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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Addiction et psychiatrie &#8226; Du sport pour retrouver son corps</title>
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		<dc:subject>1215</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#192; Paris, l'h&#244;pital de jour Addictologie et psychiatrie Paul Sivadon propose des Activit&#233;s physiques adapt&#233;es (APA) &#224; des patients souffrant de troubles psychiques associ&#233;s &#224; des conduites addictives importantes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mardi matin, 10 heures. Le &#171; groupe v&#233;lo &#187;, constitu&#233; de quatre patients, sirote un caf&#233; avant de partir rouler deux heures au bois de Vincennes, accompagn&#233; de Sabine Barathon, cadre de sant&#233;, et de Maxime Lupo, infirmier. Miguel, cheveux et yeux bruns, a rejoint le groupe voici un an. &#171; Je ne (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1215-" rel="tag"&gt;1215&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Paris, l'h&#244;pital de jour Addictologie et psychiatrie Paul Sivadon propose des Activit&#233;s physiques adapt&#233;es (APA) &#224; des patients souffrant de troubles psychiques associ&#233;s &#224; des conduites addictives importantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mardi matin, 10 heures. Le &#171; groupe v&#233;lo &#187;, constitu&#233; de quatre patients, sirote un caf&#233; avant de partir rouler deux heures au bois de Vincennes, accompagn&#233; de Sabine Barathon, cadre de sant&#233;, et de Maxime Lupo, infirmier. Miguel, cheveux et yeux bruns, a rejoint le groupe voici un an. &lt;i&gt;&#171; Je ne pratique pas d'activit&#233; sportive &#224; l'ext&#233;rieur, gr&#226;ce au v&#233;lo je me remets en route, j'entretiens ma condition physique et je prends l'air avec un groupe sympa &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10 h 30. Sept patients du &#171; groupe gym douce &#187; se posent autour d'une table et d'un caf&#233; avec Sylvie Tiratay, art-th&#233;rapeute, et Mona Goul, infirmi&#232;re. Dans une atmosph&#232;re bienveillante, ils prennent le temps d'&#233;voquer les vacances &#224; peine termin&#233;es, les maux du jour et les envies. Un cours qui les relaxe. &lt;i&gt;&#171; J'entre stress&#233;e, je ressors zen &#187;&lt;/i&gt;, sourit Patricia. &lt;br class='autobr' /&gt;
Marie-No&#235;lle appr&#233;cie la d&#233;tente que procure cette activit&#233; durant laquelle elle &lt;i&gt;&#171; respire &#233;norm&#233;ment &#187;&lt;/i&gt;. Elle aime aussi les exercices avec ballon qui soulagent le dos et &lt;i&gt;&#171; l'&#233;nergie douce et pr&#233;sente que d&#233;gage le groupe &#187;&lt;/i&gt;. Une fois par mois Sylvie Tiratay propose &#233;galement des s&#233;ances de shiatsu o&#249; les participants apprennent quelques gestes de d&#233;tente en duo. &lt;i&gt;&#171; &#199;a permet de coordonner le mouvement et la respiration et de se caler sur son partenaire, souligne Val&#233;rie. Le mouvement a une relation avec les &#233;l&#233;ments comme le vent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Rencontre sportive Sport en t&#234;te / &#169; &#201;lan Retrouv&#233;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Corps oubli&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'h&#244;pital de jour Addictologie et psychiatrie Paul Sivadon, structure sanitaire g&#233;r&#233;e par la fondation l'&#201;lan retrouv&#233;, re&#231;oit des personnes souffrant de troubles psychiatriques associ&#233;s &#224; des addictions, orient&#233;es par leur m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste, un addictologue, un psychiatre, etc. Dans un premier temps, l'&#233;quipe pluridisciplinaire (1) leur propose deux rendez-vous suivis d'une p&#233;riode de pr&#233;-admission de trois mois durant laquelle elles s'engagent &#224; participer &#224; deux groupes de parole hebdomadaires, &#224; un atelier d'arts plastiques et &#224; un groupe d'&#233;veil corporel. L'opportunit&#233; de reprendre l'habitude de se lever t&#244;t et d'&#233;viter de consommer avant de rejoindre le groupe. Au bout de ce premier trimestre, parall&#232;lement &#224; une prise en charge individuelle et th&#233;rapeutique, l'&#233;quipe leur propose de choisir trois ateliers &#224; partir de leurs d&#233;sirs et de ce qu'elle a pu observer de leurs besoins. Un tiers d'entre eux (2) &#233;lisent une ou plusieurs activit&#233;s physiques adapt&#233;es (APA) (gym douce, relaxation, foot, etc.), les autres pr&#233;f&#232;rent se tourner vers l'atelier chanson, le caf&#233; philo ou encore Radio Citron (3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif de l'APA ? Aider les patients &#224; renouer avec un corps trop souvent ignor&#233;, d&#233;structur&#233;, attaqu&#233; par les toxiques, &#224; retrouver des sensations autres que la douleur et la souffrance. &lt;i&gt;&#171; &#171; Je n'ai plus qu'une t&#234;te &#187;, nous disent-ils bien souvent, un peu comme si leur corps &#233;tait abandonn&#233; &#187;&lt;/i&gt;, constate Sabine Barathon. Pour participer &#224; ces ateliers, ils doivent obtenir un certificat m&#233;dical, subir parfois des examens et soigner leur corps avant de le remobiliser. &lt;i&gt;&#171; Cela l&#232;ve un d&#233;ni et leur permet de se confronter &#224; leurs limites (&#171; J'ai envie de faire du foot mais mon corps n'est pas suffisamment en forme &#187;) &#187;&lt;/i&gt;, souligne Sabine Barathon. &lt;i&gt;&#171; Participer &#224; une activit&#233; physique n'a rien d'&#233;vident et se r&#233;v&#232;le tr&#232;s exposant pour ces personnes qui maltraitent leur corps et n'ont pas consult&#233; de m&#233;decin ou de sp&#233;cialiste depuis des ann&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, compl&#232;te Doroth&#233;e Des Noyers, psychiatre et chef de service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'APA leur permet de se reconnecter &#224; leurs &#233;nergies, de reprendre contact avec leurs &#233;motions. Elle r&#233;introduit aussi la question du jeu, du plaisir partag&#233;, souvent tr&#232;s &#233;loign&#233;e des pr&#233;occupations de ces hommes et femmes pris dans leurs soucis psychiques, l'isolement et les addictions. Ces activit&#233;s mobilisent le corps et l'esprit mais aussi la capacit&#233; &#224; &#234;tre ensemble. Dans l'atelier v&#233;lo par exemple, patients et soignants d&#233;marrent la course et reviennent ensemble. Si l'un d'eux a un souci, tout le groupe s'arr&#234;te. Cela n'emp&#234;che pas les patients de vivre des &#233;motions difficiles : culpabilit&#233; s'ils flanchent dans une activit&#233;, anxi&#233;t&#233; et peur de l'&#233;chec qui peuvent les envahir, etc. &lt;i&gt;&#171; Cependant, tout cela est repris avec les r&#233;f&#233;rents de chacun &#8211; infirmier, assistante de service social, psychologue et m&#233;decin psychiatre &#187;&lt;/i&gt;, souligne Doroth&#233;e Des Noyers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S'engager en &#233;quipe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'activit&#233; physique adapt&#233;e (APA) a &#233;t&#233; introduite dans le service d&#232;s son ouverture en 2010, notamment avec le foot. Le groupe de cyclistes a pour sa part enfourch&#233; le v&#233;lo pour la premi&#232;re fois voici deux ans avec l'association Sport en t&#234;te (4). Chaque ann&#233;e, il participe &#224; Psycyclette, un tour de France organis&#233; par l'Union nationale des familles et amis de personnes malades et/ou handicap&#233;es psychiques (Unafam). &lt;i&gt;&#171; Un challenge tr&#232;s exigeant au niveau sant&#233; et qui comporte nombre d'enjeux : conduire dans la rue, respecter la loi, ne pas consommer de toxiques &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Sabine Barathon. Une exp&#233;rience que soignants et soign&#233;s ont d&#233;marr&#233; ensemble. &lt;i&gt;&#171; Mon coll&#232;gue et moi ne pratiquions plus le v&#233;lo depuis l'enfance, nous avons donc partag&#233; avec les patients les trucs chouettes mais aussi les difficult&#233;s et les douleurs musculaires &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque Sabine Barathon. Ce que l'exp&#233;rience a apport&#233; aux patients ? &lt;i&gt;&#171; Un sentiment de libert&#233; &#187;&lt;/i&gt; pour certains ; le plaisir d'aller au bout d'un projet pour d'autres : &lt;i&gt;&#171; Je n'aurais pas aim&#233; m'arr&#234;ter &#187;&lt;/i&gt; et pu &#233;voquer souvent pour la premi&#232;re fois depuis longtemps leur ressenti &#233;motionnel. &lt;i&gt;&#171; Dans un tel projet, nous sommes ensemble du matin au soir, des choses se disent dans ce lien. Il est plus facile de l&#226;cher qu'on a en ras-le-bol quand le soignant &#233;nonce la m&#234;me chose. Lors du dernier Psycyclette, j'ai beaucoup r&#226;l&#233;, eux aussi &#187;&lt;/i&gt;, sourit la cadre de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'engagement individuel et collectif est &#233;galement tr&#232;s fort dans l'&#233;quipe de foot. Compos&#233;e de quinze hommes, dont une moiti&#233; fr&#233;quente l'H&#244;pital de jour Addictologie et psychiatrie et l'autre celui de La Rochefoucauld, &#233;galement g&#233;r&#233; par la Fondation l'&#201;lan retrouv&#233;, elle se retrouve dans un stade parisien. Impossible de disputer un match en l'absence d'un joueur. Puissantes aussi sont l'entraide et la solidarit&#233; dans ce collectif encadr&#233; par Sabine Barathon, Lo&#239;c Coulomb, psychomotricien, Pauline Beaussart infirmi&#232;re, Fr&#233;d&#233;ric Nunes, psychologue &#224; l'h&#244;pital de jour de la Rouchefoucauld, et R&#233;my Champion professeur de sport adapt&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Psycyclette 2016 / &#169; &#201;lan Retrouv&#233;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces diverses activit&#233;s sportives valorisent les patients : les cyclistes surmontent leurs appr&#233;hensions, ils constatent pouvoir faire confiance &#224; leur corps, arriver &#224; d&#233;passer leurs difficult&#233;s et &#224; g&#233;rer la fatigue sans prise de produits. &lt;i&gt;&#171; Cela participe &#224; leur reconstruction car la gestion &#233;motionnelle est difficile et entra&#238;ne souvent la prise de toxiques &#187;&lt;/i&gt;, observe Sabine Barathon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Inclusion sociale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des pratiques qui permettent aussi aux patients de rejoindre la communaut&#233; : les footballeurs utilisent les m&#234;me structures que les autres sportifs, partagent les vestiaires lors des matchs ; les cyclistes traversent villes et villages lors du tour de France, croisent des personnes non malades sur les routes, dans les h&#244;tels, les restaurants et &#233;changent avec elles. Une bonne fa&#231;on de lutter contre la stigmatisation autour de la souffrance psychique et de gagner en reconnaissance : en 2016 par exemple, les psycyclistes ont &#233;t&#233; re&#231;us au S&#233;nat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu dans ces projets, les choses se mettent en place et avancent lentement, rien n'est magique. &lt;i&gt;&#171; Les rechutes et les moments de doute sont fr&#233;quents mais petit &#224; petit les patients se renforcent. Le sport constitue un puissant soutien &#187;&lt;/i&gt;, assure Sabine Barathon. Pas &#233;videntes non plus et tr&#232;s chronophages, les recherches de fonds publics ou priv&#233;s pour financer les activit&#233;s. Cela n'emp&#234;che nullement l'&#233;quipe d'en mettre en place une nouvelle : la randonn&#233;e avec &#224; la cl&#233; un s&#233;jour th&#233;rapeutique de cinq jours en moyenne montagne en juillet prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Voir aussi le dossier Prendre la balle au rebond consacr&#233; &#224; l'insertion par le sport, paru dans Lien Social n&#176;1205.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Un m&#233;decin psychiatre chef de service, deux m&#233;decins psychiatres addictologues, un m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste, une infirmi&#232;re cadre de sant&#233;, trois infirmiers, deux assistantes de service social &#224; mi-temps, quatre psychologues (2,5 ETP), une art th&#233;rapeute psychomotricienne, une danse th&#233;rapeute, une animatrice de th&#233;&#226;tre ext&#233;rieure, deux secr&#233;taires m&#233;dicales et d'accueil et un cadre administratif.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Le service compte une file active de quatre-vingts personnes.(3) Une radio anim&#233;e par des patients souffrant de troubles psychiques et ac-compagn&#233;s par diff&#233;rents services de l'&#201;lan retrouv&#233; : &lt;a href=&#034;http://www.radiocitron.com&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.radiocitron.com&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(4) Elle organise et promeut des activit&#233;s physiques, corporelles et sportives dans les perspectives du soin en psychiatrie et de la sant&#233; mentale ; elle forme des personnels concern&#233;s par ces activit&#233;s et coordonne initiatives et recherche : &lt;a href=&#034;http://www.sport-en-tete.fr&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.sport-en-tete.fr&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;lan de psychoth&#233;rapie institutionnelle</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-L-elan-de-psychotherapie-institutionnelle</link>
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		<dc:date>2017-10-19T09:57:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1215</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e voici soixante huit ans par Paul Sivadon, l'institution l'&#201;lan retrouv&#233; s'appuie sur la psychoth&#233;rapie institutionnelle. Ce m&#233;decin psychiatre a voulu une structure extra-hospitali&#232;re ouverte sur la cit&#233; avec pour objectif l'insertion et la r&#233;habilitation sociales des personnes souffrant de troubles psychiques, convaincu qu'un espace d'accueil &#8211; murs, &#233;quipe &#8211; th&#233;rapeutique permet aux patients de s'appuyer sur chaque personne, chaque espace pour se soigner. &#171; Partager des activit&#233;s avec eux, agir &#224; une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;e voici soixante huit ans par Paul Sivadon, l'institution l'&#201;lan retrouv&#233; s'appuie sur la psychoth&#233;rapie institutionnelle. Ce m&#233;decin psychiatre a voulu une structure extra-hospitali&#232;re ouverte sur la cit&#233; avec pour objectif l'insertion et la r&#233;habilitation sociales des personnes souffrant de troubles psychiques, convaincu qu'un espace d'accueil &#8211; murs, &#233;quipe &#8211; th&#233;rapeutique permet aux patients de s'appuyer sur chaque personne, chaque espace pour se soigner. &lt;i&gt;&#171; Partager des activit&#233;s avec eux, agir &#224; une place diff&#233;rente, fait partie de ce courant&lt;/i&gt;, expose Sabine Barathon. &lt;i&gt;M&#234;me si nous gardons notre fonction (infirmi&#232;re, psychiatre&#8230;), notre positionnement change, nous ne sommes plus dans la relation duelle, nous ne donnons plus de soins ou de traitement, nous faisons groupe avec les personnes soign&#233;es, nous courons sur le stade, p&#233;dalons sur la route en tant que participants au m&#234;me titre qu'elles, tout en les soutenant. &#187;&lt;/i&gt; Vivre l'exp&#233;rience ensemble enrichit d'ailleurs beaucoup la relation entre les soignants et les patients. &lt;i&gt;&#171; Pour le projet &#171; Psycyclette &#187; nous gal&#233;rons et souffrons de concert pour avaler cent kilom&#232;tres en deux jours &#187;&lt;/i&gt;, illustre-t-elle. La confiance s'installe ou se renforce, tout comme le sentiment de s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les membres de l'&#233;quipe mettent en commun tout ce qui se passe pour le patient pour &#233;laborer ensemble et accompagner son projet de vie. &lt;i&gt;&#171; L'ensemble du personnel, y compris administratif, participe &#224; la r&#233;union hebdomadaire&lt;/i&gt;, pr&#233;cise le Dr Des Noyers. &lt;i&gt;Nous nous appuyons sur un point de vue psychanalytique, l'&#233;quipe doit en permanence discuter de son cadre de travail pour s'adapter. &#187;&lt;/i&gt; Aujourd'hui le service est ouvert &#224; d'autres courants qui s'enrichissent mutuellement : analyse syst&#233;mique, r&#233;habilitation psychosociale, etc.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;tudiants &#8226; &#192; l'&#233;preuve de la pr&#233;carit&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-Etudiants-o-A-l-epreuve-de-la-precarite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1215-Etudiants-o-A-l-epreuve-de-la-precarite</guid>
		<dc:date>2017-10-19T09:57:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1215</dc:subject>

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&lt;p&gt;Tout comme leurs camarades d'universit&#233;, des &#233;tudiants en travail social rencontrent des difficult&#233;s financi&#232;res et subissent la pr&#233;carit&#233;. Les centres de formation leur apportent-ils un soutien ? L'&#201;tat ne doit-il pas se r&#233;investir pour leur permettre d'&#233;tudier sereinement ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; &#192; 31 ans, j'ai d&#251; retourner vivre chez mes parents pour suivre mes &#233;tudes, &#233;voque Sylv&#232;re Cala qui a d&#233;croch&#233; son dipl&#244;me d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; en 2014. C'&#233;tait &#231;a ou contracter un pr&#234;t de 30 000 &#8364;, ce qui repr&#233;sente un sacret boulet (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tout comme leurs camarades d'universit&#233;, des &#233;tudiants en travail social rencontrent des difficult&#233;s financi&#232;res et subissent la pr&#233;carit&#233;. Les centres de formation leur apportent-ils un soutien ? L'&#201;tat ne doit-il pas se r&#233;investir pour leur permettre d'&#233;tudier sereinement ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; &#192; 31 ans, j'ai d&#251; retourner vivre chez mes parents pour suivre mes &#233;tudes&lt;/i&gt;, &#233;voque Sylv&#232;re Cala qui a d&#233;croch&#233; son dipl&#244;me d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; en 2014. &lt;i&gt;C'&#233;tait &#231;a ou contracter un pr&#234;t de 30 000 &#8364;, ce qui repr&#233;sente un sacret boulet pour se lancer ensuite dans la vie. &#187;&lt;/i&gt; Une situation inconfortable mais moins grave que celle d'autres &#233;tudiants en travail social bien plus pr&#233;caires : ils ne mangent pas tous les jours, mettent en p&#233;ril leurs &#233;tudes en travaillant beaucoup en parall&#232;le, vivent en centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS), voire dans une voiture et/ou renoncent aux soins. En cause, des loyers prohibitifs dans les villes, le co&#251;t de la scolarit&#233;, des transports et la difficult&#233; &#224; acc&#233;der aux aides de l'&#201;tat. Le coup de rabot de 5 &#8364; par mois sur les Aides personnalis&#233;es au logement (APL) ne devrait pas am&#233;liorer le tableau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le syst&#232;me actuel ne permet pas &#224; tous les &#233;tudiants de financer deux &#224; trois ann&#233;es d'&#233;tudes en travail social, surtout quand ils sortent du lyc&#233;e ou pr&#233;parent une reconversion professionnelle sans percevoir d'allocations de P&#244;le emploi &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;nonce Nicolas Guez, conseiller d'insertion et secr&#233;taire f&#233;d&#233;ral de Sud Sant&#233; Sociaux. De plus, si depuis 2014 la loi a &#233;largi la gratification des stages sup&#233;rieurs &#224; deux mois aux &#233;tudiants en travail social, ceux-ci n'en b&#233;n&#233;ficient pas toujours car les associations qui les accueillent manquent de moyens. Ils peuvent alors plonger dans de graves difficult&#233;s : &lt;i&gt;&#171; Faute de stage long gratifi&#233;, je n'ai pas pu valider ma troisi&#232;me ann&#233;e&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Bastien en fili&#232;re d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. &lt;i&gt;Pendant ces neuf mois, j'ai d&#251; suspendre ma formation et effectuer des petits boulots alimentaires. Ils ne m'ont cependant pas ouvert suffisamment de droits pour repiquer mon ann&#233;e sans difficult&#233;s. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;carit&#233; des &#233;tudiants n'est pas nouvelle. Depuis longtemps, ceux que les parents ne peuvent pas aider travaillent parall&#232;lement &#224; leurs &#233;tudes. En 2016, selon une &#233;tude de l'Observatoire national de la vie &#233;tudiante (OVE) (1), 46 % d'entre eux exer&#231;aient une activit&#233; r&#233;mun&#233;r&#233;e pendant l'ann&#233;e universitaire (2). Parmi l'ensemble des &#233;tudiants, 23 % s'estimaient en difficult&#233;s financi&#232;res &lt;i&gt;&#171; importantes ou tr&#232;s importantes &#187;&lt;/i&gt;. Des probl&#232;mes qui n'&#233;pargnent pas les futurs travailleurs sociaux, comme le d&#233;crivent trois &#233;tudes (3) men&#233;es en Auvergne-Rh&#244;ne-Alpes, en Pays-de-la-Loire et en &#206;le-de-France. Celle initi&#233;e en 2013 par des &#233;tudiants de l'Institut de formation en travail social (IFTS) d'&#201;chirolles (Is&#232;re) pointe des situations alarmantes : cette ann&#233;e l&#224;, entre le 26 ao&#251;t et le 30 novembre, les &#233;l&#232;ves d&#233;posent vingt-six demandes au Fonds d'aide d'urgence du conseil r&#233;gional (4). Ceux en formation de niveau III, sans enfant, ont tendance &#224; ne pas s'alimenter ou &#224; recourir &#224; la r&#233;cup&#233;ration (fin de march&#233;, poubelles de supermarch&#233;) et ceux de niveau V &#224; fr&#233;quenter les banques alimentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2887 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L401xH302/screenshot_45-5-7ba5b.png?1694426138' width='401' height='302' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La plupart n'ont pas de mutuelle. Les situations de rupture (familiale, affective) entra&#238;nent une fragilisation extr&#234;me. En raison de son co&#251;t, bon nombre de jeunes qui en ont besoin ne b&#233;n&#233;ficient pas d'un soutien psychologique. D'autres, souffrant d'addiction (stup&#233;fiants, alcool), n'ont pas acc&#232;s aux services de m&#233;decine pr&#233;ventive comme leurs camarades universitaires au CROUS. Les frais de logement importants gr&#232;vent leur budget et entra&#238;nent des restrictions : des &#233;tudiants ne se chauffent pas, d'autres n'utilisent que de l'eau froide ou ne peuvent pas entretenir un v&#233;hicule. Quatre ans apr&#232;s, la situation a-t-elle chang&#233; ? &lt;i&gt;&#171; Difficile &#224; dire car les &#233;l&#232;ves &#233;voquent rarement leurs difficult&#233;s avec nous mais nous constatons une augmentation des demandes au Fonds d'aide d'urgence &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;pond Marc Souet, directeur g&#233;n&#233;ral adjoint de l'IFTS, en charge de la p&#233;dagogie et de l'accompagnement des &#233;tudiants en difficult&#233; sociale. Il &#233;voque aussi des jeunes qui dorment dans leur voiture, d'autres qui se prostituent. &lt;i&gt;&#171; Des situations certes marginales mais extr&#234;mement pr&#233;occupantes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre cas de figure : des &#233;l&#232;ves de niveau V accompagn&#233;s par les services sociaux ou P&#244;le Emploi et qui d&#233;marrent la formation dans une situation sociale tr&#232;s d&#233;grad&#233;e, li&#233;e &#224; un long parcours de non-emploi. Heureux d'avoir r&#233;ussi le concours, ils se lancent dans la formation alors que le financement qu'ils ont d&#233;croch&#233; n'en couvre pas toute la dur&#233;e. Ils courent alors &#224; la catastrophe. A contrario, les &#233;l&#232;ves b&#233;n&#233;ficiant du financement de l'employeur ou d'un organisme collecteur ne rencontrent pas de difficult&#233;s sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2888 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH505/screenshot_46-5-65254.png?1694426139' width='500' height='505' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les situations de pr&#233;carit&#233; entra&#238;nent souvent un sentiment de honte.&lt;i&gt; &#171; Si je n'ai pas souffert mat&#233;riellement durant ma formation, j'ai pu mesurer concr&#232;tement tout le probl&#232;me de dignit&#233;, de construction de soi et de sa vie que les difficult&#233;s financi&#232;res entra&#238;nent &#187;&lt;/i&gt;, confirme Sylv&#232;re Cala. Les &#233;tudiants entrent souvent dans un syst&#232;me de d&#233;brouille : &lt;i&gt;&#171; En &#206;le-de-France, le passe Navigo co&#251;te 75,20 &#8364; par mois, une somme importante pour un petit budget, alors on fraude &#187;&lt;/i&gt;, illustre Bastien. Ces &#233;tudiants consid&#232;rent-ils normal de gal&#233;rer dans une fili&#232;re qui les pr&#233;pare &#224; des m&#233;tiers mal r&#233;mun&#233;r&#233;s ? &lt;i&gt;&#171; Je ne pense pas&lt;/i&gt;, r&#233;torque Marc Souet, &lt;i&gt;ils vivent cette situation tr&#232;s durement. &#187;&lt;/i&gt; L'exp&#233;rience de la pr&#233;carit&#233; a-t-elle, malgr&#233; tout, quelques aspects positifs ? &lt;i&gt;&#171; Oui &#187;&lt;/i&gt;, estime St&#233;phane (lire son t&#233;moignage p.27) futur ASS qui, une fois dipl&#244;m&#233;, conna&#238;tra comme sa poche les dispositifs d'aide pour orienter les personnes accompagn&#233;es. &lt;i&gt;&#171; Non !&lt;/i&gt;, r&#233;torquent d'autres comme Sylv&#232;re Cala qui travaille aujourd'hui en CHRS. &lt;i&gt;Me mettre &#224; la place d'un usager parce que j'ai v&#233;cu des difficult&#233;s constituerait une usurpation d'identit&#233;. Mon r&#244;le consiste &#224; rester &#224; son &#233;coute et &#224; travailler sur mes projections. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une question de volont&#233; politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la plupart des &#233;tudiants, la formation constitue un v&#233;ritable choix, un moteur qui les aide &#224; tenir. Ils s'accrochent, veulent acqu&#233;rir leur autonomie et travaillent tr&#232;s vite apr&#232;s l'obtention du dipl&#244;me, m&#234;me si l'enqu&#234;te du PREFAS-Grif (5) de 2010 estimait qu'environ 5 000 d'entre eux arr&#234;taient chaque ann&#233;e la formation (35 % pour des raisons financi&#232;res et 22 % par manque de soutien relationnel au sein de la promotion notamment).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2889 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH741/screenshot_47-5-2424d.png?1694426139' width='500' height='741' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les centres de formation consid&#232;rent-ils que le soutien aux &#233;l&#232;ves en situation de pr&#233;carit&#233; fait partie de leur mission ? &lt;i&gt;&#171; Cette question n'a fait l'objet, du moins &#224; ma connaissance, d'aucune th&#233;matique abord&#233;e en groupe de travail&lt;/i&gt;, regrette Marc Souet. &lt;i&gt;Ces accompagnements d&#233;pendent de la volont&#233; de chaque centre. Les conseils r&#233;gionaux ne mettant pas d'assistant de service social &#224; leur disposition pour cela, certains agissent a minima et se contentent par exemple de produire une attestation d'assiduit&#233; lorsque l'&#233;l&#232;ve fait une demande au Fonds d'aide d'urgence. D'autres s'investissent davantage mais faute de r&#233;flexion nationale sur le sujet, de mutualisation des actions des uns et des autres, difficile de savoir qui fait quoi. &#187;&lt;/i&gt; Des centres orientent bien entendu les &#233;l&#232;ves en difficult&#233; vers les partenaires ad&#233;quats, d'autres soutiennent l'entraide ouvrant par exemple un espace de collaboration num&#233;rique pour favoriser le co-voiturage, etc. L'IFTS pour sa part va recruter un jeune en service civique pour la cr&#233;ation d'une base de donn&#233;es &#171; bons plans &#187; (mobilier pas cher, garage solidaire&#8230;) et l'orientation des &#233;tudiants en difficult&#233; vers les services sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La plupart des centres de formation ne proposent qu'une demi-journ&#233;e d'information aux &#233;tudiants &#8211; notamment aux plus jeunes &#8211; avant de les laisser livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes &#187;&lt;/i&gt;, regrette pour sa part Bastien, adh&#233;rent &#224; la F&#233;d&#233;ration Sud Sant&#233; Sociaux. Celle-ci r&#233;clame un accompagnement administratif et l'appui des formateurs tout au long des &#233;tudes. Elle appelle &#224; renforcer les moyens humains des centres de formation alors que la tendance est de r&#233;duire les &#233;quipes et donc leur disponibilit&#233; pour un r&#233;el accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face aux difficult&#233;s rencontr&#233;es, les &#233;l&#232;ves r&#233;agissent : apr&#232;s leur enqu&#234;te, ceux de l'IFTS d'Echirolles ont constitu&#233; une association qui g&#232;re notamment une caisse de solidarit&#233; (financ&#233;e par des tombolas, des soir&#233;es, la vente d'un journal). Ils peuvent ainsi soutenir en urgence leurs camarades en difficult&#233;, notamment ceux venus d'autres r&#233;gions, non pris en charge par les services sociaux du d&#233;partement durant les six premiers mois de formation car consid&#233;r&#233;s hors secteur. L'association a &#233;galement sign&#233; une convention avec la banque alimentaire qui distribue quatre colis par an aux &#233;tudiants en difficult&#233; et les oriente vers ses permanences de proximit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2890 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH367/screenshot_48-5-6e77d.png?1694426139' width='500' height='367' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La F&#233;d&#233;ration Sud Sant&#233; Sociaux demande &#224; l'&#201;tat de r&#233;investir dans l'enseignement sup&#233;rieur en g&#233;n&#233;ral &#8211; dont les formations en travail social &#8211; et de doter suffisamment les associations afin qu'elles puissent gratifier les stagiaires. &lt;i&gt;&#171; Cependant, nos revendications sont plus larges&lt;/i&gt;, poursuit Bastien, &lt;i&gt;nous nous battons pour que les &#233;tudiants sans ou avec de petites ressources puissent se loger dans les grandes villes gr&#226;ce &#224; la r&#233;quisition des logements vides. Nous souhaitons aussi que les &#233;tudiants b&#233;n&#233;ficient du r&#233;gime g&#233;n&#233;ral de l'assurance maladie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son enqu&#234;te soulignant que 24,1 % des &#233;tudiants ont d&#251; d&#233;m&#233;nager pour suivre leur formation et donc quitter leur environnement familial, social et culturel, le PREPAS-Grif pr&#233;conise l'attribution de bourses d'&#233;tudes pour tous les cursus de formation sanctionn&#233;s par un dipl&#244;me d'&#201;tat ; une carte de transport &#224; tarif pr&#233;f&#233;rentiel distribu&#233;e par les conseils d&#233;partementaux valable sur l'ensemble du territoire ; une aide financi&#232;re &#224; l'installation pour les &#233;tudiants contraints de d&#233;m&#233;nager ou encore une bourse &lt;i&gt;&#171; d'entr&#233;e en formation &#187;&lt;/i&gt; pour les plus modestes afin d'&#233;viter les restrictions d'embl&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il serait temps que les pouvoirs publics et l'ensemble de la soci&#233;t&#233; prennent conscience du r&#244;le cardinal jou&#233; par le travail social dans la bonne tenue d'une soci&#233;t&#233; digne de ce nom&lt;/i&gt;, insiste pour sa part Sylv&#232;re Cala, &lt;i&gt;membre du collectif Avenir &#201;duc. R&#233;duire les moyens et le respect dus au social n'entra&#238;ne pas le risque de le voir dispara&#238;tre mais celui de transformer les professionnels en agents de normalisation, c'est-&#224;-dire de domination. Toute la soci&#233;t&#233; en p&#226;tit. &#187;&lt;/i&gt; Le collectif appelle &#224; l'instauration d'un statut de travailleur social en formation, &#224; la r&#233;vision des modes de financement des formations en travail social, &#224; l'adoption d'un syst&#232;me de bourses g&#233;n&#233;ralis&#233;es ou de salaires socialis&#233;s. Et Sylv&#232;re Cala de conclure : &lt;i&gt;&#171; Ce n'est ni un probl&#232;me de moyens, ni d'ing&#233;niosit&#233; dans la recherche de solutions mais un probl&#232;me de vision et de volont&#233; politiques. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) &#202;tre &#233;tudiants en 2016 : quelles conditions de vie ?&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Un chiffre qu'il faut cependant nuancer : parmi l'ensemble des &#233;tudiants, 13,9 % suivent un stage ou sont en alternance et 6,6 % exercent une activit&#233; li&#233;e aux &#233;tudes.&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Accompagner les &#233;tudiants en difficult&#233;s &#224; l'IFTS, Institut de formation en travail social d'Echirolles (Is&#232;re), 2013 ; Enqu&#234;tes sur les conditions de vie des personnes en formation Safrants, Angers (Maine-et-Loire) 2012 ; La pr&#233;carit&#233; des &#233;tudiants en travail social d'Ile-de-France, PREFAS-Grif, 2010.&lt;br class='autobr' /&gt;
(4) L'&#233;tudiant peut demander cette aide &#8211; qui varie de 1 000 &#224; 3 500 &#8364; &#8211; chaque ann&#233;e en cas de coup dur (divorce, ch&#244;mage des parents&#8230;) mais toutes les r&#233;gions ne la proposent pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
(5) Association qui regroupe des &#233;tablissements de formation en travail social.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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		<dc:subject>1215</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; Sophie, en formation d'&#233;ducateur de jeunes enfants (EJE), m'a confi&#233; ne pas pouvoir se nourrir &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
par Anne-C&#233;cile Cardon, formatrice &#224; l'&#201;cole de formation psychop&#233;dagoqique (Efpp) de Paris. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, nos &#233;l&#232;ves en formation d'EJE ont une vie assez stable. S'ils travaillent parfois durant leurs vacances ou effectuent ponctuellement du baby-sitting, la grande majorit&#233; se concentrent sur les &#233;tudes. Nous constatons cependant une augmentation des demandes de bourses et de pr&#234;ts &#233;tudiants, le fait (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1215-" rel="tag"&gt;1215&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Sophie, en formation d'&#233;ducateur de jeunes enfants (EJE),
m'a confi&#233; ne pas pouvoir se nourrir &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;par Anne-C&#233;cile Cardon, formatrice &#224; l'&#201;cole de formation psychop&#233;dagoqique (Efpp) de Paris.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, nos &#233;l&#232;ves en formation d'EJE ont une vie assez stable. S'ils travaillent parfois durant leurs vacances ou effectuent ponctuellement du baby-sitting, la grande majorit&#233; se concentrent sur les &#233;tudes. Nous constatons cependant une augmentation des demandes de bourses et de pr&#234;ts &#233;tudiants, le fait que certains &#233;l&#232;ves subissent la pr&#233;carit&#233;. Sophie (1), 27 ans, &#233;tudiante en premi&#232;re ann&#233;e qui per&#231;oit l'Aide de retour &#224; l'emploi (ARE) par P&#244;le emploi et effectue un peu de baby sitting, m'a ainsi confi&#233; ne pas pouvoir se nourrir, faute d'argent. Ses parents, au ch&#244;mage, n'ont pas la possibilit&#233; de l'aider et son conjoint a de petites ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une cousine la d&#233;panne pour ses courses, Sophie n'a pas souhait&#233; faire appel &#224; des associations caritatives, par honte mais sans doute aussi pour rester actrice de sa situation. Je l'ai orient&#233;e vers l'assistante de service social de secteur pour qu'elle d&#233;croche une bourse pour la deuxi&#232;me ann&#233;e de formation, je lui ai conseill&#233; de demander l'APL ainsi que la Tarification Solidarit&#233; Transport en &#206;le-de-France. Elle percevra la R&#233;mun&#233;ration de fin de formation (RFF) plus basse que l'ARE mais que compensera normalement l'APL. Malgr&#233; ses difficult&#233;s, Sophie est toujours rest&#233;e concentr&#233;e et a r&#233;pondu aux exigences de la formation et du terrain. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Mes parents m'ont soutenue financi&#232;rement malgr&#233; leurs difficult&#233;s &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;par Tiffany Benamara, 21 ans, en formation d'&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e &#224; l'Ifrass de Toulouse.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Quand j'ai d&#233;pos&#233; ma demande de bourse, je vivais encore chez mes parents, je ne l'ai pas obtenue. J'ai contract&#233; un pr&#234;t &#233;tudiant pour suivre une ann&#233;e de pr&#233;pa afin d'int&#233;grer la formation d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; tout en travaillant comme auxiliaire de vie les soirs et les week-ends. Quand j'ai d&#233;marr&#233; la formation, n'ayant plus le temps de travailler, j'ai n&#233;goci&#233; &#8211; sans succ&#232;s &#8212; une rupture conventionnelle avec mon employeur afin de percevoir des allocations par P&#244;le Emploi. J'ai alors quitt&#233; mon poste et je suis rest&#233;e cinq mois sans ressource. J'ai rencontr&#233; un conseiller en mission locale, l'assistante de service social de secteur et la Maison des ch&#244;meurs mais n'&#233;tant pas allocataire de P&#244;le Emploi, nul n'a pu m'aider. Mes parents m'ont alors soutenue financi&#232;rement malgr&#233; leurs propres difficult&#233;s. Mon employeur a fini par me licencier, j'ai alors pu percevoir des allocations ch&#244;mage d'un montant de 400 &#8364; pendant deux mois puis de 634 &#8364;. Chaque ann&#233;e P&#244;le Emploi recalcule mes droits mais je devrais pouvoir en b&#233;n&#233;ficier jusqu'&#224; la fin de ma formation. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Les difficult&#233;s financi&#232;res me parasitent et m'emp&#234;chent de me concentrer &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;par St&#233;phane (1), 32 ans, &#233;tudiant en troisi&#232;me ann&#233;e de formation d'assistant de service social dans l'Ouest.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Durant ma premi&#232;re ann&#233;e de formation, j'ai per&#231;u 950 &#8364; d'Aide de retour &#224; l'emploi (ARE) de P&#244;le Emploi, puis &#224; partir de la deuxi&#232;me ann&#233;e, 650 &#8364; de R&#233;mun&#233;ration de fin de formation (RFF). L'&#233;t&#233;, j'exerce des boulots alimentaires pour allonger ces droits. Aujourd'hui, je rencontre de grosses difficult&#233;s : j'ai suspendu ma formation durant un an, &#233;chou&#233; aux examens et je repique une troisi&#232;me ann&#233;e sans financement, j'ai fait une demande de RSA avec un statut &#233;tudiant sans assurance de l'obtenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Initialement, j'avais contract&#233; un pr&#234;t &#233;tudiant &#224; rembourser au bout de trois ans. &#192; la fin de mon ann&#233;e de suspension, j'ai donc du commencer &#224; le faire. Gr&#226;ce &#224; l'association Cresus qui accompagne les personnes surendett&#233;es j'ai obtenu un moratoire d'une ann&#233;e. Comme il arrive &#224; son terme, j'ai constitu&#233; un dossier de surendettement avec l'aide des services sociaux. Ils m'ont &#233;galement accord&#233; une aide financi&#232;re durant les soutenances orales dans un autre d&#233;partement car elles avaient entra&#238;n&#233; des frais de transport et d'h&#233;bergement. Enfin, ils m'ont orient&#233; vers une association de solidarit&#233; pour recevoir une aide alimentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque d&#233;but d'ann&#233;e, les 600 &#8364; de frais d'inscription mettent &#224; mal mon budget. Les difficult&#233;s financi&#232;res me parasitent et m'emp&#234;chent de me concentrer. Cette exp&#233;rience a quand m&#234;me des aspects positifs : je connais maintenant bien certains dispositifs vers lesquels je pourrais orienter les personnes en difficult&#233; lorsque je serai professionnel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Par pudeur, je n'ai confi&#233; mes difficult&#233;s &#224; personne &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;par Charles (1), 22 ans, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, dipl&#244;m&#233; en 2017 apr&#232;s une formation en IUT.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ancien mineur pris en charge par l'Aide sociale &#224; l'enfance et &#233;tudiant en IUT, j'ai b&#233;n&#233;fici&#233; d'une bourse du Crous d'un montant de 550 &#8364; par mois durant mes deux premi&#232;res ann&#233;es de formation &#224; laquelle s'ajoutaient 200 &#8364; d'APL. Durant la troisi&#232;me ann&#233;e, j'ai effectu&#233; un stage de neuf mois et per&#231;u une gratification de 470 &#8364; par mois qui a entra&#238;n&#233; la perte de 100 &#8364; d'APL et de 150 &#8364; de bourse. Or, le montant de cette derni&#232;re n'aurait pas d&#251; changer, je vais d'ailleurs faire appel aupr&#232;s du Crous. Durant toute la dur&#233;e de mes &#233;tudes, mes revenus ne couvrant pas mes frais, j'ai rencontr&#233; des difficult&#233;s. J'ai travaill&#233; pendant les vacances et &#224; la fin de mon stage de troisi&#232;me ann&#233;e, testant par exemple des m&#233;dicaments contre r&#233;mun&#233;ration, ce que je ne referai pas. J'ai surtout effectu&#233; de nombreux remplacements d'&#233;ducateur via une agence d'int&#233;rim sp&#233;cialis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de la formation, j'ai pu confier ma situation &#224; mon amie ainsi qu'au directeur p&#233;dagogique de l'IUT qui m'a &#233;cout&#233;, soutenu et permis de prendre du recul. En revanche, je n'ai pas &#233;voqu&#233; mes difficult&#233;s avec mon entourage, par pudeur, par g&#234;ne, mais aussi par crainte qu'il ne les associe &#224; ma situation familiale. J'ai &#233;vit&#233; de solliciter l'aide des services sociaux pour deux raisons : d'une part, en tant qu'&#233;ducateur en stage ou en int&#233;rim, j'assurais au mieux l'accompagnement des usagers en difficult&#233; et le fait qu'ils apprennent les miennes m'aurait g&#234;n&#233;. D'autre part, nous partageons des temps de formation avec les futurs assistants de service social et je craignais de rencontrer un camarade en stage en allant demander une aide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces difficult&#233;s ont impact&#233; ma formation : mes nombreux remplacements &#224; un rythme tr&#232;s soutenu m'ont souvent d&#233;courag&#233; et d&#233;motiv&#233;. De plus, sans permis de conduire, je me d&#233;pla&#231;ais en v&#233;lo dans toute la r&#233;gion &#8211; mal desservie par les transports &#8211; au gr&#233; des demandes de l'agence d'int&#233;rim alors que j'avais besoin de temps pour mes &#233;crits. Je n'ai pu rendre mes travaux que gr&#226;ce au soutien de mes camarades (conseils, pr&#234;ts de livres, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, j'ai aussi tir&#233; des b&#233;n&#233;fices de cette situation : gr&#226;ce aux trois stages et aux nombreux remplacements, je connais bien le secteur de la protection de l'enfance. L'agence d'int&#233;rim pouvait m'appeler une heure avant une prise de poste et cette n&#233;cessit&#233; de m'adapter au pied lev&#233; m'a donn&#233; confiance en moi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, si c'&#233;tait &#224; refaire je mettrais mon ego de c&#244;t&#233; et je solliciterais les services sociaux : trois minutes de g&#234;ne pour des mois de stress en moins, &#231;a vaut le coup ! Enfin, je ne garderais pas tout pour moi, ce qui m'&#233;viterait des pouss&#233;es d'ecz&#233;ma li&#233;es au surmenage ou du stress lors des sorties avec mes camarades &#224; cause de mes contraintes financi&#232;res. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien avec Ruggero Iori &#8226; Des &#233;l&#232;ves issus des classes populaires mais dont les &#233;tudes permettent peu les jobs d'appoint</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-Entretien-avec-Ruggero-Iori-o-Des-eleves-issus-des-classes-populaires-mais-dont-les-etudes-permettent-peu-les-jobs-d-appoint</link>
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		<dc:date>2017-10-19T09:56:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1215</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les origines sociales des &#233;tudiants en travail social ont-elles chang&#233; ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, aujourd'hui presque la moiti&#233; des &#233;l&#232;ves assistants de service social (ASS) ou &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s (ES) a des parents employ&#233;s ou ouvriers, alors que jusqu'aux ann&#233;es 1980, les &#233;tudiants d'origines moyennes et sup&#233;rieures &#233;taient majoritaires. Pour autant, il faut souligner que les jeunes d'origine populaire restent encore ceux les plus massivement orient&#233;s par d&#233;faut vers une fili&#232;re secondaire professionnelle, et seule une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2891 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH188/screenshot_49-4-84477.png?1694426140' width='500' height='188' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les origines sociales des &#233;tudiants en travail social ont-elles chang&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, aujourd'hui presque la moiti&#233; des &#233;l&#232;ves assistants de service social (ASS) ou &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s (ES) a des parents employ&#233;s ou ouvriers, alors que jusqu'aux ann&#233;es 1980, les &#233;tudiants d'origines moyennes et sup&#233;rieures &#233;taient majoritaires. Pour autant, il faut souligner que les jeunes d'origine populaire restent encore ceux les plus massivement orient&#233;s par d&#233;faut vers une fili&#232;re secondaire professionnelle, et seule une minorit&#233; de ceux-ci continue au-del&#224; du bac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sont alors davantage les filles qui poursuivent des &#233;tudes sup&#233;rieures et en g&#233;n&#233;ral dans des fili&#232;res courtes (BTS et DUT) ou &#224; l'universit&#233;. Dans les formations du travail social, se trouvent ainsi plus souvent des filles titulaires d'un bac g&#233;n&#233;ral ou technologique (surtout sant&#233; et social), issues des fractions stables des classes populaires, et moins des personnes avec un bac pro ou ayant connu des parcours &#171; heurt&#233;s &#187;. Remarquons toutefois que les publics pr&#233;sentent des diff&#233;rences dans les cursus en IUT (carri&#232;res sociales) et dans les centres de formation r&#233;gionaux ou priv&#233;s. Dans ces derniers, on retrouve une plus grande diversit&#233; g&#233;n&#233;rationnelle avec des &#233;tudiantes ayant parfois eu d'autres exp&#233;riences du sup&#233;rieur. L'origine sociale doit d&#232;s lors se combiner avec la variable de l'&#226;ge pour rendre compte plus finement de ces nouveaux profils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la nouvelle admission post-bac (APB) est susceptible de changer la physionomie des publics qui acc&#232;dent &#224; ces formations qui, pour l'instant, continuent &#224; garder leur calendrier et leurs crit&#232;res de s&#233;lection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces constats jouent-ils un r&#244;le sur la n&#233;cessit&#233; pour les &#233;tudiants de travailler durant leurs &#233;tudes ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on parle de fili&#232;res de travail social on parle surtout d'une formation professionnelle &#224; temps plein qui laisse rarement la possibilit&#233; de travailler &#224; c&#244;t&#233;, &#224; l'inverse de l'universit&#233; ou d'autres cursus du sup&#233;rieur. Le stage pr&#233;vu chaque ann&#233;e implique un fort investissement individuel, les responsables le rappellent d'ailleurs au d&#233;but de la formation. Le fait d'&#234;tre dot&#233;s d'&#171; autonomie financi&#232;re &#187; peut en outre &#234;tre un crit&#232;re de s&#233;lection, &#233;cartant de fait certains profils et cr&#233;ant des in&#233;galit&#233;s &#224; l'entr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, dans mes enqu&#234;tes (1), deux tiers des &#233;tudiantes interrog&#233;es per&#231;oivent une aide financi&#232;re de leur famille (parents ou conjoint), 21 % sont &#233;tudiantes boursi&#232;res. D'autres, plus rares, sont en situation d'apprentissage, de contrat individuel de formation, au ch&#244;mage ou vivent de leurs &#233;conomies. En d&#233;finitive, seuls un quart d'&#233;tudiantes ASS et un tiers d'&#233;tudiants ES travaillent au long des trois ans (contre environ 45 % des &#233;tudiants &#224; l'universit&#233; selon l'OVE en 2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le travail choisi par ces jeunes durant leurs &#233;tudes varie-t-il selon les cat&#233;gories sociales ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail durant les &#233;tudes concerne peu les &#233;tudiants d'origine populaire qui ont surtout recours &#224; des bourses. Ils peinent &#224; garder l'investissement &#224; temps plein dans la formation et un emploi &#224; c&#244;t&#233;, tout comme les &#233;tudiants d'origine sup&#233;rieure disposant majoritairement d'une aide familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi ceux et celles qui travaillent, on retrouve de mani&#232;re transversale des emplois flexibles qui se concentrent davantage le week-end ou en fin de journ&#233;e et rarement en lien avec le futur travail dans le social : une activit&#233; ponctuelle de baby sitting, un emploi de caissi&#232;re ou d'h&#244;tesse d'accueil dans des grands magasins, de serveuse dans la restauration rapide, ou (surtout chez les &#233;ducs) un travail dans l'animation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Entre universitarisation et &#171; professionnalisation &#187; : la formation des assistant-e-s de service social, en France et en Italie, Formation Emploi, 138/2017 ; Des &#171; h&#233;riti&#232;res &#187; dans la formation d'assistante de service social ? Aspiration au travail social et reclassement, Revue Fran&#231;aise de P&#233;dagogie, 195/2017 (&#224; para&#238;tre).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Entretien Jean-Marc Buziau &#8226; L'alcoolisation f&#339;tale, aussi &#233;vitable qu'irr&#233;m&#233;diable</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-Entretien-Jean-Marc-Buziau-o-L-alcoolisation-foetale-aussi-evitable-qu-irremediable</link>
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		<dc:date>2017-10-19T09:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1215</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Syndrome d'alcoolisation f&#339;tale (Saf) touche 3 000 &#224; 7 000 b&#233;b&#233;s par an en France. Le centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce du Cambr&#233;sis (Hauts-de-France) a mis en place une action globale contre ce premier facteur de handicap mental. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Saf semble absent des pr&#233;occupations de sant&#233; publique. Pour quelles raisons ? &lt;br class='autobr' /&gt;
En France, l'alcool constitue un sujet tabou, d'autant plus s'il est associ&#233; &#224; la grossesse. Mais le peu d'empressement des pouvoirs publics &#224; lutter contre le Saf est surtout d'ordre (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Syndrome d'alcoolisation f&#339;tale (Saf) touche 3 000 &#224; 7 000 b&#233;b&#233;s par an en France. Le centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce du Cambr&#233;sis (Hauts-de-France) a mis en place une action globale contre ce premier facteur de handicap mental.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2892 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH201/screenshot_50-4-0a45d.png?1694426140' width='500' height='201' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Saf semble absent des pr&#233;occupations de sant&#233; publique. Pour quelles raisons ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, l'alcool constitue un sujet tabou, d'autant plus s'il est associ&#233; &#224; la grossesse. Mais le peu d'empressement des pouvoirs publics &#224; lutter contre le Saf est surtout d'ordre financier : l'industrie de l'alcool rapporte &#224; l'Etat l'&#233;quivalent de la vente de 140 Airbus. On minimise les dangers de l'alcool durant la grossesse (&lt;i&gt;&#171; Un petit verre ne peut pas lui faire de mal &#187;&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;&#171; Ma m&#232;re a consomm&#233; de l'alcool durant sa grossesse et je suis parfaitement normal &#187;&lt;/i&gt;), pourtant connus depuis bien longtemps et m&#234;me &#233;voqu&#233;s dans la Bible. Or, le cerveau et le syst&#232;me nerveux du f&#339;tus, tr&#232;s vuln&#233;rables, peuvent &#234;tre impact&#233;s &#224; tous les stades de la grossesse, un seul verre peut provoquer des d&#233;g&#226;ts irr&#233;m&#233;diables. Alors qu'il est n&#233;cessaire de marteler le message &lt;i&gt;&#171; Z&#233;ro alcool pendant la grossesse &#187;&lt;/i&gt;, le logo de pr&#233;vention sur les bouteilles d'alcool reste minuscule. Il faut rompre le silence et oser parler de la consommation d'alcool &#224; une femme en &#226;ge de procr&#233;er ou en d&#233;sir de grossesse, sans pour autant la culpabiliser, et l'orienter si n&#233;cessaire vers une consultation sp&#233;cialis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En 2015, votre centre d'action m&#233;dico-sociale pr&#233;coce (Camsp), la maternit&#233; du centre hospitalier et le P&#244;le d'addictologie ont lanc&#233; le projet Handisaf (1). Pour quelles raisons ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous l'avons lanc&#233; pour sensibiliser, accompagner les femmes enceintes sujettes &#224; l'alcool et prendre en charge les b&#233;b&#233;s touch&#233;s. Notre r&#233;gion compte un nombre de cas de Saf statistiquement plus &#233;lev&#233; que dans le reste du pays. En cause : un taux de pr&#233;carit&#233;, de ch&#244;mage, de natalit&#233; plus importants et un acc&#232;s difficile &#224; l'information pour des familles moins instruites, m&#234;me si la consommation d'alcool durant la grossesse se retrouve dans tous les milieux sociaux. Nos trois structures rencontrent des probl&#232;mes li&#233;s au Saf : la maternit&#233; re&#231;oit 95 % de femmes non alcooliques qui pourraient consommer durant leur grossesse, le P&#244;le d'addictologie rencontre 5 % de femmes alcooliques qui d&#233;sirent devenir m&#232;res et le Camsp accompagne les b&#233;b&#233;s touch&#233;s. Aussi, avons-nous d&#233;cid&#233; de travailler ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi ont consist&#233; vos actions de pr&#233;vention ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons diffus&#233; l'information sur les dangers de l'alcool aupr&#232;s de la population, dans les coll&#232;ges, les lyc&#233;es et &#224; l'Universit&#233; des M&#233;tiers Caudry. Nous avons assur&#233; un enseignement post-universitaire aux professionnels des secteurs m&#233;dical, param&#233;dical et de PMI, ainsi qu'une formation &#224; l'ensemble du personnel de notre h&#244;pital, de la maternit&#233; et du P&#244;le d'addictologie. Enfin, nous avons inform&#233; des travailleurs sociaux de l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) et de diverses institutions accueillant des enfants, des jeunes et des adultes en situation de handicap ou souffrant de troubles du comportement qui peuvent &#234;tre li&#233;s &#224; l'exposition &#224; l'alcool f&#339;tal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2893 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH229/screenshot_51-4-8222b.png?1694426140' width='500' height='229' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une prise en charge rapide de la femme enceinte &#224; risque de consommation d'alcool est n&#233;cessaire pour l'aider au sevrage et limiter les risques pour le b&#233;b&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;quipe pluridisciplinaire et sociale du Camsp assure un accompagnement au b&#233;b&#233; expos&#233; et &#224; sa famille, en quoi consiste-t-il ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre &#233;quipe re&#231;oit 8 % d'enfants touch&#233;s par un Saf pur qui entra&#238;nera un handicap mental irr&#233;versible et 15 &#224; 20 % d'enfants touch&#233;s par un Saf partiel qui provoquera des d&#233;sordres neurologiques. Elle les prend en charge de mani&#232;re tr&#232;s pr&#233;coce, soutient la m&#232;re ou le p&#232;re qui peut &#234;tre aidant pour un sevrage, favorise l'accordage maternel et pr&#233;vient les risques en cas de nouvelle grossesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les enfants touch&#233;s par le Saf peuvent-ils faire l'objet d'une information pr&#233;occupante (IP) ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il arrive souvent que le nouveau-n&#233; fasse l'objet d'une IP par la maternit&#233;, la PMI, le P&#244;le d'addictologie ou le Camsp quand la maman souffrant d'alcoolisme a du mal &#224; s'occuper de lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre structure accompagne trois enfants touch&#233;s par le Saf et leurs parents. L'une des m&#232;res qui a deux enfants plac&#233;s a demand&#233; d'elle-m&#234;me le placement provisoire (non judiciaire) de son dernier-n&#233; durant quelques mois pour se soigner. En parall&#232;le, le Camsp a pris en charge l'enfant qui pr&#233;sentait un Saf mineur. Il est aujourd'hui scolaris&#233; dans une unit&#233; localis&#233;e pour l'inclusion scolaire (Ulis) et vit avec sa m&#232;re. Elle a fait un travail admirable qui pour d'autres reste difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2894 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L289xH435/screenshot_52-5-b3311.png?1694426140' width='289' height='435' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;Affiche consacr&#233;e &#224; la consommation d'alcool pendant la grossesse. Elle renvoie vers les professionnels de sant&#233; (m&#233;decin ou pharmacien) ou alcool-info-service.fr et sa ligne 0 980 980 930 pour approfondir la question.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quelle mani&#232;re les travailleurs sociaux peuvent-ils rep&#233;rer un probl&#232;me d'alcool durant la grossesse ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ils connaissent bien une famille, que des conditions de vie (pr&#233;carit&#233;, bas niveau d'&#233;ducation) rendent vuln&#233;rable &#224; l'alcool, ou s'ils pressentent cette addiction chez la femme, ils peuvent aborder le probl&#232;me avec elle, bien que ce soit difficile. Il faut &#233;viter de le faire frontalement. Les sages-femmes de notre maternit&#233;, par exemple, contournent la question en demandant : &lt;i&gt;&#171; Comment &#231;a se passe quand vous allez &#224; une f&#234;te ? Que mangez-vous ? Prenez-vous un ap&#233;ritif ? &#187;&lt;/i&gt; Certaines maternit&#233;s proposent des questionnaires pr&#233;-remplis dans leur salle d'attente qui servent de support &#224; la discussion. Le travailleur social confront&#233; &#224; cette situation peut contacter un centre d'alcoologie pour recevoir des conseils et y orienter la femme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;ducateurs des institutions peuvent-ils rencontrer des enfants ou des adolescents touch&#233;s par un Saf partiel non diagnostiqu&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, cela arrive souvent. Face &#224; certains troubles du comportement de l'adolescent (agressivit&#233; ou trop grande gentillesse, d&#233;sordres sociaux, r&#244;le de bouc &#233;missaire, etc.), ils peuvent se poser la question. Malheureusement, les troubles sont alors irr&#233;versibles car le cerveau ne se r&#233;pare pas. Les professionnels peuvent &#233;voquer a posteriori l'hypoth&#232;se d'un Saf afin de mettre des mots sur le handicap du jeune qui risque d'&#234;tre vuln&#233;rable aux addictions, notamment &#224; l'alcool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des Saf mineurs peuvent aussi se manifester &#224; l'adolescence chez des enfants adopt&#233;s ou pris en charge par l'ASE &#8211; notamment ceux venus des pays de l'Est o&#249; la population consomme beaucoup d'alcool fort tr&#232;s neurotoxique &#8211; m&#234;me s'ils sont tr&#232;s entour&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le projet Handisaf n'a &#233;t&#233; financ&#233; qu'un an, comment continuez-vous ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les forces vives continuent &#224; se mobiliser ! Nous allons poursuivre l'information aupr&#232;s des enfants des &#233;coles qui peuvent servir de relais aupr&#232;s de leurs parents. Nous souhaitons &#233;galement cr&#233;er un centre ressource Saf comme celui mis en place par le p&#233;diatre Denis Lamblin &#224; la R&#233;union, autre r&#233;gion tr&#232;s touch&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Financ&#233; par l'Agence r&#233;gionale de sant&#233;, dans le cadre du contrat local de sant&#233; de la Communaut&#233; de communes du Caudr&#233;sis-Catisis.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contact : &lt;a href=&#034;http://www.ch-lecateau.fr/camsp.html&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.ch-lecateau.fr/camsp.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Notes : Les troubles caus&#233;s par l'alcoolisation f&#339;tale, des handicaps &#233;vitables, colloque organis&#233; par l'Anecamsp, SAF France et Vivre avec le SAF, 2016, disponible sur &lt;a href=&#034;http://bit.ly/2k5ssUo&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://bit.ly/2k5ssUo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Th&#233;rapeutique f&#339;tale, rapport de l'Acad&#233;mie nationale de m&#233;decine et de pharmacie, 2016, disponible sur &lt;a href=&#034;http://bit.ly/2wYNR2S&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://bit.ly/2wYNR2S&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les politiques de lutte contre les consommations nocives d'alcool, rapport de la Cour des comptes, 2016, disponible sur &lt;a href=&#034;http://bit.ly/2fsDpdt&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://bit.ly/2fsDpdt&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des effets pervers de l'obligation de r&#233;sultat</title>
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		<dc:subject>1215</dc:subject>

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&lt;p&gt;Voil&#224; qui ne fait qu'accentuer la faille entre une pens&#233;e de la complication et une pens&#233;e de la complexit&#233; : &#171; La r&#233;gion Hauts-de-France veut financer les missions locales en fonction de leurs r&#233;sultats &#187;, titrait une d&#233;p&#234;che dat&#233;e du 10 juillet dernier. Expliquons-nous. Les missions locales, cr&#233;&#233;es il y a trente-cinq ans &#224; la suite du rapport de Bertrand Schwartz, sont des associations (il existe quelques groupements d'int&#233;r&#234;t public) cofinanc&#233;es par l'&#201;tat et les collectivit&#233;s territoriales. Au nombre (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; qui ne fait qu'accentuer la faille entre une pens&#233;e de la complication et une pens&#233;e de la complexit&#233; : &lt;i&gt;&#171; La r&#233;gion Hauts-de-France veut financer les missions locales en fonction de leurs r&#233;sultats &#187;&lt;/i&gt;, titrait une d&#233;p&#234;che dat&#233;e du 10 juillet dernier. Expliquons-nous. Les missions locales, cr&#233;&#233;es il y a trente-cinq ans &#224; la suite du rapport de Bertrand Schwartz, sont des associations (il existe quelques groupements d'int&#233;r&#234;t public) cofinanc&#233;es par l'&#201;tat et les collectivit&#233;s territoriales. Au nombre de 445 aujourd'hui, elles constituent le premier r&#233;seau national d'accueil et d'accompagnement des jeunes en difficult&#233; d'insertion, soit 1,5 million de jeunes accompagn&#233;s par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis leur cr&#233;ation, leur mod&#232;le &#233;conomique, a priori judicieux avec l'antienne du &#171; partenariat &#187; (pluri-financement &#201;tat et collectivit&#233;s), est d&#233;faillant. Selon un r&#233;cent rapport du S&#233;nat, le tiers de ces structures est en grande fragilit&#233; financi&#232;re car, si la loi a cr&#233;&#233; un droit dit &#171; cr&#233;ance &#187; d'accompagnement pour tout jeune en risque d'exclusion professionnelle (article 13 de la loi de Coh&#233;sion sociale, 2005) et en a confi&#233; la mise en &#339;uvre aux missions locales, le l&#233;gislateur n'a jamais d&#233;fini qui paierait l'exercice de ce droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'aide aux personnes &#226;g&#233;es est &#224; la charge des d&#233;partements, on ne sait qui finance en tant que chef de file l'insertion des jeunes. R&#233;sultat : celle-ci est une &#171; patate chaude &#187; que se refilent les institutions&#8230; sans pour autant &#234;tre &#233;conomes de grands discours, yeux embu&#233;s, rouflaquettes style IIIe R&#233;publique et voix chevrotante, fa&#231;on Malraux accueillant les cendres de Jean Moulin au Panth&#233;on, en appelant &#224; la mobilisation pour &#171; la jeunesse, imp&#233;ratif national ! &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, les collectivit&#233;s pr&#233;f&#232;rent habituellement investir dans des ronds points avec charrette vernaculaire, menhir relook&#233; art conceptuel ou massifs floraux, cela se voit, que dans leur jeunesse qui pi&#233;tine aux portes du march&#233; du travail et qu'on y fait entrer &#224; coups d'exon&#233;rations, de primes&#8230; Toutes choses qui, nonobstant les effets d'aubaine et de substitution, en viennent &#224; consid&#233;rer la jeunesse non comme une descendance (un petit d'homme) mais comme une soustraction (un petit homme) : un jeune vaut moins qu'un adulte, la jeunesse est disqualifi&#233;e au motif d'inexp&#233;rience comme la vieillesse l'est au motif d'obsolescence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; la mobilisation de tous les acteurs du r&#233;seau, employeurs et syndicats, le lobbying de l'ARF (Association des R&#233;gions de France) a &#233;t&#233; efficace : aux comp&#233;tences de la formation professionnelle et du d&#233;veloppement &#233;conomique de ces collectivit&#233;s vient se greffer, dans le cadre de la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la R&#233;publique), la comp&#233;tence emploi, sois-disant de fa&#231;on exp&#233;rimentale, et, de la sorte, les missions locales vont voir l'&#201;tat, leur principal financeur (46% du financement structurel), se retirer au b&#233;n&#233;fice des R&#233;gions qui, toutes, n'ont pas vis-&#224;-vis d'elles les yeux de Juliette pour Rom&#233;o. Vieille histoire : les missions locales ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es sur la base d'un rapport command&#233; par Pierre Mauroy, premier ministre de Mitterrand, et il est vrai que leurs 14 000 professionnels, tropisme social aidant, sont majoritairement &#171; de gauche &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce r&#233;seau national, fort d'une longue exp&#233;rience valid&#233;e par moult rapports (IGAS, IGF, Cour des Comptes, Assembl&#233;e nationale, S&#233;nat, etc.), inscrit dans le code de l'&#201;ducation et dans celui du Travail, disposant depuis 2000 d'une mission de service public, ne garantira plus un crit&#232;re d&#233;finitoire de cette derni&#232;re, l'&#233;galit&#233; de traitement, car chaque R&#233;gion, ma&#238;tre en son territoire, d&#233;cidera de sa g&#233;n&#233;rosit&#233; ou pingrerie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment moins subventionner ? Et bien c'est tr&#232;s simple : introduisez dans le financement le principe d'une &#171; part variable &#187; en fonction des r&#233;sultats puis, progressivement, placez les objectifs de r&#233;sultats suffisamment hauts pour que, &#224; la fa&#231;on de la queue &#224; attraper dans le man&#232;ge, peu puissent la saisir. Soyons clairs : cette obligation de r&#233;sultat, mesur&#233;e par l'acc&#232;s &#224; l'emploi ou &#224; la formation qualifiante, est une imb&#233;cillit&#233;. Pour plusieurs raisons. Tout d'abord parce que deux variables &#233;chappent totalement aux professionnels : ce ne sont pas eux qui embauchent, ce ne sont pas eux qui d&#233;cident d'aller travailler ou non. Mais surtout parce qu'elle contraint par des objectifs purement quantitatifs et sectoriels (l'emploi, la formation) &#224; tirer un trait sur le concept fondateur, original et pourtant tellement &#233;vident, des missions locales : l'approche globale ou prendre en compte la multiplicit&#233; des besoins des jeunes, c'est-&#224;-dire aussi la sant&#233;, le logement, la mobilit&#233;, la culture&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela prend du temps, donc de l'argent, et est qualifi&#233; de probl&#232;me p&#233;riph&#233;rique (sic)&#8230; comme si &#234;tre malade ou &#224; la rue &#233;tait accessoire ! Il faut &#234;tre bien repu (la note du d&#233;jeuner transmise aux services administratifs de la R&#233;gion), cal&#233; dans son &#233;go&#239;sme d'inclus c&#233;d&#233;is&#233; et ignorant de la maltraitance subie par de nombreux jeunes (et moins jeunes), pour s'autoriser de tels mots !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En portant l'&#233;tendard de l'obligation de r&#233;sultat, les &#233;diles sont les fossoyeurs de la culture du r&#233;sultat, un imp&#233;ratif &#233;thique jusqu'&#224; maintenant partag&#233; par ces professionnels&#8230; mais jusqu'&#224; quand ? Car, bien &#233;videmment, que croyez-vous que ceux-ci feront lorsqu'ils seront menac&#233;s de licenciements ? Beaucoup courberont l'&#233;chine et, pour atteindre des r&#233;sultats monnayables, s&#233;lectionneront en amont les jeunes dont les chances de &#171; sortie positive &#187; seront meilleures&#8230; laissant sur le bord de la route celles et ceux moins bien n&#233;s, moins dot&#233;s en dipl&#244;mes, en soutien familial et en carnet d'adresses. Ils abandonneront l'objectif d'efficacit&#233; au b&#233;n&#233;fice de celui de &#171; performance &#187; distill&#233; par le &lt;i&gt;new public management&lt;/i&gt; car il faudra &#234;tre le meilleur pour d&#233;crocher la timbale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout cela est profond&#233;ment d&#233;solant et r&#233;voltant. C'est aussi la d&#233;monstration d'une pens&#233;e de la complication, qui s&#233;pare, une &lt;i&gt;&#171; pens&#233;e disjonctive &#187;&lt;/i&gt;, selon les mots d'Edgar Morin, face &#224; une pens&#233;e qui devrait relier, une &lt;i&gt;&#171; pens&#233;e complexe &#187;&lt;/i&gt;. Le vieux monde ne parvient pas, en-dehors de son app&#233;tence pour les modes et le high-tech, &#224; comprendre la complexit&#233;. Pour lui, A sur B donne C. Or, dans les relations humaines, dans le travail social et le travail sur autrui (Fran&#231;ois Dubet), A sur B ne donne pas C mais C'&#8230; ce prime &#233;tant le signe de l'al&#233;atoire et aussi de la libert&#233; de l'individu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; d&#233;faut de comprendre, les thurif&#233;raires de l'obligation inepte de r&#233;sultat devraient a minima se m&#233;fier car rien ne permet de garantir que ceux qui se sont longtemps agenouill&#233;s soient incapables de se relever : &lt;i&gt;&#171; Une soci&#233;t&#233; se juge &#224; la fa&#231;on dont elle traite ses exclus. &#187;&lt;/i&gt; C'est mal parti pour le jugement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Des r&#233;ponses compl&#233;mentaires</title>
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		<dc:subject>1215</dc:subject>

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&lt;p&gt;Une histoire banale. Une femme victime de violence conjugale prend rendez-vous avec un travailleur social. Le travailleur social lui conseille d'aller &#224; la police pour d&#233;poser une plainte et de voir un psychologue pour un suivi. Cette femme est ensuite re&#231;ue par un policier. Il l'informe que suite &#224; la plainte, monsieur va &#234;tre arr&#234;t&#233;. Madame panique et retire sa plainte. Le policier lui conseille de d&#233;poser au minimum une main courante et finit l'entretien en lui proposant de le rappeler si elle (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une histoire banale. Une femme victime de violence conjugale prend rendez-vous avec un travailleur social. Le travailleur social lui conseille d'aller &#224; la police pour d&#233;poser une plainte et de voir un psychologue pour un suivi. Cette femme est ensuite re&#231;ue par un policier. Il l'informe que suite &#224; la plainte, monsieur va &#234;tre arr&#234;t&#233;. Madame panique et retire sa plainte. Le policier lui conseille de d&#233;poser au minimum une main courante et finit l'entretien en lui proposant de le rappeler si elle change d'avis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette personne rencontre une psychologue. Elle lui dit qu'elle peut entamer une th&#233;rapie avec lui pour se lib&#233;rer de cette emprise, mais pour que monsieur contr&#244;le sa violence, c'est &#224; lui de prendre rendez-vous, qu'il ne peut rien faire pour elle si sa demande le concerne, lui. Elle termine l'entretien en lui proposant un autre rendez-vous pour commencer une th&#233;rapie, ce que madame refuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le policier et le psychologue ne comprennent pas pourquoi l'assistante sociale l'a orient&#233;e vers eux si elle ne voulait, ni d&#233;poser plainte, ni commencer une th&#233;rapie. Le travailleur social ne comprend ni la r&#233;action du policier ni celle du psychologue. Quant &#224; madame, elle ne comprend pas pourquoi aucun des trois intervenants ne l'a aid&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partant de ce constat, un d&#233;cloisonnement des pratiques a &#233;t&#233; mis en place. Le travailleur social et le psychologue &#233;changent entre eux, une entraide r&#233;guli&#232;re permet de travailler avec madame ses diff&#233;rentes &#233;motions (d&#233;ni, frustration, peur, col&#232;re, culpabilisation). Le policier et le travailleur social vont r&#233;aliser un entretien en commun avec madame, car ils ont la m&#234;me finalit&#233;, que la personne ne soit plus victime de violence conjugale. M&#234;me si les objectifs et moyens diff&#232;rent (emprisonner monsieur, rechercher un h&#233;bergement...), il y a int&#233;r&#234;t mutuel. Madame ne se sentira pr&#234;te &#224; d&#233;poser plainte que si elle est en s&#233;curit&#233; dans un centre d'h&#233;bergement et n'est plus oblig&#233;e de retourner chez elle o&#249; son mari l'attend, furieux. Elle n'acceptera un centre d'h&#233;bergement que si elle a une possibilit&#233; de retrouver son logement suite &#224; la condamnation et &#224; l'interdiction de retourner au domicile de monsieur. Ce partenariat gagnant/gagnant va permettre au travailleur social de se recentrer sur ses missions premi&#232;res (accueil, &#233;valuation, accompagnement, orientation). Ce &#171; parcours accompagnement partage &#187; a &#233;t&#233; une r&#233;ussite gr&#226;ce &#224; la tol&#233;rance et le non jugement des pratiques de l'autre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Un silence gla&#231;ant</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-Un-silence-glacant</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1215</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s la mort de Denko Sissoko, un jeune mineur non accompagn&#233; dans un foyer de la Sauvegarde de la Marne, Ibtissam Bouchaara, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e et repr&#233;sentante du personnel, avait alert&#233; sur les conditions d'accueil et de travail dans ce foyer (LS n&#176;&#8239;1201 &#8211; 1207). Son employeur avait engag&#233; une proc&#233;dure de licenciement qui vient d'&#234;tre rejet&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;cision est tomb&#233;e, fra&#238;chement dat&#233;e du 19&#8239;septembre, sign&#233;e par le directeur adjoint de la Direction g&#233;n&#233;rale du Travail au nom de Madame la Ministre : &#171; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1215-" rel="tag"&gt;1215&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la mort de Denko Sissoko, un jeune mineur non accompagn&#233; dans un foyer de la Sauvegarde de la Marne, Ibtissam Bouchaara, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e et repr&#233;sentante du personnel, avait alert&#233; sur les conditions d'accueil et de travail dans ce foyer (LS n&#176;&#8239;1201 &#8211; 1207). Son employeur avait engag&#233; une proc&#233;dure de licenciement qui vient d'&#234;tre rejet&#233;e.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;cision est tomb&#233;e, fra&#238;chement dat&#233;e du 19&#8239;septembre, sign&#233;e par le directeur adjoint de la Direction g&#233;n&#233;rale du Travail au nom de Madame la Ministre : &lt;i&gt;&#171; Le licenciement de Madame Bouchaara est refus&#233;. &#187;&#8239;&lt;/i&gt;&#8239;Une phrase aussi simple qu'inattendue, une proc&#233;dure de neuf mois engag&#233;e par deux fois par l'employeur, estimant avoir &#233;t&#233; d&#233;nigr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ma part, je campe sur ma positon : la parole syndicale doit pouvoir &#234;tre libre et critique, particuli&#232;rement apr&#232;s un drame tel que la mort de Denko. Libre de critiquer les conditions de travail des travailleurs sociaux. Libre de s'interroger sur l'accueil des mineurs non accompagn&#233;s sur nos territoires. Libre d'avoir une pens&#233;e qui va &#224; contre-courant d'une politique g&#233;n&#233;rale aust&#232;re et gestionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce combat a un prix, il me vaut des bleus &#224; l'&#226;me, mais il m'&#233;tait pr&#233;f&#233;rable que l'&#233;cho de mes mots engendre ces ecchymoses, plut&#244;t que le silence, une vraie n&#233;crose. Cette victoire n'en est pourtant pas une. Je ne sors ni les cotillons ni les bulles. Je fus et reste sid&#233;r&#233;e, puisque, au fond, tout est champ de ruines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a toujours pas d'explication sur le geste de Denko, le procureur de la R&#233;publique a estim&#233; que les conditions de prise en charge &#233;taient suffisantes et n'a su d&#233;terminer s'il s'agissait d'un geste suicidaire ou accidentel. Denko a fait son retour au pays, froid, dans une soute, depuis presque neuf mois. Ses parents pleurent leur chair sans r&#233;ponses &#224; leurs questions. L'accueil des mineurs non accompagn&#233;s n'est pas repens&#233; en profondeur : &#8211; Refus au faci&#232;s dans certains d&#233;partements ; les refus&#233;s happent les rues et errent comme des ombres au gr&#233; de gestes citoyens et solidaires. &#8211; Difficile acc&#232;s &#224; la scolarisation, pas de prise en charge psychologique adapt&#233;e, aucun accompagnement &#224; leur majorit&#233; et l'on voit derni&#232;rement d&#233;filer sur le fil d'actualit&#233; de Facebook des articles qui alertent sur la marchandisation sexuelle de ces enfants dans nos grandes villes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Protection de l'enfance, mais que t'est-il arriv&#233; ? Il fut un temps o&#249; les travailleurs sociaux &#233;taient si engag&#233;s que des assistantes sociales accueillaient pour No&#235;l en leur maison des enfants qui se trouvaient dans des situations de d&#233;tresse. L'&#233;duc de rue &#233;tait une r&#233;f&#233;rence incontournable dans un quartier, quant &#224; l'&#233;duc de foyer, une vraie b&#233;quille de survie. On s'est professionnalis&#233;, certes, form&#233; &#224; exercer un savoir-faire avec de la distance, un peu trop m&#234;me&#8230; Tout est devenu en quelque sorte distendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La discr&#233;tion professionnelle et le devoir de r&#233;serve sont les leitmotivs des centres de formation. Nous avons ainsi fini par int&#233;grer qu'un bon travailleur social est celui qui se tait et se fait discret. Nous sommes devenus des apolitiques forc&#233;s. Un travailleur social qui se soumet n'est-il pas le mieux &#224; m&#234;me de faire accepter &#224; l'accompagn&#233; son sort en silence ? Sommes-nous au service d'une mission ou simple ex&#233;cutant d'un contrat de travail ? Voulons-nous &#234;tre g&#233;r&#233;s comme une entreprise, ainsi supporter ce nouveau vocable qui parle de flux et de stock ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne pr&#233;tends pas avoir de r&#233;ponse claire sur l'&#233;tat de notre corps de m&#233;tier ou son devenir, mais je suis intiment convaincue d'une chose : les travailleurs sociaux sont, tous les jours, t&#233;moins des droits bafou&#233;s aux mineurs non accompagn&#233;s. Leurs silences me glacent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Romain Gary &#233;crivait : &lt;i&gt;&#171; Ne jamais renoncer &#224; d&#233;fendre ces racines infiniment vari&#233;es que le ciel avait plant&#233; dans la terre et aussi dans la profondeur de l'&#226;me humaine qu'elles agrippaient comme un pressentiment, une aspiration, un besoin de justice, de dignit&#233;, de libert&#233; et d'amours infinis &#187;&lt;/i&gt;. Cette phrase prend aujourd'hui tout son sens, reprenons donc la parole&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Expo &#8226; Un objectif dans la nuit</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1215-Expo-o-Un-objectif-dans-la-nuit</link>
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		<dc:date>2017-10-19T09:55:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Il y a des vieux, des jeunes, des inclus, des exclus, des qui crient, des qui sourient. L'oeil de Meyer, photojournaliste po&#232;te du collectif Tendance Floue, montre chez ces personnes r&#233;unies sur la place de la R&#233;publique &#224; Paris, une tension, un s&#233;rieux. Tout en diversit&#233;, ils se singularisent dans la foule, mais partagent une m&#234;me intensit&#233; dans le regard, une m&#234;me concentration dans l'&#233;coute. D&#232;s le 1er avril 2016 et pendant quinze jours, Meyer s'est immerg&#233; dans les assembl&#233;es de Nuit Debout. (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il y a des vieux, des jeunes, des inclus, des exclus, des qui crient, des qui sourient. L'oeil de Meyer, photojournaliste po&#232;te du collectif Tendance Floue, montre chez ces personnes r&#233;unies sur la place de la R&#233;publique &#224; Paris, une tension, un s&#233;rieux. Tout en diversit&#233;, ils se singularisent dans la foule, mais partagent une m&#234;me intensit&#233; dans le regard, une m&#234;me concentration dans l'&#233;coute. D&#232;s le 1er avril 2016 et pendant quinze jours, Meyer s'est immerg&#233; dans les assembl&#233;es de Nuit Debout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2895 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L465xH245/screenshot_53-5-93383.png?1694426140' width='465' height='245' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord pr&#233;sent en tant que citoyen, il met rapidement sa photographie partisane au service de ce mouvement ind&#233;pendant : l'occupation d'un lieu embl&#233;matique pour exprimer l'urgence de penser autrement la d&#233;mocratie. &lt;i&gt;&#171; J'&#233;tais fascin&#233;. J'aime les gens qui se rebellent, et j'ai une affection pour l'action. L&#224;, j'assistais &#224; une tentative noble, ouverte, s&#233;rieuse. Tout le monde prenait la parole, &#231;a pouvait para&#238;tre d&#233;cousu, mal formul&#233;, mais c'&#233;tait spontan&#233; et sinc&#232;re. J'ai vu un SDF parler au micro devant 5 000 personnes, je n'avais jamais vu &#231;a, et je ne le verrai sans doute jamais. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;lection pr&#233;sent&#233;e au M&#233;rignac Photographic Festival donne &#224; voir des individus &#233;mergeant d'une mar&#233;e humaine. Rassembl&#233;e devant une R&#233;publique floue, ils expriment l'urgence et l'importance d'avoir des r&#233;flexions sur une multitude de sujets qui r&#233;gissent la soci&#233;t&#233;. Pour effectuer ce travail dans un contexte de r&#233;pression sauvage par les forces de police et de sabordage du mouvement dans certains m&#233;dias, Meyer s'est montr&#233; en tant que militant. Six heures par jour, il a &#233;cout&#233;, parl&#233; et bien s&#251;r&#8230; regard&#233;. &lt;i&gt;&#171; Dans mon travail, l'essentiel c'est l'humain. L&#224;, j'&#233;tais servi, j'&#233;tais face &#224; une humanit&#233; g&#233;n&#233;ralement sans voix, dans l'urgence de pouvoir parler. Les tentatives de r&#233;duire cet &#233;v&#233;nement &#224; un rassemblement d'anars punks &#224; chiens est scandaleux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Nuit Debout | Meyer&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#233;rignac Photographic Festival du 5 octobre au 17 d&#233;cembre, Vieille &#233;glise Saint-Vincent de M&#233;rignac (Gironde)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://tendancefloue.net/meyer/series/nuitdebout&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://tendancefloue.net/meyer/series/nuitdebout&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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