avec des jeux de touche-pipi ou de découverte réciproques de leur corps), extrême violence se retournant y compris contre les adultes (il y a les périodes « rayures des carrosseries de voiture », d’autres « pneus lacérés », sans oublier « portes de bâtiment démantelées » ou encore le grand classique : « vitres cassées »), trafic de cannabis initiés par des enfants de… 10 ans, vente de cassettes ou de revues pornographiques au sein même de l’établissement.

L’équipe éducative ne reste pas inerte face à ces comportements. Elle réagit tant sur le court terme : l’enfant surpris à détériorer, doit réparer (souvent aux côtés de l’homme d’entretien) et les assurances de sa famille sont sollicitées. Quant aux infractions à la loi, elles sont traitées en collaboration avec la gendarmerie. Mais l’équipe essaie aussi de répondre sur le long terme : de tels passages à l’acte doivent aussi être décodés comme autant de signes de la souffrance à être là, séparé de ses proches.

Ce qui est alors travaillé, c’est d’offrir à l’enfant des perspectives à court terme (pour que l’enfant n’ait pas l’impression d’être là à perpétuité). C’est aussi la personnalisation des lieux et des moyens mis à disposition (le cadre est d’autant moins attaqué qu’il a été investi). Les professionnels savent bien que c’est l’insécurisation qui provoque l’explosion. Les réponses contenantes et apaisantes sont les meilleurs moyens pour désamorcer la violence. Il est étonnant, continue Bernard Pointe de constater comment cette population placée dans certaines conditions réagit complètement différemment à ce à quoi on pourrait s’attendre. Des enfants réputés instables et incapables de tenir en place réussissent néanmoins à siéger au conseil d’établissement, tenant deux heures sur leur chaise, sans qu’on n’ait besoin de les reprendre ni sur leur langage, ni sur leur comportement.

De même pour ces transferts humanitaires en Roumanie que l’institut psycho-pédagogique Jean Bosco organise depuis quelques années. Objectif : aider à restaurer des orphelinats (2 500 m2 de linoléum ont déjà été posés). Les résultats sont à chaque fois étonnants : estomaqués par ce qu’ils constatent, les enfants supportent encore mieux que les adultes ce qu’ils vivent (pourtant, ils mangent toujours la même chose, prennent des douches glacées, vivent dans des conditions sanitaires très difficiles), faisant preuve ainsi d’une générosité impressionnante. Lors du dernier séjour, certains enfants ont même demandé à rester sur place et à ne pas revenir dans leur quartier où ils savaient qu’ils recommenceraient à faire leurs bêtises. Et c’est justement cette richesse que chacun de ces mômes a au fond de lui, que l’institut de rééducation a pour mission de faire émerger.

Cela, l’institut Camille Blaisot de Caen [4] l’a bien compris. Les méthodes utilisées traditionnellement ne peuvent convenir à ces enfants. Jusqu’en 1996 expliquent Michel Desdevises (chef de service éducatif) et Joël Thorel (directeur pédagogique), la scolarisation des jeunes accueillis constituait un véritable défi. Il était déjà arrivé, qu’à la rentrée scolaire, un groupe d’adolescents reste sur le terrain de foot et refuse d’entrer en classe jusqu’à début octobre !

La réflexion qui fut entreprise porta alors sur un constat de base : le système employé faisait violence à l’enfant. Il fallait trouver des modalités qui soient à la fois souples et sécurisantes, pour répondre aux exigences de la scolarité et s’adapter aux situations de crise par lesquelles les jeunes peuvent passer. Le tête à tête entre le prof et ses élèves fut remplacé par une équipe de trois adultes prenant en charge la globalité des enfants. À la classe ordinaire a ainsi succédé le concept de collectif-classe. Le jeune se voit proposer un cheminement individualisé qui tient compte de ses acquis, mais aussi de la période qu’il traverse. Il pourra aller plutôt avec l’enseignant pour des apprentissages fondamentaux ou plutôt avec l’éducateur technique en initiation préprofessionnelle. Des ateliers sont en outre disponibles (création artistique ou vidéo), ainsi que des activités sportives.

Cette réorganisation a porté très rapidement ses fruits. La gestion des situations difficiles s’en est trouvée améliorée. Les problèmes que posaient l’absence ou la mise en difficulté des adultes ont pu être réglés bien plus facilement. D’une part, parce que le relais peut être assuré au sein du collectif adulte. Mais aussi, parce que les professionnels (et en particulier les instituteurs) qui vivaient cette confrontation comme une épreuve pénible et destructrice, ont retrouvé le plaisir de venir au travail. Le dosage et l’articulation des différents parcours deviennent alors vraiment individuels.

Là où cela est le plus net, c’est pour le comportement scolaire des 16-20 ans. Ces jeunes sont intégrés dans une unité appelée Atelier de Médiation par le travail où il s’agit d’élaborer un projet professionnel en s’investissant tant en atelier qu’en stage en entreprises. Le travail scolaire n’y est pas obligatoire. Chacun doit signer un contrat par lequel il est demandeur pour suivre un enseignement général. En cinq ans, sur les 24 élèves qui se succèdent chaque année, seuls deux d’entre eux ont refusé : tous les autres, ayant pris conscience de l’intérêt de l’école pour intégrer un lycée technique ou un apprentissage, ont accepté d’intégrer la classe qui leur était proposée.

Les résultats obtenus ont pu être mesurés par un critère objectif : celui du budget consacré au remplacement de vitres qui s’est effondré. Il y avait avant 1996 jusqu’à 50 fenêtres cassées par jour. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas.

Mais la compréhension n’est pas suffisante pour supporter toutes ces attitudes liées aux troubles du caractère et du comportement. Christian Breuil, directeur de l’IR du Perray-en-Yvelines évoque les difficultés qu’il rencontre à trouver et à garder son personnel : « Des gamins qui sautent du véhicule en marche, d’autres qui passent par la fenêtre du deuxième étage et font de l’équilibrisme sur le balcon… nombreux sont ceux qui ne peuvent plus les supporter ». L’adulte est très vite la cible de gamins hyper sensibles qui cherchent à le déstabiliser et à l’ébranler. Ce directeur dut prendre la décision de fermer l’une de ses unités. Des six professionnels chargés d’encadrer douze jeunes, il n’en restait plus que trois (arrêt de travail, congés, démission). Et les offres d’emploi parues dans la presse étaient restées, depuis des semaines, sans réponses.

Les professionnels ne sont pas les seuls à être ainsi fortement ébranlés. Les familles, qui vivent au quotidien cette confrontation, finissent par s’épuiser et à vivre la cohabitation avec leur enfant comme un véritable calvaire. Elles viennent de tous les milieux sociaux (populaire comme classes moyennes) et partagent le même désarroi.

L’IR de Baron-sur-Odon considère que la place des parents doit être centrale dans la démarche engagée avec leur enfant : il est fondamental de les aider à se revaloriser et à préserver leur investissement. Dans la logique du projet individualisé, l’établissement a formalisé une démarche contractuelle. Des objectifs précis sont élaborés sur lesquels l’équipe éducative s’engage : l’accord de la famille est sollicité sur les améliorations recherchées. Des points réguliers sont faits sur l’évolution constatée.

L’IR propose aux familles, une fois par trimestre, un groupe de parole. Les parents y évoquent fréquemment un sentiment de culpabilité et d’échec : « Qu’ai-je raté dans l’éducation de mon enfant pour qu’il soit ainsi ? » C’est la pensée qui taraude ces familles. Et pourtant, il n’est pas rare qu’elles refusent jusqu’au dernier moment l’orientation en établissement spécialisé. Elles sont mécontentes des institutrices qui ne se montrent pas capables de gérer leur enfant et qu’elles tiennent responsables du rejet que constitue pour elles l’arrivée en IR. Mais, après quelques années de prise en charge au cours desquelles les progrès ont été importants, l’inquiétude surgit à nouveau quand le projet d’un retour dans la scolarité ordinaire devient possible. L’utilité de ces groupes de parole de parents tient aussi dans la possibilité de ne plus être isolé et enfermé sur des problèmes que chacun pense trop souvent unique et propre à son cas personnel.

On ne peut que s’interroger sur le devenir des instituts de rééducation. Pièce maîtresse dans le dispositif de prise en charge des enfants difficiles, ces établissements ne peuvent toutefois continuer à contenir à eux seuls les populations qui mettent en échec l’ensemble des autres institutions. S’ils doivent garder leur place, c’est comme l’un des maillons d’une chaîne où chacun jouerait son rôle. La pédopsychiatrie, la justice, l’éducation nationale, les services d’accompagnement au sein des familles ne doivent plus se décharger sur les IR, des jeunes qui leur posent problème. Les uns et les autres doivent pouvoir intervenir sur tel ou tel aspect de la vie de l’enfant, dans une logique de collaboration et non de passage de la patate chaude.

C’est tout un réseau qui doit donc s’articuler autour de la famille et proposer un projet individualisé adapté à chaque enfant. Cela implique de remplacer les approches traditionnelles de l’accueil indifférencié et massif par des dispositifs souples permettant d’alterner des moments d’internat et d’externat, ou encore proposer des unités d’hébergement ne dépassant pas cinq ou six places.

Et puis, il y a l’attention particulière à apporter aux personnels particulièrement éprouvés par des conditions de travail qui les minent et les épuisent d’autant plus que leur dévouement et leur engagement ne sont ni reconnus, ni intégrés dans la gestion de leur travail. Il ne faudrait pas que la formidable humanité des professionnels qui se confrontent chaque jour à ces gamins ne rencontre que l’indifférence et l’inertie d’une société si prompte par ailleurs à s’offusquer quand ces mêmes jeunes ne sont pas contenus.


[1Institut de rééducation château de Tourmauville - 14210 Baron-sur-Oddon. Tél. 02 31 71 26 10

[2Institut de rééducation - 63, rue de Chartres - BP 8 - 78610 Le Perray-en-Yvelines. Tél. 01 30 46 37 37

[3Institut psycho-pédagogique Jean Bosco - 14210 Neuilly-le-Malherbe. Tél. 02 31 29 32 00

[4Institut Camille Blaisot - BP 5012 - 6, rue des vaux de la folie -14076 Caen cedex 5. Tél. 02 31 53 40 20


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