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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Dispositif d'adaptation des parcours &#233;ducatifs &#8226; Un pis-aller inventif</title>
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		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
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&lt;p&gt;Depuis 2010 dans le Finist&#232;re Nord en Bretagne, une &#233;quipe d'&#233;ducateurs se sp&#233;cialise dans le suivi de jeunes sous ordonnance de placement, mais qui refusent tout accompagnement. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Notre bilan carbone doit &#234;tre lamentable, nous passons &#233;norm&#233;ment de temps sur les routes. &#187; Cet &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; depuis 25 ans, dont 18 en internat, Denis Mear, est aujourd'hui en bin&#244;me avec Nola Deschamps, 24 ans, en stage de 3&#232;me ann&#233;e du dipl&#244;me d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. Dans le cadre du dispositif d'adaptation des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/1352-1721" rel="tag"&gt;1352&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 2010 dans le Finist&#232;re Nord en Bretagne, une &#233;quipe d'&#233;ducateurs se sp&#233;cialise dans le suivi de jeunes sous ordonnance de placement, mais qui refusent tout accompagnement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre bilan carbone doit &#234;tre lamentable, nous passons &#233;norm&#233;ment de temps sur les routes. &#187;&lt;/i&gt; Cet &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; depuis 25 ans, dont 18 en internat, Denis Mear, est aujourd'hui en bin&#244;me avec Nola Deschamps, 24 ans, en stage de 3&#232;me ann&#233;e du dipl&#244;me d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. Dans le cadre du dispositif d'adaptation des parcours &#233;ducatifs (Dape), ils sillonnent le Finist&#232;re nord pour rencontrer des jeunes sous ordonnance de placement qui, r&#233;calcitrants au cadre, fuguent ou rejettent tout accompagnement. Cet apr&#232;s-midi, apr&#232;s avoir fait chou blanc par deux fois dans un ensemble d'immeubles sociaux d'o&#249; l'on aper&#231;oit, bien au loin, les fl&#232;ches de la cath&#233;drale de Saint-Pol-du-L&#233;on, le duo se rend dans une famille pour pr&#233;parer la fin d'un accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des jeunes confin&#233;s dans leur chambre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ordinaire, l'&#233;change se d&#233;roule sur le palier de la maison de lotissement ; cette fois, le p&#232;re les re&#231;oit &#224; la table du salon. La peau burin&#233;e par son travail d'ouvrier agricole, l'homme tout sec parait afflig&#233; par son fils qui profite du g&#238;te et du couvert, reste confin&#233; dans sa chambre devant les jeux vid&#233;o, casse tout s'il lui refuse de l'argent, et rejette toute proposition de travail ou de formation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Herv&#233; (1), bient&#244;t 18 ans, est absent. &lt;i&gt;&#171; Vous savez que notre accompagnement va s'arr&#234;ter puisque &#231;a fait d&#233;j&#224; trois mois&lt;/i&gt;, pose Denis. &lt;i&gt;Nous allons nous rencontrer pour faire le bilan avec sa r&#233;f&#233;rente sociale. En fait, nous n'aurons pas servi &#224; grand-chose, peut-&#234;tre un peu &#224; vous ? &#187; &#171; C'est s&#251;r, &#231;a m'a apport&#233; du soutien, parce que l&#224; j'en peux plus, je ne sais vraiment pas comment &#231;a va se passer et sa m&#232;re refuse de le prendre chez elle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'adolescent et sa copine font alors leur entr&#233;e, visiblement pi&#233;g&#233;s parce qu'ils n'ont pas rep&#233;r&#233; la Clio banalis&#233;e des &#233;ducateurs. &lt;i&gt;&#171; Bonjour, vous arrivez de la mission locale ? &#187;&lt;/i&gt;, s'amuse Denis. La gamine botte en touche,&lt;i&gt; &#171; moi je suis au coll&#232;ge en 3&#232;me &#187;&lt;/i&gt;, et Herv&#233; souffle : &lt;i&gt;&#171; &#231;a sert &#224; rien, ils font juste faire des CV &#187;. &#171; Dis-leur que tu ne veux pas faire des CV mais trouver du travail, ils sont l&#224; pour t'aider. On a pris contact avec eux, ils t'attendent, ce n'est pas grave si tu as arr&#234;t&#233; la premi&#232;re fois. &#187;&lt;/i&gt; La mollesse d'Herv&#233; laisse peu d'espoir. Face &#224; cette apathie et confiant dans la capacit&#233; de l'adolescent &#224; trouver refuge chez des amis, Denis pr&#233;conise au p&#232;re de le mettre dehors &#224; ses 18 ans.&lt;i&gt; &#171; Sortir de son confort le fera peut-&#234;tre r&#233;agir. Et s'il devient violent, pr&#233;venez les gendarmes, nous avons parl&#233; avec leur service social, ils connaissent la situation. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;manation des maisons d'enfants &#224; caract&#232;re social (MECS) du Finist&#232;re Nord, le Dape existe depuis 2010. Port&#233;e par l'association Don Bosco et bas&#233;e &#224; Landerneau, l'exp&#233;rimentation a d&#233;but&#233; avec trois mi-temps. Aujourd'hui, l'&#233;quipe compte quatre &#233;ducateurs, une psychologue un jour par semaine, une stagiaire et un chef de service &#224; mi-temps, pour une file active de dix jeunes de 15 &#224; 18 ans. Mandat&#233;es par l'aide sociale &#224; l'enfance (Ase), les prises en charge durent th&#233;oriquement trois mois, en moyenne quatre, avec un record de douze.&lt;br class='autobr' /&gt;
Press&#233;e par le temps et sans possibilit&#233;s d'h&#233;bergement, l'&#233;quipe se focalise sur le comment, pas sur le pourquoi, et se fixe des objectifs op&#233;rationnels concrets, valid&#233;s par l'ASE : sortir de la chambre, s'inscrire &#224; la mission locale, retourner &#224; l'&#233;cole, trouver un appartement&#8230; En bin&#244;me, elle intervient l&#224; o&#249; se trouve le jeune : dans la famille, chez les amis, dans la rue&#8230; &lt;i&gt;&#171; Sur trois mois, nous ne pouvons pas proposer un accompagnement global. Le plus important, c'est la rencontre, la recherche de relais et l'adh&#233;sion&lt;/i&gt;, explique Yves Queinnec, le chef de service. &lt;i&gt;Parfois, nous ne rencontrons quasiment que les parents. Nous les cautionnons, parce que souvent leurs enfants seraient plac&#233;s en maison d'enfants &#224; caract&#232;re social, que les &#233;ducateurs ne feraient pas mieux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_7650 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH360/capture_d_e_cran_2023-12-19_a_09.39.33-2efb0.png?1704186186' width='500' height='360' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs du Dape travaillent r&#233;guli&#232;rement avec les jeunes accompagn&#233;s dans des exploitations agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un temps court sans h&#233;bergement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;n&#233;ralement, le Dape intervient aupr&#232;s de jeunes aguerris aux placements et aux attentes des travailleurs sociaux. Pour cr&#233;er le lien, les &#233;ducateurs jouent la carte de l'honn&#234;tet&#233;, ce qui donne des entr&#233;es en mati&#232;re comme : &lt;i&gt;&#171; A priori, on ne peut rien pour toi, mais on nous a demand&#233; de te rencontrer, alors on fait quoi ? &#187;&lt;/i&gt; Puis de la fiabilit&#233;. Durant le suivi, les &#233;ducateurs assurent une visite &#224; domicile et une rencontre &#224; l'ext&#233;rieur par semaine. Le reste du temps, ils maintiennent le contact par t&#233;l&#233;phone. Ensuite, il faut trouver des leviers pour faire accepter la rencontre avec l'adulte. &#199;a peut &#234;tre une promenade au bord de la mer, la d&#233;couverte d'un jardin exotique, un repas au restaurant&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour 30 % des jeunes, &#231;a passe par des immersions &#224; la ferme. &lt;i&gt;&#171; J'en avais marre de parler de travail sans avoir jamais travaill&#233; de mes mains&lt;/i&gt;, rembobine Yohann Durand, &#233;ducateur depuis vingt ans. &lt;i&gt;J'ai donc fait un break pour me former dans une bergerie. J'en ai profit&#233; pour cr&#233;er des partenariats avec diverses exploitations agricoles. &#199;a met les jeunes en prise avec un monde o&#249; ils s'en remettent &#224; l'adulte, parce qu'ils n'ont pas la ma&#238;trise de l'environnement. &#199;a les reconnecte &#224; leur nature et curieusement, quand ils se retrouvent dans un champ &#224; ramasser des poireaux avec des Roumains qui se fichent de leurs difficult&#233;s, il n'y a plus de troubles du comportement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dimension affective assum&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le bureau o&#249; les travailleurs sociaux se retrouvent pour &#233;crire les mails &#224; l'ASE apr&#232;s chaque rencontre, afin &lt;i&gt;&#171; qu'elle ne l&#226;che pas compl&#233;tement le jeune &#187;&lt;/i&gt;, et les fiches de liaison en fin de prise en charge, les &#233;changes informels nourrissent le travail d'adaptation sur le terrain et poussent &#224; se r&#233;inventer. Une r&#233;union d'&#233;quipe hebdomadaire permet de faire le point sur les suivis. Le Dape fonctionne en multi-r&#233;f&#233;rences, tous accompagnent tous les jeunes mais chacun assume ses pr&#233;f&#233;rences. &lt;i&gt;&#171; Cette dimension affective assum&#233;e, nous permet d'assurer un SAV,&lt;/i&gt; affirme Yohann. &lt;i&gt;Quand nous ne sommes plus mandat&#233;s, nous avons un rapport beaucoup plus efficient parce que nous nous sommes choisis. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La nuit est tomb&#233;e, Nola et Denis se garent pr&#232;s de l'&#233;tablissement o&#249; Prune suit sa terminale en pension. Ni l'un, ni l'autre ne la connaissent. Pour ce premier &#233;change, ils s'abritent du vent humide dans un caf&#233;. Crop top d'hiver, doudoune brillante et ongles manucur&#233;s, la fille de 16 ans a &#233;t&#233; orient&#233;e vers le Dape par un &#233;ducateur de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Qu'est-ce que tu attends de nous ? &#187;&lt;/i&gt;, commence Denis. &lt;i&gt;&#171; Je ne veux plus voir ma m&#232;re&lt;/i&gt;, affirme l'adolescente dans un filet de voix mais fermement.&lt;i&gt; Je ne veux plus me battre pour une famille qui n'existe plus. &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s une heure d'entretien, le bin&#244;me ressort avec plus de questions que de r&#233;ponses. Les rencontres avec ses parents, son professeur principal, peut-&#234;tre m&#234;me son petit ami, devraient les &#233;clairer. &lt;i&gt;&#171; Pour avoir une vision globale de la situation, nous tirons tous les fils et nous nous appuyons beaucoup sur les ressources des jeunes,&lt;/i&gt; d&#233;taille Nola. &lt;i&gt;D&#232;s le d&#233;but, nous leur demandons quelles sont les personnes susceptibles de les soutenir parmi les amis, les profs, la famille&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant bien dot&#233;, le Finist&#232;re connait une augmentation des placements et une diminution des places en familles d'accueil et en foyer. Cent trente-quatre jeunes restent en attente de placement, alors les fugueurs qui refusent l'accompagnement finissent par ne plus &#234;tre suivis. Dans ce contexte, le mod&#232;le Dape a d&#233;montr&#233; son utilit&#233; et a &#233;t&#233; dupliqu&#233; &#224; Brest et &#224; Concarneau, dans le Finist&#232;re Sud. Mais il reste un pis-aller, pas une panac&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Nous venons de l'internat, les enfants nous en ont fait sortir,&lt;/i&gt; constate Yohann. &lt;i&gt;On individualise les accompagnements alors que nos gamins souffrent de d&#233;saffiliation, ils recherchent un clan. J'ai bon espoir qu'on revienne &#224; du collectif en multipliant les petites unit&#233;s. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;(1) Les pr&#233;noms des jeunes ont &#233;t&#233; modifi&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Entreprise adapt&#233;e &#8226; T'Cap 21 : destination inclusion</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Entreprise-adaptee-o-T-Cap-21-destination-inclusion</link>
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		<dc:subject>Travailleur handicap&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1349</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans une calanque proche de Marseille, une gare longtemps abandonn&#233;e reprend vie gr&#226;ce &#224; une association de familles de jeunes porteurs de trisomie 21. L'auberge Train Inc Caf&#233; propose le g&#238;te et le couvert. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ici la pression, on la boit, on ne la subit pas ! &#187; Ce slogan plante l'ambiance du tiers lieu, le Train Inc Caf&#233;. En effet, attabl&#233;s ou pos&#233;s dans des transats, les clients se laissent bercer par la douce agitation de cette auberge propice &#224; des rencontres inhabituelles. Depuis janvier 2023, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1349-" rel="tag"&gt;1349&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans une calanque proche de Marseille, une gare longtemps abandonn&#233;e reprend vie gr&#226;ce &#224; une association de familles de jeunes porteurs de trisomie 21. L'auberge Train Inc Caf&#233; propose le g&#238;te et le couvert.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ici la pression, on la boit, on ne la subit pas ! &#187;&lt;/i&gt; Ce slogan plante l'ambiance du tiers lieu, le Train Inc Caf&#233;. En effet, attabl&#233;s ou pos&#233;s dans des transats, les clients se laissent bercer par la douce agitation de cette auberge propice &#224; des rencontres inhabituelles. Depuis janvier 2023, l'association T'Cap 21 g&#232;re une entreprise adapt&#233;e dans l'ancienne gare de la calanque de Niolon, pr&#232;s de Marseille. L'objectif est de faire revivre ce b&#226;timent abandonn&#233; par la SNCF en y cr&#233;ant une &#171; destination inclusion &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec un potager en permaculture, un restaurant, un bar, des chambres d'h&#244;tes et un g&#238;te de randonneurs, l'espace accueille &#224; nouveau les visiteurs et permet &#224; des jeunes porteurs de trisomie 21 d'exercer une activit&#233; salari&#233;e en milieu ordinaire. Pour l'instant, trois d'entre eux ont sign&#233; un contrat en CDI &#224; mi-temps pay&#233; au Smic. Ils tournent sur tous les postes : cuisine, bar, service, mara&#238;chage. La garantie d'&#233;changes potentiellement surr&#233;alistes, toujours porteurs de bonne humeur.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; 29 ans, Dylan commence sa journ&#233;e en assurant la plonge et le rangement de la cuisine ouverte. &lt;i&gt;&#171; J'aime &#234;tre salari&#233; ici, ce que je pr&#233;f&#232;re, c'est le bar, faire des caf&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; Avant de vivre cette exp&#233;rience, il travaillait dans un &#233;tablissement et service d'aide par le travail (Esat), &#224; l'emballage. Une activit&#233; qu'il poursuit parce qu'il y retrouve ses copains et sa ch&#233;rie. &lt;i&gt;&#171; J'aime alterner. Ici &#224; la gare, je vois plein de gens que je ne connais pas&lt;/i&gt;, affirme-t-il dans un sourire, avant de s'assombrir. &lt;i&gt;Mais parfois, les encadrants, David, Christelle ou Carine, crient. &#199;a je n'accepte pas, si c'est &#231;a, je pars. La gare est &#224; tout le monde ! &#187;&lt;/i&gt; David Ferrerez s'affaire aux fourneaux, mais a les oreilles qui tra&#238;nent, et il reconna&#238;t bien son commis : &lt;i&gt;&#171; Il aime revendiquer. &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s avoir exerc&#233; dans un restaurant r&#233;put&#233; de Niolon, le chef a choisi cette aventure et s'en r&#233;jouit, assez fier d'assurer ses trente couverts le midi. &lt;i&gt;&#171; Nous faisons de la restauration depuis fin janvier et les jeunes commencent &#224; int&#233;grer les attentes. Pour qu'ils puissent gagner en autonomie, j'ai d&#233;velopp&#233; une offre snacking, des bases r&#233;p&#233;titives garnies en fonction des l&#233;gumes de saison et de la r&#233;colte potag&#232;re. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_7512 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH187/capture_d_e_cran_2023-11-06_a_13.44.34-02180.png?1699484465' width='500' height='187' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;p&gt;L'auberge Train Inc caf&#233; offre la garantie de rencontres parfaitement d&#233;cloisonn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Activit&#233; en milieu ordinaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; jardin, Lucie, 26 ans, et Pierre-Laurent, 29 ans, s'emploient justement &#224; planter de la m&#226;che, des choux rouges, des radis et des &#233;pinards avec Th&#233;o Ammas, coordinateur du chantier d'insertion Graines de soleil. &lt;i&gt;&#171; Ici, j'assure une prestation pour accompagner les jeunes sur le potager en culture bio. Le but est qu'ils soient autonomes dans le jardin avec l'encadrement d'un professionnel. &#187;&lt;/i&gt; En renfort des deux salari&#233;s, des stagiaires et des b&#233;n&#233;voles participent &#224; l'entretien, tous adh&#233;rents de T'Cap 21. Des mamans d&#233;frichent pendant que Rania traque les escargots et les limaces, Nathan applique des petites billes bleues aux pieds des choux, Ilies arrose. Ce jeudi matin pourtant, le vacarme du marteau piqueur et de la pelleteuse sabote l'harmonie champ&#234;tre. &lt;i&gt;&#171; Ce bruit, &#231;a peut &#234;tre tr&#232;s p&#233;nible pour eux,&lt;/i&gt; souligne Th&#233;o,&lt;i&gt; mais ils arrivent &#224; &#234;tre ensemble, en confiance et &#224; se concentrer sur leur mission. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;&#233; en 2015, T'Cap 21 r&#233;unit une quarantaine de familles vivant dans les environs. &lt;i&gt;&#171; Mon fils a 15 ans, il est en institut m&#233;dico-&#233;ducatif (IME) mais l'accompagnement ne me satisfaisait pas, alors j'ai cherch&#233; sur internet &#8220;activit&#233;s jeunes trisomie 21&#8221;,&lt;/i&gt; d&#233;taille Fatia Atlaoui. &lt;i&gt;Venir ici lui fait beaucoup de bien. En un an, je l'ai vu progresser &#233;norm&#233;ment. &#187; &lt;/i&gt; Th&#233;o confirme : &lt;i&gt;&#171; Il &#233;tait tr&#232;s introverti, ne prenait pas d'initiative et peinait &#224; se concentrer. L&#224;, je lui ai fix&#233; la mission d'arroser, il estime que ce n'est pas suffisant donc il va de nouveau remplir l'arrosoir. &#187;&lt;/i&gt; Puis, avec l'aide de l'animateur, il r&#233;colte d'un coup de grelinette de belles patates douces qu'il pr&#233;sente &#224; sa m&#232;re, avant de les poser avec la r&#233;colte du jour.&lt;br class='autobr' /&gt;
En cuisine, Adeline a rejoint Dylan pour pr&#233;parer les entr&#233;es du midi. &#192; 27 ans, elle vient b&#233;n&#233;volement. &lt;i&gt;&#171; J'habite trop loin,si j'&#233;tais salari&#233;e, je ne pourrais pas &#234;tre &#224; l'heure. J'aime bien &#234;tre b&#233;n&#233;vole, avant j'&#233;tais en Clis&lt;/i&gt; (ndlr : classes pour l'inclusion scolaire), &lt;i&gt;en IME, en foyer, toujours entre personnes trisomiques. Avec T'Cap21, je vois tous types de gens et j'ai rencontr&#233; mon amoureux. Maintenant, on aimerait prendre un appartement en couple avec un &#233;ducateur pour nous accompagner. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voir tous types de gens&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart des jeunes poursuivent un parcours institutionnel. De plus en plus &#233;tay&#233;e, la proposition de l'association de familles vient en compl&#233;ment et parfois m&#234;me s'y substitue, gr&#226;ce au d&#233;vouement des parents. &lt;i&gt;&#171; S'ils ne sont pas stimul&#233;s, ils r&#233;gressent&lt;/i&gt;, constate Kader Boubekeur, le p&#232;re de Rania. &lt;i&gt;Je dirigeais une &#233;quipe de quatre-vingt-dix personnes, j'ai pr&#233;f&#233;r&#233; me mettre &#224; mon compte pour &#234;tre disponible. Elle m'a fait changer, je deviens plus tol&#233;rant, plus ouvert, mais j'ai trop peur qu'elle prenne les transports seule, donc elle ne peut pas &#234;tre salari&#233;e, pour l'instant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;f&#233;rente des salari&#233;s, Christelle Bergamelli vient en appui du chef pour distiller ses conseils et consignes. Pour &#233;tayer sa pratique, elle pr&#233;pare le dipl&#244;me de monitrice-&#233;ducatrice en VAE. Restauratrice, Carine cherchait &#224; rompre avec le stress des restaurants classiques et appr&#233;cie de venir en renfort de l'encadrement.&lt;i&gt; &#171; J'apprends l'accompagnement des jeunes sur le tas. Pour les motiver, on les r&#233;concilie avec l'id&#233;e du travail : par exemple, on danse un peu puis on revient &#224; nos t&#226;ches. &#187;&lt;/i&gt; En effet, le travail se d&#233;roule au son de tubes un brin d&#233;suets qu'&lt;i&gt;&#171; ils adorent &#187;&lt;/i&gt; : Aznavour, Goldman, Claude Fran&#231;ois, C&#233;line Dion, Patrick Juvet&#8230; L'heure du d&#233;jeuner approche, les premiers clients arrivent, notamment les ouvriers de la voierie. Nathan interpelle le conducteur d'engin pour lui signifier &lt;i&gt;&#171; eh, faut mettre un casque pour faire tout ce bruit &#187;.&lt;/i&gt; Tout le monde sourit, la rencontre op&#232;re naturellement.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Venir ici, c'est comme entrer dans une bulle, &#231;a nous sort de notre monde &#187;,&lt;/i&gt; explique un habitu&#233; qui travaille &#224; c&#244;t&#233; avant d'entamer une conversation avec Dylan venu prendre la commande. &lt;i&gt;&#171; Samedi, il faut venir pour l'ap&#233;ro &#187;&lt;/i&gt;, conseille le serveur. &lt;i&gt;&#171; Il y aura de la musique comme le week-end dernier ? &#187;&lt;/i&gt;, s'enquiert le voisin qui sait que le lieu accueille des r&#233;sidences d'artistes. &lt;i&gt;&#171; Non, juste pour boire un verre et je serais en chemise en tant que barman. &#187;&lt;/i&gt; Chaque table devient le th&#233;&#226;tre de dialogues m&#234;lant insolite fra&#238;cheur et s&#233;rieux professionnel. Quand Lucie porte un plateau, la concentration se lit sur son front mais elle peut aussi ponctuer sa mission d'un pas de danse et lancer un &#171; je suis heureuse &#187; communicatif. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle est la fille de Katia Bergamelli, &#224; l'origine du projet. Elle a quitt&#233; un poste &#224; responsabilit&#233; pour monter cette entreprise adapt&#233;e destin&#233;e &#224; la formation et &#224; l'emploi de jeunes sortant d'Esat ou d'IME. Pr&#233;sidente b&#233;n&#233;vole, elle m&#232;ne son activit&#233; comme une professionnelle de l'&#233;v&#233;nementiel. &lt;i&gt;&#171; Je suis juste la maman d'une fille porteuse de trisomie 21 qui n'a pas support&#233; de la voir p&#233;ricliter dans son foyer de vie. Les institutions manquent de travailleurs sociaux et dysfonctionnent &#224; tous les niveaux, alors j'ai d&#233;cid&#233; de proposer autre chose. Nous fonctionnons sous la convention 66, le but est de salarier plus de jeunes sans reproduire l'entre soi que nous avons v&#233;cu dans les institutions. &#187; &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour sa cr&#233;ation, le tiers lieu a obtenu 150 000 euros sur trois ans du minist&#232;re de la Coh&#233;sion sociale. &lt;i&gt;&#171; Nos subventions n'ont rien &#224; voir avec le handicap. Nous avons emport&#233; un appel &#224; projet &#8220;lieu de dynamisation du territoire&#8221;. Nous organisons des &#233;v&#233;nements culturels et sportifs. Le week-end dernier, nous avons log&#233; trente personnes et nous accueillerons bient&#244;t une r&#233;sidence d'artistes. &#187;&lt;/i&gt; L'association vit de ses recettes et de donations priv&#233;es. Un kit de reproduction est en cours de r&#233;alisation pour donner l'envie de dupliquer ce mod&#232;le inclusif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Site : tcap21.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Accueil de jour &#8226; Savoir exp&#233;rientiel et travail social, les deux font la paire</title>
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		<dc:subject>Addiction</dc:subject>
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&lt;p&gt;L'intervention de travailleurs pairs aux c&#244;t&#233;s des travailleurs sociaux apporte une plus-value pour les usagers et l'&#233;quipe. Rencontre avec Marin Camus, travailleur pair chez Aurore, sur la pr&#233;vention des addictions. &lt;br class='autobr' /&gt; Sur le boulevard Magenta &#224; Paris, pr&#232;s de la gare de l'Est, le service Itin&#233;rances propose un accueil de jour pour un public en errance de 18 &#224; 30 ans, &#171; majoritairement des jeunes d'Afrique de l'Ouest, sans papiers, sans ressources et sans domicile, pr&#233;cise Aur&#233;lie Drevet, l'une des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Fabrique-du-social" rel="directory"&gt;Fabrique du social&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1347-" rel="tag"&gt;1347&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'intervention de travailleurs pairs aux c&#244;t&#233;s des travailleurs sociaux apporte une plus-value pour les usagers et l'&#233;quipe. Rencontre avec Marin Camus, travailleur pair chez Aurore, sur la pr&#233;vention des addictions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_7397 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH201/capture_d_e_cran_2023-10-07_a_08.55.28-7ae5c.png?1697061658' width='500' height='201' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
Sur le boulevard Magenta &#224; Paris, pr&#232;s de la gare de l'Est, le service Itin&#233;rances propose un accueil de jour pour un public en errance de 18 &#224; 30 ans, &lt;i&gt;&#171; majoritairement des jeunes d'Afrique de l'Ouest, sans papiers, sans ressources et sans domicile,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Aur&#233;lie Drevet, l'une des trois &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es de l'&#233;quipe. &lt;i&gt;Ici ils peuvent se poser, prendre une douche, un caf&#233;, laver du linge et b&#233;n&#233;ficier d'un suivi social. &#187;&lt;/i&gt; Ils peuvent aussi, un apr&#232;s-midi par semaine, rencontrer deux pair-aidants salari&#233;s de l'association Aurore. &lt;i&gt;&#171; Avec mon coll&#232;gue Soumani Soumare, on intervient sur les questions d'addictions, de sant&#233; mentale et de parcours migratoire &#187;&lt;/i&gt;, explique Marin Camus. Ce 20 septembre, la s&#233;ance de &#171; reprise de contact &#187; apr&#232;s la tr&#234;ve estivale consiste &#224; &#233;changer des nouvelles pendant une heure et demi. L'occasion d'aborder des sujets plus ou moins sensibles. &lt;i&gt;&#171; L'un d'eux m'a demand&#233; des contacts pour faire de la boxe. Un autre m'a parl&#233; de son hospitalisation en psychiatrie et des s&#233;ances d'hypnose, car je suis pass&#233; par l&#224; moi aussi. &#187;&lt;/i&gt;
&#192; 27 ans, Marin Camus a connu la consommation de drogues entre 13 et 23 ans. Ce parcours l'a conduit &#224; &#234;tre intern&#233; en psychiatrie avec un diagnostic de psychose li&#233;e aux psychotropes. Puis pendant quatorze mois, il a int&#233;gr&#233; la Communaut&#233; th&#233;rapeutique d'Aubervilliers, dont le fonctionnement repose sur la pair-aidance. &lt;i&gt;&#171; L&#224;-bas, j'&#233;tais d&#233;j&#224; dans l'entraide, puis j'ai continu&#233; dans un autre lieu de vie, donc j'avais une pratique b&#233;n&#233;vole de pair-aidant &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-il. Une fois sorti de sa d&#233;pendance, Marin a repris des &#233;tudes, pass&#233; un &#233;quivalent du Bac, s'est form&#233; &#224; la boxe, a fait du b&#233;n&#233;volat dans une structure de soins en addictologie et effectu&#233; un service civique.
En mai 2022, Aurore lui propose d'int&#233;grer son projet &#171; pr&#233;vention des addictions et pair-aidance &#187; (1) et le forme &#224; cette pratique. &lt;i&gt;&#171; En quatre jours, on les fait r&#233;fl&#233;chir sur la fonction de pair-aidant et l'utilisation de leur savoir exp&#233;rientiel. On leur donne des bases th&#233;oriques sur le m&#233;canisme d'addiction, des outils d'animation de groupe et on les aide &#224; construire quelques s&#233;ances de pr&#233;vention aupr&#232;s d'un public jeune &#187;&lt;/i&gt;, explique Lilian Fr&#233;tign&#233;, coordinateur du projet, lui-m&#234;me ancien consommateur de drogues devenu moniteur-&#233;ducateur et certifi&#233; &#171; patient-expert &#187;.
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Identification positive&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis pr&#232;s d'un an, l'&#233;quipe du service Itin&#233;rances s'enrichit donc de la sp&#233;cificit&#233; des interventions des pair-aidants. &lt;i&gt;&#171; On connaissait le principe et on a pens&#233; qu'il y avait un besoin &#187;&lt;/i&gt;, rapporte Aur&#233;lie Drevet. G&#233;n&#233;ralement, l'intervention du bin&#244;me commence dans la salle d'accueil puis la discussion se poursuit dans une salle de r&#233;union. &lt;i&gt;&#171; Nous n'y sommes pas pr&#233;sents pour que les &#233;changes soient plus libres &#187;&lt;/i&gt;, ajoute l'&#233;ducatrice. D'autres fois, comme aujourd'hui, le bin&#244;me reste dans la salle d'accueil pour cr&#233;er du lien avec les nouveaux usagers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Leur mission consiste &#224; &#233;tablir un lien de confiance, offrir un espace de parole aux usagers et &#224; favoriser le dialogue avec les autres professionnels. &lt;i&gt;&#171; Ils se pr&#233;sentent aux jeunes en tant qu'ex-consommateur, en tant qu'exil&#233;, ils partagent leur propre histoire, c'est une autre fa&#231;on d'entrer en lien &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Camille Toadec, &#233;ducatrice. L'exp&#233;rience commune g&#233;n&#232;re une identification avec les pair-aidants, figures positives avec un travail reconnu au sein d'une &#233;quipe de professionnels. &lt;i&gt;&#171; C'est encore plus vrai avec mon coll&#232;gue Soumani : ils le per&#231;oivent tout de suite comme un des leurs, car c'est un exil&#233; comme eux, et le fait qu'il ait pu s'en sortir leur donne espoir &#187;&lt;/i&gt;, rapporte Marin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au fil des interventions, le bin&#244;me propose des d&#233;bats, du th&#233;&#226;tre d'improvisation, Soumani anime des s&#233;ances photo, Marin leur montre des rudiments de boxe. &lt;i&gt;&#171; Notre savoir exp&#233;rientiel nous apporte une connaissance fine des ressentis, nous permet de reconna&#238;tre certains signaux, d'anticiper certaines r&#233;actions&lt;/i&gt;, explique Marin. &lt;i&gt;Au d&#233;but, ils nous ont pos&#233; des questions sur la consommation de drogue, ont &#233;voqu&#233; leur propre exp&#233;rience, deux d'entre eux nous ont dit qu'ils &#233;taient d&#233;pendants. Ils savent qu'il n'y a pas de jugement, pas d'enjeu. On d&#233;-stigmatise l'addiction en expliquant qu'il s'agit d'une maladie, qu'il faut se faire aider et on les encourage &#224; en parler aux travailleurs sociaux. &#187;&lt;/i&gt; Le passage de relais fonctionne : un jeune qui avait une injonction de soins a ainsi pu demander de l'aide aux &#233;ducatrices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Passer le relais aux &#233;ducateurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pair-aidants lib&#232;rent aussi la parole sur la sant&#233; mentale. La plupart des usagers vont tr&#232;s mal mais ne le montrent pas, par pudeur ou par crainte de cons&#233;quences sur leur r&#233;gularisation. &lt;i&gt;&#171; Pour eux, nos s&#233;ances sont une rare occasion de partager leur v&#233;cu, leur parcours d'exil, les violences, la survie dans la rue. Ensuite ils osent davantage parler aux travailleurs sociaux de ce qu'ils vivent, au lieu de dire que tout va bien. Et quand j'&#233;voque mon s&#233;jour en psychiatrie, &#231;a contribue aussi &#224; changer les repr&#233;sentations. &#187;&lt;/i&gt; L'&#233;quipe d'Itin&#233;rances appr&#233;cie la coop&#233;ration, compl&#233;mentaire, avec ce nouveau profil de travailleurs sociaux. &lt;i&gt;&#171; Ils abordent plein de sujets, les jeunes leur confient des choses qu'ils ne nous ont jamais racont&#233;es&lt;/i&gt;, remarque Camille Troadec. &lt;i&gt;Ils nous disent que &#231;a leur fait du bien et en tant qu'&#233;ducateurs, cela nous permet de reprendre ces sujets et d'aller plus loin dans l'accompagnement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En plus d'Itin&#233;rances, Marin est intervenu en mission locale aupr&#232;s d'un public en Contrat engagement jeune, dans des foyers pour mineurs &#233;trangers non accompagn&#233;s, aupr&#232;s de mineurs d&#233;crocheurs des &#171; Promos 16-18 &#187; de l'Afpa. Ses interventions sont rod&#233;es. &lt;i&gt;&#171; D'abord on instaure la confiance et le dialogue par des jeux &#8220;brise glace&#8221;. Ensuite on travaille sur les &#233;motions, notamment la peur, on les fait t&#233;moigner, se questionner, on fait le lien avec la consommation de produits. Et dans un troisi&#232;me temps, on travaille sur l'affirmation de soi : la confiance en soi, savoir dire non face au groupe de pairs, etc. Il faut que &#231;a soit ludique et interactif : la boxe et les impros de th&#233;&#226;tre constituent de bons outils &#187;&lt;/i&gt;. Le pair-aidant continue &#224; se professionnaliser gr&#226;ce aux s&#233;ances mensuelles d'analyse de pratique et ne compte pas s'arr&#234;ter l&#224;. Il songe &#224; devenir &#171; m&#233;diateur de sant&#233; pair &#187; ou &#224; se former &#224; la &#171; psychoboxe &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;(1) Projet soutenu par l'ARS Ile-de-France, qui vise &#224; pr&#233;venir les addictions chez les jeunes accueillis en institution et &#224; favoriser l'insertion professionnelle par la pair-aidance.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt; Susie Longbottom, d&#233;l&#233;gu&#233;e m&#233;tier &#171; pair-aidance &#187; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ma mission est de d&#233;velopper la pair-aidance au sein d'Aurore. Une quinzaine d'&#233;tablissements ont int&#233;gr&#233; des travailleurs pairs dans leurs effectifs, notamment en addictologie, en centre d'h&#233;bergement et dans les &#233;quipes de maraudes. Quand le travailleur pair est int&#233;gr&#233; &#224; l'&#233;quipe, il faut que ses missions soient claires et bien d&#233;finies, sinon il risque de glisser vers une fonction de travailleur social. Il faut savoir bien utiliser ses comp&#233;tences, son savoir exp&#233;rientiel et l'accompagner dans sa mission. J'interviens en appui pour associer les &#233;quipes &#224; cette r&#233;flexion et faciliter l'int&#233;gration. La culture de la pair-aidance est bien d&#233;velopp&#233;e dans le champ de la sant&#233; ou de l'addictologie, elle l'est beaucoup moins dans celui de l'h&#233;bergement ou de la veille sociale. Les freins sont l'absence de dipl&#244;me et de statut de pair-aidant, qui engendre des probl&#232;mes de grille salariale et de reconnaissance par les coll&#232;gues. Mais quand &#231;a fonctionne bien, c'est un vrai atout pour les &#233;quipes. &#187; &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Contact : s.longbottom@aurore.asso.fr ou l.fretigne@aurore.asso.fr&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Autisme &#8226; De l'autod&#233;termination vers l'autonomie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Autisme-o-De-l-autodetermination-vers-l-autonomie</link>
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		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
		<dc:subject>1345</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans les C&#244;tes-d'Armor en Bretagne, cinq associations mettent &#224; disposition des professionnels pour cr&#233;er un service d'accompagnement m&#233;dico-social pour adultes handicap&#233;s avec troubles du spectre autistique. Depuis quatre ans, l'&#233;quipe de sp&#233;cialistes pluridisplinaire multiplie les outils pour aider les b&#233;n&#233;ficiaires &#224; formuler leurs besoins et &#233;laborer des strat&#233;gies pour vivre mieux. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &#192; Lannion, tout le monde conna&#238;t Corentin &#187;, observe Anne Sol&#233;ne Droumaguet, son &#233;ducatrice r&#233;f&#233;rente. Petit sourire (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Fabrique-du-social" rel="directory"&gt;Fabrique du social&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Autisme" rel="tag"&gt;Autisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1345-" rel="tag"&gt;1345&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans les C&#244;tes-d'Armor en Bretagne, cinq associations mettent &#224; disposition des professionnels pour cr&#233;er un service d'accompagnement m&#233;dico-social pour adultes handicap&#233;s avec troubles du spectre autistique. Depuis quatre ans, l'&#233;quipe de sp&#233;cialistes pluridisplinaire multiplie les outils pour aider les b&#233;n&#233;ficiaires &#224; formuler leurs besoins et &#233;laborer des strat&#233;gies pour vivre mieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; &#192; Lannion, tout le monde conna&#238;t Corentin &#187;&lt;/i&gt;, observe Anne Sol&#233;ne Droumaguet, son &#233;ducatrice r&#233;f&#233;rente. Petit sourire et regard malicieux, l'int&#233;ress&#233; r&#233;pond : &lt;i&gt;&#171; Oui, mais moi je ne connais pas tout le monde. &#187;&lt;/i&gt; Atteint de troubles du spectre autistique, Corentin G&#233;rard a quitt&#233; le giron maternel depuis un an et demi. &#192; 24 ans, il travaille son autonomie, seul dans son appartement. Situ&#233; en plein centre de cette ville d'environ vingt mille habitants, il lui permet d'avoir une vie sociale &#224; port&#233;e de pieds. Corentin est d'ailleurs un habitu&#233; du Flambard, incontournable bistrot interg&#233;n&#233;rationnel, convivial et cosy. Il y entre comme chez lui, salue &lt;i&gt;&#171; la meilleure serveuse du monde &#187;&lt;/i&gt; et ignore royalement les autres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une fois attabl&#233;, il enfile les caf&#233;s cr&#232;me en racontant son parcours, un peu contrari&#233; d'&#233;voquer autre chose que sa passion : le manga. &lt;i&gt;&#171; Suite &#224; un traumatisme post-traumatique &#187;&lt;/i&gt;, sa mani&#232;re de dire qu'il a subi le harc&#232;lement scolaire comme la plupart des personnes autistes, il interrompt sa scolarit&#233; en 1re. Il n'a pas adh&#233;r&#233; au dispositif unit&#233;s localis&#233;es pour l'inclusion scolaire (ULIS) : &lt;i&gt;&#171; J'aimais pas trop l'ambiance, j'&#233;tais vieux et aigri, les autres &#233;taient jeunes et cons &#187;&lt;/i&gt;. Il &#233;voque &#233;galement des &#171; stages &#187; en institut m&#233;dico-&#233;ducatif (IME) et en &#233;tablissement et service d'aide par le travail (ESAT). &lt;i&gt;&#171; J'ai bien vu ces espaces o&#249; l'on r&#233;unit les handicap&#233;s pour que dans la vraie vie on ne les voie plus, il y a un aspect s&#233;gr&#233;gationniste. Moi, je veux travailler dans le milieu ordinaire &#224; temps partiel. &#187;&lt;/i&gt; Il ambitionne surtout de percer dans la bande dessin&#233;e. Il y d&#233;ploie beaucoup d'&#233;nergie, auto-&#233;dite des albums, s'invite &#224; des signatures aupr&#232;s des professionnels, expose ses dessins&#8230; En attendant la gloire, lorsqu'il quitte le bar, la serveuse lui rappelle gentiment : &lt;i&gt;&#171; dire &#034;bonjour&#034; quand on entre dans un lieu, &#231;a fait partie des codes qui facilitent la vie &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour avancer dans son projet et gagner en autonomie, Corentin s'appuie aussi sur le service d'accompagnement m&#233;dico-social pour adultes handicap&#233;s avec troubles du spectre autistique (Samsah TSA). L'&#233;quipe le suit depuis sa cr&#233;ation en novembre 2018. Gr&#226;ce &#224; des mises &#224; disposition de salari&#233;s par diverses associations (1), elle fonctionne en interdisciplinarit&#233; : &#233;ducateurs, infirmi&#232;re, coordinateur, ergoth&#233;rapeute, psychologue, psychiatre, conseiller en insertion professionnelle, secr&#233;taire. Les quinze professionnels (6,8 &#233;quivalents temps plein) ont un agr&#233;ment de l'agence r&#233;gionale de la sant&#233; (ARS) pour vingt suivis sur le d&#233;partement des C&#244;tes-d'Armor. Faute de place ailleurs, la file active compte trente-deux personnes. Chacune b&#233;n&#233;ficie d'un trio r&#233;f&#233;rent : &#233;ducatrice, infirmi&#232;re, psychologue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Interpr&#233;ter les signaux&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Corentin me fait d&#233;couvrir Lannion &#187;&lt;/i&gt;, s'amuse Anne Sol&#233;ne Droumaguet en le retrouvant au Fablab. Le jeune homme s'est port&#233; volontaire pour y organiser un atelier d'animation vid&#233;o, le lendemain. Parfaitement dans son univers, il jongle entre les ordinateurs. &lt;i&gt;&#171; Ici, la moyenne d'&#226;ge est de 40 ans et il y a des personnes tr&#232;s pointues avec qui j'apprends &#224; utiliser l'imprimante 3D. &#187;&lt;/i&gt; Il a donc choisi ce lieu, d&#233;couvert gr&#226;ce &#224; la mission locale, pour rencontrer son &#233;ducatrice. &lt;i&gt;&#171; Elle m'aide &#224; me canaliser dans mes projets&lt;/i&gt;, analyse-t-il avant de se moquer. &lt;i&gt;En vrai, le Samsah sert &#224; faire des balades au bord de la mer. &#187;&lt;/i&gt; En fait, la conversation tourne surtout autour de l'hygi&#232;ne et de l'intervention d'une aide &#224; domicile. La maman appelle d'ailleurs l'&#233;ducatrice pendant le rendez-vous et s'enquiert de l'avanc&#233;e du dossier.&lt;i&gt; &#171; Ma m&#232;re commence juste &#224; comprendre que je suis parti, elle s'inqui&#232;te toujours pour moi et critique ma mani&#232;re de passer l'aspirateur. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;span class='spip_document_7266 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L450xH389/capture_d_e_cran_2023-09-11_a_13.21.36-e7836.png?1694642464' width='450' height='389' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Apr&#232;s quinze minutes, il n'en peut plus : &lt;i&gt;&#171; L&#224;, il faut que j'installe les logiciels &#187;&lt;/i&gt;. L'&#233;ducatrice prend quand m&#234;me le temps de l'inviter &#224; un atelier &lt;i&gt;&#171; gestion des impr&#233;vus &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes form&#233;es &#224; l'autisme et poursuivons notre formation en continu sur des th&#232;mes sp&#233;cifiques : la sexualit&#233;, les addictions, les particularit&#233;s sensorielles, la gestion de la douleur&lt;/i&gt;, explique Anne Sol&#233;ne Droumaguet. &lt;i&gt;Ils sont verbaux et n'ont pas de d&#233;ficit intellectuel, mais ils ne savent pas interpr&#233;ter les signaux, tout leur demande un effort. Ils font du lien mais il faut les aider puis trouver des strat&#233;gies. &#187;&lt;/i&gt; Accompagn&#233; au permis de conduire, Corentin a de lui-m&#234;me mis fin &#224; l'exp&#233;rience, &lt;i&gt;&#171; trop compliqu&#233; &#187;&lt;/i&gt;. &#192; 23 ans, Noah a, pour sa part, opt&#233; pour une voiture sans permis et trouve sa place dans la circulation pour aller de son domicile, une tiny house ind&#233;pendante dans le jardin de ses parents, &#224; son lieu de travail, un restaurant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Na&#239;vet&#233; sociale&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les deux jeunes se rencontrent pour la premi&#232;re fois dans un bureau pr&#234;t&#233; pour l'occasion &#224; l'&#233;quipe mobile. Une infirmi&#232;re, Sarah Bouin, anime avec l'&#233;ducatrice l'atelier &#171; Remue-m&#233;ninges &#187;. &#192; l'aide de fiches, elles questionnent leur r&#233;action face &#224; diverses situations. &lt;i&gt;&#171; Mon chauffage est en panne. Je suis inquiet, agac&#233;, contrari&#233;, d&#233;sempar&#233;, indiff&#233;rent ? &#187;&lt;/i&gt; Ils se d&#233;clarent indiff&#233;rents. &lt;i&gt;&#171; Quelles cons&#233;quences : d&#233;pense impr&#233;vue, appr&#233;hension, baisse de moral, perte de temps, inconfort, prise de risque ? &#187;&lt;/i&gt; Pour les deux, c'est clair : aucune. Apr&#232;s avoir discut&#233; de la menace de moisissures ou de tomber malade, l'un appelle sa m&#232;re, l'autre son p&#232;re. Fiche suivante : &lt;i&gt;&#171; Je me sens tr&#232;s fatigu&#233; et je crois que j'ai de la fi&#232;vre &#187;&lt;/i&gt;. Corentin devient lyrique : &lt;i&gt;&#171; Je me mets &#224; nu, comme &#231;a je laisse monter la flamme&#8230; et j'appelle ma m&#232;re &#187;&lt;/i&gt;. Beaucoup plus timidement, Noah pense se d&#233;brouiller seul, il a appris &#224; appeler le m&#233;decin. &#199;a impressionne Corentin. Lui aussi veut apprendre.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exercice dure une demi-heure, les deux d&#233;clarent l'avoir appr&#233;ci&#233; et &#234;tre pr&#234;ts &#224; recommencer. Cette rencontre avait aussi pour objectif d'inciter Corentin &#224; s'inscrire au groupe &#171; vie affective et sexuelle &#187;, qui compte sept jeunes, dont Noah. Le sujet est sensible quand, victimes de &#171; na&#239;vet&#233; sociale &#187;, neuf femmes autistes sur dix subissent des violences sexuelles. &lt;i&gt;&#171; Ce groupe permet d'expliquer le consentement pour &#233;viter d'&#234;tre victime, ou agresseur sans en avoir conscience&lt;/i&gt;, explique Sarah Bouin, infirmi&#232;re qui fait de l'&#233;ducatif. &lt;i&gt;On va &#233;galement &#233;voquer les sc&#233;narii sociaux, le sensoriel ou encore rechercher le pr&#233;servatif &#224; l'odeur qui convient. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour &#233;tablir un projet personnalis&#233; d'accompagnement, l'&#233;quipe utilise Eladeb, une s&#233;rie de cartes qui balaie les diff&#233;rents domaines de la vie quotidienne : loisirs collectifs, pr&#233;paration de repas, amiti&#233;&#8230; Un jeu de tri permet de mettre en &#233;vidence les probl&#232;mes pour lesquels la personne estime avoir besoin d'une aide suppl&#233;mentaire. &lt;i&gt;&#171; C'est top pour entrer en relation, je le conseille aux coll&#232;gues du service d'aide &#224; la vie sociale (SAVS)&lt;/i&gt;, souligne l'&#233;ducatrice. &lt;i&gt;&#199;a travaille sur l'autod&#233;termination, &#233;tape obligatoire pour que le b&#233;n&#233;ficiaire devienne acteur de son projet et qu'on puisse avancer. Cet outil les am&#232;ne &#224; s'y int&#233;resser, &#231;a chemine. &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s quatre ans d'existence, le Samsah TSA 22 n'a pas encore de visibilit&#233; sur la dur&#233;e de cet accompagnement renforc&#233;. L'objectif est de passer le relais au droit commun, &#231;a peut &#234;tre une orientation vers un SAVS classique ou un accueil de jour. De son c&#244;t&#233;, Corentin a p&#233;rennis&#233; son atelier animation vid&#233;o au Fablab et cultive sa notori&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Adapei Nouelles C&#244;tes-d'Armor, la Fondation Bon Sauveur de B&#233;gard, la Fondation Saint-Jean de Dieu de Dinan, l'Association hospitali&#232;re de Bretagne de Plouguern&#233;vel, l'Apajh 22. &lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Transidentit&#233; &#8226; Accompagnement &#224; la transition</title>
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&lt;p&gt;&#192; Montpellier, l'association Aides a ouvert en 2021 un centre de sant&#233; sexuelle destin&#233; aux populations &#224; risque d'exposition au VIH, dont les personnes trans. Le Spot leur propose un suivi &#224; la fois m&#233;dical, social et psychologique. &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus en plus de jeunes ne se reconnaissent pas dans les identit&#233;s binaires, homme ou femme, 22 % des 18-30 ans en 2020 selon un sondage IFOP. Parmi eux, un nombre croissant entame une transition de genre, pr&#232;s de 9000 personnes en 2020. Malgr&#233; une lev&#233;e de tabou ces (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Fabrique-du-social" rel="directory"&gt;Fabrique du social&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Adolescence" rel="tag"&gt;Adolescence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sexualite-248" rel="tag"&gt;Sexualit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1341-" rel="tag"&gt;1341&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Montpellier, l'association Aides a ouvert en 2021 un centre de sant&#233; sexuelle destin&#233; aux populations &#224; risque d'exposition au VIH, dont les personnes trans. Le Spot leur propose un suivi &#224; la fois m&#233;dical, social et psychologique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De plus en plus de jeunes ne se reconnaissent pas dans les identit&#233;s binaires, homme ou femme, 22 % des 18-30 ans en 2020 selon un sondage IFOP. Parmi eux, un nombre croissant entame une transition de genre, pr&#232;s de 9000 personnes en 2020. Malgr&#233; une lev&#233;e de tabou ces derni&#232;res ann&#233;es, cette d&#233;marche r&#233;veille des peurs chez les parents, les &#233;ducateurs ou les soignants. Certains parlent d'effet de mode et incriminent les r&#233;seaux sociaux. D'un c&#244;t&#233; les esprits s'ouvrent, de l'autre la m&#233;fiance se renforce. Du coup, les personnes trans doivent toujours batailler pour trouver des structures d'accueil bienveillantes. Pour leur apporter une r&#233;ponse, Aides a cr&#233;&#233; au sein du Spot une consultation sp&#233;cialis&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Situ&#233; pr&#232;s de la gare de Montpellier, ce centre de sant&#233; sexuelle communautaire dispose de bureaux neufs au d&#233;cor moderne qui jouxtent les locaux d'Aides. Son objet de d&#233;part est de recevoir les personnes &#224; risque d'infections sexuellement transmissibles (IST) : travailleurs du sexe, adeptes de chemsex (sexualit&#233; sous l'emprise de drogue)&#8230; Le Spot dispose d'un laboratoire de d&#233;pistage rapide, peut d&#233;livrer des traitements pr&#233;ventifs et d'urgence contre le VIH, ou des vaccins contre les h&#233;patites A et B. L'&#233;quipe compte deux infirmiers, quatre m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes, un sexologue, un gyn&#233;cologue, un addictologue, une psychologue, une assistante de service social et quatre accompagnateurs communautaires form&#233;s en interne par Aides. Ces derniers viennent d'horizons vari&#233;s, parfois des m&#234;mes milieux que le public vis&#233;, ce qui fait la particularit&#233; de ce lieu.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; &#192; Aides, nous avons pour principe de faire avec et non pour&lt;/i&gt;, explique Vincent P&#233;chenot, coordinateur du Spot, sp&#233;cialiste de l'action communautaire en sant&#233; et en travail social. &lt;i&gt;Nous travaillons &#224; partir de la demande de la personne et d&#233;finissons avec elle ses besoins. M&#234;me s'ils sont parfois &#233;loign&#233;s de la demande initiale, nous en tenons compte, sinon les personnes ne pourraient s'approprier l'accompagnement propos&#233;. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;Les recommandations de la HAS&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis 2009, la HAS recommande un parcours de soins sur deux ans avant de pouvoir acc&#233;der &#224; une hormonoth&#233;rapie. La premi&#232;re p&#233;riode d'&#233;valuation psychiatrique de la demande requiert six &#224; neuf mois. Ensuite, en cas de validation m&#233;dicale de la d&#233;marche, une p&#233;riode &#171; d'exp&#233;rience en vie r&#233;elle &#187; sur une ann&#233;e est propos&#233;e &#224; la personne avec des traitements hormonaux r&#233;versibles, changements d'apparence physique, de pr&#233;nom&#8230; afin de v&#233;rifier la solidit&#233; de la demande. Seulement apr&#232;s, un traitement hormonal non-r&#233;versible est envisag&#233;. Pr&#233;vues pour septembre 2023, les nouvelles recommandations devraient simplifier ce parcours et notamment revoir la question de l'&#233;valuation psychiatrique, suite &#224; la d&#233;cision de l'Organisation mondiale de la sant&#233; de sortir la transidentit&#233; du champ des maladies psychiatriques en 2022.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;9000 transitions entam&#233;es en 2000 &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'approche de l'&#233;quipe du Spot ne consiste pas &#224; &#233;valuer ou valider la d&#233;marche de transition mais &#224; soutenir le droit &#224; l'auto-d&#233;termination des personnes.&lt;i&gt; &#171; Lors du premier accueil, nous abordons notamment la nature des traitements &#224; base d'hormones, les modes d'administration, les effets d&#233;finitifs sur la fertilit&#233;, la question des dosages, la temporalit&#233; de la transition&lt;/i&gt;, explique Kasey Ponsard, accompagnateur communautaire. &lt;i&gt;Nous n'imposons pas de d&#233;lai pour l'acc&#232;s &#224; une hormonoth&#233;rapie, sauf pour raisons m&#233;dicales. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette facilit&#233; d'acc&#232;s &#224; l'hormonoth&#233;rapie explique l'engouement pour ce lieu depuis sa cr&#233;ation. En effet, dans le milieu hospitalier ou le lib&#233;ral, beaucoup de m&#233;decins se montrent encore r&#233;ticents &#224; prescrire des hormones aux personnes en transition et demandent en g&#233;n&#233;ral un avis psychiatrique en premier lieu. &lt;i&gt;&#171; Il n'y a pas de cadre l&#233;gislatif sur cette question de d&#233;livrance d'hormones, uniquement des recommandations de la haute autorit&#233; de sant&#233; (HAS) qui sont en train d'&#234;tre rediscut&#233;es &lt;/i&gt; (voir encadr&#233;)&lt;i&gt; &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Kasey Ponsard. Rien n'interdit donc la prescription directe d'hormones d'un m&#233;decin comp&#233;tent sur ces questions. Le Spot refuse toutefois l'hormonoth&#233;rapie aux mineurs.&lt;i&gt;&#171; Lorsque je suis arriv&#233; ici, je n'ai pas ressenti de condescendance ou d'a priori comme dans d'autres endroits&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Lilian (1), jeune trans suivi au Spot depuis un an. &lt;i&gt;On ne m'a pas assailli de questions. Je ne me suis pas senti infantilis&#233;, comme cela a pu &#234;tre le cas ailleurs. Vraiment, il y a beaucoup de bienveillance et on fait tout pour nous responsabiliser et nous rendre autonomes dans notre d&#233;marche. &#187;&lt;/i&gt; Si certains, &#224; l'image de Lilian, ont un projet clair et un r&#233;seau d&#233;j&#224; constitu&#233;, d'autres peuvent rencontrer des probl&#232;mes de pr&#233;carit&#233; : absence de ressources, de logement stable, rupture relationnelle avec leur famille, leur entourage amical&#8230; &lt;i&gt;&#171; Ici ils peuvent parler d'eux de mani&#232;re d&#233;tendue, se sentir &#233;cout&#233; et construire des projets&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Sandrine Feug&#232;re, &lt;i&gt;l'assistante de service social intervenant une apr&#232;s-midi par semaine. Je leur propose de l'aide dans les d&#233;marches administratives, les recherches de logement et, si n&#233;cessaire, je les accompagne &#224; l'ext&#233;rieur de la structure. Je tente de les rassurer et de leur redonner confiance pour qu'ils puissent s'adresser plus sereinement aux dispositifs de droit commun. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_7011 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH320/capture_d_e_cran_2023-05-30_a_08.18.17-bd911.png?1693480490' width='500' height='320' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transphobie dans le milieu m&#233;dical&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des accompagnements individuels, un accompagnant communautaire et un infirmier animent un atelier d'accompagnement &#224; l'auto-injection d'hormones. Son objectif est double : r&#233;pondre &#224; une demande d'autonomisation des personnes trans et pr&#233;venir des risques, car ces pratiques existent d&#233;j&#224;, mais pas toujours dans des conditions sanitaires appropri&#233;es (partage de mat&#233;riel, hormones d'origines douteuses&#8230;). Le Spot propose &#233;galement un groupe de parole mensuel sur un th&#232;me d&#233;cid&#233; par les participants, pour lib&#233;rer la parole et cr&#233;er des liens entre personnes qui ne se connaissent pas forc&#233;ment et souvent souffrent de solitude.&lt;br class='autobr' /&gt;
Beaucoup de personnes en transition demandent un accompagnement psychologique li&#233; aux difficult&#233;s rencontr&#233;es. La psychologue s'est vite trouv&#233;e d&#233;bord&#233;e par les demandes de suivi, souvent difficiles &#224; mettre en place &#224; l'ext&#233;rieur, faute de moyens mais parfois aussi en raison d'attitudes hostiles de certains th&#233;rapeutes ou m&#233;decins. &lt;i&gt;&#171; 65 % des personnes trans affirment avoir subi de la transphobie dans le milieu m&#233;dical en 2022 &#187;&lt;/i&gt;, alerte Kasey Ponsard. Par ailleurs, le Spot est aussi r&#233;guli&#232;rement sollicit&#233; par des travailleurs sociaux qui demandent des conseils pour bien accueillir les personnes en transition dans leurs services. Des membres de l'&#233;quipe peuvent se d&#233;placer dans les &#233;tablissements pour des sessions de formation ponctuelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Nous orientons les familles sur le P&#244;le Trans de l'association Fiert&#233; Montpellier pride qui propose un atelier d&#233;di&#233;, ce que nous ne faisons pas,&lt;/i&gt; explique Sandrine Feug&#232;re. &lt;i&gt;Souvent, les parents expriment de la souffrance et de l'incompr&#233;hension quant &#224; la d&#233;marche. Ils disent ne pas reconna&#238;tre leur enfant. Ils ont besoin, eux aussi, d'&#234;tre aid&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; R&#233;put&#233; comme un lieu &#171; safe &#187; pour les personnes en transition, le Spot re&#231;oit des demandes d'accompagnement de tout le quart sud-ouest de la France. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes submerg&#233;s&lt;/i&gt;, constate Vincent P&#233;chenot. &lt;i&gt;Esp&#233;rons que les nouvelles recommandations de la HAS permettront de faciliter l'acc&#232;s aux soins et &#224; l'hormonoth&#233;rapie des personnes trans dans toute la France. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; modifi&#233;.
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Agriculture urbaine &#8226; Des jardins pour le lien</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Agriculture-urbaine-o-Des-jardins-pour-le-lien</link>
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		<dc:date>2023-05-22T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Banlieue</dc:subject>
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		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1340</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En Ile-de-France, les jardins du b&#233;ton ont le vent en poupe. Sur un toit, au pied d'une cit&#233; HLM, sur quelques ares libres en p&#233;riph&#233;rie urbaine, si leur production reste modeste, ces havres de verdure constituent des lieux de convivialit&#233;, d'activit&#233;s p&#233;dagogiques et une fili&#232;re d'insertion en plein essor. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Cultivons la ville est une t&#234;te de r&#233;seau cr&#233;&#233;e en 2017 par Chantier &#233;coles Ile-de-France, pour r&#233;unir les ateliers chantiers d'insertion (ACI) en agriculture urbaine et diversifier leurs activit&#233;s (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1340-" rel="tag"&gt;1340&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En Ile-de-France, les jardins du b&#233;ton ont le vent en poupe. Sur un toit, au pied d'une cit&#233; HLM, sur quelques ares libres en p&#233;riph&#233;rie urbaine, si leur production reste modeste, ces havres de verdure constituent des lieux de convivialit&#233;, d'activit&#233;s p&#233;dagogiques et une fili&#232;re d'insertion en plein essor.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Cultivons la ville est une t&#234;te de r&#233;seau cr&#233;&#233;e en 2017 par Chantier &#233;coles Ile-de-France, pour r&#233;unir les ateliers chantiers d'insertion (ACI) en agriculture urbaine et diversifier leurs activit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;,explique Thomas Bequaert, son coordinateur. Sa mission est de professionnaliser les acteurs par des formations et d'accompagner les porteurs de projets. &lt;i&gt;&#171; En milieu tr&#232;s urbain ces ACI sont surtout des jardins solidaires avec des animations p&#233;dagogiques, du compostage et des p&#233;pini&#232;res, alors qu'en p&#233;ri-urbain les surfaces permettent une r&#233;elle production mara&#238;ch&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-il.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple, la maison intercommunale de l'insertion et de l'emploi (M2ie) de Seine et Marne porte, parmi ses activit&#233;s d'insertion, une production sur 1 000 m2 au Ch&#226;teau de Champs-sur-Marne. &lt;i&gt;&#171; Huit salari&#233;s en insertion collectent des bio-d&#233;chets aupr&#232;s d'entreprises et de collectivit&#233;s, les transforment en compost et s'en servent pour nourrir la terre o&#249; poussent nos fruits et l&#233;gumes&lt;/i&gt;, explique Logi-Serge Kinhouande, directeur adjoint de la M2ie. &lt;i&gt;Ils sont form&#233;s aux techniques d'agro-&#233;cologie, de bio-compostage, au maniement d'outils et de machines thermiques &#187;&lt;/i&gt;. Jusqu'&#224; l'ann&#233;e derni&#232;re ce chantier produisait entre huit cents et mille kilos de fruits et l&#233;gumes qui, distribu&#233;s aux salari&#233;s en insertion, contribuaient &#224; lutter contre la pr&#233;carit&#233; alimentaire. &lt;i&gt;&#171; D&#233;sormais, nous faisons aussi de la vente tout public en circuit court et nous allons cultiver une autre parcelle de 1 000&#8239;m2 &#224; l'Universit&#233; Gustave Eiffel de Champs-sur-Marne. Les &#233;tudiants pourront nous aider et la production sera distribu&#233;e &#224; l'&#233;picerie sociale de l'Universit&#233;, pour proposer des produits frais &#224; moindre co&#251;t. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Ferme des possibles &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Stains (93), la ferme des possible s'&#233;tend sur 1,2 hectare et produit chaque ann&#233;e deux tonnes de fruits et l&#233;gumes et quelques centaines d'&#339;ufs. La coop&#233;rative Novaedia emploie quarante personnes dont dix travailleurs d'&#233;tablissement et service d'aide par le travail (ESAT) et dix jeunes issus de quartiers prioritaires. Ces salari&#233;s travaillent &#224; la production mara&#238;ch&#232;re, mais aussi &#224; la cuisine pour l'activit&#233; traiteur et &#224; la livraison des paniers bios vendus aux entreprises. Une nouvelle parcelle de trois hectares va &#234;tre exploit&#233;e et ouverte au public. &lt;i&gt;&#171; Les habitants des quartiers populaires sont les premi&#232;res victimes du mal-manger et de la pollution, l'agriculture urbaine permet de les sensibiliser et de favoriser l'acc&#232;s &#224; une alimentation de qualit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, estime le maire de Stains, qui a soutenu le projet.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt; &lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;450 salari&#233;s en insertion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2021, le r&#233;seau Cultivons la ville recense trente-deux ACI agricoles en Ile-de-France. Ils occupent cinquante hectares de terrain et emploient quatre cents cinquante salari&#233;s en insertion par an. Situ&#233;s principalement &#224; Paris et dans le 93, ils se concentrent aux deux-tiers dans des quartiers prioritaires. &lt;i&gt;&#171; Cette activit&#233; en lien avec la nature permet de se reconnecter &#224; la terre, aux saisons, de remobiliser le corps et procure un sentiment d'utilit&#233; car on voit le r&#233;sultat de son travail&lt;/i&gt;, souligne Thomas Bequaert. &lt;i&gt;C'est un bon outil de remobilisation. Les salari&#233;s ma&#238;trisent toute la cha&#238;ne, de la graine &#224; planter jusqu'&#224; la distribution de la production. Ils d&#233;veloppent des comp&#233;tences transverses qu'ils peuvent valoriser &#224; leur sortie, y compris dans une autre activit&#233; &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'association Espaces g&#232;re plusieurs jardins en Ile-de-France, dix-sept &#233;quipes et cent soixante-quinze postes en insertion. &lt;i&gt;&#171; Nous avons un taux de sorties dynamiques de 70&#8239;%, dont les deux tiers dans le secteur des espaces verts et de l'animation &#187;&lt;/i&gt;, indique Catherine Decaux, directrice. Un de ces jardins, Culticime, est implant&#233; sur le toit d'une entreprise &#224; Aubervilliers. Sa surface de 2 000&#8239;m2 permet de cultiver des l&#233;gumes et petits fruits (framboises, fraises) qui sont vendus &#224; des restaurants et alimentent des paniers solidaires pour la Ville d'Aubervilliers. Espaces g&#232;re aussi, dans le 19e arrondissement de Paris, le jardin solidaire H&#233;rold, qui jouxte un jardin partag&#233; et un jardin interg&#233;n&#233;rationnel g&#233;r&#233; par une cr&#232;che et un &#233;tablissement d'h&#233;bergement pour personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes. &lt;i&gt;&#171; Les salari&#233;s sont form&#233;s au jardinage, au compostage et &#224; l'animation d'ateliers. Il y a parmi eux une part importante de personnes exil&#233;es qui apprennent le fran&#231;ais, mais qui parfois dans leur pays d'origine avaient d&#233;j&#224; une pratique ou des connaissances agricoles &#187;&lt;/i&gt;, note la directrice.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6953 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH291/capture_d_e_cran_2023-05-15_a_09.00.13-2aafc.png?1693480491' width='500' height='291' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la graine &#224; la distribution&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jardins urbains favorisent aussi le lien social et le bien-&#234;tre des habitants. C'est m&#234;me parfois leur principal objet. &#192; Montreuil, l'association On s&#232;me tous a r&#233;cup&#233;r&#233; depuis deux ans un terrain vacant coinc&#233; entre un centre social, une cr&#232;che et une maternelle. La municipalit&#233; l'a mis &#224; disposition. Il y a une serre de production, un espace de fleurs am&#233;nag&#233; par les enfants et un container transform&#233; en cuisine. &lt;i&gt;&#171; Notre but &#233;tait de pr&#233;server un espace vert ouvert aux gens du quartier et de cr&#233;er du lien entre d'un c&#244;t&#233; la cit&#233; HLM et de l'autre le quartier pavillonnaire &#187;&lt;/i&gt;, explique Jean-Roch Bonnin, son pr&#233;sident.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les jeudis l'association organise un march&#233; solidaire qui propose des fruits et l&#233;gumes &#224; 50 centimes le kilo. &lt;i&gt;&#171; On va au march&#233; de Rungis le matin &#224; 6 h 30 et on r&#233;cup&#232;re les invendus aupr&#232;s de plusieurs grossistes, que l'on trie avec des b&#233;n&#233;voles&lt;/i&gt;, explique Sawsen, l'une des deux salari&#233;s de l'association. &lt;i&gt;C'est ouvert &#224; tout le monde, il y a des personnes vraiment dans le besoin et d'autres pour qui c'est une bonne affaire. &#187;&lt;/i&gt; Chaque semaine, ce bon plan attire trente &#224; quarante clientes qui viennent parfois de loin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une des b&#233;n&#233;voles, qui aide &#224; ranger les &#233;tals, assure &#233;galement la pr&#233;sidence d'une association de femmes maliennes, active dans le soutien &#224; la parentalit&#233;, Les &#201;toiles de la rue. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;t&#233;, pendant dix jours, le terrain est d&#233;di&#233; aux activit&#233;s pour enfants, on installe des piscines gonflables, des jeux, plusieurs associations participent &#187;&lt;/i&gt;, rapporte-t-elle. &#192; l'abri des regards mais au c&#339;ur du quartier, On s&#232;me tous est strat&#233;giquement situ&#233;. &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait aussi notre but de cr&#233;er un espace de vie et des moments de rencontre entre les habitants. Ce n'est pas simple mais petit &#224; petit les gens viennent, investissent le lieu &#187;&lt;/i&gt;, note le pr&#233;sident. &lt;i&gt;&#171; Le centre social voisin nous am&#232;ne aussi du public et fait conna&#238;tre nos activit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;,ajoute Sawsen.&lt;br class='autobr' /&gt;
La cuisine professionnelle am&#233;nag&#233;e dans un container permet d'animer des ateliers p&#226;tisserie avec les enfants. D'autres associations peuvent aussi la louer : &lt;i&gt;&#171; Dimanche prochain une association du quartier va cuisiner et organiser un repas ici, sous le haut-vent&lt;/i&gt;, indique Sawsen, &lt;i&gt;&#224; terme on aimerait ouvrir une cantine solidaire &#187;&lt;/i&gt;. On s&#232;me tous organise des ateliers p&#233;dagogiques pour enfants le mercredi et, en semaine, en partenariat avec sept &#233;coles. &lt;i&gt;&#171; On fait des plantations, des semis, on leur explique le cycle des saisons, l'importance de travailler la terre, on parle de biodiversit&#233;, du r&#244;le des vers de terre, des insectes et ils go&#251;tent ce qu'ils ont plant&#233;. C'est ressour&#231;ant et ils apprennent plein de choses, une petite fille m'a dit un jour &#034;je suis tout de suite plus calme quand je viens ici&#034;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Psychologue de rue &#8226; La sant&#233; mentale hors cadre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Psychologue-de-rue-o-La-sante-mentale-hors-cadre</link>
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		<dc:date>2023-05-08T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>Suicide</dc:subject>
		<dc:subject>Errance</dc:subject>
		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
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		<dc:subject>1339</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La crise sanitaire a fortement d&#233;grad&#233; la sant&#233; psychique des jeunes, notamment dans le bassin minier du Pas-de-Calais. Face &#224; cette r&#233;alit&#233;, le club de pr&#233;vention Avenir des cit&#233;s a recrut&#233; une psychologue de rue, un dispositif exp&#233;rimental que l'association aimerait voir se p&#233;renniser et s'&#233;tendre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jeudi apr&#232;s-midi, le quartier de la fosse 3 vibre au rythme d'une batucada install&#233;e sur un terrain vague de Sallaumines, ville d'environ dix milles habitants. Pour lutter contre l'isolement des jeunes de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion-19" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Suicide-29" rel="tag"&gt;Suicide&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Errance" rel="tag"&gt;Errance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Adolescence" rel="tag"&gt;Adolescence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychologie" rel="tag"&gt;Psychologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1339-" rel="tag"&gt;1339&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La crise sanitaire a fortement d&#233;grad&#233; la sant&#233; psychique des jeunes, notamment dans le bassin minier du Pas-de-Calais. Face &#224; cette r&#233;alit&#233;, le club de pr&#233;vention Avenir des cit&#233;s a recrut&#233; une psychologue de rue, un dispositif exp&#233;rimental que l'association aimerait voir se p&#233;renniser et s'&#233;tendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce jeudi apr&#232;s-midi, le quartier de la fosse 3 vibre au rythme d'une batucada install&#233;e sur un terrain vague de Sallaumines, ville d'environ dix milles habitants. Pour lutter contre l'isolement des jeunes de la commune, l'association Avenir des cit&#233;s organise des ateliers de percussions pendant les vacances scolaires. Intervenant musicien de l'association Tchikipan, Nathana&#235;l, donne le la &#224; une dizaine d'adolescents, qui frappent dans une coordination approximative sur les instruments br&#233;siliens. Un gar&#231;on silencieux reste &#224; l'&#233;cart. &lt;i&gt;&#171; Tu ne veux pas nous rejoindre ? &#187;&lt;/i&gt;, lui lance C&#233;lya Moungari, psychologue de rue recrut&#233;e en f&#233;vrier par le club de pr&#233;vention. &lt;i&gt;&#171; Par les comportements non-verbaux et l'occupation de l'espace, je cherche &#224; poser des hypoth&#232;ses concernant la confiance en soi et le rapport aux autres &#187;&lt;/i&gt;, explique la professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pas de psy, sauf injonction du juge &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; pour une exp&#233;rimentation d'un an, son poste est financ&#233; par la Direction d&#233;partementale de l'emploi, du travail et des solidarit&#233;s (Ddets) du Pas-de-Calais, dans le cadre du plan national de lutte contre la pauvret&#233;. Il r&#233;pond &#224; une urgence : l'augmentation inqui&#233;tante du nombre de jeunes en situation de fragilit&#233; psychologique dans le d&#233;partement. &lt;i&gt;&#171; Depuis la sortie du Covid, nos &#233;quipes rencontrent beaucoup d'adolescents isol&#233;s qui souffrent de d&#233;pression et d'anxi&#233;t&#233;. C&#233;lya va aider au rep&#233;rage pr&#233;coce de ces situations pour permettre une r&#233;orientation dans le droit commun &#187;&lt;/i&gt;, explique Sadek Deghima, responsable du service de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e (1). Chaque semaine, la psychologue part avec les quatre &#233;ducateurs de rue dans les quartiers populaires de Harnes, Billy-Montigny et Sallaumines &#224; la rencontre de jeunes de 11 &#224; 16 ans, souvent en rupture avec les structures de droits communs, notamment de sant&#233; mentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif n'est pas nouveau. Dans le Pas-de-Calais, trois associations de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e travaillent d&#233;j&#224; avec des psychologues de rue &#224; Calais, Boulogne-sur-Mer et Bruay-la-Buissi&#232;re. Pour Sadek Deghima, la pertinence du projet n'est plus &#224; prouver. En revanche, il redoute d&#233;j&#224; le non-renouvellement de l'enveloppe financi&#232;re attribu&#233;e cette ann&#233;e : &lt;i&gt;&#171; L'ouverture de ce poste reste une action isol&#233;e, sans politiques volontaristes. Nous aimerions que toutes les structures de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e int&#232;grent des psychologues de rue. &#187;&lt;/i&gt; Les principes de &#171; l'aller-vers &#187; et de la &#171; libre-adh&#233;sion &#187; deviennent les outils utilis&#233;s par l'association pour combattre les freins de l&#8216;acc&#232;s &#224; la sant&#233; mentale des jeunes en situation d'exclusion sociale. &lt;i&gt;&#171; Dans ces milieux populaires, on ne va pas voir de psychologue sauf injonction du juge. Certaines familles sont dans une forme de renoncement, d&#233;courag&#233;es par le co&#251;t des s&#233;ances qui ne sont pas rembours&#233;es par l'assurance maladie &#187;&lt;/i&gt;, constate le chef de service.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour ne rien arranger, les centres m&#233;dico-psychologiques (CMP) de la r&#233;gion sont souvent &#233;loign&#233;es des zones rurales et imposent des d&#233;lais d'attente de six mois &#224; un an. M&#234;me quand les jeunes acceptent d'entrer dans une d&#233;marche de soin, nombreux sont ceux qui renoncent faute d'une prise en compte imm&#233;diate de leur souffrance. &lt;strong&gt;&#171; Les r&#233;ponses donn&#233;es sont administratives. On consid&#232;re qu'il n'y pas d'urgence sans passage &#224; l'acte. Pourtant, l'urgence est un concept individuel et propre &#224; chacun &#187;&lt;/strong&gt;, insiste la psychologue de 27 ans qui compte bien casser les codes et &lt;i&gt;&#171; l'image du type froid et rigide qui lit dans ta t&#234;te &#187;&lt;/i&gt;. Elle s'adapte &#224; la temporalit&#233; des adolescents qu'elle accompagne et, si cela permet d'entamer un travail th&#233;rapeutique, n'h&#233;site pas &#224; int&#233;grer les familles aux entretiens. &lt;i&gt;&#171; Les jeunes identifient tr&#232;s bien mon r&#244;le et celui des &#233;ducateurs. Je garde un regard clinique m&#234;me sur un VTT &#187;&lt;/i&gt;, s'amuse la professionnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis 1990, les travailleurs sociaux entretiennent un lien &#233;troit avec les collectifs d'habitants, les associations locales et les &#233;tablissements scolaires. &lt;i&gt;&#171; La plupart des habitants pensent qu'on vit dans le quartier &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume C&#233;lya Moungari. Le service de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e est financ&#233; par le conseil D&#233;partemental du Pas-de-Calais, dans le cadre de la protection de l'enfance, mais aussi soutenu par trois municipalit&#233;s et le bailleur social Maisons et cit&#233;s qui entend redynamiser les quartiers populaires par le biais d'actions collectives, sociales et culturelles. &#192; la fosse 3, Avenir des Cit&#233;s a particip&#233; &#224; la cr&#233;ation de jardins partag&#233;s autour de la maison de quartier. Chaque jeune pousse porte une &#233;tiquette avec le pr&#233;nom de l'enfant qui l'a plant&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6913 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH240/capture_d_e_cran_2023-05-03_a_08.37.23-43175.png?1693480491' width='500' height='240' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;En 2021, 40 % des 18 - 24 ans souffraient de troubles de l'anxie&#769;te&#769; ge&#769;ne&#769;ralise&#769;e et plus d' 1 jeune sur 5 connaissait des sympto&#770;mes de&#769;pressifs. (source : Ipsos/Fondation Fonda Mental) &lt;/i&gt; &lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Regard clinique m&#234;me sur un VTT&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs de rue ont d&#251; s'adapter et se r&#233;ajuster au fil des d&#233;cennies. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but des ann&#233;es 2000, nous allions &#224; la rencontre des bandes de jeunes la nuit, entre deux contr&#244;les de police. Nous avons d&#251; repenser notre mode d'intervention. Ces jeunes sont aujourd'hui devenus parents et sont nos meilleurs alli&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique Xavier Heintze, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; depuis plus de vingt ans aupr&#232;s du club de pr&#233;vention. La proximit&#233; quotidienne avec les habitants a &#233;t&#233; la porte d'entr&#233;e &#224; l'accompagnement individuel, social et psychologique propos&#233; par l'&#233;quipe &#233;ducative. Pour aller plus loin dans la pr&#233;vention de la souffrance psychique, deux &#233;ducateurs de rue de l'association sont devenus en 2020 &#171; promeneurs du net &#187; (2). Port&#233; par la Caf du Pas-de-Calais, ce dispositif a pour objectif de se rapprocher des jeunes actifs sur les r&#233;seaux sociaux, souvent isol&#233;s et mal-inform&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Mon grand-p&#232;re est arriv&#233;e du Maroc pour travailler dans les mines &#187;&lt;/i&gt;, confie le jeune Issam &#224; la psychologue de rue, elle-m&#234;me petite fille de mineur alg&#233;rien. Entre deux coups de tambour, une discussion se lance sur l'identit&#233; locale. &#192; quelques pas de l'ancienne mine de M&#233;ricourt, le quartier de la fosse 3 est encore marqu&#233; par l'exploitation intensive du charbon durant le 20e si&#232;cle et des drames v&#233;cus par ses habitants. &lt;i&gt;&#171; J'ai moi-m&#234;me grandi dans les corons. Mon p&#232;re &#233;tait mineur et comme tant d'autres, il a &#233;t&#233; atteint de silicose &#224; cause de la poussi&#232;re, lance le chef de service. Il faut conserver cette m&#233;moire collective du bassin minier qui a tendance &#224; dispara&#238;tre, notamment chez les jeunes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En fin d'apr&#232;s-midi, les adolescents se rassemblent dans la maison de quartier pour partager une grenadine et d&#233;briefer de la journ&#233;e. Au d&#233;tour des conversations, les th&#232;mes de la contraception, des r&#233;seaux-sociaux, de la consommation de drogues sont abord&#233;s spontan&#233;ment par les adolescents. C&#233;lya, attentive, questionne leurs ressentis, s'int&#233;resse &#224; leurs exp&#233;riences et leurs doutes. &lt;i&gt;&#171; Les adolescents n'ont souvent pas conscience de leurs probl&#233;matiques. Je les aide &#224; les nommer &#187;&lt;/i&gt;, explique la psychologue de rue. Les premiers concern&#233;s s'approprient ces espaces informels, les &#233;changes spontan&#233;s semblent les lib&#233;rer du poids de l'institution et de la peur du jugement des adultes. Ce refus de l'injonction &#224; la relation donne la possibilit&#233; au jeune de s'affirmer dans toute son identit&#233; pour se construire et dessiner son avenir. &lt;i&gt;&#171; Comme eux, je suis un enfant des corons. C'est un &#233;ducateur de rue qui m'a conseill&#233; de passer le dipl&#244;me de travailleur social &#187;&lt;/i&gt;, se souvient le chef de service. Malgr&#233; les contraintes budg&#233;taires, Avenir des cit&#233;s compte bien d&#233;montrer &#224; l'Aide sociale &#224; l'enfance la &#171; plus-value &#187; de la pr&#233;vention en sant&#233; mentale.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;(1) Sadek Deghima est aussi contributeur et auteur de &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(2 ) &#192; lire aussi dans Lien Social n&#176;&#8239;1300, &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Prevention-specialisee-o-Promenades-sur-le-net&#034;&gt;le dossier : Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &#8226; Promenades sur le net&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Cohabitation &#8226; Mixit&#233; &#224; tous les &#233;tages</title>
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&lt;p&gt;&#192; Nantes (Loire-Atlantique), des personnes en grande pr&#233;carit&#233; ou en situation de handicap, des s&#233;niors et des jeunes cohabitent au sein de la r&#233;sidence Saint-Augustin port&#233;e par l'association Habitat et humanisme. Si l'entraide se d&#233;veloppe dans les &#233;tages, c'est le fruit d'un travail quotidien dans les espaces communs du rez-de-chauss&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les fauteuils du salon collectif se remplissent peu &#224; peu. Comme tous les jours de la semaine &#224; partir de 13 h 30, des habitants de la r&#233;sidence Saint-Augustin se (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Logement" rel="tag"&gt;Logement&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1337-" rel="tag"&gt;1337&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Nantes (Loire-Atlantique), des personnes en grande pr&#233;carit&#233; ou en situation de handicap, des s&#233;niors et des jeunes cohabitent au sein de la r&#233;sidence Saint-Augustin port&#233;e par l'association Habitat et humanisme. Si l'entraide se d&#233;veloppe dans les &#233;tages, c'est le fruit d'un travail quotidien dans les espaces communs du rez-de-chauss&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les fauteuils du salon collectif se remplissent peu &#224; peu. Comme tous les jours de la semaine &#224; partir de 13 h 30, des habitants de la r&#233;sidence Saint-Augustin se retrouvent autour d'un caf&#233;. Ce mardi, Cl&#233;a, 30 ans, descend pour s'a&#233;rer de son t&#233;l&#233;travail. Insomniaque, Slah ne rate pas cette rencontre quand il ne rattrape pas sa nuit. Il y retrouve son camarade qui, lui, est au rendez-vous a minima tous les deux jours. Soixante ans et un sourire permanent, Marie-Yvonne passe &#233;changer quelques mots avant de se rendre &#224; l'atelier tricot. Deux retrait&#233;es en collocation dans le grand appartement du dernier &#233;tage, V&#233;ronique et Antonia s'accordent une pause convivialit&#233;, l'une en chaussons, l'autre son cabas de courses &#224; la main. Trois salari&#233;es et quelques fid&#232;les b&#233;n&#233;voles partagent le moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Animer le vivre-ensemble&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;sidence Saint-Augustin a &#233;t&#233; ouverte au printemps 2022 par Habitat et humanisme, en plein centre-ville de Nantes, dans une ancienne clinique r&#233;nov&#233;e pour accueillir soixante-six logements (voir encadr&#233;). Dans l'esprit de mixit&#233; sociale cher &#224; cette association, la maison interg&#233;n&#233;rationnelle (MIG) pour s&#233;niors et jeunes, actifs ou &#233;tudiants, aux revenus modestes, comprend aussi des places pour personnes en situation de handicap ou en perte d'autonomie (habitat inclusif). &#201;ligibles aux loyers tr&#232;s sociaux, sociaux, mod&#233;r&#233;s, interm&#233;diaires, les habitants de la maison interg&#233;n&#233;rationnelle (MIG) ont sign&#233; un bail de location. Dans le m&#234;me b&#226;timent, une pension de famille est d&#233;di&#233;e aux personnes en grande pr&#233;carit&#233;. Mais si &#171; l'interg&#233;n&#233;rationnel &#187; et &#171; l'inclusif &#187; sont des termes &#224; la mode, il ne suffit pas de faire cohabiter des personnes dans un ensemble de logements autonomes pour cr&#233;er du lien social. Il ne suffit pas d'aspirer &#224; la solidarit&#233; pour prendre son voisin tel qu'il est. Cela demande un travail d'animation et de m&#233;diation, en ajustement permanent.&lt;br class='autobr' /&gt;
C&#244;t&#233; MIG, une animatrice de vie sociale a pour r&#244;le &lt;i&gt;&#171; d'animer le collectif pour favoriser le lien entre les personnes, de motiver la participation des personnes isol&#233;es et de g&#233;rer les &#233;ventuelles tensions &#187;&lt;/i&gt;, &#233;num&#232;re Fanny Boceno. Sorties, ateliers, repas&#8230; toutes les activit&#233;s sont organis&#233;es sur proposition et validation du conseil des locataires et ouvertes &#224; tous. De passage dans les espaces communs o&#249; l'atelier tricot vient de d&#233;buter, l'animatrice se fait interpeller par une participante &#233;nerv&#233;e de n'avoir pas r&#233;ussi &#224; dormir &#224; cause d'un voisin bruyant. &lt;i&gt;&#171; Mon bureau est souvent celui des confidences ou des plaintes, parfois une simple &#233;coute suffit &#187;&lt;/i&gt;, confie-t-elle. Malgr&#233; les diff&#233;rences de parcours et de mode de vie, elle constate beaucoup d'empathie de la part des locataires de la MIG envers les r&#233;sidents de la pension de famille. Elle se souvient d'une nuit o&#249; un groupe de seniors a veill&#233; un homme lors d'un &#233;pisode alcoolique. &lt;i&gt;&#171; C'est un peu comme si chacun se sentait une responsabilit&#233; apr&#232;s avoir &#233;t&#233; choisi comme quelqu'un de bien &#187;&lt;/i&gt;, analyse Fanny Boceno. Pour s'assurer de l'adh&#233;sion &#224; l'esprit de partage du projet, elle re&#231;oit en entretien pr&#233;alable chaque candidat &#224; un logement.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6791 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH261/capture_d_e_cran_2023-04-05_a_09.44.02-90f58.png?1693480491' width='500' height='261' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;i&gt;Les 66 logements de la r&#233;sidence m&#234;lent des locataires &#233;ligibles au logement social, des r&#233;sidents en situation de grande pr&#233;carit&#233;, des &#233;tudiants, des retrait&#233;s. Tous partagent un espace commun au rez-de-chauss&#233;e. &lt;/i&gt; &lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;langer les diff&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; pension de famille, deux conseill&#232;res en &#233;conomie sociale et familiale assurent les fonctions d'h&#244;tes de maison. Elles se consacrent &#224; l'accompagnement renforc&#233; des quatorze r&#233;sidents. &#194;g&#233;s de 25 &#224; 75 ans, ils ont en commun la pr&#233;carit&#233; et un grand isolement social. Beaucoup sont fragilis&#233;s par des addictions ou des troubles psychiques. Orient&#233;s par le service int&#233;gr&#233; d'accueil et d'orientation (SIAO), ils ont sign&#233; une convention d'occupation. Les travailleuses sociales organisent des activit&#233;s en essayant l&#224; aussi de &lt;i&gt;&#171; faire &#233;merger des propositions et de les rendre acteurs &#187;&lt;/i&gt;. Elles assurent &#233;galement un suivi individuel pour l'installation et l'appropriation dans le logement, les d&#233;marches administratives et de sant&#233;. &lt;i&gt;&#171; Le but est de les rattacher au maximum au droit commun, en travaillant si besoin en tripartite avec leur mandataire, leur assistante de service social de secteur ou leur r&#233;f&#233;rent RSA quand ils en ont &#187;&lt;/i&gt;, explique H&#233;l&#232;ne Desponts, habitu&#233;e &#224; ce public de par son exp&#233;rience dans des structures d'accueil d'urgence. &lt;i&gt;&#171; Vivre ici repr&#233;sente d&#233;j&#224; un pas vers le droit commun&lt;/i&gt;, compl&#232;te sa coll&#232;gue, Claire La&#235;nnec. &lt;i&gt;Tout l'art de notre boulot consiste &#224; les accompagner dans leurs sp&#233;cificit&#233;s, tout en favorisant l'ouverture pour qu'ils se m&#234;lent aux autres et qu'on ne voit plus cette sp&#233;cificit&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partager la fragilit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charg&#233;e de superviser l'accompagnement social de tous les dispositifs nantais de l'association, Typhaine Bl&#233;hin, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, estime que &#231;a fonctionne, &lt;i&gt;&#171; souvent on ne sait pas qui fait partie de quel groupe. &#187;&lt;/i&gt; Elle explique la philosophie du projet par cette phrase de Bernard Devert, fondateur d'Habitat et humanisme : &lt;i&gt;&#171; les diff&#233;rences ne s'additionnent pas, elles se soustraient. &#187;&lt;/i&gt; Si les repas partag&#233;s du week-end et surtout le caf&#233; d'Augustin de 13 h 30 sont les moments les plus embl&#233;matiques de cette mixit&#233;, &lt;i&gt;&#171; tout n'est pas rose &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Typhaine Bl&#233;hin. &lt;i&gt;&#171; Les r&#233;sidents de la pension de famille ont parfois des incompr&#233;hensions et des revendications quand ils constatent ne pas &#234;tre soumis au m&#234;me r&#232;glement int&#233;rieur que les locataires. Par exemple, risquant plus d'&#234;tre hospitalis&#233;s, ils n'ont pas le droit d'avoir des animaux &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crivent les h&#244;tes de maison, contraintes &#224; un gros travail d'explication. Autre point de tension : les potentiels d&#233;bordements dans les parties communes qui peuvent mettre en ins&#233;curit&#233; les autres habitants. &lt;i&gt;&#171; Nous avons donc une vigilance quant au profil des r&#233;sidents de la pension de famille qui doivent pouvoir trouver leur place dans ce grand collectif &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise l'&#233;ducatrice.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s un an, l'exp&#233;rience reste trop r&#233;cente pour constater les effets produits. La complexit&#233; de la cohabitation a en tout cas son int&#233;r&#234;t : les zones de confort sont bouscul&#233;es, les pr&#233;jug&#233;s cass&#233;s et la fragilit&#233; partag&#233;e, comme le confirme les &#233;changes autour du caf&#233;. R&#233;sident de la pension de famille, Slah se r&#233;jouit d'avoir trouv&#233; &lt;i&gt;&#171; &#224; la fois le calme et la vie sociale &#187;&lt;/i&gt; auxquels il aspirait. Tous les jeunes locataires donnent b&#233;n&#233;volement deux heures de leur temps par semaine, principalement pour aider les plus &#226;g&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Je recherchais cette solidarit&#233; plus qu'un modeste loyer &#187;&lt;/i&gt;, assure Cl&#233;a. Retrait&#233;e d'un &#233;tablissement et service d'aide par le travail (Esat), Marie-Yvonne se dit &lt;i&gt;&#171; heureuse de s'&#234;tre sentie si vite accueillie et de parler &#224; tout le monde, sauf avec cette voisine qui fait le car&#234;me de la parole &#187;&lt;/i&gt;. &#201;galement &#224; la retraite, V&#233;ronique et Antonia viennent d'emm&#233;nager et se disent pr&#234;tes &#224; jouer le jeu. &lt;i&gt;&#171; Rien ne nous oblige &#224; aimer tout le monde mais au moins ici, il y a de l'entraide et du respect. &#187;&lt;/i&gt; De la parole au geste, la plus bricoleuse des deux se propose de r&#233;parer le lit d'un voisin de palier. Au final, tous se d&#233;couvrent plus de points communs et d'affinit&#233;s qu'ils imaginaient.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;cohabitation des publics&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 14 logements &#171; pension de famille &#187; pour des personnes isol&#233;es et en grande difficult&#233;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 29 logements pour des personnes &#226;g&#233;es avec diff&#233;rents niveaux de ressources
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 3 logements pour des personnes en situation de handicap
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 5 logements pour des jeunes actifs &#224; faibles revenus
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 10 logements &#233;tudiants en partenariat avec le Crous
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 3 logements pour des familles monoparentales
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; 2 logements en partenariat avec l'Institut de canc&#233;rologie de l'ouest&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Addictions &#8226; Accueil bas seuil et r&#233;duction des risques</title>
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		<dc:date>2023-03-13T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>addiction</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;duction des risques</dc:subject>
		<dc:subject>RDR</dc:subject>
		<dc:subject>1335</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis 1996, l'association Spiritek lutte contre la stigmatisation des consommateurs de drogues et pour la r&#233;duction des risques. Aujourd'hui reconnu comme le Caarud de r&#233;f&#233;rence du centre ville de Lille, elle s'adapte &#224; l'&#233;volution des consommations et maintient son engagement aupr&#232;s des plus pr&#233;caires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme avant chaque d&#233;part de maraude, Julien (1) pr&#233;pare le thermos de caf&#233;. Piochant dans le grand placard du local Spiritek, son coll&#232;gue Acheraf s'occupe du &#171; matos &#187; r&#233;duction des risques (Rdr) : (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 1996, l'association Spiritek lutte contre la stigmatisation des consommateurs de drogues et pour la r&#233;duction des risques. Aujourd'hui reconnu comme le Caarud de r&#233;f&#233;rence du centre ville de Lille, elle s'adapte &#224; l'&#233;volution des consommations et maintient son engagement aupr&#232;s des plus pr&#233;caires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme avant chaque d&#233;part de maraude, Julien (1) pr&#233;pare le thermos de caf&#233;. Piochant dans le grand placard du local &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt;, son coll&#232;gue Acheraf s'occupe du &#171; matos &#187; r&#233;duction des risques (Rdr) : une dizaine de pipes &#224; crack neuves, des seringues st&#233;riles, des pr&#233;servatifs, des lingettes et quelques &#171; roule-ta-paille &#187;. Les deux trentenaires s'&#233;lancent dans la ville. Sous le parvis de l'&#233;glise Saint-Sauveur, le groupe de consommateurs sans-abris, encore pr&#233;sent il y a quelques semaines, a disparu. &lt;i&gt;&#171; La mairie a coup&#233; les arbres. Ils ne pouvaient plus dormir et se cacher pour consommer, ils ont d&#251; trouver un autre spot &#187;&lt;/i&gt;, explique Julien. Le bin&#244;me poursuit son chemin vers un pont aux abords du p&#233;riph', lieu de consommation r&#233;put&#233;, &#224; l'abri des regards. Les professionnels ramassent les seringues usag&#233;es qui jonchent le sol.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le centre-ville, la maraude s'en va &#224; la rencontre des grands consommateurs pour qui la manche est un job &#224; plein temps. &lt;i&gt;&#171; Salut, comment vas-tu ? Tu as besoin de quelque chose ? &#187;&lt;/i&gt; Un sans-abri au visage adolescent hoche la t&#234;te : &lt;i&gt;&#171; vous avez des pipes ? &#187;&lt;/i&gt; Quelques m&#232;tres plus loin, les travailleurs sociaux rencontrent Luc (2), un consommateur habitu&#233; du local de l'association. &lt;i&gt;&#171; Il avait une vie rang&#233;e avant, un travail, un appartement. Sa consommation festive l'a d&#233;pass&#233; et sa famille n'a pas pu le soutenir &#187;&lt;/i&gt;, raconte Acheraf, recrut&#233; en 2009 par l'association. Dans la m&#234;me rue, les rencontres s'encha&#238;nent et l'informel prend tout son sens dans la relation d'aide. Si l'&#233;quipe est aujourd'hui connue et reconnue dans les rues de la m&#233;tropole, cela n'a pas toujours &#233;t&#233; le cas. Avant de devenir le centre d'accueil et d'accompagnement &#224; la r&#233;duction des risques pour usagers de drogues (&lt;strong&gt;Caarud&lt;/strong&gt;) de r&#233;f&#233;rence du centre-ville de Lille, l'association a fait ses premi&#232;res armes dans les &#233;v&#233;nements de musique &#233;lectronique de la r&#233;gion (voir encadr&#233;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis, &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt; s'adapte &#224; l'&#233;volution des consommations. Par sa proximit&#233; avec la Belgique et les Pays-Bas, Lille a longtemps &#233;t&#233; une plaque tournante des drogues. Si la circulation de l'h&#233;ro&#239;ne semble stable depuis une dizaine d'ann&#233;es, le crack s'est r&#233;cemment d&#233;vers&#233; sur la m&#233;tropole. &lt;i&gt;&#171; On observe une forte augmentation des troubles psychiques que l'on met en lien avec l'arriv&#233;e du crack &#187;&lt;/i&gt;, assure Julien, ancien organisateur d'&#233;v&#232;nements festifs. &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt; se veut une passerelle vers le soin en misant sur sa connaissance des produits et le lien de confiance qu'elle cultive avec les consommateurs sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6667 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH304/capture_d_e_cran_2023-03-07_a_10.09.04-2020f.png?1693480492' width='500' height='304' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;chec des pouvoirs publics&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnels n'ont jamais l&#226;ch&#233; les usagers de drogues vivant &#224; la rue, pour lesquels l'addiction a pris le pas sur tout autre pr&#233;occupation. &lt;i&gt;&#171; Leur quotidien n'est plus r&#233;gl&#233; que par la drogue : faire la manche, acheter le produit, le consommer &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Acheraf. &#192; Lille, les solutions d'h&#233;bergement propos&#233;es par le Samu social sont rares, d'autant plus pour les personnes n&#233;cessitant un accompagnement sp&#233;cifique aux addictions. La r&#233;pression dont sont victimes les consommateurs ajoute &#224; l'instabilit&#233; de leur quotidien. Dans ce contexte, les professionnels d&#233;plorent l'annulation &#224; la derni&#232;re minute de l'ouverture d'une premi&#232;re salle de consommation &#224; moindre risque en octobre 2021. &lt;i&gt;&#171; La drogue ne doit pas &#234;tre accompagn&#233;e mais combattue &#187;&lt;/i&gt;, avait alors d&#233;clar&#233; le ministre de l'Int&#233;rieur, G&#233;rald Darmanin, &#224; l'origine de cette d&#233;cision.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; On donne du mat&#233;riel propre mais les personnes continuent &#224; consommer dans des lieux pourris. Cette salle de consommation aurait permis de donner de la dignit&#233; aux usagers &#187;&lt;/i&gt;, regrette Acheraf. Au contraire, des am&#233;nagements urbains sont install&#233;s sur les lieux de consommation pour repousser les usagers de drogues. Grillages sous les halls d'immeubles, alarmes assourdissantes dans les parkings, douches anti-sdf devant des commerces, rendent la vie des sans-abris insupportable. Faute d'espace sain et s&#233;curis&#233;, les consommateurs sans domicile se mettent en danger en investissant des lieux insalubres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Suite &#224; l'expulsion du squat historique surnomm&#233; &#171; 5 &#233;toiles &#187; en 2019, des dizaines de personnes exil&#233;es se sont retrouv&#233;es &#224; la rue et ont install&#233; leurs tentes sur une friche situ&#233;e au c&#339;ur de la cit&#233;. Quatre ans plus tard, des centaines de sans-abris survivent dans ce campement devenu bidonville. L'extr&#234;me pr&#233;carit&#233; et l'inaction des pouvoirs publics ont &#233;t&#233; le terreau du commerce de crack et d'h&#233;ro&#239;ne, sur fond d'exploitation sexuelle. Des r&#233;seaux de traite des &#234;tres humains ont pris le pouvoir sur les lieux, les occupants consommateurs sont leurs premi&#232;res victimes. La majorit&#233; des associations se sont retir&#233;es pour d&#233;noncer l'abandon des autorit&#233;s. En partenariat avec les &lt;strong&gt;Caarud&lt;/strong&gt; de la m&#233;tropole, &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt; poursuit ses maraudes dans le bidonville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laisser le temps au lien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses huit sp&#233;cialistes de &#171; l'aller-vers &#187; n'ont pas &#233;t&#233; recrut&#233;s sur dipl&#244;me mais pour leur connaissance du milieu festif et de la consommation. Une psychologue compl&#232;te l'&#233;quipe. Lucides sur les difficult&#233;s &#224; sortir de l'addiction, les professionnels se donnent comme objectif de cr&#233;er et maintenir le lien sans injonction &#224; une insertion, souvent trop abstraite pour des personnes touch&#233;es par la grande exclusion. Ils accompagnent les consommateurs dans le respect de leurs temporalit&#233;s et garantissent l'anonymat. &lt;i&gt;&#171; On ne cherche pas &#224; savoir d'o&#249; vient la personne, on prend ce qu'elle nous donne &#187;&lt;/i&gt;, assure Acheraf. La priorit&#233; est donn&#233;e &#224; l'inconditionnalit&#233; : chiens autoris&#233;s, alcool tol&#233;r&#233;&#8230; Au local de &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt;, les sans-abris peuvent prendre une douche, changer de v&#234;tements, se reposer dans une salle isol&#233;e, s'&#233;quiper en mat&#233;riel d'hygi&#232;ne et &#234;tre soutenus dans leurs d&#233;marches administratives d'acc&#232;s au droit commun.	&lt;br class='autobr' /&gt;
Lieu de r&#233;pit dans la tourmente de la consommation, le local et ses usagers sont &#233;pargn&#233;s par les contr&#244;les des services de police. Directeur de &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt;, Georges Joselon rappelle que cette fragile protection a &#233;t&#233; rendue possible par &lt;i&gt;&#171; un accord tacite entre le minist&#232;re de la Sant&#233; et le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur &#187;&lt;/i&gt;. Malgr&#233; de maigres victoires et une reconnaissance d'&#201;tat, les associations engag&#233;es dans la r&#233;duction des risques nagent toujours &#224; contre-courant d'un discours politique souvent stigmatisant et criminalisant vis-&#224;-vis des consommateurs.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Les travailleurs sociaux ont souhait&#233; pr&#233;server leur anonymat.
(2) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;de la teuf &#224; la street &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt; n'a rien d'une structure sociale comme les autres. L'association a vu le jour en 1996, dans un contexte d'explosion des consommations de drogues de synth&#232;se, avec la volont&#233; de r&#233;agir &#224; l'amalgame fait entre ces produits et le mouvement techno. &#192; cette &#233;poque, la panique collective qui a suivi l'&#233;pid&#233;mie du Sida n'est pas &#233;teinte et les consommateurs sont encore victimes de discriminations, notamment dans les structures sociales. L'association ouvre son premier local en 1999 dans le centre-ville de Lille. En 2006, &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt; re&#231;oit l'agr&#233;ment &lt;strong&gt;Caarud&lt;/strong&gt; et augmente son activit&#233; de consultation aupr&#232;s des jeunes, des consommateurs occasionnels ou r&#233;guliers, tout en pr&#233;servant son engagement aupr&#232;s des teufeurs. Elle propose aujourd'hui un accueil collectif et individuel, un accompagnement psychologique, du mat&#233;riel de pr&#233;vention des infections, des d&#233;pistages s&#233;rologiques et des analyses de drogues. L'association propose aussi des formations avec pour objectif de &lt;i&gt;&#171; construire une intelligence collective face aux usages de substances psychoactives &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>M&#233;diation scolaire &#8226; Une passerelle vers l'&#233;cole</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Mediation-scolaire-o-Une-passerelle-vers-l-ecole</link>
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		<dc:date>2023-02-13T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>&#201;cole</dc:subject>
		<dc:subject>Mal logement</dc:subject>
		<dc:subject>1333</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans l'agglom&#233;ration lyonnaise, l'association Classes aide &#224; la scolarisation des enfants des squats et des campements. Ce dispositif &#8220;d'aller vers&#8221; et de m&#233;diation scolaire participe &#224; la r&#233;sorption des bidonvilles et &#224; la lutte contre les in&#233;galit&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; Ils sont en avance pour le rendez-vous. Sur le perron de la mairie du IXe arrondissement de Lyon, leur cadet endormi dans la poussette et tenant leur a&#238;n&#233;e par la main, Ahmed (1) et Safia attendent l'arriv&#233;e de Cl&#233;mence Philipona, m&#233;diatrice scolaire du (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1333-" rel="tag"&gt;1333&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans l'agglom&#233;ration lyonnaise, l'association Classes aide &#224; la scolarisation des enfants des squats et des campements. Ce dispositif &#8220;d'aller vers&#8221; et de m&#233;diation scolaire participe &#224; la r&#233;sorption des bidonvilles et &#224; la lutte contre les in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6535 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L370xH294/capture_d_e_cran_2023-02-03_a_08.43.38-26e63.png?1693468287' width='370' height='294' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Ils sont en avance pour le rendez-vous. Sur le perron de la mairie du IXe arrondissement de Lyon, leur cadet endormi dans la poussette et tenant leur a&#238;n&#233;e par la main, Ahmed (1) et Safia attendent l'arriv&#233;e de Cl&#233;mence Philipona, m&#233;diatrice scolaire du Collectif lyonnais pour l'acc&#232;s &#224; la scolarisation et le soutien aux enfants des squats (Classes). Depuis 2006, l'association accompagne les familles migrantes et sans domicile de l'agglom&#233;ration lyonnaise dans la scolarisation de leurs enfants. Cette m&#233;diation scolaire passe notamment par une aide aux d&#233;marches administratives.&lt;br class='autobr' /&gt;
En ce vendredi de janvier, le couple originaire d'Alg&#233;rie, arriv&#233; en France sans papiers, doit proc&#233;der avec l'aide de Cl&#233;mence &#224; l'inscription scolaire de leur fille M&#233;linda aupr&#232;s des services de la mairie, premi&#232;re &#233;tape en vue de son entr&#233;e &#224; l'&#233;cole primaire. Les parents sont anxieux, mais au sortir du rendez-vous le sourire de Safia r&#233;v&#232;le que tout s'est bien d&#233;roul&#233;. La maman parle un fran&#231;ais irr&#233;prochable ; pourtant la perspective de cet entretien l'effrayait : &lt;i&gt;&#171; je ne voulais pas y aller seule, j'avais peur que sans v&#233;ritable adresse et en tant qu'arabe, on me refuse &#187;&lt;/i&gt;. La m&#233;diatrice la rassure et l'encourage : &lt;i&gt;&#171; maintenant, il faut t&#233;l&#233;phoner &#224; l'&#233;cole pour rencontrer le directeur. S'il y a le moindre probl&#232;me, appelle-moi, mais je sais que tu vas t'en sortir &#187;&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Autre lieu, autre moment. Au 92 rue Alexandre Dumas, &#224; Vaulx-en-Velin, une dizaine de camping-cars, caravanes et voitures sont gar&#233;s au pied d'immeubles de bureaux d&#233;saffect&#233;s. Plusieurs familles Bosniennes et Rroms y logent depuis des semaines. Ce jour-l&#224;, l'air est glacial, le ciel terne et bas. Sur des chevalets de peinture install&#233;s sur le parking, une dizaine d'enfants peignent &#224; grands traits des paysages et des formes bigarr&#233;es et tracent en lettres majuscules leur pr&#233;nom. Cet atelier peinture est organis&#233; par Classes. Sarah Eckert, l'autre m&#233;diatrice scolaire de l'association, en profite pour faire le point avec Yanna sur le suivi de ses enfants au coll&#232;ge : &lt;i&gt;&#171; j'ai parl&#233; d'Irina avec les enseignants, elle est attentive et travaille, c'est tr&#232;s bien. Pour Adrian, c'est plus compliqu&#233;, il teste les limites &#187;&lt;/i&gt;, lui signale-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le droit fondamental &#224; l'&#233;ducation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux situations refl&#232;tent les multiples facettes de la m&#233;diation scolaire et de l'action de Classes. L'&#233;quipe compte cinq salari&#233;s. Les deux postes de m&#233;diatrices sont financ&#233;s par la D&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; l'h&#233;bergement et &#224; l'acc&#232;s au logement (DIHAL) dans le cadre de son plan pour la r&#233;sorption des bidonvilles (voir encadr&#233;). En France, l'&#233;ducation est un droit fondamental, quelle que soit l'origine ou la situation administrative des parents et des enfants. Plusieurs conventions internationales et textes officiels fran&#231;ais fondent ce droit. L'article L111-1 du code de l'&#233;ducation affirme que &lt;i&gt;&#171; le service public de l'&#233;ducation (&#8230;) veille &#224; la scolarisation inclusive de tous les enfants, sans aucune distinction &#187;&lt;/i&gt;. Ce m&#234;me code rappelle que l'&#233;ducation constitue aussi un devoir pour les parents : &lt;i&gt;&#171; l'instruction est obligatoire d&#232;s l'&#226;ge de trois ans et jusqu'&#224; l'&#226;ge de seize ans. &#187;&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, de nombreux enfants de familles migrantes et sans domicile &#233;chappent &#224; cette r&#232;gle. Des parents m&#233;connaissent leurs droits, appr&#233;hendent la lourdeur des d&#233;marches administratives et la barri&#232;re de la langue, craignent le racisme et ont d'autres priorit&#233;s en raison de leur grande pr&#233;carit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Ces personnes sont souvent dans une situation de survie. Les besoins primaires : se nourrir, se laver, avoir un lieu o&#249; dormir, avoir acc&#232;s &#224; l'eau&#8230;, passent parfois avant l'&#233;cole &#187;&lt;/i&gt;, explique H&#233;l&#232;ne Ang&#233;lique, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e et r&#233;f&#233;rente maraudes mixtes &#224; la m&#233;tropole de Lyon, qui travaille r&#233;guli&#232;rement avec Classes dans le cadre du plan de r&#233;sorption des bidonvilles. Du c&#244;t&#233; de l'administration, certains agents ou &#233;lus ne facilitent pas ces d&#233;marches, par crainte ou par ignorance de la loi. Plusieurs situations remont&#233;es au D&#233;fenseur des droits ces derni&#232;res ann&#233;es en attestent. L'&#201;ducation nationale se trouve aussi en difficult&#233; pour capter ces publics &#233;loign&#233;s. &lt;i&gt;&#171; L'institution scolaire fait bien son travail quand elle a connaissance des enfants : elle a des dispositifs pour les enfants allophones, pour les enfants voyageurs&#8230; mais il faut qu'ils arrivent &#224; ses portes. Les professeurs ne sont pas charg&#233;s de l'aller-vers &#187;&lt;/i&gt;, souligne Jean-Paul Bachelot, conseiller &#233;ducation et droits de l'enfant &#224; la DIHAL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un r&#244;le de facilitateurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;diateurs scolaires doivent alors cr&#233;er une passerelle entre ces deux mondes. Il faut expliquer aux familles leurs droits et devoirs, l'int&#233;r&#234;t pour l'enfant d'aller &#224; l'&#233;cole, aider &#224; l'inscription &#224; la cantine, &#224; la domiciliation, parfois accompagner, au sens propre, parents et enfants jusqu'&#224; l'&#233;cole, pour lever les freins &#224; la scolarisation et tout ce qui pourrait ensuite emp&#234;cher l'assiduit&#233; en classe. Il faut aussi rassurer, comme cette m&#232;re de famille que Cl&#233;mence Philipona a d&#251; rass&#233;r&#233;ner &#224; l'approche de l'inscription &#224; l'&#233;cole : &lt;i&gt;&#171; elle craignait qu'on ne lui prenne pas ses enfants car ils dorment dehors. &#187;&lt;/i&gt; L'institution scolaire doit aussi &#234;tre sensibilis&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Les professeurs le disent souvent : ils n'ont pas forc&#233;ment conscience des conditions de vie des enfants et de leur famille. Le m&#233;diateur scolaire apporte des renseignements qui peuvent permettre aux enseignants d'&#234;tre mieux inform&#233;s. &#199;a leur donne aussi l'opportunit&#233; d'avoir un interlocuteur &#187;&lt;/i&gt;, explique Jean-Paul Bachelot.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour accomplir ce travail de relais et d'accompagnement, un imp&#233;ratif : avoir la confiance des familles. Les activit&#233;s extra-scolaires - comme les ateliers de peinture - et une forte pr&#233;sence sur le terrain aupr&#232;s des familles sont donc indispensables. Pour les m&#233;diateurs, l'aller-vers est incontournable avec un public souvent culturellement &#233;loign&#233; de l'&#233;cole. &lt;i&gt;&#171; &#202;tre pr&#233;sents, donner confiance, c'est le plus gros du travail pour nous. Quand je vais voir les familles, je repr&#233;sente en quelque sorte la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, si tout se passe bien, &#231;a va leur donner confiance pour la suite &#187;&lt;/i&gt;, assure ainsi Sarah Eckert. Une &#339;uvre de patience qui demande aux m&#233;diatrices de tisser des liens qui peuvent se rompre sans pr&#233;avis : retour inopin&#233; au pays, &#233;vacuations des bidonvilles, proposition d'h&#233;bergement &#224; des kilom&#232;tres de l'&#233;tablissement scolaire trouv&#233;. Un contexte qui laisse parfois le sentiment de faire deux pas en avant et trois en arri&#232;re sur le chemin de l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Les pr&#233;noms des b&#233;n&#233;ficiaires ont &#233;t&#233; chang&#233;s.&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Programme &#171; Accompagnement vers et dans l'&#233;cole &#187; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Initi&#233; en 2019 par la DIHAL, le programme &#171; Accompagnement vers et dans l'&#233;cole pour une scolarisation durable des enfants &#187; a pour but d'aider les familles des bidonvilles &#224; surmonter les obstacles qui tiennent les enfants &#233;loign&#233;s de la scolarisation. Encourag&#233; par la directive du 25 janvier 2018, ce volet du plan gouvernemental de r&#233;sorption des bidonvilles a donn&#233; lieu &#224; la cr&#233;ation de 42 postes de m&#233;diateurs scolaires dans 16 d&#233;partements, en lien avec les associations de terrain. Selon la DIHAL, il aurait permis &#224; 3200 enfants d'&#234;tre scolaris&#233;s en 2021-2022. &lt;i&gt;&#171; Le dispositif permet l'accompagnement de tous les enfants, quelle que soit leur origine &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Jean-Paul Bachelot, conseiller &#233;ducation et droits de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;&lt;/div&gt;
		
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