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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le trompe-l'&#339;il de la scolarisation inclusive</title>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration scolaire</dc:subject>
		<dc:subject>1262</dc:subject>

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&lt;p&gt;La rentr&#233;e scolaire 2019 a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e, par le Minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale et le secr&#233;tariat d'&#201;tat charg&#233; des personnes handicap&#233;es, comme radicalement nouvelle, voire r&#233;volutionnaire, dans la scolarisation des enfants en situation handicap, en particulier au regard de ce qui avait &#233;t&#233; fait auparavant pour l'&#233;cole inclusive. Une communication tous azimuts installait cette id&#233;e que septembre 2019 allait tout changer. Depuis lors, le discours officiel affirme avec insistance que tout va bien, et que (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1262-" rel="tag"&gt;1262&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La rentr&#233;e scolaire 2019 a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e, par le Minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale et le secr&#233;tariat d'&#201;tat charg&#233; des personnes handicap&#233;es, comme radicalement nouvelle, voire r&#233;volutionnaire, dans la scolarisation des enfants en situation handicap, en particulier au regard de ce qui avait &#233;t&#233; fait auparavant pour l'&#233;cole inclusive. Une communication tous azimuts installait cette id&#233;e que septembre 2019 allait tout changer. Depuis lors, le discours officiel affirme avec insistance que tout va bien, et que le grand service public de l'&#233;cole inclusive est en route si ce n'est en place, moyennant quelques ajustements ponctuels sur des situations insatisfaisantes issues de la mauvaise compr&#233;hension des orientations gouvernementales par le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;alit&#233; semble pourtant loin de ce discours l&#233;nifiant. &#192; quelques mois d'une rentr&#233;e qui se voulait exemplaire, on reste quelque peu dubitatif. On rel&#232;ve un v&#233;ritable hiatus dans ce que relatent la presse et surtout les r&#233;seaux sociaux. D'un c&#244;t&#233;, on a une communication gouvernementale qui se satisfait tr&#232;s massivement des bonnes conditions de rentr&#233;e des enfants en situation de handicap, en s'auto-f&#233;licitant des innovations mises en place : p&#244;les inclusifs d'accompagnement localis&#233;s (PIAL), nouvelles modalit&#233;s de fonctionnement des accompagnants des &#233;l&#232;ves en situation de handicap (AESH), d&#233;veloppement des dispositifs, etc. De l'autre c&#244;t&#233;, des enfants sans place ni &#224; l'&#233;cole, ni dans aucun dispositif d'accompagnement ou scolaris&#233;s au compte-goutte, des parents en gal&#232;re, des AESH compl&#232;tement insatisfaits de leurs conditions de service, des enseignants qui ne savent plus comment faire, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vit-on les m&#234;mes r&#233;alit&#233;s, vit-on dans le m&#234;me pays ? Dans mon d&#233;partement, la Loire-Atlantique, quelques centaines d'enfants handicap&#233;s, ayant eu une orientation de la Maison d&#233;partementale de personnes handicap&#233;es (MDPH) vers des &#233;tablissements ou des services sp&#233;cialis&#233;s (institut m&#233;dico-&#233;ducatif (IME) ou service d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#224; domicile (SESSAD) restent &#224; la porte et en attente d'accompagnement et de place. En attendant, ils sont &#224; l'&#233;cole quand ils le peuvent, sans aucun soutien ou restent &#224; la maison &#224; la garde de leurs parents. Un grand nombre d'enfants ne sont pr&#233;sents &#224; l'&#233;cole que deux heures par jour, avec ou sans pr&#233;sence d'un AESH, avec le parent qui attend dehors dans sa voiture pour le cas o&#249; il y aurait crise. Ils sont alors comptabilis&#233;s comme inclus ! Des enfants sortant d'unit&#233; localis&#233;e pour l'inclusion scolaire (ULIS) &#233;l&#233;mentaire, et devant entrer dans une ULIS coll&#232;ge, ne le peuvent pas faute de cr&#233;ation d'ULIS coll&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan national, la presse et les r&#233;seaux sociaux se font l'&#233;cho de ces nombreux dysfonctionnements et de bien d'autres, qui ne sont pas que ponctuels, mais v&#233;ritablement structurels, tant par leur nombre que par leur nature t&#233;moignant d'un sous-investissement dans ce domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non, la situation des &#233;l&#232;ves en situation de handicap n'est pas r&#233;gl&#233;e, et la transition vers l'&#233;cole inclusive se passe mal et rencontre des obstacles majeurs. Les quelques situations o&#249; des enseignants manifestent des refus injustifi&#233;s d'accueil des enfants en situation de handicap ne peuvent pas servir d'alibi aux effets d&#233;sastreux d'une politique qui restreint des moyens pour les services sp&#233;cialis&#233;s sans pour autant transf&#233;rer l'&#233;quivalent de ces moyens dans une v&#233;ritable politique inclusive. L'&#233;cole inclusive reste un principe politique et &#233;thique juste, ayant l'ambition de faire participer et partager la vie scolaire, des apprentissages &#224; la vie sociale, &#224; tous pour produire du &#171; commun &#187;, de reconnaitre &#224; tous les enfants les m&#234;mes droits tout en reconnaissant des diff&#233;rences et des singularit&#233;s. Mais cette &#233;cole devient injuste d&#232;s lors que l'absence ou l'insuffisance de moyens condamnent les &#233;l&#232;ves &#224; ne pas pouvoir y avoir une place satisfaisante pour exercer leurs r&#244;les d'enfant et d'&#233;l&#232;ve.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas pour autant croire que les acteurs (associations, parents, professionnels) qui d&#233;plorent aujourd'hui ces listes d'attente en &#233;tablissements ou services sp&#233;cialis&#233;s, et en cons&#233;quence revendiquent l'augmentation du nombre de places sp&#233;cialis&#233;es, se positionnent comme de fervents d&#233;fenseurs d'anciens mod&#232;les de &#171; prise en charge &#187;. Mais ils peuvent consid&#233;rer qu'en l'&#233;tat actuel des choses, l'&#233;cole ne met pas en place convenablement les moyens d'accueillir ces &#233;l&#232;ves : manque d'Unit&#233;s d'enseignement externalis&#233;es et difficult&#233; &#224; les mettre en place de mani&#232;re satisfaisante ; classes surcharg&#233;es qui font obstacle &#224; la pr&#233;sence d'enfants en situation de handicap ; formations au rabais (voire absence de formation) qui servent de pr&#233;texte &#224; ne pas accueillir ou &#224; ne rien faire avec un &#233;l&#232;ve en situation de handicap ; conditions de travail d&#233;grad&#233;es pour de nombreux AESH (m&#234;me si leur statut a &#233;t&#233; quelque peu am&#233;lior&#233;) ; demandes de parents ignor&#233;es (malgr&#233; le num&#233;ro de t&#233;l&#233;phone miracle de r&#233;ception de dysfonctionnement de la scolarisation), etc&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut comprendre que dans ces conditions de risque pour leur enfant, de nombreuses familles se m&#233;fient de l'inclusion, et choisissent, malgr&#233; elles et en contradiction avec leurs convictions et leurs souhaits, des orientations vers des dispositifs m&#233;dico-sociaux, qui sont parfois aujourd'hui les seuls garants d'une scolarisation satisfaisante. L'inclusion par d&#233;faut, lorsque l'enfant est mis dans une classe, parce qu'il n'y a pas de place dans l'&#233;tablissement sp&#233;cialis&#233;, est une situation de maltraitance d'enfant laiss&#233; sans &#233;ducation : dans ces conditions, l'&#233;cole est v&#233;ritablement maltraitante. Et pourtant, il y a une certaine honte &#224; signaler que des jeunes attendent aux portes des &#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s et &#224; r&#233;clamer des cr&#233;ations de places, tant le mod&#232;le inclusif constitue aujourd'hui le seul paradigme pensable. Pas seulement par un effet de mode, mais parce que les repr&#233;sentations ont &#233;volu&#233; et que se sont affirm&#233;s de mani&#232;re claire les droits des personnes handicap&#233;es &#224; participer aux diff&#233;rents aspects de la vie de tous. Mais ce paradigme, &#233;thiquement le plus juste et le plus ad&#233;quat, ne r&#233;pond malheureusement pas &#224; des conditions minimales satisfaisantes d'accueil et de scolarisation des &#233;l&#232;ves en situation de handicap. L'&#233;cole est loin d'&#234;tre inclusive, et faute d'un minimum vital de scolarisation satisfaisante, ce sont les institutions sp&#233;cialis&#233;es qui constituent, comme par d&#233;faut et comme auparavant, des solutions transitoires pour certains &#233;l&#232;ves, en attendant des conditions meilleures dans l'organisation de l'&#233;cole. Se satisfaire &#224; bon compte de la situation actuelle, c'est aussi s'aveugler sur des r&#233;ponses et des changements n&#233;cessaires &#224; une &#233;cole v&#233;ritablement inclusive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Contact : jyleca@gmail.com&lt;br class='autobr' /&gt;
Blog : &lt;a href=&#034;https://jeanyveslecapitaine.blogspot.com/&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://jeanyveslecapitaine.blogspot.com/&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le jeu comme m&#233;diateur en protection de l'enfance</title>
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		<dc:date>2019-11-26T10:13:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
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&lt;p&gt;Un jeu de plateau est n&#233; en 2016 de la rencontre entre deux professionnelles en service d'action &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) &#224; la recherche d'un support favorisant l'expression des &#233;motions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre constat de d&#233;part &#233;tait simple : les &#233;motions sont omnipr&#233;sentes, utiles, mais parfois encombrantes, source d'incompr&#233;hension tant avec soi-m&#234;me qu'avec les autres, et peuvent aboutir &#224; des situations dysfonctionnelles. Apr&#232;s avoir utilis&#233; lors de nos entretiens familiaux de nombreux supports d&#233;j&#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1262-" rel="tag"&gt;1262&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un jeu de plateau est n&#233; en 2016 de la rencontre entre deux professionnelles en service d'action &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) &#224; la recherche d'un support favorisant l'expression des &#233;motions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Notre constat de d&#233;part &#233;tait simple : les &#233;motions sont omnipr&#233;sentes, utiles, mais parfois encombrantes, source d'incompr&#233;hension tant avec soi-m&#234;me qu'avec les autres, et peuvent aboutir &#224; des situations dysfonctionnelles. Apr&#232;s avoir utilis&#233; lors de nos entretiens familiaux de nombreux supports d&#233;j&#224; existants, comme, par exemple, les figurines du film des studios Pixar &lt;i&gt;Vice Versa&lt;/i&gt;, nous avons eu l'envie de cr&#233;er notre propre outil. Ainsi, &#233;tant deux ferventes joueuses dans la vie de tous les jours, nous sommes parties de l'id&#233;e d'un jeu de plateau, o&#249; il serait possible d'avancer son pion au gr&#233; de nos souvenirs personnels ou interpersonnels. Vint alors le moment de la confection du prototype : &#224; nous les bouts de cartons, la p&#226;te Fimo, le papier Canson, les ciseaux,&#8239;etc. ! Puis, avec l'aide d'un infographiste membre du conseil d'administration de notre association, nous avons rendu notre jeu plus pr&#233;sentable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet outil, soutenu par le service d'action m&#233;dico-&#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) de l'ADSEA 17 LP de Charente-Maritime, a &#233;t&#233; exp&#233;riment&#233; aupr&#232;s d'une trentaine de familles, puis de deux groupes d'adolescents au sein d'une maison d'enfants &#224; caract&#232;re social (Mecs). Les retours par le biais de questionnaires anonymes ont &#233;t&#233; particuli&#232;rement positifs. En novembre 2018, nous avons eu l'opportunit&#233; de pr&#233;senter notre jeu &#224; un colloque professionnel organis&#233; par le th&#233;rapeute familial &#201;ric Trappeniers &#224; Lille portant sur le th&#232;me des &#233;motions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2230 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH364/screenshot_33-b6f4d.png?1693464302' width='500' height='364' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme son nom &lt;i&gt;Syst&#233;mo&lt;/i&gt; l'indique, notre jeu vise &#224; aborder la question des &#233;motions au sein du syst&#232;me relationnel familial ou groupal. Il est donc avant tout coop&#233;ratif. Tout le groupe, repr&#233;sent&#233; par un pion Arbre, joue ensemble contre l'adversaire, un pion Robot, symbole du vide &#233;motionnel. Ces deux pions se d&#233;placent sur un plateau &#224; la mani&#232;re du jeu de l'Oie, compos&#233; de trente-cinq cases, cinq d'entre elles &#233;tant d&#233;di&#233;es au Robot, les trente autres r&#233;parties selon diff&#233;rentes couleurs symbolisant une &#233;motion : rouge pour la col&#232;re, jaune pour la joie, gris pour la tristesse, bleu pour la peur et vert pour la fiert&#233;. Le but du jeu est de parvenir &#224; la case Arriv&#233;e avant le Robot. Pour cela, les uns apr&#232;s les autres, les joueurs lancent un d&#233; &#224; six faces, dont cinq repr&#233;sentent les couleurs &#171; &#233;motion &#187; et la sixi&#232;me le robot. Si le d&#233; tombe sur une face &#171; &#233;motion &#187;, le joueur &#233;voque un souvenir ou une anecdote s'y rapportant. Le reste du groupe peut lui venir en aide si l'inspiration lui fait d&#233;faut. L'avantage avec les &#233;motions, c'est qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise r&#233;ponse, ainsi, si ce qui est &#233;voqu&#233; est coll&#233;gialement consid&#233;r&#233; comme en lien avec le th&#232;me r&#233;v&#233;l&#233; par le d&#233;, le pion Arbre avance alors sur la case du plateau de la couleur correspondante. Si le d&#233; tombe sur la face Robot, c'est le pion Robot qui est d&#233;plac&#233; sur la case Robot du plateau, et ainsi de suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre m&#233;diateur ludique repose sur trois postulats de d&#233;part. Le premier d'entre eux affirme que toutes les &#233;motions sont utiles pour avancer dans la vie&#8230; Il existe une multitude d'&#233;motions diff&#233;rentes &#224; l'int&#233;rieur de nous. Dans notre jeu nous avons fait le choix d'en garder cinq, &#224; savoir la joie, la col&#232;re, la tristesse, la fiert&#233; et la peur. Chacune, &#224; sa mani&#232;re, est utile &#224; l'individu. Ainsi, la joie tout comme la fiert&#233; se r&#233;v&#232;lent de puissants vecteurs d'&#233;panouissement, de cr&#233;ation et de lien social . La tristesse apprend &#224; &#233;viter les situations qui la provoquent, permet de se retirer de l'action et de r&#233;fl&#233;chir &#224; d'autres possibilit&#233;s. La peur am&#232;ne l'individu &#224; se prot&#233;ger des dangers et la col&#232;re fournit l'&#233;nergie n&#233;cessaire pour atteindre un objectif, se d&#233;fendre ou lutter contre une injustice. Parfois, les &#233;motions agissent de fa&#231;on contreproductive en participant aux dysfonctionnements. Ainsi, la recherche de plaisir ou la col&#232;re peut amener l'individu &#224; commettre des actes d&#233;plor&#233;s par la suite comme dans le cas des addictions, des conduites &#224; risque, ou des comportements agressifs/impulsifs. Des sentiments de fiert&#233; excessifs ou mal r&#233;gul&#233;s peuvent donner naissance &#224; des troubles narcissiques importants. Alors que la tristesse ou la peur emp&#234;chent, par des m&#233;canismes de renoncement ou d'&#233;vitement, la r&#233;alisation d'actions qui seraient b&#233;n&#233;fiques pour l'individu, retrouv&#233;s dans les troubles d&#233;pressifs ou anxieux. Conclusion, en s'int&#233;ressant &#224; ses &#233;motions, il est possible pour la personne de modifier certains de ses comportements et recourir &#224; des solutions plus efficientes pour r&#233;soudre son probl&#232;me !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2231 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH490/screenshot_34-d7b20.png?1693464302' width='500' height='490' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Second postulat : tout au long de notre vie, nous pouvons d&#233;velopper nos comp&#233;tences &#233;motionnelles&#8230; Au d&#233;part, submerg&#233; par ses &#233;motions, le nourrisson, puis l'enfant apprendra progressivement, avec l'aide de l'adulte, &#224; les identifier, les comprendre, les exprimer, les r&#233;guler et les utiliser efficacement (1). Lorsque ce travail n'est pas fait dans la petite enfance, il peut &#233;videmment se faire plus tard, &#224; l'&#226;ge adulte, mais bien souvent avec de l'aide. Ce jeu a &#233;t&#233; pens&#233; pour permettre de faire travailler le syst&#232;me familial ou groupal sur les comp&#233;tences &#233;motionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me postulat : interagir autour des &#233;motions facilite la compr&#233;hension de soi et des autres&#8230; et donc le mieux-vivre ensemble. Notre outil permet de mettre au travail un double mouvement : introspectif et intersubjectif. D'une part, nos &#233;motions nous renseignent sur l'&#233;tat de satisfaction de nos besoins. Ainsi, la prise de conscience de cette insatisfaction nous permet de rem&#233;dier &#224; ce manque ou d'apprendre &#224; mieux l'accueillir, le supporter et l'accepter. D'autre part, percevoir les &#233;motions des autres nous am&#232;ne &#224; mieux comprendre leurs besoins et &#224; ajuster nos r&#233;ponses en cons&#233;quence. En effet, &#233;couter les &#233;motions des autres, ce qui les a provoqu&#233;es et comment elles se sont exprim&#233;es, peut constituer des informations nouvelles et ainsi cr&#233;er la surprise, l'empathie, la compr&#233;hension de l'autre au travers de nouvelles dimensions. De ce fait, notre jeu devient un levier de changement interrelationnel destin&#233; &#224; apaiser, voire &#224; r&#233;soudre certains conflits op&#233;rationnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Daniel Goleman, 1995&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Comment garantir l'autonomie d'action face &#224; la protocolisation ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1262-Comment-garantir-l-autonomie-d-action-face-a-la-protocolisation</link>
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		<dc:date>2019-11-26T10:12:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1262</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La pratique professionnelle est d'autant plus fertile qu'elle est valoris&#233;e et l&#233;gitim&#233;e dans sa capacit&#233; &#224; interagir face &#224; l'impr&#233;visible, &#224; l'inattendu et &#224; l'instantan&#233;. La multiplication des r&#233;f&#233;rentiels, des proc&#233;dures et des recommandations ne risque-t-elle pas d'agir comme un &#233;teignoir ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Jean-Luc Boero, chef de service &#224; l'Aide sociale &#224; l'enfance &lt;br class='autobr' /&gt;
La pens&#233;e gestionnaire h&#233;g&#233;monique, diffus&#233;e par l'id&#233;ologie manag&#233;riale qui envahit le secteur social et m&#233;dico-social, conduit &#224; pl&#233;thore de protocoles (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La pratique professionnelle est d'autant plus fertile qu'elle est valoris&#233;e et l&#233;gitim&#233;e dans sa capacit&#233; &#224; interagir face &#224; l'impr&#233;visible, &#224; l'inattendu et &#224; l'instantan&#233;. La multiplication des r&#233;f&#233;rentiels, des proc&#233;dures et des recommandations ne risque-t-elle pas d'agir comme un &#233;teignoir ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Jean-Luc Boero, chef de service &#224; l'Aide sociale &#224; l'enfance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La pens&#233;e gestionnaire h&#233;g&#233;monique, diffus&#233;e par l'id&#233;ologie manag&#233;riale qui envahit le secteur social et m&#233;dico-social, conduit &#224; pl&#233;thore de protocoles qui disent peu de la relation d'aide, de l'obligation relationnelle, de l'engagement, de la libert&#233; de ton propres au travail social. Si l'on rajoute leur diffusion souvent peu p&#233;dagogique et variable et l'absence d'&#233;valuation des r&#233;sultats qu'ils sont cens&#233;s produire, comme l'am&#233;lioration des articulations, on ne peut parfois que constater l'inefficience de cette protocolisation envahissante. Des protocoles mal diffus&#233;s, peu assimil&#233;s par les &#233;quipes et d&#233;veloppant soit une g&#233;n&#233;ralisation, soit des proc&#233;dures tatillonnes, peuvent conduire &#224; des postures tranch&#233;es peu en rapport avec la n&#233;cessaire souplesse, &#224; l'adaptabilit&#233; et la cr&#233;ativit&#233; de nos secteurs. Leur int&#233;gration mal dig&#233;r&#233;e peut provoquer des attitudes de crainte et de repli renfor&#231;ant une forme de standardisation du travail social. Le trop-plein de gestion conduit &#224; l'&#233;clatement des collectifs de travail, &#224; l'&#233;miettement, &#224; la perte de sens et &#224; une profusion de pratiques normatives. Pourtant, le travail social a toujours &#233;t&#233; producteur d'interactions, de combinaisons nombreuses, multidisciplinaires et multi-institutionnelles. Et nos organisations ont un savoir-faire &#233;prouv&#233; du lien &#224; l'autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rimentation de la constitution de protocoles et r&#233;f&#233;rentiels interinstitutionnels visant la bonne articulation et le z&#233;ro d&#233;faut montre parfois l'inverse, &#224; savoir une forme de concurrence, un renforcement des cultures institutionnelles d&#233;fensives, un regard n&#233;gatif de l'autre institution contraire &#224; la coop&#233;ration n&#233;cessaire et si difficile parfois &#224; maintenir dans nos domaines d'activit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bref, l'exc&#232;s de protocolisation n'entra&#238;ne pas une am&#233;lioration des synergies, des interactions au service de la clinique de l'action et des besoins des usagers. Parce que trop souvent les protocoles ne prennent pas en compte les charges de travail, celui v&#233;cu dans le r&#233;el, l'urgence, les al&#233;as quotidiens et l'intensification de notre action. Ils peuvent venir mettre au pilori l'intelligence et l'art du travailleur social, ainsi que la r&#233;alit&#233; de l'accompagnement effectu&#233;. Ce sont des productions manag&#233;riales hors-sol. Pourtant, le travail r&#233;flexif ainsi que la production d'une pens&#233;e organis&#233;e, d'une saine gestion de nos organisations et d'une mod&#233;lisation de nos interventions sont n&#233;cessaires s'ils s'appuient sur l'expertise terrain, s'ils prennent en compte les al&#233;as de la relation et l'indicible de la rencontre avec l'usager, s'ils n'&#233;vacuent pas la charge de travail, s'ils int&#232;grent tant la question de la formation que de la supervision inter&#233;quipes et du sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Travailler trop souvent en mode d&#233;grad&#233; avec des protocoles inapplicables renforce le sentiment d'un travail mal fait. M&#233;fions-nous de ceux qui ne prennent pas suffisamment en compte la complexit&#233; de notre environnement professionnel. Ne r&#233;duisons pas le professionnel et l'usager &#224; une rencontre sans subjectivit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Produire des protocoles qui ne visent qu'&#224; r&#233;pondre aux imp&#233;ratifs de l'id&#233;ologie manag&#233;riale renforce l'&#233;cart entre le travail prescrit et le travail r&#233;el. Ils ne participent qu'&#224; un discr&#233;dit de la rationalisation. Mettre en mouvement nos organisations pour produire une action concert&#233;e qui prenne sens dans un environnement complexe et en mouvance en favorisant l'ing&#233;niosit&#233; et la cr&#233;ativit&#233; des professionnels doit &#234;tre au c&#339;ur de la production de nos r&#233;f&#233;rentiels et protocoles. Oui &#224; des protocoles facilitant l'action partag&#233;e, non &#224; une protocolisation renfor&#231;ant la d&#233;gradation de nos secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2225 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH628/screenshot_28-abbe7.png?1693464303' width='500' height='628' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Xavier Bouchereau, chef de service en Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La raison humaine est bien &#233;trange. Comme le disait Einstein : &lt;i&gt;&#171; Nous avons &#233;t&#233; dot&#233;s de ce qu'il faut d'intelligence pour nous rendre compte &#224; quel point celle-ci est inappropri&#233;e pour faire face &#224; l'existence. &#187;&lt;/i&gt; Il est vrai que cette intelligence nous pousse irr&#233;sistiblement &#224; comprendre ce qui nous entoure, &#224; d&#233;passer les fronti&#232;res de notre environnement, mais aussi, et c'est l&#224; toute son &#233;tranget&#233;, &#224; r&#233;duire tout ce qu'elle parvient &#224; saisir, &#224; cadenasser ce qu'elle craint de ne plus maitriser, &#224; poser des fronti&#232;res d&#232;s lors que l'espace l'enivre. De sorte qu'inlassablement elle enferme tout ce qu'elle d&#233;couvre. Notre ouverture d'esprit n'a d'&#233;gal que son &#233;troitesse. Le travail social n'&#233;chappe &#233;videmment pas &#224; ce principe d'humanit&#233;. Notre volont&#233; d'aller &#224; la rencontre des plus fragiles nous a permis de construire des dispositifs d'aide innovants, de cr&#233;er les conditions de la rencontre, d'oser des pratiques insoup&#231;onn&#233;es. Notre secteur regorge de ces petites et grandes exp&#233;riences humaines toutes uniques. Mais cette ouverture a un prix, celui de la rationalit&#233; sans mesure, o&#249;, au nom de cet autre que nous pr&#233;tendons aider, les institutions sont d&#233;sormais tent&#233;es d'appliquer une vision &#171; scientifique &#187; du travail avec ses protocoles, ses proc&#233;dures, ses process, ses standards, ses normes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos pratiques, qui &#233;taient un immense territoire &#224; explorer, deviennent une terre aride, un lieu aux fronti&#232;res lisibles, aux comportements pr&#233;visibles et engonc&#233;s. La curiosit&#233; laisserait-t-elle bient&#244;t place &#224; la frilosit&#233; ? Sommes-nous, apr&#232;s des d&#233;cennies d'&#233;lan cr&#233;ateur, arriv&#233;s au moment de bascule o&#249; devant l'inconnu qui se d&#233;voile, devant la complexit&#233; qui s'intensifie, la pratique se r&#233;tracte ? En r&#233;alit&#233;, une g&#233;n&#233;alogie des proc&#233;dures nous ram&#232;ne presque toujours &#224; ce point d'angoisse o&#249; l'institution craint pour sa coh&#233;sion. Face &#224; la libert&#233; cr&#233;atrice des sujets, face &#224; un environnent en mutation, elle fr&#233;mit et se cherche des rep&#232;res, son organisation se crispe comme par r&#233;flexe. Et, &#224; la diversit&#233; des points de vue, elle substitue la conformit&#233; des pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les proc&#233;dures, comme les protocoles, sont le signe d'une rationalit&#233; teint&#233;e d'angoisse, si en v&#233;rit&#233; elles sont tr&#232;s souvent le sympt&#244;me d'institutions fragilis&#233;es qui s'abandonnent &#224; l'illusion de maitrise, elles n'en sont pas pour autant toutes inutiles par essence. Comme en toutes choses, la mesure est de mise et les bannir par principe serait tout aussi contestable que leur confier sans retenue l'&#233;tendue de nos pratiques. Car une proc&#233;dure, prise pour ce qu'elle doit &#234;tre, c'est-&#224;-dire un moyen parmi d'autres d'organiser l'action, peut s'av&#233;rer pertinente. Elle peut devenir un guide, si elle permet &#224; la pens&#233;e de se d&#233;lester du superficiel pour mieux investir l'essentiel. Encore faut-il que nos institutions laissent la pens&#233;e investir l'essentiel en multipliant les espaces de cr&#233;ativit&#233; et de responsabilit&#233; de ses professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, la proc&#233;dure n'est pas un probl&#232;me en soi, c'est le r&#244;le central qu'on lui fait jouer dans les pratiques qui devient probl&#233;matique, c'est son inflation qui interroge, c'est son recours syst&#233;matique qui interpelle, c'est sa fascination pour l'automaticit&#233; qui inqui&#232;te. Pour r&#233;pondre aux nouveaux d&#233;fis qui s'annoncent, le travail social doit plus que jamais pouvoir compter sur l'intelligence et l'engagement de ses professionnels, il doit les encourager, or une proc&#233;dure ne s'engagera jamais, elle ne pense pas !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les d&#233;rives du management dans l'action sociale</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Direction</dc:subject>
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&lt;p&gt;La France est depuis longtemps championne du monde pour appliquer les programmes innovants d'outre-Atlantique&#8230; avec un d&#233;calage d'au moins une d&#233;cennie. Le management ne fait pas exception &#224; la r&#232;gle. Apr&#232;s-guerre, les Am&#233;ricains avaient &#233;mis de s&#233;rieux doutes sur sa capacit&#233; &#224; se reconstruire au vu de l'archa&#239;sme patriarcal des repr&#233;sentants du patronat fran&#231;ais. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cela a tr&#232;s peu boug&#233; depuis. &#192; la pi&#232;tre comp&#233;tence manag&#233;riale initiale se rajoute la p&#233;nurie de cadres qui se sont frott&#233;s &#224; la dynamique (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La France est depuis longtemps championne du monde pour appliquer les programmes innovants d'outre-Atlantique&#8230; avec un d&#233;calage d'au moins une d&#233;cennie. Le management ne fait pas exception &#224; la r&#232;gle. Apr&#232;s-guerre, les Am&#233;ricains avaient &#233;mis de s&#233;rieux doutes sur sa capacit&#233; &#224; se reconstruire au vu de l'archa&#239;sme patriarcal des repr&#233;sentants du patronat fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a tr&#232;s peu boug&#233; depuis. &#192; la pi&#232;tre comp&#233;tence manag&#233;riale initiale se rajoute la p&#233;nurie de cadres qui se sont frott&#233;s &#224; la dynamique participative bienveillante en vigueur outre-Rhin, &#224; la prise en compte de la sant&#233; au travail au Qu&#233;bec ou &#224; la hi&#233;rarchie horizontale am&#233;ricaine. Aux &#201;tats-Unis, tout le monde peut apprendre de tout le monde, l'enrichissement mutuel &#233;tant consid&#233;r&#233; comme une force. Il est habituel et accept&#233; qu'un salari&#233; conseille son N +&#8239;1 sur un aspect de sa pratique. En France, on aime donner les pleins pouvoirs ou l'illusion de pleins pouvoirs &#224; des managers se vivant omnipotents. Outre-Atlantique, la coop&#233;ration, concertation et co-construction sont de mise. Dans l'Hexagone, si le travail social veut les appliquer aux usagers dans l'&#233;laboration du projet personnalis&#233;, les &#233;quipes continuent &#224; &#234;tre manag&#233;es dans une verticalit&#233; assum&#233;e. Une fontaine de distribution d'eau, une cafeti&#232;re &#224; capsules et un coin fauteuil avec de vieux magazines o&#249; personne n'ose se mettre en pause, de peur d'&#234;tre tax&#233; de fumiste, symbolisent une pseudo horizontalit&#233; habill&#233;e de qualit&#233; de vie au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Lib&#233;ralisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que priorisent nos voisins am&#233;ricains, ce ne sont pas les ego &#224; satisfaire, mais les objectifs &#224; atteindre. Bien s&#251;r, leur d&#233;rive, et pas des moindres, c'est l'effacement des relations humaines entre des salari&#233;s qui pensent avant tout &#224; leur boulot, vivant en symbiose avec leur entreprise. Il y a peu d'entraide et la pr&#233;occupation principale reste l'&#233;volution et la r&#233;ussite personnelle. C'est cet individualisme forcen&#233; qui a d&#233;j&#224; commenc&#233; &#224; s'importer chez nous, et cela ne peut rien donner de bon &#224; long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui importe aux travailleurs sociaux, psychologues, infirmiers que l'on recrute, c'est le sens qu'ils peuvent donner &#224; leurs missions, leurs exp&#233;riences, leurs perspectives d'&#233;volution, leur bien-&#234;tre. Ils ont des attentes pr&#233;cises et plus &#171; autocentr&#233;es &#187; qu'auparavant et leur engagement ainsi que leur motivation en d&#233;pendent. Ils adoptent de plus en plus un comportement de type &#171; consommateur &#187;, se montrant exigeants et critiques et attendant d'&#234;tre trait&#233;s individuellement. Ils sont influenc&#233;s par le mod&#232;le du citoyen, auto-entrepreneur de lui-m&#234;me, fixant ses tarifs et fournissant sa prestation comme il lui conviendrait, ind&#233;pendamment d'une logique associative ou d'entreprise int&#233;grant des missions, un r&#244;le et des objectifs. Il n'est pas question de g&#233;n&#233;ration Y ou Z, mais plut&#244;t d'une &#233;volution des mentalit&#233;s des jeunes entrant sur le march&#233; du travail qui n'ont pas choisi de devenir &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; par motivation intrins&#232;que (pour ne pas dire vocation ou altruisme), mais bien parce que le m&#233;tier conna&#238;t peu le ch&#244;mage et pr&#233;sente des contours vari&#233;s et multiformes propices au zapping professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2226 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH711/screenshot_29-f39b6.png?1693464303' width='500' height='711' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mod&#232;le associatif lui-m&#234;me montre la voie &#224; une certaine &#171; lib&#233;ralisation des m&#339;urs &#187;. Telle association r&#233;put&#233;e du Sud-Ouest, propri&#233;taire de nombreux biens immobiliers et poss&#233;dant 10&#8239;% du capital d'une entreprise du top 10 mondial, paie des sommes astronomiques &#224; des avocats r&#233;put&#233;s pour d&#233;bouter les salari&#233;s au conseil de Prud'hommes. Telle autre encore, dont le pr&#233;sident dirige un grand groupe du CAC 40, met en &#339;uvre des pratiques de management des cadres avec des intervenants anglo-saxons recycl&#233;s. Ces animateurs du World-Caf&#233; usent de b&#226;tons de parole lors de &#171; speed meetings &#187;, dont la vocation est de faire &#339;uvre de &#171; team building &#187;, en extrayant en peu de temps les avis de cent vingt cadres associatifs r&#233;unis en &#171; codir &#187; dans un haut lieu de l'intelligentsia parisienne. Pour, ensuite, mettre en place de nouveaux reportings et tableaux d'indicateurs, enlevant encore un peu plus de libert&#233; d'action &#224; des cadres de moins en moins responsabilis&#233;s et de plus en plus pressuris&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que peut-on attendre de ces outils pseudo-collaboratifs passablement infantilisants et aussi app&#233;tents qu'une d&#233;coction de tabac qui s'infiltrent durablement dans notre secteur ? Surtout quand on sait que cela fait dix ans au moins que les pays cr&#233;ateurs les ont abandonn&#233;s du fait de leur inefficacit&#233; &#224; mobiliser les salari&#233;s et de leur propension au contraire &#224; faire fuir les plus comp&#233;tents ! L'importation des m&#233;thodes d&#233;su&#232;tes d'un patronat archa&#239;que et psychorigide vers la gouvernance des associations est en marche depuis un certain nombre d'ann&#233;es. Avec, comme cons&#233;quences principales, son lot d'inaptes au travail burn-out&#233;s, us&#233;s jusqu'&#224; la moelle dans un engagement &#171; personnel &#187; de cinquante heures par semaine minimum, survaloris&#233; au lieu d'&#234;tre questionn&#233; comme probl&#233;matique en tant que surtravail et pr&#233;sent&#233;isme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un autre management est possible&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis toujours &#233;tonn&#233; que la formation Caferuis ou CAFDES parle si peu de la violence d'un management indiff&#233;rent, refusant tout feedback positif &#224; l'&#233;gard de ses &#233;quipiers, de peur de passer pour un faible et ignorant cette approche s'exer&#231;ant par la gentillesse et la bienveillance qui place des valeurs comme l'amour d'autrui, le respect et la tol&#233;rance au centre des relations professionnelles. Peut-on l'appeler management durable en ceci qu'il pr&#233;serve les ressources humaines ? Doit-on le nommer management d&#233;croissant car la dimension de l'ego est &#233;vacu&#233;e au profit de l'int&#233;r&#234;t collectif ? Ce mod&#232;le, que Eva K. Rebane-Kirstensen (1) qualifie de postmoderne ou du futur, essaye de d&#233;manteler la pyramide hi&#233;rarchique et de sortir de la pression &#233;touffante qu'imposent la domination et le contr&#244;le. Elle propose aux futurs dirigeants de se d&#233;partir de leurs propres peurs, de se montrer humbles, d'accepter leurs propres limites afin de &lt;i&gt;&#171; redonner aux salari&#233;s la possibilit&#233; de respirer librement &#187;&lt;/i&gt;. Ce qui distingue la philosophie des entreprises lib&#233;r&#233;es, dit-elle encore, c'est la pr&#233;sence de l'amour dans son acception humanisante &#171; une puissance qui inspire sans &#233;craser &#187;. Un v&#233;ritable saut quantique, au sein m&#234;me du mod&#232;le entrepreneurial, qui passe par la remise en question pr&#233;alable des cadres dans leur rapport &#224; la libert&#233;, &#224; la confiance et &#224; l'amour d'autrui. L'&#233;galit&#233; intrins&#232;que entre les individus est alors respect&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'organisation du travail, jusque-l&#224; dirig&#233;e et contr&#244;l&#233;e par le haut, laisse la place &#224; une autonomie grandissante des &#233;quipes, &#224; la responsabilisation graduelle de toutes et tous et au bien-vivre de chaque salari&#233;. Il y a l&#224; un enjeu de sant&#233; publique, les effets d&#233;vastateurs du stress, des d&#233;pressions et des burn-out le prouvent. C'est l'&#233;mergence de ce leadership sans ego, qui commence &#224; apparaitre fort heureusement dans nos secteurs, qu'il serait bon de soutenir au plus haut niveau par des s&#233;minaires cadres et des modules sp&#233;cifiques int&#233;gr&#233;s aux centres de formation. Le secteur associatif a toujours su innover. Si rien ne l'oblige &#224; un suivisme destructeur, tout devrait au contraire le pousser &#224; cette lib&#233;ration cr&#233;atrice de l'humain au service de l'humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Cabinet CML Concordance.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Travail social en caf &#8226; Un &#238;lot pr&#233;serv&#233; ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1262-Travail-social-en-caf-o-Un-ilot-preserve</link>
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		<dc:date>2019-11-26T09:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1262</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les caisses d'allocations familiales font souvent parler d'elles &#224; travers les gr&#232;ves et difficult&#233;s qui affectent la gestion des prestations. Dans ce contexte, leurs travailleurs sociaux ont-ils les moyens d'assurer leur mission ou sont-ils les t&#233;moins impuissants des dysfonctionnements administratifs ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Aube, Gironde, Bouches-du-Rh&#244;ne, Finist&#232;re&#8230; la liste des Caf qui ont fait gr&#232;ve ces derniers mois ne cesse de s'allonger. Les agents du service des prestations protestent contre la d&#233;gradation de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1262-" rel="tag"&gt;1262&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les caisses d'allocations familiales font souvent parler d'elles &#224; travers les gr&#232;ves et difficult&#233;s qui affectent la gestion des prestations. Dans ce contexte, leurs travailleurs sociaux ont-ils les moyens d'assurer leur mission ou sont-ils les t&#233;moins impuissants des dysfonctionnements administratifs ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aube, Gironde, Bouches-du-Rh&#244;ne, Finist&#232;re&#8230; la liste des Caf qui ont fait gr&#232;ve ces derniers mois ne cesse de s'allonger. Les agents du service des prestations protestent contre la d&#233;gradation de leurs conditions de travail, due &#224; des suppressions de postes massives dans la branche. Les retards dans le traitement des prestations s'accumulent. Pour exemple, &#224; la mi-octobre, la caisse du Haut-Rhin avait quatre mois de retard dans le traitement des demandes, selon les dires m&#234;me de son pr&#233;sident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et qu'en est-il des travailleurs sociaux des Caf ? Sont-ils log&#233;s &#224; la m&#234;me enseigne ? Rappelons d'abord que ces derniers n'ont jamais eu les m&#234;mes missions que les techniciens charg&#233;s des prestations. Les travailleurs sociaux participent de la politique d'action sociale de la branche famille, qui comprend le financement de cr&#232;ches et une offre d'accompagnement social. &lt;i&gt;&#171; La mission des travailleurs sociaux a longtemps &#233;t&#233; d&#233;finie localement, en fonction des priorit&#233;s de chaque caisse, mais depuis 2009 le travail social est encadr&#233; par des directives nationales, et les initiatives locales sont marginalis&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, explique Jacques Rimeize, administrateur FO &#224; la Caisse nationale d'allocations familiales (Cnaf) et pr&#233;sident de la Caisse du Haut-Rhin. Le &#171; socle national de travail social &#187; d&#233;finit le public cible et l'offre standard &#224; d&#233;ployer par toutes les Caf. Cette offre d'accompagnement social, adoss&#233;e aux prestations, est fl&#233;ch&#233;e sur certains allocataires, rep&#233;r&#233;s &#224; partir d'&#233;v&#233;nements cibles : un impay&#233; de loyer, une s&#233;paration, le d&#233;c&#232;s d'un conjoint ou d'un enfant, ou une situation d'isolement avec enfant de moins de trois ans (RSA major&#233;). &lt;i&gt;&#171; Les familles ayant d&#233;clar&#233; un de ces &#233;v&#233;nements sont contact&#233;es directement par les travailleurs sociaux&lt;/i&gt;, explique Carole Vezard, conseill&#232;re en politique sociale et familiale &#224; la Cnaf, &lt;i&gt;le but est d'&#234;tre dans une d&#233;marche de pr&#233;vention, de ne pas attendre que les allocataires nous sollicitent &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autonomie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le suivi s'organise ensuite selon des modalit&#233;s tr&#232;s souples : entretiens pr&#233;sentiels, t&#233;l&#233;phoniques, ou visites &#224; domicile, toujours sur la base du volontariat de la personne accompagn&#233;e. &#192; la Caf du Maine-et-Loire, le service social est pr&#233;sent dans 50 lieux de permanence, en relais-mairie, centre sociaux, maisons des services au public (MSAP). H&#233;l&#232;ne Poirier tient quatre permanences par semaine o&#249; elle re&#231;oit sur rendez-vous. Elle effectue souvent des visites &#224; domicile, notamment avec les familles endeuill&#233;es : &lt;i&gt;&#171; Parfois, un ou deux entretiens peuvent suffire &#224; informer et conseiller un allocataire, mais souvent les situations sont complexes et n&#233;cessitent un accompagnement global. Nous avons de l'autonomie, une libert&#233; dans l'exercice de nos missions, notre travail est reconnu et depuis deux ans tous les travailleurs sociaux de la Caf 49 b&#233;n&#233;ficient d'une analyse des pratiques. &#187;&lt;/i&gt; Une cons&#339;ur de la Caf de Paris la rejoint sur ce constat : &lt;i&gt;&#171; Nous ne sommes pas limit&#233;s dans la dur&#233;e des entretiens, les suivis peuvent durer deux ans s'il le faut, pour travailler un projet avec la personne, c'est un vrai confort de travail &#187;&lt;/i&gt;, estime Fatima Belarouci, qui a 30 &#224; 40 personnes en file active.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2227 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L495xH334/screenshot_30-f3ac0.png?1693464303' width='495' height='334' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce tableau idyllique est-il vraiment repr&#233;sentatif ? Pas tout &#224; fait. &lt;i&gt;&#171; La place du travail social et les moyens associ&#233;s varient beaucoup d'une Caf &#224; l'autre, ils sont &#224; la discr&#233;tion du directeur et tr&#232;s li&#233;s au poids de l'histoire : une dizaine de caisses ne comptent plus aucun travailleur social, alors que d'autres en emploient plus de 40 &#187;&lt;/i&gt;, explique Jacques Rimeize.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et m&#234;me lorsque le service est bien dot&#233;, &#231;a ne fait pas tout, si l'on en croit C&#233;cile (1), une assistante sociale tr&#232;s critique sur sa mission : &lt;i&gt;&#171; Certes je n'ai que 25 personnes en suivi, donc je pourrais m'estimer privil&#233;gi&#233;e, mais c'est la cons&#233;quence d'une politique qui nous &#233;loigne du terrain : les allocataires contact&#233;s par courrier-type r&#233;pondent peu, et la direction a ferm&#233; les permanences de proximit&#233; o&#249; le public pouvait nous rencontrer &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore la professionnelle, qui pr&#233;f&#232;re rester anonyme. R&#233;sultat, les travailleurs sociaux de cette Caf en milieu rural n'ont jamais eu aussi peu d'accompagnements. &lt;i&gt;&#171; En revanche, nous sommes de plus en plus sollicit&#233;s pour r&#233;gler des probl&#232;mes administratifs. Le service des prestations n'&#233;tant plus joignable par les allocataires, des travailleurs sociaux du d&#233;partement font appel &#224; nous pour d&#233;bloquer un dossier en retard ou &#233;viter une suspension de droits. &#187;&lt;/i&gt; L'assistante sociale consid&#232;re que le service public aux usagers n'est plus assur&#233;, que les gens n'ont plus les moyens d'acc&#233;der &#224; leurs droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2228 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L238xH204/screenshot_31-01ec0.png?1693464303' width='238' height='204' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;La d&#233;mat&#233;rialisation des services de la CAF &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;loigne un peu plus les personnes du service social. / &#169; Bruno Levesque - Maxppp&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle constate en outre les effets d&#233;l&#233;t&#232;res du tout-num&#233;rique : &lt;i&gt;&#171; Les allocataires ne font pas leurs d&#233;marches en ligne ou les font mal, nous r&#233;cup&#233;rons a posteriori ces situations de non-recours ou de rupture de droits &#187;&lt;/i&gt;, regrette-t-elle. Autre effet de la d&#233;mat&#233;rialisation : les techniciens-conseil ne g&#232;rent plus un portefeuille d'allocataires comme avant, mais traitent le tout-venant des dossiers dans des temps tr&#232;s limit&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Quand ils tombent sur un cas complexe, ils l'exp&#233;dient en demandant un justificatif qui a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; fourni par l'allocataire. Le dossier tourne en rond et l'allocataire ne touche pas ses droits &#187;&lt;/i&gt;, explique C&#233;cile. Une pratique que Jacques Rimeize a lui-m&#234;me constat&#233;e dans sa Caf : &lt;i&gt;&#171; Face &#224; un avis d'imposition demand&#233; quatre fois &#224; un allocataire, en tant que pr&#233;sident j'ai fait remonter le probl&#232;me au niveau national pour faire changer cette organisation du travail&lt;/i&gt;, rapporte le chef de file FO &#224; la Cnaf, &lt;i&gt;chaque direction locale reste ma&#238;tre de son organisation, mais le conseil d'administration contr&#244;le le service rendu &#224; l'allocataire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Reconnaissance et standardisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur fond de tensions et probl&#232;mes administratifs, il semble que la place du travail social en Caf n'ait jamais &#233;t&#233; aussi reconnue qu'aujourd'hui, si l'on en croit les derni&#232;res orientations de la Cnaf. &lt;i&gt;&#171; La feuille de route&lt;/i&gt; (&#171; dossier Rep&#232;res &#187;) &lt;i&gt;de juillet 2019 consacre la place du travail social en l'int&#233;grant d&#233;sormais aux objectifs des directeurs, explique C&#233;cile, alors que pendant des ann&#233;es on nous a dit que nos postes &#233;taient sur la sellette. &#187; &lt;/i&gt; Jacques Rimeize s'avoue &#233;galement soulag&#233; que les postes de travailleurs sociaux aient &#233;t&#233; &#171; sanctuaris&#233;s &#187; par le directeur de la caisse nationale : &lt;i&gt;&#171; Avec toutes les suppressions de postes dans la branche, nous avions peur qu'ils ne servent de variable d'ajustement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'outil informatique GESICA &#8211; gestion &#233;valuation suivi de l'activit&#233; Caf &#8211; a sans doute contribu&#233; &#224; cette reconnaissance : &lt;i&gt;&#171; Il a &#233;t&#233; mis en place justement pour rendre visible le travail social en Caf et montrer sa pertinence &#187;&lt;/i&gt;, explique Marie-H&#233;l&#232;ne Bonneau, responsable du d&#233;partement accompagnement des familles &#224; la Caf du Maine-et-Loire. Les travailleurs sociaux doivent y reporter toutes leurs activit&#233;s. Sauf que les statistiques r&#233;colt&#233;es par l'outil sont en train de devenir des normes &#224; appliquer, pr&#233;sent&#233;es dans la r&#233;cente &#171; doctrine du travail social &#187; :&lt;i&gt; &#171; Tout y est calibr&#233; : la dur&#233;e des entretiens, la part des appels t&#233;l&#233;phoniques, le nombre de suivis par travailleur social, la contractualisation &#233;crite y devient obligatoire&lt;/i&gt;, alerte une repr&#233;sentante syndicale CGT qui anime un groupe de travail national sur le travail social, &lt;i&gt;c'est en contradiction avec nos pratiques et notre d&#233;ontologie, nous en avons averti la direction. &#187;&lt;/i&gt; Cette standardisation inqui&#232;te la profession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Th&#233;&#226;tre &#8226; Sens ouverts</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1262-Theatre-o-Sens-ouverts</link>
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		<dc:date>2019-11-26T08:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Travailleur handicap&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Travail prot&#233;g&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1262</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le noir, des bruits lointains se rapprochent. Les frottements de petits galets deviennent coassement de grenouilles, puis ressac de la mer avec l'apparition de myst&#233;rieuses algues qui scintillent dans un soup&#231;on de lumi&#232;re. De ces ombres naissent des visages telles des gargouilles&#8230; Huit com&#233;diens, plac&#233;s &#224; &#233;quidistance les uns des autres, forment une ellipse qui entoure le public assis au centre du plateau. L'amour des commencements, la nouvelle cr&#233;ation de La Bulle Bleue (LBB), troupe (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travail-protege" rel="tag"&gt;Travail prot&#233;g&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1262-" rel="tag"&gt;1262&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans le noir, des bruits lointains se rapprochent. Les frottements de petits galets deviennent coassement de grenouilles, puis ressac de la mer avec l'apparition de myst&#233;rieuses algues qui scintillent dans un soup&#231;on de lumi&#232;re. De ces ombres naissent des visages telles des gargouilles&#8230; Huit com&#233;diens, plac&#233;s &#224; &#233;quidistance les uns des autres, forment une ellipse qui entoure le public assis au centre du plateau. L'amour des commencements, la nouvelle cr&#233;ation de La Bulle Bleue (LBB), troupe permanente d'acteurs en situation de handicap de l'&#233;tablissement et service d'aide par le travail (Esat) Th&#233;&#226;tre &#224; Montpellier (lire &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt; n&#176;&#8239;1243), propose une exploration sonore, sc&#233;nique, textuelle et performative. Cette immersion polysensorielle plonge les spectateurs dans des univers sonores et visuels orchestr&#233;s par la formidable Maguelone Vidal, musicienne, performeuse. La voil&#224; aux manettes, pour trois ans, du nouveau projet artistique &#224; LBB, associ&#233;e &#224; Marie Lamach&#232;re, une autre metteuse en sc&#232;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2232 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L455xH244/screenshot_35-eb14c.png?1693464303' width='455' height='244' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail hybride de Maguelone Vidal d&#233;veloppe un champ artistique singulier. Rien de plus stimulant pour les com&#233;diens qui se confrontent pour la premi&#232;re fois &#224; une approche synesth&#233;sique de la musique et du son. Non instrumentistes, ils jouent avec leur corps, des micros, des amplificateurs, une partition musicale et chor&#233;graphique surprenante. Symphonique et organique, L'amour des commencements convoque aussi des textes de th&#233;&#226;tre (&lt;i&gt;la Mouette&lt;/i&gt; de Tchekhov) ou de cin&#233;ma (&lt;i&gt;le Dernier M&#233;tro&lt;/i&gt; de Fran&#231;ois Truffaut) ainsi que les mots universels du po&#232;te plasticien Pierre Tilman. &lt;i&gt;&#171; Tout le monde est ordinaire&#8230; unique&#8230; normal&#8230; anormal&#8230; monstrueux. Tout le monde est exceptionnel&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Avec Tout le monde, po&#232;me au long cours, les com&#233;diens s'emparent de cette partition de mots et r&#233;v&#232;lent, comme le pr&#233;cise la metteuse en sc&#232;ne, leur part d'&lt;i&gt;&#171; humanit&#233; augment&#233;e &#187;&lt;/i&gt;. Lumineux, dada&#239;ste dans et pour tous les sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'amour des commencements,&lt;br class='autobr' /&gt;
Conception, composition, mise en sc&#232;ne de Maguelone Vidal&lt;br class='autobr' /&gt;
La Bulle Bleue, Montpellier, jusqu'au 29&#8239;novembre, &lt;br class='autobr' /&gt;
puis en tourn&#233;e : programmation sur &lt;a href=&#034;http://www.labullebleue.fr&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.labullebleue.fr&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>RSA &#8226; L'incitation et la contrainte</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1262-RSA-o-L-incitation-et-la-contrainte</link>
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		<dc:date>2019-11-26T08:52:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>RMI</dc:subject>
		<dc:subject>RSA</dc:subject>
		<dc:subject>1262</dc:subject>

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&lt;p&gt;Alors que le gouvernement souhaite renforcer l'accompagnement des b&#233;n&#233;ficiaires du RSA, certains d&#233;partements exp&#233;rimentent des dispositifs de mise au travail, plus ou moins volontaires. Gros plan sur ces exp&#233;riences, leur cadre l&#233;gal et les d&#233;rives possibles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le gouvernement souhaite am&#233;liorer l'insertion des allocataires du RSA, c'est un des axes de sa strat&#233;gie pauvret&#233;. Il demande aux d&#233;partements de fixer des objectifs pour &#171; acc&#233;l&#233;rer et am&#233;liorer l'entr&#233;e en accompagnement des allocataires &#187;, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Angle-droit" rel="directory"&gt;Angle droit&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/RMI" rel="tag"&gt;RMI&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/RSA" rel="tag"&gt;RSA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1262-" rel="tag"&gt;1262&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que le gouvernement souhaite renforcer l'accompagnement des b&#233;n&#233;ficiaires du RSA, certains d&#233;partements exp&#233;rimentent des dispositifs de mise au travail, plus ou moins volontaires. Gros plan sur ces exp&#233;riences, leur cadre l&#233;gal et les d&#233;rives possibles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le gouvernement souhaite am&#233;liorer l'insertion des allocataires du RSA, c'est un des axes de sa strat&#233;gie pauvret&#233;. Il demande aux d&#233;partements de fixer des objectifs pour &lt;i&gt;&#171; acc&#233;l&#233;rer et am&#233;liorer l'entr&#233;e en accompagnement des allocataires &#187;&lt;/i&gt;, afin de r&#233;duire les d&#233;lais de prise en charge &#224; un mois, contre six actuellement (&lt;i&gt;voir encadr&#233;&lt;/i&gt;). Les d&#233;partements doivent suivre les pr&#233;conisations du rapport de Fr&#233;d&#233;ric Bierry, pr&#233;sident LR du Bas-Rhin, et mettre en &#339;uvre une &#171; Garantie d'activit&#233; &#187;. Celle-ci combine accompagnement social renforc&#233; et insertion dans l'emploi. C'est la premi&#232;re brique du futur &#171; service public de l'insertion &#187; qui doit faire l'objet d'une loi d&#233;but 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Bas-Rhin a &#233;t&#233; le premier d&#233;partement &#224; contractualiser avec l'&#201;tat, se fixant un objectif de 70&#8239;% de retour &#224; l'activit&#233; des allocataires du RSA. La convention, cofinanc&#233;e par l'&#201;tat &#224; hauteur de 1,2&#8239;M&#8364;, avait trois objectifs pour 2019 : le lancement d'une application mobile de g&#233;olocalisation des offres d'emploi ; l'extension du dispositif de b&#233;n&#233;volat volontaire &#171; un pied &#224; l'&#233;trier &#187; &#224; 300 allocataires suppl&#233;mentaires ; la cr&#233;ation par appel &#224; projet de deux plateformes d'accueil et d'accompagnement. Leur mission ? Recevoir les nouveaux allocataires dans les huit jours, leur faire signer un &#171; contrat d'engagement r&#233;ciproque &#187; (CER) dans le mois, et leur proposer &lt;i&gt;&#171; des actions centr&#233;es sur le retour &#224; l'emploi : &#233;valuations, mises en situation professionnelle, actions connexes (formations), qui font partie du socle de la garantie d'activit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique Fr&#233;d&#233;ric Bierry.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la m&#234;me logique, le d&#233;partement de l'Aisne a lanc&#233; un CER de 35&#8239;heures, baptis&#233; &#171; CER + &#187;, qui a suscit&#233; des pol&#233;miques.&lt;i&gt; &#171; Il ne s'agit pas de conditionner le versement de l'allocation &#224; 35&#8239;heures de travail hebdomadaires, mais de consacrer un temps important aux d&#233;marches d'insertion &#187;&lt;/i&gt;, expliquait en juin dernier Beno&#238;t Fricoteaux, pr&#233;sident du conseil d&#233;partemental. Les d&#233;marches vis&#233;es sont la formation, l'accompagnement social, l'immersion en entreprise, les travaux saisonniers r&#233;mun&#233;r&#233;s et le b&#233;n&#233;volat. Toutefois, le message sous-jacent, qui laisse entendre que le probl&#232;me ne viendrait pas du march&#233; du travail mais de l'absence de mobilisation des b&#233;n&#233;ficiaires, passe mal dans un des d&#233;partements les plus pauvres de France o&#249; le taux de ch&#244;mage atteint 12,5&#8239;%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2223 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH190/screenshot_26-2-2f88f.png?1693464303' width='500' height='190' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les Alpes-Maritimes, une offre de b&#233;n&#233;volat en Ehpad est propos&#233;e depuis juillet dernier. Sur la base du volontariat, elle est inscrite dans le CER. La mission, non r&#233;mun&#233;r&#233;e mais d&#233;fray&#233;e &#224; hauteur de 120&#8239;&#8364; par mois, consiste en 9&#8239;heures par semaine d'animation, lecture, jeux, pr&#233;sence aupr&#232;s des r&#233;sidents, pendant deux mois. Le Haut-Rhin utilise le dispositif &#171; RSA et b&#233;n&#233;volat &#187; depuis 2017 pour plus de 800 allocataires. Apr&#232;s l'avoir envisag&#233; comme une mesure obligatoire en 2016, ce d&#233;partement a d&#251; revoir sa copie pour le rendre facultatif apr&#232;s que le tribunal administratif l'eut jug&#233; ill&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin 2018, le Conseil d'&#201;tat jugeait finalement possible le principe de b&#233;n&#233;volat en contrepartie du RSA en posant certaines conditions comme la n&#233;cessit&#233; qu'il reste facultatif. ATD Quart Monde regrettait alors cette d&#233;cision : &lt;i&gt;&#171; Une fois de plus on stigmatise les pauvres, laissant &#224; penser que ce sont des &#8220;assist&#233;s&#8221; qui &#8220;profitent du syst&#232;me&#8221;, alors qu'une majorit&#233; d'entre eux se d&#233;m&#232;nent chaque jour. &#187;&lt;/i&gt; En d&#233;pit des conditions pos&#233;es par le Conseil d'&#201;tat, la signature d'un CER avec b&#233;n&#233;volat est tr&#232;s engageante, puisque, en cas de non-respect des engagements, l'allocataire s'expose &#224; des sanctions pouvant aller jusqu'&#224; la suspension de l'allocation, comme le pr&#233;voit L'article L.262-37 du code de l'action sociale et des familles. Pour l'instant, le CD des Alpes-Maritimes, qui selon Camille Morini, directeur de l'insertion, &lt;i&gt;&#171; a une politique assez ferme &#187;&lt;/i&gt; et suspend le RSA &lt;i&gt;&#171; apr&#232;s deux refus d'offre valable d'emploi &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; n'a pas souhait&#233; utiliser cette possibilit&#233; pour l'action b&#233;n&#233;vole &#187;&lt;/i&gt;. Le CD de l'Aisne ne l'envisage pas non plus. Les deux d&#233;partements alsaciens ne mentionnent pas clairement les sanctions possibles en cas de refus du b&#233;n&#233;ficiaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2224 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH272/screenshot_27-2-39cd5.png?1693464303' width='500' height='272' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Manifestation &#224; l'appel du MNCP et du collectif &#171; Non au RSA contre b&#233;n&#233;volat &#187; le 27 septembre 2018 pour d&#233;noncer l'ambigu&#239;t&#233; du conseil d&#233;partemental du Haut-Rhin, qui ne mentionnait pas le caract&#232;re facultatif de l'engagement b&#233;n&#233;vole lors de la signature du CER. / &#169; MNCP&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que pensent les associations d'insertion de ces mesures d'incitation au travail ? Pour la F&#233;d&#233;ration des acteurs de la solidarit&#233; (FAS), am&#233;liorer l'accompagnement des allocataires est une n&#233;cessit&#233; : &lt;i&gt;&#171; &#192; certains endroits ils sont compl&#232;tement abandonn&#233;s&lt;/i&gt;, estime Florent Gueguen. &lt;i&gt;Les d&#233;partements et P&#244;le emploi doivent renforcer leur offre d'accompagnement, c'est indispensable, mais la fronti&#232;re entre dispositif incitatif et dispositif de contrainte est tr&#232;s fine. En mati&#232;re de b&#233;n&#233;volat ou de mise au travail, comment &#234;tre s&#251;r que le b&#233;n&#233;ficiaire a vraiment le choix ? &#187;&lt;/i&gt; M&#234;me si le CER est cens&#233; &#234;tre un &lt;i&gt;&#171; contrat librement d&#233;battu &#187;&lt;/i&gt; (art. L.262-35), le rapport de forces est forc&#233;ment d&#233;s&#233;quilibr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et, dans sa strat&#233;gie pauvret&#233;, le gouvernement entretient l'ambig&#252;it&#233; : &lt;i&gt;&#171; Le pr&#233;sident a insist&#233; sur le volet activit&#233; sans expliquer si le retour &#224; l'activit&#233; est incitatif, ou si c'est une logique de &#8220;workfare&#8221; qui conditionne le versement de l'allocation. &#187;&lt;/i&gt; Dans la concertation actuelle sur le RUA (revenu unique d'activit&#233;), c'est la ligne rouge : &lt;i&gt;&#171; Si le RUA doit amener des conditions d'activit&#233; obligatoire, les associations s'y opposeront &#187;&lt;/i&gt;, affirme Florent Gueguen.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quant &#224; la possibilit&#233;, l&#233;gale, de suspendre le RSA en cas de non-respect du CER, la FAS est tr&#232;s claire : &lt;i&gt;&#171; Selon nous il est inacceptable que les personnes se voient priv&#233;es de leur allocation. Le RSA doit &#234;tre un revenu minimum d'existence, insaisissable et inconditionnel &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Accompagnement social &#8226; La CAF des possibles</title>
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		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
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&lt;p&gt;Quand le travail social est port&#233; par la direction et que les professionnels sont reconnus dans leur mission, ils ont une grande latitude pour intervenir en profondeur et en transversalit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; On accompagne des familles allocataires signal&#233;es par un &#233;v&#233;nement fragilisant, explique Fatima Belarouci, travailleuse sociale &#224; la Caf de Paris. Nous leur proposons de les rencontrer, en pr&#233;cisant que ce n'est pas obligatoire. Le but est d'intervenir le plus t&#244;t possible pour &#233;viter qu'une situation ne (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Quand le travail social est port&#233; par la direction et que les professionnels sont reconnus dans leur mission, ils ont une grande latitude pour intervenir en profondeur et en transversalit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On accompagne des familles allocataires signal&#233;es par un &#233;v&#233;nement fragilisant&lt;/i&gt;, explique Fatima Belarouci, travailleuse sociale &#224; la Caf de Paris. &lt;i&gt;Nous leur proposons de les rencontrer, en pr&#233;cisant que ce n'est pas obligatoire. Le but est d'intervenir le plus t&#244;t possible pour &#233;viter qu'une situation ne s'aggrave. &#187; &lt;/i&gt; En cas d'impay&#233; de loyer, l'enjeu est d'&#233;viter une suspension de l'allocation logement : le travailleur social fait un diagnostic, travaille sur l'&#233;quilibre budg&#233;taire, propose un plan d'apurement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un cas de s&#233;paration, il peut aider &#224; l'organisation mat&#233;rielle, l'ouverture de droits, la mise en place d'une garde altern&#233;e : &lt;i&gt;&#171; J'ai re&#231;u une dame qui, faute de ressources financi&#232;res, ne pouvait pas quitter le domicile du mari, je l'ai accompagn&#233;e dans l'acc&#232;s &#224; un logement et une autonomie financi&#232;re, puis dans la communication autour de la garde des enfants &#187;&lt;/i&gt;, explique H&#233;l&#232;ne Poirier, assistante sociale &#224; la Caf d'Angers. &lt;i&gt;&#171; Nos travailleurs sociaux sont tr&#232;s bien form&#233;s sur les prestations familiales et les dispositifs de soutien &#224; la parentalit&#233;, cette base technique est un vrai atout pour lutter contre le non-recours &#187;&lt;/i&gt;, estime Marie-H&#233;l&#232;ne Bonneau, responsable du d&#233;partement accompagnement des familles &#224; la Caf du Maine-et-Loire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, le signalement d'un d&#233;c&#232;s d&#233;bouche sur un cumul de difficult&#233;s : dettes, proc&#233;dure d'expulsion, probl&#232;mes de sant&#233;. &lt;i&gt;&#171; Dans ce cas, nous pouvons activer des aides financi&#232;res, proposer un suivi renforc&#233;, nous prenons toujours en compte la situation globale sans nous focaliser sur ce qui a provoqu&#233; la rencontre &#187;&lt;/i&gt;, poursuit Fatima Belarouci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Paris, le logement et la monoparentalit&#233; sont des axes forts. &lt;i&gt;&#171; Nous travaillons avec des familles mal-log&#233;es auxquelles la Caf continue de verser une allocation logement &#224; titre d&#233;rogatoire. Nous les accompagnons pour mieux vivre en famille malgr&#233; ce logement ind&#233;cent ou trop petit &#8211; r&#233;am&#233;nager l'espace, investir des lieux ext&#233;rieurs, trouver des solutions pour la scolarit&#233;, les loisirs, les vacances &#8211;, nous engageons des d&#233;marches Dalo et d'insertion professionnelle. Nous intervenons sur tous ces aspects &#187;&lt;/i&gt;. Avec les m&#232;res isol&#233;es allocataires du RSA major&#233;, la Caf de Paris d&#233;veloppe la m&#233;diation et travaille sur &#171; la coparentalit&#233; et la place du p&#232;re &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intervention de la Caf peut &#234;tre plus ou moins articul&#233;e avec l'action sociale du d&#233;partement :&lt;i&gt; &#171; Il m'arrive de partager l'accompagnement avec une assistante sociale de secteur,&lt;/i&gt; explique H&#233;l&#232;ne Poirier, nous faisons la visite &#224; domicile ensemble, &lt;i&gt;j'interviens sur la partie impay&#233; de loyer et elle sur d'autres probl&#233;matiques. &#187;&lt;/i&gt; La Caf du Maine-et-Loire a sign&#233; une convention territoriale globale avec le d&#233;partement pour coordonner ses actions sur les champs communs : &lt;i&gt;&#171; Sur le logement &#231;a fonctionne tr&#232;s bien, nous nous orientons mutuellement des familles en fonction de nos publics ; la convention est aussi le cadre pour une r&#233;flexion commune sur le soutien &#224; la parentalit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique Marie-H&#233;l&#232;ne Bonneau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'individuel a pris plus de place ces derni&#232;res ann&#233;es, les travailleurs sociaux animent encore des ateliers collectifs avec des partenaires, sur la naissance, la s&#233;paration, le logement, ou encore sur l'entr&#233;e au coll&#232;ge, toujours en lien avec les prestations. &lt;i&gt;&#171; Nous accompagnons le versement des prestations, nous jouons un vrai r&#244;le dans l'acc&#232;s aux droits &#187;&lt;/i&gt;, conclut Fatima Belarouci.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Reportage &#8226; CAF virtuelle</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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&lt;p&gt;Deuxi&#232;me en volume et premi&#232;re en nombre de travailleurs sociaux, la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rh&#244;ne traverse depuis des ann&#233;es de nombreuses turbulences. Malgr&#233; les mouvements sociaux &#224; r&#233;p&#233;tition, les allocataires peinent de plus en plus &#224; obtenir un accompagnement social. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec cent travailleurs sociaux sur mille deux cents salari&#233;s, la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rh&#244;ne b&#233;n&#233;ficie historiquement du plus gros service social de France. &#171; Nous avons toujours eu les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1262-" rel="tag"&gt;1262&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deuxi&#232;me en volume et premi&#232;re en nombre de travailleurs sociaux, la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rh&#244;ne traverse depuis des ann&#233;es de nombreuses turbulences. Malgr&#233; les mouvements sociaux &#224; r&#233;p&#233;tition, les allocataires peinent de plus en plus &#224; obtenir un accompagnement social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec cent travailleurs sociaux sur mille deux cents salari&#233;s, la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rh&#244;ne b&#233;n&#233;ficie historiquement du plus gros service social de France. &lt;i&gt;&#171; Nous avons toujours eu les marges de man&#339;uvre n&#233;cessaires pour d&#233;velopper des actions sociales sur le territoire&lt;/i&gt;, se r&#233;jouit Jean-Pierre Soureillat, directeur g&#233;n&#233;ral &#224; la CAF depuis 1986. &lt;i&gt;Mais il y a trente ans nos fonds &#233;taient &#224; 75&#8239;% locaux, et &#224; 25&#8239;% nationaux. Aujourd'hui, cette proportion est invers&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; En clair, la CAF 13 applique majoritairement des politiques nationales et d&#233;veloppe &#224; la marge des offres sp&#233;cifiquement adapt&#233;es aux probl&#233;matiques locales. &lt;i&gt;&#171; Nous visons d'ailleurs &#224; faire entrer certaines de nos actions dans le socle national comme par exemple notre d&#233;marche de lutte contre l'habitat indigne,&lt;/i&gt; souligne le directeur. &lt;i&gt;Nous finan&#231;ons notamment les Compagnons b&#226;tisseurs, qui accompagnent nos allocataires dans l'am&#233;lioration de leur logement. Nous avons &#233;galement une offre concernant la suroccupation, nos travailleurs sociaux aident &#224; trouver un appartement adapt&#233; &#224; la configuration de la famille ou &#224; d&#233;cohabiter. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec six agences d'accueil public, dont trois &#224; Marseille, pour 500 000 allocataires sur le d&#233;partement, les assistants de service social et les conseillers en &#233;conomie social et familiale d&#233;veloppent l'aller vers. &lt;i&gt;&#171; Quand la CAF rep&#232;re la survenance d'un &#233;v&#233;nement familial fragilisant : impay&#233; de loyer, d&#233;c&#232;s d'un conjoint ou d'un enfant, s&#233;paration, nous nous mettons &#224; disposition &#187;&lt;/i&gt;, explique Colomba Tramoni, responsable d'un service de treize AS, une CESF et deux secr&#233;taires m&#233;dicosociales charg&#233;es de l'accueil et de l'orientation. Son &#233;quipe op&#232;re sur trois arrondissements situ&#233;s dans les quartiers nord de Marseille. &lt;i&gt;&#171; Nos axes d'intervention sont en priorit&#233; l'insertion, le logement et la parentalit&#233;. Nous menons des actions collectives, assurons des permanences d&#233;localis&#233;es et des suivis individuels. &#187;&lt;/i&gt; Chaque travailleur social accompagne cinquante &#224; soixante dix allocataires. &lt;i&gt;&#171; Notre luxe, c'est le temps,&lt;/i&gt; appr&#233;cie Karima Kacimi Akroune, assistante sociale. &lt;i&gt;Je peux recevoir des personnes ou faire des visites &#224; domicile sans subir la pression de la hi&#233;rarchie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Trois accueils &#224; Marseille&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On se croirait au paradis, et pourtant&#8230; Le lendemain de cet &#233;change, la Caf.fr annonce la fermeture temporaire d'une des agences marseillaises suite &#224; des &#171; incivilit&#233;s graves et fr&#233;quentes &#187; : &lt;i&gt;&#171; Pour assurer votre s&#233;curit&#233; et celle des salari&#233;s de Caf 13 nous sommes contraints de fermer temporairement l'accueil en libre-service. &#187;&lt;/i&gt; Fut un temps, il y avait sept accueils publics sur Marseille. Cette offre a subi un r&#233;gime progressif, pour se r&#233;duire &#224; trois en 2017. Pour nombre d'allocataires, le portail internet reste donc le seul acc&#232;s aux services sociaux de la Caf. &lt;i&gt;&#171; Nos files actives diminuent, donc on fonctionne au d&#233;marchage,&lt;/i&gt; raconte une AS sous couvert d'anonymat. &lt;i&gt;On n'accompagne plus, on fait des offres de services et de l'information conseil sur les prestations, mais on laisse de c&#244;t&#233;, les personnes qui ne comprennent rien. La direction nous dit que la Caf ne peut pas tout porter. J'ai du temps disponible et je sais qu'on abandonne des personnes qui ont besoin de moi. Avant nous recevions le flux, au c&#244;t&#233; des gestionnaires conseil. Maintenant, des conseillers de service &#224; l'usager, form&#233;s en huit jours et tous en CDD, ont pour mission de guider les allocataires vers le site Caf.fr. &#187;&lt;/i&gt; Comment favoriser l'articulation entre le versement des prestations, l'accueil, l'action sociale et le travail social, dans un univers de plus en plus d&#233;mat&#233;rialis&#233; ? &lt;i&gt;&#171; Nous avons deux niveaux d'accueil, les conseillers de service &#224; l'usager et, en ligne, les gestionnaires d'accueil allocataires&lt;/i&gt;, d&#233;taille Isabelle Marchand, sous-directrice charg&#233;e de l'offre globale de service sur les six territoires de la Caf 13. &lt;i&gt;Quand ils d&#233;tectent des fragilit&#233;s, ils sont charg&#233;s d'orienter vers le secr&#233;tariat social. L&#224; en fonction de la probl&#233;matique, l'allocataire va recevoir un premier niveau d'information, &#234;tre orient&#233; vers les ressources du territoire ou obtenir un rendez-vous avec nos travailleurs sociaux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Offre de services&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le moyen le plus s&#251;r de croiser une AS de la CAF reste les informations collectives organis&#233;es dans les centres sociaux, maisons pour tous, plateformes de services publics&#8230; Les s&#233;ances sont fr&#233;quentes, ouvertes &#224; tous et anonymes. Les th&#232;mes se d&#233;cident g&#233;n&#233;ralement au niveau national, comme par exemple &#171; Parents apr&#232;s la s&#233;paration &#187;. Ce matin, l'atelier se tient dans une cit&#233; des quartiers nord de Marseille. Une juriste, une m&#233;diatrice familiale, deux AS de la CAF accompagn&#233;es de deux secr&#233;taires m&#233;dicosociales, vont apporter un maximum d'informations juridiques, administratives, et sur les aides budg&#233;taires et sociales. Apr&#232;s une heure et demie tr&#232;s dense, la douzaine de personnes venue se renseigner est invit&#233;e &#224; poser ses questions. Au vu du sujet, elles deviennent rapidement tr&#232;s personnelles. Les AS &#233;vitent d'entrer dans le d&#233;tail, et renvoient vers l'accueil secr&#233;tariat social, une permanence t&#233;l&#233;phonique assur&#233;e du lundi au vendredi de 13 h 30 &#224; 16 h 00 qui permettra, si n&#233;cessaire, d'obtenir un rendez-vous. &lt;i&gt;&#171; Pour moi, ces informations collectives se d&#233;roulent au d&#233;triment du suivi individuel, j'y vois surtout des mesures d'&#233;conomie,&lt;/i&gt; regrette une responsable enfance famille venue du centre social d'une cit&#233; voisine avec un coll&#232;gue pour accompagner des mamans. &lt;i&gt;L&#224;, j'ai pu prendre des informations et des contacts, ensuite, je vais tenter d'obtenir des rendez-vous individuels pour les personnes que j'accompagne. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intellectuel pr&#233;caire marseillais, Patrick (1) jouit lui d'un suivi intensif. Confront&#233; &#224; une activit&#233; professionnelle al&#233;atoire sous statut d'auto-entrepreneur, le quadrag&#233;naire se voit r&#233;guli&#232;rement oblig&#233; de recourir au RSA. &lt;i&gt;&#171; Fin 2016, j'ai envoy&#233; mon dossier par courrier. Trois semaines plus tard, je signe un contrat d'engagement r&#233;ciproque (CER) pour six mois. Trois mois plus tard, je gagne trop et je sors du dispositif. Mais quatre mois plus tard, j'ai &#224; nouveau une baisse de revenu. L&#224;, la proc&#233;dure par courrier n'existe plus, et la CAF me fixe un rendez-vous &#224; trois mois alors que je n'ai plus aucune ressource. &#187;&lt;/i&gt; Il parvient finalement &#224; d&#233;poser son dossier trente jours plus tard, mais &#224; Aix-en-Provence. Continuant &#224; jouer au yoyo entre missions courtes et p&#233;riodes d'inactivit&#233;s, il doit se plier &#224; de nouvelles r&#232;gles, donc s'inscrire &#224; P&#244;le emploi m&#234;me s'il ne peut pr&#233;tendre &#224; aucune indemnisation. L&#224;, il subit les couacs de communication entre les services. &lt;i&gt;&#171; Je re&#231;ois des lettres recommand&#233;es du service contr&#244;le du p&#244;le insertion parce que les agents de P&#244;le emploi n'ont pas transmis mon CER. Tout le monde perd son temps. &#187;&lt;/i&gt; Convoqu&#233; &#224; des informations collectives puis &#224; des entretiens individuels, avec son CV de Bac +7, il a toujours le m&#234;me retour : &lt;i&gt;&#171; on ne peut rien faire pour vous &#187;&lt;/i&gt;. &#199;a n'emp&#234;che pas un premier contr&#244;le CAF de ses relev&#233;s de compte sur trois ans, puis la visite &#224; domicile d'un contr&#244;leur. &lt;i&gt;&#171; J'ai mis trois jours &#224; r&#233;unir toutes les pi&#232;ces r&#233;clam&#233;es, factures t&#233;l&#233;phone et EDF, passeport, livre de recettes d'auto-entrepreneur&#8230; &#192; chaque fois, je rencontre des personnes qui sont d&#233;sol&#233;es pour moi, mais toutes ces d&#233;marches provoquent du stress, de la col&#232;re, de la honte. Tout est dans le contr&#244;le, pas dans l'accompagnement social. &#187;&lt;/i&gt; La CAF 13 a ainsi pu d&#233;tecter moins de 0,25&#8239;% de fraudes&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Entretien avec Nadia Okbani &#8226; Militant ou ex&#233;cutant</title>
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		<dc:date>2019-11-26T08:47:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
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&lt;p&gt;Depuis leur cr&#233;ation, les caisses d'allocations familiales portent les politiques sociales nationales sur les territoires. Elles peuvent &#233;galement impulser des actions sp&#233;cifiques gr&#226;ce &#224; leur connaissance fine des publics. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles sont les missions d'accompagnement social des caisses d'allocations familiales ? &lt;br class='autobr' /&gt;
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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1262-" rel="tag"&gt;1262&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis leur cr&#233;ation, les caisses d'allocations familiales portent les politiques sociales nationales sur les territoires. Elles peuvent &#233;galement impulser des actions sp&#233;cifiques gr&#226;ce &#224; leur connaissance fine des publics.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les missions d'accompagnement social des caisses d'allocations familiales ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Caf a &#233;t&#233; construite sur les politiques familiales. Les politiques de solidarit&#233; sont arriv&#233;es apr&#232;s, leurs suivis restent aux mains des d&#233;partements. Depuis toujours, la Caf a pour vocation de verser les prestations familiales individuelles et de financer des structures d'intervention sociale aupr&#232;s des familles : cr&#232;ches, centres sociaux, relais assistance maternelle, r&#233;seau d'appui et d'accueil &#224; la parentalit&#233;, accompagnement scolaire&#8230; Les caisses portent la mise en &#339;uvre des politiques nationales et le d&#233;veloppement d'actions sp&#233;cifiques &#224; un territoire. Il existe une &#233;galit&#233; territoriale en termes de prestations sociales mais une grande disparit&#233; en termes d'action sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment un usager se retrouve-t-il face &#224; un travailleur social de la Caf ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation a beaucoup chang&#233; et cela d&#233;pend de la politique d'accueil de chaque caisse. Avant, c'&#233;tait plus simple de prendre rendez-vous avec un travailleur social et, quand une personne se pr&#233;sentait devant un technicien conseil pour g&#233;rer ses droits, celui-ci pouvait rep&#233;rer d'autres besoins et la r&#233;orienter. Avec les guichets num&#233;riques, ce d&#233;tecteur n'existe plus. En plus, la proportion de travailleurs sociaux au sein des &#233;quipes varie beaucoup en fonction des Caf. Certaines d&#233;veloppent leur service d'action sociale avec des assistants du service social, des conseillers en &#233;conomie sociale et familiale, des m&#233;diateurs familiaux qui vont assurer des permanences hors les murs dans une logique de couverture territoriale. D'autres appliquent une logique de service minimum, sans se saisir de l'action sociale. Les postes de travailleurs sociaux ne sont d&#232;s lors plus renouvel&#233;s et leur nombre diminue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qui va d&#233;terminer ces diff&#233;rences ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai identifi&#233; dans les directions deux types d'approches. L'une est de se contenter d'appliquer les directives nationales en r&#233;pondant aux sollicitations des collectivit&#233;s. Auquel cas, si une mairie consid&#232;re avoir besoin d'une cr&#232;che, la Caf s'engage &#224; participer financi&#232;rement. L'autre est de valoriser une connaissance fine du territoire, gr&#226;ce aux bases de donn&#233;es des allocataires, d'essayer de faire du d&#233;veloppement social local en cherchant des financements suppl&#233;mentaires. Il faut alors convaincre les &#233;lus locaux d'investir dans une action locale volontariste qui r&#233;ponde aux besoins de leurs concitoyens. Certains directeurs se pr&#233;sentent comme des lobbyistes de la politique familiale. Ils vont, par exemple, batailler avec des &#233;lus pour mettre en place une cr&#232;che parce qu'ils observent une probl&#233;matique d'emploi f&#233;minin, m&#234;me si pour leurs interlocuteurs la place des femmes est &#224; la maison pour s'occuper des enfants. Potentiellement, la Caf peut d&#233;fendre un autre point de vue aupr&#232;s des acteurs locaux. Mais pour aller n&#233;gocier avec les mairies, les communaut&#233;s de communes ou les d&#233;partements, il faut mettre les moyens, produire des donn&#233;es, avoir des agents. Or si &#224; l'origine les directeurs de CAF &#233;taient des militants, ils sont d&#233;sormais majoritairement des gestionnaires. Tous sont d'ailleurs &#233;valu&#233;s sur cet aspect, pas vraiment sur leur capacit&#233; &#224; influer sur une politique sociale territoriale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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