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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Pour r&#233;gler nos conflits : la non-violence</title>
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		<dc:subject>1242</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Violence et z&#233;nitude &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce n'est pas en cherchant &#224; &#233;viter les conflits que l'on r&#233;ussira &#224; apaiser les tensions et &#224; supprimer les violences interpersonnelles, explique ce manuel de non-violence. C'est en rep&#233;rant les &#233;l&#233;ments d&#233;clencheurs de crise, en d&#233;samor&#231;ant les spirales mim&#233;tiques et en contenant les d&#233;bordements &#233;motionnels. Car si le conflit n'est ni bon ni mauvais en soi, c'est son traitement qui peut s'av&#233;rer destructeur. &lt;br class='autobr' /&gt;
En pleine crise, chacun est s&#251;r d'avoir raison et ne voit gu&#232;re en quoi il a (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1242-" rel="tag"&gt;1242&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton7834-c414c.jpg?1694218872' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Violence et z&#233;nitude&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas en cherchant &#224; &#233;viter les conflits que l'on r&#233;ussira &#224; apaiser les tensions et &#224; supprimer les violences interpersonnelles, explique ce manuel de non-violence. C'est en rep&#233;rant les &#233;l&#233;ments d&#233;clencheurs de crise, en d&#233;samor&#231;ant les spirales mim&#233;tiques et en contenant les d&#233;bordements &#233;motionnels. Car si le conflit n'est ni bon ni mauvais en soi, c'est son traitement qui peut s'av&#233;rer destructeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En pleine crise, chacun est s&#251;r d'avoir raison et ne voit gu&#232;re en quoi il a mal agi : rationaliser, se justifier, moraliser, bl&#226;mer, accuser, culpabiliser, manipuler, interpr&#233;ter, m&#233;priser, se moquer, dire &#224; l'autre ce qu'il devrait penser ou faire sont les premiers r&#233;flexes. Chacun se retrouve comme victime ou agresseur, envahisseur ou envahi, dominant ou domin&#233;, sauveur ou pers&#233;cut&#233;, innocent ou coupable. Face aux d&#233;saccords &#224; l'origine de tout conflit, la posture spontan&#233;e est souvent l'opposition. On peut tout autant se contenter de l'accommodement, en &#171; faisant avec &#187; le diff&#233;rend constat&#233;. Mais il y a aussi place pour la coop&#233;ration, qui cherche &#224; sortir de la confrontation selon une logique de gagnant/gagnant. Cela n&#233;cessite une certaine cr&#233;ativit&#233; : multiplier les options, renoncer au jugement de valeur, &#234;tre pr&#234;t &#224; effectuer un pas de c&#244;t&#233;, proc&#233;der par t&#226;tonnements, laisser le temps de l'incubation. Et, surtout, prendre l'enti&#232;re responsabilit&#233; de son bout de relation, ce qui laisse la possibilit&#233; &#224; l'autre d'en faire autant de son c&#244;t&#233;. C'est l&#224; o&#249; l'intervention d'un tiers m&#233;diateur est utile pour aider &#224; renouer la communication, en permettant &#224; chaque interlocuteur de se positionner, de formuler sa demande, d'accepter ou refuser celle de l'autre, d'exprimer une contre-proposition avec comme ambition non pas de r&#233;gler, mais bien de r&#233;guler le conflit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Pour r&#233;gler nos conflits : la non-violence&lt;br class='autobr' /&gt;
MAN-IFMAN, &#233;d. Chronique Sociale, 2018, (140 p. &#8211; 12&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Violences, risques psychosociaux et travail social</title>
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		<dc:subject>1242</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Passage &#224; l'acte &lt;br class='autobr' /&gt;
La violence peut surgir au c&#339;ur du travail social du fait des usagers, des professionnels, de la prise en charge, mais aussi de l'institution elle-m&#234;me. Elle semble d'abord inh&#233;rente &#224; la population rencontr&#233;e, marqu&#233;e par une accumulation d'&#233;checs, une absence de limites, une intol&#233;rance &#224; la frustration, voire par des troubles psychiatriques. Viennent, ensuite, certains comportements de certains intervenants pouvant adopter des postures arbitraires, donner des r&#233;ponses inadapt&#233;es ou (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L125xH150/arton7832-6383c.jpg?1694218872' width='125' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Passage &#224; l'acte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La violence peut surgir au c&#339;ur du travail social du fait des usagers, des professionnels, de la prise en charge, mais aussi de l'institution elle-m&#234;me. Elle semble d'abord inh&#233;rente &#224; la population rencontr&#233;e, marqu&#233;e par une accumulation d'&#233;checs, une absence de limites, une intol&#233;rance &#224; la frustration, voire par des troubles psychiatriques. Viennent, ensuite, certains comportements de certains intervenants pouvant adopter des postures arbitraires, donner des r&#233;ponses inadapt&#233;es ou se perdre dans l'illusion de la ma&#238;trise absolu &#224; l'&#233;gard des personnes accueillies, d&#233;rives qu'aggravent les risques psychosociaux induits par le burn-out, le stress ou les tensions au travail. Mais c'est aussi le cadre des missions qui est potentiellement violent : usagers soumis au r&#232;gne du normatif, placements r&#233;p&#233;titifs, r&#232;glements rigides&#8230; Quant &#224; l'institution, si l'on excepte celles o&#249; r&#232;gnent l'anomie ou la n&#233;gligence, les rapports de domination ou l'arbitraire, on doit aussi d&#233;noncer cette mont&#233;e de l'id&#233;ologie gestionnaire qui impose &#224; l'humain d'&#234;tre avant tout une ressource au service de la rentabilit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
La soumission des professionnels &#224; une efficience ob&#233;issant aux crit&#232;res du march&#233; ne peut que se traduire par une d&#233;shumanisation de la relation et une mont&#233;e de l'agressivit&#233;. Pour autant, la violence constitue une notion polys&#233;mique, multiple et plurielle dont la relativit&#233; justifie une appr&#233;hension multidimensionnelle. C'est ce que nous propose Ludwig Maquet, &#224; travers un &#233;rudit tour d'horizon qui s'abreuve aux sources tant de la neurophysiologie, de l'&#233;thologie, de l'anthropologie et de la sociologie fonctionnaliste ou marxiste, que de la psychologie sociale, syst&#233;mique ou clinique. De quoi entrer dans la pens&#233;e complexe pour savoir comment mieux (r&#233;)agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Violences, risques psychosociaux et travail social&lt;br class='autobr' /&gt;
Ludwig Maquet, &#233;d. Le social en fabrique, 2018, (105 p. &#8212; 11&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Habitat participatif &#8226; Un long voyage ensemble</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1242-Habitat-participatif-o-Un-long-voyage-ensemble</link>
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		<dc:date>2019-01-08T07:20:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>1242</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans la Loire, six familles issues de la communaut&#233; &#171; gens du voyage &#187; ont con&#231;u et r&#233;alis&#233; un projet d'habitat adapt&#233; &#224; leurs usages, accompagn&#233;es par l'association Soliha dans une d&#233;marche participative. &lt;br class='autobr' /&gt;
Soliha Loire travaille depuis vingt ans &#224; pro&#173;duire des logements d'insertion pour des m&#233;nages d&#233;favoris&#233;s, mal log&#233;s ou sans logement. En 2012, l'association est sollicit&#233;e par les &#233;lus d'une petite commune, Sury-le-Comtal, pour reloger six familles de la communaut&#233; gens du voyage install&#233;es depuis des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1242-" rel="tag"&gt;1242&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans la Loire, six familles issues de la communaut&#233; &#171; gens du voyage &#187; ont con&#231;u et r&#233;alis&#233; un projet d'habitat adapt&#233; &#224; leurs usages, accompagn&#233;es par l'association Soliha dans une d&#233;marche participative.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Soliha Loire travaille depuis vingt ans &#224; pro&#173;duire des logements d'insertion pour des m&#233;nages d&#233;favoris&#233;s, mal log&#233;s ou sans logement. En 2012, l'association est sollicit&#233;e par les &#233;lus d'une petite commune, Sury-le-Comtal, pour reloger six familles de la communaut&#233; gens du voyage install&#233;es depuis des ann&#233;es sur un terrain priv&#233;, sans sanitaires adapt&#233;s et en conflit avec le voisinage. &lt;i&gt;&#171; Bien que s&#233;dentaris&#233;s depuis trente ans, ces m&#233;nages ne voulaient pas quitter leur caravane pour un logement social classique, jug&#233; inadapt&#233; &#224; leur mode de vie &#187;&lt;/i&gt;, rappelle Delphine Laurent, directrice adjointe en charge de l'insertion par le logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2572 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH313/capture_d_ecran_2021-02-08_a_13.36.34-f3ffc.png?1694218872' width='500' height='313' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour concevoir un habitat p&#233;renne r&#233;pondant &#224; leurs besoins, Soliha choisit d'associer les familles tout au long du projet. &lt;i&gt;&#171; Cette approche participative est indispensable pour qu'ils puissent s'approprier le logement &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-elle. La premi&#232;re &#233;tape &#8211; la plus longue &#8211; a &#233;t&#233; de construire un partenariat institutionnel et financier et de faire valider le concept d'&#171; habitat adapt&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des ateliers participatifs r&#233;unissant les familles et l'&#233;quipe projet &#8211; architecte, designer, sociologue et travailleur social &#8211; ont permis de conna&#238;tre les attentes et d'expliquer les contraintes. &lt;i&gt;&#171; Toutes les familles voulaient pouvoir conserver l'habitat caravane en guise de chambre&lt;/i&gt;, rapporte Delphine Laurent, &lt;i&gt;donc nous avons ajout&#233; &#224; chaque logement individuel un auvent permettant d'abriter une caravane. &#187;&lt;/i&gt; Les futurs habitants ont travaill&#233; sur les maquettes, dispos&#233; le b&#226;ti, les caravanes, d&#233;cid&#233; la r&#233;partition des familles et l'orientation des modules sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pour ce premier logement en dur il fallait proposer quelque chose d'&#233;volutif,&lt;/i&gt; explique Delphine Laurent. &lt;i&gt;Chaque module comprend une cuisine, une pi&#232;ce &#224; vivre et une mezzanine ouverte que les familles pourront facilement am&#233;nager en chambre si elles abandonnent l'habitat caravane. Le fait de pouvoir d&#233;cider plus tard les rassurait. &#187;&lt;/i&gt; Cet am&#233;nagement minimal &#233;tait aussi un moyen de r&#233;duire les co&#251;ts de construction, afin de permettre un loyer tr&#232;s bas, sur lequel Soliha s'&#233;tait engag&#233; pour limiter les risques d'impay&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ateliers participatifs portaient aussi sur le fonctionnement des &#233;quipements, les droits et obligations des locataires, et la r&#233;daction d'un r&#232;glement int&#233;rieur. &lt;i&gt;&#171; Les familles ont d&#251; trouver un autre lieu pour leur activit&#233; de ferraillage, interdite sur le nouveau site, et d&#233;barrasser le terrain qu'elles occupaient pr&#233;c&#233;demment,&lt;/i&gt; explique Delphine Laurent. &lt;i&gt;On a aussi travaill&#233; sur le paiement du loyer, le risque d'expulsion, et on a accompagn&#233; l'entr&#233;e dans le logement par un travailleur social pour les ouvertures de droits. &#187;&lt;/i&gt; Le financement par pr&#234;t locatif aid&#233; d'insertion (PLAI) permet un loyer tr&#232;s bas. &lt;i&gt;&#171; Pour le plus petit module, de 35&#8239;m2 +&#8239;mezzanine, le loyer est de 255&#8239;&#8364;, ce qui avec les APL fait un reste &#224; charge de 13&#8239;&#8364; pour la famille &#187;&lt;/i&gt;, souligne-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux ans apr&#232;s, le relogement a fonctionn&#233; : les familles sont toujours l&#224;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Exp&#233;rimentations urbaines &#8226; Le Perou et tous ses habitants</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1242-Experimentations-urbaines-o-Le-Perou-et-tous-ses-habitants</link>
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		<dc:date>2019-01-08T07:20:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>1242</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'association PEROU &#8211; P&#244;le d'exploration des ressources urbaines &#8211; intervient sur demande aupr&#232;s de populations mal log&#233;es, personnes exil&#233;es, sans abri ou habitants de bidonvilles, sous forme d'ateliers et de r&#233;sidence. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nos m&#233;tropoles occidentales d&#233;bordent de corps en trop, de rebuts humains &#233;pars : expuls&#233;s d'ici comme d'ailleurs. &#187; Ce cons&#173;tat de l'association PEROU l'am&#232;ne &#224; s'interroger sur la disparition de ce qui est le propre d'une ville : &#171; les pratiques de l'accueil et de la solidarit&#233;, des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1242-" rel="tag"&gt;1242&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'association PEROU &#8211; P&#244;le d'exploration des ressources urbaines &#8211; intervient sur demande aupr&#232;s de populations mal log&#233;es, personnes exil&#233;es, sans abri ou habitants de bidonvilles, sous forme d'ateliers et de r&#233;sidence.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nos m&#233;tropoles occidentales d&#233;bordent de corps en trop, de rebuts humains &#233;pars : expuls&#233;s d'ici comme d'ailleurs. &#187;&lt;/i&gt; Ce cons&#173;tat de l'association PEROU l'am&#232;ne &#224; s'interroger sur la disparition de ce qui est le propre d'une ville :&lt;i&gt; &#171; les pratiques de l'accueil et de la solidarit&#233;, des espaces et des gestes qui font l'hospitalit&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Ce P&#244;le d'exploration des ressources urbaines se veut un&lt;i&gt; &#171; laboratoire&#8230;. de recherche-action sur la ville hostile &#187;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;&#171; au service de la multitude d'ind&#233;sirables &#187;&lt;/i&gt;, jamais consid&#233;r&#233;s comme des habitants &#224; part enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association, convaincue que &lt;i&gt;&#171; construire vaut mieux que d&#233;truire &#187;&lt;/i&gt;, intervient &#224; la demande de riverains ou d'associations, en cas de conflits, de menaces d'expulsion ou de destruction d'habitat. &lt;i&gt;&#171; On voit bien que l'expulsion syst&#233;matique des bidonvilles fait se p&#233;renniser les situations, puisque un bidonville d&#233;truit se reconstruit 500 m&#232;tres plus loin, encore plus pr&#233;caire qu'avant,&lt;/i&gt; explique S&#233;bastien Thiery, politologue fondateur et coordinateur de PEROU. &lt;i&gt;Notre action est d'accompagner ce qui s'invente, ce qui se construit dans ces lieux et d'outiller les habitants pour qu'ils puissent en sortir. &#187;&lt;/i&gt; En fonction de chaque projet, les quelques permanents de l'association mobilisent diff&#233;rents partenaires &#8211; architectes, sociologues, artistes, associations, chercheurs &#8211; qui travaillent en r&#233;sidence, en &#233;tant pr&#233;sents sur le lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que PEROU est intervenu de 2012 &#224; 2014 aupr&#232;s des habitants roms des bidonvilles de Ris-Orangis et Grigny. Apr&#232;s un travail d'observation, son action a &#233;t&#233; de d&#233;velopper les liens qui existaient avec les gens de l'ext&#233;rieur. &lt;i&gt;&#171; Car c'est en intensifiant les relations avec l'ext&#233;rieur et en changeant les repr&#233;sentations sur ce lieu qu'on allait pouvoir sortir du bidonville,&lt;/i&gt; explique S&#233;bastien Thiery. &lt;i&gt;Pour accueillir les habitants de Ris qui venaient ici proposer des ateliers et des cours, les occupants ont voulu construire des &#233;quipements, pour que &#231;a soit tr&#232;s propre et pr&#233;sentable, et le chantier a commenc&#233; comme &#231;a. &#187;&lt;/i&gt; S'ensuivirent des travaux d'assainissement pour &#233;vacuer les d&#233;chets, la boue, les rats, puis la construction d'espaces communs (&#171; ambassade &#187;, &#171; chapelle &#187;, &#171; cin&#233;ma &#187;, &#171; place des f&#234;tes &#187;), douches, toilettes s&#232;ches, installation de syst&#232;mes d'a&#233;ration et d'extincteurs sur les baraquements. &lt;i&gt;&#171; Par retournement du propos habituel, le bidonville n'&#233;tait plus un corps plaintif, &#233;tranger, inhospitalier, mais un lieu vivant et invitant, qui faisait l'hospitalit&#233; &#224; ceux de la Ville &#187;&lt;/i&gt;, ajoute le politologue. D'autres actions &#8211; &#233;v&#233;nements publics, mobilisation des acteurs locaux, r&#233;alisation de films, d'un livre collectif, de 40&#8239;CV et d'un imagier pour enfants &#8211; ont cr&#233;&#233; de nouvelles conditions de n&#233;gociation avec les pouvoirs publics, aboutissant &#224; un projet d'insertion et &#224; la cr&#233;ation d'un lieu d'accueil en sortie de bidonville. Cela a pris deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part les deux municipalit&#233;s ne nous soutenaient pas du tout, on nous a oppos&#233; des menaces, des interdictions, des CRS&lt;/i&gt;, souligne S&#233;bastien Thi&#233;ry, &lt;i&gt;il a fallu du temps pour qu'ils comprennent l'utilit&#233; de notre action et finissent par nous associer &#224; la ma&#238;trise d'ouvrage du nouveau lieu d'accueil. &#187;&lt;/i&gt; Cela n'a pas emp&#234;ch&#233; les proc&#233;dures d'expulsion. Le nouveau centre d'accueil a accueilli 50 personnes, tandis que 100 autres ont d&#251; reconstruire un bidonville un peu plus loin. &lt;i&gt;&#171; Finalement, en deux ans, 100 personnes ont pu rejoindre le logement social alors qu'elles &#233;taient sur le territoire depuis dix ans, expuls&#233;es tous les trois mois de leur bidonville ! &#187;&lt;/i&gt;, pointe le coordinateur. Le PEROU a publi&#233; un guide pratique sur sa d&#233;marche et l'a envoy&#233; &#224; 3 500 maires, &lt;i&gt;&#171; les m&#234;mes maires auxquels M. Estrosi avait envoy&#233; son guide sur &#8220;comment on expulse&#8221; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Avignon, le PEROU a &#233;t&#233; contact&#233; par le collectif de sans-abri &#171; Casa &#187;, qui g&#232;re un CHRS et un accueil de nuit avec l'aide de travailleurs sociaux. Il &#233;tait en conflit avec deux h&#244;tels de luxe souhaitant d&#233;loger des personnes sans abri install&#233;es sur un parking, sous leurs fen&#234;tres. Le PEROU y a construit un b&#226;timent en terre et paille, provisoire, en attendant d'investir un b&#226;timent voisin, l'ancien centre de tri postal, de 3 000&#8239;m2. &lt;i&gt;&#171; On s'est interrog&#233; sur le r&#244;le et la place d'un centre d'h&#233;bergement, et on a voulu en faire non pas un lieu sp&#233;cifique et clos, mais un lieu ouvert, r&#233;unissant de multiples usages, qui participe &#224; l'int&#233;gration des personnes h&#233;berg&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, rapporte S&#233;bastien Thi&#233;ry. Le projet a mobilis&#233; une trentaine d'associations locales qui ont souhait&#233; y installer des espaces de travail, un restaurant, une sc&#232;ne de th&#233;&#226;tre, une cr&#232;che, un atelier r&#233;paration v&#233;lo,&#8239;etc. &lt;i&gt;&#171; Les h&#244;tels de luxe &#233;taient int&#233;ress&#233;s par une cr&#232;che pour les enfants des femmes de m&#233;nage, cela a permis de trouver un int&#233;r&#234;t commun alors qu'on &#233;tait parti d'un affrontement. &#187;&lt;/i&gt; Le groupe a communiqu&#233; autour du projet, pr&#233;sent&#233; la maquette &#224; la municipalit&#233; et organis&#233; une grande f&#234;te. Ensuite le PEROU a pass&#233; la main aux associations locales, et le processus de rachat du b&#226;timent est encore en cours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la &#171; jungle &#187; de Calais, en 2015 et 2016, alors que 3 000 personnes habitent ce territoire, y ont construit des magasins, restaurants, lieux de culte, &#233;coles, conseil des exil&#233;s, le PEROU intervient autour de deux actions. La premi&#232;re est d'&#233;diter un faux magazine municipal avec les habitants du campement, distribu&#233; dans les rues du centre-ville, sur &lt;i&gt;&#171; Calais, capitale europ&#233;enne de l'hospitalit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crivant d'autres avenirs possibles. L'autre action a &#233;t&#233; de recenser, d&#233;crire et documenter par un travail de recherche toutes les constructions, les initiatives n&#233;es dans la jungle. &lt;i&gt;&#171; Pour rapporter cette puissance d'agir, patrimonialiser ce qui s'est construit, et t&#233;moigner qu'il y avait bien l&#224; une urbanit&#233; &#8211; c'est-&#224;-dire tout ce qui fait une ville &#8211; qui a &#233;t&#233; &#233;rig&#233;e et d&#233;truite,&lt;/i&gt; explique le politologue, &lt;i&gt;tout a &#233;t&#233; conserv&#233; par le Frac (1) Centre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le m&#234;me esprit, le PEROU a entrepris en 2017 d'inventorier tous les gestes d'hospitalit&#233; afin de les faire inscrire au patrimoine immat&#233;riel mondial de l'humanit&#233;. Une proc&#233;dure a &#233;t&#233; engag&#233;e aupr&#232;s de l'Unesco. &lt;i&gt;&#171; Nous avons r&#233;uni des t&#233;moignages venus de toute la France, et 39 contributions de penseurs, de juristes, pour faire reconna&#238;tre le geste d'hospitalit&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Le premier tome a &#233;t&#233; publi&#233; en octobre 2018 et le collectif en a lu des extraits lors de l'exposition &#171; Persona grata &#187;, qui se tient jusqu'au 20 janvier &#224; Paris (2).-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; -&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(1) Frac : Fonds r&#233;gional d'art contemporain.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Au Mac Val et &#224; la Cit&#233; de l'immigration.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#201;cologie urbaine et insertion &#8226; L'autre Paris</title>
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&lt;p&gt;Laur&#233;at du concours &#171; R&#233;inventer Paris &#187;, le projet &#171; la ferme du rail &#187; r&#233;unira un CHRS, une activit&#233; de production agricole et d'insertion et un restaurant ouvert au public. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour am&#233;nager une parcelle de 1 400&#8239;m2 situ&#233;e entre le canal de l'Ourcq et l'ancienne voie ferr&#233;e de la Petite Ceinture, le concours &#171; R&#233;inventer Paris &#187; a choisi un projet &#224; la fois social et &#233;cologique. &#171; Son originalit&#233; est de m&#233;langer les usages et les publics &#187;, indique Clara Simay, l'architecte qui a mont&#233; le projet avec la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Laur&#233;at du concours &#171; R&#233;inventer Paris &#187;, le projet &#171; la ferme du rail &#187; r&#233;unira un CHRS, une activit&#233; de production agricole et d'insertion et un restaurant ouvert au public.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour am&#233;nager une parcelle de 1 400&#8239;m2 situ&#233;e entre le canal de l'Ourcq et l'ancienne voie ferr&#233;e de la Petite Ceinture, le concours &#171; R&#233;inventer Paris &#187; a choisi un projet &#224; la fois social et &#233;cologique. &lt;i&gt;&#171; Son originalit&#233; est de m&#233;langer les usages et les publics &#187;&lt;/i&gt;, indique Clara Simay, l'architecte qui a mont&#233; le projet avec la paysagiste M&#233;lanie Drevet. Dans un futur &#238;lot de verdure &#8211; avec potager, arbres fruitiers, bassin de filtration des eaux de pluie, mare naturelle, plateforme de compostage et poulailler &#8211; seront implant&#233;s 15 places d'h&#233;bergement en CHRS, 5 logements &#233;tudiants, un restaurant qui cuisinera les productions locales et sera la cantine des personnes h&#233;berg&#233;es, et des activit&#233;s d'insertion autour de l'agriculture et de l'&#233;cologie urbaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous avons crois&#233; les besoins du quartier &#8211; d'espaces verts, d'&#233;conomie circulaire &#8211; et ceux des personnes exclues, afin de traiter ensemble les questions sociales et environnementales &#187;&lt;/i&gt;, explique Fr&#233;d&#233;ric Laupr&#232;tre, pr&#233;sident de l'association Bail pour tous, ma&#238;tre d'ouvrage du projet. &lt;i&gt;&#171; Pour des personnes en errance et en grande pr&#233;carit&#233; qui n'ont jamais travaill&#233;, il &#233;tait int&#233;ressant de proposer un h&#233;bergement et un support de travail sur un m&#234;me lieu &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet a &#233;t&#233; mont&#233; avec deux associations, Travail et vie et Atoll 75, dont les salari&#233;s en insertion ont &#233;t&#233; associ&#233;s d&#232;s le d&#233;but du chantier, en mars 2018. Apij-Bat, entreprise d'insertion sp&#233;cialis&#233;e en &#233;co-construction, intervient &#233;galement. Elle participera aux travaux d'isolation paille, bardage bois ext&#233;rieur, et cloisons. &lt;i&gt;&#171; Le recours &#224; des entreprises d'insertion n&#233;cessite d'adapter les plannings, on veille &#224; &#234;tre soutenant, &#224; ce que la pression ne soit pas trop forte et que l'ambiance sur le chantier soit conviviale &#187;&lt;/i&gt;, explique Clara Simay. Mais sur la dimension &#233;cologique, les entreprises d'insertion sont plut&#244;t en avance : &lt;i&gt;&#171; Elles sont plus sensibles au r&#233;emploi des mat&#233;riaux et se positionnent depuis longtemps sur des activit&#233;s de recyclage et de r&#233;cup&#233;ration &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-elle. Les techniques ont &#233;t&#233; choisies pour limiter l'impact carbone et la consommation &#233;nerg&#233;tique. Les murs et toitures des b&#226;timents (1) seront v&#233;g&#233;talis&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activit&#233; de compostage a d&#233;j&#224; d&#233;marr&#233; : &#171; &lt;i&gt;&#8239;Tous les jours un salari&#233; en insertion collecte &#224; v&#233;lo &#233;lectrique les &#171; bio-d&#233;chets &#187; dans des restaurants et cr&#232;ches du quartier et les ajoute au compost qui doit servir d'engrais aux cultures de la ferme &#187;&lt;/i&gt;, explique Soline Canneva, charg&#233;e de d&#233;veloppement &#224; Travail et Vie. Les plantations en bacs ont &#233;galement commenc&#233;. &#192; terme, les salari&#233;s en insertion participeront &#224; toutes les activit&#233;s : cultures de l&#233;gumes, arbres fruitiers, champignonni&#232;re, restaurant, g&#233;r&#233; par une entreprise solidaire les Marmites Volantes. &lt;i&gt;&#171; Cela permet de diversifier nos supports d'activit&#233;s, nos salari&#233;s pourront animer des ateliers, &#234;tre au contact du public, ce qui est rare dans les chantiers d'insertion &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le volet architectural, il y a eu des &#233;changes avec les &#233;ducateurs de Bail pour tous et d'Atoll 75 autour de la conception et des usages du futur CHRS. Les discussions ont port&#233; sur l'agencement et le mobilier des chambres et sur les diff&#233;rents niveaux d'intimit&#233; :&lt;i&gt; &#171; Entre l'espace privatif de la chambre et les espaces collectifs, nous avons plaid&#233; pour un espace interm&#233;diaire, qui n'existe pas dans les CHRS, pour prendre ses repas sans aller au r&#233;fectoire &#187;&lt;/i&gt;, explique l'architecte. La circulation dans le b&#226;timent incite &#224; traverser les espaces communs. Enfin, les protagonistes ont privil&#233;gi&#233; la qualit&#233; : &lt;i&gt;&#171; Noblesse des mat&#233;riaux, robustesse, p&#233;rennit&#233;, luminosit&#233;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Clara Simay, &lt;i&gt;m&#234;me si le m&#232;tre carr&#233; revient plus cher, bien s&#251;r. &#187;&lt;/i&gt; En plus des financements publics habituels, le projet a obtenu des fonds priv&#233;s ainsi que 600 000&#8239;&#8364; du programme d'investissements d'avenir du gouvernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; -&lt;br class='autobr' /&gt;
(1) &lt;i&gt;Les constructions comprennent : une serre de production, &lt;br class='autobr' /&gt;
un restaurant de 137m2, un CHRS sur 369m2, une r&#233;sidence sociale &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;tudiante de 124m2.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Agriculture urbaine &#8226; Une ferme au pied des HLM</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1242-Agriculture-urbaine-o-Une-ferme-au-pied-des-HLM</link>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>1242</dc:subject>

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&lt;p&gt;La municipalit&#233; de Gennevilliers a am&#233;nag&#233; des parcelles de jardin et un lieu ressource sur l'&#233;cologie pour amener lien social et mixit&#233; au c&#339;ur d'un quartier prioritaire. Pari r&#233;ussi. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'effervescence cet apr&#232;s-midi dans &#171; l'Agrocit&#233; &#187;, au pied des tours du quartier des Agnettes, &#224; Gennevilliers. &#171; J'anime des visites avec des classes de seconde, et les b&#233;n&#233;voles du groupe cuisine pr&#233;parent un grand repas pour demain, avec des l&#233;gumes bio r&#233;cup&#233;r&#233;s &#187;, explique Clarisse, la m&#233;diatrice sociale et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La municipalit&#233; de Gennevilliers a am&#233;nag&#233; des parcelles de jardin et un lieu ressource sur l'&#233;cologie pour amener lien social et mixit&#233; au c&#339;ur d'un quartier prioritaire. Pari r&#233;ussi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est l'effervescence cet apr&#232;s-midi dans &#171; l'Agrocit&#233; &#187;, au pied des tours du quartier des Agnettes, &#224; Gennevilliers. &lt;i&gt;&#171; J'anime des visites avec des classes de seconde, et les b&#233;n&#233;voles du groupe cuisine pr&#233;parent un grand repas pour demain, avec des l&#233;gumes bio r&#233;cup&#233;r&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique Clarisse, la m&#233;diatrice sociale et environnementale, pr&#233;sente cinq jours par semaine. Sur une surface de 1 000&#8239;m2, la micro-ferme urbaine r&#233;unit 48 parcelles individuelles, attribu&#233;es aux habitants adh&#233;rents de l'association, une parcelle collective o&#249; sont organis&#233;s des ateliers de permaculture, une plateforme de compostage et un poulailler. &lt;i&gt;&#171; Le b&#226;timent est une &#233;co-construction en bois, avec toilettes s&#232;ches, panneaux photovolta&#239;ques et bassin de r&#233;cup&#233;ration des eaux de pluie, avec une cuisine, une serre et une salle multi-usages &#187;&lt;/i&gt;, ajoute la m&#233;diatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2577 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH398/capture_d_ecran_2021-02-08_a_13.58.54-93183.png?1694218873' width='500' height='398' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet &#171; d'Agrocit&#233; &#187; a &#233;t&#233; propos&#233; par l'Atelier d'architecture autog&#233;r&#233;e (AAA), dans le cadre de sa strat&#233;gie de transition &#233;cologique &#171; R-Urban &#187;, qui vise &#224; &lt;i&gt;&#171; donner les moyens aux habitants de produire et consommer autrement &#187; (voir encadr&#233;)&lt;/i&gt;. Le maire de Gennevilliers (PCF), qui a fait de l'agriculture urbaine un axe fort de son programme, s'est propos&#233; d'accueillir ce projet, pr&#233;c&#233;demment implant&#233; &#224; Colombes. Objectif de la municipalit&#233; ? &lt;i&gt;&#171; Sensibiliser les habitants aux probl&#233;matiques &#233;cologiques en cr&#233;ant un p&#244;le de ressources et un lieu de convivialit&#233; dans un quartier populaire &#187;&lt;/i&gt;, explique Thomas Balavoine, directeur du service pour l'environnement. &lt;i&gt;&#171; Un projet de r&#233;novation urbaine &#233;tait d&#233;j&#224; pr&#233;vu dans ce quartier prioritaire, pour y apporter verdure et mixit&#233; sociale,&lt;/i&gt; explique Pascal Boudier, directeur g&#233;n&#233;ral adjoint &#224; la vie de la cit&#233;, &lt;i&gt;l'Agrocit&#233; &#233;tait l'occasion de mobiliser les gens autour d'un projet concret et d'un lieu partag&#233;, vecteur de lien social. &#187;&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#171; Nous avons impliqu&#233; les associations et les riverains d&#232;s le d&#233;but, par des visites de chantier, des &#233;changes de graines, des formations au compost &#187;&lt;/i&gt;, explique Lisa Bertrand, charg&#233;e de mission agriculture urbaine &#224; la mairie. D&#232;s l'ouverture en avril 2018, les habitants se sont empar&#233;s du lieu.&lt;i&gt; &#171; On compte 160 adh&#233;rents, dont un noyau dur qui vient presque tous les jours,&lt;/i&gt; rapporte-t-elle, &lt;i&gt;chaque semaine une dizaine d'ateliers sont organis&#233;s par des b&#233;n&#233;voles : permaculture, cuisine, r&#233;paration de v&#233;lo, mais aussi tricot, peinture, sophrologie. &#187;&lt;/i&gt; Le projet visait aussi la r&#233;appropriation de l'espace urbain par les habitants : &lt;i&gt;&#171; On a &#233;t&#233; surpris de n'avoir aucune difficult&#233; avec les jeunes en bas des immeubles, aucune d&#233;gradation sur le lieu, ni pendant ni apr&#232;s le chantier &#187;&lt;/i&gt;, souligne Pascal Boudier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2579 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH381/capture_d_ecran_2021-02-08_a_13.59.39-644e2.png?1694218873' width='500' height='381' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif est d'arriver &#224; une forme d'autogestion du lieu par les habitants. Pour accompagner la prise en main, la municipalit&#233; a embauch&#233; pour trois ans une m&#233;diatrice sur un poste d'adulte-relais. &lt;i&gt;&#171; J'aide les gens &#224; s'organiser pour faire fonctionner le lieu, plusieurs collectifs se sont cr&#233;&#233;s &#8211; jardin, &#233;v&#233;nements, cuisine, administration &#8211;, chacun peut s'investir et trouver sa place, m&#234;me ceux qui n'ont pas de parcelle &#224; cultiver &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise-t-elle. Hamid, habitu&#233; du lieu, ne d&#233;mentira pas : &lt;i&gt;&#171; Je viens pour le c&#244;t&#233; convivial et festif, j'organise r&#233;guli&#232;rement le BBQ du samedi, &#224; 4&#8239;&#8364; le menu, et j'ai lanc&#233; un atelier bricolage pour la fabrication du poulailler, il faut prendre des initiatives, les gens n'ont pas l'habitude. &#187;&lt;/i&gt; Deux fois par semaine un repas partag&#233; est pr&#233;par&#233; par le collectif &#171; cuisine &#187; avec des invendus de Biocoop.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les classes populaires sont les moins sensibilis&#233;es &#224; l'&#233;cologie, qui est per&#231;ue comme un luxe,&lt;/i&gt; souligne R&#233;mi Buscot, r&#233;f&#233;rent AAA, &lt;i&gt;or dans un quartier &#224; faibles revenus, o&#249; beaucoup de gens ne travaillent pas, l'Agrocit&#233; offre une convivialit&#233; et des loisirs peu co&#251;teux. &#187;&lt;/i&gt; Catherine, habitante du quartier depuis quarante ans et retrait&#233;e active dans le groupe &#171; cuisine &#187;, confirme : &lt;i&gt;&#171; Je n'ai jamais mang&#233; autant de l&#233;gumes de ma vie ! &#187;&lt;/i&gt;, se r&#233;jouit-elle. &lt;i&gt;&#171; Sur le plan alimentaire, permettre aux gens de consommer ce qu'ils plantent, c'est du circuit plus que court, c'est mettre l'&#233;cologie &#224; la port&#233;e de tous &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Lisa Bertrand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et la d&#233;marche rayonne bien au-del&#224; du quartier : &lt;i&gt;&#171; Au printemps on a accueilli toutes les semaines des enfants et animateurs du p&#233;riscolaire pour des ateliers avec la permacultrice, cet automne on a eu un projet avec le lyc&#233;e, et des h&#244;pitaux nous sollicitent pour du jardinage th&#233;rapeutique. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2578 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH112/capture_d_ecran_2021-02-08_a_13.59.14-64911.png?1694218873' width='500' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'ouverture &#224; la concurrence</title>
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&lt;p&gt;Les deux sociologues, sp&#233;cialistes des questions touchant &#224; l'exclusion sociale, mettent au jour les luttes de pouvoirs qui &#233;chappent aux professionnels de premi&#232;re ligne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous avez travaill&#233; ensemble sur une recherche action en lien avec un projet de maraude sociale et sanitaire &#224; Paris. Une maraude de plus ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Anne Petiau. L'int&#233;r&#234;t de cette maraude est d'associer dans la m&#234;me &#233;quipe des professionnels du social et du sanitaire sp&#233;cialement mobilis&#233;s autour des gares. Mais il est vrai que de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1242-" rel="tag"&gt;1242&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les deux sociologues, sp&#233;cialistes des questions touchant &#224; l'exclusion sociale, mettent au jour les luttes de pouvoirs qui &#233;chappent aux professionnels de premi&#232;re ligne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2559 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH133/capture_d_ecran_2021-02-08_a_10.41.22-f8ccb.png?1694218873' width='500' height='133' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez travaill&#233; ensemble sur une recherche action en lien avec un projet de maraude sociale et sanitaire &#224; Paris. Une maraude de plus ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne Petiau. L'int&#233;r&#234;t de cette maraude est d'associer dans la m&#234;me &#233;quipe des professionnels du social et du sanitaire sp&#233;cialement mobilis&#233;s autour des gares. Mais il est vrai que de nombreuses maraudes se d&#233;ploient sur le terrain, chacune avec sa sp&#233;cialit&#233;. Les uns vont s'adresser aux jeunes, les autres aux personnes avec des conduites addictives&#8230; sans toujours voir qu'elles s'adressent parfois aux m&#234;mes personnes. On sait que cette profusion de maraudeurs sur certains territoires peut conduire &#224; une sur-sollicitation des personnes &#224; la rue, qui peuvent manifester un rejet de la proposition d'aide. Alain Mercuel &#233;voque ces panneaux affich&#233;s par des personnes sans abri : &#171; chien m&#233;chant &#187;, &#171; ici pas de demande &#187; (1). Un projet de coordination existe depuis 2009 et a &#233;t&#233; confi&#233; au Samu social de Paris en 2016 dans le cadre du SIAO (service int&#233;gr&#233; de l'accueil et de l'orientation) urgence. Rien que sur le quartier concern&#233; par notre recherche-action, la F&#233;d&#233;ration des acteurs de la solidarit&#233; (FAS ex-FNARS) &#206;le-de-France a d&#233;nombr&#233; pas moins de 17 maraudes officielles, sans pr&#233;tendre &#224; l'exhaustivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment les travailleurs sociaux per&#231;oivent-ils cette multiplicit&#233; des acteurs sur le terrain ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne Petiau. C'est plut&#244;t la non-demande des personnes &#224; la rue qui interroge les professionnels de terrain. Dans notre recherche-action nous avons rencontr&#233; et travaill&#233; avec des &#233;quipes pluridisciplinaires de plusieurs associations et services publics Ce qui frappe avant tout ces acteurs, c'est que certaines personnes &#224; la rue refusent l'aide qui leur est propos&#233;e ou ne s'en saisissent que partiellement. Si nous identifions, dans notre analyse, une concurrence des acteurs g&#233;n&#233;rant des effets de segmentation et de saturation institutionnelle pour les personnes sans abri, les travailleurs sociaux y voyaient plut&#244;t celle d'une coexistence n&#233;cessaire des acteurs pour couvrir l'ensemble des besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette notion de &#171; non-demande &#187; des sans-abri n'est pas nouvelle&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne Petiau. C'est effectivement un probl&#232;me r&#233;guli&#232;rement point&#233; par les acteurs de l'urgence sociale et qui est toujours au c&#339;ur de leurs pr&#233;occupations sur le terrain. Les sociologues ont travaill&#233; sur ces questions. Aujourd'hui, la notion de &#171; non-recours &#187; permet de renouveler la r&#233;flexion et surtout de la placer dans le contexte politique et social alors que les acteurs mobilisent spontan&#233;ment une vision tr&#232;s individualis&#233;e et psychologisante des personnes et des probl&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce &#224; dire que rien n'a boug&#233; dans le secteur de l'urgence sociale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie Loison. Au contraire, le secteur s'est &#233;norm&#233;ment transform&#233; sur les plans organisationnel, &#233;conomique et politique. Les &#233;volutions du secteur et la volont&#233; de coordonner les actions viennent moins d'une r&#233;flexion sur cette mise en concurrence des acteurs que sur la notion de parcours des personnes, impuls&#233;e dans le sillage des Enfants de Don Quichotte (2). L'objectif de fluidifier les parcours entre dispositifs d'urgence et dispositifs d'insertion s'est impos&#233; avec l'id&#233;e de non-remise &#224; la rue. Cela a donn&#233; la cr&#233;ation des SIAO urgences et insertion. La coordination des acteurs est partie de l&#224;, mais elle a fait l'impasse sur la question de la concurrence entre les associations, qui doivent jouer leur carte dans la course aux financements tout en essayant de se coordonner avec les autres. Conclusion : la concurrence sur le terrain n'a gu&#232;re disparu. D&#233;sormais, les mastodontes associatifs se partagent le &#171; march&#233; &#187;. &#192; c&#244;t&#233; &#233;mergent quelques &#171; start up &#187; qui se saisissent de nouvelles niches. Par ailleurs, l'animation et la r&#233;gulation sont de plus en plus d&#233;l&#233;gu&#233;es par les pouvoirs publics. &#192; Paris, le Samu social va maintenant g&#233;rer les deux SIAO, insertion et urgence, la coordination des maraudes, et dispose de son propre outil d'observation. Il se trouve de fait en position d'expert monopolistique. M&#234;me la connaissance sur le nombre et la situation des personnes sans abri fait l'objet d'une lutte de pouvoirs pour l'acc&#232;s aux financements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;que vous brossez&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie Loison. Les publics se sont diversifi&#233;s mais les questions qui se posent sur le terrain ont peu &#233;volu&#233;. On ferait m&#234;me plut&#244;t marche arri&#232;re tant les repr&#233;sentations sociales des personnes &#224; la rue tendent &#224; se simplifier. Il y a pr&#233;cis&#233;ment un enjeu de connaissance fine des publics pr&#233;caris&#233;s. Et celle-ci se construit dans un dialogue entre terrain et recherche, car les travailleurs sociaux et les chercheurs apportent des regards et des analyses compl&#233;mentaires. Or le travail produit depuis plus de vingt ans est en voie d'aplanissement. M&#234;me dans les repr&#233;sentations sociales des sans-abri, on a l'impression d'un retour en arri&#232;re : seule compte la pauvret&#233; qui se voit. Ce qui se traduit par une focalisation des pouvoirs publics sur l'urgence. Les donn&#233;es de l'INED et de l'INSEE (3) sur les utilisateurs des services d'aide aux personnes sans domicile ou mal log&#233;es montrent pourtant combien les situations sont diverses et complexes. Ce qui appelle &#224; une politique ambitieuse et de long terme, alors qu'on en est toujours &#224; la politique du thermom&#232;tre, avec l'agitation de la mise &#224; l'abri quand vient l'hiver.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_2560 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH301/capture_d_ecran_2021-02-08_a_10.41.39-ffad3.png?1694218873' width='400' height='301' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Une maraude du Samu social et de la Croix rouge &#224; Aix en Provence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que deviennent les travailleurs sociaux dans cet &#233;chiquier ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie Loison. Les travailleurs sociaux et les associations, qui ont acquis des savoirs pr&#233;cieux, sont ringardis&#233;s par la nouvelle configuration du secteur, marqu&#233; par le suppos&#233; dynamisme du new public management et de l'entrepreneuriat social. C'est encore une autre mani&#232;re de d&#233;l&#233;gitimer les travailleurs sociaux, toujours plus en d&#233;ficit de reconnaissance. La solidarit&#233; citoyenne vient aussi isoler les professionnels. Par exemple avec des applications qui mettent en relation des sans-abri et des h&#233;bergeurs volontaires. On fait croire &#224; la soci&#233;t&#233; civile qu'elle peut et doit pallier les probl&#232;mes sociaux et les d&#233;ficiences du secteur alors que les professionnels du social sont l&#224; et sont le plus souvent bien, et de mieux en mieux, form&#233;s pour r&#233;pondre &#224; la question sociale. Le vrai probl&#232;me est en fait politique. Et par ailleurs on entend peu les travailleurs sociaux eux-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est cette d&#233;l&#233;gitimation qui selon vous explique le peu de place prise par les travailleurs sociaux de terrain dans les d&#233;bats ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie Loison. Les travailleurs sociaux ont du mal &#224; se f&#233;d&#233;rer car ils travaillent dans des secteurs tr&#232;s diff&#233;rents (handicap, enfance en danger, exclusion, protection judiciaire,&#8239;etc.). Comme d'autres travailleurs de premi&#232;re ligne (infirmiers, policiers,&#8239;etc.), ils ont peu de reconnaissance salariale et sociale et sont pressuris&#233;s par leurs conditions de travail qui ne leur permettent pas toujours de consid&#233;rer les questions &#224; grande &#233;chelle. Pour tenir le coup dans ce m&#233;tier difficile il faut y trouver du sens. On le trouve s&#251;rement plus en se concentrant sur les situations des personnes r&#233;ellement rencontr&#233;es, au cas par cas, que dans l'actuel projet politique de soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; -&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(1) Alain Mercuel, souffrance psychique des sans-abri, &#233;d. Odile Jacob, 2012.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) En 2006, l'installation de tentes le long du canal Saint Martin par les Enfants de Don Quichotte interpelle les pouvoirs publics sur les conditions de vie des personnes sans xabri.&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Enqu&#234;te aupr&#232;s des personnes fr&#233;quentant les services d'h&#233;bergement ou de distribution de repas &#8211; 2012 : &lt;a href=&#034;http://www.insee.fr&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.insee.fr&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le cri du peuple</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pauvret&#233;</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Vous avez remarqu&#233; les gilets jaunes, s&#251;rement. Pastoureau va avoir du boulot, quoique, les go&#251;ts et les couleurs sont comme les coups et les douleurs, &#231;a s'&#233;coute&#8230; Alors le jaune c'est tendance et, pendant que la plupart continuent &#224; courir apr&#232;s la reconnaissance, apr&#232;s le pouvoir, apr&#232;s leur femme, certains s'arr&#234;tent au p&#233;age et regardent la folie passer. Mais c'est &#231;a le pouvoir, rester immobile et n'attendre personne. Je vais tenter d'&#233;laguer un peu le temps pour voir comment chaque mouvement, chaque (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1242-" rel="tag"&gt;1242&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Vous avez remarqu&#233; les gilets jaunes, s&#251;rement. Pastoureau va avoir du boulot, quoique, les go&#251;ts et les couleurs sont comme les coups et les douleurs, &#231;a s'&#233;coute&#8230; Alors le jaune c'est tendance et, pendant que la plupart continuent &#224; courir apr&#232;s la reconnaissance, apr&#232;s le pouvoir, apr&#232;s leur femme, certains s'arr&#234;tent au p&#233;age et regardent la folie passer. Mais c'est &#231;a le pouvoir, rester immobile et n'attendre personne. Je vais tenter d'&#233;laguer un peu le temps pour voir comment chaque mouvement, chaque douleur sociale peut s'inscrire dans l'histoire. Quand quelqu'un me dit Ne me faites pas d'histoire, je suis toujours &#233;tonn&#233; par l'&#233;quivoque. Donc, je vais partir des Lumi&#232;res et de Voltaire : &lt;i&gt;&#171; La tol&#233;rance &#224; l'heure actuelle, c'est le fourre-tout. C'est l'adh&#233;sion &#224; une sorte de neutralit&#233; philosophique sans mener le combat intellectuel contre le fanatisme &#187; &lt;/i&gt; et aussi &lt;i&gt;&#171; Que r&#233;pondre &#224; un homme qui vous dit qu'il aime mieux ob&#233;ir &#224; Dieu qu'aux hommes et qui en cons&#233;quence est s&#251;r de m&#233;riter le ciel en vous &#233;gorgeant ? &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On demande &#224; Louise Michel si elle a l'intention de participer et d'emmerder longtemps les autorit&#233;s avec ses vell&#233;it&#233;s de libert&#233;, en un mot si elle a conscience d'&#234;tre une femme. Elle prendra six ans de placard pour cette r&#233;ponse : &lt;i&gt;&#171; Je suis toujours avec les mis&#233;rables, le peuple meurt de faim. Eh bien, moi j'ai pris le drapeau noir et j'ai &#233;t&#233; dire que le peuple &#233;tait sans travail et sans pain, voici mon crime. &#187;&lt;/i&gt; Je vous parlerai d'un homme combl&#233; et aussi passionn&#233; de justice : &lt;i&gt;&#171; Il s'est &#233;lev&#233; contre toutes les erreurs judiciaires de l'Ancien R&#233;gime, ami des Noirs, il lutte contre l'esclavage et la traite. Ami des protestants et des Juifs, il milite pour la reconnaissance de leur citoyennet&#233;, adversaire de la peine de mort il soutient la cause de l'abolition, il est le seul &#224; r&#233;clamer pour les femmes l'&#233;galit&#233; enti&#232;re des droits. &#187;&lt;/i&gt; &#201;lisabeth et Robert Badinter lui rendent hommage dans leur ouvrage Condorcet : un intellectuel en politique. Jean Jaur&#232;s dira de lui : &lt;i&gt;&#171; il fait partie du patrimoine de la R&#233;publique. &#187;&lt;/i&gt; Les combats des Lumi&#232;res furent men&#233;s pendant un temps, mais apr&#232;s il y a eu la Shoah et apr&#232;s avoir march&#233; sur de la terre battue, nous avons march&#233; sur du sable mouvant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre Eros et Thanatos nous avons affaire &#224; cette pulsion qui travaille silencieusement et vise &#224; la destruction. Je ne sais pourquoi, mais me revient en m&#233;moire la condition ouvri&#232;re o&#249; les patrons &#244;taient leur chapeau pour saluer leurs ouvriers. Car ni Marx ni Proudhon en &#233;tayant les syst&#232;mes de pens&#233;e n'ont pu, bien que si int&#233;ressants, am&#233;liorer la condition des ouvriers. Pourtant la culture reste un moyen pour lutter contre l'oppression, elle est peut-&#234;tre m&#234;me la seule chose qui nous reste de sacr&#233;. On pr&#234;te &#224; G&#246;ring, bras droit de Hitler, cette pens&#233;e virile : &lt;i&gt;&#171; Quand j'entends le mot culture je sors mon revolver. &#187;&lt;/i&gt; Y a-t-il un savoir chez chaque &#234;tre humain, y compris pour les plus d&#233;favoris&#233;s ? Je suis l&#224; au p&#233;age apr&#232;s avoir discut&#233; avec des hommes et des femmes comme moi qui ne gagnent pas ce qu'ils devraient. De l&#224; vient un syst&#232;me qui les emp&#234;che de vivre. Ces personnes ont pos&#233; un acte de r&#233;sistance aujourd'hui en rapport au racisme de classe dont ils sont victimes. Face &#224; la pieuvre n&#233;olib&#233;rale, priv&#233;s de consommation donc priv&#233;s d'identit&#233;, ils se sont arr&#234;t&#233;s au p&#233;age avec leurs gilets et ont pos&#233; un regard instituant en regardant la folie passer. Leur pr&#233;sence se situe donc du c&#244;t&#233; de la pulsion de vie. France d'en haut, France d'en bas, la barbarie, qu'est-ce que c'est ? Il faut prendre l'argent &#224; ceux qui d&#233;j&#224; n'en ont pas trop et d&#233;truire le lien social. On finit dans notre pays par d&#233;tester la libert&#233; sous toute ses formes, alors &#224; quoi bon la culture, &#224; quoi bon les penseurs, les artistes ? Nous sommes pluriels ne l'oublions pas. Avec les gilets jaunes, l'air de rien, le vent souffle de col&#232;re, &#231;a marque un jour nouveau, l'humanit&#233; n'est peut-&#234;tre pas si d&#233;traqu&#233;e. Des hommes et des femmes qui disent simplement que la m&#233;taphysique n'a jamais rempli un ventre affam&#233;. Ils marchent &#224; l'int&#233;rieur, on attend quelque chose au pays de Voltaire et d'Hugo, dialectique du gilet jaune.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Dire, pour (et) ne pas agir</title>
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		<dc:subject>Int&#233;gration scolaire</dc:subject>
		<dc:subject>1242</dc:subject>

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&lt;p&gt;On assiste actuellement &#224; un &#233;tonnant ph&#233;nom&#232;ne de simultan&#233;it&#233; avec une c&#233;l&#233;bration intense de l'&#233;cole et de la soci&#233;t&#233; inclusive, et l'existence opini&#226;tre de nombreuses et graves difficult&#233;s v&#233;cues par les &#233;l&#232;ves handicap&#233;s et leur famille &#224; faire concr&#233;tiser au quotidien le droit, inclusif, de leur enfant &#224; aller &#224; l'&#233;cole dans des conditions satisfaisantes. Le r&#233;el r&#233;siste au discours. Et pourtant&#8230; Les mots ont ce pouvoir, extraordinaire et &#233;trange, de faire advenir des r&#233;alit&#233;s. Cette conception du langage se (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On assiste actuellement &#224; un &#233;tonnant ph&#233;nom&#232;ne de simultan&#233;it&#233; avec une c&#233;l&#233;bration intense de l'&#233;cole et de la soci&#233;t&#233; inclusive, et l'existence opini&#226;tre de nombreuses et graves difficult&#233;s v&#233;cues par les &#233;l&#232;ves handicap&#233;s et leur famille &#224; faire concr&#233;tiser au quotidien le droit, inclusif, de leur enfant &#224; aller &#224; l'&#233;cole dans des conditions satisfaisantes. Le r&#233;el r&#233;siste au discours. Et pourtant&#8230; Les mots ont ce pouvoir, extraordinaire et &#233;trange, de faire advenir des r&#233;alit&#233;s. Cette conception du langage se trouve v&#233;rifi&#233;e de mani&#232;re paroxystique aujourd'hui avec le ph&#233;nom&#232;ne des fake news (les infox), o&#249; le discours pr&#233;tend d&#233;lib&#233;r&#233;ment informer d'une v&#233;rit&#233; dont la r&#233;alit&#233; n'est construite que dans le discours &#233;mis. C'est un peu ce qui se produit dans un discours inclusif sur l'&#233;cole, qui masque l'absence chronique de mise en place de facilitateurs de l'inclusion sur le terrain. &lt;i&gt;L'&#233;cole de l'inclusion ou l'&#233;cole de la gesticulation&lt;/i&gt; avait titr&#233; la revue ASH &#224; propos du suivi des mesures annonc&#233;es par la conf&#233;rence de presse &lt;i&gt;Ensemble pour l'&#233;cole inclusive&lt;/i&gt; du 18&#8239;juillet 2018. Et c'est bien l'impression que donne ce ph&#233;nom&#232;ne, de cr&#233;er une v&#233;rit&#233; par le discours sans que l'on voie la r&#233;alit&#233; changer, ou m&#234;me sans que l'on sache si la volont&#233; de changement n'est pas davantage dans le discours que dans la r&#233;alit&#233;, en parlant au pr&#233;sent de l'indicatif de choses qui ne sont ni advenues ni r&#233;alis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mystification&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'est certes pas inutile de marteler &#224; longueur d'intervention le principe et la volont&#233; d'une &#233;cole inclusive et de l'inclusion des &#233;l&#232;ves en situation de handicap dans l'&#233;cole : cela contribue ind&#233;niablement au changement de regard et de repr&#233;sentations sur les &#233;l&#232;ves handicap&#233;s, cela contribue aussi vraisemblablement &#224; la prise d'initiatives incluantes par les enseignants et les autres &#233;l&#232;ves. Mais l'omnipr&#233;sence du discours a &#233;galement un autre objectif, celui de se satisfaire de ce discours, d'occuper l'espace afin de faire croire que le discours positif sur l'inclusion refl&#232;te une r&#233;alit&#233; inclusive. C'est ainsi que cette conf&#233;rence de presse pr&#233;sente toutes les avanc&#233;es de l'inclusion depuis une ann&#233;e de gouvernement, des mesures annonc&#233;es comme fondamentales et susceptibles de mettre en &#339;uvre des changements radicaux, mais qui sont essentiellement des mesures de concertation. La description des PIAL (P&#244;les inclusifs d'accompagnement localis&#233;s), nouvelle mesure innovante favorisant l'inclusion, est particuli&#232;rement indigente dans son contenu, sans que l'on sache en quoi ils se distinguent et sont plus performants que les ULIS (Unit&#233;s localis&#233;es pour l'inclusion scolaire). Une telle utilisation du langage am&#232;ne &#224; utiliser de fausses informations, ou &#224; les transformer pour faire du discours tenu une v&#233;ritable infox. Ainsi, il fut annonc&#233; la cr&#233;ation d'une dizaine de milliers de poste d'AESH, alors que nombre d'entre eux &#233;taient d&#233;j&#224; en poste sous le statut d'AVS. Le discours politique tenu rel&#232;ve donc d'une certaine mystification : s'il ne cr&#233;e pas une r&#233;alit&#233; d'inclusion, le discours inclusif omnipr&#233;sent fait fonction de cr&#233;ation de l'inclusion, laissant de c&#244;t&#233; les mesures concr&#232;tes n&#233;cessaires &#224; sa r&#233;alisation et &#224; son av&#232;nement. Dire dispense d'agir, dire est une mani&#232;re de se dispenser d'agir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Docu &#8226; La Borde, Oury et la psychose</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1242-Docu-o-La-Borde-Oury-et-la-psychose</link>
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		<dc:date>2019-01-08T07:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>1242</dc:subject>

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&lt;p&gt;Il y a vingt ans, dans La Moindre des choses (documentaire de Nicolas Philibert, 1997, Lien Social n&#176; 388), le r&#233;alisateur plantait sa cam&#233;ra &#224; la clinique de La Borde, haut lieu de la psychoth&#233;rapie institutionnelle. Au fur et &#224; mesure de la pr&#233;paration d'une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre exigeante &#8211; Op&#233;rette, de Gombrowicz &#8211;, r&#233;sidents et soignants confondus, le film &#233;voquait la vie quotidienne de ce lieu atypique. Ici, dans ce Sous-bois des insens&#233;s, son fondateur, le psychiatre - psychanalyste Jean Oury, &#233;voque le (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a vingt ans, dans &lt;i&gt;La Moindre des choses&lt;/i&gt; (documentaire de Nicolas Philibert, 1997, Lien Social n&#176; 388), le r&#233;alisateur plantait sa cam&#233;ra &#224; la clinique de La Borde, haut lieu de la psychoth&#233;rapie institutionnelle. Au fur et &#224; mesure de la pr&#233;paration d'une pi&#232;ce de th&#233;&#226;tre exigeante &#8211; Op&#233;rette, de Gombrowicz &#8211;, r&#233;sidents et soignants confondus, le film &#233;voquait la vie quotidienne de ce lieu atypique. Ici, dans ce Sous-bois des insens&#233;s, son fondateur, le psychiatre - psychanalyste Jean Oury, &#233;voque le lieu qu'il a cr&#233;&#233; en 1953 et dirig&#233; jusqu'&#224; sa mort, en 2014. Depuis son bureau, capharna&#252;m de bouquins, de photos, d'objets, il raconte une vie pass&#233;e &#224; accueillir la psychose, la folie. Se revendiquant de l'h&#233;ritage de Fran&#231;ois Tosquelles, avec qui il travailla &#224; Saint-Alban, il transmet, selon la r&#233;alisatrice, &lt;i&gt;&#171; la complexit&#233; d'une pens&#233;e toujours plus &#233;labor&#233;e au plus proche d'une pratique clinique quotidienne &#187;&lt;/i&gt;. Ce grand connaisseur de la psychose nous expose, avec humour, espi&#232;glerie parfois, douceur et po&#233;sie toujours, la conception et la mise en pratique de la psychoth&#233;rapie institutionnelle, sur laquelle il s'appuiera toute sa vie. Une d&#233;marche avant tout humaniste, venue en heureuse alternative, &#224; la fin de la Seconde Guerre mondiale, &#224; la brutalit&#233; asilaire qui laissait mourir, abandonn&#233;s et intern&#233;s, des dizaines de milliers de personnes. Outre les concepts psychanalytiques qu'il explicite, Jean Oury fait appel &#224; la philosophie, &#224; la litt&#233;rature et &#224; l'Histoire. Tout cela est d'autant plus passionnant que, tel Fernand Deligny &#8211; &#224; qui il fait penser sur ce plan-l&#224; &#8211;, il se moque efficacement de toutes les &lt;i&gt;Hautes autorit&#233;s&lt;/i&gt; et autres administrations tatillonnes, si &#233;loign&#233;es du terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sous-bois des insens&#233;s &#8211; Une travers&#233;e avec Jean Oury&lt;br class='autobr' /&gt;
Documentaire de Martine Deyres. 89 minutes. Sortie le 5 d&#233;cembre 2018. Pour organiser des projections, s'adresser &#224; : esperanzaproductions2@gmail.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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