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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Squat &#8226; L'adolescence en sursis</title>
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		<dc:subject>1226</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'&#233;vacuation polici&#232;re, le 7&#8239;mars &#224; Nantes, de deux squats dans lesquels s'abritaient des adolescents isol&#233;s &#233;trangers, un troisi&#232;me r&#233;siste gr&#226;ce au soutien de trois travailleuses sociales. &lt;br class='autobr' /&gt; Les papiers d'identit&#233; d'Aboubacar, qui est arriv&#233; de Guin&#233;e Conakry &#224; 16 ans, avaient pourtant &#233;t&#233; valid&#233;s par la police aux fronti&#232;res. Le procureur a demand&#233; un test osseux cens&#233; d&#233;terminer son &#226;ge. Test &#224; la fiabilit&#233; contest&#233;e, car laissant une marge d'erreur allant de 18 mois &#224; deux ans&#8230; Il a n&#233;anmoins &#233;t&#233; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Tribune-des-resistances" rel="directory"&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1226-" rel="tag"&gt;1226&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s l'&#233;vacuation polici&#232;re, le 7&#8239;mars &#224; Nantes, de deux squats dans lesquels s'abritaient des adolescents isol&#233;s &#233;trangers, un troisi&#232;me r&#233;siste gr&#226;ce au soutien de trois travailleuses sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3730 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH203/capture_d_e_cran_2021-10-01_a_11.07.34-cf236.jpg?1693669196' width='350' height='203' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Les papiers d'identit&#233; d'Aboubacar, qui est arriv&#233; de Guin&#233;e Conakry &#224; 16 ans, avaient pourtant &#233;t&#233; valid&#233;s par la police aux fronti&#232;res. Le procureur a demand&#233; un test osseux cens&#233; d&#233;terminer son &#226;ge. Test &#224; la fiabilit&#233; contest&#233;e, car laissant une marge d'erreur allant de 18 mois &#224; deux ans&#8230; Il a n&#233;anmoins &#233;t&#233; d&#233;clar&#233; majeur et renvoy&#233; &#224; la rue. Mafany, 16 ans lui aussi, a fait le voyage depuis le Cameroun. Il a subi une &#233;valuation sommaire concluant qu'il n'avait pas l'air d'un mineur. Sa mise &#224; l'abri lui a &#233;t&#233; refus&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils sont une dizaine d'adolescents regroup&#233;s, ce jour-l&#224;, autour du po&#234;le &#224; bois, &#224; se r&#233;chauffer. Dehors, la vague de froid Moscou-Paris frigorifie la ville. La nuit, ils la passent, c&#244;te &#224; c&#244;te, au premier &#233;tage glacial du hangar d&#233;saffect&#233; qu'ils ont investi en avril&#8239;2017, apr&#232;s s'&#234;tre fait expulser du squat pr&#233;c&#233;dent. La mairie tol&#232;re cette occupation, r&#233;glant m&#234;me l'eau et l'&#233;lectricit&#233;, jusqu'&#224; ce que commencent les travaux du futur CHU (centre hospitalier universitaire) pr&#233;vu &#224; cet endroit. Petit &#224; petit, le groupe de mineurs s'est organis&#233;. Deux adultes migrants veillent au quotidien sur eux, servant de grands fr&#232;res r&#233;f&#233;rents &#224; la fois s&#233;curisants et protecteurs. Tout un r&#233;seau s'est organis&#233; pour les soutenir. Une dizaine de b&#233;n&#233;voles les accompagnent pour acheter leur nourriture &#224; la banque alimentaire. Huit familles assurent un accueil ponctuel, en week-end ou en semaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Annie, Brigitte et Christine, deux &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es et une assistante sociale (dont deux sont &#224; la retraite), ont pris le squat sous leur aile. Elles accompagnent toutes les d&#233;marches n&#233;cessaires pour tenter de faire &#233;voluer la situation de chaque jeune. Au niveau juridique d'abord : deux juges des enfants &#233;tudient leurs recours pour faire reconna&#238;tre leur minorit&#233;. Mais les d&#233;lais sont longs pour r&#233;unir les pi&#232;ces demand&#233;es. Et une fois le dossier compl&#233;t&#233;, la d&#233;cision du magistrat peut prendre de six &#224; huit mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une charte&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3731 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L344xH234/capture_d_e_cran_2021-10-01_a_11.07.52-2c3d6.png?1693669196' width='344' height='234' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Ensuite, il s'agit d'obtenir la scolarisation de ces adolescents : le rectorat ne scolarise que les &#233;l&#232;ves reconnus mineurs. Seuls les coll&#232;ges catholiques et les maisons familiales rurales y d&#233;rogent. Plusieurs enseignants b&#233;n&#233;voles de &#171; l'&#201;cole populaire &#187; proposent donc tous les matins l'apprentissage du fran&#231;ais. Quant &#224; l'intervention &#233;ducative, elle est constante. &#171; &lt;i&gt;Les jeunes sont tr&#232;s solidaires les uns avec les autres. Au d&#233;but c'&#233;tait plut&#244;t conflictuel. Nous les avons aid&#233;s &#224; r&#233;diger une charte : interdiction de l'alcool et de la drogue, de la violence et du vol&lt;/i&gt; &#187;, explique Annie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces ados apparaissent effectivement apais&#233;s. S'y croisent les langues d'Afrique et d'Asie. Mais une mimique &#233;chang&#233;e, un regard complice ou un &#233;clat de rire font office de langage universel. &#171; &lt;i&gt;D&#232;s le d&#233;but, nous avons beaucoup insist&#233; pour qu'ils ne se regroupent pas par ethnie. Aujourd'hui, ils se m&#233;langent tout le temps&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, rappelle Christine qui rejoint le squat apr&#232;s avoir accompagn&#233; un mineur chez le m&#233;decin. Le rejet de prise en charge, qui les a conduits &#224; se r&#233;fugier dans ce lieu, ne cesse d'augmenter. &#171; &lt;i&gt;En deux ans, le squat est pass&#233; de huit occupants &#224; vingt-cinq&lt;/i&gt; &#187;, s'inqui&#232;te Brigitte. Certains disparaissent, d'autres arrivent, chacun attendant une solution durable pour partir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques subventions, des dons priv&#233;s, des recettes de concert de solidarit&#233; ont permis de financer cette action : 150 euros par jeune auront &#233;t&#233; d&#233;pens&#233;s non pour une seule journ&#233;e comme cela est fr&#233;quent dans notre secteur, mais pour l'ann&#233;e. Pour autant, rien n'est garanti. C'est au jour le jour que la survie s'organise.&#8239;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
Photos : DR&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Travailleurs sociaux en danger La bo&#238;te &#224; outils</title>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1226</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Mission sous protection &lt;br class='autobr' /&gt;
Les professionnels en protection de l'enfance ont &#233;t&#233; form&#233;s &#224; prot&#233;ger les enfants, pas &#224; se s&#233;curiser eux-m&#234;mes. Isabelle Chaumard les invite &#224; organiser la pr&#233;vention des risques encourus, &#224; limiter les cons&#233;quences li&#233;es au suivi des dossiers sensibles et &#224; conna&#238;tre les proc&#233;dures ainsi que les interlocuteurs possibles, en cas de difficult&#233;. Car ils ne sont nullement &#224; l'abri d'une mise en cause p&#233;nale potentielle. Parce que l'accumulation des informations pr&#233;occupantes provoque (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1226-" rel="tag"&gt;1226&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton8051-0b335.jpg?1693669196' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mission sous protection&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnels en protection de l'enfance ont &#233;t&#233; form&#233;s &#224; prot&#233;ger les enfants, pas &#224; se s&#233;curiser eux-m&#234;mes. Isabelle Chaumard les invite &#224; organiser la pr&#233;vention des risques encourus, &#224; limiter les cons&#233;quences li&#233;es au suivi des dossiers sensibles et &#224; conna&#238;tre les proc&#233;dures ainsi que les interlocuteurs possibles, en cas de difficult&#233;. Car ils ne sont nullement &#224; l'abri d'une mise en cause p&#233;nale potentielle. Parce que l'accumulation des informations pr&#233;occupantes provoque des &#233;valuations allant au-del&#224; du d&#233;lai imparti de trois mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parce que le blocage des orientations vers des dispositifs d'accueil satur&#233;s laisse le mineur sans protection. Parce que l'allongement de la cha&#238;ne des acteurs d&#233;multiplie la responsabilit&#233;. Parce que les circuits de communication sont encombr&#233;s. En cas de drame pour l'enfant, le procureur se posera deux questions : qui savait et n'a rien fait ? Qui &#233;tait responsable du dossier ? Chacun doit assumer son implication, sans pour autant accepter d'&#234;tre incrimin&#233;, quand celle-ci a cess&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteure propose un certain nombre de pr&#233;conisations : faire expliciter officiellement le d&#233;but et la fin de sa mission, adresser un courrier ou un courriel &#224; sa hi&#233;rarchie quand la charge de travail explique le retard accumul&#233;, demander &#224; ce que les demandes faites le soient par &#233;crit et pr&#233;f&#233;rer laisser une trace des siennes, signaler officiellement les dysfonctionnements institutionnels, transmettre sans d&#233;lai &#224; la justice en cas de danger av&#233;r&#233; pour l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est essentiel de pouvoir faire la d&#233;monstration que l'on a agi ou sollicit&#233; les personnes susceptibles d'agir, quand il fallait le faire, en pouvant produire les dates et heures d'intervention et de transmission. Sachons nous prot&#233;ger, au cas o&#249; l'institution ne le ferait pas.-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;auto-&#233;dition*, &lt;br class='autobr' /&gt;
2018, (124 p. &#8211; 9,50&#8239;&#8364;) &lt;br class='autobr' /&gt;
*commande : travailleurssociauxendanger@gmail.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Utopie et rencontre &#233;thique en travail social Accompagnement et lien humain</title>
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		<dc:subject>1226</dc:subject>

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&lt;p&gt;Objectif homme &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre soci&#233;t&#233; est prise dans un processus de math&#233;matisation et de rationalisation de la nature humaine qui envahit le travail social. Le technicisme qui en est l'expression &#8211; et qu'il ne faut pas confondre avec la technique &#8211; impose un discours clos sur lui-m&#234;me, &#233;lev&#233; au rang d'une orthodoxie ind&#233;passable qui renvoie toute opposition &#224; l'obsolescence et au pass&#233;isme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il cherche &#224; placer sous son emprise tout ce qui pourrait lui &#233;chapper. Il m&#233;tamorphose ainsi les qualit&#233;s individuelles (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1226-" rel="tag"&gt;1226&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L101xH150/arton8050-18ee2.jpg?1693669196' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Objectif homme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre soci&#233;t&#233; est prise dans un processus de math&#233;matisation et de rationalisation de la nature humaine qui envahit le travail social. Le technicisme qui en est l'expression &#8211; et qu'il ne faut pas confondre avec la technique &#8211; impose un discours clos sur lui-m&#234;me, &#233;lev&#233; au rang d'une orthodoxie ind&#233;passable qui renvoie toute opposition &#224; l'obsolescence et au pass&#233;isme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il cherche &#224; placer sous son emprise tout ce qui pourrait lui &#233;chapper. Il m&#233;tamorphose ainsi les qualit&#233;s individuelles en quanta objectifs et &#233;valuables. Il combat toute affectivit&#233; qui viendrait troubler le bon ordonnancement des choses qu'il impose. Le professionnel est somm&#233; de se comporter en expert r&#233;pondant aux exigences de productivit&#233; et de rendement, d'efficacit&#233; et de performance. Il ne doit plus faire de sa personne une donn&#233;e de son accompagnement, car tenir compte de l'humain est assimil&#233; &#224; une perte de temps, un d&#233;ficit de rentabilit&#233; et une alt&#233;ration de la comp&#233;titivit&#233;. Les objectifs de son action sont encha&#238;n&#233;s aux r&#233;sultats obtenus, &#224; l'application de consignes strictes et au respect des assignations fix&#233;es. Pour cela, il lui faut abolir l'alt&#233;rit&#233; d'autrui, en l'homog&#233;n&#233;isant d'abord en un individu d&#233;sincarn&#233;, atemporel et sans histoire et en r&#233;duisant surtout sa probl&#233;matique &#224; un sympt&#244;me correspondant &#224; une &#233;tiquette ou une classification pr&#233;d&#233;finies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or l'&#234;tre humain demeure un myst&#232;re marqu&#233; par l'ind&#233;termination et l'impr&#233;visibilit&#233;. Pr&#233;tendre ma&#238;triser sa probl&#233;matique, c'est le transformer en objet. Pour &#234;tre &#233;thique, toute rencontre avec autrui n&#233;cessite d'accepter l'&#233;nigme qu'il repr&#233;sente, de le consid&#233;rer comme unique et singulier, de pr&#233;server son alt&#233;rit&#233; absolue sur la base de laquelle s'organise une rencontre forc&#233;ment d&#233;rangeante et incertaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. ESF, 2017, &lt;br class='autobr' /&gt;
(124 p. &#8211; 17,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lettre ouverte &#224; la protection de l'enfance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1226-Lettre-ouverte-a-la-protection-de-l-enfance</link>
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		<dc:date>2018-04-03T07:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>1226</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Peut-on vraiment prot&#233;ger un enfant sans prot&#233;ger sa famille ? Les termes d'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) et de Protection de l'enfance sont-ils vraiment justes ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Ne devrait-on pas parler d'aide sociale &#224; la famille ? En tout cas, &#224; moi, ces termes me semblent obsol&#232;tes. Apr&#232;s un stage d'un an en service d'accueil d'urgence, trois ans en poste d'&#233;ducatrice dans un village d'enfants et un engagement ponctuel aupr&#232;s de personnes dans la pr&#233;carit&#233;, certaines incoh&#233;rences du syst&#232;me m'ont bien souvent (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Espace-du-lecteur" rel="directory"&gt;Espace du lecteur (acc&#232;s libre) &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Protection-de-l-enfance" rel="tag"&gt;Protection de l'enfance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1226-" rel="tag"&gt;1226&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Peut-on vraiment prot&#233;ger un enfant sans prot&#233;ger sa famille ? Les termes d'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) et de Protection de l'enfance sont-ils vraiment justes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne devrait-on pas parler d'aide sociale &#224; la famille ? En tout cas, &#224; moi, ces termes me semblent obsol&#232;tes. Apr&#232;s un stage d'un an en service d'accueil d'urgence, trois ans en poste d'&#233;ducatrice dans un village d'enfants et un engagement ponctuel aupr&#232;s de personnes dans la pr&#233;carit&#233;, certaines incoh&#233;rences du syst&#232;me m'ont bien souvent interrog&#233;e et d&#233;rang&#233;e. Parce que de nombreux professionnels l'expriment de mani&#232;re informelle, parce que moi aussi j'ai pu le faire tant de fois, j'ai pens&#233; qu'&#233;crire ces incoh&#233;rences et sugg&#233;rer des id&#233;es d'&#233;volutions serait un premier pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;crire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, sortir du cadre pour avoir l'espoir de faire bouger quelques lignes. Quid de la place et du travail avec les parents ? Un enfant m'a dit un jour : &lt;i&gt;&#171; On m'a dit que j'&#233;tais l&#224; parce que ce sont mes parents qui ont des difficult&#233;s, alors pourquoi je suis en prison, et eux en libert&#233; ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, un enfant est retir&#233; de son syst&#232;me familial alors que le parent ne b&#233;n&#233;ficie pas d'un accompagnement suffisant pour bien &#233;voluer. Le parent est en effet accompagn&#233; par le r&#233;f&#233;rent de l'ASE pour travailler sur ses difficult&#233;s. Mais ce r&#233;f&#233;rent est garant de vingt &#224; trente enfants et accompagne donc individuellement une cinquantaine de parents, s&#233;paration des couples oblige. Au regard des besoins, sans faire de grands calculs, est-il possible avec leur temps disponible de faire &#233;voluer les syst&#232;mes familiaux en profondeur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Soutenir la parentalit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, si un enfant est plac&#233;, c'est bien parce que ses parents rencontrent des difficult&#233;s ; et pourtant nous pla&#231;ons la grande majorit&#233; de nos efforts sur les enfants. Nous nous effor&#231;ons de faire &#233;voluer l'enfant sans r&#233;fl&#233;chir profond&#233;ment au syst&#232;me qui tourne autour de lui. Nous pansons les blessures, sans penser &#224; solutionner les probl&#232;mes en profondeur. Nous cr&#233;ons un projet pour l'enfant mais pourquoi pas un projet pour la famille ? L'enfant n'y gagnerait-il pas plus si on soutenait davantage ses parents ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que cela soit parfois n&#233;cessaire, nous s&#233;parons les espaces (ASE / famille / institution / lieu de soins /&#233; cole&#8230;) mais nous ne construisons pas assez de ponts. Les places et les r&#244;les de chacun (de l'ASE, des institutions&#8230;) sont mal d&#233;finis, leurs liens insuffisants. En tant que professionnelle m'occupant d'enfants, je n'ai pas souvent su o&#249; &#233;tait ma place dans le travail avec les familles. La place et le r&#244;le de chacune des personnes &#233;voluant autour de l'enfant et de sa famille ne seraient-ils pas &#224; questionner ? &#192; la suite d'une audience o&#249; avait &#233;t&#233; mentionn&#233; que la famille ne se rendait pas aux entretiens, il a &#233;t&#233; demand&#233; au r&#233;f&#233;rent : &lt;i&gt;&#171; Qu'allons-nous faire pour faire venir la famille ? &#187;&lt;/i&gt; Il a r&#233;pondu : &lt;i&gt;&#171; Je vais les convoquer en entretien ! &#187;&lt;/i&gt;&#8230; La relation avec les familles s'arr&#234;te bien souvent &#224; des convocations. N'y a-t-il pas d'autres actions &#224; mener pour travailler &#224; &#233;tablir un lien de confiance avec les familles, afin qu'elles se sentent partenaires de leurs &#233;volutions ? Une adaptation particuli&#232;re &#224; penser pour chaque famille ? D'autres choses &#224; mettre en place pour soutenir la cr&#233;ativit&#233; des &#233;quipes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Placements &#224; r&#233;p&#233;tition&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe en effet des synth&#232;ses &#224; l'ASE permettant aux diff&#233;rents interlocuteurs intervenant autour de l'enfant et de sa famille de se rencontrer. Mais j'ai bien souvent &#233;t&#233; &#233;tonn&#233;e par l'absence d'&#233;laboration et l'inefficacit&#233; de cette instance pourtant primordiale. Il s'agit bien souvent d'un espace de d&#233;versement des difficult&#233;s, un r&#233;cit du quotidien de chacun, certes n&#233;cessaire mais qui, dans le temps imparti, ne laisse plus de temps pour &#233;laborer en commun des pistes d'action. Ne doit-on pas s'interroger sur les raisons de cette &#233;laboration difficile ? D'autres instances de paroles et de questionnement ne pourraient-elles pas &#234;tre pr&#233;vues en amont ? La synth&#232;se ne doit-elle pas &#234;tre enti&#232;rement d&#233;di&#233;e &#224; la r&#233;flexion, &#224; l'&#233;change sur le positionnement et le r&#244;le de chacun dans le syst&#232;me familial et, in fine, &#224; la d&#233;cision de voies d'action ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, nombre de familles ne sont pas r&#233;ellement nocives pour leurs enfants mais manquent seulement de soutien et de comp&#233;tences. Un suivi r&#233;el, r&#233;gulier et renforc&#233; permettrait le maintien &#224; domicile de tant d'enfants. De plus, de nombreux enfants, suite &#224; un premier placement, retournent en famille avec une demande de suivi d'Action &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) et, six mois plus tard, faute d'AEMO mise en place par manque de places ou en raison d'un accompagnement insuffisant, vivent un nouveau placement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un soutien &#224; domicile efficient et rapidement mis en place serait bien moins co&#251;teux, financi&#232;rement mais aussi affectivement pour les parents comme pour les enfants. Il est donc urgent de r&#233;fl&#233;chir r&#233;ellement &#224; l'apprentissage de la parentalit&#233;, aux soutiens possibles des familles en difficult&#233; en lieu et place du placement. Pourquoi l'action &#233;ducative au sein des familles n'est-elle donc pas plus d&#233;velopp&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La rentabilit&#233; autrement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, j'ai aussi vu des enfants plac&#233;s car leur famille vivait dans des conditions de vie trop pr&#233;caires. La pr&#233;carit&#233;, m&#234;me si elle entra&#238;ne parfois avec elle d'autres difficult&#233;s, n'est pourtant pas au d&#233;part un motif de placement. Malgr&#233; l'existence de diff&#233;rents dispositifs, de nombreuses familles restent seules et pas suffisamment soutenues. Ne serait-il pas plus &#171; rentable &#187; d'accompagner ces familles avec un suivi en &#233;conomie sociale, familiale et &#233;ducative ? Entendons par &#171; rentable &#187; la possibilit&#233; d'&#234;tre profitable &#224; tous. Ne serait-il pas n&#233;cessaire de r&#233;fl&#233;chir aux &#233;checs des solutions d&#233;j&#224; propos&#233;es ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parlons aussi de l'&#233;parpillement des informations. J'ai &#233;t&#233; tr&#232;s &#233;tonn&#233;e de constater l'absence de document clair r&#233;sumant l'histoire de vie des enfants plac&#233;s depuis longtemps. L'absence de tout document permettant de saisir ce que l'enfant a pu vivre, dans les grandes lignes, ce afin de mieux comprendre son pr&#233;sent. En effet, je me souviens d'un entretien avec une r&#233;f&#233;rente ASE pour un enfant plac&#233; depuis six ans o&#249; nous avons pass&#233; deux heures &#224; &#233;tablir un historique de l'enfant depuis son placement sans vraiment y parvenir. Nous &#233;crivons de nombreuses notes qui se perdent dans l'immensit&#233; des documents produits et nous perdons un temps pr&#233;cieux &#224; courir apr&#232;s les informations pass&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'histoire d'une vie d'enfant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, nous &#233;garons trop souvent les anecdotes li&#233;es &#224; l'enfance, le souvenir de petites choses pourtant si importantes dans l'histoire d'un enfant. L&#224; encore, n'y aurait-il pas des outils &#224; inventer ? Comme un cahier de route synth&#233;tisant les &#233;l&#233;ments majeurs dans la vie des enfants&#8230; Je pense aussi que la r&#233;flexion sur les mouvements des enfants est &#224; d&#233;velopper. Bien souvent, l'enfant arrive avec peu d'&#233;l&#233;ments sur son parcours de vie, peu de liens avec les personnes importantes de son histoire. Et, d&#232;s son d&#233;part, il n'est pas rare que les liens se rompent &#224; nouveau. N'est-ce pas &#224; nous, professionnels, de penser le passage ? De cr&#233;er des liens entre les diff&#233;rents lieux de placement des enfants ? &#192; nous de nous demander comment ne pas cr&#233;er une rupture ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vie des enfants et celle de leur famille ont un prix, le prix de leur bonheur et de leur bien-&#234;tre mais aussi un prix concret. Lorsque nous nous unirons pour r&#233;fl&#233;chir aux moyens d'agir sur les difficult&#233;s au bon endroit, &#224; la source et dans sa globalit&#233;, nous pourrons &#233;conomiser beaucoup de souffrances et d'argent public, tout en construisant un projet soci&#233;tal &#224; la hauteur des attentes de chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; nous, professionnels intervenants dans la protection de l'enfance, de travailler ensemble pour faire &#233;voluer le syst&#232;me. Tant de choses sont encore &#224; inventer&#8230; Osons faire bouger les lignes, battons-nous pour que le lien se cr&#233;e et que la confiance se (re)trouve, dans les familles et dans les institutions !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Expo &#8226; Enfants des rues</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1226-Expo-o-Enfants-des-rues</link>
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		<dc:date>2018-04-03T07:30:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Exposition</dc:subject>
		<dc:subject>1226</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Cela fait plus de 5 ans que je suis dans la rue&#8230; &#187; Ils ont entre 10 et 16 ans et s'appellent Andr&#233;, Kalifa, Moussa, Kalilou, Ali, Boss, Rokia&#8230; Ils participent &#224; des ateliers photographiques propos&#233;s par le jeune photographe belge Arnold Grojean en collaboration avec l'&#233;ducateur Moussa Coulibaly de l'association Sinjiya-ton qui vient en aide aux enfants de rue de Bamako. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours de trois voyages, entre 2013 et 2015, Arnold Grojean leur remet des appareils photos argentiques. Quelques cours de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Cela fait plus de 5 ans que je suis dans la rue&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Ils ont entre 10 et 16 ans et s'appellent Andr&#233;, Kalifa, Moussa, Kalilou, Ali, Boss, Rokia&#8230; Ils participent &#224; des ateliers photographiques propos&#233;s par le jeune photographe belge Arnold Grojean en collaboration avec l'&#233;ducateur Moussa Coulibaly de l'association Sinjiya-ton qui vient en aide aux enfants de rue de Bamako.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de trois voyages, entre 2013 et 2015, Arnold Grojean leur remet des appareils photos argentiques. Quelques cours de techniques plus tard, les enfants photographient leur quotidien brutal, sans filtre. Puis, sous forme de dialogues libres, ils mettent des mots sur leurs images. Ce travail aboutit &#224; la r&#233;alisation de livrets pr&#233;sentant photos et dessins l&#233;gend&#233;s. Ces enfants t&#233;moignent d'une in&#233;luctable et effroyable organisation. &lt;i&gt;&#171; Les filles et les gar&#231;ons de la rue ont un deal ; les gar&#231;ons vont leur chercher de la nourriture et de l'argent, et les filles se donnent. Les filles ne peuvent pas mendier ; c'est culturel &#187;&lt;/i&gt;, commente l'un d'eux. Et un autre d'affirmer plus loin : &lt;i&gt;&#171; On dirait qu'une fois que tu as commenc&#233; &#224; &#234;tre dans la rue, c'est rentr&#233; dans ton sang. Tu ne peux plus t'en passer. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, le photographe engag&#233; r&#233;alise, en 2015, des portraits nocturnes avec la complicit&#233; de trois jeunes. Des visages &#233;teints, des corps abim&#233;s, &#233;clair&#233;s par une lumi&#232;re diffuse. Autour tout est dissip&#233; et silencieux. Des regard hagards ou absents fixent l'objectif. Sombres et sobres, ces photographies esth&#233;tiques r&#233;sonnent avec celles des enfants, aux couleurs fan&#233;es parfois floues ou mal cadr&#233;es et se r&#233;pondent dans un dialogue imperceptible. Loin de toute vision exotique, l'exposition &lt;i&gt;Koungo Fitini (probl&#232;mes mineurs)&lt;/i&gt; plonge au c&#339;ur d'un monde indicible de ces &#171; fant&#244;mes oubli&#233;s &#187;. Bouleversant.-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2839 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH258/capture_d_ecran_2021-02-19_a_10.43.01-29ab8.png?1693669196' width='500' height='258' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Koungo Fitini&lt;/i&gt; | Exposition pr&#233;sent&#233;e par l'association Pour que l'Esprit vive, &lt;br class='autobr' /&gt;
la galerie Fait &amp; Cause et le site sophot.com, jusqu'au 28 avril 2018. Entr&#233;e libre&lt;br class='autobr' /&gt;
58 rue Quincampoix | 75004 Paris | 01 42 74 26 36 | &lt;a href=&#034;http://www.sophot.com/fr/galeries&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.sophot.com/fr/galeries&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Docu &#8226; Vives voix d'artistes autistes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1226-Docu-o-Vives-voix-d-artistes-autistes</link>
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		<dc:date>2018-04-03T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>1226</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alternote porte bien son nom : premier foyer d'accueil pour adultes musiciens souffrant d'autisme, l'&#233;tablissement a consacr&#233; un groupe audacieux et ambitieux, Percujam, fait des voix et des sons de six &#233;ducateurs et de neuf jeunes autistes, qui a su aller jusqu'&#224;&#8230; l'Olympia. Ils ont jou&#233; avec Grand corps malade, avec M, devant le Louvre, tourn&#233; un clip avec Calogero&#8230; En somme, la c&#233;l&#233;brit&#233; de quelques jeunes gens atypiques et sociables &#224; leur mani&#232;re, bien accompagn&#233;s, dans tous les sens du terme. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alternote porte bien son nom : premier foyer d'accueil pour adultes musiciens souffrant d'autisme, l'&#233;tablissement a consacr&#233; un groupe audacieux et ambitieux, Percujam, fait des voix et des sons de six &#233;ducateurs et de neuf jeunes autistes, qui a su aller jusqu'&#224;&#8230; l'Olympia. Ils ont jou&#233; avec Grand corps malade, avec M, devant le Louvre, tourn&#233; un clip avec Calogero&#8230; En somme, la c&#233;l&#233;brit&#233; de quelques jeunes gens atypiques et sociables &#224; leur mani&#232;re, bien accompagn&#233;s, dans tous les sens du terme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; bonne distance de tout apitoiement, les ingr&#233;dients du film se d&#233;clinent en inventive divagation musicale, en brillance de mille feux, en sensibilit&#233; cr&#233;ative. L'accent n'est pas mis &#8211; ou si peu &#8211; sur les difficult&#233;s, les crises, les angoisses ; l'angle revendiqu&#233; est de valoriser une r&#233;ussite collective, brisant les forteresses autistes pour donner et se donner, et de quelle mani&#232;re, entre eux, et &#224; leur public. L'absence de squelette sc&#233;naristique est largement palli&#233;e par une &#233;nergie, une puissance &#233;motionnelle &#233;clatante. De l'art brut. Et du plaisir, parfois sensuel. Paradoxalement, ces artistes autistes parviennent &#224; communiquer avec le public, &#224; ma&#238;triser leurs &#233;motions : &lt;i&gt;&#171; Ce ne sont pas des ovnis, c'est juste nous &#224; la puissance mille &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume, &#233;blouie, une des co-auteurs du film. &lt;i&gt;&#171; La musique d&#233;m&#234;le nos angoisses &#187;&lt;/i&gt;, ench&#233;rit joliment Kevin Vaquero, membre du groupe. La force d'interpr&#233;tation est au rendez-vous, l'autod&#233;rision et la musicalit&#233; des textes aussi : &lt;i&gt;&#171; J'ai des tocs, j'ai des tics, ce n'est pas g&#233;n&#233;tique, ce n'est pas dramatique &#187;&lt;/i&gt;. Inclassables, ils inventorient tous types de musique avec un pur talent, accompagn&#233;s de leurs ma&#238;tres d'&#339;uvre &#233;ducateurs musiciens pour optimiser tout cela. Jusqu'&#224; g&#233;rer, d'une certaine mani&#232;re, leur starisation.-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2840 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L300xH407/capture_d_ecran_2021-02-19_a_10.43.08-66180.png?1693669197' width='300' height='407' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Percujam&lt;/i&gt; | Documentaire de Alexandre Messina. &lt;br class='autobr' /&gt;
1h04. Sortie nationale le 4 avril.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Th&#233;&#226;tre &#8226; Toqu&#233;es, ces assistantes sociales !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1226-Theatre-o-Toquees-ces-assistantes-sociales</link>
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		<dc:date>2018-04-03T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>1226</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Trois assistantes sociales de polyvalence racontent par des sayn&#232;tes le quotidien de leur m&#233;tier, Liliane et Catherine version Monique, V&#233;ronique et Flora. &lt;br class='autobr' /&gt;
La petite salle de la Bourse du travail est comble. Pleine d'assistantes sociales. Ce 26&#8239;janvier, elles sont venues voir les Toqu&#233;es de l'&#233;thique. Derri&#232;re ce nom de sc&#232;ne, trois assistantes sociales de polyvalence parisienne, Monique, V&#233;ronique et Flora, qui, avec un humour potache, jouent des sayn&#232;tes tir&#233;es de la r&#233;alit&#233; de leur m&#233;tier. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1226-" rel="tag"&gt;1226&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Trois assistantes sociales de polyvalence racontent par des sayn&#232;tes le quotidien de leur m&#233;tier, Liliane et Catherine version Monique, V&#233;ronique et Flora.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La petite salle de la Bourse du travail est comble. Pleine d'assistantes sociales. Ce 26&#8239;janvier, elles sont venues voir les Toqu&#233;es de l'&#233;thique. Derri&#232;re ce nom de sc&#232;ne, trois assistantes sociales de polyvalence parisienne, Monique, V&#233;ronique et Flora, qui, avec un humour potache, jouent des sayn&#232;tes tir&#233;es de la r&#233;alit&#233; de leur m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jour d'&#233;t&#233; 2016, l'une d'elles a &#233;t&#233; sollicit&#233;e par une inspectrice technique de la DASES en vue des journ&#233;es de l'Association nationale des directeurs de l'action sanitaire et sociale (Andass). Elle lui demande d'animer un atelier d'une heure o&#249; des petites sc&#232;nes sont entrecoup&#233;es par les interventions du pr&#233;sident du comit&#233; d'&#233;thique de la DASES. Une respiration humoristique ? &lt;i&gt;&#171; Cette inspectrice s'est tourn&#233;e vers Monique et V&#233;ronique en connaissance de cause. Elle savait qu'elles &#233;taient tr&#232;s impliqu&#233;es dans la vie syndicale, qu'elles avaient pris fortement position contre certaines mesures &#224; plusieurs reprises,&lt;/i&gt; explique Flora. &lt;i&gt;Elle est all&#233;e sciemment chercher une parole contestataire pour cette journ&#233;e des directeurs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux assistantes sociales Monique et V&#233;ronique, aid&#233;es d'un coll&#232;gue com&#233;dien et vite rejointes par une troisi&#232;me camarade, Flora, cr&#233;ent alors des sketchs en s'appuyant sur le mod&#232;le Canal + de Liliane et Catherine. Elles d&#233;montent &#8211; avec perruque blonde, d&#233;guisements, calembours &#8211; l'informatisation du service et ses bugs, les demandes de volontaires pour aller d&#233;manteler les campements de r&#233;fugi&#233;s ; elles pointent l'absurdit&#233; des contrats RSA quand le ch&#244;mage est partout, la d&#233;shumanisation des services&#8230; Et la salle &#233;clate de rire, peu importe l'amateurisme de la troupe, comme si elle trouvait l&#224; une sorte d'exutoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; &#192; nous aussi, cela fait du bien&lt;/i&gt;, affirme Flora. &lt;i&gt;Cela m'a permis de positiver la col&#232;re qui m'emp&#234;chait presque de travailler. J'&#233;tais en col&#232;re en permanence, contre les institutions, la CAF, les tableaux de statistiques &#224; remplir&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Pour Monique, assistante sociale au bord de la retraite,&lt;i&gt; &#171; c'est une autre fa&#231;on de transmettre les valeurs auxquelles nous avons cru, face &#224; un changement que j'ai du mal &#224; comprendre et qui d&#233;passe largement le seul service social &#187;&lt;/i&gt;. V&#233;ronique veut rendre visible la r&#233;alit&#233; du travail social : &lt;i&gt;&#171; On a toujours beaucoup rigol&#233; dans les services, mais c'&#233;tait un autre temps du service social, aujourd'hui la pression favorise moins ce type d'&#233;changes. &#187;&lt;/i&gt; Elle ajoute : &lt;i&gt;&#171; Nous sommes &#224; mi-chemin entre une d&#233;marche artistique et une d&#233;marche militante pour d&#233;fendre une certaine pratique du travail social. &#187;&lt;/i&gt; Toutes trois aiment leur m&#233;tier : &lt;i&gt;&#171; Je ne suis pas lass&#233;e de mon travail mais je ne veux pas le faire n'importe comment &#187;&lt;/i&gt;, explique Flora. Dans leur spectacle, elles font aussi exister les personnes qu'elles accompagnent en lisant leurs courriers et leurs t&#233;moignages. La sensibilit&#233; remplace alors l'humour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s leur premi&#232;re repr&#233;sentation devant des directeurs, elles ont &#233;t&#233; sollicit&#233;es pour intervenir dans des colloques li&#233;s au travail social &#224; Clermont-Ferrand, puis &#224; Aix-en-Provence. Elles ont plusieurs propositions pour intervenir dans des services ou lors des prochaines journ&#233;es de l'Association nationale des assistants de service social, le 19&#8239;mai 2018. Elles voudraient pr&#233;senter leur spectacle dans les &#233;coles du travail social comme un socle &#224; de possibles d&#233;bats. En attendant, elles r&#233;fl&#233;chissent &#224; rendre leur compagnie officielle.-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2841 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH162/capture_d_ecran_2021-02-19_a_10.43.16-68625.png?1693669197' width='500' height='162' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Les Toqu&#233;es de l'&#233;thique&lt;/i&gt; | Troupe de th&#233;&#226;tre en constructon&lt;br class='autobr' /&gt;
Renseignements : lestoqueesdelethique@gmail.com&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>M&#233;tier &#8226; Contre le social business, pour une solidarit&#233; organis&#233;e et durable</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1226-Metier-o-Contre-le-social-business-pour-une-solidarite-organisee-et-durable</link>
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		<dc:date>2018-04-03T07:30:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1226</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les nouvelles orientations des pouvoirs publics en mati&#232;re d'action sociale inqui&#232;tent les travailleurs sociaux. Dans un r&#233;cent ouvrage collectif, des sociologues, formateurs et &#233;ducateurs tirent la sonnette d'alarme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Vous alertez dans ce livre sur un glissement de l'action sociale vers l'entrepreneuriat social. Que recouvre ce terme ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La question de la financiarisation de l'action sociale est une des transformations les plus importantes du secteur ces derni&#232;res ann&#233;es. L'entrepreneuriat social (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Matie%CC%80re-a%CC%80-pense%CC%81es" rel="directory"&gt;Matie&#768;re a&#768; pense&#769;es&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1226-" rel="tag"&gt;1226&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les nouvelles orientations des pouvoirs publics en mati&#232;re d'action sociale inqui&#232;tent les travailleurs sociaux. Dans un r&#233;cent ouvrage collectif, des sociologues, formateurs et &#233;ducateurs tirent la sonnette d'alarme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2842 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH145/capture_d_ecran_2021-02-19_a_10.57.50-b631c.png?1693669197' width='500' height='145' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous alertez dans ce livre sur un glissement de l'action sociale vers l'entrepreneuriat social. Que recouvre ce terme ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question de la financiarisation de l'action sociale est une des transformations les plus importantes du secteur ces derni&#232;res ann&#233;es. L'entrepreneuriat social est une forme d'action sociale qui s'inscrit dans une logique &#233;conomique. Il est port&#233; en France par un certain nombre de mouvements, comme le Mouvement des entrepreneurs sociaux (Mouves) ou le groupe SOS. Ces groupes n'ont de cesse de disqualifier notre syst&#232;me de protection sociale, le jugeant trop co&#251;teux et inefficace. Ils voudraient appliquer dans le secteur social les m&#234;mes outils de management qui ont fait leurs preuves dans le monde de l'entreprise. Je pense qu'il y a l&#224; pour le travail social un danger qu'on ne mesure pas encore compl&#232;tement &#224; l'heure actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous donner un exemple ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui on assiste &#224; l'&#233;mergence de &#171; contrats &#224; impact social &#187; qui pr&#233;voient la possibilit&#233; que des banques viennent financer des actions sociales. Pour la Sauvegarde du Nord il y a par exemple un projet d'action &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) &#171; renforc&#233;e &#187; qui serait financ&#233; par la banque BNP Paribas. Ce mode de financement pose plusieurs probl&#232;mes. En effet, si ce projet aboutit et que la BNP finance un certain nombre de postes de travailleurs sociaux sur une dur&#233;e de trois ans, il y aura alors une &#233;valuation &#224; la cl&#233;. Tout se joue au niveau de cette &#233;valuation. Si celle-ci &#233;tablit un r&#233;el impact social de cette mesure, les financeurs du projet seront rembours&#233;s de leur pr&#234;t avec un taux d'int&#233;r&#234;t pouvant aller jusqu'&#224; 6&#8239;%. Autrement dit, la p&#233;rennit&#233; des postes des professionnels d&#233;pendra de leurs r&#233;sultats. Ce qui &#233;quivaut &#224; une pression de travail suppl&#233;mentaire. C'est toute la logique du travail social qui est invers&#233;e. Il ne s'agit pas d'interroger le temps n&#233;cessaire pour accompagner des enfants en AEMO, ni la finalit&#233; du travail d'accompagnement. Seul compte le r&#233;sultat en fin d'&#233;ch&#233;ance. Dans ce genre de contrats, il y a toujours deux absents : le public, dont on ne parle pas ou seulement tr&#232;s vaguement, et les professionnels, dont le savoir-faire et les qualifications sont relay&#233;s au second plan. Sans parler des probl&#232;mes que cela pose en termes de secret professionnel avec des financeurs priv&#233;s qui auront acc&#232;s &#224; des informations confidentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous d&#233;noncez notamment l'absence d'une doctrine globale de la part des pouvoirs publics pour l'action sociale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans chaque r&#233;forme, on met l'accent sur les aspects techniques : les circuits sont trop longs, il y a trop de professionnels, trop de m&#233;tiers diff&#233;rents. L'id&#233;e de ne proposer qu'un seul m&#233;tier par niveau a &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e. Comme si le seul fait de r&#233;duire le nombre de m&#233;tiers allait apporter plus de clart&#233; sur ce que font les travailleurs sociaux ! Dans toutes ces r&#233;formes, il ne s'agit pas de parler des m&#233;tiers, des comp&#233;tences ou du public, mais simplement de trouver des solutions alternatives plus efficaces et moins co&#251;teuses que celles pratiqu&#233;es actuellement. On est en train de rattacher le social &#224; une forme de solidarit&#233; g&#233;n&#233;ralis&#233;e, une philanthropie vid&#233;e de toute id&#233;ologie. Pour moi, il n'y a pas de pens&#233;e politique globale sur l'action sociale. On est dans des logiques de prestations de services individuelles pens&#233;es &#224; un niveau local et sur le seul crit&#232;re de rentabilit&#233; &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La technicisation croissante du travail social dont vous parlez n'est-elle pas aussi un gage de s&#233;rieux pour un m&#233;tier qui a du mal &#224; &#234;tre reconnu &#224; sa juste valeur ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis longtemps dans le travail social, on oppose les &#171; anciens &#187; et leurs m&#233;thodes traditionnelles, aux &#171; nouveaux &#187; qu'on appelle souvent les &#171; techniciens du social &#187;. Il ne s'agit pas de rejeter cette technicisation qui a aussi permis de diff&#233;rencier les professionnels des b&#233;n&#233;voles. Il faut d&#233;fendre les comp&#233;tences, les &#171; arts de faire &#187;, des travailleurs sociaux. Ce qui me pr&#233;occupe par contre, c'est lorsque cette technicisation se r&#233;duit &#224; une forme de prescription. Il y a aujourd'hui une inflation normative excessive. Exemple r&#233;cent : les recommandations de bonnes pratiques qui viennent imposer aux professionnels une mani&#232;re de travailler. Ce n'est pas juste un guide ou un outil de r&#233;flexion, mais une injonction masqu&#233;e avec un contr&#244;le &#224; la cl&#233;, puisque des &#233;valuateurs externes viennent ensuite v&#233;rifier si ces recommandations sont bien appliqu&#233;es au sein de l'&#233;tablissement. Nous avons assist&#233; &#224; ce genre de pratiques dans le domaine de l'autisme tout r&#233;cemment, avec des recommandations excessivement prescriptives qui disent ce qu'il faut faire et ne pas faire. L'intrusion va m&#234;me jusque dans le domaine de la formation, d'o&#249; il faudrait exclure un certain nombre d'enseignements sujets &#224; caution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2843 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH451/capture_d_ecran_2021-02-19_a_10.57.53-0d96d.png?1693669197' width='500' height='451' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le nouveau Plan d'action pour le travail social pr&#233;voit le rel&#232;vement des m&#233;tiers du niveau III (&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, assistant social&#8230;) au niveau II. Vous craignez alors un basculement vers des t&#226;ches de plus en plus administratives. Mais n'est-ce pas tout d'abord une promotion pour ces professionnels ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes. L'acc&#232;s au niveau II pour ces m&#233;tiers est une revendication tr&#232;s ancienne, qui correspond &#224; dire trois ann&#233;es d'&#233;tudes =&#8239;Bac + 3, ce qu'ont obtenu les infirmiers tout r&#233;cemment. Mais il pourrait y avoir un effet pervers de cette mesure dont les professionnels risquent d'assumer les cons&#233;quences. Le fait de leur confier la gestion des projets personnalis&#233;s ou des t&#226;ches de coordination au sein de leurs &#233;quipes risque de les &#233;loigner du terrain et du contact avec les usagers au quotidien. Mais surtout, cela risque de faire &#233;voluer la politique d'embauche des &#233;tablissements, qui ne vont plus recruter 10 &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s avec des fonctions de coordination au sein d'une &#233;quipe, mais plus qu'un seul. &#192; long terme, cela va donc diminuer le nombre de candidats admis au sein des &#233;coles. Enfin, rien &#224; l'heure actuelle n'indique que cette augmentation des responsabilit&#233;s ira de pair avec une augmentation du salaire ou aboutira &#224; une reconnaissance du statut de cadre interm&#233;diaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans la postface du livre, Roland Gori parle de &#171; professions canaris &#187; pour les travailleurs sociaux, &#224; l'image des canaris que les mineurs emportaient dans les mines, cens&#233;s les pr&#233;venir des risques d'explosion accidentelle. &#202;tes-vous d'accord sur cette id&#233;e de lanceurs d'alerte ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, tout &#224; fait. Le fait d'&#234;tre porteur d'une critique sociale est une des fonctions historiques des travailleurs sociaux. Pour moi, ils doivent occuper cette place. Le font-ils v&#233;ritablement ? Je crois surtout qu'ils sont emp&#234;ch&#233;s de le faire. C'est aujourd'hui tr&#232;s compliqu&#233; d'occuper cette place, m&#234;me si certains collectifs, comme Avenir &#233;ducs (co-auteur du livre), tentent de le faire. Mais je crois qu'ils n'ont pas les supports n&#233;cessaires pour &#234;tre totalement porteurs de cette critique sociale. On entend beaucoup &#224; l'heure actuelle des personnes qui parlent au nom du travail social, mais qui d&#233;fendent un autre mod&#232;le beaucoup plus lib&#233;ral, comme les entrepreneurs sociaux par exemple. Cela fragilise la position des travailleurs sociaux qui ont tendance &#224; se replier sur leurs questionnements du quotidien. L'objet de ce livre est justement de sortir de cela et de proposer une r&#233;flexion collective et critique sur les &#233;volutions actuelles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;tention &#8226; On enferme bien les enfants</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1226-Detention-o-On-enferme-bien-les-enfants</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>1226</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'enfermement des enfants se banalise et augmente depuis fin 2016. De nombreux quartiers d&#233;di&#233;s en prison et &#233;tablissements p&#233;nitentiaires pour mineurs (EPM) sont satur&#233;s. En f&#233;vrier, plusieurs syndicats ont donn&#233; l'alerte lors d'un colloque &#224; la Bourse du travail de Paris. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les chiffres ou les lettres ? Commen&#231;ons par les lettres. &#171; On a perdu la bataille des mots, d&#233;clare ce 10 f&#233;vrier Christophe Daadouch, juriste et formateur (1). Ce qui m'a choqu&#233; en 2002 quand on a cr&#233;&#233; les EPM, c'est le terme (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Angle-droit" rel="directory"&gt;Angle droit&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1226-" rel="tag"&gt;1226&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'enfermement des enfants se banalise et augmente depuis fin 2016. De nombreux quartiers d&#233;di&#233;s en prison et &#233;tablissements p&#233;nitentiaires pour mineurs (EPM) sont satur&#233;s. En f&#233;vrier, plusieurs syndicats ont donn&#233; l'alerte lors d'un colloque &#224; la Bourse du travail de Paris.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les chiffres ou les lettres ? Commen&#231;ons par les lettres. &lt;i&gt;&#171; On a perdu la bataille des mots&lt;/i&gt;, d&#233;clare ce 10 f&#233;vrier Christophe Daadouch, juriste et formateur (1). &lt;i&gt;Ce qui m'a choqu&#233; en 2002 quand on a cr&#233;&#233; les EPM, c'est le terme utilis&#233; : &#233;tablissements p&#233;nitentiaires &#171; pour mineurs &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;On parle d'&#171; enfant &#187; quand on est bienveillant et on parle de mineur quand il s'agit d'enfermer. &#187;&lt;/i&gt; Les chiffres maintenant : 885, c'est le nombre record de mineurs incarc&#233;r&#233;s au 1er ao&#251;t 2017, dont les deux tiers en d&#233;tention provisoire. Une progression spectaculaire de 16,6&#8239;% en un an, qui semble avoir &#233;t&#233; contenue depuis. Selon l'ancien Contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des lieux de privation des libert&#233;s, Jean-Marie-Delarue, le flux d'enfants incarc&#233;r&#233;s reste stable depuis plusieurs ann&#233;es, s'&#233;levant &#224; 3 200/3 400 enfants par an. &lt;i&gt;&#171; Ce nombre n'a jamais int&#233;ress&#233; grand monde, car lorsque je m'&#233;tais interrog&#233; il y a quelques ann&#233;es je n'avais trouv&#233; aucune donn&#233;e particuli&#232;re, simplement des agr&#233;gats inconstitu&#233;s, comme disait Mirabeau, de chiffres &#233;pars &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit-il. Ses estimations font par ailleurs &#233;tat de plus de 100 000 gardes &#224; vue de mineurs par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2844 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L200xH465/capture_d_ecran_2021-02-19_a_11.07.08-09445.png?1693669197' width='200' height='465' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#171; L'enfermement prend une place croissante dans la r&#233;ponse p&#233;nale aux mineurs &#187;&lt;/i&gt;, poursuit Christophe Daadouch. Peuvent &#234;tre ajout&#233;s &#224; ces chiffres ceux des mineurs hospitalis&#233;s sous contrainte &#8211; qui restent m&#233;connus &#8211; et ceux des enfants plac&#233;s en centre de r&#233;tention : selon la Cimade, entre 2013 et 2017, leur nombre a &#233;t&#233; multipli&#233; par 7,6 en M&#233;tropole, passant de 40 &#224; 305. Les &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux ne sont pas &#233;pargn&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Pour des raisons de moyens, on enferme de plus en plus dans les Instituts m&#233;dico-&#233;ducatifs (IME). Quand on est en sous-effectif les gamins sont enferm&#233;s dans leur chambre et ont tr&#232;s peu de libert&#233; de circulation. Je vois parfois des trousseaux de clefs sur les &#233;ducateurs aussi impressionnants que ceux que je vois dans les Centres &#233;ducatifs ferm&#233;s ou renforc&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, poursuit le juriste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2845 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH147/capture_d_ecran_2021-02-19_a_11.07.16-3c3a6.png?1693669197' width='500' height='147' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ordonnance de 1945 d&#233;voy&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ordonnance du 2 f&#233;vrier 1945, qui fonde la justice des enfants et affirme la primaut&#233; de l'&#233;ducatif sur la r&#233;ponse p&#233;nale, a pris du plomb dans l'aile depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000. En 2002, la loi de programmation Perben cr&#233;e les EPM et &#233;tend le r&#233;gime des gardes &#224; vue et des r&#233;tentions pour les mineurs : ceux de 10 &#224; 13 ans peuvent &#234;tre retenus douze heures renouvelables, ceux de 13 &#224; 15 ans plac&#233;s en garde &#224; vue pendant 24&#8239;heures renouvelables. Cette r&#233;forme r&#233;introduit le placement sous contr&#244;le judiciaire et la d&#233;tention provisoire des mineurs d&#233;linquants &#226;g&#233;s de 13 &#224; 16 ans, qui avait pourtant &#233;t&#233; supprim&#233;e en 1987. En 2007, deux lois renforcent la possibilit&#233; d'&#233;carter l'excuse de minorit&#233; en cas de r&#233;cidive. Quant aux d&#233;bats sur l'abaissement de la majorit&#233; p&#233;nale, ils ont largement aliment&#233; le quinquennat de Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2846 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH260/capture_d_ecran_2021-02-19_a_11.07.28-82b7c.png?1693669197' width='500' height='260' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La d&#233;tention comme postulat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on &#233;duquer en enfermant ? Cette question &#224; laquelle les professionnels tentent de r&#233;pondre depuis des ann&#233;es ne semble m&#234;me plus d'actualit&#233; tant les conditions d'enfermement et de suivi laissent &#224; d&#233;sirer. &lt;i&gt;&#171; Travailler sur le sens de la peine en oubliant que la grande majorit&#233; des mineurs sont en pr&#233;ventive, de quelle peine on parle ? &#187;&lt;/i&gt;, s'interroge ainsi Christophe Daadouch. Depuis la cr&#233;ation des &#233;tablissements pour mineurs, poursuit Jean-Marie Delarue, &lt;i&gt;&#171; on nous dit qu'il n'y a pas de distinction entre l'&#233;ducatif et le p&#233;nal. Donc, en quelque sorte, on a contourn&#233; l'opposition qui r&#233;gnait jusqu'alors. Et c'est un vrai d&#233;bat parce qu'aujourd'hui, je pense, beaucoup de gens n'osent pas s'en prendre frontalement &#224; ce monument qu'est l'ordonnance de 1945 entre l'&#233;ducatif et le p&#233;nal, mais la mani&#232;re de le contourner c'est de dire rassurez-vous, on punit mais on fait aussi de l'&#233;ducatif. Il y a, je crois, un v&#233;ritable d&#233;voiement de cette notion d'&#233;ducation. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2847 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L200xH425/capture_d_ecran_2021-02-19_a_11.07.35-2192d.png?1693669197' width='200' height='425' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;M&#234;me constat pour Lucille Rouet, juge des enfants au tribunal de grande instance de Paris, qui analyse les diff&#233;rentes causes de l'enfermement plus rapide : le logiciel Cassiop&#233;e confectionn&#233; pour le Parquet qui emp&#234;che d'acc&#233;der aux mesures provisoires mises en place, un contr&#244;le judicaire peu en ad&#233;quation avec la vie adolescente, un manque d'am&#233;nagements de peine et de places dans des lieux adapt&#233;s pour les mineurs. En outre, &lt;i&gt;&#171; le temps judiciaire n'est pas le m&#234;me que le temps &#233;ducatif. Quand on est sur une infraction p&#233;nale pour laquelle un mandat de d&#233;p&#244;t est d'un mois : en un mois on ne fait rien. On a un changement complet de postulat : avant on pensait la question du passage &#224; l'acte et &#233;ventuellement de l'ex&#233;cution de la peine. Maintenant on part de la d&#233;tention, on se retrouve &#224; l'audience et ensuite on va travailler la question d'un placement. &#187;&lt;/i&gt; Un changement qui am&#232;ne certains mineurs &#224; refuser tout placement en CEF, pr&#233;f&#233;rant purger leur peine en prison. &lt;i&gt;&#171; Je trouve horrible quand un mineur me dit qu'il est bien en d&#233;tention. Se dire qu'un mineur peut &#234;tre bien en d&#233;tention, c'est qu'il y a un probl&#232;me quelque part &#187;&lt;/i&gt;, affirme-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article&#8239;37 de la Convention internationale relative aux Droits de l'enfant stipule que tout enfant priv&#233; de libert&#233; doit &#234;tre &lt;i&gt;&#171; trait&#233; avec humanit&#233; et avec le respect d&#251; &#224; la dignit&#233; de la personne humaine, et d'une mani&#232;re tenant compte des besoins des personnes de son &#226;ge &#187;&lt;/i&gt;. Mais quid du droit &#224; la vie familiale, &#224; la scolarit&#233;, &#224; la &lt;i&gt;&#171; continuit&#233; &#233;ducative &#187; ? &#171; Je sens ces enfants incroyablement ballot&#233;s d'une mesure &#224; l'autre &#187;&lt;/i&gt;, regrette Jean-Marie Delarue. Des CEF aux quartiers mineurs, les personnels &#233;ducatifs ne savent pas ce qu'ils deviennent apr&#232;s leur placement ou l'ex&#233;cution de leur peine. &lt;i&gt;&#171; Notre syst&#232;me l&#224;-dessus est &#233;minemment perfectible &#187;&lt;/i&gt;, termine-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; -&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(1) Une vraie alternative &#224; l'enfermement : la libert&#233;. Les lieux d'enfermement en question, 9 et 10 f&#233;vrier 2018, Bourse du Travail, organis&#233; par le SNPES-PJJ/FSU, le Syndicat de la Magistrature, l'Observatoire International des Prisons, le Syndicat des Avocats de France.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>H&#233;bergement &#8226; R&#233;gisseur social : la d&#233;brouille institutionnalis&#233;e</title>
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		<dc:date>2018-04-03T07:30:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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&lt;p&gt;&#192; Marseille, trois associations tentent d'appliquer une logique de r&#233;duction des risques &#224; l'urgence sociale. Pour r&#233;pondre aux besoins d'h&#233;bergement sans attendre la prise en charge de l'&#201;tat, un nouveau m&#233;tier &#233;merge : le r&#233;gisseur social. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Il y a une telle mis&#232;re &#224; Marseille, que la ville devient un laboratoire de l'innovation sociale. &#187; Depuis le 1er&#8239;avril 2017, S&#233;bastien R&#233;gnault teste un nouveau m&#233;tier : r&#233;gisseur social. Ni travailleur social, ni b&#233;n&#233;vole, il est cens&#233; &#233;tablir des passerelles entre (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Fabrique-du-social" rel="directory"&gt;Fabrique du social&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1226-" rel="tag"&gt;1226&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Marseille, trois associations tentent d'appliquer une logique de r&#233;duction des risques &#224; l'urgence sociale. Pour r&#233;pondre aux besoins d'h&#233;bergement sans attendre la prise en charge de l'&#201;tat, un nouveau m&#233;tier &#233;merge : le r&#233;gisseur social.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il y a une telle mis&#232;re &#224; Marseille, que la ville devient un laboratoire de l'innovation sociale. &#187;&lt;/i&gt; Depuis le 1er&#8239;avril 2017, S&#233;bastien R&#233;gnault teste un nouveau m&#233;tier : r&#233;gisseur social. Ni travailleur social, ni b&#233;n&#233;vole, il est cens&#233; &#233;tablir des passerelles entre les associations semi-institutionnelles et les militants autonomes. Cette synergie doit servir la mise &#224; l'abri des populations les plus pr&#233;caires sans plus attendre la prise en charge de l'&#201;tat. Le but est de s&#233;curiser les habitats par n&#233;cessit&#233;, pour stabiliser les personnes et faciliter leur acc&#232;s au droit commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet exercice, le quadrag&#233;naire s'appuie sur son v&#233;cu de baroudeur des squats. Il est membre du Cedis, collectif d'entraide et d'innovation sociale bas&#233; &#224; Toulouse qui, depuis 2013, a r&#233;quisitionn&#233; environ 15 000&#8239;m2 et fourni un toit &#224; des centaines de personnes. &lt;i&gt;&#171; Mon r&#244;le consiste &#224; rencontrer les gens sur le terrain, et de trouver des solutions alternatives pour leur &#233;viter de rester &#224; la rue. Il est donc n&#233;cessaire de rep&#233;rer des b&#226;timents publics inhabit&#233;s depuis plus de douze mois, d'occuper les lieux et d'organiser un r&#233;seau d'accompagnement sanitaire, social et juridique sur place. Ouvrir des b&#226;timents vacants permet la mise &#224; l'abri, mais sans militantisme &#231;a ferme rapidement. Pour parvenir &#224; officialiser les ouvertures, il faut que le squat s'inscrive dans la vie du quartier avec des concerts, des d&#233;bats, des conf&#233;rences. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marseille compterait au moins treize mille personnes sans-abris, et ne dispose que de six mille places d'h&#233;bergement. Dans ces conditions, les d&#233;lais d'attente pour y acc&#233;der varient de six mois &#224; un an et demi. Les dispositifs restent insuffisants et inadapt&#233;s. Des personnes isol&#233;es, des familles, des enfants se voient imposer d'habiter la rue. L'urgence est donc d'apporter une r&#233;ponse, m&#234;me si elle sort des clous institutionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2848 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH349/capture_d_ecran_2021-02-19_a_11.17.55-af5ec.png?1693669198' width='500' height='349' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Am&#233;liorer les conditions de vie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e de tester ce nouveau maillon dans la cha&#238;ne d'accompagnement a germ&#233; dans les cerveaux de Fathi Bouaroua, ex-directeur r&#233;gional de la Fondation abb&#233; Pierre, Jean-Pierre Cavali&#233; de la Cimade Sud-Est et de Jean-R&#233;gis Rooijackers, coordinateur de l'association Just (1). Ces hommes de terrain s'inspirent de leurs observations. Des personnes aident &#224; la construction d'abris, b&#233;n&#233;volement et en dehors de tout cadre, et l'association Nouvelle Aube s'est sp&#233;cialis&#233;e dans la mise en s&#233;curit&#233; des squats. Pour officialiser ces interventions, ils mettent en place un projet pilote d'ouverture de deux postes de r&#233;gisseurs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le papier, leur mission est d&#233;crite comme &lt;i&gt;&#171; une intervention pragmatique et technique pour favoriser la coop&#233;ration des personnes et l'am&#233;lioration de leurs conditions de vie. Il s'agit de consolider les liens existants avec des acteurs travaillant avec ces personnes, et d'&#233;largir le r&#233;seau qui intervient sur place au niveau sanitaire et social. Il s'agit &#233;galement de renforcer le dialogue avec les d&#233;cideurs politiques locaux afin de rendre plus efficace et s&#233;curiser ce type d'occupation. In fine, l'objectif est d'institutionnaliser ce type d'actions qui ont d&#233;j&#224; un cadre l&#233;gal, les r&#233;quisitions, mais qui restent sous-utilis&#233;es. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2849 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH303/capture_d_ecran_2021-02-19_a_11.18.04-7830f.png?1693669198' width='500' height='303' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bricolage professionnel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le r&#244;le de facilitateur du lien social assur&#233; par S&#233;bastien n'est pas toujours tangible, celui de son bin&#244;me, Patrick Desbouiges, s'av&#232;re extr&#234;mement concret. Depuis octobre&#8239;2016, le sexag&#233;naire intervient sur des lieux de vie pr&#233;caires, bidonvilles, squats, appartements d&#233;labr&#233;s pour les s&#233;curiser. &#201;lectricien et bricoleur, apr&#232;s des ann&#233;es de travail dans le b&#226;timent, il conna&#238;t un accident de la vie et traverse une d&#233;pression et une p&#233;riode d'errance, de rue en squats. Ce parcours lui permet d'&#234;tre r&#233;gisseur social, un m&#233;tier dont la d&#233;finition s'affine dans l'action. &lt;i&gt;&#171; J'interviens &#224; la demande des habitants. Au d&#233;part, j'ai voulu travailler seul. J'arrivais en mode entreprise, je rep&#233;rais les installations potentiellement dangereuses et j'arrangeais &#231;a. J'ai vite compris que &#231;a ne pouvait pas fonctionner comme &#231;a si je voulais &#234;tre dans la philosophie de la r&#233;duction des risques. Je n'&#233;tais pas l&#224; pour apporter des solutions, mais pour aider &#224; les faire &#233;merger et &#224; les r&#233;aliser. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&#244;t&#233; mat&#233;riel, les habitants et Patrick se d&#233;brouillent pour r&#233;cup&#233;rer un maximum dans les poubelles des chantiers. Pour compl&#233;ter, le r&#233;gisseur re&#231;oit au coup par coup des petites sommes gr&#226;ce au soutien de structures solidement implant&#233;es comme la Fondation abb&#233; Pierre, la Ligue des droits de l'Homme, Rencontres tziganes&#8230; La veille, M&#233;decins du monde lui a d&#233;bloqu&#233; un budget de 150 euros pour faire fonctionner les sanitaires d'un squat de personnes roms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2851 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH317/capture_d_ecran_2021-02-19_a_11.18.36-08441.png?1693669198' width='500' height='317' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mercredi 20 d&#233;cembre, il vit une autre urgence. Une centaine de Roms, dont de nombreux enfants, risquent l'expulsion. Suite &#224; la destruction de leur camp dans un incendie qui a co&#251;t&#233; la vie &#224; un homme de trente-deux ans, ils ont trouv&#233; refuge depuis un mois dans un vaste b&#226;timent abandonn&#233; par l'&#201;tat depuis des ann&#233;es. &#201;chaud&#233;s par cet accident qui aurait pu faire plus de victimes, les services de la ville ont jug&#233; dangereuses les installations sauvages constat&#233;es sur le site et ont d&#233;pos&#233; un arr&#234;t&#233; de p&#233;ril. Le tribunal doit d&#233;cider le lendemain &#224; 15&#8239;heures de l'&#233;vacuation ou non des lieux. Patrick doit donc entreprendre, en collaboration avec les habitants, la s&#233;curisation du syst&#232;me &#233;lectrique. L'objectif est de d&#233;montrer au juge qu'il n'y a plus de danger imminent, et donc plus d'urgence &#224; jeter ces familles sur le trottoir &#224; quelques jours de No&#235;l. Pour appuyer leurs plaidoiries, les avocats des associations de soutien aux Roms comptent sur les photos d'un r&#233;seau d'&#233;lectricit&#233; r&#233;nov&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Second&#233; par Marguerite Harel, psychologue en service civique, Patrick se lance sur ce chantier sous pression. &lt;i&gt;&#171; L'eau repr&#233;sente un risque mineur, mais l'&#233;lectricit&#233; c'est tr&#232;s sensible, explique le r&#233;gisseur. Je dois faire hyper attention &#224; ne pas me retrouver responsable d'un incendie. &#187;&lt;/i&gt; Face &#224; l'urgence de la situation, la Fondation abb&#233; Pierre lui a accord&#233; 300&#8239;euros pour le mat&#233;riel. Pour raccorder &#224; l'&#233;lectricit&#233; les nombreux espaces de vie, il s'appuie sur l'existant mais remplace la d&#233;brouille d'amateur par un bricolage professionnel. Abrit&#233;s dans des gaines, les fils ne pendouillent plus et sont reli&#233;s &#224; quatre tableaux neufs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux ou trois p&#232;res de familles donnent un coup de main, mais la majorit&#233; des squatteurs vaque &#224; ses occupations, ce qui ne manque pas de d&#233;clencher quelques coups de gueule du &#171; chef de chantier &#187;. En plus, chacun vient le voir pour lui demander le courant. Au bout d'un moment, &#231;a le fait disjoncter. Concentr&#233; malgr&#233; les nombreuses sollicitations, le faux m&#233;chant bougonne, explique ses priorit&#233;s et disperse ceux qui ne sont pas l&#224; pour l'aider. Aux plus motiv&#233;s, il est pr&#234;t &#224; montrer et &#224; transmettre les bonnes pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il fait d&#233;j&#224; nuit quand il a la satisfaction de constater que plus aucun fil ne tra&#238;ne et que les disjoncteurs garantissent une coupure en cas de surchauffe. Le lendemain matin, il est &#224; nouveau sur le pont pour fignoler les travaux. &#192; 15&#8239;heures, mission accomplie ! Pendant, qu'il s'offre une pause sandwich, le tribunal d&#233;cide de remettre &#224; plus tard sa d&#233;cision. Un sursis, les familles vont pouvoir passer les f&#234;tes &#224; l'abri.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'intervention du r&#233;gisseur social se fait sur les lieux et pas sur les gens, il n'est pas travailleur social,&lt;/i&gt; rappelle Jean-R&#233;gis Rooijackers. &lt;i&gt;Son action pr&#233;vient les risques mat&#233;riels ou sanitaires, am&#233;liore la qualit&#233; de vie des personnes et peut parfois retarder une expulsion. Ce projet devrait d&#233;montrer la possibilit&#233; d'avancer vers une logique de stabilisation dans de l'habitat par n&#233;cessit&#233;, facilitant les accompagnements m&#233;dico sociaux r&#233;alis&#233;s par des professionnels partenaires. &#187;&lt;/i&gt; Le r&#233;gisseur social r&#233;veille les comp&#233;tences, r&#233;v&#232;le le pouvoir d'agir des habitants, et apporte une reconnaissance de leur capacit&#233; d'adaptation dans la survie. Soutenus et accompagn&#233;s, ils initient ou participent &#224; la r&#233;alisation de projets concernant leur lieu de r&#233;sidence. Ils agissent pour eux-m&#234;mes, ce qui peut les conduire &#224; &#233;laborer ensemble des r&#232;gles de vie commune avec des droits et des devoirs. Sans &#234;tre satisfaisante sur le long terme, cette am&#233;lioration de la pr&#233;carit&#233; ouvre des possibles. &lt;i&gt;&#171; Si elles sont accompagn&#233;es par les d&#233;cideurs politiques, les occupations temporaires peuvent devenir un outil dans le champ de l'intervention sociale, g&#233;n&#233;rateur d'innovations et de mod&#232;les alternatifs diffusables et &#224; faible co&#251;t &#233;conomique, plaide le coordinateur de Just. Pour la Ville et l'&#201;tat c'est l'opportunit&#233; de profiter de ces nouveaux savoir-faire pour ambitionner, non plus une paix sociale qui cache mal la mis&#232;re, mais des solutions solidaires et innovantes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2852 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH226/capture_d_ecran_2021-02-19_a_11.18.42-104dd.png?1693669198' width='500' height='226' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;R&#234;ves de grandeur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e dans les bidonvilles et les squats de ces r&#233;gisseurs sociaux officialise une pratique d'entraide d&#233;j&#224; mise en place par des citoyens ou des associations. Pour S&#233;bastien Regnault, ce premier pas peine pourtant &#224; d&#233;clencher un r&#233;el &#233;lan. Tous les jours, il est au contact de la mis&#232;re. Il croise des personnes sans domicile aux profils multiples, jeunes marginaux s'abritant dans les h&#244;pitaux la nuit, vieux pr&#233;caires qui passent sous les radars des services sociaux, sans papiers soumis aux diktats des marchands de sommeil&#8230; Son t&#233;l&#233;phone ne cesse de sonner pour des appels &#224; l'aide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors il r&#234;ve d'ouvrir un lieu &#224; grande capacit&#233; o&#249; tous ces publics pourraient s'unir et mettre en place une forme d'autogestion. &lt;i&gt;&#171; Il faut &#234;tre capable d'organiser l'accueil inconditionnel entre nous, explique le r&#233;gisseur social. La premi&#232;re difficult&#233;, c'est que la ville manque d'ouvreurs de squat. Ensuite, je remarque une vraie m&#233;fiance des collectifs citoyens envers les institutions, mais aussi envers les grosses associations. Je d&#233;couvre &#233;galement une frilosit&#233; des acteurs associatifs face &#224; la r&#233;quisition, qui peut les mettre en position d&#233;licate envers leurs partenaires institutionnels comme les bailleurs sociaux. Je tente malgr&#233; tout de cr&#233;er des synergies, m&#234;me s'il reste difficile de mobiliser sur des actions concert&#233;es. &#187;&lt;/i&gt; Encore un gros chantier pour ces r&#233;gisseurs sociaux qui inventent un m&#233;tier : organiser les solidarit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; -&lt;br class='autobr' /&gt;
(1) -Justice et union au travers de la transformation sociale, &lt;br class='autobr' /&gt;
une &#233;manation de l'&#233;quipe de soin psychiatrique de rue (Marss) cr&#233;&#233;e pour faire de l'innovation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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