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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Injuriez-vous ! Du bon usage de l'insulte</title>
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		<dc:subject>1222</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les mots de la col&#232;re &lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe un langage normalis&#233; et standardis&#233; seul l&#233;gitime, excluant des gros mots punis par les adultes quand on est enfant et la justice quand on est majeur. Encore faut-il distinguer le registre de l'insulte de celui de l'injure ou du juron. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'insulte est une vexation directe se r&#233;f&#233;rant &#224; un lexique bien pr&#233;cis (&#171; cr&#233;tin &#187;, &#171; idiot &#187;, &#171; p&#233;d&#233; &#187;). L'injure fonctionne par interpr&#233;tation d'une &#233;nonciation indirecte (&#171; nique ta m&#232;re &#187;, &#171; fis de pute &#187;). Dans les deux cas, il (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1222-" rel="tag"&gt;1222&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L86xH150/arton8093-75967.png?1694056427' width='86' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les mots de la col&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe un langage normalis&#233; et standardis&#233; seul l&#233;gitime, excluant des gros mots punis par les adultes quand on est enfant et la justice quand on est majeur. Encore faut-il distinguer le registre de l'insulte de celui de l'injure ou du juron.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'insulte est une vexation directe se r&#233;f&#233;rant &#224; un lexique bien pr&#233;cis (&#171; cr&#233;tin &#187;, &#171; idiot &#187;, &#171; p&#233;d&#233; &#187;). L'injure fonctionne par interpr&#233;tation d'une &#233;nonciation indirecte (&#171; nique ta m&#232;re &#187;, &#171; fis de pute &#187;). Dans les deux cas, il s'agit de qualifier autrui d'un vocable peu valorisant stigmatisant son corps, ses origines ou le comparant &#224; un animal. L'objectif recherch&#233; est bien de le vexer, de le blesser, de le choquer ou de l'humilier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au juron, il est &#224; usage personnel, moyen pour le locuteur d'&#233;vacuer un trop plein de tension ou d'&#233;motion. La force de l'impact de l'insulte ou de l'injure d&#233;pend tant de l'intentionnalit&#233; de l'&#233;metteur que de la fa&#231;on dont elle est re&#231;ue. &#192; l'int&#233;rieur d'un groupe de pairs, son usage peut s'assimiler &#224; une vanne malicieuse, contribuant ainsi &#224; construire une contre-culture, mais constituant un affront &#224; l'ext&#233;rieur de celui-ci. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certaines identit&#233;s sont prot&#233;g&#233;es par le l&#233;gislateur fran&#231;ais qui a fait le choix de p&#233;naliser l'injure prof&#233;r&#233;e en raison d'une race, d'une ethnie, d'une religion, d'un physique ou d'un genre. Il en va de m&#234;me pour la fonction li&#233;e &#224; l'autorit&#233; publique prot&#233;g&#233;e contre tout outrage sous la forme d'une offense ou d'une manifestation de m&#233;pris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, l'anti-politesse peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e aussi comme le refus de se soumettre &#224; la domination d'un syst&#232;me, en contestant ses codes et ses sch&#232;mes de communication accus&#233;s d'&#234;tre des vecteurs de &lt;br class='autobr' /&gt;
subordination.-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Les emp&#234;cheurs de tourner &lt;br class='autobr' /&gt;
en rond/La D&#233;couverte, 2016, (143 p.&#8239;&#8211; 13 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Ali&#233;nation et acc&#233;l&#233;ration : Vers une th&#233;orie critique de la modernit&#233; tardive</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1222</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une course folle &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre monde est soumis &#224; un vertigineux processus d'acc&#233;l&#233;ration. Au niveau technique d'abord : la vitesse de communication s'est accrue de 107&#8239;%, celle des transports de 102&#8239;% et celle du traitement des donn&#233;es de&#8230; 1 010&#8239;%. Le changement social est aussi concern&#233; : la famille ou le travail connaissent des bouleversements &#224; l'int&#233;rieur d'une m&#234;me g&#233;n&#233;ration (quand il en fallait plusieurs, auparavant). Il en va de m&#234;me pour le rythme de vie : nous faisons plus de choses en moins de temps et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton8094-8b5cb.png?1694056427' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une course folle&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre monde est soumis &#224; un vertigineux processus d'acc&#233;l&#233;ration. Au niveau technique d'abord : la vitesse de communication s'est accrue de 107&#8239;%, celle des transports de 102&#8239;% et celle du traitement des donn&#233;es de&#8230; 1 010&#8239;%. Le changement social est aussi concern&#233; : la famille ou le travail connaissent des bouleversements &#224; l'int&#233;rieur d'une m&#234;me g&#233;n&#233;ration (quand il en fallait plusieurs, auparavant). Il en va de m&#234;me pour le rythme de vie : nous faisons plus de choses en moins de temps et plus dans le m&#234;me temps, la liste de ce que nous n'arrivons pas &#224; faire s'allongeant chaque ann&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l&#224; le r&#233;sultat direct d'un capitalisme recherchant toujours plus d'avantages concurrentiels induits par les gains de productivit&#233;. Les implications sont nombreuses. La multiplication des r&#233;seaux de communication anesth&#233;sie nos r&#233;actions &#233;motionnelles. L'incroyable augmentation de la vitesse de production rend obsol&#232;tes les produits avant m&#234;me qu'ils n'aient commenc&#233; &#224; s'user. Dans les soci&#233;t&#233;s stratifi&#233;es d'autrefois la reconnaissance sociale &#233;tait li&#233;e aux places immuables de chacun dans la soci&#233;t&#233; que les enfants h&#233;ritaient de leurs parents. Dor&#233;navant, elle est d&#233;pendante de la course &#224; la performance qui s'impose &#224; tous, rempla&#231;ant les d&#233;pendances anciennes par de nouvelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette perception in&#233;dite du temps et de l'espace modifie profond&#233;ment les mod&#232;les d'interaction et de subjectivit&#233;. Le diktat de la vitesse et de la comp&#233;titivit&#233; qui s'impose &#224; tous les niveaux a cr&#233;&#233; de graves pathologies sociales. Pourtant, la r&#233;sistance s'organise, sous la forme d'oasis de production &#224; l'ancienne ou de choix de d&#233;c&#233;l&#233;ration volontaire. Voil&#224; un livre qui pose des questions essentielles, venant r&#233;sonner avec un quotidien que nous partageons tous.-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Tr&#233;mintin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, &lt;br class='autobr' /&gt;
2014, (153 p. &#8212; 9&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Handicap &#8226; Les maisons d&#233;partementales en pleine mutation</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1222-Handicap-o-Les-maisons-departementales-en-pleine-mutation</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1222-Handicap-o-Les-maisons-departementales-en-pleine-mutation</guid>
		<dc:date>2018-02-06T08:03:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Institution</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1222</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les Maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es (MDPH) traversent depuis quelques ann&#233;es des r&#233;formes profondes et revoient leurs proc&#233;dures. Exemple avec la MDPH de la Savoie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Entretien Pascal Galvez, coordonnateur du service Enfance de la MDPH de la Savoie &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour quelles raisons la MDPH a-t-elle r&#233;form&#233;e ? Plusieurs facteurs ont amen&#233; les MDPH &#224; s'adapter. En tout premier lieu, l'inflation constante du nombre de demandes d&#233;pos&#233;es chaque ann&#233;e qui nous contraint &#224; modifier nos protocoles pour (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Angle-droit" rel="directory"&gt;Angle droit&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Institution" rel="tag"&gt;Institution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicapes" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1222-" rel="tag"&gt;1222&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les Maisons d&#233;partementales des personnes handicap&#233;es (MDPH) traversent depuis quelques ann&#233;es des r&#233;formes profondes et revoient leurs proc&#233;dures. Exemple avec la MDPH de la Savoie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Entretien Pascal Galvez, coordonnateur du service Enfance de la MDPH de la Savoie&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour quelles raisons la MDPH a-t-elle r&#233;form&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Plusieurs facteurs ont amen&#233; les MDPH &#224; s'adapter. En tout premier lieu, l'inflation constante du nombre de demandes d&#233;pos&#233;es chaque ann&#233;e qui nous contraint &#224; modifier nos protocoles pour les rendre plus efficaces. Le rapport de l'IGAS (2015) a constat&#233; une in&#233;galit&#233; dans l'attribution de l'allocation d'&#233;ducation de l'enfant handicap&#233;, selon les d&#233;partements. La Caisse nationale de solidarit&#233; pour l'autonomie (CNSA) a impuls&#233; un large mouvement de r&#233;flexion visant &#224; renouveler et &#224; am&#233;liorer tant le traitement administratif des dossiers que l'&#233;valuation, afin de garantir une meilleure &#233;quit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a lanc&#233; en f&#233;vrier&#8239;2014 le projet IMPACT (Innover et Moderniser les Processus MDPH pour l'Acc&#232;s &#224; la Compensation sur les Territoires), afin de simplifier et de personnaliser le parcours des usagers, d'am&#233;liorer les d&#233;lais de traitement, de renforcer la qualit&#233; de la prise de d&#233;cision et son &#233;quit&#233; quel que soit le territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette r&#233;organisation s'est-elle faite par le haut ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pas du tout. Des appels ont &#233;t&#233; lanc&#233;s par la CNSA, encourageant les 101 MDPH existantes &#224; exp&#233;rimenter localement de nouveaux dispositifs. Ce qu'elles ont fait, pour nombre d'entre elles. Dans certains d&#233;partements, par exemple, deux professionnels sont charg&#233;s de v&#233;rifier que le dossier est bien complet avant sa num&#233;risation. Ils le retournent dans les 48&#8239;heures &#224; l'usager, si ce n'est pas le cas. Ailleurs, des &#233;quipes pluridisciplinaires restreintes dissocient les dossiers simples &#224; traiter de ceux qui sont plus complexes : les premiers sont r&#233;gl&#233;s rapidement, seuls les seconds &#233;tant soumis aux &#233;quipes pluridisciplinaires d'&#233;valuation &#233;largies. Quand des bonnes pratiques de ce type sont identifi&#233;es, elles sont diffus&#233;es nationalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2903 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH63/capture_d_ecran_2021-02-23_a_10.48.36-8e52f.png?1694056427' width='350' height='63' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;La CNSA encourage aussi l'harmonisation des proc&#233;dures, en r&#233;unissant r&#233;guli&#232;rement les coordonnateurs des &#233;quipes pluridisciplinaires d'&#233;valuation, les correspondants scolarisation, les charg&#233;s d'accueil, les r&#233;f&#233;rents insertion professionnelle, fonctions que l'on retrouve dans toute les MDPH, pour leur permettre de mutualiser leurs pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette mutualisation ne risque-t-elle pas de se faire au d&#233;triment des usagers ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est, au contraire, &#224; leur b&#233;n&#233;fice. Prenez la g&#233;n&#233;ralisation du concept de dispositif ITEP qui, depuis 2013, &#233;tait exp&#233;riment&#233; dans cinq r&#233;gions pilotes. Cette proc&#233;dure introduit une grande souplesse dans le parcours de l'usager, qui devient plus modulable selon ses besoins, pouvant passer de l'internat au semi-internat ou &#224; l'externat et inversement, d'un &#233;tablissement &#224; un suivi hors les murs de type SESSAD et r&#233;ciproquement, sans qu'il soit n&#233;cessaire &#224; chaque fois de saisir la MDPH. Cela &#233;vite des passages en commission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pouvez-vous donner d'autres illustrations de modifications qui vont b&#233;n&#233;ficier aux usagers ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les MDPH changent compl&#232;tement de logique. Jusque l&#224;, elles r&#233;pondaient &#224; la demande, l'usager devant renseigner un formulaire en pr&#233;cisant ce qu'il souhaitait obtenir comme prestation ou statut. Il n'&#233;tait pas toujours simple de traiter un dossier quand une case avait &#233;t&#233; coch&#233;e par erreur ou au contraire si elle ne l'avait pas &#233;t&#233;, par oubli. Dor&#233;navant, nous devons r&#233;pondre &#224; une logique de besoin : il revient &#224; l'&#233;quipe pluridisciplinaire d'&#233;valuation de mesurer l'&#233;ligibilit&#233; de l'usager &#224; tous les droits existants. C'est &#224; elle de lui proposer tout ce dont il peut b&#233;n&#233;ficier, en s'appuyant sur une estimation globale de sa probl&#233;matique en fonction de ses besoins et de ses attentes (ou de son projet de vie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour cette raison que le formulaire de demande qui faisait initialement 8 pages en fait 20, le certificat m&#233;dical &#233;tant quant &#224; lui pass&#233; de 4 &#224; 8 pages. Il s'agit de fournir le plus d'&#233;l&#233;ments de compr&#233;hension, pour permettre une &#233;valuation la plus large et compl&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ce formulaire, en s'allongeant, ne va-t-il pas &#234;tre encore plus complexe &#224; remplir ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La CNSA pilote des groupes de travail destin&#233;s &#224; permettre l'acc&#232;s de ces formulaires aux publics pas toujours familiaris&#233;s avec l'&#233;crit. Des usagers y participent, faisant reformuler les passages impr&#233;gn&#233;s de jargon professionnel. L'ambition est de proposer un document normalis&#233;, &#233;crit de fa&#231;on simple et explicite, plus facile &#224; renseigner et plus intuitif, en s'inspirant des r&#232;gles &#171; facile &#224; lire et &#224; comprendre &#187;. Autre avanc&#233;e notable, il sera bient&#244;t possible de saisir directement sa demande sur Internet, gr&#226;ce &#224; un document en pdf interactif que l'on pourra remplir &#224; partir d'un ordinateur. On pourra l'enregistrer, y revenir pour apporter des correctifs, la garder en m&#233;moire et en reprendre les premi&#232;res pages lors du renouvellement. Et, bient&#244;t, sans doute, la transmettre par courriel. Tout sera num&#233;ris&#233;. Plus de papier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est en train de se mettre en place. La d&#233;cision a &#233;t&#233; prise d'harmoniser les syst&#232;mes d'information, &#224; partir d'un m&#234;me r&#233;f&#233;rentiel national. Chaque MDPH garde le choix de ses logiciels, mais doit les adapter aux exigences de facilit&#233; d'acc&#232;s, de transparence, mais aussi de visibilit&#233;. On doit pouvoir disposer d'une vision claire de la mise en &#339;uvre des d&#233;cisions, ce qui a toujours &#233;t&#233; complexe. Certaines MDPH disposent d&#233;j&#224; d'un logiciel o&#249; apparaissent les d&#233;cisions d'orientation et la r&#233;ponse des &#233;tablissements, les usagers pouvant se connecter &#224; la page les concernant. En un clic, nous pourrons alors conna&#238;tre le nombre de &#171; sans solution &#187;, les secteurs g&#233;ographiques et les types de handicap o&#249; ils s'accumulent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2904 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH547/capture_d_ecran_2021-02-23_a_10.48.48-c9094.png?1694056427' width='500' height='547' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Justement, o&#249; en &#234;tes-vous avec les personnes &#171; sans solution &#187; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite du rapport Piveteau (2014) pr&#233;conisant le &#171; z&#233;ro sans solution &#187;, a &#233;t&#233; &#233;labor&#233;e la RAPT (&#171; R&#233;ponse accompagn&#233;e pour tous &#187;). Lorsqu'une orientation de la MDPH ne peut s'appliquer, par manque de place, un r&#233;f&#233;rent est d&#233;sign&#233;, charg&#233; de coordonner le suivi du parcours de l'usager non int&#233;gr&#233; au dispositif. Il peut lui &#234;tre propos&#233; un plan d'accompagnement global qui n'attend pas l'affectation officielle pour commencer &#224; &#234;tre appliqu&#233;. Des mesures provisoires peuvent &#234;tre prises par d&#233;faut : un &#233;tablissement remplac&#233; momentan&#233;ment par un suivi &#224; domicile de type SESSAD ou une place qui ne convient pas tout &#224; fait, en attendant une disponibilit&#233; dans une structure plus adapt&#233;e. Il peut &#233;galement &#234;tre propos&#233; un parcours de soins aupr&#232;s de prestataires lib&#233;raux (ergoth&#233;rapie, psychoth&#233;rapie, orthophonie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les longs d&#233;lais de r&#233;ponse vont-ils pouvoir &#234;tre r&#233;duits ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;lais moyens de traitement d'une demande &#233;taient en 2015, au niveau national, de trois mois et demi pour un enfant et quatre mois et demi pour un adulte. Tous les changements que j'ai &#233;voqu&#233;s n'ont pas tant pour objectif de r&#233;duire cette marge que de faciliter le traitement des demandes simples, afin de nous permettre de nous recentrer sur les dossiers vraiment complexes, particuli&#232;rement chronophages. Mais il est quand m&#234;me probable que l'on puisse esp&#233;rer, &#224; terme, un gain de temps sur les d&#233;lais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Communaut&#233; &#8226; L'autogestion au c&#339;ur de l'insertion</title>
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		<dc:date>2018-02-06T08:03:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Usager</dc:subject>
		<dc:subject>1222</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On croyait le concept d&#233;pass&#233; et ing&#233;rable. Cinquante ans apr&#232;s 1968, l'utopie se perp&#233;tue pourtant d'une vie en communaut&#233;. Il s'agit, en Loire-Atlantique, d'une association tourn&#233;e vers l'insertion, dont les membres vivent en autogestion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une douzaine de camions am&#233;nag&#233;s, de camping-cars et de caravanes sur un terrain cl&#244;tur&#233; de 1800 m&#178; &#224; Saint-Nazaire. Non, nous ne nous trouvons pas sur une aire r&#233;serv&#233;e aux gens du voyage, mais sur le site de la CIRC : la Compagnie itin&#233;rante de r&#233;insertion et de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Fabrique-du-social" rel="directory"&gt;Fabrique du social&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1222-" rel="tag"&gt;1222&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On croyait le concept d&#233;pass&#233; et ing&#233;rable. Cinquante ans apr&#232;s 1968, l'utopie se perp&#233;tue pourtant d'une vie en communaut&#233;. Il s'agit, en Loire-Atlantique, d'une association tourn&#233;e vers l'insertion, dont les membres vivent en autogestion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une douzaine de camions am&#233;nag&#233;s, de camping-cars et de caravanes sur un terrain cl&#244;tur&#233; de 1800 m&#178; &#224; Saint-Nazaire. Non, nous ne nous trouvons pas sur une aire r&#233;serv&#233;e aux gens du voyage, mais sur le site de la CIRC : la Compagnie itin&#233;rante de r&#233;insertion et de culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce que cette association a d'original tient au moins &#224; trois caract&#233;ristiques atypiques. La premi&#232;re d'entre elles s'attache &#224; une r&#233;alit&#233; plus qu'&#233;tonnante : ce lieu o&#249; l'on peut se poser un temps ne b&#233;n&#233;ficie d'aucun financement public. Pour y entrer, il suffit de payer les 15&#8239;euros d'adh&#233;sion &#224; l'association et les 45&#8239;euros de cotisations mensuelles permettant de contribuer aux frais de loyer et de consommation d'eau et d'&#233;lectricit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Deuxi&#232;me sp&#233;cificit&#233; : il n'y a aucun encadrement direct par un professionnel du social. Pour &#234;tre admis sur le terrain, il faut avoir au pr&#233;alable sign&#233; le r&#232;glement int&#233;rieur qui r&#233;gule le fonctionnement quotidien, interdisant notamment toute consommation de drogue et limitant les prises d'alcool. Mais il faut aussi se pr&#233;senter avec un projet individuel : cela peut aller de la r&#233;paration du moteur de son camion &#224; l'objectif d'acc&#233;der &#224; un logement, en passant par le renouvellement de ses papiers d'identit&#233; ou l'ouverture de ses droits sociaux. Un contrat est alors sign&#233; pour trois mois, renouvelable trois fois. Au-del&#224;, cela se n&#233;gocie. L'association tient cependant &#224; pr&#233;server la dimension temporaire et transitoire de l'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me originalit&#233; de la CIRC, son fonctionnement en autogestion. Chaque dimanche, les r&#233;sidents se r&#233;unissent &#224; 17 heures pour g&#233;rer leur communaut&#233;. Les t&#226;ches collectives sont r&#233;parties : il faut s'occuper du potager biologique, vider les toilettes, nettoyer le terrain, nourrir les poules. C'est aussi l'occasion d'aborder les projets &#224; venir et de pr&#233;senter les candidatures re&#231;ues, quand une place est disponible, toute admission d'un nouvel arrivant faisant l'objet d'un vote (cinq d&#233;parts en moyenne par an).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2906 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH390/capture_d_ecran_2021-02-23_a_10.55.54-e6292.png?1694056427' width='500' height='390' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la r&#233;cup' &#224; la soudure&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si l'ambition de l'association est bien de proposer un espace o&#249; les personnes en errance peuvent trouver un accueil provisoire, la communaut&#233; ainsi constitu&#233;e n'est pas repli&#233;e sur elle-m&#234;me. L'une de ses sp&#233;cialit&#233;s est la r&#233;cup&#233;ration de palettes de bois qu'elle r&#233;utilise pour construire des toilettes s&#232;ches, des composteurs ou des bacs &#224; fleurs revendus ensuite &#224; des particuliers, &#224; des collectivit&#233;s ou &#224; d'autres associations. Des ateliers sont anim&#233;s par une dizaine de b&#233;n&#233;voles, proposant de la m&#233;canique, du jardinage ou de la soudure&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'un des membres du bureau a suivi une formation de moniteur &#233;ducateur, il n'y a pas de travailleur social attitr&#233; &#224; la CIRC. Laquelle est cependant en lien &#233;troit avec les associations d'insertion du secteur, qu'elle sollicite comme relais pour aider les r&#233;sidents &#224; faire face aux probl&#232;mes qu'ils rencontrent. Un &#233;troit partenariat a ainsi &#233;t&#233; tiss&#233; avec Oppelia / La Rose de vents (qui propose une aide aux personnes en situation d'addiction), Anef-Ferrer (qui accompagne socialement dans l'acc&#232;s au logement), l'Apui (centre d'h&#233;bergement et de r&#233;adaptation sociale assurant un suivi social), le Trait d'union (restaurant social), la Mission locale (pour l'orientation des moins de vingt-cinq ans), et le conseil d&#233;partemental.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des contacts ont &#233;t&#233; pris avec l'&#233;quipe Psychiatrie mobile d&#233;pendant de l'h&#244;pital, pour la faire intervenir. La Maraude et la protection civile se rendent r&#233;guli&#232;rement sur le terrain, qui re&#231;oit aussi la visite d'anciens &lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;sidents ou de personnes de passage venant se ressourcer, en profitant de l'atmosph&#232;re de convivialit&#233; et de s&#233;r&#233;nit&#233; qui y r&#232;gne. La CIRC s'est en outre inscrite dans le r&#233;seau des Cem&#233;a &#171; jeunes en errance &#187; et s'associe &#224; leurs &#233;v&#233;nements. Loin d'&#234;tre isol&#233;e, c'est donc au c&#339;ur d'un terreau riche de potentialit&#233;s que l'association d&#233;ploie son action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2907 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH407/capture_d_ecran_2021-02-23_a_10.56.05-1b25f.png?1694056427' width='500' height='407' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;rieux reconnu et utile p&#233;rennit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ambition de la CIRC n'est pas d'accro&#238;tre son potentiel d'accueil. Les dix r&#233;sidents install&#233;s sur le terrain (qui vont le plus souvent jusqu'&#224; quinze) ont r&#233;ussi &#224; cr&#233;er une dynamique positive qui pourrait bien se g&#226;ter s'il devait y avoir un afflux non ma&#238;tris&#233;. Certes, cette exp&#233;rience a essaim&#233;, une personne accueillie un temps et repartie ensuite vers sa Bourgogne natale, a achet&#233; un terrain et y a reproduit une association sur le m&#234;me mod&#232;le que la CIRC. Ce que recherche cette communaut&#233;, c'est bien de s&#233;curiser et de p&#233;renniser son existence. Du c&#244;t&#233; de la mairie de Saint-Nazaire, le bail de trois ans n'est pas remis en cause. L'int&#233;gration au tissu social, les bonnes relations avec le voisinage et l'engagement dans une d&#233;marche d'insertion constituent autant de garanties de s&#233;rieux et de pertinence. Restent &#224; trouver d'autres financements que ceux qui se limitent aujourd'hui aux seuls dons ponctuels (ils ont d&#233;j&#224; permis d'acqu&#233;rir un camion pour le transport des structures associatives) et aux ventes des productions en bois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Deux constructions modulaires de type pr&#233;fabriqu&#233; ont ainsi &#233;t&#233; achet&#233;es pour la somme symbolique de 30 &#8364; pi&#232;ce. Elles conviendraient tout &#224; fait pour accueillir les ateliers et un bureau. Mais il faut d&#233;bourser 2 000 &#8364; pour tracter chacun d'entre eux jusqu'au terrain. Deux nouvelles caravanes pourraient aussi &#234;tre acquises pour renforcer la seule qui assure l'accueil d'urgence. Mais comment les financer ? De m&#234;me, Gauthier, l'un des plus anciens r&#233;sidents, joue un r&#244;le essentiel de m&#233;diation dans le quotidien. Il a &#233;t&#233; pressenti pour devenir travailleur pair. Sa formation et son poste devront alors &#234;tre budg&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2908 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH205/capture_d_ecran_2021-02-23_a_10.56.14-05717.png?1694056427' width='500' height='205' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quelques ann&#233;es, l'association a fait ses preuves et tient une place reconnue au sein du dispositif d'insertion de la r&#233;gion (lire l'interview). Si les moyens dont elle a besoin sont tr&#232;s loin de se rapprocher des prix de journ&#233;e du secteur socio-&#233;ducatif, un minimum de ressources reste indispensable pour la faire vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2909 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH428/capture_d_ecran_2021-02-23_a_10.56.37-899a6.png?1694056428' width='500' height='428' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aide &#233;ducative &#8226; O&#249; finit le diagnostic, o&#249; commence le pronostic ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1222-Aide-educative-o-Ou-finit-le-diagnostic-ou-commence-le-pronostic</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1222</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;D&#233;terminer la situation de celui que l'on veut accompagner est essentiel, &#224; condition de ne pas l'enfermer dans ce que l'on croit comprendre de lui. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le diagnostic social se trouve au c&#339;ur de toute d&#233;marche professionnelle. Face &#224; une probl&#233;matique individuelle ou collective, d'abord viennent l'&#233;coute et l'observation attentives ; puis l'identification tant des difficult&#233;s existantes que des comp&#233;tences disponibles ; enfin des pistes d'accompagnement construites en &#233;troite collaboration avec la personne (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1222-" rel="tag"&gt;1222&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;D&#233;terminer la situation de celui que l'on veut accompagner est essentiel, &#224; condition de ne pas l'enfermer dans ce que l'on croit comprendre de lui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le diagnostic social se trouve au c&#339;ur de toute d&#233;marche professionnelle. Face &#224; une probl&#233;matique individuelle ou collective, d'abord viennent l'&#233;coute et l'observation attentives ; puis l'identification tant des difficult&#233;s existantes que des comp&#233;tences disponibles ; enfin des pistes d'accompagnement construites en &#233;troite collaboration avec la personne concern&#233;e, &#224; partir des hypoth&#232;ses de compr&#233;hension. Quoi de plus logique et de plus l&#233;gitime que d'&#233;tablir un tel plan d'action ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, cette d&#233;marche, qui cultive une ambition initiale d'ouverture sur l'ensemble des possibles, comporte en elle-m&#234;me le risque de se transformer en enfermement. C'est le cas quand le diagnostic emprisonne l'usager dans un pronostic qui appara&#238;t peu ou prou comme in&#233;luctable. Quand l'&#233;valuation instrumentalise la probl&#233;matique &#224; travers une lecture unique, au lieu de l'&#233;tudier dans ses dimensions multifactorielles. Quand la compr&#233;hension des sympt&#244;mes se traduit par une prise en otage des signes apparents par une id&#233;ologie qui impose une vision globalisante et totalitaire de la r&#233;alit&#233;. Ces d&#233;rives, toutes les &#233;coles de pens&#233;e en ont pris conscience et ont forg&#233; des concepts pour les identifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'audience judiciaire a fait le pari pour cette famille d'une aide &#233;ducative en milieu ouvert (Aemo). Pourtant, les pr&#233;conisations du signalement transmis au juge des enfants allaient dans le sens d'un placement de l'enfant. L'&#233;ducatrice r&#233;f&#233;rente du service d&#233;sign&#233; pour ex&#233;cuter la mesure s'est impr&#233;gn&#233;e des analyses contenues dans les quinze pages d&#233;taill&#233;es du rapport fournissant une &#233;valuation fine de la probl&#233;matique. L'intervention a &#233;t&#233; m&#251;rement r&#233;fl&#233;chie en &#233;quipe qui reste dubitative quant &#224; la r&#233;ussite de l'accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand la professionnelle fait la connaissance de la famille, elle va &#234;tre confront&#233;e au risque de ne retenir que les &#233;l&#233;ments venant alimenter la grille de lecture &#233;tablie pr&#233;alablement et de ne trouver que ce qu'elle est venue chercher : la confirmation de l'&#233;valuation initiale. Elle pourrait &#234;tre un peu plus attentive au potentiel familial, en connaissant les m&#233;canismes de la &#171; proph&#233;tie auto r&#233;alisatrice &#187; mise &#224; jour en 1928, par le sociologue William Isaac Thomas qui affirmait : &lt;i&gt;&#171; Si les hommes d&#233;finissent des situations comme r&#233;elles, alors elles sont r&#233;elles dans leurs cons&#233;quences. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1942, le sociologue Robert K. Merton reprenant &#224; son compte ce qu'il nommera le &lt;i&gt;&#171; th&#233;or&#232;me de Thomas &#187;&lt;/i&gt; le compl&#232;te, expliquant la d&#233;rive d'&lt;i&gt;&#171; une d&#233;finition fausse de la situation qui provoque un comportement qui fait que cette d&#233;finition initialement fausse devient vraie &#187;&lt;/i&gt;. C'est non seulement les cons&#233;quences, mais la vision de la r&#233;alit&#233; qui se trouvent alors valid&#233;es, d&#232;s lors qu'on y attache une forte croyance. Aborder une situation, &#224; partir d'une hypoth&#232;se unique, c'est prendre le risque de la confirmer, en ne retenant de la r&#233;alit&#233; dont on est t&#233;moin que ce qui vient la justifier. Mais, bien s&#251;r, la plupart des professionnels savent se garder d'une telle m&#233;prise. Voire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une synth&#232;se confronte des intervenants n'ayant pas le m&#234;me v&#233;cu dans la relation avec cette famille qui se montre agressive et querelleuse avec les uns, conciliante et attentive avec les autres. Les premiers se plaignent de l'hostilit&#233; de la famille, quand les autres constatent sa bienveillance. Le concept de &#171; clivage &#187; con&#231;u par la psychanalyste M&#233;lanie Klein vient &#224; propos expliquer que certains professionnels ont &#233;t&#233; investis comme de &#171; bons objets &#187;, quand d'autres sont rejet&#233;s comme de &#171; mauvais objets &#187;. Bien vu ! Mais peut-on simplement renvoyer la responsabilit&#233; de cette situation &#224; cette famille ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1968, Robert Rosenthal et Lenore Jacobson font passer un test d'intelligence &#224; tous les enfants de l'&#233;cole primaire d'Oak School, dans la r&#233;gion de San Francisco. Ils pr&#233;sentent leur recherche comme devant d&#233;tecter les capacit&#233;s de progression. Ils amplifient en secret les r&#233;sultats de cinq &#233;l&#232;ves au hasard, les d&#233;signant aux enseignants comme dot&#233;s d'un &#171; haut potentiel &#187;. Repassant le m&#234;me test en fin d'ann&#233;e, ils constatent que ce groupe &#171; d'&#233;lite &#187; a effectivement progress&#233; de fa&#231;on spectaculaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attitude encourageante et bienveillante des enseignants semble avoir pes&#233; non seulement sur leur fa&#231;on de percevoir ces cinq &#233;l&#232;ves, mais aussi sur les r&#233;sultats de ces derniers. C'est l'effet Pygmalion qui a repris le nom de ce h&#233;ros de la mythologie grecque qui, tombant amoureux de Galat&#233;e, la statue qu'il avait sculpt&#233;e, obtint de la d&#233;esse Aphrodite de lui donner vie. Les postures d&#233;fiantes ou plus indulgentes des professionnels auraient-ils pes&#233; sur le comportement de cette famille ? Hypoth&#232;se farfelue, bien entendu : les intervenants sont trop exp&#233;riment&#233;s pour tomber dans ce pi&#232;ge. Quoique !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2910 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH351/capture_d_ecran_2021-02-23_a_11.01.35-0063f.png?1694056428' width='500' height='351' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madame Martin, juge des enfants, est r&#233;put&#233;e pour refuser de retirer les b&#233;b&#233;s &#224; leur maman, m&#234;me quand celle-ci se montre dangereuse. C'est plus fort qu'elle : elle veut donner leur chance &#224; ces mamans, et ce malgr&#233; les rapports alarmistes des services sociaux. La psychanalyse a forg&#233; deux concepts permettant de comprendre cette attitude. Le premier m&#233;canisme est celui de la projection. C'est l'op&#233;ration par laquelle le sujet localise chez une personne tierce des qualit&#233;s et des d&#233;fauts, des sentiments et des d&#233;sirs qui lui appartiennent &#224; lui, sans &#234;tre forc&#233;ment chez l'autre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Madame Martin sait combien la maternit&#233; l'a personnellement bouscul&#233;e. Mais elle a r&#233;ussi &#224; surmonter cette &#233;preuve. Pourquoi ces m&#232;res n'y arriveraient-elles pas, elles aussi ? L'autre concept est l'identification, processus par lequel une personne assimile de fa&#231;on provisoire ou permanente un trait ou un attribut, partiel ou total, d'une autre personne. Madame Martin est-elle prisonni&#232;re de l'identification, mouvement inverse qui va de l'autre vers soi ? Elle fait sienne la d&#233;tresse de ces femmes &#224; qui ont retire leur b&#233;b&#233;, ressentant leur angoisse. Qu'elle fonctionne par projection ou par identification, il lui est difficile de prononcer une mesure de placement. Elle d&#233;signe un service pour assurer un suivi &#224; domicile de ces b&#233;b&#233;s. Mais bien s&#251;r, les travailleurs sociaux sont form&#233;s pour &#233;viter de telles d&#233;rives. Encore que.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien d'autres concepts proches ont &#233;t&#233; forg&#233;s par les neurosciences (biais cognitifs), l'analyse transactionnelle (m&#233;connaissances) ou la m&#233;decine (placebo) qui auraient tout aussi bien pu &#234;tre d&#233;crits ici. L'&#233;pist&#233;mologie constructiviste affirme que le R&#233;el n'existe pas en soi : ce sur quoi porte une connaissance donn&#233;e ne pr&#233;existe pas &#224; l'observation que l'on en fait. Ce que nous percevons est intimement d&#233;pendant du regard que l'on porte. Aucun acteur ne pouvant &#234;tre ni neutre ni objectif, notre mani&#232;re de consid&#233;rer le r&#233;el influence notre vision, nos intentions implicites ou explicites guidant la fa&#231;on dont nous construisons notre interpr&#233;tation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personne n'est &#224; l'abri d'un diagnostic enfermant la personne accompagn&#233;e dans des pr&#233;suppos&#233;s, des pr&#233;jug&#233;s et des analyses limitant la complexit&#233; &#224; une explication r&#233;ductrice. S'il est incontournable d'&#233;laborer un diagnostic, celui-ci doit toujours &#234;tre consid&#233;r&#233; comme une construction structur&#233;e &#224; un moment donn&#233; et fond&#233; sur des hypoth&#232;ses fragiles. Les pistes de travail envisag&#233;es doivent se montrer souples, adaptables et r&#233;versibles. Forc&#233;ment, c'est ce que nous faisons tous en permanence... Mais en sommes-nous vraiment certains ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les plantes de Jean-Marc, jardinier schizophr&#232;ne</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1222-Les-plantes-de-Jean-Marc-jardinier-schizophrene</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Maladie mentale</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
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&lt;p&gt;Un des r&#233;sidents avec lequel j'avais tiss&#233; un lien privil&#233;gi&#233; dans le centre d'h&#233;bergement o&#249; je travaille, Jean-Marc, est retourn&#233; dans la rue alors que je ne m'y attendais pas. Presque un an plus tard, il est d&#233;c&#233;d&#233; tr&#232;s loin de Lyon, je l'ai appris alors que son enterrement avait d&#233;j&#224; eu lieu. J'ai appris qu'un de ses fr&#232;res avait lanc&#233; un appel aux travailleurs sociaux qui l'avaient connu, pour lui envoyer photos et t&#233;moignages. &lt;br class='autobr' /&gt;
Que peut-il &#234;tre &#233;nonc&#233; &#224; travers la question de la discr&#233;tion professionnelle, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un des r&#233;sidents avec lequel j'avais tiss&#233; un lien privil&#233;gi&#233; dans le centre d'h&#233;bergement o&#249; je travaille, Jean-Marc, est retourn&#233; dans la rue alors que je ne m'y attendais pas. Presque un an plus tard, il est d&#233;c&#233;d&#233; tr&#232;s loin de Lyon, je l'ai appris alors que son enterrement avait d&#233;j&#224; eu lieu. J'ai appris qu'un de ses fr&#232;res avait lanc&#233; un appel aux travailleurs sociaux qui l'avaient connu, pour lui envoyer photos et t&#233;moignages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que peut-il &#234;tre &#233;nonc&#233; &#224; travers la question de la discr&#233;tion professionnelle, qu'aurait souhait&#233; Jean-Marc, de quoi la famille a-t-elle besoin dans son travail de deuil, qu'est-ce que l'institution me permettra ou non ? J'ai commenc&#233; &#224; me souvenir, &#224; &#233;crire au sujet de Jean-Marc, ce que j'avais compris et tout ce qui m'avait &#233;chapp&#233;, ce que j'ai essay&#233; et qui a pu fonctionner et surtout les &#233;checs, une mani&#232;re de dire &#224; cette famille que parfois un fr&#232;re peut s'enfuir et qu'il n'est pas possible de le retenir, ce n'est de la faute de personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail social n&#233;cessite de s'approcher suffisamment pr&#232;s de la personne, de la penser en fonction de sa propre subjectivit&#233;, d'&#234;tre capable de la porter dans sa t&#234;te en terme de holding, d'essayer et de r&#233;essayer sans cesse, d'entrer par la fen&#234;tre lorsque la porte n'ouvre plus, de faire des paris fous auxquels nul ne croit, s'autoriser et non toujours se d&#233;fendre de, s'ouvrir aux possibles et inventer ceux qui n'existent pas encore, et parfois avec le risque que ce soit en vain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marc a donc v&#233;cu avec nous, au centre d'h&#233;bergement, de d&#233;cembre&#8239;2015 &#224; octobre&#8239;2016. Notre structure d'origine &#233;tait en travaux pour une r&#233;novation sur une ann&#233;e, nous avons &#233;t&#233; contraints durant ce temps de d&#233;m&#233;nager dans diff&#233;rents lieux d'accueil. Jean-Marc a d&#233;cid&#233; de partir d&#233;finitivement de notre &#233;tablissement la veille de notre retour sur la structure d'origine, sans pouvoir &#233;noncer les raisons de son choix, je suis la seule &#224; l'avoir vu passer la porte, j'ai tent&#233; de le dissuader de nous quitter en vain. Nous devions partir dans un parc d'activit&#233; sans commerce, entour&#233;s de bureaux, plus &#233;loign&#233; du m&#233;tro. Nous lui avions dit qu'il aurait une petite maisonnette en bois avec une terrasse o&#249; il pourrait poser toutes ses plantes. Mais il ne parvenait gu&#232;re &#224; &#233;voquer ses voix, qu'il &#233;tait seul &#224; entendre, qu'il ne parvenait pas toujours &#224; faire taire quand elles lui affirmaient que nous l'attaquions, il vivait avec elles depuis si longtemps. Il n'&#233;tait pas pr&#234;t &#224; accepter des soins psychiques, pr&#233;f&#233;rant dans ces temps d'envahissement s'enfermer, ne voir personne, ne parler &#224; personne et si nous le sollicitions quand m&#234;me, il s'&#233;nervait, c'&#233;tait peut-&#234;tre sa fa&#231;on de nous prot&#233;ger. Il refusait aussi de passer un scanner de contr&#244;le dans le cadre de son suivi pour un ancien cancer qu'il avait pu soigner auparavant. Je devais l'y accompagner un jour, il est parti avant mon arriv&#233;e sur la structure assurant qu'il me retrouverait &#224; l'h&#244;pital. Je l'y ai attendu durant une heure alors que je pressentais qu'il n'avait pas pu refuser ma proposition et qu'il signifiait de la sorte son refus qui me d&#233;solait tant. Il fallait parfois nous &#233;loigner un peu de lui pour pouvoir ensuite revenir. C'est la raison pour laquelle nous avons travaill&#233; avec lui sa demande de retraite, avec l'hypoth&#232;se qu'une confiance suffisante se cr&#233;erait afin de pouvoir travailler la question de l'acc&#232;s aux soins dans un second temps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Marc &#233;tait partie prenante dans ce projet de mise en place de sa retraite, touch&#233; d'apprendre qu'il avait effectivement un droit reconnu &#224; celle-ci du fait de ses p&#233;riodes de travail, d'avoir un statut de retrait&#233; possible et ainsi une place sociale reconnue. Cela a pris un peu de temps car il avait &#233;t&#233; sous mesure de protection des ann&#233;es plus t&#244;t, une tutrice avait &#233;t&#233; nomm&#233;e mais n'ayant plus de ses nouvelles, l'avait d&#233;clar&#233; d&#233;c&#233;d&#233; comme le veut la proc&#233;dure. Jean-Marc a d&#251; se dire vivant pour pouvoir ouvrir un compte et acc&#233;der ainsi &#224; sa retraite. Il a obtenu cette reconnaissance d'homme encore en vie apr&#232;s son d&#233;part de notre structure. Il provoquait l'empathie, semblait un artiste boh&#232;me, avait un sourire rare mais &#233;blouissant, intelligent, il marmonnait dans sa longue barbe souvent mais lorsqu'il le souhaitait, il se montrait capable d'&#233;changes int&#233;ressants, d'humour, d'attention &#224; l'autre, de transmission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean-Marc avait deux refuges, le jardinage et le dessin. Il s'achetait des fleurs et des plantes en pot, un rosier, un hortensia, une marguerite, un pin, des cactus, des plantes dont j'ignore le nom, et il en prenait grand soin. Lorsqu'il allait mal, elles fanaient, et quand il se sentait mieux elles semblaient rena&#238;tre. Il achetait &#233;galement des blocs de papier &#224; dessin, il dessinait et parfois annotait ses dessins. Il les gardait pr&#233;cieusement acceptant parfois de nous les montrer. Quelques r&#233;sidents participaient au journal de la structure, un jour il a accept&#233; de faire un dessin pour la page de garde. J'ai affich&#233; cette page de garde au mur de mon bureau, j'aimais ses dessins. Cela a surpris Jean-Marc, il dessinait pour lui non pour autrui. Il m'a propos&#233; de faire des photocopies de quelques-uns de ses dessins que je pourrais conserver, il m'a autoris&#233;e &#224; faire des copies en couleur. Je lui ai assur&#233; que je les afficherai dans mon nouveau bureau, il en &#233;tait d'accord. Je l'ai remerci&#233; infiniment de ce cadeau, je le savais pr&#233;cieux &#224; ses yeux, il l'&#233;tait aux miens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses dessins sont depuis notre am&#233;nagement dans notre structure d'origine, affich&#233;s dans mon bureau. Les personnes de la structure et les partenaires ext&#233;rieurs les regardent, tous disent qu'ils sont beaux. J'aime les plantes mais je n'ai pas une once d'aptitude &#224; les garder en vie, je n'accepte jamais de prendre soin de celles des vacanciers par crainte de les r&#233;duire &#224; n&#233;ant. Au d&#233;part de Jean-Marc, il a pris quelques affaires qu'il pouvait transporter mais il a d&#251; laisser ses fleurs. Je les ai amen&#233;es dans notre structure, l'informant qu'il pourrait ainsi les reprendre quand il le voudrait, quand il aurait trouv&#233; un nouveau lieu de vie. Il m'a alors offert un cyclamen pour me remercier. Il a pu dire qu'il ne souhaitait pas revenir dans notre structure. Ses plantes survivaient &#224; mon absence de main verte, les coll&#232;gues prenaient le relais aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai eu des nouvelles de Jean-Marc par le Samu Social, de son d&#233;part de Lyon et de son retour pour repartir une derni&#232;re fois. Ses plantes sont soudainement mortes les unes apr&#232;s les autres, seul restait un cactus&#8230; Je m'inqui&#233;tais pour Jean-Marc, parce que ses plantes d&#233;c&#233;daient sans bruit. Peut-&#234;tre sentait-il qu'il &#233;tait temps de partir, de l&#226;cher le fil de la vie qu'il avait tenu, retenu avec force durant tout ce temps. Jean-Marc &#233;tait un grand homme, un homme extraordinaire, il avait une maladie qu'on nomme schizophr&#233;nie qui l'amenait &#224; mettre &#224; mal son lien &#224; l'autre parfois et &#224; lui-m&#234;me mais il ne l'avait pas choisi, elle s'&#233;tait insinu&#233;e en lui malgr&#233; lui, nul n'est responsable. Il parlait de sa famille disant ne pas l'avoir vu depuis longtemps, la revoir peut-&#234;tre plus tard, il &#233;tait secret, r&#233;serv&#233; mais nous avait confi&#233; vouloir partir pour vivre &#224; la campagne ou la montagne, au bord de l'eau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cin&#233;ma &#8226; La fragilit&#233;, arme politique</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1222-Cinema-o-La-fragilite-arme-politique</link>
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		<dc:subject>Cin&#233;ma</dc:subject>
		<dc:subject>1222</dc:subject>

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&lt;p&gt;Corps port&#233;, soutenu, transf&#233;r&#233;, lev&#233;, habill&#233;, lav&#233;, baign&#233;&#8230; Antonio Centeno, t&#233;trapl&#233;gique, est accompagn&#233; dans tous les gestes du quotidien par son assistante. Elle conna&#238;t son corps par c&#339;ur mais refuse de lui reconna&#238;tre la possibilit&#233; d'une sexualit&#233;. Quand Antonio organise dans son appartement un lieu d'assistance sexuelle pour ses amis et lui, lorsqu'il revendique sa sexualit&#233; comme un combat politique, elle ne le comprend pas. Son assistant de vie, Pepe Rovira, est plus radical : il part. &lt;br class='autobr' /&gt;
Habit&#233; par (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Corps port&#233;, soutenu, transf&#233;r&#233;, lev&#233;, habill&#233;, lav&#233;, baign&#233;&#8230; Antonio Centeno, t&#233;trapl&#233;gique, est accompagn&#233; dans tous les gestes du quotidien par son assistante. Elle conna&#238;t son corps par c&#339;ur mais refuse de lui reconna&#238;tre la possibilit&#233; d'une sexualit&#233;. Quand Antonio organise dans son appartement un lieu d'assistance sexuelle pour ses amis et lui, lorsqu'il revendique sa sexualit&#233; comme un combat politique, elle ne le comprend pas. Son assistant de vie, Pepe Rovira, est plus radical : il part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Habit&#233; par le souvenir d'un fils disparu, Pepe m&#232;ne un dialogue incessant comme un fil t&#233;nu avec son souvenir, pour tenter d'apaiser les chagrins de son &#226;me qui l'ont men&#233; &#224; trois ans d'h&#244;pital psychiatrique.&lt;i&gt; Vivir y otras ficciones&lt;/i&gt;, vivre et autres fictions en fran&#231;ais, est un film puissant sur la fragilit&#233;. Fragilit&#233; du corps, fragilit&#233; de l'esprit, fragilit&#233; de la voix qui tente d'ouvrir, par le chant, les barreaux de l'&#226;me. Le cin&#233;aste espagnol Jo Sol filme les fissures de ses personnages au plus pr&#232;s et transforme ces f&#234;lures en armes politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antonio Centeno est, dans le film comme dans la r&#233;alit&#233;, un militant espagnol de l'assistance sexuelle pour les personnes handicap&#233;es. Pour lui, il s'agit d'une r&#233;volution, parce que son corps tax&#233; d'inutile, d'inadapt&#233;, de handicap&#233; est &lt;i&gt;&#171; un corps pour la r&#233;volution &#187;&lt;/i&gt; qui montre &#224; notre &#233;poque utilitariste, individualiste, capitaliste, ce qu'elle refuse de voir : &lt;i&gt;&#171; la fragilit&#233;, la mort, la vuln&#233;rabilit&#233;, l'impossibilit&#233; d'exister sans les autres &#187;&lt;/i&gt;. Jo Sol s'est inspir&#233; des mouvements Crip et Queer qui se r&#233;approprient les stigmates du handicap et de l'homosexualit&#233; pour remettre le syst&#232;me actuel en question. &lt;i&gt;&#171; Le corps est devenu un lieu vers lequel convergent divers mouvements contemporains qui apportent une r&#233;flexion sur l'identit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique le r&#233;alisateur au regard po&#233;tique et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2912 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH284/capture_d_ecran_2021-02-23_a_11.26.20-0f592.png?1694056428' width='500' height='284' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vivir y otras ficciones&lt;/i&gt;, un film de Jo Sol pr&#233;sent&#233; par Les Films des deux rives et Shaktimetta productions, 1h21, sortie en salles le 7 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sc&#232;ne &#8226; Le spectacle de la vie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1222-Scene-o-Le-spectacle-de-la-vie</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>1222</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans le noir, une voix. &#171; Je suis n&#233; &#224; l'instant. J'ai un jour, un an, 10 ans, 100 ans, 2 000 ans&#8230;, 15&#8239;milliards d'ann&#233;es. &#187; Le tambour chamanique r&#233;sonne. Des ondes sonores vibrent dans le corps. Bruits du corps de la m&#232;re, battements de c&#339;ur, rumeur du monde&#8230; Une lumi&#232;re douce envahit le plateau. La voix poursuit &#171; Tu es l&#224;, si petit. D'o&#249; viens-tu petit b&#233;b&#233; ? &#187; La m&#232;re accueille son enfant. Et si aux premiers instants de la vie le nouveau-n&#233; racontait son exp&#233;rience ? Tel est le point de d&#233;part de ce (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1222-" rel="tag"&gt;1222&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans le noir, une voix. &#171; Je suis n&#233; &#224; l'instant. J'ai un jour, un an, 10 ans, 100 ans, 2 000 ans&#8230;, 15&#8239;milliards d'ann&#233;es. &#187;&lt;/i&gt; Le tambour chamanique r&#233;sonne. Des ondes sonores vibrent dans le corps. Bruits du corps de la m&#232;re, battements de c&#339;ur, rumeur du monde&#8230; Une lumi&#232;re douce envahit le plateau. La voix poursuit &lt;i&gt;&#171; Tu es l&#224;, si petit. D'o&#249; viens-tu petit b&#233;b&#233; ? &#187;&lt;/i&gt; La m&#232;re accueille son enfant. Et si aux premiers instants de la vie le nouveau-n&#233; racontait son exp&#233;rience ? Tel est le point de d&#233;part de ce spectacle La vie qui pousse. Le b&#233;b&#233; prend la parole. Une parole fictive et subjective qui tente de retrouver cette m&#233;moire enfouie, ancienne et universelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e du constat des professionnels des institutions qu'il n'existe pas d'ateliers et de spectacles adapt&#233;s aux enfants atteints de troubles autistiques et/ou sourds, la Compagnie des Toupies propose dans &lt;i&gt;La vie qui pousse&lt;/i&gt; une approche multi-sensorielle pour &#233;veiller les sens de ces enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce spectacle sensoriel, ludique et po&#233;tique, jeu de cache-cache anim&#233; par des &#233;l&#233;ments visuels, sonores, tactiles et olfactifs, a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; en immersion avec les enfants et l'&#233;quipe &#233;ducatrice de l'H&#244;pital de jour Vacola &#224; Paris (19e) et se d&#233;cline en deux versions. L'une en immersion aupr&#232;s des enfants qui deviennent acteurs, sous forme d'un parcours spectacle qui se joue en institution. L'autre, plus classique, dans un dispositif frontal o&#249; le public n'intervient pas, s'adresse aux tout petits enfants ordinaires de 18 mois &#224; 4 ans. &lt;i&gt;&#171; Maman, j'&#233;tais o&#249; avant de venir dans ton ventre ? &#187;&lt;/i&gt; &#192; cette question sans r&#233;ponse ouverte sur un myst&#232;re, l'auteure et metteuse en sc&#232;ne Sabine d'Halluin imagine cette exp&#233;rience primaire et fondamentale que sont la vie intra-ut&#233;rine et la naissance.-&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2913 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH276/capture_d_ecran_2021-02-23_a_11.26.28-10974.png?1694056428' width='500' height='276' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La vie qui pousse&lt;/i&gt; de la compagnie Les Toupies&lt;br class='autobr' /&gt;
Spectacle tr&#232;s jeune public de 18 mois &#224; 4 ans existe en deux versions. Dur&#233;e : 40 min. | Jeu, danse et chant : Chiara Zerlini, Sabine d'Halluin | Musique et cr&#233;ations sonores : Didier Moreira Sc&#233;nographie et lumi&#232;res : Fran&#231;ois Penaud&lt;br class='autobr' /&gt;
Infos pratiques : &lt;a href=&#034;http://www.compagnielestoupies.org&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.compagnielestoupies.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Th&#233;&#226;tre &#8226; Ella et les femmes de sa vie</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1222-Theatre-o-Ella-et-les-femmes-de-sa-vie</link>
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		<dc:subject>Th&#233;&#226;tre</dc:subject>
		<dc:subject>1222</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La compagnie L'&#338;il Brun, cl&#244;ture sa trilogie Identit&#233; et parole avec Les Monstrueuses, un spectacle qui explore les rapports m&#232;re-fille. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Mes r&#232;gles ont dix jours de retard, je sais ce que &#231;a veut dire&#8230; &#187; Nous sommes en France en 2008, Ella (Le&#239;la Anis) a trente ans. En apprenant qu'elle est enceinte, Ella s'&#233;vanouit et se r&#233;veille dans une chambre d'h&#244;pital&#8230; en 1929, sujette &#224; une amn&#233;sie traumatique. Accompagn&#233;e d'un m&#233;decin (Karim Hammiche), elle va (re)construire son histoire familiale, parcourant le (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La compagnie L'&#338;il Brun, cl&#244;ture sa trilogie Identit&#233; et parole avec Les Monstrueuses, un spectacle qui explore les rapports m&#232;re-fille.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Mes r&#232;gles ont dix jours de retard, je sais ce que &#231;a veut dire&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Nous sommes en France en 2008, Ella (Le&#239;la Anis) a trente ans. En apprenant qu'elle est enceinte, Ella s'&#233;vanouit et se r&#233;veille dans une chambre d'h&#244;pital&#8230; en 1929, sujette &#224; une amn&#233;sie traumatique. Accompagn&#233;e d'un m&#233;decin (Karim Hammiche), elle va (re)construire son histoire familiale, parcourant le voyage de 1913 &#224; 2008. &lt;i&gt;&#171; Parlez-moi de tout ce dont vous vous souvenez, m&#234;me si certaines choses vous semblent anachroniques, sans cela je ne pourrai pas comprendre, sans comprendre je ne pourrai pas venir vous chercher l&#224; o&#249; vous vous trouvez &#224; pr&#233;sent, vous comprenez ? On ne perd pas connaissance par hasard &#187;&lt;/i&gt;, lui dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2914 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH662/capture_d_ecran_2021-02-23_a_11.26.36-11f57.png?1694056429' width='500' height='662' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des femmes viennent &#224; elle, telles des revenantes qui, apr&#232;s avoir travers&#233; le xxe&#8239;si&#232;cle, remontent &#224; la surface de sa m&#233;moire. &lt;i&gt;&#171; Pourquoi quand je pense &#224; l'enfant qui viendra, monte dans ma gorge et mes mains une violence immonde ? &#187;&lt;/i&gt; La maternit&#233; r&#233;veille en elle les ombres des femmes qui l'ont pr&#233;c&#233;d&#233;e. De Jeanne l'arri&#232;re grand-m&#232;re &#224; Rosa et Ze&#239;na les deux grands-m&#232;res, de Jos&#233;phine la m&#232;re &#224; Ella la fille, quatre g&#233;n&#233;rations racontent l'&#233;pop&#233;e d'une lign&#233;e f&#233;minine, du Y&#233;men &#224; la France, entre cultures orientale et occidentale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Boulevers&#233;e parce que &lt;i&gt;&#171; les histoires de nos ventres sont des histoires d'horreur &#187;&lt;/i&gt;, Ella refuse de se r&#233;signer comme ses anc&#234;tres l'ont &#233;t&#233;. &lt;i&gt;&#171; Mettre au monde un enfant a toujours &#233;t&#233; une mort en partage. &#187;&lt;/i&gt; Ella se r&#233;volte, rompt le silence. Elle interrompt sa m&#232;re au t&#233;l&#233;phone. &lt;i&gt;&#171; Toi et tes mensonges&#8230; l'enfant que j'ai &#233;t&#233; est encore tordue sous leur poids et aujourd'hui dans mon ventre je dois faire de la place &#224; celui qui vient ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment se transmet ou pas une histoire familiale ? De souvenirs per&#231;us aux parcelles d'&#233;motions, comment reconstituer l'histoire g&#233;n&#233;rationnelle, porteuse de fragments de m&#233;moire morcel&#233;e ? Au fil de ce r&#233;cit intime et po&#233;tique touchant &#224; l'universel, se tissent et se relient les fils de ce voyage dans l'inconscient familial, permettant une possible cicatrisation des blessures enfouies. &lt;i&gt;&#171; Pourquoi aucune de vous, ni Jeanne, ni Rosa, ni Jos&#233;phine, ni Zeina n'a jamais &#233;crit une lettre aux suivantes pour les pr&#233;venir de l'onde de choc &#224; venir ? &#187;&lt;/i&gt; Terroris&#233;es par l'absence d'instinct maternel ou face au fantasme d'infanticide, fig&#233;es dans la culpabilit&#233;, les filles devenues m&#232;res apparaissent comme les gardiennes et passeuses de la monstruosit&#233; de leurs propres filles, perp&#233;tuant leurs conditions f&#233;minines et maternelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un corps &#224; corps, la fr&#234;le et douce Le&#239;la Anis interpr&#232;te et traverse ces cinq figures f&#233;minines fantomatiques, mutiques et multiples faites de contradictions, d'opposition, de souffrances inh&#233;rentes &#224; la condition f&#233;minine de l'&#233;poque. Son &#233;criture organique devient r&#233;demptrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2915 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH302/capture_d_ecran_2021-02-23_a_11.26.43-95c8f.png?1694056429' width='500' height='302' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Monstrueuses de Le&#239;la Anis (Lansman Editeur), &lt;br class='autobr' /&gt;
mise en sc&#232;ne Karim Hammiche, avec Le&#239;la Anis et Karim Hammiche. &lt;br class='autobr' /&gt;
Production Compagnie de l'&#338;il Brun. &lt;br class='autobr' /&gt;
En tourn&#233;e : &lt;br class='autobr' /&gt;
Atelier &#224; spectacle &#224; Vernouillet (78) : 13 f&#233;vrier 2018 &lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;&#226;tre de Fresnes (94) : 16 f&#233;vrier 2018&lt;br class='autobr' /&gt;
Th&#233;&#226;tre de la T&#234;te Noire &#224; Saran (45) : 15 et 16 mars 2018 &lt;br class='autobr' /&gt;
La compagnie envisage une diffusion au festival Off d'Avignon 2018 &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.compagnieoeilbrun.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.compagnieoeilbrun.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>H&#233;bergement &#8226; Boire ou dormir, ne plus choisir</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1222-Hebergement-o-Boire-ou-dormir-ne-plus-choisir</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>Alcoolisme</dc:subject>
		<dc:subject>1222</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les structures d'h&#233;bergement ont longtemps refus&#233; d'accueillir les personnes souffrant d'addiction &#224; l'alcool. Les pratiques &#233;voluent gr&#226;ce &#224; une r&#233;flexion commune entre acteurs de la solidarit&#233;, du soin et personnes concern&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; J'ai v&#233;cu dix-neuf ans &#224; la rue. &#192; l'&#233;poque, quand je toquais &#224; la porte d'un centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS), le travailleur social me tendait un &#233;thylotest, sans doute pour me mettre en confiance ! Si j'avais consomm&#233;, je restais dehors m&#234;me par &#8211; 2&#176; &#187;, a &#233;voqu&#233; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les structures d'h&#233;bergement ont longtemps refus&#233; d'accueillir les personnes souffrant d'addiction &#224; l'alcool. Les pratiques &#233;voluent gr&#226;ce &#224; une r&#233;flexion commune entre acteurs de la solidarit&#233;, du soin et personnes concern&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai v&#233;cu dix-neuf ans &#224; la rue. &#192; l'&#233;poque, quand je toquais &#224; la porte d'un centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS), le travailleur social me tendait un &#233;thylotest, sans doute pour me mettre en confiance ! Si j'avais consomm&#233;, je restais dehors m&#234;me par &#8211; 2&#176; &#187;&lt;/i&gt;, a &#233;voqu&#233; Jean-Fran&#231;ois Krzyzaniak lors du colloque L'accueil inconditionnel au d&#233;fi des consommations, organis&#233; par la F&#233;d&#233;ration des acteurs de la solidarit&#233; (FAS) et France addiction &#224; Paris en octobre dernier. Aujourd'hui b&#233;n&#233;ficiaire d'un bail glissant &#224; Angers et membre du Conseil r&#233;gional de personnes accueillies/accompagn&#233;es (CRPA) des Pays-de-la-Loire, il constate que &lt;i&gt;&#171; la mise en place des Services int&#233;gr&#233;s de l'accueil et de l'orientation (SIAO) en 2010 a chang&#233; la donne &#187;&lt;/i&gt;. Certains filtres ont disparu et les &#233;quipes des centres d'h&#233;bergement admettent plus facilement des personnes d&#233;pendantes de l'alcool. Pour autant, une partie d'entre elles continuent &#224; les refuser en d&#233;pit du principe d'inconditionnalit&#233; inscrit dans le code de l'action sociale et des familles (CASF). &lt;i&gt;&#171; Nous ne pouvons pas forc&#233;ment les bl&#226;mer, le manque criant de places d'h&#233;bergement, de moyens et de temps pour nouer des partenariats, les incitent parfois &#224; refuser les personnes qui pr&#233;sentent des besoins sp&#233;cifiques ou complexes &#187;&lt;/i&gt;, nuance Nathalie Latour, d&#233;l&#233;gu&#233;e g&#233;n&#233;rale de la F&#233;d&#233;ration Addiction.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, si la consommation d'alcool est l&#233;gale, le r&#232;glement int&#233;rieur de nombreuses structures d'h&#233;bergement l'interdit pour limiter les risques de surconsommation, d'agressivit&#233; ou de violence. Les r&#233;sidents d&#233;pendants, sachant que la consommation d'alcool au sein de l'&#233;tablissement entra&#238;ne l'exclusion, arrivent souvent tr&#232;s &#233;m&#233;ch&#233;s, cachent une bouteille, peuvent &#234;tre bruyants, incorrects, agressifs, provoquer des troubles g&#234;nants pour les autres r&#233;sidents et le voisinage. Une situation tr&#232;s difficile &#224; g&#233;rer et parfois anxiog&#232;ne pour les &#233;quipes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2917 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH343/capture_d_ecran_2021-02-23_a_13.39.48-a5f56.png?1693602768' width='500' height='343' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'alcoolisme, une maladie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant les choses bougent : si pour de nombreuses &#233;quipes l'alcool demeure un tabou, si elles imaginent mal les personnes en situation d'addiction prendre soin de leur sant&#233; sans arr&#234;ter totalement de boire, d'autres ont choisi d'entrer dans une d&#233;marche de r&#233;duction des risques et des dommages (RdRD). Elles acceptent d'accueillir les personnes d&#233;pendantes l&#224; o&#249; elles en sont, autorisent une consommation d'alcool encadr&#233;e en lien avec un service d'addictologie. Elles constatent alors une baisse spectaculaire de la consommation, de l'agressivit&#233; et des exclusions. &lt;i&gt;&#171; Les &#233;quipes doivent conna&#238;tre la r&#233;alit&#233; de l'alcool : quand une personne vit longtemps dans la rue, sa consommation augmente, tout comme ses troubles psychiques. D&#232;s qu'elle b&#233;n&#233;ficie d'un toit, qu'elle se sent &#224; l'abri, elle peut apprendre peu &#224; peu &#224; consommer autrement&lt;/i&gt;, soutient Jean-Fran&#231;ois Krzyzaniak.&lt;i&gt; C'est ce que j'ai fait : je bois aujourd'hui un litre et demi de vin par jour contre plus de cinq avant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Si l'on consid&#232;re l'alcoolisme comme une maladie, nous n'avons aucune raison de refuser l'accueil d'une personne qui en souffre,&lt;/i&gt; abonde Christophe Louis, directeur de l'Association Les Enfants du Canal. &lt;i&gt;Il s'agit d'&#233;viter le d&#233;ni et de consid&#233;rer qu'elle peut se soigner. &#187;&lt;/i&gt; Depuis 2007, l'association qui accueille de fa&#231;on inconditionnelle des personnes venant de la rue, tol&#232;re la consommation dans les espaces privatifs de ses deux centres d'h&#233;bergement de stabilisation &#8211; Vesale et Grancey &#8211; et l'interdit formellement dans les parties communes. N&#233;e du mouvement de l'association Les Enfants de Don Quichotte (1), sa r&#233;flexion avec les personnes sans abri a montr&#233; que celles-ci fuient les structures d'h&#233;bergement notamment &#224; cause de l'interdiction de consommer de l'alcool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; leur arriv&#233;e, les r&#233;sidents signent une charte &#233;labor&#233;e tous les trois ans avec eux. Si l'un d'eux rentre alcoolis&#233;, l'&#233;quipe lui demande de rejoindre sa chambre, si la situation se renouvelle plusieurs fois, s'il d&#233;range les autres, elle pose des sanctions progressives pouvant aller jusqu'&#224; une r&#233;orientation dans une autre structure par le SIAO insertion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2918 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH269/capture_d_ecran_2021-02-23_a_13.39.56-5137c.png?1693602768' width='350' height='269' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Dans les centres d'h&#233;bergement de l'association, 80&#8239;% des r&#233;sidents consomment de l'alcool massivement. &lt;i&gt;&#171; Cet usage constitue une composante de la situation des personnes &#224; la rue, une cause, une cons&#233;quence, une spirale infernale,&lt;/i&gt; observe Manon Glowacki-Labrette, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e au centre V&#233;sale. &lt;i&gt;Nous les accompagnons avec leurs forces et leurs faiblesses, dont cette d&#233;pendance. Leur interdire de consommer &#233;quivaudrait &#224; refuser de travailler sur leurs probl&#232;mes. &#187;&lt;/i&gt; Dans leur chambre, elles peuvent r&#233;guler leur consommation. &lt;i&gt;&#171; J'essaie d'en parler avec elles sans forcer mais contrairement &#224; mes coll&#232;gues, je ne suis pas toujours &#224; l'aise avec cette question, je manque de billes. &#187;&lt;/i&gt; L'&#233;quipe a cependant b&#233;n&#233;fici&#233; d'une formation de deux journ&#233;es en 2017 avec l'association Charonne, sp&#233;cialis&#233;e dans la RdRD. &lt;i&gt;&#171; Nous ne culpabilisons pas le r&#233;sident, nous partons du principe que la consommation d'alcool trouve sa racine dans une souffrance et nous lui demandons s'il souhaite la travailler,&lt;/i&gt; compl&#232;te Charles Lavaud, chef de service.&lt;i&gt; Dans l'affirmative, nous r&#233;fl&#233;chissons au pourquoi puis au comment. Les gens qui vivent dans la rue ont des conduites addictives qui s'apparentent &#224; un lent suicide car leur vision de l'avenir ne d&#233;passe pas huit jours. Il faut donner du temps au temps, leur permettre de se projeter, les aider &#224; ouvrir des fen&#234;tres int&#233;ressantes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un certain nombre de personnes se d&#233;clarent incapables de sobri&#233;t&#233;, elles peuvent cependant apprendre &#224; r&#233;duire leur consommation et si elles le souhaitent, &#234;tre orient&#233;es vers un centre de soins, d'accompagnement et de pr&#233;vention en addictologie (CSAPA), un centre m&#233;dico-psychologique (CMP) ou un h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre Grancey r&#233;serve quatre places au Service d'appui &#171; Sant&#233; mentale &#8211; Exclusion sociale (SMES) &#187; de l'h&#244;pital Saint-Anne, dirig&#233; par Alain Mercuel, m&#233;decin psychiatre (voir interview p.31). Un infirmier du service passe chaque semaine rencontrer les r&#233;sidents et assure un soutien par rapport &#224; la d&#233;pendance &#224; l'alcool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2919 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH534/capture_d_ecran_2021-02-23_a_13.40.09-e3343.png?1693602769' width='500' height='534' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; En 2011, l'unit&#233; Saint-Roch de l'Ehpad Saint-Barth&#233;l&#233;my &#224; Marseille l&#232;ve l'interdit de l'alcool dans son &#233;tablissement et met en place des r&#232;gles pour &#233;viter les d&#233;bordements (voir LS n&#176;1125) .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la parole lib&#233;r&#233;e &#224; l'alcool ma&#238;tris&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association parisienne Aux captifs, la lib&#233;ration m&#232;ne le &lt;i&gt;&#171; Programme Marcel Olivier &#187;&lt;/i&gt; avec Micheline Claudon, psychologue clinicienne &#224; l'h&#244;pital Bichat, et Matthieu Fieulaine, anthropologue, alcoologue, cr&#233;ateur de la d&#233;marche dite de &lt;i&gt;&#171; r&#233;duction des risques Alcool &#187;&lt;/i&gt; et fondateur de l'association SANT&#233; ! &#224; Marseille. &lt;i&gt;&#171; Micheline Claudon a permis de lib&#233;rer la parole autour de l'alcool, d'impliquer les travailleurs sociaux dans l'aller-vers et dans &#171; l'avance de la parole &#187; ; Matthieu Fieulaine nous a &#233;norm&#233;ment fait avancer sur la question de la RdRD,&lt;/i&gt; appr&#233;cie Fran&#231;ois Le Forestier, directeur du p&#244;le exclusion. &lt;i&gt;Auparavant, nous prenions peu en compte ce sujet pourtant omnipr&#233;sent et nous nous cantonnions &#224; une logique d'alcool z&#233;ro avec des r&#233;sultats tr&#232;s mitig&#233;s. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis un an et demi, l'&#233;quipe de Valgiros, le centre d'h&#233;bergement de stabilisation de l'association, m&#232;ne une formation-action avec l'anthropologue et les r&#233;sidents, financ&#233;e par l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; (ARS). Apr&#232;s un travail sur l'accompagnement social prenant en compte les consommations, leurs fonctions et usages, elle autorise aujourd'hui la consommation d'alcool dans les espaces communs et privatifs. &lt;i&gt;&#171; L'int&#233;r&#234;t ? Se conformer &#224; la loi &#8211; le code l&#233;gal du CASF n'interdit pas la consommation d'alcool dans les &#233;tablissements sociaux ; &#233;viter la surconsommation &#224; l'ext&#233;rieur ou la sous-alcoolisation &#224; l'int&#233;rieur, qui chez une personne d&#233;pendante peut provoquer des effets de manque allant jusqu'au syndrome de Delirium Tremens ; rendre visibles les consommations et permettre aux travailleurs sociaux de travailler la question avec les r&#233;sidents &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;roule Fran&#231;ois Le Forestier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis, les tensions g&#233;n&#233;r&#233;es par la consommation d'alcool se sont dissip&#233;es. En parall&#232;le, une psychologue addictologue de l'association m&#232;ne un travail de pr&#233;vention et d'information sur la consommation d'alcool dans ses accueils de jour et propose un accompagnement psychologique individuel. Dans un lieu d&#233;di&#233;, une &#233;quipe pluridisciplinaire anime un groupe de parole et des activit&#233;s d'art th&#233;rapie pour des personnes sans abri ou h&#233;berg&#233;es depuis peu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2920 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH223/capture_d_ecran_2021-02-23_a_13.40.17-498f4.png?1693602769' width='350' height='223' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;L'association juge les centres d'accueil et d'accompagnement &#224; la r&#233;duction des risques pour usagers de drogues (Caarud) en panne d'outils pour l'accueil des personnes en difficult&#233; avec leur consommation d'alcool et les CSAPA bien souvent d&#233;munis face au public en grande exclusion. Elle souhaite ouvrir un lieu d'accueil type &#171; bistrot &#187;, anim&#233; par une &#233;quipe pluridisciplinaire, autorisant la consommation d'alcool pour travailler en RdRD &#224; l'image de l'association SANT&#233; ! (voir Fabrique du social dans LS n&#176;&#8239;1214), devenir un lieu ressource pour les personnes addictes &#224; l'alcool et les travailleurs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;quipes mobiles et groupes de parole&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il faut prendre en compte le sujet de la d&#233;pendance &#224; l'alcool dans les structures d'h&#233;bergement et proposer un soutien ext&#233;rieur aux &#233;quipes concern&#233;es,&lt;/i&gt; avance &#201;ric Pliez, directeur g&#233;n&#233;ral de l'association Aurore et pr&#233;sident du Samu Social. &lt;i&gt;Plut&#244;t que demander des financements suppl&#233;mentaires pour des postes infirmiers ou m&#233;dicaux &#8211; de moins en moins nombreux &#8211; dans les structures d'h&#233;bergement, je pr&#244;ne une r&#233;flexion avec les programmes r&#233;gionaux pour l'acc&#232;s &#224; la pr&#233;vention et aux soins des personnes les plus d&#233;munies (PRAPS) pour mettre en place des &#233;quipes mobiles allant &#224; la rencontre des r&#233;sidents, apportant un soutien aux &#233;quipes, participant &#224; leurs r&#233;unions de synth&#232;se et leur proposant des groupes de parole. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La F&#233;d&#233;ration addiction, pour sa part, appelle au d&#233;veloppement de la d&#233;marche de RdRD en mati&#232;re d'alcool. Elle incite les politiques publiques &#224; s'inspirer du dispositif Un chez-soi d'abord (2) qui propose un logement ordinaire &#224; des personnes en situation d'errance souffrant de troubles psychiques s&#233;v&#232;res et pour 79&#8239;% d'entre elles, associ&#233;s &#224; des addictions dont celle &#224; l'alcool. Le logement constitue un outil et un point de d&#233;part dans le processus de r&#233;tablissement. &lt;i&gt;&#171; Des professionnels de diff&#233;rents dispositifs m&#233;dico-sociaux soutiennent la personne, ne lui demandent pas de coller &#224; un parcours d'int&#233;gration et de soins pr&#233;-&#233;tabli mais prennent en compte son histoire singuli&#232;re, sa temporalit&#233;, voient avec elle o&#249; elle en est et favorisent son pouvoir d'agir &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie Nathalie Latour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les diff&#233;rents acteurs jugent indispensable l'introduction de modules consacr&#233;s &#224; l'addiction &#224; l'alcool en formation initiale et continue, dispens&#233;s par des &#233;quipes mobiles, des personnes accompagn&#233;es ou des travailleurs pairs. &lt;i&gt;&#171; Qui mieux qu'une personne qui a connu la rue, la surconsommation d'alcool et qui s'en est sortie peut en parler ? &#187;&lt;/i&gt;, appuie Jean-Fran&#231;ois Krzyzaniak.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les troubles li&#233;s &#224; l'alcoolisation, &#201;ric Pliez estime important d'amener l'ensemble des r&#233;sidents vers l'autogestion, en r&#233;fl&#233;chissant avec eux &#224; leurs comportements, en les responsabilisant : &lt;i&gt;&#171; Si untel rentre ivre, tout le groupe est ainsi impliqu&#233;, chacun peut intervenir au mieux &#187;&lt;/i&gt;, dit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, les grandes associations s'inqui&#232;tent de l'avenir des cr&#233;dits octroy&#233;s aux CHRS. En novembre dernier, la Direction g&#233;n&#233;rale de la coh&#233;sion sociale (DGCS) leur a annonc&#233; la mise en place, d&#232;s le premier trimestre 2018, de tarifs plafonds. &lt;i&gt;&#171; Ce couperet entre en totale contradiction avec le Contrat pluriannuel d'objectifs et de moyens &#8211; espace de n&#233;gociation &#8211;&lt;/i&gt;, juge &#201;ric Pliez. &lt;i&gt;Les tarifs plafonds ne tiendront plus compte des projets innovants et sp&#233;cifiques, les structures se recentreront sur leur c&#339;ur de m&#233;tier (toit, nourriture, aide &#224; l'insertion professionnelle) et n'accueilleront plus les publics les plus vuln&#233;rables. &#187;&lt;/i&gt; Une perspective qui va &#224; l'encontre du d&#233;veloppement de la d&#233;marche de RdRD en mati&#232;re d'alcool que les associations appellent de leurs v&#339;ux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2922 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH254/capture_d_ecran_2021-02-23_a_13.40.37-df9a5.png?1693602769' width='500' height='254' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2921 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L300xH186/capture_d_ecran_2021-02-23_a_13.40.26-c52af.png?1693602769' width='300' height='186' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; -&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(2) De d&#233;cembre 2006 &#224; avril 2007, l'association a install&#233; deux cent tentes le long canal Saint-Martin pour porter &#224; la connaissance de tous les conditions de vie des personnes sans abri, d&#233;clenchant une temp&#234;te m&#233;diatique et politique.&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Exp&#233;riment&#233; en 2001 dans quatre villes et g&#233;n&#233;ralis&#233; &#224; l'ensemble du territoire par le d&#233;cret du 1er janvier 2017.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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