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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>La parit&#233;</title>
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		<dc:subject>1228</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sur le chemin de la parit&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien &#233;crit et didactique, ce petit livre d&#233;crit la chronologie qui a port&#233; notre pays, en 1999, au premier rang mondial du principe paritaire en politique. La situation fut longtemps fig&#233;e : 5,6&#8239;% de femmes &#224; l'Assembl&#233;e nationale en 1988 ou au sein des conseils g&#233;n&#233;raux en 1992, 3&#8239;% au S&#233;nat en 1989, 17,2&#8239;% apr&#232;s les &#233;lections municipales de 1989. La mobilisation associative et la prise de conscience politique vont progressivement faire &#233;voluer les mentalit&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 1994, les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1228-" rel="tag"&gt;1228&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L91xH150/arton8039-22493.jpg?1694056029' width='91' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur le chemin de la parit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien &#233;crit et didactique, ce petit livre d&#233;crit la chronologie qui a port&#233; notre pays, en 1999, au premier rang mondial du principe paritaire en politique. La situation fut longtemps fig&#233;e : 5,6&#8239;% de femmes &#224; l'Assembl&#233;e nationale en 1988 ou au sein des conseils g&#233;n&#233;raux en 1992, 3&#8239;% au S&#233;nat en 1989, 17,2&#8239;% apr&#232;s les &#233;lections municipales de 1989. La mobilisation associative et la prise de conscience politique vont progressivement faire &#233;voluer les mentalit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1994, les partis de gauche, alors dans l'opposition, pr&#233;sentent des listes paritaires aux europ&#233;ennes. Ils d&#233;posent plusieurs projets de lois demandant l'inscription de la parit&#233; dans la Constitution. En 1995, Alain Jupp&#233; nomme douze femmes dans son gouvernement (fort de quarante deux membres). La plupart seront r&#233;voqu&#233;es au remaniement suivant. En 1997, les l&#233;gislatives anticip&#233;es voient arriver 10,9&#8239;% de d&#233;put&#233;es et huit femmes au gouvernement (sur 26). Aux europ&#233;ennes de 1999, la stricte alternance des sexes dans les listes permet &#224; la d&#233;l&#233;gation fran&#231;aise de compter 40&#8239;% de femmes. Le 28&#8239;juin 1999, le Parlement fran&#231;ais r&#233;uni en congr&#232;s &#224; Versailles votait solennellement une modification de la Constitution permettant l'&#233;gal acc&#232;s des femmes et des hommes aux mandats &#233;lectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en 2007 que la loi rend obligatoire l'alternance stricte pour les &#233;lections municipales. La volont&#233; de parach&#232;vement s'essouffle sous le quinquennat Sarkozy. Il faudra attendre 2013 pour que le l&#233;gislateur instaure le bin&#244;me homme-femme aux &#233;lections cantonales et au S&#233;nat. Malgr&#233; toutes ces avanc&#233;es, le plafond et la paroi de verre r&#233;sistent, le premier freinant l'acc&#232;s des femmes aux plus hautes fonctions politiques et la seconde les cantonnant &#224; certaines d&#233;l&#233;gations (social et scolarit&#233; plut&#244;t que finances ou &#233;conomie).-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Universitaires de Dijon, 2016, (69 p. &#8211; 8&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Prostitution, quel est le probl&#232;me ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Prostitution-quel-est-le-probleme</link>
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		<dc:date>2021-07-30T07:41:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1228</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une question de contrainte &lt;br class='autobr' /&gt;
Le sens commun tient pour &#233;vident que la prostitution est une r&#233;alit&#233; d&#233;plorable. Lilian Mathieu, sociologue, se charge pour sa part de passer en revue et d'&#233;valuer des arguments cens&#233;s le d&#233;montrer, mais qui se sont &#233;mouss&#233;s depuis la lib&#233;ralisation des moeurs sexuelles. La prostitution devrait &#234;tre bannie parce qu'elle induit une sexualit&#233; sans d&#233;sir pour l'autre ? Cette affirmation revient &#224; condamner toute recherche de relations br&#232;ves ou ponctuelles, sans engagement (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1228-" rel="tag"&gt;1228&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton8040-98f17.jpg?1694056030' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une question de contrainte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sens commun tient pour &#233;vident que la prostitution est une r&#233;alit&#233; d&#233;plorable. Lilian Mathieu, sociologue, se charge pour sa part de passer en revue et d'&#233;valuer des arguments cens&#233;s le d&#233;montrer, mais qui se sont &#233;mouss&#233;s depuis la lib&#233;ralisation des moeurs sexuelles. La prostitution devrait &#234;tre bannie parce qu'elle induit une sexualit&#233; sans d&#233;sir pour l'autre ? Cette affirmation revient &#224; condamner toute recherche de relations br&#232;ves ou ponctuelles, sans engagement amoureux, prioritairement guid&#233;es par la satisfaction &#233;rotique. On peut refuser ces pratiques pour soi, sans s'arroger le droit de les disqualifier pour les autres. La prostitution devrait &#234;tre condamn&#233;e car elle n'est pas consentie ? Toute adh&#233;sion est un geste de compromis o&#249; il faut d&#233;m&#234;ler l'&#233;cheveau du oui et du non, de l'accord et de l'asservissement, du poids des d&#233;terminismes psychosociaux et du choix &#233;clair&#233;. La prostitution devrait &#234;tre &#233;radiqu&#233;e parce qu'elle pousse &#224; l'extr&#234;me l'atteinte &#224; la dignit&#233; et la marchandisation du corps ? Il existe un continuum entre d'un c&#244;t&#233; les &#233;changes &#233;conomiques sexuels fond&#233;s sur la prostitution tarif&#233;e et, de l'autre, l'union durable &#233;ventuellement affective impliquant, outre une sexualit&#233;, la gestion du foyer de l'homme par la femme en &#233;change de son entretien mat&#233;riel. La prostitution est un fait de soci&#233;t&#233; complexe qui n&#233;cessite de se distancier d'avec l'essentialisation (l'identifier comme une r&#233;alit&#233; unique) et le synecdoque (prendre la partie pour le tout) : on ne peut la r&#233;duire &#224; l'esclavage, &#224; la soumission &#224; un prox&#233;n&#232;te et &#224; l'abattage. Une morale d&#233;mocratique devrait pouvoir juger la sexualit&#233; d'apr&#232;s la fa&#231;on dont les partenaires se traitent, en fonction du libre engagement de part et d'autre et surtout la pr&#233;sence ou l'absence de c&#339;rcition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Textuel, 2016, &lt;br class='autobr' /&gt;
(141 p. &#8211; 13,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pratiques &#8226; Face aux risques du m&#233;tier</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1228-Pratiques-o-Face-aux-risques-du-metier</link>
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		<dc:date>2018-05-01T08:38:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Justice</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1228</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un travailleur social les menottes aux poignets, cela peut arriver. Un guide (1) vient d'&#234;tre publi&#233; pour sensibiliser les travailleurs sociaux aux risques du m&#233;tier et aux pr&#233;cautions &#224; prendre. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans quelles circonstances la responsabilit&#233; p&#233;nale d'un travailleur social peut-elle &#234;tre engag&#233;e ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les professionnels sont concern&#233;s. C'est le cas, par exemple, d'une assistante sociale de secteur, laissant passer le d&#233;lai pr&#233;conis&#233; par la cellule de recueil des informations pr&#233;occupantes. Si l'enfant (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1228-" rel="tag"&gt;1228&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un travailleur social les menottes aux poignets, cela peut arriver. Un guide (1) vient d'&#234;tre publi&#233; pour sensibiliser les travailleurs sociaux aux risques du m&#233;tier et aux pr&#233;cautions &#224; prendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2809 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH170/capture_d_ecran_2021-02-18_a_15.57.35-13a59.png?1694056030' width='500' height='170' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans quelles circonstances la responsabilit&#233; p&#233;nale d'un travailleur social peut-elle &#234;tre engag&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les professionnels sont concern&#233;s. C'est le cas, par exemple, d'une assistante sociale de secteur, laissant passer le d&#233;lai pr&#233;conis&#233; par la cellule de recueil des informations pr&#233;occupantes. Si l'enfant dont il s'agit est victime de violences graves pendant ce laps de temps, et qu'une enqu&#234;te est ouverte, elle peut &#234;tre mise en examen. Si le non respect du d&#233;lai provient d'une trop grande charge de travail, sa responsabilit&#233; ne sera pour autant pas d&#233;gag&#233;e, si elle n'a pas alert&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, travaillant en maison d'enfants &#224; caract&#232;re social (MECS), g&#233;rant seul en soir&#233;e une vingtaine de mineurs, ne peut avoir les yeux partout. Si un adolescent en crise se d&#233;fenestre &#224; l'&#233;tage, pendant qu'il s'occupe des plus jeunes au rez-de-chauss&#233;e, l'&#233;ducateur devra faire la d&#233;monstration qu'il ne pouvait pas intervenir. Un travailleur social exer&#231;ant en milieu ouvert peut &#234;tre en charge de vingt-cinq &#224; trente-cinq situations. Il peut consacrer &#224; chacune deux ou trois heures par mois. Soit il les survole toutes, soit il privil&#233;gie la dizaine qui lui semble particuli&#232;rement critique. Si un &#233;v&#233;nement grave survient dans les familles o&#249; il est peu intervenu, on viendra lui demander des comptes. Dans tous les cas, la premi&#232;re question que se pose un procureur quand il ouvre une enqu&#234;te, est : &#171; qui savait et n'a rien fait ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le risque ne semble-t-il pas bien faible au regard du peu de mises en examen subies par les professionnels ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela, c'&#233;tait le pass&#233;. Mais &#231;a risque &#224; l'avenir d'&#234;tre de moins en moins le cas. Dans l'affaire de ce d&#233;but d'ann&#233;e &#224; Bourges, concernant cette fillette plong&#233;e dans le coma apr&#232;s avoir &#233;t&#233; battue par son beau-p&#232;re, la police et les services sociaux ont certainement pu faire la preuve qu'ils avaient tout mis en &#339;uvre pour ex&#233;cuter l'ordonnance du juge des enfants, mais n'avaient pas trouv&#233; la fillette au domicile de ses parents. Imaginez un instant que la mesure n'ait pas pu &#234;tre appliqu&#233;e, par manque de places dans les lieux d'accueil ou par n&#233;gligence. La justice aurait sans doute mis en examen des professionnels, en cherchant qui &#233;tait responsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les services missionn&#233;s pour les &#233;valuations sont de plus en plus surcharg&#233;s. Des enfants porteurs de troubles psychiques sont plac&#233;s en MECS parce qu'il n'y a pas de place ailleurs. La mise en &#339;uvre des mesures d'aide &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) peut prendre plusieurs mois. Et si l'on &#233;vite souvent de grosses catastrophes, c'est aussi parce que les familles r&#233;ussissent &#224; s'organiser, malgr&#233; leurs d&#233;ficiences suppos&#233;es, pour trouver des solutions que les professionnels ne sont pas toujours en capacit&#233; de proposer, et parce que les enfants font preuve de tr&#232;s fortes capacit&#233;s de r&#233;silience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles pr&#233;cautions les professionnels doivent-ils donc prendre pour se prot&#233;ger ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors qu'un travailleur social se voit confier l'accompagnement d'une situation, il est responsable de sa mise en &#339;uvre. S'il ne peut apporter de r&#233;ponse et d&#233;cide, malgr&#233; cela, de faire avec &#171; les moyens du bord &#187;, cela pourra &#234;tre interpr&#233;t&#233; comme une caution. En cas de gros probl&#232;me, il se trouvera dans une posture d&#233;licate : il savait ne pas pouvoir agir correctement, mais il l'a fait quand m&#234;me. S'il n'a pas pr&#233;venu son institution, sa responsabilit&#233; sera clairement engag&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A contrario, s'il a pris la pr&#233;caution d'en parler oralement &#224; son sup&#233;rieur hi&#233;rarchique, dialogue qu'il aura fait suivre imp&#233;rativement par un &#233;crit laissant une trace (courriel, note&#8230;), il pourra d&#233;montrer son absence de responsabilit&#233;. Il doit demander un soutien technique et le renforcement de l'&#233;quipe pour faire face &#224; la charge de travail. Son chef de service lui r&#233;pondra sans doute avec ses propres contraintes (il est souvent lui aussi confront&#233; &#224; la m&#234;me carence de moyens). Mais cette d&#233;marche fera date et servira d'&#233;l&#233;ment de preuve, si une enqu&#234;te de police &#233;tait diligent&#233;e suite &#224; un &#233;v&#233;nement grave.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce que vous proposez ne risque-t-il pas de cr&#233;er une atmosph&#232;re de d&#233;fiance au sein d'une institution o&#249; chacun se pr&#233;occuperait avant tout d'ouvrir le parapluie, pour se prot&#233;ger ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas ouvrir le parapluie, c'est rendre &#224; C&#233;sar ce qui revient &#224; C&#233;sar. Mon raisonnement est simple : avant de me voir confier une mission, ce n'est pas encore de ma responsabilit&#233;. Apr&#232;s que j'ai pass&#233; le relais, &#231;a ne l'est plus. Pendant, je dois pouvoir l'exercer dans de bonnes conditions. Si ce n'est pas le cas, pourquoi devrais-je assumer une responsabilit&#233; qui n'est pas la mienne ? Nous sommes habitu&#233;s &#224; tout faire pour prot&#233;ger les enfants. Mais on ne nous a jamais appris &#224; nous prot&#233;ger nous-m&#234;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'institution n'est-elle donc pas toujours protectrice pour ses agents/salari&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'institution prot&#232;ge avant tout l'institution. Elle s'est depuis longtemps entour&#233;e de protocoles, de r&#232;glements et de circulaires qui ont surtout pour fonction de la mettre &#224; l'abri de tout probl&#232;me. Croire qu'en cas de difficult&#233; on sera toujours d&#233;fendu par sa hi&#233;rarchie, c'est commettre une grave erreur que l'on pourrait payer tr&#232;s cher. Le plus souvent, chacun fait tout son possible pour se couvrir, en refilant la responsabilit&#233; au voisin. Et le voisin, c'est souvent le professionnel de terrain. Je vous assure que l'on trouve bien plus souvent le sauve-qui-peut que la solidarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles conditions le travailleur social doit-il respecter pour &#234;tre reconnu dans le statut de lanceur d'alerte ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand un travailleur social constate que son service met en danger un enfant parce qu'il n'exerce pas sa mission de protection &#224; son &#233;gard, ou quand l'&#233;ducateur observe cela dans son &#233;tablissement, il peut devenir lanceur d'alerte. Mais ce n'est pas un statut de facto, c'est une proc&#233;dure. La loi du 9 d&#233;cembre 2016 et son d&#233;cret d'application du 19 avril 2017 en d&#233;crivent la chronologie et les modalit&#233;s. Il est imp&#233;ratif de s'y r&#233;f&#233;rer et de les respecter strictement si l'on ne veut pas tomber sous le coup d'une plainte pour diffamation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2810 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L200xH321/capture_d_ecran_2021-02-18_a_15.57.45-5560a.png?1694056030' width='200' height='321' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;La premi&#232;re condition, c'est d'&#234;tre soi-m&#234;me t&#233;moin de ce que l'on d&#233;nonce. Ensuite, il faut n'avoir aucun int&#233;r&#234;t personnel &#224; le r&#233;v&#233;ler. L'alerte doit concerner un d&#233;lit ou un crime (agressions sexuelles entre mineurs non port&#233;es &#224; la connaissance du procureur, non-assistance &#224; personne en p&#233;ril&#8239;etc.). On doit saisir conjointement le d&#233;fenseur des droits. Mais le premier interlocuteur, c'est la hi&#233;rarchie. Si celle-ci ne r&#233;agit pas dans un d&#233;lai raisonnable, on contacte alors l'autorit&#233; administrative, puis judiciaire. Ce n'est qu'apr&#232;s avoir accompli ces d&#233;marches, qu'en l'absence de r&#233;ponse dans un d&#233;lai raisonnable on peut informer la presse. Le donneur d'alerte sera alors prot&#233;g&#233;, non seulement d'une plainte en justice, mais aussi de toute r&#233;torsion qu'elle soit interne ou externe &#224; son institution.&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br /&gt;&#8212; -&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(1) Travailleurs sociaux en danger. La bo&#238;te &#224; outils, cf Lien Social n&#176;1226.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Th&#233;&#226;tre &#8226; Portraitiste, collectionneur de paroles</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1228-Theatre-o-Portraitiste-collectionneur-de-paroles</link>
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		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>1228</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Didier Ruiz explore depuis plus de vingt ans ce qu'il appelle &#171; une parole vraie &#187;. En cr&#233;ant un th&#233;&#226;tre documentaire avec des personnes &#226;g&#233;es, des adolescents, des anciens d&#233;tenus, des transsexuels&#8230;, il tisse au fil du temps une s&#233;rie de portraits, t&#233;moignages d'une &#233;poque. &lt;br class='autobr' /&gt; Vos &#171; acteurs &#187; ne sont pas com&#233;diens et viennent se raconter sur sc&#232;ne, livrant des fragments de leur vie. Qui sont-ils ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Des femmes et des hommes de tous les &#226;ges et de toutes conditions sociales, qui souvent ne prennent pas la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1228-" rel="tag"&gt;1228&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Didier Ruiz explore depuis plus de vingt ans ce qu'il appelle &#171; une parole vraie &#187;. En cr&#233;ant un th&#233;&#226;tre documentaire avec des personnes &#226;g&#233;es, des adolescents, des anciens d&#233;tenus, des transsexuels&#8230;, il tisse au fil du temps une s&#233;rie de portraits, t&#233;moignages d'une &#233;poque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2804 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH132/capture_d_ecran_2021-02-18_a_15.48.05-97dbc.png?1694056030' width='500' height='132' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Vos &#171; acteurs &#187; ne sont pas com&#233;diens et viennent se raconter sur sc&#232;ne, livrant des fragments de leur vie. Qui sont-ils ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des femmes et des hommes de tous les &#226;ges et de toutes conditions sociales, qui souvent ne prennent pas la parole ou ne sont pas &#233;cout&#233;s. Ce n'est pas tant l'id&#233;e de communaut&#233; qui me s&#233;duit mais celle de la multitude de diff&#233;rences. Toute tentative de classement dans une cat&#233;gorie am&#232;ne &#224; un &#233;chec et ouvre alors de tr&#232;s nombreuses options de &#171; rangement &#187; pour arriver &#224; une case &#233;gale une personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre &#171; marque de fabrique &#187; est un th&#233;&#226;tre documentaire sans auteur. Quelle est sa sp&#233;cificit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes projets donnent tous &#224; entendre la terrible diversit&#233; des &#234;tres humains et leur formidable po&#233;sie mais aussi comment la fragilit&#233; est omnipr&#233;sente, ce qui fait notre force. Je suis fascin&#233; par l'instant, cette seconde que nous partageons ensemble au th&#233;&#226;tre. L'absence de texte nous laisse toujours aux aguets, nous oblige &#224; une tr&#232;s grande &#233;coute. Faire confiance &#224; d'autres langues, &#224; celles et ceux qui nous parlent. Je suis toujours frapp&#233; par les langues si diff&#233;rentes des gens. Chacun a un langage particulier, une traduction personnelle de la syntaxe, un registre de vocabulaire qui lui est propre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment se construisent ces exp&#233;riences artistiques et collectives ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles commencent souvent par une annonce dans les m&#233;dias locaux, la presse, les associations, le bouche &#224; oreille&#8230; Vient le temps de l'information faite par les relations publiques des th&#233;&#226;tres puis par mon &#233;quipe et moi-m&#234;me. Je rencontre les &#171; candidats &#187; et leur explique le projet avant de commencer. Pas de pr&#233;-requis au contraire, je cherche des &#171; innocents &#187; ! J'effectue des entretiens individuels, seuls avec eux, pour bien entendre leur souhait. Je choisis les participants sur leur motivation principalement, leur d&#233;sir. Je leur demande de me faire entendre leur envie. Leur peurs, leurs r&#233;ticences, c'est normal, mais c'est leur envie et leur n&#233;cessit&#233; &#224; venir me rejoindre que je veux entendre. Et on l'entend tr&#232;s simplement quand c'est le moment&#8230; Malgr&#233; la peur de la nouveaut&#233;, ils disent &lt;i&gt;&#171; j'ai peur mais j'ai envie/besoin de&#8230; &#187;&lt;/i&gt;. Ensuite je dirige les r&#233;p&#233;titions collectives et assiste &#224; toutes les repr&#233;sentations. Tous mes projets ont en commun un temps de questions et un temps de redite et tous sont tr&#232;s cadr&#233;s dans l'espace et dans le temps. Je suis tr&#232;s directif, sauf dans la restitution de la parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2805 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH194/capture_d_ecran_2021-02-18_a_15.48.14-6a455.png?1694056030' width='500' height='194' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment faites-vous advenir leur parole ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je fais feu de tout bois, tout ce qui fait appel aux &#233;motions et non &#224; la raison. Nous explorons le sensible, l'intime. On parle de peur, d'amour, de mort, de r&#234;ve, de sexe, de corps&#8230; C'est un jeu de questions, de filtres ; ce sont des filets que je pose et ils finissent par remonter quelques goujons ! Le r&#233;cit est de natures diverses : oral, gestuel,&#8239;etc. Il devra rendre compte de la beaut&#233; de l'individu, le tirer vers le haut et non pas le contraire&#8230; Le r&#233;cit commence avec le corps muet, assum&#233;, la pr&#233;sence comme on dit au th&#233;&#226;tre. Comment dire qui je suis est l'enjeu de mon travail et ce n'est jamais facile. Si je ne peux pas entrer par la porte, j'entre par la fen&#234;tre, je finis toujours par trouver une lucarne. Et tr&#232;s curieusement, je n'ai pas de souvenir de tricherie, comme si ce n'&#233;tait pas possible, une seule voie, un sens unique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s la collecte de paroles, comment ces r&#233;cits se mettent-ils en fiction ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; qu'intervient &#171; mon &#233;criture &#187;. C'est comme au cin&#233;ma : le travail du monteur donne le rythme mais aussi la couleur de la lecture d'une sc&#232;ne, en choisissant &#224; quelle place tel plan doit figurer. Le travail, c'est ensuite le spectateur qui le fait en traduisant les fragments entendus pour les faire ricocher avec sa propre vie, son propre imaginaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est le secret de votre travail ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;coute, le temps et surtout la confiance. Ne jamais perdre la confiance, la sienne et celle des autres, est un facteur qui fait faire des miracles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vos cr&#233;ations s'inscrivent dans des territoires : une ville, un quartier, une g&#233;ographie urbaine ou rurale. Comment les choisissez-vous ? R&#233;pondez-vous &#224; une commande ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent mais pas toujours. J'aime la commande. Elle permet d'aller l&#224; o&#249; on n'a pas pr&#233;vu d'aller, de prendre des risques aussi. C'est parce que j'ai r&#233;pondu &#224; la commande du th&#233;&#226;tre de l'Od&#233;on en 2013 que j'ai travaill&#233; pour la premi&#232;re fois avec des adolescents. Je ne me suis pas arr&#234;t&#233; depuis et suis ultra convaincu de ce type de travail avec des jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment se conjuguent th&#233;&#226;tre et social ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai du mal &#224; parler de th&#233;&#226;tre sans parler de la soci&#233;t&#233;, du soci&#233;tal peut-&#234;tre plus que du social. Est-ce qu'avoir le souci de la communaut&#233; des hommes et savoir comment je me situe par rapport aux autres est une position soci&#233;tale ou sociale ? Je ne le sais pas&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel lien entretenez-vous avec les structures sociales et les travailleurs sociaux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peu ou pas, ce sont des m&#233;tiers si diff&#233;rents et je dirai m&#234;me que ce n'est pas si simple&#8230; J'ai toujours une vison fantasm&#233;e des gens, je le sais, je ne suis pas dans la r&#233;alit&#233; qu'ils pratiquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment l'exp&#233;rience individuelle peut-elle transformer le collectif voire la soci&#233;t&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre joue un r&#244;le dans le rapprochement des &#234;tres, il peut r&#233;ellement nous aider &#224; avoir moins peur. L'intime nous renvoie &#224; l'universel et nous ne sommes jamais seuls &#224; avoir envie, peur, &#224; &#234;tre fou, amoureux, violent,&#8239;etc&#8230; Ce sont les &#233;motions qui nous r&#233;unissent, pas les id&#233;es. Ce travail r&#233;concilie des publics (&#233;lus, spectateurs, commanditaires, citoyens) et leur permet de partager un instant, f&#251;t-il un instant de th&#233;&#226;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2806 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH285/capture_d_ecran_2021-02-18_a_15.48.29-a9bce.png?1694056030' width='500' height='285' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s Une longue peine (2), vous travaillez actuellement &#224; un nouveau projet sur une autre forme d'enfermement, celui des personnes transsexuelles &#224; Barcelone&#8230; Un nouveau d&#233;fi ou un projet de plus ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dirai que c'est un voyage de plus. Un pas de plus en avant. Un tour de plus sur la focale de mon regard en direction de mondes que je pense d&#233;couvrir &#224; chaque fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un jour, travaillerez-vous avec des migrants ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en cours, depuis hier matin&#8230; En mai 2019 et dans le nord de la France&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; -&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(1) La compagnie des Hommes a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e en 1998.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Lien Social n&#176;1214 p. 41&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Addictions &#8226; Se mettre au vert pour prot&#233;ger le sevrage</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1228-Addictions-o-Se-mettre-au-vert-pour-proteger-le-sevrage</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1228-Addictions-o-Se-mettre-au-vert-pour-proteger-le-sevrage</guid>
		<dc:date>2018-05-01T07:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>1228</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans le d&#233;partement du Nord, au c&#339;ur du parc naturel r&#233;gional de l'Avesnois, un centre th&#233;rapeutique accueille des femmes et hommes en post-cure. Lorsque la consommation est intimement li&#233;e au milieu urbain, la campagne apporte un nouveau souffle. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; On y va ? Qui veut prendre la parole en premier ? &#187; Il est 8 h 30 au centre th&#233;rapeutique r&#233;sidentiel (CTR) &#171; Le Point du jour &#187;. Nous sommes &#224; Wignehies, un petit village du d&#233;partement du Nord, pr&#232;s de Fourmies. Dehors, les champs et for&#234;ts &#233;mergent (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le d&#233;partement du Nord, au c&#339;ur du parc naturel r&#233;gional de l'Avesnois, un centre th&#233;rapeutique accueille des femmes et hommes en post-cure. Lorsque la consommation est intimement li&#233;e au milieu urbain, la campagne apporte un nouveau souffle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On y va ? Qui veut prendre la parole en premier ? &#187;&lt;/i&gt; Il est 8 h 30 au centre th&#233;rapeutique r&#233;sidentiel (CTR) &lt;i&gt;&#171; Le Point du jour &#187;&lt;/i&gt;. Nous sommes &#224; Wignehies, un petit village du d&#233;partement du Nord, pr&#232;s de Fourmies. Dehors, les champs et for&#234;ts &#233;mergent timidement de la brume. Dans la salle commune, agr&#233;ablement chauff&#233;e par le po&#234;le &#224; bois, les quinze r&#233;sidents sont attabl&#233;s autour de J&#233;r&#244;me, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont accueillis ici en post-cure, apr&#232;s un sevrage, et tentent de se gu&#233;rir d&#233;finitivement de leur addiction. Comme chaque matin, ils prennent la parole pour exprimer leur &#171; humeur du jour &#187;. L'occasion d'&#233;voquer les activit&#233;s de la veille, la nuit pass&#233;e, reposante pour certain et chaotique pour d'autres, l'&#233;volution dans le parcours de soin et, tout simplement, informer le groupe sur leur &#233;tat d'esprit en ce d&#233;but de journ&#233;e. &lt;i&gt;&#171; L'humeur du jour, &#231;a nous permet de voir o&#249; on en est personnellement et collectivement, &lt;/i&gt; indique Sofiann, l'un des r&#233;sidents. &lt;i&gt;On a tous nos pathologies. Moi, par exemple, j'ai vingt-cinq ans de consommation. &#199;a permet de nous respecter les uns les autres, de savoir que tout le monde a son humeur mais que l'on respecte l'&#233;tat d'esprit de chacun. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solidarit&#233; et le respect semblent en effet de mise. La plupart des interventions sont ponctu&#233;es de &lt;i&gt;&#171; Bonne journ&#233;e &#224; tous &#187;, &#171; Courage &#187;, &#171; &#192; toi aussi &#187;&lt;/i&gt;. Mais la col&#232;re peut monter rapidement, et ce temps collectif sert aussi &#224; d&#233;samorcer d'&#233;ventuels conflits. L'un des r&#233;sidents profite d'ailleurs de l'humeur du jour pour &#233;voquer un conflit autour de la machine &#224; laver : il pense que quelqu'un s'amuse &#224; relancer plusieurs fois sa machine. &lt;i&gt;&#171; Si c'est volontaire, je trouve que &#231;a vole bas. Que la personne ne s'amuse pas trop avec moi&#8230; &#187;&lt;/i&gt; J&#233;r&#244;me et certains r&#233;sidents interviennent et le tranquillisent. &lt;i&gt;&#171; &#199;a peut partir tr&#232;s vite pour pas grand chose&lt;/i&gt;, indique J&#233;r&#244;me. &lt;i&gt;En creusant, derri&#232;re on sait qu'il y a un mal-&#234;tre, un conflit, une manipulation. &#187;&lt;/i&gt; D'o&#249; l'importance de cette humeur du jour quotidienne et des autres temps de paroles organis&#233;s dans la semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2812 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH174/capture_d_ecran_2021-02-18_a_16.04.23-d37ab.png?1694056030' width='500' height='174' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se poser, se reposer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ce rituel quotidien qui sert d'introduction &#224; la journ&#233;e, les r&#233;sidents participent &#224; diff&#233;rents ateliers anim&#233;s par des &#233;ducateurs techniques ou des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s. Ce matin-l&#224;, ils ont le choix entre atelier &#171; espaces verts &#187;, &#171; animaux &#187; ou &#171; cuisine &#187;. L'implantation du centre, dans un village en plein parc naturel de l'Avesnois, est un immense atout pour d&#233;velopper des activit&#233;s p&#233;dagogiques en lien avec le milieu rural. Une d&#233;marche qui &#233;tait au c&#339;ur du projet, d&#232;s l'ouverture du centre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Dans les ann&#233;es 90, nos &#233;quipes travaillaient en pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e sur Roubaix &#187;&lt;/i&gt;, explique Hocine Belayel, ancien chef de service sur ce site, aujourd'hui directeur g&#233;n&#233;ral de l'association d'&#233;ducation et de pr&#233;vention (AEP), gestionnaire du centre. &lt;i&gt;&#171; Certains jeunes addicts &#233;taient accompagn&#233;s vers des unit&#233;s de sevrage, mais ils en sortaient et rechutaient imm&#233;diatement. Face &#224; ce constat, l'association a investi dans ce lieu, en milieu rural, pour organiser des s&#233;jours de rupture. &#187;&lt;/i&gt; Hocine Belayel prend la t&#234;te du centre th&#233;rapeutique en 2002. Il y restera jusqu'en 2014. Issu lui-m&#234;me d'un milieu urbain, il croit fermement dans les bienfaits de la ruralit&#233; pour accompagner la d&#233;marche de soin des personnes addictes. &lt;i&gt;&#171; Offrir une prise en charge globale en milieu rural, pour des personnes qui sont sous pression du matin au soir, livr&#233;es &#224; elles-m&#234;mes, qui doivent se d&#233;brouiller pour survivre,&#8239;etc., &#231;a permet vraiment de se poser et se reposer. Les animaux, par exemple, sont parfois les premiers soigneurs : le matin ils les attendent, ils les appellent ! L'animal peut vraiment &#234;tre un point de connexion pour des gens qui ont connu des ruptures tr&#232;s importantes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le grand parc qui entoure le centre, les r&#233;sidents s'activent en atelier, accompagn&#233;s par les &#233;ducateurs techniques. Un groupe s'attelle avec beaucoup de soin &#224; la prise en charge des animaux. Biquettes, oies, lapins, poules et &#226;nes sont nourris et c&#226;lin&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Parfois on est surpris&lt;/i&gt;, indique J&#233;r&#244;me. &lt;i&gt;On re&#231;oit des personnes qui ont beaucoup de violence en eux, et au contact des animaux ils se m&#233;tamorphosent ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste &#224; c&#244;t&#233; des poules, dans les cabanons, trois r&#233;sidents sont occup&#233;s &#224; d&#233;biter le bois de chauffage qui servira &#224; entretenir le po&#234;le de la salle commune. Sofiann, d&#233;broussailleuse en main, est lui charg&#233; de nettoyer le champ en contrebas, pendant qu'Arnaud installe un petit pont sur une rivi&#232;re v&#233;g&#233;tale remplie de fumier. Paul, &#233;ducateur technique, veille au grain en passant de groupe en groupe pour les conseiller. Cet &#233;clatement en petits groupes dispers&#233;s dans le parc, chacun &#224; sa t&#226;che, permet de d&#233;velopper l'autonomie et la responsabilisation. &lt;i&gt;&#171; Prendre un horaire, se r&#233;habituer au travail, ils n'ont plus forc&#233;ment tout &#231;a dans la t&#234;te. Mais une fois qu'ils sont en route et qu'ils savent ce qu'ils ont &#224; faire, c'est bon ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du parking au terrain de p&#233;tanque, des animaux en bois qui d&#233;corent le parc aux porte-cl&#233;s des chambres, tout ici est fait par les r&#233;sidents. Elodie Heulin, l'actuelle cheffe de service, croit fermement dans l'accueil en milieu rural pour les personnes en postcure : &lt;i&gt;&#171; Cela donne un nouveau souffle. Certains ne se rendaient pas compte que la ville ne leur correspondait pas. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2813 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH336/capture_d_ecran_2021-02-18_a_16.05.06-53022.png?1694056030' width='500' height='336' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; De l'enfer au paradis &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour d'elle, une &#233;quipe pluridisciplinaire est investie au quotidien pour assurer la prise en charge des r&#233;sidents : une &#233;quipe &#233;ducative compos&#233;e de six &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s et moniteurs &#233;ducateurs, trois &#233;ducateurs techniques, une &#233;quipe m&#233;dicale, compos&#233;e d'un m&#233;decin addictologue, d'une infirmi&#232;re et d'une pharmacienne, deux psychologues, une ma&#238;tresse de maison et enfin trois surveillants de nuit. Ludovic s'y retrouve bien : &lt;i&gt;&#171; Ils ont chacun leur technique. Nous, on peut vite &#234;tre dissip&#233;s, impulsifs. Ils essaient tous de trouver un truc. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sofiann en est convaincu : s'installer au vert, c'est &lt;i&gt;&#171; passer de l'enfer au paradis &#187; : &#171; J'ai 37 ans, j'ai v&#233;cu 37 ans dans un quartier sensible. La ville, c'est la pollution, les probl&#232;mes, les histoires. Ici on respire le bon air, notre esprit est plus libre. On a de l'oxyg&#232;ne, &#231;a nous fait d&#233;gager le mauvais sang qui est en nous. Mon objectif, c'est de prendre ma femme et mes enfants et sortir de ce ghetto. &#187;&lt;/i&gt; Il en est convaincu, les ateliers en pleine nature sont tr&#232;s utiles dans la d&#233;marche de soin : &lt;i&gt;&#171; En atelier on se sent utile, on ressent une confiance en nous. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coupure avec le milieu urbain permet &#233;galement une plus grande mise &#224; distance des produits : &lt;i&gt;&#171; En ville, c'est plus facile de trouver un bistrot, de trouver de l'alcool. Ici on est loin de tout. Pour notre abstinence, c'est un plus &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t un r&#233;sident. Les permissions, et le retour en milieu urbain qu'elles impliquent parfois, sont des &#233;preuves. &lt;i&gt;&#171; Ce week-end, j'&#233;tais en permission. On m'a appel&#233; deux fois pour consommer, j'ai pas craqu&#233; &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite Cathy, seule femme du groupe. Alicia Prudence, psychologue, compl&#232;te : &lt;i&gt;&#171; Le travail psychoth&#233;rapeutique est le m&#234;me &#224; la ville et &#224; la campagne. Par exemple, on met en &#233;vidence la fonction du produit avec le patient, on l'am&#232;ne &#224; rechercher ses propres alternatives non nocives, on peut &#233;galement travailler sur sa motivation, des &#233;v&#233;nements de vie difficiles, la gestion des &#233;motions&#8239;etc. Cependant, la mise au vert nous permet peut-&#234;tre d'appuyer le travail sur certaines repr&#233;sentations li&#233;es &#224; la prise de substances (licites ou illicites) ou encore de renforcer le travail sur la question de l'abstinence et des rechutes par la mise &#224; l'&#233;cart des consommations. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S'implanter dans le territoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si les avantages sont nombreux, l'isolement peut parfois &#234;tre source de contraintes : un d&#233;placement &#224; Lille, pour un rendez-vous au tribunal par exemple, peut facilement prendre toute la journ&#233;e. Le lien avec les familles est aussi complexifi&#233; du fait de la distance : &lt;i&gt;&#171; Si on prend le cas des enfants plac&#233;s, il est parfois plus difficile pour nos partenaires de se d&#233;placer jusqu'ici, dans le cadre de visites m&#233;diatis&#233;es. Mais on s'en sort toujours ! &#187;&lt;/i&gt;, rassure J&#233;r&#244;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au voisinage, il s'est totalement habitu&#233; &#224; la pr&#233;sence des r&#233;sidents. Les portes sont ouvertes, invitant &#224; la rencontre et au partage : la boulang&#232;re vient livrer le pain, l'opticien applique une r&#233;duction sur les lunettes pour les r&#233;sidents, et, quand la production de l&#233;gumes dans le potager du centre est trop importante, une affiche invite les voisins &#224; entrer pour en r&#233;cup&#233;rer une partie. Pour les besoins du centre, priorit&#233; est donn&#233;e aux producteurs et commer&#231;ants locaux, afin de participer au renforcement du tissu socio-&#233;conomique local. Cette implantation dans le territoire, bas&#233;e sur la confiance et le dialogue, porte ses fruits : &lt;i&gt;&#171; Quand je suis arriv&#233; ici, je recevais des courriers adress&#233;s &#224; la &#034;Maison des drogu&#233;s&#034;&lt;/i&gt;, sourit Hocine Belayel. &lt;i&gt;&#199;a n'arriverait plus aujourd'hui !&#8239;&lt;/i&gt; &#187;-&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Formation &#8226; &#201;tudiants et personnes accompagn&#233;es Une autre rencontre</title>
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		<dc:date>2018-05-01T07:41:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Formation</dc:subject>
		<dc:subject>Usager</dc:subject>
		<dc:subject>1228</dc:subject>

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&lt;p&gt;La participation des personnes accueillies et accompagn&#233;es dans la formation initiale constitue un des axes du plan d'action en faveur du travail social et du d&#233;veloppement social, adopt&#233; en octobre 2015. Plusieurs centres de formation ont int&#233;gr&#233; &#224; leurs programmes des modules de participation. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Rencontrer l'autre autrement, non pas en fonction de son statut, ni du dispositif qui l'accompagne, mais de sa personne. &#187; Emilie Faudot, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e en troisi&#232;me ann&#233;e &#224; l'Institut sup&#233;rieur (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La participation des personnes accueillies et accompagn&#233;es dans la formation initiale constitue un des axes du plan d'action en faveur du travail social et du d&#233;veloppement social, adopt&#233; en octobre 2015. Plusieurs centres de formation ont int&#233;gr&#233; &#224; leurs programmes des modules de participation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Rencontrer l'autre autrement, non pas en fonction de son statut, ni du dispositif qui l'accompagne, mais de sa personne. &#187;&lt;/i&gt; Emilie Faudot, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e en troisi&#232;me ann&#233;e &#224; l'Institut sup&#233;rieur social de Mulhouse (ISSM), a d&#233;couvert cette &#171; authenticit&#233; &#187; lors de sa participation au module de th&#233;&#226;tre l&#233;gislatif propos&#233; par son &#233;cole, cr&#233;&#233; en 2015 sous l'impulsion de l'association Appuis. &lt;i&gt;&#171; J'ai travaill&#233; la question de la dynamique de la participation au Qu&#233;bec avec Luc Gaudet&lt;/i&gt; (ndlr : directeur artistique de l'association Mise en jeu) &lt;i&gt;qui pratiquait le th&#233;&#226;tre l&#233;gislatif, je l'ai donc propos&#233; &#224; l'ISSM avec l'id&#233;e de cr&#233;er des passerelles entre les structures et la formation &#187;&lt;/i&gt;, explique Manuela Ngnafeu, directrice du p&#244;le insertion de l'association mulhousienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le th&#233;&#226;tre l&#233;gislatif est un outil de d&#233;mocratie participative qui reprend les codes du th&#233;&#226;tre forum en y ajoutant une dimension politique : lors des repr&#233;sentations de fin d'ann&#233;e, &#233;lus et repr&#233;sentants locaux de l'action sociale sont convi&#233;s dans le public.&lt;i&gt; &#171; La premi&#232;re &#233;tape a consist&#233; &#224; convaincre les professionnels de la l&#233;gitimit&#233; du projet pour les personnes que nous accompagnons, et cela n'a pas &#233;t&#233; facile du tout&lt;/i&gt;, se souvient Manuela Ngnafeu. &lt;i&gt;Je comprends leurs freins car ils ont tous &#233;t&#233; form&#233;s &#224; une clinique de l'intervention individuelle, or le th&#233;&#226;tre l&#233;gislatif s'inscrit dans une vision holistique du changement et une non-hi&#233;rarchisation des savoirs. Il s'agit de faire bouger les lignes sur la question des places de chacun et de se d&#233;couvrir autrement. Du coup, seuls trois professionnels sur trente se sont port&#233;s volontaires pour participer &#224; la premi&#232;re &#233;dition. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2015, Luc Gaudet accompagne l'ISSM et l'association &#224; mettre en place ce module d'une soixantaine d'heures dans l'ann&#233;e. Il commence par une pr&#233;sentation de l'action, la d&#233;finition des th&#232;mes puis un travail de pr&#233;paration des sc&#232;nes jusqu'aux trois repr&#233;sentations en juin. Cette ann&#233;e, le logement d'abord, les modes de garde pour les familles monoparentales et le harc&#232;lement cybern&#233;tique feront l'objet d'un travail sc&#233;nique par quarante &#233;tudiants en deuxi&#232;me ann&#233;e d'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, des personnes accompagn&#233;es et des professionnels. &lt;i&gt;&#171; Les &#233;tudiants visitent des structures, rencontrent des professionnels, r&#233;unissent des informations avec les personnes accompagn&#233;es avant de travailler la mise en sc&#232;ne avec elles&lt;/i&gt;, explique Caroline Burgy, responsable de formation &#224; l'ISSM. &lt;i&gt;Jusqu'aux trois soir&#233;es de th&#233;&#226;tre, cela leur demande un gros engagement, ils mobilisent beaucoup de ressources, dans une dimension tr&#232;s collective, aux c&#244;t&#233;s des personnes accompagn&#233;es et dans une autre posture que celle du soutien ou de l'accompagnement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2831 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH400/capture_d_ecran_2021-02-19_a_09.26.56-b4820.png?1694056030' width='500' height='400' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Changer le regard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, les experts, c'&#233;taient les personnes accompagn&#233;es. Elles nous ont racont&#233; leur vie, ce qui ensuite a nourri le th&#232;me&lt;/i&gt;, raconte Emilie Faudot. &lt;i&gt;J'ai compris que le regard qu'on porte sur l'autre change la mani&#232;re dont on va travailler, que ce n'est pas une personne qui d&#233;tient la v&#233;rit&#233; plus que l'autre, que la parole a plus de poids quand elle est port&#233;e par celui qui vit les choses. &#187;&lt;/i&gt; Le th&#233;&#226;tre l&#233;gislatif, comme instrument de participation, pr&#233;sente selon Manuela Ngnafeu de multiples vertus. &lt;i&gt;&#171; La transformation sur les personnes accompagn&#233;es est visible rapidement : des femmes en situation de pr&#233;carit&#233; se remettent au travail et plus g&#233;n&#233;ralement les personnes d&#233;veloppent des r&#233;seaux car des liens se cr&#233;ent et perdurent. Les &#233;tudiants, au d&#233;but, peuvent &#234;tre un peu bouscul&#233;s, par exemple quand les personnes s'agacent de les voir consulter souvent leurs portables. Mais la posture du travailleur social commence l&#224; : &#234;tre avec les gens, compl&#232;tement avec eux et pas entre deux SMS ! Il peut donc y avoir des clashs, mais ce n'est pas grave. La participation dans les &#233;coles est fondamentale pour que chaque &#233;tudiant sache qu'il est un agent de la transformation sociale, avec l'id&#233;e que tout changement est avant tout politique. Et c'est tr&#232;s peu abord&#233; dans les formations. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre module, autre lieu : &#224; l'Institut r&#233;gional de travail social (IRTS) Normandie-Caen, les &#233;ducateurs et &#233;ducateurs techniques sp&#233;cialis&#233;s en deuxi&#232;me ann&#233;e exp&#233;rimentent le d&#233;veloppement social local (DSL). Ce module de formation-action est propos&#233; sur une cinquantaine d'heures &#224; une demi-douzaine de groupes d'&#233;tudiants, dans le champ de la sant&#233; mentale, de l'h&#233;bergement d'urgence ou encore de l'asile. Les &#233;tudiants Augustin Crocis et Julie Sorin ont ainsi co-construit une action avec des personnes h&#233;berg&#233;es dans un Centre d'accueil et d'orientation (CAO), via le Caf&#233; sauvage, un caf&#233; associatif mobile proposant des ateliers cuisine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2832 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH381/capture_d_ecran_2021-02-19_a_09.27.13-22b19.png?1694056031' width='500' height='381' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'approche socio-culturelle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s plusieurs rencontres, les liens cr&#233;&#233;s avec les demandeurs d'asile ont permis aux &#233;tudiants de rep&#233;rer des probl&#233;matiques d'ennui pendant la journ&#233;e et de mauvaise connaissance du territoire. D'o&#249; l'id&#233;e, outre les ateliers cuisine, de monter une semaine de d&#233;couvertes et de plaisirs partag&#233;s au mois de mai : patinoire, v&#233;lo, balade dans un grand parc, jeux, partage d'un repas confectionn&#233; par les personnes exil&#233;es pour le personnel et les &#233;tudiants. &lt;i&gt;&#171; Cela s'est termin&#233; par une grande f&#234;te ouverte &#224; tous, avec 80 personnes du CAO, des professionnels, des &#233;tudiants et des enseignants &#187;&lt;/i&gt;, raconte Augustin Crocis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La rencontre n'est pas du tout la m&#234;me qu'en stage, o&#249; il faut respecter un cadre de travail&lt;/i&gt;, d&#233;crit Julie Sorin. &lt;i&gt;La question de la distance qu'on nous rab&#226;che en permanence ne s'est pas pos&#233;e, les &#233;changes &#233;taient mutuels, ils parlaient d'eux, on parlait de nous. &#187;&lt;/i&gt; St&#233;phane Boiteux, &#233;tudiant de l'IRTS, a organis&#233; une intervention socio-culturelle dans un quartier populaire, o&#249; son groupe &#233;tait charg&#233; d'organiser une f&#234;te de quartier au mois de juillet. Les habitants &#233;taient venus se pr&#233;senter &#224; l'IRTS, l'action a &#233;t&#233; construite avec eux et les partenaires, dont la Caisse d'allocations familiales (CAF) et le centre socio-&#233;ducatif. Un travail de recueil des souhaits des habitants, de dialogue et de co-construction.&lt;i&gt; &#171; J'ai adh&#233;r&#233; &#224; un projet plut&#244;t qu'&#224; une structure&lt;/i&gt;, d&#233;crit-il. &lt;i&gt;Cela m'a permis de conna&#238;tre de nombreuses instances du territoire et d'aller vraiment au contact des personnes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le travail social, un engagement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous accompagnons les &#233;tudiants en amont, pour le rep&#233;rage, le lien avec les territoires, la pr&#233;sentation de l'action, puis en faisant de la r&#233;gulation ou de la remobilisation si n&#233;cessaire,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Gracia Batista, formatrice &#224; l'IRTS. &lt;i&gt;La validation s'effectue en juin, par une pr&#233;sentation de l'action men&#233;e. Son objectif est aussi pour les &#233;tudiants d'exp&#233;rimenter la solidarit&#233; dans le cadre de l'engagement.&#8239;&lt;/i&gt; &#187; Un module l&#233;gitime et int&#233;ressant, estime Marie-Th&#233;r&#232;se Savigny, formatrice, dans un contexte social difficile pour les populations pr&#233;caires et une&lt;i&gt; &#171; politique de d&#233;sinstitutionnalisation qui conduit certaines personnes &#224; &#234;tre plus isol&#233;es et &#224; se replier sur elles-m&#234;mes. Il faut donner la possibilit&#233; aux &#233;tudiants d'ouvrir des espaces de rencontre, cela marche et nourrit leur volont&#233; de s'engager. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sous l'&#233;gide de l'Unaforis, un guide de la participation des personnes accompagn&#233;es dans les formations doit &#234;tre pr&#233;sent&#233; en juin &lt;i&gt;&#171; pour permettre aux centres de formation d'&#234;tre sensibilis&#233;s&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Diane Bossi&#232;re, d&#233;l&#233;gu&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'Unaforis.&lt;i&gt; Nous esp&#233;rons &#233;galement pouvoir proposer de la formation aux formateurs dans le r&#233;seau en 2019. &#187;&lt;/i&gt; Car cette participation ne s'improvise pas, elle se construit pas &#224; pas, comme l'a montr&#233; le Centre r&#233;gional de formation Erasme &#224; Toulouse. Depuis trois ans, des &#233;tudiants en formation d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, des personnes accompagn&#233;es, des travailleurs sociaux et des formateurs pr&#233;parent chaque ann&#233;e des journ&#233;es d'&#233;tude sur un th&#232;me. Une exp&#233;rience tr&#232;s riche pour tous qui a permis aux &#233;tudiants et aux personnes accompagn&#233;es de gagner, chacun &#224; leur niveau, en expertise. Car si la participation permet d'acc&#233;der au &#171; savoir mutualis&#233; &#187;, elle donne aussi la possibilit&#233; aux personnes accompagn&#233;es de sortir du &#171; je &#187;, c'est-&#224;-dire du simple t&#233;moignage individuel, pour porter une parole collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le Centre Erasme est tr&#232;s engag&#233; sur la mutualisation des formes possibles de participation, en France et en Europe. &lt;i&gt;&#171; Il ne faut pas r&#233;duire la participation &#224; une seule modalit&#233;&lt;/i&gt;, estime Philippe Lebailly, directeur p&#233;dagogique &#224; Erasme. &lt;i&gt;Il existe une diversit&#233; de coop&#233;rations possibles, chacune avec des vis&#233;es particuli&#232;res et il serait dommage de se limiter. &#187;&lt;/i&gt; Une des modalit&#233;s qui lui para&#238;t aujourd'hui &#171; &#233;vidente &#187;, mais qui reste pour l'instant in&#233;dite, est la participation des personnes accompagn&#233;es dans les instances institutionnelles ou p&#233;dagogiques des centres de formation. &lt;i&gt;&#171; &#192; l'institut, le renouvellement de nos conseils de perfectionnement va permettre &#224; la rentr&#233;e prochaine l'implication de quatre &#224; cinq personnes accompagn&#233;es, pour qu'elles participent &#224; la coh&#233;rence du contenu des formations &#187;&lt;/i&gt;, termine Philippe Lebailly.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2833 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH184/capture_d_ecran_2021-02-19_a_09.27.23-d0ce1.png?1694056031' width='500' height='184' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Reportage &#8226; Nouveaux savoirs, transmission nouvelle</title>
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		<dc:date>2018-05-01T07:41:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Formation</dc:subject>
		<dc:subject>Usager</dc:subject>
		<dc:subject>1228</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;R&#233;unissant formateurs, professionnels, personnes accompagn&#233;es et chercheurs, le collectif SOIF de connaissances construit les &#233;tapes n&#233;cessaires au croisement des savoirs. L'enjeu : revoir les connaissances comme les modes de transmission. &lt;br class='autobr' /&gt;
SOIF. Quatre lettres &#233;vocatrices qui repr&#233;sentent aussi les quatre acteurs qui composent ce collectif r&#233;gional : Sud-Est (pour &#201;cole Sant&#233; Social Sud Est &#8211; ESSSE &#8211; Lyon Valence), ODENORE (Observatoire des non-recours aux droits et services &#224; Grenoble), IFTS (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1228-" rel="tag"&gt;1228&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;unissant formateurs, professionnels, personnes accompagn&#233;es et chercheurs, le collectif SOIF de connaissances construit les &#233;tapes n&#233;cessaires au croisement des savoirs. L'enjeu : revoir les connaissances comme les modes de transmission.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;SOIF. Quatre lettres &#233;vocatrices qui repr&#233;sentent aussi les quatre acteurs qui composent ce collectif r&#233;gional : Sud-Est (pour &#201;cole Sant&#233; Social Sud Est &#8211; ESSSE &#8211; Lyon Valence), ODENORE (Observatoire des non-recours aux droits et services &#224; Grenoble), IFTS (Institut de Formation en Travail social d'Echirolles) et FAS (F&#233;d&#233;ration des acteurs de la solidarit&#233;). Cr&#233;&#233; en 2015, ann&#233;e de parution du Plan d'action en faveur du travail social et du d&#233;veloppement social dans la suite des &#201;tats G&#233;n&#233;raux du travail social, le collectif SOIF de connaissances s'attaque &#224; la formation aux m&#233;tiers du social par la coop&#233;ration d'acteurs, rapprochant travail social &#8211; dans ses composantes terrain et formation &#8211;, recherche et personnes accompagn&#233;es. Avec l'ambition de d&#233;velopper ces nouveaux partenariats non pas en silo, mais en synergie, &#224; travers plusieurs actions : valorisation, avec l'appui de chercheurs, de m&#233;moires d'&#233;tudiants dans une collection de &#171; working papers &#187;, groupes d'&#233;tude de cas (GEC) issus du terrain auxquels participent &#233;tudiants et chercheurs, ou encore la participation &#224; des exp&#233;rimentations sociales de terrain en s'appuyant notamment sur des personnes accompagn&#233;es &#8211; &#171; travailleurs pairs &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le pilier central de cette nouvelle architecture tient dans les &#171; modules &#187; de formation, dont l'ing&#233;nierie et l'animation sont syst&#233;matiquement collectives. Un module est centr&#233; sur la pr&#233;carit&#233;, un autre sur le non-recours aux droits et services et un troisi&#232;me sur la participation des personnes. &lt;i&gt;&#171; Il &#233;tait clairement dans nos objectifs de faire dialoguer ensemble des gens qui n'ont pas l'habitude de se parler &#187;&lt;/i&gt;, explique Louis Bourgois, coordinateur du collectif et lui-m&#234;me chercheur, doctorant en CIFRE (Convention industrielle de formation par la recherche) au laboratoire Pacte &#224; Grenoble. Jacques Foucart, &#224; qui on a propos&#233; de s'inscrire dans ce projet &#224; sa sortie de CHRS, se souvient de la toute premi&#232;re r&#233;union au printemps 2015 : &lt;i&gt;&#171; On s'est regard&#233;s en se demandant ce qu'on allait se dire. Moi j'ai d'embl&#233;e annonc&#233; que je n'&#233;tais pas venu pour raconter ma vie, mais pour bousculer les choses. Je voulais savoir comment les travailleurs sociaux &#233;taient form&#233;s, voire format&#233;s, et contribuer &#224; faire changer les choses. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Apprendre &#224; se conna&#238;tre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tous, la premi&#232;re &#233;tape consiste &#224; apprendre &#224; se conna&#238;tre. Quelques principes de base sont pos&#233;s : respect de chacun, repr&#233;sentation des quatre profils (chercheur, formateurs, travailleur social et personne accompagn&#233;e) dans la conception et la transmission des modules de formation, sortir du t&#233;moignage pour les personnes &#171; ressources &#187; et r&#233;mun&#233;ration de tous. Les modules s'orientent aussi sur des sujets peu trait&#233;s dans les r&#233;f&#233;rentiels de formation, selon le coordinateur du collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premier lieu, la n&#233;cessaire controverse, la n&#233;gociation. &lt;i&gt;&#171; Pour les personnes ressources, il y avait par exemple l'id&#233;e que se retrouver &#224; la rue pouvait arriver &#224; n'importe qui,&lt;/i&gt; explique Louis Bourgois. &lt;i&gt;Mais du c&#244;t&#233; de la recherche, les donn&#233;es viennent relativiser, voire contredire cette impression. &#187;&lt;/i&gt; Agn&#232;s Voisin, formatrice &#224; l'ESSSE, associ&#233;e aux groupes de travail des modules, se souvient en effet qu'il a fallu du temps avant de pouvoir approfondir cette question en s'appuyant sur des apports th&#233;oriques. Pas facile pour ceux qui l'ont v&#233;cu de l'int&#233;rieur d'entendre que cet accident de la vie n'arrive pas tout &#224; fait par hasard dans leur parcours. &lt;i&gt;&#171; Sur ce sujet sensible, on a bien mis six mois avant de pouvoir exprimer tous les points de vue &#187;&lt;/i&gt;, se rappelle Louis Bourgois, qui souligne : &lt;i&gt;&#171; Il faut du temps et aussi une dynamique de groupe tr&#232;s stable. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prendre le temps&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et du temps qui n'est pas b&#233;n&#233;vole. Sans compter que l'animation des trois modules, &#224; raison d'un par ann&#233;e dans les fili&#232;res en trois ans des &#233;coles, ou lorsqu'ils sont propos&#233;s &#224; l'unit&#233; dans d'autres institutions ou formations, se fait non seulement &#224; quatre voix&#8230; mais souvent par plusieurs intervenants par champ repr&#233;sent&#233;. Autrement dit, il faut de l'argent pour tenir les ambitions du programme. Agn&#232;s Voisin en a fait l'am&#232;re exp&#233;rience dans une vie ant&#233;rieure, au sein d'une association qui avait d&#233;velopp&#233; un projet de croisement des regards et des savoirs, qui n'a pu perdurer dans le temps. Cette fois, les ambitions, encore plus grandes, sont soutenues &#224; titre d'exp&#233;rimentation, en grande partie par les deux centres de formation concern&#233;s. Se posera ensuite la question de sa viabilit&#233;. L'ouverture &#224; des formations continues et ext&#233;rieures sera alors s&#251;rement davantage recherch&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attendus pour ce mois de mai, les r&#233;sultats de la recherche-action UNIFORC, financ&#233;e dans le cadre d'un appel &#224; projets &#224; l'automne 2016 du minist&#232;re des Affaires sociales, devraient apporter des &#233;l&#233;ments pr&#233;cieux pour comprendre les conditions n&#233;cessaires &#224; une participation des personnes &#224; la formation des travailleurs sociaux. Pour l'heure, les premiers concern&#233;s semblent mesurer les premiers effets sur les &#233;tudiants. Agn&#232;s Voisin constate que les &#233;tudiants font montre d'une prise de conscience les amenant &#224; changer de regard au point qu'ils semblent parfois totalement d&#233;couvrir les personnes et leurs parcours. Jacques Foucart constate de son c&#244;t&#233; que lors des exercices de th&#233;&#226;tre forum, les &#233;tudiants donnent &#224; voir leur conscience des enjeux de relations entre travailleurs sociaux et personnes en situation. Pour lui, les m&#233;thodes p&#233;dagogiques participatives sont essentielles et permettent une transmission dans l'&#233;change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, pour Agn&#232;s Voisin, il est essentiel d'offrir aux &#233;tudiants de nouveaux espaces r&#233;flexifs et &lt;i&gt;&#171; ces temps de formation participatifs permettent d'apprendre &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; la complexit&#233; du r&#233;el, &#224; partir de savoirs &#224; la crois&#233;e du th&#233;orique et du v&#233;cu &#187;.&lt;/i&gt; Pour la formatrice aguerrie, cela suppose aussi de s'exposer. Il faut mettre son propre travail sur la table, accepter qu'il soit remis en question pour &#234;tre co-construit, partager son autorit&#233; de formateur. &lt;i&gt;&#171; Cela demande beaucoup de temps, d'efforts, d'&#233;changes, pour repenser la p&#233;dagogie, reconstruire ses interventions, trouver les compl&#233;mentarit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle. Une v&#233;ritable le&#231;on d'humilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Transmettre autrement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le travail sur la posture du travailleur social et la relation d'aide n'est certes pas nouveau. Pourtant, je vois bien que ce que je dis depuis toujours n'avait pas le m&#234;me impact sur les &#233;tudiants. &#187;&lt;/i&gt; Les uns ne remplacent pas les autres mais tous se compl&#232;tent. Pour Agn&#232;s Voisin, il est aussi essentiel pour l'&#233;quipe d'&#234;tre tourn&#233;e vers l'ext&#233;rieur, de ne pas fonctionner en vase clos et de donner &#224; voir la diversit&#233; des points de vue et des exp&#233;riences. C'est d'ailleurs pour cela que plusieurs personnes ressources interviennent en m&#234;me temps. Chacune a son point de vue en fonction de son parcours et de sa personnalit&#233;. Sept personnes ressources font aujourd'hui partie du collectif, avec des degr&#233;s d'implication divers. Pour Jacques Foucart, arriv&#233; d&#232;s le d&#233;but du projet, c'est tout autant sa volont&#233; de voir les choses changer sur le terrain que la n&#233;cessit&#233; d'agir en tant que citoyen qui l'animent. &lt;i&gt;&#171; C'est une fa&#231;on de dire merci, mais aussi une fa&#231;on d'&#234;tre citoyen : de faire quelque chose pour faire fonctionner la soci&#233;t&#233;. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les retours positifs et l'int&#233;r&#234;t croissant pour cette exp&#233;rimentation, qui ne demande qu'&#224; se consolider, lui donnent raison. Mais la question de la transmission est aussi une passion pour Jacques Foucart. &lt;i&gt;&#171; Former, c'est dans mon ADN &#187;&lt;/i&gt;, dit celui qui, pendant plus de vingt ans, a form&#233; de jeunes apprentis cuisiniers. L'une des limites pour le collectif et l'action qu'il met en &#339;uvre, est l'int&#233;gration de nouvelles personnes ressources. Au nombre de deux au tout d&#233;but de l'affaire, elles sont aujourd'hui sept, bient&#244;t neuf, avec l'arriv&#233;e prochaine de deux personnes issues de bidonvilles. C'est g&#233;n&#233;ralement les professionnels membres de la FAS, le &#171; F &#187; du collectif SOIF, qui vont &#171; recruter &#187; les personnes. Celles-ci sont souvent rep&#233;r&#233;es, au-del&#224; de l'exp&#233;rience qui est la leur, sur leurs possibilit&#233;s de transmettre et d'&#233;changer sans se mettre en difficult&#233;. &lt;i&gt;&#171; On ne cherche pas la repr&#233;sentativit&#233;, mais la diversit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique Louis Bourgois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un processus r&#233;flexif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de savoir comment les personnes vont s'approprier cette nouvelle exp&#233;rience interroge aussi. &lt;i&gt;&#171; Notre but n'est pas d'&#234;tre un tremplin pour l'insertion, mais on imagine bien que cela aura un impact sur le parcours des personnes, sans trop savoir lequel. C'est un point de vigilance &#224; avoir &#187;&lt;/i&gt;, souligne Agn&#232;s Voisin. D'un autre c&#244;t&#233;, &#224; mesure que l'exp&#233;rience devient lointaine, la question de la l&#233;gitimit&#233; du savoir exp&#233;rientiel pourra se poser. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes conscients de ces questions, m&#234;me si elles ne se posent pas encore pour nous aujourd'hui. On fait en marchant, en prenant garde &#224; ne pas s'enfermer trop vite dans des r&#232;gles qui nient la complexit&#233; des choses &#187;&lt;/i&gt;, explique le coordinateur du collectif. Les r&#233;unions mensuelles permettent pr&#233;cis&#233;ment de r&#233;fl&#233;chir aussi bien aux contenus transmis qu'aux effets de la transmission et au d&#233;veloppement du projet collectif. &lt;i&gt;&#171; Nous n'en sommes qu'au d&#233;but &#187;&lt;/i&gt;, confirme Agn&#232;s Voisin, qui pense d&#233;j&#224; aux prochains champs qui pourraient &#234;tre investis par le collectif, comme celui de l'insertion. Reste &#224; savoir quels nouveaux professionnels et quelles nouvelles pratiques ces interventions vont produire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour impulser le changement, la participation des personnes accompagn&#233;es &#224; la formation des travailleurs sociaux doit &#234;tre effective dans les formations initiales mais aussi dans les formations continues, explique Sofia Borralheiro, assistante sociale de formation et participant en tant que professionnelle aux groupes de travail du collectif SOIF.&lt;i&gt; &#171; Au-del&#224; des travailleurs sociaux, il faut pouvoir impliquer les institutions &#187;&lt;/i&gt;, souligne-t-elle. Et ce n'est pas le plus simple. &lt;i&gt;&#171; Malgr&#233; les orientations nationales visant &#224; prendre en compte cette dimension, le changement prendra du temps. Quand le collectif intervient par exemple dans une formation comme le CAFERUIS, on plante une graine qui pourra se d&#233;velopper sur le terrain. On met en r&#233;flexion les pratiques professionnelles. Les organisations ont un r&#244;le &#224; jouer pour accompagner et soutenir ce processus &#187;&lt;/i&gt;, souligne l'assistante sociale. Aujourd'hui conseill&#232;re technique, elle constate que sur le terrain les financeurs pr&#234;tent une attention soutenue aux projets d'action qui cherchent &#224; mettre en pratique la co-construction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faudra voir sur le long terme comment se d&#233;clineront ces intentions. L'histoire n'en est qu'&#224; ses d&#233;buts. Le collectif SOIF ne nie pas ses imperfections, r&#233;guli&#232;rement mises en r&#233;flexion. Pas plus que les chercheurs, les professionnels ou les formateurs, les personnes accompagn&#233;es ne constituent un groupe homog&#232;ne. C'est sans doute le d&#233;bat d&#233;cloisonn&#233; des champs d'origine qui sera le plus porteur. &lt;i&gt;&#171; En cultivant&lt;/i&gt;, selon les mots de Sofia Borralheiro, &lt;i&gt;les diff&#233;rences comme richesse &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Participation &#8226; Un mouvement international</title>
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&lt;p&gt;En Su&#232;de, &#224; l'universit&#233; de Lund, une formation conjointe &#171; personnes accompagn&#233;es-&#233;tudiants &#187; a inspir&#233; la cr&#233;ation du r&#233;seau international PowerUs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils portent des tee-shirts &#171; Mend the gap &#187;, en clin d'&#339;il au c&#233;l&#232;bre &#171; Mind the gap &#187; du m&#233;tro londonien. Car &#171; r&#233;duire l'&#233;cart &#187; entre les personnes accompagn&#233;es et les travailleurs sociaux est leur slogan. &#192; Toulouse, fin novembre, cinq membres de la d&#233;l&#233;gation su&#233;doise de l'Universit&#233; de Lund sont venus pr&#233;senter le r&#233;seau PowerUs. Ils &#233;taient accueillis par le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1228-" rel="tag"&gt;1228&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En Su&#232;de, &#224; l'universit&#233; de Lund, une formation conjointe &#171; personnes accompagn&#233;es-&#233;tudiants &#187; a inspir&#233; la cr&#233;ation du r&#233;seau international PowerUs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils portent des tee-shirts &#171; Mend the gap &#187;, en clin d'&#339;il au c&#233;l&#232;bre &#171; Mind the gap &#187; du m&#233;tro londonien. Car &#171; r&#233;duire l'&#233;cart &#187; entre les personnes accompagn&#233;es et les travailleurs sociaux est leur slogan. &#192; Toulouse, fin novembre, cinq membres de la d&#233;l&#233;gation su&#233;doise de l'Universit&#233; de Lund sont venus pr&#233;senter le r&#233;seau PowerUs. Ils &#233;taient accueillis par le Centre de formation Erasme, membre actif de ce r&#233;seau mondial qui vise &#224; impulser sous diff&#233;rentes formes la participation des personnes accompagn&#233;es dans les formations. Les Su&#233;dois, &#224; l'initiative avec des Norv&#233;giens et des Anglais de ce r&#233;seau en 2011, ont &#233;galement pr&#233;sent&#233; leur &#171; cours de mobilisation &#187; mis en place &#224; Lund.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant six semaines, &#233;tudiants en travail social et &#233;tudiants &#171; usagers &#187; se forment ensemble, sans focaliser l'attention sur les difficult&#233;s des seconds, afin de d&#233;velopper des formes mutuelles d'apprentissage et des projets visant &#224; rendre le travail social plus efficient. &lt;i&gt;&#171; Il n'y a pas de diff&#233;rence entre nous, nous travaillons ensemble sur les m&#234;mes t&#226;ches &#187;&lt;/i&gt;, explique Catrin Albrektsson. Quand cette femme &#233;voque son pass&#233; de toxicomane, le public comprend qu'elle n'est pas professeure &#224; l'Universit&#233;, mais ancienne personne accompagn&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Je me suis drogu&#233;e pendant 12 ans, je suis &#171; clean &#187; depuis six ans. J'ai eu un appartement gr&#226;ce au programme Logement d'abord et cela a chang&#233; ma vie. Ma participation au cours m'a permis de regarder les travailleurs sociaux d'un &#339;il nouveau et de constater qu'ils ne sont pas Dieu mais bien des humains ! &#187;&lt;/i&gt;, s'amuse-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2834 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH305/capture_d_ecran_2021-02-19_a_09.51.53-121d0.png?1694056031' width='500' height='305' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parler de soi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but, on ne sait pas qui est qui parmi les &#233;tudiants&lt;/i&gt;, poursuit Jonas Einarsson, qui d&#233;crit sa plong&#233;e en d&#233;pression lorsqu'il s'est retrouv&#233; au ch&#244;mage. &lt;i&gt;J'&#233;tais persuad&#233; que certains &#233;taient &#233;tudiants usagers, alors que pas du tout. C'&#233;tait vraiment enrichissant de pouvoir confronter nos repr&#233;sentations et travailler ensemble. &#187;&lt;/i&gt; Pour suivre ce cours &#224; temps plein, les personnes usag&#232;res de services sociaux re&#231;oivent un financement. Lors de la premi&#232;re semaine, chacun doit se pr&#233;senter et parler de soi. &lt;i&gt;&#171; C'est un gros d&#233;fi pour les &#233;tudiants, mais aussi un des moyens visant &#224; r&#233;duire les &#233;carts&lt;/i&gt;, explique C&#233;cilia Heule, formatrice. &lt;i&gt;Dans le cours, chaque personne est avant tout elle-m&#234;me. Elle ne dit que ce qu'elle a envie de dire. Une &#233;tudiante a par exemple parl&#233; de son anorexie pour la premi&#232;re fois. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des petits groupes se constituent ensuite pour pr&#233;senter trois semaines plus tard un projet devant un jury compos&#233; d'&#233;lus et de directeurs de services sociaux. Le groupe de Catrin Albrektsson a ainsi pr&#233;sent&#233; un travail autour des soins du corps. &lt;i&gt;&#171; Souvent le travail social parle de changer la fa&#231;on de penser, mais oublie les effets des m&#233;dicaments et de la pr&#233;carit&#233; sur les corps, le fait de grossir, la honte ressentie qui emp&#234;che les gens de se montrer &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon C&#233;cilia Heule, le cours cr&#233;e un cercle vertueux tant pour les &#233;tudiants en travail social que les &#233;tudiants usagers, qui pr&#233;sentent le cours &#224; leurs amis, pouvant mettre entre parenth&#232;ses leurs difficult&#233;s pendant quelques semaines, tout en agissant sur leur pouvoir d'agir. &lt;i&gt;&#171; Cela ne r&#232;gle bien s&#251;r pas tout dans leur vie, et nous avons aussi rencontr&#233; des freins au sein de l'universit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, temp&#232;re C&#233;cilia Heule, devant une assembl&#233;e int&#233;ress&#233;e. Depuis sa cr&#233;ation en 2005, 450 &#233;tudiants en travail social et 250 &#233;tudiants usagers ont particip&#233; &#224; cette formation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Identit&#233;, id&#233;e-titan</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Formation</dc:subject>
		<dc:subject>1228</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui, sur nos chaises d'&#233;tudiant&#183;es, nous voil&#224; &#224; suivre un cours sur &#171; l'identit&#233; de l'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; &#187;. L'identit&#233;, ce &#171; quelque chose qui nous est essentiel pour vivre &#187; (1). Celle qu'il nous faudra d&#233;fendre dans nos &#233;crits, lors du passage du dipl&#244;me. Les premiers mots me crispent l'oreille. Le terme de &#171; racine identitaire &#187; du m&#233;tier m'&#233;corche l'&#233;thique, vague &#233;cho &#224; de valeurs plus sombres et bien r&#233;elles. En sortant de cours un peu perplexe, se fredonne dans ma t&#234;te &#171; l'identit&#233;, l'iditent&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Formation" rel="tag"&gt;Formation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1228-" rel="tag"&gt;1228&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, sur nos chaises d'&#233;tudiant&#183;es, nous voil&#224; &#224; suivre un cours sur &lt;i&gt;&#171; l'identit&#233; de l'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;&#8239;&lt;/i&gt; &#187;. L'identit&#233;, ce &lt;i&gt;&#171; quelque chose qui nous est essentiel pour vivre &#187;&lt;/i&gt; (1). Celle qu'il nous faudra d&#233;fendre dans nos &#233;crits, lors du passage du dipl&#244;me. Les premiers mots me crispent l'oreille. Le terme de &lt;i&gt;&#171; racine identitaire &#187;&lt;/i&gt; du m&#233;tier m'&#233;corche l'&#233;thique, vague &#233;cho &#224; de valeurs plus sombres et bien r&#233;elles. En sortant de cours un peu perplexe, se fredonne dans ma t&#234;te &lt;i&gt;&#171; l'identit&#233;, l'iditent&#233; l'id&#233;titan, l'y tant d'id&#233;es, &#224; la ronde ! &#187;&lt;/i&gt; (2). Rondes et denses, contenantes et s&#233;curisantes, les id&#233;es. S&#233;ductrices &#224; qui se trouve le besoin de se trouver une ronde. Car elle, et peut-&#234;tre d'autres, &lt;i&gt;&#171; elle voudrait, elle aussi, danser dans une ronde &#187; &lt;/i&gt; (3). Trouver ce groupe social, en apprendre les codes et en suivre les buts communs. Uni&#183;es par ce &lt;i&gt;&#171; Caract&#232;re de deux ou plusieurs &#234;tres identiques &#187;&lt;/i&gt; (4). Et la sensation que main dans la main, le cercle ferme, coupe de ce(ux) qui ne rentre(nt) pas dans cette ronde. En dehors de cet entre soi, un hors soi se cr&#233;e, bas&#233; sur ces diff&#233;rences de ce(ux) qui ne danse(nt) pas. Comme si &lt;i&gt;&#171; l'alt&#233;rit&#233; [qui] na&#238;t en quelque sorte d'une suffisante similitude, axe discret sur lequel se rencontrent l'image de l'autre et l'image de soi &#187;&lt;/i&gt; (5) devenait soudainement radicale. Situant l'autre trop fortement dans le non-moi pour le reconna&#238;tre comme participant &#224; l'humanit&#233;, notre humanit&#233;. Moi &#224; qui l'on a fait lire que l'&#233;ducateur se devait de faire le pari inconditionnel que chaque personne &lt;i&gt;&#171; porte en lui, virtuellement, l'humanit&#233; toute enti&#232;re en puissance et peut s'approprier tout ce qu'elle a &#233;labor&#233; pour se comprendre et comprendre le monde &#187;&lt;/i&gt; (6). Me voil&#224; bien h&#233;sitante face &#224; cette identit&#233; qui enl&#232;ve un bout rond d'humain aux autres. Je me demande bien quel int&#233;r&#234;t d'encore renforcer une relation d&#233;j&#224; dissym&#233;trique d'accompagnant&#183;e &#8211; accompagn&#233;&#183;e. De mettre l'autre, d&#233;j&#224; souvent en situation de relative exclusion, en dehors de ma ronde, quand je pourrais &#234;tre une de ses passerelles vers le social. Ne serait-ce qu'une histoire de mots ? De mots qui organisent notre pens&#233;e. Nos signifiants organisant nos signifi&#233;s. Et nos signifi&#233;s en action, en denses rondes ferm&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; -&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(1) -Discours de Nicolas Sarkozy sur l'identit&#233; fran&#231;aise, &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;seau Voltaire, 12 novembre 2009&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) T&#234;te Raides, L'identit&#233;, Gratte-Poil, 2000&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Kundera, Le livre du rire et de l'oubli, Gallimard, Paris, 1978, p.110&lt;br class='autobr' /&gt;
(4) -Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, &#171; identit&#233; &#187;, Lexicographie, &lt;a href=&#034;http://www.cnrtl.fr&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.cnrtl.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(5) -Fustier, Travail d'&#233;quipe en institution sp&#233;cialis&#233;e, &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;d. Dunod, Paris, 2015, p.87&lt;br class='autobr' /&gt;
(6) Meirieu P., Le choix d'&#233;duquer, ESF, Paris, 1999, p.29&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Associations, recherche et d&#233;ficience intellectuelle</title>
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		<dc:date>2018-05-01T07:41:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;ficience</dc:subject>
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&lt;p&gt;Nombreuses sont les recherches scientifiques qui s'int&#233;ressent au champ de la d&#233;ficience intellectuelle, leurs centres d'int&#233;r&#234;ts &#233;tant g&#233;n&#233;ralement les aspects cognitifs de la d&#233;ficience intellectuelle, &#224; savoir : la m&#233;moire, la m&#233;tacognition, les strat&#233;gies cognitives, les habilit&#233;s sociales, la p&#233;dagogie d'enseignement, le d&#233;veloppement psycho-affectif, sans oublier l'aspect m&#233;dical, notamment la g&#233;n&#233;tique (1). Les structures, qui accompagnent les personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1228-" rel="tag"&gt;1228&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Nombreuses sont les recherches scientifiques qui s'int&#233;ressent au champ de la d&#233;ficience intellectuelle, leurs centres d'int&#233;r&#234;ts &#233;tant g&#233;n&#233;ralement les aspects cognitifs de la d&#233;ficience intellectuelle, &#224; savoir : la m&#233;moire, la m&#233;tacognition, les strat&#233;gies cognitives, les habilit&#233;s sociales, la p&#233;dagogie d'enseignement, le d&#233;veloppement psycho-affectif, sans oublier l'aspect m&#233;dical, notamment la g&#233;n&#233;tique (1). Les structures, qui accompagnent les personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle, b&#233;n&#233;ficient-elles de ces &#233;volutions ? Les &#171; usagers &#187; b&#233;n&#233;ficient-ils de cette masse de recherche scientifique ? Les chercheurs et les associations, les centres, les intervenants, toutes disciplines confondues, agissent-ils selon les m&#234;mes besoins ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'esprit de la loi de 2005, je propose quelques pistes qui me semblent importantes afin de donner une visibilit&#233; plus large sur la question. Enrichir la recherche et cr&#233;er au sein des associations et des universit&#233;s des ponts qui permettent que la recherche r&#233;ponde &#224; la r&#233;alit&#233; du terrain : l'exemple le plus marquant en est le vieillissement de la population avec une d&#233;ficience intellectuelle. Ceci n&#233;cessite des prises en charge sp&#233;cifiques, mais &#233;galement des champs de recherches novateurs, comme l'adaptation des nouveaux tests neuropsychologiques pour les personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle (2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier axe de recherche, qui est le plus r&#233;pandu, est l'axe m&#233;dico-psycho-p&#233;dagogique : il regroupe les causes biologiques, en particulier la g&#233;n&#233;tique, la clinique, l'imagerie,&#8239;etc. Autrement dit, chercher les causes de la d&#233;ficience, son &#233;volution,&#8239;etc., &#224; ce niveau beaucoup de recherches sont disponibles dans les champs scientifiques. Les aspects cognitifs (les d&#233;ficiences cognitives et les m&#233;thodes &#224; d&#233;velopper pour pallier celles-ci : &lt;br class='autobr' /&gt;
rem&#233;diations cognitives, diff&#233;rentes th&#233;rapies, p&#233;dagogies adapt&#233;es).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Approches diverses&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'aspect adaptatif (adaptation sociale, implication de l'environnement pour favoriser l'apprentissage) : ces aspects peuvent englober l'organisation, la couleur, l'am&#233;nagement de la classe, l'organisation du groupe &#233;ducatif,&#8239;etc. Les autistes et les troubles envahissants du d&#233;veloppement (TED), en g&#233;n&#233;ral, ont b&#233;n&#233;fici&#233; de ces &#233;volutions. Les approches th&#233;rapeutiques scientifiques apportent, de plus en plus, des r&#233;sultats perceptibles et elles font &#233;merger de nouveaux besoins, de nouvelles r&#233;adaptations et des nouvelles techniques d'intervention (th&#233;rapies comportementales et cognitives &#8211; TCC &#173;&#8211;, rem&#233;diation,&#8239;etc.). Les autres types de d&#233;ficits cognitifs devraient b&#233;n&#233;ficier de celles-ci. Cependant, il ne s'agit pas d'une g&#233;n&#233;ralisation de pratique, mais de l'inscrire dans le cadre de chaque projet individualis&#233;. Respecter les rythmes et l'environnement de chacun, ceci ne pourra pas se faire sans l'appui d'une recherche scientifique appliqu&#233;e (dans les milieux naturels du jeune et non pas dans les conditions de laboratoire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le second axe de recherche repr&#233;sente la coordination des professionnels pluridisciplinaires. La coordination pourra am&#233;liorer la collaboration entre diff&#233;rents intervenants, r&#233;duire l'incompr&#233;hension et articuler le projet individualis&#233; selon les n&#233;cessit&#233;s et les possibilit&#233;s de r&#233;alisation de celui-ci. Cette collaboration peut toucher plusieurs secteurs : de la justice, de l'&#233;ducation nationale, des services sociaux, des h&#244;pitaux,&#8239;etc. Des recherches sur cet axe pourraient am&#233;liorer l'accompagnement des jeunes, qui sont en d&#233;crochage scolaire : comment les rep&#233;rer ? Comment pallier les d&#233;ficits, en s'impr&#233;gnant de nouvelles &#233;volutions ? &#192; quel moment les familles d'accueil peuvent-elles demander de l'aide &#224; des sp&#233;cialistes ? Aurait-il fallu former des familles d'accueil &#224; l'accompagnement des jeunes dans des situations de handicap ? La pratique d'accompagnement doit int&#233;grer l'&#233;volution de la soci&#233;t&#233;, et surtout l'aspect th&#233;orique. La recherche ne devrait pas s'arr&#234;ter uniquement aux statistiques et aux questionnaires, qui ne sont pas toujours adapt&#233;s &#224; la r&#233;alit&#233;. Associer un chercheur dans ces d&#233;marches est plus que n&#233;cessaire pour am&#233;liorer l'accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'axe manag&#233;rial ou de gestion. Certes il existe des textes de loi qui r&#233;glementent et pr&#233;cisent l'organisation des &#233;tablissements (annexes&#8239;xxiv), n&#233;anmoins, on peut s'interroger sur l'&#233;volution de ces lois. Peut-on g&#233;rer ces centres comme on g&#232;re des entreprises ? Y a-t-il des implications entre la gestion et l'accompagnement en situation de handicap ? La recherche pourra nous &#233;claircir sur ces questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous restons convaincus qu'avec l'acquisition de comp&#233;tences scientifiques, sous forme de centres de ressources, les associations qui accompagnent les personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle pourront r&#233;duire l'&#233;cart qui les s&#233;pare et dialoguer de fa&#231;on plus &#233;quilibr&#233;e. Ils permettent d'une part la mise en valeur de savoirs diff&#233;rents dont les intervenants sont d&#233;tenteurs par exp&#233;rience, et d'autre part ils permettent &#224; certaines associations de se situer dans des relations formellement plus proches d'un partenariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; -&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(1) -cf. rapport de l'Inserm : Martine Bungener &amp; all. (2014),&lt;br class='autobr' /&gt; Association de malades, Regards de chercheur, CNRS &#201;dition.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) -Y. Haddar et M-C. Haelewyck, Le vieillissement cognitif &lt;br class='autobr' /&gt;
chez des personnes avec une d&#233;ficience intellectuelle l&#233;g&#232;re, &lt;br class='autobr' /&gt;
Revue francophone de la d&#233;ficience intellectuelle n&#176; 25 (2014).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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