<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=975&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Handicap : Le rapport du Conseil des droits de l'homme de l'ONU est-il cr&#233;dible ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1253-Handicap-Le-rapport-du-Conseil-des-droits-de-l-homme-de-l-ONU-est-il-credible</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1253-Handicap-Le-rapport-du-Conseil-des-droits-de-l-homme-de-l-ONU-est-il-credible</guid>
		<dc:date>2019-06-11T08:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Institution</dc:subject>
		<dc:subject>Int&#233;gration scolaire</dc:subject>
		<dc:subject>1253</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Guignolades onusiennes &#187; : c'est ainsi que le Canard encha&#238;n&#233; (29-08-2018) d&#233;signe les positions du Conseil des droits de l'homme de l'ONU &#224; propos de ses nombreuses condamnations des violations des droits et des libert&#233;s dans le monde. Ajoutons que celui-ci est, en effet, r&#233;guli&#232;rement recadr&#233; par le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'ONU pour ses jugements outranciers et d&#233;s&#233;quilibr&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous nous trouvons tr&#232;s clairement dans ce cas de figure &#224; la lecture du rapport sur la situation des personnes handicap&#233;es en (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Institution" rel="tag"&gt;Institution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Integration-scolaire" rel="tag"&gt;Int&#233;gration scolaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1253-" rel="tag"&gt;1253&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Guignolades onusiennes &#187;&lt;/i&gt; : c'est ainsi que le &lt;i&gt;Canard encha&#238;n&#233;&lt;/i&gt; (29-08-2018) d&#233;signe les positions du Conseil des droits de l'homme de l'ONU &#224; propos de ses nombreuses condamnations des violations des droits et des libert&#233;s dans le monde. Ajoutons que celui-ci est, en effet, r&#233;guli&#232;rement recadr&#233; par le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'ONU pour ses jugements outranciers et d&#233;s&#233;quilibr&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous trouvons tr&#232;s clairement dans ce cas de figure &#224; la lecture du rapport sur la situation des personnes handicap&#233;es en France (&#171; Rapport de la rapporteuse sp&#233;ciale sur les droits des personnes handicap&#233;es &#187; diffus&#233; le 8&#8239;janvier 2019). Des sujets aussi complexes que la capacit&#233; juridique ou l'administration de soins psychiatriques sans consentement &#224; des personnes pr&#233;sentant un &#171; handicap psycho-social &#187; (?) sont trait&#233;s de mani&#232;re exp&#233;ditive. Apr&#232;s quelques jugements h&#226;tifs, inexacts ou encore mensongers (st&#233;rilisation forc&#233;e, intimidation des parents afin qu'ils placent leur enfant en institution&#8230;) sur le non-respect par la France des diverses conventions internationales et le soutien de positions toutes personnelles de la rapporteuse du Conseil sur ce que devrait &#234;tre une politique du handicap, le rapport &#233;met une longue s&#233;rie de &#171; recommandations &#187; en direction du gouvernement fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale d'entre elles consiste &#224; faire de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, une &#171; soci&#233;t&#233; inclusive &#187; en fermant les services et &#233;tablissements sp&#233;cialis&#233;s au nom du concept largement travesti de &#171; d&#233;sinstitutionnalisation &#187;. Selon elle, tous les enfants, y compris avec un &#171; handicap s&#233;v&#232;re &#187;, doivent &#234;tre accueillis &#224; l'&#233;cole, les adultes en entreprise, et, pour le logement, au sein de r&#233;sidences o&#249; l'autonomie est de mise. Que deviennent alors les autistes de Kanner, les polyhandicap&#233;s, les enfants ou adultes pr&#233;sentant un handicap rare, les psychotiques, les handicap&#233;s psychiques graves, les handicap&#233;s vieillissants (doit-on les confier &#224; leur fratrie ?) Ont-ils droit &#224; une solution appropri&#233;e et &#224; une vie sociale ou doivent-ils au nom d'une conception abstraite de l'autod&#233;termination &#234;tre maintenus &#224; domicile avec quelques prestations ponctuelles ? Il s'agirait dans le second temps d'une interpr&#233;tation tout &#224; fait libre sur &#171; la convention internationale relative aux droits des personnes handicap&#233;es &#187;. En effet, selon le &lt;i&gt;Guide pratique sur la convention internationale relative aux droits des personnes handicap&#233;es&lt;/i&gt; (2019), il n'est, &#224; aucun moment, question de renoncer aux structures sp&#233;cialis&#233;es ou sp&#233;cifiques. Ce document rappelle tr&#232;s justement que les personnes handicap&#233;es doivent avoir acc&#232;s aux droits fondamentaux (&#224; l'&#233;ducation, &#224; l'emploi, &#224; la solidarit&#233;&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que le rapport &#233;tabli par Mme&#8239;AGUILAR au nom du Conseil des droits de l'homme de l'ONU s'&#233;carte clairement des textes officiels sur lesquels elle dit s'appuyer. L'application de ses &#171; recommandations &#187; provoquerait immanquablement un transfert important de la solidarit&#233; collective vers le priv&#233;-familial, d&#233;j&#224; tr&#232;s sollicit&#233; dans la vie au quotidien. Sous couvert de l'&#233;mancipation des personnes handicap&#233;es, c'est, en r&#233;alit&#233;, &#224; un recul de la protection sociale auquel nous assisterions. Par ailleurs, est-on bien conscient que les institutions et services m&#233;dico-sociaux destin&#233;s aux personnes handicap&#233;es n'existent vraiment que dans les pays riches ayant d&#233;velopp&#233; un haut niveau de prise en charge et d'accompagnement des personnes handicap&#233;es (Allemagne, France, Belgique, Su&#232;de, Pays-Bas&#8230;) ? Doit-on y renoncer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Faut-il rappeler &#233;galement que depuis plus d'une vingtaine d'ann&#233;es en France, le d&#233;veloppement des services (SESSAD, SAMSAH, SAVS&#8230;) a &#233;t&#233; exponentiel par rapport &#224; la cr&#233;ation de places en institutions (mis &#224; part celles recevant des personnes lourdement handicap&#233;es et malades), r&#233;&#233;quilibrant ainsi l'&#233;ventail des r&#233;ponses toujours plus articul&#233;es les unes aux autres en mati&#232;re d'&#233;ducation, de logement et d'emploi ? Faut-il rappeler enfin que les droits des personnes handicap&#233;es &#224; un choix de vie (ce n'est pas en fermant des structures qu'il sera respect&#233; !) et des droits au sein des &#233;tablissements et services (contrats individuels et collectifs, r&#232;glement de fonctionnement, individualisation de l'accompagnement, instances de concertation, dont les conseils de la vie sociale&#8230;) sont r&#233;ellement exerc&#233;s par les personnes handicap&#233;es et leurs proches ? En fait, la controverse se situe au niveau d'approches antinomiques &#224; propos de l'inclusion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, l'inclusion n'est pas un placement physique ; bien au contraire, elle implique un processus humain, psychologique, social et mat&#233;riel, dans lequel des choix r&#233;els de vie, la fluidit&#233; et l'ouverture des champs (d'&#233;ducation, de vie, de travail&#8230;), la normalisation de l'existence, les apprentissages pratiques et les liens socio-relationnels sont conjugu&#233;s pour proposer un continuum de solutions adapt&#233;es, plurielles et &#233;volutives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inclusion se fonde, selon nous, sur l'accessibilit&#233; de chacun aux droits de tous, c'est-&#224;-dire ceux de b&#233;n&#233;ficier d'une &#233;ducation, de la scolarisation, d'une formation, d'une occupation sociale ou d'un emploi valoris&#233;s ou encore d'un habitat adapt&#233;. Ce n'est donc pas le lieu o&#249; s'exercent ces droits qui est pr&#233;dominant ; c'est la construction d'un &#233;ventail de r&#233;ponses prot&#233;g&#233;es, assist&#233;es, semi-int&#233;gr&#233;es, accompagn&#233;es ou ordinaires qui permettra l'acc&#232;s aux droits fondamentaux et au choix d'existence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un cadeau au monde civilis&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1253-Un-cadeau-au-monde-civilise</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1253-Un-cadeau-au-monde-civilise</guid>
		<dc:date>2019-06-11T08:04:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1253</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Je viens d'en terminer la lecture. Je voudrais porter &#224; la connaissance des lecteurs de Lien Social une lettre reproduite dans le livre Paroles de migrants de Pauline Bandelier (1). Elle a &#233;t&#233; confi&#233;e par un migrant &#224; un compagnon d'infortune au cas o&#249; il ne survivrait pas. Son auteur s'est noy&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; J'ai fui la mort et la mer m'a embrass&#233;. Je vous conseille de lire mais de ne pas pleurer, car les larmes ont s&#233;ch&#233; sur mes parents et mes fr&#232;res de l'injustice qui nourrit leur vie tous les jours. Je suis (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1253-" rel="tag"&gt;1253&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je viens d'en terminer la lecture. Je voudrais porter &#224; la connaissance des lecteurs de Lien Social une lettre reproduite dans le livre Paroles de migrants de Pauline Bandelier (1). Elle a &#233;t&#233; confi&#233;e par un migrant &#224; un compagnon d'infortune au cas o&#249; il ne survivrait pas. Son auteur s'est noy&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai fui la mort et la mer m'a embrass&#233;. Je vous conseille de lire mais de ne pas pleurer, car les larmes ont s&#233;ch&#233; sur mes parents et mes fr&#232;res de l'injustice qui nourrit leur vie tous les jours. Je suis d&#233;sol&#233;, Maman, la pirogue a coul&#233;. Je n'ai pu arriver en Europe et je ne pourrai pas non plus vous envoyer l'argent que je vous dois pour le voyage. Ne t'attriste pas, ma m&#232;re, si on ne retrouve pas mon corps, quels avantages en b&#233;n&#233;ficieriez-vous maintenant ? Que de co&#251;ts d'exp&#233;dition, de s&#233;pulture et de consolation. Je suis d&#233;sol&#233;, Maman, &#224; cause de la guerre, j'ai d&#251; partir comme les autres, bien que mes r&#234;ves ne soient pas plus grands que ceux des autres. (&#8230;) Je suis d&#233;sol&#233;, ma belle maison en Europe, parce que je ne vais pas accrocher mon manteau derri&#232;re la porte. Je suis d&#233;sol&#233; pour vous les plongeurs et ceux qui rechercheront peut-&#234;tre les disparus, je ne connais m&#234;me pas le nom de la mer o&#249; je me suis noy&#233;. Rassurez-vous, administration charg&#233;e de l'asile, je ne serai pas pour vous un lourd fardeau. Merci &#224; la mer qui nous a accueillis sans visa, ni passeport. Merci aux poissons qui vont se partager nos chairs et ne poseront pas de questions sur nos religions ou nos affiliations politiques. Merci aux cha&#238;nes d'actualit&#233; qui vont raconter l'histoire de notre mort pendant cinq minutes toutes les heures pendant deux jours. Merci &#224; Hassane et Abdullah si vous survivez, car vous serez tristes lorsque vous entendrez la nouvelle. Mais moi, je ne suis pas d&#233;sol&#233; puisque j'ai coul&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Ce livre sera pr&#233;sent&#233; &#224; la rentr&#233;e.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le contr&#244;le social : un facteur d'enfermement ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-controle-social-un-facteur-d-enfermement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-controle-social-un-facteur-d-enfermement</guid>
		<dc:date>2019-06-11T08:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>1253</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si nous avons coutume d'admettre l'ex&#233;cution des condamnations, en dehors des &#233;tablissements p&#233;nitentiaires, comme un syst&#232;me de peines substitutives &#224; l'incarc&#233;ration, il y a lieu de s'interroger sur le placement sous surveillance &#233;lectronique et du rapport d'opposition plut&#244;t que de compl&#233;mentarit&#233; et d'homog&#233;n&#233;it&#233; entre milieu ferm&#233; (la prison) et milieu ouvert (services d'insertion et de probation). &lt;br class='autobr' /&gt;
Remarquons d'embl&#233;e l'&#233;tonnante passerelle qui existe, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, entre les peines (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Justice" rel="tag"&gt;Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prison" rel="tag"&gt;Prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1253-" rel="tag"&gt;1253&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si nous avons coutume d'admettre l'ex&#233;cution des condamnations, en dehors des &#233;tablissements p&#233;nitentiaires, comme un syst&#232;me de peines substitutives &#224; l'incarc&#233;ration, il y a lieu de s'interroger sur le placement sous surveillance &#233;lectronique et du rapport d'opposition plut&#244;t que de compl&#233;mentarit&#233; et d'homog&#233;n&#233;it&#233; entre milieu ferm&#233; (la prison) et milieu ouvert (services d'insertion et de probation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons d'embl&#233;e l'&#233;tonnante passerelle qui existe, d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, entre les peines d'emprisonnement et les mesures s'ex&#233;cutant dans la vie libre : la jonction s'op&#232;re effectivement par le fait que si, d'un c&#244;t&#233;, les personnes d&#233;tenues sont encourag&#233;es &#224; s'int&#233;grer &#224; un projet d'ex&#233;cution de peine et &#224; un plan de pr&#233;paration &#224; la sortie de prison (ce qui signe le mouvement allant du milieu ferm&#233; vers le milieu ouvert), d'un autre c&#244;t&#233;, la plupart des condamn&#233;s &#224; un dispositif substitutif &#224; l'incarc&#233;ration doivent se soumettre strictement &#224; un cadre et &#224; des conditions qui constituent le noyau de leur condamnation, &#224; d&#233;faut de quoi ils encourent la r&#233;vocation de leur mesure, et par cons&#233;quent un renvoi en prison (ce qui marque le mouvement du milieu ouvert vers le milieu ferm&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, c'est autant selon l'esprit que selon la lettre du jugement p&#233;nal que s'articulent les unes aux autres les peines d'emprisonnement et les mesures de contr&#244;le hors les murs, puisque bien des personnes suivies en milieu ouvert expriment leur angoisse de cette &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s qui est pos&#233;e au-dessus de leur t&#234;te, qui fait fonction de chantage &#224; l'incarc&#233;ration, en cas d'inobservation des obligations et des interdictions. On voit par l&#224; comment les p&#233;nalit&#233;s &#171; ouvertes &#187; de la vie libre font signe et entrent en &#233;cho aux p&#233;nalit&#233;s &#171; ferm&#233;es &#187; des enceintes p&#233;nitentiaires, d&#232;s l'instant o&#249; une condamnation fait originairement fond sur la sanction carc&#233;rale scell&#233;e dans le jugement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans compter qu'une part importante de la population p&#233;nale conna&#238;t, sous l'action de l'appel d'air exerc&#233; par les condamnations &#224; une peine dite &#171; mixte &#187;, c'est-&#224;-dire &#224; une sanction relevant pour partie du milieu ferm&#233; et pour partie du milieu ouvert, la double trajectoire statique de la prison et dynamique de l'environnement libre. S'agissant du placement sous surveillance &#233;lectronique, il n'est pas inutile de rappeler pr&#233;alablement quelques chiffres afin de mesurer l'amplitude actuelle de ce dispositif : au premier janvier&#8239;2018, 59 067 personnes &#233;taient d&#233;tenues en &#233;tablissements et 9 907 &#233;taient admises au r&#233;gime de la surveillance &#233;lectronique, soit une personne &#233;crou&#233;e sur cinq ex&#233;cutant une peine ferme sous la modalit&#233; du port du bracelet p&#233;nal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette grandeur concernant le nombre de plac&#233;s est sensiblement constante par rapport &#224; l'ann&#233;e pr&#233;c&#233;dente (2). La personne sous surveillance &#233;lectronique est soumise &#224; un am&#233;nagement de peine imposant des p&#233;riodes d'assignation &#224; domicile d&#233;finies par le juge, &#224; partir des expertises &#233;tablies par les conseillers p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation. Le condamn&#233; est rigoureusement contraint de rester sur son lieu de domiciliation, selon des jours et des plages horaires consign&#233;s dans un jugement. Cette contrainte, qui est parfois appel&#233;e, selon le vocabulaire militaire, le couvre-feu horaire, revient &#224; faire d'une habitation ou d'un lieu de vie une prison, ce dispositif &#233;tant d&#233;nomm&#233; par l'autorit&#233; &#171; d&#233;tention domiciliaire sous surveillance &#233;lectronique &#187; (DDSE). Il est donc int&#233;ressant de noter que le placement sous surveillance &#233;lectronique fait entrer dans la statistique des personnes &#233;crou&#233;es, au m&#234;me titre que les personnes incarc&#233;r&#233;es, plus particuli&#232;rement ici sous la curieuse d&#233;signation, apparemment antinomique &#224; y regarder de plus pr&#232;s, de la cat&#233;gorie de l'&#171; &#233;crou libert&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2343 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH446/screenshot_47-2-35ec3.png?1694356447' width='500' height='446' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#169; NICE MATIN-LUCCIONI-MAXPPP&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi il n'est pas incons&#233;quent de se demander si l'instauration de la surveillance &#233;lectronique comme modalit&#233; d'am&#233;nagement de peine s'affirme comme la cr&#233;ation de peines authentiquement alternatives &#224; l'incarc&#233;ration ou, plus subtilement, comme le d&#233;placement de la forme carc&#233;rale jusqu'en milieu libre. Sur le terrain de l'ex&#233;cution des peines, la mise en &#339;uvre de la surveillance &#233;lectronique a eu pour effet d'exporter le m&#233;tier de surveillant, pourtant initialement d&#233;di&#233; aux seuls &#233;tablissements p&#233;nitentiaires, &#224; l'ext&#233;rieur m&#234;me des enclos que ceux-ci d&#233;limitent spatialement. De sorte que la question de la surpopulation carc&#233;rale pourrait maintenant s'examiner &#224; la lueur du processus en marche de l'excroissance du mod&#232;le carc&#233;ral au sein de la collectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, la vocation pr&#233;sente d'un certain contr&#244;le social, de nature judiciaire, n'est-elle pas de favoriser le d&#233;veloppement de la pantopie p&#233;nale, entendue comme l'expression, au sein m&#234;me de l'ex&#233;cution des p&#233;nalit&#233;s, de la tendance d'aujourd'hui &#224; la dilution du statique dans le dynamique, du clos dans l'ouvert, en rendant le monde libre coextensif &#224; la prison (3) ? Car il est d&#233;sormais frappant de constater que l'av&#232;nement de la pantopie p&#233;nale, entendue donc comme le mouvement d'&#233;largissement progressif du syst&#232;me carc&#233;ral au monde commun, a pour cons&#233;quence, &#224; l'int&#233;rieur de l'univers des sanctions, de n'instituer entre le milieu ferm&#233; et le milieu ouvert qu'une diff&#233;rence de degr&#233;, en lieu et place d'une diff&#233;rence de nature. Cela signifie que, d&#232;s lors que la distinction entre l'emprisonnement et un suivi en milieu libre, tel que, par exemple, un placement sous surveillance &#233;lectronique, n'est plus que de l'ordre de la quantit&#233;, un tel am&#233;nagement de peine demeure une sanction nettement carc&#233;rale, lors m&#234;me qu'il est cens&#233; y donner le change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs, bien des t&#233;moignages de personnes plac&#233;es sur le dispositif de la surveillance &#233;lectronique soulignent le caract&#232;re profond&#233;ment carc&#233;ral de cette sanction : les interdictions de quitter l'habitation selon des horaires pr&#233;d&#233;finis par la justice, l'obligation de rester dans un p&#233;rim&#232;tre quadrill&#233; par le syst&#232;me de contr&#244;le &#224; distance des entr&#233;es et des sorties domiciliaires, la transformation de l'espace domestique (priv&#233;) en un lieu de souffrance (public ou &#233;tatique), les pressions r&#233;sultant du confinement domiciliaire et du stress quotidien de n'&#234;tre pas &#224; l'heure, les r&#233;percussions &#233;ventuellement dommageables de ces pressions au sein m&#234;me du tissu familial comme &#224; l'int&#233;rieur de la sph&#232;re professionnelle, voil&#224; ce qui devient tr&#232;s vite insupportable pour un certain nombre de personnes condamn&#233;es qui se sentent encore comme enferm&#233;es&#8230; dehors. En de telles conditions, peut-on encore raisonnablement, r&#233;ellement parler d' &#171; alternative &#187; &#224; l'incarc&#233;ration ? &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Tony Ferri est l'auteur de Abolir la prison. L'indispensable r&#233;forme p&#233;nale, &#201;d. Libre et Solidaire, 2018.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#173;(2) Ces chiffres officiels sont consultables sur le site du minist&#232;re de la Justice : &lt;a href=&#034;http://www.presse.justice.gouv.fr&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.presse.justice.gouv.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Sur la notion de pantopie p&#233;nale, voir Tony Ferri, Pouvoir et politique p&#233;nale. De la prison &#224; la surveillance &#233;lectronique, Paris, &#201;d. Libre et Solidaire, 2016.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Reportage &#8226; Comme &#224; la maison</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1253-Reportage-o-Comme-a-la-maison</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1253-Reportage-o-Comme-a-la-maison</guid>
		<dc:date>2019-06-11T08:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1253</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'accueil familial, un sacerdoce ? Tr&#232;s entour&#233; par sa famille, Raymond Doyen vit son m&#233;tier avec honn&#234;tet&#233; et plaisir, en taquinant avec bienveillance ses trois pensionnaires &#226;g&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Cette maison calme et fleurie m'a plu quand je l'ai visit&#233;e avec mon fils. &#187; C'&#233;tait il y a deux ans. Depuis, Georgette Clovis, 88 ans, s'est install&#233;e &#224; la R&#233;sidence des Deux-&#206;les, le nom que Raymond Doyen, l'accueillant familial, a donn&#233; &#224; sa maison du petit village de Pouilly-le-Fort (Seine-et-Marne). &#171; Au d&#233;but c'&#233;tait un (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Personne-agee" rel="tag"&gt;Personne &#226;g&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1253-" rel="tag"&gt;1253&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'accueil familial, un sacerdoce ? Tr&#232;s entour&#233; par sa famille, Raymond Doyen vit son m&#233;tier avec honn&#234;tet&#233; et plaisir, en taquinant avec bienveillance ses trois pensionnaires &#226;g&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Cette maison calme et fleurie m'a plu quand je l'ai visit&#233;e avec mon fils. &#187;&lt;/i&gt; C'&#233;tait il y a deux ans. Depuis, Georgette Clovis, 88 ans, s'est install&#233;e &#224; la R&#233;sidence des Deux-&#206;les, le nom que Raymond Doyen, l'accueillant familial, a donn&#233; &#224; sa maison du petit village de Pouilly-le-Fort (Seine-et-Marne). &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but c'&#233;tait un peu dur, ce n'&#233;tait pas la m&#234;me vie que j'avais autrefois. Je n'&#233;tais pas chez moi. Il m'a fallu au moins trois mois pour m'adapter, pour me sentir plus &#224; l'aise. &#187;&lt;/i&gt; Georgette, timide et r&#233;serv&#233;e, est aujourd'hui tr&#232;s contente : &lt;i&gt;&#171; Je suis bien et me sens respect&#233;e. Si je veux quelque chose, je le demande et c'est fait. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en pratiquant ponctuellement des soins d'hygi&#232;ne &#224; domicile que Raymond Doyen, aide-soignant hospitalier, d&#233;couvre, il y a une vingtaine d'ann&#233;es, l'accueil familial, &lt;i&gt;&#171; une r&#233;elle alternative &#224; la maison de retraite &#187;&lt;/i&gt;. L'id&#233;e d'en faire un jour son travail ne le quitte plus. Soutenu par sa femme, il construit leur maison autour de ce projet longuement m&#251;ri. Les travaux durent une quinzaine d'ann&#233;es. &lt;i&gt;&#171; J'ai fait tout, tout seul petit &#224; petit. &#187;&lt;/i&gt; La maison est confortable, climatis&#233;e et accessible &#224; la mobilit&#233; r&#233;duite. Apr&#232;s une formation aupr&#232;s du conseil d&#233;partemental pour obtenir l'agr&#233;ment d'accueillant familial pour trois personnes &#226;g&#233;es, il ouvre son lieu en 2010. &lt;i&gt;&#171; L'activit&#233; a commenc&#233; le mois suivant ma mise &#224; la retraite de l'h&#244;pital. &#187;&lt;/i&gt; D&#232;s le d&#233;part, il choisit des pensionnaires qu'il peut g&#233;rer et compatibles avec ses enfants : &lt;i&gt;&#171; Ma fille Garance &#233;tait tr&#232;s jeune. Pour &#233;viter des accidents de comportement chez certains hommes &#226;g&#233;s d&#233;sinhib&#233;s, j'ai fait le choix de n'accueillir que des femmes. La premi&#232;re s'appelait Josette. &#187;&lt;/i&gt; Il impose aussi certaines r&#232;gles &#224; ses enfants comme aux visiteurs : &lt;i&gt;&#171; Ici le vouvoiement est de rigueur par respect pour les a&#238;n&#233;es. Je les appelle par leur pr&#233;nom, &#034;mes pensionnaires&#034; ou &#034;les filles&#034; mais je refuse d'employer les termes de mamie ou grand-m&#232;re. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2339 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L428xH278/screenshot_43-2-fda66.png?1694356447' width='428' height='278' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Josiane n'accepte pas sa maladie, son handicap. Elle en veut un peu &#224; tout le monde. Mais &#231;a s'explique &#187;&lt;/i&gt;, souligne l'accueillant familial. Le changement de vie est arriv&#233; brutalement pour Josiane Hilaire, 88 ans. Apr&#232;s son AVC elle a perdu toute autonomie. &lt;i&gt;&#171; C'est toute une vie &#224; r&#233;organiser. C'est difficile et dur. J'attends tout le temps. C'est affreux &#187;&lt;/i&gt;, commente-t-elle. Apr&#232;s une ann&#233;e pass&#233;e en maison de retraite &#171; trop bruyante &#187;, sa famille lui a choisi l'accueil familial. &lt;i&gt;&#171; Ah, ce n'est pas pareil. Il faut s'habituer &#224; vivre chez et avec les autres, mais c'est quand m&#234;me mieux que la maison de retraite. &#187;&lt;/i&gt; Elle soupire. &lt;i&gt;&#171; Quand les personnes ont fait le choix de &#034;se placer&#034; comme elles disent, c'est beaucoup plus facile, la moiti&#233; du chemin est faite. C'est plus compliqu&#233; quand les enfants imposent ce mode de garde &#187;&lt;/i&gt;, observe Raymond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je suis fatigu&#233;e, je veux rentrer me coucher. &#187;&lt;/i&gt; L'aide-soignante arrive pour la toilette et le coucher de Josiane. Dans sa pratique professionnelle, Salom&#233; Mollicone constate que &lt;i&gt;&#171; la personne habitant en accueil familial est beaucoup plus &#233;panouie que celle qui vit seule &#224; son domicile sans voir personne. Moins d&#233;prim&#233;e, la pensionnaire, toujours entour&#233;e, voit du monde, ne se soucie ni des t&#226;ches m&#233;nag&#232;res ni des repas. &#187;&lt;/i&gt; En perte d'autonomie dans ses d&#233;placements, Claire Lequeux ne pouvait plus vivre seule chez elle et d&#233;couvre, &#224; 91 ans, ce type d'h&#233;bergement. &lt;i&gt;&#171; Je suis la nouvelle. &#187;&lt;/i&gt; Elle est arriv&#233;e il y a seulement cinq jours. &lt;i&gt;&#171; C'est beau, sympa, tr&#232;s propre et Raymond cuisine comme &#231;a &#187;&lt;/i&gt;, dit-elle en levant un pouce d'approbation. D&#232;s son arriv&#233;e, Claire a install&#233; sur les &#233;tag&#232;res de sa chambre ses affaires personnelles pour recr&#233;er son environnement familier avec des photos de famille, une radio, des CD, des livres, sans oublier ses grilles de mots crois&#233;s. &lt;i&gt;&#171; C'est mon univers. &#187;&lt;/i&gt; Cette f&#233;rue de musique classique appr&#233;cie sa pi&#232;ce meubl&#233;e qui s'ouvre sur le jardin mais cherche encore ses rep&#232;res. &lt;i&gt;&#171; Georgette est venue me parler hier. Elle est gentille &#187;&lt;/i&gt;, raconte-t-elle. Les relations entre les pensionnaires prennent aussi un certain temps pour se tisser. &lt;i&gt;&#171; Ce qui est &#233;tonnant&#8230; elles restent volontiers chacune de leur c&#244;t&#233; &#187;&lt;/i&gt;, constate l'accueillant. En effet, l'une regarde la t&#233;l&#233;vision, l'autre &#233;coute Radio classique en feuilletant un magazine et la troisi&#232;me somnole au soleil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toujours &#224; la maison&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activit&#233; journali&#232;re de Raymond est dense. Sept jours sur sept de 7 h 30 &#224; 21&#8239;heures, il pr&#233;pare les repas, nettoie, entretient le linge, fait les courses, traite les dossiers administratifs, re&#231;oit des stagiaires&#8230; Et parfois, lorsque la nuit une pensionnaire a besoin d'une pr&#233;sence, il reste &#224; son chevet. &lt;i&gt;&#171; Un vrai job. &#187;&lt;/i&gt; Il r&#233;ussit n&#233;anmoins &#224; avoir une vie sociale. &lt;i&gt;&#171; Nous recevons des amis, les camarades de classe des enfants. On ajoute des tables et des chaises. Nous mangeons tous ensemble. Il y a un passage important ici. Socialement, je ne me sens pas isol&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Mais surtout Raymond est tr&#232;s bien entour&#233;. &lt;i&gt;&#171; J'ai de la chance &#187;&lt;/i&gt;, il peut compter sur Michelle Gardebien, la tante de sa femme. &lt;i&gt;&#171; Elle me facilite la vie. Quand j'ai besoin de m'absenter, elle me remplace. &#187;&lt;/i&gt; Cette organisation pr&#233;vue d&#232;s le d&#233;part est stipul&#233;e dans les contrats &#233;tablis avec les r&#233;sidentes. &lt;i&gt;&#171; Tout le monde m'appelle Tatie &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie Michelle Gardebien. Cadre infirmier &#224; la retraite, elle vient tous les soirs pr&#233;parer le d&#238;ner. &lt;i&gt;&#171; J'aime faire plaisir. Raymond travaille 24&#8239;heures sur 24, il faut bien qu'il se repose un peu. Quand la famille part en vacances, j'habite ici pour ne pas laisser les dames seules. &#187;&lt;/i&gt; Une aide pr&#233;cieuse pour l'accueillant, qui peut avec une absolue confiance compter sur sa rempla&#231;ante : elle lui apporte un brin de libert&#233; dans ce travail accaparant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;J'aime ce que je fais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure du go&#251;ter Raymond, chaleureux et enthousiaste, pr&#233;pare le th&#233;, des madeleines, des fruits. &lt;i&gt;&#171; Je suis aux petits soins pour ces dames. &#187;&lt;/i&gt; Le r&#244;le de l'accueillant est de proposer aux personnes &#226;g&#233;es une tranquillit&#233;, un confort et aussi une s&#233;curit&#233; que Claire appr&#233;cie. &lt;i&gt;&#171; Si je ne vais pas bien, Raymond s'en aper&#231;oit ou je peux le lui dire. Il peut appeler les secours si c'est n&#233;cessaire. Apr&#232;s le go&#251;ter, quand j'ai eu un coup de chaud, il m'a install&#233;e &#224; l'ombre. &#187;&lt;/i&gt; Alternative &#224; la maison de retraite, la famille d'accueil recr&#233;e des liens familiaux. &lt;i&gt;&#171; Evidemment, Raymond n'est pas le fils de ces dames mais un interlocuteur privil&#233;gi&#233;, ce qui manque dans une maison de retraite o&#249; le personnel tourne constamment &#187;&lt;/i&gt;, commente Michelle Gardebien. En p&#233;riode d'essai d'un mois &#8211; sp&#233;cifi&#233; dans le contrat qui d&#233;sengage automatiquement les deux parties en cas de dysfonctionnement &#8211;, Claire compte bien rester longtemps mais admet :&lt;i&gt; &#171; Je ne suis pas loin de la fin quand m&#234;me. &#187;&lt;/i&gt; Et quand les dames d&#233;c&#232;dent, &#171; mon exp&#233;rience de l'h&#244;pital me prot&#232;ge. J'ai appris &#224; ne pas &#234;tre trop affect&#233; par leur d&#233;part &#187;, confie Raymond.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2340 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH374/screenshot_44-2-7d3dd.png?1694356447' width='500' height='374' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#192; chacune son chapeau ! Raymond Doyen est aux petits soins pour ces dames. / &#169; f. arbouet&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis quatre mois qu'elle habite ici, Josiane progresse : &lt;i&gt;&#171; J'ai tout ce qu'il me faut, ils sont sympas et prennent soin de nous. &#187;&lt;/i&gt; Georgette conseille &#171; fortement &#187; ce type d'h&#233;bergement : &lt;i&gt;&#171; Des amis aimeraient vivre ici. Manque de pot, il n'y a pas de place pour tout le monde. &#187;&lt;/i&gt; Et surtout Raymond Doyen taquine volontiers ses pensionnaires. &lt;i&gt;&#171; Je ris beaucoup avec elles. &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Son comportement ne me heurte pas, avoue Claire. On se chamaille amicalement, cela me pla&#238;t. &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Il est plaisant et comique. Il nous fait rigoler. Il aurait pu faire du th&#233;&#226;tre &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Georgette. L'int&#233;ress&#233; sourit : &lt;i&gt;&#171; J'aime ce m&#233;tier qui m'&#233;panouit. Je n'ai pas l'impression de travailler. C'est comme si j'&#233;tais en vacances. &#187;&lt;/i&gt; Si c'&#233;tait &#224; refaire ? &lt;i&gt;&#171; Je crois que je l'aurais choisi bien avant la retraite. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Colette Eynard &#8226; Accueillir avec tact</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1253-Entretien-avec-Colette-Eynard-o-Accueillir-avec-tact</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1253-Entretien-avec-Colette-Eynard-o-Accueillir-avec-tact</guid>
		<dc:date>2019-06-11T08:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1253</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nous consid&#233;rons trop souvent la personne &#226;g&#233;e comme fragile et vuln&#233;rable. Avec quelles cons&#233;quences ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le probl&#232;me majeur quand il s'agit des d&#233;nominations que nous attribuons aux personnes &#226;g&#233;es est que cela les enferme dans des cat&#233;gories et des images dont elles ont le plus grand mal &#224; sortir. &#192; tout &#226;ge, on peut &#234;tre fragile et se sentir vuln&#233;rable, mais parce qu'on attribue trop facilement cette caract&#233;ristique &#224; une personne du grand &#226;ge, on a tendance &#224; ne plus la voir que sous cet angle. Elle peut (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Personne-agee" rel="tag"&gt;Personne &#226;g&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1253-" rel="tag"&gt;1253&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2341 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH186/screenshot_45-2-acc03.png?1694356447' width='500' height='186' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nous consid&#233;rons trop souvent la personne &#226;g&#233;e comme fragile et vuln&#233;rable. Avec quelles cons&#233;quences ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me majeur quand il s'agit des d&#233;nominations que nous attribuons aux personnes &#226;g&#233;es est que cela les enferme dans des cat&#233;gories et des images dont elles ont le plus grand mal &#224; sortir. &#192; tout &#226;ge, on peut &#234;tre fragile et se sentir vuln&#233;rable, mais parce qu'on attribue trop facilement cette caract&#233;ristique &#224; une personne du grand &#226;ge, on a tendance &#224; ne plus la voir que sous cet angle. Elle peut continuer &#224; savoir ce qui est bon pour elle, &#224; exercer son jugement, &#224; avoir des aspirations qui correspondent &#224; ce qu'elle a toujours &#233;t&#233;, et pourtant elle sera vite consid&#233;r&#233;e comme n'&#233;tant plus capable d'exercer son autonomie, ce qui renforcera encore son sentiment de vuln&#233;rabilit&#233;. Elle d&#233;pendra peut-&#234;tre de son entourage du fait d'une fragilit&#233; momentan&#233;e ou durable, mais est-ce une raison pour ne plus reconna&#238;tre ce qu'elle est, ce qu'elle pense et ce qu'elle veut ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de l'accueil familial pour les personnes &#226;g&#233;es ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A priori, ce mode d'h&#233;bergement est int&#233;ressant dans la mesure o&#249; il se rapproche du mode de vie &#224; domicile. Pour autant, un certain nombre de conditions sont n&#233;cessaires pour qu'il en soit r&#233;ellement ainsi. En premier lieu, la personne &#226;g&#233;e doit pouvoir rencontrer la famille d'accueil et choisir de venir vivre chez elle en toute connaissance de cause. Pour qu'on puisse parler d'accueil familial, elle doit partager r&#233;ellement la vie de la famille, au moins durant la plus grande partie de la journ&#233;e : repas pris en commun, participation &#224; quelques t&#226;ches m&#233;nag&#232;res telles que la pr&#233;paration des repas. Si ses capacit&#233;s ne le permettent pas, elle ne doit pas pour autant rester confin&#233;e dans sa chambre, sauf si elle le d&#233;sire. Dans celle-ci, accessible &#224; n'importe quelle heure de la journ&#233;e, elle doit pouvoir se sentir chez elle et recevoir famille et amis. Les sorties &#224; l'ext&#233;rieur doivent rester possibles et r&#233;guli&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment trouver la juste place dans le cadre d'un accueil &#224; la fois familial et professionnel ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il para&#238;t simple &#224; premi&#232;re vue d'accueillir chez soi une personne &#226;g&#233;e qui cherche une solution d'h&#233;bergement. Mais ce qui para&#238;t simple (quelquefois &#224; tort) en famille ne l'est pas quand il faut inclure, m&#234;me partiellement, une personne &#233;trang&#232;re au sein d'un groupe familial, fond&#233; g&#233;n&#233;ralement sur les liens conjugaux et filiaux et sur des r&#232;gles la plupart du temps non &#233;crites. Comment dans ces conditions &#233;tablir des limites &#224; la relation entre les personnes accueillies et les membres de la famille ? Celle-ci en effet est forc&#233;ment partie prenante d'un projet qui n'est pas seulement celui de l'accueillant, car, avant de devenir un projet professionnel, il est celui d'une famille qui doit le discuter et pr&#233;ciser les limites de l'engagement de chacun. La question de la formation de l'accueillant est tout aussi importante. En dehors des connaissances techniques indispensables, la question du territoire doit &#234;tre pos&#233;e car elle est importante pour l'accueilli et pour l'accueillant familial. En effet, le fait pour la personne &#226;g&#233;e de vivre dans un logement de m&#234;me nature que son logement personnel peut l'inciter &#224; se comporter &#171; comme chez elle &#187; de mani&#232;re un peu excessive aux yeux de la ma&#238;tresse de maison. Celle-ci devra alors faire preuve de tact pour qu'elle se sente &#171; comme chez elle &#187; sans pour autant empi&#233;ter sur le territoire de la famille. Sur cette question pr&#233;cise, une exp&#233;rience ant&#233;rieure d'aide &#224; domicile peut &#234;tre pr&#233;cieuse pour l'accueillant. Ces questions essentielles devraient &#234;tre abord&#233;es dans la formation dispens&#233;e aux accueillants et dans des groupes d'analyse de la pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Co-auteure de l'ouvrage : Les vieux sont-ils forc&#233;ment fragiles et vuln&#233;rables ? &#201;d. &#201;r&#232;s, 2019.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2342 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH88/screenshot_46-2-047a4.png?1694356447' width='500' height='88' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Formation &#8226; Un droit pour les mineurs isol&#233;s</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1253-Formation-o-Un-droit-pour-les-mineurs-isoles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1253-Formation-o-Un-droit-pour-les-mineurs-isoles</guid>
		<dc:date>2019-06-11T08:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>1253</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une trentaine de jeunes &#233;trangers en contrat d'apprentissage &#224; Vichy vont devoir arr&#234;ter leur formation suite &#224; des pressions r&#233;p&#233;t&#233;es de la Pr&#233;fecture. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ils sont en formation depuis huit mois, sont int&#233;gr&#233;s dans une entreprise et leur contrat d'apprentissage va s'arr&#234;ter brutalement parce qu'ils n'ont pas re&#231;u leur autorisation de travail de la Direccte &#187;, s'insurge Jean-Louis Brisot, militant du R&#233;seau Vichy Solidaires, association qui aide b&#233;n&#233;volement les mineurs non accompagn&#233;s (MNA) et a lanc&#233; une (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Tribune-des-resistances" rel="directory"&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance" rel="tag"&gt;Protection de l'enfance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1253-" rel="tag"&gt;1253&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une trentaine de jeunes &#233;trangers en contrat d'apprentissage &#224; Vichy vont devoir arr&#234;ter leur formation suite &#224; des pressions r&#233;p&#233;t&#233;es de la Pr&#233;fecture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ils sont en formation depuis huit mois, sont int&#233;gr&#233;s dans une entreprise et leur contrat d'apprentissage va s'arr&#234;ter brutalement parce qu'ils n'ont pas re&#231;u leur autorisation de travail de la Direccte &#187;&lt;/i&gt;, s'insurge Jean-Louis Brisot, militant du R&#233;seau Vichy Solidaires, association qui aide b&#233;n&#233;volement les mineurs non accompagn&#233;s (MNA) et a lanc&#233; une p&#233;tition pour d&#233;noncer cette situation. &lt;i&gt;&#171; Pourtant ce sont des mineurs reconnus comme tels et pris en charge par le d&#233;partement de l'Allier au titre de la protection de l'enfance &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Florence Carteron, autre militante. &lt;i&gt;&#171; Or la loi (1) pr&#233;voit que l'autorisation de travail est accord&#233;e &#034;de droit&#034; par la Direccte aux mineurs &#233;trangers pris en charge par l'aide sociale &#224; l'enfance et signataires d'un contrat d'apprentissage &#187;&lt;/i&gt;, explique Violaine Husson, de la Cimade, sp&#233;cialis&#233;e dans la d&#233;fense du droit des &#233;trangers. Mais en septembre la Direccte a fait savoir aux entreprises qu'elle ne d&#233;livrerait plus d'autorisations et que les dossiers seraient d&#233;sormais g&#233;r&#233;s directement par la Pr&#233;fecture. &lt;i&gt;&#171; La Pr&#233;fecture est affol&#233;e par le ph&#233;nom&#232;ne des MNA alors qu'il n'y en a que 230 pris en charge dans l'Allier&lt;/i&gt;, souligne Florence Carteron, &lt;i&gt;ces jeunes se retrouvent en centre de formation d'apprentis (CFA) avec des MNA des d&#233;partements voisins qui ont obtenu leur autorisation de travail dans les quinze jours ! &#187;&lt;/i&gt; Selon le R&#233;seau Vichy Solidaires, il y aurait eu des pressions de la Pr&#233;fecture sur les CFA et le conseil d&#233;partemental pour mettre un terme aux formations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2333 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH256/screenshot_37-2-2e19e.png?1694356448' width='500' height='256' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une trentaine de mineurs ont vu leur convention de stage non renouvel&#233;e. / DR&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les employeurs eux-m&#234;mes sont en col&#232;re : une vingtaine d'h&#244;teliers-restaurateurs de Vichy, qui attendent depuis huit mois la validation des contrats d'apprentissage, ont appris en avril que les conventions de stage fournies provisoirement par le d&#233;partement ne seront pas renouvel&#233;es : &lt;i&gt;&#171; Donc on ne peut plus garder ces jeunes dans notre entreprise, alors qu'ils sont volontaires, donnent enti&#232;re satisfaction, et que nous ne parvenons pas &#224; trouver d'apprentis dans nos m&#233;tiers, c'est une situation ubuesque ! &#187;&lt;/i&gt;, regrette une patronne de restaurant, sous couvert d'anonymat. Et sans contrat d'apprentissage, le CFA ne peut pas non plus les garder : &lt;i&gt;&#171; Car pour qu'ils soient form&#233;s en alternance, ils doivent &#234;tre en entreprise&lt;/i&gt;, soutient Jean-Jacques Devaux, directeur du CFA du BTP de Bellerives, qui a trois apprentis dans cette situation. &lt;i&gt;Aujourd'hui nous demandons un positionnement clair de la part des autorit&#233;s, car nous ne pouvons pas laisser un jeune commencer une formation sans &#234;tre s&#251;r qu'il pourra la terminer. &#187;&lt;/i&gt; L'autre CFA de l'Allier, IFI03, a fait savoir le 12&#8239;avril &#224; une vingtaine d'&#233;l&#232;ves qu'il ne les recevrait plus. &lt;i&gt;&#171; Mais des formateurs se mobilisent n&#233;anmoins pour que ces jeunes puissent valider leur ann&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Florence Carteron. &lt;i&gt;&#171; Le Code du travail pr&#233;voit que toute ann&#233;e de formation commenc&#233;e doit pouvoir &#234;tre termin&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Violaine Husson.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le R&#233;seau Vichy Solidaires d&#233;nonce aussi les pressions de la Pr&#233;fecture sur ces jeunes : &lt;i&gt;&#171; Plusieurs d'entre eux ont re&#231;u une obligation de quitter le territoire fran&#231;ais (OQTF), avec pour cons&#233;quence la fin de leur prise en charge par le d&#233;partement &#187;&lt;/i&gt;, explique Jean-Louis Brisot. &lt;i&gt;&#171; L'envoi d'une OQTF &#224; un mineur reconnu et prot&#233;g&#233; par l'ASE est ill&#233;gal&lt;/i&gt;, signale Violaine Husson, &lt;i&gt;sauf &#224; contester sa minorit&#233;. L'ensemble de ces pratiques peuvent &#234;tre attaqu&#233;es en justice devant le tribunal administratif &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-elle. La Cimade a par exemple engag&#233; des contentieux massifs sur le refus de scolarisation de migrants mineurs dans les Hautes-Alpes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) article L. 5221-5 du Code du travail, compl&#233;t&#233; par l'article&#8239;50 de la loi Asile et Immigration du 10 septembre 2018.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Accueil familial &#8226; Une alternative &#224; la maison de retraite</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1253-Accueil-familial-o-Une-alternative-a-la-maison-de-retraite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1253-Accueil-familial-o-Une-alternative-a-la-maison-de-retraite</guid>
		<dc:date>2019-06-11T08:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1253</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Agr&#233;&#233; et form&#233; par le conseil d&#233;partemental, l'accueillant familial h&#233;berge chez lui jusqu'&#224; trois personnes &#226;g&#233;es. Si elle valorise ce dispositif m&#233;connu, la loi de 2015 relative &#224; l'adaptation de la soci&#233;t&#233; au vieillissement tarde &#224; &#234;tre int&#233;gralement appliqu&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous offrons &#224; Marie-Th&#233;r&#232;se, 83 ans, et &#224; Francis, 60 ans, une ambiance familiale avec deux enfants, un chien, un chat et la campagne &#187;, sourit Samuel Trackoen, 46 ans, accueillant familial &#224; Hon-Hergies (Nord). Il vient d'obtenir l'agr&#233;ment du (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Personne-agee" rel="tag"&gt;Personne &#226;g&#233;e&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1253-" rel="tag"&gt;1253&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Agr&#233;&#233; et form&#233; par le conseil d&#233;partemental, l'accueillant familial h&#233;berge chez lui jusqu'&#224; trois personnes &#226;g&#233;es. Si elle valorise ce dispositif m&#233;connu, la loi de 2015 relative &#224; l'adaptation de la soci&#233;t&#233; au vieillissement tarde &#224; &#234;tre int&#233;gralement appliqu&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous offrons &#224; Marie-Th&#233;r&#232;se, 83 ans, et &#224; Francis, 60 ans, une ambiance familiale avec deux enfants, un chien, un chat et la campagne &#187;&lt;/i&gt;, sourit Samuel Trackoen, 46 ans, accueillant familial &#224; Hon-Hergies (Nord). Il vient d'obtenir l'agr&#233;ment du conseil d&#233;partemental pour exercer le m&#233;tier avec son &#233;pouse S&#233;verine, 47 ans, qui elle le pratique d&#233;j&#224; depuis huit ans. Il continue, en parall&#232;le et &#224; temps partiel, son m&#233;tier de menuisier-agenceur de mobilier. Exercer &#224; deux all&#232;ge le planning, permet une vie sociale et offre davantage d'&#233;quilibre. Le matin, Marie-Th&#233;r&#232;se et Francis petit-d&#233;jeunent avec ou sans la famille ; le midi, tout le monde partage le repas ; le soir, les accueillis soupent plus t&#244;t, laissant &#224; la famille du temps pour se retrouver. Le couple r&#233;serve &#224; l'accueil familial trois chambres &#233;quip&#233;es d'un lavabo, une salle de bains commune accessible aux personnes &#224; mobilit&#233; r&#233;duite ainsi qu'un salon pour se d&#233;tendre ou recevoir leur famille. Si Francis aime donner un coup de main dans le potager, participer aux sorties familiales et &#224; de courts s&#233;jours de vacances, Marie-Th&#233;r&#232;se pr&#233;f&#232;re la tranquillit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2335 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH289/screenshot_39-2-d6a54.png?1694356448' width='500' height='289' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accueil familial concerne les personnes &#226;g&#233;es autonomes ou d&#233;pendantes qui ne veulent ou ne peuvent plus vivre &#224; domicile et ne souhaitent pas pour autant rejoindre un &#233;tablissement collectif. &#201;galement adapt&#233; et stimulant pour les personnes qui souffrent d'une maladie d&#233;g&#233;n&#233;rative (Alzheimer, Parkinson, etc.), il exclut en revanche celles dont la pathologie n&#233;cessite un accompagnement m&#233;dicalis&#233; 24&#8239;heures sur 24.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce mode d'h&#233;bergement est bien plus humain, inclusif et &#233;conomique que l'&#233;tablissement sp&#233;cialis&#233; &#187;&lt;/i&gt;, assure Antoine Leroux, de CetteFamille, une entreprise de l'&#233;conomie sociale et solidaire (ESS) qui le promeut sur le territoire. En Ehpad, la personne &#226;g&#233;e peut se sentir d&#233;poss&#233;d&#233;e de ses hobbies, de ses comp&#233;tences, de sa vie active : le r&#232;glement interdit par exemple de cuisiner, ce que l'accueil familial, plus souple, permet. &lt;i&gt;&#171; Dans une famille de notre r&#233;seau, Livio (1), ancien restaurateur d'origine italienne est tr&#232;s heureux de mijoter des plats avec L&#233;a, son accueillante r&#233;unionnaise, ils se lancent des d&#233;fis culinaires, &#231;a donne de la vie &#187;&lt;/i&gt;, illustre Antoine Leroux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Disparit&#233;s territoriales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, malgr&#233; ses points forts, ses r&#233;glementations successives et sa prise en compte dans la loi du 28&#8239;d&#233;cembre 2015 relative &#224; l'adaptation de la soci&#233;t&#233; au vieillissement (AVS), l'accueil familial reste mal connu : on compte seulement 18 000 places sur le territoire. Une m&#233;connaissance li&#233;e au manque de sensibilisation des professionnels de sant&#233;, des travailleurs sociaux et du grand public par les conseils d&#233;partementaux. Pour trouver une place, les personnes &#226;g&#233;es et leurs proches passent souvent par les associations comme Famidac &#8211; l'association nationale des accueillants familiaux et de leurs partenaires &#8211;, le r&#233;seau CetteFamille, le bouche &#224; oreille ou les professionnels de sant&#233;. Certains accueillants familiaux postent m&#234;me des annonces sur les sites de vente en ligne pour se faire conna&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2334 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L481xH310/screenshot_38-2-c507a.png?1694356448' width='481' height='310' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif souffre &#233;galement de fortes disparit&#233;s territoriales car il d&#233;pend de la politique d'accueil des d&#233;partements : certains ne comptent aucun accueillant familial, d'autres cinq cents, comme le Nord, champion toutes cat&#233;gories. Une tradition dans ce d&#233;partement o&#249; des familles accueillaient chez elles des veuves de mineurs, tout comme le Grand Ouest celles de marins. &lt;i&gt;&#171; L'accueil familial fonctionne &#233;galement tr&#232;s bien dans d'autres d&#233;partements comme la R&#233;union o&#249; la construction de places en Ehpad co&#251;te tr&#232;s cher &#187;&lt;/i&gt;, souligne Antoine Leroux. &lt;i&gt;&#171; En revanche, jusqu'il y a peu, certains d&#233;partements franciliens ne proposaient ni service d&#233;di&#233; ni interlocuteur aux accueillants familiaux&lt;/i&gt;, pointe &#201;tienne Frommelt, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de Famidac. &lt;i&gt;Certains pr&#233;f&#232;rent investir dans la pierre, construire des &#233;tablissements, les inaugurer, alors que l'accueil familial ne fait pas la une de la presse locale. &#187;&lt;/i&gt; A contrario, quand les conseils d&#233;partementaux le promeuvent, communiquent, mettent en lien, ils cr&#233;ent de l'usage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi ASV am&#233;liore ce mode d'accueil, clarifie bien des points que les conseils d&#233;partementaux interpr&#233;taient jusque-l&#224; chacun &#224; sa mani&#232;re. &lt;i&gt;&#171; La loi de 1989 chargeait les d&#233;partements d'instruire et de d&#233;livrer les agr&#233;ments aux accueillants sans aucun r&#233;f&#233;rentiel. Des r&#233;f&#233;rentiels d'agr&#233;ment et de formation ont &#233;t&#233; publi&#233;s en&#8239;2016 et&#8239;2017&lt;/i&gt;, illustre &#201;tienne Frommelt. &lt;i&gt;La loi de 2015 permet une uniformisation des pratiques d&#233;partementales mais plusieurs textes (formulaires de demande d'agr&#233;ment, contrats et projets d'accueil personnalis&#233;s) restent en attente de publication. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat, quant &#224; lui, commence &#224; s'int&#233;resser &#224; ce dispositif. Apr&#232;s l'avoir ignor&#233; dans sa feuille de route &lt;i&gt;&#171; Grand &#226;ge et autonomie &#187;&lt;/i&gt;, la ministre des Solidarit&#233;s et de la Sant&#233; l'a &#233;voqu&#233; comme une piste &#224; explorer dans les alternatives &#224; l'accueil en &#233;tablissement mais avec &lt;i&gt;&#171; vigilance &#187;&lt;/i&gt;, car il risque de constituer &lt;i&gt;&#171; un huis clos &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Une m&#233;connaissance manifeste des dispositifs de contr&#244;le en vigueur &#187;&lt;/i&gt;, grincent des professionnels. En revanche, pour Colette Eynard, dipl&#244;m&#233;e en g&#233;rontologie sociale, ce risque existe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pour l'&#233;viter, la personne accueillie, peut continuer de pratiquer (ou retrouver) des activit&#233;s famili&#232;res (club de retrait&#233;s par exemple), des sorties en famille, des ateliers ou des moments festifs organis&#233;s dans les r&#233;sidences autonomie ou l'Ehpad de la ville. &#187;&lt;/i&gt; Il faudrait aussi veiller &#224; inviter les personnes syst&#233;matiquement &#224; tout ce qui se passe dans le voisinage, ce qui suppose que l'accueillant familial se tienne inform&#233; et soit persuad&#233; de l'int&#233;r&#234;t de cette ouverture sur l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isolement professionnel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les accueillant familiaux &#171; coinc&#233;s &#187; &#224; leur domicile 24&#8239;heures sur 24 chaque jour de la semaine peuvent souffrir d'isolement. L&#224; encore, le soutien varie selon les d&#233;partements. Ces professionnels peuvent &#233;changer entre pairs et avec leurs partenaires (aidants familiaux, tuteurs, travailleurs sociaux, etc.) via le site et le forum de Famidac. Cela leur permet aussi d'additionner leurs comp&#233;tences pour r&#233;soudre ensemble les difficult&#233;s rencontr&#233;es par les uns ou les autres, d'am&#233;liorer leurs pratiques et de faire &#233;voluer les textes r&#233;glementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le contr&#244;le de l'activit&#233; des accueillants familiaux et le suivi m&#233;dico-social des personnes accueillies, &#224; la charge des conseils d&#233;partementaux, souffrent aussi de disparit&#233;s : certains assurent une visite mensuelle &#224; domicile, d'autres uniquement &#224; la demande de la personne accueillie ou de ses proches. Les m&#233;decins, infirmiers, travailleurs sociaux et tuteurs doivent signaler au conseil d&#233;partemental tout probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2336 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L463xH204/screenshot_40-2-1b504.png?1694356448' width='463' height='204' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment pr&#233;venir le risque de maltraitance ? &lt;i&gt;&#171; En s'assurant que les accueillants s'organisent, comme les aidants familiaux, pour se m&#233;nager des p&#233;riodes de r&#233;pit en prenant r&#233;guli&#232;rement des cong&#233;s, les routines et l'&#233;puisement &#233;tant source de maltraitances (maladresses, imprudences, n&#233;gligences&#8230;), conscientes ou pas &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;pond &#201;tienne Frommelt. Ces vingt derni&#232;res ann&#233;es, moins de dix cas de maltraitance ont &#233;t&#233; officiellement signal&#233;s et ont fait l'objet de retraits d'agr&#233;ment, certains justifi&#233;s, d'autres annul&#233;s par la suite. &lt;i&gt;&#171; Sans aller jusque-l&#224;, tout probl&#232;me relationnel ou tout mauvais traitement r&#233;p&#233;titif doit justifier d'une remise en question, voire d'une rupture de contrat d'accueil (par l'accueilli ou l'accueillant)&lt;/i&gt;, estime le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de Famidac. &lt;i&gt;Les deux parties doivent avoir dans la dur&#233;e des &#034;atomes crochus&#034; or un professionnel peut parfaitement s'entendre avec deux de ses accueillis et voir ses relations se d&#233;grader avec le troisi&#232;me. &#187;&lt;/i&gt; De son c&#244;t&#233;, CetteFamille souhaite conforter un r&#233;seau d'accueillants en leur apportant des outils pour simplifier la gestion administrative et une aide &#224; la professionnalisation. Le r&#233;seau constitue actuellement un comit&#233; d'&#233;thique ind&#233;pendant en lien avec l'AP-HP H&#244;pitaux de Paris pour offrir des outils aux accueillants familiaux, leur apporter des &#233;clairages et les soutenir dans leur pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Sur le plan financier, l'accueil familial ce n'est pas le P&#233;rou, notre salaire &#233;quivaut &#224; un demi-Smic mensuel par personne accueillie&lt;/i&gt;, souligne une accueillante familiale du Sud Ouest. &lt;i&gt;C'est encore plus difficile pour les professionnels qui vivent dans des villes au prix du m&#232;tre carr&#233; &#233;lev&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2337 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L433xH220/screenshot_41-2-e1d39.png?1694356448' width='433' height='220' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En accueil familial, le rythme de chaque pensionnaire est respect&#233;. Sa prise en charge est plus individuelle qu'en structure collective. / &#169; F. Arbouet&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils r&#233;clament &#233;galement de longue date un v&#233;ritable statut, comme les assistants familiaux qui accueillent des enfants relevant de l'Aide sociale &#224; l'enfance ou les assistantes maternelles. Alors qu'ils cotisent &#224; l'Ursaff, ils ne b&#233;n&#233;ficient pas du r&#233;gime d'assurance ch&#244;mage. Ils signent un contrat &#171; de gr&#233; &#224; gr&#233; &#187; &#8211; et non un contrat de travail &#8211; car il ne peut pas exister de lien de subordination entre la personne accueillie (qui, souvent fragile, n'est pas forc&#233;ment en capacit&#233; d'&#234;tre un employeur) et l'accueillant. Les accueillis peuvent le r&#233;mun&#233;rer par le biais du CESU-AF, ce qui limite les d&#233;marches administratives, cependant, pour l'instant, le syst&#232;me rencontre des bugs. Une loi qui stipule que les &#233;tablissements de droit public ou priv&#233; peuvent salarier les accueillants familiaux reste tr&#232;s peu mise en pratique. Le rapport Libault &lt;i&gt;&#171; Grand &#226;ge et autonomie &#187;&lt;/i&gt; du 28&#8239;mars propose d'augmenter le nombre de places en accueil familial en confortant leur cadre juridique et en les adossant &#224; des &#233;tablissements ou services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pas facile non plus pour l'accueillant familial de prendre des cong&#233;s : &lt;i&gt;&#171; Nous devons trouver un rempla&#231;ant, le P&#244;le autonomie territorial peut nous apporter une aide mais nous pr&#233;f&#233;rons conna&#238;tre la personne pour partir en toute confiance et qu'elle s'installe &#224; notre domicile afin que les personnes &#226;g&#233;es gardent leurs rep&#232;res. Quand cela n'est pas possible, elles rejoignent un lieu d'accueil collectif temporaire (2)&lt;/i&gt;, &#233;voque S&#233;verine Trackoen. &lt;i&gt;Il nous est d&#233;j&#224; arriv&#233; d'annuler un week-end faute de rempla&#231;ants. &#187;&lt;/i&gt; Elle aimerait que le conseil d&#233;partemental cr&#233;&#233; des postes de rempla&#231;ants sensibilis&#233;s et mobiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant les choses bougent : &lt;i&gt;&#171; La Direction g&#233;n&#233;rale de la coh&#233;sion sociale (DGCS) s'est mobilis&#233;e apr&#232;s la r&#233;ception de notre article d'octobre&#8239;2018 intitul&#233;&lt;/i&gt; Comment laisser v&#233;g&#233;ter l'accueil familial&lt;i&gt;. Depuis mars 2019, nous participons &#224; la r&#233;daction des textes manquants (nouveaux contrats d'accueil &#034;de gr&#233; &#224; gr&#233;&#034;, formulaires de demande d'agr&#233;ment, de projet d'accueil personnalis&#233;) qui devraient &#234;tre publi&#233;s &#034;d'ici l'&#233;t&#233;&#034; &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite &#201;tienne Frommelt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2338 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH169/screenshot_42-2-58d43.png?1694356448' width='500' height='169' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant le temps de formation obligatoire, des accueillants du d&#233;partement doivent si n&#233;cessaire h&#233;berger des personnes dont l'&#233;tat de handicap ou la perte d'autonomie n&#233;cessitent de l'aide. Une &#171; aide au r&#233;pit des aidants &#187; est vers&#233;e dans le cadre de l'Allocation personnalis&#233;e d'autonomie (Apa) pour financer la prise en charge de la personne aid&#233;e dans un accueil de jour ou de nuit temporaire en &#233;tablissement, en accueil familial ou &#224; domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si tout n'est pas rose dans l'accueil familial, le bilan reste cependant positif : &lt;i&gt;&#171; Quand un proche de la personne accueillie la trouve bien, &#233;panouie, &#231;a met du baume au c&#339;ur&lt;/i&gt;, illustre S&#233;verine Trackoen. &lt;i&gt;On sent qu'on apporte quelque chose &#224; la personne mais aussi &#224; la soci&#233;t&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; chang&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Elles peuvent demander une prise en charge au choix par un rempla&#231;ant intervenant au domicile de l'accueillant ; un autre accueillant familial agr&#233;&#233; ayant une place disponible ; sa propre famille ou des proches, un &#233;tablissement ou un organisme habilit&#233;, un organisme de loisirs ou de s&#233;jour adapt&#233;s.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quel impact a le savoir exp&#233;rientiel chez les professionnels ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1253-Quel-impact-a-le-savoir-experientiel-chez-les-professionnels</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1253-Quel-impact-a-le-savoir-experientiel-chez-les-professionnels</guid>
		<dc:date>2019-06-11T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1253</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il arrive que des travailleurs sociaux aient connu un parcours personnel douloureux voire traumatisant : est-ce un atout ou un handicap dans l'exercice de leur m&#233;tier ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Par J&#233;r&#244;me Beaury, formateur &#224; l'IRTS de Caen (1) &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est des jeunes pour qui la vie impose un rythme, une d&#233;pense d'&#233;nergie incommensurable en vue d'effacer des traumatismes familiaux v&#233;cus bien trop t&#244;t. Ces blessures graves demandent des rem&#232;des lourds et parfois tellement importants que l'on n'a pas encore trouv&#233; d'antidotes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Paroles-de-me%CC%81tiers" rel="directory"&gt;Paroles de me&#769;tiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1253-" rel="tag"&gt;1253&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il arrive que des travailleurs sociaux aient connu un parcours personnel douloureux voire traumatisant : est-ce un atout ou un handicap dans l'exercice de leur m&#233;tier ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par J&#233;r&#244;me Beaury, formateur &#224; l'IRTS de Caen (1)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il est des jeunes pour qui la vie impose un rythme, une d&#233;pense d'&#233;nergie incommensurable en vue d'effacer des traumatismes familiaux v&#233;cus bien trop t&#244;t. Ces blessures graves demandent des rem&#232;des lourds et parfois tellement importants que l'on n'a pas encore trouv&#233; d'antidotes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'il soit impossible, voire absurde, de classer mon v&#233;cu par ordre d'importance, en quelques mots, mon parcours se r&#233;sume ainsi : placement en famille d'accueil d&#232;s l'&#226;ge de 3 ans sold&#233; par de la maltraitance physique et psychologique, placements dans deux maisons d'enfants durant douze ann&#233;es (ces fameux foyers !), suivi en SEMO jusqu'&#224; l'obtention de dipl&#244;mes suffisamment qualifi&#233;s pour pouvoir subvenir moi-m&#234;me &#224; mes besoins. Parall&#232;lement, maintien du lien familial qui, au-del&#224; d'une obligation l&#233;gale, n'aura permis que de faire fondre le travail positif cr&#233;&#233; au quotidien par ces professionnels qui &#339;uvraient chaque jour &#224; me rendre autonome. J'ai eu la chance d'avoir &#233;t&#233; pans&#233; par des travailleurs sociaux d'une rare intelligence affective et c'est en cela que je prends le parti d'affirmer que mes placements ont &#233;t&#233; un atout consid&#233;rable pour devenir moi-m&#234;me travailleur social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est cette &#339;uvre quotidienne qui m'a sauv&#233;. Ce tableau, que je suis peut-&#234;tre seul &#224; voir, et cela est tout &#224; fait dommageable d'ailleurs, a &#233;t&#233; peint par des artistes forts d'une vision avanc&#233;e et d'une profondeur sans &#233;gale. Mais comment ont-ils fait ? Le plus simplement du monde, ces &#233;ducateurs (et l'une plus particuli&#232;rement) m'ont fait confiance. Ils m'ont aim&#233;. Ils m'ont r&#233;confort&#233;. Ils m'ont appris aussi &#224; colorer mes &#233;checs, ainsi que ceux de mes parents au passage. Oui, il s'agit ici de parler d'amour ! Ce qui est malheureusement devenu un &#171; gros mot &#187; de nos jours dans le secteur social. Le lien affectif fort entre un travailleur social et un b&#233;n&#233;ficiaire est, je l'assure, primordial dans la relation pr&#233;sente mais surtout pour son avenir. Nombreux sont les exemples aujourd'hui qui, au nom de la d&#233;ontologie et de l'&#233;thique, freinent la relation. La distance professionnelle qui gomme ce naturel ne fait qu'accro&#238;tre ce sentiment d'inexistence et de rejet, lesquels sont justement ces pl&#226;tres de l'&#226;me dont se nourrissent les confiances naissantes. Mon d&#233;but de vie est triste. La joie qui suit n'en est que plus grande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces traumatismes sont une force comme le d&#233;crit si bien notre ami Boris Cyrulnik. Mais, cette force n'est possible qu'avec le soutien et les convictions de ces rencontres fructueuses qui font grandir nos potentiels et qui nous arment pour une vie faite d'autres traumatismes mais de bonheurs aussi ! Mon parcours est finalement tr&#232;s heureux. Ces artistes du quotidien m'ont donn&#233; la fibre et la force de sa mise en &#339;uvre. J'ai brav&#233; chaque difficult&#233;, en me souvenant de chaque mot, chaque conseil et chaque regard afin de me rapprocher de mon objectif de devenir moi aussi travailleur social. Cette fiert&#233;, je la leur dois. Leur travail a pay&#233;, car ils m'ont sauv&#233; et le relais qu'ils ont fait durant quinze ann&#233;es entre vie familiale d&#233;vast&#233;e et vie collective est un atout. Cette chance me permet d&#233;sormais d'&#234;tre en capacit&#233; de choisir et de d&#233;cider. Cette confiance est un cadeau que les travailleurs sociaux offrent chaque jour, en esp&#233;rant qu'elle puisse contrer un d&#233;terminisme inscrit dans les discours de d&#233;tracteurs pessimistes&#8230; Qu'&#224; cela ne tienne. Je suis devenu formateur en travail social, gr&#226;ce &#224; une enfance laborieuse et la compr&#233;hension de toute l'attention de ces &#233;toiles qui scintillent encore dans mon c&#339;ur et dans mon esprit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) A publi&#233; Le bal des aimants ou le parcours d'un enfant plac&#233;, &#201;d. L'harmattan (2017)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2331 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH405/screenshot_35-2-0bc47.png?1694356448' width='500' height='405' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Par Christine Maurey, assistante sociale en milieu m&#233;dico-social (1)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Vous venez de me dire que vous aviez une s&#339;ur handicap&#233;e. J'imagine que c'est un atout pour ce m&#233;tier ? &#187;&lt;/i&gt; &#192; ce moment pr&#233;cis je voudrais dispara&#238;tre, je n'&#233;tais d&#233;j&#224; pas tr&#232;s &#224; l'aise, mais l&#224;&#8230; J'ai envie de dire : mais non, pauvre andouille, non. Justement, je n'ai pas tr&#232;s envie de travailler avec des personnes handicap&#233;es&#8230; Mais pourquoi je lui ai racont&#233; &#231;a ? J'ai 19 ans et je passe les s&#233;lections pour devenir assistante sociale. Je n'ai aucune id&#233;e de ce que je r&#233;ponds ce jour-l&#224;. Rien de vrai, probablement. En tout cas, je sais ce que je n'ai pas dit. Je n'ai pas dit l'embarras, l'incompr&#233;hension, la col&#232;re. Je n'ai pas dit tout ce que la petite fille en moi exprimait comme blessure d'avoir une grande s&#339;ur qui resterait toujours une petite s&#339;ur. Je n'ai pas dit la honte de ne pas oser inviter des copines &#224; la maison. Je n'ai pas dit le poids du souci que je sentais chez mes parents, la place que &#231;a prenait chez nous et la peur de l'avenir. Pourquoi c'est tomb&#233; sur nous ? Que s'est-il pass&#233; exactement ? Quelle explication logique peut-on trouver &#224; la naissance de cette petite fille qualifi&#233;e &#171; d'anormale &#187; comme on disait &#224; l'&#233;poque ? C'&#233;tait lourd &#224; porter vis-&#224;-vis de cette petite s&#339;ur qu'on aimait plus que tout. Dans la rue, les enfants, les adultes d&#233;tournaient le regard ou alors insistaient de fa&#231;on ind&#233;cente. Certains se moquaient. On finissait par ne plus voir mais on restait sur le qui-vive, toujours. Autant de choses qu'une fois adulte on a envie de laisser loin derri&#232;re soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Est-ce vraiment le hasard qui a guid&#233; mes pas professionnels vers le champ du handicap ? En tant qu'assistante sociale, j'avoue ne pas avoir peut-&#234;tre manqu&#233; de ce qu'on appelait &#171; la juste distance &#187;. Mais qu'est-ce qui doit &#234;tre mis &#224; distance, au fait, et pourquoi ? Il est juste de ne pas se laisser envahir ? De ne pas se laisser toucher ? En quoi serait-il plus pertinent, plus aidant de ne pas avoir la connaissance, le v&#233;cu de l'autre ? Heureusement, au fil du temps, le travail social a chang&#233;. On y a fait une place &#224; l'&#233;motion, au sentiment, &#224; l'empathie&#8230; Je crois avoir toujours port&#233; un regard singulier aux familles, aux fratries. Surtout lors des proc&#233;dures d'admission. Je saisissais leur malaise, leur fa&#231;on de prot&#233;ger des yeux la s&#339;ur ou le fils handicap&#233;. Une part au fond de moi comprenait les parents, les &#233;coutait. &#201;coutait ce qui avait bless&#233; leur chair, leur ego. La blessure narcissique revenait toujours au premier plan. Que vont-ils penser de nous ? Comment vont-ils interpr&#233;ter que notre enfant soit diff&#233;rent ? Vont-ils nous penser responsables ? Personne ne peut r&#233;pondre &#224; toutes ces questions que l'on se pose. Mais avoir, en face de soi, un professionnel qui r&#233;pond simplement : &lt;i&gt;&#171; Ne vous inqui&#233;tez pas, on va bien s'en occuper de votre enfant, on va l'aider. Il n'est pas le seul ici, &#231;a va aller. On va avancer ensemble. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis reconnue dans ces regards inquiets, lourds de questions, dans ces parents/familles qui tra&#238;nent toujours une valise de culpabilit&#233;. Et parce que j'avais v&#233;cu des moments similaires je pense avoir mieux accueilli, mieux re&#231;u. En fait, l'histoire ne s'arr&#234;te jamais. On chemine avec son trauma. Et ces allers et retours entre pratique professionnelle et v&#233;cu personnel font avancer et rendent moins b&#234;te. Nos fragilit&#233;s fabriquent nos forces. C'est bien ce qui nous a malmen&#233;s, qui nous fa&#231;onnent. Ce qui a creus&#233; des sillons profonds dans nos corps, qui produit des carapaces protectrices. Et si tout cela nous permettait de travailler avec plus d'intelligence ? De la m&#234;me fa&#231;on que les liens familiaux contraignent et portent, le traumatisme contraint et porte. Faisons-nous confiance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) A publi&#233; Chroniques d'une assistante sociale en milieu m&#233;dico-social, &#201;d. L'Harmattan (2016)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Autisme &#8226; Du r&#233;pit pour les parents</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1253-Autisme-o-Du-repit-pour-les-parents</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1253-Autisme-o-Du-repit-pour-les-parents</guid>
		<dc:date>2019-06-11T08:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
		<dc:subject>1253</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les nouvelles plateformes de r&#233;pit autisme proposent aux parents d'enfants autistes une &#233;coute bienveillante et des temps pour souffler. Rencontre avec la plateforme dr&#244;moise de Valence. &lt;br class='autobr' /&gt;
Initi&#233;es par le 4e plan autisme (2018 - 2022), les plateformes de r&#233;pit autisme sont des dispositifs nouveaux cens&#233;s r&#233;pondre en premier lieu aux besoins des aidants familiaux. Dans le m&#234;me esprit que les plateformes destin&#233;es aux aidants familiaux des personnes &#226;g&#233;es, elles proposent aux parents d'enfants autistes (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Fabrique-du-social" rel="directory"&gt;Fabrique du social&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Autisme" rel="tag"&gt;Autisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1253-" rel="tag"&gt;1253&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les nouvelles plateformes de r&#233;pit autisme proposent aux parents d'enfants autistes une &#233;coute bienveillante et des temps pour souffler. Rencontre avec la plateforme dr&#244;moise de Valence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Initi&#233;es par le 4e plan autisme (2018 - 2022), les plateformes de r&#233;pit autisme sont des dispositifs nouveaux cens&#233;s r&#233;pondre en premier lieu aux besoins des aidants familiaux. Dans le m&#234;me esprit que les plateformes destin&#233;es aux aidants familiaux des personnes &#226;g&#233;es, elles proposent aux parents d'enfants autistes un lieu d'&#233;coute, de r&#233;pit et de ressource. &#192; terme, chaque d&#233;partement devra mettre en place ce service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plateforme dr&#244;moise de Valence a ouvert il y a deux ans. Elle compte deux salari&#233;s, une cadre de sant&#233;, une psychologue et accueille environ soixante-dix familles sur tout le d&#233;partement. Au-del&#224; du soutien psychologique qu'elle apporte &#224; des parents souvent &#233;puis&#233;s, l'&#233;quipe propose aussi des sorties en groupe aux enfants et &#224; leurs parents et, au cas par cas, une pr&#233;sence au domicile en journ&#233;e, en soir&#233;e ou m&#234;me le week-end pour permettre aux parents de r&#233;aliser un projet ou simplement de sortir en couple. La plateforme travaille aussi en lien avec des structures susceptibles d'accueillir l'enfant de mani&#232;re ponctuelle pendant un week-end ou des vacances scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un gar&#231;on autiste a ainsi pu b&#233;n&#233;ficier d'un accueil d'une semaine dans un &#233;tablissement lyonnais, ce qui a permis &#224; sa m&#232;re de partir en vacances seule avec sa fille de 13 ans. &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait un r&#234;ve pour elle, elle n'y croyait pas. Pour la premi&#232;re fois, j'ai pu passer du temps seule avec elle et faire des choses impossibles en pr&#233;sence de mon fils &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne-t-elle. Son fils, &#226;g&#233; de 10 ans, diagnostiqu&#233; autiste, pr&#233;sente aussi des troubles moteurs importants. Apr&#232;s cinq ans de liste d'attente il a enfin &#233;t&#233; admis dans un institut m&#233;dico-&#233;ducatif (Ime). Mais l'accueil se limite &#224; une journ&#233;e plus deux demi-journ&#233;es par semaine car l'&#233;tablissement se dit en difficult&#233; avec l'enfant. Avec l'aide de la plateforme autisme, la maman essaye de compl&#233;ter la prise en charge. La structure finance l'intervention d'une &#233;ducatrice &#224; domicile qui travaille avec une m&#233;thode comportementale de soutien &#224; la communication pour une p&#233;riode d'essai de trois mois. Parall&#232;lement, la maman s'est aussi form&#233;e &#224; une m&#233;thode de communication pour tenter de compl&#233;ter ce travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers la d&#233;sinstitutionnalisation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout r&#233;cemment un rapport de l'ONU appelant &#224; la d&#233;sinstitutionnalisation de la prise en charge du handicap a sem&#233; le trouble chez les travailleurs sociaux et les familles. La rapporteuse Catalina Devandas y parle de &lt;i&gt;&#171; privation de libert&#233; &#187;&lt;/i&gt; pour les enfants et adultes accueillis en institution et appelle &#224; redistribuer les fonds allou&#233;s aux institutions aux services de proximit&#233;. Les plateformes de r&#233;pit autisme s'inscriraient-elles dans cette nouvelle logique politique avant tout motiv&#233;e par des motifs &#233;conomiques ? &lt;i&gt;&#171; On s'oriente effectivement vers des soins de plus en plus ext&#233;rioris&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique Sophie Michon, coordinatrice de la plateforme dr&#244;moise de r&#233;pit autisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2332 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH364/screenshot_36-2-1f3a3.png?1694356448' width='500' height='364' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les parents se disent souvent &#233;puis&#233;s de devoir toujours trouver des solutions nouvelles pour leur enfant. / &#169; S. Daval-MAXPPP&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les r&#233;&#233;ducations (orthophonistes, psychomotriciens, ergoth&#233;rapeutes), les &#233;tablissements orientent d&#233;j&#224; de plus en plus vers le secteur lib&#233;ral. Les prises en charge sont parfois tr&#232;s morcel&#233;es. On demande aux &#233;coles d'int&#233;grer tous les enfants et aux familles de se former. &lt;i&gt;&#171; On va de plus en plus vers des solutions nouvelles, mais ce n'est pas forc&#233;ment une mauvaise chose. On voit par exemple appara&#238;tre un peu partout en France des exp&#233;riences d'habitat partag&#233; pour des adultes handicap&#233;s mentaux &#224; l'autonomie restreinte mais ne n&#233;cessitant pas une prise en charge en foyer&lt;/i&gt;, illustre Sophie Michon. &lt;i&gt;Ces structures pr&#233;sentent l'avantage d'un accompagnement plus l&#233;ger et mutualis&#233;. Les dispositifs d'int&#233;gration, aussi, se multiplient. Nous travaillons par exemple avec des colonies de vacances qui int&#232;grent au cas par cas des enfants handicap&#233;s au sein de groupes d'enfants sans difficult&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Tous ces exemples vont dans le sens d'une meilleure int&#233;gration et cohabitation des personnes handicap&#233;es avec celles valides. Mais les parents ne voient pas forc&#233;ment cette &#233;volution du m&#234;me &#339;il. &lt;i&gt;&#171; En tant que parent je me sens &#233;puis&#233;e de devoir toujours chercher des solutions nouvelles pour mon fils. J'aurais pr&#233;f&#233;r&#233; une prise en charge globale en &#233;tablissement avec tous les intervenants sur place. Aujourd'hui, je me forme pour aider mon fils &#224; mieux communiquer. Mais en tant que parent il y a toujours un c&#244;t&#233; affectif qui entre en jeu. On n'intervient pas de la m&#234;me mani&#232;re qu'un &#233;ducateur &#187;&lt;/i&gt;, explique la maman rencontr&#233;e &#224; la plateforme autisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers une g&#233;n&#233;ralisation ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque de places dans les institutions constitue en g&#233;n&#233;ral la premi&#232;re dol&#233;ance des parents. &lt;i&gt;&#171; Cinq ans sur une liste d'attente pour un institut m&#233;dico-&#233;ducatif repr&#233;sente une dur&#233;e habituelle pour notre d&#233;partement &#187;&lt;/i&gt;, affirme Sophie Michon. C'est long, d'autant plus quand le r&#233;sultat n'est pas &#224; la hauteur des attentes, comme pour la maman rencontr&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Beaucoup de parents viennent aussi avec des demandes d'information. On leur a annonc&#233; le diagnostic d'autisme mais sans leur expliquer ce que c'&#233;tait et ce que cela impliquait. Ils se sentent seuls, ont du mal &#224; se projeter dans l'avenir et sont en demande de rencontres pour partager leurs difficult&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique Sophie Michon. Le travail de la plateforme consiste alors &#224; trouver des solutions pour chaque situation, ce qui n&#233;cessite parfois beaucoup de pers&#233;v&#233;rance. &lt;i&gt;&#171; On vit des hauts et des bas. Parfois, c'est tr&#232;s d&#233;motivant de devoir annoncer aux parents que nous ne comprenons leurs difficult&#233;s, mais que nous n'avons pas de solution. Puis &#224; d'autres moments ils sont reconnaissants du soutien apport&#233;. Ils appr&#233;cient aussi de pouvoir rencontrer d'autres parents qui vivent la m&#234;me chose. Paradoxalement, c'est souvent l'occasion de parler d'autre chose que du handicap de leur enfant &#187;&lt;/i&gt;, raconte Sophie Michon. &lt;i&gt;&#171; Ce que j'appr&#233;cie surtout ici, c'est le fait que l'&#233;quipe cherche &#224; s'adapter &#224; nos besoins. &#192; l'IME, nous sommes oblig&#233;s de nous plier au fonctionnement de l'institution. Ici, on nous &#233;coute d'abord puis on nous aide &#224; trouver des solutions &#224; nos probl&#232;mes &#187;&lt;/i&gt;&#8239;, t&#233;moigne une maman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plateforme dr&#244;moise re&#231;oit aussi parfois des demandes de parents d'enfants avec un autre type de handicap, comme la trisomie 21. Pour ces familles il n'existe malheureusement pas de prise en charge possible. &lt;i&gt;&#171; Mais il se profile l'id&#233;e d'&#233;largir les plateformes &#224; toutes formes de handicaps confondus pour r&#233;pondre &#224; un besoin qui existe partout &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Sophie Michon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces outils d'accompagnement &#224; la carte vont-ils &#224; terme remplacer nos bonnes vieilles institutions aux prises en charge globales ? La tendance semble tendre vers davantage d'efforts demand&#233;s aux parents pour organiser et piloter la prise en charge des intervenants et des financements multiples, mais &#233;galement des tentatives d'inclusion de plus en plus fr&#233;quentes. Il y a en tout cas un point sur lequel professionnels et parents rencontr&#233;s se rejoignent ici : le besoin imp&#233;ratif de formation des intervenants en milieu ordinaire comme les assistantes maternelles, les travailleuses familiales ou encore les auxiliaires de vie scolaire (AVS). Car, sans formation dans le domaine du handicap, ces professionnels restent souvent d&#233;munis face &#224; des enfants qu'ils ne comprennent pas et avec lesquels ils n'arrivent pas &#224; communiquer. L'inclusion est &#233;videmment un objectif louable. Mais pour qu'elle soit r&#233;ussie il faut la pr&#233;parer en amont et non l'improviser au jour le jour !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Publics sp&#233;cifiques</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1253-Publics-specifiques</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1253-Publics-specifiques</guid>
		<dc:date>2019-06-11T07:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>Mission locale</dc:subject>
		<dc:subject>1253</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre aux besoins de leur territoire, les missions locales d&#233;veloppent des actions en direction de certains publics : 16-18 ans, r&#233;fugi&#233;s et migrants. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; &#192; Montpellier, la Mission locale construit des r&#233;ponses en direction des 16-18 ans, en pr&#233;vision de l'obligation de formation pr&#233;vue pour 2020. &#171; L'enjeu est d'abord de les raccrocher, de les motiver &#224; se former, explique Abder Abouitman, directeur op&#233;rationnel. Dans trois quartiers prioritaires nous avons r&#233;uni des partenaires en contact avec (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Angle-droit" rel="directory"&gt;Angle droit&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion-19" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Mission-locale" rel="tag"&gt;Mission locale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1253-" rel="tag"&gt;1253&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre aux besoins de leur territoire, les missions locales d&#233;veloppent des actions en direction de certains publics : 16-18 ans, r&#233;fugi&#233;s et migrants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8226; &#192; Montpellier&lt;/strong&gt;, la Mission locale construit des r&#233;ponses en direction des 16-18 ans, en pr&#233;vision de l'obligation de formation pr&#233;vue pour 2020. &lt;i&gt;&#171; L'enjeu est d'abord de les raccrocher, de les motiver &#224; se former&lt;/i&gt;, explique Abder Abouitman, directeur op&#233;rationnel. &lt;i&gt;Dans trois quartiers prioritaires nous avons r&#233;uni des partenaires en contact avec ces jeunes &#8211; clubs sportifs, associations culturelles et familiales &#8211; sur lesquels on s'appuie pour les ramener vers la formation. &#187;&lt;/i&gt; La ML leur propose ensuite des actions renforc&#233;es &lt;i&gt;&#171; en utilisant le th&#233;&#226;tre, le sport, pour se confronter &#224; eux-m&#234;mes et travailler sur leurs comp&#233;tences transf&#233;rables &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-il. Enfin, un partenariat avec l'&#233;cole de la deuxi&#232;me chance facilite l'admission des 16-18 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8226; &#192; Paris&lt;/strong&gt;, d&#232;s 2016, la ML a mis en place des actions pour un public migrant. &lt;i&gt;&#171; Nous avons accompagn&#233; des r&#233;fugi&#233;s afghans h&#233;berg&#233;s depuis un an mais qui ne parlaient pas un mot de fran&#231;ais, n'avaient pas sign&#233; leur contrat d'int&#233;gration r&#233;publicaine ni ouvert de droits sociaux &#187;&lt;/i&gt;, explique Sabrina Bertrand, responsable des publics sp&#233;cifiques. La ML a mont&#233; pour eux une promotion Garantie jeune associant les cours de fran&#231;ais de l'OFII : Office fran&#231;ais de l'immigration et de l'int&#233;gration (200&#8239;heures) et des activit&#233;s socio culturelles. Il a fallu quatre mois de cours suppl&#233;mentaires pour qu'ils puissent int&#233;grer une formation pr&#233;qualifiante (POEC) au m&#233;tier de couvreur, con&#231;ue en lien avec les Compagnons du devoir, qui a b&#233;n&#233;fici&#233; &#224; trente d'entre eux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
