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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Une br&#232;ve histoire de la violence</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1229</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La violence, sous toutes ses formes, a toujours exist&#233; dans les soci&#233;t&#233;s humaines, d&#232;s lors qu'ont &#233;merg&#233; la s&#233;dentarit&#233;, la concentration de biens et la pression d&#233;mographique. Pour autant, elle ne fut quasiment jamais l'expression d'une pulsion sauvage, mais fut la plupart du temps guid&#233;e et encadr&#233;e par des normes fixant ce qui, dans une communaut&#233; donn&#233;e et &#224; un moment de son histoire, &#233;tait l&#233;gitime de faire ou pas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Philippe Breton dresse un inventaire des formes essentielles prises par cette violence &#224; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1229-" rel="tag"&gt;1229&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L81xH150/arton7918-f1962.png?1694042248' width='81' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La violence, sous toutes ses formes, a toujours exist&#233; dans les soci&#233;t&#233;s humaines, d&#232;s lors qu'ont &#233;merg&#233; la s&#233;dentarit&#233;, la concentration de biens et la pression d&#233;mographique. Pour autant, elle ne fut quasiment jamais l'expression d'une pulsion sauvage, mais fut la plupart du temps guid&#233;e et encadr&#233;e par des normes fixant ce qui, dans une communaut&#233; donn&#233;e et &#224; un moment de son histoire, &#233;tait l&#233;gitime de faire ou pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Philippe Breton dresse un inventaire des formes essentielles prises par cette violence &#224; travers l'histoire. Les pratiques sacrificielles anthropophagiques, d'abord, qui prendront deux formes : la d&#233;voration du corps de son ennemi pour s'approprier sa force et les rites fun&#233;raires. Cette coutume s'estompera au profit de l'esclavagisme, d&#232;s lors que les prisonniers seront utilis&#233;s comme main d'&#339;uvre servile, plut&#244;t que d'&#234;tre mis &#224; mort et d&#233;vor&#233;s. La mise &#224; sac des villages &#233;trangers constituera, pendant des mill&#233;naires, un moyen courant de se procurer des ressources, le pillage s'accompagnant de destructions, de tueries et de viols. Le sexe a toujours &#233;t&#233; l'une des activit&#233;s humaines pratiqu&#233;e avec le plus de brutalit&#233;. La vengeance restera longtemps l&#233;gitime, pouvant mener &#224; des homicides r&#233;ciproques, dans une vendetta sans fin. Quant &#224; la guerre, elle concentre toutes les violences connues, pouvant aller parfois jusqu'au g&#233;nocide, quand on cherche &#224; &#233;liminer un peuple tout entier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La modification radicale des sensibilit&#233;s, la prise de conscience de l'iniquit&#233; de la violence, l'humanisation des m&#339;urs et l'&#233;mergence des &#201;tats modernes s'immis&#231;ant dans les conflits priv&#233;s ont largement contribu&#233; &#224; r&#233;guler une violence dont il est illusoire d'imaginer une disparition compl&#232;te, mais qui n'a aujourd'hui que bien peu &#224; voir avec celle qui se d&#233;ployait dans le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Jacques Tr&#233;minitin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Une br&#232;ve histoire de la violence&lt;br class='autobr' /&gt;
Philippe Breton, &#233;d. JC B&#233;har, 2015, &lt;br class='autobr' /&gt;
(117 p. &#8211; 14,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Gun baby gun Voyages de tous les dangers au pays des armes &#224; feu</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1229-Gun-baby-gun-Voyages-de-tous-les-dangers-au-pays-des-armes-a-feu</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1229</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Journaliste d'investigation, Ian Overton nous entra&#238;ne dans un &#233;trange p&#233;riple nous menant du Br&#233;sil au Pakistan, en passant par l'Allemagne, l'Afrique-du-sud, l'Ukraine, la France, la Suisse, Isra&#235;l ou le Honduras, &#224; la rencontre des victimes des armes &#224; feu, de ceux qui en font un usage r&#233;cr&#233;atif ou en tirent leur pouvoir, sans oublier ceux qui en font le commerce ou le trafic. En 2007, on comptait une arme pour sept habitants sur la terre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si les forces de police en d&#233;tiennent 26&#8239;millions et les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1229-" rel="tag"&gt;1229&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton7919-48120.png?1694042248' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Journaliste d'investigation, Ian Overton nous entra&#238;ne dans un &#233;trange p&#233;riple nous menant du Br&#233;sil au Pakistan, en passant par l'Allemagne, l'Afrique-du-sud, l'Ukraine, la France, la Suisse, Isra&#235;l ou le Honduras, &#224; la rencontre des victimes des armes &#224; feu, de ceux qui en font un usage r&#233;cr&#233;atif ou en tirent leur pouvoir, sans oublier ceux qui en font le commerce ou le trafic. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2007, on comptait une arme pour sept habitants sur la terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les forces de police en d&#233;tiennent 26&#8239;millions et les militaires 200, ce sont les particuliers qui en poss&#232;dent le plus : 650&#8239;millions ! Elles sont responsables de 80&#8239;% des morts violentes &#224; travers le monde. Il n'y a pourtant pas de rapport intrins&#232;que entre le nombre d'armes &#224; feu et le niveau de violence, comme le montre l'exemple de l'Islande qui d&#233;tient le record &#224; la fois du plus grand arsenal (90 000 fusils pour 300 000 habitants) et du plus faible pourcentage d'homicides. La raison ? Seuls les tireurs sportifs, les chasseurs et les collectionneurs en poss&#232;dent, les armes de poing et automatiques &#233;tant interdites. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce qui est en cause, c'est en r&#233;alit&#233; l'usage des armes dans un objectif d'autod&#233;fense. Les citoyens am&#233;ricains qui poss&#232;dent 357&#8239;millions d'armes ne sont pas en s&#233;curit&#233; pour autant : en poss&#233;der une &#224; son domicile accro&#238;t statistiquement le risque de mourir de 41&#8239;%, non du fait d'un agresseur ext&#233;rieur, mais d'un membre de son propre foyer ! En 1996, apr&#232;s treize massacres de masse, survenus les dix huit ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes, l'Australie a vot&#233; une loi restrictive. Dix ans plus tard, son taux d'homicides par balle a chut&#233; de 57&#8239;%. Mais, pour que l'on tue moins avec une arme, il ne suffit pas de changer la l&#233;gislation. Encore faut-il un profond changement culturel, en cessant d'en faire un symbole de virilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Gun baby gun&lt;br class='autobr' /&gt;
Voyages de tous les dangers &lt;br class='autobr' /&gt;
au pays des armes &#224; feu&lt;br class='autobr' /&gt;
Ian Overton, &#233;d. Belfond, 2016, (503 p. -21&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Migrations &#8226; Une autre politique est possible</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1229-Migrations-o-Une-autre-politique-est-possible</link>
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		<dc:date>2018-05-15T09:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>1229</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les 26 et 27&#8239;mai &#224; Montreuil (Seine-Saint-Denis), les &#201;tats g&#233;n&#233;raux des migrations pr&#233;senteront les propositions &#233;manant de soixante-seize assembl&#233;es locales pour une politique migratoire radicalement diff&#233;rente. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; On nous traite comme des chiens &#187; est la phrase que les associations soutenant les personnes exil&#233;es entendent le plus souvent &#187;, d&#233;plore Violaine Carr&#232;re, juriste et charg&#233;e d'&#233;tudes au Gisti. Apr&#232;s avoir demand&#233; en vain avec d'autres associations (Emma&#252;s, la Cimade,&#8239;etc) une conf&#233;rence (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1229-" rel="tag"&gt;1229&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les 26 et 27&#8239;mai &#224; Montreuil (Seine-Saint-Denis), les &#201;tats g&#233;n&#233;raux des migrations pr&#233;senteront les propositions &#233;manant de soixante-seize assembl&#233;es locales pour une politique migratoire radicalement diff&#233;rente.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On nous traite comme des chiens &#187; est la phrase que les associations soutenant les personnes exil&#233;es entendent le plus souvent &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore Violaine Carr&#232;re, juriste et charg&#233;e d'&#233;tudes au Gisti. Apr&#232;s avoir demand&#233; en vain avec d'autres associations (Emma&#252;s, la Cimade,&#8239;etc) une conf&#233;rence nationale d'urgence au pr&#233;sident de la R&#233;publique pour engager un d&#233;bat de fond sur la politique migratoire, elles d&#233;cident de l'organiser elles-m&#234;mes. En juin&#8239;2017, elles ont cr&#233;&#233; les &#201;tats g&#233;n&#233;raux des migrations (EGM), et lanc&#233; un appel auquel ont r&#233;pondu quatre cent quarante collectifs ou associations locales ou nationales, ainsi que des syndicats. Ces acteurs qui accompagnent les personnes migrantes sur le terrain, aujourd'hui regroup&#233;s en soixante-seize assembl&#233;es locales, font remonter les probl&#232;mes rencontr&#233;s : migrants &#224; la rue, manque de nourriture, pr&#233;sence de mineurs isol&#233;s &#233;trangers (Mie),&#8239;etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2672 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH200/screenshot_15-9-6919a.png?1694042248' width='500' height='200' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;16 f&#233;vrier 2018, assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des EGM &#224; Chamb&#233;ry.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Rejoindre les EGM nous a offert un horizon, un soutien. Gr&#226;ce &#224; cette dynamique, nous nous r&#233;unissons r&#233;guli&#232;rement avec d'autres acteurs locaux pour apporter ensemble un soutien aux exil&#233;s en difficult&#233; &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie Mar&#237;a Ouko-Rodriguez, membre du collectif R&#233;seau solidarit&#233; h&#244;tel de Crouy, dans l'Aisne. En 2016, celui-ci a soutenu, nourri et accompagn&#233; des familles, des personnes d&#233;bout&#233;es du droit d'asile &#171; stock&#233;es &#187; dans un h&#244;tel insalubre et totalement livr&#233;es &#224; elles-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16&#8239;avril, d&#233;marrait la discussion autour du projet de loi &lt;i&gt;Pour une immigration ma&#238;tris&#233;e et un droit d'asile effectif&lt;/i&gt; &#224; l'Assembl&#233;e nationale. Entre le 14 et le 19&#8239;avril, les acteurs des EGM se sont mobilis&#233;s dans toute la France pour manifester publiquement leur profond d&#233;saccord avec l'esprit et le contenu du projet de loi et &lt;i&gt;&#171; r&#233;sister &#224; bras ouvert &#187;&lt;/i&gt; : d&#233;ambulation avec un groupe d'artistes &#224; Rouen (Seine-Maritime) ; manifestants en tenue de deuil pour marquer leur indignation dans plusieurs villes,&#8239;etc. Depuis le projet de loi a &#233;t&#233; adopt&#233; en premi&#232;re lecture a l'Assembl&#233;e nationale, les manifestations continuent : le 14&#8239;juin par exemple, les EGM 91 accueilleront les marcheurs de la Roya &#224; Evry (Essonne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le processus des EGM r&#233;alise &#233;galement un travail de d&#233;construction &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Violaine Carr&#232;re. Ses acteurs demandent aux chercheurs (sociologues, d&#233;mographes, historiens&#8230;) de pr&#233;senter leurs travaux, pay&#233;s par des fonds publics et non utilis&#233;s par les d&#233;cideurs qui continuent &#224; prof&#233;rer des contre-v&#233;rit&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Ils pr&#233;tendent que les passeurs incitent les migrants au d&#233;part alors qu'ils ne constituent qu'un maillon de la cha&#238;ne&lt;/i&gt;, illustre la juriste du Gisti. &lt;i&gt;Ils &#233;voquent un &#034;appel d'air&#034; comme si un habitant du Skri Lanka se lan&#231;ait sur les routes et les mers pour b&#233;n&#233;ficier de l'Aide m&#233;dicale d'&#201;tat (AME) en France ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2673 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L475xH360/screenshot_16-6-f08e7.png?1694042248' width='475' height='360' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 26 et 27&#8239;mai, les EGM doivent rendre publique la synth&#232;se des constats, revendications et propositions &#233;manant de concertations locales sur tout le territoire. Un cahier de dol&#233;ances doit ensuite &#234;tre remis aux pouvoirs publics fran&#231;ais et europ&#233;ens. Pour que cesse, comme l'a qualifi&#233; le prix Nobel de litt&#233;rature Jean-Marie Le Cl&#233;zio, ce &lt;i&gt;&#171; d&#233;ni d'humanit&#233; insupportable &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://eg-migrations.org&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://eg-migrations.org&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ehpad &#8226; L'&#233;pineuse question du financement</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1229-Ehpad-o-L-epineuse-question-du-financement</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1229-Ehpad-o-L-epineuse-question-du-financement</guid>
		<dc:date>2018-05-15T09:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Personne &#226;g&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1229</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si la r&#233;forme de la tarification entr&#233;e en vigueur en 2017 n'est pas la cause du malaise dans les Ehpad, elle a cristallis&#233; les m&#233;contentements. D&#233;cryptage d'un syst&#232;me qui interroge le financement de la d&#233;pendance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mobilisation in&#233;dite, les 30 janvier et 15 mars 2018, les personnels des maisons de retraite &#233;taient dans la rue pour d&#233;noncer la d&#233;gradation de leurs conditions de travail et le manque d'effectifs, soutenus par plusieurs f&#233;d&#233;rations professionnelles. En 2017 d&#233;j&#224;, les syndicats ont recens&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si la r&#233;forme de la tarification entr&#233;e en vigueur en 2017 n'est pas la cause du malaise dans les Ehpad, elle a cristallis&#233; les m&#233;contentements. D&#233;cryptage d'un syst&#232;me qui interroge le financement de la d&#233;pendance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mobilisation in&#233;dite, les 30 janvier et 15 mars 2018, les personnels des maisons de retraite &#233;taient dans la rue pour d&#233;noncer la d&#233;gradation de leurs conditions de travail et le manque d'effectifs, soutenus par plusieurs f&#233;d&#233;rations professionnelles. En 2017 d&#233;j&#224;, les syndicats ont recens&#233; 120 mouvements de gr&#232;ve dans le secteur, dont le plus long, &#224; l'Ehpad des Opalines, a dur&#233; 117 jours. En septembre 2017, une mission parlementaire &#171; flash &#187; sur les Ehpad, pilot&#233;e par la d&#233;put&#233;e Monique Iborra (LREM), confirmait &lt;i&gt;&#171; le sous-effectif chronique &#187;&lt;/i&gt;, la &lt;i&gt;&#171; souffrance &#187;&lt;/i&gt; et l'explosion des accidents du travail. La goutte d'eau qui a fait d&#233;border le vase ? La r&#233;forme du financement des Ehpad, vot&#233;e dans le cadre de la loi d'adaptation de la soci&#233;t&#233; au vieillissement (2015) et entr&#233;e en vigueur en janvier 2017. Cette r&#233;forme, qui vise &#224; faire converger sur sept ans (2017-2023) les budgets des Ehpad publics et ceux du priv&#233;, a eu pour cons&#233;quences des baisses de ressources dans le secteur public, qui ont fait monter d'un cran la tension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le financement des Ehpad est tripartite. La partie soins est financ&#233;e par l'assurance maladie, la partie d&#233;pendance (personnel et mat&#233;riel) par le conseil d&#233;partemental, et la partie h&#233;bergement, qui couvre l'h&#244;tellerie, la restauration et l'animation, reste &#224; la charge du r&#233;sident (+&#8239;aide du D&#233;partement selon les revenus). Avec la r&#233;forme, la dotation vers&#233;e par l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; (ARS) &#224; chaque &#233;tablissement pour la partie soins, doit se conformer au r&#233;sultat d'une &#233;quation prenant en compte le nombre et les caract&#233;ristiques des r&#233;sidents et le taux d'occupation des chambres. Nouveaut&#233; positive pour les &#233;tablissements, l'ARS ne peut plus verser une dotation inf&#233;rieure au r&#233;sultat de cette &#233;quation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;pendance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sur la partie d&#233;pendance que la &#171; convergence tarifaire &#187; pose le plus de probl&#232;mes. Car la dotation vers&#233;e par le D&#233;partement est calcul&#233;e notamment sur la base d'un &#171; point GIR &#187; dont la valeur varie du simple au double selon les d&#233;partements&#8230; Enfin, la r&#233;forme ne modifie pas le mode de calcul du tarif d'h&#233;bergement, obligeant seulement les &#233;tablissements &#224; le fixer sur plusieurs ann&#233;es avec les contrats pluriannuels d'objectif et de moyens (CPOM). La r&#233;forme visait &#224; corriger des &#233;carts importants de dotations entre Ehpad, notamment publics et priv&#233;s. Les repr&#233;sentants des gestionnaires &#8211; publics territoriaux (Unccas), associatifs (Fehap), et commerciaux (Synerpa) &#8211; ne remettent pas en cause cet objectif d'&#233;quit&#233;, comme ils l'ont rappel&#233; le 7 mars devant l'Association des journalistes d'information sociale (AJIS). &lt;i&gt;&#171; La r&#233;forme a pour but de donner les m&#234;mes moyens &#224; tous les &#233;tablissements et d'effacer les logiques de financement historiques, et les discriminations li&#233;es au statut &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Julien Moreau, de la Fehap. Au Synerpa, Florence Arnaiz-Maum&#233; rappelle &lt;i&gt;&#171; les disparit&#233;s &#233;normes &#187;&lt;/i&gt; qui pr&#233;valaient il y a 15 ans, avec des dotations &lt;i&gt;&#171; deux &#224; trois fois inf&#233;rieures &#187;&lt;/i&gt; dans les &#233;tablissements commerciaux, n&#233;cessitant une &lt;i&gt;&#171; convergence tarifaire &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2674 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH407/screenshot_17-7-f2a3e.png?1694042248' width='500' height='407' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que, sur le forfait d&#233;pendance, la cr&#233;ation du &#171; point Gir &#187;, dont la valeur variait en 2017 de 5,68&#8239;&#8364; dans les Alpes-Maritimes &#224; 9,47&#8239;&#8364; en Corse-du-Sud, fait appara&#238;tre d'importantes in&#233;galit&#233;s territoriales entre les &#233;tablissements. &lt;i&gt;&#171; Ces diff&#233;rences d'investissement entre d&#233;partements existaient d&#233;j&#224;, mais la r&#233;forme, en cr&#233;ant un outil de comparaison, a pour effet de les mettre en lumi&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, explique la pr&#233;sidente du Synerpa. Si la r&#233;forme est suppos&#233;e entra&#238;ner un gain total de 400&#8239;millions d'euros pour les Ehpad selon la Caisse nationale de solidarit&#233; pour l'autonomie (CNSA) et la Direction g&#233;n&#233;rale de la Coh&#233;sion sociale (DGCS), ses cons&#233;quences financi&#232;res varient beaucoup selon le statut des &#233;tablissements. Les Ehpad publics sont ceux qui vont y perdre le plus : la F&#233;d&#233;ration hospitali&#232;re de France (FHF) &#233;valuait &#224; 200&#8239;millions d'euros la perte de ressources sur le volet d&#233;pendance pour son secteur. La DGCS ram&#232;ne cette perte dans le public &#224; 65&#8239;millions d'euros sur la d&#233;pendance, compens&#233;e par un gain de 165&#8239;millions sur le soin. Dans les &#233;tablissements publics territoriaux, l'Unccas t&#233;moigne de situations critiques : &lt;i&gt;&#171; &#192; Clermont-Ferrand, le conseil communal d'action sociale (CCAS) g&#232;re six Ehpad et a perdu 375 000&#8239;&#8364; sur un an, soit 11 &#233;quivalents temps pleins&lt;/i&gt;, s'alarme Beno&#238;t Calmels, d&#233;l&#233;gu&#233; g&#233;n&#233;ral de l'Union nationale des CCAS. &lt;i&gt;La Ville va compenser, mais le conseil municipal a failli tout fermer et confier l'ensemble &#224; un gestionnaire priv&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Les effets sont moins sensibles dans le secteur associatif, o&#249; la Fehap t&#233;moigne d'un &lt;i&gt;&#171; effet plut&#244;t positif sur le soin &#187;&lt;/i&gt; et nul sur la partie d&#233;pendance, &lt;i&gt;&#171; avec autant de gagnants que de perdants &#187;&lt;/i&gt;. Les grands gagnants de la r&#233;forme sont les &#233;tablissements &lt;i&gt;&#171; priv&#233;s commerciaux &#187;&lt;/i&gt;, qui r&#233;cup&#232;rent 104&#8239;millions sur la d&#233;pendance et 88 sur le soin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2675 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH433/screenshot_18-8-7eb0d.png?1694042248' width='500' height='433' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre r&#233;percussion &#224; pr&#233;voir, le tarif h&#233;bergement va devenir la variable d'ajustement des forfaits soins et d&#233;pendance : &lt;i&gt;&#171; Pour maintenir deux postes d'aides-soignants, les &#233;tablissements vont r&#233;percuter la charge sur le tarif de l'h&#233;bergement, &#224; la charge de l'usager &#187;&lt;/i&gt;, s'inqui&#232;te la Fehap, qui souhaite une r&#233;flexion sur l'h&#233;bergement et le reste &#224; charge, auquel la r&#233;forme n'apporte aucune solution. &lt;i&gt;&#171; Au-del&#224; de la tarification, il faut se demander quelle politique du grand &#226;ge nous voulons, et trouver de nouvelles ressources pour la financer &#187;&lt;/i&gt;, ajoute Julien Moreau. &lt;i&gt;&#171; Il faut augmenter le budget de l'assurance-maladie, former plus de soignants, et diminuer le reste &#224; charge&lt;/i&gt;, abonde le Synerpa. &lt;i&gt;Ce sujet ne l&#226;chera pas Macron, les professionnels attendent des r&#233;ponses fortes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vers un d&#233;bat national&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport parlementaire pr&#233;sent&#233; le 14 mars, Monique Iborra pr&#233;conise de doubler le taux d'encadrement en Ehpad, pour parvenir &#224; 60 ETP pour 100 r&#233;sidents, et demande la suspension du volet &lt;i&gt;&#171; d&#233;pendance &#187;&lt;/i&gt; de la r&#233;forme, &lt;i&gt;&#171; dont les cons&#233;quences n'ont pas &#233;t&#233; assez anticip&#233;es &#187;&lt;/i&gt;. La ministre Agn&#232;s Buzyn s'est engag&#233;e &#224; &lt;i&gt;&#171; neutraliser les effets n&#233;gatifs &#187;&lt;/i&gt; de la r&#233;forme au moins pendant deux ans, &lt;i&gt;&#171; pour les 20&#8239;% &#224; 25&#8239;% d'&#233;tablissements &#187;&lt;/i&gt; qui ont perdu des ressources. Elle a annonc&#233; une &lt;i&gt;&#171; strat&#233;gie nationale &#187;&lt;/i&gt; et un &lt;i&gt;&#171; d&#233;bat soci&#233;tal &#187;&lt;/i&gt; sur le financement de la d&#233;pendance d'ici la fin de l'ann&#233;e. Assurance-d&#233;pendance sur le mod&#232;le des compl&#233;mentaires, ou financement d'un &lt;i&gt;&#171; 5e risque&#8239;&lt;/i&gt; &#187; par la s&#233;curit&#233; sociale ? La ministre &#233;voque pour l'instant l'id&#233;e d'une deuxi&#232;me journ&#233;e de solidarit&#233;. Et deux Hauts Conseils (celui de l'avenir de l'assurance maladie &#8211; HCAAM &#8211; et celui de la Famille, de l'enfance et de l'&#226;ge &#8211; HCFEA) doivent rendre leurs travaux prospectifs en juillet. La pression du terrain aura au moins servi &#224; faire remonter le sujet dans l'agenda politique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Docu &#8226; Harmonie sociale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1229-Docu-o-Harmonie-sociale</link>
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		<dc:date>2018-05-15T09:29:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>1229</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Ce qu'on fait, c'est de la politique &#187;&#8230; Avec ses cuivres, ses percussions, ses saxos, clarinettes, trombones,&#8239;etc, la Fanfare invisible accompagne les mouvements sociaux. Avec une p&#234;che terrible, et une autocritique permanente. Ainsi le 4&#8239;avril, La Fanfare invisible &#233;tait &#224; la Bourse du travail de Paris lorsque Fran&#231;ois Ruffin et Fr&#233;d&#233;ric Lordon ont lanc&#233; leur &#171; d&#233;bordement g&#233;n&#233;ral &#187; pour le 5&#8239;mai dernier. On la rencontre dans les manifs contre l'&#233;tat d'urgence, devant un centre de r&#233;tention, aux c&#244;t&#233;s de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1229-" rel="tag"&gt;1229&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce qu'on fait, c'est de la politique &#187;&lt;/i&gt;&#8230; Avec ses cuivres, ses percussions, ses saxos, clarinettes, trombones,&#8239;etc, la Fanfare invisible accompagne les mouvements sociaux. Avec une p&#234;che terrible, et une autocritique permanente. Ainsi le 4&#8239;avril, La Fanfare invisible &#233;tait &#224; la Bourse du travail de Paris lorsque Fran&#231;ois Ruffin et Fr&#233;d&#233;ric Lordon ont lanc&#233; leur &lt;i&gt;&#171; d&#233;bordement g&#233;n&#233;ral &#187;&lt;/i&gt; pour le 5&#8239;mai dernier. On la rencontre dans les manifs contre l'&#233;tat d'urgence, devant un centre de r&#233;tention, aux c&#244;t&#233;s de l'association Droit au logement&#8230; En avril&#8239;2012, &#224; son initiative, une &lt;i&gt;&#171; manifestive &#187;&lt;/i&gt; de fanfares appelait &#224; la convergence des luttes. Leurs musiques, toujours, chantent la r&#233;sistance, la col&#232;re, la lutte contre l'injustice. Ils sont color&#233;s, et leur organisation se veut autog&#233;r&#233;e et horizontale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2686 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L259xH368/screenshot_29-5-01406.png?1694042249' width='259' height='368' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils savent sortir de l'Hexagone et entendent &lt;i&gt;&#171; cr&#233;er un bloc de cuivre europ&#233;en militant pour une r&#233;invention de la soci&#233;t&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Ainsi, en mai&#8239;2016, une dizaine de fanfares originaires des quatre coins de l'Europe ont d&#233;fil&#233; dans les rues de la capitale. On a pu y entendre Lluis Llach (L'Estaca, 1968) ou Jean-Baptiste Cl&#233;ment (La semaine sanglante, 1871). &#192; l'&#201;cole de la Parole errante de Montreuil (Seine-Saint-Denis), ils r&#233;p&#232;tent avec des &#201;cossais ou des Californiens, &#233;changent des morceaux f&#233;d&#233;rateurs et politiques concernant les mineurs de sel colombiens ou des chansons ouvri&#232;res. &#192; proximit&#233;, une fanfare autrichienne explique comment le seul fait de jouer dans la rue est un interdit &#224; braver ; une fanfare italienne se d&#233;finit &lt;i&gt;&#171; comme un laboratoire pour construire une nouvelle culture de gauche &#187;&lt;/i&gt;&#8230; L'engagement, clame ce documentaire, est d&#233;cid&#233;ment un m&#233;lange d'accords et de dissonances. Quoi qu'il en soit et sans couac, ces fanfares travaillent la possibilit&#233; de construire autrement, ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quand la Clameur Monte&lt;br class='autobr' /&gt;
Documentaire de Maud Pav&#233;. 60 min.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jeunes majeurs &#8226; Un cordage entre protection de l'enfance et ind&#233;pendance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1229-Jeunes-majeurs-o-Un-cordage-entre-protection-de-l-enfance-et-independance</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>1229</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Se voulant solidaires avec leurs &#171; anciens &#187;, les Apprentis d'Auteuil testent depuis 2016 un accompagnement vers la vie d'adulte de ceux qui sont r&#233;cemment sortis de la protection de l'enfance. Reportage &#224; Sannois (Val-d'Oise) sur l'un des sites de ce dispositif exp&#233;rimental appel&#233;e &#171; Touline &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand Mathieu passe la porte, sa mine r&#233;jouie suffit &#224; comprendre qu'en ce moment il se sent plut&#244;t bien dans ses baskets argent&#233;es. &#201;couteurs autour du cou et respiration essouffl&#233;e, le jeune homme de 19 ans a (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1229-" rel="tag"&gt;1229&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Se voulant solidaires avec leurs &#171; anciens &#187;, les Apprentis d'Auteuil testent depuis 2016 un accompagnement vers la vie d'adulte de ceux qui sont r&#233;cemment sortis de la protection de l'enfance. Reportage &#224; Sannois (Val-d'Oise) sur l'un des sites de ce dispositif exp&#233;rimental appel&#233;e &#171; Touline &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand Mathieu passe la porte, sa mine r&#233;jouie suffit &#224; comprendre qu'en ce moment il se sent plut&#244;t bien dans ses baskets argent&#233;es. &#201;couteurs autour du cou et respiration essouffl&#233;e, le jeune homme de 19 ans a gravi &#224; v&#233;lo la c&#244;te jusqu'au site verdoyant des Apprentis d'Auteuil, situ&#233; sur la colline de Sannois pr&#232;s d'Argenteuil (Val-d'Oise). Adolescent, il a &#233;cum&#233; les foyers du Val d'Oise, dont la MECS Saint-Jean, o&#249; nous sommes. Aujourd'hui, il est venu annoncer qu'il ne vit plus ni chez sa m&#232;re ni chez ses grands-parents, o&#249; il avait atterri &#224; 18 ans malgr&#233; des relations tendues, pour ne pas dormir &#224; la rue. En effet, Mathieu vient de s'installer dans un logement priv&#233; qu'il a trouv&#233; par lui-m&#234;me. Il l'a meubl&#233; et paie le loyer avec sa compagne. &lt;i&gt;&#171; Et voil&#224;, &#224; pr&#233;sent j'ai un boulot en CDI, une copine, un appartement&#8230; et un chien ! &#187;&lt;/i&gt;, &#233;num&#232;re-t-il avec satisfaction &#224; Am&#233;lie Sekka&#239;, la coordinatrice de la Touline, qui le suit depuis un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dispositif exp&#233;rimental baptis&#233; symboliquement du nom du cordage servant &#224; amarrer les navires, a &#233;t&#233; d&#233;ploy&#233; nationalement par les Apprentis d'Auteuil depuis deux ans sur plusieurs sites en France pour accompagner les jeunes sortant de ses structures. Ceux qui, comme Mathieu, se retrouvent sans contrat jeune majeur, sans famille sur qui compter et ont encore besoin d'un coup de main pour se d&#233;brouiller. Elle le f&#233;licite : &lt;i&gt;&#171; C'est vraiment une bonne nouvelle, tu as vraiment fait du chemin ! &#187; &#171; Oui, finies les b&#234;tises, je suis stabilis&#233; &#187;&lt;/i&gt;, sourit l'ancien fugueur, qui s'avoue n&#233;anmoins fatigu&#233; par son travail dans la restauration. Il r&#233;p&#232;te avec fiert&#233; ses avanc&#233;es aux &#233;ducateurs qu'il croise en quittant le local de la Touline.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2676 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH336/screenshot_19-8-23634.png?1694042249' width='500' height='336' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand plus tard Moussa arrive &#224; son tour, son visage renferm&#233; suffit &#224; comprendre son mal &#234;tre. Embourb&#233; dans un imbroglio administratif, ce Malien de 23 ans aux yeux tristes n'en peut plus d'&#234;tre dans l'incertitude. Une instruction est en cours pour demander la lev&#233;e de l'OQTF qui plane sur lui depuis un an. En attendant, il ne peut pas chercher un travail en lien avec la formation agricole qu'il a suivie ici dans le lyc&#233;e nature et services des Apprentis d'Auteuil. &lt;i&gt;&#171; Je ne fais pas grand chose de mes journ&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, regrette Moussa, en sursis actuellement dans un foyer de jeunes travailleurs. Am&#233;lie Sekka&#239; appelle l'avocate qui suit son dossier. &lt;i&gt;&#171; Il faut encore attendre &#187;&lt;/i&gt;, indique-t-elle ensuite. Moussa repart sans savoir s'il doit encore y croire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est rageant de ne rien pouvoir faire &#187;&lt;/i&gt; confie la coordinatrice, de plus en plus sollicit&#233;e par d'anciens mineurs non accompagn&#233;s devenus majeurs, perdus dans des tracasseries administratives comme le chaotique passage du statut &#233;tudiant au statut salari&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est le travail quotidien de la coordinatrice : entre jeunes Fran&#231;ais sans famille sur qui compter et jeunes migrants totalement seuls, entre blocages et avanc&#233;es, entre bureau et terrain&#8230; Avant de prendre ce poste &#224; son lancement en ao&#251;t&#8239;2016, Am&#233;lie Sekka&#239;, licenci&#233;e en psychologie, a notamment &#233;t&#233; conseill&#232;re insertion en mission locale. De pr&#233;cieuses cordes &#224; son arc pour cette nouvelle mission d'accompagnement social. &lt;i&gt;&#171; L'objectif est de &#034;faire avec&#034; ces jeunes adultes en voie d'autonomisation mais qui n'ont pas pu tout consolider avant la fin de leur prise en charge ASE &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit la coordinatrice. Elle les appuie dans leurs d&#233;marches pour une couverture maladie, un logement, un apprentissage, un emploi, un soutien psychologique, un titre de s&#233;jour,&#8239;etc. L'accompagnement dure trois ans au maximum apr&#232;s la sortie, intensivement au d&#233;but, puis s'&#233;tiolant au fur et &#224; mesure des acquisitions, et toujours en interaction avec le r&#233;seau local des partenaires de droit commun. &lt;i&gt;&#171; Mais il s'agit surtout d'&#234;tre &#224; leur &#233;coute. Souvent ils viennent ou appellent pour un petit pr&#233;texte qui se transforme en beaucoup plus, parce qu'ils ont avant tout besoin de parler de leurs soucis et de partager leur solitude &#187;&lt;/i&gt;, explique la travailleuse sociale, personne-rep&#232;re qui essaie de se rendre autant disponible que possible. &lt;i&gt;&#171; Pourtant il s'av&#232;re difficile de mettre en place des actions collectives, qui pourraient cr&#233;er du lien entre eux. Chacun est trop centr&#233; sur ses probl&#232;mes personnels. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2677 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH209/screenshot_20-8-8003b.png?1694042249' width='500' height='209' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;En sortant du bureau de la Touline sur le site de Sannois, Mathieu, 19 ans, raconte ses avanc&#233;es &#224; deux des &#233;ducatrices qui l'ont connu quand il &#233;tait plac&#233; dans un foyer des Apprentis d'Auteuil. &lt;/i&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Passage de relais&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; 75&#8239;% de son temps sur la Touline, Am&#233;lie Sekka&#239; suit activement une cinquantaine de gar&#231;ons et filles &#226;g&#233;s de 17 &#224; 24 ans pass&#233;s par les &#171; foyers &#187; locaux de l'association (deux MECS et un service d'accompagnement de mineurs isol&#233;s &#233;trangers). Elle s'y rend d'ailleurs r&#233;guli&#232;rement pour se faire identifier des jeunes avant leurs sorties au fil de l'eau. Consacrant ses 25&#8239;% restant au bureau des &#171; anciens &#187;, elle profite aussi des &#233;v&#233;nements annuels comme la F&#234;te des anciens pour faire savoir qu'elle existe. En effet les Apprentis d'Auteuil entretiennent historiquement des liens avec tous ceux pass&#233;s par leurs &#233;tablissements scolaires ou d'accueil, sans limite dans le temps. Une tradition qui explique l'envie de formaliser son aide pour les plus jeunes des &#171; anciens &#187; tout juste sortis de l'ASE, puisque ce sont ceux qui en ont le plus besoin&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est rassurant de pouvoir passer le relais &#224; quelqu'un pr&#233;sent sur place, avec qui nous allons pouvoir &#233;changer en amont et apr&#232;s &#187;&lt;/i&gt;, salue Nathalie Pierrat, chef de service sur plusieurs lieux de vie de la MECS Saint-Jean. Elle confie se &lt;i&gt;&#171; sentir mal &#187;&lt;/i&gt; quand elle laisse partir &#224; 18 ans et quelques mois un jeune qu'elle ne sent pas mature. &lt;i&gt;&#171; Ce sont des jeunes dont le parcours personnel complique encore les difficult&#233;s li&#233;es au passage &#224; la vie adulte, et pourtant on leur demande plus qu'aux autres &#187;&lt;/i&gt;, analyse-t-elle. &lt;i&gt;&#171; Nous avons de moins en moins de temps alors nous leur mettons la pression &#187;&lt;/i&gt;, regrette elle aussi Ana&#239;s Djoumb&#233;, &#233;ducatrice dans une maison du centre-ville o&#249; plusieurs jeunes vivent en semi-autonomie. Elle constate qu'&lt;i&gt;&#171; en cinq ans dans le Val-d'Oise, le nombre de contrats jeunes majeurs obtenus a &#233;norm&#233;ment baiss&#233;, de m&#234;me que leur dur&#233;e &#187;&lt;/i&gt;. C'est d'ailleurs le cas dans de nombreux d&#233;partements de France, malgr&#233; les bonnes intentions de la loi de mars&#8239;2016 relative &#224; la protection de l'enfance, annon&#231;ant vouloir favoriser une transition stable vers l'&#226;ge adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2678 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH471/screenshot_21-8-62b4f.png?1694042249' width='500' height='471' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Touline n'emp&#234;che pas les &#233;ducateurs d'entretenir le lien cr&#233;&#233; avec certains jeunes en gal&#232;re, mais elle les d&#233;charge d'une intervention hors prise en charge. Comme pour Mathieu que les deux travailleuses sociales &#233;taient soulag&#233;es de savoir entre de bonnes mains et qu'elle viennent de croiser avec grand plaisir : &lt;i&gt;&#171; Nous &#233;tions inqui&#232;tes pour lui qui nous en a fait baver&#8230; c'est impressionnant de le voir aujourd'hui si pos&#233; ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;P&#233;riode charni&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il &#233;tait de notre responsabilit&#233; de faire quelque chose pour l'inclusion de ces jeunes qui revenaient nous voir une fois dehors, sans soutien familial ou r&#233;seau pour les aider &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;fend C&#233;cile Valla, qui coordonne le dispositif au niveau national. Les Apprentis d'Auteuil ont donc lev&#233; des fonds pour lancer cette exp&#233;rimentation sur trois ans. La fondation l'a d&#233;velopp&#233;e simultan&#233;ment sur cinq de ses sites, dont certains avec une forte tradition d'accompagnement de ses &#171; anciens &#187; : &#224; Sannois, Paris, Lille, Dijon et Nantes/La Roche-sur-Yon. Chaque Touline a ses particularit&#233;s, due au contexte et &#224; la structure de rattachement. Mais toutes reposent sur un coordinateur au profil d'assistante sociale, d'&#233;ducateur ou de conseiller en insertion, dont la patte est &lt;i&gt;&#171; la polyvalence et, bien s&#251;r, une sensibilit&#233; au public &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'obtention d'un financement du Fonds social europ&#233;en (FSE), en plus d'un budget propre issu du m&#233;c&#233;nat, a oblig&#233; &#224; structurer l'action d&#232;s le d&#233;part. Des fiches internes de suivi retracent les grandes &#233;tapes du parcours de chaque jeune et permettent un suivi statistique global. Autre point fort, des r&#233;unions organis&#233;es tous les deux mois entre les coordinateurs cr&#233;ent une synergie entre eux. &lt;i&gt;&#171; Cela permet d'&#233;changer sur nos pratiques mais plus encore de constituer un r&#233;seau autour des jeunes &#187;&lt;/i&gt;, note Catherine Le Gars, coordinatrice de la Touline de Paris, qui a d&#233;j&#224; accueilli un jeune de Sannois et un autre de Dijon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2679 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH312/screenshot_22-8-0cff1.png?1694042249' width='500' height='312' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toujours plus loin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cabinet ext&#233;rieur GESTE r&#233;alise actuellement un &#233;tude &#233;valuative de l'impact social du projet : &#224; partir d'&#233;changes avec ses contributeurs, de t&#233;moignages de jeunes qui en ont b&#233;n&#233;fici&#233; et d'un important travail documentaire. Dans sa note de cadrage remise &#224; l'issue d'une premi&#232;re phase, le cabinet dresse un &#233;tat des lieux juridique et social, &#233;clairant l'urgence de la d&#233;marche. Alors que la r&#233;flexion gouvernementale s'interroge dans le m&#234;me sens (1), &lt;i&gt;&#171; l'enjeu est de convaincre de la pertinence du dispositif, pour le p&#233;renniser et m&#234;me l'&#233;largir &#187;&lt;/i&gt;, souligne avec enthousiasme C&#233;cile Valla, qui attendait des d&#233;cisions pour ce mois de mai. En partageant son retour d'exp&#233;rience, Apprentis d'Auteuil pourrait aussi donner envie &#224; d'autres de lui embo&#238;ter le pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Restent quelques points d'am&#233;lioration. D'abord une fragilit&#233; d&#251;e au fait que tout d&#233;pend d'un coordinateur unique : quand il est en arr&#234;t maladie prolong&#233; &#8211; comme cela a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; le cas &#8211; cela entra&#238;ne un risque de rupture mettant &#224; mal le travail commenc&#233;, contraire au but poursuivi. Ensuite l'objectif de d&#233;velopper aussi des actions en groupe pour faire du lien reste pour l'instant difficilement mis en &#339;uvre. Enfin, il sera s&#251;rement difficile de dire stop &#224; certains jeunes au bout de trois ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
En attendant, Am&#233;lie Sekka&#239; continue de tendre sa corde. Elle est venue rencontrer quelques uns des jeunes en semi-autonomie dans la maison du centre ville. &lt;i&gt;&#171; Oui, je sais qui tu es, mais je reste encore ici le temps de ma formation en apprentissage &#187;&lt;/i&gt;, explique avec soulagement ce jeune d'une vingtaine d'ann&#233;es qui vient d'apprendre le renouvellement de son contrat jeune majeur. Cet autre, plut&#244;t d&#233;brouillard selon son &#233;ducatrice, va quitter cet &#233;t&#233; le lieu de vie : &lt;i&gt;&#171; Pour l'instant tout va bien mais on ne sait jamais, alors je saurai o&#249; te trouver. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cr&#233;dit photos : A. Penna&lt;br class='autobr' /&gt;
(1) Dans le cadre de la concertation lanc&#233;e fin 2017 par la ministre de la Sant&#233; et des Solidarit&#233;s, Agn&#232;s Buzyn, et port&#233;e par Olivier Noblecourt, d&#233;l&#233;gu&#233; interminist&#233;riel &#224; la pr&#233;vention et &#224; la lutte contre la pauvret&#233; des enfants et des jeunes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Violences faites aux femmes &#8226; #metoo, quel &#233;cho ?</title>
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		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;La question des violences sexuelles et sexistes renvoie au tabou de la sexualit&#233;, sujet sensible pour les professionnels du travail social. Les associations f&#233;ministes plaident pour l'&#233;ducation d&#232;s le plus jeune &#226;ge, la formation, le soutien financier et politique. Afin que la lib&#233;ration de la parole ne soit pas vaine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Encore un soubresaut retentissant de la vague #metoo, l'annonce du prestigieux prix Nobel de litt&#233;rature 2018 a &#233;t&#233; report&#233; &#224; 2019. Cela ne s'&#233;tait jamais vu hors p&#233;riodes de guerres (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Medias" rel="tag"&gt;M&#233;dias&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1229-" rel="tag"&gt;1229&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La question des violences sexuelles et sexistes renvoie au tabou de la sexualit&#233;, sujet sensible pour les professionnels du travail social. Les associations f&#233;ministes plaident pour l'&#233;ducation d&#232;s le plus jeune &#226;ge, la formation, le soutien financier et politique. Afin que la lib&#233;ration de la parole ne soit pas vaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Encore un soubresaut retentissant de la vague #metoo, l'annonce du prestigieux prix Nobel de litt&#233;rature 2018 a &#233;t&#233; report&#233; &#224; 2019. Cela ne s'&#233;tait jamais vu hors p&#233;riodes de guerres mondiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout a commenc&#233; en octobre 2017. Au lendemain des r&#233;v&#233;lations du &lt;i&gt;New York Times&lt;/i&gt; sur les agressions sexuelles et viols pr&#233;sum&#233;s commis par le c&#233;l&#232;bre producteur am&#233;ricain Harvey Weinstein, une d&#233;ferlante de d&#233;nonciations et de r&#233;cits de violences du m&#234;me type submerge les r&#233;seaux sociaux. Une journaliste fran&#231;aise install&#233;e &#224; New York, Sandra Muller, lance le mot-di&#232;se #balancetonporc pour inviter les femmes &#224; partager leur v&#233;cu. Le lendemain l'actrice am&#233;ricaine Alyssa Milano lui embo&#238;te le pas avec le d&#233;sormais c&#233;l&#232;bre #metoo pour les m&#234;mes raisons. La parole se lib&#232;re sur la Toile. Chacun y va de son commentaire, de son malaise, de son histoire. La France se regarde sous un aspect peu reluisant, celui d'une soci&#233;t&#233; toujours sexiste, machiste, patriarcale et violente envers ses femmes. Les gouvernants prennent acte et promettent d'agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis&#8230; Rien, ou si peu. Aur&#233;lie Clesse, assistante de service social au commissariat de police de Pau, n'a pas re&#231;u de consignes particuli&#232;res pour l'accueil de femmes qui viendraient porter plainte dans la foul&#233;e du mouvement. Elle n'a pas constat&#233; non plus d'impact du mouvement sur le nombre de plaintes. &lt;i&gt;&#171; Les femmes que nous recevons viennent avant tout parce qu'elles se sentent en danger de mort ou parce que des actes sont pos&#233;s sur leurs enfants par leur mari violent&lt;/i&gt;, explique-t-elle. &lt;i&gt;Et c'est seulement en grattant qu'on d&#233;c&#232;le des violences sexuelles, l&#224; o&#249; elles nous assuraient ne pas en &#234;tre victimes. &#187;&lt;/i&gt; Sexualit&#233; forc&#233;e, contraintes lors des actes sexuels, obligation de partenaires multiples : certaines femmes ne mettent pas les mots &#171; viols &#187; ou &#171; agressions sexuelles &#187; sur ces actes. &lt;i&gt;&#171; Les autres situations compliqu&#233;es, ce sont les zones grises : quand une jeune femme accepte le d&#233;but d'une relation sexuelle mais pas la fin parce que &#231;a tourne mal&lt;/i&gt;, poursuit Aur&#233;lie Clesse. &lt;i&gt;Quand les faits ne rentrent pas dans la qualification p&#233;nale, c'est tr&#232;s difficile pour elles d'avoir tout d&#233;ball&#233;. Nous voyons un certain nombre de jeunes qui se retrouvent dans ces contextes flous, o&#249; malgr&#233; tout il n'y a pas menace, contrainte ou surprise, qui caract&#233;risent le viol. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2680 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L421xH466/screenshot_23-7-2638e.png?1694042249' width='421' height='466' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour V&#233;ronique S&#233;hier, co-pr&#233;sidente du Planning familial, le mouvement #metoo a r&#233;v&#233;l&#233; le tabou persistant autour de la sexualit&#233;, dans tous les milieux, dans toutes les professions. &lt;i&gt;&#171; L'&#233;ducation &#224; la sexualit&#233; &#224; l'&#233;cole, inscrite dans la loi depuis 2001, ne se pratique jamais autant qu'il le faudrait, avec seulement quelques s&#233;ances dans le parcours scolaire, surtout tourn&#233;es autour de la reproduction. Il est essentiel d'intervenir sur ces questions d&#232;s l'&#233;cole maternelle et primaire, de travailler sur la mixit&#233;, l'&#233;galit&#233; entre les sexes, le consentement, le fait que la sexualit&#233; s'inscrit dans des rapports sociaux de sexe. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;lo&#239;se Galili, conseill&#232;re conjugale et familiale au Planning familial de Paris, est aussi convaincue de la n&#233;cessit&#233; d'intervenir d&#232;s le plus jeune &#226;ge. &lt;i&gt;&#171; Le tabou des tabous, ce sont les violences faites aux enfants, et c'est certainement par l&#224; que tout commence&lt;/i&gt;, explique-t-elle. &lt;i&gt;Nous sommes intervenus dans une &#233;cole maternelle au c&#339;ur de Paris, &#224; l'invitation d'enseignants qui n'osent pas parler de sexualit&#233;, parce qu'ils ne sont pas form&#233;s. Nous avons demand&#233; aux &#233;l&#232;ves si qui que ce soit avait le droit de leur donner une tape. Un enfant a dit : &#171; oui, les parents &#187;. Nous avons demand&#233; aux autres si cela arrivait chez eux. Ils ont tous lev&#233; la main sauf un ! La banalit&#233; des violences intrafamiliales est r&#233;elle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Casser les repr&#233;sentations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En coll&#232;ge et lyc&#233;e, &lt;i&gt;&#171; les violences sexuelles ne sont pas notre quotidien, mais nous voyons arriver des jeunes qui r&#233;v&#232;lent des attouchements ou des atteintes sexuelles, pour lesquelles nous transmettons &#224; la Protection de l'enfance qui prend en charge la proc&#233;dure&lt;/i&gt;, d&#233;crit Christine Mendiboure, &lt;i&gt;assistante sociale aupr&#232;s des &#233;l&#232;ves et secr&#233;taire nationale adjointe du SNASEN-UNSA &#201;ducation. Nous recevons des jeunes filles qui se posent des questions sur la &#171; normalit&#233; &#187; sexuelle. Nous devons casser les repr&#233;sentations sexistes, souvent ancr&#233;es depuis l'enfance, remettre en avant les valeurs de respect, apprendre aux jeunes filles &#224; dire non. &#187;&lt;/i&gt; Intervenir en action collective ou individuelle &#224; l'adolescence, &lt;i&gt;&#171; quand les jeunes sont d&#233;bord&#233;s par leurs changements physiques et se posent beaucoup de questions &#187;&lt;/i&gt;, s'av&#232;re aussi essentiel que compliqu&#233;. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas facile pour eux d'en parler, cela doit se faire en dehors du cadre familial. C'est notre r&#244;le d'aborder ces questions avec la bonne distance et bienveillance &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2681 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L424xH276/screenshot_24-6-2d254.png?1694042249' width='424' height='276' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#233;quipe du service &#201;coute Brunehaut accompagne et oriente les femmes victimes de violences conjugales. La premi&#232;re prise de contact a souvent lieu par t&#233;l&#233;phone. / &#169; R. Le Berre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si #metoo n'a pas eu d'impact sur son travail, Christine Mendiboure s'inqui&#232;te du cybersexisme qui peut faire des ravages. &lt;i&gt;&#171; Masturbation en ligne, d&#233;shabillages : cela peut faire des ravages car ces actes franchissent les murs du lyc&#233;e et peuvent conduire &#224; des tentatives de suicide et des d&#233;scolarisations. &#187;&lt;/i&gt; Si elle voit d'un bon &#339;il la lib&#233;ration de la parole, elle s'interroge toutefois sur &#171; l'apr&#232;s &#187;. &lt;i&gt;&#171; S'il s'agit juste de laisser au jeune le droit de s'exprimer, ce n'est pas tr&#232;s aidant. Cela peut m&#234;me avoir des effets d&#233;vastateurs dans la sph&#232;re priv&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi l'interrogation des professionnels du Planning familial, qui ont l'habitude d'accompagner des femmes en situation de vuln&#233;rabilit&#233;, mais ne disposent pas des ressources n&#233;cessaires pour la prise en charge des traumas. &lt;i&gt;&#171; Nous souhaiterions employer un psychologue sp&#233;cialiste pour des permanences gratuites&lt;/i&gt;, explique Aissaoui Hanifa, conseill&#232;re conjugale et familiale au Planning familial de Lille. &lt;i&gt;Mais pour cela il faut des subventions. &#187;&lt;/i&gt; C'est l'une des demandes du collectif Ensemble contre le sexisme, r&#233;unissant plusieurs associations f&#233;ministes : dans leur Appel des 22 lanc&#233; en janvier, elles &#233;mettaient 22 propositions concr&#232;tes pour lutter contre le sexisme sous toutes ses formes. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui nous n'avons pas d'assurance de moyens qui seront d&#233;velopp&#233;s pour r&#233;pondre aux besoins des femmes, une fois la parole lib&#233;r&#233;e et l'&#233;coute apport&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, regrette V&#233;ronique S&#233;hier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Toujours une affaire de femmes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles, pr&#233;sent&#233; par la secr&#233;taire d'&#201;tat Marl&#232;ne Schiappa le 21 mars et examin&#233; &#224; la mi-mai par l'Assembl&#233;e nationale, ne dit rien des enveloppes budg&#233;taires qui seront d&#233;di&#233;es aux nouvelles mesures. Outre l'allongement du d&#233;lai de prescription pour les crimes commis sur des mineurs ou la cr&#233;ation d'une nouvelle infraction pour &#171; outrage sexiste &#187;, un grand plan de formation initiale et continue dans le secteur public et des formations pour les enseignants, les personnels sociaux et de sant&#233; dans les &#233;tablissements scolaires sont annonc&#233;s. La prise en charge des soins psycho-traumatiques pour les victimes de violences et la possibilit&#233; de porter plainte dans les diff&#233;rents lieux de prise en charge des victimes, notamment les h&#244;pitaux, figurent aussi dans le texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnelles du Planning familial elles-m&#234;mes souhaitent &#234;tre mieux arm&#233;es, gr&#226;ce notamment &#224; des groupes d'analyse de pratiques, face &#224; cette libert&#233; de parole qui rompt avec l'habituel &lt;i&gt;&#171; silence des femmes, qui se sentent coupables et humili&#233;es par leur agresseur &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit Aissaoui Hanifa. Pour l'heure, ces femmes viennent donc prendre appui aupr&#232;s des associations f&#233;ministes, l&#224; o&#249; celles-ci souhaitent une prise en compte institutionnelle. &lt;i&gt;&#171; C'est une prise en charge des femmes par les femmes. Cela pose des questions du point de vue du genre &#187;&lt;/i&gt;, constate H&#233;lo&#239;se Galili.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 15 novembre 2017, peu apr&#232;s le lancement du mouvement #metoo, d&#233;c&#233;dait l'anthropologue sp&#233;cialiste des rapports de domination, Fran&#231;oise H&#233;ritier. Dans une interview donn&#233;e peu auparavant au journal Le Monde, elle en r&#233;sumait l'enjeu : &lt;i&gt;&#171; Les cons&#233;quences de ce mouvement peuvent &#234;tre &#233;normes. &#192; condition de soulever non pas un coin mais l'int&#233;gralit&#233; du voile, de tirer tous les fils pour repenser la question du rapport entre les sexes, s'attaquer &#224; ce statut de domination masculine et an&#233;antir l'id&#233;e d'un d&#233;sir masculin irr&#233;pressible. C'est un gigantesque chantier. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Intervenir aupr&#232;s des auteurs</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1231-Intervenir-aupres-des-auteurs</link>
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		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>1229</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mathieu Lacambre, pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration des Centres ressources pour les intervenants aupr&#232;s des auteurs de violences sexuelles. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Nous n'avons ressenti aucune r&#233;plique de ce mouvement de lib&#233;ration de la parole, qui pour moi a constitu&#233; un espace permettant de dire &#171; j'ai &#233;t&#233; victime &#187;, mais avec l'illusion que cela serait trait&#233; sur le plan social. Donc cela peut cr&#233;er de la souffrance. Il manque l'&#233;tape suivante. Derri&#232;re les victimes, il y a les auteurs de violences sexuelles. Une fois sur trois (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Mathieu Lacambre, pr&#233;sident de la F&#233;d&#233;ration des Centres ressources pour les intervenants aupr&#232;s des auteurs de violences sexuelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &#171; Nous n'avons ressenti aucune r&#233;plique de ce mouvement de lib&#233;ration de la parole, qui pour moi a constitu&#233; un espace permettant de dire &#171; j'ai &#233;t&#233; victime &#187;, mais avec l'illusion que cela serait trait&#233; sur le plan social. Donc cela peut cr&#233;er de la souffrance. Il manque l'&#233;tape suivante. Derri&#232;re les victimes, il y a les auteurs de violences sexuelles. Une fois sur trois ils ont &#233;t&#233; victimes eux-m&#234;mes. La pr&#233;vention est donc essentielle. Nous intervenons aupr&#232;s de nombreuses &#233;quipes, notamment de l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) et de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), mais aussi en prison. Les travailleurs sociaux font partie de ces professionnels qui travaillent aupr&#232;s de toutes les vuln&#233;rabilit&#233;s et avec qui nous collaborons beaucoup. Nous dispensons aussi de nombreuses formations gratuites, de conf&#233;rences. Mais notre action n'est pas du tout &#171; bankable &#187;. Nous organisons ainsi, sur nos fonds propres, une audition publique les 14 et 15 juin &#224; Paris, r&#233;unissant de nombreux experts, vingt ans apr&#232;s la loi du 17 juin 1998. Elle avait notamment instaur&#233; l'injonction de soins comme modalit&#233; centrale de l'ex&#233;cution de la peine pour les auteurs d'infraction &#224; caract&#232;re sexuel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt ans apr&#232;s la loi du 17 juin 1998, qui implique le soignant dans une prise en charge articul&#233;e avec la Justice, plusieurs questions demeurent, et de nouvelles probl&#233;matiques &#233;mergent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Accompagnement des victimes &#8226; &#192; demande en hausse, financements inchang&#233;s</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1229-Accompagnement-des-victimes-o-A-demande-en-hausse-financements-inchanges</link>
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		<dc:date>2018-05-15T09:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;&#192; Lille, l'association Solfa, tout comme ses partenaires, a vu augmenter les demandes d'accompagnement de femmes victimes. Mais les moyens pour y r&#233;pondre ne suivent pas. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &#201;coute Brunehaut, bonjour ! &#187; Le t&#233;l&#233;phone vient de sonner dans le bureau occup&#233; par l'une des &#233;quipes de Solfa (Solidarit&#233; Femmes Accueil), association lilloise luttant depuis 1947 contre les violences faites aux femmes. L'&#233;quipe du service &#201;coute Brunehaut, compos&#233;e de trois &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es et une psychologue, accompagne et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Lille, l'association Solfa, tout comme ses partenaires, a vu augmenter les demandes d'accompagnement de femmes victimes. Mais les moyens pour y r&#233;pondre ne suivent pas.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; &#201;coute Brunehaut, bonjour ! &#187;&lt;/i&gt; Le t&#233;l&#233;phone vient de sonner dans le bureau occup&#233; par l'une des &#233;quipes de Solfa (Solidarit&#233; Femmes Accueil), association lilloise luttant depuis 1947 contre les violences faites aux femmes. L'&#233;quipe du service &#201;coute Brunehaut, compos&#233;e de trois &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es et une psychologue, accompagne et oriente les femmes victimes de violences conjugales. Apr&#232;s une premi&#232;re prise de contact par t&#233;l&#233;phone, les rendez-vous, quelquefois uniques, souvent r&#233;guliers, permettent d'abord &#224; la victime d'&#234;tre &#233;cout&#233;e et de travailler sur la violence qu'elle a subie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On va d&#233;construire le discours de Monsieur, d&#233;culpabiliser la victime et identifier le cycle de la violence &#187;&lt;/i&gt;, indique Sophie, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e en cours de VAE. Reconna&#238;tre les diff&#233;rents types de violences, &#233;galement : certaines femmes, notamment celles qui ne subissent pas de violence physique, ont du mal &#224; s'identifier comme victime. La violence &#233;conomique, par privation des moyens ou travail forc&#233;, ou les violences sexuelles au sein du couple sont des formes de violences qui, sans accompagnement par des professionnels, peuvent &#234;tre minimis&#233;es par la victime, son entourage, et m&#234;me des professionnels accompagnants non form&#233;s aux violences faites aux femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;couter, accompagner&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la victime souhaite quitter le domicile conjugal, elle peut pr&#233;parer son d&#233;part aupr&#232;s des professionnelles. Car quitter le foyer d'un conjoint violent ne s'improvise pas. Il faut penser &#224; r&#233;cup&#233;rer les papiers importants, savoir o&#249; aller, organiser la fuite des enfants, pr&#233;voir des bagages,&#8239;etc. Tout cela sans &#233;veiller les soup&#231;ons. &lt;i&gt;&#171; Si Monsieur sent qu'il se passe quelque chose, il peut y avoir une augmentation des violences. C'est un moment tr&#232;s tendu. Il y a souvent plusieurs d&#233;parts avant le d&#233;part d&#233;finitif. &#187;&lt;/i&gt; Un d&#233;part rendu plus complexe lorsque la victime est en situation administrative pr&#233;caire. Les violences conjugales concernent toutes les classes sociales, mais les outils mobilisables pour y &#233;chapper sont in&#233;galement r&#233;partis. Certaines victimes sont sans revenus, sans papiers, sans r&#233;seau familial, ce qui ne fait que renforcer l'emprise de leur conjoint : &lt;i&gt;&#171; Si la victime n'a pas de papiers, au niveau juridique, au niveau h&#233;bergement, on est souvent coinc&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnelles accompagnent &#233;galement les victimes sur le plan juridique. La demande de divorce, l'organisation de la garde des enfants, la demande de versement de la pension alimentaire entra&#238;nent des d&#233;marches longues et complexes qui n&#233;cessitent souvent le soutien de l'&#233;quipe. L&#224; encore, certaines femmes sont davantage expos&#233;es. En communication t&#233;l&#233;phonique avec une dame dont la proc&#233;dure de divorce touche &#224; sa fin, Sophie tente d'identifier sa demande : &lt;i&gt;&#171; Vous avez le papier d&#233;finitif du divorce et vous voulez qu'on prenne rendez-vous pour qu'on le lise ensemble, c'est bien &#231;a ? OK, j'ai de la place jeudi, &#231;a vous va ? &#187;&lt;/i&gt; Sophie raccroche. &lt;i&gt;&#171; Elle ne sait pas lire, cette dame. Forc&#233;ment &#231;a complique tout. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre &#233;tape-clef, le d&#233;p&#244;t de plainte. La compilation de t&#233;moignages recueillis par les militantes f&#233;ministes du groupe F, publi&#233;e d&#233;but avril sous le &lt;i&gt;mot-di&#232;se&lt;/i&gt; #PayeTaPlainte, r&#233;v&#232;le de nombreux cas de moqueries, banalisation du viol ou refus de prendre la plainte lorsqu'une victime se pr&#233;sente devant les services de police. Afin d'&#233;viter ces &#233;cueils, l'&#233;quipe de Brunehaut peut accompagner la victime, si elle le souhaite, au commissariat ou &#224; l'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2682 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH636/screenshot_25-6-940ab.png?1694042250' width='500' height='636' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une premi&#232;re &#233;tape qui m&#232;ne parfois jusque devant les tribunaux. Au t&#233;l&#233;phone, Sophie est en communication avec une dame dont l'ex-conjoint sera bient&#244;t jug&#233; aux assises. Les questions se bousculent, elle se demande comment va se d&#233;rouler le proc&#232;s, si son avocate est vraiment comp&#233;tente et quelle sera la peine de son ex-conjoint. &lt;i&gt;&#171; L&#224;, faut pas me laisser &#187;&lt;/i&gt;, l&#226;che la victime, visiblement tr&#232;s pr&#233;occup&#233;e. Sophie la rassure : &lt;i&gt;&#171; On vous a dit qu'on vous accompagnerait et on sera l&#224;. En attendant essayez de vous reposer, m&#234;me si je sais que ce n'est pas facile. Prenez soin de vous. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se donner des moyens pour la suite&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au quotidien, le service a-t-il &#233;t&#233; impact&#233; par l'effet m&#233;diatique de d&#233;nonciation des violences sexuelles, notamment via les mots-di&#232;se #MeToo, #BalanceTonPorc et le plus r&#233;cent #PayeTaPlainte ? M&#234;me s'il convient de se garder de toute explication mono-factorielle, les statistiques du service &#201;coute Brunehaut font de fait appara&#238;tre une augmentation significative des appels en octobre et novembre 2017, p&#233;riode o&#249; Facebook et Twitter &#233;taient inond&#233;s de t&#233;moignages de victimes, dans la continuit&#233; de l'affaire Weinstein. 109 victimes ont appel&#233; le service en octobre et 122 en novembre, contre 71 et 57 sur la m&#234;me p&#233;riode en 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Delphine Beauvais, directrice du p&#244;le Violences faites aux femmes de l'association Solfa, le confirme : &lt;i&gt;&#171; Oui, il y a eu un impact sur les activit&#233;s des associations. Le 3 919, num&#233;ro d'appel national, a re&#231;u 30&#8239;% d'appels suppl&#233;mentaires. Sauf qu'aucun moyen suppl&#233;mentaire n'a &#233;t&#233; allou&#233;. Donc ces appels sont rest&#233;s sans r&#233;ponse. Des &#233;l&#233;ments ont &#233;t&#233; amorc&#233;s au niveau politique sur le harc&#232;lement de rue, sur les violences sexuelles,&#8239;etc. Mais comment fait-on pour que nous soyons en capacit&#233; d'absorber ce flot et cette conscientisation du probl&#232;me ? Qu'on s'interroge sur les violences, sur le patriarcat, c'est bien. Il ne faut jamais cesser de s'interroger l&#224;-dessus. Mais il faut des moyens derri&#232;re, sinon &#231;a va faire flop. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de l'&#201;chapp&#233;e, association sp&#233;cialis&#233;e dans l'&#233;coute de personnes victimes de violences sexuelles, &#233;galement implant&#233;e &#224; Lille, le constat est similaire. &lt;i&gt;&#171; On a eu une augmentation des appels. Parmi les nouvelles personnes accompagn&#233;es, certaines avaient eu effectivement des retours de souvenirs, ou s'&#233;taient reconnues dans les t&#233;moignages publi&#233;s sur les r&#233;seaux &#187;&lt;/i&gt;, indique Charlotte, l'une des &#233;coutantes de l'association, intervenante sociale de formation. Mais face &#224; cette augmentation de la demande, les moyens ne suivent pas : &lt;i&gt;&#171; Nous ne sommes que deux &#233;coutantes &#224; temps partiel. Les d&#233;lais sont de plus en plus longs pour avoir un rendez-vous. On a m&#234;me d&#251; prendre la d&#233;cision d'attendre avant d'accueillir de nouvelles personnes, car notre agenda est satur&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans &#234;tre le seul facteur d'explication, le mouvement de lib&#233;ration de la parole des femmes a sans doute apport&#233; une meilleure visibilit&#233; aux violences faites aux femmes dans leur globalit&#233;, en s'&#233;cartant du seul prisme des violences conjugales. &lt;i&gt;&#171; La fa&#231;ade des violences faites aux femmes reste la question des violences conjugales, avec des temps forts, des chiffres annonc&#233;s tous les ans,&#8239;etc.&lt;/i&gt;, observe Delphine Beauvais. Mais elles ne doivent pas occulter l'ensemble des violences dont sont victimes les femmes justement parce qu'elles sont femmes. Les violences conjugales sont d&#233;j&#224; invisibles, &lt;i&gt;mais les violences faites aux femmes peut-&#234;tre encore plus. La lesbophobie, les mutilations sexuelles, l'esclavage moderne&#8230; Ce qui est hallucinant, c'est que des gens disent encore que &#231;a n'existe pas ! Je voudrais leur dire : venez &#233;couter les femmes que l'on re&#231;oit dans nos services&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors comment faire pour que ce mouvement ne retombe pas, pour que l'amorce de conscientisation ait des effets durables sur la lutte contre les violences faites aux femmes ? Du c&#244;t&#233; des professionnelles lilloises, &#224; l'&#201;chapp&#233;e comme &#224; Solfa, deux propositions dominent : l'augmentation des moyens financiers et le d&#233;veloppement de la formation et de la sensibilisation. &lt;i&gt;&#171; Il faut sensibiliser en priorit&#233; ceux qui sont en premi&#232;re ligne les professionnels du m&#233;dical, du social, de la justice, de l'administration&lt;/i&gt;, pr&#233;conise Delphine Beauvais. &lt;i&gt;Ensuite, c'est une conscience citoyenne qu'il faut d&#233;velopper. C'est un probl&#232;me qui n'est plus priv&#233; mais soci&#233;tal, un probl&#232;me politique qui doit &#234;tre pris en charge par la soci&#233;t&#233; et non par quelques militantes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Ernestine Ronai &#8226; Permettre la parole</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1229-Entretien-avec-Ernestine-Ronai-o-Permettre-la-parole</link>
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		<dc:date>2018-05-15T09:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Violences conjugales</dc:subject>
		<dc:subject>M&#233;dias</dc:subject>
		<dc:subject>1229</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ernestine Ronai est convaincue de la place capitale des travailleurs sociaux dans le combat contre les violences faites aux femmes. La question de la formation des professionnels est centrale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au sein de l'observatoire des violences envers les femmes, vous d&#233;veloppez un travail important sur la formation des professionnels du social&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les travailleurs sociaux sont extr&#234;mement importants dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Dans leur formation initiale, cette question n'est pas (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1229-" rel="tag"&gt;1229&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ernestine Ronai est convaincue de la place capitale des travailleurs sociaux dans le combat contre les violences faites aux femmes. La question de la formation des professionnels est centrale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2683 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH166/screenshot_26-6-af234.png?1694042250' width='500' height='166' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au sein de l'observatoire des violences envers les femmes, vous d&#233;veloppez un travail important sur la formation des professionnels du social&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux sont extr&#234;mement importants dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Dans leur formation initiale, cette question n'est pas toujours abord&#233;e. Or de mon point de vue, dans leur carri&#232;re, c'est sans doute le probl&#232;me qu'ils vont rencontrer le plus souvent. Si une femme vient demander de l'aide pour une demande de logement, pour une aide financi&#232;re, pour une dette de loyer ou d'EDF, dans les causes possibles, il y a la perte d'un emploi et il y a les violences.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce que nous pr&#233;conisons, au sein de la MIPROF, c'est d'inclure dans la formation initiale et continue le questionnement syst&#233;matique. Personne n'ayant la t&#234;te de l'emploi, les femmes victimes de violences &#233;tant dans toutes les couches de la soci&#233;t&#233;, si on ne pose pas la question on ne peut pas le savoir. On a souvent dit aux femmes &lt;i&gt;&#171; osez en parler, brisez le silence &#187;&lt;/i&gt;. Or c'est &#224; nous, les professionnels, d'oser en parler, de permettre aux femmes de r&#233;v&#233;ler les violences dont elles sont victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les outils mobilisables par les travailleurs sociaux pour mieux d&#233;tecter les violences et accompagner les femmes victimes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier, c'est donc le questionnement syst&#233;matique. Si on est seule avec une femme, on pose la question : &lt;i&gt;&#171; Avez-vous, dans votre enfance, dans votre famille, au travail ou ailleurs, &#233;t&#233; victime de violences ? &#187;&lt;/i&gt; L'Observatoire des violences envers les femmes a publi&#233; un guide &#224; destination des professionnels, qui s'appelle &lt;i&gt;Comment avez-vous su ?&lt;/i&gt;, disponible en ligne (2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand j'&#233;tais psychologue scolaire, un jour je propose &#224; une maman d'inscrire sa fille au centre de loisirs. Quand je lui dis que c'est payant, elle me r&#233;pond que &#231;a ne va pas &#234;tre possible. Et je savais que cette femme &#233;tait comptable. On sait que les femmes victimes peuvent &#234;tre priv&#233;es de leurs moyens &#233;conomiques. Je lui demande : &lt;i&gt;&#171; &#202;tes-vous victime de violences ? &#187;&lt;/i&gt; Et elle me r&#233;pond : &lt;i&gt;&#171; Comment avez-vous su ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons aussi d&#233;velopp&#233; d'autres outils (3) : le kit Anna, sur le questionnement syst&#233;matique, le kit Elisa sur les violences sexuelles v&#233;cues dans l'enfance, et le kit Tom et L&#233;na qui aborde l'impact des violences conjugales sur les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les principaux &#233;cueils &#224; &#233;viter quand on re&#231;oit une femme victime de violences ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent, on a peur de faire mal en posant la question. Si la dame se met &#224; pleurer, on va se dire &#171; je lui fais mal. &#187; Pas du tout. Elle avait mal avant, et en parlant elle va pouvoir se reconnecter avec ses &#233;motions, elle va pouvoir s'en sortir en mettant des mots dessus. Victor Hugo disait &lt;i&gt;&#171; Qui d&#233;livre les mots d&#233;livre la pens&#233;e &#187;&lt;/i&gt;. C'est une citation qui me pla&#238;t beaucoup.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, dans le travail social, on a longtemps pens&#233; qu'il fallait attendre la demande et y r&#233;pondre. Or, avec le questionnement syst&#233;matique, je vais au-devant de la demande. Je dis &lt;i&gt;&#171; Ici, dans ce lieu, il y a un ou une professionnel.le capable de vous entendre et qui va vous aider. &#187;&lt;/i&gt; Si je mets une affiche dans mon bureau ou ma salle d'attente, j'indique qu'ici on peut parler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela implique que les professionnels soient form&#233;s au rep&#233;rage syst&#233;matique et &#224; la connaissance des strat&#233;gies de l'agresseur, pour que ma strat&#233;gie de professionnel aille &#224; l'encontre de la strat&#233;gie de l'agresseur. Il faut aussi travailler &#224; la constitution d'un r&#233;seau de partenaires pour orienter la victime vers les professionnels comp&#233;tents (psychotraumatologue, associations de femmes luttant contre les violences conjugales, avocats,&#8239;etc.) Les professionnels doivent &#234;tre form&#233;s au psychotraumatisme, pour comprendre l'attitude des femmes. Si elle est nerveuse, si elle raconte ce qui lui est arriv&#233; de mani&#232;re floue, si elle parle d'elle comme s'il ne s'agissait pas d'elle, si elle pose sa plainte puis la retire, ce n'est pas parce qu'elle est ambivalente, c'est parce qu'elle est sous emprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut &#233;galement que les professionnels sachent quoi dire. Il y a trois choses tr&#232;s simples &#224; dire : &lt;i&gt;&#171; Vous n'y &#234;tes pour rien, l'agresseur est le seul responsable. La violence est inacceptable et punie par la loi. Je vais vous aider. &#187;&lt;/i&gt; Si je connais ces phrases-l&#224;, je vais me sentir &#224; l'aise pour en parler et je vais trouver des r&#233;ponses aupr&#232;s des partenaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre &#233;cueil peut appara&#238;tre si par exemple vous avez travaill&#233; pendant deux mois pour trouver une solution de logement &#224; une femme, et elle vient vous dire &#171; non merci &#187;, car son agresseur, dans une phase de r&#233;mission, est redevenu agr&#233;able. &#192; ce moment-l&#224; vous risquez de vous dire qu'elle exag&#232;re. Cela peut rendre les professionnels agressifs, je le sais, j'en ai fait l'exp&#233;rience. Mais si je d&#233;cide pour elle, je joue le r&#244;le de l'agresseur. Les professionnels doivent &#234;tre form&#233;s au cycle de la violence : tension/agression/justification/r&#233;mission. Au moment de la phase de tension et d'agression, la victime est accessible. Au moment de la r&#233;mission, plus du tout. Il faut accepter que ce soit elle qui d&#233;cide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tous les travailleurs sociaux sont-ils concern&#233;s par les violences faites aux femmes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les professionnels en lien avec des femmes sont concern&#233;s, a fortiori les travailleurs sociaux car ils sont aux confins des demandes sociales et de la protection de l'enfance. On peut traiter le probl&#232;me pr&#233;cis, une femme venant demander de l'aide pour payer son loyer par exemple. Mais si je ne pose pas la question des violences, je vais donner une aide, Monsieur va garder l'argent et le probl&#232;me reviendra. Poser un diagnostic juste permet une meilleure prise en charge. On les aidera beaucoup plus si on les accompagne sur la violence plut&#244;t que sur une aide financi&#232;re. C'est &#231;a qu'il faut penser et accepter de penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle est la r&#233;action des professionnels lorsque vous les formez aux violences faites aux femmes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral les professionnels sont tr&#232;s r&#233;ceptifs, int&#233;ress&#233;s et heureux d'avoir des &#233;l&#233;ments de compr&#233;hension. D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, ils ont pris conscience de l'ampleur des violences et des d&#233;g&#226;ts caus&#233;s sur les femmes et les enfants. Donc ils ont envie d'&#234;tre form&#233;s pour &#234;tre meilleurs dans leur accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la formation est centrale, notamment pour les professionnels de la protection de l'enfance. Si je consid&#232;re que les enfants comme co-victimes des violences de Papa sur Maman, il faut que j'aide &#224; prot&#233;ger Maman pour qu'elle soit en capacit&#233; de prot&#233;ger ses enfants. En ce sens, le signalement n'est pas forc&#233;ment la solution. Si je m'occupe de l'enfant et que je n'aide pas la dame, cela va augmenter chez l'enfant les risques de fugue, les risques d'insomnies, de refus d'alimentation,&#8239;etc. Alors que si j'aide cette dame &#224; &#234;tre prot&#233;g&#233;e, j'aide les enfants &#224; retrouver un climat de s&#233;curit&#233;. Cela implique d'avoir pens&#233; la violence. Je l'aide &#224; reprendre sa place de m&#232;re, que l'agresseur lui a retir&#233; en la d&#233;valorisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel regard portez-vous sur le r&#233;cent mouvement de lib&#233;ration de la parole des femmes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est nouveau, c'est que les femmes ont pris la parole et que la soci&#233;t&#233; les a entendues. Elles ont souvent pris la parole avant, mais sans &#234;tre entendues. Il y a eu un effet de masse, du fait des r&#233;seaux sociaux : on a r&#233;alis&#233; que ce n'&#233;tait pas un probl&#232;me individuel mais un probl&#232;me de soci&#233;t&#233;. Les femmes ne se sentent plus seules et la soci&#233;t&#233; change de regard, pour moi c'est formidable. Tout le monde doit prendre conscience des violences subies et la honte doit changer de camp.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Mission interminist&#233;rielle pour la protection des femmes victimes de violences et la lutte contre la traite des &#234;tres humains.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) &lt;a href=&#034;https://bit.ly/2r4QgIy&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/2r4QgIy&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) &lt;a href=&#034;https://bit.ly/1kSXVFc&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/1kSXVFc&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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