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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Th&#233;&#226;tre &#8226; Robots sociaux</title>
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		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre</dc:subject>
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&lt;p&gt;Et si dans un futur pas si &#233;loign&#233;, les enfants &#233;taient &#233;duqu&#233;s par des robots ? Une conf&#233;renci&#232;re d&#233;clare : &#171; Roby est un robot compagnon &#233;ducatif et p&#233;dagogique, con&#231;u pour s'int&#233;grer dans une famille et accompagner des enfants dans leur processus scolaire. &#187; L'auteur-metteur en sc&#232;ne Jo&#235;l Pommerat (1) ausculte le monde d'aujourd'hui en interrogeant sans cesse la soci&#233;t&#233;. Sa derni&#232;re cr&#233;ation, Contes et l&#233;gendes, est &#171; une fiction documentaire d'anticipation sur la construction de soi &#224; l'adolescence et le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1269-" rel="tag"&gt;1269&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2163 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L348xH189/capture_d_e_cran_2021-01-14_a_09.46.59-8cc7b.png?1693499163' width='348' height='189' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Et si dans un futur pas si &#233;loign&#233;, les enfants &#233;taient &#233;duqu&#233;s par des robots ? Une conf&#233;renci&#232;re d&#233;clare : &lt;i&gt;&#171; Roby est un robot compagnon &#233;ducatif et p&#233;dagogique, con&#231;u pour s'int&#233;grer dans une famille et accompagner des enfants dans leur processus scolaire. &#187;&lt;/i&gt; L'auteur-metteur en sc&#232;ne Jo&#235;l Pommerat (1) ausculte le monde d'aujourd'hui en interrogeant sans cesse la soci&#233;t&#233;. Sa derni&#232;re cr&#233;ation, &lt;i&gt;Contes et l&#233;gendes&lt;/i&gt;, est &lt;i&gt;&#171; une fiction documentaire d'anticipation sur la construction de soi &#224; l'adolescence et le mythe de la cr&#233;ature artificielle &#187;&lt;/i&gt;. Sur le plateau, les personnages apparaissent et disparaissent. Jo&#235;l Pommerat convoque, dans une mise en sc&#232;ne sobre, des adolescents, des adultes et des robots - magnifiques et surprenantes com&#233;diennes -, et questionne les notions de genre, du rapport masculin / f&#233;minin, de l'homophobie ou du machisme. La cohabitation entre humains et humano&#239;des - plus vrais que nature -, modifie les relations humaines. Comment un jeune se construit-il avec des parents absents, un syst&#232;me &#233;ducatif ou social d&#233;faillant, en compagnie d'un robot int&#233;gr&#233; dans son quotidien ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui est humain ? Qui ne l'est pas ? &#171; &lt;i&gt;&#8239;J'ai ressenti quelque chose quand je l'ai serr&#233; dans mes bras &#187;&lt;/i&gt;, dit une m&#232;re apr&#232;s avoir embrass&#233; &lt;i&gt;&#171; Roby &#187;&lt;/i&gt;. Ou au camp des hommes, l'&#233;ducateur brutal dresse les jeunes gar&#231;ons &#224; plus de masculinit&#233; : &lt;i&gt;&#171; Vous &#234;tes les soldats de l'avenir&#8230; Je voudrais r&#233;affirmer solennellement devant vous qu'il n'y a pas de honte &#224; vouloir devenir un homme &#187;&lt;/i&gt;. Les fronti&#232;res ne sont pas aussi claires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Visionnaire, Jo&#235;l Pommerat ne d&#233;nonce rien, il met en exergue l'&#233;paisseur et le myst&#232;re des choses de la vie et aussi les troubles sociaux qui nous inqui&#232;tent. Que va-t-on transmettre &#224; cette g&#233;n&#233;ration num&#233;rique ? Au spectateur d'imaginer, de d&#233;m&#234;ler ce qu'il voit sur le plateau et de poursuivre la r&#233;flexion. Salutaire, grin&#231;ant, passionnant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Ses textes sont publi&#233;s aux &#201;ditions Actes Sud-papier.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Contes et l&#233;gendes, une cr&#233;ation th&#233;&#226;trale de Jo&#235;l Pommerat. Dur&#233;e : 1 h 45. En tourn&#233;e jusqu'&#224; octobre&#8239;2020 &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus d'infos : &lt;a href=&#034;http://www.zef-bureau.fr/contes-et-legendes/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.zef-bureau.fr/contes-et-legendes/&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Protection de l'enfance &#8226; Entre le placement et la maison</title>
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		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
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&lt;p&gt;Faute de places et de moyens suffisants, les professionnels de la protection de l'enfance sont d&#233;pass&#233;s et les situations familiales d&#233;grad&#233;es. Le d&#233;partement du Nord symbolise la crise que traverse le secteur. Pour y pallier, il d&#233;veloppe depuis quelques ann&#233;es des mesures &#224; domicile renforc&#233;es en alternative au placement. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous n'avons plus les moyens de nous occuper des gamins &#187;. En fin d'ann&#233;e 2018, les travailleurs sociaux de l'Unit&#233; territoriale de pr&#233;vention et d'action sociale (UTPAS) de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1269-" rel="tag"&gt;1269&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Faute de places et de moyens suffisants, les professionnels de la protection de l'enfance sont d&#233;pass&#233;s et les situations familiales d&#233;grad&#233;es. Le d&#233;partement du Nord symbolise la crise que traverse le secteur. Pour y pallier, il d&#233;veloppe depuis quelques ann&#233;es des mesures &#224; domicile renforc&#233;es en alternative au placement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous n'avons plus les moyens de nous occuper des gamins &#187;&lt;/i&gt;. En fin d'ann&#233;e 2018, les travailleurs sociaux de l'Unit&#233; territoriale de pr&#233;vention et d'action sociale (UTPAS) de Tourcoing-Mouvaux, pr&#232;s de Lille, d&#233;marraient une gr&#232;ve d'une ampleur in&#233;dite. Largement suivie par les professionnels d'autres structures, la mobilisation a mis un coup de projecteur sur la situation critique de la protection de l'enfance dans le d&#233;partement du Nord. En charge de trouver des places et de suivre les situations de trente &#224; quarante enfants, les travailleurs sociaux des UTPAS peinaient &#224; les accompagner. Les exemples de situations intenables abondaient. En cause, syst&#233;matiquement, le manque de moyens. Une situation qui, selon Olivier Treneul, repr&#233;sentant du Syndicat Sud Sant&#233; Sociaux, perdure : &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, nos coll&#232;gues ne peuvent plus prendre en compte les besoins de l'enfant : quelle que soit la place propos&#233;e, ils prennent. &#187;&lt;/i&gt; Pauline, ancienne r&#233;f&#233;rente ASE engag&#233;e sur un contrat pr&#233;caire de six mois, confirme : &lt;i&gt;&#171; Je n'ai m&#234;me pas r&#233;ussi &#224; voir tous les gamins que je suivais. Tu passes ton temps au t&#233;l&#233;phone &#224; essayer de trouver des places. Tu dois &#171; vendre &#187; ton gamin, justifier qu'il se comportera bien au foyer, qu'il ne foutra pas le bordel. Un des jeunes venait me voir tous les jours pour me demander o&#249; j'en &#233;tais et tous les jours je lui r&#233;pondais que je n'avais rien. &#187;&lt;/i&gt; D&#233;sabus&#233;e, elle choisira de ne pas renouveler son contrat et d'entamer une reconversion professionnelle. Son dipl&#244;me d'&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e ne lui aura servi que six mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2117 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH348/screenshot_7-2-2409e.png?1693499164' width='500' height='348' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte d&#233;j&#224; tr&#232;s d&#233;grad&#233;, l'annonce par le conseil d&#233;partemental de la fermeture de sept cents places d'h&#233;bergement en foyers a fait l'effet d'un coup de massue. Sur le terrain, l'incompr&#233;hension fut immense : pourquoi fermer des places alors que, chaque jour les professionnels doivent batailler pour trouver un h&#233;bergement pour des enfants plac&#233;s ? &lt;i&gt;&#171; En 2015&lt;/i&gt; [au moment du changement de majorit&#233; au conseil d&#233;partemental, Ndlr]&lt;i&gt;, nous avions calcul&#233; qu'il manquait mille places dans le d&#233;partement, poursuit Olivier Treneul. Et on parle bien de places adapt&#233;es, c'est-&#224;-dire qu'&#224; r&#233;ception d'une ordonnance de placement du juge, on peut commencer le travail avec le gamin et la famille pour identifier les besoins et proposer une offre adapt&#233;e. Et pourtant, le conseil d&#233;partemental choisit de supprimer des centaines de places. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mobilisation des travailleurs sociaux, d&#233;sabus&#233;s, s'est &#233;tendue. En r&#233;ponse, Jean-Ren&#233; Lecerf, pr&#233;sident du conseil d&#233;partemental, s'est exprim&#233; plusieurs fois. Pour lui, pas question de parler de fermetures de places : elles sont &#171; red&#233;ploy&#233;es &#187;, c'est-&#224;-dire transform&#233;es d'une part, en places pour les mineurs non accompagn&#233;s (MNA), d'autre part, en mesures d'assistance &#224; domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Recentrer sur les familles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le recentrage sur la famille et le d&#233;veloppement des comp&#233;tences parentales pour &#233;viter le placement, constitue une des grandes orientations du D&#233;partement en mati&#232;re de protection de l'enfance : dans la foul&#233;e des fermetures de places d'h&#233;bergement, il a cr&#233;&#233; deux nouvelles mesures d'accompagnement des familles &#224; domicile : sur le volet judiciaire, les aides &#233;ducatives en milieu ouvert renforc&#233;es (AEMOR), sur le volet administratif, les interventions &#233;ducatives &#224; domicile renforc&#233;es (IEADR) (voir encadr&#233; p.21). Les &#233;quipes pluridisciplinaires interviennent plusieurs fois par semaine aupr&#232;s des enfants b&#233;n&#233;ficiant de ces mesures, sur une amplitude large &lt;i&gt;(voir reportage p.22)&lt;/i&gt;. Enfin, une place en maison d'enfants &#224; caract&#232;re social (MECS) ou en famille d'accueil est en principe adoss&#233;e &#224; la mesure, ce qui permet d'&#233;loigner l'enfant de sa famille tr&#232;s rapidement en cas de crise. Une possibilit&#233; d'&#233;loignement cependant souvent mise &#224; mal par l'absence de place effectivement disponible. &lt;i&gt;&#171; Nous avons pouss&#233; &#224; la diversification des mesures, notamment par ce qui s'appelait pr&#233;c&#233;demment placement &#224; domicile&lt;/i&gt; &#8211; aujourd'hui IEADR et AEMOR &#8211; &#187;, indique Anne Devreese, directrice g&#233;n&#233;rale adjointe en charge de la solidarit&#233; au d&#233;partement du Nord. &lt;i&gt;&#171; Nous y mettons des moyens plus importants que dans d'autres d&#233;partements, qui proposent de l'AEMOR avec des prix de journ&#233;e &#224; 20 ou 30 euros par jour. Ici, nous sommes &#224; 45 euros. Les magistrats, plut&#244;t r&#233;ticents au d&#233;part, ont aujourd'hui des demandes massives vers ces dispositifs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les repr&#233;sentants du syndicat Sud, &#171; &lt;i&gt; le dogme du conseil d&#233;partemental, c'est :&lt;/i&gt; &#8220;la famille est le meilleur refuge&#8221;. &lt;i&gt;Un dogme en contradiction avec la r&#233;alit&#233; du terrain. La raison principale pour laquelle il d&#233;veloppe les soutiens &#224; domicile et les places pour les mineurs non accompagn&#233;s (MNA), c'est que &#231;a co&#251;te moins cher. &#187;&lt;/i&gt; Anne Devreese temp&#232;re : &lt;i&gt;&#171; &#192; l'&#233;poque o&#249; on pla&#231;ait beaucoup, les acteurs de diff&#233;rents d&#233;partements signalaient que 20 &#224; 30 % des enfants plac&#233;s pourraient en r&#233;alit&#233; rester chez eux. Quand on entre dans le placement, il est difficile d'en sortir. Il faut donc faire attention au premier placement. Par ailleurs, le d&#233;partement du Nord a un taux de placements tr&#232;s important, mais en cas de danger grave, il ne faut &#233;videmment pas se poser vingt-mille questions. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prix de journ&#233;e, fix&#233;s lors des n&#233;gociations entre le D&#233;partement et les associations accueillant les enfants, font en effet appara&#238;tre de mani&#232;re tr&#232;s nette l'&#233;conomie r&#233;alis&#233;e par la transformation de places d'internat en places pour les MNA et en mesures d'assistance &#224; domicile. En internat, il oscille entre 160 et 200 euros par enfant. Pour les mineurs non accompagn&#233;s, le prix de journ&#233;e est divis&#233; par trois (63 euros). Quant aux mesures &#224; domicile, elles co&#251;tent 45 euros par jour et par enfant au D&#233;partement. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;conomie est &#233;vidente &#187;&lt;/i&gt;, souligne Olivier Treneul pour le syndicat Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2119 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH465/screenshot_10-2-13466.png?1693499164' width='500' height='465' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, le conseil d&#233;partemental ne nie pas avoir d&#251; r&#233;aliser des &#233;conomies ces derni&#232;res ann&#233;es : &lt;i&gt;&#171; Je suis &#233;videmment tr&#232;s sensible &#224; la non-ex&#233;cution des placements et &#224; la tension sur les places, indique Anne Devreese. Cette insuffisance est r&#233;elle et multifactorielle. Elle interroge les pratiques professionnelles. Notre situation financi&#232;re difficile en 2016 &#8211; 2017 a justifi&#233; des efforts, mais le budget vot&#233; en d&#233;cembre dernier est favorable &#224; la protection de l'enfance. &#187;&lt;/i&gt; Fort d'un budget en hausse pour la protection de l'enfance depuis 2019, et faisant suite aux mobilisations, le D&#233;partement a engag&#233; des recrutements d'assistants familiaux, de personnels d'Unit&#233; territoriale de pr&#233;vention et d'actions sociale et cr&#233;&#233; des centaines de nouvelles places pour les MNA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Danger pour les enfants&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la tension sur les places en h&#233;bergement reste toujours tr&#232;s pr&#233;gnante. &lt;i&gt;&#171; Clairement, des gamins qui devraient &#234;tre plac&#233;s, ne le sont pas,&lt;/i&gt; indique Judith Haziza &lt;i&gt;(voir interview p.24), Juge des enfants et d&#233;l&#233;gu&#233;e du syndicat de la magistrature. La d&#233;cision du Juge des enfants est fond&#233;e sur le code civil, pas sur le nombre de places disponibles. &#187;&lt;/i&gt; Hors de question donc d'opter pour une mesure &#224; domicile pour un enfant en danger au motif d'un manque de moyens pour l'accueillir en foyer. &lt;i&gt;&#171; J'ai en t&#234;te l'exemple d'une famille que je suivais en action &#233;ducative en milieu ouvert&lt;/i&gt; (AEMO) &lt;i&gt;simple et qui ne collaborait pas depuis pr&#232;s de deux ans. Je fais le choix de placer l'enfant car il est tr&#232;s jeune. Cette d&#233;cision prise d&#233;but avril ne sera effective que fin juin. Entre temps, l'enfant se retrouve sans domicile puisque la famille est expuls&#233;e de son logement. On entend parfois dire que ce sont les &#698; ados incasables pour lesquels on ne trouve pas de place. En r&#233;alit&#233; nous sommes en difficult&#233; y compris pour de tr&#232;s jeunes enfants dans des situations basiques. &#187;&lt;/i&gt; Une tension sur les places qui a aussi des cons&#233;quences pour les professionnels.&lt;i&gt; &#171; C'est un m&#233;tier &#224; risque,&lt;/i&gt; affirme Pauline. &lt;i&gt;Un jeune en attente de placement a failli me d&#233;foncer. Il menait une vie de SDF, il ne savait pas o&#249; aller, comment se nourrir. Et je n'avais aucune r&#233;ponse. Un jour, il a jet&#233; une chaise, c'&#233;tait hyper violent. Ce manque de moyens met les jeunes et les professionnels en danger physiquement et psychologiquement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2118 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH308/screenshot_9-2-937b6.png?1693499165' width='500' height='308' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2018, dans le Nord, la mobilisation des travailleurs sociaux a &#233;t&#233; tr&#232;s forte. Ici devant le conseil d&#233;partemental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des travailleurs sociaux comme des magistrats, il ne s'agit pas de revendiquer le placement &#224; tout prix. &lt;i&gt;&#171; Je trouve que &#231;a a vraiment du sens d'intervenir avec les parents, notamment sur les temps forts de la vie quotidienne (lever, repas, coucher), comme le permettent les AEMO renforc&#233;es, &lt;/i&gt; indique Judith Haziza. &lt;i&gt;Mais ces mesures &#224; domicile ne doivent pas &#234;tre les seules mesures propos&#233;es, il faut un &#233;ventail de solutions &#224; adapter &#224; chaque enfant et &#224; chaque famille. &#187; Olivier Treneul abonde : &#171; Toutes les situations sont &#224; tricoter sur mesure, on ne peut pas appliquer de r&#232;gles g&#233;n&#233;rales. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Du c&#244;t&#233; du D&#233;partement, l'ambition est similaire : &lt;i&gt;&#171; Il ne faut pas jouer l'aide &#224; domicile contre le placement ou inversement mais essayer d'avoir le maximum de possibilit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, indique Anne Devreese. Mais cette ambition se heurte encore aujourd'hui &#224; un manque de moyens tant pour le nombre de places en internat que pour les mesures &#224; domicile, pourtant pr&#244;n&#233;es par le D&#233;partement. Fort de son nouveau budget, celui-ci promet de soutenir ces mesures en 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2120 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH310/screenshot_11-2-44a95.png?1693499165' width='500' height='310' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Cin&#233; &#8226; Puissance f&#233;minine</title>
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		<dc:subject>1269</dc:subject>

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&lt;p&gt;Trois femmes traversent chaque jour la fronti&#232;re belge pour se prostituer, fa&#231;on d'&#233;chapper &#224; l'aust&#233;rit&#233; fran&#231;aise et aux petits boulots sous-pay&#233;s. Leur corps en arme de survie. Objet ou arme ? Le film &#171; Filles de joie &#187;, de Fr&#233;d&#233;ric Fonteyne et Anne Paulicevich, en posant le corps des femmes comme central, questionne les rapports femme-homme. Corps magnifi&#233;, corps fatigu&#233;, violent&#233;, instrumentalis&#233;, la cam&#233;ra s'attarde, les illumine ou les &#233;claire cr&#251;ment. &lt;br class='autobr' /&gt;
Borderlines, entre force de vie et noirceur (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2164 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L348xH214/capture_d_e_cran_2021-01-14_a_09.50.40-7afe0.png?1693499165' width='348' height='214' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Trois femmes traversent chaque jour la fronti&#232;re belge pour se prostituer, fa&#231;on d'&#233;chapper &#224; l'aust&#233;rit&#233; fran&#231;aise et aux petits boulots sous-pay&#233;s. Leur corps en arme de survie. Objet ou arme ? Le film &lt;i&gt;&#171; Filles de joie &#187;&lt;/i&gt;, de Fr&#233;d&#233;ric Fonteyne et Anne Paulicevich, en posant le corps des femmes comme central, questionne les rapports femme-homme. Corps magnifi&#233;, corps fatigu&#233;, violent&#233;, instrumentalis&#233;, la cam&#233;ra s'attarde, les illumine ou les &#233;claire cr&#251;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Borderlines, entre force de vie et noirceur extr&#234;me, ces trois femmes, superbement incarn&#233;es par Sara Forestier, No&#233;mie Lvovsky et Annabelle Lengronne, m&#232;nent une double vie, passant du bordel belge &#8211; o&#249; la sc&#233;nariste Anne Paulicevich s'est immerg&#233;e pendant neuf mois &#8211; &#224; leur quotidien de m&#232;res, d'&#233;pouses, de filles. &lt;i&gt;&#171; Je voulais depuis longtemps &#233;crire sur l'h&#233;ro&#239;sme des femmes &#187;&lt;/i&gt;, livre la sc&#233;nariste. Simulations d'orgasme, exp&#233;riences sexuelles, fous rires, entre deux clients, les femmes entre elles se l&#226;chent, forgent leur sororit&#233;, puissant bouclier contre la laideur du monde qui les entoure. &lt;i&gt;&#171; Oui, il y a de la joie en elles ! &#187;&lt;/i&gt;, assure le r&#233;alisateur Fr&#233;d&#233;ric Fonteyne. La duret&#233; du film pourrait nous en faire douter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En retournant le stigmate qui voudrait les figer en victimes, elles font de leur corps - objet des hommes, r&#233;ifi&#233; par leur d&#233;sir sexuel, soumis par leur semblant de puissance masculine - une arme puissante. Les hommes n'ont pas le beau r&#244;le, violents, b&#234;tement m&#226;les ou tristement &#233;teints ; ils glissent au fil du film de sexe fort &#224; sexe faible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Filles de joie, film de Fr&#233;d&#233;ric Fonteyne et Anne Paulicevich&lt;br class='autobr' /&gt;
90'- Belgique, France. Sortie en salles le 18 mars.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Judith Haziza &#8226; L'impuissance des juges</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1269-Entretien-avec-Judith-Haziza-o-L-impuissance-des-juges</link>
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		<dc:date>2020-03-17T08:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>1269</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;ENTRETIEN AVEC Judith Haziza, Juge des enfants &#224; Lille, d&#233;l&#233;gu&#233;e du Syndicat de la magistrature. &lt;br class='autobr' /&gt;
Signataire, avec les douze autres Juges des enfants lillois, d'une tribune en soutien aux travailleurs sociaux mobilis&#233;s en 2018, Judith Haziza souligne le d&#233;calage entre ambitions politiques du d&#233;partement et manque criant de moyens sur le terrain. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le terrain, quels sont les effets du renforcement des mesures &#224; domicile d&#233;cid&#233;es par le D&#233;partement, comme alternative au placement ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le discours tenu (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;ENTRETIEN AVEC Judith Haziza, Juge des enfants &#224; Lille, d&#233;l&#233;gu&#233;e du Syndicat de la magistrature.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signataire, avec les douze autres Juges des enfants lillois, d'une tribune en soutien aux travailleurs sociaux mobilis&#233;s en 2018, Judith Haziza souligne le d&#233;calage entre ambitions politiques du d&#233;partement et manque criant de moyens sur le terrain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur le terrain, quels sont les effets du renforcement des mesures &#224; domicile d&#233;cid&#233;es par le D&#233;partement, comme alternative au placement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le discours tenu par le D&#233;partement peut avoir sa coh&#233;rence mais la traduction sur le terrain reste bien en de&#231;&#224; des ambitions affich&#233;es. &#192; la suite de la fermeture de sept cents lits pour les placements, le D&#233;partement a annonc&#233; un red&#233;ploiement des moyens vers l'accueil pour les mineurs non accompagn&#233;s, &#224; bas co&#251;t et vers des mesures renforc&#233;es &#224; domicile. Mais dans les faits, face &#224; une situation o&#249; l'on pense l'aide &#233;ducative en milieu ouvert renforc&#233; (AEMOR) comme le dispositif le plus adapt&#233;, on sait qu'il n'y aura pas de place avant un an. Donc la situation se d&#233;grade pendant une ann&#233;e, alors qu'une AEMOR est ordonn&#233;e. Que fait-on alors ? Soit on prend acte des d&#233;lais et on place directement l'enfant pour &#233;viter que la situation se d&#233;grade, soit on attend et on le place un an plus tard. De fait, ces mesures sont ineffectives. Sur pr&#232;s de trois cents dossiers que je traite, l'AEMOR ne concerne que quelques situations. Le d&#233;partement a ferm&#233; des lits avant de d&#233;velopper les dispositifs alternatifs. Le probl&#232;me reste insoluble : on ferme des places, on annonce recentrer sur les dispositifs &#224; domicile et on ne fait pas monter en puissance ces dispositifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec quelles cons&#233;quences pour les enfants et les professionnels qui les accompagnent ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons des mesures prononc&#233;es qui interviennent beaucoup trop tard. L'&#233;ducateur ne peut plus du tout travailler dans le qualitatif : son action consiste &#224; trouver une place et non plus la place la plus adapt&#233;e. Il fait davantage de la gestion de dossiers que de l'accompagnement des familles. Si la prise en charge se passe mal dans la famille ou le foyer, on ne peut plus chercher &#224; trouver une place ailleurs ou un s&#233;jour de rupture : les difficult&#233;s m&#232;nent &#224; des fins de prise en charge s&#232;ches.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes en total d&#233;calage avec la loi du 14 mars 2016 qui invite &#224; r&#233;fl&#233;chir et &#224; agir en fonction des besoins des enfants et non plus des droits des parents. En r&#233;alit&#233;, nous sommes tr&#232;s loin d'une prise en charge centr&#233;e sur les besoins de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pensez-vous que le D&#233;partement oriente vers des mesures &#224; domicile principalement par souci d'&#233;conomie ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est complexe et je crois qu'il ne faut pas tomber dans la caricature. Avec l'usure et la perte de sens, on peut &#234;tre tent&#233; de tomber dans l'&#171; ASE-bashing &#187; et je pense qu'il faut s'en garder. Les dispositifs &#224; domicile, bien d&#233;ploy&#233;s, peuvent se r&#233;v&#233;ler tr&#232;s int&#233;ressants avec une famille au profil adapt&#233;. Ils permettent parfois d'&#233;viter le placement, ce qui est une bonne chose pour des familles, notamment quand le lien affectif est fonctionnel et s&#233;curisant. En revanche, dans les familles o&#249; le lien affectif dysfonctionne totalement, on pourra mettre tous les &#171; R &#187; (pour mesure &#171; renforc&#233;e &#187;, ndlr) qu'on veut aux dispositifs, on ira dans le mur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans certaines situations, les dispositifs &#224; domicile sont adapt&#233;s et nous avons vraiment regrett&#233; de ne pas avoir de places. Le probl&#232;me principal reste le manque de places &#224; hauteur de nos besoins. Le dysfonctionnement est tel qu'il faut placer le D&#233;partement face &#224; ses responsabilit&#233;s. Nous ne pouvons pas passer notre temps &#224; prendre des d&#233;cisions qui ne sont pas effectives. Car actuellement, que voit le gamin ? Que le juge est impuissant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Reportage &#8226; Soutenir les parents</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Reportage-o-Soutenir-les-parents</link>
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		<dc:date>2020-03-17T08:39:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>1269</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ouvert en 2017 &#224; la suite de fermetures de places en internat, le service d'aide &#233;ducative en milieu ouvert renforc&#233;e (AEMOR) de la Sauvegarde du Nord &#224; Tourcoing, accompagne une vingtaine de mineurs &#224; leur domicile. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Tu fais ta timide aujourd'hui ? &#187;. Celym&#232;ne, deux ans, se cache dans le creux de son petit canap&#233; gonflable rose bonbon, avant d'&#233;clater de rire sous les chatouilles d'Ana&#239;s Mary, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e en visite chez elle. Elle vit dans un studio d'une dizaine de m&#232;tres carr&#233;s avec sa m&#232;re (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ouvert en 2017 &#224; la suite de fermetures de places en internat, le service d'aide &#233;ducative en milieu ouvert renforc&#233;e (AEMOR) de la Sauvegarde du Nord &#224; Tourcoing, accompagne une vingtaine de mineurs &#224; leur domicile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Tu fais ta timide aujourd'hui ? &#187;&lt;/i&gt;. Celym&#232;ne, deux ans, se cache dans le creux de son petit canap&#233; gonflable rose bonbon, avant d'&#233;clater de rire sous les chatouilles d'Ana&#239;s Mary, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e en visite chez elle. Elle vit dans un studio d'une dizaine de m&#232;tres carr&#233;s avec sa m&#232;re et son demi-fr&#232;re une semaine sur deux. &#192; l'audience devant le Juge des enfants, il y a quelques mois, un placement avait &#233;t&#233; &#233;voqu&#233; : Celym&#232;ne souffrait de s&#233;rieuses carences &#233;ducatives et d'un retard de d&#233;veloppement important. Le Juge des enfants a finalement opt&#233; pour une aide &#233;ducative renforc&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
La petite fille est suivie par le service AEMOR de la Sauvegarde du Nord. Il s'agit d'un petit service &#224; taille humaine compos&#233; de trois &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s &#224; temps plein, d'une technicienne d'intervention sociale et familiale (TISF), d'une &#233;ducatrice de jeunes enfants (EJE) et d'une psychologue &#224; mi-temps qui accompagnent vingt-quatre mineurs. Chaque &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; suit donc huit enfants, soit nettement moins que dans le cadre d'une AEMO classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Audrey Boisgu&#233;rin, cheffe de service, explique : &lt;i&gt;&#171; Nous avons une vraie proximit&#233; avec les familles. La plus-value de l'AEMOR - notamment li&#233;e &#224; ses moyens suppl&#233;mentaires &#8211; est de nous permettre d'intervenir avec plus de proximit&#233;, de r&#233;activit&#233; et d'intensit&#233;. Le ma&#238;tre- mot ? La souplesse : nous pouvons nous adapter aux besoins des familles. Si l'une d'elles a besoin &#224; un moment que nous passions quatre fois dans la semaine, nous pouvons le faire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2121 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH333/screenshot_12-2-f4c92.png?1693499165' width='500' height='333' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Ana&#239;s Mary se rend au domicile de Celym&#232;ne parfois plusieurs fois par semaine.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec un prix de journ&#233;e &#224; 45 euros par mineur, par rapport &#224; 7 euros pour une AEMO classique, les moyens sont en effet d&#233;cupl&#233;s. Mais l'intensit&#233; des interventions ne constitue pas la seule sp&#233;cificit&#233; de ces mesures. L'amplitude horaire est &#233;galement &#233;largie avec une capacit&#233; d'intervention s'&#233;tendant de 7 h &#224; 21 h, du lundi au samedi. Cette amplitude large permet d'accompagner les temps de lever, de coucher ou de repas durant lesquels les parents peuvent rencontrer davantage de difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire avec&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; 19 h, ce jour-l&#224;, Celym&#232;ne peine en effet &#224; se mettre &#224; table. Pendant que sa m&#232;re pr&#233;parait le repas, elle s'est roul&#233;e par terre pour exiger du chocolat. Maintenant que son plat de p&#226;tes est pr&#234;t, elle avale deux bouch&#233;es puis s'&#233;carte de la table et refuse de continuer. Celym&#232;ne est tr&#232;s fatigu&#233;e, elle n'a pas fait de sieste, la nuit elle dort sur un matelas gonflable. Comment permettre &#224; un enfant de dormir sereinement dans un logement sans chambre s&#233;par&#233;e ? Les probl&#233;matiques sociales s'accumulent et s'entrem&#234;lent. &lt;i&gt;&#171; Peut-&#234;tre que vous pourriez faire comme d'habitude : la doucher et la mettre en pyjama pour la calmer avant le repas &#187;&lt;/i&gt;, sugg&#232;re Ana&#239;s. &lt;i&gt;&#171; Oui vous avez raison, je vais faire &#231;a &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;pond, attentive, la m&#232;re de la fillette. Ce moment est aussi un moment d'observation pour Ana&#239;s : Celym&#232;ne porte des chaussettes trop petites qui lui enserrent les chevilles, ses irritations cutan&#233;es n'ont pas diminu&#233; et semblent tr&#232;s douloureuses, etc. Ana&#239;s conseille Tiphaine sur la taille de v&#234;tements &#224; choisir, la cr&#232;me adapt&#233;e. Suivant leurs observations, les &#233;ducateurs r&#233;f&#233;rents des familles peuvent &#233;galement faire appel &#224; leurs coll&#232;gues TISF et EJE.&lt;br class='autobr' /&gt;
En accompagnement de parents qui cumulent les difficult&#233;s sociales, affectives, parfois psychiques, l'&#233;quilibre &#224; trouver pour soutenir les familles sans d&#233;poss&#233;der les parents de leur pouvoir d'agir est fragile.&lt;i&gt; &#171; Faire avec, ce n'est pas faire &#224; la place, &lt;/i&gt; indique Audrey Boisgu&#233;rin. &lt;i&gt;Et la fronti&#232;re est parfois fine, l'&#233;quilibre difficile &#224; trouver. &#187; &#171; Au moment du coucher ou du lever, nous sommes avec les parents et nous essayons de susciter d'autres fa&#231;ons de faire si besoin,&lt;/i&gt; compl&#232;te Marjolaine Deffontaine, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e. &lt;i&gt;Ces familles sont souvent dans une grande pr&#233;carit&#233;, avec des histoires personnelles tr&#232;s compliqu&#233;es. Elles n'ont pas eu de mod&#232;le pour &#8216;' &#234;tre parent &#8216;'. Au lieu de dire &#8216;' il faudrait faire cela &#8216;', on fait avec eux, &#231;a prend plus de sens. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; J'ai confiance &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Devant son assiette, Celym&#232;ne, tr&#232;s agit&#233;e, n'a toujours rien aval&#233;. &#171; &lt;i&gt; Souhaitez-vous que nous partions ou que nous restions pour le repas ? &#187;. &#171; Je pr&#233;f&#232;re que vous restiez un peu &#187;,&lt;/i&gt; r&#233;pond Tiphaine. &lt;i&gt;&#171; M&#234;me si nous sommes dans un cadre judiciaire dans lequel notre pr&#233;sence est obligatoire, j'essaie toujours dans ma posture de laisser le choix aux parents &#187;, &lt;/i&gt; indique Ana&#239;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accompagnement des familles peut aussi se d&#233;rouler hors les murs ou au service. Dans la salle collective, Louna, neuf ans, peine &#224; se concentrer sur son activit&#233; : la fabrication d'un pot &#224; crayons. &lt;i&gt;&#171; C'est pour mettre dans ma nouvelle chambre parce que je veux qu'elle soit super belle ! &#187;&lt;/i&gt; Sa nouvelle chambre, elle y emm&#233;nagera bient&#244;t et ne sera donc plus oblig&#233;e, comme c'est le cas jusqu'&#224; pr&#233;sent, de dormir dans le m&#234;me lit que son fr&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2122 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH298/screenshot_13-2728c.png?1693499165' width='500' height='298' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Marjolaine Deffontaine, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, aide Louna &#224; fabriquer un pot &#224; crayons pour sa nouvelle chambre. Ces activit&#233;s au sein du service offrent d'occasion d'un temps d'&#233;change privil&#233;gi&#233; avec chaque enfant.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Sans l'AEMOR, je pense que mes enfants auraient &#233;t&#233; plac&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, indique leur m&#232;re, Modesty Douez. La famille &#233;tait pr&#233;c&#233;demment suivie en AEMO, mais la situation s'est d&#233;grad&#233;e, obligeant le juge &#224; ordonner une aide &#233;ducative en milieu ouvert renforc&#233;e (AEMOR). &lt;i&gt;&#171; J'estimais que l'action &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) simple ne pouvait rien m'apporter, je n'ai donc pas honor&#233; mes rendez-vous. Ici, le fait de voir r&#233;guli&#232;rement les &#233;ducateurs, &#231;a aide beaucoup. Et m&#234;me quand ils ne sont pas l&#224;, on sait qu'on peut les appeler !&lt;/i&gt; appr&#233;cie Modesty Douez. &lt;i&gt;Au d&#233;but, je n'&#233;tais pas du tout d'accord. Je me disais que quelqu'un allait venir et diriger ma vie. Maintenant, j'ai confiance. Et aujourd'hui, sauf gros changement, je pense que la question du placement n'est plus du tout en jeu ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces deux familles, l'AEMOR a repr&#233;sent&#233; une v&#233;ritable alternative au placement. Dans d'autres, cela n'a pas &#233;t&#233; le cas. &lt;i&gt;&#171; L'AEMOR n'a pas pu pallier des situations de graves n&#233;gligences ou de maltraitance,&lt;/i&gt; indique Audrey Boisgu&#233;rin. &lt;i&gt;Dans ces cas-l&#224;, nous avons demand&#233; un placement. Mais la mesure a tout de m&#234;me permis, quelque part, de le pr&#233;parer, il n'a pas &#233;t&#233; effectu&#233; dans l'urgence, brutalement. &#187; &lt;/i&gt; Ces placements intervenus alors qu'une mesure &#233;tait en cours concernent 10 % des mineurs suivis. D'autres enfants ont aussi &#233;t&#233; plac&#233;s alors qu'une AEMOR avait &#233;t&#233; prononc&#233;e, mais demeurait ineffective. En cause, les d&#233;lais de mise en &#339;uvre extr&#234;mement longs : entre la d&#233;cision du juge et l'attribution de la mesure &#224; un des deux services d'AEMOR du territoire, il peut s'&#233;couler dix-huit mois. Dix-huit mois durant lesquels la situation continue de se d&#233;grader, obligeant le juge &#224; placer l'enfant en urgence. Ces situations dans lesquelles le placement intervient alors m&#234;me que la mesure n'a pas pu d&#233;marrer concernent 15 % des enfants. Mais pour un jeune sur deux, l'issue est plus positive : au bout de la mesure, parfois renouvel&#233;e sur une ann&#233;e ou deux, une main lev&#233;e est prononc&#233;e. Avec la prudence qu'implique le manque de recul sur ces mesures encore jeunes, le dispositif semble donc fonctionner comme une r&#233;elle alternative au placement pour certaines familles. Il se heurte maintenant au manque de moyens : le nombre de places disponibles en AEMOR reste encore beaucoup trop faible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour ou contre un revenu d'existence ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1269-Pour-ou-contre-un-revenu-d-existence</link>
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		<dc:date>2020-03-17T07:53:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>RSA</dc:subject>
		<dc:subject>1269</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qu'on le qualifie de base, d'autonomie, universel, inconditionnel, social garanti&#8230; il assurerait un niveau minimum de revenu &#224; tous les citoyens, sans conditions de ressources ni d'avoir ou pas un travail. Rempla&#231;ant toutes les allocations existantes, il changerait le rapport au travail. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Yves Faucoup, chroniqueur social ind&#233;pendant &lt;br class='autobr' /&gt; La question de l'allocation universelle (AU) est un sujet complexe : il y a tellement de th&#232;ses en pr&#233;sence et tellement d'ouvrages pour la d&#233;fendre ou la combattre (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qu'on le qualifie de base, d'autonomie, universel, inconditionnel, social garanti&#8230; il assurerait un niveau minimum de revenu &#224; tous les citoyens, sans conditions de ressources ni d'avoir ou pas un travail. Rempla&#231;ant toutes les allocations existantes, il changerait le rapport au travail.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Yves Faucoup, chroniqueur social ind&#233;pendant
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La question de l'allocation universelle (AU) est un sujet complexe : &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Revenu-universel-o-Utopie-ou-realite&#034;&gt;il y a tellement de th&#232;ses en pr&#233;sence&lt;/a&gt; et tellement d'ouvrages pour la d&#233;fendre ou la combattre que l'on est amen&#233; finalement, c'est mon cas jusqu'&#224; pr&#233;sent, &#224; n'en rien dire. L'id&#233;e est ancienne, elle a &#233;t&#233; pens&#233;e de fa&#231;on souvent utopiste, ou plus construite, comme avec Andr&#233; Gorz. Elle est r&#233;apparue avec la campagne pr&#233;sidentielle de 2017, venant de la gauche et des Verts (Beno&#238;t Hamon, Yannick Jadot), mais aussi d'&#233;conomistes dits lib&#233;raux. Pour les premiers, il s'agissait de prendre acte du fait que, pour diverses raisons (dont la hausse de la productivit&#233;, l'automatisation du travail), l'emploi baisse inexorablement (le montant global des heures travaill&#233;es est quasiment identique depuis des d&#233;cennies autour de 40 milliards d'heures par an alors m&#234;me que la population active a tr&#232;s nettement augment&#233;). L'int&#233;r&#234;t de &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/spip.php?page=breve&amp;id_breve=877&#034;&gt;permettre &#224; tous d'avoir un revenu de base&lt;/a&gt; (plus de non-recours, plus d'allocations d'assistance et d'exigence de contrepartie, valorisation de l'engagement b&#233;n&#233;vole, libert&#233; d'action et de cr&#233;ativit&#233;) se heurte cependant &#224; son financement. En admettant m&#234;me que les plus nantis n'y auraient pas droit (inutile de leur verser cette AU si par ailleurs on les taxe sur leurs revenus plus &#233;lev&#233;s), en consid&#233;rant &#233;galement que certaines allocations ne seraient plus vers&#233;es, il n'emp&#234;che que cela entra&#238;nerait des co&#251;ts que certains &#171; lib&#233;raux &#187; r&#233;solvent &#224; leur mani&#232;re : toutes les prestations sociales seraient distribu&#233;es et basta ! Chacun se d&#233;brouille, et c'est la fin d'un syst&#232;me de protection sociale cens&#233; faire face aux situations particuli&#232;res et aux impr&#233;vus, qu'il faudra bien r&#233;introduire, mais dans une approche purement assistancielle. Du coup, si je mesure l'int&#233;r&#234;t d'approfondir la question (Thomas Piketty propose actuellement une dotation pour tous &#224; 25 ans, &#233;quivalente &#224; 60&#8239;% du patrimoine moyen soit 120 000 &#8364; financ&#233;s par un imp&#244;t progressif sur la propri&#233;t&#233;), je redoute que l'AU ait pour effet d'abandonner les plus d&#233;favoris&#233;s, les moins form&#233;s, et instaure une soci&#233;t&#233; plus cliv&#233;e encore, donnant bonne conscience plus que jamais &#224; la classe poss&#233;dante. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je milite donc pour le partage de l'emploi (par une baisse de la dur&#233;e de travail) afin que tous aient une activit&#233; productive, sociale, solidaire, et, en attendant, pour une indemnisation descente de tous les ch&#244;meurs. Face &#224; la pauvret&#233; et la pr&#233;carit&#233;, on ne doit pas se contenter de renvoyer chacun &#224; sa responsabilit&#233;, &#224; isoler les individus, mais plut&#244;t &#224; veiller &#224; mettre en place des dispositifs solidaires qui favorisent les groupes, les collectifs, les projets communs. Tout le d&#233;bat sur le revenu universel, il y a trois ans, a fait totalement l'impasse sur le r&#233;el pr&#233;sent, &#224; savoir pr&#232;s de deux millions de foyers au Revenu de solidarit&#233; active, avec des montants inf&#233;rieurs &#224; la moiti&#233; du seuil de pauvret&#233; (pour une personne seule), bien loin de ce qu'exige la Constitution (&#171; revenu convenable d'existence &#187; pour ceux qui n'ont pas de travail), avec contraintes administratives et obligation d'insertion. Cette fa&#231;on d'agir, qui a consist&#233; &#224; n'&#233;mettre aucune revendication concr&#232;te et imm&#233;diate pour ces personnes les plus d&#233;munies dans le pays, m'a paru ind&#233;cente. &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Revenu-Universel-d-Activite-o-Qui-sera-concerne&#034;&gt;Le Revenu universel d'activit&#233; qui se pr&#233;pare&lt;/a&gt; risque fort de n'&#234;tre qu'une resuc&#233;e de ce qui existe d&#233;j&#224;, sans aucune am&#233;lioration des montants, le mot universel &#224; la mode &#233;tant cens&#233; laisser croire qu'il serait plus juste, tandis que celui d'activit&#233; est l&#224; pour rappeler le &lt;i&gt;mantra &lt;/i&gt; du pouvoir : privil&#233;gier les actifs.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://blogs.mediapart.fr/yves-faucoup/blog&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Didier, au nom du collectif &#171; Avenir &#233;ducs &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le revenu universel d'activit&#233; (RUA) devrait voir le jour en 2021, &#224; l'issue d'une concertation qui se veut exemplaire puisqu'elle m&#234;le concertation institutionnelle et concertation publique, avec &#224; la clef tout l'attirail participatif : consultation en ligne, concertations territorialis&#233;es et th&#233;matiques, focus groupe et jury citoyen. Pour Avenir &#233;ducs, l'organisation de la concertation peut questionner, mais l&#224; n'est pas l'essentiel. Sont en jeu les conditions d'existence des 4,2 millions de personnes qui en sont allocataires. En tenant compte des conjoints et des enfants, ce sont 7 millions, de personnes (11&#8239;% de la population) qui sont ainsi couvertes. Pour mettre fin &#224; la multiplication des minima sociaux (RSA, RSO, ASS, ADA, AAH,&#8239;etc.) et &#224; l'injustice sociale, il est propos&#233; un choc de simplification, d'autant que les non-recours sont nombreux : 36&#8239;% pour le RSA socle. Mais quel pourrait &#234;tre le montant du RUA ? Au sein du collectif, la discussion a &#233;t&#233; anim&#233;e, enjou&#233;e, vive parfois. Il ne pourrait pas &#234;tre inf&#233;rieur au seuil de pauvret&#233; (1 015&#8239;&#8364; pour une personne vivant seule en 2019). Mais pourquoi travailler si ce montant est si proche du SMIC ? Pourquoi pas un revenu minimum de base de 1 500&#8239;&#8364; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2115 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH510/screenshot_5-3-ea414.png?1693499166' width='500' height='510' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus en plus de salari&#233;s de notre secteur professionnel, relevant la fonction publique ou de conventions collectives, per&#231;oivent la prime d'activit&#233; (1) qui est venue remplacer le RSA activit&#233; en 2016. Le pr&#233;cariat se g&#233;n&#233;ralise, avec toujours plus de salari&#233;s ayant un deuxi&#232;me emploi. Situation paradoxale dans un pays qui compte 5,4 millions de personnes inscrites &#224; P&#244;le emploi. Pour lutter contre la mont&#233;e de la pr&#233;carit&#233; et du ch&#244;mage, il est propos&#233; de d&#233;connecter le revenu et l'emploi. La proposition ne fait pas l'unanimit&#233;. Pas question de mettre fin &#224; la soci&#233;t&#233; du travail qui a &#233;t&#233; &#224; l'origine de l'&#201;tat social. Mais comment peut-on aujourd'hui d&#233;fendre le travail alors qu'il est d&#233;valoris&#233;, rationnalis&#233;, standardis&#233;, &#233;miett&#233;, facteur de risques psychosociaux, source de souffrances ? L'argument se tient mais est contest&#233; : n'oublions pas que c'est au travail que se sont construites au XIX&#232;me si&#232;cle les solidarit&#233;s ! Un revenu inconditionnel, pourrait permettre de valoriser d'autres activit&#233;s que le travail. De reconna&#238;tre leur utilit&#233; sociale et de combattre ainsi cette soci&#233;t&#233; du pr&#233;cariat synonyme de rel&#233;gation, d'isolement social, de repli sur soi, de d&#233;sesp&#233;rance,&#8239;etc. De mettre fin aussi &#224; ce contr&#244;le social des plus vuln&#233;rables, &#224; leur stigmatisation. Nous voil&#224; tous d'accord. Est revendiqu&#233; un revenu de base, un revenu social garanti. Quelle utopie ! (2) Pourquoi ne pas reconna&#238;tre un engagement dans la cit&#233; &#224; travers un revenu citoyen qui compl&#233;terait le salaire ? Le doute s'installe. Est r&#233;affirm&#233; l'attachement au travail, &#224; ses valeurs, sont revendiqu&#233;es la r&#233;duction du temps de travail et l'augmentation des salaires, pour permettre de participer &#224; la vie d&#233;mocratique. Pourquoi pas un revenu inconditionnel d'existence (RIE) ? Rires. Question : notre r&#233;union d'aujourd'hui a-t-elle eu une utilit&#233; sociale ? Pourquoi ? Tu veux la mon&#233;tariser ? &#201;clats de rire. Existe pourtant le risque d'une g&#233;n&#233;ralisation des rapports marchands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Lire sur le site de l'Association nationale des assistants de service social (ANAS) : &lt;a href=&#034;https://www.anas.fr/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://www.anas.fr/&lt;/a&gt; la tribune de Johann Legall, assistant de service social, pr&#233;sident de l'ANAS, b&#233;n&#233;ficiaire de la prime d'activit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Thomas More a formul&#233; l'id&#233;e d'un revenu de base d&#232;s le XVI&#232;me si&#232;cle : L'utopie (1516).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Protection de l'enfance &#8226; Entre le placement et la maison</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance-o-Entre-le-placement-et-la-maison</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>1269</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Faute de places et de moyens suffisants, les professionnels de la protection de l'enfance sont d&#233;pass&#233;s et les situations familiales d&#233;grad&#233;es. Le d&#233;partement du Nord symbolise la crise que traverse le secteur. Pour y pallier, il d&#233;veloppe depuis quelques ann&#233;es des mesures &#224; domicile renforc&#233;es en alternative au placement. Social actu La plume de C&#233;lia Carpaye Aider, sauver, civiliser L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin Enfants de DAESH Sur le vif d'&#201;tienne Liebig M. Taquet, encore un effort D&#233;cryptage (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton6090-5a920.jpg?1693499166' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Faute de places et de moyens suffisants, les professionnels de la protection de l'enfance sont d&#233;pass&#233;s et les situations familiales d&#233;grad&#233;es. Le d&#233;partement du Nord symbolise la crise que traverse le secteur. Pour y pallier, il d&#233;veloppe depuis quelques ann&#233;es des mesures &#224; domicile renforc&#233;es en alternative au placement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actu&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Aider, sauver, civiliser&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Enfants de DAESH&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'&#201;tienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;M. Taquet, encore un effort&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Brexit&lt;/strong&gt; &#8226; D&#233;faire les familles&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dans Lien Social il y a 30 ans&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Aide m&#233;dicale d'&#233;tat&lt;/strong&gt; &#8226; L'acc&#232;s aux soins devient politique&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Parole de m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Pour ou contre un revenu d'existence ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;res &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La conf&#233;rence familiale, une innovation en protection de l'enfance&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt; : Protection de l'enfance
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entre le placement et la maison&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Reportage&lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Soutenir les parents&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Entretien avec Judith Haziza&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; L'impuissance des juges&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&#201;chos du terrain&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'incendie&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Une petite vie&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Bienvenue en pr&#233;fecture !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Filles de joie&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;&#226;tre&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Contes et l&#233;gendes&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;5.00&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Brexit &#8226; D&#233;faire les familles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Brexit-o-Defaire-les-familles</link>
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		<dc:date>2020-03-17T07:00:56Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Europe</dc:subject>
		<dc:subject>1269</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le Brexit balaie la fragile proc&#233;dure de r&#233;unification familiale qui a permis &#224; certains mineurs &#233;trangers isol&#233;s de rejoindre leurs parents en Angleterre. &lt;br class='autobr' /&gt;
V., jeune Afghan, arrive &#224; Paris &#224; 15 ans apr&#232;s un long parcours migratoire via la M&#233;diterran&#233;e et la Gr&#232;ce. En France, il bataille pour faire reconna&#238;tre sa minorit&#233;, connait les h&#244;tels o&#249; les mineurs non accompagn&#233;s (MNA) sont livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes. V., veut partir en Angleterre : son p&#232;re l'attend. Il demande une r&#233;unification familiale. Accompagn&#233; par (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1269-" rel="tag"&gt;1269&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Brexit balaie la fragile proc&#233;dure de r&#233;unification familiale qui a permis &#224; certains mineurs &#233;trangers isol&#233;s de rejoindre leurs parents en Angleterre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;V., jeune Afghan, arrive &#224; Paris &#224; 15 ans apr&#232;s un long parcours migratoire via la M&#233;diterran&#233;e et la Gr&#232;ce. En France, il bataille pour faire reconna&#238;tre sa minorit&#233;, connait les h&#244;tels o&#249; les mineurs non accompagn&#233;s (MNA) sont livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes. V., veut partir en Angleterre : son p&#232;re l'attend. Il demande une r&#233;unification familiale. Accompagn&#233; par Safe passage, une association anglaise constitu&#233;e en partie d'avocats qui luttent pour faire respecter cette proc&#233;dure, il obtient finalement le droit de rejoindre son p&#232;re fin janvier, apr&#232;s un an et demi de bataille juridique&#8230; Cette voie l&#233;gale est peu connue et encore moins utilis&#233;e. Le r&#232;glement Dublin III stipule pourtant qu'un pays o&#249; un mineur a de la famille (fr&#232;re, soeur, p&#232;re, m&#232;re) ou des proches (grand-parent, oncle ou tante) devient responsable de sa demande d'asile.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2016, &#224; la suite du d&#233;mant&#232;lement de la &#171; jungle &#187; de Calais, des centres d'accueil et d'orientation sp&#233;cifiques pour les mineurs (CAOMI) sont mis en place et une proc&#233;dure particuli&#232;re adopt&#233;e avec l'Angleterre qui accepte de recevoir un certain nombre de mineurs. Selon les chiffres de la Direction g&#233;n&#233;rale de la coh&#233;sion sociale, sur pr&#232;s de deux mille mineurs non accompagn&#233;s h&#233;berg&#233;s dans les Caomi, cinq cent quinze sont transf&#233;r&#233;s vers l'Angleterre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1328 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH418/brexit-w-21af2.jpg?1693499166' width='500' height='418' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur bafou&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la m&#234;me &#233;poque, Safe passage s'engage en France et informe mineurs et professionnels, dont des travailleurs sociaux, de l'existence de cette proc&#233;dure. Car apr&#232;s le &#171; pic &#187; de 2016, sa saisine retombe : seuls trente-deux mineurs ont &#233;t&#233; transf&#233;r&#233;s dans ce cadre en 2018, pas plus en 2019. C'est dire la faiblesse de son application. Et les barri&#232;res qui l'en emp&#234;chent. Marie-Charlotte Fabi&#233;, responsable de Safe passage France, les conna&#238;t bien : &#171; Il faut d'abord expliquer les d&#233;marches, constituer le dossier, trouver les preuves des liens familiaux repose sur l'enfant, ensuite faire face &#224; tous les obstacles pour que le dossier aboutisse avec notamment c&#244;t&#233; fran&#231;ais la question de l'acc&#232;s &#224; l'asile pour les mineurs isol&#233;s &#233;trangers et c&#244;t&#233; anglais les d&#233;lais de r&#233;ponse, les exigences de preuves infond&#233;es. &#187; Pourtant, lorsqu'elles sont accompagn&#233;es par des juristes, 95 % de ces demandes aboutissent, signe que les enfants sont bien dans leur droit &#171; mais leur int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur n'est jamais pris en consid&#233;ration, c'est la suspicion qui prime &#187;, regrette Marie-Charlotte Fabi&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;sormais, le Brexit risque de mettre fin &#224; cette voie l&#233;gale. Au moment du premier accord de retrait, un amendement pr&#233;voyait que l'Angleterre s'engage &#224; n&#233;gocier avec les autorit&#233;s europ&#233;ennes un nouveau dispositif de r&#233;unification. Or, dans l'accord de retrait finalement ratifi&#233; en janvier 2020, il a &#233;t&#233; r&#233;voqu&#233;. Et rien n'est pr&#233;vu apr&#232;s la p&#233;riode de transition qui prend fin en d&#233;cembre 2020. &#171; C'est tr&#232;s inqui&#233;tant &#187;, avance Marie-Charlotte Fabi&#233;. Le 24 janvier dernier, onze personnes dont quatre mineurs isol&#233;s &#233;trangers tentaient de traverser la Manche sur un bateau pneumatique, elles ont &#233;t&#233; secourues alors que leur embarcation &#233;tait en difficult&#233;. L'acc&#233;l&#233;ration r&#233;cente de ces travers&#233;es extr&#234;mement p&#233;rilleuses montre que plus les fronti&#232;res se ferment, plus les risques pris pour les traverser augmentent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Marianne Langlet&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La fabrique de la radicalit&#233;</title>
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		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>Jeunesse</dc:subject>
		<dc:subject>1269</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Choisir la bonne r&#233;ponse &lt;br class='autobr' /&gt;
Afin de (se) convaincre que les jeunes radicalis&#233;s sont amendables, quand l'opinion courante les rejette dans une alt&#233;rit&#233; irr&#233;ductible, les travailleurs sociaux &#233;voquent volontiers l'emprise et l'embrigadement dont ils seraient victimes. Pourtant, le succ&#232;s d'une id&#233;ologie d&#233;pend avant tout de l'&#233;cho qu'elle produit avec les ressentis de ses potentiels adeptes. C'est cette corr&#233;lation que les deux auteurs &#233;tablissent &#224; partir de l'&#233;tude minutieuse de 166 dossiers &#233;ducatifs, d'une (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1269-" rel="tag"&gt;1269&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton6092-e7df6.jpg?1693499166' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Choisir la bonne r&#233;ponse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de (se) convaincre que les jeunes radicalis&#233;s sont amendables, quand l'opinion courante les rejette dans une alt&#233;rit&#233; irr&#233;ductible, les travailleurs sociaux &#233;voquent volontiers l'emprise et l'embrigadement dont ils seraient victimes. Pourtant, le succ&#232;s d'une id&#233;ologie d&#233;pend avant tout de l'&#233;cho qu'elle produit avec les ressentis de ses potentiels adeptes. C'est cette corr&#233;lation que les deux auteurs &#233;tablissent &#224; partir de l'&#233;tude minutieuse de 166 dossiers &#233;ducatifs, d'une soixantaine d'entretiens avec des professionnels et de plusieurs audiences judiciaires. Malgr&#233; l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des situations, la vari&#233;t&#233; des faits, le degr&#233; in&#233;gal d'accomplissement et la fluctuation de la r&#233;ponse publique, ils ont r&#233;ussi &#224; &#233;tablir une typologie tout &#224; fait utile. M&#234;me s'ils prennent la pr&#233;caution de rappeler que les fronti&#232;res ne sont jamais &#233;tanches, ils distinguent d'abord le groupe dit de la &#171; radicalit&#233; apaisante &#187;. Ce sont surtout des femmes qui recherchent une protection contre un environnement mena&#231;ant, la religion servant de guide et de cadre, fournissant des rep&#232;res symboliques stables et &#233;tayants, apportant routine et pr&#233;visibilit&#233; dans un monde v&#233;cu comme instable. Second groupe, celui de la &#171; radicalit&#233; rebelle &#187; qui s'oppose, la provocation devenant une opportunit&#233; facile pour marquer sa contestation du cadre familial et institutionnel. Les attitudes intransigeantes et les propos outranciers n'ont alors d'autres fondements que d'&#233;branler l'autorit&#233; des adultes, l'exhibition d'une dangerosit&#233; potentielle permettant d'&#234;tre pris au s&#233;rieux. Troisi&#232;me cat&#233;gorie, la &#171; radicalit&#233; agonistique &#187;. Coutumiers d'une d&#233;linquance qui les confronte traditionnellement aux institutions judiciaires et &#233;ducatives, ces jeunes trouvent dans l'extr&#233;misme des valeurs famili&#232;res fond&#233;es sur la force, le conflit violent et la brutalit&#233; des relations. Enfin, vient la &#171; radicalit&#233; utopique &#187; tendant vers la qu&#234;te d'id&#233;al. Pour ces mineurs issus de familles stables ayant privil&#233;gi&#233; leur scolarit&#233;, la conversion permet de substituer le projet parental de r&#233;ussite sociale qu'ils n'ont pas r&#233;ussi &#224; r&#233;aliser par l'utopie d'une communaut&#233; mythifi&#233;e, cens&#233;e leur permettre de red&#233;finir leur position sociale, de r&#233;soudre leurs probl&#232;mes, de gagner leur autonomie&#8230; Pour n'&#234;tre pas facile, l'identification du registre dans lequel un jeune s'inscrit appara&#238;t utile pour adapter sa r&#233;ponse. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Seuil, 2018, (309 p. &#8211; 20&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Jeunes en voie de radicalisation, mythes, r&#233;alit&#233;s et travail &#233;ducatif</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Jeunes-en-voie-de-radicalisation-mythes-realites-et-travail-educatif</link>
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		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>Jeunesse</dc:subject>
		<dc:subject>1269</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ne pas se tromper de cible &lt;br class='autobr' /&gt;
Fruit de la rencontre avec douze groupes diff&#233;rents de professionnels, ce livre d&#233;taille la m&#233;canique &#224; l'&#339;uvre auquel le travail social fait face : substitution de la probl&#233;matique &#233;conomique et sociale par la question raciale et religieuse. Sa d&#233;monstration implacable tient en trois points. D'abord, ce n'est pas n'importe quel public qui est harponn&#233; par les id&#233;ologies int&#233;gristes. Les fragilit&#233;s initiales qui plongent leurs racines dans la d&#233;saffiliation progressive, les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Jeunesse" rel="tag"&gt;Jeunesse&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1269-" rel="tag"&gt;1269&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L101xH150/arton6093-ad21e.jpg?1693499166' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ne pas se tromper de cible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fruit de la rencontre avec douze groupes diff&#233;rents de professionnels, ce livre d&#233;taille la m&#233;canique &#224; l'&#339;uvre auquel le travail social fait face : substitution de la probl&#233;matique &#233;conomique et sociale par la question raciale et religieuse. Sa d&#233;monstration implacable tient en trois points. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'abord, ce n'est pas n'importe quel public qui est harponn&#233; par les id&#233;ologies int&#233;gristes. Les fragilit&#233;s initiales qui plongent leurs racines dans la d&#233;saffiliation progressive, les ruptures affectives et les errances soci&#233;tales trouvent dans les groupes radicalis&#233;s un sentiment d'appartenance et de reconnaissance qui a tant fait d&#233;faut jusque-l&#224;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, la plupart des jeunes en voie de radicalisation passeront &#224; autre chose, &#233;chappant &#224; leur funeste pouvoir d'attraction d&#232;s lors o&#249; ils acc&#232;deront &#224; une vie sociale et professionnelle o&#249; ils se sentiront int&#233;gr&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, la soci&#233;t&#233; est en train de se priver du r&#233;seau de proximit&#233; qui est le mieux plac&#233; pour accompagner ces jeunes tent&#233;s de basculer dans l'extr&#233;misme &#224; franchir les gu&#233;s leur permettant de se r&#233;affilier. La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e se d&#233;lite : soit parce qu'on la fait dispara&#238;tre, soit parce que l'on ruine sa cr&#233;dibilit&#233; en lui demandant d'endosser une mission qui lui est &#233;trang&#232;re : la surveillance et la correction des d&#233;viances, par la d&#233;tection, le rep&#233;rage et le signalement des situations &#224; risque de radicalisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. Fabert, 2018, (57 p. &#8211; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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