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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Famille, culture et handicap</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1221</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Toute culture humaine procure &#224; ses membres une mani&#232;re de penser, de r&#234;ver et de fantasmer face aux diverses formes d'expression que peut prendre la vuln&#233;rabilit&#233;. Elle peut produire une posture &#233;clair&#233;e ou sa propre barbarie, selon qu'elle favorise ou entrave respectivement l'inclusion et l'exclusion de ses membres atteints de handicap. Le d&#233;sir de les &#233;liminer a toujours exist&#233;, ce rejet renvoyant &#224; la r&#232;gle anthropologique de la conformit&#233; &#224; l'esp&#232;ce. &lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si toutes les civilisations se sont &#233;difi&#233;es (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1221-" rel="tag"&gt;1221&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L101xH150/arton8111-1e535.png?1694072649' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Toute culture humaine procure &#224; ses membres une mani&#232;re de penser, de r&#234;ver et de fantasmer face aux diverses formes d'expression que peut prendre la vuln&#233;rabilit&#233;. Elle peut produire une posture &#233;clair&#233;e ou sa propre barbarie, selon qu'elle favorise ou entrave respectivement l'inclusion et l'exclusion de ses membres atteints de handicap. Le d&#233;sir de les &#233;liminer a toujours exist&#233;, ce rejet renvoyant &#224; la r&#232;gle anthropologique de la conformit&#233; &#224; l'esp&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si toutes les civilisations se sont &#233;difi&#233;es sur le renoncement aux instincts, le respect de la diff&#233;rence et l'acceptation de l'&#233;tranget&#233; ne sont pas &#339;uvre imm&#233;diate. C'est une construction culturelle. Les repr&#233;sentations qui en d&#233;coulent sont multiples et aussi anciennes que l'humanit&#233;. Les mots qui sont &#224; chaque fois choisis pour les identifier vont au-del&#224; de la simple nomination : ils contraignent &#224; une assignation et &#224; une fonction d&#233;sign&#233;e. Deux constantes traversent toutes les soci&#233;t&#233;s. La culpabilit&#233; d'abord, pour n'avoir pu &#233;viter le handicap ou r&#233;ussi &#224; le r&#233;parer. La honte, ensuite, parce le d&#233;go&#251;t et le rejet du corps malade, d&#233;ficient ou vieilli emp&#234;che toute identification : quand l'alter ne peut devenir l'alter ego, il devient le lieu de projection de tout ce que l'on rejette en soi ou que l'on refuse de vivre. Ces m&#233;canismes culturels impr&#232;gnent le rapport &#224; la d&#233;ficience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est peut-&#234;tre l&#224; la ran&#231;on permettant tant aux soignants qu'aux familles de faire face &#224; leur impuissance et &#224; leurs blessures identitaires. Mais rectifier le corps-machine auquel se r&#233;duit souvent le handicap, se fixer comme mission salvatrice de vouloir le gu&#233;rir, &#233;radiquer le mal qui l'&#233;treint, le rendre le moins anormal possible seraient l&#233;gitimes si on se souciait aussi de ce que la personne souhaite faire elle-m&#234;me de sa vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;par Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Famille, culture et handicap&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;gine Scelles (sous la direction), &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;d. &#233;r&#232;s, 2013, (230 p. &#8211; 25&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Psychopathologie et handicap de l'enfant et de l'adolescent, approches cliniques</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-Psychopathologie-et-handicap-de-l-enfant-et-de-l-adolescent-approches-cliniques</link>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1221</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Certaines affections ne peuvent &#234;tre gu&#233;ries, quand d'autres sont r&#233;versibles. D'autres encore constituent un &#233;pisode particulier du d&#233;veloppement. Si la fonction de la psychopathologie est bien de le distinguer, ses pratiques sont toujours marqu&#233;es par l'histoire, r&#233;sultat de la transaction entre les savoirs des experts et les formes culturelles dans lesquelles elles s'expriment. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le risque persiste donc d'enfermer le patient dans le mod&#232;le, la th&#233;orie et l'id&#233;ologie du moment. Tous les exc&#232;s ont eu (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1221-" rel="tag"&gt;1221&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Certaines affections ne peuvent &#234;tre gu&#233;ries, quand d'autres sont r&#233;versibles. D'autres encore constituent un &#233;pisode particulier du d&#233;veloppement. Si la fonction de la psychopathologie est bien de le distinguer, ses pratiques sont toujours marqu&#233;es par l'histoire, r&#233;sultat de la transaction entre les savoirs des experts et les formes culturelles dans lesquelles elles s'expriment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le risque persiste donc d'enfermer le patient dans le mod&#232;le, la th&#233;orie et l'id&#233;ologie du moment. Tous les exc&#232;s ont eu cours, depuis le tout organique au tout relationnel, du tout &#233;ducatif au tout psychologique, en passant par le tout r&#233;&#233;ducatif. Il y a eu l'&#233;poque de la psychanalyse qui n'a jamais cherch&#233; &#224; r&#233;soudre les sympt&#244;mes, mais s'est centr&#233;e sur la subjectivit&#233; du sujet, travaillant &#224; &#233;tendre le champ des possibles et valorisant le droit d'exister tel qu'on est, en pr&#233;servant la libert&#233; de r&#234;ver et de cr&#233;er avec ou malgr&#233; le handicap. Puis est venu, pouss&#233; par des familles ayant du mal &#224; faire le deuil de la d&#233;ficience de leur enfant, un comportementalisme promettant des progr&#232;s, s'appuyant sur les marges de man&#339;uvre possibles. On s'est mis alors &#224; traquer les traces, les indices et les suspicions d'anomalie, pour mieux les diagnostiquer et les traiter. Or, la ligne de partage entre le normal et l'anormal, entre le handicap&#233; et le valide, n'est qu'une construction sociale plus ou moins arbitraire. Il y a une infinie vari&#233;t&#233; dans les &#233;tats du vivant et de l'humain, avec des situations qui font plus ou moins souffrir, des processus plus ou moins invalidants et une vuln&#233;rabilit&#233; latente. Penser les diff&#233;rences comme une variante de la normalit&#233; passe par la reconnaissance d'une appartenance &#224; une commune humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;par Jacques Tr&#233;mintin&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Psychopathologie et handicap de l'enfant et de l'adolescent, approches cliniques&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Philippe Raynaud et R&#233;gine Scelles &lt;br class='autobr' /&gt;
(sous la direction), &#233;d. &#233;r&#232;s, 2013, (246 p. &#8211; 26&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Asile &#8226; Un d&#233;sordre fort bien ordonn&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-Asile-o-Un-desordre-fort-bien-ordonne</link>
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		<dc:date>2018-01-23T10:44:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Exclusion</dc:subject>
		<dc:subject>Sans papiers</dc:subject>
		<dc:subject>1221</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dispositifs d&#233;rogatoires, les centres d'accueil et d'orientation &#233;taient th&#233;oriquement vou&#233;s &#224; dispara&#238;tre rapidement apr&#232;s l'&#233;vacuation du camp de Calais. Au contraire, ils se d&#233;veloppent, banalisant un accueil au rabais. Et deviennent de v&#233;ritables sas vers l'expulsion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;&#233;s dans l'urgence fin 2015 pour r&#233;partir les exil&#233;s occupant la lande de Calais, les centres d'accueil et d'orientation (CAO) &#233;taient vou&#233;s &#224; disparaitre. Fin octobre&#8239;2017, Le Monde r&#233;v&#232;le les chiffres de l'Office fran&#231;ais de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1221-" rel="tag"&gt;1221&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dispositifs d&#233;rogatoires, les centres d'accueil et d'orientation &#233;taient th&#233;oriquement vou&#233;s &#224; dispara&#238;tre rapidement apr&#232;s l'&#233;vacuation du camp de Calais. Au contraire, ils se d&#233;veloppent, banalisant un accueil au rabais. Et deviennent de v&#233;ritables sas vers l'expulsion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;s dans l'urgence fin 2015 pour r&#233;partir les exil&#233;s occupant la lande de Calais, les centres d'accueil et d'orientation (CAO) &#233;taient vou&#233;s &#224; disparaitre. Fin octobre&#8239;2017, &lt;i&gt;Le Monde &lt;/i&gt; r&#233;v&#232;le les chiffres de l'Office fran&#231;ais de l'immigration et de l'int&#233;gration (OFII) : 427 CAO en France, contre 301 au moment de l'&#233;vacuation de &#171; la jungle &#187;, avec une prise en charge de 11 000 migrants, dont 5 466 venus de Calais. D&#233;sormais, ce dispositif est utilis&#233; pour orienter les personnes h&#233;berg&#233;es dans les centres de premier accueil de Paris, et lors des d&#233;mant&#232;lements de campements comme &#224; Stalingrad ou &#224; la porte de La Chapelle. Elles peuvent y &#234;tre admises sans que leur demande d'asile soit enregistr&#233;e, et y &#234;tre assign&#233;es &#224; r&#233;sidence lors d'une proc&#233;dure de transfert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dispositif d&#233;rogatoire se p&#233;rennise et ouvre la voie &#224; un mille feuille de structures d'h&#233;bergement dont les cahiers des charges sont all&#233;g&#233;s par rapport aux centres d'accueil de demandeurs d'asile (CADA) : centre d'h&#233;bergement d'urgence migrants (CHUM), programme d'accueil et d'h&#233;bergement des demandeurs d'asile (PRAHDA), dispositif de pr&#233;paration au retour (DPAR),&#8239;etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ils r&#233;pondent &#224; une n&#233;cessit&#233; de mise &#224; l'abri, ils banalisent un accompagnement au rabais et facilitent le pointage des migrants par les pr&#233;fectures. &lt;i&gt;&#171; On assiste &#224; un &#233;largissement du panel des dispositifs d'expulsion via la multiplication d'outils et de lieux de contr&#244;le des personnes&lt;/i&gt;, constate Cl&#233;mence Richard, &lt;i&gt;responsable nationale &#171; expulsion &#187; &#224; la Cimade. Ils sont con&#231;us comme des sas vers l'expulsion, ils incarnent un lien de plus en plus t&#233;nu et assum&#233; entre h&#233;bergement, tri et contr&#244;le. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Association de d&#233;fense des &#233;trangers, la Cimade d&#233;plore l'opacit&#233; de l'information concernant leur r&#233;partition, leur fonctionnement et leur capacit&#233; d'accueil. &#201;labor&#233;e par les minist&#232;res de l'Int&#233;rieur et du Logement, leur charte de fonctionnement fixe pour objectifs de &lt;i&gt;&#171; permettre aux migrants de b&#233;n&#233;ficier d'un temps de r&#233;pit, de reconsid&#233;rer leur projet migratoire, de b&#233;n&#233;ficier le plus rapidement possible de toutes les informations et de l'accompagnement administratif n&#233;cessaires au d&#233;p&#244;t d'une demande d'asile &#187;&lt;/i&gt;. Sur le terrain, ces centres &#224; la capacit&#233; minimale de cinquante places semblent loin de ces recommandations. Malgr&#233; les parcours migratoires sem&#233;s de violence et les imp&#233;ratifs juridiques, les CAO sollicitent rarement m&#233;decins, juristes ou psychologues. Ils embauchent des &#171; intervenants d'action sociale &#187;, avec en moyenne un salari&#233; pour trente exil&#233;s comme pr&#233;vu dans le cahier des charges. En CADA, pivot du dispositif national d'accueil, la r&#232;gle est d'un temps plein pour dix &#224; vingt personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2926 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L426xH231/screenshot_59-4-54964.png?1693715150' width='426' height='231' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Des personnes migrantes sont accueillies au centre d'accueil et d'orientation de Croisilles dans le Pas-de-Calais en octobre 2016. / &#169;Bonniere P.-Voix du nord-Maxppp&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;quisitionn&#233;s en urgence, la majorit&#233; des b&#226;timents se trouve tr&#232;s &#233;loign&#233;s des villes et donc des structures administratives, m&#233;dicales, sociales&#8230; Normalement ce n'est que du temporaire, un h&#233;bergement d'un mois renouvelable trois fois. Dans les faits, faute de place en CADA, les r&#233;fugi&#233;s restent r&#233;guli&#232;rement le temps de leur proc&#233;dure de demande d'asile, voire au-del&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Assignation et &#233;loignement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec un prix journ&#233;e de vingt-cinq euros, repas compris, les travailleurs sociaux se retrouvent quelque peu d&#233;munis pour pallier les retomb&#233;es d'un dispositif d&#233;faillant. &lt;i&gt;&#171; C'est extr&#234;mement frustrant professionnellement&lt;/i&gt;, explique Amandine Bruchec, conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale qui a exerc&#233; au CAO de Villeblevin dans l'Yonne de janvier &#224; septembre&#8239;2017. &lt;i&gt;J'&#233;tais avec une assistante sociale et une ma&#238;tresse de maison pour cinquante cinq hommes. Quand ils arrivent, on ne sait rien d'eux, et on n'a pas d'interpr&#232;tes. On doit quand m&#234;me les classer : Dublin&#8239;(1) ou proc&#233;dure de demande d'asile. Je me suis auto-form&#233;e, car je devais travailler les r&#233;cits de vie et remplir les dossiers pour l'OFPRA&#8239;(2), toujours sans budget pour la traduction. J'ai assist&#233; &#224; l'acc&#233;l&#233;ration des proc&#233;dures Dublin, sans possibilit&#233; d'&#233;tudier et de d&#233;fendre les dossiers. J'ai vu des personnes se faire renvoyer en Italie, apr&#232;s huit mois et demi en France, quinze jours apr&#232;s ils n'&#233;taient plus &#171; dublinables &#187;. Faire appliquer le droit des migrants, &#231;a suppose une grosse implication. On s'&#233;puise &#224; multiplier les interlocuteurs, et on brasse de l'air. J'ai eu l'impression d'&#234;tre une collabo, de faire un travail d'agent administratif, sans avoir le temps de cr&#233;er du lien, de faire du social, et si malgr&#233; tout on voit &#233;merger des probl&#232;mes psychologiques, on n'a aucune solution &#224; proposer. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce constat rappelle le tr&#232;s diplomatique rapport du Haut commissariat des Nations unies pour les r&#233;fugi&#233;s, publi&#233; en octobre&#8239;2017&#8239;(3). &lt;i&gt;&#171; La mise en place de ce dispositif donne le sentiment d'une r&#233;ponse davantage r&#233;active plut&#244;t qu'anticip&#233;e. Lors des visites du HCR, les besoins d'une plus grande lisibilit&#233;, d'une s&#233;curit&#233; tant juridique que financi&#232;re pour les parties prenantes ainsi qu'une meilleure coordination, ont &#233;t&#233; r&#233;v&#233;l&#233;s par nombre d'acteurs. &#187;&lt;/i&gt; Port&#233; par Coallia, association sp&#233;cialis&#233;e dans l'h&#233;bergement social et le logement accompagn&#233;, le CAO de Villeblevin s'est improvis&#233; colonie de vacances perdue dans la campagne. &lt;i&gt;&#171; L'ambiance auberge de jeunesse, &#231;a va pour deux semaines, mais quand &#231;a dure huit mois c'est plus compliqu&#233;&lt;/i&gt;, raconte Amandine Bruchec. &lt;i&gt;Heureusement, il y a eu une forte mobilisation de b&#233;n&#233;voles qui proposaient des cours de fran&#231;ais tous les jours, un accompagnement dans les services m&#233;dicaux, une aide pour faire les courses, des sortis en v&#233;lo, la cr&#233;ation d'un potager&#8230; Sans ce soutien, je ne vois pas comment nous aurions pu g&#233;rer cinquante-cinq personnes dans ces conditions. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin de r&#233;fl&#233;chir &#224; des dispositifs d'insertion, le gouvernement semble bien organiser l'&#233;loignement des &#233;trangers et tend &#224; rendre les associations complices de cette politique. Or, pour un travailleur social, les CAO torturent quelques fondamentaux : le consentement &#233;clair&#233;, le secret professionnel, le lien de confiance, l'acc&#232;s aux droits et &#224; l'information. Cependant, les Prahda et leurs pratiques d'assignation &#224; r&#233;sidence feraient presque oublier que les CAO sont &#224; la limite du droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Renvoi de l'exil&#233; dans le premier pays d'enregistrement de ses empreintes digitales en Europe&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et apatrides&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) L'exp&#233;rience des centres d'accueil en France&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Handicap &#8226; &#192; l'&#233;cole de la vie sans vue</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-Handicap-o-A-l-ecole-de-la-vie-sans-vue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1215-Handicap-o-A-l-ecole-de-la-vie-sans-vue</guid>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Sensoriel</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1221</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Paris, un service d'accompagnement &#224; la vie sociale sp&#233;cialis&#233;, aide les personnes d&#233;ficientes visuelles &#224; construire leur projet de vie et &#224; gagner en autonomie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tic tac boum, Uno, Scrabble&#8230; Nous sommes dans le Service d'accompagnement &#224; la vie sociale pour personnes d&#233;ficientes visuelles (SAVS-DV) g&#233;r&#233; par l'Association Valentin Ha&#252;y. Une fois par trimestre, huit personnes aveugles ou mal-voyantes se d&#233;fient &#224; des jeux de soci&#233;t&#233; en gros caract&#232;res et en braille dans l'atelier anim&#233; par Fabienne (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Fabrique-du-social" rel="directory"&gt;Fabrique du social&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sensoriel" rel="tag"&gt;Sensoriel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicapes" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1221-" rel="tag"&gt;1221&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Paris, un service d'accompagnement &#224; la vie sociale sp&#233;cialis&#233;, aide les personnes d&#233;ficientes visuelles &#224; construire leur projet de vie et &#224; gagner en autonomie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Tic tac boum, Uno, Scrabble&#8230;&lt;/i&gt; Nous sommes dans le Service d'accompagnement &#224; la vie sociale pour personnes d&#233;ficientes visuelles (SAVS-DV) g&#233;r&#233; par l'Association Valentin Ha&#252;y. Une fois par trimestre, huit personnes aveugles ou mal-voyantes se d&#233;fient &#224; des jeux de soci&#233;t&#233; en gros caract&#232;res et en braille dans l'atelier anim&#233; par Fabienne Nelson, psychologue, et Agn&#232;s C&#233;l&#233;reau, aide &#224; l'activit&#233; de vie journali&#232;re (Av&#233;jiste). L'occasion de rire, d'&#233;changer, de dialoguer ensemble, de rompre l'isolement mais aussi de d&#233;sacraliser la fonction de psychologue et de montrer une autre facette de soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouvert fin 2012, l'&#233;tablissement m&#233;dico-social accueille trente-cinq b&#233;n&#233;ficiaires et compte une file active de quarante personnes, &#226;g&#233;es de vingt &#224; soixante-dix ans (1), avec ou sans handicap associ&#233;, domicili&#233;es &#224; Paris ou dans le Val-de-Marne et orient&#233;es par la Maison d&#233;partementale de personnes handicap&#233;es (MDPH). Certaines souffrent de c&#233;cit&#233; depuis la naissance ou l'enfance, d'autres sont devenues aveugles ou mal-voyantes suite &#224; une maladie cong&#233;nitale ou &#224; un accident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2927 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH512/screenshot_60-4-5dedf.png?1694072650' width='500' height='512' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des premiers rendez-vous, elles exposent leur situation et leurs besoins &#224; l'&#233;quipe pluridisciplinaire (2) qui leur pr&#233;sente les activit&#233;s et le fonctionnement de l'&#233;tablissement. Ensemble, elles contractualisent un projet personnalis&#233; d'accompagnement (PPA) et d&#233;finissent les actions concr&#232;tes &#224; mettre en place. &lt;br class='autobr' /&gt;
Objectif ? Restaurer ou d&#233;velopper l'autonomie dans la vie quotidienne, permettre les d&#233;placements en solo, d&#233;crocher une formation et /ou un emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aide &#224; la vie quotidienne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re demande des b&#233;n&#233;ficiaires concerne bien souvent l'accompagnement technique dans la vie quotidienne. Les deux instructrices en locomotion, Marie Chalign&#233; et Corine Grimaldi, leur enseignent &#224; se d&#233;placer seuls, &#224; utiliser une canne, &#224; prendre des rep&#232;res, &#224; &#233;viter les obstacles. Elles se rendent aussi chez eux pour, par exemple, les aider &#224; s'adapter &#224; un nouveau logement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la grande cuisine adapt&#233;e du SAVS-DV, dont les meubles et appareils m&#233;nagers sont &#233;tiquet&#233;s en gros caract&#232;res ou en braille, Agn&#232;s C&#233;l&#233;reau initie les uns et les autres aux diff&#233;rentes t&#226;ches de la vie quotidienne en fonction de leur demande : cuisine, repassage, reconnaissance de la monnaie,&#8239;etc. Elle intervient aussi chez eux en fonction de leur &#226;ge ou du moment de survenue du handicap. &lt;i&gt;&#171; &#192; un jeune aveugle de naissance qui va quitter le domicile parental, j'apprendrai &#224; trier le linge, &#224; lancer une machine, &#224; cuisiner ; &#224; une m&#232;re de quarante cinq ans qui vient de perdre la vue, je montrerai comment effectuer les gestes qu'elle conna&#238;t en toute s&#233;curit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, illustre l'av&#233;jiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2928 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH507/screenshot_61-4-aac72.png?1694072650' width='500' height='507' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Une instructrice en locomotion montre &#224; une personne aveugle comment appr&#233;hender la travers&#233;e d'un passage pi&#233;ton.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle installe &#233;galement des rep&#232;res tactiles sur les appareils &#233;lectrom&#233;nagers des usagers, enseigne l'organisation pragmatique des placards ou celle du PENFriend qui permet d'identifier des objets ou des aliments gr&#226;ce &#224; des &#233;tiquettes sur lesquelles la personne enregistre un message vocal. Agn&#232;s C&#233;l&#233;reau donne aussi des conseils &#224; l'entourage pour faciliter la vie de la personne handicap&#233;e visuelle (penser &#224; fermer les portes, les placards, &#224; ne pas d&#233;placer ses objets&#8230;). Enfin, elle l'accompagne &#224; l'ext&#233;rieur pour lui apprendre &#224; faire ses courses ou encore retirer de l'argent au distributeur automatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;carit&#233; en hausse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sein du SAVS, les personnes accompagn&#233;es b&#233;n&#233;ficient aussi d'une aide dans les d&#233;marches administratives, de propositions d'activit&#233;s individuelles (initiation au braille, &#224; l'informatique adapt&#233;e) et collectives (gestion des documents administratifs, maquillage,&#8239;etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Si les usagers pr&#233;sentent des profils tr&#232;s divers, nous accueillons de plus en plus de personnes souffrant de pathologies associ&#233;es (&#233;pilepsie, tumeur au cerveau&#8230;) qui rendent l'accompagnement difficile et n&#233;cessitent un travail en partenariat&lt;/i&gt;, souligne Laurence Sisman, directrice par int&#233;rim. &lt;i&gt;Ils rencontrent aussi plus souvent des difficult&#233;s sociales et une situation de pr&#233;carit&#233;, dont celle li&#233;e &#224; des titres de s&#233;jour provisoires. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sophie Molinier, conseill&#232;re en &#233;conomie sociale familiale, les soutient en lien avec les associations sp&#233;cialis&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sente une fois par semaine, Fabienne Nelson assure l'accompagnement psychologique des personnes accueillies, les aide &#224; &#233;laborer leurs probl&#233;matiques, &#224; &#233;voquer les r&#233;percussions du handicap visuel sur leur vie personnelle, professionnelle, sur leur relation &#224; l'autre. Si besoin, elle rencontre la famille pour l'aider &#224; mieux appr&#233;hender les difficult&#233;s de son proche. &lt;i&gt;&#171; Si l'entourage n'est pas pr&#234;t &#224; ce que nous l'accompagnions vers l'autonomie, cela peut poser probl&#232;me &#187;&lt;/i&gt;, souligne-t-elle. Elle soutient aussi des personnes qui perdent la vue progressivement et d'autres mal-voyantes ou aveugles. &lt;i&gt;&#171; Je les aide &#224; prendre confiance en elles, &#224; renforcer leur image de soi pour &#234;tre plus &#224; l'aise avec la technique de d&#233;placement mais aussi pour accepter le regard port&#233; sur elles, parfois paralysant. L'utilisation de la canne par exemple peut entra&#238;ner une stigmatisation. &#187;&lt;/i&gt; Elle oriente celles qui le souhaitent vers un partenaire ext&#233;rieur (centre m&#233;dico-psychologique (Cmp), psychologue lib&#233;ral&#8230;). Elle peut accompagner les personnes migrantes, venues en France pour se soigner, rejoindre leur famille ou fuir une situation de danger. &lt;i&gt;&#171; L'exil entra&#238;ne un sentiment d'ins&#233;curit&#233; suppl&#233;mentaire, une rupture avec les racines, la culture et le mode de vie. Tout cela demande beaucoup d'&#233;nergie psychique&lt;/i&gt;, observe-t-elle. &lt;i&gt;Ces personnes doivent composer avec un handicap visuel dans un monde &#233;tranger et faire le deuil de leur vie d'avant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2929 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L490xH288/screenshot_62-4-229e7.png?1694072650' width='490' height='288' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fabienne Nelson travaille aussi avec les parents &#226;g&#233;s de certains b&#233;n&#233;ficiaires qui appr&#233;hendent le futur de leur fils ou fille adulte. Elle co-anime avec Val&#233;rie Choisel, formatrice en braille, un groupe de parole : &lt;i&gt;&#171; La solitude reste un ressenti tr&#232;s fort et r&#233;current. Les personnes souffrant d'un handicap visuel ne b&#233;n&#233;ficient pas toujours du m&#234;me bain social que les autres. Faute d'accessibilit&#233;, elles manquent d'activit&#233;s de loisirs. Elles restent souvent chez elles, ce qui peut entra&#238;ner une certaine souffrance. Le groupe de parole permet la rencontre entre pairs, le partage des difficult&#233;s mais aussi des ressources (les activit&#233;s adapt&#233;es d&#233;couvertes, les sorties r&#233;alis&#233;es,&#8239;etc.) et la mutualisation des possibles. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La psychologue se rend au domicile des personnes qui &#233;prouvent des difficult&#233;s &#224; se d&#233;placer (&lt;i&gt;&#171; Il leur est d'ailleurs parfois plus facile de se confier dans leur cadre familier &#187;&lt;/i&gt;). Elle rencontre celles qui ne peuvent pas se lib&#233;rer sur leur lieu de travail (&lt;i&gt;&#171; C'est aussi &#224; nous d'aller vers elles, de veiller &#224; ne pas les l&#233;ser dans leur organisation &#187;&lt;/i&gt;). Enfin, Fabienne Nelson soutient l'&#233;quipe, lui apporte un &#233;clairage sur la probl&#233;matique de certains b&#233;n&#233;ficiaires, r&#233;pond &#224; ses questionnements (&lt;i&gt;&#171; Pourquoi untel a-t-il des r&#233;sistances dans l'activit&#233; de locomotion ? &#187;&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;&#171; Pourquoi tel autre craint-il d'utiliser la canne ? &#187;&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe travaille aussi en lien avec le Service de guidance p&#233;rinatale et parentale pour personnes en situation de handicap (SAPPH) de l'Institut de Pu&#233;riculture de Paris pour apporter un soutien m&#233;dical, technique ou &#233;ducatif aux parents et futurs parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un partenariat &#224; d&#233;velopper&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il existe d&#233;j&#224; des r&#233;unions de synth&#232;se autour des patients avec les partenaires m&#233;dicaux, l'&#233;quipe aimerait mettre en place un syst&#232;me de conventions pour coordonner les parcours de soins de fa&#231;on plus fluide, plus souple. Elle souhaite &#233;galement mutualiser les moyens pour les personnes &#224; la fois d&#233;ficientes visuelles et c&#233;r&#233;bro-l&#233;s&#233;es bien qu'il existe d&#233;j&#224; un partenariat avec le centre d'accueil de jour m&#233;dicalis&#233; (CAJM) La Note Bleue ou encore le service du Pr Pradat-Diehl &#224; l'h&#244;pital de la Piti&#233;-Salp&#234;tri&#232;re pour l'expertise m&#233;dicale, scientifique et l'&#233;volution de la pathologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2930 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L473xH749/screenshot_63-4-fdf7d.png?1694072650' width='473' height='749' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, elle envisage un partenariat avec le Centre Babel, Centre ressource europ&#233;en en clinique transculturelle, afin de favoriser la compr&#233;hension de la repr&#233;sentation du handicap visuel selon les aires culturelles et les freins &#233;ventuels rencontr&#233;s dans l'accompagnement. &#192; ce titre, les personnes accompagn&#233;es pourraient b&#233;n&#233;ficier d'une m&#233;diation transculturelle qui favorise l'alliance th&#233;rapeutique avec l'&#233;quipe de professionnels du SAVS-DV Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si celui-ci constitue un &#233;tablissement part enti&#232;re, l'&#233;quipe y intervient surtout &#224; temps partiel, compl&#233;tant son temps de travail dans un service de l'association (3) ou chez un autre employeur. Le territoire fran&#231;ais compte peu de SAVS-DV : l'association Valentin Ha&#252;y en g&#232;re deux autres : &#224; Lyon (Rh&#244;ne) et &#224; Clermont-Ferrand (Puy-de-D&#244;me). &#192; sa connaissance, il existe des structures semblables &#224; Rennes (Ille-et-Vilaine) et &#224; Bordeaux (Gironde). Ce dispositif qui ne semble pas constituer une priorit&#233; pour les politiques publiques en faveur du handicap, reste difficile &#224; cr&#233;er. Il s'av&#232;re pourtant pr&#233;cieux pour les personnes aveugles ou mal-voyantes en qu&#234;te d'autonomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Cr&#233;dit photos : Valentin Ha&#252;y&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contact : savsdvparis@avh.asso.fr&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) La prise en charge s'arr&#234;te &#224; 70 ans car le financeur &#8211; le D&#233;partement &#8211; privil&#233;gie les personnes en &#226;ge d'occuper un emploi.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Une directrice, une conseill&#232;re en &#233;conomie sociale familiale, une psychologue, une charg&#233;e d'insertion professionnelle, deux instructrices en locomotion, une r&#233;&#233;ducatrice en activit&#233;s de la vie journali&#232;re, une formatrice en braille, un formateur en informatique adapt&#233;e, une secr&#233;taire.&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Elle compte seize &#233;tablissements et cent cinquante salari&#233;s.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce &#8226; L'urgence de ne plus attendre</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-action-medico-sociale-precoce-o-L-urgence-de-ne-plus-attendre</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1215-action-medico-sociale-precoce-o-L-urgence-de-ne-plus-attendre</guid>
		<dc:date>2018-01-23T10:44:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1221</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les centres d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce assurent la prise en charge globale et pluridisciplinaire d'enfants &#226;g&#233;s d'un jour &#224; six ans qui pr&#233;sentent des troubles du d&#233;veloppement, pathologies ou handicaps. Mais leur vocation &#224; agir le plus t&#244;t possible se heurte au manque de places et aux disparit&#233;s territoriales. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous passons notre temps &#224; attendre ! &#187;, d&#233;noncent les parents d'enfants en situation de handicap qui patientent des semaines sur la liste d'attente des centres d'action m&#233;dico-sociale (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1221-" rel="tag"&gt;1221&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les centres d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce assurent la prise en charge globale et pluridisciplinaire d'enfants &#226;g&#233;s d'un jour &#224; six ans qui pr&#233;sentent des troubles du d&#233;veloppement, pathologies ou handicaps. Mais leur vocation &#224; agir le plus t&#244;t possible se heurte au manque de places et aux disparit&#233;s territoriales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous passons notre temps &#224; attendre ! &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;noncent les parents d'enfants en situation de handicap qui patientent des semaines sur la liste d'attente des centres d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (Camsp) avant de d&#233;crocher une place : quatre mois en moyenne pour un diagnostic et six pour une entr&#233;e en soins. Une situation qui place les parents dans un paradoxe douloureux : alors que la m&#233;decine insiste sur la n&#233;cessit&#233; d'agir le plus t&#244;t possible en cas de troubles du d&#233;veloppement, le manque de places en Camsp les condamne &#224; une longue attente. Inquiets du devenir de leur enfant, en plein d&#233;sarroi, ils ne b&#233;n&#233;ficient pas du soutien de l'&#233;quipe pluridisciplinaire du centre. La pathologie de l'enfant quant &#224; elle peut progresser et ses troubles &#233;voluer. &lt;i&gt;&#171; Un enfant pris en charge avec un retard de six mois subit un pr&#233;judice car de nombreuses choses se mettent en place dans les premi&#232;res ann&#233;es de la vie, p&#233;riode durant laquelle le cerveau pr&#233;sente la plasticit&#233; optimale pour les acquisitions fondamentales&lt;/i&gt;, alerte Marcel Hartmann, vice-pr&#233;sident de l'Association nationale des &#233;quipes contribuant &#224; l'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (AneCamsp). &lt;i&gt;Et pour celui qui doit patienter un an, parler de prise en charge pr&#233;coce n'a plus beaucoup de sens. &#187;&lt;/i&gt; Une discrimination que l'AneCamsp d&#233;nonce depuis de nombreuses ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2931 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L470xH693/screenshot_64-4-902a1.png?1694072650' width='470' height='693' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle pointe aussi les disparit&#233;s g&#233;ographiques : certains territoires ne comptent pas de Camsp, d'autres manquent de professionnels lib&#233;raux alors que leur travail ne peut pas s'envisager sans partenariat. Les &#233;quipes qui n'ont pas la possibilit&#233; de tout prendre en charge doivent pouvoir faire appel &#224; un m&#233;decin sp&#233;cialiste (neurop&#233;diatre, m&#233;decin de r&#233;&#233;ducation fonctionnelle) ainsi qu'&#224; des professionnels param&#233;dicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;remboursement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, dans certains territoires, le Camsp assure seul les soins de kin&#233;sith&#233;rapie ou d'orthophonie par manque de professionnels param&#233;dicaux. Les familles font parfois jusqu'&#224; deux heures de route pour une consultation, ce qui fatigue l'enfant et oblige le parent &#8211; le plus souvent la m&#232;re &#8211; &#224; travailler &#224; temps partiel voire &#224; cesser son activit&#233; professionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2932 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH345/screenshot_65-4-84570.png?1694072650' width='500' height='345' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre source d'in&#233;galit&#233;s et non des moindres : depuis trois ans, certaines Caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) remettent en cause le remboursement des prises en charge compl&#233;mentaires au suivi des Camsp, coordonn&#233;es par leur m&#233;decin et assur&#233;es par des personnels de sant&#233; lib&#233;raux. Ces prises en charge compl&#233;mentaires pallient les listes d'attente ou permettent la continuit&#233; du suivi par un orthophoniste ou un kin&#233;sith&#233;rapeute en ville avec lequel l'enfant a nou&#233; de bonnes relations. Soumises au contr&#244;le m&#233;dical de la CPAM, elles assurent &#224; l'enfant un suivi th&#233;rapeutique complet, r&#233;gulier, soutenu et &#224; proximit&#233; de son domicile. Leur d&#233;remboursement conduit &#224; des ruptures de prise en charge th&#233;rapeutique pr&#233;judiciables aux enfants et plonge leurs familles dans le d&#233;sarroi, les obligeant &#224; financer les consultations lib&#233;rables alors que toutes n'en ont pas les moyens. &lt;i&gt;&#171; Les parents doivent choisir entre le Camsp et les professionnels lib&#233;raux, la CPAM leur demande en quelque sorte : &#171; De quoi pr&#233;f&#233;rez-vous qu'on prive votre enfant ? &#187;&lt;/i&gt;, grince Marcel Hartmann. &lt;i&gt;Son attitude n'est pas ill&#233;gale &#8211; le texte r&#233;glementaire laisse place &#224; une interpr&#233;tation floue &#8211;, mais elle est inhumaine. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant qu'il ne s'agit pas de cr&#233;er une nouvelle d&#233;pense, elle existe d&#233;j&#224; et permet m&#234;me &#224; l'assurance maladie de faire des &#233;conomies : une prise en charge la plus adapt&#233;e possible &#233;vite en effet l'installation d'une pathologie et la survenue de complications, co&#251;teuses en soins. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes dans une situation paradoxale : alors que le gouvernement pr&#233;c&#233;dent a clam&#233; sa volont&#233; de ne laisser aucune personne handicap&#233;e sur le bord de la route avec le rapport Piveteau &#171; Z&#233;ro sans solution &#187; de 2014 (1) et le dispositif &#171; Une r&#233;ponse accompagn&#233;e pour tous &#187; en 2015, des CPAM d&#233;remboursent ces soins compl&#233;mentaires &#187;&lt;/i&gt;, pointe Marcel Hartmann. M&#234;me si dans un grand nombre de d&#233;partements elles continuent &#224; les rembourser, le nombre de Camsp confront&#233;s &#224; ces difficult&#233;s s'accro&#238;t. &lt;i&gt;&#171; En juillet dernier, la Caisse nationale de l'assurance maladie des travailleurs salari&#233;s (CNAMPTS) a adress&#233; des fiches &#171; Camsp et soins compl&#233;mentaires &#187; r&#233;actualis&#233;es aux CPAM, apportant quelques &#233;claircissements mais sans garantir un parcours de soins continu pour les jeunes enfants et leur famille sur l'ensemble du territoire, poursuit le vice-pr&#233;sident. De plus, nous constatons que les CPAM interpr&#232;tent diff&#233;remment ces directives. &#187;&lt;/i&gt; L'AneCamsp interpelle les pouvoirs publics et informe les parents de la possibilit&#233; de saisir le D&#233;fenseur des droits pour discrimination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Attendu, le Troisi&#232;me Plan Autisme (2013 &#8211; 2017) a cependant mobilis&#233; les &#233;quipes pluridisciplinaires des Camsp pour &#233;tablir des diagnostics, &#233;toffant encore davantage les listes d'attente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, malgr&#233; leur campagne de sensibilisation &#171; Handicap : agir t&#244;t &#187;, les Camsp restent peu ou pas connus des m&#233;decins et p&#226;tissent du manque de passerelles entre les secteurs m&#233;dico-social et sanitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traitement des listes d'attente&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour concilier l'urgence de l'accueil et les r&#233;alit&#233;s de terrain, pour r&#233;duire les d&#233;lais d'attente, les &#233;quipes adoptent des solutions alternatives. Nombre d'entre elles mettent en place une commission d'admission pour apporter aux familles une r&#233;ponse au moins partielle et imm&#233;diate. Dans certains Camsp, les professionnels disponibles d&#233;butent par exemple la prise en charge de l'enfant compl&#233;t&#233;e par des professionnels lib&#233;raux. Une solution adopt&#233;e par celui de Champigny-sur-Marne dans le Val-de-Marne. Sa file active compte 147 enfants. Ces deux derni&#232;res ann&#233;es, il a re&#231;u cent demandes d'admission pour 85 places agr&#233;&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La commission d'admission dont je fais partie, constitu&#233;e de m&#233;decins et de th&#233;rapeutes, &#233;tudie r&#233;guli&#232;rement les candidatures en priorisant les plus urgentes &#187;&lt;/i&gt;, explique Nicole G&#233;rard, l'assistante de service social. Un groupe de soignants (m&#233;decin, p&#233;dopsychiatre, neurop&#233;diatre, voire psychomotricienne et kin&#233;sith&#233;rapeute) re&#231;oit ensuite la famille et l'enfant dans un d&#233;lai de deux mois maximum pour une longue consultation. Il peut orienter l'enfant vers les professionnels lib&#233;raux, cependant la CPAM prend en charge les s&#233;ances d'orthophonie mais pas celles de psychomotricit&#233;. &lt;i&gt;&#171; J'aide alors les parents &#224; constituer et &#224; d&#233;poser un dossier &#224; la Maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es (MDPH) pour la prise en charge de ces frais&lt;/i&gt;, poursuit Nicole G&#233;rard. &lt;i&gt;Je les soutiens aussi dans leurs d&#233;marches psychosociales (inscription &#224; l'&#233;cole, demande d'accompagnant des &#233;l&#232;ves en situation de handicap,&#8239;etc.). &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2933 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH212/screenshot_66-3-cc2c0.png?1694072651' width='500' height='212' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Camsp propose aussi des groupes d'accueil compos&#233;s de deux professionnels qui observent l'enfant seul, avec ses parents ou en groupe pour affiner la prise en charge. L'enfant peut aussi rejoindre l'un des quinze &#224; vingt groupes d'activit&#233; ou d'ateliers en plus d'une prise en charge individuelle en psychomotricit&#233;, kin&#233;sith&#233;rapie ou orthophonie. Si les parents sont fatigu&#233;s, Nicole G&#233;rard, en lien avec sa coll&#232;gue de secteur, peut faire appel &#224; une aide m&#233;nag&#232;re ou familiale, dont le co&#251;t d&#233;pend du quotient familial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2014, la liste d'attente du Camsp de D&#233;cines, pr&#232;s de Lyon &#8211; g&#233;r&#233; depuis par la f&#233;d&#233;ration des APAJH &#8211; comptait une soixantaine d'enfants malgr&#233; la cr&#233;ation d'un deuxi&#232;me &#233;tablissement sur le territoire. Il a alors d&#233;velopp&#233; un projet de coordination de soins et de parcours, financ&#233; par le fonds d'intervention r&#233;gional (Fir) afin de ne pas laisser les familles sans solution. &lt;i&gt;&#171; Chaque enfant &#233;tant unique, nous organisons et coordonnons une &#171; prise en charge cousue main &#187; en lib&#233;ral au plus pr&#232;s de ses besoins et &#224; proximit&#233; de son domicile&lt;/i&gt;, explique Sophie Martinez, infirmi&#232;re de coordination du projet. &lt;i&gt;Nous favorisons les &#233;changes entre les diff&#233;rents professionnels lib&#233;raux via des r&#233;unions afin que leur travail soit optimis&#233; pour l'&#233;volution et le bon d&#233;veloppement de l'enfant, en lien, si besoin, avec les lieux de socialisation. &#187;&lt;/i&gt; L'&#233;quipe du Camsp fait aussi davantage appel au m&#233;decin traitant et &#224; la PMI. Elle se d&#233;place sur les lieux d'accueil (cr&#232;che, &#233;cole maternelle) pour aider les professionnels, r&#233;pondre &#224; leurs questions et favoriser l'inclusion de l'enfant en milieu ordinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres Camsp privil&#233;gient l'accueil des plus petits, orientant par exemple un enfant de quatre ans qui souffre de troubles du langage vers un centre m&#233;dico-psychologique (CMP), un centre m&#233;dico-psycho-p&#233;dagoqique (CMPP) ou un orthophoniste lib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Appel &#224; projets&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, les &#233;quipes se bagarrent et ne laissent pas les parents sans r&#233;ponse. De plus tout n'est pas sombre dans le monde des Camsp : les agences r&#233;gionales de sant&#233; (ARS) lancent des appels &#224; projets pour la cr&#233;ation d'&#233;tablissements suppl&#233;mentaires afin de r&#233;duire les in&#233;galit&#233;s territoriales et les listes d'attente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines &#233;quipes pointent m&#234;me les aspects positifs qu'entra&#238;nent les difficult&#233;s rencontr&#233;es : si un Camsp n'a jamais eu vocation &#224; vivre repli&#233; sur lui-m&#234;me, il doit encore plus qu'avant travailler en r&#233;seau et bien conna&#238;tre le territoire. Pour autant, le manque de moyens ne favorise pas toujours un partenariat optimal. Les &#233;quipes ne se rendent par exemple plus au domicile des parents conform&#233;ment &#224; l'annexe 32 bis du d&#233;cret du 15 avril 1976 dont elles d&#233;pendent. Ces visites soutenaient les parents angoiss&#233;s, le kin&#233; par exemple leur montrait comment donner le bain ou le repas. Aujourd'hui, les familles doivent syst&#233;matiquement se d&#233;placer. Pour pallier &#224; cette situation, l'assistant de service social du Camsp peut, en lien avec son coll&#232;gue de secteur, faire appel &#224; un technicien d'intervention sociale et familiale (TISF) qui se d&#233;place &#224; domicile et soulage les parents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2934 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH485/screenshot_67-3-8a619.png?1694072651' width='500' height='485' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'AneCamsp pr&#233;conise aussi de &lt;i&gt;&#171; passer d'une logique de protection, n&#233;cessaire &#224; un moment donn&#233; mais insuffisante, &#224; une logique de participation &#187;&lt;/i&gt;. Les parents constituent des moteurs de changement : pourquoi ne pas les inviter &#224; participer &#224; l'accueil des nouvelles familles, pour les informer des listes d'attente, comme cela se fait d&#233;j&#224; dans certaines structures ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les &#233;quipes doivent aussi consid&#233;rer les parents comme des citoyens avant tout. Cela se travaille &#224; l'int&#233;rieur mais aussi &#224; l'ext&#233;rieur de l'&#233;tablissement&lt;/i&gt;, estime Genevi&#232;ve Laurent, pr&#233;sidente de l'AneCamsp. &lt;i&gt;Nous n'avons aucune supr&#233;matie sur les familles, aucun droit sur elles, elles ont leurs ressources propres, si elles souhaitent garder leur orthophoniste, elles en ont tout &#224; fait le droit. &#187;&lt;/i&gt; Elles savent aussi s'organiser comme celles du Camsp de Montrouge (Hauts-de-Seine) par exemple, qui ont constitu&#233; un groupe d'activit&#233;s culturelles avec leurs enfants porteurs de divers handicaps, fonctionnant depuis quinze ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Camsp eux-m&#234;mes ne sont pas exempts d'une marge d'am&#233;lioration. &lt;i&gt;&#171; Il nous faut notamment davantage tenir compte des cons&#233;quences du handicap de l'enfant sur la vie de la famille et notamment celle de la m&#232;re, souvent oblig&#233;e de travailler &#224; temps partiel, en ouvrant nos structures le samedi, le soir ou tr&#232;s t&#244;t le matin&lt;/i&gt;, souligne Genevi&#232;ve Laurent. &lt;i&gt;Les Camsp doivent aussi s'adapter syst&#233;matiquement &#224; leur territoire : la Haute-Savoie par exemple compte un Camsp &#233;clat&#233; en quatre structures afin que les parents puissent se d&#233;placer facilement ; en Auvergne un Camsp itin&#233;rant relie les villages. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les associations et les responsables doivent entrer dans les instances des conseils locaux de sant&#233; (CLS), des conseils territoriaux des sant&#233; (CTS) et des groupements hospitaliers territoriaux (GHT) pour y exprimer les besoins des Camsp afin que les programmes r&#233;gionaux les prennent en compte &#187;&lt;/i&gt;, estime Marcel Hartmann. Cr&#233;er du lien, trouver des solutions au cas par cas, n'exon&#232;re, selon lui, pas les politiques de leurs devoirs : donner suffisamment de moyens aux Camsp pour r&#233;pondre &#224; des besoins grandissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#192; lire : Grandir avec un handicap, Contrastes n&#176;44, la revue de l'Anecamps, &#233;d. &#233;r&#232;s, 2016.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) &#171; Le devoir collectif de permettre un parcours de vie sans rupture, pour les personnes en situation de handicap et pour leurs proches. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>T&#233;moignage &#8226; Entre l'orientation et le premier bilan, la moiti&#233; d'une vie de jeune enfant</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-Temoignage-o-Entre-l-orientation-et-le-premier-bilan-la-moitie-d-une-vie-de-jeune-enfant</link>
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		<dc:date>2018-01-23T10:44:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
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		<dc:subject>1221</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; N&#233;e grande pr&#233;matur&#233;e, Olivia a b&#233;n&#233;fici&#233; du suivi &#171; Chrysalide &#187; au Camsp qui diagnostique les troubles li&#233;s &#224; cette situation. L'&#233;quipe pluridisciplinaire qui lui offre une prise en charge globale nous a beaucoup apport&#233; et permis de b&#233;n&#233;ficier d'un regard professionnel tout en gardant le n&#244;tre. Elle nous a rassur&#233;s et donn&#233; de nombreux conseils pour soutenir le d&#233;veloppement d'Olivia, comme par exemple celui de l'asseoir dans une corbeille &#224; linge pos&#233;e &#224; la verticale pour l'envelopper sans l'enfermer alors (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1221-" rel="tag"&gt;1221&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; N&#233;e grande pr&#233;matur&#233;e, Olivia a b&#233;n&#233;fici&#233; du suivi &#171; Chrysalide &#187; au Camsp qui diagnostique les troubles li&#233;s &#224; cette situation. L'&#233;quipe pluridisciplinaire qui lui offre une prise en charge globale nous a beaucoup apport&#233; et permis de b&#233;n&#233;ficier d'un regard professionnel tout en gardant le n&#244;tre. Elle nous a rassur&#233;s et donn&#233; de nombreux conseils pour soutenir le d&#233;veloppement d'Olivia, comme par exemple celui de l'asseoir dans une corbeille &#224; linge pos&#233;e &#224; la verticale pour l'envelopper sans l'enfermer alors qu'elle n'avait pas encore acquis la position assise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre fille qui se rend au Camsp tous les trois mois progresse bien, elle s'est d'ailleurs lanc&#233;e seule dans la marche apr&#232;s une s&#233;ance de psychomotricit&#233;. &#192; chaque rendez-vous nous parlons longuement de son &#233;volution avec l'&#233;quipe, c'est passionnant. Le suivi avec la p&#233;diatre du Camsp a d&#233;but&#233; &#224; l'&#226;ge de dix-neuf mois avec des rendez-vous d'une heure, tr&#232;s pointus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivia a patient&#233; six mois entre l'orientation et le premier bilan, soit plus de la moiti&#233; de sa vie puisque sa prise en charge a d&#233;marr&#233; &#224; neuf mois. Entre temps, elle a b&#233;n&#233;fici&#233; du suivi de la p&#233;diatre de la maternit&#233;, plus ax&#233; sur le somatique que sur le d&#233;veloppement. Elle a loup&#233; plein de choses qu'un enfant acquiert tr&#232;s t&#244;t, heureusement elle ne pr&#233;sente &#224; ce jour pas de grands troubles et ne portera probablement pas de handicap.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sa prise en charge, m&#234;me tardive, a d&#233;but&#233; bien plus t&#244;t que pour celle d'autres enfants. Il faut dire que nous avons beaucoup sollicit&#233; et relanc&#233; les Camsp. Tous les parents n'ont pas la possibilit&#233; de le faire, ils doivent se battre sans cesse tout en travaillant, en passant des heures dans les transports et en s'occupant de leurs autres enfants. Ils souffrent assez sans qu'on en rajoute. Les pouvoirs publics doivent prendre des mesures de fa&#231;on simple et rapide afin que parents et professionnels soient entendus et r&#233;fl&#233;chir autrement la territorialit&#233; : les familles vivent parfois tout pr&#232;s d'un Camsp situ&#233; dans un autre d&#233;partement que le leur dont elles d&#233;pendent. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;zocamsp &#8226; R&#233;seau de campagne</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-Rezocamsp-o-Reseau-de-campagne</link>
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&lt;p&gt;Dans une zone rurale, des professionnels ont cr&#233;&#233; du lien pour r&#233;pondre aux besoins des jeunes enfants jusqu'&#224; leurs six ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le R&#233;zoCAMSP de Brioude (Haute-Loire) rayonne sur trois d&#233;partements (1) et a un agr&#233;ment pour la prise en charge de quarante enfants. Ce territoire rencontre des probl&#232;mes de mobilit&#233;, compte peu de structures m&#233;dico-sociales et de m&#233;decins sp&#233;cialis&#233;s lib&#233;raux (seulement deux p&#233;diatres par exemple). Pour pallier &#224; ces sp&#233;cificit&#233;s, l'&#233;quipe de R&#233;zoCAMSP (2) a constitu&#233; un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Handicapes" rel="tag"&gt;Handicap&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1221-" rel="tag"&gt;1221&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans une zone rurale, des professionnels ont cr&#233;&#233; du lien pour r&#233;pondre aux besoins des jeunes enfants jusqu'&#224; leurs six ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le R&#233;zoCAMSP de Brioude (Haute-Loire) rayonne sur trois d&#233;partements (1) et a un agr&#233;ment pour la prise en charge de quarante enfants. Ce territoire rencontre des probl&#232;mes de mobilit&#233;, compte peu de structures m&#233;dico-sociales et de m&#233;decins sp&#233;cialis&#233;s lib&#233;raux (seulement deux p&#233;diatres par exemple). Pour pallier &#224; ces sp&#233;cificit&#233;s, l'&#233;quipe de R&#233;zoCAMSP (2) a constitu&#233; un important r&#233;seau de professionnels param&#233;dicaux et des &#233;tablissements sanitaires et sociaux, d'o&#249; son nom. &lt;i&gt;&#171; Sur ce secteur rural, des enfants vivent &#224; plus d'une heure en voiture de notre &#233;tablissement, aussi privil&#233;gions-nous les soins param&#233;dicaux (kin&#233;sith&#233;rapie, orthophonie) de proximit&#233; en lib&#233;ral&lt;/i&gt;, expose Dominique Filiol, la directrice. &lt;i&gt;Nous avons d&#233;j&#224; sign&#233; trente sept conventions avec des soignants lib&#233;raux, nous travaillons en lien et ils peuvent participer aux r&#233;unions de synth&#232;se concernant les jeunes patients communs. &#187; &lt;/i&gt; R&#233;zoCAMSP a &#233;galement sign&#233; une convention-cadre avec le CHRU de Clermont-Ferrand, situ&#233; &#224; 75 kilom&#232;tres : un m&#233;decin, un chirurgien orthop&#233;diste et un m&#233;decin g&#233;n&#233;ticien se d&#233;placent r&#233;guli&#232;rement pour rencontrer l'enfant, sa famille et l'&#233;quipe. Prochainement, il en conclura une autre avec un Centre infanto-juv&#233;nile afin qu'un r&#233;&#233;ducateur consulte sur place pour les enfants souffrant de troubles moteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2935 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH298/screenshot_68-2-b86a0.png?1694072651' width='500' height='298' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Le groupe &#171; Dis-moi bonjour &#187; sur le th&#232;me de l'habilet&#233; sociale. / &#169; DR&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;zoCAMSP a su cr&#233;er une v&#233;ritable dynamique autour de lui. Sa kin&#233;sith&#233;rapeute par exemple a mis en place un r&#233;seau sp&#233;cialis&#233; riche d'une vingtaine de coll&#232;gues lib&#233;raux qui se rencontrent une &#224; deux fois par an pour &#233;changer sur des th&#232;mes sp&#233;cifiques comme l'orthop&#233;die chez le jeune enfant. Chaque ann&#233;e, la structure accueille &#233;galement des formations d'orthophonistes et de kin&#233;sith&#233;rapeutes permettant &#224; ces professionnels de fili&#232;res diff&#233;rentes de se rencontrer. Sa volont&#233; d'ouverture sur le territoire se traduit aussi par la mise &#224; disposition de sa salle de baln&#233;oth&#233;rapie &#224; d'autres services du secteur du handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pas de liste d'attente&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Depuis notre ouverture, nous avons une ligne budg&#233;taire qui nous permet de r&#233;mun&#233;rer les actes des professionnels lib&#233;raux partenaires. Cela facilite le travail en r&#233;seau et &#233;vite la probl&#233;matique de &#171; double prise en charge &#187; avanc&#233;e par l'assurance maladie, subie par de nombreux Camsp &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise la directrice. Pour l'instant R&#233;zoCAMSP n'a pas de liste d'attente, le travail avec les partenaires permet la prise en charge de tous les enfants, de la naissance &#224; six ans, contrairement &#224; des Camsp qui l'arr&#234;tent &#224; trois ans, faute de places. Cependant, sa file active (149 enfants en 2016) augmente. &lt;i&gt;&#171; Nous atteignons nos limites et nous pensons d&#233;velopper une autre forme d'organisation pour &#233;viter la constitution d'une liste d'attente. Le bilan ou le suivi r&#233;gulier d'un enfant pourrait par exemple &#234;tre enti&#232;rement r&#233;alis&#233; par des professionnels du secteur avec une coordination du projet de soins de l'enfant assur&#233;e par le m&#233;decin et l'assistante de service social du Camsp &#187;&lt;/i&gt;, informe la directrice. Et de conclure : &lt;i&gt;&#171; Je souhaite continuer &#224; accueillir un l'enfant et sa famille dans le mois qui suit leur appel, ce qui constitue d&#233;j&#224; une premi&#232;re r&#233;ponse, m&#234;me s'ils doivent ensuite patienter pour des soins r&#233;guliers. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Contact : T&#233;l. : 04 71 50 54 01 - Mail : rezoCamsp@apajh43.fr&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Nord-est du Cantal, ouest de la Haute-Loire et sud du Puy-De-D&#244;me.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Elle est compos&#233;e de treize professionnels soit 9,15 ETP.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Genevi&#232;ve Avenard &#8226; Batailler contre la discrimination</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Handicap&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1221</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que pensez-vous de la situation des Camsp ? &lt;br class='autobr' /&gt;
La contribution tr&#232;s &#233;tay&#233;e de l'AneCamsp &#224; notre rapport annuel de 2015 consacr&#233; &#224; la protection de l'enfant notamment handicap&#233; (1), a permis de mettre en lumi&#232;re la place centrale des Camsp dans la pr&#233;vention tr&#232;s pr&#233;coce, de faire conna&#238;tre leurs missions et leurs difficult&#233;s. Je pense que leur co-financement par l'Assurance maladie et le D&#233;partement constitue un levier positif en terme de d&#233;cloisonnement institutionnel. Cependant, il est regrettable que ces (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1221-" rel="tag"&gt;1221&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2936 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH174/screenshot_69-2-b7718.png?1694072651' width='500' height='174' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que pensez-vous de la situation des Camsp ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La contribution tr&#232;s &#233;tay&#233;e de l'AneCamsp &#224; notre rapport annuel de 2015 consacr&#233; &#224; la protection de l'enfant notamment handicap&#233; (1), a permis de mettre en lumi&#232;re la place centrale des Camsp dans la pr&#233;vention tr&#232;s pr&#233;coce, de faire conna&#238;tre leurs missions et leurs difficult&#233;s. Je pense que leur co-financement par l'Assurance maladie et le D&#233;partement constitue un levier positif en terme de d&#233;cloisonnement institutionnel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, il est regrettable que ces partenaires n'aillent pas jusqu'au bout de la logique et ne d&#233;veloppent pas suffisamment de concertation et de coop&#233;ration pour d&#233;finir conjointement les orientations de ces structures autour de la pr&#233;vention et du soutien aux familles. La loi du 14 mars 2016 relative &#224; la protection de l'enfance pr&#233;voit d&#233;sormais la conclusion de protocoles de coordination des actions de pr&#233;vention sous la responsabilit&#233; des conseils d&#233;partementaux. Nous suivrons avec attention la fa&#231;on dont les Camps seront effectivement int&#233;gr&#233;s dans cette d&#233;marche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous avez re&#231;u une quinzaine de saisines de familles dont la CPAM refuse le remboursement des prises en charge compl&#233;mentaires &#224; celles du Camsp pour leur enfant. Comment les traitez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, lorsque nous recevons une r&#233;clamation, nous conduisons une instruction dans le cadre de laquelle nous interrogeons les autorit&#233;s publiques concern&#233;es, qui se trouvent dans l'obligation de nous r&#233;pondre et de nous fournir les documents demand&#233;s que nous &#233;tudions. Notre outil principal reste la m&#233;diation, le r&#232;glement &#224; l'amiable mais nous pouvons utiliser d'autres leviers juridiques pour faire valoir les droits et l'int&#233;r&#234;t de l'enfant. Concernant le d&#233;remboursement des prises en charges compl&#233;mentaires op&#233;r&#233; par certaines CPAM, nous &#233;tudions actuellement comment, au plan juridique, garantir &#224; tous les enfants une r&#233;ponse adapt&#233;e &#224; leurs besoins et identique sur l'ensemble du territoire. Malgr&#233; un contexte global de contraintes budg&#233;taires, les actions de pr&#233;vention pr&#233;coce et de soutien &#224; la parentalit&#233; constituent une priorit&#233;, et les enfants ne peuvent pas attendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;galement &#233;t&#233; saisis par des avocats et des associations pour des difficult&#233;s d'acc&#232;s des enfants aux Camsp. Cela constitue autant de d&#233;nis de leur droit fondamental &#224; la sant&#233;. Pas de saisine en revanche sur ce sujet de la part des parents, sans doute insuffisamment inform&#233;s de cette possibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;galement instruit des situations dans lesquelles la famille se trouvait confront&#233;e &#224; un manque de solutions &#224; l'issue de la prise en charge par le Camsp. Nous avons obtenu dans ce cas l'autorisation pour cet &#233;tablissement de poursuivre quelque temps cette prise en charge dans l'int&#233;r&#234;t sup&#233;rieur de l'enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, nous intervenons &#224; la fois au plan individuel, en traitant chaque situation qui nous est signalis&#233;e, et au plan global en nous appuyant sur les r&#233;clamations re&#231;ues pour faire des propositions de r&#233;forme du cadre juridique ou des pratiques professionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Handicap et protection de l'enfance : des droits pour des enfants invisibles.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Interculturalit&#233; &#8226; Une voie pour l'int&#233;gration</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-Interculturalite-o-Une-voie-pour-l-integration</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>Citoyennet&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1221</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le d&#233;bat est farouche pour savoir comment articuler les diff&#233;rentes communaut&#233;s pr&#233;sentes dans l'Hexagone. Lien Social propose trois approches au banc d'essai. &lt;br class='autobr' /&gt;
La R&#233;publique fran&#231;aise ne reconna&#238;t que des citoyens &#233;gaux en droits et en obligations renvoyant les sp&#233;cificit&#233;s coutumi&#232;res, religieuses, linguistiques ... &#224; la vie priv&#233;e. Le monde anglo-saxon, quant &#224; lui, fonctionne sur le principe du multiculturalisme. Ces deux mod&#232;les rel&#232;vent de conceptions oppos&#233;es : respectivement l'universalisme et le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1221-" rel="tag"&gt;1221&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;bat est farouche pour savoir comment articuler les diff&#233;rentes communaut&#233;s pr&#233;sentes dans l'Hexagone. Lien Social propose trois approches au banc d'essai.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La R&#233;publique fran&#231;aise ne reconna&#238;t que des citoyens &#233;gaux en droits et en obligations renvoyant les sp&#233;cificit&#233;s coutumi&#232;res, religieuses, linguistiques ... &#224; la vie priv&#233;e. Le monde anglo-saxon, quant &#224; lui, fonctionne sur le principe du multiculturalisme. Ces deux mod&#232;les rel&#232;vent de conceptions oppos&#233;es : respectivement l'universalisme et le communautarisme qui semblent irr&#233;conciliables. L'occasion, peut-&#234;tre, de se tourner vers un autre paradigme reprenant les avantages des uns et des autres, tout en &#233;vitant leurs effets pervers : l'inter-culturalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De l'assimilation ...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concept d'&#171; assimilation &#187; s'inspire des convictions universalistes des philosophes des Lumi&#232;res et de la R&#233;volution fran&#231;aise de 1789 qui se proposaient de transcender tous les particularismes et de s'adresser de fa&#231;on &#233;gale &#224; chaque citoyen. La perversion de cet id&#233;al, que constitua l'&#233;pisode colonial imposant par la conqu&#234;te et l'oppression l'identit&#233; fran&#231;aise &#224; des peuples ne demandant qu'&#224; vivre leur propre existence sans se faire envahir, n'y a rien chang&#233;. Pas plus, d'ailleurs que la mont&#233;e des revendications r&#233;gionalistes et le panachage d'une population fran&#231;aise brass&#233;e par l'immigration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La R&#233;publique ne reconna&#238;t que les individus, comme le stipule sa constitution affirmant d&#232;s son article 1 : &lt;i&gt;&#171; La France est une R&#233;publique indivisible &#187;&lt;/i&gt; qui &lt;i&gt;&#171; assure l'&#233;galit&#233; devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion &#187;&lt;/i&gt;. Avant de pouvoir pr&#233;tendre acqu&#233;rir la nationalit&#233; fran&#231;aise par naturalisation, tout &#233;tranger doit d&#233;montrer son adh&#233;sion au patrimoine commun, aux valeurs de la R&#233;publique et &#224; la culture nationale, quand il ne doit pas d&#233;montrer qu'il conna&#238;t les paroles de &lt;i&gt;la Marseillaise&lt;/i&gt; par coeur ! Il s'agit bien de renoncer aux normes culturelles d'origine et &#224; l'identit&#233; communautaire de chacun pour ne faire appara&#238;tre qu'une seule personnalit&#233; partag&#233;e par toutes et tous : la citoyennet&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8230; au multiculturalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le multiculturalisme, chaque citoyen se d&#233;finit &#224; travers ses racines et ses r&#233;f&#233;rences culturelles. Il n'y a pas d'identit&#233; unique mais une addition d'appartenances multiples : on est de telle religion et on l'affiche, de telle communaut&#233; et on se regroupe dans des quartiers o&#249; l'on se retrouve entre pairs. Mais, on revendique tout autant l'appartenance &#224; une m&#234;me nation qui r&#233;unit ses diff&#233;rentes composantes et l'on soutient avec autant de passion qu'ailleurs ses sportifs aux jeux Olympiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On est l&#224; dans une logique politique f&#233;d&#233;raliste qui laisse &#224; chaque entit&#233; g&#233;ographique ou ethnique une grande autonomie pour d&#233;cider des lois, des modalit&#233;s du vivre ensemble, des politiques culturelles les concernant. Les unes et les autres s'articulent sans qu'il soit forc&#233;ment n&#233;cessaire de les hi&#233;rarchiser, puisqu'elles cohabitent sans se faire concurrence. Notre R&#233;publique une et indivisible fait plut&#244;t figure d'exception face &#224; une logique f&#233;d&#233;rale largement dominante. Le multiculturalisme est d&#233;nonc&#233; en France parce qu'on l'accuse de subordonner les citoyens aux normes propres &#224; leur communaut&#233; au lieu de les r&#233;unir autour de r&#232;gles de vie communes &#224; tous les membres de la collectivit&#233; nationale. Mais, l&#224; o&#249; il s'applique, il fonctionne sans dommage particulier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'assimilation pr&#244;ne l'abandon de l'h&#233;ritage d'origine et l'identification &#224; la culture d'accueil, le multiculturalisme, quant &#224; lui, revendique la mitoyennet&#233; de communaut&#233;s jalouses de leur sp&#233;cificit&#233;. R&#233;duire l'autre &#224; soi en niant sa sp&#233;cificit&#233;, au nom d'une universalit&#233; homog&#233;n&#233;isante, est-il plus pertinent que de l'enfermer dans une distinction irr&#233;vocable fond&#233;e sur des identit&#233;s inconciliables ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2937 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH405/screenshot_70-b1c31.png?1694072652' width='500' height='405' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partir de soi pour aller vers l'autre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe une troisi&#232;me voie m&#233;diane : l'int&#233;gration interculturelle. Elle revendique l'articulation entre l'adh&#233;sion du nouvel arrivant aux valeurs de la soci&#233;t&#233; d'accueil et les efforts de celle-ci pour tenir compte tant de ses attaches ant&#233;rieures que de ses particularit&#233;s. C'est ce que pr&#233;cise le Haut comit&#233; &#224; l'int&#233;gration, dans son rapport de 1993 L'int&#233;gration &#224; la fran&#231;aise : &lt;i&gt;&#171; L'int&#233;gration consiste &#224; susciter la participation active &#224; la soci&#233;t&#233; tout enti&#232;re de l'ensemble des femmes et des hommes appel&#233;s &#224; vivre durablement sur notre sol, en acceptant sans arri&#232;re pens&#233;e que subsistent des sp&#233;cificit&#233;s notamment culturelles, mais en mettant l'accent sur les ressemblances et les convergences dans l'&#233;galit&#233; des droits et des devoirs, afin d'assurer la coh&#233;sion de notre tissu social. &#187;&lt;/i&gt; Aucun usage culturel ne vient alors primer sur les autres : ni l'ant&#233;riorit&#233; (coutumes en vigueur depuis bien plus longtemps), ni la priorit&#233; (tradition majoritaire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc possible de trouver un point d'&#233;quilibre entre le relativisme culturel et le communautarisme, entre la similitude et la diff&#233;rence et entre l'&#233;galit&#233; et la diversit&#233;. C'est ce que propose la m&#233;thode &#233;labor&#233;e par Margalit Cohen Em&#233;rique (1). Que nous dit-elle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord, que la rencontre entre des personnes d'enracinements culturels diff&#233;rents peut potentiellement &#234;tre l'objet de tensions et de conflits, car chacun &#233;value l'autre en privil&#233;giant son propre syst&#232;me de valeurs. Les pr&#233;jug&#233;s, les st&#233;r&#233;otypes et les amalgames que tous les peuples d&#233;veloppent &#224; l'&#233;gard des ethnies voisines, sont le r&#233;sultat de cette tendance spontan&#233;e &#224; limiter l'alt&#233;rit&#233; &#224; une repr&#233;sentation simplificatrice, r&#233;ductrice et fig&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, pour que l'ouverture &#224; autrui puisse se d&#233;ployer, trois pr&#233;alables apparaissent n&#233;cessaires : consid&#233;rer l'autre comme un partenaire et non comme un irr&#233;ductible barbare ; analyser les divergences avec lui comme autant de conflits de valeurs et non comme des conduites asociales ; &#234;tre convaincu de la possibilit&#233; d'un rapprochement et non d'un choc de civilisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, pour aller vers l'autre, il faut privil&#233;gier certaines postures :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Commencer par se d&#233;centrer : toutes nos conceptions sur la place du corps, la r&#233;partition des r&#244;les sexu&#233;s, les structures et implications familiales, les modalit&#233;s d'&#233;ducation des enfants etc. ne sont ni naturelles, ni universelles. Elles sont le produit d'une &#233;poque, d'une &#233;ducation re&#231;ue, d'une appartenance culturelle, d'une formation suivie, d'une morale inculqu&#233;e, d'une &#233;thique acquise. S'il n'est pas question de les renier, il est essentiel de les identifier et de les rep&#233;rer comme un ensemble de d&#233;terminants qui rel&#232;vent, avant tout, d'une construction personnelle et sociale &#233;labor&#233;e dans un contexte historique, politique et &#233;conomique donn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Continuer en reconnaissant les r&#233;f&#233;rences d'autrui. Pour autant, entrer dans le mode de fonctionnement de celui qui a des origines culturelles diff&#233;rentes, ce n'est ni l'enfermer dans ce qu'on croit &#234;tre ses r&#233;f&#233;rences, ni faire abstraction de ses rep&#232;res culturels, ni ignorer ses efforts d'ajustement. Car son appartenance &#224; une culture donn&#233;e ne l'emp&#234;che nullement d'adapter les normes qui en sont issues. S'il faut toujours tenir compte de la culture d'origine de chacun, il faut aussi &#234;tre attentif &#224; la mani&#232;re dont il accommode les r&#232;gles prescrites, dans le contact avec une autre soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; Enfin, terminer par la m&#233;diation culturelle qui consiste &#224; cr&#233;er des lieux de rencontre, de dialogue et de n&#233;gociation entre des cultures diff&#233;rentes. En reconnaissant que l'on a affaire &#224; des conflits de valeurs et non &#224; des positionnements aberrants de la part d'une personne &#224; qui l'on doit reconna&#238;tre les m&#234;mes capacit&#233;s de raisonnement rationnel que soi. En se pla&#231;ant dans une d&#233;marche d'&#233;change permanent et d'&#233;coute sans jugement pour essayer de comprendre l'autre, en le consid&#233;rant comme un partenaire sans lequel aucun accord ne pourra survenir. En percevant les oppositions in&#233;vitables, non comme des antagonismes, mais comme des mani&#232;res de choisir des priorit&#233;s diff&#233;rentes &#224; partir de valeurs partag&#233;es universellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Articuler les diff&#233;rences au lieu de les gommer ou de les superposer : telle est la voie propos&#233;e par l'interculturalit&#233; alternative fertile tant &#224; la volont&#233; d'assimilation qu'au choix du multiculturalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Pour une approche interculturelle en travail social &lt;br class='autobr' /&gt;
Margalit Cohen-Emerique &#233;d. Presses de l'Ehesp, 2011, &lt;br class='autobr' /&gt;
475 p. - 30 &#8364;&lt;br class='autobr' /&gt;
(cf. Lien Social 1047 26/01/2012)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Enferm&#233;s dehors</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-Enfermes-dehors</link>
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		<dc:date>2018-01-23T10:43:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Protection de l'enfance</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>1221</dc:subject>

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&lt;p&gt;Si leur sort est scell&#233;, alors je dois raconter leur histoire. Celle de trois minots : Jurgen, Adama et Ibrahim (faux noms). Albanais, Ivoirien et Soudanais (vraies nationalit&#233;s). D&#233;barqu&#233;s au soleil il y a cinq mois m&#234;me pas, pr&#233;sent&#233;s comme mineurs &#224; l'Aide sociale &#224; l'enfance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bon, on le sait, leur &#226;ge, c'est du d&#233;claratif. &#201;videmment. Quoique certains s'&#233;tonnent encore qu'ils n'aient pas r&#233;ussi &#224; conserver leurs extraits de naissance pendant qu'ils se faisaient fissurer l'anus en Libye ou qu'on leur (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si leur sort est scell&#233;, alors je dois raconter leur histoire. Celle de trois minots : Jurgen, Adama et Ibrahim (faux noms). Albanais, Ivoirien et Soudanais (vraies nationalit&#233;s). D&#233;barqu&#233;s au soleil il y a cinq mois m&#234;me pas, pr&#233;sent&#233;s comme mineurs &#224; l'Aide sociale &#224; l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bon, on le sait, leur &#226;ge, c'est du d&#233;claratif. &#201;videmment. Quoique certains s'&#233;tonnent encore qu'ils n'aient pas r&#233;ussi &#224; conserver leurs extraits de naissance pendant qu'ils se faisaient fissurer l'anus en Libye ou qu'on leur pla&#231;ait des &#233;lectrodes sur les tempes au Y&#233;men, pieds dans l'eau, pour leur soutirer les derniers francs CFA qui leur serviraient &#224; venir se noyer dans les eaux de la honte m&#233;diterran&#233;enne. &#192; quand les papiers d'identit&#233; waterproof ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref. Ils sont l&#224;. Alors une gentille association de protection de l'enfance (sous tutelle de l'ASE/D&#233;partement/&#201;tat, bah oui !) est charg&#233;e de leur faire passer quelques examens consistants &#224; affirmer ou infirmer leur minorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On leur donne d'abord rendez-vous pour une &#233;valuation &#171; sociale &#187;, o&#249; on les questionne sur leurs parcours, leur vies, leurs familles, leurs r&#234;ves, leurs traumatismes, leurs cauchemars. On &#233;coute qui ils sont, qui ils disent &#234;tre. Puis au travers d'un faisceau d'indices, &lt;i&gt;&#171; l'&#233;valuateur ne pourra conclure &#224; un &#226;ge pr&#233;cis, mais au fait que le jeune peut &#8211;&#8239;ou non&#8239;&#8211; avoir l'&#226;ge qu'il all&#232;gue &#187;&lt;/i&gt;. Quelle diff&#233;rence ? Dire qu'il ment revient au m&#234;me que de dire qu'il a environ 19 ans plut&#244;t que 16 ans, non ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On les emm&#232;ne ensuite chez le m&#233;decin nomm&#233; par le D&#233;partement, pour y faire un checking contestable servant, en th&#233;orie bien-pensante, &#224; limiter les risques d'&#233;pid&#233;mies, de maladies tropicales et surtout &#224; &#234;tre certain que ces futurs enfants sont en bonne sant&#233;, mais o&#249; au final la taille du p&#233;nis ou la densit&#233; des poils pubiens deviennent d'improbables preuves irr&#233;futables de la majorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis on les emm&#232;ne enfin &#224; la Police aux fronti&#232;res pour y passer un visa biom&#233;trique, mais aussi pour y pr&#233;senter d'&#233;ventuels papiers d'identit&#233;, miraculeusement conserv&#233;s ou envoy&#233;s du pays. Ces m&#234;mes papiers, cens&#233;s &#234;tre authentifi&#233;s &#171; favorables &#187; ou &#171; non favorables &#187;, sont finalement conserv&#233;s par les autorit&#233;s, en toutes circonstances. Il para&#238;t que c'est sur ordre du Procureur. Le r&#233;sultat est le m&#234;me : la seule preuve de leur identit&#233; est maintenant obsol&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces gardiens de la paix font aussi r&#233;guli&#232;rement des descentes dans l'h&#244;tel de Jurgen, Adama et Ibrahim. Leur mettre un petit coup de pression ne leur fait pas de mal :&lt;i&gt; &#171; Tu vas retourner chez toi, c'est moi qui te l'dis, t'es rien ici, on viendra te chercher ! &#187;&lt;/i&gt; &#192; Calais j'ai vu des CRS faire des cris de singe au passage d'hommes color&#233;s, alors&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats de ces &#171; examens &#187; sont sit&#244;t envoy&#233;s aux autorit&#233;s (in)comp&#233;tentes, et ce qui devrait prendre entre cinq et huit jours selon la circulaire Taubira, prend finalement trois mois. Trois mois d'attente et d'oisivet&#233;, une centaine de r&#233;veils sans matin, autant de petits d&#233;jeuners sans saveur, de journ&#233;es sans temporalit&#233;, de nuits o&#249; leurs r&#234;ves sont faits de gouache dilu&#233;e dans des larmes silencieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une question tourne alors en boucle dans leurs t&#234;tes juv&#233;niles : &lt;i&gt;&#171; Suis-je confirm&#233; ? &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s ce long silence, ils finissent par recevoir un mail : Jurgen, Adama et Ibrahim ont re&#231;u leurs ordonnances de placement provisoire. Et selon la cl&#233; de r&#233;partition nationale visant &#224; soulager les d&#233;partements &#171; submerg&#233;s &#187; (pendant les JO ou le Tour de France, on arrive bien &#224; loger plus d'un million de personnes&#8230;), les trois minots sont de nouveau plong&#233;s dans l'attente d'une r&#233;orientation. Mais une chose est s&#251;re : l'&#201;tat les reconna&#238;t mineurs. Ils sont sauv&#233;s !&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;cole, la concr&#233;tisation de leurs espoirs, l'autonomie financi&#232;re, la fin de l'errance, le bout du parcours, le d&#233;but de leurs projets : tout devient plus clair, &#224; port&#233;e de main. Patienter n'est plus une &#233;preuve, mais un but. Deux mois plus tard, ils re&#231;oivent un deuxi&#232;me mail avec la destination de leur orientation : D&#233;partement X. L'ASE d'&#224; c&#244;t&#233; est d&#233;sormais leur nouveau tuteur, leur nouveau d&#233;partement (in)comp&#233;tent. C'est mercredi, ils partent vendredi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On y est, ils y sont.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jurgen, Adama et Ibrahim arrivent avec les quelques affaires accumul&#233;es pendant ces cinq mois, mais ils arrivent surtout avec leur v&#233;ritable sourire, enfin ! Alors on les f&#233;licite, et puis on les rassure aussi : &#233;videmment qu'un &#233;ducateur les attend sur le quai, &#233;videmment qu'ils vont pouvoir aller &#224; l'&#233;cole, mais oui, tout va bien se passer. Une accolade un peu g&#234;n&#233;e, deux tapes timides mais sinc&#232;res sur l'&#233;paule, et les voil&#224; dans le train. Il est 10 h 49. On est vendredi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;53 minutes plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le t&#233;l&#233;phone sonne, Adama semble inquiet, il est le seul des trois &#224; parler fran&#231;ais, et personne ne les attend sur le quai. L'ASE se voulait pourtant rassurante : &lt;i&gt;&#171; Le D&#233;partement sait qu'ils arrivent, ils ont pris leurs dispositions. &#187;&lt;/i&gt; On a l'habitude, alors on contacte le foyer : ils ne peuvent envoyer personne, mais &lt;i&gt;&#171; les locaux ne sont pas loin &#187;&lt;/i&gt;, disent-ils. Le c&#339;ur s'emballe, Adama aussi. On les guide comme on peut, et ils finissent par arriver mais les portes ne s'ouvrent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est 12 h 15. Le t&#233;l&#233;phone sonne &#224; nouveau, un certain monsieur explique &#224; l'autre bout, voix assur&#233;e, qu'il sait qu'ils devaient arriver, mais que malheureusement, il n'a pas de place pour les accueillir : &lt;i&gt;&#171; Vous comprenez, depuis un mois, nous avons re&#231;u une vingtaine de r&#233;orientations nationales alors que nous n'avons pas de places (&#8230;) du coup, c'est la rue ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Douche froide. On remue ciel et terre, mais chacun se renvoie la balle : le D&#233;partement X dit que c'est le D&#233;partement Y qui dit que c'est la Cellule nationale qui dit que c'est le Procureur qui dit que c'est G&#233;rard Collomb qui dit que c'est&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce stade, le c&#339;ur ne s'emballe plus, il s'est d&#233;j&#224; arr&#234;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais peu importe nos pulsations cardiaques, peu importe nos su&#233;es froides, peu importe notre col&#232;re ou notre sid&#233;ration : Jurgen, Adama et Ibrahim sont enferm&#233;s dehors, &#224; la gare.&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, ils auront attendu cinq mois pour &#234;tre d&#233;clar&#233;s mineurs par l'&#201;tat, et il lui aura fallu une heure pour les rendre SDF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;but d'apr&#232;s-midi, Adama reviendra, hurlant de col&#232;re, s'en prenant &#224; ses premiers interlocuteurs. Outr&#233;, lass&#233;, r&#233;volt&#233;, incompris, il refusera de manger, puis s'&#233;vanouira dans la nature bitum&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un peu plus tard, ce sera au tour de Jurgen de revenir, abasourdi, il s'effondrera dans les toilettes, en &#233;tat de choc traumatique, les yeux grands ouverts, le cr&#226;ne vide, les pompiers viendront le chercher et il sera hospitalis&#233; tout le week-end.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lundi soir, Ibrahim aussi demandera des comptes. Plus calme, le sol de la gare &#233;tant trop froid, il souhaitera juste dormir au chaud et manger un bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, je vais prendre une douche pour me laver de toute cette honte que l'&#201;tat fran&#231;ais fait couler sur nos &#233;paules de larbins &#233;ducatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne nuit !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; (anonyme), dont le contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e n'a pas &#233;t&#233; reconduit &#224; la suite de la publication de ce texte sur un r&#233;seau social.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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