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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Mon m&#233;tier de directeur de MECS, pour le plaisir d'entreprendre et d'accompagner</title>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1225</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Successivement &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, chef de service, directeur, puis coach, Fr&#233;d&#233;ric Weber nous livre un &#233;crit touffu s'appuyant &#224; la fois sur ses vingt-sept ans d'exp&#233;rience professionnelle et sur les concepts th&#233;oriques qui l'ont nourri. Convaincu de la n&#233;cessaire transition qui s'impose aux MECS d'aujourd'hui, il constate combien l'innovation peut inqui&#233;ter du fait de l'incertitude, de l'impr&#233;vu et du d&#233;sordre qu'elle induit. &lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les obstacles &#224; l'in&#233;vitable r&#233;novation en cours, il y a d'abord le choix (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1225-" rel="tag"&gt;1225&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton8033-83ba1.png?1693464297' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Successivement &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, chef de service, directeur, puis coach, Fr&#233;d&#233;ric Weber nous livre un &#233;crit touffu s'appuyant &#224; la fois sur ses vingt-sept ans d'exp&#233;rience professionnelle et sur les concepts th&#233;oriques qui l'ont nourri. Convaincu de la n&#233;cessaire transition qui s'impose aux MECS d'aujourd'hui, il constate combien l'innovation peut inqui&#233;ter du fait de l'incertitude, de l'impr&#233;vu et du d&#233;sordre qu'elle induit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les obstacles &#224; l'in&#233;vitable r&#233;novation en cours, il y a d'abord le choix que font certaines grandes associations d'&#233;viter toute prise de risque ou initiative de terrain, pr&#233;f&#233;rant prioriser la gestion de leur patrimoine et la p&#233;rennisation de leur existence. Mais aussi, la r&#233;sistance des &#233;quipes au renouvellement des pratiques, qui heurte des conceptions et des fonctionnements bien ancr&#233;s : d&#233;construire l'approche traditionnelle et investir le travail en r&#233;seau sur un territoire donn&#233;, la mobilisation de ressources locales de droit commun, l'initiation de nouvelles offres permettant de sortir des murs ou encore l'acquisition de nouvelles habitudes consistant &#224; passer le relais et &#224; le prendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'auteur, l'avenir des MECS passe par la primaut&#233; donn&#233;e &#224; une approche transversale, horizontale et d&#233;cloisonn&#233;e, au croisement de l'&#233;ducation formelle (ce que fait l'&#201;ducation nationale), l'&#233;ducation informelle (permanente, acquise tout au long de la vie) et l'&#233;ducation non formelle (ponctuelle, sans &#233;valuation, ni validation). Cela pourrait se concr&#233;tiser sous la forme de plateformes coop&#233;ratives et territoriales de service permettant &#224; tous les acteurs de l'&#233;ducation de poser un regard interactionnel et collectif sur le parcours de l'usager dans une logique de continuit&#233;, de coh&#233;rence, de fluidit&#233; et d'approche globale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;par Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Mon m&#233;tier de directeur de MECS &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour le plaisir d'entreprendre &lt;br class='autobr' /&gt;
et d'accompagner&lt;br class='autobr' /&gt;
Fr&#233;d&#233;ric Weber, &#233;d. Run &amp; Sens, &lt;br class='autobr' /&gt;
2016, (159 p. -16&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le bal des aimants ou le parcours d'un enfant plac&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1225-Le-bal-des-aimants-ou-le-parcours-d-un-enfant-place</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1225</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Non, tous n'ont pas v&#233;cu dans &#171; l'enfer des foyers &#187;. Il suffit, pour s'en convaincre de lire le r&#233;cit de Pierre Duhamel qui y a pass&#233; douze ans. Aujourd'hui, il vit heureux, int&#233;gr&#233; et p&#232;re de deux enfants. S'il a voulu mettre des mots sur son enfance, c'est pour tenter de se lib&#233;rer du v&#233;cu traumatisant qui l'a marqu&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce n'est pas aux &#233;ducateurs qu'il en veut. Certes, constate-t-il, &#171; certaines personnes dipl&#244;m&#233;es en travail social n'ont rien &#224; y faire &#187;. Mais la plupart sont des &#171; gens formidables (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1225-" rel="tag"&gt;1225&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L89xH150/arton8034-03204.png?1693464298' width='89' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Non, tous n'ont pas v&#233;cu dans &#171; l'enfer des foyers &#187;. Il suffit, pour s'en convaincre de lire le r&#233;cit de Pierre Duhamel qui y a pass&#233; douze ans. Aujourd'hui, il vit heureux, int&#233;gr&#233; et p&#232;re de deux enfants. S'il a voulu mettre des mots sur son enfance, c'est pour tenter de se lib&#233;rer du v&#233;cu traumatisant qui l'a marqu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce n'est pas aux &#233;ducateurs qu'il en veut. Certes, constate-t-il, &lt;i&gt;&#171; certaines personnes dipl&#244;m&#233;es en travail social n'ont rien &#224; y faire &#187;&lt;/i&gt;. Mais la plupart sont des &lt;i&gt;&#171; gens formidables &#187;&lt;/i&gt; qui lui ont apport&#233; &lt;i&gt;&#171; des moments de joie &#187;&lt;/i&gt;. S'il a souffert, c'est de l'attitude de ses parents. Longtemps il a cru qu'il avait m&#233;rit&#233; ses placements et qu'il en &#233;tait responsable. Son p&#232;re signa tr&#232;s t&#244;t un document signifiant sa volont&#233; de l'abandonner. Quand l'auteur chercha &#224; le retrouver, il se rendit compte qu'il n'avait en face de lui que l'ancien mari de sa m&#232;re. Le terme de &#171; papa &#187; lui a &#233;t&#233; insupportable jusqu'&#224; la naissance de son premier enfant. Sa m&#232;re n'a jamais su le prot&#233;ger et l'a nourri de biberons remplis de &#171; carences affectives &#187;. Il s'en est sorti en s'appuyant sur des tuteurs de r&#233;silience : ses instituteurs &#224; qui il voue une forte reconnaissance, mais aussi son &#233;ducatrice qui ne l'a &lt;i&gt;&#171; jamais trahi, ni menti, ni laiss&#233; tomber &#187;&lt;/i&gt; et est devenue depuis une amie qu'il revoit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les enfants plac&#233;s ne vivent pas de la m&#234;me fa&#231;on leur placement. S'il en a souffert, c'est du fait de l'abandon. Et il mesure &#171; la chance qu'il avait d'avoir v&#233;cu cette protection de ne pas vivre chez ma m&#232;re &#187;. C'est sans doute le besoin de rendre ce qu'il a re&#231;u qui le mena &#224; pr&#233;parer et obtenir le dipl&#244;me d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, travaillant un temps en protection de l'enfance. Beau t&#233;moignage et bel hommage &#224; la profession.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;par Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le bal des aimants ou le parcours d'un enfant plac&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pierre Duhamel, &#233;d. L'Harmattan, &lt;br class='autobr' /&gt;
2017, (231 p. &#8211; 24,50&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Le bal des aimants ou le parcours d'un enfant plac&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pierre Duhamel, &#233;d. L'Harmattan, &lt;br class='autobr' /&gt;
2017, (231 p. &#8211; 24,50&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>PJJ &#8226; L'&#233;ducatif dans la ligne de mire</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1225-PJJ-o-L-educatif-dans-la-ligne-de-mire</link>
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		<dc:date>2018-03-20T09:19:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>1225</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis le mois d'octobre, la CGT PJJ dresse un &#233;tat des lieux des dysfonctionnements dans les structures franciliennes. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La situation de l'unit&#233; &#233;ducative d'h&#233;bergement collectif (UEHC) de Rosny-sous-Bois est un cas d'&#233;cole au niveau du d&#233;labrement du b&#226;timent, et du d&#233;litement du projet &#233;ducatif. &#187; Le 2&#8239;octobre 2017, Sophie Benha&#239;m, repr&#233;sentante syndicale CGT protection judiciaire de la jeunesse et &#233;ducatrice en AEMO &#224; Montreuil, d&#233;non&#231;ait cette situation dans une lettre ouverte adress&#233;e au pr&#233;fet. Elle (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Tribune-des-resistances" rel="directory"&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Politique-sociale" rel="tag"&gt;Politique sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1225-" rel="tag"&gt;1225&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis le mois d'octobre, la CGT PJJ dresse un &#233;tat des lieux des dysfonctionnements dans les structures franciliennes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La situation de l'unit&#233; &#233;ducative d'h&#233;bergement collectif (UEHC) de Rosny-sous-Bois est un cas d'&#233;cole au niveau du d&#233;labrement du b&#226;timent, et du d&#233;litement du projet &#233;ducatif. &#187;&lt;/i&gt; Le 2&#8239;octobre 2017, Sophie Benha&#239;m, repr&#233;sentante syndicale CGT protection judiciaire de la jeunesse et &#233;ducatrice en AEMO &#224; Montreuil, d&#233;non&#231;ait cette situation dans une lettre ouverte adress&#233;e au pr&#233;fet. Elle y d&#233;crit des conditions de travail et d'accueil indignes : infiltrations d'eau dans les chambres, absence de chauffage, sanitaires bouch&#233;s, douches inutilisables obligeant les jeunes &#224; se laver &#224; la piscine&#8230; Depuis trois ans, la v&#233;tust&#233; du b&#226;timent impacte le fonctionnement de l'&#233;quipe &#233;ducative et des douze h&#233;berg&#233;s &#226;g&#233;s de 15 &#224; 18 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces conditions d'exercice provoquent une fuite des cerveaux. Sur les quatorze agents de l'UEHC, sept ont demand&#233; leur mutation en 2016, puis trois en 2017. Tous ont &#233;t&#233; remplac&#233;s par des vacataires. Beaucoup sont sur un premier poste &#224; la PJJ, et ne peuvent b&#233;n&#233;ficier du transfert de comp&#233;tence des anciens, puisqu'ils sont partis. Apr&#232;s l'&#233;t&#233;, le Comit&#233; d'hygi&#232;ne, de s&#233;curit&#233; et des conditions de travail (CHSCT) pr&#233;conisait une suspension temporaire d'activit&#233; afin de &lt;i&gt;&#171; remettre l'UEHC aux normes dans le but d'offrir des conditions d'accueil d&#233;centes aux jeunes et aux professionnels, de laisser le temps et l'espace aux professionnels d'&#233;laborer les bases de leur action &#233;ducative commune et de constituer un nouveau groupe de jeunes n'ayant pas connus ces multiples dysfonctionnements institutionnels &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 17&#8239;octobre, des &#233;ducateurs du territoire se rassemblent devant la pr&#233;fecture pour d&#233;noncer la situation de l'UEHC. Du coup, la direction territoriale se rend sur le site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2801 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L485xH590/screenshot_19-9-95c6c.png?1693464298' width='485' height='590' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite &#224; cette visite, elle pr&#233;conise de r&#233;aliser des travaux, et d&#233;bloque un budget de 25 000 euros. Cependant, elle refuse l'arr&#234;t, m&#234;me temporaire, de l'activit&#233;. La majorit&#233; des pensionnaires ayant subi la v&#233;tust&#233; du b&#226;timent pendant l'&#233;t&#233; est orient&#233;e vers d'autres foyers. D'autres jeunes les remplacent, m&#234;me si d'apr&#232;s la syndicaliste &lt;i&gt;&#171; les probl&#232;mes de fond perdurent &#187;. &#171; &#192; l'AEMO de Montreuil, nous n'orientons plus vers Rosny-sous-Bois. Nous pensons que les jeunes y sont ins&#233;curis&#233;s par l'ambiance chantier, et au-del&#224; par le manque de cadre. &#187;&lt;/i&gt; Pour la CGT PJJ, cette histoire est le miroir grossissant d'une d&#233;gradation g&#233;n&#233;rale. En 2017, l'activit&#233; de la protection judiciaire de la jeunesse d'Ile-de-France a augment&#233; de 9 %, le tout &#224; budget constant, sans perspective d'augmentation en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le mois d'octobre, les repr&#233;sentants syndicaux visitent donc huit &#233;tablissements par mois pour dresser un &#233;tat des lieux et en informer les instances d&#233;cisionnaires. &lt;i&gt;&#171; Si les &#233;quipes ne se mobilisent pas pour contester, sans doute parce qu'elles sont de plus en plus constitu&#233;es de vacataires et qu'elles sont tenues par leur devoir de r&#233;serve, partout nous recueillons des t&#233;moignages sur l'&#233;puisement des agents &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore Sophie Benha&#239;m. Au-del&#224; du patrimoine vieillissant, c'est le projet &#233;ducatif qui se fissure. &lt;i&gt;&#171; En milieu ouvert, nous avons des centaines de mesures en attente. Faute d'accompagnement, il y a des passages &#224; l'acte, et le taux d'incarc&#233;ration explose, les solutions alternatives sont compl&#233;tement satur&#233;es. Les moyens sont mis sur le r&#233;pressif et l'&#233;ducatif doit bricoler. &#187;&lt;/i&gt; La PJJ d&#233;l&#232;gue de plus en plus l'h&#233;bergement, de quoi r&#233;veiller un vieux serpent de mer : le passage sous la tutelle de la p&#233;nitentiaire. Pour &#233;laborer une strat&#233;gie de r&#233;sistance, les militants comptent sur une assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale lors de la manifestation nationale de la fonction publique le 22&#8239;mars. &lt;i&gt;&#171; Le probl&#232;me, c'est que si on se bat, on n'est plus avec les jeunes. Et &#231;a, c'est toujours compliqu&#233;. &#187;&#8239;&lt;/i&gt;&#8239;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Handicap &#8226; Une r&#233;ponse qui se fait attendre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1225-Handicap-o-Une-reponse-qui-se-fait-attendre</link>
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		<dc:date>2018-03-20T09:18:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Institution</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1225</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Initi&#233;e en 2014, la d&#233;marche &#171; Une r&#233;ponse accompagn&#233;e pour tous &#187; peine &#224; s'installer dans les territoires. En cause : un cloisonnement institutionnel d&#233;cri&#233; mais ind&#233;boulonnable. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a cinq ans, Am&#233;lie Loquet, jeune femme atteinte d'un syndrome autistique s&#233;v&#232;re, se retrouve sans solution d'accueil apr&#232;s avoir &#233;t&#233; exclue de l'institut m&#233;dico-&#233;ducatif (IME) o&#249; elle &#233;tait accueillie depuis 11 ans. En septembre 2013, ses parents portent plainte contre l'&#201;tat devant le tribunal administratif pour d&#233;faut de prise (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1225-" rel="tag"&gt;1225&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Initi&#233;e en 2014, la d&#233;marche &#171; Une r&#233;ponse accompagn&#233;e pour tous &#187; peine &#224; s'installer dans les territoires. En cause : un cloisonnement institutionnel d&#233;cri&#233; mais ind&#233;boulonnable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a cinq ans, Am&#233;lie Loquet, jeune femme atteinte d'un syndrome autistique s&#233;v&#232;re, se retrouve sans solution d'accueil apr&#232;s avoir &#233;t&#233; exclue de l'institut m&#233;dico-&#233;ducatif (IME) o&#249; elle &#233;tait accueillie depuis 11 ans. En septembre 2013, ses parents portent plainte contre l'&#201;tat devant le tribunal administratif pour d&#233;faut de prise en charge. Les juges leur donnent raison et imposent &#224; l'&#201;tat, qui renonce &#224; faire appel, de trouver une solution d'accompagnement pour la jeune femme. Ce qui sera chose faite mais&#8230; au bout de quelques mois et surtout en Dordogne, &#224; 600 kilom&#232;tres du Val d'Oise o&#249; vit la famille, contrainte de d&#233;m&#233;nager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'&#233;poque, l'affaire fait grand bruit, le handicap lourd sort de l'ombre. Sous la pression associative le gouvernement d&#233;cide d'engager une r&#233;flexion visant &#224; mettre fin aux ruptures de parcours des enfants et des adultes dont le comportement ou le handicap n'est plus accept&#233; dans aucun &#233;tablissement. Denis Piveteau, conseiller d'&#201;tat, remet son rapport &lt;i&gt;Z&#233;ro sans solution&lt;/i&gt; en juin 2014, qui donnera naissance &#224; la d&#233;marche &#171; Une r&#233;ponse accompagn&#233;e pour tous &#187;. Elle pr&#233;voit la mise en &#339;uvre du droit pour toute personne, en cas d'accompagnement inadapt&#233; &#224; ses besoins, de demander l'&#233;laboration d'un plan d'accompagnement global (PAG) &#224; la Maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es (MDPH). C'est le principe du &#171; dispositif d'orientation permanent &#187;, premier volet d'une d&#233;marche en quatre axes, comprenant aussi le d&#233;ploiement d'une r&#233;ponse territorialis&#233;e, le soutien par les pairs et l'accompagnement au changement des pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2018, o&#249; en sommes-nous ? Impossible d'obtenir des donn&#233;es exhaustives, alors que la d&#233;marche est g&#233;n&#233;ralis&#233;e depuis le 1er janvier apr&#232;s une exp&#233;rimentation depuis 2015 dans 23, puis 90 d&#233;partements. Combien de plans d'accompagnement globaux ont &#233;t&#233; sign&#233;s ? Combien de &#171; solutions &#187; trouv&#233;es ? Combien de &#171; transformations de l'offre &#187; effectu&#233;es ? Le minist&#232;re, &#224; l'initiative d'une journ&#233;e nationale sur le sujet le 2 f&#233;vrier dans ses locaux, n'avance aucun chiffre. Mis &#224; part les 180&#8239;millions d'euros d&#233;di&#233;s et confirm&#233;s dans le cadre de la strat&#233;gie quinquennale lanc&#233;e en 2017. L'Association nationale des centres r&#233;gionaux pour l'enfance et l'adolescence inadapt&#233;e (ANCREAI) a certes publi&#233; une &#233;tude sur le sujet en d&#233;cembre 2017 (1). Mais les nombreux exemples pr&#233;sent&#233;s rel&#232;vent plus de la capacit&#233; d'innovation traditionnelle du secteur pour r&#233;pondre aux besoins &#233;mergents que de la mise en &#339;uvre globale d'&#171; Une r&#233;ponse accompagn&#233;e pour tous &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2802 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH354/screenshot_20-9-a9595.png?1693464298' width='500' height='354' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mauvaise connaissance des besoins&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Concr&#232;tement, il nous faut mettre en mouvement une offre institutionnelle qui aujourd'hui accompagne 335 000 adultes handicap&#233;s, mobilise plus de 300 000 professionnels et 16,5&#8239;milliards de budget, dont 11,5&#8239;milliards pour les d&#233;partements&lt;/i&gt;, d&#233;clare lors de la journ&#233;e nationale Patrick Risselin, charg&#233; de mission au secr&#233;tariat g&#233;n&#233;ral des minist&#232;res sociaux. &lt;i&gt;Premier probl&#232;me : &#171; Nous n'avons pas, je pense, aujourd'hui, une connaissance suffisante de la r&#233;alit&#233; de ces besoins &#187;&lt;/i&gt;, affirme-t-il. En cause, notamment, la cr&#233;ation d'un &#171; syst&#232;me d'information partag&#233; &#187; commun &#224; toutes les MDPH qui permettra de &#171; conna&#238;tre en temps r&#233;el les capacit&#233;s et les modalit&#233;s d'accueil et d'accompagnement disponibles &#187;, mais qui se fait toujours attendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me probl&#232;me : aucun repr&#233;sentant des grandes associations gestionnaires n'&#233;tait invit&#233; &#224; s'exprimer sur cette d&#233;marche majeure, qui leur impose de passer d'une logique de place &#224; une logique de parcours, modifiant le travail au quotidien. Seuls de rares t&#233;moignages montraient la r&#233;ussite de l'accompagnement &#171; global &#187; sur des cas particuliers. Des personnes en situation de handicap avaient &#233;galement &#233;t&#233; convi&#233;es &#224; s'exprimer sur les bienfaits de la pair-&#233;mulation : mais qui en doute aujourd'hui ? &lt;i&gt;&#171; Je ne veux pas g&#226;ter l'ambiance, mais je voulais faire une remarque g&#233;n&#233;rale, que je vais placer sur le ton de la surprise, pour ne pas avoir des mots plus durs&lt;/i&gt;, lance Jean-Louis Garcia, pr&#233;sident de l'APAJH. &lt;i&gt;Je vous en conjure, pour la prochaine &#233;dition, le monde associatif, il ne fait pas joli dans le paysage, il a sa place &#224; la tribune pour dire, de sa place, comment il voit les &#233;volutions. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des &#171; sans solution &#187; toujours nombreux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une large place en revanche &#233;tait laiss&#233;e aux acteurs institutionnels &#8211; repr&#233;sentants des MDPH, des ARS, des d&#233;partements &#8211; venant pr&#233;senter les travaux en cours sur leur territoire. Avec un langage au diapason : &#171; co-construction &#187;, &#171; modernisation &#187;, &#171; transformation &#187; de l'offre m&#233;dico-sociale, &#171; d&#233;cloisonnement &#187; et m&#234;me &#171; changement de paradigme &#187;. Un vocabulaire de circonstance semblant relever davantage de l'incantation que de la r&#233;alit&#233;. &lt;i&gt;&#171; La r&#233;ponse accompagn&#233;e pour tous n'aura pas de sens si les associations gestionnaires, qui sont tout &#224; fait volontaires, ne se mettent pas en mouvement&lt;/i&gt;, poursuit Jean-Louis Garcia. &lt;i&gt;Se cantonner &#224; une r&#233;ponse technique c'est ignorer que nous devons amener les professionnels vers le changement. Aujourd'hui, il y a des endroits o&#249; les choses avancent bien. Mais aussi d'autres o&#249; une MDPH demande encore &#224; une personne de justifier de cinq lettres de refus pour prouver qu'elle est bien sans solution. Donc parfois on complexifie au lieu de simplifier. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2803 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH450/screenshot_21-9-fb55d.png?1693464298' width='500' height='450' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres acteurs ne voient dans cette d&#233;marche que le simple prolongement de dispositifs d&#233;j&#224; existants. &lt;i&gt;&#171; La r&#233;ponse accompagn&#233;e pour tous s'inscrit directement dans l'esprit et la lettre de la loi du 11 f&#233;vrier 2005. Sa dynamique partenariale et sa coordination renvoient &#224; ce qu'est un Groupement d'int&#233;r&#234;t public et &#224; sa coll&#233;gialit&#233; d'acteurs qui pilotent la MDPH (2). Ce GIP fonctionne d&#233;j&#224; dans cet esprit de fa&#231;on similaire depuis plusieurs ann&#233;es pour les situations dites &#171; critiques &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Malika Boubekeur, conseill&#232;re nationale compensation-autonomie-MDPH &#224; l'Association des paralys&#233;s de France (APF). &lt;i&gt;Or aujourd'hui, des centaines de personnes restent en difficult&#233; pour trouver des solutions d'accompagnement. Il faudrait pouvoir mobiliser cette m&#234;me dynamique d'acteurs pour toute personne qui s'adresse &#224; la MDPH et donc poser la question des moyens de fonctionnement budg&#233;taires et humains dans les MDPH, ainsi que des comp&#233;tences et de la formation adapt&#233;e des personnels. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile donc d'avoir une vision exhaustive de la mise en &#339;uvre de la d&#233;marche, quand parall&#232;lement l'Unapei continue &#224; d&#233;noncer lors de son dernier congr&#232;s l'absence de r&#233;ponses &lt;i&gt;&#171; pour les 47 500 personnes &#187;&lt;/i&gt; sans solution d'accompagnement. &lt;i&gt;&#171; Il est de notre responsabilit&#233; collective de faire aboutir les r&#233;formes et chantiers en cours, qui ne sont pas une superposition d'initiatives en silo, mais bien un ensemble coh&#233;rent, permettant &#224; chaque personne handicap&#233;e de disposer d'un accompagnement adapt&#233; &#224; ses besoins pour acc&#233;der &#224; tout ce que la R&#233;publique peut offrir &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;clarait la secr&#233;taire d'&#201;tat Sophie Cluzel le 2 f&#233;vrier. Une &#171; coh&#233;rence &#187; qui semble pourtant encore faire d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Remont&#233;es d'exp&#233;riences sur les pratiques favorisant la fluidit&#233; des parcours, Rapport d&#233;cembre 2017, Ancr&#233;ai&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Les MDPH sont constitu&#233;es en GIP regroupant les acteurs institutionnels du territoire.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Accueil inconditionnel &#8226; Centres d'h&#233;bergement sous contr&#244;le</title>
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		<dc:date>2018-03-20T09:18:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>CHRS</dc:subject>
		<dc:subject>Politique sociale</dc:subject>
		<dc:subject>1225</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#192; Lille, deux structures d'h&#233;bergement pour hommes seuls ont &#233;t&#233; ouvertes pour la tr&#234;ve hivernale. L'Abej, association mandat&#233;e par l'&#201;tat pour la gestion de ces deux lieux, y d&#233;fend un accueil inconditionnel. Une position qui se heurte aux derni&#232;res directives du gouvernement, et notamment &#224; la circulaire parue le 12&#8239;d&#233;cembre 2017. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au 27 rue des Stations, l'entr&#233;e de l'h&#233;bergement d'urgence pour la veille saisonni&#232;re est discr&#232;te. Une simple feuille A4 scotch&#233;e sur la porte indique que l'Association baptiste (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Politique-sociale" rel="tag"&gt;Politique sociale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1225-" rel="tag"&gt;1225&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Lille, deux structures d'h&#233;bergement pour hommes seuls ont &#233;t&#233; ouvertes pour la tr&#234;ve hivernale. L'Abej, association mandat&#233;e par l'&#201;tat pour la gestion de ces deux lieux, y d&#233;fend un accueil inconditionnel. Une position qui se heurte aux derni&#232;res directives du gouvernement, et notamment &#224; la circulaire parue le 12&#8239;d&#233;cembre 2017.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au 27 rue des Stations, l'entr&#233;e de l'h&#233;bergement d'urgence pour la veille saisonni&#232;re est discr&#232;te. Une simple feuille A4 scotch&#233;e sur la porte indique que l'Association baptiste pour l'entraide et la jeunesse (Abej) y a pris ses quartiers d'hiver. Forte de ses trente ans d'exp&#233;rience dans la lutte contre l'exclusion, c'est la seule association &#224; assurer l'h&#233;bergement des hommes seuls pendant la tr&#234;ve hivernale sur la m&#233;tropole lilloise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux sites ont &#233;t&#233; ouverts, accueillant chacun une cinquantaine d'hommes. Ils sont tous deux ouverts 24&#8239;heures sur 24, contrairement aux ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes : l'&#201;tat a accept&#233; d'augmenter les financements pour am&#233;liorer les conditions d'accueil. Associ&#233; &#224; un r&#232;glement tr&#232;s souple (consommation d'alcool autoris&#233;e, heure de retour plus tardive en week-end,&#8239;etc.), cette ouverture continue permet de r&#233;duire le turn-over : la plupart des personnes respectent le r&#232;glement, notamment sur les heures de retour, et restent donc h&#233;berg&#233;es pendant toute la dur&#233;e de la tr&#234;ve hivernale. Mais certains &#233;l&#233;ments restent malheureusement inchang&#233;s. Au 31&#8239;mars, comme chaque ann&#233;e, comme dans tous les h&#233;bergements ouverts pour la veille saisonni&#232;re, le couperet tombera : le centre devra fermer en laissant sur le carreau ceux pour lesquels aucune solution n'a &#233;t&#233; trouv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est 18 h 30, la salle commune commence doucement &#224; se remplir. Carine, monitrice &#233;ducatrice, et Julien, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, s'activent en cuisine : le repas doit &#234;tre servi &#224; 19&#8239;heures En attendant, les r&#233;sidents lisent le journal, discutent, jouent aux cartes ou aident &#224; la pr&#233;paration du repas. Les profils des personnes h&#233;berg&#233;es pendant la veille saisonni&#232;re sont vari&#233;s. &lt;i&gt;&#171; On accueille &#224; peu pr&#232;s 20&#8239;% de &#034;grands marginaux&#034;, qu'on conna&#238;t bien, pr&#233;sents &#224; toutes les veilles saisonni&#232;res. Il y a aussi 20&#8239;% de personnes qui ont besoin d'un d&#233;pannage, suite &#224; une rupture conjugale ou familiale. Ils sont juste l&#224; pour reprendre pied, c'est un accueil ponctuel. Et on accueille environ 60&#8239;% de migrants, dans des situations administratives tr&#232;s vari&#233;es, dont certaines sont complexes &#187;&lt;/i&gt;, indique Vincent Morival, directeur du p&#244;le h&#233;bergement de l'Abej.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Libert&#233; de parole et refus de collaborer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont eux, les r&#233;sidents de nationalit&#233; &#233;trang&#232;re, qui sont vis&#233;s par une circulaire publi&#233;e le 12&#8239;d&#233;cembre 2017 (voir encadr&#233;). Le texte permet le contr&#244;le, au sein des centres d'h&#233;bergement, des personnes sans-papiers ou en situation administrative compliqu&#233;e. Qu'en pense-t-on ici ? &lt;i&gt;&#171; L'ADN de notre association, c'est l'accueil inconditionnel. On n'a pas &#224; faire le travail du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur &#187;&lt;/i&gt;. D'embl&#233;e, Vincent Morival donne le ton. L'Abej fait partie des associations qui sont rapidement mont&#233;es au cr&#233;neau pour d&#233;noncer ce qui n'est autre qu'une injonction au contr&#244;le des personnes, dans des structures cens&#233;es ouvrir leurs portes &#224; toutes et tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encourag&#233;e par les deux f&#233;d&#233;rations dont elle est membre, la FAS (F&#233;d&#233;ration des acteurs de la solidarit&#233;) et la FEP (F&#233;d&#233;ration d'entraide protestante), l'Abej refuse de collaborer : l'association ne communiquera aucune liste nominative aux services de l'&#201;tat. &lt;i&gt;&#171; Certaines associations ont &#233;t&#233; surprises de notre positionnement&lt;/i&gt;, explique Vincent Morival. &lt;i&gt;C'est l&#224; qu'on voit la diff&#233;rence entre ceux qui sont encore militants et ceux qui sont de simples op&#233;rateurs. Oui, on fait le travail de l'&#201;tat en prenant en charge la veille saisonni&#232;re. On a de tr&#232;s bons rapports avec la branche sociale de l'&#201;tat, la Direction d&#233;partementale de la coh&#233;sion sociale (DDCS), qui travaille dans les m&#234;mes buts que nous. Mais on garde une libert&#233; de parole. &#199;a ne nous d&#233;range pas de dire qu'on n'est pas d'accord. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette circulaire a-t-elle chang&#233; le quotidien au sein du centre ? Pour l'instant, aucune &#233;quipe mobile de l'Office Fran&#231;ais de l'Immigration et l'Int&#233;gration (OFII, agissant sous tutelle du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur) ne s'est d&#233;plac&#233;e. Mais quelques &#233;l&#233;ments r&#233;v&#232;lent tout de m&#234;me que la tension est palpable : &lt;i&gt;&#171; D'habitude, tous les 1er&#8239;mars, on transmet des listes &#224; nos partenaires de la DDCS pour tenter de trouver une place pour tous nos r&#233;sidents &#224; la fin de la veille saisonni&#232;re. Mais l&#224;, on ne va pas le faire. &#187;&lt;/i&gt; Une d&#233;cision qui peut faire grincer des dents du c&#244;t&#233; des partenaires, qui peinent &#224; comprendre cette perte de confiance soudaine. &lt;i&gt;&#171; Ce sont deux branches diff&#233;rentes de l'&#201;tat, mais si nos partenaires de la DDCS re&#231;oivent l'ordre du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur de donner les listes, ils seront oblig&#233;s de les donner. Et si on retrouve nos listes dans le mauvais minist&#232;re, on n'aura pas fait notre travail correctement. On est l&#224; pour aider les personnes, pas pour les mettre en danger. &#187;&lt;/i&gt; M&#234;me dans les outils internes, des pr&#233;cautions ont &#233;t&#233; prises pour retirer toute information pouvant mettre en difficult&#233; les personnes h&#233;berg&#233;es : on ne peut plus y associer un nom &#224; une situation administrative. Sur le terrain, les &#233;quipes sont pr&#233;venues : en cas de visite surprise de l'Ofii, elles ne doivent pas ouvrir la porte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2807 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH206/screenshot_22-9-8e31e.png?1693464298' width='500' height='206' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux ont accueilli avec soulagement cette position de leur direction. &lt;i&gt;&#171; Les &#233;quipes sont tr&#232;s militantes, elles ont fait preuve d'une vraie mobilisation contre ces directives. Quand on a annonc&#233; notre positionnement, ils &#233;taient tr&#232;s contents. Ils pensaient aussi &#224; leurs coll&#232;gues, dans d'autres structures, qui sont moins contents&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Attrap&#233; &#224; la vol&#233;e entre la fin du repas, l'accueil d'un nouvel h&#233;berg&#233; et l'accompagnement d'un autre, alcoolis&#233; et inquiet de ne pas r&#233;ussir &#224; dormir, Julien, l'&#233;ducateur, le confirme : &lt;i&gt;&#171; On fait partie d'une association qui porte des valeurs qui me correspondent. Si l'Abej n'avait pas fait ce choix de s'opposer &#224; la circulaire, &#231;a m'aurait pos&#233; question. Je ne suis pas l&#224; pour surveiller les personnes&#8230; Historiquement, c'est peut-&#234;tre dur de le dire comme cela, mais &#231;a me fait penser &#224; la R&#233;sistance et la collaboration. En tout cas je le vis comme cela. Notre r&#244;le est d'accompagner, et on nous demande de d&#233;noncer. C'est inqui&#233;tant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'inqui&#233;tude des personnes h&#233;berg&#233;es&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des personnes h&#233;berg&#233;es, certains ont entendu parler de la circulaire, d'autres non. Mais tous, qu'ils soient directement vis&#233;s ou non, s'y opposent. Eric, accueilli &#224; l'Abej &#224; la sortie de son hospitalisation, &lt;i&gt;&#171; en attendant de trouver quelque chose de plus stable &#187;&lt;/i&gt;, ne comprend pas pourquoi on devrait faire une diff&#233;rence entre lui et ses voisins de chambre. Il interrompt un instant son repas et secoue la t&#234;te, inquiet : &lt;i&gt;&#171; &#199;a me rappelle une &#233;poque o&#249; on devait d&#233;noncer son voisin&#8230; Toi, t'as le droit, toi t'as pas le droit. &#187;&lt;/i&gt; &#192; la table voisine, trois messieurs sont, eux, directement concern&#233;s. Sans s'&#233;tendre, ils font comprendre en quelques mots que leur situation administrative est complexe. Ils font partie de ceux qui, selon la circulaire, se trouvent en &#171; situation litigieuse &#187;. Les trois hommes connaissent l'existence de la circulaire et le positionnement de l'Abej, qu'ils saluent : &lt;i&gt;&#171; Cette loi elle fait tout basculer&lt;/i&gt;, estime Djilali. &lt;i&gt;Dans un pays d&#233;mocratique, c'est une contradiction. J'ai entendu que des associations avaient refus&#233; [de l'appliquer]. Je les encourage. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus loin, un groupe de cinq ou six jeunes hommes interrompt une partie de dames pour exprimer leur grande pr&#233;occupation. Tous sont demandeurs d'asile dublin&#233;s. Ils sont donc directement cibl&#233;s par la circulaire. Leurs empreintes ont &#233;t&#233; prises de force en Italie. Selon les accords de Dublin, c'est donc ce pays qui est responsable de leur demande d'asile. Eux veulent rester en France &#8211; ils sont parfaitement francophones &#8211; mais la France ne veut pas d'eux. Tous les quinze jours, ils doivent se pr&#233;senter &#224; la pr&#233;fecture. Tous les quinze jours, ils s'y rendent la boule au ventre de peur d'&#234;tre plac&#233;s en centre de r&#233;tention, puis expuls&#233;s. &lt;i&gt;&#171; On est fatigu&#233;s. Dans notre situation, tu peux rien faire, que penser, penser&#8230; &#199;a donne des vertiges, des pertes de m&#233;moires &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille l'un d'eux. Tous saluent &#233;galement la position de l'Abej : &lt;i&gt;&#171; Ici il n'y a pas de diff&#233;rences. On est tous &#233;gaux, ils [les travailleurs sociaux] font de leur mieux pour nous tous. Merci &#224; eux &#187;&lt;/i&gt;, dit Abou Fot&#233;, surnom signifiant &#171; Abou le Blanc &#187;. Depuis qu'il est petit, il r&#234;ve de la France : &lt;i&gt;&#171; Chez moi on m'appelle le Fran&#231;ais ! &#187;&lt;/i&gt; Maintenant qu'il y est, son r&#234;ve d&#233;gringole &#224; cause des empreintes laiss&#233;es en Italie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2808 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH227/screenshot_23-8-642de.png?1693464298' width='500' height='227' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Apr&#232;s le repas, la soir&#233;e est consacr&#233;e aux jeux et aux discussions autour d'un th&#233; ou d'un caf&#233;. / &#169; r. le berre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; c&#244;t&#233;, un homme ayant la nationalit&#233; espagnole regrette lui aussi la circulaire, dont il n'avait pas entendu parler jusqu'&#224; pr&#233;sent : &lt;i&gt;&#171; Pour moi, toutes les personnes sont &#233;gales. Eux aussi ont des droits. &#187;&lt;/i&gt; Contrairement &#224; ses voisins, il a le droit de travailler. &lt;i&gt;&#171; Quand ils me voient revenir du travail, je sais qu'ils se disent que j'ai de la chance de pouvoir travailler. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un abri fragilis&#233; par la discrimination&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La date fatidique du 31&#8239;mars, fin de la tr&#234;ve hivernale, est sur toutes les l&#232;vres. Personnes h&#233;berg&#233;s et travailleurs sociaux l'appr&#233;hendent. Du c&#244;t&#233; de la pr&#233;fecture, annonce a &#233;t&#233; faite de donner priorit&#233; &#224; celles et ceux qui sortent des structures d'urgence pour l'acc&#232;s aux CHRS. Mais l&#224;, encore, la question de la discrimination par les papiers se pose : &lt;i&gt;&#171; Le pr&#233;fet dit qu'il va prioriser les places, mais pour qui ?&lt;/i&gt;, s'interroge Julien. &lt;i&gt;&#199;a me bouffe de dire aux gars qu'ils doivent partir le 31&#8239;mars, de les renvoyer dehors. &#187;&lt;/i&gt; Vincent Morival le confirme : &lt;i&gt;&#171; Le 31&#8239;mars, les Fran&#231;ais et les r&#233;fugi&#233;s auront une place. Les demandeurs d'asile devraient avoir une solution. Les dublin&#233;s et les sans-papiers vont se retrouver &#224; la rue. Le tri se fait l&#224;&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette circulaire et &#224; la refonte du droit d'asile qui se pr&#233;pare, quelle place pour les associations prestataires et les travailleurs sociaux qui y sont employ&#233;s ? &lt;i&gt;&#171; Notre capacit&#233; de r&#233;sistance est limit&#233;e&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Vincent Morival. &lt;i&gt;S'ils nous disent : &#034;donnez-nous les listes ou on vous coupe les financements&#034;, qu'est-ce qu'on fait ? &#187;&lt;/i&gt; La question reste en suspens. Pour une association financ&#233;e &#224; 70&#8239;% par l'&#201;tat, on comprend qu'elle se pose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers 21 h 30, les tasses de th&#233; et de caf&#233; commencent &#224; se vider. La salle commune est berc&#233;e par le son des discussions en plusieurs langues, de la radio et des jetons de dames ou de triominos qui s'entrechoquent. Il y a ici une atmosph&#232;re de cocon multiculturel, o&#249; la notion d'accueil inconditionnel a encore un sens. L'injonction au tri entre les gens en fonction de leurs papiers n'appara&#238;t que plus violente. La nuit est tomb&#233;e depuis longtemps, glaciale. Ces hommes-l&#224;, avec ou sans papiers, dorment au chaud. Pour combien de temps ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#201;ducation populaire &#8226; Une utopie bien vivante</title>
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&lt;p&gt;N&#233;e sous les Lumi&#232;res, l'&#233;ducation populaire est politique, d&#233;mocratique et &#233;mancipatrice. &#192; c&#244;t&#233; de ses piliers, de jeunes pousses vivifient ce mouvement utopiste r&#233;publicain, parfois kidnapp&#233; par quelques institutions. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Personne n'&#233;duque autrui, personne ne s'&#233;duque seul, les hommes s'&#233;duquent ensemble par l'interm&#233;diaire du monde &#187; Paulo Freire &lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;e r&#233;volutionnaire avec Condorcet (1), l'&#233;ducation populaire pr&#244;ne alors l'&#233;ducation du peuple dans un contexte d'obscurantisme et de domination de l'&#201;glise. Au (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;N&#233;e sous les Lumi&#232;res, l'&#233;ducation populaire est politique, d&#233;mocratique et &#233;mancipatrice. &#192; c&#244;t&#233; de ses piliers, de jeunes pousses vivifient ce mouvement utopiste r&#233;publicain, parfois kidnapp&#233; par quelques institutions.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Personne n'&#233;duque autrui, personne ne s'&#233;duque seul, les hommes s'&#233;duquent ensemble par l'interm&#233;diaire du monde &#187; &lt;/i&gt; Paulo Freire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e r&#233;volutionnaire avec Condorcet (1), l'&#233;ducation populaire pr&#244;ne alors l'&#233;ducation du peuple dans un contexte d'obscurantisme et de domination de l'&#201;glise. Au fil du temps, elle n'a pas renonc&#233; &#224; former les citoyens &#224; la d&#233;mocratie, &#224; la politique et &#224; la prise de responsabilit&#233; dans un souci de transformation sociale et politique. Si ses acteurs se chamaillent parfois sur sa d&#233;finition, tous lui accordent une vis&#233;e &#233;mancipatrice individuelle et collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;ducation populaire a eu le vent en poupe &#224; la fin du 19e &#8211; d&#233;but du 20e&#8239;si&#232;cle avec l'essor du mouvement ouvrier, le syndicalisme, les universit&#233;s populaires ; puis une deuxi&#232;me vie pendant les Trente Glorieuses avec la naissance d'associations comme Travail et culture qui avait l'ambition de r&#233;aliser une partie du programme du Conseil national de la R&#233;sistance ; enfin une troisi&#232;me &#224; la fin des ann&#233;es 90 avec la naissance de l'Association pour la taxation des transactions pour l'aide aux citoyens (Attac).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, &#224; c&#244;t&#233; des 290 grandes associations nationales, des myriades d'associations r&#233;gionales agr&#233;&#233;es Jeunesse-&#201;ducation populaire (JEP) et subventionn&#233;es, de nouveaux mouvements et de nouvelles formes d'&#233;ducation populaire &#233;closent. Parmi les nouvelles flammes qui viennent la r&#233;chauffer, le mouvement Nuit Debout, n&#233; avec les manifestations contre le projet de loi Travail en 2016 pour cr&#233;er une &#171; convergence des luttes &#187;. Organis&#233; en commissions si&#233;geant sur les places publiques, prenant des d&#233;cisions par consensus lors d'assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales, Nuit Debout revendique une r&#233;novation de la d&#233;mocratie. Il a notamment donn&#233; naissance &#224; la Commission Action Travail Social (CATS), qui se bat contre la &#171; casse du social &#187; et d&#233;nonce la lib&#233;ralisation du secteur, ainsi qu'&#224; la Commission debout &#233;ducation populaire. Nouvelles aussi, les conf&#233;rences gesticul&#233;es, sorte de stand up souvent dr&#244;les alliant analyse politique, v&#233;cu professionnel, histoire, travaux issus des sciences sociales et appel &#224; la r&#233;volution via l'&#233;ducation populaire. Pens&#233;es comme un processus de formation et de politisation, elles ont &#233;t&#233; popularis&#233;es par Franck Lepage au sein de la Scop d'&#233;ducation populaire le Pav&#233;. La renaissance des universit&#233;s populaires un peu partout sur le territoire dope aussi l'&#233;ducation populaire. Cependant, Audrey Baudeau, d&#233;l&#233;gu&#233;e g&#233;n&#233;rale du Comit&#233; pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d'&#233;ducation populaire (Cnajep), estime inexact d'&#233;voquer un &#171; renouveau &#187; de l'&#233;ducation populaire : &lt;i&gt;&#171; Son principe m&#234;me est le perp&#233;tuel mouvement avec certes la naissance de jeunes pousses mais aussi le travail des associations plus anciennes qui inventent sans cesse de nouvelles formes pour aller vers une transformation sociale. L'&#233;ducation populaire a une vivacit&#233; incroyable &#187;&lt;/i&gt;, souligne-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2816 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L497xH300/screenshot_24-7-41da4.png?1693464298' width='497' height='300' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La Commission &#233;ducation populaire debout &#224; ses d&#233;buts en mars 2016. / &#169; M. Langlet&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On observe toutefois une fracture entre les associations d'&#233;ducation populaire qui demandent un agr&#233;ment et les autres. &lt;i&gt;&#171; Certaines affirment pouvoir agir comme elles le souhaitent &#224; l'int&#233;rieur de leur projet avec des financements, d'autres pas &#187;&lt;/i&gt;, pointe Patrice Weisheimer, secr&#233;taire national du Syndicat de l'&#233;ducation populaire &#8211; Unsa. Les acteurs d&#233;noncent l&#224; un paradoxe : la tutelle qui octroie l'agr&#233;ment JEP &#224; une association peut le retirer si elle d&#233;range. De plus, elle lance des appels d'offres pla&#231;ant les associations en concurrence, ce qui s'oppose &#224; leurs valeurs de coop&#233;ration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;duc pop, solubledans les subventions ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors agr&#233;ment ou pas agr&#233;ment ? &lt;i&gt;&#171; L'&#233;ducation populaire a besoin avant tout de projets, les subventions venant ensuite si n&#233;cessaire ! &#187;&lt;/i&gt;, consid&#232;re G&#233;rard Bonnefon, ancien directeur d'une &#233;cole de travail social et auteur d'un livre sur le sujet. Pour lutter contre les in&#233;galit&#233;s &#224; l'&#233;cole, il appelle notamment les acteurs &#224; se mobiliser dans le soutien scolaire en direction des enfants des quartiers populaires en promouvant bien s&#251;r les principes r&#233;publicains et regrette la suppression des trois heures de cours le samedi matin &#224; l'&#233;cole. L'&#233;ducation populaire d&#233;fendant aussi les valeurs de solidarit&#233;, G&#233;rard Bonnefon admire la mobilisation citoyenne de la vall&#233;e de la Roya (Alpes-Maritimes) : &lt;i&gt;&#171; Les habitants h&#233;bergent et nourrissent les migrants. Ils agissent pour faire face &#224; l'abandon et au m&#233;pris des pouvoirs publics. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Djamel Blanchard, animateur b&#233;n&#233;vole d'une association d'&#233;ducation populaire angevine, facilitateur et porte voix du mouvement Pas sans nous du Maine-et-Loire, d&#233;fend pour sa part une &#233;ducation populaire libre et ind&#233;pendante. &lt;i&gt;&#171; Les seules personnes l&#233;gitimes pour apposer le sceau &#8220;&#233;ducation populaire&#8221; sont par essence celles qui la font vivre. &#187;&lt;/i&gt; Il estime qu'elle tient du partage de personnes qui mettent en commun leur exp&#233;rience, leurs savoirs pour faire soci&#233;t&#233;. Il interroge : &lt;i&gt;&#171; Peut-on accoler l'intitul&#233; &#8220;&#233;ducation populaire&#8221; aux services jeunesse et sports de certaines villes qui ont pratiquement une mission de police ? Peut-on parler de pouvoir d'agir quand les habitants sont r&#233;duits au r&#244;le de simples spectateurs dans les comit&#233;s de pilotage du contrat ville, en opposition &#224; la loi du 24 f&#233;vrier 2014 (2) sur le principe de co-construction ? Quand les travailleurs sociaux ne peuvent plus mener d'actions correspondant &#224; leur formation et &#224; leur &#233;thique ? &#187;&lt;/i&gt; Une association fait-elle de l'&#233;ducation populaire quand elle r&#233;pond aux objectifs de l'institution pour d&#233;crocher des subventions plut&#244;t qu'&#224; ceux qu'elle s'est assign&#233;s ? Il donne l'exemple de maisons de quartier mettant en place des activit&#233;s qui r&#233;pondent &#224; la commande institutionnelle et non &#224; celle des habitants ; d'animateurs socioculturels qui ne sortent pas de leur bureau et n'ont aucune proximit&#233; avec les habitants. Des structures agr&#233;&#233;es, subventionn&#233;es, qui n'embauchent pas d'habitants, les jugeant potentiellement subversifs et qui ne les associent pas davantage aux rencontres avec les institutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2814 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH844/screenshot_25-7-d699e.png?1693464299' width='500' height='844' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lui et d'autres soulignent le discours contradictoire d'un &#201;tat qui pr&#233;tend soutenir une &#233;ducation populaire aux valeurs de solidarit&#233; et d'humanit&#233; et qui, en parall&#232;le, projette d'envoyer ses agents dans les centres d'h&#233;bergement pour recenser les personnes sans papiers. Idem pour les mairies qui exposent sur leur fronton &lt;i&gt;&#171; Solidarit&#233; devoir sacr&#233; &#187;&lt;/i&gt;, g&#232;rent le centre communal d'action sociale (CCAS), financent des projets associatifs, tout en demandant &#224; la pr&#233;fecture d'expulser des personnes en grande difficult&#233;. &lt;i&gt;&#171; D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t des projets constructifs, communs, positifs, des co-formations institutions/habitants men&#233;s par des associations qui favorisent le mieux &#234;tre ensemble, comme les tables de quartier non institutionnelles organis&#233;es par des d&#233;l&#233;gations Pas sans Nous &#187;&lt;/i&gt;, estime Djamel Blanchard. Ces projets t&#233;moignent de la possibilit&#233; de changer les choses ensemble, de se conscientiser sur ce que l'on vit, sur ce que l'on veut dans l'int&#233;r&#234;t du bien commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des financements en baisse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d'une contradiction entre une &#233;ducation populaire libre et la demande d'agr&#233;ment remonte aux ann&#233;es 70, p&#233;riode de son institutionnalisation et de sa professionnalisation progressive &#224; la demande des associations en qu&#234;te de reconnaissance de leur action et de leur utilit&#233; sociale. &lt;i&gt;&#171; Cependant, il est ind&#233;niable que l'institutionnalisation, les normes &#233;voluant sans cesse, fragilisent les associations &#187;&lt;/i&gt;, souligne la d&#233;l&#233;gu&#233;e g&#233;n&#233;rale du Cnajep, Audrey Baudeau. Celui-ci souhaite travailler cette question avec le ministre de l'&#201;ducation nationale, Jean-Michel Blanquer, charg&#233; de la vie associative et de l'&#233;ducation populaire, pour plus de r&#233;flexion, de partage, de d&#233;finitions sur les crit&#232;res sur lesquels repose l'agr&#233;ment. Face aux effets des appels &#224; projet, le Cnajep engage le minist&#232;re &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; des modalit&#233;s visant la coop&#233;ration plut&#244;t que la concurrence entre les associations, &#224; privil&#233;gier les conventionnements pluriannuels et les chartes d'engagements r&#233;ciproques. Cela permettrait aux associations de travailler sur un projet global avec des partenaires, de percevoir des subventions pour cela et non pour des actions, un syst&#232;me qui les fragilise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la loi de finances 2018 n'apporte pas de bonnes nouvelles &#224; la vie associative. &lt;i&gt;&#171; Si ce budget, en baisse depuis 2014 &#8211; avec une petite stabilisation en 2017 &#8211; reste le m&#234;me, les associations d&#233;j&#224; min&#233;es par la r&#233;duction drastique des emplois aid&#233;s amorc&#233;e en 2017, sont aussi impact&#233;es par la baisse de budgets connexes : Politique de la ville, Acc&#232;s au droit et la justice ou encore &#201;galit&#233; entre les femmes et les hommes &#187;&lt;/i&gt;, regrette Audrey Baudeau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2815 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH288/screenshot_26-7-ef9e8.png?1693464299' width='500' height='288' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;tat concentre ses moyens sur les &#233;tablissements sous tutelle minist&#233;rielle, tel l'Office franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ) et aux dispositifs publics comme le service civique qu'il entend d&#233;velopper et qui grignote une bonne partie du budget consacr&#233; &#224; la jeunesse. Il dote en revanche la formation des b&#233;n&#233;voles et l'engagement citoyen de moyens nouveaux. Mais pour Patrice Weisheimer, ce n'est pas une bonne nouvelle : &lt;i&gt;&#171; Un grand pan du secteur de l'&#233;ducation populaire se concentre sur le p&#233;riscolaire qui a aussi besoin d'animateurs dipl&#244;m&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; La politique gouvernementale valorise le b&#233;n&#233;volat et l'engagement citoyen, ainsi que la notion d'investissement social, qui se concr&#233;tise par le lancement du French Impact (voir Lien Social n&#176;&#8239;1222). Port&#233; par le ministre de la Transition &#233;cologique et le Haut commissaire &#224; l'&#201;conomie sociale et solidaire et &#224; l'innovation sociale, Christophe Itier. Cet appel &#224; projet va-t-il avoir des cons&#233;quences sur les associations agr&#233;&#233;es &#233;ducation populaire ? &lt;i&gt;&#171; Il concernera peut-&#234;tre une petite minorit&#233; d'entre elles qui se reconnaissent dans l'&#233;conomie sociale et solidaire mais peu le secteur de l'&#233;ducation populaire proprement dit&lt;/i&gt;, estime Audrey Baudeau. &lt;i&gt;Le French Impact ressemble davantage &#224; une grande loterie avec des gagnants &#171; innovants &#187;, qu'&#224; une politique de vie associative ! &#187;&lt;/i&gt; Patrice Weisheimer s'inqui&#232;te de voir, &#224; terme, appara&#238;tre d'un c&#244;t&#233; des associations capables de s'autofinancer &#8211; les fonds d'amor&#231;age iront dans ce sens &#8211; et de l'autre celles constitu&#233;es de b&#233;n&#233;voles. &lt;i&gt;&#171; Jean-Michel Blanquer ne porte pas de discours l&#224;-dessus&lt;/i&gt;, dit-il. &lt;i&gt;Le portage politique est ailleurs. Aujourd'hui, les associations d'&#233;ducation populaire ne sont pas conscientes de ce nouveau virage dans les politiques publiques. &#187;&lt;/i&gt; Il y a probablement un chemin &#224; construire pour faire &#233;voluer le secteur de l'&#233;ducation populaire pour qu'elle r&#233;ponde &#224; des besoins sociaux non couverts. &lt;i&gt;&#171; Mais copier/coller le social business en France, m&#234;me en l'appelant French Impact, n'est pas la solution, grince-t-il. Il faut mettre en place un nouveau mod&#232;le avec les partenaires associatifs. &#187;&lt;/i&gt; Son syndicat appelle &#224; construire une loi cadre d'&#233;ducation populaire avec tous les acteurs concern&#233;s. Pour que ce courant &#233;mancipateur poursuive son objectif de transformation sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conf&#233;rence gesticul&#233;e &#8226; Un outil venu du v&#233;cu</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Ni tout &#224; fait th&#233;&#226;tre, ni tout &#224; fait expos&#233; savant, la conf&#233;rence gesticul&#233;e transmet un savoir d'exp&#233;rience et pointe l'absurde dans nos r&#233;alit&#233;s sociales. &lt;br class='autobr' /&gt;
La salle du Cirque &#233;lectrique &#224; Paris est comble ce soir de janvier, Irena Havlicek pr&#233;sente sa nouvelle conf&#233;rence gesticul&#233;e Welcome 2.0. Cette derni&#232;re est construite &#224; partir de son exp&#233;rience aupr&#232;s des personnes exil&#233;es qu'elle accompagne dans les d&#233;dales administratifs et du soutien, parfois pi&#233;geant, que repr&#233;sentent les r&#233;seaux sociaux dans ces (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ni tout &#224; fait th&#233;&#226;tre, ni tout &#224; fait expos&#233; savant, la conf&#233;rence gesticul&#233;e transmet un savoir d'exp&#233;rience et pointe l'absurde dans nos r&#233;alit&#233;s sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La salle du Cirque &#233;lectrique &#224; Paris est comble ce soir de janvier, Irena Havlicek pr&#233;sente sa nouvelle conf&#233;rence gesticul&#233;e &lt;i&gt;Welcome 2.0&lt;/i&gt;. Cette derni&#232;re est construite &#224; partir de son exp&#233;rience aupr&#232;s des personnes exil&#233;es qu'elle accompagne dans les d&#233;dales administratifs et du soutien, parfois pi&#233;geant, que repr&#233;sentent les r&#233;seaux sociaux dans ces gal&#232;res. Pendant plus d'une heure, elle va transmettre son &#171; savoir chaud &#187; et d&#233;voiler les aspects absurdes, comiques et tragiques de cette r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une conf&#233;rence gesticul&#233;e c'est &lt;i&gt;&#171; une analyse militante incarn&#233;e, une volont&#233; anticapitaliste, une dimension autobiographique impliqu&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, selon l'Ardeur, association d'&#233;ducation populaire politique lanc&#233;e par Franck Lepage, le cr&#233;ateur de ces dr&#244;les d'objets, ni tout &#224; fait conf&#233;rence, ni tout &#224; fait th&#233;&#226;tre (voir &lt;i&gt;LS &lt;/i&gt; n&#176;1210-1211). Ajouter un peu d'humour &lt;i&gt;&#171; et beaucoup d'autod&#233;rision &#187;&lt;/i&gt;, souligne Irena Havlicek, et vous faites venir un public qui n'assisterait jamais &#224; une conf&#233;rence classique. Une d&#233;marche d'&#233;ducation populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premier b&#233;n&#233;ficiaire de ce processus : le conf&#233;rencier gesticulant lui-m&#234;me. &lt;i&gt;&#171; La cr&#233;ation d'une conf&#233;rence gesticul&#233;e est &#224; la fois un projet personnel et une &#233;laboration collective &#187;&lt;/i&gt;, explique Irena qui a particip&#233; &#224; une formation de la scop le Pav&#233;, structure fond&#233;e par Franck Lepage, pour construire sa premi&#232;re conf&#233;rence gesticul&#233;e. &lt;i&gt;&#171; La co-construction, l'entraide avec les autres participants &#224; la formation et les intervenants, permet d'aff&#251;ter politiquement sa conf&#233;rence. &#187;&lt;/i&gt; Construite, pr&#234;te, elle voyage ensuite et transmet un savoir subversif parce que des personnes s'autorisent &#224; parler en public d'une exp&#233;rience propre, &#224; la d&#233;crypter, alors qu'elles n'en ont pas la l&#233;gitimit&#233;, qu'elles ne sont pas consid&#233;r&#233;es comme expertes du sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les conf&#233;renciers gesticulants d&#233;voilent une r&#233;alit&#233; mal connue, en partant de leur v&#233;cu pour d&#233;construire une r&#233;alit&#233; sociale et nourrir une volont&#233; collective de transformer le monde. &lt;i&gt;&#171; Qu'une assistante sociale nous raconte sur sc&#232;ne les conditions de refus de dossiers de minima sociaux, qu'une institutrice nous d&#233;crive la folie de l'&#233;valuation &#224; l'&#201;ducation nationale ou qu'un conseiller de &#8220;mission locale pour l'emploi&#8221; nous expose l'absurdit&#233; de &#8220;l'insertion&#8221; des jeunes dans une situation d'absence totale d'emploi&#8230; Il se passe alors une effraction politique dans le jeu poli des apparences : un d&#233;voilement des mensonges &#224; l'&#339;uvre dans des politiques publiques d'accompagnement d'une violence &#233;conomique que l'on a renonc&#233; &#224; combattre &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crypte l'Ardeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Si en sortant d'une conf&#233;rence gesticul&#233;e, nous donnons &#224; d'autres l'envie d'en faire une eux-m&#234;mes, alors c'est gagn&#233; &#187;&lt;/i&gt;, estime Irena Havlicek qui cite Franck Lepage : &lt;i&gt;&#171; Le jour o&#249; tout le monde aura sa conf&#233;rence gesticul&#233;e, on aura vaincu le capitalisme ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, quelques 200 conf&#233;rences gesticul&#233;es voyagent en France. L'Ardeur r&#233;fl&#233;chit &#224; la n&#233;cessit&#233; ou non d'&#233;laborer un label pour prot&#233;ger &#171; cet acte d'&#233;ducation populaire fond&#233; sur l'envie de partager ce qu'on a compris, tel qu'on l'a compris, l&#224; o&#249; on l'a compris &#187;. Une protection contre les tentatives de r&#233;cup&#233;ration, la perte possible de sa dimension militante ou l'utilisation de l'outil &#224; d'autres fins que celle d'une &#233;ducation populaire politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2817 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L250xH363/screenshot_27-7-32362.png?1693464299' width='250' height='363' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Agenda des conf&#233;rences gesticul&#233;es sur &lt;a href=&#034;http://www.ardeur.net&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.ardeur.net&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Co-formation &#8226; Un foss&#233; &#224; combler entre parents et institutions</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1225-Co-formation-o-Un-fosse-a-combler-entre-parents-et-institutions</link>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>1225</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2016 &#224; Angers (Maine-et-Loire), des professionnels et des parents concern&#233;s par la Protection de l'enfance ont partag&#233; une co-formation. Au programme : &#233;changes et r&#233;flexion commune pour un changement radical de postures. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une v&#233;ritable action d'&#233;ducation populaire. En novembre 2016, l'Association des jeunes de la Roseraie (AJR) implant&#233;e au c&#339;ur d'un quartier populaire d'Angers (Maine-et-Loire) a accompagn&#233; une co-formation innovante m&#234;lant quinze professionnels de la protection de l'enfance (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En 2016 &#224; Angers (Maine-et-Loire), des professionnels et des parents concern&#233;s par la Protection de l'enfance ont partag&#233; une co-formation. Au programme : &#233;changes et r&#233;flexion commune pour un changement radical de postures.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une v&#233;ritable action d'&#233;ducation populaire. En novembre 2016, l'Association des jeunes de la Roseraie (AJR) implant&#233;e au c&#339;ur d'un quartier populaire d'Angers (Maine-et-Loire) a accompagn&#233; une co-formation innovante m&#234;lant quinze professionnels de la protection de l'enfance (assistants de service social (ASS), &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, m&#233;decin de centre de PMI) et sept m&#232;res concern&#233;es (cinq gravitant autour de l'AJR et deux participantes aux Universit&#233;s populaires de Parents de Rh&#244;ne-Alpes). Une co-formation men&#233;e par Laurent Sochard, psychosociologue, responsable du P&#244;le enfance au Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) dans le cadre de l'action &#171; Participation, croisement des savoirs et des pratiques &#187; d'ATD Quart-Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Recr&#233;er le lien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il existe un foss&#233; entre les parents et les professionnels de la protection de l'enfance, le lien est fractur&#233; ; cette formation partag&#233;e avait pour objectif de le r&#233;cr&#233;er &#224; partir d'une r&#233;flexion commune &#187;&lt;/i&gt;, expliquent Djamel Blanchard et R&#233;becca, b&#233;n&#233;voles co-responsables de l'action sociale et de l'entraide humaine &#224; l'AJR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils ont pr&#233;par&#233; la rencontre en amont avec les participantes. &lt;i&gt;&#171; Laurent Sochard leur a expliqu&#233; que nous souhaitions provoquer un changement pour que parents et professionnels de la Protection de l'enfance fassent soci&#233;t&#233; &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque Rebecca. Une pr&#233;paration &#233;tal&#233;e sur plusieurs mois qui a permis aux m&#232;res de se conna&#238;tre et de se faire confiance. &lt;i&gt;&#171; Chacune a racont&#233; son histoire, pas facile mais b&#233;n&#233;fique. &#192; partir des r&#233;cits individuels nous avons essay&#233; de cr&#233;er une parole collective &#187;&lt;/i&gt;, poursuit Rebecca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2818 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH306/screenshot_28-6-ef8dd.png?1693464299' width='500' height='306' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La co-formation a &#233;galement &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;e en amont avec les animateurs, les m&#233;diateurs et militants sur la base &#233;thique de la charte du r&#233;seau &lt;i&gt;&#171; Participation, croisement des savoirs et des pratiques&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, initi&#233;e par ATD Quart-Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis la rencontre parents-professionnels a d&#233;marr&#233;. Durant quatre jours, les deux groupes ont &#233;chang&#233; et r&#233;fl&#233;chi ensemble via des supports d'animations (photos, r&#233;cits, th&#233;&#226;tre-forum,&#8239;etc.), le tout sur un pied d'&#233;galit&#233;. Le premier jour, les m&#232;res ont soulign&#233; qu'elles &#233;taient des parents avant d'&#234;tre des b&#233;n&#233;ficiaires de la protection de l'enfance ; rappel&#233; aussi qu'un accident de la vie peut conduire tout un chacun, quel que soit son milieu social, dans ses services. Elles ont ensuite t&#233;moign&#233; de mauvaises exp&#233;riences v&#233;cues avec des professionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ces derniers, ce fut un choc. Le premier jour, certains ont reproch&#233; aux animateurs de les avoir attir&#233;s dans un traquenard et menac&#233; de partir (&lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas vrai, nous ne travaillons pas comme &#231;a ! &#187;&lt;/i&gt;). Mais d&#232;s le deuxi&#232;me jour, ils ont reconnu certaines mauvaises pratiques, un manque de p&#233;dagogie parfois, la mise en place d'une relation dominant/domin&#233; ou encore l'utilisation d'un vocabulaire technique et de sigles inconnus des familles. Ils ont aussi pris conscience que les parents attendaient une dimension humaine dans la rencontre. Certains ont m&#234;me avou&#233; que s'ils devaient faire eux-m&#234;mes l'objet d'une information pr&#233;occupante, ils n'ouvriraient pas la porte &#224; l'ASS. Ces &#233;changes leur ont permis de repenser leur positionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#232;res de leur c&#244;t&#233; ont reconnu qu'une convocation de la Protection de l'enfance constituait une &#233;preuve, engendrait de la culpabilit&#233; (&lt;i&gt;&#171; Je suis un mauvais parent &#187;&lt;/i&gt;) et la peur du jugement. &lt;i&gt;&#171; Des liens humains se sont cr&#233;&#233;s, &#224; la fin de la co-formation, professionnels et parents se sont embrass&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque R&#233;becca.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action ne s'arr&#234;te pas avec la co-formation, les discussions se poursuivent. Les m&#232;res ont confi&#233; aux animateurs avoir gagn&#233; en confiance, ne plus fondre en larmes devant l'ASS, parler, s'affirmer dans la bienveillance et mieux conna&#238;tre leurs droits. Les animateurs ont notamment rappel&#233; un article de la loi de 2002-2 sur le droit des usagers &#8211; ignor&#233; d'une partie des participants &#8211; autorisant les parents &#224; se rendre &#224; une convocation dans le cadre d'une information pr&#233;occupante (IP) accompagn&#233;s d'une personne de leur choix (famille, membre d'une association).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Toute ma vie je me souviendrai de cette v&#233;ritable action d'&#233;ducation populaire qui a bouscul&#233; tout le monde, s'enthousiasme Djamel Blanchard. Nous ne verrons plus jamais les choses comme avant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2819 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH263/screenshot_29-6-94b2d.png?1693464299' width='500' height='263' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AJR souhaite reconduire ces co-formations en les &#233;largissant &#224; la magistrature, &#224; l'&#201;ducation nationale ou encore &#224; la Police. &lt;i&gt;&#171; Ces institutions aussi, ont besoin d'une claque pour avancer, pour changer leurs rapports avec les usagers, oublier la condescendance, la subjectivit&#233; &#224; charge&lt;/i&gt;, poursuit Djamel Blanchard. &lt;i&gt;Elles doivent prendre en compte tous les aspects d'expression et de vie des gens, rechercher des solutions alternatives aux probl&#233;matiques en respectant les familles. L'institution ne doit plus &#234;tre une machine &#224; broyer. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Adh&#233;rente de la coordination nationale Pas sans Nous, l'AJR, inscrit la co-formation men&#233;e avec Laurent Sochard dans la lign&#233;e du rapport de Marie-H&#233;l&#232;ne Bacqu&#233; et Mohamed Mechmache sur la participation des citoyens dans les quartiers populaires (1). &lt;i&gt;&#171; Il incite &#224; la co-formation, au croisement des savoirs, pr&#244;ne l'&#233;galit&#233; entre d&#233;cideurs et habitants, part du principe que chacun a quelque chose &#224; apporter pour faire soci&#233;t&#233; ensemble&lt;/i&gt;, d&#233;cline Djamel Blanchard. &lt;i&gt;Les habitants ne peuvent pas faire sans les professionnels qui eux ont besoin de leur t&#233;moignage et de leurs propositions pour apporter des solutions. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2018, c'est la d&#233;l&#233;gation Pas sans Nous 49 qui reconduit cette co-formation avec ATD Quart-Monde en l'ouvrant &#224; tout son r&#233;seau. &#192; terme, elle souhaite transmettre cette exp&#233;rience &#224; tous ses partenaires afin qu'elle essaime sur tout le territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Pour une r&#233;forme radicale de la Politique de la ville &#8211; Citoyennet&#233; et pouvoir d'agir, 2013.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Ir&#232;ne Pereira &#8226; Paulo Freire, p&#232;re de l'&#233;ducation populaire</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1225-Entretien-avec-Irene-Pereira-o-Paulo-Freire-pere-de-l-education-populaire</link>
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		<dc:date>2018-03-20T09:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire</dc:subject>
		<dc:subject>1225</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;ducation populaire est souvent associ&#233;e &#224; Paulo Freire, p&#233;dagogue br&#233;silien c&#233;l&#232;bre pour son travail de conscientisation des classes populaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Paulo Freire est associ&#233; &#224; l'&#233;ducation populaire notamment pour sa m&#233;thode d'alphab&#233;tisation pour adultes de milieux pauvres, mise en place dans les ann&#233;es 50 - 60 hors syst&#232;me scolaire. Quelle est sa particularit&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; cette &#233;poque au Br&#233;sil, plus d'un tiers de la population est analphab&#232;te. Paulo Freire et son &#233;quipe utilisent une m&#233;thode d'alphab&#233;tisation qui (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;ducation populaire est souvent associ&#233;e &#224; Paulo Freire, p&#233;dagogue br&#233;silien c&#233;l&#232;bre pour son travail de conscientisation des classes populaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2820 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH140/screenshot_30-6-6508e.png?1693464299' width='500' height='140' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Paulo Freire est associ&#233; &#224; l'&#233;ducation populaire notamment pour sa m&#233;thode d'alphab&#233;tisation pour adultes de milieux pauvres, mise en place dans les ann&#233;es 50 - 60 hors syst&#232;me scolaire. Quelle est sa particularit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; cette &#233;poque au Br&#233;sil, plus d'un tiers de la population est analphab&#232;te. Paulo Freire et son &#233;quipe utilisent une m&#233;thode d'alphab&#233;tisation qui repose sur l'&#233;tude du contexte de vie des personnes et part de leurs besoins. L'objectif ? Leur apprendre &#224; lire et &#224; &#233;crire de mani&#232;re critique dans un souci de conscientisation de ce qu'elles vivent avec une vis&#233;e de transformation sociale. En 1964 apr&#232;s le coup d'&#201;tat militaire, son &#339;uvre, consid&#233;r&#233;e comme de l'endoctrinement marxiste, lui vaut une incarc&#233;ration suivie d'un exil. Il part travailler dans des pays et des contextes diff&#233;rents : Am&#233;rique latine, &#201;tats-Unis, Unesco... En 1968, il publie son livre de r&#233;f&#233;rence : &lt;i&gt;P&#233;dagogie des opprim&#233;s&lt;/i&gt; qui lui conf&#232;re une renomm&#233;e mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous dites que Paulo Freire se m&#233;fie des m&#233;thodes et des techniques. Pour quelles raisons ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il consid&#232;re qu'elles ne se suffisent pas en elles-m&#234;mes. Par exemple, sa m&#233;thode d'alphab&#233;tisation n'a pas donn&#233; les r&#233;sultats escompt&#233;s en Guin&#233;e-Bissau (Afrique de l'Ouest) ou, apr&#232;s l'ind&#233;pendance, le gouvernement lui a propos&#233; d'alphab&#233;tiser les habitants en langue portugaise, &#224; la fois minoritaire et li&#233;e au colonisateur. Difficile alors pour les adultes d'apprendre avec un rapport critique au monde. Paulo Freire n'est pas per&#231;u comme le concepteur d'une m&#233;thode d'alphab&#233;tisation mais comme le promoteur d'une conscientisation des personnes dans des contextes diff&#233;rents sur les questions sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il a &#233;galement inspir&#233; la p&#233;dagogie critique, engag&#233;e contre les in&#233;galit&#233;s sociales et les discriminations. De quoi s'agit-il ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;dagogie critique a en effet une correspondance avec sa pens&#233;e. Elle constitue l'un des plus importants mouvements p&#233;dagogiques au niveau mondial, notamment dans les pays anglo-saxons et en Am&#233;rique latine. Durant son exil aux &#201;tats-Unis, Paulo Freire a eu des contacts avec de nombreux universitaires travaillant dans des champs tr&#232;s diff&#233;rents. Il s'est alors int&#233;ress&#233; &#224; la p&#233;dagogie dans les syst&#232;mes scolaires et universitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, la p&#233;dagogie critique consid&#232;re que l'&#233;ducation n'est jamais neutre, qu'elle a pour finalit&#233; la prise de conscience des rapports sociaux en vue de changer la soci&#233;t&#233;. Elle s'est depuis d&#233;clin&#233;e sous diff&#233;rentes formes : p&#233;dagogie critique f&#233;ministe, p&#233;dagogie critique multiculturelle, p&#233;dagogie queer qui r&#233;fl&#233;chit sur les sexualit&#233;s minoritaires, etc. La p&#233;dagogie critique est un projet politique qui vise &#224; faire &#233;merger une conscience sociale sur des probl&#232;mes li&#233;s &#224; une injustice sociale ou environnementale. Elle forme l'esprit critique des apprenants, favorise leur &#233;mancipation pour une transformation sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les m&#233;thodes et les pratiques p&#233;dagogiques peuvent &#234;tre utilis&#233;es &#224; des fins tr&#232;s diff&#233;rentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, le th&#233;&#226;tre de l'Opprim&#233;, invent&#233; par Augusto Boal, largement inspir&#233; par Paulo Freire,vise &#224; lutter contre les diff&#233;rentes formes d'oppressions et &#224; r&#233;veiller l'esprit de contestation indispensable &#224; une soci&#233;t&#233; organis&#233;e. Or, des entreprises l'utilisent aujourd'hui sous forme de th&#233;&#226;tre-forum, comme une technique, sans intention politique. Ce qui constitue l'essence du th&#233;&#226;tre de l'Opprim&#233; ne sont pas ses techniques, c'est sa vis&#233;e de contestation globale des structures sociales. C'est ce qu'affirme la p&#233;dagogie critique : elle vise &#224; la prise de conscience des injustices sociales et &#224; la transformation de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;&#192; lire :&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Paolo Freire, p&#233;dagogue des opprim&#233;&#183;e&#183;s, Ir&#232;ne Pereira, &#233;d. Libertalia, 2018. &lt;br class='autobr' /&gt;
P&#233;dagogie de l'autonomie, Paulo Freire, &#233;d. &#233;r&#232;s 2017.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Protection de l'enfance &#8226; Entre handicap et d&#233;linquance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1225-Protection-de-l-enfance-o-Entre-handicap-et-delinquance</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1225-Protection-de-l-enfance-o-Entre-handicap-et-delinquance</guid>
		<dc:date>2018-03-20T09:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1225</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Cnape (1) a r&#233;alis&#233; une enqu&#234;te aupr&#232;s de ses adh&#233;rents sur les mineurs pr&#233;sentant la double probl&#233;matique du handicap et de la d&#233;linquance, dont la prise en charge exigeante met en &#233;vidence le manque d'articulation entre les diff&#233;rents champs et les carences de la politique de soins. &lt;br class='autobr' /&gt; Entretien : Audrey Pallez, responsable du p&#244;le justice de la Cnape, Daniel Carlais, directeur g&#233;n&#233;ral de la Sauvegarde 13 et pr&#233;sident de la commission m&#233;dico-sociale de la Cnape, Emmanuelle Morcel, directrice du (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1225-" rel="tag"&gt;1225&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La Cnape (1) a r&#233;alis&#233; une enqu&#234;te aupr&#232;s de ses adh&#233;rents sur les mineurs pr&#233;sentant la double probl&#233;matique du handicap et de la d&#233;linquance, dont la prise en charge exigeante met en &#233;vidence le manque d'articulation entre les diff&#233;rents champs et les carences de la politique de soins.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Entretien :&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Audrey Pallez, responsable du p&#244;le justice de la Cnape, &lt;br class='autobr' /&gt;
Daniel Carlais, directeur g&#233;n&#233;ral de la Sauvegarde 13 et pr&#233;sident de la commission m&#233;dico-sociale de la Cnape, &lt;br class='autobr' /&gt;
Emmanuelle Morcel, directrice du CEF Valence et membre de la commission d&#233;linquance et handicap.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi avoir lanc&#233; cette enqu&#234;te sur ces jeunes cumulant des probl&#233;matiques de handicap et de d&#233;linquance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Daniel Carlais :&lt;/i&gt; En tant que gestionnaires d'&#233;tablissements on s'est rendu compte que de plus en plus d'enfants ont une double prise en charge protection de l'enfance et m&#233;dicosociale (Institut m&#233;dico-&#233;ducatif (IME) et Maison d'enfant &#224; caract&#232;re social (MECS) ou IME et Action &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO) judiciaire) et certains d'entre eux, suite &#224; des passages &#224; l'acte, sont orient&#233;s vers des structures p&#233;nales. Pour en savoir plus sur ce public nous avons adress&#233; un questionnaire &#224; tous nos adh&#233;rents. 94 &#233;tablissements, soit 30&#8239;%, ont r&#233;pondu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Audrey Pallez :&lt;/i&gt; Ce public n'est pas identifi&#233; ni recens&#233; alors qu'il met en difficult&#233; les professionnels des deux champs : ceux de la protection de l'enfance se disent d&#233;munis face &#224; leurs troubles psychiatriques ou de comportement et ceux du m&#233;dicosocial ont du mal &#224; g&#233;rer leurs passages &#224; l'acte r&#233;p&#233;t&#233;s. Ces ados &#224; la fronti&#232;re, &#171; incasables &#187;, &#224; probl&#233;matiques multiples, ont toujours exist&#233; mais posent probl&#232;me dans un contexte de saturation des dispositifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que ressort-il de l'enqu&#234;te (2) ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Daniel Carlais :&lt;/i&gt; On constate des parcours faits de ruptures, sans suivi, o&#249; &#224; chaque fois que le jeune arrive dans une nouvelle institution on repart de z&#233;ro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Audrey Pallez :&lt;/i&gt; Le pass&#233; du jeune, son parcours ant&#233;rieur est rarement connu de la structure qui l'accueille &#224; un instant T. La structure m&#233;dicosociale, notamment l'Institut th&#233;rapeutique &#233;ducatif et p&#233;dagogique (ITEP), ne sait pas toujours s'il a fait l'objet de mesures p&#233;nales avant d'arriver. Et inversement, la structure p&#233;nale &#8211; Centre &#233;ducatif renforc&#233; (CER) ou Centre &#233;ducatif ferm&#233; (CEF) &#8211; n'est pas toujours inform&#233;e de son &#233;tat de sant&#233; mentale ou s'il a une notification par la Maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es (MDPH). Il y a un manque d'articulation entre les champs p&#233;nal et m&#233;dicosocial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, m&#234;me entre le milieu ouvert de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) et les CEF, les dossiers arrivent incomplets. Cela emp&#234;che la transmission d'informations importantes sur les besoins du jeune. Avec pour cons&#233;quences des ruptures de soins et une aggravation des probl&#233;matiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les CEF accueillent-ils de plus en plus de jeunes avec des troubles psychiatriques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Emmanuelle Morcel :&lt;/i&gt; La sant&#233; fait partie du cahier des charges des CEF. Le n&#244;tre b&#233;n&#233;ficie de moyens renforc&#233;s en sant&#233; mentale et nous avons toujours eu un tiers de jeunes avec des troubles psychiques ou psychiatriques. Ils voient le psychologue et le psychiatre une fois par semaine et suivent des ateliers sur la sant&#233; avec les infirmi&#232;res psychiatriques et somatiques. Mais on nous oriente parfois des jeunes qui ont commis des d&#233;lits mineurs et n'ont pas le profil de multir&#233;cidivistes. Ils sont orient&#233;s au p&#233;nal car la prise en charge m&#233;dicosociale devenait trop compliqu&#233;e. On a l'impression que la vocation des CEF a &#233;t&#233; d&#233;voy&#233;e pour prendre en charge ces jeunes-l&#224;, &#224; cause du manque de places adapt&#233;es dans des structures m&#233;dicosociales ou de soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles questions pose cette pr&#233;sence importante de jeunes avec des probl&#233;matiques psychiatriques en CEF ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Audrey Pallez :&lt;/i&gt; On se demande pourquoi ces troubles n'ont pas &#233;t&#233; pris en charge avant. Cela pose la question de la pr&#233;vention et de l'acc&#232;s aux soins, c'est une question de sant&#233; publique. Par ailleurs, confier au champ p&#233;nal des adolescents relevant davantage du handicap pose la question de leur capacit&#233; de discernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Emmanuelle Morcel :&lt;/i&gt; Il est tr&#232;s rare que les auteurs soient consid&#233;r&#233;s comme p&#233;nalement irresponsables du fait de leur pathologie psychiatrique, le juge estime en g&#233;n&#233;ral qu'ils sont capables de discernement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Daniel Carlais :&lt;/i&gt; La suite logique, c'est l'incarc&#233;ration : un cinqui&#232;me des jeunes adultes incarc&#233;r&#233;s a une d&#233;viance psychiatrique, voire psychotique, ou maladie mentale, ou une d&#233;ficience intellectuelle. Cela veut dire que la politique de soins n'est pas efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2821 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH404/screenshot_31-5-4402c.png?1693464300' width='500' height='404' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La sortie d'un CER ou CEF est-elle encore l'occasion de ruptures ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Emmanuelle Morcel :&lt;/i&gt; Oui, pendant la prise en charge, les soins permettent aux jeunes d'aller mieux et de diminuer les passages &#224; l'acte, mais la sortie a toujours &#233;t&#233; un probl&#232;me. Et ces difficult&#233;s sont exacerb&#233;es pour des jeunes qui cumulent une probl&#233;matique m&#233;dicosociale. Il faut reconstituer tout un maillage sur-mesure &#8211; h&#233;bergement, soins, insertion scolaire ou professionnelle &#8211; parfois dans un autre d&#233;partement, c'est chronophage et on se heurte au manque de places en ITEP. Si on ne trouve pas de structure contenante et &#233;quip&#233;e pour le soin, l'&#233;tat du jeune se d&#233;grade et les passages &#224; l'acte reviennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les obstacles &#224; une meilleure prise en charge de ce public sp&#233;cifique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Audrey Pallez :&lt;/i&gt; En plus du manque de places et de moyens en institutions, les obstacles sont le manque d'articulation entre acteurs, li&#233; aussi au manque de temps et de connaissance mutuelle. Les politiques publiques sont cloisonn&#233;es et le cadre juridique est assez ferm&#233;. Chaque secteur &#8211; PJJ, Agence r&#233;gionale de sant&#233; (ARS), Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) &#8211; a sa propre r&#233;glementation et tarification. Cela complique les possibilit&#233;s de passerelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que faudrait-il mettre en place ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Audrey Pallez :&lt;/i&gt; L'id&#233;al serait d'avoir des personnels de sant&#233; et de renforcer le soin dans les structures ASE et PJJ, et des structures avec les trois habilitations : ARS, ASE et PJJ. Mais on sait que &#231;a co&#251;terait trop cher dans le contexte actuel. On peut d&#233;j&#224; faire mieux en am&#233;liorant les articulations entre ces diff&#233;rents champs, &#224; travers des plateformes interassociatives, des &#233;quipes mobiles, un travail en commun autour de ces jeunes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Daniel Carlais :&lt;/i&gt; Il faudrait cr&#233;er un dossier unique pour chaque jeune avec tout son parcours, une base de donn&#233;es commune &#224; tous les acteurs, ce qui pour l'instant est interdit par la Cnil. Et instaurer un pilotage du parcours du jeune sur la dur&#233;e, d'une institution &#224; l'autre, gr&#226;ce &#224; des plateformes pluridisciplinaires de guidance et de suivi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Existent-il d&#233;j&#224; des initiatives de ce type ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Daniel Carlais :&lt;/i&gt; Il existe des commissions qui r&#233;unissent tous les acteurs d'un territoire (ASE, PJJ, MDPH, services de sant&#233;, Centre m&#233;dico-psychologique, m&#233;dicosocial) autour de situations complexes, par exemple dans le Nord-Pas-de-Calais. Ces instances de concertation, de m&#234;me que des conventions de partenariat ou des plateformes de services gagneraient &#224; &#234;tre d&#233;velopp&#233;es. Le dispositif ITEP est int&#233;ressant, il comprend un plateau technique pluridisciplinaire qui coordonne les intervenants autour du jeune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Audrey Pallez :&lt;/i&gt; Dans l'enqu&#234;te on &#233;voque une autre &#171; bonne pratique &#187;, en Loire-Atlantique, avec la cr&#233;ation d'une &#233;quipe mobile qui intervient aupr&#232;s de jeunes en placement ASE ou PJJ et pr&#233;sentant des troubles du comportement, pour soutenir les professionnels et coordonner les parcours. Enfin il faudrait des formations communes, transverses, permettant aux professionnels des champs Protection de l'enfance et handicap de se rencontrer.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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