N° 819 | du 30 novembre 2006 | Numéro épuisé

Dossiers

Le 30 novembre 2006

Coordinateurs sociaux en commissariat et en gendarmerie

Bruno Crozat

Thème : Travail social

D’ici la fin de l’année, quinze nouveaux coordinateurs sociaux s’installeront dans un commissariat ou une gendarmerie pour ajouter un traitement social à la prise en charge policière. Au total, une cinquantaine de postes existent en France. Alliance contre nature ou vraie solution ? La police et le travail social font-ils bon ménage ? Retour sur une expérience qui a débuté en 1989.

Entre le travail social et l’action des forces de l’ordre, il existe souvent un mur d’incompréhension. Préjugés et suspicions traversent ces deux univers professionnels qui s’ignorent et se redoutent. Pourtant, c’est le même public qu’ils reçoivent, les uns à la gendarmerie ou au commissariat, les autres dans les permanences d’accueil de l’aide sociale. Violences conjugales et intrafamiliales, dépendance à l’alcool ou aux drogues, agressions, troubles du comportement, la litanie des situations humaines les plus dramatiques reviennent chaque jour alimenter un même quotidien.

Depuis une quinzaine d’années, des passerelles existent entre la rigueur de la loi et l’accompagnement social. La police d’abord, la gendarmerie ensuite collaborent avec des professionnels du travail social. Le nombre de ces expériences se multiplie (lire l’historique). En 2004, le premier poste de coordinateur social au sein d’une gendarmerie a été créé à Rillieux-la-Pape, suivi d’un autre poste, toujours en gendarmerie à Villefontaine en Isère, à une trentaine de kilomètres de Lyon. Sur l’agglomération lyonnaise, ce ne sont pas moins de trois postes qui sont aujourd’hui en cours de création dans les commissariats de Villeurbanne, Vaulx-en-Velin et Vénissieux. D’ici la fin de l’année, quinze nouveaux postes verront le jour et viendront s’ajouter aux trente-huit postes actuels qui fonctionnent déjà en France : trente-deux en commissariat et six en gendarmerie.

En 2004, Lien Social s’interrogeait sur ces travailleurs sociaux « traîtres ou précurseurs » ? (Lien Social n° 698 du 28 février 2004). Aujourd’hui, les mêmes questions de déontologie (la question du secret professionnel partagé), de positionnement (quel cadre et quels financements) se posent, mais avec l’expérience mûrie des acteurs, forts de plusieurs années de pratique et de réflexion, avec en toile de fond, le débat sur le projet de loi de prévention contre la délinquance.

Sabine Thibaud est éducatrice spécialisée depuis quatorze ans. Sortants de prison, violences familiales et conjugales, toxicomanies et dépendances ont rythmé toutes ces années son quotidien professionnel. Depuis fin 2004, elle reçoit le même public avec une différence de taille : son bureau est dans la gendarmerie de Rillieux-la-Pape. C’est le premier poste de coordinateur social sur le terrain, à l’intérieur d’une gendarmerie. Le poste a été créé sur des financements préfecture (75 %) et ville de Rillieux-la-Pape (25 %).

Elle est employée par le Centre d’information des femmes et des familles (CIF). « J’ai deux missions : proposer une écoute avec toutes les personnes qui sont en contact avec la gendarmerie, c’est-à-dire un public ultra large, de mineurs, majeurs, victimes et auteurs. Je reçois des cas de violences conjugales, de violences intrafamiliales, des agressions sexuelles, des fugues de mineurs, des divorces non réglés, des conduites alcooliques répétitives, des consommateurs en cours de désintoxication », explique-t-elle. « J’interviens seulement à la demande des personnes ou sur proposition des gendarmes qui les orientent vers moi ».

Un positionnement délicat

Sabine Thibaud sait que sa marge de manœuvre est étroite. Elle ne représente pas les forces de l’ordre, elle n’est pas non plus assistante sociale de secteur. Sa mission se situe donc sur une ligne de crête. « Quand je suis arrivée ici, les gendarmes s’attendaient à ce que je me mêle de choses qui ne me regardent pas ou que je compatisse au sort des jeunes qui brûlent des voitures en leur trouvant des excuses ». Lors de sa prise de poste, il y a eu des rounds d’observation. « Il y a plein de choses avec lesquelles je ne suis pas d’accord », avoue-t-elle « mais je n’interviens pas dans le traitement des dossiers de la gendarmerie, ni dans le fonctionnement de la brigade. Ils ont vu qu’ils pouvaient me faire confiance, quand je disais blanc c’était blanc ».

Mais si gendarmes et coordinatrice sociale ont dû accorder leurs violons, son poste a posé autant sinon davantage de questions aux travailleurs sociaux de son territoire. Peut-on lui faire confiance ? N’est-elle pas l’œil de Moscou ? Comment assume-t-elle la part du secret professionnel ? Tous les acteurs du travail social de son territoire l’ont testée en lui envoyant un ou deux dossiers.

Pour voir ! Peu à peu la confiance s’est installée et la question du secret professionnel s’est résolue par la pratique. « J’explique tout le temps à l’extérieur quel est mon travail, où il commence et où il s’arrête. Je ne suis pas AS de secteur, je ne fais par leur travail sinon ils ne trouveraient aucun intérêt à collaborer avec moi. Mon travail ne consiste pas à suivre les dossiers mais à orienter les personnes vers les bons services et interlocuteurs sociaux. C’est un positionnement qui n’est pas facile à trouver, mais quand on le tient, il faut s’y tenir pour ne pas déraper », reconnaît-elle.

Elle se déplace rarement sur le terrain. En revanche, elle accompagne l’AS de secteur sur sa demande. Elle intervient parfois dans les écoles. C’était le cas dans un collège par exemple où une jeune fille mineure a subi des attouchements sexuels de la part de garçons. Elle ne voulait pas déposer plainte. Sur la demande de l’AS du collège, elle est venue parler à la jeune fille de l’intérêt d’un dépôt de plainte. « C’est important de signifier à ces garçons qu’ils n’ont pas le droit de faire ça. Les jeunes ont besoin que l’on soit carré. Ils n’attendent pas qu’on leur chante la Marseillaise. Il faut leur montrer qu’ils ont franchi la ligne rouge. Mon travail est de poser le cadre éducatif et de travailler dans ce cadre-là. Ces gamins sont comme des plantes, ils ont besoin d’un tuteur ».

Sa mission se limite à conseiller et orienter, elle n’accompagne ni les victimes, ni les auteurs. Elle travaille en lien avec le tribunal, le juge pour enfants, les services sociaux, les associations de Rillieux-la-Pape, les éducateurs et les assistants sociaux. « Si une femme redoute de venir à la gendarmerie, les autres travailleurs sociaux me l’envoient. C’est plus facile pour moi là où je suis, d’aider une femme à porter plainte pour violences conjugales. C’est une relation malsaine et déstructurante. La victime perd la notion de ce qui est juste et de ce qui ne l’est pas. C’est aussi une infraction pénale, un délit, et selon moi la personne violente doit être punie. Je favorise toujours le dépôt de plainte dans ces situations ».

Des résultats

En 2005, elle a reçu 378 personnes dont 70 % de victimes, 30 % d’auteurs. Au total, 1103 interventions et 517 rendez-vous. Sabine Thibaud est convaincue que sa position favorise autant le suivi social que le travail des gendarmes. Ils se coltinent constamment des situations humaines dramatiques sur le terrain. Ils savent que chaque cas pourra bénéficier d’un traitement social, ce qui leur permet de rester dans leur rôle, le respect de la loi.

Il y a moins de fugues à Rillieux-la-Pape. Lorsque la gendarmerie récupère un mineur, elle est tout de suite au courant. Elle reçoit le fugueur et les solutions peuvent être proposées sur le champ pour traiter le problème. « Une gamine a parlé de fuguer à l’école. L’assistante sociale m’a appelée. Certaines choses se disent à l’école, d’autres non. L’AS de l’école doit aussi tenir compte des parents, moi non. Je ne connais pas la mère, je n’ai aucun mandat, j’ai les coudées plus franches. L’impact n’est pas le même. Je peux désamorcer des situations qui auraient dû s’aggraver ».

Au début les jeunes l’avaient surnommée la Poucave des lardus, une balance ni plus ni moins. Aujourd’hui ils viennent la voir de façon plus détendue. « Il n’y a pas d’un côté la loi et de l’autre le social. La loi est aussi là pour aider les jeunes et mon travail dans les écoles est de parler des droits et des devoirs. Si un ado ne se confronte pas à la loi, il grandit dans une faille. S’il frappe sa mère, je le mets face à ses devoirs envers l’adulte même si l’adulte est défaillant ».

Le secret partagé : un vrai faux problème

Réunir la main droite de l’État – celle qui punit - et sa main gauche – celle qui aide et éduque - au sein d’un même lieu est un projet ambitieux qui suscite des questions. Celle du secret professionnel revient avec insistance. Comment partager des informations qui pourront ensuite être utilisées par la police, contre une personne suivie ? Quelles informations livrer ou garder pour assurer le traitement d’un cas sans trahir le secret professionnel. Ce droit de réserve existe par respect des usagers. Pour les protéger d’une instrumentalisation de la part de la police ou des travailleurs sociaux qui pourraient exercer un quelconque pouvoir vis-à-vis d’eux.

Pour beaucoup, la notion de « secret partagé » est un détournement du secret professionnel. Philippe Leyreloup exerce depuis cinq ans dans les commissariats du VIIIe arrondissement, du IXe et le III/VIe de Lyon, et cette question pour lui se dégonfle à l’usage. « Les policiers comme les travailleurs sociaux me voient fonctionner », témoigne-t-il « pour des cas précis, nous échangeons des informations dans l’intérêt de la personne, toujours avec son autorisation. Le reste du temps les policiers n’ont pas à connaître les informations personnelles, d’ailleurs cela ne les intéresse même pas. Ils ont bien d’autres chats à fouetter. »

Le capitaine de police Patrick Mallet au commissariat du VIIIe arrondissement de Lyon, un territoire qui compte 38 % des logements sociaux de la ville de Lyon, tient la même réflexion : « Le secret partagé est une vraie question dont personne ne veut parler et qui finalement n’existe pas faute de débat. Je participe à des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), je rencontre des partenaires en permanence et je peux difficilement rester dans la théorie si je veux que mon action soit efficace. En théorie, je ne devrais même pas transmettre des informations concernant une personne à un travailleur social, ne serait-ce que son identité ! Mais si je veux qu’il fasse son travail, je suis bien obligé de les lui communiquer. » En définitive, le secret partagé est une question de confiance, de pratique.

Philippe Leyreloup tient sa permanence deux demi-journées par semaine dans trois commissariats d’arrondissement de Lyon. Il dispose d’une pochette dans laquelle les policiers lui communiquent les cas qui nécessitent selon eux un traitement social. Il en discute au besoin avec les fonctionnaires qui ont eu la charge de la situation. Depuis cinq ans, une véritable confiance s’est installée entre lui et les policiers, le fruit d’un travail d’explications et d’une pratique quotidienne. Reste qu’il préfère maintenir le vouvoiement dans ses relations de travail avec les policiers pour maintenir une certaine distance. Cela lui permet à l’occasion de reprendre un policier en aparté sur son comportement avec une personne qu’il a mal reçue et de lui dire des choses par forcément facile à entendre. Cette proximité distante lui a valu d’être apprécié et reconnu pour son travail.

Un statut à forger

Il est le seul coordinateur social pour toute la ville. Son poste est financé pour moitié par la ville de Lyon et pour l’autre moitié par des fonds politique de la Ville versés par la préfecture. En revanche, le conseil général du Rhône n’est pas favorable à une démultiplication des coordinateurs sociaux et ne souhaite pas financer d’autres postes aujourd’hui.

L’Association nationale d’intervention sociale en commissariat et gendarmerie (Aniscg) [1] dont il est le vice-président réunit l’ensemble des professionnels travaillant dans les commissariats et les gendarmeries. L’association a rédigé une charte qui permet aux institutions intéressées par la création d’un poste de coordinateur social, de l’envisager dans un cadre de référence [2].

Il s’agit d’uniformiser une mission qui souffre de disparités. Disparités de financement : selon les postes, ils sont financés par la préfecture, le conseil général, des associations ou la commune. Disparité de portage : l’employeur comme le financement dépendent du montage de chaque poste et ne suivent aucune règle. Disparités des demandes : les coordinateurs sociaux répondent à l’appel des policiers pour assurer un traitement social des situations qu’ils reçoivent. Ils sont aussi sollicités par les associations d’aide aux victimes qui souhaiteraient également mettre un pied dans le commissariat. Disparités enfin des territoires. Il n’y a pas de commune mesure entre le coordinateur social de Trappes dans les Yvelines et le poste de Philippe Leyreloup à Lyon. L’un travaille dans une ville de 30 000 habitants qui ne compte qu’un seul commissariat, l’autre dans une ville dix fois plus peuplée qui totalise sept commissariats principaux et neuf arrondissements.

Quelles peuvent bien être les motivations d’un travailleur social quand il décide d’exercer son métier à l’intérieur d’un commissariat ou d’une gendarmerie ? La question s’est posée dès le début pour Philippe Leyreloup. Électricien à la SNCF pendant dix ans, ce n’est qu’à trente ans qu’il a suivi sa formation. Un choix qui s’est enrichi de son expérience précédente et dès sa formation il s’est interrogé sur ce positionnement : pourquoi ne pas travailler à l’hôpital ou au commissariat ? Ce sont les seuls lieux ouverts vingt quatre heures sur vingt quatre où convergent énormément de personnes cumulant des situations sociales difficiles. Pour lui, dans ces lieux où c’est l’action qui prévaut, celle de soigner, prévenir ou réprimander, il est nécessaire d’apporter aussi de l’information au malade, à la victime ou à l’auteur de délits afin de l’aider à se situer.

« Après avoir travaillé avec des anciens détenus et accompagné des personnes hors-la-loi, j’avais quand même une certaine appréhension de me retrouver au milieu de gendarmes », avoue Sabine Thibaud. Son expérience passée s’était nourrie de quelques forts préjugés sur la loi et ceux qui la faisaient respecter. Mais elle aspirait à un renouvellement dans son travail. « Je me suis écœurée à faire du social pour du social. Je voyais ma vie professionnelle très malmenée et je ne voulais pas continuer par dépit un métier que j’avais choisi par engagement ».

Quand l’opportunité se présente en 2004 à Rillieux-la-Pape, Sabine saisit l’occasion comme un défi et comme une planche de salut. C’est le premier poste en France de coordinateur social en gendarmerie. Il n’y a pas d’antécédent, il faut le mettre en place et prouver que cela peut fonctionner. C’est un challenge professionnel qui lui donne un nouvel élan dans sa carrière professionnelle. C’est aussi une réponse qu’elle offre face aux impasses rencontrées dans son précédent poste. La loi apporte un cadre et une référence dont ont manqué nombre de jeunes qui avancent sans se confronter à une autorité familiale qui leur permette de grandir et se retrouvent déstructurés au sortir de l’adolescence.

Si certains coordinateurs sociaux essuient les plâtres, d’autres bénéficient heureusement de l’expérience de leurs aînés. C’est le cas d’Aurélie Pensuet qui a pris ses fonctions en septembre dernier dans la gendarmerie de Villefontaine. Elle est employée par la mairie mais dépend du CCAS. Elle a bénéficié pour son poste de l’expérience passée de Sabine Thibaud. Le cadre de la gendarmerie, du commissariat exerçait une attirance personnelle qu’elle a finalement suivie en prenant son poste de coordinateur social. Elle apprécie le contact, la présence sur le terrain, le côté prévention « J’étais convaincue qu’il y avait un travail en bonne intelligence à faire avec la gendarmerie ou la police. Un travail intéressant et riche à recevoir les personnes qui arrivent au poste », déclare-t-elle. Sa nouvelle affectation jette un petit froid chez ses collègues en polyvalence de secteur et suscite des questions : comment vas-tu travailler avec les gendarmes ? Est-ce que tu devras rédiger des rapports ? Comment vas-tu accepter le rôle répressif des gendarmes ?

À l’expérience, chaque prise de fonction nécessite un effort important d’explication et des rencontres avec les partenaires : gendarmes, policiers, travailleurs sociaux, institutions partenaires. Aurélie Pensuet a pris le temps de découvrir la ville nouvelle de Villefontaine et de rencontrer les autres coordinateurs sociaux de la région et les travailleurs sociaux sur le terrain. Elle est arrivée début juillet 2006 pour ne commencer son travail qu’à la fin du mois de septembre. Une méthode qui porte ses fruits, d’autant que son prédécesseur n’avait pas fait l’unanimité.

Des erreurs à éviter

Un policier ne peut tenir le rôle d’un coordinateur social. Pourtant, il aura fallu presqu’une année pour se rendre à cette évidence à Villefontaine où la mairie avait repris à son compte la demande émanant d’un gendarme qui souhaitait un travailleur social. Mais elle a nommé une femme policier coordinatrice sociale, une situation qui se transforma rapidement en fiasco. « Il faut être sur le terrain », répète Philippe Leyreloup. Cette deuxième règle d’or, il l’a vérifiée sur le terrain. Nommé d’abord à l’hôtel de police central de Lyon, il s’est très vite retrouvé à ne traiter que des dossiers ou au mieux, à convoquer les personnes qu’il souhaitait rencontrer.

Au bout de quelques mois, Philippe Leyreloup s’est rendu compte que son action exigeait une présence physique au commissariat. « Il est nécessaire de rencontrer les gens, de discuter avec le policier qui a reçu la demande et transmis le dossier. Il y a un travail quotidien de pédagogie à faire avec la police et avec les gens en demande. C’est une action de proximité ». Faute de moyens, Philippe Leyreloup ne tient encore aujourd’hui que des demi-journées de permanence, deux fois par semaine dans chaque commissariat, mais le contact avec le terrain est une clé de la réussite. Certains postes en gendarmerie comme en Côte d’Or et en Loire-Atlantique se situent encore au niveau régional et restent donc coupés de ce travail de terrain.

C’est l’urgence qui prévaut dans le travail de la police, pressée par des interventions extrêmement différentes auxquelles s’ajoute un manque de moyens souvent chronique dans les commissariats de quartier. Le travailleur social lui se situe dans un autre temps. Il lui arrive de suivre une situation difficile pendant toute sa carrière. Résoudre un problème dépend de son travail mais aussi du rythme de la personne qu’il suit. Deux temps et deux logiques différents. Entre les deux, le coordinateur social joue un rôle d’interface aujourd’hui reconnu par les policiers et les gendarmes qui en ont l’expérience.


[1Aniscg : Association nationale d’intervention sociale en commissariat et en gendarmerie - 7 Impasse des Champs - 28190 Saint Luperce. Tél. 06 50 55 20 60 - Président : Luc Rudolph.

[2La charte du coordinateur social

Cette charte a été approuvée et se trouve aujourd’hui en cours de signature auprès des différents ministères concernés : Intérieur, Justice et Cohésion sociale. Elle définit le type de professionnel qui intervient en commissariat ou en gendarmerie, à savoir un professionnel du travail social et les rapports qu’il entretient avec les partenaires extérieurs. Elle précise les pièces auxquelles ces professionnels peuvent avoir accès et les conditions dans lesquelles s’exerce ce droit. Elle clarifie les montages financiers de ces postes avec les préfectures, les collectivités territoriales concernées, les associations ou d’autres organismes. Dans tous les cas, l’État finance une partie du poste. Enfin, la charte rappelle l’objet de la mission : accueillir toutes les personnes au commissariat ou à la gendarmerie qui ont une demande à caractère social, qu’elles soient auteur de délits ou victime, majeure ou mineure.


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