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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Cin&#233; &#8226; Hors normes</title>
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		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
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&lt;p&gt;Course-poursuite dans les rues de Paris. Hors normes d&#233;marre comme un thriller. La nouvelle production des deux r&#233;alisateurs &#224; succ&#232;s &#201;ric Toledano et Olivier Nakache porte pourtant sur un sujet d&#233;licat : l'autisme et la difficult&#233; de prise en charge des jeunes adultes aux troubles les plus s&#233;v&#232;res. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un film sur les travailleurs sociaux, les &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, les pratiques des professionnels ? Rien de tout cela. Il pr&#233;sente un monde binaire : d'un c&#244;t&#233; l'h&#244;pital psychiatrique et ses traitements (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1259-" rel="tag"&gt;1259&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Course-poursuite dans les rues de Paris. Hors normes d&#233;marre comme un thriller. La nouvelle production des deux r&#233;alisateurs &#224; succ&#232;s &#201;ric Toledano et Olivier Nakache porte pourtant sur un sujet d&#233;licat : l'autisme et la difficult&#233; de prise en charge des jeunes adultes aux troubles les plus s&#233;v&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un film sur les travailleurs sociaux, les &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, les pratiques des professionnels ? Rien de tout cela. Il pr&#233;sente un monde binaire : d'un c&#244;t&#233; l'h&#244;pital psychiatrique et ses traitements m&#233;dicamenteux assommants ; de l'autre, deux associations caritatives qui se battent dans un no man's land pour prendre en charge des jeunes dont plus personne ne veut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2283 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L480xH658/screenshot_13-4-fa7ce.png?1694041714' width='480' height='658' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la t&#234;te de ce combat, un Vincent Cassel omnipr&#233;sent &#224; l'image, h&#233;ros style Abb&#233; Pierre, forc&#233;ment sympathique. Seul interlocuteur de ces enfants et de leurs parents, &#224; la t&#234;te d'une association sans agr&#233;ment. Il se bat, bricole, convainc, appelle &#224; la rescousse les bonnes &#226;mes, va, dans une sc&#232;ne sans fin, jusqu'&#224; stopper la circulation sur le p&#233;riph' pour sauver un jeune autiste, sans que jamais on ne croise dans ce monde un professionnel form&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat appara&#238;t toutefois sous la figure compass&#233;e de deux inspecteurs de l'Igas, tr&#232;s vite per&#231;us comme &#171; les m&#233;chants de l'histoire &#187;, venus enqu&#234;ter sur cette association. Si la r&#233;alit&#233; de la difficult&#233; de prise en charge de ces jeunes adultes n'est &#233;videmment pas &#224; remettre en cause, l'&#233;trange choix de r&#233;alisation d'un monde binaire &#8211; l'h&#244;pital ou les bonnes &#339;uvres &#8211; interroge et vient un peu plus renforcer la mauvaise image qui s'accroche aujourd'hui aux institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Hors normes, un film d'Eric Toledano et Olivier Nakache, Gaumont, 1 h 53. Sortie nationale le 23 octobre.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>CHRS &#8226; Bouts de vie, bout de Chaumi&#232;re</title>
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		<dc:subject>CHRS</dc:subject>
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&lt;p&gt;Infantilisant, contraignant, co&#251;teux&#8230; Sous le coup des critiques, l'h&#233;bergement collectif perd peu &#224; peu ses financements. Imperturbable, La Chaumi&#232;re cultive depuis quarante ans une dynamique de groupe v&#233;cue comme incontournable pour traiter les blessures traumatiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Quand je suis arriv&#233;e &#224; La Chaumi&#232;re, je ne cherchais qu'un abri o&#249; &#234;tre en s&#233;curit&#233; avec mon enfant. J'ai d&#233;couvert bien plus. &#187; Ana&#239;s a pass&#233; douze mois dans ce centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale-centre maternel. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1259-" rel="tag"&gt;1259&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Infantilisant, contraignant, co&#251;teux&#8230; Sous le coup des critiques, l'h&#233;bergement collectif perd peu &#224; peu ses financements. Imperturbable, La Chaumi&#232;re cultive depuis quarante ans une dynamique de groupe v&#233;cue comme incontournable pour traiter les blessures traumatiques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Quand je suis arriv&#233;e &#224; La Chaumi&#232;re, je ne cherchais qu'un abri o&#249; &#234;tre en s&#233;curit&#233; avec mon enfant. J'ai d&#233;couvert bien plus. &#187;&lt;/i&gt; Ana&#239;s a pass&#233; douze mois dans ce centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale-centre maternel. Aujourd'hui, elle est de retour &#224; La Roque-d'Anth&#233;ron, village proche d'Aix-en-Provence, pour f&#234;ter les quarante ans du foyer qui lui a permis de retrouver ses ailes. &lt;i&gt;&#171; Ici, on nous accompagne &#224; trouver nos forces pour aller vers la stabilit&#233;. Les travailleurs sociaux nous aident &#224; mettre de c&#244;t&#233; ce qui nous a conduit ici, ils valorisent nos ressources pour qu'on puisse se projeter dans l'avenir. Et puis, il y a le collectif. Il cr&#233;e des solidarit&#233;s, d&#232;s qu'on traverse une difficult&#233;, on sent les autres soud&#233;s avec nous, &#231;a permet de r&#233;investir ses forces. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2018, La Chaumi&#232;re a accueilli 104 familles, 90 femmes, 10 couples et 221 enfants, 45&#8239;% des personnes sortaient d'une situation de violence, 67&#8239;% en avait &#233;t&#233; victime &#224; un moment de leur parcours. Pour cet anniversaire, l'&#233;quipe et les r&#233;sidentes ont d&#233;cid&#233; de faire &lt;i&gt;&#171; vivre des bouts de vies &#224; La Chaumi&#232;re &#187;&lt;/i&gt; aux visiteurs. &lt;i&gt;&#171; &#199;a va &#234;tre une journ&#233;e marathon&lt;/i&gt;, pr&#233;vient V&#233;ronique Lamant, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e. &lt;i&gt;Et quand on arrive, il y a souvent beaucoup d'&#233;motions. &#187;&lt;/i&gt; Par petits groupes, les invit&#233;s sont mis en situation et d&#233;couvrent l'organisation de l'accueil et de l'accompagnement du foyer. Premi&#232;re &#233;tape, la visite du studio, o&#249; poser ses valises le temps n&#233;cessaire, est plut&#244;t un soulagement. Les r&#233;sidentes partagent ce sentiment d'avoir retrouv&#233; la paix &#224; leur arriv&#233;e. &lt;i&gt;&#171; &#199;a faisait quatre jours que j'avais le sentiment d'&#234;tre dans un film d'horreur. J'ai fui, mais j'avais tout le temps peur que mon ancien compagnon ne me croise. On a dormi dans la voiture avec mon fils&#8230; Alors la premi&#232;re nuit &#224; La Chaumi&#232;re, il y avait une petite lumi&#232;re. Un vrai silence. C'&#233;tait adorable. &#187;&lt;/i&gt; Le foyer compte 160 petits appartements autonomes. Une cl&#244;ture s&#233;curise les b&#226;timents et le parc environnant. Pour entrer ou sortir, il faut passer par le sas de l'accueil, mesure contraignante et rassurante. &lt;i&gt;&#171; Passer de la violence &#224; l'enfermement, &#231;a n'a pas &#233;t&#233; simple pour moi, se souvient Karima. Il y avait toutes ces r&#232;gles, ces ateliers, ces d&#233;marches&#8230; Et puis, ce questionnaire, le DCS (1). Tous les six mois, tu dois r&#233;pondre &#224; 160 questions. La premi&#232;re fois, j'ai mis n'importe quoi sans aucune sinc&#233;rit&#233;. Puis j'ai vu mon fils le remplir, et j'ai r&#233;alis&#233; que si on le faisait s&#233;rieusement &#231;a pouvait aider &#224; prendre conscience de plein de choses. Finalement, je me suis appuy&#233;e sur ce cadre structurant. J'ai m&#234;me conserv&#233; quelques r&#232;gles apr&#232;s mon d&#233;part. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2271 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH475/screenshot_1-4-9cedd.png?1694041715' width='500' height='475' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les r&#233;sidentes d&#233;crivent une fr&#233;n&#233;sie d'activit&#233;s. Un partenariat avec une cr&#232;che et un espace p&#233;riscolaire permet aux m&#232;res de retrouver du temps pour elles. La Chaumi&#232;re en profite pour leur faire d&#233;couvrir &lt;i&gt;&#171; une autre mani&#232;re de prendre soin de soi &#187;&lt;/i&gt;. Majoritairement f&#233;minine, l'&#233;quipe interdisciplinaire (2) propose, au-del&#224; de l'accompagnement individuel, de nombreux temps collectifs : groupes de paroles, d'&#233;changes et de savoir, ateliers parent-enfant, d'insertion professionnelle, sant&#233; bien-&#234;tre, communication non violente et gestion des conflits, cours d'auto-&#233;cole. Si ces journ&#233;es peuvent se r&#233;v&#233;ler fatigantes, elles ouvrent les possibles. &lt;i&gt;&#171; Prendre soin de soi, pour moi c'&#233;tait r&#233;serv&#233; &#224; une certaine &#233;lite, je ne pensais pas en &#234;tre digne&lt;/i&gt;, explique Rym, h&#233;berg&#233;e depuis deux mois apr&#232;s quatorze ans de harc&#232;lement moral et physique. &lt;i&gt;J'ai r&#233;alis&#233; que j'avais de la valeur. Comme on vient toutes de pays diff&#233;rents, on &#233;change nos recettes pour se sentir bien, c'est des rencontres humaines que je n'avais plus. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Install&#233;e depuis dix-huit mois, Alima sent le d&#233;part proche. Arriv&#233;e avec deux enfants, elle a depuis accouch&#233; de jumeaux. Pour lui permettre de pr&#233;parer son avenir, une technicienne d'intervention sociale et familiale apporte son soutien &#224; domicile. &lt;i&gt;&#171; Je ne voulais pas venir &#224; La Chaumi&#232;re. Maintenant je m'y sens bien, m&#234;me si je sais que je dois trouver une autre solution. Ma r&#233;f&#233;rente vient r&#233;guli&#232;rement chez moi pour voir comment je me sens, me soutenir dans mes projets, discuter quand elle voit qu'il y a un probl&#232;me. &#187;&lt;/i&gt; Toutes disent &#171; chez moi &#187;, m&#234;me Fa&#239;za pour qui vivre en foyer repr&#233;sente une d&#233;ch&#233;ance. &lt;i&gt;&#171; Ici, il y a des gens jour et nuit s'il y a un probl&#232;me, mais on est chez nous. On a l'intimit&#233; du studio. &#187;&lt;/i&gt; Avec son bac +&#8239;4, l'Alg&#233;rienne avait une bonne situation avant de tomber amoureuse de son bourreau fran&#231;ais. Depuis quatre mois &#224; La Chaumi&#232;re, elle a trouv&#233; la force de participer &#224; l'atelier th&#233;&#226;tre. Arriv&#233;e depuis plus d'un an, B&#233;a s'y est essay&#233;e sans parvenir &#224; aller jusqu'&#224; la repr&#233;sentation. &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait trop dur. Je ne veux plus penser &#224; mon pass&#233;, je n'oublierai jamais cette souffrance, elle fait partie de ma vie, mais je veux tourner la page. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Homme de th&#233;&#226;tre et du social, Nicolas Valsan est un provocateur de rencontres, un accoucheur de r&#233;cits. Depuis dix ans, il s'invite &#224; La Chaumi&#232;re pour partager cette vie de rires, de pleurs, de cris, o&#249; les professionnels se m&#234;lent aux h&#233;berg&#233;s pour avancer ensemble. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas un &#233;lan naturel pour les travailleurs sociaux&lt;/i&gt;, souligne Muriel Capolino, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e et r&#233;f&#233;rente qualit&#233;. &lt;i&gt;Or il faut entendre les attentes, les manques, ce qui ne fonctionne pas. Les expertes c'est les r&#233;sidentes, elles nourrissent notre pratique &#187;&lt;/i&gt; Ce &#171; faire ensemble &#187; devient particuli&#232;rement tangible au travers de l'expression th&#233;&#226;trale, l&#224; les &#233;tiquettes tombent. Pour les trente ans, les femmes avaient propos&#233; une pi&#232;ce sur leurs v&#233;cus. La f&#234;te des quarante ans donne l'occasion &#224; une nouvelle troupe d'interpr&#233;ter ces textes, et de les enrichir de nouvelles paroles. Une vingtaine de com&#233;diennes se retrouvent sur sc&#232;ne pour livrer un spectacle coup de poing, r&#233;cit d'une violence qui met en miettes, et de leur capacit&#233; &#224; se reconstruire. Elles entrent sur sc&#232;ne comme des automates, et s'y installent peu &#224; peu comme des femmes libres, fortes, cr&#233;atives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2272 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH304/screenshot_2-6-1c5c7.png?1694041715' width='500' height='304' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Atelier communication non violente.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteures de tous les textes, elles partagent leurs parcours singuliers, et leur reconqu&#234;te commune du pouvoir d'agir. &lt;i&gt;&#171; J'aurais pu aller dans un appartement directement, mais je ne l'ai pas fait parce qu'il m'avait d&#233;truite. Il avait d&#233;truit ma confiance, alors je l'aurais rappel&#233;. Ici je r&#233;apprends &#224; me prot&#233;ger, je reconstruis mon mur petit &#224; petit, et j'ai d'autres personnes pour m'aider &#224; le construire. Quand je sortirai, je ne le rappellerai plus, et &#231;a, &#231;a n'a pas de prix. &#187;&lt;/i&gt; Travailleurs sociaux d'autres structures, financeurs, conseil d'administration, anciennes h&#233;berg&#233;es, le public est emmen&#233;. L'&#233;motion explose quand une artiste peintre chass&#233;e de son pays par la barbarie des hommes et des pouvoirs jette un tra&#238;n&#233;e de sang sur une toile et lance : &lt;i&gt;&#171; Je vais vous parler pour que le cri du silence cesse. &#187;&lt;/i&gt; En quelques minutes, elle livre le r&#233;cit d'une d&#233;livrance et un visage &#233;merge du tableau ensanglant&#233;. &lt;i&gt;&#171; Le cri du silence s'est tu, le cri de la r&#233;volte l'a remplac&#233;, et une nouvelle femme est n&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; &#192; l'issue d'une telle performance, le d&#233;bat n'a rien de ti&#232;de, chacun parle avec les tripes. &lt;i&gt;&#171; L'exp&#233;rience d'un bon lien est la base pour se reconnecter avec les autres&lt;/i&gt;, intervient Nathalie Martin, psychologue de la structure. &lt;i&gt;Quand je vous regarde, je ne suis plus que dans l'&#233;motion, votre parole m'&#244;te la parole, vous n'en avez plus besoin, le travail est fini. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Descripteur des comp&#233;tences sociales, une m&#233;thode d'&#233;valuation construite en lien avec un sociologue, J-M-Dutr&#233;nit, dans les ann&#233;es 90 et r&#233;actualis&#233; r&#233;guli&#232;rement par l'&#233;quipe. &lt;br class='autobr' /&gt;
(2) &#201;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es, psychologues, pu&#233;ricultrice, auxiliaires de pu&#233;riculture, &#233;ducatrices de jeunes enfants, conseill&#232;res en &#233;conomie sociale et familiale, assistante sociale, moniteur d'atelier et monitrice d'auto-&#233;cole.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; quelles conditions peut-on innover et se montrer cr&#233;atif ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1269-A-quelles-conditions-peut-on-innover-et-se-montrer-creatif</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1259</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Trop souvent, l'appel &#224; l'innovation est le pr&#233;texte pour introduire dans le travail social les registres de l'efficience, de la performance et de la rentabilit&#233;. Pourtant, la cr&#233;ativit&#233; fait partie de l'ADN de nos professions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Charline Olivier, assistante de service social de secteur (1) &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand Jacques Tr&#233;mintin m'a envoy&#233; mon devoir de vacances cet &#233;t&#233;, j'ai d'abord envisag&#233; une r&#233;ponse br&#232;ve mais percutante avant de filer &#224; la plage. Il faut manquer de tout mais tout particuli&#232;rement de moyens (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1259-" rel="tag"&gt;1259&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Trop souvent, l'appel &#224; l'innovation est le pr&#233;texte pour introduire dans le travail social les registres de l'efficience, de la performance et de la rentabilit&#233;. Pourtant, la cr&#233;ativit&#233; fait partie de l'ADN de nos professions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Charline Olivier, assistante de service social de secteur (1)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand Jacques Tr&#233;mintin m'a envoy&#233; mon devoir de vacances cet &#233;t&#233;, j'ai d'abord envisag&#233; une r&#233;ponse br&#232;ve mais percutante avant de filer &#224; la plage. Il faut manquer de tout mais tout particuli&#232;rement de moyens financiers et de temps. Malheureusement, cela ne faisait que 85 caract&#232;res signes compris et je devais en rendre 3 600 pour obtenir au moins la moyenne &#224; mon devoir. Revendiquer le d&#233;ficit de moyens financiers et humains comme un levier &#224; la cr&#233;ativit&#233; peut appara&#238;tre provocant, na&#239;f, cynique ou d&#233;sabus&#233; (rayez les mentions inutiles). De mon c&#244;t&#233;, les manques institutionnels et les d&#233;ceptions professionnelles provoquent tellement de frustration qu'ils deviennent, apr&#232;s une d&#233;cantation acide, un terreau formidable de cr&#233;ativit&#233;. Revenue pour quelques mois en polyvalence fin 2 017 apr&#232;s cinq ans de vagabondage en terres socio-judiciaires, je me prends de plein fouet la souffrance de mes coll&#232;gues face &#224; une charge de travail inextinguible, l'impossibilit&#233; d'agir institutionnellement envers les personnes d&#233;bout&#233;es de statut tr&#232;s nombreuses sur le secteur, et un quartier en plein travaux pour accueillir la nouvelle ligne de m&#233;tro. Au bout du tunnel (lier), je ne vois pas de lumi&#232;re mais &lt;i&gt;d&#233;prime&lt;/i&gt; clignoter en rouge. Je me tra&#238;ne p&#233;niblement de jour en jour jusqu'&#224; tomber sur une information fort &#233;gayante : le festival des Transmusicales de Rennes propose aux structures jeunesse de l'Ille-et-Vilaine de participer &#224; &#171; un parcours &#187; dans lequel les jeunes seront &#224; la fois spectateurs, intervieweurs, journalistes&#8230; en amont, pendant les quatre jours du festival mythique et apr&#232;s les festivit&#233;s pour pr&#233;senter leur travail. Les Trans financent les places de concert pour dix jeunes et deux encadrants professionnels. Ravie de ma trouvaille, je pr&#233;sente le projet en r&#233;union de service en soulignant ce qu'il faut souligner dans ces moments-l&#224; : c'est gratuit. Mais l&#224;, petit rafra&#238;chissement dans l'assistance. On me r&#233;pond bien s&#251;r par le traditionnel &lt;i&gt;&#171; Si toi tu as du temps pour &#231;a, tant mieux &#187;&lt;/i&gt;. On encha&#238;ne ensuite avec &lt;i&gt;&#171; Et c'est des heures qui seront r&#233;cup&#233;r&#233;es comment vu que c'est le soir ? &#187;&lt;/i&gt; pour clore par le non moins usuel &lt;i&gt;&#171; Et s'il y a un probl&#232;me avec un des jeunes ? &#187;&lt;/i&gt; Je ne vais pas m'attarder sur cette partie de l'histoire, la moins int&#233;ressante. Je pr&#233;f&#232;re vous filer le tuyau, &#224; vous celles et ceux &#171; qui avez du temps pour &#231;a &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de festivals de musique, de th&#233;&#226;tre ou de danse organisent ce type de parcours jeune journaliste. Oui, mais si on accompagne des adultes me direz-vous ? Certains festivals organisent en parall&#232;le des parcours adultes, en prenant en compte la vuln&#233;rabilit&#233; de nos publics. Ce soir de d&#233;cembre 2 017 aux Trans, alors que j'esp&#232;re que certains jeunes ne demanderont pas &#224; leurs parents ce que voulaient dire les expressions fleuries du rappeur ABD, j'ai observ&#233; avec un bonheur infini notre petite troupe. Deux fr&#232;res afghans, deux jeunes filles tamoules, des petits Bretons du quartier se sont m&#233;lang&#233;s dans la p&#233;nombre d'une salle de concert avec le public (le meilleur du monde&#8230;) rennais. J'ai certes d&#251; proposer des r&#233;ponses aux questions d'un des jeunes Afghans, curieux de savoir pourquoi certaines personnes s'habillaient &#171; comme &#231;a &#187; en me montrant des festivaliers un peu allum&#233;s, pourquoi la musique devait &#234;tre &#171; si forte &#187;, pourquoi le dessinateur de l'affiche, le rennais WAR !, avait choisi le nom de &#171; guerre &#187; alors qu'il dessine du si beau. Alors apr&#232;s &#231;a, la r&#233;cup&#233;ration exacte de mes heures de travail et le temps pass&#233; &#224; ne pas remplir des dossiers, autant vous dire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Auteur de Derri&#232;re les murs : surveiller, punir, r&#233;ins&#233;rer ? La place du travail social en prison, &#201;d. Er&#232;s, 2018.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2273 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH557/screenshot_3-6-bbe4d.png?1694041715' width='500' height='557' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Audrenne Henke, directrice d'&#233;tablissement (1)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'innovation dans les pratiques sociales se relie au l&#226;cher prise des &#233;ducateurs face au d&#233;sir des personnes accompagn&#233;es. D&#232;s qu'il y a du d&#233;sir il y a de la motivation qui va de pair avec le sentiment de libert&#233; qui souvent advient de l'ext&#233;rieur &#224; l'institution avec, par exemple, l'arriv&#233;e de nouvelles personnes accompagn&#233;es qui am&#232;nent avec elles un courant d'air frais, bousculent les habitudes et permettent une autre r&#233;flexion. Prendre la peine d'&#233;couter leur parole constitue une chance pour l'&#233;tablissement, ce qui lui &#233;vite la chronicisation. En arrivant, ces personnes perdent un bout de leur libert&#233; et c'est aux &#233;quipes de la recr&#233;er. Pour cela, il faut de l'inattendu, nous sommes chez elles. Faire en sorte de cr&#233;er un environnement de vie commune o&#249; les r&#232;gles sont ouvertes : ne pas b&#233;tonner l'espace entre les personnes avec des r&#232;gles sources de conflit, la tentation pour se rassurer &#233;tant de vouloir tout contr&#244;ler. L'un des probl&#232;mes est la sur-gestion et la sur-intervention, en remplissant les vides. Il faut intervenir avec et non contre les personnes accueillies : les regarder vivre, &#234;tre autour d'elles. Le simple fait d'&#234;tre l&#224; change le contenu relationnel. La pr&#233;sence dans les bureaux ne peut se faire que lorsque le groupe est en place : ils deviennent alors un lieu de r&#233;flexion et non un refuge. Ne pas vouloir tout g&#233;rer notamment dans les conflits ; ne pas fuir les crises, car ce sont des supports relationnels et non de sanction ; ne pas g&#233;rer tous les espaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous sommes dans un univers trop cl&#244;t, les croyances deviennent un savoir donnant des r&#232;gles fond&#233;es sur le vide ou uniquement la peur de l'encadrant. Avoir la fain&#233;antise de ne pas aller du c&#244;t&#233; de l'&#233;tayage va provoquer la cr&#233;ation de r&#232;gles absurdes. C'est un r&#233;flexe lorsqu'on ne comprend pas : on s&#233;curise en pensant que les gardes-fous vont suffire. Tant que je peux g&#233;rer l'autre et lui imposer des choses, je crois qu'il ne m'envahit pas. Or, c'est le contraire qui va se passer. C'est parce que je porte en moi suffisamment de conviction sur notre avenir commun et que la colonne vert&#233;brale qui structure le lieu de vie et les personnes pr&#233;sentes est solide que le doute devient f&#233;cond. Douter, interroger les m&#233;thodes sur la meilleure voie pour avancer, donner du cr&#233;dit &#224; des fa&#231;ons de faire diff&#233;rentes, accepter la contradiction et le risque de ne pas savoir suppose cette solidit&#233; interne qui permet de se sentir en s&#233;curit&#233; dans l'incertitude. C'est cette s&#233;curit&#233; qui va aider &#224; &#234;tre dans l'&#233;quit&#233;. Faire, tenter, vivre une exp&#233;rience aussi infime soit elle vient forc&#233;ment engendrer un risque. Se risquer &#224; une relation autre, &#224; un mode de pens&#233;e diff&#233;rent, &#224; une nouveaut&#233; dans les sentiments redonne du sens aux actions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs, en b&#226;tissant des hypoth&#232;ses d'intervention, essaient d'am&#233;liorer un quotidien. Ils tentent une exp&#233;rience et mesurent la prise de risque avec un filet de s&#233;curit&#233; dont ils ne connaissent pas la solidit&#233;. Accompagner des personnes vuln&#233;rables doit se relier &#224; la question &#233;thique qui entoure la mise en &#339;uvre de l'exp&#233;rience. C'est en faisant exp&#233;rience que l'on se trompe. C'est uniquement &#224; ce moment-l&#224; que nous pouvons choisir. Faire sens, c'est mettre en &#339;uvre un mouvement reliant les personnes entre elles, c'est faire unit&#233; dans la diff&#233;rence. Emmanuel Kant propose que le d&#233;sir reste de l'ordre de l'imaginaire. &#192; partir de cette hypoth&#232;se, la recherche du bonheur devient illusoire parce que justement inscrite du c&#244;t&#233; du r&#234;ve, il devient un id&#233;al de l'imagination et non un id&#233;al de raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Auteur de : Histoire de vie et travail social, &#201;d. L'Harmattan, 2019.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les &#171; warning &#187; du travail social international</title>
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		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>1259</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#201;conomie de march&#233; versus action sociale : cet &#233;t&#233;, le Council of international fellowship (CIF) a r&#233;uni quelque 200 congressistes &#224; Saint-Malo sur ce th&#232;me &#233;minemment sensible. &lt;br class='autobr' /&gt;
En ce d&#233;but juillet, le monde entier est r&#233;uni dans un mouchoir de poche, en l'occurrence l'auberge de jeunesse de Saint-Malo. Chypre y c&#244;toie l'Australie, la Finlande l'Ohio, la Tanzanie Isra&#235;l et l'Inde l'Estonie,&#8239;etc. Diversit&#233; des cultures et des pratiques. Comment, dans un tel paysage et &#224; une &#233;chelle pareille, partager cet (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travail-social-186" rel="tag"&gt;Travail social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1259-" rel="tag"&gt;1259&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#201;conomie de march&#233; versus action sociale : cet &#233;t&#233;, le Council of international fellowship (CIF) a r&#233;uni quelque 200 congressistes &#224; Saint-Malo sur ce th&#232;me &#233;minemment sensible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En ce d&#233;but juillet, le monde entier est r&#233;uni dans un mouchoir de poche, en l'occurrence l'auberge de jeunesse de Saint-Malo. Chypre y c&#244;toie l'Australie, la Finlande l'Ohio, la Tanzanie Isra&#235;l et l'Inde l'Estonie,&#8239;etc. Diversit&#233; des cultures et des pratiques. Comment, dans un tel paysage et &#224; une &#233;chelle pareille, partager cet intitul&#233; : &lt;i&gt;&#201;conomie de march&#233; et new public management dans le champ social, impact et alternatives&lt;/i&gt;, en apparence pour le moins ingrat ? Malgr&#233; la langue f&#233;d&#233;ratrice &#8211; l'anglais, &#233;videmment &#8211;, n'y avait-il pas danger d'approximation quant &#224; des concepts politiques impr&#233;cis, aux r&#233;sonances diff&#233;rentes selon les continents ? Ce 33e congr&#232;s du CIF, dont les ricanements des go&#233;lands ont ponctu&#233; les pl&#233;ni&#232;res, pouvait para&#238;tre audacieux. La couleur est annonc&#233;e d'embl&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Nous avons pu constater que les professionnels du champ social &#233;taient soumis, dans de nombreux pays, &#224; des contraintes accrues o&#249; la question de la relation &#224; la personne, prioritaire jusqu'alors, a peu &#224; peu &#233;t&#233; remplac&#233;e par des pr&#233;occupations gestionnaires. Cette tendance est accompagn&#233;e par un arsenal de proc&#233;dures et de protocoles dont l'objectif est de garantir le meilleur service &#224; un usager invit&#233; &#224; donner son consentement et son avis &#233;clair&#233; &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;veloppe le CIF dans son argument. Souffrance au travail, turnover des &#233;quipes, nouvelles pratiques manag&#233;riales, mais aussi crises multiples (politiques, sociales, budg&#233;taires, institutionnelles&#8230;), oui, le &lt;i&gt;new public management&lt;/i&gt; (NPM) ne peut qu'&#234;tre questionn&#233;. Roland Janvier, travailleur social et directeur d'association, le dit sans ambages : cette logique de march&#233;, ce pouvoir des algorithmes, cette standardisation sont incompatibles avec le travail social. Que deviennent les fondements de celui-ci, son &#171; &#233;thique de la fragilit&#233; &#187;, cet &#171; art de se mettre &#224; la place de l'autre &#187;, et le temps pour faire na&#238;tre l'opportunit&#233; dont il a besoin ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les questions pos&#233;es &#8211; dans une salle toujours r&#233;active &#8211; confirment que le th&#232;me traverse les fronti&#232;res : les directeurs et administrateurs de notre secteur ne sont plus issus du travail social, d&#233;plore une participante grecque. Un atelier sur le travail social en Argentine &#8211; terrible inflation et 33, 6&#8239;% de la population sous le seuil de pauvret&#233; &#8211; indique clairement qu'une &#233;conomie plus &#171; ouverte &#187; entra&#238;ne surtout&#8230; l'exaltation de la seule responsabilit&#233; individuelle. En Russie, les travailleurs sociaux, apprend-on, quittent de plus en plus la profession. La probl&#233;matique des mineurs isol&#233;s &#233;trangers revient dans nombre d'interventions, et les Fran&#231;ais sont sp&#233;cifiquement interrog&#233;s sur la relation des Gilets jaunes avec le travail social. La dimension politique est bel et bien l&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Directeur de la puissante association &lt;i&gt;Aurore&lt;/i&gt;, &#201;ric Pliez tente de tracer quelques pistes pour un travail social convoit&#233; par le secteur marchand et &#233;trangl&#233; par les contraintes de gestion : il vante ainsi, p&#234;le-m&#234;le, le travail pair dans les &#233;quipes, les programmes &lt;i&gt;Logement d'abord et Territoires z&#233;ro ch&#244;meur de longue dur&#233;e&lt;/i&gt;, la n&#233;cessit&#233; de d&#233;cloisonner nos institutions et l'exp&#233;rience des &lt;i&gt;Grands Voisins&lt;/i&gt; qui, selon lui, a permis de changer le regard sur les personnes accompagn&#233;es. Un peu juste, pour certains participants, pour contrer un bulldozer. Notant que &#171; l'&#339;uvre de destruction &#187; &#233;tait, au vu des ateliers, largement partag&#233;e dans le monde &#8211; de m&#234;me, d'ailleurs, que notre difficult&#233; &#224; nous mobiliser face &#224; elle&#8230; &#8211;, le sociologue Michel Chauvi&#232;re exhorte les participants, devant cet &#171; h&#233;ritage bouscul&#233; &#187;, &#224; une vigilance s&#233;mantique (prot&#233;ger les mots de m&#233;tier contre ceux, nouveaux, qui les envahissent) et &#224; la protection des supports du secteur devant la vague de d&#233;sinstitutionnalisation ou du tout-inclusif. L&#224; aussi, vu la d&#233;prime ambiante install&#233;e dans un paysage mondial, le rem&#232;de a pu para&#238;tre faible et les illustrations fournies bien franco-fran&#231;aises. Martine Trapon, assistante sociale et ancienne directrice de l'&#201;cole normale sociale (ENS), convoque [feu] Robert Castel pour &#233;voquer un travail social complexe objet de transmission. Elle rappelle sa d&#233;finition internationale, approuv&#233;e par l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'International Association of institutions of social work (IASSW) le 10 juillet 2014 &#224; Melbourne : &lt;i&gt;&#171; Le travail social est une pratique professionnelle et une discipline. Il promeut le changement et le d&#233;veloppement social, la coh&#233;sion sociale, le pouvoir d'agir et la lib&#233;ration des personnes. Les principes de justice sociale, de droit de la personne, de responsabilit&#233; sociale collective et de respect des diversit&#233;s sont au c&#339;ur du travail social. &#201;tay&#233; par les th&#233;ories du travail social, des sciences sociales, des sciences humaines et des connaissances autochtones, le travail social encourage les personnes et les structures &#224; relever les d&#233;fis de la vie et agit pour am&#233;liorer le bien-&#234;tre de tous. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2274 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH620/screenshot_4-6-d8722.png?1694041716' width='500' height='620' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bouleversante ponctuation : la projection de &lt;i&gt;Moi, Daniel Blake&lt;/i&gt;, film de Ken Loach, illustre magistralement les d&#233;g&#226;ts du NPM. Parmi les ateliers particuli&#232;rement remarqu&#233;s, &lt;i&gt;CreArtivity&lt;/i&gt;, dans lequel une travailleuse sociale espagnole, Vanesa Santos Casado, convainc, au moyen de son travail aupr&#232;s des d&#233;tenus d'une prison asturienne, de la n&#233;cessit&#233; de repousser toujours le p&#233;rim&#232;tre de l'innovation. Des visites en &#233;tablissements, un &lt;i&gt;March&#233; des nations&lt;/i&gt; convivial, une soir&#233;e festive et une vir&#233;e dans la r&#233;gion ont multipli&#233; les &#233;changes de toutes sortes. Le CIF se r&#233;unit ainsi tous les deux ans : en 2017 en Gr&#232;ce, dans deux ans en Inde et probablement en Allemagne en 2023&#8230; La dimension europ&#233;enne reste marqu&#233;e : les &#233;lections des Cifistes pour un mandat 2019-2021 ont distingu&#233; des travailleuses et travailleurs sociaux estonien, finlandais, allemand, turc, et n&#233;erlandais, la Fran&#231;aise Mireille Boucher, &lt;i&gt;&#171; social worker for 38 years &#187;&lt;/i&gt; &#233;tant r&#233;&#233;lue pour deux ans pr&#233;sidente du CIF International. Questionn&#233;e sur la moyenne d'&#226;ge du congr&#232;s, celle-ci admet un probl&#232;me de renouvellement des g&#233;n&#233;rations dans plusieurs pays d'Europe (France, Suisse, Allemagne, Pays-Bas, Autriche&#8230;), tandis que d'autres (Italie, Espagne) semblent, eux, plus aptes au rajeunissement de leurs membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quid de l'influence du r&#233;seau ? &lt;i&gt;&#171; J'aurais aim&#233; voir un jour les Nations unies et les politiques publiques prendre en compte les recommandations du CIF. Nos conf&#233;rences internationales devraient se d&#233;rouler sous l'&#233;gide du secteur gouvernemental charg&#233; du travail social dans le pays organisateur &#187;&lt;/i&gt;, soupire ainsi Aziz Elboudiri, Cifiste marocain depuis une trentaine d'ann&#233;es. Certes, ce fut une rencontre utile, dense, aux &#233;changes de qualit&#233;, mais surtout remarquable par ce qui fonde le CIF, cette &lt;i&gt;&#171; camaraderie amicale &#187;&lt;/i&gt;, cette vivante convivialit&#233; qu'est ce &lt;i&gt;fellowship&lt;/i&gt;, ciment&#233; en permanence par les &#233;changes internationaux. Les murs de l'auberge de jeunesse malouine ont r&#233;sonn&#233; de chaleureuses retrouvailles et de rencontres nouvelles, d'une complicit&#233; de cette confr&#233;rie mondiale qu'est aussi le travail social. Le symposium aura eu aussi le m&#233;rite de souligner, m&#234;me modestement, une probl&#233;matique actuelle mena&#231;ant &#224; l'&#233;chelle mondiale le travail social. M&#234;me si, in fine, la comparaison entre des situations nationales, toutes confront&#233;es aux effets de ce &lt;i&gt;new public management&lt;/i&gt;, s'est faite plut&#244;t discr&#232;te. Sans &#234;tre, loin de l&#224;, escamot&#233;e, la dimension &#233;conomique n'a pas &#233;t&#233; approfondie. Reste un symposium tonique, o&#249; l'&#233;change fructueux de points de vue a devanc&#233; la plainte. Une semaine utile au monde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Accompagnant d'&#233;l&#232;ve en situation de handicap &#8226; Un m&#233;tier &#224; d&#233;fendre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1259-accompagnant-d-eleve-en-situation-de-handicap-o-Un-metier-a-defendre</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Int&#233;gration scolaire</dc:subject>
		<dc:subject>1259</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La grande concertation sur l'&#233;cole inclusive a abouti &#224; de nombreuses promesses pour cette rentr&#233;e. Les accompagnants des &#233;l&#232;ves en situation de handicap, chevilles ouvri&#232;res de cette inclusion, n'acc&#232;dent toujours pas &#224; un vrai statut au sein de l'&#201;ducation nationale. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; M&#234;me si on ne s'attendait pas &#224; des changements spectaculaires, la d&#233;ception est grande. Jean-Michel Blanquer parle de priorit&#233;. Et nous nous retrouvons toujours plus pr&#233;caires &#187;, d&#233;nonce H&#233;l&#232;ne Elouard, elle-m&#234;me accompagnante d'&#233;l&#232;ve en (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Integration-scolaire" rel="tag"&gt;Int&#233;gration scolaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1259-" rel="tag"&gt;1259&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La grande concertation sur l'&#233;cole inclusive a abouti &#224; de nombreuses promesses pour cette rentr&#233;e. Les accompagnants des &#233;l&#232;ves en situation de handicap, chevilles ouvri&#232;res de cette inclusion, n'acc&#232;dent toujours pas &#224; un vrai statut au sein de l'&#201;ducation nationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; M&#234;me si on ne s'attendait pas &#224; des changements spectaculaires, la d&#233;ception est grande. Jean-Michel Blanquer parle de priorit&#233;. Et nous nous retrouvons toujours plus pr&#233;caires &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;nonce H&#233;l&#232;ne Elouard, elle-m&#234;me accompagnante d'&#233;l&#232;ve en situation de handicap (AESH) &#224; Paris et repr&#233;sentante syndicale &#224; la CGT &#233;ducation. Elle bataille depuis deux ans &#224; la t&#234;te du collectif AESH national. Et comme la plupart de ses homologues, dans l'&#233;lan de la grande concertation &#171; Ensemble pour une &#233;cole inclusive &#187;, elle esp&#233;rait une am&#233;lioration significative de leurs conditions de travail, rimant avec professionnalisation et revalorisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La secr&#233;taire d'&#201;tat charg&#233;e du Handicap Sophie Cluzel et le ministre de l'&#201;ducation Jean-Michel Blanquer ont, en effet, promis de &lt;i&gt;&#171; revaloriser le m&#233;tier d'accompagnant et reconna&#238;tre leur place au sein de la communaut&#233; &#233;ducative &#187;&lt;/i&gt;. De nouvelles mesures inscrites dans la circulaire de cette rentr&#233;e 2019 devaient concr&#233;tiser cette volont&#233; politique : des contrats plus solides, une harmonisation et une augmentation de leur temps de travail, un renforcement de leur formation, une meilleure int&#233;gration dans les &#233;tablissements et enfin la mise en place des espaces de coordination que sont les p&#244;les inclusifs d'accompagnement localis&#233;s (Pial). Lors des conf&#233;rences de presse de rentr&#233;e, les rectorats assuraient faire leur possible pour &lt;i&gt;&#171; que ce soit les accompagnants qui attendent les &#233;l&#232;ves &#224; l'&#233;cole et non l'inverse &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2275 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L499xH335/screenshot_5-6-7d252.png?1694041716' width='499' height='335' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, cet &#233;t&#233;, la gestion des affectations a &#233;t&#233; une fois de plus chaotique, laissant sceptiques &#8211; pour ne pas dire d&#233;go&#251;t&#233;es &#8211; beaucoup d'AESH et de familles sans solution. &#192; la rentr&#233;e, les t&#233;moignages fleurissaient sur Facebook, dans les groupes de soutien comme &#171; AESH, une profession en devenir &#187; ou sur la page des collectifs comme &#171; AESH-AVS en action &#187;. Des accompagnantes en poste sans contrat sign&#233;, certaines non renouvel&#233;es sans aucune justification, d'autres accompagnant simultan&#233;ment beaucoup trop d'enfants&#8230; Constat g&#233;n&#233;ral : une in&#233;galit&#233; de traitement administratif selon les territoires, malgr&#233; la mise en place dans chaque d&#233;partement d'un service d&#233;partemental de l'&#233;cole inclusive (SDEI) regroupant les p&#244;les administratif, p&#233;dagogique et portant une cellule d'&#233;coute pour les familles. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui il y a beaucoup de flou et les personnels charg&#233;s de g&#233;rer les recrutements connaissent mal les textes r&#233;glementaires, d'o&#249; une gestion parfois ubuesque &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;nonce Sophia Capella, enseignante du SNUipp-FSU charg&#233;e de d&#233;fendre les contractuelles &#8211; dont font partie les AESH.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des contrats plus &#171; robustes &#187;, assurait le ministre de l'Education ? La fin des recrutements en contrats aid&#233;s repr&#233;sente certes une avanc&#233;e notable, homog&#233;n&#233;isant les conditions d'embauche. D&#233;sormais tous les nouveaux contrats seront de droit public, pour une dur&#233;e de 3 ans renouvelable une fois et transformable en CDI. &lt;i&gt;&#171; Mais ils peuvent &#234;tre cassables. Si l'on change d'acad&#233;mie ou m&#234;me d'&#233;tablissement, on risque de voir les compteurs remis &#224; z&#233;ro &#187;&lt;/i&gt;, craint H&#233;l&#232;ne Elouard, pour qui &lt;i&gt;&#171; il n'est pas normal de devoir forc&#233;ment passer par six ans de CDD pour acc&#233;der &#224; un CDI. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2276 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH412/screenshot_6-6-de9da.png?1694041716' width='500' height='412' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les accompagnants peuvent intervenir sur diff&#233;rents moments de la vie scolaire, que ce soit en cours ou comme ici lors d'un d&#233;jeuner &#224; la cantine (coll&#232;ge Anita Conti de Saint-Nazaire). Un seul cr&#233;do : laisser l'&#233;l&#232;veen autonomie s'il peut se d&#233;brouiller seul. / &#169; A. Penna&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre point noir : la persistance du temps de travail partiel impos&#233;. Le compte est encore loin des 30&#8239;% de personnels en temps complet annonc&#233;s pour la rentr&#233;e. La grande majorit&#233; des AESH sont recrut&#233;es &#224; 60&#8239;%, ce qui correspond aux 24&#8239;heures par semaine de l'amplitude horaire en premier degr&#233;. La r&#233;mun&#233;ration se faisant sur la base du SMIC, sans prise en compte de l'anciennet&#233;, en r&#233;sulte un salaire de mis&#232;re : 750&#8239;euros net en moyenne par mois. &lt;i&gt;&#171; Pour autant &#8211; sachant que 90&#8239;% des accompagnants sont des femmes seules dont beaucoup en situation de monoparentalit&#233; &#8211; il ne faudrait pas non plus imposer des temps complets &#224; celles pour qui ces horaires conviennent &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;vient H&#233;l&#232;ne Elouard. &#192; noter : le d&#233;but de prise en compte du travail invisible de pr&#233;paration et de formation. Les contrats sont d&#233;sormais liss&#233;s annuellement sur 41 semaines pour 36 de temps de pr&#233;sence &#224; c&#244;t&#233; des &#233;l&#232;ves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Au plus bas de l'&#233;chelle &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les syndicats r&#233;clament une reconnaissance professionnelle passant par un statut au sein de la fonction publique et une revalorisation salariale. &lt;i&gt;&#171; Les AESH sont des contractuelles cat&#233;gorie C, au plus bas de l'&#233;chelle. Alors que c'est un m&#233;tier de concepteur, qui devrait &#234;tre au moins de cat&#233;gorie B : des gens qui bricolent comme ils peuvent des choses au quotidien pour maintenir l'attention d'un &#233;l&#232;ve qui sans eux n'y arriverait pas &#187;&lt;/i&gt;, insiste Sophia Capella du SNUipp-FSU. Les d&#233;put&#233;s Jacqueline Dubois et S&#233;bastien Jumel font le m&#234;me constat dans leur rapport bilan de l'&#233;cole inclusive quatorze ans apr&#232;s la loi du 11 f&#233;vrier 2005 : ils alertent sur la persistance de la pr&#233;carit&#233; et la non-reconnaissance des AESH par un gouvernement qui m&#233;conna&#238;t la r&#233;alit&#233; de ce qu'elles vivent. Ils pointent l'absence de formation qualifiante &#224; la hauteur des exigences de l'accompagnement. La formation continue de 60&#8239;heures, quand elle est dispens&#233;e, ne r&#233;pond pas suffisamment &#224; leur besoin d'outillage p&#233;dagogique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2277 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH503/screenshot_7-5-c9b21.png?1694041716' width='500' height='503' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre nouveaut&#233; d&#233;nonc&#233;e de fa&#231;on incisive par le rapport des d&#233;put&#233;s et par les syndicats : la g&#233;n&#233;ralisation des Pials. Ce dispositif de coordination des AESH &#224; l'&#233;chelle de plusieurs &#233;tablissements cristallise les inqui&#233;tudes, d'autant plus que sa mise en &#339;uvre reste opaque. Le risque de &lt;i&gt;&#171; mutualisation &#224; outrance &#187;&lt;/i&gt;, per&#231;u comme une r&#233;gression, fait craindre non seulement une d&#233;gradation des conditions de travail des AESH &#224; qui l'on demande toujours plus de flexibilit&#233;, mais aussi une &lt;i&gt;&#171; remise en cause du r&#244;le prescripteur des commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicap&#233;es (CDAPH). &#187;&lt;/i&gt; C'est ce que soulignent les d&#233;put&#233;s Dubois et Jumel, pour qui &lt;i&gt;&#171; les inqui&#233;tudes des familles, des &#233;quipes &#233;ducatives et des accompagnants sont l&#233;gitimes &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Si cela part bien du projet de l'enfant, peut-&#234;tre qu'on peut trouver un int&#233;r&#234;t &#224; un peu de mutualisation. Mais nous avons l'impression qu'il s'agit davantage de g&#233;rer les personnels de fa&#231;on math&#233;matique et gestionnaire en fonction des moyens &#187;&lt;/i&gt;, pointe Francette Popineau, porte-parole du SNUipp-FSU. Comme beaucoup de d&#233;tracteurs des Pial, le syndicat r&#233;clame un processus pour les &#233;valuer avant de les g&#233;n&#233;raliser. &lt;i&gt;&#171; Tout n'est pas &#224; jeter, en situation urbaine, cela peut bien marcher. Mais en zone rurale, avec des montagnes et des vall&#233;es entre les &#233;tablissements, cela devient tr&#232;s complexe. Et quid des conditions de remboursement des d&#233;placements ? &#187;&lt;/i&gt;, s'interroge Colas Perroud, accompagnant is&#233;rois syndiqu&#233; &#224; Sud &#233;ducation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jeune homme sans famille &#224; charge, loin du profil type de l'accompagnant, a la chance de suivre la m&#234;me fillette depuis quatre ans, 29&#8239;heures par semaine. Il se sent en outre int&#233;gr&#233; dans l'&#233;quipe p&#233;dagogique de son &#233;cole, moins englu&#233; dans les difficult&#233;s professionnelles et les contraintes personnelles que beaucoup de ses homologues m&#232;res de famille. Animateur du collectif AVS-AESH 38, il a manifest&#233; devant le rectorat en septembre avec plusieurs dizaines de personnes. &lt;i&gt;&#171; La mobilisation est difficile. La pr&#233;carit&#233; notamment financi&#232;re fait que beaucoup d'accompagnantes ont peur d'&#234;tre rep&#233;r&#233;es et de mettre en jeu leur emploi &#187;, analyse-t-il, constatant &#171; une certaine r&#233;signation, voire des d&#233;missions &#187;&lt;/i&gt;. Les AESH, d&#233;consid&#233;r&#233;es, mal accueillies, mal outill&#233;es&#8230; abandonnent trop souvent cette mission pour un autre travail, un autre projet. Leur donner les moyens d'exercer correctement leur r&#244;le, indispensable, serait donner les moyens &#224; l'&#233;cole d'&#234;tre vraiment inclusive.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>mutualisation &#8226; Petit &#224; petit, un Pial fait son nid</title>
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		<dc:date>2019-10-15T12:28:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Int&#233;gration scolaire</dc:subject>
		<dc:subject>1259</dc:subject>

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&lt;p&gt;La grande concertation sur l'&#233;cole inclusive a abouti &#224; de nombreuses promesses pour cette rentr&#233;e. Les accompagnants des &#233;l&#232;ves en situation de handicap, chevilles ouvri&#232;res de cette inclusion, n'acc&#232;dent toujours pas &#224; un vrai statut au sein de l'&#201;ducation nationale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce jeudi, en plein centre-ville de Saint-Nazaire (44), les quatri&#232;me B du coll&#232;ge Anita-Conti commencent l'apr&#232;s-midi avec un cours de technologie. Les &#233;l&#232;ves se penchent deux par deux sur un sch&#233;ma de branchements informatiques. Donell, 14 (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La grande concertation sur l'&#233;cole inclusive a abouti &#224; de nombreuses promesses pour cette rentr&#233;e. Les accompagnants des &#233;l&#232;ves en situation de handicap, chevilles ouvri&#232;res de cette inclusion, n'acc&#232;dent toujours pas &#224; un vrai statut au sein de l'&#201;ducation nationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce jeudi, en plein centre-ville de Saint-Nazaire (44), les quatri&#232;me B du coll&#232;ge Anita-Conti commencent l'apr&#232;s-midi avec un cours de technologie. Les &#233;l&#232;ves se penchent deux par deux sur un sch&#233;ma de branchements informatiques. Donell, 14 ans, en fauteuil roulant, travaille en bin&#244;me avec Muriel Jaunasse : une AESH (accompagnante d'&#233;l&#232;ve en situation de handicap), mais pas &#171; son &#187; AESH. Elle aide le gar&#231;on, qui ne peut pas se servir de sa main droite, &#224; manipuler ses livres et la souris de son ordinateur. &lt;i&gt;&#171; C'est &#224; toi de dire et de faire ! &#187;&lt;/i&gt;, lui r&#233;p&#232;te-t-elle d&#232;s qu'il lui pose trop de questions, en l'incitant &#224; lever sa main valide. Elle se met en retrait quand la professeure s'approche pour lui r&#233;pondre. Ce midi, Muriel a port&#233; le plateau de Donell &#224; la cantine. Mais le reste du temps, une autre r&#233;f&#233;rente l'accompagne, alors que Muriel intervient aupr&#232;s de Sami et Noah. Ce dernier, en sixi&#232;me, semble avoir d&#233;j&#224; trouv&#233; ses marques : &lt;i&gt;&#171; &#199;a ne me d&#233;range pas de changer parfois d'accompagnante. Au coll&#232;ge, on change aussi de profs. On apprend &#224; tous se conna&#238;tre ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S'&#233;pauler&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces passages de relais entre AESH peuvent sembler compliqu&#233;s, &lt;i&gt;&#171; mais tout le monde s'y retrouve si c'est fait &#224; l'avance, de fa&#231;on coh&#233;rente et dans l'&#233;change &#187;&lt;/i&gt;, assure St&#233;phanie Vu. Coordinatrice de cette organisation en dentelle, elle est devenue sp&#233;cialiste des plannings complexes, multicolores et &#233;volutifs. Concr&#232;tement, il s'agit de r&#233;partir au mieux les heures hebdomadaires des accompagnantes entre les enfants : qu'ils soient dans le dispositif Ulis troubles des fonctions motrices (TFM) du coll&#232;ge Anita-Conti ou en inclusion compl&#232;te dans les classes avec une compensation en aide humaine ; que cette aide notifi&#233;e par la maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es (MDPH) soit &#171; individuelle &#187; ou &#171; mutualis&#233;e &#187;. &lt;i&gt;&#171; La mise en r&#233;seau de nos forces a permis de trouver un &#233;quilibre entre les besoins sp&#233;cifiques de chaque &#233;l&#232;ves et les contraintes de l'emploi du temps des AESH, dont le statut reste pr&#233;caire alors qu'on leur en demande de plus en plus &#187;&lt;/i&gt;, assure la coordinatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2278 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH757/screenshot_8-4-b65dd.png?1694041717' width='500' height='757' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand St&#233;phanie Vu prend, &#224; l'ouverture du coll&#232;ge en 2013, le poste d'enseignante sp&#233;cialis&#233;e du dispositif ULIS TFM, elle est rapidement charg&#233;e de coordonner les accompagnantes &#171; collectives &#187; &#8211; &#224; l'&#233;poque AVS-co &#8211; assign&#233;es aux enfants de l'Ulis. Mais, &#224; partir de 2014, de nombreux &#233;l&#232;ves &#171; notifi&#233;s &#187; arrivent sur le coll&#232;ge en dehors de ce dispositif. Leurs accompagnantes errent dans les couloirs. &lt;i&gt;&#171; Il nous a sembl&#233; logique de travailler toutes ensemble, pour s'&#233;pauler, se soulager et se relayer &#187;&lt;/i&gt;, se souvient Joana Blandin, accompagnante travaillant elle aussi dans le coll&#232;ge depuis son ouverture. &lt;i&gt;&#171; Et pour l'&#233;l&#232;ve, cela permet un meilleur ajustement, s'il gagne en autonomie ou si au contraire sa maladie d&#233;g&#233;n&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, souligne-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partager&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, par exemple, gr&#226;ce &#224; la mutualisation, une accompagnante peut installer un &#233;l&#232;ve devant son ordinateur puis le laisser avec le soutien de ses camarades, pour aller aider un autre &#233;l&#232;ve, qui aurait moins d'heures notifi&#233;es mais moins d&#233;brouillard. Plusieurs AESH ont pu se relayer aupr&#232;s d'un &#233;l&#232;ve demandant tellement d'&#233;nergie que sa premi&#232;re accompagnante a fui au bout de quinze jours. Point de vigilance : ne pas d&#233;passer trois accompagnantes pour chaque &#233;l&#232;ve. Et rester sur une seule pour certains &#233;l&#232;ves avec des notifications individuelles tr&#232;s importantes, comme ceux avec des troubles autistiques qui ont besoin d'un grand temps de mise en confiance. &lt;i&gt;&#171; En outre, cela nous permet de croiser nos regards sur les enfants &#187;&lt;/i&gt;, confie l'AESH Muriel Jaunasse. L'ann&#233;e derni&#232;re affect&#233;e dans un immense lyc&#233;e o&#249; elle s'est sentie isol&#233;e, elle est contente de retrouver l'ambiance collective d'Anita-Conti, o&#249; &lt;i&gt;&#171; il est act&#233; que nous faisons partie de l'&#233;quipe p&#233;dagogique &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part hors clous, cette mutualisation s'est ancr&#233;e dans les habitudes de ce coll&#232;ge de 350 &#233;l&#232;ves, avec le soutien de son principal Thierry Charcolin. Ce n'est donc pas un hasard s'il s'est vu confier la responsabilit&#233; d'un des p&#244;les inclusifs d'accompagnements localis&#233;s (Pial) lanc&#233;s exp&#233;rimentalement par le minist&#232;re de l'&#201;ducation en cette rentr&#233;e. Et que St&#233;phanie Vu a accept&#233; d'en devenir coordonatrice, m&#234;me sans information claire sur sa r&#233;mun&#233;ration. Situ&#233; &#224; l'ouest de Saint-Nazaire, ce Pial relie six &#233;tablissements, tous situ&#233;s &#224; quelques minutes les uns des autres : trois coll&#232;ges au total, deux lyc&#233;e professionnels et un lyc&#233;e d'enseignement technique et g&#233;n&#233;ral. Ce changement d'&#233;chelle complique la coordination : l'&#233;quipe passe de 5 AESH pour 19 &#233;l&#232;ves au coll&#232;ge Anita-Conti, &#224; une quinzaine d'AESH pour une trentaine d'&#233;l&#232;ves au total. Trop pour imaginer une r&#233;union hebdomadaire comme au coll&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2279 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH247/screenshot_9-5-4596c.png?1694041717' width='500' height='247' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que &#171; &#231;a mouette &#187; (des sons de bateaux et des cris d'oiseaux font office de sonnerie) et que les &#233;l&#232;ves s'&#233;brouent dans les couloirs, la coordinatrice St&#233;phanie Vu traverse la rue. Elle a rendez-vous avec un petit groupe d'AESH du lyc&#233;e situ&#233; juste en face, pour d&#233;m&#234;ler une situation qui met l'une d'entre elles en souffrance. Suite &#224; la fin de la scolarit&#233; de l'&#233;l&#232;ve aupr&#232;s de qui elle avait &#233;t&#233; affect&#233;e pour 31&#8239;heures par semaine, elle s'est retrouv&#233;e &#224; faire des remplacements en pointill&#233;s, avec le sentiment de servir de &#171; bouche-trou &#187;. Parall&#232;lement, une AESH en arr&#234;t maladie doit &#234;tre remplac&#233;e aupr&#232;s de quatre lyc&#233;ens. &lt;i&gt;&#171; Nous allons trouver une solution pour que tu puisses te sentir utile &#187;&lt;/i&gt;, s'engage la coordinatrice. Voil&#224; bien sa fonction : trouver des arrangements, rassurer. Et sa motivation : faire adh&#233;rer &#224; cette mutualisation &#224; laquelle elle croit. &lt;i&gt;&#171; La grande diff&#233;rence est que cette fois il ne s'agit pas d'une d&#233;marche volontaire venue du terrain mais d'une injonction institutionnelle. D'o&#249; l'importance de t&#233;moigner &#224; partir de notre exp&#233;rience, de permettre la libert&#233; de parole et de trouver un rapport de confiance &#187;&lt;/i&gt;, admet avec lucidit&#233; St&#233;phanie Vu, tout en saluant &lt;i&gt;&#171; la bonne volont&#233; et l'adaptabilit&#233; des accompagnantes &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;concentrer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pour l'instant tout le monde est un peu inquiet. Et nos services administratifs sont un peu d&#233;bord&#233;s, avec de nouvelles notifications qui tombent chaque jour. Mais d&#233;concentrer doit permettre de gagner en pertinence &#187;&lt;/i&gt;, admet St&#233;phane Bizeul, l'un des deux inspecteurs de l'&#201;ducation nationale de Loire-Atlantique charg&#233; de l'adaptation scolaire et la scolarisation des &#233;l&#232;ves en situation de handicap, lui-m&#234;me int&#233;gr&#233; depuis la rentr&#233;e au nouveau service d&#233;partemental de l'&#233;cole inclusive (SDEI). De passage au coll&#232;ge Anita-Conti, il &#233;change avec son principal sur la n&#233;cessit&#233; de faire&lt;i&gt; &#171; des points d'&#233;tapes. &#187; &#171; C'est quoi un Pial qui marche ? C'est plus facile pour nous qui sommes en zone urbaine avec des &#233;tablissements proches les uns des autres. Mais notre fonctionnement n'est pas mod&#233;lisable en territoire rural &#187;&lt;/i&gt;, met au point le principal Thierry Charcolin, avant de conclure : &lt;i&gt;&#171; &#192; chacun de faire son Pial ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Entretien avec Gr&#233;goire Cochetel &#8226; Savoir accompagner</title>
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		<dc:subject>Int&#233;gration scolaire</dc:subject>
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&lt;p&gt;Pour r&#233;ussir &#224; accompagner les &#233;l&#232;ves vers l'autonomie, les AESH doivent &#234;tre davantage initi&#233;s &#224; la p&#233;dagogie, monter en responsabilit&#233; et travailler main dans la main avec les enseignants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour trouver au mieux sa place dans une classe, quelle posture un accompagnant d'&#233;l&#232;ve en situation de handicap (AESH) doit-il adopter ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les travailleurs sociaux le savent bien, le mot &#171; accompagnement &#187; est un mot qui engage. Cela est tr&#232;s fort du c&#244;t&#233; des AESH, qu'on appelle d'ailleurs d&#233;sormais &#171; accompagnantes (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour r&#233;ussir &#224; accompagner les &#233;l&#232;ves vers l'autonomie, les AESH doivent &#234;tre davantage initi&#233;s &#224; la p&#233;dagogie, monter en responsabilit&#233; et travailler main dans la main avec les enseignants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2280 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH143/screenshot_10-5-db9f7.png?1694041717' width='500' height='143' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour trouver au mieux sa place dans une classe, quelle posture un accompagnant d'&#233;l&#232;ve en situation de handicap (AESH) doit-il adopter ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux le savent bien, le mot &#171; accompagnement &#187; est un mot qui engage. Cela est tr&#232;s fort du c&#244;t&#233; des AESH, qu'on appelle d'ailleurs d&#233;sormais &#171; accompagnantes &#187; et non plus &#171; auxiliaires &#187; de vie scolaire (AVS). Je parle au f&#233;minin car plus de 90&#8239;% sont des femmes. Le fait qu'une AESH se retrouve aupr&#232;s d'un &#233;l&#232;ve offre l'assurance que les besoins sp&#233;cifiques de cet enfant sont pris en compte. C'est s&#233;curisant, m&#234;me si les parents sont beaucoup plus reconnaissants que les enseignants. L'accompagnante est un relais dans la classe entre l'&#233;l&#232;ve et l'enseignant, entre cet &#233;l&#232;ve et les autres &#233;l&#232;ves, entre cet &#233;l&#232;ve et les apprentissages. Elle r&#233;alise un travail colossal pour favoriser sa participation, valoriser ses efforts, encourager sa prise de parole, l'aider &#224; appr&#233;cier ses erreurs,&#8239;etc. Gr&#226;ce &#224; sa pr&#233;sence, l'&#233;l&#232;ve gagne en autonomie. Ce qui est peut-&#234;tre la limite de sa fonction et un des enjeux de sa posture : elle doit apprendre &#224; travailler aupr&#232;s de l'enfant pour qu'il n'ait plus besoin d'elle&#8230; Nous sommes pass&#233;s d'environ 3 000 accompagnants en 2003, &#224; quelque 85 000 en 2018. Quelle profession en France s'est accrue comme &#231;a ? Le probl&#232;me est qu'on ne peut se contenter de mettre une personne aupr&#232;s d'un enfant pour que &#231;a marche, surtout si on ne lui donne pas un vrai statut, une r&#233;mun&#233;ration correcte, une formation ad&#233;quate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'est-ce qui pourrait selon vous faciliter leur professionnalisation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord il faudrait que la responsabilit&#233; du projet personnalis&#233; de scolarisation (PPS) soit partag&#233;e entre l'enseignant et l'AESH, et non port&#233;e seulement par le premier. Ce projet passe par une aide &#224; la compensation et &#224; l'accessibilit&#233; qui se traduit par l'aide humaine, en compl&#233;ment de tout ce que met en &#339;uvre l'enseignant. Ensuite, il faudrait int&#233;grer le m&#233;tier d'AESH comme du travail social au sein de l'&#201;ducation nationale, avec une vraie approche p&#233;dagogique. &#192; l'heure actuelle, les formations officielles transmettent tr&#232;s peu d'outils p&#233;dagogiques aux accompagnantes, alors qu'elles d&#233;ploient des tr&#233;sors de p&#233;dagogie pour adapter les le&#231;ons et le travail de l'&#233;l&#232;ve &#224; ses possibilit&#233;s. Mais cela reste presque tabou : c'est l'enseignant le p&#233;dagogue !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela passe aussi par une meilleure collaboration entre les enseignants et les AESH ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, l'enseignant et l'AESH doivent avoir &#224; l'esprit qu'ils ne sont pas li&#233;s par l'enfant et sa pathologie, mais bien associ&#233;s dans la r&#233;ussite de son PPS. Pour cela, un certain nombre de conditions doivent &#234;tre r&#233;unies. D'abord, il faut une connaissance r&#233;ciproque des m&#233;tiers et missions. La plupart des enseignants sont ignorants quant au statut, aux droits, aux conditions de travail des AESH. Et les AESH ne connaissent pas forc&#233;ment les enjeux de l'&#233;cole inclusive ou les fa&#231;ons de travailler des enseignants. Leur formation conjointe est selon moi une cl&#233; pour r&#233;ussir l'&#233;cole inclusive. Ensuite, il faut que l'AESH soit accueillie : par l'&#233;tablissement, la direction, les &#233;quipes &#233;ducatives et bien s&#251;r les parents. En cette rentr&#233;e, des outils et proc&#233;dures sont mis en place dans ce sens (2), et c'est une bonne chose. Enfin, ce qui semble du bon sens, les professionnels doivent prendre le temps d'&#233;changer, pour apprendre &#224; se conna&#238;tre et clarifier des notions partag&#233;es, comme celle de responsabilit&#233; ou d'autorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Il est l'auteur d'un essai sur la collaboration n&#233;cessaire entre ces deux professions, piliers de l'&#233;cole inclusive : AESH et enseignant, collaborer dans une &#233;cole inclusive, premi&#232;re &#233;dition en 2017 et version actualis&#233;e &#224; para&#238;tre le 15 octobre 2019, &#233;ditions Canop&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Dans les annonces de rentr&#233;es devant faciliter l'accueil des accompagnants dans les &#233;tablissement : entretien de pr&#233;sentation &#224; la famille en pr&#233;sence de l'enseignant, acc&#232;s &#224; la salle des professeurs, aux outils communs, participation aux &#233;quipes de suivi de scolarisation, temps de concertation, etc.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Construire ensemble la science de nos m&#233;tiers</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1259-Construire-ensemble-la-science-de-nos-metiers</link>
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		<dc:subject>&#201;thique</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1259</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#192;l'heure o&#249; les intellocrates laudateurs d'une id&#233;ologie libertarienne (n&#233;olib&#233;rale) retournent leurs vestes (1), je retrouve un certain plaisir &#224; lire un Lien Social redonnant la parole &#224; son public et ses lecteurs. Ce geste de politique r&#233;dactionnelle renoue avec les intentions d'Andr&#233; Jonis, fondateur du journal, qui &#224; l'origine voulait cr&#233;er un journal &#233;crit &#171; par et pour les professionnels &#187;. Mais pour que ce renouveau ne dure pas le temps que dure un feu de paille, il va bien falloir que les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1259-" rel="tag"&gt;1259&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192;l'heure o&#249; les intellocrates laudateurs d'une id&#233;ologie libertarienne (n&#233;olib&#233;rale) retournent leurs vestes (1), je retrouve un certain plaisir &#224; lire un &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt; redonnant la parole &#224; son public et ses lecteurs. Ce geste de politique r&#233;dactionnelle renoue avec les intentions d'Andr&#233; Jonis, fondateur du journal, qui &#224; l'origine voulait cr&#233;er un journal &#233;crit &#171; par et pour les professionnels &#187;. Mais pour que ce renouveau ne dure pas le temps que dure un feu de paille, il va bien falloir que les professionnels osent prendre la plume pour dire ce qu'ils ont &#224; dire et accueillent les &#233;crits de leurs pairs avec la m&#234;me consid&#233;ration qu'ils portent aux &#171; grands sachants &#187;&#8230; tous ces pseudo-experts venus de champs disciplinaires limitrophes et qui, &#224; la mani&#232;re d'un Jean-Jacques Rousseau dans &lt;i&gt;L'&#201;mile ou de l'&#233;ducation&lt;/i&gt;, viennent leur dire ce qu'il faut faire &#224; d&#233;faut de le faire eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or cette envie-l&#224; de clamer haut et fort ce qui leur fait vouloir &#171; &#234;tre &#233;ducateur &#187;, je la sens chez les &#233;tudiants et futurs professionnels partout o&#249; je les rencontre, que ce soit dans un amphi de la Haute &#201;cole de Charleroi en Belgique ou de l'Institut r&#233;gional du travail social (IRTS) Parmentier en Ile-de-France&#8230; pour n'&#233;voquer que deux de mes plus r&#233;centes s&#233;ances de travail. Et de tous les &#233;changes, je veux retenir les propos confus parce que sans aucun doute assez d&#233;sesp&#233;r&#233;s de cette &#233;tudiante ne sachant plus, lorsque j'&#233;voque les valeurs forc&#233;ment humanistes fondatrices des m&#233;tiers de l'humain, si je parle d'un temps n'ayant jamais exist&#233; (un r&#234;ve) ou si je parle d'un temps connu mais depuis disparu (un cauchemar)&#8230; ou bien encore si je parle d'un temps de nouveau possible (un espoir). Mis &#224; mal par trente ann&#233;es de d&#233;shumanisation du lien et lamin&#233;s par tous les r&#233;f&#233;rentiels de bonnes pratiques faisant de l'application stricte de protocoles ou de proc&#233;dures la garantie d'une bonne distance aux personnes accompagn&#233;es, beaucoup d'&#233;quipes en place n'ont plus ni la force ni le go&#251;t d'accueillir des stagiaires et de leur transmettre l'essence de leur m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au c&#339;ur de cette d&#233;route, la haine du politique ou la l&#233;gitimation de la violence ni ne r&#233;pareront le g&#226;chis ni ne calmeront les rages. Alors, il va falloir non pas courber l'&#233;chine mais relever la t&#234;te. Il va falloir lire, &#233;crire, t&#233;moigner, partager&#8230; Et ce d'autant plus qu'il y a loin de l'exp&#233;rience au savoir exp&#233;rientiel. Il va falloir &#234;tre de nouveaux fiers de cette &#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e dont la sp&#233;cificit&#233; ne saurait &#234;tre traduite par le terme de travail social ; comme le rappellent Maurice Capul et Michel Lemay dans la toute nouvelle r&#233;&#233;dition de &lt;i&gt;De l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e&lt;/i&gt; (2). C'est &#224; eux d'ailleurs que je laisse le dernier mot : &lt;i&gt;&#171; Si une &#233;thique de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e signifie en effet qu'il faut oser regarder et remettre en cause son pouvoir, elle veut aussi dire qu'il ne peut pas y avoir d'&#233;ducation sans ferveur, sans amour et sans points de rep&#232;re &#187;&lt;/i&gt; (p. 566, de la nouvelle &#233;dition).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Lire l'excellent article de Nicolas Truong sur Guy Sorman (&#171; Guy Sorman, le temps de l'autocritique &#187;) dans le journal Le Monde dat&#233; du 17 septembre 2019.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) &#201;d. Er&#232;s, 2019. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Tous unis pour le social !</title>
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		<dc:subject>1259</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les 21 et 22 septembre se tenaient les troisi&#232;mes Rencontres nationales du travail social en lutte. Au-del&#224; du constat d'attaques tout azimut sur nos m&#233;tiers, la volont&#233; de r&#233;sistance reste forte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous &#233;tions environ soixante-dix... Travailleurs sociaux de tous les horizons pour une rencontre nationale. Mais venus des quatre coins de la France... De Lille &#224; Marseille en passant par Lyon. De Poitiers &#224; Nancy en passant par Tours. Sans oublier l'Ile-de- France. Soixante-dix professionnels de tous les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1259-" rel="tag"&gt;1259&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les 21 et 22 septembre se tenaient les troisi&#232;mes Rencontres nationales du travail social en lutte. Au-del&#224; du constat d'attaques tout azimut sur nos m&#233;tiers, la volont&#233; de r&#233;sistance reste forte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nous &#233;tions environ soixante-dix... Travailleurs sociaux de tous les horizons pour une rencontre nationale. Mais venus des quatre coins de la France... De Lille &#224; Marseille en passant par Lyon. De Poitiers &#224; Nancy en passant par Tours. Sans oublier l'Ile-de- France. Soixante-dix professionnels de tous les &#226;ges... D'&#233;tudiants en formation &#224; professionnels &#224; la retraite... Des professionnels de tous &#171; profils &#187;... &#201;ducs ou assistants de service social pour la majorit&#233;. Venant de tous les secteurs d'intervention : protection de l'enfance, h&#233;bergement / insertion, sant&#233; / handicap en passant par la polyvalence de secteur. Syndiqu&#233;s, non-syndiqu&#233;s, appartenant &#224; des instances de mobilisation ou venus &#171; &#224; titre individuel &#187;. Sans oublier la pr&#233;sence de membres de l'association d'anciens enfants plac&#233;s &#171; Repairs ! &#187; et de journalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes et tous &#233;taient unis par le m&#234;me constat &#171; Le social va mal &#187;. H&#233;bergement : fermetures des accueils physiques pour &#171; rationaliser les d&#233;penses &#187; et &#171; objectiver les orientations &#187;, remises &#224; la rue et s&#233;lection des publics justifi&#233;s par la situation irr&#233;guli&#232;re de certains publics... Mais des places pour enfermer les &#233;trangers en centres de r&#233;tention. Protection de l'enfance : manque de places, taux d'encadrement inimaginables, politiques dissuasives envers les mineurs non accompagn&#233;s... Mais du budget pour construire des centres &#233;ducatifs ferm&#233;s pour la &#171; jeunesse d&#233;linquante &#187;. Handicap : fermeture des &#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s et coupes budg&#233;taires sous couvert d'&#171; &#233;cole inclusive &#187;. Sant&#233; / psychiatrie : manque de moyens et tarification &#224; l'acte sous couvert de rationalisation. Sans oublier le &#171; fichage &#187; des populations... Tout ceci associ&#233; &#224; la pr&#233;carisation des professionnels : casse des conventions collectives, d&#233;qualification, disqualification, recours massif aux vacations, &#224; l'int&#233;rim voire &#224; la sous-traitance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la d&#233;gradation de leurs conditions de travail : sous-effectif, turn-over des &#233;quipes, burn-out des coll&#232;gues, lanceurs d'alerte d&#233;gag&#233;s ou aux prud'hommes. Ceci &#224; coups de coupes budg&#233;taires, de marchandisation du social et d'ub&#233;risation du travail social. Le tout justifi&#233; par la bonne parole de nos dirigeants, v&#233;hicul&#233;e &#224; coup de propagande m&#233;diatique. Le secteur social n'est m&#234;me plus un simple &#171; g&#226;chis d'argent &#187;, il doit d&#233;sormais &#234;tre rentable. Le social est co&#251;teux, il ne sert &#224; rien, voire est pr&#233;judiciable &#224; l'ensemble de la soci&#233;t&#233;... La protection de l'enfance cr&#233;e des mineurs d&#233;linquants, le secteur de l'h&#233;bergement des &#171; assist&#233;s incapables de s'ins&#233;rer &#187; et provoque un &#171; appel d'air &#187; de populations &#233;trang&#232;res. Quand les secteurs du handicap et de la sant&#233; ne m&#233;ritent pas tant de budget puisqu'il s'agit de favoriser l'inclusion et la rationalisation... Des travailleurs sociaux &#171; atterr&#233;s &#187; mais loin d'&#234;tre r&#233;sign&#233;s... Une mobilisation &#171; &#224; coups de scotchs &#187; savamment d&#233;coup&#233;s. Un ordre du jour minutieusement pr&#233;par&#233;. Des d&#233;bats ouverts mais organis&#233;s et minut&#233;s. Des affiches en tissu mais aux slogans percutants. Un pot commun pour aider au financement de la journ&#233;e. Des ventes &#224; prix libres d'affiches et ouvrages divers. Et une bonne humeur au rendez-vous : &lt;i&gt;&#171; Et le social, il est &#224; qui ? Il est &#224; nous ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mobilisation pour &#233;changer et d&#233;terminer des strat&#233;gies d'action. Des d&#233;fis &#224; tous les niveaux : temporel (associer mobilisations ponctuelles et continuit&#233; des luttes) ; g&#233;ographique (coordonner nos actions, mais aussi les ancrer localement) ; sectoriel intersectoriel voire interprofessionnel (associer mobilisations sectorielles et actions nationales, actions centr&#233;es sur le secteur social et combats en lien avec l'ensemble de la soci&#233;t&#233;, convergence avec les secteurs de la sant&#233;, de l'&#201;ducation nationale...). Par la diversit&#233; des moyens d'action : de la d&#233;sob&#233;issance &#224; la gr&#232;ve des outils gestionnaires en passant par les op&#233;rations &#171; coup de poing &#187; Avec en toile de fond le souci de mobiliser nos coll&#232;gues et de sensibiliser l'opinion publique. Un &#171; &#233;change &#187; de savoirs, d'id&#233;es et de d&#233;termination. Nourri par les t&#233;moignages de membres du collectif Inter Urgences et de l'inter-collectifs La Cha&#238;ne des Bahuts ... Parce que NOS VALEURS N'ONT PAS DE PRIX...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Expo &#8226; Punir, ins&#233;rer, un paradoxe</title>
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		<dc:date>2019-10-15T12:27:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Prison</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#171; La prison isole l'individu pour le punir et prot&#233;ger la soci&#233;t&#233;, tout en visant &#224; sa r&#233;insertion. &#187; L'exposition Prison, au-del&#224; des murs, au mus&#233;e des Confluences &#224; Lyon, retrace l'histoire de l'univers carc&#233;ral en Europe de la fin du XVIIIe si&#232;cle &#224; nos jours tout en interrogeant le paradoxe de l'enfermement : &#171; Comment exclure tout en pr&#233;parant le retour &#224; la libert&#233; ? &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
De la naissance de l'institution p&#233;nitentiaire aux moyens d&#233;ploy&#233;s par les d&#233;tenus pour survivre &#224; l'enfermement, en passant par la (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La prison isole l'individu pour le punir et prot&#233;ger la soci&#233;t&#233;, tout en visant &#224; sa r&#233;insertion. &#187;&lt;/i&gt; L'exposition Prison, au-del&#224; des murs, au mus&#233;e des Confluences &#224; Lyon, retrace l'histoire de l'univers carc&#233;ral en Europe de la fin du XVIIIe si&#232;cle &#224; nos jours tout en interrogeant le paradoxe de l'enfermement : &lt;i&gt;&#171; Comment exclure tout en pr&#233;parant le retour &#224; la libert&#233; ? &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2282 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L456xH264/screenshot_12-5-86a26.png?1694041718' width='456' height='264' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De la naissance de l'institution p&#233;nitentiaire aux moyens d&#233;ploy&#233;s par les d&#233;tenus pour survivre &#224; l'enfermement, en passant par la d&#233;couverte des r&#232;gles qui r&#233;gissent la prison, le visiteur d&#233;couvre aussi bien sous l'angle historique, philosophique, anthropologique et sociologique, l'univers carc&#233;ral et ses alternatives. Trois grands modules &#233;voquent les cellules en jouant de la fronti&#232;re entre le dedans et le dehors. Plac&#233;s &#224; l'int&#233;rieur des cellules, des t&#233;moignages et extraits audio et vid&#233;o, des objets dont certains fabriqu&#233;s par des d&#233;tenus, des &#339;uvres d'artistes contemporains engag&#233;s documentent le visiteur sur un monde non visible. Autant d'aper&#231;us des conditions de vie en d&#233;tention que de fragments d'existence, comme l'installation du th&#233;&#226;tre optique du Th&#233;&#226;tre Nouvelle G&#233;n&#233;ration (TNG) de Lyon. &lt;i&gt;Nous vivons tous &#224; l'&#233;troit dans une chambre immense&lt;/i&gt;, avec ses apparitions holographiques, ses personnages multiples et ses d&#233;cors fictifs, embarque le visiteur, muni d'un casque, dans trois espaces, pour vivre une exp&#233;rience de d&#233;tention, entre r&#233;el et virtuel : du quotidien de la vie en cellule jusqu'au face-&#224;-face du parloir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Prison, au-del&#224; des murs&lt;/i&gt; offre diff&#233;rents points de vue et exp&#233;riences, bouscule les st&#233;r&#233;otypes, sensibilise aux enjeux actuels de la d&#233;tention en ouvrant le d&#233;bat sur des alternatives possibles. Un questionnement indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Prison, au-del&#224; des murs &lt;br class='autobr' /&gt;
Exposition du 18/10/2019 au 26/07/2020, &lt;br class='autobr' /&gt;
Au mus&#233;e des Confluences &#224; Lyon. &lt;br class='autobr' /&gt;
Autour de l'exposition, le mus&#233;e propose un cycle de rencontres La prison et nous. Au programme, tables rondes, journ&#233;es d'&#233;tudes, ateliers participatifs et visites de m&#233;diation. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.museedesconfluences.fr&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.museedesconfluences.fr&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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