<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=989&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Ces gens-l&#224;&#8230;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1268-Ces-gens-la</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1268-Ces-gens-la</guid>
		<dc:date>2020-03-03T09:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Racisme</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1268</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les discours sur les musulmans et l'islam, d'une part et sur les &#171; Roms &#187;, d'autre part, tendent &#224; se durcir, &#224; s'affranchir de toute inhibition, &#224; se d&#233;complexer et, disons-le (sans complexe, nous aussi), &#224; se radicaliser. Longtemps cantonn&#233;s au cercle assez restreint de militants d'extr&#234;me droite ou &#224; l'entre-soi amical ou familial, ils s'insinuent aujourd'hui dans des sph&#232;res professionnelles qui leur &#233;taient jusque-l&#224; assez herm&#233;tiques et hostiles. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'en veux pour preuve ces quelques exemples entendus (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Racisme" rel="tag"&gt;Racisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1268-" rel="tag"&gt;1268&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les discours sur les musulmans et l'islam, d'une part et sur les &#171; Roms &#187;, d'autre part, tendent &#224; se durcir, &#224; s'affranchir de toute inhibition, &#224; se d&#233;complexer et, disons-le (sans complexe, nous aussi), &#224; se radicaliser. Longtemps cantonn&#233;s au cercle assez restreint de militants d'extr&#234;me droite ou &#224; l'entre-soi amical ou familial, ils s'insinuent aujourd'hui dans des sph&#232;res professionnelles qui leur &#233;taient jusque-l&#224; assez herm&#233;tiques et hostiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'en veux pour preuve ces quelques exemples entendus dans un cadre professionnel. Humour : &lt;i&gt;&#171; Des papiers, du fric et du travail, si tu grimpes au balcon&#8230; &#187;&lt;/i&gt;. Evaluation : lors d'une &#171; visite d'agr&#233;ment &#187; pour assistante familiale, &#224; la question : &lt;i&gt;&#171; Accepteriez-vous l'accueil d'un enfant d'origine &#233;trang&#232;re ou d'une autre religion que la v&#244;tre ? &#187;&lt;/i&gt; R&#233;ponse : &lt;i&gt;&#171; Oui, mais pour les musulmans je ne sais pas, avec tout ce qu'on entend &#224; la t&#233;l&#233;&#8230; Ils sont trop diff&#233;rents&#8230; Comment fait-on pour le ramadan ? &#187;&lt;/i&gt;. Conversation (informelle entre coll&#232;gues) : &lt;i&gt;&#171; Le couple est re&#231;u dans la famille de Monsieur, mais il ne peut y dormir parce que la femme est impure, elle n'est pas musulmane. Elle est tr&#232;s stricte et tr&#232;s ferm&#233;e la religion musulmane&#8230; ils sont quand m&#234;me mari&#233;s&#8230; on est en France&#8230; &#187; &lt;/i&gt; R&#233;flexion entendue : &lt;i&gt;&#171; Je veux bien tout le monde&#8230; mais les Roms, je ne peux pas. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces pratiques langagi&#232;res &#224; l'&#339;uvre dans la sph&#232;re &#233;largie du travail social provoquent mon indignation. Des propos consid&#233;r&#233;s comme choquants et condamnables, il y a encore peu, sont aujourd'hui largement r&#233;pandus et repris par des hommes politiques, des journalistes et des &#171; intellectuels &#187; abonn&#233;s aux talk-shows et autres &#233;missions de &#171; d&#233;bats &#187; t&#233;l&#233;visuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'uniformisation de la pens&#233;e dispens&#233;e par ces m&#233;dias, d&#233;cupl&#233;e par les r&#233;seaux sociaux, est si puissante qu'elle ne laisse qu'une place infime &#224; toutes les analyses contradictoires ou alternatives. De l&#224;, l'impr&#233;gnation d'une majorit&#233; de personnes par la pens&#233;e dominante du moment qui voit dans l'&#233;tranger et dans le pauvre, les emp&#234;cheurs de cons&#173;truire en rond une soci&#233;t&#233; individualiste bas&#233;e sur le profit et la comp&#233;tition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il semble que les travailleurs sociaux et les personnes qui travaillent au sein des institutions sociales soient de plus en plus r&#233;ceptifs &#224; ce discours ambiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous sommes r&#233;guli&#232;rement amen&#233;s &#224; travailler avec des populations &#233;trang&#232;res presque toujours en situation de pr&#233;carit&#233; et affichant des pratiques et des habitudes culturelles et religieuses diff&#233;rentes. Notre posture professionnelle s'appuie sur notre capacit&#233; &#224; comprendre (ou tout au moins &#224; tenter de comprendre), &#224; faire preuve de tol&#233;rance et &#224; respecter la diff&#233;rence pour cr&#233;er une relation de confiance, pr&#233;alable &#224; la relation d'aide. Pour cela, il nous faut faire &#233;voluer nos propres repr&#233;sentations confront&#233;es &#224; cette r&#233;alit&#233; humaine. Construites autour des valeurs du travail social acquises en formation et durant l'exp&#233;rience professionnelle, elles sont de plus en plus fauss&#233;es par la masse d'informations per&#231;ue par chacun d'entre nous, par l'interm&#233;diaire des donn&#233;es constamment mises &#224; disposition de tous, quasi gratuitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment continuer &#224; travailler avec la diversit&#233; des populations que nous rencontrons quotidiennement, si nos repr&#233;sentations et nos aprioris (l&#233;gitimes et normaux) se nourrissent de l'&#233;tat d'esprit dominant qui tend &#224; essentialiser les individus, en fonction de leur origine ou de leur religion av&#233;r&#233;es ou suppos&#233;es ? Ce qui est inqui&#233;tant, c'est la banalisation de ces propos qui, &#224; terme, peuvent remettre en cause le souci d'objectivit&#233; dans les &#233;valuations. Le racisme, puisqu'il s'agit de cela, reste toujours &#224; l'affut. Il ressurgit r&#233;guli&#232;rement, sous une forme ou sous une autre et en des lieux o&#249; nous ne l'attendons pas forc&#233;ment. Le rejet de l'&#233;tranger, que l'on nomme pudiquement &lt;i&gt;&#171; musulman ou Rom &#187;&lt;/i&gt; constitue une sorte d'&#233;cran derri&#232;re lequel se dissimulent toutes les l&#226;chet&#233;s, toutes les peurs et toutes les m&#233;diocrit&#233;s. De par leurs actions et leur pratique de professionnels de l'humain, les travailleurs sociaux constituent un rempart contre ces forces &#339;uvrant sous couvert de libert&#233; de pens&#233;e et de d&#233;fense d'une identit&#233; culturelle fantasm&#233;e. S'ils l&#226;chent du lest et se laissent entrainer vers la facilit&#233; de l'uniformisation en question, s'ils commencent &#224; cat&#233;goriser les usagers, alors nous pouvons craindre pour le travail social en particulier et pour la d&#233;mocratie en g&#233;n&#233;ral, ainsi que le montrent actuellement plusieurs pays europ&#233;ens o&#249; le rejet des &#233;trangers en est le sympt&#244;me inqui&#233;tant&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Handicap&#233; et &#224; l'ASE : &#224; 18 ans... la rue</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1268-Handicape-et-a-l-ASE-a-18-ans-la-rue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1268-Handicape-et-a-l-ASE-a-18-ans-la-rue</guid>
		<dc:date>2020-03-03T09:43:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>1268</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le dossier du n&#176;&#8239;1266 consacr&#233; aux contrats jeunes majeurs (CJM) a fait &#233;cho &#224; cette discussion lors d'une r&#233;union, &#224; l'automne 2019, avec des coll&#232;gues assistantes m&#233;dicosociales en institut m&#233;dico-&#233;ducatif (IME). J'&#233;tais ressortie de ce moment horrifi&#233;e et d&#233;munie&#8230; et avec une furieuse envie de d&#233;noncer ce que je venais d'entendre. Elles d&#233;crivaient leur r&#233;alit&#233; de travail du vendredi. L'une disait qu'elle n'arrivait pas &#224; s'endormir le jeudi soir, par peur d'affronter la journ&#233;e du lendemain. Certes, le nombre (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance" rel="tag"&gt;Protection de l'enfance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1268-" rel="tag"&gt;1268&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dossier du n&#176;&#8239;1266 consacr&#233; aux contrats jeunes majeurs (CJM) a fait &#233;cho &#224; cette discussion lors d'une r&#233;union, &#224; l'automne 2019, avec des coll&#232;gues assistantes m&#233;dicosociales en institut m&#233;dico-&#233;ducatif (IME). J'&#233;tais ressortie de ce moment horrifi&#233;e et d&#233;munie&#8230; et avec une furieuse envie de d&#233;noncer ce que je venais d'entendre. Elles d&#233;crivaient leur r&#233;alit&#233; de travail du vendredi. L'une disait qu'elle n'arrivait pas &#224; s'endormir le jeudi soir, par peur d'affronter la journ&#233;e du lendemain. Certes, le nombre de CJM est r&#233;duit selon les d&#233;partements, les politiques engag&#233;es,&#8239;etc. Mais certains jeunes concern&#233;s par ces dispositifs doublent la difficult&#233;, car ils sont aussi d&#233;ficients et vivent la semaine dans l'internat de leur IME. Pour ceux-l&#224;, fini les week-ends chez l'assistante familiale qui les accueillait depuis des ann&#233;es et ce du jour au lendemain de leur 18 ans. Et hop-l&#224; ! Dehors avec des fins de semaine sans solution ! Un v&#233;ritable scandale et une honte pour cette soci&#233;t&#233; qui pr&#233;tend prot&#233;ger les personnes vuln&#233;rables qu'ils soient simplement jeunes, d&#233;ficients ou les deux &#224; la fois. La coll&#232;gue me disait qu'&#224; partir du vendredi midi, moment o&#249; la plupart des jeunes repartent dans leur famille, elle avait toujours &#224; sa porte les quelques-uns sans solution d'h&#233;bergement. Ils lui demandaient comment faire, o&#249; aller, comment se mettre &#224; l'abri du froid, de la faim et des pr&#233;dateurs en tout genre, pr&#234;ts &#224; tomber sur un jeune handicap&#233;, vuln&#233;rable, seul et malheureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment peut-on, comment oser mettre &#224; la rue un jeune d&#233;ficient qui &#233;volue en milieu prot&#233;g&#233; toute la semaine, au pr&#233;texte qu'il a 18 ans ? Qui sont ces bourreaux en col blanc d&#233;cidant du haut de leur administration qu'il n'a plus besoin de l'Aide sociale &#224; l'enfance ? Les coll&#232;gues me disaient que ces jeunes n'avaient qu'une h&#226;te : que le lundi soit l&#224;, pour retrouver un toit et de quoi manger. Alors pour elles, c'&#233;tait la d&#233;brouille, la bidouille, chaque semaine avec parfois des solutions plus que limite et aussi parfois du chantage &#224; l'affectif pour que l'ancienne assistante familiale reprenne le jeune chez elle le temps du week-end, non pay&#233;e bien s&#251;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai interpell&#233;, un peu apr&#232;s cette r&#233;union, lors d'une grande assembl&#233;e sur le sch&#233;ma d&#233;partemental de l'enfance, un &#233;lu qui m'a bien entendu jet&#233;e en me disant que c'&#233;tait extr&#234;mement rare et que ce n'est pas vrai que le nombre de CMJ avait diminu&#233;&#8230; Quand bien m&#234;me, cela ne concernerait qu'un seul jeune de 18 ans, fragile et livr&#233; comme une proie &#224; la rue, c'est inacceptable ! J'ai pris des nouvelles apr&#232;s et on m'a dit qu'il avait fallu, je crois, l'intervention et l'opini&#226;tret&#233; d'un certain nombre de directeurs d'IME pour que les choses bougent un peu et que des nuits en Foyer soient d&#233;gag&#233;es. Mais encore, ce jour o&#249; je vous &#233;cris, je n'en suis pas bien s&#251;re. Est-ce que tout a &#233;t&#233; fait ? Ma l&#226;chet&#233; me fait dire : heureusement que tu travailles avec de jeunes enfants. Mon indignation rest&#233;e intacte me fait au contraire prendre la souris pour vous faire partager cela&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entre AEMO des villes et AEMO des champs</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Entre-AEMO-des-villes-et-AEMO-des-champs</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Entre-AEMO-des-villes-et-AEMO-des-champs</guid>
		<dc:date>2020-03-03T09:38:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Aemo</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1268</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'assistance &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) constitue un champ d'intervention &#233;ducative qui parle peu de lui et se d&#233;finit bien moins au regard d'autres champs de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e tel le handicap. Cette mesure est institu&#233;e par le juge des enfants, au titre de l'article&#8239;375 du code civil, au b&#233;n&#233;fice de l'enfant qui, en danger av&#233;r&#233;, continue &#224; vivre avec ses parents. Au-del&#224; du contr&#244;le exerc&#233; par les services pour s'assurer du bon d&#233;veloppement du mineur, elle apporte &#171; aide et conseils &#187; &#224; la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Echos-du-terrain" rel="directory"&gt;&#201;chos du terrain (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Aemo" rel="tag"&gt;Aemo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1268-" rel="tag"&gt;1268&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'assistance &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) constitue un champ d'intervention &#233;ducative qui parle peu de lui et se d&#233;finit bien moins au regard d'autres champs de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e tel le handicap. Cette mesure est institu&#233;e par le juge des enfants, au titre de l'article&#8239;375 du code civil, au b&#233;n&#233;fice de l'enfant qui, en danger av&#233;r&#233;, continue &#224; vivre avec ses parents. Au-del&#224; du contr&#244;le exerc&#233; par les services pour s'assurer du bon d&#233;veloppement du mineur, elle apporte &#171; aide et conseils &#187; &#224; la famille pour lui permettre de sortir des difficult&#233;s parentales, mat&#233;rielles et relationnelles. L'intervention se d&#233;roule, la plupart du temps, &#224; partir du domicile familial. Ce d&#233;placement des travailleurs sociaux sur le lieu de r&#233;sidence des personnes se fait dans des territoires disparates : villes, milieu rural, semi rural, montagnes, &#238;les. Ces modalit&#233;s ne sont pas sans cons&#233;quences, ni difficult&#233;s dans le quotidien du professionnel : contraintes de trajet &#224; la campagne, face aux manques de dispositifs, avec l'obligation d'accompagnements li&#233;s &#224; la carence de modes de transport. L'&#233;ducateur est alors amen&#233; &#224; d&#233;ployer d'autres comp&#233;tences : il doit s'adapter et innover en pensant son travail diff&#233;remment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se rendre au domicile des familles recouvre plusieurs finalit&#233;s : s'assurer du cadre et des conditions de vie de l'enfant chez ses parents et permettre une proximit&#233; avec eux, leur r&#233;seau, ainsi qu'avec les partenaires. Mais, aller sur le territoire de vie familial, c'est aussi s'autoriser &#224; les rencontrer l&#224; o&#249; elles vivent, consid&#233;rer leurs difficult&#233;s dans leur environnement pour mieux les comprendre. C'est couvrir le territoire d'intervention de la mani&#232;re la plus large possible, se rapprocher des familles qui sont les moins mobiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les difficult&#233;s de l'&#233;ducateur des vil&#173;les sont diff&#233;rentes de l'&#233;ducateur des champs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors qu'en milieu urbain, le professionnel va pouvoir se d&#233;placer plus rapidement au domicile ou recevoir au bureau, passant rapidement d'un rendez-vous &#224; l'autre, d'un coup de t&#233;l&#233;phone &#224; l'autre, l'&#233;ducateur des champs passe une partie de son temps &#224; avaler l'asphalte. Il n'a souvent pas d'autres choix que de monter dans sa voiture pour se rendre chez les familles avec l'espoir que dans les 15, 20, 30 kilom&#232;tres qui le s&#233;parent d'elles, il ne se retrouve pas face &#224; une porte close. Cette porte close qui l'&#233;nerve, l'agace ou le met en col&#232;re est encore plus frustrante que ce temps pass&#233; sur la route pour &#171; rien &#187; qui devient du temps perdu. Temps perdu parce que, dira un &#233;ducateur : &lt;i&gt;&#171; j'avais enfin r&#233;ussi &#224; me mettre &#224; l'&#233;criture de ce rapport, j'&#233;tais bien lanc&#233; et il a fallu que je m'arr&#234;te pour aller &#224; ce rendez-vous &#187;&lt;/i&gt;, parce qu'il y avait tellement de choses &#224; faire encore et que &lt;i&gt;&#171; ce rendez-vous on l'a pris avec la famille, il y a deux jours et je viens de me taper 40 minutes de route ! &#187;&lt;/i&gt;. S'ensuit l'appel &#224; la famille, le &lt;i&gt;&#171; ho ! je vous ai oubli&#233;, je suis d&#233;sol&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, ou le &lt;i&gt;&#171; vous &#234;tes sur le r&#233;pondeur&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, le petit mot dans la boite aux lettres avec un nouveau rendez-vous, le retour au bureau ou le d&#233;part pour le rendez-vous suivant, en avance pour cette fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, ce temps de rou&#173;te n'a pas que des d&#233;savantages&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Temps de d&#233;compression entre deux rendez-vous avec la musique &#224; fond, temps pour r&#233;fl&#233;chir tout seul ou pour d&#233;briefer &#224; deux lorsque le rendez-vous au domicile se fait avec un&#183;e coll&#232;gue, se rappeler ce sur quoi va porter le rendez-vous, la place que va prendre l'un et l'autre. &#171; Quand on fait 20 minutes de route avec la psychologue, on bosse. Quand tu fais la route, tu rentabilises &#187;, dit une &#233;ducatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans compter cet accompagnement dans une voiture qui &#233;vite le face &#224; face souvent si difficile pour les parents et les enfants lors d'un entretien autour de la table. &#202;tre &#224; c&#244;t&#233;, dans un espace confin&#233;, prot&#233;g&#233; et protecteur am&#232;ne souvent les jeunes ou les parents &#224; se confier sur quelque chose qui leur serait difficile &#224; exprimer s'ils devaient regarder l'&#233;ducateur. &lt;i&gt;&#171; Dire les choses importantes sur la route, c'est comme lorsque les gens te donnent l'information essentielle alors que t'es sur le pas de la porte, pr&#234;t &#224; partir&#8230; tu sais que tu vas y revenir plus tard, au prochain rendez-vous parce que l&#224; t'as plus le temps, tu dois aller au prochain rendez-vous &#187;&lt;/i&gt;, confie un autre &#233;ducateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2158 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH683/screenshot_17-2-4ccac.png?1693482464' width='500' height='683' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un autre pan de l'accompagnement des familles, celui o&#249; il est possible de se dire des choses parfois graves, sans avoir peur du regard qui sera port&#233; sur soi et tout en sachant que forc&#233;ment, il faudra en reparler et que ce sera peut-&#234;tre plus facile. Cet espace d'entre-deux, o&#249; l'on va ou revient ensemble d'un rendez-vous &#224; l'&#233;cole, au Centre m&#233;dico-psycho-p&#233;dagogique (CMPP), sans pour autant &lt;i&gt;&#171; faire le taxi &#187;&lt;/i&gt; est propice &#224; la confidence, &#224; l'&#233;change sur les petits tracas de la vie, &#224; des rires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, ce co-voiturage &#233;ducatif r&#233;pond aussi &#224; un autre probl&#232;me, celui du manque de dispositifs d'aide proches du lieu de domiciliation des familles vivant &#224; la campagne. Si l'&#233;ducateur des champs fait aussi beaucoup de route, c'est que pour rencontrer les partenaires, il doit souvent se d&#233;placer vers la ville. Il propose de v&#233;hiculer la famille, quand celle-ci n'a pas les moyens de transport, qu'elle vit au fin fond de la campagne et que malgr&#233; ses recherches, personne n'est susceptible de la conduire &#224; un premier rendez-vous au CMPP, &#224; l'audience chez le juge des enfants ou au rendez-vous de synth&#232;se pr&#233;vu. Sans &#234;tre syst&#233;matique, ce temps d'accompagnement a son utilit&#233; : il permet au jeune et &#224; ses parents de poser les questions importantes pour eux, de demander conseil sur la mani&#232;re de proc&#233;der, de prendre encore plus de renseignements sur le d&#233;roulement du rendez-vous ou de l'audience, de faire part de leurs craintes&#8230; bref, c'est un temps qui rassure la famille. Une &#233;ducatrice dira &#224; ce propos &#171; &lt;i&gt;&#8239;La r&#233;alit&#233; de la ruralit&#233;, ce qui peut &#234;tre aga&#231;ant, c'est pas de cr&#232;ches, pas de ludoth&#232;que, pas de travailleuses familiales. &#199;a cr&#233;e des tensions au niveau de ce qu'on peut proposer. &#187;&lt;/i&gt; L'&#233;ducateur des villes est confront&#233; diff&#233;remment &#224; ces difficult&#233;s : m&#234;me si les diff&#233;rents organismes sont surcharg&#233;s de demandes et ne peuvent pas y r&#233;pondre rapidement, la famille peut plus facilement s'y rendre gr&#226;ce aux bus, trams, m&#233;tros existants dans les villes. Cela ne l'emp&#234;che pas d'accompagner et m&#234;me de conduire la famille au rendez-vous&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AEMO, pour &#234;tre une mesure unique, se d&#233;cline diff&#233;remment selon qu'elle est des villes ou des champs. C'est une histoire de singularit&#233; sur fond commun : la protection de l'enfant. Mais, les normes des services AEMO qui encadrent le fonctionnement ne sont que la partie visible du travail men&#233; au quotidien par les salari&#233;s. La partie immerg&#233;e est vaste et d&#233;ploie de nombreuses mani&#232;res de faire et d'intervenir aupr&#232;s des familles et des mineurs. Ce qui appara&#238;t comme une m&#234;me pratique recouvre bien des particularit&#233;s que ce soit chez les intervenants eux-m&#234;mes, dans les territoires d'intervention ou les familles. Chacun tend &#224; am&#233;liorer les conditions d'existence de l'enfant avec ce qu'il est en tant que sujet : les uns avec leurs savoir-faire professionnels, les autres avec leurs histoires et parcours de vie, les difficult&#233;s qu'ils rencontrent et les comp&#233;tences qu'ils d&#233;tiennent. Toutes ces singularit&#233;s font la difficult&#233; mais aussi la richesse, du travail en AEMO des villes et des champs. l&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Accompagnants-accompagn&#233;s ? &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1268-Accompagnants-accompagnes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1268-Accompagnants-accompagnes</guid>
		<dc:date>2020-03-03T09:37:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Usager</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1268</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Il n'est de pire tyrannie que de vouloir le bien de l'autre. &#187; Comment comprendre cette maxime d'Emmanuel Kant qui semble antinomique avec le travail social ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Agis de telle sorte que tu traites l'humanit&#233; aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en m&#234;me temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen &#187; (1). Traiter l'Humanit&#233; comme une fin, une fin en soi, n'est-ce pas le fondement, la doctrine, l'&#233;lan primaire (re) sentis, v&#233;cus et act&#233;s par tout (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Usager" rel="tag"&gt;Usager&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1268-" rel="tag"&gt;1268&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Il n'est de pire tyrannie que de vouloir le bien de l'autre. &#187; Comment comprendre cette maxime d'Emmanuel Kant qui semble antinomique avec le travail social ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Agis de telle sorte que tu traites l'humanit&#233; aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre toujours en m&#234;me temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen &#187; &lt;/i&gt; (1). Traiter l'Humanit&#233; comme une fin, une fin en soi, n'est-ce pas le fondement, la doctrine, l'&#233;lan primaire (re) sentis, v&#233;cus et act&#233;s par tout travailleur social ? N'est-on pas, et ce, d&#232;s les pr&#233;mices de l'exercice de notre profession, impuls&#233;s, habit&#233;s, hant&#233;s, par cette volont&#233;, cette conviction profonde ? Pourtant, et au-del&#224; de nous-m&#234;mes, de nos convictions, de notre d&#233;sir, de nos aspirations et de nos projections, et malgr&#233; notre intention &#8211; si bienveillante soit-elle &#8211; ne peut-on pas &#233;galement consid&#233;rer que vouloir le bonheur de l'autre, &#224; tout prix, malgr&#233; lui, au-del&#224; de lui finalement, serait une forme de maltraitance, de violence ? Car oui, et nous devons le conc&#233;der, nous, travailleurs sociaux, voulons, d&#233;sirons, souhaitons, parfois plus que de raison, la r&#233;ussite de ces personnes que nous accompagnons. Mais qu'est-ce, la r&#233;ussite, en d&#233;finitive ? Quelle d&#233;finition, appr&#233;hension, vision en avons-nous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Moi vers l'Autre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous, moi, cet autre ici ou encore cet autre l&#224;-bas, nous n'en dessinons pas les m&#234;mes contours, n'en &#233;voquons pas les m&#234;mes aspects, et de ce fait, ne lui conf&#233;rons donc pas la m&#234;me r&#233;alit&#233;. Vous, chers accompagn&#233;s, au-del&#224; et par-del&#224; les horizons, les n&#244;tres et les v&#244;tres, &#234;tes au c&#339;ur de cet accompagnement et de ses multiples questionnements. Notre force d'engagement est impuls&#233;e et anim&#233;e par notre volont&#233; de bien faire et de parvenir &#224; nos objectifs et guid&#233;e par notre besoin d'utilit&#233; et d'actes positifs. Oui, nous sommes d&#233;sirants &#8211; parfois, au-del&#224; et par-del&#224; notre mission, notre libert&#233; et notre volont&#233; d'agir &#8211; &#224; votre place, &#224; laquelle nous nous substituons alors parfois&#8230; Nous souhaitons si ardemment &lt;i&gt;&#171; semer les graines de&#8230; &#187;, &#171; transmettre &#187;, &#171; activer les clefs de la r&#233;ussite &#187;, &#171; favoriser l'&#233;mergence des potentialit&#233;s&#8239;&lt;/i&gt; &#187; de nos accompagn&#233;s. R&#233;fl&#233;chissons un temps, faisons preuve d'humilit&#233; et d'honn&#234;tet&#233;, nous d&#233;sirons tant pour vous, que nous en oublions parfois &#8211; peut-&#234;tre m&#234;me souvent &#8211; que le sujet &#233;mergeant, d&#233;sirant, pensant, n'est nul autre que Vous. Alors vous respecter, dans votre infinie singularit&#233;, c'est justement vous laisser porter vous-m&#234;mes vos propres d&#233;sirs au travers du prisme des conceptions, des compr&#233;hensions/appr&#233;hensions et des croyances du monde qui sont les v&#244;tres. C'est l&#224; l'essence m&#234;me de toute la consid&#233;ration et le total respect que nous devons : Vous porter, en tant que personne &#224; part enti&#232;re et sujet pleinement acteur de votre existence (2). Oui, il est ais&#233; de vouloir le bien d'autrui &#224; sa place, malgr&#233; cette volont&#233; de bien faire, ce sens de l'engagement et cette conscience professionnelle &#224; laquelle nous accordons une foi et une ferveur tout aussi immenses qu'ineffables. Il est alors facile, peut-&#234;tre simple et/ou simpliste &#8211; le jugement vous en revient &#8211; de &#171; vouloir pour &#187; Vous. A trop d&#233;sirer, nous r&#233;ifions la personne que Vous &#234;tes, en la r&#233;duisant, en la soumettant &#224; nos propres d&#233;sirs &#8211; d&#233;sirs ph&#233;nix &#8211; et faisons de Vous la proie indicible de nos propres souhaits, d&#233;sirs et projections.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Culpabilit&#233; intense de l'&#233;ducateur lors de la r&#233;alisation consciente d'un tel ph&#233;nom&#232;ne, et du carcan qu'il a pu mat&#233;rialiser, &#224; son insu autour de Vous, &#233;rigeant, dans sa belle volont&#233; vertueuse les remparts d'une nouvelle prison : la v&#244;tre. Paradoxe infini de vouloir vous accompagner, pour favoriser l'&#233;closion de vos multiples talents et potentialit&#233;s, afin de vous r&#233;aliser pleinement sur le chemin de la vie&#8230; en vous offrant les serres confin&#233;es de nos mains pour vous d&#233;velopper&#8230; Torture maudite, prison inf&#226;me, &lt;i&gt;&#171; pav&#233;e de bonnes intentions &#187;&lt;/i&gt; (3) &#8211; in&#233;luctablement r&#233;ductrice &#8211; lorsque nous r&#233;alisons qu'&#224; trop vouloir vous affranchir de vos propres prisons, &#224; vous aider &#224; les quitter pour devenir plus libres, nous vous guidons, en r&#233;alit&#233;, vers de nouvelles ge&#244;les, que nous avons cr&#233;&#233;es nous-m&#234;mes. L'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e n'est constitu&#233;e que d'exp&#233;riences, &lt;i&gt;&#171; L'exp&#233;rience est une lanterne que l'on porte dans le dos, qui n'&#233;claire jamais que le chemin parcouru &#187; &lt;/i&gt; (4), chers accompagn&#233;s. Non que vous soyez consid&#233;r&#233;s comme le terrain fertile purement exp&#233;rientiel &#224; l'exercice de notre professionnalisation. Nullement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'autre vers moi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ayez simplement &#224; l'esprit que nous grandissons, nous aussi, gr&#226;ce &#224; Vous, que nous apprenons chaque jour&#8230; de Vous, de nous, de nos liens, que nous sommes donc des apprenants, et que nous nous questionnons &#224; chaque instant sur le sens de notre travail aupr&#232;s de Vous. Le message que je tiens &#224; vous adresser, est qu'en tant qu'apprenants, nous sommes, nous aussi, accompagn&#233;s. Accompagn&#233;s par Vous. Et qu'alors nous sommes tous, en d&#233;finitive, l'&#233;ducateur et l'enseignant de quelqu'un, quelque part, quelques temps en ad&#233;quation et en r&#233;ciprocit&#233;. Essayer de penser, parfois, si cela vous est possible, que nous sommes vos serviteurs, des sortes de serviteurs de l'impossible, car vous l'ignorez peut-&#234;tre mais &#224; l'&#233;ducateur, durant l'Antiquit&#233;, &#233;tait assign&#233; le r&#244;le d'accompagner les enfants sur le chemin de l'&#233;cole. Que vos esprits brillants et perspicaces ne s'y m&#233;prennent, il ne s'agit nullement d'une relation de ma&#238;tre &#224; esclave qui nous lie. Ni dans votre sens, ni dans le n&#244;tre. Nous sommes l&#224; pour Vous et nous nous faisons grandir mutuellement, dans un esprit d'&#233;galit&#233; et d'&#233;change. Vous &#234;tes enseignants, &#224; votre tour, et &#234;tes en charge de la mission de nous inculquer tant de savoirs, de savoir-&#234;tre, de savoir-faire et de nous accompagner toujours davantage sur le chemin de notre propre professionnalit&#233;, empreinte d'humilit&#233;. Le pouvoir unilat&#233;ral, unidirectionnel n'est qu'une vue de l'esprit, et n'a de cr&#233;dit que si on lui en donne&#8230; Alors je vous adresse ces mots d'excuse, Vous, chers &#171; accompagn&#233;s &#8211; accompagnants &#187;, que nous portons en haute estime, pardonnez notre d&#233;sir d&#233;bordant, notre trop grande d&#233;termination, notre trop imposante volont&#233;, nos envies, nos inexactitudes, nos incompr&#233;hensions, nos ind&#233;licatesses et nos erreurs, &#233;mergeants d'une sinc&#232;re bienveillance initiale. Je tenais &#224; t&#233;moigner mon infinie gratitude pour cette si lourde t&#226;che qui est la v&#244;tre et dont le m&#233;rite vous revient de droit : merci de contribuer pleinement, &#224; accompagner les professionnels que nous sommes, dans la pleine r&#233;alisation de nos potentialit&#233;s, pour vous servir toujours plus justement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Emmanuel, Kant, Fondements de la M&#233;taphysique des m&#339;urs, [1785], 1993, Le Livre de Poche, p.&#8239;105.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Selon le cadre l&#233;gislatif en vigueur, et notamment la Loi du 2 Janvier 2002, r&#233;novant l'Action sociale et m&#233;dico-sociale&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Honor&#233; De Balzac, La femme de trente ans, [1 832], Le Livre de Poche, 1991.&lt;br class='autobr' /&gt;
(4) Selon la sage pens&#233;e de Confucius.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quelle place pour la sexualit&#233; en institution ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1268-Quelle-place-pour-la-sexualite-en-institution</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1268-Quelle-place-pour-la-sexualite-en-institution</guid>
		<dc:date>2020-03-03T09:36:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Aemo</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1268</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que le gouvernement relance le d&#233;bat sur la sexualit&#233; des personnes avec handicap, nous devons plus que jamais combattre la fausse alternative encore parfois pr&#233;sente en internat : soit la nier ou refuser de la reconna&#238;tre, soit la proscrire en la pr&#233;sentant comme risqu&#233;e ou ill&#233;gitime. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Audrenne Henke, directrice d'&#233;tablissement m&#233;dico-social (1) &#171; Dit Mme&#8239;Henke tu fais quand une chambre pour couple ? &#187; &#171; Bient&#244;t &#187; &#171; Ha, c'est pas trop t&#244;t ! &#187;. La sexualit&#233; dans les institutions et plus (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Aemo" rel="tag"&gt;Aemo&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1268-" rel="tag"&gt;1268&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que le gouvernement relance le d&#233;bat sur la sexualit&#233; des personnes avec handicap, nous devons plus que jamais combattre la fausse alternative encore parfois pr&#233;sente en internat : soit la nier ou refuser de la reconna&#238;tre, soit la proscrire en la pr&#233;sentant comme risqu&#233;e ou ill&#233;gitime.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Audrenne Henke, directrice d'&#233;tablissement m&#233;dico-social (1)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Dit Mme&#8239;Henke tu fais quand une chambre pour couple ? &#187; &#171; Bient&#244;t &#187; &#171; Ha, c'est pas trop t&#244;t ! &#187;. La sexualit&#233; dans les institutions et plus particuli&#232;rement dans les &#233;tablissements recevant un public d'adultes en situation de handicap intellectuel, reste encore peu pr&#233;sente. Elle fait l'objet d'une grande diversit&#233; dans les autorisations et les pratiques : on la nie, on laisse faire en fermant les yeux, on l'interdit d'une mani&#232;re plus ou moins explicite ou appliqu&#233;e, on autorise certaines pratiques comme la masturbation individuelle&#8230; Mais peu de chambres permettent de recevoir un&#183;e conjoint&#183;e. Nous avons peur du regard des familles, de passer &#224; c&#244;t&#233; d'un consentement, de g&#233;rer des orgasmes bruyants et du plaisir d&#233;monstratif.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En outre, de quoi parle-t-on : de l'h&#233;t&#233;rosexualit&#233;, de l'homosexualit&#233;, de multipartenaires ? O&#249; commence l'autorisation et jusqu'o&#249; va-t-elle ? Le handicap fige le temps et arr&#234;te les g&#233;n&#233;rations : pas de procr&#233;ation souhait&#233;e, donc pas de sexualit&#233; envisageable. Au-del&#224; des risques r&#233;els ou fantasm&#233;s, c'est bien la sexualit&#233; de ces personnes dans son ensemble qui est per&#231;ue comme un probl&#232;me. La soci&#233;t&#233; nomme les interdits et pr&#233;c&#232;de chaque instant de leur vie. Et c'est bien de l'incapacit&#233; pour bon nombre de concitoyens de les imaginer avoir du plaisir &#233;rotique, voire de devenir parents dont il s'agit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, l'exercice d'une sexualit&#233; est un droit inali&#233;nable rattach&#233; &#224; chaque personne, quelle qu'elle soit. Heureusement, des moments d'intimit&#233; &#233;chappent au l&#233;gislateur, m&#234;me si l&#233;galement ils sont born&#233;s par la responsabilit&#233; du directeur. Dans les espaces o&#249; la vie s'exerce avec des adultes, il y a forc&#233;ment manifestation d'affectivit&#233; et d'amour. Il y a in&#233;vitablement des sc&#232;nes de s&#233;duction, de rencontre et pour certains de sexualit&#233;. Mais, ces lieux vont in&#233;vitablement &#234;tre mis &#224; mal s'ils ne sont pas, au minimum, pens&#233;s. Il appartient &#224; chaque directeur de garantir l'exercice de ce droit et aux &#233;quipes de veiller &#224; son application. Ce qui ne peut se faire qu'avec le consentement et l'avis des personnes et des familles. Ces derni&#232;res doivent comprendre que, quelquefois, l'institution et ses membres ne vont pas faire comme elles aimeraient. Je me souviens d'une m&#232;re, qui m'avait questionn&#233; sur la mixit&#233; de l'&#233;tablissement. &#192; ma r&#233;ponse lui pr&#233;cisant que les personnes accueillies sont des adultes et que l'on ne peut garantir qu'aucune relation ne se passe entre elles, elle avait eu cette r&#233;action : &lt;i&gt;&#171; Bon, d'accord, je veux bien qu'elle ait un petit copain, mais je veux que cela soit platonique ! &#187; &lt;/i&gt; Sa fille pr&#233;sente n'a pas eu son mot &#224; dire, d'ailleurs se le serait-elle autoris&#233; ? Qui d'entre nous serait capable de dire &#224; sa m&#232;re que nous souhaitons des rapports sexuels ? Si je choisis le rapport de force avec cette m&#232;re, nos repr&#233;sentations sont tellement diff&#233;rentes que, forc&#233;ment, nous allons partir dans un conflit. Le travail est d'accueillir sa parole et de l'accompagner dans l'acceptation que sa fille devient une adulte libre de ses choix et de son corps. Mais que se passe-t-il pour que la sexualit&#233; et l'intimit&#233; des personnes en situation de handicap soient autant &#233;crites, dissert&#233;es par bon nombre de professionnels et d'universitaires ? Foucault l'explique quand il &#233;voque (2) que cette &#233;criture vient remettre en exergue la notion de dominant-domin&#233; dans un jeu de savoir-pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) A publi&#233; &#202;tre directrice d'un &#233;tablissement m&#233;dico-social (2018) et Histoire de vie et travail social (2019) chez L'Harmattan.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Michel Foucault, Histoire de la sexualit&#233; II, la volont&#233; de savoir.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2154 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH602/screenshot_13-2-4cac1.png?1693482464' width='500' height='602' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Michel Defrance, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, directeur d'ITEP retrait&#233;, &#171; conteur d'institution &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La sexualit&#233;, comme toute composante du fonctionnement humain et sa subjectivit&#233;, est par &#171; nature &#187; pr&#233;sente dans les institutions&#8230; Toute personne, accueillie et accueillante n'&#233;chappe pas &#224; exprimer inconsciemment, tacitement ou ouvertement ses pr&#233;occupations sexuelles dans les interactions qui font le quotidien des organisations. Ainsi, qu'il s'agisse des relations entre les professionnels entre eux, les jeunes entre eux, ou entre les professionnels et les jeunes, des sous tendus d'ordre sexuels, existent, peuvent s'ext&#233;rioriser ou pas, mais demeurent&#8230; Les jeux d'attirance, de s&#233;duction comme de rejet agissent et les interventions &#233;ducatives, ne peuvent les ignorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, comment une &#171; &#233;gide institutionnelle &#187; vient-elle contenir et permettre cette expression ? Quelles pratiques faisant consensus et sens, viendraient d&#233;finir les limites &#224; ne pas d&#233;passer et les tol&#233;rances, les permissivit&#233;s qui feraient &#171; cadre institutionnel &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des v&#233;cus et des repr&#233;sentations de chacun, il s'agit bien dans ces situations o&#249; s'expriment des agissements &#224; caract&#232;re sexuel, de convenir de conduites &#224; tenir. Le code p&#233;nal, les conventions internationales en d&#233;limitent les contours et les directives r&#233;glementaires propres &#224; notre secteur professionnel en pr&#233;cisent les exigences. Des jeux de s&#233;duction entre adultes, aux jeux sexualis&#233;s des jeunes, aux pratiques r&#233;pr&#233;hensibles, tout l'espace d'interpr&#233;tation de chacun est convoqu&#233;. Les jeunes s'ouvrant &#224; la d&#233;couverte de leur sexualit&#233; ne peuvent &#234;tre r&#233;prim&#233;s dans leur &#233;lan vital, leur alt&#233;rit&#233;. Des adultes se d&#233;couvrant une attirance r&#233;ciproque ne peuvent &#234;tre &#171; jug&#233;s &#187;. Pour autant, peut-on laisser libre cours &#224; cette d&#233;couverte, si elle s'exerce au d&#233;triment d'un, d'une autre ? Si des rapports de forces physiques et psychiques en sont l'expression ? Si des intersubjectivit&#233;s viennent entraver les relations au sein du service ? De la drague appuy&#233;e, aux concours de masturbation &#224; plusieurs, aux actes de p&#233;n&#233;tration, il y a toute une graduation &#233;motionnelle qui fait r&#233;agir les professionnels et les jeunes. Les personnes interrog&#233;es sont travers&#233;es de sentiments ambigus, parfois de banalisation ou de r&#233;volte. Ainsi, nul ne peut &#234;tre laiss&#233; &#224; sa seule appr&#233;ciation : un regard, une intervention tie&#173;rce est requise. Les jeunes ont besoin d'&#234;tre aid&#233;s dans leurs r&#233;flexions, les adultes questionn&#233;s dans leurs attitudes. Pour ne pas laisser chacun avec ses affects, l'institution se dote des moyens de r&#233;gulation des tensions relationnelles en faisant vivre des espaces de rencontre et de d&#233;bat. Aussi bien pour les jeunes accueillis, que pour les professionnels. Pour ne pas laisser les &#233;motions et les ressentis seuls guider nos actions, il faut un cadre de r&#233;f&#233;rence, comme le projet institutionnel et les r&#232;glements, int&#233;rieur, de fonctionnement, explicites sur ces questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224;, l'institution ne peut agir seule surtout lorsqu'il y a transgres&#173;sion de la loi et des r&#232;glements. Des proc&#233;dures de signalement sont n&#233;cessaires pour ne pas laisser l'institution seule avec ses appr&#233;ciations. De trop nombreuses &#233;quipes n'ont pas su, voulu, faire connaitre des &#233;v&#232;nements pour ne pas risquer leur &#171; r&#233;putation &#187;, ou s'exposer &#224; des sanctions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, il ne suffit pas de se retran&#173;cher derri&#232;re des recommandations et des protocoles pour s'exon&#233;rer de ses responsabilit&#233;s. Seul le travail sur soi et avec les coll&#232;gues et les jeunes peut donner sens et conduire nos interventions &#233;ducatives.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien C&#233;line Gabarro &#8226; L'assistant de service social, outil de rentabilit&#233; ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1268-Entretien-Celine-Gabarro-o-L-assistant-de-service-social-outil-de-rentabilite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1268-Entretien-Celine-Gabarro-o-L-assistant-de-service-social-outil-de-rentabilite</guid>
		<dc:date>2020-03-03T09:13:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Assistante sociale</dc:subject>
		<dc:subject>1268</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jouer le jeu de la rentabilit&#233; pour d&#233;fendre le service social &#224; l'h&#244;pital comporte des effets pervers. &lt;br class='autobr' /&gt; Qu'avez-vous constat&#233; lors de votre enqu&#234;te concernant l'attribution de l'AME (1) ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Mon enqu&#234;tes'est d&#233;roul&#233;e en parall&#232;le dans les services de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et dans un h&#244;pital situ&#233; dans un d&#233;partement o&#249; le nombre de patients en prise avec la pr&#233;carit&#233; relevant de la CMU et de l'AME est particuli&#232;rement &#233;lev&#233;. La responsable du service social hospitalier (SSH) valorisait (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Assistante-sociale" rel="tag"&gt;Assistante sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1268-" rel="tag"&gt;1268&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jouer le jeu de la rentabilit&#233; pour d&#233;fendre le service social &#224; l'h&#244;pital comporte des effets pervers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2165 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH147/capture_d_e_cran_2021-01-14_a_10.12.43-9c6a7.png?1693570437' width='500' height='147' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Qu'avez-vous constat&#233; lors de votre enqu&#234;te concernant l'attribution de l'AME (1) ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-02079419&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Mon enqu&#234;te&lt;/a&gt;s'est d&#233;roul&#233;e en parall&#232;le dans les services de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et dans un h&#244;pital situ&#233; dans un d&#233;partement o&#249; le nombre de patients en prise avec la pr&#233;carit&#233; relevant de la CMU et de l'AME est particuli&#232;rement &#233;lev&#233;. La responsable du service social hospitalier (SSH) valorisait le service social aupr&#232;s de la direction de l'h&#244;pital sur un argument financier. Investir dans le service social, &#231;a rapporte : les assistantes de service social permettent aux personnes d'acc&#233;der aux droits, ce qui va permettre &#224; l'&#233;tablissement de recouvrer les factures. Mieux vaut investir dans le recrutement d'assistantes de service social qui ne co&#251;tent pas tr&#232;s cher, que d'avoir des factures impay&#233;es. Avec cette logique, elle s'enorgueillissait d'avoir une &#233;quipe plus importante que d'autres &#233;tablissements de sant&#233; &#233;quivalents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'en pensaient les assistantes de service social ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attribution des AME, mon objet de recherche, &#233;tait r&#233;duite &#224; de la paperasse, un travail peu gratifiant. J'ai &#233;t&#233; surprise de voir qu'elle &#233;tait finalement vid&#233;e de son sens premier, qui est de permettre &#224; des personnes d'acc&#233;der &#224; des droits. L'AME &#233;tait vue par l'h&#244;pital comme un s&#233;same pour &#233;quilibrer les finances. Au moment de la cl&#244;ture des comptes, j'ai observ&#233; comment les personnes du service facturation faisaient sans cesse irruption dans le bureau des assistantes de service social, qui se sentaient envahies, pour pointer les dossiers faits, pas faits. Cette pression &#233;tait sans doute rendue possible par la connivence entretenue entre la cadre du SSH et ces services de facturation. Les assistantes de service social finissaient par voir le dossier d'AME comme une t&#226;che purement administrative, qu'elles ex&#233;cutaient sans prendre le temps de l'&#233;valuation, sur un coin de table &#224; l'accueil, plut&#244;t qu'en entretien dans leur bureau. Au moment de mon enqu&#234;te, les permanences des agents de la CPAM au sein de l'h&#244;pital ont ferm&#233; dans une logique de r&#233;duction de co&#251;ts et de personnels. Il y a clairement eu &#224; ce moment-l&#224; une sous-traitance du travail administratif de la CPAM aux assistantes sociales de l'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avec quelles cons&#233;quences pour les patients ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arbitrages sur les droits &#224; ouvrir avaient tendance &#224; se plier au seul point de vue de l'int&#233;r&#234;t de l'h&#244;pital. Un dossier pressenti comme difficile &#224; monter parce que le patient avait du mal &#224; rassembler les documents &#233;tait envoy&#233; tel quel, sachant qu'il serait refus&#233; mais qu'avec ce refus d'AME on pourrait enclencher le droit aux soins urgents et vitaux. Avec l'objectif premier de garantir le recouvrement des frais et dans l'id&#233;e qu'on pourrait plus tard prendre le temps de remonter le dossier, par exemple pour les maladies chroniques ou les femmes enceintes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La priorit&#233; &#233;tait plac&#233;e sur l'int&#233;r&#234;t financier de l'h&#244;pital plut&#244;t que sur les droits du patient ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce que j'ai observ&#233;. La preuve d'un rendez-vous en pr&#233;fecture pour une demande de titre de s&#233;jour permet aux personnes d'&#234;tre &#233;ligibles &#224; la Couverture maladie universelle (CMU). La responsable du SSH a pu &#234;tre tent&#233;e d'oublier ce document pour privil&#233;gier un dossier d'AME. Avec &#224; la cl&#233; une d&#233;pense qui n'entrait pas dans la T2A. La limite n'a pas &#233;t&#233; franchie, mais la possibilit&#233; a bien &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e. On voit bien l&#224; qu'&#224; trop vouloir rentrer dans le jeu gestionnaire on risque des effets pervers. Les assistantes de service social avaient d'ailleurs du mal &#224; s'y retrouver, d'o&#249; un turn-over important dans cet h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) &#171; L'attribution de l'Aide m&#233;dicale d'&#201;tat (AME) par les agents de l'Assurance maladie : entre soup&#231;on de fraude, figures de l'&#233;tranger et injonctions gestionnaires. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Reportage &#8226; Les femmes et les enfants &#224; la rue</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Reportage-o-Les-femmes-et-les-enfants-a-la-rue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Reportage-o-Les-femmes-et-les-enfants-a-la-rue</guid>
		<dc:date>2020-03-03T09:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Assistante sociale</dc:subject>
		<dc:subject>1268</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Paris, les dispositifs d'h&#233;bergement saturent, les femmes enceintes ou sortant de maternit&#233; se retrouvent &#224; la rue. Certaines trouvent un abri pr&#233;caire dans les h&#244;pitaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle distribue des petits papiers avec des adresses, des rendez-vous pour la consultation du b&#233;b&#233;, ou pour un suivi de grossesse. Elle d&#233;panne avec des bons pour un restaurant solidaire, des &#233;chantillons de lait pour b&#233;b&#233;, un tire-lait m&#233;canique ou des coussinets d'allaitement. Elle rassure aussi, avec son air tranquille et son (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Assistante-sociale" rel="tag"&gt;Assistante sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1268-" rel="tag"&gt;1268&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Paris, les dispositifs d'h&#233;bergement saturent, les femmes enceintes ou sortant de maternit&#233; se retrouvent &#224; la rue. Certaines trouvent un abri pr&#233;caire dans les h&#244;pitaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle distribue des petits papiers avec des adresses, des rendez-vous pour la consultation du b&#233;b&#233;, ou pour un suivi de grossesse. Elle d&#233;panne avec des bons pour un restaurant solidaire, des &#233;chantillons de lait pour b&#233;b&#233;, un tire-lait m&#233;canique ou des coussinets d'allaitement. Elle rassure aussi, avec son air tranquille et son sourire ind&#233;crochable, son &#233;nergie calme. V&#233;ronique Boulinguez est sage-femme rattach&#233;e &#224; la protection maternelle et infantile (PMI) de la ville de Paris. Depuis quatre ans, elle exerce ses fonctions hors-les-murs. Une cr&#233;ation de poste dans le cadre du Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion afin de se rendre aupr&#232;s des femmes enceintes qui, faute d'h&#233;bergement stable, &#233;chappent ou ne peuvent acc&#233;der &#224; un suivi de grossesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle peut &#234;tre sollicit&#233;e par les maraudes de l'unit&#233; d'assistance aux sans-abris (UASA) de la ville de Paris, se rend sur les lieux de mise &#224; l'abri (LIMA) ou encore, comme aujourd'hui, tient permanence dans un espace solidarit&#233; insertion (ESI) pour les familles. &lt;i&gt;&#171; Les femmes enceintes sans domicile sont plus expos&#233;es aux risques, notamment de pr&#233;maturit&#233;, mais elles ont &#233;videmment beaucoup d'autres pr&#233;occupations, comme s'abriter, se nourrir, &#224; plus forte raison quand elles sont accompagn&#233;es d'un autre enfant &#187;&lt;/i&gt;. V&#233;ronique Boulinguez peut v&#233;rifier une suspicion de grossesse, la dater approximativement, expliquer l'importance du suivi &#224; des femmes pour lesquelles la m&#233;dicalisation de la grossesse n'est pas toujours &#233;vidente. Et les mettre en lien avec les sages-femmes de PMI qui consultent dans les maternit&#233;s publiques de Paris, o&#249; elles pourront &#234;tre inscrites pour leur suivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#201;lisabeth Hausherr, m&#233;decin &#224; la sous-direction de la PMI et des familles de la ville de Paris depuis 2012, la pr&#233;carit&#233; sociale emp&#234;che un bon suivi m&#233;dical pendant la grossesse et &#224; la sortie de maternit&#233;. La question d'h&#233;bergement prime sur le reste. Sans un minimum de stabilit&#233;, pas d'inscription en maternit&#233; et pas de surveillance de la grossesse. Gloria (1) est arriv&#233;e de R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo en d&#233;cembre dernier, apr&#232;s plusieurs ann&#233;es de route avec sa petite fille de 2 ans et demi, n&#233;e en Gr&#232;ce. Elle se pr&#233;sente aujourd'hui pour la premi&#232;re fois &#224; la permanence de la sage-femme &#224; l'ESI car elle vient de faire un test de grossesse. Depuis qu'elle a &#233;t&#233; mise &#224; la porte par la personne qui l'h&#233;bergeait, elle a fait une demande d'asile avec &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/-1034-&#034;&gt;l'aide de la cellule d'accueil des familles demandeuses d'asile (CAFDA)&lt;/a&gt;. Normalement, elle devrait &#234;tre prise en charge par le 115, mais environ quatre cents enfants vivant en familles demandeuses d'asile n'ont pas de place dans le dispositif &#224; l'heure actuelle. Gloria doit retourner ce soir dans le quartier Rosa Parks o&#249; des associations comme Utopia 56 et France terre d'asile cherchent des places de d&#233;pannage quand le 115 est satur&#233;, pour une ou deux nuits dans des h&#244;tels, des LIMA ou chez des particuliers solidaires. Avec un certificat de grossesse, Gloria et sa fille auront peut-&#234;tre une petite chance&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La case &#171; h&#244;pital &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre deux appels de travailleurs sociaux qui accueillent des femmes enceintes dans les gymnases d'h&#233;bergement d'urgence, V&#233;ronique trouve un rendez-vous pour Gloria &#224; la nouvelle consultation de protection maternelle (CPM) ouverte par la PMI dans les locaux de l'h&#244;tel Dieu, r&#233;serv&#233;e aux femmes sans h&#233;bergement stable. &lt;i&gt;&#171; Nous pouvions orienter vers les centres de planification PMI o&#249; il y a maintenant le mat&#233;riel pour faire des examens, comme les prises de sang et les &#233;chographies, mais ils ont vite &#233;t&#233; d&#233;bord&#233;s. D'o&#249; la cr&#233;ation de la CPM Cit&#233;, une consultation sp&#233;cifique pour les femmes qui changent de lieu d'h&#233;bergement toutes les deux ou trois nuits &#187;&lt;/i&gt;, explique le docteur Hausherr. Pas besoin d'avoir des droits ouverts pour consulter &#224; la PMI, l'accueil est inconditionnel. Mais toutes les consultations PMI sont d&#233;bord&#233;es par les probl&#232;mes sociaux, d'o&#249; le recrutement en cours d'une assistante de service social &#224; la CPM Cit&#233;. Lorsque ces femmes se trouvent dans un centre d'h&#233;bergement d'urgence (CHU) aux conditions de confort minimum dans des chambres collectives avec acc&#232;s &#224; une cantine mais sans possibilit&#233; de cuisiner, le r&#233;pit est de courte dur&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Souvent elles ne peuvent pas retourner dans leur h&#233;bergement apr&#232;s leur accouchement et les d&#233;lais d'inscription dans les Syst&#232;mes int&#233;gr&#233;s de l'accueil et de l'orientation (SIAO) sont trop longs ; il nous faut trouver des mises &#224; l'abri en urgence &#187;&lt;/i&gt;, explique Marie Duc-Leclercq, responsable du service social hospitalier du groupement Lariboisi&#232;re-Fernand Vidal, o&#249; 35 &#224; 40 % des femmes enceintes sont en grande pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2157 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH233/screenshot_16-2-1f7b7.png?1693570437' width='500' height='233' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#192; l'Espace solidarit&#233; insertion, V&#233;ronique rencontre une femme enceinte lors de sa permanence sans rendez-vous.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le service social de la maternit&#233; est lui aussi d&#233;muni face &#224; la saturation du dispositif d'h&#233;bergement et dans certains h&#244;pitaux, les m&#232;res et leur b&#233;b&#233; dorment dans le hall de l'h&#244;pital, des salles reconverties en abri de fortune. Aby (1) pensait souffler un peu quand elle est sortie de maternit&#233; avec son b&#233;b&#233; &#226;g&#233; de 15 jours, op&#233;r&#233; &#224; c&#339;ur ouvert trois jours apr&#232;s sa naissance, avec une orientation du 115 parisien vers un h&#244;tel du Val-d'Oise. &lt;i&gt;&#171; La chambre n'&#233;tait pas chauff&#233;e, je voyais mon b&#233;b&#233; qui grelottait &#187;&lt;/i&gt;, raconte-t-elle. Retour &#224; la case &#171; hall de l'h&#244;pital &#187;, avant que le 115 ne l'oriente vers une halte femmes, pour un accueil de quelques nuits, le temps de trouver mieux. Monika Menant, pu&#233;ricultrice bin&#244;me de V&#233;ronique Boulinguez depuis un an et demi, pourra la conseiller &#224; son tour, regarder le carnet de sant&#233;, r&#233;pondre aux questions de la maman inqui&#232;te. Si son h&#233;bergement d&#233;passe quelques nuits, qu'elle trouve un semblant de stabilit&#233;, elle pourra l'orienter vers un centre de PMI pour la surveillance du b&#233;b&#233;. Un coup de fil devrait suffire pour trouver un rendez-vous, qu'elle notera elle aussi sur un carr&#233; de papier. Parfois les femmes arrivent directement de la maternit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Je me souviens d'une femme, sortie &#224; 14 h de la maternit&#233; avec son b&#233;b&#233; de 5 jours. Elle &#233;tait l&#224; &#224; 15h, r&#233;alisant alors seulement qu'elle ne pourrait pas dormir ici &#187;&lt;/i&gt;. Dans ces cas extr&#234;mes, V&#233;ronique ou Monika font ce qu'elles peuvent avec les partenaires de l'urgence sociale. Sinon, les femmes et les b&#233;b&#233;s iront dormir &#224; l'h&#244;pital. &lt;i&gt;&#171; C'est insupportable de prendre soin d'un b&#233;b&#233;, le peser, accompagner la m&#232;re dans son allaitement, donner un paquet de couches, alors que la m&#232;re et l'enfant sortent sans savoir o&#249; ils vont dormir &#187;&lt;/i&gt;, souligne le Docteur Hausherr.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la matin&#233;e, seule une femme sur cinq avait une couverture maladie ouverte. Toutes sont seules, parfois accompagn&#233;es d'un premier enfant en bas &#226;ge. Pass&#233;es les premi&#232;res urgences, on peut &#233;voquer la pr&#233;paration &#224; la naissance, d&#233;gonfler des l&#233;gendes urbaines sur ce qui est bon ou pas pour le b&#233;b&#233;, sur les rumeurs au sujet de tel ou tel centre. Derri&#232;re les sourires, l'angoisse est palpable : &lt;i&gt;&#171; Qu'est-ce qui va se passer apr&#232;s ? &#187;&lt;/i&gt;. &#192; l'ESI, V&#233;ronique et Monika essayent de rassurer, Claire, une assistante de service social &#224; la retraite form&#233;e aux massages peut soulager, comme l'ost&#233;opathe et la sage-femme form&#233;es &#224; la relaxation. Des instants pr&#233;cieux qui permettent de tenir encore un peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; modifi&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>H&#244;pital &#8226; L'invisible service social</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Hopital-o-L-invisible-service-social-7474</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Hopital-o-L-invisible-service-social-7474</guid>
		<dc:date>2020-03-03T09:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Assistante sociale</dc:subject>
		<dc:subject>1268</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#173;&#173;&#173;Entre d&#233;rives gestionnaires de l'h&#244;pital et restrictions des moyens d'action face &#224; une demande sociale toujours plus forte, les assistants de service social hospitaliers peinent &#224; se faire entendre. Radioscopie d'une profession invisible sous haute tension. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;ation de p&#244;les, organisation centralis&#233;e des soins, tarification &#224; l'activit&#233; (la fameuse T2A), r&#233;duction des dur&#233;es moyennes de s&#233;jour, gouvernance, parcours de soins, r&#233;duction des co&#251;ts, re (d&#233;s) organisations permanentes : l'h&#244;pital &#171; malade de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Assistante-sociale" rel="tag"&gt;Assistante sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1268-" rel="tag"&gt;1268&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#173;&#173;&#173;Entre d&#233;rives gestionnaires de l'h&#244;pital et restrictions des moyens d'action face &#224; une demande sociale toujours plus forte, les assistants de service social hospitaliers peinent &#224; se faire entendre. Radioscopie d'une profession invisible sous haute tension.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;ation de p&#244;les, organisation centralis&#233;e des soins, tarification &#224; l'activit&#233; (la fameuse T2A), r&#233;duction des dur&#233;es moyennes de s&#233;jour, gouvernance, parcours de soins, r&#233;duction des co&#251;ts, re (d&#233;s) organisations permanentes : l'h&#244;pital &#171; malade de la rentabilit&#233; &#187; (1) crie &#224; l'agonie. Dans le mouvement g&#233;n&#233;ral de d&#233;fense de l'h&#244;pital public, &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Etre-assistant-social-a-l-hopital&#034;&gt;une profession reste peu visible : celle des assistants de service social hospitalier&lt;/a&gt; (SSH). Ils ont pourtant cr&#233;&#233; un collectif inter-hospitalier pour d&#233;fendre leurs droits et leurs missions largement m&#233;connus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si Marie Duc-Leclercq, cadre socio-&#233;ducatif du SSH du groupement hospitalier Lariboisi&#232;re-Fernand Vidal de l'AP-HP &#224; Paris, a choisi de faire sa carri&#232;re d'assistante de service social (ASS) &#224; l'h&#244;pital, c'est pour le lien avec les personnes.&lt;i&gt; &#171; On les accompagne dans un moment o&#249; elles sont &#224; nu, dans un moment de faiblesse, mais avec les temps d'hospitalisation de plus en plus courts, la relation devient anonyme &#187;&lt;/i&gt;. Cette compression du temps impacte tout le monde et &lt;i&gt;&#171; l'assistante de service social est en bout de chaine : elle organise la sortie, donc avec une dur&#233;e de s&#233;jour plus courte, c'est plus compliqu&#233;. Tout d&#233;pend de la probl&#233;matique du patient &#187;&lt;/i&gt;. Corinne Souciet de la Commission sant&#233; de l'Association nationale des assistants de service social (ANAS), en sait quelque chose, elle qui a exerc&#233; dans presque tous les services hospitaliers. &lt;i&gt;&#171; L'h&#244;pital voit une sortie, nous on voit la personne qui sort &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ASS joue un r&#244;le de facilitateur, dans et hors de l'h&#244;pital. Pour certaines pathologies, des aides permettent d'acc&#233;der &#224; des &#233;quipements ou soins particuliers, par exemple en oncologie, des soins de p&#233;dicure ou de la lingerie sp&#233;cifique. Face &#224; des situations de pr&#233;carit&#233;, il faut d&#233;bloquer une aide financi&#232;re, trouver des v&#234;tements&#8230; Les pathologies chroniques inscrivent la relation dans une continuit&#233;, mais d'autres situations se d&#233;roulent dans l'urgence. Aller au domicile d'une m&#232;re hospitalis&#233;e pour r&#233;cup&#233;rer les affaires de sa fille et la conduire chez son p&#232;re. R&#233;cup&#233;rer une prescription et la faxer &#224; la pharmacie de quartier, r&#233;gulariser les factures de l'h&#244;pital en rattrapant des droits non mis &#224; jour, chercher dans l'entourage qui va pouvoir prendre le chien. &lt;i&gt;&#171; 70% de notre travail est invisible. S'accorder le temps de la relation aux patients, c'est ce qui me tient et &#231;a porte ses fruits &#187;&lt;/i&gt;, explique Corinne Souciet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour nombre de patients, &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/-861-&#034;&gt;la pr&#233;carit&#233; complique l'acc&#232;s aux soins&lt;/a&gt;. D'autant que les liens entre SSH et s&#233;curit&#233; sociale se sont d&#233;grad&#233;s au fil du temps. &lt;i&gt;&#171; Les permanences d'agents de la s&#233;curit&#233; sociale ont disparu de l'h&#244;pital. &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/1269-Aide-medicale-d-etat-o-L-acces-aux-soins-devient-politique&#034;&gt;Pour l'Aide m&#233;dicale d'&#233;tat (AME) pour les personnes en situation irr&#233;guli&#232;re&lt;/a&gt;, on a un mail, on scanne le dossier mais il n'y a aucun lien et peu de confiance. Si nous appelons la S&#233;cu pour un patient, il doit &#234;tre avec nous. Quand il est en r&#233;animation, nous devons leur passer quelqu'un de la famille, m&#234;me s'il ne parle pas le fran&#231;ais. La s&#233;curit&#233; sociale ne voit plus les patients, elle comprend encore moins les probl&#232;mes et nous voyons un glissement des t&#226;ches vers le SSH, ce qui est tr&#232;s lourd et g&#233;n&#232;re des tensions &#187;&lt;/i&gt;, regrette Marie Duc-Leclercq.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais que fait l'assistante sociale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'injonction de rentabilit&#233; de l'h&#244;pital p&#232;se avant tout sur la dur&#233;e de s&#233;jour. Il faut &#171; vider les lits &#187;. Si &#231;a bloque, c'est forc&#233;ment en raison de la situation sociale. &lt;i&gt;&#171; C'est &#233;puisant de laisser sortir des gens sans solution, faire sortir &#224; la rue des b&#233;b&#233;s. On nous fait porter la responsabilit&#233; de cette pr&#233;carit&#233;, c'est culpabilisant, parfois m&#234;me maltraitant : qu'est-ce que tu fais ? Il faut &#224; nouveau expliquer, donner des preuves du travail effectu&#233; en pure perte &#187;&lt;/i&gt;, relate Marie Duc-Leclercq. Et &#224; chaque patient sa particularit&#233;. Parfois, retourner au domicile n&#233;cessite des am&#233;nagements ou une aide humaine pour garantir un retour dans la s&#233;curit&#233; &#224; condition d'avoir une mutuelle, une notification de la Maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es (MDPH), une tutelle ou encore d'avoir des professionnels disponibles sur le territoire. &lt;i&gt;&#171; Nous mettons en place des soins &#224; domicile, mais pour la toilette, il faut trouver une auxiliaire de vie, or, cela peut prendre des mois. Tant que nous n'avons pas de notification, nous ne savons pas si la personne va devoir payer &#187;&lt;/i&gt;, explique Nathalie Hermey, assistante de service social (ASS) au service g&#233;riatrique de l'h&#244;pital Lariboisi&#232;re-Fernand Vidal. Parfois il est difficile d'anticiper : comment pr&#233;voir la sortie d'un patient victime d'un AVC avant de savoir s'il aura besoin de r&#233;&#233;ducation ou s'il sera d&#233;pendant &#224; domicile ? Les services d'aide &#224; la personne sont eux-m&#234;mes d&#233;bord&#233;s, surtout en p&#233;riode de vacances scolaires o&#249; leurs effectifs sont encore r&#233;duits et &#224; plus forte raison quand le plan d'aide est cons&#233;quent. Il faut parfois d&#233;marcher sept &#224; huit services avant de trouver. Un travail invisible et chronophage. &lt;i&gt;&#171; On pense qu'il suffit de passer un coup de fil et l'affaire est jou&#233;e, mais cela ne se passe pas comme &#231;a &#187;&lt;/i&gt;, rappelle la repr&#233;sentante de la commission sant&#233; de l'ANAS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2155 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH377/screenshot_14-2-bfffa.png?1693570437' width='500' height='377' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'hospitalisation marque parfois le point de rupture d'une situation devenue intenable, que ce soit en collectif, par exemple en centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) ou au domicile, comme l'explique Jean-Yves Pattus, ASS dans un service de court s&#233;jour d'un h&#244;pital parisien. &lt;i&gt;&#171; Nous repartons alors de z&#233;ro, avec nos petits moyens, vu le temps qui nous est imparti &#187;&lt;/i&gt;. Le temps m&#233;dical n'est pas le temps de l'h&#244;pital &#8211; plus le malade est pr&#233;sent, moins il est rentable &#8211;, ni le temps des admissions &#8211; il faut les documents ad&#233;quats pour ouvrir la prise en charge des frais &#8211; et encore moins le temps du patient avec ses sp&#233;cificit&#233;s. Dans les situations complexes, le patient peut alors devenir ce fameux &lt;i&gt;bed blocker&lt;/i&gt;, &#171; bloqueur de lit &#187;, un terme parlant, utilis&#233; par les gestionnaires, et rester en soins de suite des semaines, des mois, voire plus, parce qu'il ne peut acc&#233;der &#224; des services adapt&#233;s. &#192; moins qu'il ne sorte sans solution et se retrouve &#224; la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trouver un toit&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 15 jours d'hospitalisation, un patient tuberculeux n'est plus contagieux et doit quitter l'h&#244;pital, souvent impossible de lui trouver une place dans &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/&#9632;-ACTU-Grande-exclusion-o-Entrer-en-parcours-de-soins&#034;&gt;un dispositif Lits halte soins sant&#233; (LHSS) ou Lits d'accueil m&#233;dicalis&#233; (LAM)&lt;/a&gt;, son &#233;tat n'est pas assez grave ou trop chronique. Les structures handicap comme les Foyers d'accueil m&#233;dicalis&#233;s (FAM) ? Il faut une notification MDPH, ce qui signifie avoir les bons documents, les signatures n&#233;cessaires, un RIB. Reste le 115, satur&#233;&#8230; &lt;i&gt;&#171; Avant nous &#233;valuions les impacts de la sant&#233; sur la vie globale du patient, maintenant la demande principale c'est l'h&#233;bergement &#187;&lt;/i&gt;, constate Marie Duc-Leclercq. Comme ses coll&#232;gues partout en France, elle fait face &#224; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Reportage-o-Les-femmes-et-les-enfants-a-la-rue&#034;&gt;des femmes avec leurs b&#233;b&#233;s sortant de maternit&#233;&lt;/a&gt;sans aucune autre solution que la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour J&#233;r&#244;me Penot, responsable du SSH du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Strasbourg et pr&#233;sident de l'Association professionnelle des services sociaux hospitaliers et de la sant&#233; (A.Pro.S.S.H.e.S), &lt;i&gt;&#171; il faut combiner les difficult&#233;s ext&#233;rieures et le temps et les moyens de l'h&#244;pital &#187;&lt;/i&gt;. Autrement dit, naviguer entre le marteau et l'enclume.&lt;i&gt; &#171; On supprime des lits sous pr&#233;texte que la place des gens n'est pas &#224; l'h&#244;pital, mais il n'y a pas les moyens pour une alternative &#187;&lt;/i&gt;, constate Joran Le Gall, pr&#233;sident de l'ANAS. Alors on mise sur toujours plus d'organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2156 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH353/screenshot_15-2-0d0be.png?1693570437' width='500' height='353' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'injonction de rentabilit&#233; de l'h&#244;pital p&#232;se avant tout sur la dur&#233;e de s&#233;jour. Il faut &#171; vider les lits &#187;. Ici, la manifestation &#171; Sauvons l'h&#244;pital public &#187;, &#224; Paris en novembre 2019.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Centre hospitalier (CH) du Mans, une cellule de gestion de l'aval a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e. Karima Veilhan-Badek, responsable du SSH en assume la responsabilit&#233;. Objectif : fluidifier les parcours &#224; la sortie. Elle n&#233;gocie avec les acteurs locaux pour acc&#233;der &#224; des places, passer des conventions avec des structures, le d&#233;partement, les repr&#233;sentants de l'&#201;tat. M&#234;me discours aux Hospices civils de Lyon, o&#249; les cadres du SSH travaillent &#224; l'&#233;tablissement de partenariats formalis&#233;s pour fluidifier les parcours et tenter de contourner la saturation de tous les dispositifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pr&#233;caires de l'h&#244;pital&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines de ces innovations, malgr&#233; des effets positifs, ne sont pas toujours reconduites apr&#232;s la phase d'exp&#233;rimentation. Et sans financement p&#233;renne, pas de postes p&#233;rennes, ce qui entretient le recrutement de contractuels (2), qui n'ont aucune progression de salaire et de carri&#232;re, ni les m&#234;mes droits que leurs coll&#232;gues titulaires avec, &#224; la cl&#233;, un turn-over pr&#233;judiciable. &lt;i&gt;&#171; Nous voyons des personnes qui cumulent 6 ans de CDD avant de pouvoir concourir pour un poste &#187;&lt;/i&gt;, rel&#232;ve Joran Le Gall. &#199;a fait long quand le salaire est bloqu&#233; &#224; 1 300 euros nets en moyenne. Comment se loger, notamment dans les grandes villes ? Dans ce contexte, la vacance des postes n'a rien d'&#233;tonnant. Certains contractuels touchent la prime d'activit&#233; et ont du mal &#224; boucler les fins de mois, avec un dipl&#244;me bac + 3 et l'espoir d'int&#233;grer une cat&#233;gorie A de la fonction publique hospitali&#232;re qui n'a connu aucune revalorisation salariale, contrairement aux personnels soignants. Pour les cadres, les opportunit&#233;s sont encore plus rares, ils occupent souvent des postes &#171; faisant fonction &#187;, en continuant parfois &#224; assurer un poste d'ASS. Les &#233;tablissements de sant&#233; organisent eux-m&#234;mes leurs concours. Au Mans ou &#224; Lyon, ils cherchent &#224; fid&#233;liser les agents en veillant &#224; leur titularisation dans un temps plus raisonnable. Mais la crise des vocations est l&#224;. Il faut alors assurer son poste et remplacer ceux vacants. Quand une coll&#232;gue prend des vacances, sa charge de travail bascule sur l'&#233;quipe. Dans ces conditions, le r&#244;le de l'encadrement aupr&#232;s de la direction est crucial.&lt;i&gt; &#171; Il faut &#234;tre partout, en veille tout le temps, sinon on peut nous oublier &#187;&lt;/i&gt;, souligne Karima Veilhan-Badek. &#171; C'est aussi l'encadrement qui contribue &#224; cr&#233;er un collectif professionnel, avec des r&#233;unions, de l'accompagnement de la pratique, des formations. Le cadre va aussi rapporter les difficult&#233;s aupr&#232;s de la direction &#187;, ajoute J&#233;r&#244;me Penot. L'enjeu est de d&#233;fendre la place du service social dans un h&#244;pital en plein changement. Outre de nouveaux postes en &#233;quipe mobile, des services hors-les-murs voient le jour, comme la permanence d'acc&#232;s aux soins de sant&#233; (PASS) rattach&#233;e au CHU de Rennes, cr&#233;&#233;e en 2017. Nathalie Monnier, l'AS, parle &#171; d'aller o&#249; &#187; les personnes en difficult&#233; se trouvent : restaurant social, point sant&#233; de la ville. Le bin&#244;me qu'elle forme avec le m&#233;decin re&#231;oit &#233;galement dans un centre m&#233;dical. Si le besoin de soins sp&#233;cifiques est &#233;valu&#233;, l'orientation directement dans le service hospitalier va &#233;viter le passage aux urgences et favoriser une continuit&#233; de soins. &#171; Quand ils viennent &#224; l'h&#244;pital, c'est de la m&#234;me mani&#232;re que tout un chacun &#187;, souligne l'ASS. Moins s&#251;r qu'ils puissent en sortir comme Monsieur et Madame tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Andr&#233; Grimaldi, L'h&#244;pital malade de la rentabilit&#233;, Fayard, 2009.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) La Fonction publique hospitali&#232;re (FPH) est le secteur de la fonction publique dans lequel la part des contractuels dans les effectifs a le plus augment&#233; entre 2006 et 2016 (passant de 13,5% &#224; 18,2%) selon les chiffres cl&#233; 2018 du minist&#232;re de l'action et des comptes publics.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cin&#233; &#8226; Court-circuit</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Cine-o-Court-circuit</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Cine-o-Court-circuit</guid>
		<dc:date>2020-03-03T09:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>1268</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un visage d'ange aux cheveux blonds dissimule celle qui &#171; explose le syst&#232;me &#187;. Benni, petite fille de 9 ans, pousse &#224; bout toutes les institutions allemandes de protection de l'enfance. Pass&#233;e de foyer en foyer, elle multiplie les acc&#232;s de violence, les passages &#224; l'acte, les mises en danger de soi et des autres, hurle sa col&#232;re et cache mal, lorsqu'elle se calme, sa d&#233;tresse derri&#232;re son sourire adouci. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour faire ce film - dont le titre original, &#171; System sprenger, Exploseur de syst&#232;me &#187; pose bien (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/OEil-et-oreille" rel="directory"&gt;&#338;il et oreille&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance" rel="tag"&gt;Protection de l'enfance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1268-" rel="tag"&gt;1268&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un visage d'ange aux cheveux blonds dissimule celle qui &lt;i&gt;&#171; explose le syst&#232;me &#187;&lt;/i&gt;. Benni, petite fille de 9 ans, pousse &#224; bout toutes les institutions allemandes de protection de l'enfance. Pass&#233;e de foyer en foyer, elle multiplie les acc&#232;s de violence, les passages &#224; l'acte, les mises en danger de soi et des autres, hurle sa col&#232;re et cache mal, lorsqu'elle se calme, sa d&#233;tresse derri&#232;re son sourire adouci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour faire ce film - dont le titre original, &lt;i&gt;&#171; System sprenger, Exploseur de syst&#232;me &#187;&lt;/i&gt; pose bien la probl&#233;matique - la r&#233;alisatrice Nora Fingscheidt s'est immerg&#233;e pendant plusieurs semaines dans diverses institutions de la protection de l'enfance allemande : foyer, accueil d'urgence, service de p&#233;dopsychiatrie pour&lt;i&gt; &#171; cerner les enjeux de l'accompagnement social &#187;&lt;/i&gt;. Les 400 coups de Fran&#231;ois Truffaut ou Mummy de Xavier Dolan l'ont inspir&#233;e pour donner &#224; voir cet enfant en rupture, en rejet total du monde des adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2159 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L459xH230/screenshot_18-2-2ebb9.png?1693570437' width='459' height='230' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous se r&#233;v&#232;lent incapables &#8211; m&#234;me les professionnels - de construire un cadre suffisamment s&#233;curisant ou de se pencher sur la douloureuse relation de la fillette avec sa m&#232;re en grande d&#233;tresse. Le d&#233;part de la petite fille pendant trois semaines en for&#234;t avec un auxiliaire de vie scolaire qui semble, un temps, seul capable d'entrer en relation avec elle, questionne : s&#233;jour de rupture b&#233;n&#233;fique ou mesure &#233;ducative risqu&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De quoi nourrir des &#233;changes entre travailleurs sociaux. En Allemagne, ce film ind&#233;pendant enregistre d&#233;j&#224; 600 000 entr&#233;es, rare pour un pays moins cin&#233;phile que la France.&lt;i&gt; &#171; Ce succ&#232;s est en partie d&#251; aux travailleurs sociaux, avance la r&#233;alisatrice, parce qu'il ouvre le d&#233;bat sur ce qui pourrait am&#233;liorer la prise en charge des enfants en souffrance &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;700&#034; height=&#034;300&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/exjmhEavEF8&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Benni, film allemand de Nora Fingscheidt&lt;br class='autobr' /&gt;
1 h 45 - Sortie le 18 mars 2020&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Th&#233;&#226;tre &#8226; Travers&#233;e d'adolescence</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1268-Theatre-o-Traversee-d-adolescence</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1268-Theatre-o-Traversee-d-adolescence</guid>
		<dc:date>2020-03-03T09:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>1268</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;TOUT&#8239;de blanc v&#234;tus, des corps immobiles, alanguis, aux visages inexpressifs. En fond de sc&#232;ne, le dessin d'une jeune fille allong&#233;e, nonchalante. Le rideau tombe. Ainsi commence Adolescent, la derni&#232;re cr&#233;ation de Sylvain Groud. &#171; Qu'est-ce qui n'est plus de l'enfance ? &#187; ; &#171; Quand devient-on adulte ? &#187; Dans son spectacle, le chor&#233;graphe raconte les diff&#233;rentes &#233;tapes de l'adolescence, ce passage &#171; trouble et &#233;trange &#187; que &#171; chacun traverse comme il peut &#187;. Voil&#224; qu'une tache rouge apparait dans le dos (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/OEil-et-oreille" rel="directory"&gt;&#338;il et oreille&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Theatre" rel="tag"&gt;Th&#233;&#226;tre&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1268-" rel="tag"&gt;1268&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;TOUT&#8239;de blanc v&#234;tus, des corps immobiles, alanguis, aux visages inexpressifs. En fond de sc&#232;ne, le dessin d'une jeune fille allong&#233;e, nonchalante. Le rideau tombe. Ainsi commence Adolescent, la derni&#232;re cr&#233;ation de Sylvain Groud. &lt;i&gt;&#171; Qu'est-ce qui n'est plus de l'enfance ? &#187;&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;&#171; Quand devient-on adulte ? &#187;&lt;/i&gt; Dans son spectacle, le chor&#233;graphe raconte les diff&#233;rentes &#233;tapes de l'adolescence, ce passage &lt;i&gt;&#171; trouble et &#233;trange &#187;&lt;/i&gt; que &lt;i&gt;&#171; chacun traverse comme il peut &#187;&lt;/i&gt;. Voil&#224; qu'une tache rouge apparait dans le dos d'un danseur. Un c&#339;ur qui saigne ? L'apparition des premi&#232;res r&#232;gles ? Quand la musique du compositeur Mol&#233;cule s'&#233;lectrise, les corps s'&#233;tirent, se d&#233;plient, se cherchent, s'enlacent, virevoltent. Ils deviennent ch&#339;ur dansant &#224; l'unisson. C'est le temps de la rencontre avec l'autre. Des identit&#233;s se croisent, des sensualit&#233;s s'expriment. Sylvain Groud r&#233;ussit &#224; repr&#233;senter le chaos adolescent. Il s'est associ&#233; &#224; la plasticienne Fran&#231;oise P&#233;trovitch, dont l'&#339;uvre onirique interroge, depuis des ann&#233;es, la question de l'adolescence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2160 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L193xH253/screenshot_19-2-dfb4f.png?1693570437' width='193' height='253' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faussement na&#239;ves, cruelles ou tendres, ses images rouge sang sont troublantes. Elles d&#233;teignent sur les corps en impr&#232;gnent les costumes. La gestuelle dans&#233;e change avec la taille de la t&#226;che qui se propage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute l'ambigu&#239;t&#233; de l'adolescence fr&#233;n&#233;tique, ind&#233;cente, vuln&#233;rable, est l&#224; pr&#233;sente. Une sc&#232;ne sombre et rouge. Bain de sang ? Premier rapport sexuel ? Liquide amniotique dans lequel la chrysalide devient papillon ? Un rideau tombe &#224; nouveau. Tout devient blanc, lumineux comme apais&#233;. Mais grandir, devenir adulte n'&#233;pargne pas la solitude. &lt;i&gt;&#171; Par souci d'universalit&#233;, je voulais convoquer l'adolescent d'aujourd'hui &#187;&lt;/i&gt;, rappelle le chor&#233;graphe. Mais sur le plateau, les dix interpr&#232;tes sont des Blancs et ne repr&#233;sentent pas la diversit&#233; et le m&#233;tissage des jeunes d'aujourd'hui. Dommage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Adolescent, pi&#232;ce pour dix danseurs. Conception et chor&#233;graphie Sylvain Groud ; d&#233;cors et costumes Fran&#231;oise P&#233;trovitch. Tout public. Tourn&#233;e : 19&#8239;mars &#224; Creil (60), 27&#8239;mars &#224; Lens (62), 3 avril &#224; Lille (59), 9 et 10&#8239;avril &#224; &#201;vreux (27). &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus d'infos : &lt;a href=&#034;http://www.balletdunord.fr&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.balletdunord.fr&lt;/a&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.francoisepetrovitch.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.francoisepetrovitch.com&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
