<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=957&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; quoi pensent les autistes ? </title>
		<link>https://www.lien-social.com/1236-Voyage-sous-l-iceberg</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1236-Voyage-sous-l-iceberg</guid>
		<dc:date>2021-07-29T08:01:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
		<dc:subject>1236</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Voyage sous l'iceberg &lt;br class='autobr' /&gt;
Les premi&#232;res pages de Martin Joubert sont limpides. Dommage que la suite ne le soit pas toujours. La pathologie de l'autisme, affirme-t-il, se caract&#233;rise par une tr&#232;s grande vari&#233;t&#233; de tableaux cliniques. Celui qu'il nous d&#233;crit renvoie &#224; cet ab&#238;me de perplexit&#233;, auquel certaines personnes vivant avec ce syndrome sont confront&#233;es, quand elles font face &#224; l'expression d'une &#233;motion qui repr&#233;sente pour elles un continent myst&#233;rieux, une terre &#233;trang&#232;re et un univers de non-sens. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Autisme" rel="tag"&gt;Autisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1236-" rel="tag"&gt;1236&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton7865-886f0.png?1694177474' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Voyage sous l'iceberg&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res pages de Martin Joubert sont limpides. Dommage que la suite ne le soit pas toujours. La pathologie de l'autisme, affirme-t-il, se caract&#233;rise par une tr&#232;s grande vari&#233;t&#233; de tableaux cliniques. Celui qu'il nous d&#233;crit renvoie &#224; cet ab&#238;me de perplexit&#233;, auquel certaines personnes vivant avec ce syndrome sont confront&#233;es, quand elles font face &#224; l'expression d'une &#233;motion qui repr&#233;sente pour elles un continent myst&#233;rieux, une terre &#233;trang&#232;re et un univers de non-sens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2631 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L236xH386/screenshot_69-3b80e.png?1694177474' width='236' height='386' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vivant avec une pens&#233;e concr&#232;te et dans un espace-temps marqu&#233; par une temporalit&#233; tant r&#233;versible que circulaire, elles ne peuvent acc&#233;der &#224; cette identification qui leur permettrait d'articuler imaginaire et symbolique et ainsi de se repr&#233;senter ce que l'autre ressent. Elles compensent cette carence par une relation de collage et d'adh&#233;sivit&#233;, chaque aspect du r&#233;el &#233;tant trait&#233; isol&#233;ment l'un de l'autre, les bouts de corps, les orifices et les surfaces ne pouvant &#234;tre reli&#233;s dans une image corporelle globale. C'est dans le rapport continuit&#233;/discontinuit&#233; psychique qu'elles tentent d'organiser leur exp&#233;rience corpo-affective et de d&#233;velopper les contenus de leur pens&#233;e. Leurs mouvements r&#233;p&#233;titifs doivent &#234;tre compris comme un repli temporaire leur permettant de faire face &#224; l'afflux d'excitation et de contr&#244;ler leur pulsionnalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soignant, continue l'auteur, doit supporter de se trouver perdu et accepter de vivre dans la perplexit&#233; et le d&#233;sarroi, sans chercher &#224; se raccrocher aux branches du premier arbre th&#233;orique venu. Mais c'est exactement le contraire qu'il fait : pour &#233;tayer un sch&#233;ma conceptuel quelque peu abscons pour les non-initi&#233;s, Martin Joubert s'appuie sur de nombreuses vignettes cliniques, dont ce suivi d'un enfant men&#233; de ses 3 ans &#224; ses 13 ans, illustrant plut&#244;t une cure sans fin qu'une fin de cure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#192; quoi pensent les autistes ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Martin Joubert, &#233;d. Gallimard, 2017, (159 p. -21&#8239;&#8364;)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vivre avec l'autisme, une exp&#233;rience relationnelle Guide &#224; l'usage des soignants</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1236-En-prenant-bien-soin</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1236-En-prenant-bien-soin</guid>
		<dc:date>2021-07-29T08:00:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
		<dc:subject>1236</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En prenant bien soin Juan Larb&#225;n Vera nous propose ici un ouvrage didactique utilisant une argumentation solide &#233;chappant &#224; l'herm&#233;tisme trop souvent n&#233;buleux des psychanalystes. Pourtant, il reprend une rh&#233;torique souvent critiqu&#233;e. Les causes de l'autisme nous demeurent en grande partie inconnues, explique Bernard Golse dans sa pr&#233;face ? Pas pour l'auteur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si on ne peut &#233;carter les facteurs environnementaux et g&#233;n&#233;tiques, les causes essentielles sont &#224; rechercher du c&#244;t&#233; des soins primaires, du style (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Autisme" rel="tag"&gt;Autisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1236-" rel="tag"&gt;1236&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton7864-a919b.png?1694177474' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En prenant bien soin&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Juan Larb&#225;n Vera nous propose ici un ouvrage didactique utilisant une argumentation solide &#233;chappant &#224; l'herm&#233;tisme trop souvent n&#233;buleux des psychanalystes. Pourtant, il reprend une rh&#233;torique souvent critiqu&#233;e. Les causes de l'autisme nous demeurent en grande partie inconnues, explique Bernard Golse dans sa pr&#233;face ? Pas pour l'auteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si on ne peut &#233;carter les facteurs environnementaux et g&#233;n&#233;tiques, les causes essentielles sont &#224; rechercher du c&#244;t&#233; des soins primaires, du style d'&#233;ducation et de la qualit&#233; des interactions dont b&#233;n&#233;ficie le b&#233;b&#233; dans les premi&#232;res ann&#233;es de sa vie. Le sch&#233;ma simpliste de la culpabilit&#233; maternelle ou parentale ne tient pas la route, continue Bernard Golse ? L'auteur, en est persuad&#233; : quand il y a de trop fortes stimulations de la part des parents, le b&#233;b&#233; peut &#234;tre amen&#233; &#224; se prot&#233;ger en s'isolant et en se d&#233;connectant de la relation &#224; autrui. Quand leurs stimulations sont insuffisantes, il se r&#233;fugie dans l'auto sensorialit&#233;, pour compenser ces carences. C'est l&#224; la source de l'autisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; tout-psychanalyse &#187; a &#233;chou&#233;, comme &#233;choueront le &#171; tout-&#233;ducatif &#187; et le &#171; tout-r&#233;&#233;ducatif &#187;, seule une prise en charge multidimensionnelle pouvant faire progresser l'enfant, affirme Bernard Golse. L'auteur ne pr&#233;conise que la psychoth&#233;rapie analytique centr&#233;e sur les interactions entre les parents et le b&#233;b&#233; pour changer le style interactif qui nourrit le trouble autistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2630 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L410xH654/screenshot_68-8628e.png?1694177475' width='410' height='654' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, il incrimine, aux c&#244;t&#233;s des parents, les soignants quand ils participent au d&#233;saccordage interactif et la soci&#233;t&#233; qui n'agit pas assez pr&#233;cocement. Mais, selon lui, aucun d&#233;terminisme ne saurait absoudre les &#234;tres humains de leur d&#233;cisions et responsabilit&#233;s individuelles. Au premier rang desquels se trouvent&#8230; les parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vivre avec l'autisme, une exp&#233;rience relationnelle&lt;br class='autobr' /&gt;
Guide &#224; l'usage des soignants&lt;br class='autobr' /&gt;
Juan Larb&#225;n Vera, &#233;d. &#233;r&#232;s, 2016, (257 p. - 23&#8239;&#8364;)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Justice &#8226; Peine sociale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1236-Justice-o-Peine-sociale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1236-Justice-o-Peine-sociale</guid>
		<dc:date>2018-10-02T07:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>1236</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Virginie Gautron, juriste nantaise reconnue, passe par la sociologie pour mieux comprendre les destin&#233;es de d&#233;linquants pass&#233;s devant les tribunaux du Grand Ouest. Elle d&#233;montre comment les jugements p&#233;naux sont aussi des jugements sociaux. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment avez-vous travaill&#233; sur la question des discriminations dans les tribunaux ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Au d&#233;part, notre recherche ne portait pas sp&#233;cifiquement sur la question des discriminations. L'objectif &#233;tait d'&#233;tudier l'&#233;volution des politiques p&#233;nales en mati&#232;re de d&#233;lits (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Justice" rel="tag"&gt;Justice&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1236-" rel="tag"&gt;1236&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Virginie Gautron, juriste nantaise reconnue, passe par la sociologie pour mieux comprendre les destin&#233;es de d&#233;linquants pass&#233;s devant les tribunaux du Grand Ouest. Elle d&#233;montre comment les jugements p&#233;naux sont aussi des jugements sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2625 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH194/screenshot_63-2-8397c.png?1694177475' width='500' height='194' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment avez-vous travaill&#233; sur la question des discriminations dans les tribunaux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, notre recherche ne portait pas sp&#233;cifiquement sur la question des discriminations. L'objectif &#233;tait d'&#233;tudier l'&#233;volution des politiques p&#233;nales en mati&#232;re de d&#233;lits sur la d&#233;cennie 2000-2010 (1). Dans les juridictions, ce sont les juges du si&#232;ge qui d&#233;cident des peines. Mais au fil du temps de plus en plus de pouvoir a &#233;t&#233; accord&#233; aux magistrats du parquet et aux procureurs concernant la petite et moyenne d&#233;linquance. Pour &#233;tudier les diff&#233;rences de traitement selon le lieu de la proc&#233;dure judiciaire, avec une dizaine de chercheurs (juristes, sociologues et psychosociologues) nous avons travaill&#233; sur cinq tribunaux correctionnels du Grand Ouest. Pour chacune des 7500 affaires &#233;pluch&#233;es, nous avons recueilli des donn&#233;es sur les faits commis, sur la proc&#233;dure de jugement, sur les peines&#8230; et des donn&#233;es socio-d&#233;mographiques sur les auteurs pour croiser le profil de la personne et le type de condamnation. En parall&#232;le, nous avons men&#233; plus d'une soixantaine d'entretiens qualitatifs avec des magistrats, des policiers, des &#233;lus locaux, des travailleurs sociaux et des responsables associatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Et quelles discriminations judicaires avez-vous mises au jour ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on se contente de croiser le type de proc&#233;dure et le profil, on se rend compte que les personnes n&#233;es &#224; l'&#233;tranger ou celles qui n'ont pas de domicile fixe, font l'objet de proc&#233;dures plus r&#233;pressives : elles sont plus souvent condamn&#233;es &#224; des peines d'emprisonnement ferme. Globalement les populations les plus marginalis&#233;es sont plus s&#233;v&#232;rement trait&#233;es par le syst&#232;me p&#233;nal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il faut manier avec prudence les tris crois&#233;s de ces deux variables : on ne peut r&#233;fl&#233;chir toutes choses &#233;gales par ailleurs puisque les parcours des publics sont tous diff&#233;rents. Il faut donc proc&#233;der &#224; des analyses statistiques plus complexes, en incluant d'autres variables comme les ant&#233;c&#233;dents judiciaires, l'emploi ou le logement. Le r&#233;sultat est moins flagrant qu'en tri crois&#233; mais r&#233;v&#232;le aussi une incidence des marqueurs sociaux. Par exemple, les personnes qui n'ont pas d'emploi, toutes choses &#233;gales par ailleurs, ont 1,5 plus de chances d'&#234;tre condamn&#233;es &#224; une peine ferme. Les personnes sans domicile et n&#233;es &#224; l'&#233;tranger risquent trois fois plus d'&#234;tre jug&#233;es en comparution imm&#233;diate et cinq fois plus d'&#234;tre plac&#233;es en d&#233;tention provisoire. Or quand on passe en comparution imm&#233;diate ou en d&#233;tention provisoire, les peines de prison ferme sont huit fois plus fr&#233;quentes. En effet les juges du si&#232;ge ont tendance &#224; aller dans le sens du juge de la d&#233;tention et de la libert&#233;, pour valider la p&#233;riode de d&#233;tention ant&#233;rieure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au-del&#224; du constat chiffr&#233;, comment s'explique ce traitement plus s&#233;v&#232;re des personnes &#233;conomiquement et socialement fragiles ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'emploi, on peut consid&#233;rer que c'est de la discrimination n&#233;gative &#224; l'&#233;gard de ceux qui n'en ont pas. Ou au contraire de la discrimination positive &#224; l'encontre de ceux qui en ont un : on &#233;vite de prononcer un emprisonnement ferme &#224; leur encontre, de peur de les exclure du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les personnes sans domicile et le public n&#233; &#224; l'&#233;tranger, ce sont les garanties de repr&#233;sentation qui jouent. En effet quand le parquet lance une proc&#233;dure, il est inquiet de savoir si la personne sera l&#224; lors de l'audience, ce qui peut &#234;tre plus compliqu&#233; pour des personnes &#224; la rue ou avec des attaches &#224; l'&#233;tranger. Le parquet utilise donc plus souvent la comparution imm&#233;diate et la d&#233;tention provisoire, pour s'assurer de leur pr&#233;sence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2626 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH521/screenshot_64-2-2979d.png?1694177475' width='500' height='521' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette tendance est-elle le fait des magistrats ou du syst&#232;me judiciaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est certes un traitement discriminatoire, mais il ne faut pas pour autant conclure sur le racisme des parquetiers&#8230; Ce sont en effet plut&#244;t des discriminations syst&#233;miques reproduites par le syst&#232;me p&#233;nal. Et qui aboutissent &#224; la surrepr&#233;sentation des personnes socialement d&#233;favoris&#233;es parmi les pr&#233;venus en comparution imm&#233;diate, en d&#233;tention provisoire et parmi les condamn&#233;s &#224; la prison ferme. Notre boulot est de sensibiliser les citoyens et surtout les magistrats pr&#234;ts &#224; nous &#233;couter, qu'ils aient conscience des m&#233;canismes qui se jouent. Il y a notamment un gros travail &#224; faire sur la comparution imm&#233;diate. Certains magistrats le disent d'ailleurs lucidement : &#171; la comparution imm&#233;diate est la justice des pauvres et des &#233;trangers. &#187; Le beau principe de l'individualisation des peines permet que la sanction ne soit pas la m&#234;me pour un gros voleur qui gagne 4 000&#8239;euros par mois et une femme qui vole pour nourrir ses enfants. Mais cela se retourne contre les plus en difficult&#233;s socialement, la justice contribuant aux clivages. Ce d&#233;voiement questionne forc&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans la prolongation de cette premi&#232;re &#233;tude, vous continuez actuellement &#224; travailler sur les discriminations judiciaires envers les plus marginalis&#233;s&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois sur l'articulation justice-sant&#233;, dans le cadre des obligations des soins p&#233;nalement ordonn&#233;s. Pour cette nouvelle &#233;tude en cours, je dirige une &#233;quipe d'une quinzaine de chercheurs. Nous nous penchons, toujours avec la m&#234;me m&#233;thode, sur 2 500 affaires de juridictions du Grand Ouest et parisiennes, avec trois types de crimes et d&#233;lits : infractions li&#233;es aux stup&#233;fiants, violences sexuelles et violences conjugales. Nous nous int&#233;ressons &#224; l'&#233;volution du prononc&#233; de ces obligations de soins, sur une p&#233;riode s'&#233;tendant de 1980 &#224; 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les premi&#232;res conclusions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se dessine, c'est qu'en France nous avons une lecture tr&#232;s morale. Souffrir de pathologies comme l'alcoolisme, la toxicomanie ou de troubles psychiatriques est plus une circonstance aggravante qu'att&#233;nuante. Se jouent des discriminations entra&#238;n&#233;es par la peur et le jugement moral. La tendance est l&#224; aussi de condamner plus lourdement ces personnes, plut&#244;t que de prononcer un sursis avec obligation de soins. D'autant que ces marqueurs de sant&#233; se cumulent souvent avec des facteurs sociaux&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est, selon vous, le r&#244;le de l'accompagnement social pour cette population marginalis&#233;e pass&#233;e devant les tribunaux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de mes &#233;tudes, j'ai men&#233; des entretiens avec des agents de probation, des &#233;ducateurs PJJ ou encore de centres de soin, d'accompagnement et de pr&#233;vention en addictologie (csapa). La justice, le sanitaire et le social sont des mondes qu'il me semble indispensable de d&#233;cloisonner. Le c&#339;ur de ma nouvelle &#233;tude se place &#224; l'articulation de la justice et de la sant&#233;, mais la r&#233;insertion des personnes jug&#233;es ne peut fonctionner que si l'articulation existe aussi avec le secteur social. En prison, au moins 7&#8239;% des d&#233;tenus sont schizophr&#232;nes, 20&#8239;% psychotiques, un tiers avec un probl&#232;me d'alcool et un tiers de drogue. Il faut une prise en charge &#224; la sortie de l'h&#244;pital ou de la prison. Or, depuis des ann&#233;es, le but des politiques publiques est de punir pour satisfaire une opinion publique favorable &#224; l'enfermement et aux peines r&#233;pressives. L'argent va aux prisons plus qu'au reste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) La r&#233;ponse p&#233;nale, dix ans de traitement des d&#233;lits, coordonn&#233;e par Jean Danet, PUF Rennes, 2013.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Soufiane ou la d&#233;sinvolture ch&#226;ti&#233;e</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1236-Soufiane-ou-la-desinvolture-chatiee</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1236-Soufiane-ou-la-desinvolture-chatiee</guid>
		<dc:date>2018-10-02T07:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1236</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#201;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e dans un service d'accompagnement m&#233;dico-social pour adultes handicap&#233;s (SAMSAH), j'accompagne Soufiane. Il est congolais. Il a connu un parcours chaotique : une arriv&#233;e en France compliqu&#233;e, des passages &#224; la rue, des &#233;pisodes psychotiques, des hospitalisations. Un diagnostic de schizophr&#233;nie a &#233;t&#233; pos&#233;. Soufiane est suivi par ma structure depuis plusieurs ann&#233;es, au d&#233;but sans papiers, &#224; la limite de l'expulsion, aujourd'hui en r&#232;gle. Soufiane vivait dans un h&#244;tel social gr&#226;ce &#224; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicapes" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1236-" rel="tag"&gt;1236&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e dans un service d'accompagnement m&#233;dico-social pour adultes handicap&#233;s (SAMSAH), j'accompagne Soufiane. Il est congolais. Il a connu un parcours chaotique : une arriv&#233;e en France compliqu&#233;e, des passages &#224; la rue, des &#233;pisodes psychotiques, des hospitalisations. Un diagnostic de schizophr&#233;nie a &#233;t&#233; pos&#233;. Soufiane est suivi par ma structure depuis plusieurs ann&#233;es, au d&#233;but sans papiers, &#224; la limite de l'expulsion, aujourd'hui en r&#232;gle. Soufiane vivait dans un h&#244;tel social gr&#226;ce &#224; l'association M. Il y faisait ses injections, voyait sa psychiatre et son assistante sociale, faisait r&#233;guli&#232;rement des petits contrats d'int&#233;rim. Depuis quelques mois Soufiane &#233;tait stabilis&#233;, consommait moins de cannabis et d'alcool ; il &#233;tait souriant, avait des envies, des projets, parfois un peu irr&#233;alistes oui, mais qui le laissaient r&#234;veur. Soufiane voulait s'installer avec sa copine, reprendre une formation, passer le permis de conduire&#8230; &#171; &#234;tre comme tout le monde quoi &#187;. Et puis&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soufiane d&#233;rangeait certains professionnels de l'&#233;quipe de M, peut-&#234;tre &#224; cause de son c&#244;t&#233; d&#233;sinvolte. Il est un peu d&#233;connect&#233;, un peu lent, un peu &#171; provoc &#187; de temps en temps. Mais il d&#233;rangeait surtout, d'apr&#232;s les dires, parce qu'il ne respectait pas toujours le r&#232;glement de l'h&#244;tel social o&#249; il logeait : il lui est arriv&#233; de ramener des amis dormir dans sa chambre, de jeter des meubles suite &#224; une invasion de punaises de lit, et de les remplacer par d'autres, de ne pas vraiment prendre soin de sa chambre. Oui c'est vrai, il a fait &#231;a. Mais rappelons-le, Soufiane est schizophr&#232;ne. De ce fait, il poss&#232;de un nombre de difficult&#233;s important, une vuln&#233;rabilit&#233; &#224; ne pas minimiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soufiane commence donc tout juste &#224; se r&#233;ins&#233;rer. Je suis en train de chercher avec lui une nouvelle situation de logement. C'est tendu avec l'association M, on prend donc les devants. On vient de faire des demandes de foyers de jeunes travailleurs, et une demande de logement social. On cherche un endroit plus adapt&#233;, o&#249; Soufiane pourrait mieux s'approprier son lieu de vie, o&#249; il pourrait enfin commencer &#224; se dire &#231;a y est, je suis enfin &#171; un peu comme tout le monde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques convocations &#224; M suivent : Soufiane est rappel&#233; &#224; l'ordre &#224; plusieurs reprises, on lui rappelle le r&#232;glement, on lui rappelle que c'est donnant-donnant ici, on le menace. J'explique nos d&#233;marches en cours, je tente d'apaiser la situation. Le mois de mars arrive. On nous explique que ce n'est plus possible, que Soufiane ne respecte pas le r&#232;glement, que le responsable de l'h&#244;tel social ne veut plus de lui. On leur demande d'essayer de n&#233;gocier, de proposer d'autres solutions en attendant. Cela semble impossible. Soufiane a moins de trois semaines pour quitter sa chambre. On sera alors le 31&#8239;mars, fin de la tr&#234;ve hivernale. On cherche des recours, on &#233;crit, on essaie de raisonner le chef de service de l'association, qui refuse de nous aider. Il propose uniquement &#224; Soufiane d'aller dans un autre h&#244;tel social de son plein gr&#233;. Sachant tr&#232;s bien que tout est complet. On est &#224; Paris. On ne trouve pas un logement en trois semaines. Soufiane a peu de revenu juste son allocation adulte handicap&#233; et un peu d'argent de son int&#233;rim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Soufiane est &#224; la rue depuis maintenant cinq mois. Quelques jours en auberge de jeunesse, quelques jours dans un foyer gr&#226;ce au SIAO d'urgence, mais rien de continu, pas de solution trouv&#233;e, en attente du SIAO insertion. Soufiane est incapable d'appeler le 115 tous les matins, ne comprend pas bien le fonctionnement de toute cette machine administrative. Soufiane nous &#233;chappe, ne r&#233;pond plus au t&#233;l&#233;phone, on ne sait pas o&#249; il est, il nous en dit peu lorsqu'il passe nous voir, amaigri, sans emploi, parfois d&#233;fonc&#233;. Il a perdu sa copine, perdu sa carte bleue, perdu son sourire et ses r&#234;ves de devenir un jour &#171; comme tout le monde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'association M repose sur des valeurs d'humanisme, d'&#233;galit&#233;, de justice, de non-discrimination et de respect et de dignit&#233; des personnes, quelles que soient leur identit&#233;, leur culture, leurs croyances, leur histoire et leur situation pr&#233;sente, notamment lorsque ces personnes sont tr&#232;s vuln&#233;rables. Ces valeurs, qui constituent la raison d'&#234;tre de l'association, sont pleinement partag&#233;es par l'ensemble de ses acteurs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Empathie, suppl&#233;ment d'&#226;me</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1236-Empathie-supplement-d-ame</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1236-Empathie-supplement-d-ame</guid>
		<dc:date>2018-10-02T07:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>1236</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Marie-Th&#233;r&#232;se aime boire son petit verre de vin &#224; chaque repas. Anne-Marie &#233;tait pianiste. Andr&#233; a un rapport &#233;troit avec les voitures noires. Christian est amoureux des femmes m&#251;res et Jacqueline de son premier amour qu'elle a connu &#224; pr&#232;s de soixante ans. Jean-Claude est bisexuel. Andras &#233;tait militaire en Hongrie. Brigitte passe la plupart de son temps au t&#233;l&#233;phone&#8230; Qu'ont-elles donc en commun, toutes ces personnes ? Pas grand-chose &#224; priori. Mais toutes se sont retrouv&#233;es au sein d'un &#233;tablissement (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travail-social-186" rel="tag"&gt;Travail social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1236-" rel="tag"&gt;1236&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Marie-Th&#233;r&#232;se aime boire son petit verre de vin &#224; chaque repas. Anne-Marie &#233;tait pianiste. Andr&#233; a un rapport &#233;troit avec les voitures noires. Christian est amoureux des femmes m&#251;res et Jacqueline de son premier amour qu'elle a connu &#224; pr&#232;s de soixante ans. Jean-Claude est bisexuel. Andras &#233;tait militaire en Hongrie. Brigitte passe la plupart de son temps au t&#233;l&#233;phone&#8230; Qu'ont-elles donc en commun, toutes ces personnes ? Pas grand-chose &#224; priori. Mais toutes se sont retrouv&#233;es au sein d'un &#233;tablissement sp&#233;cialis&#233;. Pourquoi &#171; sp&#233;cialis&#233; &#187; ? Parce que chacune d'entre elles a &#233;t&#233; soigneusement &#233;talonn&#233;e et homologu&#233;e par des services habilit&#233;s &#224; leur d&#233;cerner leur brevet de trisomie, d&#233;ficience intellectuelle, psychose, schizophr&#233;nie ou autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soci&#233;t&#233; les a donc &#171; pris en charge &#187;. Rien que dans cette expression, on sent d&#233;j&#224; la lourdeur qui va freiner la relation d'aide. Je me suis battu pendant de nombreuses ann&#233;es pour essayer d'influer une autre fa&#231;on d'&#233;tablir du lien entre les accompagnants et les accompagn&#233;s. Quel joli verbe, &#171; accompagner &#187; ! Il signifie litt&#233;ralement &#171; partager le pain &#187;. Je suis conscient que la fonction exerc&#233;e par les agents hospitaliers n'est pas de tout repos. M&#234;me si l'on n'aime pas le pain&#8230; Mais l&#224; n'est pas mon propos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail d'accompagnement n'est pas qu'un m&#233;tier. Il faut, pour l'exercer, un suppl&#233;ment d'&#226;me. On peut nommer ce suppl&#233;ment &#171; l'empathie &#187;. Encore faut-il savoir ce que ce mot veut dire&#8230; Objets de soins et non plus sujets d'&#233;coute, trop de r&#233;sidents souffrent dans ces &#233;tablissements. Cadre socio-&#233;ducatif aujourd'hui &#224; la retraite, j'&#233;cris en ce moment un spectacle qui mettra en sc&#232;ne la vie quotidienne en EHPAD. Quelques extraits (v&#233;ridiques)&#8230; : &lt;i&gt;&#171; Elle est &#171; haute &#187; en ce moment. Je pense que le psychiatre devrait la voir &#187;&#8230; &#171; C'est une com&#233;dienne et une capricieuse. Il vaut mieux ne pas l'&#233;couter &#187;&#8230; &#171; On n'est pas l&#224; pour se faire insulter &#187;&#8230; &#171; Ils se plaignent ? On devrait les envoyer en Syrie&#8230; Ils verraient bien !&#8230; &#187;&lt;/i&gt; C'est dire que tout ressentiment, col&#232;re, manifestation d'un mal-&#234;tre chez les personnes accueillies ne sont en rien reconnus. Ou consid&#233;r&#233;s comme d&#233;viants et sujets &#224; traitements m&#233;dicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Projets d'&#233;tablissements, protocoles de soins, charte de la bientraitance et autre management d'&#233;quipe apportent l'illusion de faire, de bien faire, en complexifiant au possible ce qui n'est somme toute qu'une simple &#233;vidence : cr&#233;er du lien humain entre l'aidant et la personne vuln&#233;rable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Expo &#8226; Exil, d&#233;placement, traces</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1236-Expo-o-Exil-deplacement-traces</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1236-Expo-o-Exil-deplacement-traces</guid>
		<dc:date>2018-10-02T07:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Exposition</dc:subject>
		<dc:subject>1236</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quel est le lien entre des corps envelopp&#233;s et des sculptures emball&#233;es ? Dans le grand foyer du Coll&#232;ge de France, sous la citation de Merleau-Ponty grav&#233;e en lettres dor&#233;es : non pas des v&#233;rit&#233;s acquises mais l'id&#233;e d'une recherche libre, une &#339;uvre s'intitule D&#233;placement. Le Coll&#232;ge de France accueille pour la premi&#232;re fois, en 2017-2018, un artiste en r&#233;sidence, le photographe Mathieu Pernot, qui travaille depuis plusieurs ann&#233;es aupr&#232;s des populations marginalis&#233;es ou r&#233;fugi&#233;es. Entre laboratoire de (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/OEil-et-oreille" rel="directory"&gt;&#338;il et oreille&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Exposition" rel="tag"&gt;Exposition&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1236-" rel="tag"&gt;1236&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quel est le lien entre des corps envelopp&#233;s et des sculptures emball&#233;es ? Dans le grand foyer du Coll&#232;ge de France, sous la citation de Merleau-Ponty grav&#233;e en lettres dor&#233;es : non pas des v&#233;rit&#233;s acquises mais l'id&#233;e d'une recherche libre, une &#339;uvre s'intitule &lt;i&gt;D&#233;placement&lt;/i&gt;. Le Coll&#232;ge de France accueille pour la premi&#232;re fois, en 2017-2018, un artiste en r&#233;sidence, le photographe Mathieu Pernot, qui travaille depuis plusieurs ann&#233;es aupr&#232;s des populations marginalis&#233;es ou r&#233;fugi&#233;es. Entre laboratoire de recherche et atelier de cr&#233;ation, cette r&#233;sidence lui offre un temps pour d&#233;velopper une exp&#233;rimentation et laisser une trace de son passage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s des ateliers d'&#233;criture encadr&#233;s par l'association France Langue d'Accueil, qui ont abouti &#224; la constitution d'une mosa&#239;que de langues, le photographe a partag&#233; l'espace avec un autre photographe, Mohamed Abakar, jeune r&#233;fugi&#233; soudanais, membre de l'association L'atelier des artistes en exil, suite &#224; une &#171; vraie &#187; rencontre. &lt;i&gt;D&#233;placement&lt;/i&gt;, &#339;uvre &#224; quatre yeux, r&#233;unit &lt;i&gt;Les R&#233;fugi&#233;s &#224; d&#233;couvert&lt;/i&gt; de Mohamed Abakar et &lt;i&gt;Les Migrants&lt;/i&gt; de Mathieu Pernot. Les sculptures du ch&#226;teau de Versailles cach&#233;es, prot&#233;g&#233;es du froid, dialoguent avec les migrants couverts de tissus dormant au sol sur des lits de carton. La proximit&#233; du travail entre les deux photographes est saisissante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre, Mathieu Pernot proposera un dernier accrochage. Encyclop&#233;die imaginaire et po&#233;tique, &lt;i&gt;Atlas&lt;/i&gt; croisera des savoirs scientifiques et des formes artistiques, des repr&#233;sentations universellement communes (dessins anatomiques, vues du ciel, plans d'architectes, paysages,&#8239;etc.) avec des destins personnels. &#192; l'issue de cette r&#233;sidence, esp&#233;rons que l'ensemble de ce travail d'utilit&#233; publique soit rassembl&#233; pour &#234;tre expos&#233; dans un mus&#233;e ou autre lieu culturel. &#192; suivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La r&#233;sidence | Coll&#232;ge de France, grand foyer | 11 place Marcelin-Berthelot &#8211; 75005 Paris&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.college-de-france.fr/site/evenements-culturels&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.college-de-france.fr/site/evenements-culturels&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exposition est visible librement lorsque les salles sont ouvertes pour les enseignements &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>BD &#8226; La clinique des possibles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1236-BD-o-La-clinique-des-possibles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1236-BD-o-La-clinique-des-possibles</guid>
		<dc:date>2018-10-02T07:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Ecriture</dc:subject>
		<dc:subject>1236</dc:subject>
		<dc:subject>BD</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les id&#233;es fusent. Les soignants cavalent. Les patients sont cr&#233;atifs. On ne sait d'ailleurs pas qui est qui dans la clinique psychiatrique de La Chesnaie (Loir-et-Cher). Le lecteur suit au pas de charge un sc&#233;nariste et un illustrateur en reportage BD. Ils courent &#224; travers le grand parc bois&#233; d'une r&#233;union du Club &#8211; l'association de patients et de b&#233;n&#233;voles qui anime ce lieu de soin et de vie &#8211; &#224; un atelier peinture qui applique la m&#233;thode d'Arno Stern, ou &#224; une r&#233;union hebdomadaire effervescente qui (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/OEil-et-oreille" rel="directory"&gt;&#338;il et oreille&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Ecriture" rel="tag"&gt;Ecriture&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1236-" rel="tag"&gt;1236&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/mot1691" rel="tag"&gt;BD&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les id&#233;es fusent. Les soignants cavalent. Les patients sont cr&#233;atifs. On ne sait d'ailleurs pas qui est qui dans la clinique psychiatrique de La Chesnaie (Loir-et-Cher). Le lecteur suit au pas de charge un sc&#233;nariste et un illustrateur en reportage BD. Ils courent &#224; travers le grand parc bois&#233; d'une r&#233;union du Club &#8211; l'association de patients et de b&#233;n&#233;voles qui anime ce lieu de soin et de vie &#8211; &#224; un atelier peinture qui applique la m&#233;thode d'Arno Stern, ou &#224; une r&#233;union hebdomadaire effervescente qui accueille tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2627 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L247xH349/screenshot_65-2-fbb93.png?1694177475' width='247' height='349' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Depuis soixante ans, ce lieu sans mur d'enceinte ni portes ferm&#233;es qui s'inspire de la psychiatrie institutionnelle, accueille en milieu ouvert une centaine de patients souffrant de troubles mentaux aigus ou chroniques n&#233;cessitant des soins intensifs et/ou de longue dur&#233;e. Aux traitements biologiques et physiques classiques s'associe un travail psychoth&#233;rapique, individuel ou en groupe dans un environnement stimulant. La clinique est largement ouverte au public ext&#233;rieur, qui fr&#233;quente la salle de concert &#224; la programmation pointue et le restaurant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soignants, tous polyvalents, partagent de nombreuses t&#226;ches avec les patients, ce qui permet de les approcher de mani&#232;re diff&#233;rente. L'endroit est immense, les b&#226;timents &#233;loign&#233;s les uns des autres obligent &#224; faire un circuit, chacun est alors en perp&#233;tuel mouvement mais &#224; son rythme. La BD est entrecoup&#233;e de portraits de patients : Manuel, 34 ans, qui se sent responsable de toutes les catastrophes de la r&#233;gion et m&#234;me au-del&#224;, ou encore Marielle, 27 ans, qui veut qu'on la laisse tranquille. Comme le souligne le directeur dans la pr&#233;face : &lt;i&gt;&#171; Cet ouvrage ouvre avec humour et sensibilit&#233; quelques fen&#234;tres sur l'&#233;tablissement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La troisi&#232;me population&lt;br class='autobr' /&gt;
Aur&#233;lien Ducoudray et Jeff Pourqui&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;d. Futuropolis / Bdboum &lt;br class='autobr' /&gt;
Format : 210 x 290 mm, 112 p., 19 &#8364;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Festival &#8226; De la chenille au papillon</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1236-Festival-o-De-la-chenille-au-papillon</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1236-Festival-o-De-la-chenille-au-papillon</guid>
		<dc:date>2018-10-02T07:59:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Festival</dc:subject>
		<dc:subject>1236</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Fruit de la fusion de deux festivals franciliens, Orph&#233;e et Viva la Vida, le festival Imago se d&#233;ploie, pour sa premi&#232;re &#233;dition, dans 4ne cinquantaine de lieux en &#206;le-de-France. Ce projet d'envergure valorise la cr&#233;ation art et handicap avec des propositions artistiques venues de France et d'Europe. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous avons d&#233;cid&#233; d'unir nos forces, d&#233;clarent les deux co-constructeurs d'Imago Olivier Couder, metteur en sc&#232;ne et directeur artistique du Th&#233;&#226;tre du Cristal (95), et Richard Leteurtre, metteur en sc&#232;ne (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/OEil-et-oreille" rel="directory"&gt;&#338;il et oreille&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Festival" rel="tag"&gt;Festival&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1236-" rel="tag"&gt;1236&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Fruit de la fusion de deux festivals franciliens, Orph&#233;e et Viva la Vida, le festival Imago se d&#233;ploie, pour sa premi&#232;re &#233;dition, dans 4ne cinquantaine de lieux en &#206;le-de-France. Ce projet d'envergure valorise la cr&#233;ation art et handicap avec des propositions artistiques venues de France et d'Europe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous avons d&#233;cid&#233; d'unir nos forces&lt;/i&gt;, d&#233;clarent les deux co-constructeurs d'Imago Olivier Couder, metteur en sc&#232;ne et directeur artistique du Th&#233;&#226;tre du Cristal (95), et Richard Leteurtre, metteur en sc&#232;ne et directeur de l'ESAT Th&#233;&#226;tre Eurydice (78). &lt;i&gt;Notre double ambition est de faire d&#233;couvrir le meilleur de la cr&#233;ation contemporaine en mati&#232;re d'art et de handicap et rapprocher deux mondes, ceux de la culture et du handicap, rest&#233;s trop longtemps &#233;loign&#233;s l'un de l'autre. &#187;&lt;/i&gt; De fait, cette manifestation s'&#233;tend dans toute la r&#233;gion &#206;le-de-France, avec 110 artistes, 100 repr&#233;sentations dans 50 lieux, du 6&#8239;octobre au 18&#8239;d&#233;cembre, pour pr&#233;senter la diversit&#233; et la richesse de cr&#233;ations comme autant de d&#233;marches &#233;mergentes ou d'artistes confirm&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Les &#339;uvres pr&#233;sent&#233;es sont d'une grande exigence, cr&#233;&#233;es par des artistes professionnels de qualit&#233;, handicap&#233;s ou non. Au fil de ces spectacles, nous en arrivons &#224; remettre en cause notre d&#233;finition du handicap, &#224; &#233;branler notre d&#233;finition de la normalit&#233;, et par cons&#233;quent la repr&#233;sentation de nous-m&#234;mes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2628 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH258/screenshot_66-20950.png?1694177476' width='500' height='258' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Imago ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En biologie, le terme &#171; imago &#187; d&#233;signe la forme d&#233;finitive de l'insecte adulte sexu&#233; &#224; la fin de ses m&#233;tamorphoses. &lt;i&gt;&#171; De la larve &#224; l'insecte, de la chenille disgracieuse et rampante au superbe papillon aux couleurs d&#233;ploy&#233;es, nous avons l'impression de passer d'une r&#233;alit&#233; &#224; l'autre ; pourtant il y a dans la chenille tout ce qui fera la beaut&#233; du papillon. (...) Et pr&#233;cis&#233;ment le nom scientifique de l'insecte qui a atteint sa forme d&#233;finitive est imago. &#187;&lt;/i&gt; Cette m&#233;taphore puis&#233;e chez l'&#233;crivain Amin Maalouf prend tout son sens dans cette programmation &#233;clectique qui m&#234;le tous les genres : du th&#233;&#226;tre musical avec, par exemple, &lt;i&gt;D&#233;vaste-moi !&lt;/i&gt;, d'Emmanuelle Laborit, (&lt;i&gt;lire la critique LS 1235&lt;/i&gt;), un bal po&#233;tique et populaire, de la danse (&lt;i&gt;Less is More&lt;/i&gt;, Cie Kalam), des marionnettes (&lt;i&gt;Meet Fred&lt;/i&gt;, Cie galloise Hijinx, ou &lt;i&gt;Un roi sans r&#233;ponse&lt;/i&gt;, Cie XouY) ou le groupe rock de musiciens autistes Percujam. Le visiteur pourra faire une visite d&#233;cal&#233;e de l'exposition &lt;i&gt;L'espace est silence&lt;/i&gt; de Zao Wou-ki, propos&#233;e par le Th&#233;&#226;tre du Cristal, voir les visages p&#233;n&#233;trants et inqui&#233;tants de Th&#233;o Munch au Mus&#233;e d'Art Moderne de la Ville de Paris. Imago invite &#224; d&#233;couvrir, &#224; s'&#233;merveiller, reconna&#238;t et promeut les artistes en situation de handicap, d&#233;fend les projets artistiques &#233;mergents, garantit l'acc&#232;s &#224; la culture &#224; tous et aborde la question du handicap avec des spectacles jou&#233;s par des com&#233;diens non handicap&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2629 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L443xH386/screenshot_67-8add1.png?1694177476' width='443' height='386' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#169; p. Thomas&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pousser les portes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, quatre rencontres professionnelles, organis&#233;es dans quatre d&#233;partements franciliens, r&#233;uniront acteurs culturels et travailleurs sociaux pour &#233;changer autour de certaines interrogations. Comment s'y prendre pour respecter et faire respecter les droits culturels des personnes en situation de handicap ? Comment personnes handicap&#233;es, artistes, personnels des &#233;tablissements culturels, sanitaires et m&#233;dico-sociaux peuvent se rencontrer et inventer les meilleures fa&#231;ons de travailler ensemble ? En cherchant des r&#233;ponses p&#233;rennes &#224; ces questions, ces rencontres ambitionnent d'alimenter des axes de travail, de favoriser l'&#233;mergence de projets de partenariats, d'am&#233;liorer l'acc&#232;s &#224; la culture des publics en situation de handicap et d'interroger les artistes dans leur pratique et leur esth&#233;tique. Un autre regard sur nos diff&#233;rences et sur le vivre ensemble ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Festival Imago&lt;br class='autobr' /&gt;
du 6 octobre au 18 d&#233;cembre 2018 en &#206;le-de-France&lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;l. 01 30 37 87 47 | Site : &lt;a href=&#034;http://www.festivalimago.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.festivalimago.com&lt;/a&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sans abri &#8226; Refuser le silence</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1236-Sans-abri-o-Refuser-le-silence</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1236-Sans-abri-o-Refuser-le-silence</guid>
		<dc:date>2018-10-02T07:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>SDF</dc:subject>
		<dc:subject>1236</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si devoir dire non &#224; des personnes en d&#233;tresse fait ind&#233;niablement partie de son quotidien, loin de s'en accommoder, l'association gestionnaire du 115 de Seine-Saint-Denis se bat pour garder le sens de sa mission. &lt;br class='autobr' /&gt;
Parce que la situation leur semblait &#171; d&#233;j&#224; grave &#187;, Interlogement 93 avait fait para&#238;tre en 2012 le livre blanc Le 115 pour berceau pour tenter d'alerter sur la situation de ces m&#232;res log&#233;es &#224; l'h&#244;tel &#224; leur sortie de maternit&#233;, faute de prise en charge adapt&#233;e pour elles et leurs (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Tribune-des-resistances" rel="directory"&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/SDF" rel="tag"&gt;SDF&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1236-" rel="tag"&gt;1236&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si devoir dire non &#224; des personnes en d&#233;tresse fait ind&#233;niablement partie de son quotidien, loin de s'en accommoder, l'association gestionnaire du 115 de Seine-Saint-Denis se bat pour garder le sens de sa mission.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Parce que la situation leur semblait &lt;i&gt;&#171; d&#233;j&#224; grave &#187;&lt;/i&gt;, Interlogement 93 avait fait para&#238;tre en 2012 le livre blanc &lt;i&gt;Le 115 pour berceau&lt;/i&gt; pour tenter d'alerter sur la situation de ces m&#232;res log&#233;es &#224; l'h&#244;tel &#224; leur sortie de maternit&#233;, faute de prise en charge adapt&#233;e pour elles et leurs nouveaux-n&#233;s. Cette association, gestionnaire du 115 en Seine-Saint-Denis, avait ainsi tabl&#233; sur cette publication pour tenter de mettre un terme &#224; ces orientations totalement inappropri&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Septembre&#8239;2018, rien n'a chang&#233;, sinon en pire. &lt;i&gt;&#171; L&#224; par exemple, on a deux mamans qui viennent de sortir de la maternit&#233; et qui ont pass&#233; la nuit derni&#232;re dehors avec leurs b&#233;b&#233;s, dont l'une avec des jumeaux, et pour lesquelles on n'a pu trouver hier soir aucune solution de mise &#224; l'abri &#187;&lt;/i&gt;, s'exasp&#232;re Maxence Delaporte, responsable op&#233;rationnel au 115 du 93. Ces deux familles laiss&#233;es par les pouvoirs publics dans un d&#233;nuement extr&#234;me comptent parmi les 270 demandes non pourvues enregistr&#233;es par le service pour la journ&#233;e du 30&#8239;ao&#251;t. Un chiffre qui chaque ann&#233;e &lt;i&gt;&#171; n'en finit pas de battre des records &#187;&lt;/i&gt; et qui s'av&#232;re d'autant plus insupportable pour l'association que celle-ci est bien plac&#233;e pour savoir &lt;i&gt;&#171; que les demandes non pourvues ne vont faire qu'augmenter jusqu'&#224; l'hiver &#187;&lt;/i&gt;. Sur le terrain &lt;i&gt;&#171; la situation est dramatique &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume B&#233;n&#233;dicte Souben, animatrice du r&#233;seau Interlogement. Mais n'en d&#233;plaise aux militants du Droit au Logement qui ont occup&#233; leurs locaux le 31&#8239;juillet dernier pour exiger du 115 l'h&#233;bergement de familles &#224; la rue, &lt;i&gt;&#171; ils se sont tromp&#233;s de cible &#187;&lt;/i&gt;, mart&#232;le Maxence Delaporte. Il pointe la responsabilit&#233; de l'Etat et l'insuffisance des places d'h&#233;bergement mis &#224; leur disposition, qui font d'ailleurs partie int&#233;grante de leurs revendications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2612 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH278/screenshot_50-3-731fb.png?1694177476' width='500' height='278' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#169; interlogement 93&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Forcer l'&#233;coute&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#232;ve en f&#233;vrier&#8239;2015, envoi r&#233;current de communiqu&#233;s de presse pour dire l'impossibilit&#233; d'accomplir leur mission, d&#233;nonciation de l'inaction des pouvoirs publics, indignation face &#224; ces femmes sortants de la maternit&#233; avec leurs nourrissons sans solution d'h&#233;bergement, &lt;i&gt;&#171; chacune de ces actions est importante parce qu'elles expriment toute &#224; leur mani&#232;re notre refus de l'inacceptable. En interne, on a la rage de laisser des gens &#224; la rue, mais on se bagarre autant qu'on le peut et on s'interdit de baisser les bras &#187;&lt;/i&gt;, tient &#224; faire savoir B&#233;n&#233;dicte Souben. La difficult&#233;, dans le contexte actuel, &#233;tant de parvenir &#224; se faire entendre. &lt;i&gt;&#171; Malgr&#233; nos interpellations, on a du mal &#224; obtenir l'attention des m&#233;dias nationaux, &#224; toucher l'opinion et donc in fine &#224; faire pression sur le politique &#187;&lt;/i&gt;. Pour que la situation des personnes &#224; la rue fassent partie des pr&#233;occupations citoyennes, les acteurs de l'urgence sociale de Seine-Saint-Denis ont ainsi d&#233;cid&#233; l'hiver dernier de sortir des sentiers battus pour se lancer dans une campagne de communication in&#233;dite et d&#233;cal&#233;e. Une p&#233;tition en ligne en forme de lettre au p&#232;re no&#235;l assortie d'un calendrier de l'Avent qui n'avait de festif que le nom. Derri&#232;re chaque belle case rouge num&#233;rot&#233;e, les photos l&#233;gend&#233;es donnaient &#224; voir, pour mieux sensibiliser, la situation dramatique des personnes &#224; la rue, la souffrance des professionnels de terrain et le manque cruel d'h&#233;bergements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En marge de ces diff&#233;rentes actions publiques, une autre bataille se joue &#233;galement dans les coulisses. &lt;i&gt;&#171; Pour tenter de faire remonter les situations au plus haut niveau de l'&#201;tat, on m&#232;ne aussi depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e 2018 toute une mobilisation en interne, un peu en sous-marin, qui s'apparente &#224; un v&#233;ritable travail de lobbying &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Maxence Delaporte, qui voit dans cette d&#233;marche de plaidoyer une approche compl&#233;mentaire &#224; la pression m&#233;diatique et &#224; la conqu&#234;te de l'opinion, pour alerter les &#233;lus et ramener les yeux des d&#233;cideurs vers &lt;br class='autobr' /&gt;
la Seine-Saint-Denis.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Handicap &#8226; Des p&#244;les de comp&#233;tences</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1236-Handicap-o-Des-poles-de-competences</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1236-Handicap-o-Des-poles-de-competences</guid>
		<dc:date>2018-10-02T07:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1236</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les P&#244;les de comp&#233;tences &#233;chouent &#224; garantir la continuit&#233; des parcours &#224; toute personne en situation de handicap. Les situations les plus complexes restent sans solution. &lt;br class='autobr' /&gt;
Garantir la continuit&#233; des parcours &#224; toute personne en situation de handicap, tel est l'objectif de l'Instruction de la Direction g&#233;n&#233;rale de la Coh&#233;sion sociale (DGCS) du 12 avril 2016. Comment ? Gr&#226;ce aux prestations traditionnelles assorties d'une ouverture aux acteurs lib&#233;raux. Pour coordonner le tout, elle pr&#233;conise la cr&#233;ation (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Angle-droit" rel="directory"&gt;Angle droit&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicapes" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1236-" rel="tag"&gt;1236&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les P&#244;les de comp&#233;tences &#233;chouent &#224; garantir la continuit&#233; des parcours &#224; toute personne en situation de handicap. Les situations les plus complexes restent sans solution.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Garantir la continuit&#233; des parcours &#224; toute personne en situation de handicap, tel est l'objectif de l'Instruction de la Direction g&#233;n&#233;rale de la Coh&#233;sion sociale (DGCS) du 12 avril 2016. Comment ? Gr&#226;ce aux prestations traditionnelles assorties d'une ouverture aux acteurs lib&#233;raux. Pour coordonner le tout, elle pr&#233;conise la cr&#233;ation de P&#244;les de comp&#233;tences et de prestations externalis&#233;es (PCPE). Le dispositif a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; &#224; la suite du rapport &lt;i&gt;Z&#233;ro sans solution&lt;/i&gt; ; il s'int&#232;gre dans les priorit&#233;s d&#233;finies par les plans nationaux, dont le Plan Autisme et le deuxi&#232;me sch&#233;ma &lt;i&gt;Handicaps rares&lt;/i&gt;. L'id&#233;e est de proposer et coordonner une r&#233;ponse accompagn&#233;e pour tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux ans apr&#232;s, qu'en est-il ? &#201;valuer sa mise en &#339;uvre sur les territoires s'impose. La Direction g&#233;n&#233;rale de la Coh&#233;sion sociale pr&#233;voyait un bilan fin 2016 mais d'autres se sont pench&#233;s sur cet &#233;tat des lieux. Le dispositif parvient-il &#224; &#233;viter les ruptures de parcours et &#224; r&#233;pondre de fa&#231;on adapt&#233;e &#224; chaque personne, &#224; chaque handicap, &#224; chaque territoire ? Les associations repr&#233;sentant les familles r&#233;pondent par la n&#233;gative. Elles d&#233;noncent un dispositif inadapt&#233;, lourd et manquant de moyens. Selon Sylvia Moscillo, pr&#233;sidente de l'association Defis74 en Haute-Savoie, &lt;i&gt;&#171; la personne n'est pas au c&#339;ur du projet et la loi 2005 pour l'&#233;galit&#233; des droits et des chances n'est pas appliqu&#233;e. Il n'y a jamais eu autant d'interruptions de parcours, notamment concernant la scolarisation. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, les associations pointent une mauvaise coordination entre l'&#201;ducation nationale et les maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es, ainsi qu'une absence fr&#233;quente de Prestation ponctuelle sp&#233;cifique (PPS). Les r&#233;seaux d'assistance p&#233;dagogique &#224; domicile, mis en place &#224; l'initiative des rectorats, ne sont pas toujours propos&#233;s. Les orientations sont souvent forc&#233;es. Les soins restent insuffisants et l'externalisation des propositions est rarement effective. L'Unapei avance le chiffre de 48 000 familles sans solution d'accompagnement adapt&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Z&#233;ro autiste sans solution ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dani&#232;le Langloys, pr&#233;sidente de Plan&#232;te autisme, d&#233;nonce des PCPE g&#233;n&#233;ralistes, souvent coordonn&#233;s par des institutions ou services &lt;i&gt;&#171; utilisant ce dispositif comme un effet d'aubaine pour conforter leurs propres missions &#187;&lt;/i&gt;. Cela ne facilite pas l'acc&#232;s &#224; des prestations priv&#233;es pourtant favorables aux personnes en situation de handicap. La Nouvelle-Aquitaine fait, selon elle, exception : l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; a dot&#233; la r&#233;gion d'un PCPE autisme sur chaque d&#233;partement et associe les familles afin de r&#233;pondre efficacement &#224; leurs besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2613 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH392/screenshot_51-2-9f95a.png?1694177476' width='500' height='392' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plan&#232;te autisme pr&#244;ne la d&#233;sinstitutionnalisation. &lt;i&gt;&#171; C'est d'ailleurs la vision promue par la rapporteuse des Nations unies sur les droits des personnes handicap&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, rappelle la pr&#233;sidente. Les familles sont d&#233;&#231;ues par les institutions et se dirigent de plus en plus vers le secteur lib&#233;ral. Le principe du PCPE constitue alors l'&#233;bauche d'une r&#233;ponse pour aller dans ce sens. Elle l'affirme : &lt;i&gt;&#171; Le vieux mod&#232;le est mort. Les institutions devraient &#234;tre des plateaux techniques coordonnant les prestations les plus adapt&#233;es &#224; chaque situation et &#224; chaque personne. Je ne vois pas d'autre avenir possible. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dani&#232;le Langloys &#233;voque ensuite l'exemple de Malone. Il a 6 ans. Depuis ses 3 ans, aucune solution adapt&#233;e ne lui est propos&#233;e. Sa m&#232;re confirme. Aucun IME n'en veut. Pas de place. Pas dans les clous. Habite 3 kilom&#232;tres trop loin. Malgr&#233; les douze heures d'accompagnement &#224; la vie scolaire pr&#233;conis&#233;es par la MDPH, aucune &#233;cole n'a su l'accueillir plus d'une heure par jour : &lt;i&gt;&#171; Vous vous rendez compte de la chance que vous avez ? On vous le prend une heure ! &#187;&lt;/i&gt; Alors la famille cherche une solution alternative et met en ligne un crowfunding. Elle parvient &#224; financer ainsi l'intervention d'une &#233;ducatrice lib&#233;rale &#224; domicile, neuf heures par semaine, pendant six mois. Mais les fonds r&#233;colt&#233;s ne sont pas in&#233;puisables et la prise en charge doit s'arr&#234;ter. Aujourd'hui Malone est sans &#233;cole et sans institution. Apr&#232;s trois ans de lutte, seul un SESSAD l'accueille cinq heures par semaine. Sa m&#232;re a engag&#233; toutes les proc&#233;dures. Elle a contact&#233; le D&#233;fenseur des droits et le minist&#232;re. Elle a sollicit&#233; tous les recours. &lt;i&gt;&#171; On ne peut pas nous laisser ainsi sans solution. Mon fils a besoin de contacts avec les autres. Je veux qu'il soit heureux. &#187;&lt;/i&gt; Face au silence institutionnel, elle r&#234;ve de cr&#233;er une &#233;cole sur son territoire afin d'accueillir les enfants dans la m&#234;me situation. Pour financer ce projet, elle sort un album de rap en 2018 et en pr&#233;pare un second pour le mois de janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Discrimination&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport publi&#233; en f&#233;vrier dernier, Jacques Toubon, D&#233;fenseur des droits, soulignait &lt;i&gt;&#171; ces disparit&#233;s et ces manquements &#187;&lt;/i&gt;. La discrimination des personnes en situation de handicap a constitu&#233; sa premi&#232;re cause de saisine en 2017 et &lt;i&gt;&#171; malgr&#233; l'obligation faite &#224; l'&#201;tat et aux collectivit&#233;s territoriales, un grand nombre d'enfants et adultes handicap&#233;s sont forc&#233;s de rester &#224; leur domicile, sans solution, ou bien sont orient&#233;s vers des r&#233;ponses inadapt&#233;es &#224; leur situation &#187;&lt;/i&gt;. Il pointait les d&#233;lais trop longs et des traitements diff&#233;rents selon les territoires. De fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, les besoins m&#233;dico-sociaux ne sont pas couverts et les politiques de handicap et de protection de l'enfance sont cloisonn&#233;es. Il d&#233;non&#231;ait &#233;galement l'absence d'&#233;valuation globale g&#233;n&#233;rant des r&#233;ponses forc&#233;ment inappropri&#233;es. De la m&#234;me fa&#231;on, le rapport Taquet-Serres &lt;i&gt;Plus simple la vie&lt;/i&gt;, rendu au gouvernement en mai 2018, fait &#233;tat d'une politique du handicap injuste et maltraitante, proposant sa refondation totale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2614 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH491/screenshot_52-3-e3ffe.png?1694177477' width='500' height='491' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Union f&#233;d&#233;rale des &#339;uvres et organismes priv&#233;s non lucratifs sanitaires et sociaux (Uniopss) pr&#233;pare une note sur la question des PCPE et de son bilan. Gw&#233;na&#235;lle S&#233;bilo, conseill&#232;re technique charg&#233;e de l'autonomie et de la citoyennet&#233; des personnes en situation de handicap, d&#233;crit une situation nationale tr&#232;s h&#233;t&#233;rog&#232;ne : &lt;i&gt;&#171; Certaines r&#233;gions disposent d'un ou plusieurs PCPE par d&#233;partement, comme l'&#206;le-de-France ou la Nouvelle-Aquitaine ; d'autres ne couvrent pas tout leur territoire. Parfois, les agences r&#233;gionales de sant&#233; n'ont pas m&#234;me lanc&#233; d'appel &#224; projet. &#187;&lt;/i&gt; D'un point de vue qualitatif, si le principe est int&#233;ressant sa mise en &#339;uvre reste complexe. Les familles supportent des d&#233;lais d'attente importants lorsqu'elles sollicitent elles-m&#234;mes le PCPE. Les carences d'accompagnement pour les situations les plus difficiles sont notoires, et l'&#233;cart entre les aspirations des familles et les r&#233;ponses apport&#233;es demeure important. Devant la mont&#233;e en charge des demandes non satisfaites et consid&#233;rant l'aspect pr&#233;caire des financements, l'Uniopss pose &#233;galement la question de la dotation allou&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre les familles sans solution, les orientations vers des &#233;tablissements ou services inappropri&#233;s entra&#238;nent un engorgement, donc une prise en charge insuffisante ou sans ad&#233;quation avec les besoins individuels. Les accompagnements deviennent alors maltraitants car ils sont inadapt&#233;s &#224; la personne et &#224; son handicap. Un cercle vicieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
