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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Entretien avec B&#233;n&#233;dicte Bonzi &#8226; La violence et le don</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1260</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La France n'applique pas le droit fondamental &#224; une alimentation de qualit&#233;, pourtant la nourriture ne manque pas. Cette violation du droit a des r&#233;percussions physiques et morales chez les personnes recourant &#224; l'aide alimentaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Selon votre analyse, le don de nourriture contient une violence, pouvez-vous nous en expliquer les raisons ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La violence que j'identifie est structurelle, elle s'adresse &#224; un groupe de personnes, ici les pauvres. Nous avons un droit &#224; l'alimentation d&#233;clin&#233; dans une loi (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1260-" rel="tag"&gt;1260&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La France n'applique pas le droit fondamental &#224; une alimentation de qualit&#233;, pourtant la nourriture ne manque pas. Cette violation du droit a des r&#233;percussions physiques et morales chez les personnes recourant &#224; l'aide alimentaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2259 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH159/screenshot_53-dcafc.png?1694056164' width='500' height='159' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Selon votre analyse, le don de nourriture contient une violence, pouvez-vous nous en expliquer les raisons ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La violence que j'identifie est structurelle, elle s'adresse &#224; un groupe de personnes, ici les pauvres. Nous avons un droit &#224; l'alimentation d&#233;clin&#233; dans une loi et pourtant pas appliqu&#233;, la violence arrive lorsque le droit de la personne n'est pas respect&#233; et qu'elle subit des atteintes physiques et morales. Au niveau physique, par exemple, nous constatons des probl&#232;mes d'ob&#233;sit&#233;, le corps absorbe tout ce dont il n'a pas envie, il gonfle, il est malade. Moralement, nous observons une perte de confiance li&#233;e &#224; l'humiliation de ne pas &#234;tre capable de se nourrir par soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quatre ans, la soci&#233;t&#233; qui est &#224; l'origine des steaks frauduleux r&#233;pondait &#224; l'appel d'offres du Fonds europ&#233;en d'aide aux plus d&#233;munis (FEAD), cela montre le d&#233;lai qu'il faut pour que le b&#233;n&#233;ficiaire ose dire que ce n'est pas mangeable. L&#224; est la violence structurelle : le b&#233;n&#233;ficiaire a tellement peur de perdre cette aide, que m&#234;me si la viande distribu&#233;e n'en est pas, il va mettre des ann&#233;es avant de le dire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans votre th&#232;se (1), vous d&#233;crivez l'aide alimentaire comme &#171; un syst&#232;me qui ne r&#233;pond pas &#224; un droit fondamental mais des dispositifs qui permettent de contenir les effets pervers d'un syst&#232;me &#233;conomique qui surproduit, confisque et redistribue quand un autre ordre pourrait &#234;tre envisag&#233; &#187;, c'est-&#224;-dire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette &#233;conomie o&#249; on surproduit au niveau alimentaire, finalement les pauvres apparaissent comme une variable d'ajustement. L'&#201;tat fait le choix de distribuer des denr&#233;es et pas de l'argent &#224; la personne pour qu'elle puisse r&#233;pondre &#224; ses besoins. En contrepartie des subventions qu'il attribue aux op&#233;rateurs de l'aide alimentaire pour les locaux et leurs fonctionnements, l'&#201;tat attend d'eux qu'ils maintiennent la paix sociale. Il y a une forme de pacification qui se met en place ; ce syst&#232;me est, en outre, b&#233;n&#233;fique pour les entreprises et les particuliers via la d&#233;fiscalisation du don, avec, en retour attendu, une bonne image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'&#233;tudie aussi, sur un versant plus positif, le lien qui unit les b&#233;n&#233;voles qui distribuent aux personnes. On observe l&#224; une vraie &#233;conomie de la r&#233;sistance, les personnes d&#233;veloppent un lien fin, beaucoup de b&#233;n&#233;voles s'identifient aux personnes b&#233;n&#233;ficiaires, elles font partie d'une m&#234;me classe qui subit une injustice, l'entraide et la solidarit&#233; qui se mettent en place dans le don qui s'op&#232;re chargent celui-ci de valeurs morales qui r&#233;incluent la personne dans une forme de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Selon vous, notre syst&#232;me agroalimentaire s'appuie sur l'aide alimentaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cr&#233;ant les Restos du c&#339;ur en 1985, Coluche appelait &#224; ouvrir les stocks des frigos europ&#233;ens. On stockait alors les aliments pour sp&#233;culer et faire flamber les prix. Il s'agissait d'aliments de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;. Aujourd'hui, le syst&#232;me a chang&#233;, la loi Garot de lutte contre le gaspillage de 2016 en constitue la meilleure illustration. Nous sommes devant un grand paradoxe : d'un c&#244;t&#233;, une surproduction alimentaire et la n&#233;cessit&#233; de mieux r&#233;partir ces produits, de l'autre c&#244;t&#233;, une aide alimentaire qui s'interroge pour mieux r&#233;pondre aux besoins de sant&#233; et de qualit&#233; des produits. Il faudrait donc partir des besoins des personnes. Or nous faisons l'inverse, nous redistribuons le trop-plein, les exc&#232;s, tout ce dont plus personne ne veut. Le plus scandaleux s'observe apr&#232;s les f&#234;tes lorsque arrivent dans les diff&#233;rents centres de distribution, et dans les assiettes des pauvres, les restes de l'abondance du festin. Alors que nous devrions tous pouvoir faire la f&#234;te ensemble, partager la m&#234;me assiette. La loi Garot, en augmentant les dons des grandes et moyennes surfaces, accentue ce ph&#233;nom&#232;ne sans interroger la surproduction en elle-m&#234;me ni encourager l'application du droit &#224; une alimentation de qualit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2260 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH312/screenshot_54-53bad.png?1694056164' width='500' height='312' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les Banques alimentaires (distribution &#224; B&#232;gles sur la photo) comptent 6154 b&#233;n&#233;voles et 530 salari&#233;s, dont 276 en contrat aid&#233;. / &#169; Cottereau Fabien - Maxppp&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous parlez d'un march&#233; de la faim, pouvez-vous nous le d&#233;crire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au lieu de se dire : cherchons l'acc&#232;s de tous &#224; une bonne alimentation, nous voyons une opportunit&#233; pour &#233;couler des produits dont le march&#233; ne peux plus rien faire. Prenons l'exemple d'un &#233;clair au chocolat. Personne ne voudra acheter un &#233;clair au chocolat tout mou. Finalement, plut&#244;t que de s'ajuster pour ne pas en produire en exc&#232;s et &#234;tre au plus proche des besoins, nous en produisons toujours en exc&#232;s mais en trouvant une mani&#232;re pour que cet &#233;clair au chocolat sans valeur aux yeux de celui qui pourrait se l'acheter puisse en avoir aux yeux de celui qui ne peut pas se l'offrir. Nous donnons alors &#224; ces produits une autre valeur ; l&#224; se cr&#233;&#233; un march&#233;. Via le don et la d&#233;fiscalisation, nous redonnons de la valeur &#224; un produit qui non seulement n'en avait plus mais, au contraire, co&#251;tait cher pour le d&#233;truire. On profite alors de cette opportunit&#233; de la faim et de la pauvret&#233; pour faire de l'argent. D&#232;s lors, la volont&#233; pour &#233;radiquer ces ph&#233;nom&#232;nes s'affaiblit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous voyons pourtant &#233;merger un questionnement sur ce dispositif&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, une r&#233;flexion sur l'aide alimentaire est en cours mais elle vient toucher des monuments. Tout le monde est install&#233; dans ce syst&#232;me d'aide alimentaire. Il existe une forte opposition entre une approche philanthropique, avec l'id&#233;e qu'il faut de plus en plus de donateurs pour que l'&#201;tat investisse de moins en moins, et une approche qui veut penser les choses autrement, qui refuse que ces personnes b&#233;n&#233;ficiaires servent de variable d'ajustement. La tendance du pouvoir actuel va plut&#244;t vers plus de philanthropie et de d&#233;responsabilisation de l'&#201;tat. Ce dernier aurait pu, &#224; l'inverse, penser comment mieux appliquer la loi, sortir d'un syst&#232;me d'urgence pr&#233;caire. Car personne ne peut se dire : &lt;i&gt;&#171; Je vais m'inscrire aux Restos du c&#339;ur et je suis tranquille pour tout l'hiver &#187;&lt;/i&gt;. Pas du tout. La totalit&#233; des repas ne sont pas distribu&#233;s, il faut cumuler avec d'autres structures parce que les Restos assurent 4 ou 5 repas, pas les courses pour une semaine. C'est plafonn&#233;, les personnes ont des parts selon la composition de la famille. Les Restos du c&#339;ur, de fa&#231;on pragmatique, ne peuvent pas r&#233;pondre aux besoins alimentaires de toute la semaine de tous ceux qui viennent s'inscrire. Ils n'en ont pas les moyens. Dans ce mod&#232;le, con&#231;u pour l'urgence, les b&#233;n&#233;voles, en premi&#232;re ligne, inventent face &#224; cette violence des formes de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Faim de droit. Le don &#224; l'&#233;preuve des violences alimentaires B&#233;n&#233;dicte Bonzi, Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain &#8211; juin 2019&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Docu &#8226; Monceau de papiers</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1260-Docu-o-Monceau-de-papiers</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Souffrance</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>
		<dc:subject>1260</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une petite salle de Belleville o&#249; le brouhaha du monde couvre les r&#233;cits intimes. Pour son nouveau documentaire Murs de papiers, Olivier Cousin a pos&#233; sa cam&#233;ra pendant un an et demi face aux b&#233;n&#233;voles et aux accueillis d'une permanence de la Cimade. Au travers des &#233;changes se d&#233;m&#234;lent des imbroglios administratifs en qu&#234;te du droit au s&#233;jour, &#233;mergent des r&#233;cits de vie emp&#234;ch&#233;s par l'absence de papiers. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s Un toit sur la t&#234;te qui raconte l'ouverture d'un squat par des travailleurs sociaux pour r&#233;pondre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/OEil-et-oreille" rel="directory"&gt;&#338;il et oreille&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Hopital" rel="tag"&gt;H&#244;pital&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1260-" rel="tag"&gt;1260&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une petite salle de Belleville o&#249; le brouhaha du monde couvre les r&#233;cits intimes. Pour son nouveau documentaire &lt;i&gt;Murs de papiers&lt;/i&gt;, Olivier Cousin a pos&#233; sa cam&#233;ra pendant un an et demi face aux b&#233;n&#233;voles et aux accueillis d'une permanence de la Cimade. Au travers des &#233;changes se d&#233;m&#234;lent des imbroglios administratifs en qu&#234;te du droit au s&#233;jour, &#233;mergent des r&#233;cits de vie emp&#234;ch&#233;s par l'absence de papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s &lt;i&gt;Un toit sur la t&#234;te&lt;/i&gt; qui raconte l'ouverture d'un squat par des travailleurs sociaux pour r&#233;pondre aux besoins des personnes sans abri &#224; Toulouse, le documentariste se penche sur ces batailles sans fin pour atteindre le graal : une r&#233;gularisation. Il s'accroche aux regards o&#249; se lisent les tensions, attentes, esp&#233;rances, d&#233;sespoirs de ces hommes et femmes qui viennent l&#224; poser leurs valises de papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2262 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L264xH373/screenshot_56-b98f7.png?1694056164' width='264' height='373' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Dans le bruit des &#233;changes m&#234;l&#233;s, ils livrent leur intimit&#233;, les dizaines d'ann&#233;es de vie sans papiers, le travail au noir, l'exploitation, les patrons voyous, les corps bless&#233;s, les horreurs du voyage, les violences en Libye, les morts des travers&#233;es&#8230; Et puis le quotidien fran&#231;ais. &lt;i&gt;&#171; Mon c&#339;ur a fondu dans ma poitrine &#187;&lt;/i&gt;, dit Marie, vieille grand-m&#232;re de cinq petits-enfants fran&#231;ais, pour expliquer sa peur &#224; la vue d'une voiture de police. La b&#233;n&#233;vole a beau lui dire qu'elle ne sera jamais renvoy&#233;e, elle veut des papiers pour &#233;loigner sa peur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Cousin filme serr&#233; ; les visages nous sont proches. En face, les b&#233;n&#233;voles portent du regard, expliquent la r&#233;alit&#233; de la politique migratoire, s'emportent parfois&#8230; Ce documentaire r&#233;v&#232;le, mieux que les discours, les effets d'une politique migratoire construite pour r&#233;pondre &#224; des enjeux &#233;lectoraux. Il montre l'absurde g&#226;chis de toutes ces vies bris&#233;es contre les murs de papiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2263 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L330xH167/screenshot_57-469b8.png?1694056165' width='330' height='167' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#169; auteurs et cies&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Murs de papiers, film documentaire de Olivier Cousin de 78' (2018), Projections : 21e &#233;dition des Rencontres des cin&#233;mas d'Europe du 16 au 24 novembre &#224; Aubenas. Au festival Migrant'sc&#232;ne : le 18 novembre &#224; Nantes, le 19 &#224; Bordeaux et Le Mans, le 20 &#224; Auch, le 21 &#224; Toulouse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autres dates : mursdepapiers.auteursetcies.com&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Docu &#8226; Soigner sous hypnose</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>1260</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Fixez le point, peut-&#234;tre change-t-il de couleur, peut-&#234;tre bouge-t-il un petit peu. Concentrez-vous sur ce point &#187; : guid&#233;e par la voix sereine de l'infirmier, la patiente s'apaise et ses paupi&#232;res s'alourdissent. Elle semble d&#233;tendue au point d'oublier qu'un m&#233;decin, derri&#232;re elle, est en train de lui pratiquer une ponction lombaire. Elle est en r&#233;alit&#233; sous hypnose. &lt;br class='autobr' /&gt;
En choisissant de suivre des soignants de l'h&#244;pital de Brest dans leurs parcours de formation &#224; l'hypnose, la r&#233;alisatrice Liza Le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Immigration" rel="tag"&gt;Immigration&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1260-" rel="tag"&gt;1260&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Fixez le point, peut-&#234;tre change-t-il de couleur, peut-&#234;tre bouge-t-il un petit peu. Concentrez-vous sur ce point &#187;&lt;/i&gt; : guid&#233;e par la voix sereine de l'infirmier, la patiente s'apaise et ses paupi&#232;res s'alourdissent. Elle semble d&#233;tendue au point d'oublier qu'un m&#233;decin, derri&#232;re elle, est en train de lui pratiquer une ponction lombaire. Elle est en r&#233;alit&#233; sous hypnose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En choisissant de suivre des soignants de l'h&#244;pital de Brest dans leurs parcours de formation &#224; l'hypnose, la r&#233;alisatrice Liza Le Tonquer interroge l'intimit&#233; du lien entre soignant et soign&#233;. De la salle de formation &#224; l'h&#244;pital, le film nous donne &#224; voir ces soignants qui s'interrogent, doutent, t&#226;tonnent dans la d&#233;couverte de cette nouvelle pratique, mais sont toutes et tous mus par le d&#233;sir de r&#233;duire la douleur de leurs patients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2264 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L451xH655/screenshot_58-23431.png?1694056165' width='451' height='655' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des mois, &#224; force de pratique, les doutes se l&#232;vent : les soignants se perfectionnent, prennent confiance, et les patients se laissent embarquer. La cam&#233;ra, tant&#244;t tr&#232;s proche, filme habilement la bulle qui se cr&#233;e entre le soignant et le soign&#233;. Tant&#244;t plac&#233;e dans le couloir, elle suit le va-et-vient rapide et ininterrompu des blouses blanches, dans ces h&#244;pitaux o&#249; le manque de personnel contraint souvent les soignants &#224; n&#233;gliger le temps pass&#233; avec chaque patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques plans sur des banderoles se font discr&#232;tement l'&#233;cho des luttes qui se jouent &#224; l'h&#244;pital. &#171; Manque de personnel &#187;, alerte l'une. &#171; O&#249; est l'humain ? &#187; interroge l'autre. Les moments d'hypnose, ici, apportent peut-&#234;tre un d&#233;but de r&#233;ponse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les corps soignants, film documentaire de Liza Le Tonquer de 52' (2019),&lt;br class='autobr' /&gt;
Projections : Brest le 5&#8239;novembre, Le&#8239;Mans le 24&#8239;novembre&lt;br class='autobr' /&gt;
Autres dates et lieux : &lt;a href=&#034;https://bit.ly/2VRO0TT&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/2VRO0TT&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'accompagnement en perte de sens ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1260-L-accompagnement-en-perte-de-sens</link>
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		<dc:date>2019-10-29T13:02:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;thique</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1260</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Professionnels de terrain, nous pensions tous que la loi de 2015 sur l'accessibilit&#233; permettrait une r&#233;elle am&#233;lioration pour les personnes handicap&#233;es que nous accompagnons ; or la mise &#224; mal des services d'accompagnement &#224; la vie sociale (SAVS) du Haut-Rhin par des coupes budg&#233;taires nous inqui&#232;te fortement : diminution des postes &#233;ducatifs, augmentation du nombre de personnes accompagn&#233;es, et donc diminution du temps disponible pour chaque personne accompagn&#233;e. En parall&#232;le, il y a aussi une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Professionnels de terrain, nous pensions tous que la loi de 2015 sur l'accessibilit&#233; permettrait une r&#233;elle am&#233;lioration pour les personnes handicap&#233;es que nous accompagnons ; or la mise &#224; mal des services d'accompagnement &#224; la vie sociale (SAVS) du Haut-Rhin par des coupes budg&#233;taires nous inqui&#232;te fortement : diminution des postes &#233;ducatifs, augmentation du nombre de personnes accompagn&#233;es, et donc diminution du temps disponible pour chaque personne accompagn&#233;e. En parall&#232;le, il y a aussi une augmentation du travail administratif. En effet, &#171; la vie moderne &#187; a multipli&#233; les d&#233;marches administratives et il faut &#234;tre &#171; connect&#233; &#187; aujourd'hui, avoir une adresse mail&#8230; Difficult&#233; de plus pour les personnes ayant un handicap mental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut donc les aider, les accompagner, il faudrait avoir le temps de leur apprendre &#224; faire. Notre accompagnement aupr&#232;s des personnes pouvait leur permettre de choisir de vivre dans un logement autonome, comme tout le monde, de s'inscrire dans une vie sociale, d'acc&#233;der aux soins et &#224; la culture. Ainsi une personne handicap&#233;e n'&#233;tait pas oblig&#233;e, du fait m&#234;me de son handicap, de vivre en structure d'accueil : elle pouvait faire le choix de vivre en autonomie, avec le soutien d'un SAVS. Combien de fois nous a-t-on dit : &lt;i&gt;&#171; Vivre ou travailler en milieu ordinaire, c'est dur, mais c'est un challenge, c'est ce que je souhaite et sans l'aide du SAVS je n'y arriverais pas&#8230; &#187;&lt;/i&gt; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour beaucoup de personnes handicap&#233;es mentales, sans l'accompagnement r&#233;gulier du SAVS, les difficult&#233;s vont s'accumuler et elles devront soit int&#233;grer une structure (ce n'est pas leur souhait et, en plus, elles seront &#224; la charge de la soci&#233;t&#233; avec des prix de journ&#233;e plus &#233;lev&#233;s), soit voir leur qualit&#233; de vie se d&#233;t&#233;riorer (hygi&#232;ne du logement, relation avec le voisinage, isolement social, suivi sant&#233;&#8230;). Au moins deux tiers des personnes accompagn&#233;es sont seules et sans soutien familial. C'est notre regard, notre soutien qui peut leur permettre de se sentir &#171; capable &#187;, d'&#234;tre &#224; la hauteur : capable d'habiter seul (malgr&#233; les difficult&#233;s), capable de travailler (comme tout le monde), d'appartenir &#224; un environnement social, de s'y adapter (malgr&#233; le regard des autres). Mais cette relation humaine que nous instaurons, ce regard bienveillant ne sont pas pris en compte par les financeurs : ils ne rentrent pas dans les cases des bilans annuels, on ne comptabilise que &#171; le faire &#187; et non &#171; l'&#234;tre &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, nous avons peur pour nos postes mais nous sommes aussi tr&#232;s inquiets pour ces personnes qui seront sans soutien et sans un accompagnement rapproch&#233; : encore aujourd'hui, le handicap mental fait peur. Je suis &#233;ducatrice depuis quarante ans. J'ai fait le choix de travailler aupr&#232;s de personnes adultes handicap&#233;es mentales depuis plus de vingt-cinq ans. En vingt-cinq ans, j'ai fait de belles rencontres, des professionnels bien s&#251;r, mais aussi beaucoup de personnes handicap&#233;es mentales : elles forcent notre respect tous les jours, mais il y a encore beaucoup &#224; faire, beaucoup de &#171; regards &#187; &#224; changer pour qu'elles puissent s'&#233;panouir dans notre soci&#233;t&#233; (dans la sant&#233;, la culture, le voisinage&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors aujourd'hui, face &#224; cette r&#233;duction de moyens, je constate que nous ne pourrons plus accompagner les personnes, les soutenir, les valoriser, les responsabiliser, les aider &#224; s'int&#233;grer et &#224; &#234;tre acteurs dans leur environnement social, faute de temps. De plus en plus nous faisons &#224; leur place pour aller plus vite, pour r&#233;pondre &#224; des exigences de rentabilit&#233;. Nous les assistons dans leurs d&#233;marches, mais nous n'avons plus de temps &#224; leur consacrer pour apprendre, pour &#234;tre plus autonomes, plus &#233;panouis&#8230; C'&#233;tait pourtant le sens profond de notre travail et de notre engagement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Donner la parole aux enfants plac&#233;s, au-del&#224; de &#171; l'&#233;tiquette &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1260-Donner-la-parole-aux-enfants-places-au-dela-de-l-etiquette</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1260-Donner-la-parole-aux-enfants-places-au-dela-de-l-etiquette</guid>
		<dc:date>2019-10-29T13:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1260</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les rencontres entre anciens enfants plac&#233;s et enfants encore plac&#233;s sont suffisamment rares pour que l'on s'int&#233;resse &#224; ce qui s'y dit et comment chacun en ressort. R&#233;cit &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment est n&#233;e l'id&#233;e de cette rencontre ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Laura Godefroy : Je suis all&#233;e vers J&#233;r&#244;me Beaury aussi connu sous le pseudonyme de Pierre Duhamel, auteur du livre Le Bal des Aimants. Je voulais m'appuyer sur ma forte exp&#233;rience de terrain en foyer &#233;ducatif et sur son v&#233;cu d'ancien enfant confi&#233;, pour imaginer ensemble une rencontre aupr&#232;s (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les rencontres entre anciens enfants plac&#233;s et enfants encore plac&#233;s sont suffisamment rares pour que l'on s'int&#233;resse &#224; ce qui s'y dit et comment chacun en ressort. R&#233;cit&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment est n&#233;e l'id&#233;e de cette rencontre ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laura Godefroy :&lt;/strong&gt; Je suis all&#233;e vers J&#233;r&#244;me Beaury aussi connu sous le pseudonyme de Pierre Duhamel, auteur du livre&lt;i&gt; Le Bal des Aimants&lt;/i&gt;. Je voulais m'appuyer sur ma forte exp&#233;rience de terrain en foyer &#233;ducatif et sur son v&#233;cu d'ancien enfant confi&#233;, pour imaginer ensemble une rencontre aupr&#232;s d'un groupe de jeunes adolescents plac&#233;s en institution. Sur le terrain, la proximit&#233; nous am&#232;ne constamment &#224; faire des constats. Le mien est que ces jeunes vivent dans l'incertitude et mettent en place des comportements de mises en danger. En tant que travailleurs sociaux, nous sommes riches de savoir-faire et de savoir-&#234;tre. Ces comp&#233;tences sont en lien avec notre parcours de formation, mais aussi, notre histoire personnelle. Au fil des &#233;changes entre les jeunes et l'&#233;quipe &#233;ducative, ressort souvent ; &lt;i&gt;&#171; Tu ne peux pas comprendre, tu n'as pas &#233;t&#233; plac&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Effectivement, notre discours ne leur para&#238;t pas toujours concret. L'empathie ne suffit pas. Nous sommes en continuel questionnement quant &#224; nos actions et nos incompr&#233;hensions. C'est pourquoi, j'ai d&#233;cid&#233; de permettre &#224; ces jeunes de rencontrer un ancien jeune plac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J&#233;r&#244;me Beaury :&lt;/strong&gt; En tant qu'ancien enfant plac&#233;, je cherchais une fa&#231;on de venir en aide de quelque mani&#232;re que ce soit &#224; ces jeunes souvent incompris et d&#233;pass&#233;s par leurs probl&#233;matiques quotidiennes. L'opportunit&#233; propos&#233;e par Laura &#233;tait une r&#233;ponse qui me convenait beaucoup. Je l'ai accept&#233;e avec enthousiasme.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Que cherchiez-vous &#224; obtenir ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laura Godefroy :&lt;/strong&gt; Ce projet avait pour objectif de permettre aux jeunes d'&#233;changer sur leurs ressentis et leurs craintes, de b&#233;n&#233;ficier d'un dialogue plus concret et d'&#233;largir leur vision de l'avenir et de tous les possibles qui s'ouvrent &#224; eux, permettant &#224; certains de retrouver le go&#251;t de l'envie. Cette exp&#233;rience avait pour nous, travailleurs sociaux, l'ambition d'obtenir de nouvelles pistes de compr&#233;hension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J&#233;r&#244;me Beaury :&lt;/strong&gt; Nous avons utilis&#233; une pi&#232;ce au sein de l'accueil de jour de l'un des six foyers &#233;ducatifs g&#233;r&#233;s par l'Association Calvadosienne pour la sauvegarde de l'enfant &#224; l'adulte. La libre adh&#233;sion &#233;tait le point de d&#233;part &#224; cette rencontre. L'ambiance y fut d'embl&#233;e d&#233;contract&#233;e. Les r&#232;gles furent pos&#233;es d'embl&#233;e : &#233;coute, accessibilit&#233;, pas de tabou, &#233;galit&#233;. Les objectifs rappel&#233;s : apprendre &#224; nous comprendre et nous rapprocher les uns des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2261 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH579/screenshot_55-bc8b7.png?1694056166' width='500' height='579' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment s'est d&#233;roul&#233;e cette rencontre ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laura Godefroy : &lt;/strong&gt; Apr&#232;s leur avoir pr&#233;sent&#233; le livre, j'ai organis&#233; un temps novateur entre mon &#233;quipe &#233;ducative, l'auteur et les jeunes, sur le th&#232;me de la place des jeunes plac&#233;s dans la soci&#233;t&#233; de demain. Au-del&#224; de ce que nous avions pu penser, certains jeunes ont souhait&#233; participer &#224; l'organisation de ce temps d'&#233;changes. Nos attentes ont &#233;t&#233; atteintes, je l'ai constat&#233; lors des &#233;changes, mais surtout, lorsque des jeunes sont venus nous remercier personnellement apr&#232;s ce moment d'une grande richesse. Et pourtant avec leurs inqui&#233;tudes de d&#233;part, rien n'&#233;tait gagn&#233; ! Par exemple, les jeunes ne voulaient certainement pas rencontrer J&#233;r&#244;me et se voir infliger une le&#231;on de morale ! Leur exprimer la grande disponibilit&#233; et la simplicit&#233; de l'auteur a &#233;t&#233; absolument n&#233;cessaire. C'est un point que nous avons travaill&#233; aussi en &#233;quipe avant la rencontre afin d'&#234;tre tous coh&#233;rents les uns envers les autres. J&#233;r&#244;me a donc parl&#233; de son parcours comme un parcours parmi tant d'autres et non assis sur une suppos&#233;e sup&#233;riorit&#233;. Chacun doit trouver le sien, J&#233;r&#244;me en a simplement fait une force. Leurs inqui&#233;tudes passaient aussi dans la difficult&#233; d'exprimer leurs ressentis et m&#234;me de prendre la parole en groupe ou encore d'&#234;tre jug&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J&#233;r&#244;me Beaury :&lt;/strong&gt; J'ai trouv&#233; l&#224; des jeunes en qu&#234;te d'avenir avec beaucoup d'incertitudes. Tr&#232;s ouverts et pertinents, j'ai pu m&#234;ler ma vision &#224; la leur : fugue, &#233;tiquette, collectif, scolarit&#233;, attentes familiales, consommation, le &#171; bon ou le mauvais &#233;duc &#187;, la question de la r&#233;f&#233;rence &#233;ducative, ont &#233;t&#233; abord&#233;s. Et ces jeunes ne m'ont pas &#233;pargn&#233;, profitant de mon exp&#233;rience afin de se projeter plus facilement dans leur futur. Ayant bien saisi l'opportunit&#233; qui leur &#233;tait offerte, ils m'ont forc&#233; &#224; puiser dans ma m&#233;moire ainsi que dans le travail que j'ai d&#251; faire pour m'en sortir : &lt;i&gt;&#171; Est-ce que tu vois toujours ta famille, ta m&#232;re surtout ? &#187;, &#171; Comment as-tu pu &#233;chapper &#224; la prison ? &#187;, &#171; Quels sont les autres leviers que l'&#233;cole pour s'en sortir ? &#187;, &#171; D'o&#249; t'est venue l'id&#233;e d'&#233;crire ton livre &#187;, &#171; pourquoi es-tu devenu formateur en travailleur social &#187;&lt;/i&gt; Le sans tabou n'emp&#234;che pas les g&#234;nes, et l'&#233;quipe &#233;ducative pr&#233;sente et moi-m&#234;me avons pu rassurer puis essayer de d&#233;dramatiser certains propos qui auraient pu d&#233;ranger certain (es) jeunes. Par exemple, la question de la consommation de stup&#233;fiants qui reste un jeu pour certains jeunes et une r&#233;elle difficult&#233; pour d'autres. Ou encore la question de la scolarit&#233; qui reste tr&#232;s &#171; al&#233;atoire &#187; en fonction des projets de chacun. La sexualit&#233; et la question des abus sexuels qui touchent beaucoup de jeunes et qui sont vraiment difficiles &#224; aborder. Je n'ai pas h&#233;sit&#233; &#224; leur parler de mes exp&#233;riences sur ce sujet, ayant &#233;t&#233; abus&#233; moi aussi. Bien s&#251;r, la question de la chance de &#171; tomber &#187; sur un bon &#233;ducateur est vite arriv&#233;e : silence dans la salle, tout le monde se sent concern&#233; ! J'ai en effet eu des &#233;ducateurs plus int&#233;ress&#233;s par mon avenir que d'autres mais il s'agit l&#224; de strat&#233;gies relationnelles qui nous poursuivent tout au long de nos vies. Fort heureusement, notre secteur est largement compos&#233; de professionnels qui ne nous veulent que du bien ! Il faut leur faire confiance et les &#233;couter ! Nous avons pu rappeler qu'il &#233;tait important pour chacun de trouver sa propre mani&#232;re de s'en sortir et qu'il n'y a pas de r&#232;gles toutes faites : j'&#233;tais autant perdu qu'eux, mais c'est un ensemble d'&#233;l&#233;ments qui ont contribu&#233; &#224; m'aider &#224; avancer. L'avantage de rassembler ces jeunes est aussi de leur montrer qu'ils ne sont pas seuls, la bienveillance &#233;tant le ma&#238;tre mot de la rencontre. Les jeunes avaient besoin d'un vocabulaire adapt&#233;, d'une complicit&#233;, de se sentir &#233;cout&#233;, &#233;gaux et surtout en confiance : &lt;i&gt;&#171; Ils ont ainsi pu parler de leurs inqui&#233;tudes sur ce temps alors m&#234;me qu'ils ne se l'autorisent pas toujours ailleurs &#187;&lt;/i&gt; ont pu remarquer les &#233;ducateurs. Le pari est donc gagn&#233;. C'est finalement un peu ce que mon ouvrage appelait &#224; construire : un t&#233;moignage encore plus proche pour les personnes qui ne souhaitent pas le lire !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle enseignements retirez-vous de cette exp&#233;rience ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laura Godefroy :&lt;/strong&gt; &#192; en juger par l'engouement collectif, il appara&#238;t que cette premi&#232;re exp&#233;rience en appelle d'autres. Requestionner nos pratiques, cr&#233;er de nouvelles dynamiques, &#234;tre plus &#224; l'&#233;coute des besoins et permettre aux jeunes de se projeter davantage sont les objectifs &#224; d&#233;velopper davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J&#233;r&#244;me Beaury :&lt;/strong&gt; La question de la place des usagers dans la professionnalisation des travailleurs sociaux est plus que jamais d'actualit&#233;. Ce travail de rapprochement et cette proximit&#233; nouvelle ne sont-ils pas une fa&#231;on de nous remettre en question entre ce que nous croyons et ce qui est v&#233;ritablement v&#233;cu ? Si l'&#233;coute est le propre du travailleur social, qu'est-il advenu de notre humilit&#233;&#8230; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce que devrait contenir la r&#233;forme d'Adrien Taquet</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1260-Ce-que-devrait-contenir-la-reforme-d-Adrien-Taquet</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1260-Ce-que-devrait-contenir-la-reforme-d-Adrien-Taquet</guid>
		<dc:date>2019-10-29T13:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>1260</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les acteurs de la protection de l'enfance sont en attente forte d'un r&#233;el plan d'action qui puisse r&#233;agir face l'engorgement des dispositifs, &#224; l'&#233;parpillement des mesures et aux r&#233;ponses technocratiques souvent loin des pr&#233;occupations et des besoins r&#233;els. Pour autant, la r&#233;forme tant attendue ne doit pas viser uniquement les dispositifs, les charges de travail et la complexit&#233; du profil de certains jeunes. Elle doit aussi prendre en compte la place des familles, la pratique &#233;ducative dans les MECS, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les acteurs de la protection de l'enfance sont en attente forte d'un r&#233;el plan d'action qui puisse r&#233;agir face l'engorgement des dispositifs, &#224; l'&#233;parpillement des mesures et aux r&#233;ponses technocratiques souvent loin des pr&#233;occupations et des besoins r&#233;els. Pour autant, la r&#233;forme tant attendue ne doit pas viser uniquement les dispositifs, les charges de travail et la complexit&#233; du profil de certains jeunes. Elle doit aussi prendre en compte la place des familles, la pratique &#233;ducative dans les MECS, l'amendement du cadre de travail trop dispers&#233; des professionnels, la prise en compte des attachements n&#233;cessaires qu'induit la relation d'aide entre les &#233;ducateurs et les jeunes. La r&#233;forme doit aussi int&#233;grer les besoins de prises en charge diversifi&#233;es (s&#233;quentielles, par exemple). Elle doit aussi tendre vers une vraie ouverture du dispositif de protection de l'enfance au droit commun, en favorisant l'accueil par des tiers et la pair-aidance. La pr&#233;sence syst&#233;matique d'avocats pour enfants aux audiences doit devenir obligatoire. Le statut r&#233;nov&#233; des cadres ASE et des coordonnateurs du projet pour l'enfant doit aussi &#234;tre fortement promu, avec &#224; la cl&#233; des formations labellis&#233;es et reconnues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, si l'&#233;volution des pratiques professionnelles des &#233;tablissements et des coordonnateurs ne s'adapte pas &#224; la massification et &#224; la complexification des situations, l'augmentation des moyens nouveaux serait vite rendue caduque par une nouvelle saturation des dispositifs. Cette r&#233;forme devrait aussi et surtout avoir comme axe fort et premier une vraie politique de pr&#233;vention &#233;ducative. Les moyens en mesures de milieu ouvert et en pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e devraient &#234;tre d&#233;multipli&#233;s, car comme chacun le sait, plus on intervient t&#244;t et rapidement de mani&#232;re progressive voire intensive, plus on a de chances de rompre avec la souffrance sociale et &#233;ducative. Mais, une telle r&#233;forme n&#233;cessite du courage, des moyens et surtout une volont&#233; politique qui aille au-del&#224; de la simple m&#233;diatisation, pla&#231;ant au centre la consultation large et la reconnaissance de l'expertise des usagers et des professionnels de terrain. La mise en place de groupes de travail nationaux et la prise en compte des demandes des organisations professionnelles appara&#238;t comme une n&#233;cessit&#233; absolue. L'approche du gouvernement est paradoxalement int&#233;ressante mais risque de se traduire, face aux dogmes financiers et &#233;conomiques, par du saupoudrage et des mesurettes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aide alimentaire &#8226; La part du pauvre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1260-Aide-alimentaire-o-La-part-du-pauvre</link>
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		<dc:date>2019-10-29T12:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1260</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Construit pour r&#233;pondre &#224; une urgence, notre syst&#232;me d'aide alimentaire s'est p&#233;rennis&#233;. Difficile de remettre en question des monuments du secteur caritatif, pourtant aujourd'hui ce mod&#232;le nourrit une agro-industrie en surchauffe, aux antipodes des enjeux &#233;cologiques. Il enferme toute une partie de notre soci&#233;t&#233; dans une d&#233;pendance alimentaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des steaks sans viande, de l'amidon, du soja, de la peau et du gras, distribu&#233;s par les quatre grands op&#233;rateurs de l'aide alimentaire : les Restos du c&#339;ur, la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Precarite" rel="tag"&gt;Pr&#233;carit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1260-" rel="tag"&gt;1260&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Construit pour r&#233;pondre &#224; une urgence, notre syst&#232;me d'aide alimentaire s'est p&#233;rennis&#233;. Difficile de remettre en question des monuments du secteur caritatif, pourtant aujourd'hui ce mod&#232;le nourrit une agro-industrie en surchauffe, aux antipodes des enjeux &#233;cologiques. Il enferme toute une partie de notre soci&#233;t&#233; dans une d&#233;pendance alimentaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des steaks sans viande, de l'amidon, du soja, de la peau et du gras, distribu&#233;s par les quatre grands op&#233;rateurs de l'aide alimentaire : les Restos du c&#339;ur, la F&#233;d&#233;ration des Banques alimentaires, la Croix-Rouge et le Secours populaire. Ces derniers ont donn&#233; l'alerte en juin. La coupable toute trouv&#233;e : l'entreprise qui a propos&#233; ces faux steaks achet&#233;s en Pologne. Est-ce la seule responsable ? Elle r&#233;pondait &#224; un appel d'offres lanc&#233; par le Fond europ&#233;en d'aide aux plus d&#233;munis (FEAD), via FranceAgriMer, l'office public fran&#231;ais rattach&#233; au minist&#232;re de l'Agriculture. Le FEAD a remplac&#233; en 2014 le programme europ&#233;en d'aide aux plus d&#233;munis charg&#233; de redistribuer les surplus europ&#233;ens aux programmes nationaux d'aide alimentaire. &#192; la disparition des surplus, une enveloppe budg&#233;taire est attribu&#233;e pour acheter une vingtaine de produits destin&#233;s &#224; l'aide alimentaire. Des produits de tr&#232;s bas de gamme sp&#233;cialement fabriqu&#233;s pour les pauvres au regard des tarifs exig&#233;s par les appels d'offres : 5,2&#8239;millions d'euros pour 1 500 tonnes de viande achet&#233;es en 2018, comme le r&#233;v&#233;lait l'hebdomadaire &lt;i&gt;Marianne &lt;/i&gt; le 7 juin, soit 3,46&#8239;euros le kilo. De quoi faire un faux steak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2254 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L494xH331/screenshot_48-ebf60.png?1694056166' width='494' height='331' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, selon les chiffres de la Direction g&#233;n&#233;rale de la coh&#233;sion sociale, 5,5&#8239;millions de personnes b&#233;n&#233;ficiaient de l'aide alimentaire en 2017, un chiffre qui a doubl&#233; depuis 2009. Parmi ces personnes, 52,4&#8239;% sont des femmes, 35&#8239;% des enfants. Comment un pays de surproduction en arrive-t-il l&#224; ? &lt;i&gt;&#171; Nous sommes dans un syst&#232;me agricole productiviste soutenu par une industrie agro-alimentaire qui s'installe &#224; la fin des ann&#233;es 50. Il a deux effets : baisser fortement les prix de l'alimentation et fabriquer des produits ultratransform&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique Dominique Paturel, ancienne assistante sociale devenue chercheuse &#224; l'INRA sp&#233;cialiste des questions d'aide alimentaire. &lt;i&gt;&#171; Ce syst&#232;me produit beaucoup trop et aucune r&#233;flexion n'existe pour moins produire ou ajuster la production, au contraire, il faut produire beaucoup plus pour faire tenir les prix sur les march&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; D&#232;s lors, l'aide alimentaire qui &#233;coule le surplus permet de consolider ce mod&#232;le tout en assurant un bon retour d'image. Pour la chercheuse, la fili&#232;re de l'aide alimentaire est donc une construction politique, pas une question de charit&#233; encore moins une politique sociale r&#233;fl&#233;chie. &lt;i&gt;&#171; Pour son dispositif d'aide, la France a fait le choix de redistribuer des invendus, de produire des produits sp&#233;ciaux pour les personnes &#224; petit budget. C'est un choix politique que d'avoir d&#233;cid&#233; dans les ann&#233;es 80 de distribuer des denr&#233;es li&#233;es &#224; la surproduction plut&#244;t que d'envisager, par exemple, une allocation financi&#232;re. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au bord des poubelles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quatre grands op&#233;rateurs de cette aide sont essentiellement pourvus par les grandes et moyennes surfaces et l'agro-industrie, de produits invendus, d&#233;class&#233;s, presque p&#233;rim&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes aux portes des poubelles &#187;&lt;/i&gt;, explique ainsi Jean-Marc Dubusset, vice-pr&#233;sident de la Banque alimentaire de Touraine, Difficile &#233;quilibre pour les b&#233;n&#233;voles charg&#233;s de faire le tri. Il d&#233;taille : &lt;i&gt;&#171; Ces b&#233;n&#233;voles doivent s'interroger : &#8220;Est-ce que moi je mangerais ce fruit ?&#8221; Si la r&#233;ponse est oui, je le prends. Mais si la r&#233;ponse est : &#8220;Moi je ne le mangerais pas mais c'est bien assez bon pour ceux qui ont faim&#8221;, il faut changer d'association. &#187;&lt;/i&gt; Il intervenait lors d'un d&#233;bat en juillet 2018 &#224; Tours organis&#233; par l'initiative Une place &#224; table de la Fondation Abb&#233; Pierre, qui cherche &#224; r&#233;fl&#233;chir sur cette aide. Delphine Picard, directrice des pensions de famille de Solihas du Centre-Val-de-Loire et organisatrice de cette initiative, voulait questionner le recours &#224; l'aide alimentaire dans ces pensions de famille. &lt;i&gt;&#171; Pourquoi ce sont les plus d&#233;munis qui prennent en charge le gaspillage ? Et puis nous voulions poser des questions li&#233;es au d&#233;veloppement durable, &#224; l'&#233;cologie. Par exemple, est-ce que nous pouvons refuser de prendre des tomates de la Banque alimentaire au mois de d&#233;cembre alors que nous savons qu'elles viennent de pays lointains ? &#187;&lt;/i&gt; &#192; Pr&#233;failles, en 2016, Une place &#224; table a organis&#233; un grand d&#238;ner o&#249; les habitants de la ville &#233;taient convi&#233;s &#224; venir go&#251;ter les plats pr&#233;par&#233;s par les pensionnaires &#224; partir de glanages et apr&#232;s une s&#233;ance d&#233;bat autour d'un film sur l'aide alimentaire o&#249; le prix d'entr&#233;e se payait en fruits et l&#233;gumes. Une fa&#231;on, selon Delphine Picard, de remettre du d&#233;bat autour de notre mod&#232;le. Et de revendiquer le droit de choisir, de refuser les viennoiseries &#224; profusion, les calendriers de l'avent au mois d'avril ou encore les plats ultratransform&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2255 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH272/screenshot_49-7c39b.png?1694056166' width='500' height='272' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas parce qu'on est pauvre qu'on doit mal manger &#187;&lt;/i&gt;, dans une tribune publi&#233;e par Lib&#233;ration en juin dernier, Boris Tavernier, fondateur de l'association Vrac interroge notre dispositif et pr&#244;ne une r&#233;appropriation par les personnes pauvres de leurs choix alimentaires. Son association, soutenue par la Fondation Abb&#233; Pierre, des bailleurs sociaux lyonnais et la Fondation Carasso, accompagne dans les centres sociaux lyonnais des groupements d'achats de produits bio et locaux. Longtemps, il a occup&#233; les pieds d'immeubles avec des d&#233;gustations de produits locaux, des ateliers cuisine dans les centres sociaux. &lt;i&gt;&#171; Impossible d'arriver dans les quartiers en disant : Bonjour, j'ai des produits bio &#224; vendre, parce que le bio est per&#231;u comme r&#233;serv&#233; aux riches &#187;&lt;/i&gt;, explique Boris Tavernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En reliant les habitants aux producteurs locaux, il d&#233;construit cette barri&#232;re, propose un groupement d'achat. Les habitants choisissent leurs produits, commandent en gros et organisent une &#233;picerie &#233;ph&#233;m&#232;re dans le centre social pour partager la commande qui reste ainsi &#224; prix co&#251;tant et int&#233;ressant pour l'acheteur comme pour le producteur. Aujourd'hui, Lyon compte 13 groupements d'achat de ce type, 5 sont d&#233;sormais enti&#232;rement g&#233;r&#233;s par les habitants, un premier groupement vient de s'organiser cet &#233;t&#233; &#224; Paris. &lt;i&gt;&#171; Notre objectif : que les personnes se r&#233;approprient leur consommation et se posent des questions sur l'origine des produits. &#187;&lt;/i&gt; Vrac organise des sorties avec les adh&#233;rents et les non-adh&#233;rents qui le souhaitent pour rencontrer les paysans, d&#233;couvrir leur travail, constater qu'ils partagent souvent la m&#234;me pr&#233;carit&#233;. Boris Tavernier a conscience que Vrac ne touche pas les plus pauvres mais les retrait&#233;s aux petites pensions et les travailleurs pauvres, impossible pour les plus d&#233;munis de s'&#233;chapper ainsi du circuit de l'aide alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les travailleurs sociaux, cheville ouvri&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Dans l'aide alimentaire, nous prenons ce qu'on nous donne, nous ne pouvons pas choisir. Alors quand on nous conseille de manger cinq fruits et l&#233;gumes par jour, c'est impossible, nous ne distribuons pas de repas &#233;quilibr&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; Nicole Caban&#233;, b&#233;n&#233;vole au Secours catholique de Soumoulou, participe &#224; un projet alternatif dans lequel une trentaine de familles retrouvent la possibilit&#233; de faire des choix et d'acc&#233;der &#224; une nourriture de meilleure qualit&#233; via un jardin potager partag&#233; et des &#233;changes de services qui servent de monnaie pour acheter des produits locaux. Des petites initiatives de ce type &#233;mergent ici et l&#224; mais elles sont fragiles, peu subventionn&#233;es et font difficilement le poids face aux gros op&#233;rateurs de l'aide alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2256 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH394/screenshot_50-84409.png?1694056166' width='500' height='394' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux sont les premiers prescripteurs de cette aide. Des prescripteurs qui sont amen&#233;s &#224; refaire des demandes r&#233;guli&#232;rement sans &#234;tre s&#251;r que la personne obtiendra le s&#233;same. Les Restos du c&#339;ur, par exemple, ont un bar&#232;me tenu secret en fonction de leurs stocks disponibles. Un b&#233;n&#233;vole d&#233;di&#233; calcule si la personne a droit ou non &#224; leur panier, pour combien de repas par semaine et pendant combien de temps. Les travailleurs sociaux n'ont aucune visibilit&#233; sur ces dispositions. Rien non plus dans leur formation qui &lt;i&gt;&#171; leur permettrait de comprendre le mod&#232;le productiviste sur lequel s'appuie l'aide alimentaire &#187;&lt;/i&gt;, note Dominique Paturel. Lorsqu'elle intervient dans des &#233;coles de travail social, le d&#233;bat est difficile, la d&#233;construction qu'elle propose se heurte &#224; l'argument &lt;i&gt;&#171; Mais les gens ont faim &#187;&lt;/i&gt;. Et puis &lt;i&gt;&#171; l'alimentation est d'abord per&#231;ue comme un moyen pour faire du lien social, au c&#339;ur des pratiques des travailleurs sociaux &#187;&lt;/i&gt;. L'aide alimentaire sert &#233;galement de variable d'ajustement. &lt;i&gt;&#171; Les travailleurs sociaux prescrivent cette aide en disant : Allez vers l'aide alimentaire, comme cela, avec l'argent qui vous reste, vous pourrez payer votre loyer, votre &#233;lectricit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Dominique Paturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2257 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L450xH200/screenshot_51-db9bb.png?1694056166' width='450' height='200' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les formations du travail social, difficile de faire la place &#224; l'application de ce droit sp&#233;cifique. Pourtant, le droit &#224; l'alimentation est inscrit dans la D&#233;claration universelle des droits de l'homme et retranscrit dans notre droit via la loi de modernisation de l'agriculture de 2010 &lt;i&gt;(voir encadr&#233; p.18)&lt;/i&gt;. &#192; l'IRTS de Montpellier, sous l'impulsion de Dominique Paturel, un module sur l'aide alimentaire a &#233;t&#233; propos&#233;. Des &#233;tudiantes (le f&#233;minin s'impose ici, seules des &#233;tudiantes se sont inscrites) de deuxi&#232;me et troisi&#232;me ann&#233;e ont particip&#233; &#224; cette exp&#233;rimentation. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but, leur premi&#232;re r&#233;action &#233;tait de dire : Qu'est-ce qu'on y peut, nous, qu'est-ce qu'on peut y changer ? &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Cathy Bousquet, responsable relations aux champs professionnels et charg&#233;e de recherche &#224; l'IRTS de Montpellier l'organisatrice du module. Puis, au cours de la formation &#233;tal&#233;e sur une ann&#233;e en 5 sessions de trois jours, &lt;i&gt;&#171; elles ont trouv&#233; elles-m&#234;mes les leviers pour commencer &#224; discuter, interagir sur cette question &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-elle. Au final, le module s'est termin&#233; par une alerte sous forme de conf&#233;rence de presse destin&#233;e aux responsables de formation. Les &#233;tudiantes ont soulign&#233; l'urgence de faire entrer la question de l'alimentation dans la formation, au m&#234;me titre, par exemple, que la protection de l'enfance. Elles ont &#233;t&#233; entendues, d&#233;sormais cette question est prise en compte dans le parcours de formation de cette &#233;cole. Un d&#233;but&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Go&#251;ter d'autres recettes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1260-Gouter-d-autres-recettes</link>
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		<dc:subject>Pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1260</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pendant trois ans, une recherche-action a sond&#233; les diff&#233;rentes possibilit&#233;s pour rendre accessible &#224; tous une alimentation de qualit&#233;, r&#233;mun&#233;ratrice pour les producteurs, dans une perspective durable et &#233;cologique. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Donner de la nourriture d&#233;class&#233;e aux personnes pauvres c'est les disqualifier par l'alimentation mais celui qui produit cette nourriture d&#233;class&#233;e, l'agriculteur, peut aussi avoir ce sentiment de disqualification. &#187; Jean-Claude Balbot est agriculteur et r&#233;f&#233;rent du r&#233;seau Centre (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant trois ans, une recherche-action a sond&#233; les diff&#233;rentes possibilit&#233;s pour rendre accessible &#224; tous une alimentation de qualit&#233;, r&#233;mun&#233;ratrice pour les producteurs, dans une perspective durable et &#233;cologique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Donner de la nourriture d&#233;class&#233;e aux personnes pauvres c'est les disqualifier par l'alimentation mais celui qui produit cette nourriture d&#233;class&#233;e, l'agriculteur, peut aussi avoir ce sentiment de disqualification. &#187;&lt;/i&gt; Jean-Claude Balbot est agriculteur et r&#233;f&#233;rent du r&#233;seau Centre d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural (CIVAM) et de son projet Accessible. Ce 28 mars 2019, au Palais de la femme &#224; Paris, il inaugure le s&#233;minaire final de ce projet de recherche-action d&#233;but&#233; en 2016. Il visait &#224; &lt;i&gt;&#171; favoriser l'&#233;change et le partage entre les acteurs du secteur social et du monde agricole pour construire des solutions d'acc&#232;s de tous &#224; une alimentation durable et de qualit&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2258 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH627/screenshot_52-7fbd3.png?1694056167' width='500' height='627' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le projet Accessible a &#233;galement abouti au tournage de La part des autres, un documentaire sur l'aide alimentaire sorti en mars 2019.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour de la table, des agriculteurs, des travailleurs sociaux, des chercheurs et une question : &lt;i&gt;&#171; Comment se peut-il qu'un syst&#232;me de production nourrisse mal un nombre croissant de ses consommateurs et ne permette pas de vivre &#224; une partie de ses producteurs ? &#187;&lt;/i&gt; Quelques projets alternatifs sont pr&#233;sent&#233;s, par exemple, &#224; Brest, le Cabas des champ organise un groupement d'achat dans quatre centres sociaux ; dans la Dr&#244;me, Marie Rivoire, agricultrice, propose &#224; quatre &#233;piceries solidaires autour de chez elle de cultiver des parcelles de son terrain. Dominique Paturel, chercheuse &#224; l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), sp&#233;cialiste des questions d'aide alimentaire, a men&#233; une enqu&#234;te sur quinze initiatives (1) &#224; partir de la notion de d&#233;mocratie alimentaire pour laquelle &lt;i&gt;&#171; le choix du syst&#232;me alimentaire est le r&#233;sultat d'une &#233;laboration collective, accessible &#224; tous les habitants l&#233;gitimement reconnus comme citoyens, ayant pu acc&#233;der &#224; l'ensemble des connaissances &#187;&lt;/i&gt;. Les r&#233;sultats montrent que, dans leur majorit&#233;, ces initiatives reproduisent &lt;i&gt;&#171; un mod&#232;le distributif &#187;&lt;/i&gt; plut&#244;t que de soutenir &lt;i&gt;&#171; une appropriation par les personnes &#224; petits budgets de leur alimentation &#187;&lt;/i&gt;. Il n'emp&#234;che, ils exp&#233;rimentent d'autres acc&#232;s &#224; une nourriture &#233;chapp&#233;e du mod&#232;le agro-industriel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;cu alimentaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre voie envisage la construction d'une nouvelle politique publique : une s&#233;curit&#233; sociale alimentaire. L'id&#233;e, port&#233;e, entre autres, par le R&#233;seau salariat avec le sociologue Bernard Friot ou la Conf&#233;d&#233;ration paysanne, a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;e par l'association Ing&#233;nieurs sans fronti&#232;res via son projet Agricultures et souverainet&#233; alimentaire (Agrista). Elle s'appuie sur le mod&#232;le de notre S&#233;curit&#233; sociale pour les soins. Les jeunes ing&#233;nieurs appellent &#224; &lt;i&gt;&#171; sortir l'alimentation d'une logique de march&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Rien que cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce projet vise &#224; distribuer 150&#8239;euros mensuels par personne, destin&#233;s &#224; des produits bio, frais et de proximit&#233;. L'argent serait disponible sur une carte type carte Vitale de l'alimentation. Les jeunes ing&#233;nieurs s'appuient sur trois principes de la S&#233;curit&#233; sociale : conventionner des professionnels de l'agriculture et de l'alimentation soumis &#224; des r&#232;gles de production li&#233;es &#224; des enjeux &#233;cologiques et avec des prix r&#233;mun&#233;rateurs pour ces producteurs, g&#233;rer ce conventionnement d&#233;mocratiquement par les b&#233;n&#233;ficiaires r&#233;unis dans des caisses de s&#233;curit&#233; sociale alimentaire et permettre un acc&#232;s universel pour tous. Le budget pour faire vivre cette proposition ? Cent vingt milliards d'euros, soit moiti&#233; moins que l'assurance maladie, assurent les ing&#233;nieurs. Un budget qui serait assur&#233; par des cotisations sociales aux taux progressifs selon les revenus des personnes. Utopique mais pas impossible, assurent-ils. Une question de volont&#233; politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) D&#233;mocratie alimentaire et acc&#232;s &#224; l'alimentation durable des familles &#224; petits budgets, Dominique Paturel, INRA, 2019&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Accompagner &#224; l'&#232;re du num&#233;rique</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1260-Accompagner-a-l-ere-du-numerique</link>
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		<dc:date>2019-10-29T12:58:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Informatique</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1260</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs de pr&#233;vention sont confront&#233;s &#224; un pari que certains d'entre eux ont d&#233;j&#224; r&#233;ussi &#224; relever : la sociabilit&#233; num&#233;rique juv&#233;nile. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2009, moins de la moiti&#233; des jeunes &#226;g&#233;s de 12 &#224; 19 ans &#233;quip&#233;s d'un t&#233;l&#233;phone portable poss&#233;daient un smartphone. Aujourd'hui, ils sont 97&#8239;% et ils n'utilisent plus prioritairement leur appareil pour t&#233;l&#233;phoner, mais davantage pour &#233;couter de la musique ou acc&#233;der &#224; internet. Ainsi, d'une utilisation par les adolescents de la Toile quasi invisible pour l'&#233;ducateur de rue, (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs de pr&#233;vention sont confront&#233;s &#224; un pari que certains d'entre eux ont d&#233;j&#224; r&#233;ussi &#224; relever : la sociabilit&#233; num&#233;rique juv&#233;nile.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2009, moins de la moiti&#233; des jeunes &#226;g&#233;s de 12 &#224; 19 ans &#233;quip&#233;s d'un t&#233;l&#233;phone portable poss&#233;daient un smartphone. Aujourd'hui, ils sont 97&#8239;% et ils n'utilisent plus prioritairement leur appareil pour t&#233;l&#233;phoner, mais davantage pour &#233;couter de la musique ou acc&#233;der &#224; internet. Ainsi, d'une utilisation par les adolescents de la Toile quasi invisible pour l'&#233;ducateur de rue, nous sommes pass&#233;s, avec la prolif&#233;ration des t&#233;l&#233;phones mobiles, &#224; une hypervisibilit&#233; de cette pratique. D&#233;sormais, les jeunes se connectent partout o&#249; il existe du r&#233;seau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette hyperconnectivit&#233; inqui&#232;te, questionne et embarrasse les professionnels. Quelles postures adopter face &#224; l'&#233;mergence de ces pratiques num&#233;riques envahissantes ? Comment g&#233;rer le smartphone des jeunes lors des temps d'activit&#233;s ? Faut-il aller &#224; leur rencontre sur les r&#233;seaux sociaux ? Face &#224; ces questions complexes, les &#233;ducateurs &#233;prouv&#233;s bricolent des r&#233;ponses singuli&#232;res et temporaires. Cet article propose de mettre au jour certaines d'entre elles afin de faire avancer le d&#233;bat concernant les outils num&#233;riques dans la relation &#233;ducative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Eprouvant portable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re pratique &#233;prouv&#233;e par les usages num&#233;riques des jeunes est le travail de rue. C'est d'ailleurs &#224; partir de cette derni&#232;re que d&#233;bute la majorit&#233; des relations &#233;ducatives en pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e. Depuis quelques ann&#233;es, sur ces espaces-temps, les professionnels sont confront&#233;s &#224; des adolescents utilisant leur portable en permanence. Dans ce contexte, avoir leur attention afin de discuter avec eux devient une &#233;preuve. Face &#224; la puissante attractivit&#233; du smartphone, certains &#233;ducateurs, qui arrivent en proposant une simple discussion, ont peu de chances de capter durablement l'attention de leur public. De plus, cette priorit&#233; attentionnelle accord&#233;e aux &#233;crans irrite ces professionnels. Elle symbolise pour eux la d&#233;shumanisation qu'engendre la multiplication des outils technologiques. Par cons&#233;quent, certains &#233;ducateurs refusent d'utiliser ces nouveaux outils dans leurs pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, d'autres &#233;ducateurs agr&#233;mentent leur action de cette communication 2.0 qui pla&#238;t tant aux adolescents. Cette approche hybride dynamise leur travail et le rend plus attractif. Par exemple, en allant sur Snapchat, ils vont &#224; la rencontre des jeunes ou plut&#244;t ils partent de l&#224; o&#249; est leur attention, pour la ramener vers eux et leur activit&#233;. Ainsi, d'une communication interm&#233;di&#233;e avec eux, ils arrivent &#224; cr&#233;er des temps de rencontres physiques. L'outil num&#233;rique n'est plus envisag&#233; uniquement comme une barri&#232;re mais aussi comme une &#233;ventuelle passerelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Attention dispers&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jeunes utilisent leur smartphone dans la rue mais &#233;galement lors des temps d'activit&#233;s collectives que leur proposent les &#233;ducateurs. Cet usage n'est pas sans poser de difficult&#233;s aux professionnels. En effet, en m&#234;me temps qu'ils participent &#224; l'activit&#233; principale, les jeunes effectuent d'autres t&#226;ches. Autrement dit, ils pratiquent la pluriactivit&#233; et cela bouleverse les normes et les r&#232;gles sociales sur lesquelles les &#233;ducateurs avaient l'habitude de s'appuyer pour animer leurs activit&#233;s. L'attention des adolescents est dispers&#233;e et leur engagement s'en trouve diminu&#233;. Ainsi, ils transgressent une r&#232;gle sociale ch&#232;re aux &#233;ducateurs, celle d'accorder l'enti&#232;ret&#233; de son attention &#224; l'activit&#233; principale que l'on entreprend. De plus, l'intervention des &#233;ducateurs pour r&#233;guler l'utilisation du portable g&#233;n&#232;re r&#233;guli&#232;rement des conflits tant les jeunes sont attach&#233;s &#224; leur objet. Face &#224; cette difficult&#233;, certains professionnels ont fait le choix d'int&#233;grer le smartphone dans la conception m&#234;me de l'activit&#233;. Par exemple, certains vont l'utiliser avec les jeunes pour r&#233;aliser un atelier photo, &#233;couter de la musique ou bien effectuer des recherches d'informations sur internet. Cette pratique cr&#233;e une culture commune entre les jeunes et les &#233;ducateurs, favorisant ainsi le rapprochement autour d'une dynamique partag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2253 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH283/screenshot_47-bb7ef.png?1694056167' width='500' height='283' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pratiques de chantier des &#233;ducateurs sont elles aussi &#233;prouv&#233;es par la pr&#233;sence du portable. Dans ce contexte, ce sont la socialisation professionnelle, la s&#233;curit&#233; des personnes et la qualit&#233; de la production qui sont mises &#224; mal. En effet, alors qu'ils devraient se concentrer sur le travail qu'ils doivent accomplir, les jeunes pr&#233;f&#232;rent utiliser leur smartphone pour &#233;couter de la musique, prendre des photos ou encore envoyer des messages. Ces pratiques sont pour les &#233;ducateurs difficiles &#224; r&#233;guler, car, d'une part, le portable est devenu un objet indispensable pour les jeunes et, d'autre part, sa place, son statut dans le monde du travail sont souvent ambigus. Il peut &#234;tre interdit par les r&#232;glements mais tol&#233;r&#233; dans les faits. En pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, les chantiers sont souvent des travaux manuels relevant du second &#339;uvre du b&#226;timent. L'usage du smartphone y est peu appropri&#233;. Toutefois, certains &#233;ducateurs essayent de l'int&#233;grer afin de mieux le r&#233;guler, voire de le mettre au service de la mission. Ils l'autorisent uniquement &#224; des moments d&#233;finis et pour des objectifs en lien avec le travail en cours. Ainsi, en amont de la phase de production, les adolescents sont sollicit&#233;s pour rechercher sur internet des informations pr&#233;cises et utiles au chantier. Parfois, &#233;ducateurs et jeunes regardent ensemble sur la Toile des tutoriels concernant les travaux &#224; r&#233;aliser. Le smartphone est &#233;galement utilis&#233; pour prendre des photos du chantier qui serviront de souvenirs mais aussi de support pour retracer l'&#233;volution des travaux et les valoriser. Ici encore, l'&#233;preuve que constitue la culture num&#233;rique juv&#233;nile pour les &#233;ducateurs donne lieu &#224; de nouvelles pratiques &#233;ducatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs et leurs pratiques orthodoxes (ou embl&#233;matiques) font face &#224; une culture num&#233;rique juv&#233;nile complexe qui les bouscule et les tiraille : si elle facilite les &#233;changes et les liens sociaux, elle peut &#233;galement isoler et d&#233;shumaniser. Elle est un &#233;l&#233;ment central de la construction identitaire des jeunes tout en &#233;tant source de dispersion de leur attention. Les habitudes des jeunes et plus particuli&#232;rement la pluriactivit&#233; et les &#233;changes m&#233;diatis&#233;s &#233;prouvent le savoir-faire des &#233;ducateurs fond&#233; sur une sociabilit&#233; pr&#233;sentielle et une monoactivit&#233;. Face &#224; cette &#233;preuve, le d&#233;fi pour les &#233;ducateurs, c'est de tenter de mettre &#224; jour leurs pratiques &#233;ducatives afin d'&#234;tre suffisamment connect&#233;s pour continuer &#224; accompagner les jeunes dans leur parcours vers l'insertion socioprofessionnelle et l'autonomie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Comment articuler psychiatrie et travail social ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1260-Comment-articuler-psychiatrie-et-travail-social</link>
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		<dc:date>2019-10-29T12:56:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>1260</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les aimants s'attirent ou se repoussent selon les faces mises en pr&#233;sence. Les psys et les travailleurs sociaux en font de m&#234;me, alors qu'ils ont besoin les uns des autres. Comment conjuguer cet &#233;trange ballet du &#171; je t'aime, moi non plus &#187; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Ludwig Maquet, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; en MECS (1) &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts &#187;. Isaac Newton. Cette citation correspond bien au travail social et pose la question du lien entre psychiatrie et &#233;ducatif dans nos m&#233;tiers. Que (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les aimants s'attirent ou se repoussent selon les faces mises en pr&#233;sence. Les psys et les travailleurs sociaux en font de m&#234;me, alors qu'ils ont besoin les uns des autres. Comment conjuguer cet &#233;trange ballet du &#171; je t'aime, moi non plus &#187; ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Ludwig Maquet, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; en MECS (1)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts &#187;&lt;/i&gt;. Isaac Newton. Cette citation correspond bien au travail social et pose la question du lien entre psychiatrie et &#233;ducatif dans nos m&#233;tiers. Que s'apporte-t-on ? Comment travailler dans le respect des missions de chacun tout en s'enrichissant mutuellement ? Comment faire &#233;voluer les pratiques parfois cloisonn&#233;es face &#224; des publics aux multiples difficult&#233;s, dont beaucoup de d&#233;tresses psychiques, de troubles comportementaux, aux origines diverses ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense qu'il est imp&#233;ratif d'ouvrir des portes, nous avons besoin de part et d'autre d'apports continus notamment des sciences humaines, afin d'&#233;largir notre champ de comp&#233;tences. Et il faut insister sur la n&#233;cessit&#233; d'un travail &#233;troit entre partenaires. Sans me faire sp&#233;cialiste, je pourrais dire, de mani&#232;re raccourcie, que le travail du psychiatre et/ou du psychologue est, en institution, &#224; une place singuli&#232;re car ni vraiment dans l'&#233;quipe ni vraiment &#224; cot&#233;, sans doute dans l'entre-deux, ce qui g&#233;n&#232;re parfois le trouble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il porte son attention au fonctionnement psychique. Fustier (2014) d&#233;crit ainsi le double message dans lequel est par exemple le psychologue, investi du r&#244;le de &#171; porte croyance &#187;, sollicit&#233; par les &#233;quipes qui attendent des r&#233;ponses miracles, pouvant mettre le psychologue &#224; une place de toute-puissance. N&#233;anmoins, il peut apporter aux &#233;quipes et &#224; l'&#233;ducateur. Par ses apports sur le psychisme des individus, aidant les &#233;ducateurs au quotidien dans l'appr&#233;hension des situations. De son regard, il analyse, entend les difficult&#233;s et souffrances, reconna&#238;t l'Autre. Il peut aussi accompagner l'&#233;ducateur en tant que soi dans sa pratique. L'&#233;ducateur quant &#224; lui peut aussi apporter aux professionnels de la sant&#233; mentale. En effet, il arpente la clinique du quotidien, compose avec la r&#233;alit&#233;, le terrain. Il rend compte de ses observations, qui servent l'analyse du psychologue, et inversement, dans l'int&#233;r&#234;t du public accompagn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que psychiatrie et &#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e se construisent chaque jour dans les pratiques, que ce qui se joue n'est qu'&#233;change entre l'int&#233;rieur de l'individu et le monde ext&#233;rieur, il conviendrait de se rejoindre dans du commun. Car les professions doivent s'articuler, non s'exclure, dans une d&#233;marche processuelle d'un travail de coop&#233;ration, qui se doit d'&#234;tre op&#233;rationnelle pour se forger une vision globale de l'accompagnement. Tout en rappelant les fondamentaux, statuts, r&#244;les et fonctions sp&#233;cifiques de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce travail de coop&#233;ration est encore bien souvent d&#233;pendant de la bonne volont&#233; &#224; se rencontrer, &#224; se former et &#224; &#233;changer alors qu'il devrait s'organiser et se penser &#224; travers des espaces de r&#233;flexions au c&#339;ur des &#233;tablissements. Seul un travail ensemble, en partenariat et en r&#233;seau, peut contribuer &#224; r&#233;duire les &#233;carts, &#224; comprendre l'importance et la compl&#233;mentarit&#233; des fonctions, les reconna&#238;tre en se parlant. Bien &#233;videmment, la question des moyens m&#233;rite d'&#234;tre pos&#233;e, &#224; moins de continuer &#224; compter sur la bonne volont&#233; individuelle. Il faut ouvrir des postes &#233;ducatifs dans le secteur de la sant&#233; mentale et inversement renforcer la pr&#233;sence des psychologues dans les &#233;tablissements &#233;ducatifs, en proximit&#233; des &#233;quipes &#233;ducatives et du public, au quotidien. Car, m&#234;me si nous sommes pass&#233;s de la loi du 30 juin 1975 aux lois de 2002-2005, il reste du chemin &#224; faire pour articuler au mieux les prises en charge dans l'int&#233;r&#234;t premier du public, et au-del&#224;, d'une certaine id&#233;e de la justice sociale. Construisons des ponts et cassons les murs pourrait &#234;tre un leitmotiv &#224; retenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Maison d'enfants &#224; caract&#232;re social.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2252 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH571/screenshot_46-f7b39.png?1694056168' width='500' height='571' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Vincent Pallard, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; en protection de l'enfance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La psychiatrie et le social c'est un peu comme le bon st&#233;r&#233;otype du vieux couple grincheux. Vous savez, un brin passif-agressif, en sempiternelle chamaille, que l'on n'arrive plus malgr&#233; l'hostilit&#233; &#224; imaginer l'un sans l'autre. Deux entit&#233;s chacune porteuse de son h&#233;ritage, ses casseroles, ses r&#233;sistances. Un duo qui n'a pas vraiment appris &#224; se parler ni &#224; se conna&#238;tre avant que la loi ne les unisse. Deux partenaires qui parfois peinent &#224; honorer main dans la main leurs missions d'&#233;ducation, de protection. Bon, de l&#224; &#224; dire que nos b&#233;n&#233;ficiaires sont les enfants ab&#238;m&#233;s du mariage de deux figures disciplinaires en constante objection&#8230; Arr&#234;tons la m&#233;taphore tant qu'elle est mod&#233;r&#233;e !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est connu, le travail social ne brille pas par sa pond&#233;ration lorsqu'il s'agit de d&#233;noncer les hiatus de son domaine d'expertise ! Oh, quelle absence de sang-froid, fr&#232;res et s&#339;urs de grande gueule, brailleurs de l'&#233;ducation sp&#233;ciale ! Vous l'avez compris, c'est la col&#232;re qui me fait marcher sur le fil de l'intemp&#233;rance. Si j'ai parl&#233; de mariage qui bat de l'aile pour illustrer nos difficult&#233;s &#224; penser nos strat&#233;gies d'intervention, c'est que j'ai donn&#233; sept ans de ma carri&#232;re &#224; une institution n&#233;e d'une alliance empirique entre la psychiatrie et le m&#233;dico-social. Ancienne clinique psy, le dispositif s'est transform&#233; en lieu de vie pour personnes souffrant de psychoses chroniques. Le projet est n&#233; de la reconnaissance de la maladie comme un handicap aux yeux de la loi. Bon, et aussi parce que l'expertise psychiatrique est un gouffre financier pour l'&#201;tat et que les travailleurs sociaux sont form&#233;s &#224; l'adaptabilit&#233; et &#224; une polyvalence relative &#224; co&#251;t bien plus int&#233;ressant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai donc particip&#233; &#224; la cr&#233;ation d'un dispositif hybride prometteur, port&#233; par l'union de deux entit&#233;s professionnelles : les pro-psy, et les pro-social. Une belle union, sur le principe. Tandis que certains lieux sont en mal de moyens face &#224; un public de plus en plus h&#233;t&#233;rog&#232;ne et touch&#233; par le facteur psychiatrique &#8211; o&#249; le travail en r&#233;seau est aussi d&#233;sorganis&#233; et morcel&#233; que la composante psychotique elle-m&#234;me &#8211; nous rassemblions tous les &#233;l&#233;ments pour garantir une bonne prise en charge. &#212;, que la lune de miel fut br&#232;ve !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors si la psychiatrie et le m&#233;dico-social rament autant pour travailler en r&#233;seau ou au sein m&#234;me d'une structure &#224; double fief, c'est qu'une partie du souci trouve &#224; mon sens explication dans la dimension identitaire desdits secteurs. &lt;i&gt;&#171; Proposer des &#233;ducs &#224; des schizos, c'est comme faire bouffer du pain rassis &#224; un gamin malnutri. &#187; &#171; Faute de grives, on mange des merles. &#187;&lt;/i&gt; Oh, les &#233;ducs ne s'en sont pas non plus priv&#233;s, on n'est pas plus affables ! &lt;i&gt;&#171; La psy d'antan c'est du vintage r&#233;actionnaire. &#187; &#171; &#192; force d'&#234;tre aussi stationnaire que la maladie, on n'avance &#224; rien. &#187;&lt;/i&gt; Il faut entendre que l'essence de la psychiatrie est en d&#233;liquescence au regard des derni&#232;res orientations politiques ; accueillir le travail social reviendrait sans doute &#224; acter la fin d'un cycle et faire le deuil d'une &#233;poque. L'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, elle, souffre encore d'invisibilisation dans le paysage socio-politique et de fait, d'un complexe de l&#233;gitimit&#233; ; accueillir la psychiatrie reviendrait sans doute &#224; valider notre pr&#233;tendue insuffisance et cautionner une non-reconnaissance. Il en r&#233;sulte une vraie bataille d'ego meurtris mue par la crainte d'&#234;tre d&#233;vor&#233; par l'Autre. Et si nous acceptions nos limites respectives, la r&#233;alit&#233; de nos secteurs avec humilit&#233;, et r&#233;pondions ensemble &#224; la souffrance psychique des personnes que nous accompagnons ? Une th&#233;rapie conjugale, chiche ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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