<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=978&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Si maman si &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1257-Si-maman-si</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1257-Si-maman-si</guid>
		<dc:date>2019-09-17T07:32:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1257</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Billet d'un &#171; &#233;duc &#187; ordinaire, qui, parfois, ne fait qu'assurer une permanence (du lien) ; qui, parfois, ne fait que son travail ordinaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ouvrir la porte du Service pour y d&#233;buter sa journ&#233;e, c'est ouvrir un livre dont on ne conna&#238;t que le titre et accepter de vivre le fil de l'histoire tel qu'il se pr&#233;sente. Ce jour-l&#224;, un samedi, j'esp&#233;rais de la tranquillit&#233;, du calme. Peu de r&#233;sidentes &#233;taient sur site, cela aurait pu augurer de moments de travail apais&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Je prends d'abord connaissance des (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Echos-du-terrain" rel="directory"&gt;&#201;chos du terrain (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1257-" rel="tag"&gt;1257&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Billet d'un &#171; &#233;duc &#187; ordinaire, qui, parfois, ne fait qu'assurer une permanence (du lien) ; qui, parfois, ne fait que son travail ordinaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ouvrir la porte du Service pour y d&#233;buter sa journ&#233;e, c'est ouvrir un livre dont on ne conna&#238;t que le titre et accepter de vivre le fil de l'histoire tel qu'il se pr&#233;sente. Ce jour-l&#224;, un samedi, j'esp&#233;rais de la tranquillit&#233;, du calme. Peu de r&#233;sidentes &#233;taient sur site, cela aurait pu augurer de moments de travail apais&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je prends d'abord connaissance des informations et &#233;v&#233;nements des jours pr&#233;c&#233;dents. Je croise mon coll&#232;gue, veilleur, qui s'est fait menacer cette nuit. Il me raconte sa r&#233;alit&#233; et en oublie un peu sa retenue professionnelle. Je l'&#233;coute avec la tentation de r&#233;primer certains mots mais avec le sentiment que cela l'aidera &#224; d&#233;passer sa col&#232;re. &#192; peine en poste, me voil&#224; d&#233;j&#224; dans le bain. Puis j'ouvre le cahier de transmissions, m&#233;moire (parfois d&#233;faillante) de l'institution, et apprends qu'il y a un nouveau conflit entre deux m&#232;res, que Jennifer, mineure, et sa fille sont parties &lt;i&gt;&#171; on ne sait o&#249; &#187;&lt;/i&gt; apr&#232;s que sa m&#232;re eut refus&#233; de l'accueillir pour le week-end, qu'il y a un probl&#232;me de lave-vaisselle, que des souris ont &#233;t&#233; aper&#231;ues&#8230; Il y a aussi ces rapports que je dois penser puis r&#233;diger, ces projets sur lesquels j'aimerais r&#233;fl&#233;chir et &#233;crire, ces &#233;changes informels auxquels je voudrais donner le temps n&#233;cessaire sachant que je devrais s&#251;rement les &#233;courter quand ils se pr&#233;senteront. &#199;a aurait pu &#234;tre une journ&#233;e tranquille &#224; l'image de la premi&#232;re heure plut&#244;t calme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, peu apr&#232;s un &#233;ni&#232;me caf&#233;, Kadiatou, portant sa fille dans les bras s'installe sur la chaise plac&#233;e en face de moi apr&#232;s m'avoir salu&#233; : de cette mani&#232;re, je ne peux &#234;tre qu'avec elles. L&#224;, elle sort le lait en poudre, puis la farine, de l'eau, un biberon, le bavoir et vide son sac. Ses gestes sont s&#251;rs, elle est un brin d&#233;termin&#233;e mais para&#238;t d&#233;tendue. Elle ne me parle pas. Cela prend un certain temps, elle fait des allers et venues et je ne dis rien puisque c'est ce qu'elle semble attendre de moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s quelques minutes, le t&#233;l&#233;phone interrompt notre silencieux dialogue. L'appel vient de la m&#232;re de Jennifer qui n'en peut plus, me dit-elle. Elle a pass&#233; sa nuit &#224; ressasser les derniers &#233;v&#232;nements qui ont, un peu plus, tendu les relations avec sa fille. Elle me fait part de toute son impuissance, son d&#233;sarroi, son sentiment d'injustice face &#224; une vie qui n'a pas &#233;t&#233; tendre avec sa famille. Elle &#233;voque le d&#233;c&#232;s du p&#232;re de Jennifer, ses autres enfants, son travail et pleure &#224; certains moments. Je l'&#233;coute et accuse r&#233;ception de ses &#233;tats d'&#226;me, elle aussi &#171; vide son sac &#187;. Elle est inqui&#232;te car Jennifer ne lui r&#233;pond pas au t&#233;l&#233;phone et j'acc&#232;de &#224; la demande qu'elle n'a pas formul&#233;e de lui donner des nouvelles quand j'en aurai. Elle s'apaise un peu avant de raccrocher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme j'avais demand&#233; &#224; Kadiatou de sortir (vu qu'en plus de risquer de rompre une confidentialit&#233;, elle chantait librement des louanges pendant le d&#233;but de ma conversation t&#233;l&#233;phonique), je me trouve, un court instant, seul. J'en viens &#224; me demander comment la vie de famille peut parfois &#234;tre si entrav&#233;e par une communication &#244; combien laborieuse. Je pense &#224; Jennifer que je connais un peu ; enfin je crois. Ce n'est pas toujours facile mais depuis que Jennifer et sa fille sont accueillies, elle laisse appara&#238;tre une personnalit&#233; agr&#233;able. Elle est capable d'&#233;coute et de compromis. Elle vient souvent &#224; la rencontre de l'autre. Elle aime faire plaisir, qu'on lui dise ce qu'elle fait de bien et accepte qu'on lui dise ce que nous aurions fait autrement. Elle poss&#232;de une culture musicale, ancr&#233;e dans son &#233;poque et attach&#233;e &#224; celle d'avant, celle de ses parents, et chante ou fredonne souvent. Ainsi, Jennifer chante souvent &lt;i&gt;&#171; Si maman si &#187;&lt;/i&gt;&#8230; comme pour nous dire qu'elle conna&#238;t de vieilles chansons et, peut-&#234;tre, dire autre chose aussi&#8230; Lorsque j'appelle Jennifer, nous &#233;changeons sur sa situation et je lui propose de prendre le temps de discuter &#224; son retour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2308 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH555/screenshot_17-4-e2765.png?1693683745' width='500' height='555' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nassera, qui &#233;tait d&#233;j&#224; pass&#233;e devant le bureau sans rien dire, vient s'asseoir. Elle, choisit le fauteuil. Elle veut revenir sur les &lt;i&gt;&#171; embrouilles &#187;&lt;/i&gt; qui l'ont oppos&#233;es au veilleur. Elle donne sa version et entend mon point de vue. Elle dit s'&#234;tre sentie &#233;pi&#233;e, attaqu&#233;e, presque transperc&#233;e par un banal regard port&#233; sur elle, comme souvent. Je prends le temps, l'invite &#224; se d&#233;centrer de cette situation pour envisager les relations conflictuelles diff&#233;remment mais rien n'y fait. Elle reste dans ses certitudes et tout juste, je parviens &#224; lui permettre de passer &#224; autre chose. C'est d&#233;j&#224; pas mal car cette m&#232;re-l&#224; a t&#244;t fait d'interpr&#233;ter sans recul des mots et des id&#233;es. Elle s'est s&#251;rement sentie suffisamment contenue puisqu'elle part, sans ponctuer, sans transition vers d'autres pr&#233;occupations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'en profite pour vider le lave-vaisselle, rentrer les poubelles,&#8230; L'heure du repas approche, je pr&#233;pare la salle &#224; manger. Je m'accommode du repas pr&#233;vu au menu en y ajoutant d'autres denr&#233;es pr&#233;vues pour le soir. J'esp&#232;re ainsi amoindrir un m&#233;contentement r&#233;current et m'&#233;pargner d'&#234;tre &#224; nouveau le d&#233;versoir d'un d&#233;sespoir. Le groupe se retrouve progressivement. Je reste pr&#233;sent pour m'assurer que l'ambiance soit adapt&#233;e aux enfants et &#224; une id&#233;e que je me fais de la vie en soci&#233;t&#233;. Je temporise, je m&#233;diatise, je fais une place &#224; chacun dans un espace/temps restreint, propice aux expressions conscientes et affectives, celles qu'un temps de repas loin des siens repr&#233;sente. Celui-ci se passe bien, c'est anim&#233; mais chaleureux, qu'en sera-t-il pour le prochain ? Bien que l'heure passe, je laisse &#224; disposition les plats pour celles qui viendraient plus tard. Je sais qu'il y a des horaires &#224; respecter, qu'il me faudra rester peut-&#234;tre au-del&#224; des miens pour faire le m&#233;nage avant de partir mais j'accepte l'id&#233;e que la souplesse permette de se sentir consid&#233;r&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu de temps apr&#232;s, Axelle, qui est en promenade, t&#233;l&#233;phone pour me demander d'aller voir sa &lt;i&gt;&#171; camarade &#187;&lt;/i&gt; car cette derni&#232;re serait en pleurs suite au d&#233;c&#232;s de sa grand-m&#232;re au pays. &#192; distance, Axelle ne peut l'aider comme elle le souhaiterait et m'investit de cette mission sans trop m'en laisser le choix. Bien s&#251;r, j'avais pr&#233;vu autre chose mais sa d&#233;tresse passe avant tout cela. Je monte et frappe &#224; la porte de la chambre, Carla, attrist&#233;e, ne r&#233;pond pas. J'insiste, entends une voix timide que je d&#233;cide d'interpr&#233;ter comme une autorisation &#224; entrer. Il me faut trouver suffisamment de disponibilit&#233; pour que Carla ne se sente pas seule. Je reste un temps avec elle et sa fille. Ce temps est ponctu&#233; de longs silences mais en m&#234;me temps que dire&#8230; Puis je lui explique que je dois redescendre et reviendrai la voir avant de partir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reviens donc au bureau, fais quel&#173;ques allers-retours pour commencer &#224; remettre la salle &#224; manger en &#233;tat quand je me fais s&#232;chement interpeller par Oc&#233;ane pour des broutilles, puis par Linda dans l'instant suivant sous les yeux de Fatou qui en reste m&#233;dus&#233;e. Fatou r&#233;agit et me lance : &lt;i&gt;&#171; Vous vous faites engueuler ! ? &#187;&lt;/i&gt;. J'avais bien envie de me laisser aller &#224; sa sympathie mais prends un temps, entre deux portes, pour lui expliquer qu'au fond, ce n'est pas &#224; moi qu'elles en veulent. Ma coll&#232;gue du soir arrive enfin, je lui transmets ce qui est important qu'elle sache pour s'inscrire dans la continuit&#233;, vais voir Carla et quitte la structure presque &#224; l'heure pr&#233;vue. Je n'ai pu tout dire de cette journ&#233;e ordinaire durant laquelle, en apparence, je n'ai rien fait, ni rapport, ni activit&#233;, ni am&#233;nagement ; pourtant, elle m'a sembl&#233; bien remplie, pleine de tact.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Faut-il demander une contrepartie en &#233;change des aides sociales ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1257-Faut-il-demander-une-contrepartie-en-echange-des-aides-sociales</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1257-Faut-il-demander-une-contrepartie-en-echange-des-aides-sociales</guid>
		<dc:date>2019-09-17T07:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>RSA</dc:subject>
		<dc:subject>1257</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La compensation demand&#233;e aux pauvres permet-elle de distinguer les bons, qui sont m&#233;ritants, des mauvais, qui profitent de l'assistanat ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Yves Faucoup, ancien directeur de l'action sociale d&#233;partementale, blog Social en question sur Mediapart &lt;br class='autobr' /&gt;
Les aides sociales sont des prestations attribu&#233;es par la solidarit&#233; nationale aliment&#233;e par l'imp&#244;t &#224; des b&#233;n&#233;ficiaires sans qu'ils aient vers&#233; de cotisations sociales pr&#233;alables. D'o&#249; les d&#233;bats sur la question de savoir si ces allocataires doivent fournir (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Politique-sociale" rel="tag"&gt;Politique sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/RSA" rel="tag"&gt;RSA&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1257-" rel="tag"&gt;1257&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La compensation demand&#233;e aux pauvres permet-elle de distinguer les bons, qui sont m&#233;ritants, des mauvais, qui profitent de l'assistanat ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Yves Faucoup, ancien directeur de l'action sociale d&#233;partementale, blog Social en question sur Mediapart&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les aides sociales sont des prestations attribu&#233;es par la solidarit&#233; nationale aliment&#233;e par l'imp&#244;t &#224; des b&#233;n&#233;ficiaires sans qu'ils aient vers&#233; de cotisations sociales pr&#233;alables. D'o&#249; les d&#233;bats sur la question de savoir si ces allocataires doivent fournir une contrepartie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'aide sociale accord&#233;e par le D&#233;partement pour aider &#224; la prise en charge de l'h&#233;bergement en Ehpad implique une r&#233;cup&#233;ration sur succession. Par contre, les textes ne pr&#233;voient pas de contrepartie &#224; l'attribution de l'Allocation personnalis&#233;e d'autonomie (APA) ou de l'Allocation d'adulte handicap&#233; (AAH), qui sont pourtant des aides sociales. Mais c'est surtout sur le Revenu de solidarit&#233; active (RSA) que le d&#233;bat se focalise, et ce depuis qu'il a &#233;t&#233; question d'un revenu minimum, donc d&#232;s 1988. Les interventions &#224; l'Assembl&#233;e nationale, avant le vote de la loi sur le RMI, ont &#233;t&#233; houleuses. La question de la contrepartie a &#233;t&#233; largement d&#233;battue. Le revenu minimum s'est appel&#233; d'&#171; insertion &#187; justement pour qu'il ne soit pas dit qu'une allocation, en l'absence de salaire, soit accord&#233;e sans engagement de celui qui la re&#231;oit, alors m&#234;me qu'il est valide. On a retrouv&#233; cet apparent &#233;quilibre avec les droits et devoirs pour les plus d&#233;munis, Nicolas Sarkozy et Martin Hirsch tenaient &#224; voir cette notion figurer dans la loi sur le RSA (2008). Formule soft que les plus virulents contre l'&#171; assistanat &#187; utilisent abondamment, ne dissimulant pas que ce qui leur importe ce sont les &#171; devoirs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot &#171; activit&#233; &#187;, dans RSA, a &#233;galement une fonction de cadrage : l'allocation est attribu&#233;e en &#233;change d'un effort contractualis&#233; du b&#233;n&#233;ficiaire &#224; chercher du travail. En r&#233;alit&#233;, l'opposition assistance/assurance a perdu de sa pertinence. D'une part, des exigences de contreparties se sont fait jour envers des assur&#233;s qui avaient cotis&#233; (les ch&#244;meurs), d'autre part la tendance consistant &#224; vider progressivement notre syst&#232;me de protection sociale de son caract&#232;re contributif (exon&#233;ration de cotisations, remplacement par l'imp&#244;t) conduit &#224; consid&#233;rer de plus en plus les prestations sociales comme des aides sociales. Ce qui satisfait ceux qui ont depuis longtemps entretenu la confusion (jusqu'&#224; pr&#233;senter les pensions de retraite comme des aides sociales, presque des secours g&#233;n&#233;reusement accord&#233;s par l'&#201;tat) justement pour inciter &#224; une r&#233;duction des d&#233;penses dites sociales du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On aura not&#233; que lorsque le d&#233;bat a envahi l'espace public avec le revenu de base ou le revenu universel, il n'&#233;tait nullement question d'envisager une contrepartie : il paraissait envisageable et normal que chaque citoyen dispose d'un p&#233;cule de base pour vivre &#224; peu pr&#232;s d&#233;cemment, et davantage s'il travaille. Tol&#233;rance qui n'a jamais &#233;t&#233; accord&#233;e &#224; ceux qui gal&#232;rent avec le RSA ou l'Allocation sp&#233;cifique de solidarit&#233; (ASS), dont le montant, sans que cela ait jamais &#233;t&#233; justifi&#233;, est inf&#233;rieur &#224; la moiti&#233; du seuil de pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vraie question est de savoir ce que l'&#201;tat est pr&#234;t &#224; mettre en &#339;uvre pour respecter r&#233;ellement l'esprit et la lettre de la solidarit&#233; : augmenter le montant de ces minima sociaux permettant des &#171; moyens convenables d'existence &#187; (ce que d&#233;clare la Constitution), cr&#233;er, non pas du travail forc&#233;, mais de v&#233;ritables emplois d'insertion, c'est-&#224;-dire investir massivement dans l'accompagnement social et professionnel, la formation et l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique. Et non botter en touche en renvoyant sur les victimes d'une &#233;conomie lib&#233;rale productrice de ch&#244;mage la responsabilit&#233; de leur situation..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2306 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH439/screenshot_15-4-74608.png?1693683745' width='500' height='439' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Sylvie Kowalczuk, assistante sociale en polyvalence de secteur en milieu rural&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avertissements : 1) &#194;mes sensibles s'abstenir 2) Oublier le premier degr&#233; 3) Pr&#233;voir un haricot pour les remont&#233;es acides, une cupule fera l'affaire. Oui, je dis oui ! Demandons une contrepartie aux allocataires de l'aide sociale ! Qu'y-a-t-il de r&#233;volutionnaire &#224; demander &#224; un allocataire du RSA de travailler gratuitement ? Il ne s'agit pas d'un TIG. Pardonnez-moi la nuance ! Nous ne sommes pas chez les d&#233;linquants qui doivent r&#233;paration &#224; la soci&#233;t&#233; ! Non, nous sommes devant des citoyens grassement pay&#233;s &#224; profiter des deniers publics, parfois m&#234;me &#224; frauder ! Alors, l'activit&#233; d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral ferait travailler les gens gratos ! Autrefois, on l'appelait esclavage, mais l&#224;, on inventerait un joli mot pour faire genre le progr&#232;s ! Et puis, cela &#233;viterait de leur payer une formation. On pourrait les embaucher dans les EPHAD qui cr&#232;vent sous la surcharge de travail. Pour peu qu'il faille traverser la rue, c'est bingo ! Peu importe si notre allocataire est parasit&#233; par des freins &#224; l'emploi, s'il est malade, inadapt&#233;, d&#233;rang&#233;, ou d&#233;prim&#233;, s'il a fait des &#233;tudes de jardinier&#8230; Rendez-vous compte, avec un travail gratos, la R&#233;publique leur redonne leur dignit&#233; ! Parce que donner c'est rabaisser. Ce n'est pas accompagner, soigner, guider. Et les b&#233;n&#233;ficiaires de l'allocation ch&#244;mage pareil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Allez hop ! Ils ont cotis&#233; pour un revenu de substitution ? Billeves&#233;es ! Facile de manipuler l'opinion publique, faisant croire qu'ils se repaissent de quelques euros (les laissant sous le seuil de pauvret&#233;). M&#234;me pas capables de trouver un emploi dans ce tissu &#233;conomique exsangue ! Je me vois mal dire &#224; M.&#8239;X, plongeur au restaurant du coin, se pr&#233;sentant &#224; ma permanence, en rupture familiale, divorc&#233;, licenci&#233;, d&#233;prim&#233;, sans revenu, sans voiture, qu'il est la cause du d&#233;clin des valeurs du travail dans notre soci&#233;t&#233; et de ses d&#233;penses publiques ! Pour sa peine, il devra faire la toilette de ma grand-m&#232;re &#224; la maison de retraite tous les matins. Croyez-moi, se coltiner ma grand-m&#232;re, c'est une sentence sans piti&#233; ! M'enfin, laver des plats ou une grand-m&#232;re, on ne va pas chipoter ! Quelles belles id&#233;es novatrices nous a offertes M.&#8239;Edouard Philippe &#224; Plomodiern ! Bon, il oublie dans les coins que l'&#201;tat doit &#234;tre garant de la coh&#233;sion sociale par le &#171; lien n&#233;cessaire de solidarit&#233; &#187; (expression de mon ami L&#233;on Bourgeois). Supprimer le principe de solidarit&#233; pr&#244;n&#233; par ce L&#233;on d&#233;mod&#233; en culpabilisant les plus faibles, remplacer ce principe d&#233;suet de placer l'&#234;tre humain au-dessus de tout, par les valeurs travail, pognon et &#233;gocentrisme !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah je savais que le petit renne au nez rouge, c'&#233;tait du flan, mais l&#224; ! C'est un peu gros comme un camion de nous faire croire que les travailleurs sont les gentils et les exclus les m&#233;chants ! D'ailleurs qui fout le bordel dans la coh&#233;sion sociale tous les samedis dans nos rues ? Ce sont les m&#233;chants, Madame ! On pourrait peut-&#234;tre leur supprimer leur allocation, &#231;a les ferait taire ? Tous ces allocataires sont une manne inesp&#233;r&#233;e pour pallier les manques de l'&#201;tat et les projets de suppressions de postes, dans le service public et les associations aux subventions rabot&#233;es. C'est vraiment une id&#233;e de g&#233;nie ! D'une pierre deux coups, cela permettrait aussi de b&#226;illonner tous ces humanistes aux utopies pleines de bons sentiments, mi&#232;vres &#224; pleurer. Oui il faut une contrepartie. Concernant l'Assembl&#233;e nationale, allons jusqu'au bout de notre raisonnement. Arr&#234;tons de payer avec les deniers publics les gens qui font preuve d'absent&#233;isme. Arr&#234;tons de les payer tout court ! C'est rendre leur dignit&#233; &#224; des gens aux id&#233;es indignes !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Oubliez tout ce que vous savez sur les assistantes sociales Les &#201;ditions Chapitre.com&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le travail pair : un m&#233;tier nouveau pour repenser le travail social</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1257-Le-travail-pair-un-metier-nouveau-pour-repenser-le-travail-social</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1257-Le-travail-pair-un-metier-nouveau-pour-repenser-le-travail-social</guid>
		<dc:date>2019-09-17T07:27:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Usager</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1257</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ph&#233;nom&#232;ne &#233;mergeant, le travail pair se d&#233;ploie peu &#224; peu dans les institutions du travail social et du m&#233;dico-social. Cela ne se fait pas sans soulever de nombreuses questions, souvent &#233;pineuses. Il ne para&#238;t en effet pas &#233;vident pour les &#233;quipes de voir un usager, ou ex-usager de services, intervenir aux c&#244;t&#233;s des professionnels. Au del&#224; de l'effet symbolique, les travailleurs pairs remettent en perspective l'accompagnement social tel qu'il est propos&#233; traditionnellement. Le travail social s'inscrit (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Usager" rel="tag"&gt;Usager&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1257-" rel="tag"&gt;1257&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ph&#233;nom&#232;ne &#233;mergeant, le travail pair se d&#233;ploie peu &#224; peu dans les institutions du travail social et du m&#233;dico-social. Cela ne se fait pas sans soulever de nombreuses questions, souvent &#233;pineuses. Il ne para&#238;t en effet pas &#233;vident pour les &#233;quipes de voir un usager, ou ex-usager de services, intervenir aux c&#244;t&#233;s des professionnels. Au del&#224; de l'effet symbolique, les travailleurs pairs remettent en perspective l'accompagnement social tel qu'il est propos&#233; traditionnellement. Le travail social s'inscrit historiquement sur une professionnalisation valid&#233;e par des savoirs acad&#233;miques, d&#233;velopp&#233;s dans les centres de formation. Les travailleurs pairs, dont les aptitudes professionnelles se sont construites &#224; travers une trajectoire de vie marqu&#233;e par le stigmate et la domination, ont d&#233;velopp&#233; des savoirs exp&#233;rientiels fond&#233;s par une approche empirique. De par leur position interstitielle, qualifi&#233;e par leur statut d'intervenant au sein d'une institution dont ils ont d&#233;j&#224; utilis&#233; les services, les travailleurs pairs apportent une dimension nouvelle dans le travail social : la M&#233;tis de l'intervention. D&#233;crite par Michel Aut&#232;s, elle se pr&#233;sente comme une intelligence pratique, rus&#233;e, qui permet d'adapter ses r&#233;ponses selon les situations. Si l'observation et l'accompagnement permettent de soutenir les personnes ou les groupes les plus en difficult&#233;, les savoirs exp&#233;rientiels valorisent profond&#233;ment la (re) connaissance des publics.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pragmatisme avec lequel ils exercent, l'empathie dont ils font preuve, leur connaissance des r&#233;seaux et des publics accueillis font de ce m&#233;tier une nouvelle pierre angulaire dans le travail social. Cela se traduit au quotidien par une capacit&#233; &#224; rejoindre et dialoguer avec des personnes &#233;loign&#233;es des services (par exemple, acc&#233;der &#224; des terrains d'interventions inaccessibles aux professionnels comme des squats ou bidonvilles) ; faire &#233;merger une parole invisible (par la relation de confiance et l'empathie qui peuvent s'instaurer) ; anticiper et d&#233;samorcer des situations de crises et, in fine, mieux conna&#238;tre les publics accompagn&#233;s. Aussi, certains travailleurs pairs &#233;voquent une capacit&#233; &#171; d'&#233;coute profonde &#187; qui leur permet d'&#233;couter et comprendre les troubles qu'une personne peut exprimer, du fait qu'ils ont v&#233;cu ces m&#234;mes difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2307 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L402xH224/screenshot_16-3-038fb.png?1693683745' width='402' height='224' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces nouvelles approches sont aussi le marqueur d'une meilleure prise en compte des publics. Les structures employeurs font souvent &#233;tat d'une plus grande qualit&#233; de la relation avec les publics. Dans le champ de la sant&#233; mentale, on constate une diminution des hospitalisations li&#233;es &#224; une meilleure prise en compte de la parole de la personne et donc du soin. Au fil de nos rencontres, nous observons que les travailleurs pairs apportent des points de remise en question sur le fonctionnement structurel des &#233;quipes. Ayant fait l'usage des services sociaux et m&#233;dico-sociaux, ils ont une observation critique des pratiques professionnelles (par exemple le jugement qui peut &#234;tre port&#233; sur les personnes accompagn&#233;es). C'est par leur regard d'ancien usager qu'il peuvent remettre en question certains points qui ne paraissent pas adapt&#233;s dans l'accompagnement. Cet aspect est &#233;minemment constructif et pr&#233;cieux pour b&#226;tir une relation d'aide plus proche des personnes concern&#233;es. Le souhait d'exercer en tant que travailleur pair &#233;mane souvent de deux &#233;v&#233;nements : avoir pris de la distance sur son parcours personnel pour accompagner ses pairs, mais aussi de faire &#233;voluer l'accompagnement des professionnels. C'est pourquoi, s'ils peuvent apporter une dimension critique, elle se situe le plus g&#233;n&#233;ralement dans une optique constructive plut&#244;t que subversive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, l'&#233;mergence de ce nouvel atome dans la sph&#232;re du travail social ne se fait pas sans r&#233;ticence de la part des professionnels. Cela peut se traduire par le refus d'int&#233;grer un travailleur pair sous pr&#233;texte d'employer un &#171; travailleur social au rabais &#187; ou, lorsqu'un intervenant pair exerce, le rel&#233;guer dans une position subalterne. Cette mise &#224; l'&#233;preuve, ou nous pourrions dire mise &#224; l'&#233;cart, traduit la mise en place de protections d'un travail social traditionnel bas&#233; sur l'autorit&#233; de comp&#233;tences du professionnel dipl&#244;m&#233;. Cela s'explique notamment par le fait que les travailleurs pairs am&#232;nent un renversement des approches, et repensent l'autorit&#233; d&#233;livr&#233;e par les dipl&#244;mes du travail social. Si la crainte d'une d&#233;qualification du travail social peut para&#238;tre l&#233;gitime, c'est avant tout sous l'angle d'un renforcement et d'une compl&#233;mentarit&#233; aux professionnels qu'il faut envisager son d&#233;ploiement dans les &#233;quipes. En revanche, lorsque les conditions d'int&#233;gration des travailleurs pairs sont remplies, les &#233;quipes font part d'enthousiasme, &#233;voquant : &#171; on ne sait pas comment on faisait sans eux auparavant &#187;. Historiquement fond&#233; sur une relation verticale, bas&#233;e sur l'autorit&#233; de comp&#233;tences du travailleur social, les travailleurs pairs am&#232;nent de nouveaux fondements pour un accompagnement et une relation horizontale. La position de sachant (induite par la ma&#238;trise du soin ou des dispositifs par exemple) induit une relation de pouvoir, o&#249; la personne concern&#233;e se retrouve dans l'attente de r&#233;ponses &#224; ses difficult&#233;s. Les travailleurs pairs, n'ayant pas les comp&#233;tences introduites dans les formations des professionnels, vont aller chercher dans les capacit&#233;s des personnes pour qu'elles puisent dans leurs ressources pour agir directement sur leurs difficult&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dimension est intimement li&#233;e aux conceptions issues de l'&lt;i&gt;empowerment&lt;/i&gt;. Dans cette optique de restaurer le pouvoir d'agir de personnes, le travail pair introduit une nouvelle dimension de l'accompagnement, humaine, centr&#233;e sur la personne accompagn&#233;e, et permet de penser le travail social sur des principes d'empowerment et de coconstruction. Afin de rendre possible le travail pair dans les &#233;quipes, l'int&#233;gration dans les &#233;quipes est d&#233;terminante. En effet, s'il peut apporter une v&#233;ritable plus-value &#224; l'action et &#224; la philosophie d'intervention des services, il peut aussi se retrouver rel&#233;gu&#233; &#224; une position subsidiaire qui ne lui permet pas d'exister professionnellement. Il appara&#238;t d&#232;s lors n&#233;cessaire d'int&#233;grer ce nouveau m&#233;tier au m&#234;me titre que les autres professionnels, en insistant sur la formation dans le milieu d'embauche, et en d&#233;veloppant des postes renfor&#231;ant l'action des &#233;quipes, en compl&#233;mentarit&#233; avec les autres professionnels.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Protection de l'enfance &#8226; Jeunesse fich&#233;e</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1257-Protection-de-l-enfance-o-Jeunesse-fichee</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1257-Protection-de-l-enfance-o-Jeunesse-fichee</guid>
		<dc:date>2019-09-17T07:26:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>1257</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En France, la possibilit&#233; de ficher les mineurs ne cesse d'augmenter. Il existe une vingtaine de registres informatis&#233;s susceptibles de recueillir et de croiser leurs &#171; informations nominatives &#187;. R&#233;dig&#233; par deux juristes sp&#233;cialis&#233;s, l'oubrage Le fichage des mineurs se veut un outil pour mieux informer et accompagner ces adolescents de moins en moins reconnus comme des enfants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cet &#233;t&#233;, entre deux &#233;pisodes de canicule, l'ordonnance du 2&#8239;f&#233;vrier 1945, actant qu'un mineur ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233; ni jug&#233; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Angle-droit" rel="directory"&gt;Angle droit&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance" rel="tag"&gt;Protection de l'enfance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1257-" rel="tag"&gt;1257&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En France, la possibilit&#233; de ficher les mineurs ne cesse d'augmenter. Il existe une vingtaine de registres informatis&#233;s susceptibles de recueillir et de croiser leurs &#171; informations nominatives &#187;. R&#233;dig&#233; par deux juristes sp&#233;cialis&#233;s, l'oubrage Le fichage des mineurs se veut un outil pour mieux informer et accompagner ces adolescents de moins en moins reconnus comme des enfants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cet &#233;t&#233;, entre deux &#233;pisodes de canicule, l'ordonnance du 2&#8239;f&#233;vrier 1945, actant qu'un mineur ne peut &#234;tre consid&#233;r&#233; ni jug&#233; comme un adulte, s'est vid&#233;e de sa s&#232;ve. Le 26&#8239;juillet, saisi d'une question prioritaire de constitutionnalit&#233; par 22 organisations (1) au sujet de l'article&#8239;51 de la loi &#171; Asile et immigration &#187;, le Conseil constitutionnel d&#233;clare conforme &#224; la Constitution le fichage biom&#233;trique des mineurs &#233;trangers non accompagn&#233;s. Depuis le 1er&#8239;f&#233;vrier 2019, les jeunes exil&#233;s d&#233;sireux d'obtenir la protection de l'aide sociale &#224; l'enfance (Ase) peuvent donc se voir imposer l'enregistrement de leur nom, empreintes et photo dans un fichier national. Le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur voit dans la cr&#233;ation de ce fichier d'&#171; Appui &#224; l'&#233;valuation de la minorit&#233; &#187; (Aem), un outil pour lutter contre les demandes infond&#233;es et le nomadisme des jeunes entre les d&#233;partements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce nouveau fichier a la particularit&#233; de cibler les mineurs, mais les moins de 18 ans n'&#233;chappaient d&#233;j&#224; pas aux fichages. Pas tout &#224; fait comme des grands, mais quand m&#234;me, ils pouvaient figurer aux Faed, Fnaeg, Taj, Fijaisv, Fpr, Fsprt&#8230; Le juriste Christophe Daadouch, formateur en droit des mineurs, et l'avocate au Barreau de Paris Claire Bruggiamosca viennent de publier une bible (2) pour s'y retrouver parmi ces acronymes. &lt;i&gt;&#171; Le mineur est aujourd'hui susceptible d'&#234;tre inscrit dans une vingtaine de fichiers de police et/ou de justice, aux dur&#233;es diff&#233;rentes, aux finalit&#233;s extr&#234;mement variables et aux r&#232;gles bien distinctes &#187;&lt;/i&gt;, soulignent-ils. Destin&#233;e aux avocats et aux travailleurs sociaux afin de mieux informer et assister les personnes qu'ils accompagnent, cette premi&#232;re &#233;dition d&#233;crypte les r&#232;gles d'inscription, de consultation et d'effacement de ces &#171; informations nominatives &#187;. &lt;i&gt;&#171; &#192; la description de ces dizaines de fichiers amen&#233;s &#224; se connecter, il me vient &#224; douter de l'avenir des combats des professionnels de la justice des mineurs : permettre aux enfants de reprendre le cours de leur vie apr&#232;s des incidents de parcours &#187;&lt;/i&gt;, s'inqui&#232;te dans la pr&#233;face Dominique Attias, avocate, membre de l'antenne des mineurs du Barreau de Paris. &lt;i&gt;&#171; Comment ces jeunes les plus fragiles vont-ils s'en sortir, trouver un emploi, s'ils sont marqu&#233;s de mani&#232;re ind&#233;l&#233;bile ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tra&#231;abilit&#233; des &#171; d&#233;linquants juv&#233;niles &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De tr&#233;sor de la nation apr&#232;s-guerre, la jeunesse devient &#171; &#224; probl&#232;me &#187;, voire dangereuse, avec l'&#233;mergence du ch&#244;mage de masse. Puis la rh&#233;torique de la tol&#233;rance z&#233;ro accouche en 2002 de la loi &#171; Perben 1 &#187;, qui rend les mineurs capables de discernement responsables de leurs actes, donc condamnables et fichables. En mars&#8239;2004, la loi &#171; Perben 2 &#187; signe la fin du droit &#224; l'oubli et permet la tra&#231;abilit&#233; des &#171; d&#233;linquants juv&#233;niles &#187;. Auparavant, toute condamnation inf&#233;rieure &#224; deux mois de prison ferme &#233;tait effac&#233;e &#224; la majorit&#233;. D&#233;sormais, un outrage et r&#233;bellion aux forces de l'ordre peut valoir une inscription au Traitement des ant&#233;c&#233;dents judiciaires (Taj), soit &#234;tre estampill&#233; &#171; d&#233;favorablement connu des services de police &#187; au minimum cinq ans. En supprimant l'effacement automatique de l'&#171; erreur de jeunesse &#187; pour privil&#233;gier l'ordre public, cette l&#233;gislation c&#232;de au r&#233;pressif et entrave l'aspect &#233;ducatif de la justice des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2305 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH297/screenshot_14-4-61d51.png?1693683746' width='500' height='297' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une juge pour mineurs auditionne un adolescent au tribunal pour enfants de Bobigny (2006). / &#169; D. Goldsztejn-Maxppp&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;viter toute inscription dans un fichier rel&#232;ve de la haute voltige dans les m&#233;andres de la justice. Par exemple, si une condamnation est prononc&#233;e, elle sera inscrite au casier judiciaire d&#232;s lors que l'enfant a atteint ses 13 ans, mais cette logique s'applique &#233;galement aux compositions p&#233;nales, soit des alternatives aux poursuites propos&#233;es par le procureur de la R&#233;publique. Ainsi un stage de formation civique, l'entr&#233;e dans un &#233;tablissement public d'insertion de la d&#233;fense (&#201;pide) ou la consultation d'un psychiatre, figureront dans le casier du mineur. M&#234;me si ces mesures restent &#233;ducatives et rares (1,7&#8239;% des r&#233;ponses p&#233;nales en 2017 selon le minist&#232;re de la Justice), mieux vaut en conna&#238;tre les cons&#233;quences, surtout qu'en cas de refus de la proposition du parquet, le juge choisit parfois de classer l'affaire. Quoi qu'il en soit, cette inscription au casier nomm&#233; B1 n'est accessible qu'aux magistrats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Consultables par d'&#233;ventuels employeurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il en va tout autrement du Fichier judiciaire national automatis&#233; des auteurs d'infractions sexuelles ou violentes (Fijaisv). Celui-ci est consultable par de potentiels employeurs li&#233;s &#224; des activit&#233;s aupr&#232;s des mineurs : pr&#233;fet, &#201;ducation nationale, rectorats, inspections, protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), structures sportives&#8230; D'autre part, les maires et pr&#233;sidents de conseils d&#233;partementaux peuvent y acc&#233;der en passant par le pr&#233;fet. Visant &#224; pr&#233;venir la r&#233;cidive, &#224; faciliter l'identification des auteurs et &#224; permettre de les localiser rapidement, ces fichiers concernent les mineurs &#224; partir de 13 ans lorsqu'ils commettent un crime sexuel (viol&#8230;) ou un d&#233;lit passible de 10 ans d'emprisonnement. Cette inscription poursuit le mineur pendant dix ans et le contraint &#224; renseigner les autorit&#233;s de son lieu de domicile tous les ans. Apr&#232;s le jugement, une proc&#233;dure pour effacement anticip&#233; peut &#234;tre lanc&#233;e &#224; tout moment aupr&#232;s du procureur de la R&#233;publique par les titulaires de l'autorit&#233; parentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines inscriptions n'ouvrent aucune possibilit&#233; de recours, car la personne ignore y figurer : la fiche S (risque pour la s&#251;ret&#233; de l'&#201;tat), les fichiers des personnes recherch&#233;es (Fpr), de traitement des signalements pour la pr&#233;vention de la radicalisation &#224; caract&#232;re terroriste (Fsprt), de pr&#233;vention des atteintes &#224; la s&#233;curit&#233; publique (Pasp), de gestion de l'information et la pr&#233;vention des atteintes &#224; la s&#233;curit&#233; publique (Gipasp). En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, les auteurs d&#233;plorent l'absence d'information sur ce sujet : &lt;i&gt;&#171; On pourrait tout &#224; fait imaginer l'&#233;laboration de brochures d&#233;di&#233;es &#224; chacun de ces fichiers, r&#233;dig&#233;es dans un langage compr&#233;hensible pour les jeunes et leurs familles pr&#233;cisant les cons&#233;quences de l'inscription, les obligations, les modalit&#233;s de consultations et d'effacement. &#187;&lt;/i&gt; Selon les juristes, cette information rel&#232;ve de la loi 2002-2. Charg&#233;e des mineurs sous main de justice, la protection judiciaire de la jeunesse devrait donc s'y astreindre. Mais face &#224; cette tendance &#224; ficher, y compris les mineurs, les seuls garde-fous se r&#233;v&#232;lent &#234;tre la Cnil (Commission nationale de l'informatique et des libert&#233;s), le Conseil constitutionnel, la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme ou le D&#233;fenseur des droits. L'ouvrage conclut en rappelant que le plus gros &#233;cueil pour les jeunes reste les r&#233;seaux sociaux, vaste base de donn&#233;es priv&#233;es et royaume de l'autofichage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Avocats pour la d&#233;fense des droits des &#233;trangers, Association nationale des assistants de service social, Arm&#233;e du Salut, CNAPE, DEI-France, F&#233;d&#233;ration des acteurs de la solidarit&#233;, FASTI, FEHAP, F&#233;d&#233;ration Entraide protestante, Groupe d'information et de soutien des immigr&#233;.e.s, Hors la rue, Cimade, Ligue des droits de l'homme, M&#233;decins du Monde, M&#233;decins sans fronti&#232;res, MRAP, Secours catholique, Union syndicale Solidaires, Syndicat de la magistrature, Syndicat des avocats de France, Unicef France, UNIOPSS.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Le fichage de mineurs, entre ordre public et libert&#233;s individuelles, 320 p, juin&#8239;2019, &#201;d Berger Levrault.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; Monsieur S., qui a rejoint les &#233;toiles...</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1257-A-Monsieur-S-qui-a-rejoint-les-etoiles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1257-A-Monsieur-S-qui-a-rejoint-les-etoiles</guid>
		<dc:date>2019-09-17T07:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>SDF</dc:subject>
		<dc:subject>Mort</dc:subject>
		<dc:subject>1257</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Certains diront qu'il est mort d'une maladie (&#171; L'h&#233;patite C &#187;) ; d'autres &#233;voqueront une mauvaise hygi&#232;ne de vie (&#171; Avec ce qu'il buvait&#8230; &#187;) ; quand d'autres se contenteront de le qualifier de &#171; pauvre homme &#187; (&#171; c'est mieux pour lui&#8230; &#187;). Ainsi, selon les avis, il sera tour &#224; tour pr&#233;sent&#233; comme victime (de la maladie), coupable &#8211; ou tout au moins responsable &#8211; (de son alcoolisme), ou encore &#171; bienheureux &#187; (d&#233;livr&#233; par la mort). &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais qui ira vraiment dire, ou ne serait-ce que penser, LA v&#233;rit&#233; ? Une r&#233;alit&#233; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/SDF" rel="tag"&gt;SDF&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mort" rel="tag"&gt;Mort&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1257-" rel="tag"&gt;1257&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certains diront qu'il est mort d'une maladie (&#171; L'h&#233;patite C &#187;) ; d'autres &#233;voqueront une mauvaise hygi&#232;ne de vie (&#171; Avec ce qu'il buvait&#8230; &#187;) ; quand d'autres se contenteront de le qualifier de &#171; pauvre homme &#187; (&#171; c'est mieux pour lui&#8230; &#187;). Ainsi, selon les avis, il sera tour &#224; tour pr&#233;sent&#233; comme victime (de la maladie), coupable &#8211; ou tout au moins responsable &#8211; (de son alcoolisme), ou encore &#171; bienheureux &#187; (d&#233;livr&#233; par la mort).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qui ira vraiment dire, ou ne serait-ce que penser, LA v&#233;rit&#233; ? Une r&#233;alit&#233; qui d&#233;range, que personne ne voudra voir, croire, et encore moins affirmer. Il est mort DE LA RUE. Il fait partie de ces hommes d&#233;laiss&#233;s par la soci&#233;t&#233;, un homme que la soci&#233;t&#233; a tu&#233;. Un sans-abri parmi tant d'autres qui meurt dans l'indiff&#233;rence g&#233;n&#233;rale et dans le silence d'un couloir d'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un homme parmi tant d'autres mais pourtant exceptionnel. Car, derri&#232;re son air de &#171; SDF alcoolique &#187;, se cachait un homme sensible et g&#233;n&#233;reux, toujours soucieux du bien-&#234;tre des autres. Derri&#232;re son rire aux dents jaunes et son regard imbib&#233; d'alcool se dissimulait un homme ouvert sur le monde et la soci&#233;t&#233;. Un homme au c&#339;ur d'or&#8230; transform&#233; en simple &#171; d&#233;chet &#187; par cette soci&#233;t&#233; inhumaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne devrais pas &#234;tre touch&#233;e par cet adieu : apr&#232;s tout, il n'est qu'un &#171; usager &#187; parmi tant d'autres. J'aurais d&#251; mettre cette sacro-sainte &#171; distance professionnelle &#187; entre lui et moi. Et aujourd'hui, je ne serais pas triste. Mais je n'ai pas pu, je n'ai pas voulu. Mon c&#339;ur pleure&#8230; un &#234;tre humain au c&#339;ur d'or. Reposez en paix M.&#8239;S., je ne vous oublierai jamais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hommage... &#224; travers les &#233;toiles... &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela va faire deux ans que tu es parti &lt;br class='autobr' /&gt;
Deux ans que tu as rejoint les &#233;toiles&lt;br class='autobr' /&gt;
Que tu as &#233;t&#233; emport&#233; par la maladie&lt;br class='autobr' /&gt;
Que me hante la vision de ta chambre d'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais qui suis-je pour parler de toi de cette fa&#231;on&lt;br class='autobr' /&gt;
Suis-je coupable de notre relation ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Penser &#224; toi quand je regarde le ciel&lt;br class='autobr' /&gt;
Fait-il de moi une mauvaise professionnelle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains me jugeront &lt;br class='autobr' /&gt;
Coupable de ressentir&lt;br class='autobr' /&gt;
Responsable de notre relation&lt;br class='autobr' /&gt;
Coupable de souffrir&lt;br class='autobr' /&gt;
Incapable de g&#233;rer mes &#233;motions...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains me penseront trop sensible&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour exercer ce m&#233;tier&lt;br class='autobr' /&gt;
Car il m'est totalement impossible&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, de t'oublier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, ce sont nos sentiments,&lt;br class='autobr' /&gt;
Le souvenir de moments partag&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
Et la conviction que rien n'est plus important &lt;br class='autobr' /&gt;
Que notre commune humanit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui aujourd'hui m'incite &#224; continuer...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Assistante sociale... &#224; l'&#233;preuve de la rationalisation&lt;br class='autobr' /&gt;
Assistante sociale&#8230; par del&#224; la marchandisation&lt;br class='autobr' /&gt;
Assistante sociale... qui aime, rit et pleure&lt;br class='autobr' /&gt;
Assistante sociale, d'abord avec le c&#339;ur...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>New management &#224; la PJJ</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1257-New-management-a-la-PJJ</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1257-New-management-a-la-PJJ</guid>
		<dc:date>2019-09-17T07:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Direction</dc:subject>
		<dc:subject>1257</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Certaines pratiques manag&#233;riales outranci&#232;res se sont d&#233;velopp&#233;es discr&#232;tement dans des services PJJ. Les fa&#231;ons de faire au sein de cette administration depuis quelque temps sont telles que les personnels sont rinc&#233;s, d&#233;go&#251;t&#233;s de se voir &#233;cras&#233;s ainsi pour que les petits managers puissent obtenir leurs primes sur objectif. Le simple respect de leur travail accompli est bafou&#233; de mani&#232;re de plus en plus visible. Ces petits managers int&#233;ress&#233;s par leur petit portefeuille sont aujourd'hui capables de rire (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Direction" rel="tag"&gt;Direction&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1257-" rel="tag"&gt;1257&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certaines pratiques manag&#233;riales outranci&#232;res se sont d&#233;velopp&#233;es discr&#232;tement dans des services PJJ. Les fa&#231;ons de faire au sein de cette administration depuis quelque temps sont telles que les personnels sont rinc&#233;s, d&#233;go&#251;t&#233;s de se voir &#233;cras&#233;s ainsi pour que les petits managers puissent obtenir leurs primes sur objectif. Le simple respect de leur travail accompli est bafou&#233; de mani&#232;re de plus en plus visible. Ces petits managers int&#233;ress&#233;s par leur petit portefeuille sont aujourd'hui capables de rire des d&#233;convenues qu'ils infligent jusqu'&#224; se r&#233;jouir d'un arr&#234;t maladie, d'un d&#233;part ou d'une mutation sans se poser les vraies questions sur ces d&#233;parts pour ceux qui sont de plus en plus trait&#233;s comme des paillassons. Ils font en sorte d'opposer les agents entre eux, de pr&#233;senter certains comme des privil&#233;gi&#233;s. Certains tombent en effet dans ces pi&#232;ges de la manipulation parce qu'ils pensent pouvoir b&#233;n&#233;ficier de leur &#233;coute attentive, se plaignent, ceux-l&#224; qui par ailleurs sont souvent en difficult&#233; pour faire le travail pour lequel ils sont pay&#233;s ou affaiblis quelle qu'en soit la raison. Ceci n'est qu'une infime partie du ressentiment et des souffrances individuelles qu'engrangent de telles pratiques. Ces petits managers demandent donc toujours plus, plus d'efficacit&#233;, plus de rapidit&#233;, plus d'initiatives et de responsabilit&#233;s, plus de loyaut&#233; au chef. Ces petits chefs tr&#232;s attach&#233;s &#224; leur promotion tant d&#233;sir&#233;e instaurent insidieusement un climat d&#233;l&#233;t&#232;re en encourageant la d&#233;lation, en promettant &#224; certains et en descendant les autres, en particulier ceux qui osent s'aventurer &#224; &#233;mettre une critique. Ils pr&#244;nent, bien s&#251;r, la convivialit&#233; tout en agissant pour casser les groupes. Ils brandissent r&#233;guli&#232;rement le spectre d'une r&#233;organisation des services comme une menace en tentant maladroitement de monter les agents les uns contre les autres. Ils fomentent de grands complots dont ils seraient les victimes comme dans une cour de r&#233;cr&#233;ation de primaire. De tels managements agressifs o&#249; r&#232;gne la politique du &#171; diviser pour mieux r&#233;gner &#187; sont cruels, inutiles, contre-productifs &#224; tous les niveaux. De telles strat&#233;gies de management cr&#233;ent de la souffrance au travail qu'ils moquent ensuite ouvertement. Ces pratiques doivent &#234;tre d&#233;voil&#233;es pour ceux qui les subissent et ne peuvent pas parler tant ils sont mis &#224; mal sur le plan personnel, chaque fois qu'ils tentent de l'&#233;voquer. Le constat de telles maltraitances est dramatique dans ces services publics sens&#233;s prendre soin des populations les plus fragiles et se pr&#233;occuper d'&#234;tres humains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cin&#233; &#8226; M&#233;moire vive</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1257-Cine-o-Memoire-vive</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1257-Cine-o-Memoire-vive</guid>
		<dc:date>2019-09-17T07:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>1257</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est une banlieue ouvri&#232;re en pleine mutation. Une histoire de d&#233;sindustrialisation et de luttes sociales, d'immigration, de r&#233;novation urbaine et de pr&#233;carisation : les Mureaux (Yvelines), o&#249; se sont install&#233;es les usines Renault qui, dans les ann&#233;es 1970, comptaient 23 000 ouvriers (contre 4 000 aujourd'hui, dont nombre d'int&#233;rimaires). &lt;br class='autobr' /&gt;
Issus de la recherche en sciences sociales, les deux r&#233;alisateurs ont travaill&#233; en amont avec nombre d'archives, rencontr&#233; la vie associative, int&#233;gr&#233; un quartier (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/OEil-et-oreille" rel="directory"&gt;&#338;il et oreille&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Cinema" rel="tag"&gt;Cin&#233;ma&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1257-" rel="tag"&gt;1257&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est une banlieue ouvri&#232;re en pleine mutation. Une histoire de d&#233;sindustrialisation et de luttes sociales, d'immigration, de r&#233;novation urbaine et de pr&#233;carisation : les Mureaux (Yvelines), o&#249; se sont install&#233;es les usines Renault qui, dans les ann&#233;es 1970, comptaient 23 000 ouvriers (contre 4 000 aujourd'hui, dont nombre d'int&#233;rimaires).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Issus de la recherche en sciences sociales, les deux r&#233;alisateurs ont travaill&#233; en amont avec nombre d'archives, rencontr&#233; la vie associative, int&#233;gr&#233; un quartier pendant un an, recueilli des r&#233;cits de vie. Comment vit-on aujourd'hui dans une ancienne banlieue ouvri&#232;re ? Que reste-il du monde ouvrier ? De quelles ruptures, mais aussi de quelle continuit&#233; est-il question ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2313 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH750/2808829-28bdb.jpg?1693683746' width='500' height='750' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le film est sociologique, politique, esth&#233;tique &#8211; parfois trop &#8211;, mais surtout empathique. Un r&#233;cit collectif de g&#233;n&#233;rations successives d'immigr&#233;s, que le patronat &#233;tait all&#233; chercher au Maghreb ou en Afrique subsaharienne dans les ann&#233;es soixante, et aussi d'h&#233;ritage : que deviennent les jeunes n&#233;s ici, de parents venus d'ailleurs ? Comment, dans ces territoires rel&#233;gu&#233;s &#8211; stigmatis&#233;s &#8211;, se pense la question sociale ? Certains habitants se livrent, se saisissant de la parole qui, pour une fois, leur est donn&#233;e, exprimant leurs pr&#233;occupations, leur col&#232;re, leur r&#233;volte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitants ont &#233;t&#233; associ&#233;s &#224; la fabrication du film, au moyen d'ateliers photo et cin&#233;ma que les r&#233;alisateurs avaient mis en place. Deux anciens ouvriers, M. Sako et M. Traor&#233;, &#233;voquent ainsi leur vie d'usine ; nous sont pr&#233;sent&#233;s aussi Momo, ancien braqueur devenu militant politique, Yannick, jeune rappeur, Antoinette, militante f&#233;ministe, etc. Le film se d&#233;roule en grande partie la nuit, plus propice peut-&#234;tre aux confidences, &#224; l'errance, &#224; l'&#233;mergence des possibles&#8230; Une parole reconquise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;De cendres et de braises, documentaire de Manon Ott, en collaboration avec Gr&#233;gory Cohen. 73 min. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sortie en salles le 25 septembre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un livre &#233;ponyme sera publi&#233; simultan&#233;ment, restituant la recherche de terrain (&#233;d. Anamosa, 384 p., 100 illustrations, 25 &#8364;).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Marie Loison-Leruste et Gwena&#235;lle Perrier &#8226; (Re)penser les pratiques au prisme du genre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1257-Entretien-avec-Marie-Loison-Leruste-et-Gwenaelle-Perrier-o-Re-penser-les-pratiques-au-prisme-du-genre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1257-Entretien-avec-Marie-Loison-Leruste-et-Gwenaelle-Perrier-o-Re-penser-les-pratiques-au-prisme-du-genre</guid>
		<dc:date>2019-09-17T07:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>SDF</dc:subject>
		<dc:subject>Exclusion</dc:subject>
		<dc:subject>1257</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Penser l'accueil des personnes sans domicile au prisme du genre permet de prendre conscience des violences sp&#233;cifiques v&#233;cues par les femmes et de questionner les repr&#233;sentations des professionnel&#183;le&#183;s qui les accompagnent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour quelles raisons le genre est-il &#224; la fois un facteur de vuln&#233;rabilit&#233; et de relative protection pour les femmes sans domicile ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le genre est un syst&#232;me social qui diff&#233;rencie les r&#244;les sociaux attribu&#233;s aux hommes et aux femmes, en hi&#233;rarchisant les valeurs (en associant par (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/SDF" rel="tag"&gt;SDF&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Exclusion" rel="tag"&gt;Exclusion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1257-" rel="tag"&gt;1257&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Penser l'accueil des personnes sans domicile au prisme du genre permet de prendre conscience des violences sp&#233;cifiques v&#233;cues par les femmes et de questionner les repr&#233;sentations des professionnel&#183;le&#183;s qui les accompagnent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2312 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH126/screenshot_21-4-ee67b.png?1693683746' width='500' height='126' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour quelles raisons le genre est-il &#224; la fois un facteur de vuln&#233;rabilit&#233; et de relative protection pour les femmes sans domicile ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le genre est un syst&#232;me social qui diff&#233;rencie les r&#244;les sociaux attribu&#233;s aux hommes et aux femmes, en hi&#233;rarchisant les valeurs (en associant par exemple la fragilit&#233; au f&#233;minin, la force au masculin), les repr&#233;sentations qui leur sont associ&#233;es et en distribuant in&#233;galement les ressources, mat&#233;rielles notamment, selon le sexe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la trajectoire des femmes sans domicile, le genre est d'abord un facteur de vuln&#233;rabilit&#233; : les donn&#233;es statistiques montrent qu'elles sont bien davantage expos&#233;es aux violences que les hommes. Ces donn&#233;es, et surtout les entretiens r&#233;alis&#233;s avec elles, indiquent que ces violences sont tr&#232;s souvent des violences de genre. Durant l'enfance et avant la perte du domicile, elles sont g&#233;n&#233;ralement perp&#233;tr&#233;es par des hommes proches, tels que les beau-p&#232;re, fr&#232;re, mari, au sein de la sph&#232;re priv&#233;e. Il s'agit souvent de violences sexuelles. Lorsque ces femmes deviennent sans domicile, elles sont nombreuses &#224; t&#233;moigner de viols (ou menaces de viol) ou d'agressions sexuelles. Pour y &#233;chapper, certaines consentent &#224; des rapports sexuels, en &#233;change de la protection d'un pair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, les sp&#233;cificit&#233;s des situations de vie des femmes et les repr&#233;sentations sociales li&#233;es au genre peuvent aussi leur apporter une relative protection par rapport aux hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait qu'elles soient plus souvent accompagn&#233;es d'enfants tend &#224; favoriser une mise &#224; l'abri plus fr&#233;quente et dans des conditions un peu meilleures que pour les hommes. La p&#233;nurie actuelle de logements sociaux et de places d'h&#233;bergement oblige cependant les professionnel&#183;le&#183;s de terrain &#224; les laisser de plus en plus souvent dans la rue, m&#234;me accompagn&#233;es d'enfants. Les statistiques montrent en outre que &#171; toutes choses &#233;gales par ailleurs &#187;, et m&#234;me quand elles sont sans enfant, les femmes sans domicile sont plus fr&#233;quemment h&#233;berg&#233;es dans de meilleures conditions que les hommes : elles semblent b&#233;n&#233;ficier de davantage de &#171; sympathie &#187; de la part des travailleurs et travailleuses sociales, du fait probablement des repr&#233;sentations qui font des femmes des &#234;tres fragiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, on constate que le genre est un angle mort dans le travail social&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les repr&#233;sentations sociales li&#233;es au genre ainsi que la m&#233;connaissance des violences de genre et de leur ampleur sont pr&#233;sentes dans toute la soci&#233;t&#233;, le travail social fait d'autant moins exception que les cursus de formation dans ce secteur n'ont globalement pas int&#233;gr&#233; de perspective de genre, qui permettrait de d&#233;construire ces repr&#233;sentations et d'informer sur les violences de genre. Il est int&#233;ressant de remarquer l'ambivalence du genre, souvent absent dans les discours mais pr&#233;sent dans les pratiques. Les travailleurs et travailleuses sociales utilisent fr&#233;quemment des mots &#233;pic&#232;nes ou non genr&#233;s : &#171; les personnes &#187;, &#171; le public &#187;, &#171; les b&#233;n&#233;ficiaires &#187;. Ce discours universaliste tend &#224; masquer les sp&#233;cificit&#233;s des femmes en difficult&#233;. En ce sens, le genre constitue bien un &#171; angle mort &#187; probl&#233;matique dans le travail social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, nos enqu&#234;tes montrent des formes d'accompagnement genr&#233;es, pouvant parfois compromettre ou fragiliser les chances de r&#233;insertion des femmes. Certain&#183;e&#183;s conseiller&#183;&#232;re&#183;s et en insertion ne proposent par exemple jamais de travail de nuit aux femmes ou d'offres d'emploi dans des secteurs d'activit&#233;s consid&#233;r&#233;s comme &#171; masculins &#187;, alors que ces postes pourraient repr&#233;senter des opportunit&#233;s de r&#233;insertion, parfois dans des secteurs un peu moins pr&#233;caires que ceux traditionnellement occup&#233;s par les femmes, comme l'aide aux personnes &#226;g&#233;es ou la grande distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains travailleurs et travailleuses sociaux proposent aux femmes sans domicile des formes d'accompagnement centr&#233;es sur la maternit&#233;, la tenue du foyer, ou les ateliers d'esth&#233;tique, qui peuvent &#233;loigner celles-ci d'une r&#233;insertion professionnelle. Elles sont aussi parfois incit&#233;es &#224; r&#233;aliser des travaux tr&#232;s genr&#233;s, comme la cuisine, la couture ou le tricot, non propos&#233;s aux hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci reproduit des in&#233;galit&#233;s entre les sexes, m&#234;me si ces ateliers peuvent &#234;tre utiles aux hommes comme aux femmes pour retrouver une certaine dignit&#233; ou travailler sur le rapport au corps, malmen&#233; par la vie en rue. Les pratiques des travailleurs et travailleuses sociaux ne sont donc sans doute pas uniquement vectrices de protection pour les femmes : elles semblent &#233;galement contribuer &#224; les enfermer dans certaines normes de genre qui contraignent leurs trajectoires de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment repenser, au prisme du genre, les pratiques des professionnel&#183;le&#183;s qui accompagnent ces femmes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs travaux ont d&#233;j&#224; montr&#233; que les professionnel&#183;le&#183;s des politiques sociales peuvent mobiliser des st&#233;r&#233;otypes de genre dans leurs pratiques. Certains secteurs proposent parfois des formations sur le genre aux professionnel&#183;le&#183;s qui peuvent les aider &#224; modifier certaines pratiques. N&#233;anmoins, ces formations, de courte dur&#233;e, et souvent optionnelles, ne touchent qu'une petite partie des effectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat et les associations f&#233;ministes promeuvent par ailleurs des formations &#224; la lutte contre les violences faites aux femmes, n&#233;cessaires pour favoriser le rep&#233;rage de situations de violences, notamment les violences conjugales et sexuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; d'une prise de conscience &#8211; n&#233;cessaire &#8211; des professionnel&#183;le&#183;s, il nous semble que la lutte contre les in&#233;galit&#233;s li&#233;es au genre passe d'abord par des r&#233;orientations de politiques publiques : professionnaliser et d&#233;pr&#233;cariser de nombreux secteurs d'activit&#233; f&#233;minis&#233;s, afin d'offrir aux femmes en difficult&#233; des opportunit&#233;s d'insertion professionnelle correctes, financer &#224; hauteur des besoins les centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) et les dispositifs d'accompagnement p&#233;rennes, d&#233;velopper les possibilit&#233;s de logement social,&#8239;etc. Ce sont des conditions indispensables pour lutter contre la grande pr&#233;carit&#233;, notamment celle des femmes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Docu &#8226; Quand l'humain danse</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1257-Docu-o-Quand-l-humain-danse</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1257-Docu-o-Quand-l-humain-danse</guid>
		<dc:date>2019-09-17T07:24:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1257</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Yeux dans les yeux, des sourires apparaissent. Complicit&#233; et concentration, confiance et respect entre les danseurs qui s'apprivoisent. Une communication indicible surgit entre eux. &#171; Garde le regard avec ton partenaire. &#187; Dans cet atelier de danse int&#233;gr&#233;e, C&#233;cile Martinez, professeur de danse, chor&#233;graphe et fondatrice de l'association Au Nom de la Danse, permet &#224; toute personne handicap&#233;e ou valide de s'exprimer librement au travers de la danse. &#171; L'objectif est de faire tomber les barri&#232;res. &#187; La (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/OEil-et-oreille" rel="directory"&gt;&#338;il et oreille&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicapes" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1257-" rel="tag"&gt;1257&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Yeux dans les yeux, des sourires apparaissent. Complicit&#233; et concentration, confiance et respect entre les danseurs qui s'apprivoisent. Une communication indicible surgit entre eux. &lt;i&gt;&#171; Garde le regard avec ton partenaire. &#187;&lt;/i&gt; Dans cet atelier de danse int&#233;gr&#233;e, C&#233;cile Martinez, professeur de danse, chor&#233;graphe et fondatrice de l'association Au Nom de la Danse, permet &#224; toute personne handicap&#233;e ou valide de s'exprimer librement au travers de la danse. &lt;i&gt;&#171; L'objectif est de faire tomber les barri&#232;res. &#187;&lt;/i&gt; La r&#233;alisatrice St&#233;phanie Pillonca s'est immerg&#233;e dans ce groupe de danse inclusive, &#224; la rencontre de ces femmes et de ces hommes, qui dansent, vivent, s'aiment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aurore, Pierre et Thomas sont en situation de handicap. Au-del&#224; de la danse, la r&#233;alisatrice saisit avec pudeur des instants &#233;ph&#233;m&#232;res, les petites choses de la vie. Pierre et Aurore, couple de danseurs dans la vie et sur sc&#232;ne, marchent sur une plage, s'embrassent. Une main caresse le dos. Pierre aime le &#171; sourire romantique &#187; d'Aurore. Thomas et Maxime s'embrassent sur un banc. &lt;i&gt;&#171; J'avais fait presque une croix sur l'amour,&lt;/i&gt; avoue Thomas. &lt;i&gt;C'est la premi&#232;re fois que je m'affiche homosexuel en public. &#187;&lt;/i&gt; La cam&#233;ra, sans voyeurisme, trouve la juste distance, pr&#233;serve l'intimit&#233; de ces personnages qui s'&#233;panouissent. Elle transcende le handicap. Aurore, Pierre et Thomas n'ont plus peur du regard des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2314 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L205xH271/screenshot_22-4-9ec2e.png?1693683746' width='205' height='271' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Une danseuse s'empare du corps de Thomas en fauteuil. Avec d&#233;licatesse et tendresse, elle le l&#232;ve, tous deux &#233;bauchent quelques pas de danse. Dans une autre chor&#233;graphie, &lt;i&gt;Laissez-moi danser&lt;/i&gt;, la c&#233;l&#232;bre chanson de Dalida, reprise par Izia et Ibrahim Maalouf, prend ici tout son sens. &lt;i&gt;&#171; L'&#226;me du danseur se d&#233;ploie, l'essence m&#234;me de la danse, celle qui est en nous, blottie, ne demande qu'&#224; &#233;merger &#187;&lt;/i&gt;, rappelle C&#233;cile Martinez. Laissez-moi aimer est un film sensible, authentique, sans mis&#233;rabilisme. Un hymne &#224; la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Laissez-moi aimer, film documentaire de St&#233;phanie Pillonca. &lt;br class='autobr' /&gt;
Diffus&#233; le 25 septembre 2019, &#224; 22h45 sur ARTE. &lt;br class='autobr' /&gt;
Productions 3e &#338;il et ARTE France.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Reportage &#8226; Reprendre pied</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1257-Reportage-o-Reprendre-pied</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1257-Reportage-o-Reprendre-pied</guid>
		<dc:date>2019-09-17T07:23:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>SDF</dc:subject>
		<dc:subject>Exclusion</dc:subject>
		<dc:subject>1257</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Lorient, la r&#233;sidence Le Safran accueille au sein de son h&#233;bergement collectif des femmes seules ou avec leurs enfants. Un endroit calme et s&#233;curis&#233; pour &#233;chapper aux violences de la rue. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mich&#232;le a d&#251; quitter pr&#233;cipitamment la maison avec ses deux jumeaux, la violence psychologique de son mari &#233;tait devenue insupportable. Christina croyait venir en Europe pour &#234;tre scolaris&#233;e, &#224; l'arriv&#233;e, on lui a demand&#233; de rembourser la dette du voyage en se prostituant. &#201;lodie se trouvait &#171; &#224; un cheveu d'&#234;tre &#224; la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/SDF" rel="tag"&gt;SDF&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Exclusion" rel="tag"&gt;Exclusion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1257-" rel="tag"&gt;1257&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Lorient, la r&#233;sidence Le Safran accueille au sein de son h&#233;bergement collectif des femmes seules ou avec leurs enfants. Un endroit calme et s&#233;curis&#233; pour &#233;chapper aux violences de la rue.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mich&#232;le a d&#251; quitter pr&#233;cipitamment la maison avec ses deux jumeaux, la violence psychologique de son mari &#233;tait devenue insupportable. Christina croyait venir en Europe pour &#234;tre scolaris&#233;e, &#224; l'arriv&#233;e, on lui a demand&#233; de rembourser la dette du voyage en se prostituant. &#201;lodie se trouvait &lt;i&gt;&#171; &#224; un cheveu d'&#234;tre &#224; la rue &#187;&lt;/i&gt; apr&#232;s la mort quasi simultan&#233;e de son p&#232;re et de son fr&#232;re avec qui elle cohabitait. &#192; son arriv&#233;e en France, Hassanati s'est retrouv&#233;e sans h&#233;bergement avec ses trois enfants. Toutes ces femmes aux parcours complexes, tr&#232;s diff&#233;rents et tous &#233;maill&#233;s de violences sont accueillies &#224; la r&#233;sidence Le Safran. G&#233;r&#233;e par La Sauvegarde 56, elle comprend un Centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) et un Service d'accueil m&#232;re-enfant. Soixante-neuf places d&#233;ploy&#233;es sur un h&#233;bergement collectif comptant douze chambres individuelles ou familiales et des appartements diffus dans le quartier voisin. Le CHRS peut accueillir des femmes isol&#233;es, des femmes avec enfants, des couples, des hommes avec enfants et des hommes de moins de vingt-cinq ans. Ces derniers sont h&#233;berg&#233;s dans les appartements. Au sein de l'h&#233;bergement collectif, sont accueillies en tr&#232;s grande majorit&#233; des femmes isol&#233;es et des femmes avec leurs enfants, du nourrisson &#224; l'adolescent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'h&#233;bergement collectif est pens&#233; pour le premier accueil&lt;/i&gt;, indique Fran&#231;oise Guillard, directrice du dispositif Habitat, insertion et sant&#233; de la Sauvegarde 56. &lt;i&gt;Un moment o&#249; les femmes se posent, sont entour&#233;es, s&#233;curis&#233;es, o&#249; elles n'ont pas beaucoup de t&#226;ches li&#233;es &#224; la vie quotidienne &#224; g&#233;rer : elles soufflent. C'est un moment pour reprendre pied. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avant de pousser la porte de la r&#233;sidence Le Safran, certaines femmes habitaient au domicile conjugal, d'autres relevaient de l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE), d'autres encore vivaient en h&#233;bergement d'urgence, &#224; la rue ou en h&#244;pital psychiatrique. Elles ont &#233;t&#233; orient&#233;es &#224; la r&#233;sidence Le Safran via le Service int&#233;gr&#233; de l'accueil et de l'orientation (SIAO) ou des travailleurs sociaux de secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacune de ces femmes b&#233;n&#233;ficie de l'accompagnement d'un travailleur social r&#233;f&#233;rent, avec lequel elle travaille sur des objectifs : un projet de vie, l'acc&#232;s &#224; ses droits, une prise en charge de sa sant&#233;, le r&#233;tablissement d'une confiance en soi, une formation, un travail sur les pathologies ou les addictions,&#8239;etc. &lt;i&gt;&#171; Le logement constitue la porte d'entr&#233;e mais pas forc&#233;ment la seule probl&#233;matique, indique Marie Lambour, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e. On va &#233;valuer avec la personne sa situation et fixer les objectifs en fonction de son projet. &#187; &#171; S'il n'y avait qu'une probl&#233;matique li&#233;e au logement, elles ne seraient pas l&#224;,&lt;/i&gt; rench&#233;rit Fran&#231;oise Guillard. &lt;i&gt;Ces femmes rencontrent aussi souvent des probl&#232;mes de sant&#233;, de parentalit&#233;, de gestion des addictions, d'isolement social, mais elles ont aussi des comp&#233;tences qu'elles seront &#224; m&#234;me de d&#233;velopper, &#233;paul&#233;es par les travailleurs sociaux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;quipe mixte, compos&#233;e d'&#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, d'&#233;ducateurs de jeunes enfants, de conseillers en &#233;conomie sociale et familiale, d'assistants de service social, d'une &#233;ducatrice technique en cuisine et tout r&#233;cemment d'une infirmi&#232;re en psychiatrie, les accompagne au quotidien. Les travailleurs sociaux sont pr&#233;sents sur une large amplitude, de 7&#8239;heures du matin &#224; 23&#8239;heures, puis relay&#233;s par un veilleur de nuit &#8211; dont le poste est mutualis&#233; entre plusieurs structures &#8211; qui r&#233;alise trois passages dans la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2311 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH312/screenshot_20-4-41ce1.png?1693683747' width='500' height='312' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je pr&#233;f&#232;re qu'on soit entre femmes. On se confie plus facilement &#187;, indique &#201;lodie, &#224; droite sur la photo. / &#169; R. Le Berre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au quotidien, les femmes participent aux t&#226;ches collectives, notamment aux activit&#233;s li&#233;es &#224; la cuisine, et &#224; des ateliers socio-culturels. Un cadre collectif appr&#233;ci&#233; par &#201;lodie : &lt;i&gt;&#171; C'est vrai qu'il y a des contraintes, parfois je n'ai pas envie de manger &#224; 19 h 15 mais &#224; 21&#8239;heures !, sourit-elle. Mais j'ai bu beaucoup d'alcool et j'ai peur de retomber dans ce genre de travers. Ici, je me sens encadr&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; Un cadre qui sait toutefois s'adapter &#224; la situation sp&#233;cifique de femmes sans domicile, dont l'accompagnement peut souffrir d'interruptions. &#192; l'origine de ces ruptures, souvent la consommation de produits stup&#233;fiants : les femmes retournent &#224; la rue quelques jours car le besoin de consommation est trop fort. Elles peuvent dans ces situations retrouver leur place &#224; la r&#233;sidence Le Safran &#224; leur retour, &#224; la condition de ne pas perturber l'&#233;quilibre du collectif. Les travailleurs sociaux veillent, notamment du fait de la pr&#233;sence d'enfants, &#224; maintenir un lieu s&#233;cure et d&#233;nu&#233; de violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parcours &#233;maill&#233; de violences&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la r&#233;sidence Le Safran, les &#233;quipes veulent offrir aux femmes un lieu s&#233;curis&#233; o&#249; se poser : &lt;i&gt;&#171; Elles ont un parcours &#233;maill&#233; de violences, de la part des hommes principalement, elles se sentent en danger tout le temps &#187;&lt;/i&gt;, indique Fran&#231;oise Guillard. &#201;lodie, &#224; qui un h&#233;bergeur temporaire, ami de son p&#232;re, avait propos&#233; un h&#233;bergement si elle &#233;cartait les jambes, confirme : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas bon d'&#234;tre une femme &#224; la rue, c'est la porte ouverte au chantage au sexe. &#187;&lt;/i&gt; Un h&#233;bergement en &#233;change de sexe, un chantage auquel les femmes sont plus expos&#233;es, non seulement parce que les violences sexuelles s'exercent en tr&#232;s grande majorit&#233; sur elles, mais aussi parce qu'elles souffrent davantage de la stigmatisation sociale : &lt;i&gt;&#171; La honte p&#232;se plus sur les femmes que sur les hommes&lt;/i&gt;, indique Gwena&#235;lle Doyen, infirmi&#232;re. &lt;i&gt;Elles vont se dire qu'elles sont de mauvaises m&#232;res, on tol&#232;re aussi moins leurs addictions que celles des hommes. &#192; cause de cette honte, elles vont se cacher, devenir invisibles, et parfois accepter un acte sexuel contre un h&#233;bergement plut&#244;t que de se retrouver seules &#224; la rue. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, un lieu d'accueil en quasi non-mixit&#233; (seul un couple, accueilli au Service d'accueil m&#232;re-enfant, r&#233;side actuellement dans l'h&#233;bergement collectif) offre un cocon apaisant : &lt;i&gt;&#171; Les femmes investissent davantage les lieux collectifs ici du fait de leur non-mixit&#233;. Elles ne seraient pas aussi d&#233;tendues dans un espace mixte. Certaines jeunes filles sont timides dans la rue. Ici elles chantent, elles dansent ! &#187;&lt;/i&gt;, confirme Marie Lambour. Dans la grande salle collective, &#224; l'heure de la fin du repas, l'ambiance est vivante et sereine : alors que quelques femmes s'affairent en cuisine pour la vaisselle, le portable d'un adolescent crache de la musique et Christina se met &#224; esquisser des pas de danse avant de se diriger vers l'overboard pour quelques figures dans le jardin. Les r&#233;sidentes rient et s'embrassent. &lt;i&gt;&#171; Je pr&#233;f&#232;re qu'on soit entre femmes. On se confie plus facilement &#187;&lt;/i&gt;, dit &#201;lodie. &lt;i&gt;&#171; On peut tout dire, on ne se cache rien,&lt;/i&gt; confirme Mich&#232;le. &lt;i&gt;Ce n'est pas seulement aux r&#233;f&#233;rents qu'on va parler quand on a le moral &#224; z&#233;ro ! &#187;&lt;/i&gt; Car les id&#233;es noires surgissent souvent dans les temps creux. &lt;i&gt;&#171; Moi je n'ai pas envie de rester toute seule, j'aime &#234;tre avec les autres,&lt;/i&gt; dit Christina. &lt;i&gt;Si je reste toute seule, beaucoup d'id&#233;es entrent dans ma t&#234;te et &#231;a ne va pas. &#187;&lt;/i&gt; Marie Lambour confirme accueillir de plus en plus de femmes en souffrance psychologique. Elles cumulent les violences &#8211; violences intrafamiliale dans l'enfance, prostitution, viols, violences conjugales, chantage sexuel,&#8239;etc. &#8211; et donc les syndromes post-traumatiques qui les accompagnent. Un suivi psychologique s'av&#232;re souvent n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les r&#233;sidentes louent le cadre s&#233;curisant. &lt;i&gt;&#171; &#202;tre dans un lieu o&#249; je suis encadr&#233;e, c'est ce qu'il me fallait. Je ne vivais plus et je commence &#224; sourire. C'est un nouveau d&#233;part ! &#187;&lt;/i&gt;, conclut &#201;lodie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
