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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Les ch&#226;timents corporels de l'enfant, une forme &#233;l&#233;mentaire de violence</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1223</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; la loi d'interdiction vot&#233;e en 1979 par la Su&#232;de, quasiment toutes les soci&#233;t&#233;s humaines ont frapp&#233; leurs enfants, afin de redresser leur nature qu'elles estimaient mauvaise. La recherche de Daniel Delano&#235;, qui s'appuie tant sur l'ethnologie, l'histoire que le droit, d&#233;montre combien l'application des ch&#226;timents corporels rel&#232;ve d'un fait culturel socialement construit. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si rien ne les justifie ni scientifiquement, ni juridiquement, plus de 150 &#233;tudes internationales ont d&#233;montr&#233; leurs effets (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/1223-945" rel="tag"&gt;1223&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH150/arton7989-465d1.png?1694043699' width='95' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jusqu'&#224; la loi d'interdiction vot&#233;e en 1979 par la Su&#232;de, quasiment toutes les soci&#233;t&#233;s humaines ont frapp&#233; leurs enfants, afin de redresser leur nature qu'elles estimaient mauvaise. La recherche de Daniel Delano&#235;, qui s'appuie tant sur l'ethnologie, l'histoire que le droit, d&#233;montre combien l'application des ch&#226;timents corporels rel&#232;ve d'un fait culturel socialement construit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si rien ne les justifie ni scientifiquement, ni juridiquement, plus de 150 &#233;tudes internationales ont d&#233;montr&#233; leurs effets d&#233;l&#233;t&#232;res tant &#224; court qu'&#224; long terme. Leur persistance s'explique par ce sanctuaire qu'a longtemps constitu&#233; l'espace familial : ce qui a toujours &#233;t&#233; proscrit dans le reste de la soci&#233;t&#233; &#233;tait autoris&#233; au p&#232;re qui pouvait battre sa femme, ses enfants, ses serviteurs ou ses esclaves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi ce qui &#233;tait banalis&#233; autrefois l'est-il de moins en moins ? L'hypoth&#232;se reprise par l'auteur est s&#233;duisante. Les soci&#233;t&#233;s de chasseurs-cueilleurs avaient besoin que leurs membres fassent preuve du sens de l'initiative et de l'autonomie. C'est sans doute pour cela que les Inuits du Canada, les !Kung du Kalahari, les Semoi de Malaisie ou encore les Pygm&#233;es Mbuti du Congo ne battent pas leurs enfants. Les conflits existaient tout autant. Mais on y avait appris &#224; g&#233;rer la col&#232;re et les &#233;motions, en s'&#233;loignant ou en ayant recours &#224; l'humour, &#224; la plaisanterie ou au ridicule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les soci&#233;t&#233;s agraires et industrielles, quant &#224; elles, fonctionnent avec des ex&#233;cutants ob&#233;issants et soumis, son &#233;ducation violente cherchant &#224; briser la r&#233;sistance de l'enfant pour le transformer en adulte docile et disciplin&#233;. Si la soci&#233;t&#233; post-industrielle remet en cause les ch&#226;timents corporels, c'est parce qu'elle attend de ses membres cr&#233;ativit&#233;, coop&#233;ration et sens de la n&#233;gociation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Jacques Tr&#233;mintin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Les ch&#226;timents corporels de l'enfant&lt;br class='autobr' /&gt;
Une forme &#233;l&#233;mentaire de violence&lt;br class='autobr' /&gt;
Daniel Delano&#235;, &#233;d. &#233;r&#232;s, 2017, (274 p. - 23 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Anti-manuel d'&#233;ducation, l'enfance r&#233;v&#233;l&#233;e par les sciences</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Anti-manuel-d-education-l-enfance-revelee-par-les-sciences</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1223</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;S'appuyant sur des recherches scientifiques et son propre v&#233;cu personnel, Alison Gopnik s'attaque au parenting, cette m&#233;thode &#233;ducative prescriptive et normative nous venant des &#201;tats-Unis qui, en pr&#233;sentant un mode d'emploi id&#233;al, entretient l'illusion que l'on pourrait fa&#231;onner l'enfant pour le faire ressembler &#224; un mod&#232;le pr&#233;d&#233;fini. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'enfance est un espace temps o&#249; se d&#233;ploient l'exploration et l'innovation, l'apprentissage et l'imagination. Notre soci&#233;t&#233;, qui pr&#244;ne la cr&#233;ativit&#233; et la prise d'initiative, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton7990-aa03d.png?1694043699' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'appuyant sur des recherches scientifiques et son propre v&#233;cu personnel, Alison Gopnik s'attaque au parenting, cette m&#233;thode &#233;ducative prescriptive et normative nous venant des &#201;tats-Unis qui, en pr&#233;sentant un mode d'emploi id&#233;al, entretient l'illusion que l'on pourrait fa&#231;onner l'enfant pour le faire ressembler &#224; un mod&#232;le pr&#233;d&#233;fini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enfance est un espace temps o&#249; se d&#233;ploient l'exploration et l'innovation, l'apprentissage et l'imagination. Notre soci&#233;t&#233;, qui pr&#244;ne la cr&#233;ativit&#233; et la prise d'initiative, laisse de moins en moins l'opportunit&#233; d'avoir acc&#232;s &#224; l'inattendu et &#224; l'al&#233;atoire, freinant les capacit&#233;s d'adaptation. C'est en regardant et en &#233;coutant ses parents que l'enfant s'approprie le savoir et les valeurs qu'ils veulent lui transmettre. Mais il ne reproduit pas passivement ce qu'il re&#231;oit. Il l'interpr&#232;te, le dig&#232;re et le combine avec sa propre exp&#233;rience, d&#233;cidant au final comment il construira sa propre existence. &#202;tre parent, affirme l'auteur, ce n'est donc pas agir comme un menuisier sculptant une cire molle, mais comme un jardinier produisant un espace prot&#233;g&#233; r&#233;unissant les facteurs d'une bonne croissance. Proposer amour et stabilit&#233;, fiabilit&#233; et coh&#233;rence, telles sont les conditions d'un &#233;panouissement ad&#233;quat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment alors s'y prendre ? Le petit d'homme est le produit d'une cascade d'interactions entre les g&#232;nes qui lui sont transmis et l'environnement dans lequel il grandit. Si l'action sur les premiers est limit&#233;e, il n'en va pas de m&#234;me du second. Mais aider ses enfants &#224; bien grandir ne passe pas par une quelconque expertise ou l'&#233;laboration d'un plan de gestion de son &#233;ducation, mais par une r&#233;habilitation de la spontan&#233;it&#233;, du t&#226;tonnement et de l'exp&#233;rimentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Jacques Tr&#233;mintin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Anti-manuel d'&#233;ducation&lt;br class='autobr' /&gt;
L'enfance r&#233;v&#233;l&#233;e par les sciences&lt;br class='autobr' /&gt;
Alison Gopnik, &#233;d. Le Pommier, 2017, (393 p. &#8211; 24 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Psychiatrie &#8226; Crise majeure, budgets d&#233;risoires</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1223-Psychiatrie-o-Crise-majeure-budgets-derisoires</link>
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		<dc:date>2018-02-20T09:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>H&#244;pital</dc:subject>
		<dc:subject>1223</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le &#171; plan psychiatrie &#187; du gouvernement laisse dubitatif au regard d'une crise qui dure depuis plusieurs mois. Dans les h&#244;pitaux psychiatriques, de graves dysfonctionnements sont r&#233;guli&#232;rement d&#233;nonc&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;uni le 23&#8239;janvier dernier, le collectif des h&#244;pitaux en lutte posait le diagnostic d'un secteur en souffrance majeure et prescrivait l'annulation de la dette ill&#233;gitime des h&#244;pitaux, ainsi qu'un moratoire sur toutes les restructurations et l'arr&#234;t des suppressions de poste. Trois jours plus tard, les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/1223-945" rel="tag"&gt;1223&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le &#171; plan psychiatrie &#187; du gouvernement laisse dubitatif au regard d'une crise qui dure depuis plusieurs mois. Dans les h&#244;pitaux psychiatriques, de graves dysfonctionnements sont r&#233;guli&#232;rement d&#233;nonc&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;R&#233;uni le 23&#8239;janvier dernier, le collectif des h&#244;pitaux en lutte posait le diagnostic d'un secteur en souffrance majeure et prescrivait l'annulation de la dette ill&#233;gitime des h&#244;pitaux, ainsi qu'un moratoire sur toutes les restructurations et l'arr&#234;t des suppressions de poste. Trois jours plus tard, les douze mesures du &#171; plan psychiatrie &#187; pr&#233;sent&#233; par Agn&#232;s Buzyn se pla&#231;aient bien en de&#231;a du traitement pr&#233;conis&#233;. La ministre de la Sant&#233; annon&#231;ait notamment un budget pr&#233;serv&#233; et l'obligation de suivre un stage en psychiatrie pour tous les g&#233;n&#233;ralistes lors de leur formation. Par ailleurs, elle juge qu' &lt;i&gt;&#171; il vaut mieux d'abord faire en sorte que les professionnels s'organisent et se parlent plut&#244;t que de syst&#233;matiquement ajouter des moyens &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est tr&#232;s inqui&#233;tant&lt;/i&gt;, analyse Jacques M&#233;ny, secr&#233;taire Sud sant&#233; au centre hospitalier Guillaume R&#233;gnier de Rennes, sp&#233;cialis&#233; en psychiatrie. &lt;i&gt;Sanctuariser le budget signifie qu'il n'y aura pas d'augmentation, or le nombre de patients augmente, donc on va vers du d&#233;ficit. Et quand on parle de r&#233;organisation, &#231;a se traduit g&#233;n&#233;ralement par une baisse de la masse salariale. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 16&#8239;janvier, l'&#233;tablissement au sein duquel il travaille a suspendu un mouvement de gr&#232;ve d&#233;but&#233; le 7&#8239;novembre. Une premi&#232;re enveloppe de 1,6&#8239;million d'euros d&#233;bloqu&#233;e par le minist&#232;re de la sant&#233; a permis &#224; l'h&#244;pital de ne pas &#234;tre en d&#233;ficit. Lors d'une rencontre avec la direction en janvier, le personnel a &#233;galement obtenu une rallonge de 330 000 euros, sur un budget de&#8230; 150&#8239;millions d'euros par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2745 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L375xH427/screenshot_51-3-dfecc.png?1694043699' width='375' height='427' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Centre hospitalier Guillaume R&#233;gnier de Rennes.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le syndicaliste, ces petites victoires restent insatisfaisantes, surtout avec la fermeture fin mars d'un service pour des patients chroniques. &lt;i&gt;&#171; Nous restons pr&#234;ts &#224; reprendre le mouvement si nous n'obtenons pas la cr&#233;ation de lits et le recrutement de personnel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si pendant des semaines, les salari&#233;s se sont relay&#233;s dans un barnum plant&#233; au sein de l'&#233;tablissement en d&#233;brayant quelques heures, une journ&#233;e ou pendant leurs RTT, c'est qu'ils souffrent d'une crise profonde. &lt;i&gt;&#171; Nous subissons de plein fouet les politiques d'aust&#233;rit&#233;&lt;/i&gt;, explique Jacques M&#233;ny. &lt;i&gt;Au-del&#224; de l'&#233;puisement professionnel des agents, c'est la qualit&#233; des soins qui est attaqu&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une position clinique, citoyenne et politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du m&#233;decin &#224; l'infirmi&#232;re, les gr&#233;vistes d&#233;noncent de graves dysfonctionnements : ins&#233;curit&#233; des agents, plus le temps d'&#233;tablir une relation avec les patients, des unit&#233;s o&#249; les malades ne voient jamais le jour, huit heures d'attente sur une chaise pour avoir un lit, des contentions toute la nuit, l'usage quasi syst&#233;matique de la camisole chimique&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous op&#233;rons des modifications importantes au niveau du d&#233;veloppement du soin ambulatoire et de l'alternative &#224; l'hospitalisation. Le personnel s'interroge sur ces nouveaut&#233;s qui repr&#233;sentent 80 % de nos activit&#233;s&lt;/i&gt;, relativise Ana&#239;s Jehanno, directrice de la communication du CHGR. &lt;i&gt;L'autre difficult&#233; repose sur un budget annualis&#233; qui ne prend pas en compte le nombre de patients pourtant en augmentation de 2 % par an depuis 2012. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les sympt&#244;mes rennais touchent de nombreux h&#244;pitaux psychiatriques. Voil&#224; un an &#224; Lyon, les psychiatres et m&#233;decins du centre hospitalier Vinatier lancent un appel : &lt;i&gt;&#171; N'est-il pas temps de d&#233;sapprouver des choix budg&#233;taires et politiques qui vont &#224; l'encontre de notre engagement m&#233;dical aupr&#232;s des patients ? Nous avons encore le choix d'affirmer une position clinique, citoyenne et politique, celle de la d&#233;fense de l'h&#244;pital public et du refus de son d&#233;mant&#232;lement. L'H&#244;pital ne peut pas &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une entreprise et n'a pas vocation &#224; &#234;tre rentable. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces douze derniers mois ont &#233;t&#233; &#233;maill&#233;s de mouvements de gr&#232;ve &#224; Allonnes (Sarthe), &#224; Amiens (Somme), &#224; Bourges (Cher) et &#224; Cadillac (Gironde). Et la poudre de perlimpinpin ne para&#238;t pas pr&#232;s de faire effet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Itep &#8226; De l'huile dans les rouages</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1223-Itep-o-De-l-huile-dans-les-rouages</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>D&#233;ficience</dc:subject>
		<dc:subject>1223</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le dispositif int&#233;gr&#233; ITEP/SESSAD, qui introduit souplesse et r&#233;activit&#233; dans l'accompagnement des enfants, est lanc&#233; depuis avril&#8239;2017 apr&#232;s plusieurs ann&#233;es d'exp&#233;rimentation. Sa mise en &#339;uvre, dont les premiers r&#233;sultats sont tr&#232;s positifs, n&#233;cessite encore une refonte des m&#233;tiers et des partenariats. &lt;br class='autobr' /&gt;
Circuler plus facilement entre accueil de jour, internat, service d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#224; domicile (SESSAD), scolarisation en milieu ordinaire, afin de mieux r&#233;pondre aux besoins des enfants et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/1223-945" rel="tag"&gt;1223&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dispositif int&#233;gr&#233; ITEP/SESSAD, qui introduit souplesse et r&#233;activit&#233; dans l'accompagnement des enfants, est lanc&#233; depuis avril&#8239;2017 apr&#232;s plusieurs ann&#233;es d'exp&#233;rimentation. Sa mise en &#339;uvre, dont les premiers r&#233;sultats sont tr&#232;s positifs, n&#233;cessite encore une refonte des m&#233;tiers et des partenariats.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Circuler plus facilement entre accueil de jour, internat, service d'&#233;ducation sp&#233;ciale et de soins &#224; domicile (SESSAD), scolarisation en milieu ordinaire, afin de mieux r&#233;pondre aux besoins des enfants et adolescents : voil&#224; l'objectif du dispositif int&#233;gr&#233; ITEP/SESSAD, aussi appel&#233; DITEP. Un d&#233;cret publi&#233; en avril&#8239;2017 a lanc&#233; sa mise en &#339;uvre effective et constitue l'aboutissement de quatre ann&#233;es d'exp&#233;rimentation port&#233;e par l'Association des Itep et de leurs r&#233;seaux (AIRe), la Caisse nationale de solidarit&#233; pour l'autonomie (CNSA) et la Direction g&#233;n&#233;rale de la Coh&#233;sion sociale (DGCS). &lt;i&gt;&#171; En 2010, nous avons d&#233;cid&#233; de nous lancer sur l'exp&#233;rimentation du dispositif car nous constations nos difficult&#233;s &#224; appliquer le d&#233;cret du 6&#8239;janvier 2005 visant &#224; valoriser le parcours personnalis&#233; de chaque enfant&lt;/i&gt;, explique Jacky Desmet, charg&#233; de mission &#224; l'AIRe pour le d&#233;ploiement du DITEP. &lt;i&gt;Car les donn&#233;es administratives et r&#233;glementaires emp&#234;chaient jusqu'alors la mise en &#339;uvre d'accueils diversifi&#233;s, modulables et &#233;volutifs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cause, les notifications des Maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es (MDPH) privil&#233;giant une seule modalit&#233; d'accompagnement, difficilement modifiables avant de longs mois, alors que les besoins des jeunes &#233;voluent. Le syst&#232;me de tarification des ITEP au prix de journ&#233;e constituait aussi un obstacle, car un &#233;tablissement souhaitant permettre &#224; un enfant de diminuer ses nuit&#233;es d'internat se mettait en p&#233;ril financier. &lt;i&gt;&#171; Nous pouvions d&#233;tacher un &#233;ducateur dans la famille quand un jeune avait de grosses difficult&#233;s en internat toute la semaine. Mais les risques de ces d&#233;cisions pouvaient &#234;tre cons&#233;quents. Le DITEP est venu consacrer ce que nous faisions &#224; la marge &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Faire de la broderie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa mise en &#339;uvre s'inscrit dans un double contexte : d'un c&#244;t&#233;, la demande pressante de &#171; d&#233;sinstitutionnalisation &#187; faite &#224; la France par l'ONU. De l'autre, le d&#233;ploiement de la d&#233;marche &#171; Une r&#233;ponse accompagn&#233;e pour tous &#187;, visant &#224; fluidifier les parcours des enfants en situation de handicap. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, le DITEP permet une souplesse remarquable&lt;/i&gt;, se r&#233;jouit Gilles Gonnard, pr&#233;sident de l'AIRe. &lt;i&gt;D'une semaine &#224; l'autre, un adolescent peut par exemple b&#233;n&#233;ficier d'un jour en Sessad et de deux soir&#233;es en internat, puis revenir davantage en internat s'il en a besoin, tout cela sans passer par la MDPH. Nous pouvons &#234;tre tr&#232;s r&#233;actifs par rapport &#224; la variabilit&#233; des troubles des enfants, l&#224; o&#249; il nous fallait quatre ou cinq mois auparavant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2746 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH300/screenshot_52-4-0ec61.png?1694043699' width='500' height='300' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Illustration &#224; La Baule, au sein du dispositif g&#233;r&#233; par l'association Jeunesse et Avenir, dans un ITEP accueillant 27 adolescents &#226;g&#233;s de 12 &#224; 20 ans et un SESSAD de 74 places dont 40 pour des enfants ayant des troubles psychiques. &lt;i&gt;&#171; L'exp&#233;rimentation a institu&#233; et officialis&#233; des modalit&#233;s d'accompagnement que nous pratiquons depuis plusieurs ann&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, indique Yann Vari-Magrez, directeur du dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, voici sept ans, en lien avec une inspectrice de l'&#201;ducation nationale (d&#233;di&#233;e &#224; l'adaptation scolaire des enfants en situation de handicap), l'association a cr&#233;&#233; une premi&#232;re unit&#233; localis&#233;e pour l'inclusion scolaire (ULIS) pour les troubles du comportement dans un coll&#232;ge de Pornic. &lt;i&gt;&#171; Quand vous avez moins de 16 ans, votre statut social, c'est d'&#234;tre &#233;l&#232;ve et coll&#233;gien, ce n'est pas d'&#234;tre &#8216;&#8216;it&#233;pien''&lt;/i&gt;, poursuit-il. &lt;i&gt;Or, l'acc&#232;s au coll&#232;ge pour certains adolescents de l'ITEP, qui avaient pourtant le d&#233;sir d'&#234;tre &#233;l&#232;ves, &#233;tait difficile. Nous avons rencontr&#233; les responsables, qui &#233;taient int&#233;ress&#233;s par la cr&#233;ation d'une classe d&#233;di&#233;e, encadr&#233;e par un enseignant, un &#233;ducateur et une auxiliaire de vie scolaire (AVSco). &#187;&lt;/i&gt; Les jeunes de l'ITEP ont pu fermer temporairement la porte du secteur m&#233;dico-social pour entrer dans la communaut&#233; &#233;ducative. &lt;i&gt;&#171; Cela a permis une int&#233;gration dans le milieu ordinaire, un travail d'acculturation et de partage de pratiques avec l'&#201;ducation nationale &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-il. Une r&#233;union institutionnelle hebdomadaire avec un responsable de l'ITEP, du coll&#232;ge et des membres de l'&#233;quipe &#233;ducative vient mettre de l'huile dans les rouages, pour continuer &#224; &lt;i&gt;&#171; faire de la broderie &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;viter les d&#233;scolarisations&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre outil pour ces jeunes, dont beaucoup rel&#232;vent de l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE) : la cr&#233;ation d'espaces de rencontres entre les professionnels de l'ITEP et ceux de deux associations de protection de l'enfance, pour r&#233;fl&#233;chir ensemble face &#224; des impasses &#233;ducatives. &lt;i&gt;&#171; Cela nous a permis d'&#233;changer, nous d&#233;faire de nos repr&#233;sentations, apprendre &#224; travailler ensemble, toujours dans le but de fluidifier le parcours des adolescents &#187;&lt;/i&gt;, explique Yann Vari-Magrez. Au sein de l'ITEP, le dispositif renforce aussi la n&#233;cessit&#233; de coordonner le travail des &#233;quipes et de consacrer davantage de temps &#224; articuler les modalit&#233;s d'accueil. &lt;i&gt;&#171; Ce dispositif valorise les fonctions &#233;ducatives en responsabilisant les professionnels autour de la coordination des parcours, dans une forte autonomie de d&#233;cision et de d&#233;l&#233;gation &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2747 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH169/screenshot_53-4-25d67.png?1694043699' width='500' height='169' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette optique, l'ITEP a aussi ouvert une plateforme d'inclusion scolaire et de pr&#233;vention des ruptures scolaires dans un coll&#232;ge de Gu&#233;rande. Du lundi au vendredi, deux &#233;ducateurs se relaient, avec une enseignante sp&#233;cialis&#233;e, dans un espace de m&#233;diation appel&#233; &#171; le tremplin &#187; et ouvert toute la journ&#233;e pour les &#233;l&#232;ves qui pr&#233;sentent des difficult&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Cela permet de pr&#233;venir les ruptures scolaires et de recr&#233;er une dynamique d'acculturation avec l'Education nationale. Notre conception de l'interdisciplinarit&#233;, ce n'est pas les uns &#224; c&#244;t&#233; des autres, mais relier les uns aux autres, chacun dans son r&#244;le. Beaucoup d'&#233;ducateurs sont volontaires pour ce type de mission &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise-t-il. Selon le directeur de l'&#233;tablissement, au moins deux &#233;l&#232;ves ont d&#233;j&#224; &#233;vit&#233; la d&#233;scolarisation gr&#226;ce au dispositif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces changements ne vont pas de soi et la phase la plus dure commence : la g&#233;n&#233;ralisation du DITEP dans tous les &#233;tablissements. &lt;i&gt;&#171; Les organisations et les m&#233;tiers vont devoir &#234;tre refond&#233;s, ce qui est &#233;videmment complexe et demandera de la p&#233;dagogie &#187;&lt;/i&gt;, confirme Gilles Gonnard. &lt;i&gt;&#171; L'identit&#233; professionnelle auparavant bas&#233;e sur l'appartenance &#224; un service est remise en cause avec le DITEP&lt;/i&gt;, poursuit Jacky Desmet. &lt;i&gt;L'&#233;ducateur est au service du projet personnalis&#233; du jeune, et son &#233;quipe est constitu&#233;e par l'ensemble des professionnels, pas seulement ceux de l'&#233;tablissement. Cela demande de la souplesse. &#187;&lt;/i&gt; Le paysage reste donc in&#233;gal : certains ITEP se demandent encore comment ils pourront s'adapter &#224; ces nouvelles modalit&#233;s. D'autres n'ont pas attendu l'exp&#233;rimentation pour modifier leur offre. Certaines r&#233;gions ont &#233;t&#233; particuli&#232;rement dynamiques, comme celle des Pays-de-la-Loire : ce n'est pas un hasard si la pr&#233;sidente de l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; de l'&#233;poque, Marie-Sophie Desaulle, assure aujourd'hui le suivi du dispositif &lt;i&gt;&#171; Une r&#233;ponse accompagn&#233;e pour tous &#187;&lt;/i&gt;, qui s'inscrit dans la m&#234;me philosophie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Psychiatrie &#8226; Accueillir l'urgence en douceur</title>
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		<dc:date>2018-02-20T09:55:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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&lt;p&gt;Marseille accueille un nouvel outil de r&#233;tablissement depuis janvier 2017. Le Lieu de r&#233;pit &#233;labore une alternative aux urgences psychiatriques avec la participation des personnes concern&#233;es. Le collectif anime un laboratoire port&#233; par l'entraide interpersonnelle et l'&#233;change d'exp&#233;riences. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Tu ne penses pas que la psychiatrie est une &#233;cole de surdou&#233;s ? &#187; Install&#233; dans un canap&#233; cern&#233; d'&#339;uvres r&#233;alis&#233;es &#224; l'occasion du festival marseillais La Folle histoire de fous, Djama, 34 ans, partage cette intuition (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/1223-945" rel="tag"&gt;1223&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Marseille accueille un nouvel outil de r&#233;tablissement depuis janvier 2017. Le Lieu de r&#233;pit &#233;labore une alternative aux urgences psychiatriques avec la participation des personnes concern&#233;es. Le collectif anime un laboratoire port&#233; par l'entraide interpersonnelle et l'&#233;change d'exp&#233;riences.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Tu ne penses pas que la psychiatrie est une &#233;cole de surdou&#233;s ? &#187;&lt;/i&gt; Install&#233; dans un canap&#233; cern&#233; d'&#339;uvres r&#233;alis&#233;es &#224; l'occasion du festival marseillais La Folle histoire de fous, Djama, 34 ans, partage cette intuition qui lui trotte dans la t&#234;te. Nicole, la soixantaine, r&#233;fl&#233;chit puis r&#233;pond : &lt;i&gt;&#171; Je ne sais pas, mais je crois qu'il y a une hypersensibilit&#233; chez les personnes atteintes de troubles psychiques, un truc en plus qui rend difficiles certaines situations. Et une fois que tu entres dans l'engrenage de la psychiatrie, tu adoptes un vocabulaire. Tu dis &#8220;je suis en crise&#8221;, quand d'autres diraient &#8220;je suis en col&#232;re&#8221;. Sans nier la r&#233;alit&#233; de certaines maladies, je pense qu'il y a aussi une dramatisation en lien avec la stigmatisation. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis janvier 2017, un immeuble situ&#233; dans un quartier cossu du c&#339;ur de Marseille accueille au quotidien ce genre d'&#233;changes et bien d'autres. L'exp&#233;rience de la folie n'y est pas jug&#233;e, mais &#233;cout&#233;e, partag&#233;e, d&#233;battue et v&#233;cue comme une singularit&#233;, une diff&#233;rence. Cet espace autog&#233;r&#233; tente d'&#233;laborer et d'exp&#233;rimenter une nouvelle mani&#232;re d'accueillir la d&#233;compensation psychotique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant d'&#234;tre parfaitement op&#233;rationnel, le Lieu de r&#233;pit est devenu un centre o&#249; se ressourcer, un espace de vie et de cr&#233;ation, une &#233;tape accueillante et bienveillante. &lt;i&gt;&#171; D&#232;s la premi&#232;re r&#233;union, j'ai compris que j'entrais dans un autre monde. Ici, je suis oblig&#233;e de r&#233;fl&#233;chir diff&#233;remment la posture d'&#233;ducatrice. Je ne peux m'appuyer ni sur le cadre, ni sur les horaires. C'est d&#233;stabilisant, m&#234;me si les fondamentaux du m&#233;tier sont r&#233;unis : la relation de confiance et l'accompagnement. Avant, j'ai travaill&#233; en maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;e pour des personnes avec un handicap psychique. J'avais trouv&#233; affreux ce mode d'accompagnement, du coup j'ai cherch&#233; une approche alternative. &#187;&lt;/i&gt; Monitrice &#233;ducatrice en 2e ann&#233;e de formation au dipl&#244;me d'&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, Nadia Merabiha d&#233;couvre depuis un mois ce projet pilote.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une &#233;tape sans contrainte et non m&#233;dicalis&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le collectif Lieu de r&#233;pit travaille &#224; la mod&#233;lisation d'un accueil alternatif aux urgences psychiatriques en cas de crise pour les personnes en grande pr&#233;carit&#233;. Soucieux des choix de la personne, notamment en mati&#232;re de m&#233;dication, ce dispositif vise &#224; &#233;viter les hospitalisations inadapt&#233;es, parfois nocives, souvent sous contrainte et toujours co&#251;teuses. Des usagers de la psychiatrie, des parents, des proches, des travailleurs sociaux, des m&#233;decins, des sociologues&#8230; quatre-vingts personnes donnent de leur temps pour construire une proposition o&#249; l'&#233;pisode d&#233;lirant peut devenir un passage et non plus une rupture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2750 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH338/screenshot_56-4-fab0f.png?1694043700' width='500' height='338' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le salon et espace de r&#233;union du Lieu de r&#233;pit.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensemble, ils r&#233;fl&#233;chissent aux modalit&#233;s de fonctionnement d'un lieu de vie temporaire, maximum quatre mois, accueillant et non m&#233;dicalis&#233;. Il s'agit de cr&#233;er avec les personnes concern&#233;es un endroit o&#249; se poser pour traverser la crise tout en restant ouvert sur l'ext&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les groupes d'entraide mutuelle, le dispositif Un chez soi d'abord, l'&#233;quipe de psychiatrie de rue Marss, des participants au festival &lt;i&gt;La Folle histoire de fous&lt;/i&gt;, le Centre de formation au r&#233;tablissement Cofor (lire &lt;i&gt;LS&lt;/i&gt; n&#176;&#8239;1216) ont inform&#233; des usagers de la psychiatrie qui se sont empar&#233;s de cette innovation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Cette exp&#233;rience est tr&#232;s enrichissante&lt;/i&gt;, estime Nadia. &lt;i&gt;Je rencontre des personnes qui ont une grande connaissance des probl&#232;mes qu'elles surmontent, elles s'int&#233;ressent &#224; ce qu'elles traversent et se documentent jusqu'&#224; devenir expertes. Je ne sais pas encore ce que je peux apporter &#224; cette r&#233;flexion, m&#234;me si je sens que l'&#233;ducateur y a sa place, &#224; condition de ne pas oublier la r&#232;gle num&#233;ro un : tout le monde est au m&#234;me niveau. Pour l'instant, je travaille la relation de confiance, parce qu'il y a une grande m&#233;fiance envers les professionnels. &#199;a se comprend au vu de leurs exp&#233;riences avec le m&#233;dicosocial o&#249; leur parole et leur volont&#233; ont souvent &#233;t&#233; ni&#233;es. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le mois de mars et sa rencontre avec le Lieu de r&#233;pit, Chadia, 34 ans (1), a pour sa part travers&#233; trois crises, beaucoup moins que d'habitude selon elle. &lt;i&gt;&#171; Ils m'ont bien accompagn&#233;e, ce qui m'a permis de choisir le moment de mon hospitalisation. Je trouve g&#233;nial d'&#234;tre avec des gens qui veulent apporter un souffle nouveau dans l'approche de la psychiatrie. &#199;a me tient, &#231;a m'apprend. J'ai pris conscience d'&#234;tre une experte d'exp&#233;rience, et m&#234;me si je vis seule, je ne me sens plus seule. J'ai retrouv&#233; un statut, je suis une aid&#233;e, mais aussi une aidante. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce au Lieu de r&#233;pit, Chadia a rencontr&#233; une psychologue sociale et entame un plan de r&#233;tablissement o&#249; elle s'occupe de son logement, de sa sant&#233;. En revanche, elle ne se sent pas pr&#234;te &#224; se confronter &#224; la crise d'un autre. &lt;i&gt;&#171; J'appr&#233;hende de me trouver face &#224; quelqu'un qui me dit &#8220;je vais me foutre en l'air&#8221;. Je ne peux pas lui r&#233;pondre &#8220;la vie est belle&#8221;. Je suis encore en apprentissage, je n'ai pas le bagage d'un &#233;ducateur qui a fait des &#233;tudes pour accompagner des gens. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; 50 ans, Beno&#238;t Plion se pose moins de question. &lt;i&gt;&#171; Si une personne me dit &#8220;je veux me supprimer&#8221;, je lui demande &#8220;tu veux supprimer quoi dans ta vie ?&#8221;. Il faut faire des mises en situation, se familiariser avec les mots et les gestes &#224; adopter. Le dialogue fait le reste. &#187;&lt;/i&gt; Il tire cette confiance de l'entraide interpersonnelle qui cimente le collectif. Arriv&#233; en ao&#251;t, il habite sur place en attendant de consolider son projet personnel. Avec Antonio Guacci, r&#233;sidant depuis le d&#233;but, il joue le r&#244;le d'h&#244;te d'accueil et s'occupe de la cuisine. Il s'applique &#233;galement &#224; fleurir la maison. &lt;i&gt;&#171; Je cherche &#224; cr&#233;er un climat qui invite les gens &#224; se poser et &#224; se sentir bien. Le reste vient naturellement. Sans accompagnement m&#233;dical, nos discussions me semblent plus sinc&#232;res. Et puis nous sommes valoris&#233;s, puisqu'on est impliqu&#233; dans toutes les &#233;tapes de la cr&#233;ation du lieu. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une implication souhait&#233;e &#224; chaque &#233;tape&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'attente de financements (lire encadr&#233; page 18), le Lieu de r&#233;pit s'est organis&#233; autour d'un fonctionnement bas&#233; sur la transmission des savoirs d'exp&#233;riences, la formation, l'information, l'autonomisation, la valorisation et le bien-&#234;tre. Tous les jours, des groupes de travail se r&#233;unissent pour mettre en place des actions : cr&#233;ation d'une radio, d'un fanzine, sorties culturelles, accueil de la crise avec mise en situation, voyages de formation, organisation du lieu, recherche et &#233;valuation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Reposant sur le b&#233;n&#233;volat, cette dynamique est entretenue par un noyau dur d'une vingtaine de personnes qui &#233;volue en fonction des disponibilit&#233;s et des affinit&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Pour que ce soit r&#233;ellement participatif, il faut laisser le temps aux id&#233;es d'&#233;merger, aux groupes de se constituer et de se d&#233;faire&lt;/i&gt;, explique Jean-R&#233;gis. &lt;i&gt;Nous devons travailler le &#8220;comment on se parle&#8221;, s'habituer &#224; &#234;tre en d&#233;saccord, apprendre &#224; ne pas attendre qu'un chef tranche. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2749 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH196/screenshot_55-4-5595c.png?1694043700' width='500' height='196' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux coordinatrices, Alexandra Mathieu, formatrice en promotion de la sant&#233; et d&#233;marche communautaire, et Nicole Ducros, une des pionni&#232;res de la r&#233;duction des risques &#224; Marseille et de l'auto support, accompagnent ponctuellement les ateliers. Pour beaucoup, ce travail collectif s'av&#232;re porteur d'espoir et de r&#233;tablissement. Pour d'autres, l'absence de hi&#233;rarchie, les prises de d&#233;cisions collectives, la lenteur inh&#233;rente &#224; la participation et l'alchimie des hypersensibilit&#233;s provoquent la fuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me s'il se sent parfois en situation de fragilit&#233;, Malick s'engage &#224; fond et &#231;a lui fait du bien. &#201;tudiant au Cofor, il a particip&#233; au p&#233;riple des onze envoy&#233;s sp&#233;ciaux &#224; Gen&#232;ve qui ont assist&#233; &#224; une conf&#233;rence sur le dialogue ouvert. Cette m&#233;thode appliqu&#233;e en Laponie a permis &#224; la r&#233;gion finlandaise de ne garder que quatre lits en psychiatrie. Le groupe d'initi&#233;s devra transmettre ces informations au reste du collectif au cours d'une r&#233;union sur l'accueil de crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, Malick et Olivier se concentrent sur la cr&#233;ation d'une web radio th&#233;rapeutique : la Dr&#244;le de radio. Alexandra les pousse &#224; d&#233;finir le projet : objectif, public concern&#233;, activit&#233;s, moyens humains et mat&#233;riels, crit&#232;res d'&#233;valuation. Ils se seraient bien content&#233;s de faire quelques compilations &#224; podcaster en attendant que l'association Just d&#233;bloque un budget, mais se d&#233;couvrent de plus grandes ambitions. &lt;i&gt;&#171; La Dr&#244;le de radio doit &#234;tre une vitrine pour le Lieu de r&#233;pit, une radio en interaction avec le public concern&#233;, o&#249; la parole se d&#233;tache de la probl&#233;matique personnelle pour parler plus largement du handicap psychique et des alternatives &#224; la psychiatrie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arriv&#233;e en mars comme r&#233;sidante, C&#233;line Letailleur est, elle, porteuse de la formation Cofor. Habitu&#233;e aux squats, elle observe l'&#233;volution du dispositif. &lt;i&gt;&#171; Ce qui est int&#233;ressant, c'est l'alternative. Actuellement, on propose de mani&#232;re empirique un espace qui, de fait, permet d'&#233;viter la crise. OK, on n'est pas dans les normes, mais il ne faudrait pas trop formaliser et devenir un accueil m&#233;dicosocial reproduisant l'oppression de l'institution. Pour moi, chercher des financements pour cr&#233;er une radio, c'est transformer une envie en dossier. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malick y voit lui une mani&#232;re de se d&#233;couvrir, de repousser ses limites et de se projeter. D&#232;s le mois de f&#233;vrier, il veut mener de front des &#233;tudes d'accompagnateur &#233;ducatif et social, et un dipl&#244;me d'&#201;tat en sant&#233; mentale dans la communaut&#233;. Apr&#232;s avoir imagin&#233; int&#233;grer l'&#233;quipe de salari&#233;s, il pr&#233;f&#232;re d&#233;sormais se former avant de se lancer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la cr&#233;ation du Lieu de r&#233;pit Marseille consolide sa r&#233;putation de &#171; capitale fran&#231;aise du r&#233;tablissement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cr&#233;dit photos : M. L&#233;on&lt;br class='autobr' /&gt;
(1) Pr&#233;nom chang&#233; &#224; la demande de la personne.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'histoire d'un nouvel espace</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1223-L-histoire-d-un-nouvel-espace</link>
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		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1223</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#201;manation de Marss (mouvement et action pour le r&#233;tablissement sanitaire et social), l'association Just porte ce projet bas&#233; sur un mod&#232;le &#233;valu&#233; et retenu dans diff&#233;rents pays anglo-saxons, mais jamais exp&#233;riment&#233; en France. Il vivotait depuis sept ans quand en d&#233;cembre 2016, Soliha, association sp&#233;cialis&#233;e dans l'insertion par le logement, lui a confi&#233; un b&#226;timent de quatre &#233;tages refait &#224; neuf. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un financement de 100 000 euros de l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; (ARS) a permis de couvrir les frais de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;manation de Marss (mouvement et action pour le r&#233;tablissement sanitaire et social), l'association Just porte ce projet bas&#233; sur un mod&#232;le &#233;valu&#233; et retenu dans diff&#233;rents pays anglo-saxons, mais jamais exp&#233;riment&#233; en France. Il vivotait depuis sept ans quand en d&#233;cembre 2016, Soliha, association sp&#233;cialis&#233;e dans l'insertion par le logement, lui a confi&#233; un b&#226;timent de quatre &#233;tages refait &#224; neuf.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un financement de 100 000 euros de l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; (ARS) a permis de couvrir les frais de fonctionnement et le salaire d'un coordinateur charg&#233; d'amorcer le programme et de rechercher des fonds suppl&#233;mentaires. Le plan A pr&#233;voyait la cr&#233;ation de dix places avec un budget d'un million d'euros pour un an, l'&#233;quivalent de trois lits en h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fin novembre 2017, l'ARS a annonc&#233; un financement de 380 000 euros, qui va permettre l'ouverture de cinq places d'accueil de crise en 2018 et le recrutement de douze personnes (9,5 &#233;quivalent temps plein) : trois coordinateurs, trois m&#233;diateurs de sant&#233; pairs, un psychologue, un &#233;ducateur, un infirmier, un cuisinier et une secr&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif est d'&#234;tre en capacit&#233; d'accompagner 24 heures sur 24 les personnes h&#233;berg&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le coordinateur, Jean-R&#233;gis Rooijackers, envisage &#233;galement d'ouvrir l'immeuble &#224; de l'h&#233;bergement social temporaire hors crise. &lt;i&gt;&#171; Ce lieu d&#233;montre d&#233;j&#224; son utilit&#233; dans la pr&#233;vention de la d&#233;compensation. Ce n'est pas un accueil de jour o&#249; l'on vient pour passer le temps, mais une communaut&#233; de sant&#233; mentale qui construit un projet ambitieux avec des enjeux politiques et &#233;conomiques. Nous avons d&#233;j&#224; accompagn&#233; des personnes en crise de mani&#232;re informelle. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Logement &#8226; L'essor de l'habitat inclusif</title>
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		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Entre l'institution et le domicile, l'habitat partag&#233; se fraie un chemin. Partager une maison tout en pr&#233;servant son intimit&#233; s&#233;duit de plus en plus de personnes &#226;g&#233;es ou en situation de handicap, ainsi que leurs proches. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2017, l'habitat &#171; inclusif &#187; a fait parler de lui : les &#233;tudes sur ces petits lieux de vie se sont multipli&#233;es, un observatoire a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;, un guide a &#233;t&#233; &#233;dit&#233; (1). C'est justement l'ann&#233;e de la crise des EHPAD, dont le fonctionnement tant pour les r&#233;sidents que les personnels est (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/1223-945" rel="tag"&gt;1223&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entre l'institution et le domicile, l'habitat partag&#233; se fraie un chemin. Partager une maison tout en pr&#233;servant son intimit&#233; s&#233;duit de plus en plus de personnes &#226;g&#233;es ou en situation de handicap, ainsi que leurs proches.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2017, l'habitat &#171; inclusif &#187; a fait parler de lui : les &#233;tudes sur ces petits lieux de vie se sont multipli&#233;es, un observatoire a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;, un guide a &#233;t&#233; &#233;dit&#233; (1). C'est justement l'ann&#233;e de la crise des EHPAD, dont le fonctionnement tant pour les r&#233;sidents que les personnels est totalement gripp&#233;. Et si le maintien &#224; domicile reste pl&#233;biscit&#233;, il devient souvent impossible l'&#226;ge avan&#231;ant et peut s'apparenter &#224; une &#171; mort sociale &#187;, en cas de perte de lien social. Rien d'&#233;tonnant donc &#224; ce que d'autres formes d'habitat surgissent. Leur but : permettre aux personnes de vivre autant que possible dans un &#171; chez-soi &#187; tout en restant actrices de leur vie, int&#233;gr&#233;es dans la vie de la cit&#233;, avec une meilleure r&#233;ponse &#224; leurs besoins &#8211; repas cuisin&#233;s sur place, visites illimit&#233;es des proches, pr&#233;servation d'un espace priv&#233;, souplesse des horaires,&#8239;etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un renouveau. D&#232;s les ann&#233;es 1960, les logements-foyers avaient ouvert cette voie interm&#233;diaire, en regroupant des personnes &#226;g&#233;es qui restaient locataires de leur appartement, et donc ind&#233;pendants. Dans les ann&#233;es 80 sont apparues les Maisons d'accueil rural pour les personnes &#226;g&#233;es (MARPA), des structures d'h&#233;bergement de taille r&#233;duite, correspondant &#224; la notion de Petites unit&#233;s de vie (PUV), d'un maximum de 25 places. Parall&#232;lement, le secteur social a d&#233;velopp&#233; de nombreuses r&#233;ponses pour les personnes en situation de handicap psychique, afin de d&#233;sengorger les h&#244;pitaux et de permettre une r&#233;insertion sociale : maisons communautaires, maisons relais, appartements th&#233;rapeutiques. La notion d'&#171; habitat &#187;, tendant &#224; supplanter celle d'&#171; h&#233;bergement &#187;, est apparue dans les ann&#233;es 2000, ann&#233;es qui consacr&#232;rent aussi la place de l'usager dans le secteur m&#233;dico-social avec la loi du 2 janvier 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles sont donc ces formes d'habitat ? Difficile de les recenser de mani&#232;re exhaustive. La Direction g&#233;n&#233;rale de la coh&#233;sion sociale (DGCS) s'y est essay&#233;e en f&#233;vrier 2017 dans une enqu&#234;te nationale, sans grand succ&#232;s (2). Elle constate que la situation fran&#231;aise &lt;i&gt;&#171; appara&#238;t &#233;clat&#233;e : une multitude d'exp&#233;riences existe, qu'il n'est pas possible de toutes rep&#233;rer &#187;&lt;/i&gt;. Sur 48 d&#233;partements ayant d&#233;nombr&#233; des projets, seuls 240 ont &#233;t&#233; identifi&#233;s &#8211; en dehors des 2 300 r&#233;sidences-autonomie et 500 r&#233;sidences services existantes. Le nombre de petits habitats est sous-estim&#233; car 30&#8239;% des d&#233;partements n'ont pas r&#233;pondu, et que &lt;i&gt;&#171; beaucoup d'entre eux n'ont encore qu'une vision parcellaire de cette offre en &#233;mergence &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2751 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L474xH317/screenshot_57-4-606b0.png?1694043700' width='474' height='317' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette m&#233;connaissance des projets existants a ses avantages : elle permet l'innovation locale, la cr&#233;ation de projets port&#233;s par des familles ou des associations, avec les mairies et les bailleurs sociaux, sans passer sous les fourches caudines des normes du secteur m&#233;dico-social. Elle porte aussi ses inconv&#233;nients : une certaine incertitude juridique et financi&#232;re des projets, qui repose sur l'engagement de ses porteurs locaux, ainsi qu'un manque de reconnaissance, pr&#233;judiciables pour la p&#233;rennit&#233; de ces petites structures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une maison sans blouses blanches&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Bretagne, le Comit&#233; de liaison des associations de retrait&#233;s et de personnes &#226;g&#233;es du Morbihan (CLARPA 56) fait, aujourd'hui encore, figure de pionnier. Cr&#233;&#233;e en 1977, l'association qui f&#233;d&#232;re aujourd'hui 171 associations de retrait&#233;s et 13 000 adh&#233;rents, constatait de nouveaux besoins pour une partie d'entre eux, qui devenaient d&#233;pendants. En 1982, elle ouvre un service d'aide &#224; domicile (aujourd'hui ASSAP-CLARPA), mais devient de plus en plus sollicit&#233;e par des familles ne sachant plus comment s'occuper de leur proche atteint d'une maladie d'Alzheimer ou apparent&#233;e, et n&#233;cessitant une surveillance 24&#8239;heures sur 24. En 1992, l'association cr&#233;e un premier &#171; domicile partag&#233; &#187; &#224; Vannes en 1992 : huit personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes y deviennent colocataires, accompagn&#233;es au quotidien par sept salari&#233;s (deux le jour et un la nuit).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but, j'ai tout entendu sur ce projet&lt;/i&gt;, raconte Marie-Annick Hautin, directrice g&#233;n&#233;rale de l'association CLARPA 56. &lt;i&gt;Que nous n'&#233;tions pas des gens s&#233;rieux, que seules les &#8220;blouses blanches&#8221; savaient s'occuper des personnes &#226;g&#233;es. Mais nous avons toujours &#233;t&#233; soutenus par le conseil d&#233;partemental, ainsi que les mairies, dans le cadre de leur politique vieillesse. &#187;&lt;/i&gt; Aujourd'hui, 48 domiciles partag&#233;s existent sur le d&#233;partement : quatre sont g&#233;r&#233;s par des Centres communaux d'action sociale (CCAS), les autres par l'ASSAP-CLARPA 56. Les communes mettent un terrain &#224; disposition, un bailleur social construit une maison, puis la loue au CCAS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les assistants de vie sont r&#233;mun&#233;r&#233;s par les r&#233;sidents qui sont leurs employeurs. Le fait de mutualiser les salai&#173;res et les charges, ainsi que l'Allocation personnalis&#233;e d'autonomie (APA) r&#233;duit la participation financi&#232;re de chacun&lt;/i&gt;, explique-t-elle. &lt;i&gt;Le fait de tout diviser par huit employeurs permet une pr&#233;sence professionnelle jour et nuit. &#187;&lt;/i&gt; Les r&#233;sidents partagent des repas cuisin&#233;s sur place, peuvent recevoir leur famille &#224; n'importe quel moment, conservent leur m&#233;decin traitant et leur personnel param&#233;dical. Le co&#251;t moyen restant &#224; charge : entre 1 800 et 1 900&#8239;&#8364; par mois, soit un prix &#233;quivalent au co&#251;t m&#233;dian d'un Ehpad&#8230; mais avec un tout autre service. &lt;i&gt;&#171; La maison doit s'apparenter &#224; un cocon dans lequel on se sent bien&lt;/i&gt;, poursuit Marie-Annick Hautin. &lt;i&gt;Huit r&#233;sidents, c'est un maximum. Au-del&#224;, nous serions soumis &#224; d'autres obligations inh&#233;rentes au secteur m&#233;dico-social, ce que nous ne souhaitons pas. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2752 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH510/screenshot_58-4-64524.png?1694043701' width='500' height='510' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sortir d'un mod&#232;le unique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme nombre d'initiatives de petits habitats collectifs, l'exp&#233;rience morbihannaise ne s'est pas r&#233;pandue en France. Parce que l'information se diffuse mal, et que ces innovations d&#233;pendent des hommes, des femmes et des d&#233;cideurs qui les portent localement. Elle a toutefois inspir&#233; l'Association des Petits fr&#232;res des pauvres, qui a ouvert une colocation similaire pour personnes &#226;g&#233;es atteintes de la maladie d'Alzheimer &#224; Beauvais en janvier 2016. &lt;i&gt;&#171; Nous souhaitions cr&#233;er un lieu de vie proche de la vie courante, avec ses rep&#232;res, tout en permettant aux aidants de se d&#233;gager du poids du quotidien &#187;&lt;/i&gt;, explique Fran&#231;ois-Xavier Turbet Delof, directeur adjoint de l'Association de gestion des &#233;tablissements des Petits fr&#232;res des pauvres et animateur du collectif Habiter autrement. Celui-ci a publi&#233; une &#233;tude en mars 2017 sur l'habitat alternatif, citoyen, solidaire et accompagn&#233; dans le champ du vieillissement (3), qui montre les points communs de ces diff&#233;rents collectifs : la co-responsabilit&#233; et la co-d&#233;cision des colocataires, la volont&#233; de s'inscrire dans la vie locale pour favoriser le lien social, mais aussi le manque d'acc&#232;s &#224; l'information pour le montage des projets. La transmission des pratiques existantes, des contacts &#224; prendre, des retours d'exp&#233;rience pour inciter associations et collectivit&#233;s &#224; innover en la mati&#232;re semble urgente. &lt;i&gt;&#171; Si vous vous projetez : est-ce que vous vous imaginez en EHPAD ? Nous n'accepterons peut-&#234;tre plus cela, m&#234;me si ces &#233;tablissements peuvent convenir &#224; un certain nombre de personnes. Nous sommes all&#233;s trop loin sur un mod&#232;le unique, il faut des alternatives. L'ouverture actuelle des pouvoirs publics est une opportunit&#233; que nous devons saisir pour convaincre les collectivit&#233;s que d'autres types d'habitat sont possibles &#187;&lt;/i&gt;, termine Fran&#231;ois-Xavier Turbet Delof.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le champ du handicap, les initiatives foisonnent &#233;galement, comme celle port&#233;e par l'association Simon de Cyr&#232;ne. &lt;i&gt;&#171; Depuis l'implantation du Samu dans les ann&#233;es 80, 40 000 personnes par an sont sauv&#233;es lors des accidents de la route ou des accidents c&#233;r&#233;braux, mais gardent des l&#233;sions c&#233;r&#233;brales &#8211; physiques, psychiques et cognitives&lt;/i&gt;, explique Laurent de Cherisey, pr&#233;sident de l'association. &lt;i&gt;Elles se r&#233;veillent apr&#232;s plusieurs mois de coma, passent des ann&#233;es en h&#244;pital ou en centre de r&#233;&#233;ducation, puis chez les parents ou en &#233;tablissement alors qu'elles sont m&#233;dicalement stabilis&#233;es. Or, en tr&#232;s grande majorit&#233;, elles ont envie de retrouver leur chez-soi. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association a donc cr&#233;&#233; le concept des maisons partag&#233;es Simon de Cyr&#232;ne, o&#249; valides &#8211; services civiques ou travailleurs sociaux &#8211; et personnes handicap&#233;es vivent ensemble. S'inspirant de l'exp&#233;rience de l'Arche en France et des Maisons des quatre cr&#233;&#233;es par l'Association des familles de traumatis&#233;s cr&#226;niens et c&#233;r&#233;bro-l&#233;s&#233;s (AFTC), l'id&#233;e est apparue dans des Groupes d'entraide mutuelle. Exclues du monde du travail du fait de leur handicap, les personnes exprimaient le souhait de r&#233;int&#233;grer la cit&#233; et la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2753 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH345/screenshot_59-3-b2c3e.png?1694043701' width='500' height='345' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans le Morbihan, 48 domiciles partag&#233;s accueillent des personnes &#226;g&#233;es d&#233;pendantes. / &#169; ASSAP-CLARPA56&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Respecter la vie autonome&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Rungis, Angers ou encore Vanves, les maisons ou appartements partag&#233;s accueillent chacun six personnes handicap&#233;es et quatre personnes valides, des assistants de vie, qui louent un studio de 30&#8239;m2 disposant de kitchenette et salle de bain. Un salon, salle &#224; manger et cuisine permettent des moments de vie commune &#8211; d&#233;jeuners, anniversaires,&#8239;etc. Les prestations de compensation du handicap (PCH) des locataires en situation de handicap sont mutualis&#233;es afin d'assurer l'aide humaine quotidienne. &lt;i&gt;&#171; Ces maisons reposent sur la relation d'entraide, c'est un appel &#224; la fraternit&#233; car chacun de nous est fragile et a besoin de l'autre &#187;&lt;/i&gt;, poursuit Laurent de Cherisey.&lt;br class='autobr' /&gt;
En novembre 2017, preuve que l'&#201;tat s'int&#233;resse davantage &#224; ces formes d'habitat, une journ&#233;e nationale a &#233;t&#233; organis&#233;e au minist&#232;re des Solidarit&#233;s et de la Sant&#233;. Dans un contexte budg&#233;taire toujours contraint, ces solutions alternatives dans le champ du handicap et de la d&#233;pendance peuvent constituer une aubaine financi&#232;re. Certains acteurs y voient un risque de r&#233;-institutionnalisation. &lt;i&gt;&#171; Ce qui me d&#233;range, c'est la r&#233;cup&#233;ration par l'&#201;tat de ces initiatives, qui risquent de ne plus &#234;tre port&#233;es par les personnes elles-m&#234;mes, pouvant choisir avec qui elles veulent vivre, mais qui se verront contraintes, faute de moyen d'acc&#233;der &#224; une vie autonome, de vivre dans ces lieux avec des personnes qu'elles n'ont pas choisies, des horaires &#224; respecter,&#8239;etc. &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;nonce Yves Mallet, membre de la Coordination Handicap et Autonomie. &lt;i&gt;&#171; &#192; partir du moment o&#249; on met ensemble, dans un lieu d&#233;termin&#233;, des personnes au m&#234;me profil, peut-on parler d'inclusion ? &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Simon de Cyr&#232;ne, on l'assure toutefois : &lt;i&gt;&#171; La personne est libre de venir vivre, libre de partir. Nous ne pr&#233;tendons pas avoir &#171; la &#187; solution, mais nous permettons aux personnes de construire un projet. Et quand nous sentons qu'elles sont heureuses, il y a fort &#224; parier qu'elles le soient r&#233;ellement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Informations sur &lt;a href=&#034;http://www.cnsa.fr&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.cnsa.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Enqu&#234;te nationale relative &#224; l'habitat alternatif/inclusif pour les personnes handicap&#233;es, personnes &#226;g&#233;es, personnes atteintes d'une maladie neurod&#233;g&#233;n&#233;rative ou leurs aidants, f&#233;vrier 2017&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) L'habitat alternatif, citoyen, solidaire et accompagn&#233;, prenant en compte le vieillissement, Collectif &#171; Habiter autrement &#187;, mars 2017&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Reportage &#8226; Vivre et travailler en petit collectif</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1223-Reportage-o-Vivre-et-travailler-en-petit-collectif</link>
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		<dc:date>2018-02-20T09:55:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1223</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Croisement de regards entre usagers et travailleurs sociaux, dans une maison g&#233;r&#233;e par l'association Club des Six dans le Var et une maison partag&#233;e Simon de Cyr&#232;ne &#224; Angers. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; J'ai eu un accident de voiture qui a failli &#234;tre mortel, mais je m'en suis sortie. &#187; Amandine Biale, 32 ans, d&#233;crit la vie qui bascule : le temps long pass&#233; en centre de soins, puis en &#233;tablissement, l'envie de le quitter pour reprendre une vie aussi normale que possible. En 2016, elle int&#232;gre la villa Sabrina, une maison cr&#233;&#233;e en (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Croisement de regards entre usagers et travailleurs sociaux, dans une maison g&#233;r&#233;e par l'association Club des Six dans le Var et une maison partag&#233;e Simon de Cyr&#232;ne &#224; Angers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai eu un accident de voiture qui a failli &#234;tre mortel, mais je m'en suis sortie. &#187;&lt;/i&gt; Amandine Biale, 32 ans, d&#233;crit la vie qui bascule : le temps long pass&#233; en centre de soins, puis en &#233;tablissement, l'envie de le quitter pour reprendre une vie aussi normale que possible. En 2016, elle int&#232;gre la villa Sabrina, une maison cr&#233;&#233;e en 2014 par l'association Club des Six, destin&#233;e &#224; six personnes c&#233;r&#233;bro-l&#233;s&#233;es et qui s'inspire du concept de la &#171; maison des quatre &#187; cr&#233;&#233;e &#224; la fin des ann&#233;es 90 par l'Association de familles de traumatis&#233;s cr&#226;niens et de c&#233;r&#233;bro-l&#233;s&#233;s (AFTC) de Gironde, puis d&#233;velopp&#233;e en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nom de la maison, situ&#233; &#224; la Croix Valmer dans le Var, fait r&#233;f&#233;rence &#224; Sabrina Cantzler, une des colocataires. C'est sa s&#339;ur, Ma&#239;lys Cantzler, secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale adjointe de l'Union nationale des AFTC (UNAFTC), qui a port&#233; le projet. &lt;i&gt;&#171; Lors de son accident en 1999, mon p&#232;re m'a demand&#233; d'&#234;tre sa tutrice. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai accept&#233; en pensant imm&#233;diatement &#224; la suite : il n'&#233;tait pas envisageable pour elle de rester en &#233;tablissement, ni de vivre seule. Son handicap n&#233;cessite une aide humaine 24&#8239;heures sur 24, alors que ses heures de prestation de compensation du handicap se limitent &#224; 6&#8239;heures par jour. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la villa Sabrina, 400&#8239;m2, chaque colocataire a son appartement et b&#233;n&#233;ficie des parties communes : salon, salle &#224; manger, cuisine. Une &#233;quipe de huit salari&#233;s &#8211; auxiliaires de vie, aide m&#233;dico-psychologique, aide-soignante &#8211; se relaient chaque jour sous la houlette de Clara Selva, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e et coordinatrice. &lt;i&gt;&#171; Quand j'arrive le matin, je fais le tour des chambres, je v&#233;rifie si tous les colocataires ont pass&#233; une bonne nuit, puis je m'occupe de l'organisation de la journ&#233;e : les r&#233;unions avec l'&#233;quipe, le projet de chacun, la gestion du budget. &#187;&lt;/i&gt; Les petits d&#233;jeuners sont &#233;chelonn&#233;s, les repas pris ensemble : les menus sont &#233;labor&#233;s par un professionnel et Amandine, di&#233;t&#233;ticienne de m&#233;tier. &lt;i&gt;&#171; Nous nous appuyons sur les comp&#233;tences de chacun pour les valoriser &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit Clara Selva.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2754 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH347/screenshot_60-3-07d9f.png?1694043701' width='500' height='347' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plus pr&#232;s des projets de vie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet individuel est &#233;valu&#233; tous les six mois. L'un des habitants, passionn&#233; par les plantes, voulait devenir agriculteur : accompagn&#233; d'un professionnel, il se rend une heure et demie par semaine dans une p&#233;pini&#232;re. Sabrina participe &#224; des activit&#233;s en cr&#232;che avec un groupe d'enfants. &lt;i&gt;&#171; J'adore &#231;a &#187;&lt;/i&gt;, confie-t-elle. Amandine, de son c&#244;t&#233;, souhaite vivre seule. Elle a donc rejoint l'appartement tremplin de la maison, con&#231;u pour pr&#233;parer &#224; un retour &#224; la vie autonome : elle garde un pied dans la colocation, mais prend son petit d&#233;jeuner et deux repas par semaine &#224; l'appartement &lt;i&gt;&#171; Dans la colocation, il faut supporter le bon et le mauvais c&#244;t&#233; des gens&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Amandine. &lt;i&gt;Mais c'est une bonne exp&#233;rience, qui correspond &#224; ce que j'attendais. &#187;&lt;/i&gt; Pas d'angoisse &#224; l'id&#233;e de vivre seule ? &lt;i&gt;&#171; Non, pas trop, car mes parents sont &#224; l'&#233;coute et en cas de probl&#232;me, un petit coup de fil et ils seront vite l&#224;. &#187;&lt;/i&gt; Le projet d'Amandine &lt;i&gt;&#171; est encore un peu pr&#233;matur&#233; mais nous avons construit tout un protocole pour lui permettre d'atteindre son objectif&lt;/i&gt;, temp&#232;re Clara Selva. &lt;i&gt;La notion de temps, ici, est al&#233;atoire. Mais Amandine est d&#233;termin&#233;e, a un fort caract&#232;re et vraiment envie de retrouver sa vie sociale. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette maison, Clara Selva, quinze ans d'exp&#233;rience dans le secteur m&#233;dico-social, vit un &lt;i&gt;&#171; &#233;panouissement professionnel &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Ici, la loi de 2002 a du sens, le choix du r&#233;sident est respect&#233; et la colocation permet un r&#233;el accompagnement dans le projet de vie. &#187;&lt;/i&gt; Sa fonction de coordinatrice ? Ce n'est pas &lt;i&gt;&#171; comme celle d'un chef de service &#187;&lt;/i&gt; : elle doit &lt;i&gt;&#171; mettre la main &#224; la p&#226;te&#8239;&lt;/i&gt; &#187; en cas d'absence d'un des salari&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Il m'arrive de donner des douches, de faire une nuit, de m'occuper des repas. Je dois soutenir l'&#233;quipe &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une des particularit&#233;s rencontr&#233;es par les personnes c&#233;r&#233;bro-l&#233;s&#233;es est la difficult&#233; &#224; aller vers les autres. &lt;i&gt;&#171; C'est &#224; nous de travailler les interf&#233;rences entre chacun, la dynamique de groupe. Tous les jours, nous proposons des ateliers &#8211; cognitif, esth&#233;tique, bien-&#234;tre, relaxation. Nous mettons aussi l'accent sur leur identit&#233; sociale, pour qu'ils retrouvent celles qu'ils avaient avant l'accident &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit Clara Selva. Chaque ann&#233;e, un grand vide-grenier est organis&#233; sur le parking de la maison, ainsi que des actions de citoyennet&#233; et de sensibilisation dans les coll&#232;ges et les lyc&#233;es. &lt;i&gt;&#171; L'id&#233;e est d'aller au-del&#224; du handicap, de permettre aux personnes de retrouver une utilit&#233; sociale &#187;&lt;/i&gt;, termine-t-elle. Une maison du m&#234;me type ouvre cette ann&#233;e en Charente-Maritime et d'autres ouvertures suivront dans les Hautes-Pyr&#233;n&#233;es et en Gironde.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien Dominique Argoud &#8226; De l'environnement &#224; l'innovation</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1223-Entretien-Dominique-Argoud-o-De-l-environnement-a-l-innovation</link>
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		<dc:date>2018-02-20T09:55:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1223</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dominique Argoud voit dans l'engouement autour de l'habitat partag&#233; un effet g&#233;n&#233;rationnel et une marche vers l'id&#233;e d'inclusion. Le secteur m&#233;dico-social, englu&#233; dans les normes, reste un peu &#224; l'&#233;cart. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi l'habitat &#171; inclusif &#187; s&#233;duit-il autant aujourd'hui ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis une dizaine d'ann&#233;es, l'engouement est &#224; la fois m&#233;diatique, scientifique, professionnel, pour deux raisons principales. D'abord, l'aspiration des individus &#224; une autre forme d'accompagnement, moins institutionnelle. C'est l'effet naturel du (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dominique Argoud voit dans l'engouement autour de l'habitat partag&#233; un effet g&#233;n&#233;rationnel et une marche vers l'id&#233;e d'inclusion. Le secteur m&#233;dico-social, englu&#233; dans les normes, reste un peu &#224; l'&#233;cart.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2755 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH129/screenshot_61-3-9afbf.png?1694043701' width='500' height='129' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi l'habitat &#171; inclusif &#187; s&#233;duit-il autant aujourd'hui ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis une dizaine d'ann&#233;es, l'engouement est &#224; la fois m&#233;diatique, scientifique, professionnel, pour deux raisons principales. D'abord, l'aspiration des individus &#224; une autre forme d'accompagnement, moins institutionnelle. C'est l'effet naturel du renouvellement des g&#233;n&#233;rations, qui ont d'autres valeurs et d'autres projets pour elles-m&#234;mes. Les secteurs du vieillissement et du handicap ont ce point commun, m&#234;me si dans le champ du handicap, cette aspiration se retrouve davantage chez les plus jeunes, qui ont v&#233;cu en institution d&#232;s leur plus jeune &#226;ge et souhaitent un autre mode de vie. Chez les plus &#226;g&#233;s, c'est l'effet du baby-boom : ils ne veulent pas vieillir com&#173;me leurs parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, il y a l'&#233;volution des r&#233;f&#233;rentiels d'action publique : depuis les ann&#233;es 2000, l'id&#233;e que l'environnement a un r&#244;le &#224; jouer dans le champ du handicap et du vieillissement est apparue. Le glissement s&#233;mantique traduit cette &#233;volution du r&#233;f&#233;rentiel : l'h&#233;bergement r&#233;f&#232;re &#224; un mode institutionnel de prise en charge, quand l'habitat, plus large, int&#232;gre la question de l'environnement. L'habitat illustre la volont&#233; de questionner la fa&#231;on dont on prend place dans la soci&#233;t&#233; et pas simplement quel &#233;tablissement ou service permet de r&#233;pondre aux besoins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;chelon de ces habitats reste tr&#232;s local&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, c'est le propre de l'innovation, un bricolage local en fonction des acteurs locaux. Parfois ils sont soutenus par des f&#233;d&#233;rations et prennent un peu plus d'ampleur. Dans l'habitat, beaucoup d'initiatives sont n&#233;es en dehors de la loi du 2 janvier 2002 et rel&#232;vent du secteur du logement ordinaire. &#192; ce jour, les pouvoirs publics n'en n'ont qu'une ma&#238;trise tr&#232;s partielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Selon vous, le secteur m&#233;dico-social est actuellement absent : pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'a pas toujours &#233;t&#233; le cas puisque qu'il a &#233;t&#233; &#224; l'initiative de la premi&#232;re g&#233;n&#233;&#173;ration d'habitats, il y a vingt &#224; trente ans, dans le secteur du vieillissement, avec les foyers-logements. Mais &#224; partir du milieu des ann&#233;es 80, apr&#232;s la r&#233;forme de la tarification des &#233;tablissements, il a fallu choisir le droit commun &#8211; se transformer en EHPAD &#8211; ou le maintien d'un statut exp&#233;rimental un peu en marge du syst&#232;me. Cela a att&#233;nu&#233; le mouvement des petites unit&#233;s de vie. J'interpr&#232;te ce ph&#233;nom&#232;ne par l'abondance de textes r&#233;glementaires que le secteur m&#233;dico-social conna&#238;t depuis 2002. Les professionnels ont la t&#234;te dans le guidon, ils ont moins d'espaces pour penser autrement que ne l'ont les familles et les personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel avenir pour ces habitats, selon vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce jour, il n'existe qu'un obs&#173;&#173;ervatoire et un guide, pas de cadre contraignant. Ces initiatives peuvent cons&#173;tituer une voie d'&#233;conomie budg&#233;taire. En p&#233;riode de restriction finan&#173;ci&#173;&#232;re, la tentation peut &#234;tre grande de r&#233;affecter les ressources ailleurs. Or ce nouveau mode d'accompagnement, plut&#244;t que de g&#233;n&#233;rer des &#233;conomies, devrait b&#233;n&#233;ficier de celles qui pourraient &#234;tre r&#233;alis&#233;es dans les institutions qui viendraient &#224; fermer. Enfin, pour exister et se p&#233;renniser, il faut un minimum de reconnaissance et de visibilit&#233; des pouvoirs publics. Cela aide &#224; faire face aux al&#233;as, une fois pass&#233;e la p&#233;riode de l'exp&#233;rimentation. En m&#234;me temps, le risque est celui de la normalisation, qui viendrait faire perdre le caract&#232;re innovant de ces initiatives. L'histoire n'est jamais &#233;crite, c'est toujours une tension entre ces deux p&#244;les.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>T&#233;moignage &#8226; &#171; &#202;tre acteur de sa vie &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1223-Temoignage-o-Etre-acteur-de-sa-vie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1223-Temoignage-o-Etre-acteur-de-sa-vie</guid>
		<dc:date>2018-02-20T09:54:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1223</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jonathan Santagostini, moniteur-&#233;ducateur et responsable d'une maison Simon de Cyr&#232;ne &#224; Angers &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Ma famille &#233;tait famille d'accueil. Vivre sur mon lieu de travail m'int&#233;ressait, j'avais envie d'incarner totalement le r&#244;le d'&#233;ducateur. On parle souvent de &#171; distance professionnelle &#187; mais il n'est pas question d'avoir une telle attitude en habitat inclusif. Je ne peux pas &#234;tre 100&#8239;% &#233;ducateur au quotidien, car je vis avec eux. Et eux ne vivent pas avec un &#233;ducateur mais avec Jonathan. C'est un grand &#233;cart en (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Jonathan Santagostini, moniteur-&#233;ducateur et responsable d'une maison Simon de Cyr&#232;ne &#224; Angers&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Ma famille &#233;tait famille d'accueil. Vivre sur mon lieu de travail m'int&#233;ressait, j'avais envie d'incarner totalement le r&#244;le d'&#233;ducateur. On parle souvent de &#171; distance professionnelle &#187; mais il n'est pas question d'avoir une telle attitude en habitat inclusif. Je ne peux pas &#234;tre 100&#8239;% &#233;ducateur au quotidien, car je vis avec eux. Et eux ne vivent pas avec un &#233;ducateur mais avec Jonathan. C'est un grand &#233;cart en permanence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai un bureau et un appartement avec ma femme, qui n'a pas de r&#244;le dans la maison. Il y a six r&#233;sidents locataires et cinq membres de l&#8216;&#233;quipe d'accompagnement &#8211; une CESF, une aide-soignante, deux services civiques et moi. C'est quasiment du &#171; un pour un &#187;, 24&#8239;heures sur 24, 7 jours sur 7. &#192; 34 ans, je suis le plus &#226;g&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai pris le pli de ne pas proposer d'activit&#233;s car je ne veux pas faire de l'occupationnel. Toutes les actions doivent &#234;tre propos&#233;es par les r&#233;sidents et l'&#233;quipe. Par exemple, tous les mercredis matin je vais faire du judo avec l'un d'eux, car c'est une activit&#233; partag&#233;e que nous souhaitons faire tous les deux. Nous prenons r&#233;guli&#232;rement des ap&#233;ros dans le bar d'&#224; c&#244;t&#233; car on aime bien &#231;a. Tous les pr&#233;textes sont bons pour faire la f&#234;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aucun ne vit enferm&#233; chez lui, tous sont venus habiter ici car ils ont besoin d'&#234;tre entour&#233;s et ne souhaitent pas vivre seuls. Bien s&#251;r, la porte de leur appartement est parfois ferm&#233;e pendant la journ&#233;e, quand ils ne veulent pas &#234;tre d&#233;rang&#233;s. Les repas en commun sont propos&#233;s : 95% sont pris ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certains, il y a un vrai travail d'appropriation des lieux &#224; faire. Il leur faut aussi devenir acteurs de leur vie. C'est une r&#233;volution car ils ont l'habitude que tout tourne autour d'eux, or ils doivent en sortir pour devenir eux-m&#234;mes ressource pour les autres. Cet &#233;t&#233; par exemple, ils ont particip&#233; au plan canicule en tenant des permanences pour appeler les personnes &#226;g&#233;es. Tout ne leur est pas d&#251;, tout ne tombe pas du ciel et quand ils le comprenne cela change leur vie. Sinon, nous cr&#233;ons des personnes inadapt&#233;es. Le but ici : que les personnes reprennent leur place dans la soci&#233;t&#233; et apportent leur part. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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