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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &#8226; La rue d&#233;sert&#233;e ? </title>
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		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e a vuses postes r&#233;duits, d&#233;volus aux seuls quartiers prioritaires de la politique de la ville ou carr&#233;ment supprim&#233;s. Refait-elle timidement surface&#8230; ou pas ? &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2016, la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e compte 4 220 postes en France, soit 368 de moins qu'en 2008 (1). 2015 et 2016 constituent ses ann&#233;es noires, 2017 marque sa stabilisation. Aujourd'hui, dix-sept d&#233;partements restent sans &#233;quipe d'&#233;ducateurs de rue, contre sept en 2008. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2016, &#224; Lille, le Conseil (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1267-" rel="tag"&gt;1267&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis quelques ann&#233;es, la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e a vuses postes r&#233;duits, d&#233;volus aux seuls quartiers prioritaires de la politique de la ville ou carr&#233;ment supprim&#233;s. Refait-elle timidement surface&#8230; ou pas ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2016, la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e compte 4 220 postes en France, soit 368 de moins qu'en 2008 (1). 2015 et 2016 constituent ses ann&#233;es noires, 2017 marque sa stabilisation. Aujourd'hui, dix-sept d&#233;partements restent sans &#233;quipe d'&#233;ducateurs de rue, contre sept en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2016, &#224; Lille, le Conseil d&#233;partemental (CD) supprime le financement des quatre postes d'&#233;ducateurs de rue de l'association Itin&#233;raires qui interviennent en centre-ville, hors quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). &lt;i&gt;&#171; Pourtant, le centre-ville constitue le lieu de rencontre des jeunes, des d&#233;crocheurs scolaires, des fugueurs &#187;&lt;/i&gt;, regrette Slimane Kadri, le directeur g&#233;n&#233;ral de l'association.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;t&#233; 2015, le pr&#233;sident du CD de la Dr&#244;me annonce &#224; l'ensemble des acteurs de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &#8211; associations et &#233;quipes g&#233;r&#233;es directement par des communes &#8211;, qu'en 2016, le financement se limitera exclusivement &#224; deux postes pour chacun des douze QPV dr&#244;mois. Le nombre d'&#233;ducateurs chute de quarante-cinq &#224; vingt-quatre sur l'ensemble du territoire et le financement par poste de 55 000 &#8364; &#224; 35 000 &#8364;. Les autres charges de fonctionnement doivent relever des seules communes. &lt;i&gt;&#171; Un collectif a alors organis&#233; d'importantes mobilisations qui ont port&#233; des fruits, &lt;/i&gt; &#233;nonce Alexis Coutin, &#233;ducateur de rue au sein de la Sauvegarde 26. &lt;i&gt;Le d&#233;partement a compl&#233;t&#233; le financement de trois postes &#8211; transform&#233;s en postes de m&#233;diateurs sociaux sur les trois territoires qui ne rel&#232;vent plus des QPV, mais o&#249; la jeunesse rencontre d'importantes difficult&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; Au sein du territoire du Crestois et du pays de Saillans, gr&#226;ce &#224; la forte participation financi&#232;re de cinq communes qui soutiennent son travail, l'&#233;quipe de la Sauvegarde 26 a ainsi pu maintenir deux postes sur trois. Les mairies financent &#224; elles seules l'int&#233;gralit&#233; d'un poste et supportent l'ensemble des frais de fonctionnement de l'&#233;quipe. Ses professionnels &#8211; sur d&#233;cision du CD &#8211; sont redevenus &#233;ducateurs de pr&#233;vention en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fatigue&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, notre &#233;quipe de deux &#233;ducateurs &#8211; contre trois auparavant &#8211; intervient sur un territoire de 15 000 habitants, souligne Alexis Coutin. Les moyens d&#233;ploy&#233;s ne correspondent pas aux besoins des jeunes, ce qui entra&#238;ne stress et fatigue et nous oblige surtout &#224; recentrer notre action sur la lutte contre le d&#233;crochage scolaire, sans pour autant n&#233;gliger d'autres axes essentiels. &#187; &lt;/i&gt; Si le duo d'&#233;ducateurs est d&#233;sormais bien int&#233;gr&#233; dans la communaut&#233; &#233;ducative, cela lui a pris beaucoup de temps. Gr&#226;ce &#224; son intervention hebdomadaire en coll&#232;ges et lyc&#233;es, il rep&#232;re et se fait rep&#233;rer par les jeunes en difficult&#233;, ce qui facilite l'accroche quand il les croise dans l'espace public. &lt;i&gt;&#171; Cependant avec ma coll&#232;gue, nous avons toujours peur qu'une bande de dix gamins en difficult&#233; d&#233;barquent car nous n'aurions pas assez de temps pour les accrocher. &#187;&lt;/i&gt; Le duo a assur&#233; quatre-vingt-treize accompagnements en 2019, contre cent trente-sept en 2015, au temps du trio. Le d&#233;partement a n&#233;anmoins sign&#233; une convention de financement de leurs postes pour une dur&#233;e de trois ans, contre deux auparavant et les mairies jouent le jeu. Cependant, apr&#232;s les Municipales, des &#233;diles pourraient se d&#233;sengager, remettant en cause toute l'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Variable d'ajustement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assur&#233; par les conseils d&#233;partementaux dans le cadre de la protection de l'enfance depuis 1986, r&#233;affirm&#233; par la loi du 4 mars 2016, le financement de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e reste une d&#233;pense facultative et constitue une variable d'ajustement dans leurs budgets restreints. &lt;i&gt;&#171; Les financements sont souvent assur&#233;s par les centres communaux d'actions sociale (CCAS) dans le cadre de la politique de la ville &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Jean-Marie Vauchez, pr&#233;sident de l'Organisation nationale des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s (Ones).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2132 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH286/screenshot_19-16915.png?1694184457' width='500' height='286' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La baisse des postes en pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e laisse ainsi de c&#244;t&#233; nombre de jeunes &#226;g&#233;s de 12 &#224; 25 ans, en risque de marginalisation, d'exclusion, de d&#233;linquance. &lt;i&gt;&#171; Un paradoxe car lorsque la Nation vit des moments tr&#232;s difficiles, les &#233;lus recherchent les &#233;duc's de rue, bien ancr&#233;s dans les territoires, ayant gagn&#233; la confiance des jeunes, des familles et des habitants. Ce fut le cas en 2005 lors des violences urbaines et en 2015 apr&#232;s les attentats &#187;&lt;/i&gt;, observe Slimane Kadri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Double peine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des d&#233;partements ont fait le choix de faire appel &#224; des m&#233;diateurs ou &#224; des adultes relais, parfois en contrats aid&#233;s, r&#233;mun&#233;r&#233;s par la Ville, &#224; la place des &#233;ducateurs de rue. &lt;i&gt;&#171; S'ils peuvent leur &#234;tre compl&#233;mentaires, ils n'ont pas forc&#233;ment leur formation et leur salaire et risquent de se trouver en difficult&#233; face &#224; des situations jug&#233;es trop p&#233;rilleuses &#187;&lt;/i&gt;, observe Marie-Pierre Cauwet, directrice du Centre de ressources de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e du Nord &#8211; Association pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e nationale (APSN).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e est victime d'une double peine : elle fait les frais de la baisse des finances publiques mais aussi d'une logique s&#233;curitaire renforc&#233;e. &lt;i&gt;&#171; D&#232;s 2004, avec l'Acte&#8239;ii de la d&#233;centralisation, les d&#233;partements ont souhait&#233; construire une politique de la jeunesse en instrumentalisant les &#233;quipes de pr&#233;vention, les orientant sur &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Prevention-specialisee-delinquance-et-necessite-d-engagement&#034;&gt;la pr&#233;vention de la d&#233;linquance&lt;/a&gt;,&lt;/i&gt; analyse Pascal Le Rest, docteur en ethnologie et ethnom&#233;thodologie (2). Puis en 2010 avec l'arriv&#233;e du terrorisme, ils ont voulu &#233;tendre cette politique &#224; &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Radicalisation-les-reponses-de-la-prevention&#034;&gt;la pr&#233;vention de la radicalisation.&lt;/a&gt; &lt;i&gt;&#171; Ce fut le d&#233;but des probl&#232;mes, les &#233;ducateurs n'ayant ni la formation, ni la vocation pour intervenir sur des actions qui reposent sur une id&#233;ologie de stigmatisation des populations issues de l'immigration. &#187;&lt;/i&gt; Pour David Puaud, anthropologue et ancien &#233;ducateur de rue (3), le d&#233;sengagement des d&#233;partements prend un virage &#224; 90&#176; avec la loi relative &#224; la pr&#233;vention de la d&#233;linquance du 5 mars 2007 qui r&#233;oriente les actions et repr&#233;sentations des acteurs de la protection de l'enfance vers la pr&#233;vention de la d&#233;linquance et remanie les pratiques avec la cr&#233;ation du Fonds interminist&#233;riel de pr&#233;vention de la d&#233;linquance (FIPD). &lt;i&gt;&#171; En 2015, celui-ci a &#233;t&#233; abond&#233; pour renforcer la lutte contre le terrorisme et en particulier pour financer des actions de pr&#233;vention de la radicalisation,&lt;/i&gt; souligne-t-il. &lt;i&gt;Parall&#232;lement, la loi de 2002 a accentu&#233; la dimension de contr&#244;le sur les associations de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e qui ont d&#251; montrer des r&#233;sultats. Ces d&#233;marches d'&#233;valuation ont conduit, dans certains territoires, &#224; la rationalisation des activit&#233;s, des &#233;quipes ont &#233;t&#233; regroup&#233;es, des postes supprim&#233;s. &#187; &lt;/i&gt; Pascal Le Rest estime qu'en exigeant des diagnostics et des listes nominatives li&#233;es au risque de radicalisation, des cadres de direction ont rendu les interventions sur le terrain impossibles, plac&#233; les &#233;ducateurs en grande difficult&#233; et g&#233;n&#233;r&#233; beaucoup d'angoisse. &lt;i&gt;&#171; Ce travail rel&#232;ve du renseignement, de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure. Les politiques de la jeunesse, elles, doivent assurer l'accompagnement des jeunes &#187;&lt;/i&gt;, insiste-t-il. M&#234;me si par leur action sur l'alt&#233;rit&#233;, l'aide &#224; la r&#233;flexion, &#224; l'&#233;laboration d'autres repr&#233;sentations, les &#233;ducateurs de rue participent &#224; ces pr&#233;ventions. Pour le docteur en ethnologie, trop de cadres de direction ont accept&#233; ces missions, refus&#233;es par les &#233;ducateurs de terrain. Une forme de s&#233;paration &#233;pist&#233;mologique observ&#233;e par les &#233;lus qui a constitu&#233; l'une des principales causes des d&#233;conventionnements. &lt;i&gt;&#171; Ceux-ci sont aussi li&#233;s au fait que des directeurs, venus d'autres secteurs (m&#233;dico-social, &#233;coles de commerce&#8230;), ne savent pas porter une parole de professionnalit&#233; aupr&#232;s des financeurs car ils ne connaissent ni le terrain, ni les fondamentaux de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &#8211; libre adh&#233;sion, absence de mandat nominatif, garantie de l'anonymat. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Visibilit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour David Puaud, &lt;i&gt;&#171; la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e a aussi souffert de son manque de notori&#233;t&#233;, de son besoin de prendre le temps : les financeurs la comprennent mal, n'en voyant que le co&#251;t. &#187; &lt;/i&gt; Pascal Le Rest, lui, soutient qu'ils la connaissent bien : chaque ann&#233;e les &#233;quipes doivent en effet transmettre un rapport et l'expliciter &#224; leurs charg&#233;s de mission. Il observe des cadres de direction trop souvent dans une forme de renonciation, consid&#233;rant le d&#233;partement comme le financeur donc le d&#233;cideur. Il les incite &#224; se mobiliser pour faire connaitre la plus-value de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, &#224; &lt;i&gt;&#171; aller au charbon &#187;&lt;/i&gt;, &#224; montrer tout l'int&#233;r&#234;t du dispositif et &#224; travailler avec les &#233;lus pour construire la politique de la jeunesse en fonction des besoins du territoire qu'ils connaissent bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2133 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH308/screenshot_20-ad4a4.png?1694184457' width='500' height='308' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nombre d'acteurs plaident aussi pour une meilleure visibilit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Certes les associations communiquent chaque ann&#233;e leurs donn&#233;es (nombre de jeunes accompagn&#233;s, probl&#233;matiques relev&#233;es), mais chacune dans leur coin. Il faut valoriser tout cela autrement que par des rapports de cent cinquante pages que personne ne lit, &lt;/i&gt; estime Slimane Kadri. &lt;i&gt;Un &#233;ducateur co&#251;te 40 000 euros. Si un cadre de direction dit cela &#224; un politique, il trouvera cela cher, il faut donc mettre l'accent sur les probl&#233;matiques travaill&#233;es. &#187;&lt;/i&gt; Depuis 2010, l'APSN g&#232;re une base d&#233;partementale commune de donn&#233;es permettant la production d'un rapport d'analyse annuel et l'harmonisation des rapports d'activit&#233; par chacune des associations (4). En 2019, la Cnape a publi&#233; un document (5) pour aider les &#233;quipes &#224; expliquer leur action aux d&#233;cideurs publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fr&#233;missement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e refait-elle aujourd'hui doucement surface ? Affirmatif pour le Comit&#233; national de liaison des acteurs de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e (CNLAPS) : &lt;i&gt;&#171; L'&#201;tat reconnait et fortifie sa mission. En 2019, le nombre de postes d'&#233;ducateurs de pr&#233;vention repart &#224; la hausse, notamment gr&#226;ce &#224; la mise en &#339;uvre de la strat&#233;gie nationale de pr&#233;vention et de lutte contre la pauvret&#233; qui cr&#233;e cent postes. En septembre 2019, trois collectivit&#233;s territoriales nous ont sollicit&#233;s pour cr&#233;er des services de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; Marie-Pierre Cauwet de l'APSN est plus mitig&#233;e. Si elle avait appr&#233;ci&#233; le document d'avril 2019 concernant le financement de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;es dans le cadre de cette strat&#233;gie nationale (6), elle constate en r&#233;alit&#233; des disparit&#233;s territoriales. &lt;i&gt;&#171; La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e &#8211; dont le Nord &#8211; n'a pas b&#233;n&#233;fici&#233; de l'enveloppe de 5&#8239;millions par an pour &#8220;aller vers&#8221; et rep&#233;rer les &#8220;publics invisibles&#8221; (les 18 &#8211; 25 ans sans dipl&#244;me, emploi ni formation), inscrite dans le cadre de l'appel &#224; projet du Plan d'investissement dans les comp&#233;tences (PIC). Des postes d'&#233;ducateurs de rue co-financ&#233;s par l'&#201;tat et les d&#233;partements le sont pour seulement trois ans. &#187;&lt;/i&gt; Le pr&#233;sident de l'Ones encha&#238;ne : &lt;i&gt;&#171; Seules les grosses structures ont les moyens de construire des projets qui r&#233;pondent &#224; l'attente des financeurs &#187;&lt;/i&gt;. Bref, si elle r&#233;apparait timidement &#231;&#224; et l&#224;, la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e reste pr&#233;caire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Date de la derni&#232;re &#233;tude. Source : Comit&#233; national de liaison des acteurs de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e (CNLAPS).&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Auteur de &lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/Mais-qui-veut-la-mort-de-la-prevention-specialisee&#034;&gt;Mais qui veut la mort de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e&lt;/a&gt;. Des premiers pas aux derniers jours (&#201;d. L'Harmattan, 2019).&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Auteur de Un monstre humain ? Un anthropologue face &#224; un crime sans mobile (&#201;d. La D&#233;couverte, 2018).&lt;br class='autobr' /&gt;
(4) Elle a co-produit avec Production Si T Vid&#233;o, le documentaire L'archipel des possibles, d'&#201;ric No&#235;l et Yohan Laffort en 2014. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; visionner en ligne : &lt;a href=&#034;https://vimeo.com/160717449&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://vimeo.com/160717449&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(5) Promouvoir l'action de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
(6) Vademecum D&#233;velopper la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Reportage &#8226; La pr&#233;v' fait de la r&#233;sistance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Reportage-o-La-prev-fait-de-la-resistance</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1267</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Paris, le club de pr&#233;vention TVAS, implant&#233; dans le 17e arrondissement, est reconnu et soutenu par le d&#233;partement, mais il reste assez seul dans un quartier hors politique de la ville. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le thermom&#232;tre affiche 0&#176; quand un bin&#244;me d'&#233;ducateurs rentre au local &#224; 19 h 30 apr&#232;s son &#171; tour de rues &#187;. Sur la porte d'entr&#233;e, &#171; Je suis Charlie &#187; s'affiche aux c&#244;t&#233;s d'un message manuscrit : &#171; La violence commence o&#249; la parole s'arr&#234;te &#187; (1) Dans une salle &#233;quip&#233;e d'un canap&#233;, trois grands ados &#233;coutent de la musique (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1267-" rel="tag"&gt;1267&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Paris, le club de pr&#233;vention TVAS, implant&#233; dans le 17e arrondissement, est reconnu et soutenu par le d&#233;partement, mais il reste assez seul dans un quartier hors politique de la ville.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le thermom&#232;tre affiche 0&#176; quand un bin&#244;me d'&#233;ducateurs rentre au local &#224; 19 h 30 apr&#232;s son &#171; tour de rues &#187;. Sur la porte d'entr&#233;e, &#171; Je suis Charlie &#187; s'affiche aux c&#244;t&#233;s d'un message manuscrit : &lt;i&gt;&#171; La violence commence o&#249; la parole s'arr&#234;te &#187; &lt;/i&gt; (1) Dans une salle &#233;quip&#233;e d'un canap&#233;, trois grands ados &#233;coutent de la musique et jouent au baby-foot, tandis qu'un entretien se termine dans un bureau &#224; c&#244;t&#233;, avant la fermeture des portes &#224; 20 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le club de pr&#233;vention Travail vers l'autonomie et la solidarit&#233; (TVAS) est implant&#233; depuis 1974 dans un quartier p&#233;riph&#233;rique du 17e arrondissement (Porte d'Asni&#232;res et de Champerret), quadrill&#233; par de grandes voies de circulation, o&#249; des &#238;lots d'habitat social paup&#233;ris&#233; c&#244;toient d&#233;sormais des immeubles cossus, sans aucune mixit&#233;. Dans le paysage de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e parisienne, TVAS reste la seule association &#224; ne pas &#234;tre d&#233;pendante d'un grand groupe et tient &#224; garder sa sp&#233;cificit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette zone non class&#233;e politique de la ville, donc d&#233;pourvue d'&#233;quipements sociaux et de centre social, la pr&#233;v' est sur tous les fronts et fait office de couteau suisse. L'action de TVAS y est reconnue et soutenue par le d&#233;partement, son unique financeur : &lt;i&gt;&#171; Nous avons m&#234;me obtenu un demi-poste suppl&#233;mentaire cette ann&#233;e, la tutelle sait que nous sommes les seuls &#224; nous occuper des jeunes sur le secteur &#187;&lt;/i&gt;, explique Vanessa Gal, la directrice, depuis 20 ans &#224; TVAS. &lt;i&gt;&#171; C'est aussi pour cela que nous b&#233;n&#233;ficions d'un local, d'environ 200&#8239;m2, que nous mettons partiellement &#224; disposition d'autres associations &#187;&lt;/i&gt;, ajoute sa coll&#232;gue &#233;ducatrice, Sonia Torr&#233;guitart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe compte huit &#233;ducateurs, un chef de service et une directrice : &lt;i&gt;&#171; Jusqu'en 2011, nous &#233;tions tous &#233;ducateurs, sans hi&#233;rarchie &#187;&lt;/i&gt;, explique celle qui, devenue directrice, tient &#224; garder les deux pieds dans l'&#233;ducatif. Elle d&#233;plore deux postes vacants dans l'&#233;quipe : &lt;i&gt;&#171; Nous cherchons des profils qualifi&#233;s d'&#233;duc, assistant de service social, cadre de l'animation, ou psychologue, mais la pr&#233;v' est mal pr&#233;sent&#233;e dans les instituts de formation et le travail de rue fait peur. &#187;&lt;/i&gt; Et elle ajoute : &lt;i&gt;&#171; l'important c'est d'&#234;tre &#224; l'aise dans l'aller vers &#187;&lt;/i&gt;, l'un des piliers (2) de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, que l'&#233;quipe de TVAS pratique au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les jours les &#233;ducateurs d&#233;ambulent en bin&#244;me, se placent devant le coll&#232;ge aux heures de sortie, sont pr&#233;sents dans les lieux de rassemblement. Leur premi&#232;re mission ? Assurer une pr&#233;sence sociale dans le quartier. &lt;i&gt;&#171; Nous rep&#233;rons les jeunes qui tiennent le mur depuis trop longtemps et nous les interpellons pour les faire r&#233;agir. Ils ont compris le principe de libre adh&#233;sion et nous respectent &#187;&lt;/i&gt;, rapporte la directrice. Les probl&#233;matiques du quartier ? La petite d&#233;linquance, la drogue, les vols, les trafics en tout genre, avec une mont&#233;e de la violence. &lt;i&gt;&#171; Nous devons assurer une veille, conna&#238;tre les lieux de trafic, de regroupements, discuter avec les gardiens d'immeuble,&lt;/i&gt; ajoute-t-elle. &lt;i&gt;Quand, avec l'arriv&#233;e du tram, des crackers se sont install&#233;s, nous l'avons imm&#233;diatement signal&#233;. &#187; &lt;/i&gt; L'anonymat reste un principe d&#233;ontologique &lt;i&gt;&#171; mais nous devons nous battre pour le faire respecter, quand les partenaires nous demandent des informations sur les jeunes &#187;&lt;/i&gt;, constate Vanessa Gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;vention des rixes entre bandes rivales fait partie de la feuille de route. Les incidents se sont multipli&#233;s r&#233;cemment. &lt;i&gt;&#171; C'est cyclique, on ne sait pas de quoi &#231;a part, des jeunes de deux quartiers s'affrontent, quelquefois une bande vient sur le quartier mais ne trouve qu'un seul jeune et l'agresse, c'est arriv&#233; &#224; l'un des n&#244;tres, qui a perdu connaissance. Ils se battent avec des barres de fer, des couteaux, tout ce qu'ils trouvent &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-elle. Pour apaiser les tensions l'&#233;quipe fait appel aux &#171; anciens jeunes &#187; &#8211; l'anciennet&#233; dans le quartier est un atout &#8211;, et travaille en lien avec la police pour pr&#233;venir de nouveaux affrontements. Elle&lt;i&gt; &#171; va sur les lieux de RV, informe les familles, parle avec les jeunes et peint des pochoirs &#171; antiviolence &#187;&#8239;sur les trottoirs. &#187;&lt;/i&gt; En revanche, la lutte contre la radicalisation qui fait aussi partie de ses missions, &lt;i&gt;&#171; ne constitue pas une probl&#233;matique pr&#233;sente sur le territoire &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2134 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH266/screenshot_21-63f14.png?1694184457' width='500' height='266' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe conna&#238;t environ cinq cents jeunes et en accompagne la moiti&#233;. Les &lt;i&gt;&#171; petits &#187;&lt;/i&gt;, 12 - 15 ans, viennent au local pour des activit&#233;s &#8211; soutien scolaire, jeux, cuisine. &#192; partir de 16 - 17 ans, un accueil informel leur est propos&#233;&lt;i&gt; &#171; pour garder le lien &#187;&lt;/i&gt;. Les 18 - 19 ans viennent surtout pour des accompagnements individuels.&lt;i&gt; &#171; Nous les accompagnons dans des probl&#233;matiques familiales, judiciaires, de sant&#233; mentale, d'insertion, nous avons un bon partenariat avec la Pr&#233;vention judiciaire de la jeunesse (PJJ), la mission locale, les services d'assistance &#233;ducative &#224; domicile (AED). C'est plus difficile avec l'&#201;ducation nationale : nous avons d&#251; cesser nos interventions dans le coll&#232;ge, malgr&#233; une tr&#232;s forte d&#233;scolarisation &#187;&lt;/i&gt;, indique la directrice. L'insertion constitue un vrai probl&#232;me pour ces jeunes de 18 - 19 ans sans dipl&#244;me, &lt;i&gt;&#171; sortis du syst&#232;me depuis des ann&#233;es, avec une phobie scolaire et qui ont peur du moindre entretien &#187;&lt;/i&gt;. Pour les mobiliser, TVAS les encourage &#224; monter des projets collectifs dans le quartier. &lt;i&gt;&#171; Plut&#244;t que des chantiers &#233;ducatifs pay&#233;s, qui sont une illusion du monde du travail, nous pr&#233;f&#233;rons qu'ils cr&#233;ent une association : un petit groupe monte les barnums pour les f&#234;tes de quartier, d'autres organisent des tournois de foot, &#231;a les responsabilise dans un esprit de solidarit&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Des actions ponctuelles servent aussi &#224; financer des s&#233;jours de vacances avec TVAS : &lt;i&gt;&#171; Avant nous partions dans le Limousin et partagions notre temps entre activit&#233;s de loisirs et travaux de solidarit&#233;, mais depuis quelques temps &#231;a ne prend plus, leur r&#234;ve c'est Center Parc ! En revanche, ce sont les grands de 18 - 20 ans qui r&#233;clament de partir avec nous ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reconnaissance du travail de rue passe par des &#233;crits administratifs &lt;i&gt;&#171; de plus en plus lourds et chronophages &#187;&lt;/i&gt;, souligne l'&#233;ducatrice. Parmi eux, le rapport d'activit&#233;, qui dresse aussi un &#233;tat des lieux des probl&#232;mes. La situation des &#233;l&#232;ves d&#233;crocheurs, &lt;i&gt;&#171; compl&#232;tement d&#233;scolaris&#233;s mais m&#234;me pas signal&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, est pr&#233;occupante. De m&#234;me que le d&#233;veloppement des troubles psychiques, &lt;i&gt;&#171; plus graves, plus nombreux &#187; &lt;/i&gt; et sans r&#233;ponses adapt&#233;es. Par ailleurs, nombre de jeunes sont pris au pi&#232;ge de &#171; l'ub&#233;risation &#187;, ils travaillent en auto-entrepreneurs et se retrouvent &lt;i&gt;&#171; tr&#232;s endett&#233;s, faute d'avoir d&#233;clar&#233; leurs revenus &#224; l'Urssaf &#187;&lt;/i&gt;. Enfin, les professionnels pointent la lenteur et la faiblesse de la r&#233;ponse judiciaire qui donne &#224; ces jeunes un sentiment d'impunit&#233; : &lt;i&gt;&#171; Ils sont dehors alors qu'ils cumulent dix &#224; quinze affaires, la sanction tombe des ann&#233;es apr&#232;s, c'est un vrai probl&#232;me pour travailler avec eux sur le respect de la loi &#187;&lt;/i&gt;. L'&#233;quipe fait remonter ces probl&#233;matiques au d&#233;partement, dans l'espoir d'influencer l'action publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) De Marek Halter. &lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Les autres principes : libre adh&#233;sion, absence de mandat nominatif et garantie de l'anonymat.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Gilbert Berlioz &#8226; Sortir de l'invisibilit&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1267-Entretien-avec-Gilbert-Berlioz-o-Sortir-de-l-invisibilite</link>
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		<dc:date>2020-02-18T09:36:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1267</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour convaincre les financeurs de ses atouts, la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e doit mettre en lumi&#232;re son action et faire entendre le point de vue de ses b&#233;n&#233;ficiaires. &lt;br class='autobr' /&gt; En quoi la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e sert-elle les conseils d&#233;partementaux ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Essentiellement &#224; &#233;toffer leur politique de protection de l'enfance. Mais certains la consid&#232;rent aussi comme un outil de leur politique de la jeunesse, d'insertion, ou comme un renfort de la politique de la ville. Comme ils en d&#233;finissent librement les conditions (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1267-" rel="tag"&gt;1267&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour convaincre les financeurs de ses atouts, la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e doit mettre en lumi&#232;re son action et faire entendre le point de vue de ses b&#233;n&#233;ficiaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2166 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH139/capture_d_e_cran_2021-01-14_a_10.35.26-90937.png?1694184458' width='500' height='139' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;En quoi la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e sert-elle les conseils d&#233;partementaux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Essentiellement &#224; &#233;toffer leur politique de protection de l'enfance. Mais certains la consid&#232;rent aussi comme un outil de leur politique de la jeunesse, d'insertion, ou comme un renfort de la politique de la ville. Comme ils en d&#233;finissent librement les conditions d'exercice, ils agissent en fonction de leur projet politique. Ils peuvent se saisir de cet outil s'ils souhaitent d&#233;velopper des actions socio-&#233;ducatives reposant sur une relation non contrainte avec les jeunes et les familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e qui sert &#224; entrer en relation &#171; hors les murs &#187; avec des publics qui rencontrent des difficult&#233;s pour acc&#233;der aux r&#233;ponses habituelles ou pour exprimer directement leurs demandes, est donc inutile pour les d&#233;partements qui jugent les demandes d&#233;j&#224; trop nombreuses ou consid&#232;rent superflu d'aller chercher les jeunes qui ne se manifestent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant les d&#233;partements ne sont pas ses seuls donneurs d'ordre. La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e doit aussi servir aux communes et intercommunalit&#233;s qui en assurent de plus en plus le pilotage depuis la loi NOTRe (2). Dans ce cas, elles ont aussi des attentes en mati&#232;re d&#8216;&#233;ducation populaire, de m&#233;diation sociale ou de tranquillit&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#192; quelles conditions la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e peut-elle obtenir l'adh&#233;sion des financeurs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tout premier lieu gr&#226;ce &#224; la fiabilit&#233;. Elle doit les tranquilliser sur l'effectivit&#233; de l'action et sa pertinence. Les &#233;ducateurs de rue &#233;voluant dans un cadre tr&#232;s ouvert, doivent travailler &#224; &#234;tre &#171; v&#233;rifiables &#187; et &#224; rendre intelligible leur action par nature discr&#232;te et peu visible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me condition est la loyaut&#233;. Les collectivit&#233;s n'acceptent pas la contestation politique de leurs orientations par les op&#233;rateurs qu'elles missionnent et financent. Dans ce contexte, les &#233;ducateurs de pr&#233;vention doivent faire la part des choses entre leurs engagements partisans et celui li&#233; &#224; leur contrat de mission. Un exercice pas toujours simple, surtout quand les &#233;lus adoptent des positions d&#233;fensives vis-&#224;-vis des jeunes ou les consid&#232;rent seulement &#224; travers les probl&#232;mes qu'ils posent ou les d&#233;penses qu'ils g&#233;n&#232;rent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La troisi&#232;me condition est la cr&#233;ativit&#233;. Les &#233;ducateurs doivent savoir r&#233;pondre avec franchise aux commandes sans pour autant s'y laisser enfermer. La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e ne peut pas se situer seulement en position d'ex&#233;cution d'une commande descendante. Une de ses fonctions consiste &#224; mettre &#224; jour le sous-sol dynamique des quartiers et l'accomplissement de projets apparaissant par le bas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment les &#233;quipes peuvent-elles valoriser leurs actions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps de l'illisibilit&#233; est r&#233;volu. Ceux qui regardent peuvent voir. Les rapports d'activit&#233; sont la plupart du temps pr&#233;cis et accessibles. Les services ont satisfait aux obligations des &#233;valuations internes et externes. Il existe beaucoup d'instances territoriales de suivi des conventions, de comit&#233;s de pilotage qui offrent l'occasion de pr&#233;senter les actions men&#233;es. C'est une bonne chose car si le flou a longtemps profit&#233; au d&#233;veloppement de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, la clart&#233; lui assure aujourd'hui sa cr&#233;dibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Auteur de La pr&#233;vention dans tous ses &#233;tats : histoire critique des &#233;ducateurs de rue (&#201;d. L'Harmattan, 2003) ; La pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e entre logique d'engagement et logique de prestation, in La pr&#233;vention : concept, politiques, pratiques en d&#233;bat, dirig&#233; par Brigitte Bouquet, (&#201;d. L'Harmattan, 2005).&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) La Loi portant une nouvelle organisation territoriale de la R&#233;publique confie de nouvelles comp&#233;tences aux r&#233;gions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Asile &#8226; Virtuelle allocation </title>
		<link>https://www.lien-social.com/1267-Asile-o-Virtuelle-allocation</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>Droit d'asile</dc:subject>
		<dc:subject>1267</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis le 5 novembre, l'allocation des demandeurs d'asile est vers&#233;e sur une carte de paiement qui ne permet plus d'obtenir d'argent liquide. Cette mesure leur complique un peu plus le quotidien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cent quinze mille euros par an, soit 0,0017 euro par habitant, c'est le montant de l'&#233;conomie r&#233;alis&#233;e en transformant la carte de retrait de l'allocation des demandeurs d'asile (Ada), en carte de paiement. Cette mesure a &#233;t&#233; test&#233;e en Guyane d&#232;s le mois de mars. Alors qu'elle devait s'&#233;tendre &#224; toute la France (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1267-" rel="tag"&gt;1267&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis le 5 novembre, l'allocation des demandeurs d'asile est vers&#233;e sur une carte de paiement qui ne permet plus d'obtenir d'argent liquide. Cette mesure leur complique un peu plus le quotidien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cent quinze mille euros par an, soit 0,0017 euro par habitant, c'est le montant de l'&#233;conomie r&#233;alis&#233;e en transformant la carte de retrait de l'allocation des demandeurs d'asile (Ada), en carte de paiement. Cette mesure a &#233;t&#233; test&#233;e en Guyane d&#232;s le mois de mars. Alors qu'elle devait s'&#233;tendre &#224; toute la France en septembre, le 1er ao&#251;t, des associations d'aide aux r&#233;fugi&#233;s interpellent le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur. Elles exposent les nombreux sujets d'inqui&#233;tude sur l'impact de cette g&#233;n&#233;ralisation, &#224; la fois pour les demandeurs d'asile, les gestionnaires de dispositifs d'accueil et les acteurs de la veille sociale et du dispositif d'h&#233;bergement d'urgence g&#233;n&#233;raliste. Dans la foul&#233;e, la Ligue des droits de l'homme &lt;a href=&#034;https://www.change.org/p/l-office-fran&#231;ais-de-l-immigration-et-de-l-int&#233;gration-non-au-changement-de-fonctionnement-de-la-carte-d-allocation-des-demandeurs-d-asile?recruited_by_id=3a085ad4-c8a6-4cae-ac12-56c891a5cee5&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;lance une p&#233;tition&lt;/a&gt; pour demander &#224; l'Office fran&#231;ais de l'immigration et de l'int&#233;gration (OFII) et &#224; la direction g&#233;n&#233;rale des &#233;trangers en France d'annuler cette r&#233;forme. &lt;i&gt;&#171; La loi de l'emmerdement maximum &#187;&lt;/i&gt; &#8211; comme la surnomme le directeur de France Terre d'Asile &#8211; entre cependant en vigueur le 5 novembre et porte imm&#233;diatement ses fruits. Alert&#233;e par les associations, la Commission consultative des droits de l'homme &lt;a href=&#034;https://www.cncdh.fr/fr/actualite/declaration-sur-la-nouvelle-carte-dallocation-pour-les-demandeurs-dasile-carte-ada&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;publie un avis&lt;/a&gt; ce 28 janvier o&#249; elle juge cette r&#233;forme &lt;i&gt;&#171; attentatoire aux droits &#187;&lt;/i&gt; des demandeurs d'asile et appelle &#224; la mise en place d'une carte de retrait et de paiement, y compris en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2128 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH291/screenshot_15-b556f.png?1694184458' width='500' height='291' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les demandeurs d'asile font partie des personnes les plus pauvres,&lt;/i&gt; souligne Margot Bonis, coordinatrice de l'Observatoire de l'asile &#224; Marseille. &lt;i&gt;Ils se nourrissent et ach&#232;tent les produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233; au plus bas co&#251;t, en g&#233;n&#233;ral sur les march&#233;s, pas dans des magasins o&#249; l'on paie par carte de cr&#233;dit. Des &#233;tudiants ne peuvent plus payer leurs frais de scolarit&#233; ou des parents la cantine de leurs enfants. En plus, les quelques personnes qui avaient r&#233;ussi &#224; trouver un appartement ne peuvent plus r&#233;gler leur loyer en liquide et, n'ayant pas de ch&#233;quier, elles sont mises en demeure de quitter le logement. &#187; &lt;/i&gt; Pour les demandeurs d'asile, ce changement entraine &#233;galement un surco&#251;t lorsqu'ils doivent se rendre &#224; l'Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et apatrides (Ofpra). En effet, leur carte de paiement ne permet pas de payer en ligne&#8230; l&#224; o&#249; se trouvent les billets de train au meilleur prix. &lt;i&gt;&#171; Avant, des militants associatifs payaient pour eux et les demandeurs d'asile les remboursaient en liquide, ce n'est plus possible,&lt;/i&gt; explique Michel Marchand, b&#233;n&#233;vole de l'Encre bleue, association marseillaise d'&#233;crivains publics. &lt;i&gt;&#199;a complique &#233;galement l'acc&#232;s aux foyers d'urgence o&#249; une petite participation est demand&#233;e, aux h&#244;tels bon march&#233; o&#249; les transactions se font uniquement en cash. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Emmerdement maximum&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, ces observations de terrain ne sem&#173;blent pas &#233;branler les autorit&#233;s, m&#234;me si elles assu&#173;rent qu'un premier bilan devrait &#234;tre tir&#233; d'ici la fin de l'ann&#233;e. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;volution souhait&#233;e vise &#224; faire en sorte que l'allocation soit pleinement utilis&#233;e pour les besoins des demandeurs d'asile,&lt;/i&gt; assure Didier Leischi, le directeur g&#233;n&#233;ral de l'Ofii. E&lt;i&gt;n effet, il est apparu que certains demandeurs pouvaient &#234;tre sous pression de r&#233;seaux qui r&#233;clament une partie de leur num&#233;raire pour des &#8220;remboursements&#8221; qui alimentent l'&#233;conomie informelle. La carte de paiement permet d'assurer une utilisation plus conforme &#224; la finalit&#233; de l'Ada, r&#233;pondre aux besoins quotidiens des demandeurs d'asile. &#187;&lt;/i&gt; Il se trouve que dans la vraie vie, tout le monde a besoin de monnaie pour payer une baguette ou quelques l&#233;gumes. Pour ces menus frais, les d&#233;cideurs renvoient au syst&#232;me du cashback. Certaines enseignes acceptent le r&#232;glement par carte d'un montant sup&#233;rieur aux achats et remboursent en liquide la diff&#233;rence dans la limite de 59 euros. &#171; Cette pratique est tr&#232;s peu r&#233;pandue, constate Margot Bonis. L'information a circul&#233; qu'une grande surface le faisait, elle a &#233;t&#233; assaillie et a donc arr&#234;t&#233;. Elle n'a pas vocation &#224; devenir la banque des demandeurs d'asile. &#187; &#192; Marseille, ce petit arrangement a vite aiguis&#233; l'app&#233;tit d'exploiteurs de la mis&#232;re qui ont organis&#233; un r&#233;seau de cashback, en pr&#233;levant une commission sur les transactions&#8230; Cette carte devient &#233;galement un nouvel outil de contr&#244;le, avance la coordination fran&#231;aise pour le droit d'asile : &lt;i&gt;&#171; l'Ofii, peut non seulement conna&#238;tre la nature des achats, mais &#233;galement le lieu o&#249; ils sont effectu&#233;s. Ainsi, les personnes &#224; l'avenir assign&#233;es &#224; une r&#233;gion sp&#233;cifique pourront se voir couper leurs allocations si un de leurs achats a &#233;t&#233; effectu&#233; dans une autre r&#233;gion &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Terminal de paiement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De leur c&#244;t&#233;, les associations cherchent des r&#233;ponses. &lt;i&gt;&#171; On r&#233;fl&#233;chit &#224; la possibilit&#233; de faire des r&#233;f&#233;r&#233;s,&lt;/i&gt; annonce Margot Bonis, juriste de formation. &lt;i&gt;On explore &#233;galement un volet de la loi qui pr&#233;voit, dans des situations particuli&#232;res, le versement de l'Ada sur un compte en banque. Tout demandeur d'asile a le droit d'ouvrir un livret A. Apr&#232;s, il faut conna&#238;tre les crit&#232;res de l'Ofii concernant les versements sur ces comptes, dans le texte de loi cette possibilit&#233; n'est pas g&#233;n&#233;ralis&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; Et cette solution ne suscite sans doute pas l'enthousiasme du gouvernement. Elle ram&#232;nerait &#224; la situation qui pr&#233;existait avant que l'Ofii ne prenne en charge l'Ada. Jusqu'en 2015, P&#244;le emploi la g&#233;rait. L'allocation &#233;tait alors vers&#233;e sur des comptes en banque. En attendant, des centres d'accueil de demandeurs d'asile (Cada) ont trouv&#233; une parade en se dotant d'un terminal de paiement, qui leur permet de verser du liquide aux demandeurs d'asile. &lt;i&gt;&#171; C'est effectivement une solution que les associations peuvent adopter&lt;/i&gt;, reconna&#238;t la militante, Margot Bonis. &lt;i&gt;Mais ce n'est pas normal que ce soit toujours &#224; la soci&#233;t&#233; civile de pallier aux dysfonctionnements de l'&#201;tat. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2129 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L399xH226/capture_d_e_cran_2021-01-14_a_10.34.12-3f446.png?1694184458' width='399' height='226' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En l'occurrence, faut-il parler de dysfonctionnement ou de dynamique ? En octobre 2017, lors d'un d&#233;placement &#224; Cayenne en Guyane, Emmanuel Macron pr&#233;sentait cette mesure comme un instrument de lutte contre l'immigration : &lt;i&gt;&#171; Pour r&#233;duire l'attractivit&#233; du territoire, il faut r&#233;viser l'acc&#232;s &#224; certaines prestations sociales. &#187; &lt;/i&gt; Cette annonce s'accompagnait de restrictions taill&#233;es sur mesure pour ce d&#233;partement d'outre-mer, frontalier de pays pauvres : limiter &#224; deux mois le versement de l'allocation vers&#233;e aux demandeurs d'asile, conditionner &#224; quinze ans de r&#233;sidence sur le territoire l'acc&#232;s au revenu de solidarit&#233; active. Ensuite, pour &#233;viter toute fuite de minima sociaux et alimenter l'&#233;conomie locale, le pr&#233;sident &#233;voquait d&#233;j&#224; la d&#233;mat&#233;rialisation des allocations. &lt;i&gt;&#171; Ces prestations seront d&#233;mon&#233;tis&#233;es pour &#234;tre utilis&#233;es sur notre territoire. &#187;&lt;/i&gt; Promesse tenue, l'argent vers&#233; ne peut plus servir &#224; aider des familles rest&#233;es dans le pays d'origine. D'abord circonscrite &#224; la Guyane, cette loi a rapidement gagn&#233; l'ensemble de la France. Une nouvelle &#233;tape dans l'organisation d'un accueil d&#233;faillant, voire repoussoir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Trop, c'est trop</title>
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		<dc:subject>Conflit</dc:subject>
		<dc:subject>1267</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ce samedi 14 d&#233;cembre, les salari&#233;s du P&#244;le Solidarit&#233;s des Hauts-de-Seine ont re&#231;u par recommand&#233; un arr&#234;t&#233; abrogeant le versement mensuel de l'une de leurs primes. Cela repr&#233;sente environ une perte de salaire mensuelle de 50 &#224; 130&#8239;euros, en fonction du grade de chacun. Jeudi 12 d&#233;cembre, un adolescent de 15 ans confi&#233; &#224; l'Aide Sociale &#224; l'Enfance a poignard&#233; &#224; mort un autre adolescent, &#233;galement confi&#233; &#224; nos services de protection de l'enfance. Tous deux &#233;taient accueillis &#224; l'h&#244;tel, faute de structure pour (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce samedi 14 d&#233;cembre, les salari&#233;s du P&#244;le Solidarit&#233;s des Hauts-de-Seine ont re&#231;u par recommand&#233; un arr&#234;t&#233; abrogeant le versement mensuel de l'une de leurs primes. Cela repr&#233;sente environ une perte de salaire mensuelle de 50 &#224; 130&#8239;euros, en fonction du grade de chacun. Jeudi 12 d&#233;cembre, un adolescent de 15 ans confi&#233; &#224; l'Aide Sociale &#224; l'Enfance a poignard&#233; &#224; mort un autre adolescent, &#233;galement confi&#233; &#224; nos services de protection de l'enfance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous deux &#233;taient accueillis &#224; l'h&#244;tel, faute de structure pour les prendre en charge, faute d'&#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s et d'assistants sociaux pour les accompagner, faute de temps de professionnels &#224; leur consacrer. Que va dire le d&#233;partement des Hauts-de-Seine aux parents de ces deux enfants, &#224; qui on a retir&#233; la garde de leur enfant pour les &#171; prot&#233;ger &#187; ? Quelles r&#233;ponses vont &#234;tre apport&#233;es aux interrogations l&#233;gitimes du Juge des Enfants qui a pris cette d&#233;cision ? Depuis le 1er juillet 2019, le d&#233;partement impose &#224; l'ensemble des salari&#233;s du P&#244;le Solidarit&#233;s une r&#233;organisation &#224; marche forc&#233;e, qui vient annuler les comp&#233;tences de chacun d'entre-nous, ferme les PMI (lieu ressources par excellence de la pr&#233;vention et d'&#233;changes pour les familles, comme semble le d&#233;couvrir Monsieur Adrien Taquet, notre secr&#233;taire d'&#233;tat), &#233;loigne nos services des usagers&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos services se vident de leurs professionnels : nous ne savons plus pourquoi et pour qui nous travaillons. Ces trois &#233;v&#232;nements pourraient &#234;tre lus ind&#233;pendamment les uns des autres. Ils ont pourtant en commun de concerner notre d&#233;partement. Ils viennent dire, sur des registres bien diff&#233;rents, la mani&#232;re dont celui-ci voit, anticipe, respecte le travail social, ses b&#233;n&#233;ficiaires et les salari&#233;s qui le font vivre. Parce qu'un professionnel brutalement moins r&#233;mun&#233;r&#233;, si peu consid&#233;r&#233; qu'il en est interchangeable avec n'importe quel autre, seul pour r&#233;fl&#233;chir, prendre des d&#233;cisions&#8230; est un professionnel incapable d'accompagner, aider, soutenir, guider deux adolescents violents, en souffrance, et leurs parents. Il n'est pas question de dire que ce drame n'aurait pas eu lieu dans un contexte plus apais&#233;, mais bien d'inciter chacun &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; ses responsabilit&#233;s, et en premier lieu &#224; nos dirigeants dans les Hauts-de-Seine. L'obligation de moyens leur incombe&#8230; L'obligation de nous donner &#224; tous les moyens de travailler et de donner du sens &#224; notre travail leur incombe&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Th&#233;&#226;tre &#8226; D'ici et d'ailleurs</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1267-Theatre-o-D-ici-et-d-ailleurs</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>1267</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; J'ai une histoire &#224; raconter. &#187; Un jour, Nasser Djema&#239; a voulu &#233;crire ses propres histoires et l'acteur est devenu auteur et metteur en sc&#232;ne : &#171; une n&#233;cessit&#233; &#187;. Ses r&#233;cits sont des narrations qui s'inspirent de son histoire familiale, celle qui ne lui a pas &#233;t&#233; transmise. &#171; J'ai h&#233;rit&#233; de toute une histoire que je n'ai pas connue. J'ai eu besoin de me reconnecter &#224; celle de mes parents. &#187; Fils d'immigr&#233;s alg&#233;riens, Nasser Djema&#239;, n&#233; et vivant en France, tente dans ses spectacles, &#224; forte r&#233;sonance (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai une histoire &#224; raconter. &#187;&lt;/i&gt; Un jour, Nasser Djema&#239; a voulu &#233;crire ses propres histoires et l'acteur est devenu auteur et metteur en sc&#232;ne : &lt;i&gt;&#171; une n&#233;cessit&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Ses r&#233;cits sont des narrations qui s'inspirent de son histoire familiale, celle qui ne lui a pas &#233;t&#233; transmise. &lt;i&gt;&#171; J'ai h&#233;rit&#233; de toute une histoire que je n'ai pas connue. J'ai eu besoin de me reconnecter &#224; celle de mes parents. &#187;&lt;/i&gt; Fils d'immigr&#233;s alg&#233;riens, Nasser Djema&#239;, n&#233; et vivant en France, tente dans ses spectacles, &#224; forte r&#233;sonance autobiographique, de trouver des r&#233;ponses. &#192; la premi&#232;re cr&#233;ation &lt;i&gt;Une &#233;toile pour No&#235;l&lt;/i&gt; (2005), succ&#232;de &lt;i&gt;Invisibles &lt;/i&gt; en 2011, &lt;i&gt;Vertiges &lt;/i&gt; en 2017 et aujourd'hui &lt;i&gt;H&#233;ritiers. &#171; Une pi&#232;ce qui prolonge ce que j'ai fait jusqu'&#224; pr&#233;sent &#187;&lt;/i&gt;, dit-il (1). Ses trois derni&#232;res pi&#232;ces, en tourn&#233;e actuellement en France, constituent une trilogie sur la construction de l'identit&#233;, l'histoire de l'immigration, un monde ancien qui s'&#233;teint, un monde moderne qui s'acc&#233;l&#232;re&#8230; et aussi &lt;i&gt;&#171; une tentative de consolation, de r&#233;paration avec le pass&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2136 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L456xH277/screenshot_23-8bfc4.png?1694184458' width='456' height='277' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ind&#233;pendantes les unes des autres, elles donnent &#224; voir un seul et m&#234;me voyage : celui d'un fils devenu &#233;tranger &#224; sa propre famille. Dans un foyer d'immigr&#233;s (Invisibles), un appartement de cit&#233; (Vertiges) ou une maison bourgeoise (H&#233;ritiers), Nasser Djema&#239; nous plonge dans les intimit&#233;s de familles ou de personnages &#224; l'int&#233;rieur desquels s'op&#232;re un glissement, un chavirement vers un ailleurs jusqu'&#224; l'effondrement des certitudes. &lt;i&gt;&#171; Et moi, je fais quoi avec tout &#231;a ? &#187;&lt;/i&gt;, crie Nadir dans &lt;i&gt;Vertiges&lt;/i&gt;. Personne n'est &#233;pargn&#233;. Son &#233;criture sensible et pudique laisse toute la place au silence. &#192; la lisi&#232;re de plusieurs mondes, entre vie et mort, r&#233;alit&#233; et fiction, r&#233;alisme et po&#233;tique, l'essentiel est dit. Nasser Djema&#239; touche &#224; l'universel et illumine notre compr&#233;hension du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Des textes &#233;dit&#233;s aux &#233;ditions Actes Sud-Papiers.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Docu &#8226; Prison de mis&#232;re</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1267-Docu-o-Prison-de-misere</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>1267</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; INHUMAINES &#187;, d&#233;nonce en 2012 le contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des lieux de privation de libert&#233; &#224; propos des conditions de d&#233;tention &#224; la prison des Baumettes. L'ann&#233;e d'apr&#232;s, Alice Odiot et Jean-Robert Viallet demandent l'autorisation d'y tourner un documentaire. Trois ans plus tard, ils obtiennent le droit d'y entrer pendant vingt-cinq jours. Leur film, Des hommes, constitue un r&#233;quisitoire sans appel contre ces lieux d'enfermement de la mis&#232;re. Sans commentaire off, sans sensationnalisme, sans complaisance, ils (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1267-" rel="tag"&gt;1267&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; INHUMAINES &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;nonce en 2012 le contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des lieux de privation de libert&#233; &#224; propos des conditions de d&#233;tention &#224; la prison des Baumettes. L'ann&#233;e d'apr&#232;s, Alice Odiot et Jean-Robert Viallet demandent l'autorisation d'y tourner un documentaire. Trois ans plus tard, ils obtiennent le droit d'y entrer pendant vingt-cinq jours. Leur film, &lt;i&gt;Des hommes&lt;/i&gt;, constitue un r&#233;quisitoire sans appel contre ces lieux d'enfermement de la mis&#232;re. Sans commentaire &lt;i&gt;off&lt;/i&gt;, sans sensationnalisme, sans complaisance, ils nous montrent la r&#233;alit&#233; brute, la violence intrins&#232;que, les morts silencieuses, l'ennui. Avec cette question incessante pour le spectateur : &#224; quoi sert la prison ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2137 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L395xH530/capture_d_e_cran_2021-01-14_a_10.25.14-e9f8d.png?1694184458' width='395' height='530' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y croise petits tra&#173;fi&#173;quants et jeunes d&#233;linquants englu&#233;s dans un cer&#173;cle sans fin, les peines suc&#173;c&#233;dant aux peines. Quatri&#173;&#232;me incarc&#233;ration pour ce jeune homme de 19 ans, tomb&#233; pour vol de voiture. &lt;i&gt;&#171; La prison, &#231;a fatigue &#187;&lt;/i&gt;, glisse-t-il, le regard &#233;teint. &lt;i&gt;&#171; Entendez ceci : &#034;dedans on perd notre regard du dehors. Ce qu'il reste de nos regards ? Des yeux sans masque, sans maquillage, sans statut social. Des yeux &#224; vif, priv&#233;s du d&#233;guisement de la fiert&#233;&#034; &#187;&lt;/i&gt;, souligne Jean-Robert Viallet. Seule occupation : les hommes musclent leur corps, la force fait loi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Baumettes, ses murs moisis qui &lt;i&gt;&#171; s'effritent comme une barre de shit &#187;&lt;/i&gt;, blague un d&#233;tenu, ses grilles superpos&#233;es &#224; perte de regard, ses bruits incessants, de cl&#233;s, de portes, ses cris, ses syst&#232;mes de communication qui se jouent des murs &#233;pais et des barreaux aux fen&#234;tres. Dans cet univers infernal, les petits gestes d'humanit&#233; perlent : un &lt;i&gt;&#171; bon courage &#187;&lt;/i&gt;, lanc&#233; par une surveillante &#224; un d&#233;tenu, l'attention port&#233;e par l'infirmi&#232;re qui distribue les m&#233;dicaments, un chant partag&#233;&#8230; Et Jean-Robert Viallet confirme : &lt;i&gt;&#171; Cette prison pue l'humanit&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;600&#034; height=&#034;300&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/5lyD2gJpb50&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Des hommes, d'Alice Odiot et Jean-Robert Viallet. &lt;br class='autobr' /&gt;
1 h 22. Sortie en salles le 19 f&#233;vrier 2020&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Former les professionnels &#224; l'acccompagnement sexuel</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1267</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s plus d'un an de concertations, l'Association R&#233;gionale du R&#233;seau des Instituts de Formation en Travail Social (ARIFTS) des Pays de la Loire et l'Association Pour la Promotion de l'Accompagnement Sexuel (APPAS) ont sign&#233; une convention de partenariat d'un an renouvelable tacitement, en ce mois de d&#233;cembre 2019. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'une part, cette collaboration a pour objectif de proposer, dans les locaux de l'ARIFTS &#224; Nantes, d&#232;s la rentr&#233;e 2020 et, dans le cadre de la formation continue, une sensibilisation des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1267-" rel="tag"&gt;1267&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s plus d'un an de concertations, l'Association R&#233;gionale du R&#233;seau des Instituts de Formation en Travail Social (ARIFTS) des Pays de la Loire et l'Association Pour la Promotion de l'Accompagnement Sexuel (APPAS) ont sign&#233; une convention de partenariat d'un an renouvelable tacitement, en ce mois de d&#233;cembre 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, cette collaboration a pour objectif de proposer, dans les locaux de l'ARIFTS &#224; Nantes, d&#232;s la rentr&#233;e 2020 et, dans le cadre de la formation continue, une sensibilisation des professionnels du m&#233;dico-social et des cadres, en mati&#232;re d'intimit&#233;, d'affectivit&#233; et de sexualit&#233; des personnes en situation de handicap qui vivent en &#233;tablissement, un sujet encore relativement tabou dans ces milieux. D'autre part, le 3 d&#233;cembre 2020, aura lieu la seconde journ&#233;e d'&#233;tude autour de l'accompagnement &#224; la vie affective, intime, sensuelle et/ou sexuelle des personnes handicap&#233;es en milieu institutionnel. Enfin, et ce n'est pas la moindre des avanc&#233;es, au cours du premier semestre 2021, la formation &#224; l'accompagnement sexuel, que dispense depuis mars 2015 l'APPAS, sera donn&#233;e dans les locaux et avec la collaboration de l'ARIFTS. Ce partenariat repr&#233;sente un progr&#232;s majeur en mati&#232;re de prise en compte des r&#233;alit&#233;s induites par la reconnaissance des droits &#224; la sant&#233; sexuelle des personnes en situation de handicap. Il permet aussi de caresser l'espoir d'une extension, &#224; terme, sur tout le Territoire, de ces formations innovantes. Pour l'APPAS, c'est la l&#233;gitimation de ses comp&#233;tences et de la qualit&#233; de son travail formateur dans un domaine tr&#232;s sp&#233;cifique et pol&#233;mique. Quant &#224; l'ARIFTS, en &#233;largissant son champ de comp&#233;tence et d'activit&#233;, elle est la premi&#232;re &#233;cole de formation en France &#224; aborder frontalement et pleinement le sujet de la sexualit&#233; et du handicap, plus exactement des sexualit&#233;s et des handicaps, dont l'accompagnement &#224; la vie affective, sensuelle et/ou sexuelle des personnes en situation de handicap n'est qu'un volet. Il s'agit pour ces deux partenaires de d&#233;mythifier, de contextualiser et de d&#233;finir clairement des notions aussi m&#233;connues que celles d'intimit&#233;, de sexualit&#233;, de sant&#233; sexuelle, de droit, de limites et de devoirs pour chaque protagoniste travaillant ou gravitant dans la sph&#232;re complexe de l'accompagnement m&#233;dico-social des personnes en situation de handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, un tr&#232;s grand nombre de professionnel(le)s sont d&#233;munis lorsqu'ils/elles sont confront&#233;(e)s &#224; ces probl&#233;matiques touchant au plus profond de l'intime de tout &#234;tre humain, qu'il soit en situation de handicap ou non. Dans ce domaine, comme dans bien d'autres, l'&#233;volution des mentalit&#233;s est in&#233;luctable en mati&#232;re de libert&#233; et d'&#233;galit&#233; des droits et des chances des personnes handicap&#233;es, en particulier, le champ de l'intimit&#233; et de la sexualit&#233; de ces personnes en fait partie, il est impossible d&#233;sormais de les nier ou de les &#233;touffer, il faut que chacun(e) s'y adapte du mieux possible, en changeant de regard et de conception de l'accompagnement m&#233;dico-social. Il suffit de relire la proclamation du droit &#224; la sant&#233; sexuelle &#233;dict&#233;e par l'OMS en 2002, pour prendre pleinement conscience de cette &#233;volution irr&#233;versible. C'est parce que nous deux organismes ont cette conscience que notre partenariat avec le jour. De ce fait, la premi&#232;re session de formation aura lieu les 22 et 23 septembre 2020, elle concernera les cadres et les professionnel(le)s du m&#233;dico-social et sera ouverte &#224; toute personne sensibilis&#233;e ou se questionnant sur ce sujet &#233;minemment humaniste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;volution num&#233;rique : une mise &#224; l'&#233;preuve de l'acte &#233;ducatif en AEMO ?</title>
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		<dc:date>2020-02-18T09:27:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Aemo</dc:subject>
		<dc:subject>Informatique</dc:subject>
		<dc:subject>1267</dc:subject>

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&lt;p&gt;Travail social et num&#233;rique : &#233;volution ou r&#233;volution ?, en &#233;cho au th&#232;me des 40e assises nationales du CNAEMO (1) R&#233;gis Nowak aborde une question au c&#339;ur de la mutation des pratiques professionnelles : la communication digitale est-elle une aide ou une entrave &#224; la relation ? &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#232;re du multim&#233;dia a sonn&#233; dans nos pratiques &#233;ducatives. Youtube, Instagram, Snapchat et autres Fortnite connect&#233;s sur ordinateur ou sur smartphone nous relient de gr&#233; ou de force &#224; cette virtualit&#233; qui devient une r&#233;alit&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Travail social et num&#233;rique : &#233;volution ou r&#233;volution ?, en &#233;cho au th&#232;me des 40e assises nationales du CNAEMO (1) R&#233;gis Nowak aborde une question au c&#339;ur de la mutation des pratiques professionnelles : la communication digitale est-elle une aide ou une entrave &#224; la relation ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#232;re du multim&#233;dia a sonn&#233; dans nos pratiques &#233;ducatives. Youtube, Instagram, Snapchat et autres Fortnite connect&#233;s sur ordinateur ou sur smartphone nous relient de gr&#233; ou de force &#224; cette virtualit&#233; qui devient une r&#233;alit&#233; d'autant plus pr&#233;gnante quand un ado, au d&#233;tour d'une wifi attrap&#233;e au passage, nous d&#233;voile qu'il a un millier d'amis, qu'il s'est fait en restant dans sa chambre, les yeux riv&#233;s sur ses trois &#233;crans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'&#233;ducateur est, de son c&#244;t&#233;, lui aussi connect&#233; &#224; son propre ordinateur sur lequel il re&#231;oit ses messages et en envoie, consulte des informations et son tableau de mesures &#233;ducatives, &#233;crit ses rapports et ses comptes rendus&#8239;etc&#8230; La d&#233;pendance est telle qu'on peut se demander, parfois, si ce n'est pas lui qui est plus accroc &#224; sa machine que les jeunes qu'il accompagne. Il n'est d'ailleurs pas rare de constater que la nouvelle g&#233;n&#233;ration de travailleurs sociaux &#233;tant encore plus impliqu&#233;e dans ces modes de communication, se d&#233;tourne d'un t&#233;l&#233;phone professionnel d&#233;suet mais robuste, pour en r&#233;clamer toujours plus : &lt;i&gt;&#171; Pourquoi n'avons-nous pas un smartphone connect&#233; &#224; notre logiciel de mesures ? Nous gagnerions du temps &#187;&lt;/i&gt;, revendiquent-ils. &lt;i&gt;&#171; Mais, nous perdrions le sens de notre travail &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;torquent leurs d&#233;tracteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fallait bien trancher&#8230; &#199;a y est, c'est officiel, la direction s'est positionn&#233;e dans le sens de la modernit&#233;, car nous sommes rentr&#233;s dans l'&#232;re du num&#233;rique, de l'hyperconnection et de la d&#233;mat&#233;rialisation. En interne, sur notre plateforme num&#233;rique, les messages &#233;crits fusent au point qu'il est parfois difficile de faire le tri et d'en oublier les plus importants. Il faut dire que, d&#232;s que nous nous connectons au logiciel, ils surgissent sur l'&#233;cran tels un flash. Ces messages sont d'ailleurs appel&#233;s m&#233;mo flash, &#231;a ne s'invente pas ! Pour autant, communiquons-nous davantage entre nous ou avec nos multiples partenaires ? Rien n'est moins s&#251;r&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Usage et m&#233;susage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces nouvelles technologies, cens&#233;es nous lib&#233;rer du temps, augmentent dans les faits la charge de travail de l'&#233;ducateur. Son autonomie et sa cr&#233;ativit&#233; s'en trouvent amoindries au profit de l'instrumentalisation et de la perte de sens dans l'accompagnement &#233;ducatif. Le paradigme dominant actuel tend vers l'efficacit&#233; et surtout l'imm&#233;diatet&#233;, ce qui le pousse &#224; une r&#233;flexion clinique minimaliste o&#249; la subjectivit&#233; du sujet dispara&#238;t peu &#224; peu. D&#233;sormais, il ne prend plus le temps, il le perd&#8230; ou il en manque. Ces moments si pr&#233;cieux pour lui permettre de r&#233;fl&#233;chir, de d&#233;battre, d'&#234;tre rassur&#233;, pour le d&#233;caler de ses pr&#233;jug&#233;s, de ses ressentiments ou de sa culpabilit&#233;, pour d&#233;crypter ou diff&#233;rer une r&#233;ponse qui pourrait &#234;tre trop h&#226;tive, s&#8216;estompent ou se r&#233;tr&#233;cissent comme peau de chagrin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La n&#233;cessaire temporisation de l'Aide &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) n'est plus : place &#224; l'action/r&#233;action. &#192; l'espace-temps de la r&#233;flexion et de la r&#233;ponse diff&#233;renci&#233;e, se substituent l'agir et la r&#233;ponse en miroir. J'entends par l&#224; que le principe m&#234;me de l'AEMO se trouve remis en cause. La fonction de tiers et de diff&#233;renciation n&#233;cessite que nous prenions le temps pour ne pas tomber &#224; notre tour dans le passage &#224; l'acte, si courant dans les familles que l&#8216;on rencontre. Or, la technicit&#233; num&#233;rique acc&#233;l&#232;re le temps impliquant des r&#233;ponses &#233;ducatives toujours plus rapides voire imm&#233;diates.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'image du tout petit enfant ou de l'adolescent, nourri au &#171; multim&#233;dia &#187; et habitu&#233; au tout, tout de suite des r&#233;seaux sociaux, l'&#233;ducateur se trouve lui aussi aspir&#233; dans cette spirale num&#233;rique et oublie que la frustration fait partie de la construction identitaire d'un enfant. D&#233;sormais tout s'acc&#233;l&#232;re, des mesures &#233;ducatives qui entrent aussi vite qu'elles ne sortent de nos tableaux Excel, une dur&#233;e d'exercice de ces mesures qui se raccourcit et une d&#233;mat&#233;rialisation de tous les documents administratifs (y compris du jugement d'assistance &#233;ducative) qui s'op&#232;re &#224; grands pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette transition num&#233;rique des services publics revendique un partage plus efficace de l'information, un gain de temps, une meilleure tra&#231;abilit&#233; et une diminution des co&#251;ts qui nous rappelle que la recherche de la rentabilit&#233; est &#224; l'&#339;uvre dans notre secteur. La fronti&#232;re entre le professionnel et le priv&#233;, d&#233;j&#224; fragile par la sp&#233;cificit&#233; de la fonction d'AEMO (en ce sens qu'un &#233;ducateur garde souvent en t&#234;te les situations qu'il accompagne lorsqu'il rentre chez lui), s'amenuise encore un peu plus. Quant aux chefs de services, ils ont, pour la plupart, franchi cette fronti&#232;re. Le bureau ne les quitte plus, tout comme leur tablette ou leur smartphone qui leur permet de faire du t&#233;l&#233;travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Raisons garder&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travailler de chez soi &#224; distance de son lieu de travail sera bient&#244;t une r&#233;alit&#233; pour certains &#233;ducateurs qui sont de plus en plus nombreux &#224; le souhaiter. Les psychologues en lib&#233;ral sont m&#234;me concern&#233;s par cette nouvelle organisation du travail, puisque certains d'entre eux ont d&#233;j&#224; remplac&#233; leur divan par un &#233;cran d'ordinateur. Faire une s&#233;ance par Skype est de l'ordre du possible, m'a r&#233;cemment indiqu&#233; une psychologue. &#192; quand l'intervention &#224; domicile &#224; distance, par webcam interpos&#233;e ? &lt;strong&gt;&#171; Pratique ! &#187; &lt;/strong&gt; me direz-vous, plus besoin d'avoir peur du Beauceron de Madame B. ou de craindre une attaque de poux, de puce ou de gale. &lt;strong&gt;&#171; Ouvrez votre frigo ? Montrez les jouets du petit ? Et sa chambre, comment est-elle ? Parfait tout va bien&#8230; &#192; la semaine prochaine sur notre serveur s&#233;curis&#233;. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2131 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH670/screenshot_18-16768.png?1693482464' width='500' height='670' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'esp&#232;re ne jamais conna&#238;tre ce futur o&#249; la relation &#224; l'autre sera d&#233;mat&#233;rialis&#233;e &#224; ce point, car cela contribuerait tr&#232;s certainement &#224; d&#233;sint&#233;grer le travail social dans lequel nous ne serions plus que l'ombre de nous-m&#234;me. Je ne voudrais pas para&#238;tre pessimiste, r&#233;actionnaire ou r&#233;fractaire, car bien entendu la technologie num&#233;rique a quelques avantages dont il ne faudrait pas se priver. Le partage de l'information se fait plus rapidement, l'&#233;criture des rapports est facilit&#233;e, la connaissance de certains r&#233;seaux sociaux ou jeux en ligne peut faciliter la rencontre avec un ado. &#202;tre connect&#233; appara&#238;t ainsi avantageux, mais rester hyperconnect&#233; peut devenir dangereux pour quiconque. L'utilisation de ces outils multim&#233;dias devient alors une affaire individuelle que l'on se doit de r&#233;guler dans notre rapport au temps et &#224; autrui. Ceci l'est encore davantage dans un service d'AEMO o&#249; cette responsabilit&#233; devient collective. Telle la boite de Pandore, les outils num&#233;riques ont ouvert des possibles dont les limites ne sont pas clairement d&#233;finies. L'institution (cadres, &#233;ducateurs, psychologues, secr&#233;taires) doit clairement r&#233;fl&#233;chir &#224; des garde-fous, afin de pr&#233;server l'identit&#233; de l'action &#233;ducative en milieu ouvert car il est toujours indispensable de rappeler que celle-ci s'appuie sur la rencontre dans le temps et l'espace partag&#233;s et se construit par le langage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) 18, 19 et 20 Mars 2020 &#224; Toulouse.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Savoir &#234;tre et savoir-faire au c&#339;ur des apprentissages</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Savoir-etre-et-savoir-faire-au-coeur-des-apprentissages</link>
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		<dc:date>2020-02-18T09:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Formation</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1267</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui le plus souvent externalis&#233;es, les &#233;coles en interne des foyers &#233;ducatifs perdurent encore. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est 9 h 00, c'est le moment o&#249; les &#233;ducateurs accompagnent les jeunes de l'internat &#224; l'&#233;cole interne. Ce temps d'articulation entre les professionnels permet la mise en place d'un continuum dans la prise en charge globale des jeunes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce matin, Alban est venu tout seul. Il est en classe pr&#233;paratoire &#224; l'apprentissage avec un rythme diff&#233;rent des autres &#233;l&#232;ves. Il a rendez-vous &#224; 11 h 00 au Centre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Echos-du-terrain" rel="directory"&gt;&#201;chos du terrain (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Formation-24" rel="tag"&gt;Formation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1267-" rel="tag"&gt;1267&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui le plus souvent externalis&#233;es, les &#233;coles en interne des foyers &#233;ducatifs perdurent encore.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est 9 h 00, c'est le moment o&#249; les &#233;ducateurs accompagnent les jeunes de l'internat &#224; l'&#233;cole interne. Ce temps d'articulation entre les professionnels permet la mise en place d'un continuum dans la prise en charge globale des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce matin, Alban est venu tout seul. Il est en classe pr&#233;paratoire &#224; l'apprentissage avec un rythme diff&#233;rent des autres &#233;l&#232;ves. Il a rendez-vous &#224; 11 h 00 au Centre d'information et d'orientation (CIO) pour passer des tests scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; peine a-t-il franchi la porte, qu'il me sollicite : &lt;i&gt;&#171; Th&#233;odore, paye-moi un chocolat, je veux boire un chocolat chaud &#187;&lt;/i&gt;. Qu'y a-t-il derri&#232;re cette parole ? Des questionnements m'obligent &#224; faire des efforts pour permettre &#224; Alban de bien commencer sa journ&#233;e. Il pleuvait et il faisait froid. Avait-il besoin d'une boisson chaude pour se r&#233;chauffer ? Ou bien n'avait-il pas pris son petit-d&#233;jeuner ce matin ? Ou tout simplement recherchait-il une proximit&#233; avec les adultes, pour temp&#233;rer ses &#233;motions, avant de passer ses tests ? Autant d'interrogations qui m'ont amen&#233; &#224; mieux prendre en compte sa demande. Et aussi simple qu'elle puisse para&#238;tre, celle-ci est riche de sens. Si le jeune fait une introjection de ce bon moment, c'est en m&#234;me temps une petite graine que l'on s&#232;me : lui permettre d'int&#233;rioriser l'id&#233;e que les bonnes choses peuvent se faire gratuitement et sans violence. Cet &#233;tat de fait peut nourrir sa confiance en la vie, lui qui adopte souvent une position de d&#233;fiance vis-&#224;-vis des adultes. Il int&#233;riorise alors un environnement &lt;i&gt;&#171; suffisamment bon &#187;&lt;/i&gt;, qui peut l'aider dans la mise au travail &#224; l'&#233;cole en se sentant entour&#233; par des adultes bienveillants. Je suis all&#233; le lui chercher son chocolat&#8230; &#224; l'autre bout du centre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les processus d'apprentissage chez les &#233;l&#232;ves qui rencontrent des difficult&#233;s scolaires, comment transmet-on le savoir, mais surtout l'envie d'apprendre ? La relation entre les &#233;l&#232;ves et les professionnels constitue l'un des facteurs cl&#233;s central de cette bonne appropriation. Et c'est toute une &#233;quipe qui concoure &#224; cette p&#233;dagogie institutionnelle adapt&#233;e cherchant &#224; restaurer chez eux leurs capacit&#233;s psychiques, indispensables pour supporter les contraintes des apprentissages : &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, moniteur &#233;ducateur, &#233;ducateur technique sp&#233;cialis&#233;, enseignante, psychologue, &#233;ducateur sportif, cadre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'articulation du savoir-faire et du savoir-&#234;tre mise en place pour accompagner ces &#233;l&#232;ves &#226;g&#233;s de 13 &#224; 17 ans dans leur cheminement scolaire se combine avec la restauration de leurs comp&#233;tences &#224; apprendre et &#224; trouver un sens aux apprentissages scolaires. Et c'est justement pour pouvoir animer ou r&#233;animer ces processus que nous nous appuyons d'abord sur leurs possibilit&#233;s cr&#233;atives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une p&#233;dagogie individualis&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, l'exp&#233;rience quotidienne face aux &#233;l&#232;ves, nous montre bien que la sollicitation &#224; apprendre peut-&#234;tre rapidement v&#233;cue comme une atteinte &#224; leur personnalit&#233;. Souvent, ils ont su construire des strat&#233;gies anti-apprentissage ayant pour r&#244;le l'&#233;vitement ou l'emp&#234;chement de la pens&#233;e. D'o&#249; la mise en place d'une p&#233;dagogie adapt&#233;e qui prenne en compte leurs difficult&#233;s et leurs acquis. Leur offrir la possibilit&#233; de se servir normalement de leurs capacit&#233;s intellectuelles quand ils apprennent, c'est en m&#234;me temps leur donner les moyens de pouvoir faire face aux craintes et difficult&#233;s r&#233;veill&#233;es par les situations d'apprentissages. Je prends &#224; mon compte l'argumentation de Marie-Luce Verdier-Gibello, &lt;i&gt;&#171; il y a, bien s&#251;r, dans l'id&#233;e de redynamisation, la notion d'une action capable d'insuffler de l'&#233;nergie, de redonner du souffle, de la force &#224; ce qui a &#233;t&#233; affaibli ou frapp&#233; d'inertie. S'agissant des processus cognitifs, l'action viserait donc &#224; mettre, ou &#224; remettre, en qu&#234;te de connaissance, ces &#8220;enfants en mal d'apprendre&#8221; qui en ont perdu, ou n'en ont jamais eu le d&#233;sir ? &#187; &lt;/i&gt; (1)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;multiplier les supports d'apprentissage&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit donc de les redynamiser, plut&#244;t que de les former : tel est le sens des actions p&#233;dagogiques que nous proposons &#224; l'&#233;cole. Le travail d'&#233;laboration nous permet, &#224; chaque fois, de proposer des ajustements dans la prise en charge p&#233;dagogique, au regard de la singularit&#233; des &#233;l&#232;ves. Nous mobilisons souvent beaucoup d'&#233;nergie pour les soutenir, d'autant plus qu'ils manifestent parfois le refus de venir en classe. Il est donc primordial de nous adapter aux acquis et aux faiblesses de chacun d'entre eux : c'est en prenant appui sur les comp&#233;tences disponibles, sur ce qu'il a d&#233;j&#224; appris et jamais sur ses lacunes, que le travail du p&#233;dagogue s'&#233;labore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2135 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH626/screenshot_22-038a6.png?1694184458' width='500' height='626' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'atelier polyvalent r&#233;pond &#224; la m&#234;me logique, permettant concr&#232;tement &#224; chaque &#233;l&#232;ve, la d&#233;couverte de la connaissance des diff&#233;rents mat&#233;riaux comme le bois, le verre, le papier, le pl&#226;tre ainsi que d'autres activit&#233;s. Chacun essaie de toucher et de manipuler ces mati&#232;res pour tenter de fabriquer un objet. C'est une initiation au principe de la technologie par la d&#233;couverte, la connaissance, la reconnaissance et la nomination des outils. C'est un lieu o&#249; la pens&#233;e de l'&#233;l&#232;ve est stimul&#233;e par une exp&#233;rimentation concr&#232;te. L'&#233;ducation physique et sportive est, elle aussi, mise &#224; profit, en favorisant la d&#233;couverte chez l'enfant du go&#251;t de l'effort, la prise de conscience de son corps dans le temps et l'espace, l'entraide et la socialisation &#224; travers l'apprentissage des r&#232;gles de vie en soci&#233;t&#233;. L'exp&#233;rience des stages donne la possibilit&#233; aux &#233;l&#232;ves de se familiariser avec le monde du travail. La participation des jeunes aux activit&#233;s citoyennes favorise la construction du lien social. Aller chercher du pain chez le boulanger, puis le redistribuer aux migrants, constitue une exp&#233;rience de solidarit&#233; pour les &#233;l&#232;ves qui y participent. Plus encore, des jeunes prenant part aux activit&#233;s du Secours Populaire Fran&#231;ais ou &#224; une action de solidarit&#233; &#224; destination des femmes victimes de violences conjugales, en mettant &#224; leur disposition des v&#234;tements, jouets, si&#232;ges-auto,&#8239;etc&#8230;, r&#233;cup&#233;r&#233;s aupr&#232;s de la client&#232;le d'un salon de coiffure partenaire ! Avec les adolescents qui sont indiff&#233;rents ou r&#233;fractaires aux solutions ordinaires, il faut ces projets forts et valorisants, qui leur permettent de restaurer leur propre image et de passer du statut d'assist&#233; &#224; celui d'acteur responsable. Pour eux, &#234;tre en capacit&#233; de donner est un acte valorisant qui favorise l'estime de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux pas terminer ce retour d'exp&#233;rience, sans faire r&#233;f&#233;rence &#224; ma coll&#232;gue Florence, professeure des &#233;coles aupr&#232;s de qui j'ai tant appris des us et coutumes de cette posture du p&#233;dagogue cheminant aux c&#244;t&#233;s de l'enfant : &lt;i&gt;&#171; cette t&#226;che peut sembler subalterne. Elle est pourtant essentielle. Parlent-ils ? Et que dit ce passeur &#224; celui dont il a la charge ? [&#8230;] Pas &#224; pas, l'homme introduit l'enfant dans un autre monde et l'enfant pas &#224; pas se transforme. Cette mutation accomplie au cours de la travers&#233;e est n&#233;cessaire pour que l'&#233;l&#232;ve se dirige dans la bonne direction et se consacre pleinement aux apprentissages&#8230; &#187;&lt;/i&gt;. Moi qui suis un homme &#226;g&#233;, appuy&#233; sur sa canne, je souhaite adopter cette fonction de &#171; passeur &#187; dont parlent aussi Thierry Goguel d'Allondans et Jean Fran&#231;ois Gomez (2). Educateur sp&#233;cialis&#233;, je me consid&#232;re comme h&#233;ritier, regardant dans l'aujourd'hui la r&#233;manence du pass&#233;. Et, &#224; mon tour, il me revient d'avoir &#224; transmettre, telle une cha&#238;ne dans sa trame.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Verdier-Gibello (Marie-Luce), Redynamisation cognitive, in L'enfant en mal d'apprendre, Actes du colloque organis&#233; &#224; Marseille les 24 et 25 Mai 2004 par ANTHEA, p.&#8239;16-23&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Goguel d'Allondans (T), Gomez (J.F.), Le travail social comme initiation. Anthropologies buissonni&#232;res, &#201;ditions &#233;r&#232;s, 2011, 254 p., cit. P.&#8239;228&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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