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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Et si nous mettions de temps en temps nos lunettes d'enfants</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Assistant familial</dc:subject>
		<dc:subject>1272</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voici des histoires qui auraient pu prendre des proportions incroyables aux yeux des services sociaux, si nous ne prenions pas garde et regardions ce qui se passe avec nos yeux d'adultes uniquement. Voici l'histoire de Josette, six ans, qui est en famille d'accueil depuis ses 20 mois. C'est une petite fille sans histoire, qui &#233;volue bien. Elle est tr&#232;s curieuse, elle s'int&#233;resse &#224; tout. Elle est accueillie pour des n&#233;gligences &#233;ducatives. Il y aurait eu, para&#238;t-il un contexte plus ou moins incestueux (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1272-" rel="tag"&gt;1272&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voici des histoires qui auraient pu prendre des proportions incroyables aux yeux des services sociaux, si nous ne prenions pas garde et regardions ce qui se passe avec nos yeux d'adultes uniquement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Voici l'histoire de Josette, six ans, qui est en famille d'accueil depuis ses 20 mois. C'est une petite fille sans histoire, qui &#233;volue bien. Elle est tr&#232;s curieuse, elle s'int&#233;resse &#224; tout. Elle est accueillie pour des n&#233;gligences &#233;ducatives. Il y aurait eu, &lt;br class='autobr' /&gt;
para&#238;t-il un contexte plus ou moins incestueux ; nous n'en avons pas la preuve. C'est de l'ordre de la rumeur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Revenons &#224; Josette ; elle est tellement curieuse, qu'elle observe les adultes et reproduit tous leurs gestes. Lors de sorties, elle prend un vieil appareil photo pour faire semblant de r&#233;aliser un &lt;br class='autobr' /&gt;
reportage. Son assistante familiale &lt;br class='autobr' /&gt;
lui octroie le droit d'utiliser un petit &lt;br class='autobr' /&gt;
appareil num&#233;rique pour que Josette puisse &lt;br class='autobr' /&gt;
voir ce qu'elle photographie et ainsi travailler les diff&#233;rents angles etc.&#8230; L'assistante familiale faisait confiance &#224; Josette et la laissait faire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un jour o&#249; Josette &#233;tait &#224; l'&#233;cole, l'assistante familiale effectuait un peu de rangement et de m&#233;nage dans la chambre de l'enfant. Elle tombe sur l'appareil photo et sa curiosit&#233; aidant, elle jeta un coup d'&#339;il aux photos. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant des photos du s&#233;ant de Josette. Mille questions lui vinrent &#224; l'esprit : Josette a-t-elle &#233;t&#233; abus&#233;e ? Josette aurait-elle assist&#233; &#224; des s&#233;ances de photos pornographiques et reproduirait-elle ce qu'elle avait vu ? On nous a bien dit que le climat familial n'&#233;tait pas sain : dois-je intervenir aupr&#232;s du r&#233;f&#233;rent ?&lt;br class='autobr' /&gt;
De retour de l'&#233;cole pour le repas de midi, l'assistante familiale demande &#224; Josette si elle veut bien lui montrer les photos prises durant le week-end. Sans h&#233;siter, Josette prend l'appareil &lt;br class='autobr' /&gt;
et montre. &#192; la vue des photos &#171; d&#233;nud&#233;es &#187; l'assistante familiale demande &#224; Josette. Pourquoi as-tu fait des photos de ton derri&#232;re d&#233;nud&#233; ? Et tout naturellement, Josette r&#233;pond : &#171; &lt;i&gt;je n'ai jamais vu mon derri&#232;re puisque c'est dans mon dos, alors pour voir comment c'est, je l'ai pris en photo, voil&#224; !!! &lt;/i&gt; &#187; Il n'y avait donc rien de pernicieux, d'ordre sexuel. C'&#233;tait juste de la curiosit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Que ce serait-il pass&#233; si l'assistante &lt;br class='autobr' /&gt;
familiale, d&#233;rang&#233;e par les photos avait recontact&#233; les services sociaux ? On peut aussi se dire que Josette &#233;volue dans un climat de confiance et peut parler librement sans &#234;tre jug&#233;e. Elle ne pense pas &#171; &#224; mal &#187;. Elle sait que l'on va l'&#233;couter. &#192; quoi bon cacher les choses ? Souvent l'adulte a une vision des choses compl&#232;tement fauss&#233;e par un regard biais&#233;, &#171; intoxiqu&#233; &#187;. Enrique a lui aussi &#233;t&#233; vu comme un petit gar&#231;on vicieux. C'est l'hiver, il fait tr&#232;s froid et pour se rendre &#224; l'&#233;cole, Enrique met un cale&#231;on long sous son pantalon. Enrique est lui aussi, accueilli chez une assistante familiale. &#192; 16 h 00, l'assistante familiale est interpell&#233;e par l'enseignante qui explique qu'Enrique a baiss&#233; son pantalon dans la cour de r&#233;cr&#233;ation. L'assistante familiale, bienveillante, dit qu'elle va reprendre avec Enrique. De retour &#224; la maison, elle demande &#224; Enrique : &#171; &lt;i&gt; Pourquoi as-tu baiss&#233; ton pantalon ?&lt;/i&gt; &#187; Et l&#224; il lui r&#233;pond : &#171; &lt;i&gt;mes copains ne me croyaient pas quand je leur ai dit que j'avais mis un cale&#231;on long, alors j'ai voulu leur montrer&lt;/i&gt; &#187; Encore une fois, il n'y avait rien de dramatique. Il a suffi, tout comme avec Josette de leur expliquer qu'il y a des choses qu'il ne faut pas faire, sous peine de croiser des regards &#171; toxiques &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il me semble important dans les professions du social de se montrer bienveillant et de se fier &#224; la parole de l'enfant quand celle-ci est spontan&#233;e, du style ; &#171; &lt;i&gt;dis, tu m'expliques ce que tu as fait ? &lt;/i&gt; &#187; Nous devons reconna&#238;tre l'enfant en tant que tel, avoir un regard chaleureux. Il faut que les lieux d'accueil permettent aux enfants d'&#233;voluer dans un environnement &#233;ducatif, stable et structur&#233; pour que l'enfant s'ouvre sur le monde et se sente en confiance. Il se peut qu'avec tout ceci, il y ait moins de non-dits, et de &#171; cachoteries &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Doit-on maintenir les liens &#224; tout prix ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Doit-on-maintenir-les-liens-a-tout-prix</link>
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		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Maltraitance</dc:subject>
		<dc:subject>1272</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En lisant la pr&#233;face &#233;crite par H&#233;l&#232;ne Romano pour le livre &#171; Femme et m&#232;re apr&#232;s l'inceste &#187; (1), cette psychoth&#233;rapeute rapporte ce que lui a dit l'un de ses patients, &#226;g&#233; de 10 ans, victime d'inceste de la part de son p&#232;re. Une fois de plus j'ai voulu porter &#224; la connaissance des lecteurs de Lien Social ce t&#233;moignage qui se suffit &#224; lui-m&#234;me, sans qu'il soit n&#233;cessaire d'y rajouter un commentaire &#171; Moi, j'ai d&#251; quitter du jour au lendemain ma maison, mon &#233;cole, mes copains ; je ne vis plus avec mes fr&#232;res et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maltraitance-244" rel="tag"&gt;Maltraitance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1272-" rel="tag"&gt;1272&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En lisant la pr&#233;face &#233;crite par H&#233;l&#232;ne Romano pour le livre &#171; &lt;i&gt;Femme et m&#232;re apr&#232;s l'inceste &lt;/i&gt; &#187; (1), cette psychoth&#233;rapeute rapporte ce que lui a dit l'un de ses patients, &#226;g&#233; de 10 ans, victime d'inceste de la part de son p&#232;re. Une fois de plus j'ai voulu porter &#224; la connaissance des lecteurs de Lien Social ce t&#233;moignage qui se suffit &#224; lui-m&#234;me, sans qu'il soit n&#233;cessaire d'y rajouter un commentaire &#171; Moi, j'ai d&#251; quitter du jour au lendemain ma maison, mon &#233;cole, mes copains ; je ne vis plus avec mes fr&#232;res et s&#339;urs et quand je les vois, c'est juste une apr&#232;s-midi une fois par mois ; je n'ai plus ma chambre, plus mes affaires, plus rien ; je ne peux plus aller au foot, car le mercredi, il faut aller voir un psychologue. Il est assis derri&#232;re son bureau, me dit de jouer, ne me parle pas, comme si c'&#233;tait &#224; moi de lui dire que je n'arrive m&#234;me pas &#224; mettre en mots. Moi, je voudrais que ce soit lui qui me parle, mais &#231;a, c'est pas gagn&#233;. Et alors que j'ai tout perdu, je suis en plus oblig&#233; de voir mon p&#232;re. M&#234;me quand je vomis tellement &#231;a me fait peur de le voir en visite m&#233;diatis&#233;e, je dois y aller, de force ; alors que lui, quand il ne vient pas, &#171; pas de probl&#232;me &#187;, il ne risque rien. Et lui personne ne l'oblige &#224; voir un psy. Alors le juge, il m'a dit qu'il me pla&#231;ait pour me prot&#233;ger de quoi ? De qui ? De ce que mon p&#232;re me faisait ? Mais il n'a rien compris, ce juge, car le simple fait de voir mon p&#232;re, de l'entendre, de le sentir lors des visites m&#233;diatis&#233;es, &#231;a me fait remonter &#224; la t&#234;te tout ce qu'il m'a fait. J'ai dit au juge que je ne voulais plus voir mon p&#232;re, mais il m'a dit &#8220;un p&#232;re c'est sacr&#233;, on n'en a qu'un, donc il faut maintenir les liens avec lui, fais des efforts, de toutes fa&#231;ons, tu n'as pas le choix, c'est moi qui d&#233;cide pour toi&#8221;. C'est &#231;a la justice ? Ce juge, il a d&#233;truit toute ma vie et il ne me permet m&#234;me pas de me reconstruire, car tous les quinze jours, je dois revoir mon p&#232;re. Alors si c'est &#231;a la justice, c'est celle des hommes, pas des enfants &#187;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Lien Social a rendu compte de ce livre dans son num&#233;ro 1268.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Inclusion : un dispositif qui fait ses preuves</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Inclusion-un-dispositif-qui-fait-ses-preuves</link>
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		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Psychologie</dc:subject>
		<dc:subject>1272</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce dispositif fonctionne depuis 2016, dans le d&#233;partement des Alpes-de-Haute-Provence, pilot&#233; et financ&#233; quasi-exclusivement par la Caisse d'allocation familiales. Un exemple &#224; suivre ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Accueil pour tous &#187; est n&#233; d'une coordination regroupant les principaux acteurs de la petite enfance et du m&#233;dico-social. D&#232;s le d&#233;but, elle s'est donn&#233;e plusieurs objectifs. R&#233;fl&#233;chir et mettre en place des actions sp&#233;cifiques visant &#224; faciliter l'accueil et l'inclusion d'enfants en grande difficult&#233; (ou dans le champ (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Echos-du-terrain" rel="directory"&gt;&#201;chos du terrain (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychologie" rel="tag"&gt;Psychologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1272-" rel="tag"&gt;1272&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce dispositif fonctionne depuis 2016, dans le d&#233;partement des Alpes-de-Haute-Provence, pilot&#233; et financ&#233; quasi-exclusivement par la Caisse d'allocation familiales. Un exemple &#224; suivre ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Accueil pour tous &#187; est n&#233; d'une coordination regroupant les principaux acteurs de la petite enfance et du m&#233;dico-social. D&#232;s le d&#233;but, elle s'est donn&#233;e plusieurs objectifs. R&#233;fl&#233;chir et mettre en place des actions sp&#233;cifiques visant &#224; faciliter l'accueil et l'inclusion d'enfants en grande difficult&#233; (ou dans le champ du handicap) dans les cr&#232;ches et accueils de loisirs. Cr&#233;er des passerelles afin de favoriser un travail de qualit&#233; entre les diff&#233;rents partenaires. Promouvoir l'accompagnement de la premi&#232;re scolarisation. Assurer des formations et des temps d'analyses de pratique destin&#233;s aux professionnels accompagnants. Pourquoi ces orientations ? Nous connaissons l'importance pour le d&#233;veloppement de l'enfant de d&#233;pister, et d'accompagner les difficult&#233;s le plus pr&#233;cocement possible, afin de permettre un &#233;panouissement le plus harmonieux et d'&#233;viter une aggravation des troubles. La plasticit&#233; c&#233;r&#233;brale avant 3 ans est une r&#233;elle opportunit&#233; dans leur prise en charge le plus en amont possible. Et un tel travail autour de la premi&#232;re socialisation est essentiel pour celles et ceux en contact avec la petite enfance. Il per- met aux familles ce soutien si indispensable pour que l'accueil se r&#233;alise et soit une r&#233;ussite, facilitant notamment les transitions entre la cr&#232;che et l'&#233;cole et entre les diff&#233;rents centres de soins. Il donne aux &#233;quipes la possibilit&#233; d'avoir les informations n&#233;cessaires aux adaptations n&#233;cessaires. Il garantit enfin aux enfants de pouvoir b&#233;n&#233;ficier d'une attention toute particuli&#232;re &#224; leur parcours global, en recevant des r&#233;ponses au plus pr&#232;s de leurs besoins. Ce dispositif a permis une r&#233;elle prise en compte des besoins sp&#233;cifiques pr&#233;coces. La focalisation sur les jeunes enfants en cr&#232;che a donn&#233; l'opportunit&#233; d'orienter tr&#232;s t&#244;t une trentaine d'enfants vers des consultations sp&#233;cialis&#233;es : soit le CAMSP, soit en lib&#233;ral. Cela n'a pu &#234;tre rendue possible que gr&#226;ce &#224; des temps d'observations, d'&#233;changes avec les &#233;quipes, des temps de formations autour des signes d'alertes propos&#233;s aux professionnels.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, le dispositif &#171; Accueil pour tous &#187; s'est aussi av&#233;r&#233; un formidable acc&#233;l&#233;rateur d'inclusion. Dans les pr&#233;mices de cette d&#233;marche, et encore actuellement, un travail d'information des structures a &#233;t&#233; n&#233;cessaire pour la coconstruire. Ce travail partenarial a permis, et permet encore aujourd'hui, d'aller vers des accueils qui s'adaptent aux besoins des enfants, avec des propositions d'am&#233;nagements, v&#233;ritables pr&#233;requis n&#233;cessaires &#224; cette inclusion, &#224; l'&#233;mergence d'interactions, et &#224; un &#233;veil global.&lt;br class='autobr' /&gt;
Prenons le secteur de Ma nos que. C'est une centaine d'enfants de moins de six ans qui a ainsi pu b&#233;n&#233;ficier de cette inclusion. C'est l'&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e du centre d'action m&#233;dico-social (CAMSP) qui oriente les familles vers les structures de socialisation de droit commun. &#192; l'exemple de la cr&#232;che multi-accueil dont la Directrice t&#233;moigne : &#171; Ces enfants sont accompagn&#233;s avec une r&#233;elle r&#233;flexion autour de leurs besoins, les &#233;quipes sont davantage form&#233;es et partie prenante du projet &#187;. Mais, aussi, le Centre de Loisirs qui a vu le nombre d'enfants en situation de handicap passer de quasi nul &#224; une quinzaine chaque mercredi et vacance scolaire. Nora, &#233;ducatrice de jeunes enfants (EJE) qui y travaille le constate : &#171; &lt;i&gt; les troubles et le comportement de certains enfants n&#233;cessitent un accompagnement individualis&#233; dans la collectivit&#233;. Sans cet accompagnement, c'est la qualit&#233; de l'accueil de l'enfant en difficult&#233; mais aussi celui des autres enfants qui seraient compromis. Nous sommes maintenant davantage en mesure d'accueillir des enfants et familles qui &#233;taient jusque-l&#224; &#233;loign&#233;s des propositions de loisirs&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_1846 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH150/capture_d_e_cran_2020-11-07_a_07.12.20-c04dc.png?1693503340' width='500' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Mais, le dispositif permet aussi de pr&#233;parer la scolarisation et de l'adapter r&#233;ellement aux besoins : par des rencontres organis&#233;es entre la cr&#232;che, l'&#233;cole et le centre de soin afin de trouver des pistes d'am&#233;nagement ; par l'occasion d'assurer des temps d'inclusions scolaires accompagn&#233;s par la professionnelle de la cr&#232;che ; par l'opportunit&#233; de mettre en place une passerelle cr&#232;che/&#233;cole, en lien avec les besoins de l'enfant. &#192; ce jour, ce &#171; sur mesure &#187; a permis &#224; certains enfants d'&#234;tre accueillis en &#201;tablissement pour Enfant et adolescents Polyhandicap&#233;s (EEAP), de poursuivre des temps de cr&#232;che ou d'&#234;tre accueillis sur des temps rep&#233;r&#233;s dans leur &#233;cole. Les familles nous t&#233;moignent du positif de ces am&#233;nagements et se sentent rassur&#233;es par la mise en &#339;uvre de ce &#171; tuilage &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour les parents de Pierre trois ans et demi, c'est un soulagement de pouvoir maintenir des temps de cr&#232;che apr&#232;s l'entr&#233;e de leur fils &#224; l'EEAP, celui-ci &#233;voluant ainsi aux c&#244;t&#233;s d'enfants sans difficult&#233;s, dans un contexte qui encourage la relation avec ses pairs. &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me constat pour les parents de Mathis que nous avons accompagn&#233; pour faire &#233;voluer le projet de leur enfant de la cr&#232;che vers l'&#233;cole, avec l'accompagnement d'une auxiliaire de vie scolaire (AVS) et l'EEAP. Ces p&#233;riodes d'&#233;cole sont voulues comme des temps de socialisa- Ces p&#233;riodes d'&#233;cole sont voulues comme des temps de socialisation, sachant que les attendus autour des apprentissages ne sont pas la priorit&#233; pour des enfants avec de telles difficult&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour Lila, trois ans, porteuse d'un syndrome g&#233;n&#233;tique, la cr&#232;che est un lieu de socialisation certain o&#249; elle peut faire des exp&#233;riences relationnelles. L'imitation de ses pairs a &#233;t&#233; un formidable moteur dans son &#233;volution et l'&#233;mergence de ses int&#233;r&#234;ts. Louise, auxiliaire de pu&#233;riculture qui l'accompagne dans le cadre du dispositif, et depuis le d&#233;but de sa socialisation, s'ajuste &#224; ses besoins qui &#233;voluent : Lila &#233;tait tr&#232;s entrav&#233;e sur le plan moteur global et dans la communication. La professionnelle &#224; ses c&#244;t&#233;s a su lui faire des propositions adapt&#233;es &#224; ses besoins : ajustements pour conforter son &#233;veil psychomoteur, communication augmentative avec des signes et images pour favoriser sa compr&#233;hension et sa communication et donc ses interactions. Louise est elle-m&#234;me soutenue, guid&#233;e dans son accompagnement par la coordinatrice, par les formations propos&#233;es (notamment autour des outils augmentatifs de communication propos&#233;s par une formatrice Orthophoniste) ou par des temps d'&#233;changes et d'analyse des pratiques propos&#233;s par le dispositif. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces quatre ann&#233;es de fonctionnement du dispositif nous permettent de dresser un bilan plus que positif, &#224; la faveur des enfants suivis, des familles mais aussi du travail de qualit&#233; d&#233;velopp&#233; avec le r&#233;seau. Nous sommes convaincus du bien-fond&#233; d'une intervention pr&#233;coce, ajust&#233;e et coh&#233;rente autour de l'enfant et de sa famille. Cela passe n&#233;cessairement par des moyens suppl&#233;mentaires allou&#233;s, pour soutenir les enfants et les &#233;quipes, et par des projets r&#233;fl&#233;chis avec les diff&#233;rents partenaires impliqu&#233;s dans la petite enfance. Un enfant &#233;volue dans diff&#233;rents espaces de socialisation, il est important qu'il y soit accompagn&#233;, soutenu, que des ponts se cr&#233;ent entre les lieux qu'il fr&#233;quente et qu'il y retrouve les outils communs qui le soutiennent. Nous souhaitons vivement que ce mod&#232;le, d&#233;velopp&#233; dans les Alpes de Haute-Provence ces derni&#232;res ann&#233;es, alliant le financement de la CAF, des collectivit&#233;s et des structures et l'expertise des professionnels de la petite enfance et du milieu sp&#233;cialis&#233;, s'&#233;tende &#224; d'autres territoires, ceci afin de faire avancer la question de l'intervention pr&#233;coce et de l'inclusion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Contact : c-abbas@ari.asso.fr&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>BD &#8226; La douleur de l'exil</title>
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		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>1272</dc:subject>
		<dc:subject>BD</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Adieu mon pays, adieu mes amis, adieu les maisons, adieu les arbres, adieu ma terre. &#187; Un jour, le grand-p&#232;re d'Amel, une orpheline de douze ans, d&#233;cide qu'elle doit quitter leur pays en guerre. Elle s'exile avec une autre famille, arm&#233;e de r&#232;gles &#224; suivre : avancer quoi qu'il arrive, ne pas montrer ses peurs qui attirent les mauvaises personnes, &#233;viter les passeurs et les militaires, ne donner sa confiance &#224; personne, ne pas parler de sa maison, ni de religion, ne jamais r&#233;v&#233;ler son identit&#233;. Elle (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1851 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L367xH460/capture_d_e_cran_2020-11-07_a_07.39.26-e3757.png?1693569672' width='367' height='460' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&#171; &lt;i&gt;Adieu mon pays, adieu mes amis, adieu les maisons, adieu les arbres, adieu ma terre.&lt;/i&gt; &#187; Un jour, le grand-p&#232;re d'Amel, une orpheline de douze ans, d&#233;cide qu'elle doit quitter leur pays en guerre. Elle s'exile avec une autre famille, arm&#233;e de r&#232;gles &#224; suivre : avancer quoi qu'il arrive, ne pas montrer ses peurs qui attirent les mauvaises personnes, &#233;viter les passeurs et les militaires, ne donner sa confiance &#224; personne, ne pas parler de sa maison, ni de religion, ne jamais r&#233;v&#233;ler son identit&#233;. Elle quitte sa terre, son cerf-volant et un faux passeport cach&#233; dans ses chaussures. Elle s'appelle dor&#233;navant Nina Hucha et a seize ans, un fr&#232;re, une s&#339;ur, des parents. Mais le destin est cruel et d&#232;s la premi&#232;re fronti&#232;re, s&#233;par&#233;e accidentellement de la famille charg&#233;e de l'accompagner, Amel / Nina se retrouve seule. Sur sa route, elle rencontre Kacem, un d&#233;serteur et joueur de oud. Ensemble, l'enfant et le soldat apprennent &#224; se reconstruire et &#224; tenir, mais ils se perdront lors de la premi&#232;re travers&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un r&#233;cit onirique, po&#233;tique, qui entre dans l'imaginaire d'Amel / Nina. L'auteur effectue un parall&#232;le entre l'histoire de la petite fille et celles des oiseaux du c&#233;l&#232;bre conte persan, La conf&#233;rence des oiseaux de Farid Al-D&#238;n Att&#226;r. Le po&#232;me retrace le parcours de 30 000 oiseaux traversant sept vall&#233;es en qu&#234;te de leur roi. Ainsi dans cette histoire, au son du oud, la fillette, qui grandit au fil des pages, entre dans leur monde po&#233;tique. Un r&#233;cit aux cases souvent noires charbon avec quelques rares couleurs qui viennent &#233;clairer un cerf-volant, une robe, un foulard, donner un peu de vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au moins un quart des personnes exil&#233;es en Europe sont des mineurs isol&#233;s. Ils fuient la m&#234;me barbarie que les adultes. Que se passe-t-il dans la t&#234;te d'un enfant qui &#233;chappe &#224; la guerre ? La question traverse ce r&#233;cit.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Les oiseaux ne se retournent pas, roman graphique &lt;br class='autobr' /&gt;
de Nadia Nekhl, &#201;d. Delcourt, 2020, 224 P., 25,50 &#8364;. Disponible en version num&#233;rique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Docu &#8226; La colo qui a chang&#233; le monde</title>
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		<dc:subject>Vacances</dc:subject>
		<dc:subject>1272</dc:subject>

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&lt;p&gt;Non loin de Woodstock (&#201;tat de New-York), en ce d&#233;but des ann&#233;es soixante-dix, un vent de libert&#233; souffle sur cette colonie de vacances, ouverte de 1951 &#224; 1977, qui accueille des adolescents en situation de handicap. &#192; l'&#233;t&#233; 1971, une &#233;quipe de tournage s'installe pour filmer le quotidien de ce centre de vacances singulier, anim&#233; par des hippies, dont le directeur Larry Allison. &#171; On a essay&#233; d'offrir &#224; ces ados un endroit o&#249; ils pouvaient se contenter d'&#234;tre des ados sans &#234;tre st&#233;r&#233;otyp&#233;s ou catalogu&#233;s. &#187; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1852 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L420xH504/capture_d_e_cran_2020-11-07_a_07.45.12-1cf11.png?1693569672' width='420' height='504' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Non loin de Woodstock (&#201;tat de New-York), en ce d&#233;but des ann&#233;es soixante-dix, un vent de libert&#233; souffle sur cette colonie de vacances, ouverte de 1951 &#224; 1977, qui accueille des adolescents en situation de handicap. &#192; l'&#233;t&#233; 1971, une &#233;quipe de tournage s'installe pour filmer le quotidien de ce centre de vacances singulier, anim&#233; par des hippies, dont le directeur Larry Allison. &#171; &lt;i&gt;On a essay&#233; d'offrir &#224; ces ados un endroit o&#249; ils pouvaient se contenter d'&#234;tre des ados sans &#234;tre st&#233;r&#233;otyp&#233;s ou catalogu&#233;s.&lt;/i&gt; &#187; Ancr&#233;e dans son &#233;poque, cette &#171; &lt;i&gt; exp&#233;rience sociale&lt;/i&gt; &#187;, a marqu&#233; tous les participants. Jim LeBrecht se souvient : &#171; &lt;i&gt;On a r&#233;alis&#233; que nos vies pouvaient &#234;tre belles mais que l'on ne peut pas se battre pour quelque chose qu&lt;/i&gt;and on ne sait pas que cette chose existe. Cette colo &#233;tait une r&#233;volution. &#187; Pour Denise Sherer Jacobson, &#171; une utopie &#187;. Le camp leur a donn&#233; confiance et ouvert des possibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'images d'archives en t&#233;moignages d'aujour-d'hui, ponctu&#233;s par les musiques de l'&#233;poque, le documentaire Crip Camp, la r&#233;volution des &#233;clop&#233;s, &#8211; Prix du public au dernier Festival de Sundance &#8211;relate cette histoire am&#233;ricaine in&#233;dite. &#171; &lt;i&gt;Cette colo changea le monde. &lt;/i&gt; &#187; Transformant leur vie &#224; jamais, ces jeunes pour qui revenir en arri&#232;re n'&#233;tait plus possible, ont lanc&#233; un mouvement historique. Animatrice &#224; Jened, Judy Heumann a &#233;t&#233; l'&#233;tincelle dans la cr&#233;ation du mouvement pour le droit des personnes handicap&#233;es. Militante engag&#233;e, elle a cr&#233;&#233; Disabled in Action, une organisation dont le but est d'obtenir, par le biais de protestations politiques, des lois de protection pour elles. &#171; &lt;i&gt;Ce que l'on veut : des droits civiques, maintenant.&lt;/i&gt; &#187; L'histoire bascule, 18 ans plus tard, le 26 juillet 1990, avec l'&#171; &lt;strong&gt;Americans with Disabilities Act &lt;/strong&gt; &#187;, loi f&#233;d&#233;rale sur l'int&#233;gration des personnes handicap&#233;es dans la soci&#233;t&#233;. Lutter avec force et courage pour pouvoir vaincre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Crip Camp : la r&#233;volution des &#233;clop&#233;s, &lt;br class='autobr' /&gt;
de Nicole Newnham et Jim LeBrecht, produit par Barack &lt;br class='autobr' /&gt;
et Michelle Obama. Dur&#233;e 1 h 42 - Disponible sur Netflix. &#192; voir en ligne la conf&#233;rence TEDx de Judy Heumann Our fight for disability rights and why we re not done yet (Notre combat pour les droits des personnes handicap&#233;es et pourquoi nous n&#8216;avons pas encore fini) : &lt;a href=&#034;http://www.ted.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.ted.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comment aborder la mort en institution ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Comment-aborder-la-mort-en-institution</link>
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		<dc:subject>1272</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'actualit&#233;, non pr&#233;visible quand nos contributeurs ont &#233;t&#233; sollicit&#233;s, met au-devant de la sc&#232;ne une mort qui fait tant peur. L'&#233;motion du professionnel peut brouiller l'accompagnement de l'angoisse de l'usager. Et si, au contraire, elle l'aidait ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Vincent Pallard, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; en protection de l'enfance &lt;br class='autobr' /&gt;
La question de la Mort se pose dans son sens large. Son universalit&#233; r&#233;sonne en &#233;cho dans les corridors de l'institution, effleurant par son archa&#239;sme les &#226;mes des aidants et celles des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'actualit&#233;, non pr&#233;visible quand nos contributeurs ont &#233;t&#233; sollicit&#233;s, met au-devant de la sc&#232;ne une mort qui fait tant peur. L'&#233;motion du professionnel peut brouiller l'accompagnement de l'angoisse de l'usager. Et si, au contraire, elle l'aidait ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Vincent Pallard, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; en protection de l'enfance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La question de la Mort se pose dans son sens large. Son universalit&#233; r&#233;sonne en &#233;cho dans les corridors de l'institution, effleurant par son archa&#239;sme les &#226;mes des aidants et celles des aid&#233;s. Mais chez ces derniers, elle se pose singuli&#232;rement dans l'ombre des m&#233;lancolies silencieuses dont nous partageons l'intime douleur. Tant&#244;t abstraite, parfois difficile en tant que concept, difficile &#224; mat&#233;rialiser par le Verbe, car les possibilit&#233;s d'&#233;laboration des uns ne sont pas celles des autres. Tant&#244;t concr&#232;te, tant l'angoisse de Mort paralyse parfois. Les mots poignent alors en abondance et leur port&#233;e &#233;motionnelle fait effraction dans ce quotidien o&#249; les choses sont cens&#233;es aller bon train. C'est &#224; partir du prisme large que nous devons contextualiser sa potentialit&#233;, au regard du rapport entretenu avec le lieu, le public et son sympt&#244;me. La Mort m'a d&#233;j&#224; susurr&#233; &#224; l'oreille de lourdes questions auxquelles je n'ai encore trouv&#233; de r&#233;ponse. De ses paradoxes est n&#233;e la sid&#233;ration. Certains &#233;taient plus &#224; l'aise que moi heureusement face &#224; la perte, et au deuil de ces autres qui restaient. Pourtant, accompagner cet &#233;v&#233;nement fut comme un tsunami sur nos bancs de sable douillet. Parce que cette Mort a fait irruption dans un lieu de Vie. En ces lieux, la vie prend des couleurs de Mandala et de pastel. Chaque jour consiste &#224; peindre les couloirs d'une collectivit&#233; avec les mains. &#192; chanter en ch&#339;ur le parfum de l'&#233;t&#233;. &#192; cuisiner l'inter culturalisme. &#192; arroser les fleurs du jardin. &#192; cr&#233;er des habitudes de Vie qui, plus qu'elles ne se synchronisent, se chronicisent au rythme du sympt&#244;me. La Mort n'est alors souvent qu'une ombre que l'on cache derri&#232;re un pot de b&#233;gonias. D'autant que lorsque ce lieu de Vie h&#233;berge des personnes souffrant de psychoses chroniques, la charge vitale propos&#233;e par les aidants est &#224; la mesure du paradigme de la maladie. L'Angoisse de Mort. La psychose, c'est l'effondrement du sens. La dissolution. Loin de nier leur mort, ils en ont l'intuition profonde, l&#224; o&#249; nous nous &#233;vertuons &#224; gommer son empreinte &#224; chaque recoin l&#233;g&#232;rement poussi&#233;reux. Alors quand elle arrive, le drame est proportionnel &#224; l'&#233;nergie d&#233;pens&#233;e pour le contourner. Les uns au travers du d&#233;lire, les autres au travers du soin. Que faire ? Que dire ? Face &#224; la terreur qui marquait le visage de celui qui s'&#233;teignait, j'ai serr&#233; une main. On a serr&#233; la mienne. J'ai promis tranquillit&#233;, sans savoir si elle serait pr&#233;sente. Sans savoir que je serai le dernier familier que le futur d&#233;funt verrait. Fort de culpabilit&#233; de n'&#234;tre arm&#233; &#224; l'accompagner. Que faire, lorsque toutes les &#233;vidences se perdent dans la fulgurance du doute ? Doit-on porter l'annonce solennellement et se parer &#224; recueillir 45 ricochets d'angoisses ? Ou la parler seul &#224; seul dans le silence de l'indicible ? Doit-on suivre les rites de recueillement usuels devant ce corps froid, horrifiant, au visage de celle qui incarne les cauchemars quotidiens ? Ou pr&#233;server l'autre des traditions face &#224; l'imminence de l'effondrement ? Quand, comment dire Adieu ? Minute de silence ? Photo ? Fleur d&#233;pos&#233;e sur la tombe ? Si la psychose prive d'int&#233;grit&#233; physique et psychique, dire Adieu &#224; l'Autre signifie-t-il se dire Adieu &#224; soi ? Le droit de l'usager se confronte au devoir et &#224; la volont&#233; de prot&#233;ger, et plus encore, &#224; l'incertitude de l'alt&#233;rit&#233;. La psychose et la Mort posent la question de la Vie dans l'Apr&#232;s. Pour l'Autre, et pour Soi. Le pari est de la redistiller dans les simples choses, parce que si les uns cessent, d'autres ont tout autant de mandalas &#224; colorier, et de lumi&#232;res &#224; faire briller.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Jean-Marie Vauchez, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;,
pr&#233;sident de l'Organisation nationale des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s (ONES)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Vendredi presque midi. Entre les rayons de la superette, je profite du week-end qui d&#233;bute. Le t&#233;l&#233;phone sonne&#8230; encore la chef de service, s&#251;r que je me suis encore plant&#233; dans mes plannings ! Sa voix est mal assur&#233;e &#171; &lt;i&gt;il faut que je te dise, A. est d&#233;c&#233;d&#233;e cette nuit&lt;/i&gt; &#187;. Rien ! juste la t&#234;te qui tourne un peu et l'urgence de trouver un endroit pour s'asseoir. Un peu apr&#232;s, ma r&#233;action m'&#233;tonne. Elle n'&#233;tait pas de ma famille, ce n'&#233;tait pas une amie, &#171; juste &#187; une personne que j'accompagnais depuis pas mal d'ann&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au boulot, tout le monde est touch&#233;. Elle habitait dans ou plut&#244;t au foyer depuis longtemps et chacun a plein de questions. Est-ce qu'elle va revenir ? C'est quoi la mort ? Ou alors comment vont ses parents ? Est-ce qu'on pourra aller aux obs&#232;ques ? Et m&#234;me, je pourrai r&#233;cup&#233;rer sa chambre ? Avec les coll&#232;gues, on a essay&#233;, tant bien que mal, de mettre nos propres &#233;motions de c&#244;t&#233;, pour pouvoir entendre &#224; la fois ce qui se dit, mais aussi les angoisses qui transparaissent au travers de questions mal pos&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le paradoxe, c'est qu'au fond, nous sommes vraiment sur le m&#234;me pied. La mort est une question fondamentale &#224; laquelle &#233;ducateurs et &#233;duqu&#233;s, soignants et soign&#233;s n'avons aucune r&#233;ponse. S'il y a une diff&#233;rence, c'est peut-&#234;tre que nous n'avons pas tous le m&#234;me rapport au monde. Pour certains, la d&#233;ficience ou l'immaturit&#233; entraine un rapport aux autres alt&#233;r&#233; ou incomplet. Lorsque nous ne sommes pas l&#224;, nous n'existons pas ! Du coup, la mort de l'un se r&#233;sume par une simple absence. Pour d'autres, la relation qu'ils ont pu avoir avec elle va manquer et ils vont devoir en &#171; faire le deuil &#187; comme on dit, c'est-&#224;-dire apprendre &#224; faire sans !&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous autres, les &#233;ducs, devons respecter chacun dans la singularit&#233; de son rapport &#224; l'existence et &#224; sa fin. Nous avons aussi &#224; utiliser les rituels institutionnels dont parle si bien Jean Fran&#231;ois Gomez pour porter collectivement cette confrontation &#224; l'insondable. Du coup, les &#171; forums &#187; utilis&#233;s habituellement pour &#233;changer avec la directrice sur des sujets faisant l'actualit&#233; du groupe, sont d&#233;tourn&#233;s pour parler et reparler du d&#233;c&#232;s, de ce que chacun peut faire (dessin, petit texte&#8230;), de ce que souhaite la famille, des cons&#233;quences pratiques du d&#233;c&#232;s (la fameuse chambre qui est lib&#233;r&#233;e !). Sans forcer ceux que le collectif angoisse, il s'agit surtout de mobiliser le groupe pour surmonter ensemble ce moment. Cyrulnick, en citant Levi-Strauss, expliquait &#224; la radio que depuis les d&#233;buts de l'humanit&#233;, chaque groupe humain avait invent&#233; des rituels collectifs pour honorer les morts. &#192; notre petit niveau, c'est un peu de cela dont il s'agit ! Et puis, au-del&#224; des discours, il reste encore &#224; vivre ensemble le d&#233;c&#232;s. La participation aux obs&#232;ques, la lecture d'un petit texte et puis, plus tard, les crises de larmes lorsque l'un ou l'autre prend la mesure que l'absence sera bien d&#233;finitive.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2106 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L250xH289/1272-15-7d8ad.jpg?1693570501' width='250' height='289' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Plusieurs mois plus tard, le &#171; conardo-virus &#187; a point&#233; son nez et nous sommes tous confin&#233;s avec la menace latente d'une possible mort pour celui qui viendrait &#224; choper ce fameux covid19. Encore une fois, nous sommes tous confront&#233;s &#224; une angoisse &#224; laquelle le dipl&#244;me d'&#233;duc ne nous a pas sp&#233;cialement pr&#233;par&#233;s. Cependant, notre responsabilit&#233; de professionnel sera, encore une fois, de contenir et d&#233;passer nos propres angoisses pour pouvoir mieux aider et accompagner les personnes qui r&#233;sident au foyer. Ce ne sera pas moins difficile que pour d'autres, mais, finalement, la derni&#232;re &#233;preuve nous a soud&#233;s et renforc&#233;s collectivement. Apr&#232;s tout, ce d&#233;c&#232;s nous aura permis de mieux vivre ensemble.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Tant qu'il y aura des conflits </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Par-Adeline-Lavigne-educatrice-specialisee-Master-II-Recherche-Lettres-et-Sciences-Humaines</link>
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		<dc:date>2020-11-02T15:56:28Z</dc:date>
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		<dc:subject>Conflit</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1272</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les r&#233;unions, bien loin de se r&#233;duire &#224; une simple &#171; union &#187; de professionnels composant une m&#234;me &#233;quipe, pluri professionnelle, pluri/transdisciplinaire, dessinent des cadres spatio-temporels, et se d&#233;finissent comme des lieux d'exercice de la fonction contenant, structurante et canalisatrice, des pratiques professionnelles engag&#233;es, des orientations &#233;ducatives dessin&#233;es, des accompagnements &#233;thiques tiss&#233;s, des d&#233;cisions significatives prises. &lt;br class='autobr' /&gt;
Anim&#233;es, parfois agit&#233;es, et toujours nourries d'un balai (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1272-" rel="tag"&gt;1272&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;unions, bien loin de se r&#233;duire &#224; une simple &#171; union &#187; de professionnels composant une m&#234;me &#233;quipe, pluri professionnelle, pluri/transdisciplinaire, dessinent des cadres spatio-temporels, et se d&#233;finissent comme des lieux d'exercice de la fonction contenant, structurante et canalisatrice, des pratiques professionnelles engag&#233;es, des orientations &#233;ducatives dessin&#233;es, des accompagnements &#233;thiques tiss&#233;s, des d&#233;cisions significatives prises.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Anim&#233;es, parfois agit&#233;es, et toujours nourries d'un balai de pens&#233;es florissantes, d'une valse d'opinions, tant&#244;t convergentes tan- t&#244;t divergentes, d'un tango de prises de positions passionn&#233;es, o&#249; danse la libre-expression, les r&#233;unions sont parfois le terrain fertile de joutes verbales, de lanc&#233;s de grands questionnements, de jet&#233;s de r&#233;flexions subversives, desquels naissent de profonds d&#233;bats, et dans lesquels on discute tout comme on se dispute&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Prises de positions marqu&#233;es, m&#233;contentements manifestes, directives appuy&#233;es, d&#233;bats cl&#244;tur&#233;s avec fermet&#233;, argumentaires d'opinions scind&#233;es&#8230; suscitant des (re) sentiments et de vives &#233;motions, des mouvements d'humeur tumultueux, houleux, &#233;prouvants, les r&#233;unions, dans leur vis&#233;e &#171; unificatrice &#187;, peuvent tout aussi bien nous &#171; relier &#187;, que nous &#171; diviser &#187;, nous &#171; rapprocher &#187; que nous &#171; &#233;loigner &#187;, nous redonner une certaine densit&#233;, que nous d&#233;liter, en tant qu'&#233;quipe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Espace-temps privil&#233;gi&#233; pour (re) cr&#233;er cette entit&#233; sup&#233;rieure &#224; la simple somme de chaque individualit&#233; qui la compose, au service de la coh&#233;rence et la coh&#233;sion de tout accompagnement, les r&#233;unions seraient l'un des outils participant &#224; une prise de d&#233;cision commune, &#224; un consens, fruit de la mutualisation des connaissances, des comp&#233;tences, des savoir-faire, des savoir-&#234;tre et des savoir-agir de chacun, si elle n'&#233;tait, parfois, le si&#232;ge pr&#233;f&#233;rentiel o&#249; se livre une bataille rageuse d'egos mal-plac&#233;s, devenant le terrain de jeu de pr&#233;dilection de r&#232;glements de comptes interpersonnels.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque professionnel porte son identit&#233;, sa personnalit&#233;, sa sensibilit&#233;, dans sa singularit&#233;, selon son style et sa fa&#231;on d'&#234;tre, au gr&#233; de sa propre vision du monde. Que nous soyons plut&#244;t d'un naturel tourn&#233; vers l'action, ou d'un &#233;lan davantage centr&#233; sur la r&#233;flexion, que nous soyons plus ou moins impr&#233;gn&#233;s et porteurs de th&#233;ories, d'approches et de concepts relatifs aux sciences humaines, ou que nous soyons davantage pragmatiques et concrets, chacun de nous demeure une personne, un professionnel engag&#233; aupr&#232;s du public accompagn&#233; et s'ancre dans la discussion, l'&#233;change, la communication.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chacun de nous &#8211; &#224; la fois d&#233;positaire et vecteur d'une voie (x) &#8211; pose ainsi sa voix avec une l&#233;gitimit&#233; &#233;gale, qui ne saurait souffrir de classification hi&#233;rarchique sur l'&#233;chelle des id&#233;es. Pas de supr&#233;matie alors, quelle qu'en soit la nature, &#224; porter en banni&#232;re, face &#224; l'&#233;galit&#233; d'expression des points de vue. Pourtant, les r&#233;unions, &#233;tant men&#233;es, port&#233;es et conduites par un cadre hi&#233;rarchique, pourraient quelque peu en soulever le paradoxe, l'antinomie, l'ambig&#252;it&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La controverse est fertile&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La notion de &#171; conflit &#187; impr&#232;gne ainsi le c&#339;ur m&#234;me des r&#233;unions. Si effectivement celui-ci appara&#238;t, en premi&#232;re instance, sous les traits d'une sorte d'antagonisme av&#233;r&#233;, de natures vari&#233;es &#8211; conflit intra-personnel, interpersonnel, inter-groupal, cognitif, conceptuel, sociocognitif&#8230;- doit-il seulement &#234;tre lu au travers d'une repr&#233;sentation n&#233;gative ? Devons-nous &lt;i&gt;alors plonger dans une sorte de marasme destructeur affirmant que &#171; L'homme est un loup pour l'homme&lt;/i&gt; &#187;, comme le soutenait T. Hobbes ?Et si, en d&#233;finitive, le conflit, &#233;tait l'un des piliers fondateurs de l'existence (au sens litt&#233;ral, ex-istere (1) signifiant &#171; se tenir hors de &#187;, hors du&#8230; n&#233;ant) et donc in&#233;vitable ? Il se pourrait, plus allant, que le conflit recouvre m&#234;me une fonction salvatrice, n&#233;cessaire &#224; l'ordre social, participant activement &#224; la co-construction du processus de r&#233;flexivit&#233;, servant l'Humain, aux confins de son d&#233;veloppement personnel et de sa professionnalisation perp&#233;tuelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &lt;i&gt;Le conflit, c'est la vie &lt;/i&gt; &#187;, affirme C. Carr&#233;. Alors, ne faisons pas de nos points de divergences et de nos pens&#233;es oppos&#233;es, de nos controverses et de nos d&#233;saccords, un obstacle insurmontable qui viendrait d&#233;liter la profondeur de nos liens. Dans notre profession, il n'est nullement question de &#171; tort &#187; ou de &#171; raison &#187;, ceci est un d&#233;bat qui appartient davantage &#224; l'ego, et il ne semble pas opportun que s'invite dans nos discussions, un orgueil qui n'y aurait pas sa place. Si l'&#233;lan naturel se veut parfois combatif, et que le fonctionnement humain nous pousse au positionnement d&#233;fensif, &#224; l'attaque, &#224; la fuite, lors de d&#233;saccords, ne renon&#231;ons pas &#224; nos id&#233;es, ne nous retranchons pas en nous-m&#234;mes, dans un acc&#232;s de protection de notre syst&#232;me de pens&#233;es et de valeurs, v&#233;cu comme agress&#233;, rabaiss&#233;, &#233;cras&#233;. Maintenons la discussion, poursuivons le &#171; conflit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8230; quand elle brasse les id&#233;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Certaines orientations manag&#233;riales sont empreintes d'&#171; empowerment &#187;, concept v&#233;hiculant la facult&#233; dynamique de &#171; capacitation &#187;, &#171; d'autonomisation &#187;, de &#171; pouvoir d'agir &#187; (2). Cette position d'ouverture valorise et encourage chaque personnalit&#233; &#224; pouvoir s'&#233;panouir et s'engager, toujours davantage, dans le processus de communication, de r&#233;flexion, d'action, inh&#233;rent &#224; tout accompagnement. N'oublions pas que la veille sociale, l'&#233;veil constant et l'approche prax&#233;ologique, font partie int&#233;grante de notre R&#233;f&#233;rentiel Professionnel, et que discuter les choses sert le cadre de nos missions. Alors, de gr&#226;ce, ne voyez pas, ch&#232;re hi&#233;rarchie, nos prises de positions et nos cabrages francs comme une attaque personnelle, visant &#224; discuter ou annihiler votre autorit&#233;. N'en fa&#238;tes pas une affaire personnelle, fond&#233;e sur une &#171; discussion &#187; de votre pouvoir d&#233;cisionnaire. Ce sont les id&#233;es que l'on confronte, que l'on discute. Comptez sur nous pour veiller sur cette congruence et assurer le sens de ce qui nous est demand&#233; : de la r&#233;flexion avant toute chose&#8230; Et tant qu'il y aura du &#171; conflit &#187;, l'existence et le sens de notre m&#233;tier seront assur&#233;s, encore et encore, &#224; l'infini, dans cette qu&#234;te du sens &#224; chercher, tou- jours. Chaque &#171; situation-probl&#232;me &#187; n'est jamais qu'une opportunit&#233; d'acc&#233;der &#224; un apprentissage nouveau (3), pour peu que l'on se donne les moyens de la d&#233;passer.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2108 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L250xH398/1272-17-6a93f.jpg?1693570501' width='250' height='398' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Les m&#233;canismes du conflit sont nombreux &#224; l'&#339;uvre &#8211; qu'ils soient li&#233;s &#224; : l'estime de soi, l'ins&#233;curit&#233;, la (re) connaissance, la communication, &#8211; et au creux m&#234;me de ce qui nous lie, de nos relations, de toute relation. Mais ils sont cr&#233;ateurs, (d&#233;) marqueurs identitaires, synonyme de proximit&#233; affective, embl&#232;me de la force du lien, signe d'une intensit&#233; relationnelle &#233;tablie ; car il faut bien se l'avouer, on ne se dispute pas avec n'importe qui&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Consid&#233;rons, coll&#233;gialement, que nous participons &#8211; au sens &#171; prendre part &#187; &#8211; chacun &#224; (et de) cet ensemble, de cette entit&#233; commune, conjointement cr&#233;&#233;e, qu'est l'&#233;quipe, et que nous &#339;uvrons dans (et pour) le m&#234;me sens, tendant vers une unique direction, un point de convergence, une identique mission, une m&#234;me cause : l'&#233;panouissement des personnes accompagn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Selon l'emprunt latin.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) M.-H., Bacqu&#233;, C. Biewener, L'empowerment, un nouveau vocabulaire pour parler de participation ?, Id&#233;es &#233;conomiques et sociales, 2013/3, n&#176; 173, p. 25 &#224; 32.&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) C'est l'id&#233;e d&#233;fendue par J.-P. Astolfi, professeur de Sciences de l'&#201;ducation, p&#232;re de travaux sur la didactique des sciences et les m&#233;canismes d'apprentissages scolaires.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>ACTION SOCIALE &#8226; Voyage en r&#233;union d'&#233;quipe</title>
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		<dc:subject>Conflit</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Quels que soient le secteur d'activit&#233;, le public suivi ou la m&#233;thodologie appliqu&#233;e, la r&#233;union d'&#233;quipe constitue une constante dans l'action sociale. Sans lui &#234;tre propre, elle joue cependant un r&#244;le central dans le travail social. Les professionnels y participent r&#233;guli&#232;rement, l'animant activement ou la subissant, sans toutefois vraiment l'interroger. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s lors que le d&#233;ploiement de la relation est au c&#339;ur d'une profession, la communication constitue la part essentielle de son activit&#233;. La logique de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1272-" rel="tag"&gt;1272&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quels que soient le secteur d'activit&#233;, le public suivi ou la m&#233;thodologie appliqu&#233;e, la r&#233;union d'&#233;quipe constitue une constante dans l'action sociale. Sans lui &#234;tre propre, elle joue cependant un r&#244;le central dans le travail social. Les professionnels y participent r&#233;guli&#232;rement, l'animant activement ou la subissant, sans toutefois vraiment l'interroger.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D&#232;s lors que le d&#233;ploiement de la relation est au c&#339;ur d'une profession, la communication constitue la part essentielle de son activit&#233;. La logique de la r&#233;union qui s'impose alors r&#233;pond &#224; plusieurs objectifs : r&#233;guler le fonctionnement de l'&#233;quipe mais aussi coordonner son action pour lui permettre d'agir dans la coh&#233;sion et la coh&#233;rence &#224; l'&#233;gard des publics qu'elle c&#244;toie en commun. Les modalit&#233;s qu'elle suit (ou devrait suivre) g&#233;n&#233;ralement conditionnent son efficacit&#233;. Le dialogue y est ouvert et la parole circule. Toutes les opinions sont sollicit&#233;es et &#233;cout&#233;es, m&#234;me le point-de-vue du novice qui peut apporter un avis d&#233;cal&#233;. Quand les &#233;changes semblent avoir suffisamment &#233;prouv&#233; la probl&#233;matique, la n&#233;cessit&#233; de trancher s'impose. C'est &#224; ce moment l&#224;, et &#224; ce moment l&#224; seulement, qu'une position majoritaire peut se d&#233;tacher ou qu'une autorit&#233; hi&#233;rarchique d&#233;cide d'une orientation ou d'un choix. Mais cette conclusion qui intervient est alors la r&#233;sultante d'une consultation collective o&#249; chacune a pu s'exprimer. Malheureusement, il n'en va pas toujours ainsi. Il existe parfois de ces personnalit&#233;s marquantes qui, jouant un r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant et imposant leur pr&#233;sence, perturbent notablement la circulation des &#233;changes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les t&#233;moignages ne sont gu&#232;re difficiles &#224; obtenir, m&#234;me si l'anonymat est souvent demand&#233; par crainte d'un retour de b&#226;ton. &#192; en croire Fr&#233;d&#233;rique, &#233;ducatrice dans un Institut m&#233;dico-&#233;ducatif (IME), certaines r&#233;unions ne constituent gu&#232;re un lieu de dialogue : &#171; &lt;i&gt;un directeur ou un chef de service &#233;ducatif ont naturellement une fonction qui les rend garants de la prise de position institutionnelle. Ils engagent leur responsabilit&#233; quand une d&#233;cision est prise. &#199;a, je le comprends&lt;/i&gt;, dit-elle. &lt;i&gt;Ce que je n'accepte pas, c'est l'utilisation de cette place pour imposer son point de vue sans vraiment tenir compte des professionnels qui c&#244;toient au quotidien tel ou tel enfant. Ils ne sont pas partie prenante de ce qui est d&#233;cid&#233; mais &#231;a va &#234;tre &#224; eux de l'appliquer et surtout de l'expliquer. &lt;/i&gt; &#187; Autre figure incontournable de la r&#233;union, le psychiatre, devenu une denr&#233;e rare. Son pouvoir d'influence est proportionnel au savoir qui lui est attribu&#233;, sa parole difficilement contredite. Il sait comment s'imposer par une justesse d'analyse qui n'a d'&#233;gale que la qualit&#233; de sa formulation. Julien, jeune stagiaire d&#233;couvrant un fonctionnement qu'il ne connaissait pas jusque-l&#224;, n'en est toujours pas revenu : &#171; &lt;i&gt;quand le docteur X propose son analyse, on a l'impression qu'il ass&#232;ne une sentence. Personne ne moufte. Ses avis ne sont jamais remis en question. Je vois bien que certains &#233;ducs sont en train de bouillir dans leur coin mais ils n'osent pas r&#233;agir. &lt;/i&gt; &#187; Les psychologues peuvent aussi se montrer influents en usant de savantes p&#233;riphrases. Une situation confuse et entrem&#234;l&#233;e qui s'&#233;claircit apr&#232;s qu'ils en aient expliqu&#233; les m&#233;canismes internes. Bien des professionnels, se montrant fascin&#233;s par de telles explications, leur accordent cr&#233;dit&#8230; m&#234;me si une fois le charme rompu et le plateau des vaches retrouv&#233;, les belles incantations ne fonctionnent pas toujours. Dans tous ces exemples, on est dans le registre d'une sorte de tyrannie qui prend la forme de monologues, de verdicts ou d'affirmations prescriptives que seul le prestige, la position sociale ou la place hi&#233;rarchiques l&#233;gitiment.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_1847 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L407xH269/capture_d_e_cran_2020-11-07_a_07.16.10-1fb73.png?1693569672' width='407' height='269' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais la corporation des travailleurs sociaux n'est pas non plus &#224; l'abri de telles d&#233;rives. Dans cette &#233;quipe d'action &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO), un vieil &#233;ducateur, assis sur de longues ann&#233;es d'exp&#233;rience, ne se montre pas vraiment pr&#234;t &#224; changer les habitudes de l'&#233;quipe. &#171; &lt;i&gt;Quand je suis arriv&#233;e&lt;/i&gt;, raconte &#201;milie,&lt;i&gt; j'ai constat&#233; combien cette personnalit&#233; &#233;tait envahissante, un peu comme si personne n'osait le contrarier. Il avait la r&#233;putation de piquer de grosses col&#232;res. Toute proposition qui ne lui convenait pas se heurtait &#224; son opposition et avait peu de chance d'aboutir, chacun voulant surtout avoir la paix.&lt;/i&gt; &#187; Continuons notre exploration des diff&#233;rents profils d'interlocuteurs au sein d'une &#233;quipe. Il y a le contestataire, souvent syndicaliste chevronn&#233;, qui ne rate pas une occasion d'accuser la direction de vouloir s'attaquer aux acquis ou d'aggraver les conditions de travail. Christian en t&#233;moigne : &#171; &lt;i&gt;nous avions tr&#232;s envie d'organiser un transfert cet &#233;t&#233;. Notre coll&#232;gue a aussit&#244;t pos&#233; des conditions : le respect de l'amplitude de douze heures par jour, les r&#233;cup&#233;rations &#224; prendre, une prime par d&#233;coucher&#8230; La direction voulant &#233;viter un conflit social, a refus&#233; notre projet &lt;/i&gt; &#187;. Dans les foyers, les ma&#238;tresses de maison jouent un r&#244;le pivot incontournable, tissant de pr&#233;cieux liens avec les enfants, assurant la continuit&#233; par leur pr&#233;sence quotidienne, porteuse d'une v&#233;ritable m&#233;moire du lieu. Participant (pas assez souvent) aux r&#233;unions d'&#233;quipe, elles y apportent une spontan&#233;it&#233; bienvenue et un bon sens tout &#224; fait opportun. Mais certaines se montrent parfois peu ouvertes aux changements envisag&#233;s, m&#234;me quand ceux-ci leur sont signifi&#233;s par voie hi&#233;rarchique : &#171; &lt;i&gt;de toutes fa&#231;ons, des directeurs, j'en ai vu passer plein, celui-ci partira avant moi comme les autres. Il n'est pas question qu'on change ma fa&#231;on de faire. Si l'on m'emmerde, je me mets en arr&#234;t de travail. On verra comment ils se d&#233;brouilleront quand il faudra cuisiner pour les gosses. &lt;/i&gt; &#187; Silence dans les rangs ! Ainsi s'exprimait Jeannine, 40 ans de maison, reculant chaque ann&#233;e sa d&#233;cision de partir en retraite et pas vraiment pr&#234;te &#224; se laisser marcher sur les pieds !&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'est pas question ici de caricaturer nos pratiques &#224; partir d'une g&#233;n&#233;ralisation abusive. Gardons-nous de stigmatiser nos professions. La plupart des &#233;quipes placent le d&#233;bat au c&#339;ur de leurs r&#233;unions, consid&#233;rant les divergences comme un atout et non comme un handicap. Elles veillent &#224; ne pas s'enfermer dans des d&#233;bats sans fin et cherchent &#224; conclure pour retrouver une unit&#233; de pens&#233;e propre &#224; faciliter une action commune. Ainsi, nombre de directeurs et de chefs de service jouent le r&#244;le de facilitateur et de m&#233;diateur ; beaucoup de psychiatres et de psychologues apportent leur pr&#233;cieux &#233;clairage sans chercher &#224; s'imposer en se pr&#233;valant de leur capital culturel ; beaucoup d'anciens dans l'&#233;quipe &#8211; m&#233;moires vivantes du travail pass&#233; &#8211; n'en sont pas moins ouverts au changement ; beaucoup des &#171; grandes gueules &#187; font attention &#224; laisser la parole aux plus timides ; nombre de syndiqu&#233;s savent faire la part des choses entre l'int&#233;r&#234;t des usagers et celui des salari&#233;s ; sans oublier toutes ces ma&#238;tresses de maison qui acceptent volontiers les am&#233;liorations susceptibles de faire &#233;voluer leur foyer. Heureusement, sinon le travail d'&#233;quipe deviendrait un enfer et la r&#233;union un ring de boxe. En outre, que le lecteur se rassure. Rien dans ce qui vient d'&#234;tre d&#233;crit ne le concerne vraiment, ni n'implique sa propre &#233;quipe. C'est plut&#244;t chez les autres que tout cela se passe&#8230; le plus souvent. Ces pr&#233;cautions prises, reste une question essentielle : comment r&#233;ussir &#224; pr&#233;server, dans tous les cas, ce qui fait la richesse de nos fonctionnements : une r&#233;union dynamique, pluraliste et ouverte ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1848 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L389xH147/capture_d_e_cran_2020-11-07_a_07.24.38-1f3e5.png?1693569671' width='389' height='147' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Faire &#233;quipe &#8226; Le petit supermarch&#233; des r&#233;unions</title>
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		<dc:subject>Conflit</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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&lt;p&gt;La liste est longue de ces r&#233;unions qui &#233;maillent le quotidien des intervenants qui accompagnent les plus fragiles. Outil incontournable ou inflation contre-productive ? Cette question est dans tous les esprits. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les travailleurs sociaux semblent passer une bonne partie de leur activit&#233; professionnelle au comptoir de la r&#233;union. En t&#234;te de gondole, on trouve ces synth&#232;ses destin&#233;es &#224; formaliser un point d'&#233;tape dans l'&#233;volution de la prise en charge d'un usager. Incontournables dans le fonctionnement (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La liste est longue de ces r&#233;unions qui &#233;maillent le quotidien des intervenants qui accompagnent les plus fragiles. Outil incontournable ou inflation contre-productive ? Cette question est dans tous les esprits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux semblent passer une bonne partie de leur activit&#233; professionnelle au comptoir de la r&#233;union. En t&#234;te de gondole, on trouve ces synth&#232;ses destin&#233;es &#224; formaliser un point d'&#233;tape dans l'&#233;volution de la prise en charge d'un usager. Incontournables dans le fonctionnement ancestral des institutions, l'&#233;mergence des projets individualis&#233;s et leur formalisation dans la loi les a rendues indispensables. &#192; &#233;ch&#233;ance r&#233;guli&#232;re, il reste essentiel de mesurer les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s, les objectifs atteints, d'&#233;tablir les ajustements n&#233;cessaires et d'esquisser des perspectives afin d'&#233;laborer les grandes lignes des &#233;tapes &#224; venir. Dans le rayon inter-parte-narial, sont plac&#233;es ces concertations avec des &#233;quipes ou des services issus d'autres institutions qui r&#233;pondent &#224; un authentique besoin d'articulation. Chacun agissant sur un registre sp&#233;cifique (h&#233;bergement, scolarit&#233; ou formation, soins, professionnel, budg&#233;taire, accompagnement &#233;ducatif, soutien &#224; domicile, etc.), il appara&#238;t indispensable de travailler en compl&#233;mentarit&#233; les uns avec les autres dans une logique de partenariat (formel), ou de r&#233;seau (informel). Autre article en magasin, cette r&#233;union institutionnelle qui convoque tout le personnel avec pour ambition de (re)souder sa coh&#233;sion et de l'informer des orientations r&#233;centes et des changements d'orientation, de cultiver la dynamique interne et de renforcer la culture associative &#233;difi&#233;e tout au long des d&#233;cennies. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le domaine de la formation occupe lui aussi une place de choix dans les lin&#233;aires. Il propose des cessions de mise &#224; niveau de connaissances et de techniques professionnelles, d'initiation aux diff&#233;rentes approches psychologiques, aux m&#233;thodologies, proc&#233;dures et autres protocoles, de mise &#224; niveau concernant les l&#233;gislations r&#233;centes... Mais on trouve aussi dans cette cat&#233;gorie les supervisions, analyses de pratique, &#233;tudes de cas, permettant en se distanciant de la pression de l'urgence et du quotidien, de r&#233;fl&#233;chir non seulement sur ses modalit&#233;s d'intervention mais aussi sur les effets induits sur son propre &#233;quilibre personnel. Cette longue litanie, loin d'&#234;tre exhaustive, pour para&#238;tre surprenante au profane, n'en sera pas moins famili&#232;re au professionnel.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'o&#249; un questionnement l&#233;gitime : n'en fait-on pas l&#224; un peu trop ? Outil utile ou obsession ? N&#233;cessit&#233; ou id&#233;e fixe ? Les optimistes voient dans ces multiples rencontres, la condition premi&#232;re de l'&#233;laboration d'un collectif de travail propice &#224; l'&#233;mergence d'une pens&#233;e commune. Les pessimistes, une pathologie chronique : la &#171; r&#233;unionite &#187; aigu&#235; qui prend un temps insens&#233; et empi&#232;te sur la pr&#233;sence aupr&#232;s des usagers. Les uns et les autres ont raison. On ne saurait promouvoir ou condamner d'embl&#233;e ce qui, apr&#232;s tout, n'est qu'un outil. Tout d&#233;pend de la mani&#232;re dont il est employ&#233;. Quand cet espace-temps est instrumentalis&#233;, servant de simple courroie de transmission unilat&#233;rale et descendante, m&#233;prisante et dominatrice, permettant &#224; une pens&#233;e unique et doctrinale de s'imposer, ce moment devient pesant et contre-productif. En revanche, quand il est l'occasion d'un &#233;change large et contradictoire, ouvrant les participants &#224; l'ensemble des possibles, il favorise et promeut l'intelligence collective.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pratiques &#8226; Chercher la contradiction </title>
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		<dc:subject>Conflit</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1272</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux n'aiment rien tant que d&#233;battre, &#233;changer et argumenter. Autant de comportements inscrits dans l'ADN de la profession. Comment promouvoir et d&#233;fendre ces pratiques en &#233;vitant tout ce qui peut les pervertir ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le collectif de travail qui se retrouve dans une r &#233;union est compos&#233; de professionnels cumulant un certain nombre d'informations et d'avis, de v&#233;cus et de ressentis, de compr&#233;hensions et d'interpr&#233;tations face &#224; la probl&#233;matique qui fera l'objet des &#233;changes. Mais ils (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux n'aiment rien tant que d&#233;battre, &#233;changer et argumenter. Autant de comportements inscrits dans l'ADN de la profession. Comment promouvoir et d&#233;fendre ces pratiques en &#233;vitant tout ce qui peut les pervertir ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le collectif de travail qui se retrouve dans une r &#233;union est compos&#233; de professionnels cumulant un certain nombre d'informations et d'avis, de v&#233;cus et de ressentis, de compr&#233;hensions et d'interpr&#233;tations face &#224; la probl&#233;matique qui fera l'objet des &#233;changes. Mais ils peuvent aussi ne pas avoir d'opinion et escompter s'en faire une, en participant &#224; la discussion. L'objectif recherch&#233; est bien alors de partager la diversit&#233; des approches respectives, chacune &#233;tant soumise &#224; la sagacit&#233; des participants. Le d&#233;bat sera d'autant plus fertile qu'il se montrera ouvert et qu'aucune position ne sera consid&#233;r&#233;e a priori plus valide qu'une autre. Les pistes de travail retenues et les orientations qui seront adopt&#233;es en fin de r&#233;union doivent &#234;tre choisies &#224; partir d'hypoth&#232;ses plausibles (sans chercher &#224; les rendre incontestables) et de solutions vraisemblables (sans en attendre des r&#233;sultats garantis). C'est bien gr&#226;ce aux controverses fond&#233;es sur des arguments divergents que l'on peut tenter d'identifier non pas tant la bonne r&#233;ponse &#224; apporter que la moins mauvaise. C'est ce qui se passe le plus souvent. Pourtant, convenons-en, nous sommes aussi parfois prisonniers de la recherche de la solution id&#233;ale : celle qui s'impose comme une &#233;vidence qui n'attendait qu'&#224; &#233;clater au grand jour, au nom d'une th&#233;orie, d'une conviction ou d'une exp&#233;rience pass&#233;e. La complexit&#233; de la probl&#233;matique est alors &#233;vacu&#233;e. Les avis divergents sont stigmatis&#233;s, invalid&#233;s, voire diabolis&#233;s, non au nom d'une contre-argumentation qui aurait fini par convaincre le collectif mais comme attentatoire &#224; une v&#233;rit&#233; qui vient enfin d'&#234;tre r&#233;v&#233;l&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Promouvoir la dispute&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il est une pratique qui est utilis&#233;e dans bien des domaines qui pourrait armer les r&#233;unions contre de telles d&#233;rives : c'est le principe du contradictoire ou de la promotion de la dispute (1). Il est employ&#233; implicitement dans beaucoup d'&#233;quipes. Sa formalisation permettrait de faire circuler la parole sans entrave. Trois sources en nourrissent la l&#233;gitimit&#233; : le droit, la psychologie et la sociologie. La justice, qu'elle soit p&#233;nale, civile ou administrative, ne peut &#234;tre rendue que si les parties en cause ont eu connaissance de toutes les pi&#232;ces vers&#233;es au dossier, que les d&#233;bats ont &#233;t&#233; ouverts &#224; la pr&#233;sence de chacune d'entre elles et que toutes aient &#233;t&#233; prises en compte &#224; &#233;galit&#233;. Cette proc&#233;dure permet d'offrir un traitement &#233;quitable et &#233;quilibr&#233;. Permettre au contradictoire de s'exercer constitue m&#234;me la condition sine qua non de toute justice d&#233;mocratique. Toute infraction &#224; son d&#233;roulement peut &#234;tre sanctionn&#233;e par la Cour de Cassation pour vice de forme. Voil&#224; une pratique quotidienne dont s'honorent les magistrats et qui nous fournit une piste int&#233;ressante : syst&#233;matiser l'expression d'avis divergents comme exigence pr&#233;alable, avant toute prise de d&#233;cision.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'on se tourne du c&#244;t&#233; des approches psychologiques, la d&#233;marche syst&#233;mique propose une perception tout aussi utile que le droit &#233;voqu&#233; pr&#233;c&#233;demment. Et plus particuli&#232;rement sa dimension multifocale. Partons de la vignette clinique de cette famille compos&#233;e de deux parents et de leur adolescent. La situation est au bord de l'explosion. Le p&#232;re s'alcoolise fortement. La m&#232;re est en pleine d&#233;pression. Le fils pose des actes de d&#233;linquance. Si l'on se place du point de vue de Madame, on peut interpr&#233;ter sa d&#233;pression par l'alcoolisation de son mari et les d&#233;rives de son fils. Du point de vue de Monsieur, on peut comprendre son addiction par les passages &#224; l'acte de son enfant et la m&#233;lancolie de son &#233;pouse. Quant au jeune, ses transgressions peuvent &#234;tre analys&#233;es comme un appel &#224; faire r&#233;agir ses parents en les faisant sortir de leurs &#233;tats respectifs. Aider cette famille, c'est prendre en compte chacun des points de vue sans en privil&#233;gier ni en invalider aucun. Faire vivre le contradictoire au sein de nos &#233;quipes, c'est de la m&#234;me fa&#231;on respecter la position de chaque professionnel comme entend able. Mais la sociologie apporte, elle aussi, sa contribution. Les travaux de Christian Morel, consacr&#233;s &#224; ce que l'on pourrait d&#233;signer comme &#171; la sociologie de l'erreur &#187;, peuvent avec int&#233;r&#234;t &#234;tre repris ici (2).&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet universitaire l'affirme avec force : dans un groupe, une position majoritaire n'offre pas plus de garantie d'&#234;tre juste qu'une position minoritaire. Dans ces conditions, comment s'y prendre pour combattre l'erreur ? Il propose plusieurs pistes. La premi&#232;re consiste &#224; ne pas tenir compte de la position hi&#233;rarchique des protagonistes, tant dans l'organigramme de l'institution que dans la hi&#233;rarchie du savoir, pour d&#233;terminer la valeur de l'avis donn&#233;. Dans le d&#233;bat, le ma&#238;tresse de maison ou la stagiaire d'&#233;cole apportant un regard candide, peuvent &#233;mettre des r&#233;flexions faisant avancer la compr&#233;hension d'une situation au m&#234;me titre que le psychiatre exp&#233;riment&#233; venant assurer sa prestation chaque semaine au cours de la demi-journ&#233;e de r&#233;union. Ce n'est pas parce qu'ils sont &#233;loign&#233;s de l'&#233;rudition qu'ils ont forc&#233;ment tort. Ils ont simplement une position &#224; exprimer dans le d&#233;bat. Second principe propos&#233; par Christian Morel : celui de l'avocat du diable. Il s'agit pour le groupe de demander &#224; l'un de ses participants de prendre la place du contradicteur venant mettre en doute syst&#233;matiquement l'avis majoritaire qui semble se dessiner. La mission qui lui est confi&#233;e consistant &#224; chercher tous les arguments s'y opposant, il aide ainsi &#224; en identifier les fragilit&#233;s, les limites et les contradictions. Le sociologue nous rappelle cette belle histoire nous venant de l'antiquit&#233; juda&#239;que : lorsque les vingt-trois juges du tribunal du Sanh&#233;drin pronon&#231;aient une condamnation &#224; mort &#224; l'unanimit&#233;, l'accus&#233; &#233;tait acquitt&#233;. Aux yeux des sages rabbins du Talmud, l'unanimit&#233; &#233;tait le signe qu'il n'y avait pas v&#233;ritablement eu de d&#233;bat. Enfin, troisi&#232;me principe : ne pas sanctionner les erreurs commises permettrait la libre expression de leurs auteurs. Ceux-ci ayant la garantie de ne pas voir leur t&#233;moignage se retourner contre eux, dans une recherche de responsabilit&#233; voire de culpabilit&#233;, peuvent alors apporter tous les &#233;clairages permettant de comprendre les circonstances de leur fourvoiement. Cette approche est encore connue sous le nom de retour d'exp&#233;rience (REX) utilis&#233; fr&#233;quemment hors du secteur de l'action sociale. Garantir et organiser le contradictoire appara&#238;t donc comme l'une des pistes particuli&#232;rement fertiles pour assurer une gestion &#233;thique de nos r&#233;unions d'&#233;quipe.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Dispute a pour &#233;tymologie latine disputare qui signifie : examiner, d&#233;battre. La notion contemporaine de &#171; rivaliser avec, (se) quereller &#187; n'interviendra qu'&#224; partir du XVIIe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Les d&#233;cisions absurdes : tome I (Sociologie des erreurs radicales et persistantes), 2002 ; tome II (Comment les &#233;viter ?), 2012 ; tome III (L'enfer des r&#232;gles : les pi&#232;ges relationnels), 2018, &#201;d. Gallimard.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1849 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH224/capture_d_e_cran_2020-11-07_a_07.24.48-3c457.png?1693569672' width='500' height='224' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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