N°  | du 13 avril 2005 | Numéro épuisé

Critiques de vidéos

Le 13 avril 2005 | Une vidéo de Frédéric Pasca

Les régies au cœur des quartiers. Pour qui et pour quoi ?

Katia Rouff

(2003 - 13 mn)
Diffusé par Le Comité national de liaison des régies de quartier
47 - 49 rue Sedaine
75011 Paris.
Tel. 01 48 05 67 58

Thème : Entreprise d’insertion

« La régie de quartier est d’abord une utopie politique : la volonté de réappropriation d’un quartier par ses habitants », affirme Christian Labouheur, directeur de la régie Bataclan à Bordeaux. « C’est le seul dispositif qui mêle dans son conseil d’administration les élus politiques, les bailleurs sociaux, les habitants et les représentants d’associations », poursuit-il. Le reportage « Les régies au cœur des quartiers. Pour qui et pour quoi ? » présente le quotidien de trois régies : celles de Bordeaux, Pantin (93) et Strasbourg. Il donne la parole à leurs principaux acteurs : salariés, habitants et bénévoles. Les régies de quartier croisent les besoins des demandeurs d’emploi avec ceux des bailleurs sociaux (réfection de halls, travail de peinture, jardinage) et des habitants du quartier. Elles proposent un parcours individualisé aux personnes qu’elles emploient. Il prend en compte les problèmes liés à la santé, au logement, à la justice.

Celle de Pantin travaille en partenariat avec la mission locale, le plan local d’insertion par l’économique (PLIE), la mission RMI. S’adaptant aux besoins spécifiques du quartier, elle a mis en place un point d’accès au droit avec le conseil départemental d’aide judiciaire du 93. La plupart des régies développent également des activités liées à la culture, « la première des choses que l’on abandonne avec l’exclusion », selon Christian Labouheur. À Pantin, les réalisations de l’atelier de mosaïque embellissent le quartier. À Bordeaux, la régie présente des lectures théâtralisées à la bibliothèque du quartier devant l’auteur de l’ouvrage lu. Autant de moyens de valorisation que de création de lien social.

La force des régies est aussi leur mise en réseau par un Comité National. Il en regroupe 140 et compte 7 000 salariés.