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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>H&#233;bergement d'urgence &#8226; Grandeur immobili&#232;re et d&#233;cadence sociale</title>
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		<dc:subject>1214</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#192; Toulouse, dans le cadre d'un projet immobilier, la direction de la Croix-Rouge a d&#233;cid&#233; de transf&#233;rer une cinquantaine de personnes h&#233;berg&#233;es vers un centre sous tension o&#249; 120 personnes au total seront accueillies. Salari&#233;s et personnes h&#233;berg&#233;es s'y opposent. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le 18&#8239;septembre 2017, le Centre d'h&#233;bergement d'urgence de La Ram&#233;e va fermer ses portes apr&#232;s plus de quinze ans d'existence, des centaines de personnes accueillies, un projet social sp&#233;cifique qui tentait de s'adapter &#224; chaque situation et aux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Toulouse, dans le cadre d'un projet immobilier, la direction de la Croix-Rouge a d&#233;cid&#233; de transf&#233;rer une cinquantaine de personnes h&#233;berg&#233;es vers un centre sous tension o&#249; 120 personnes au total seront accueillies. Salari&#233;s et personnes h&#233;berg&#233;es s'y opposent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le 18&#8239;septembre 2017, le Centre d'h&#233;bergement d'urgence de La Ram&#233;e va fermer ses portes apr&#232;s plus de quinze ans d'existence, des centaines de personnes accueillies, un projet social sp&#233;cifique qui tentait de s'adapter &#224; chaque situation et aux r&#233;alit&#233;s de terrain, reconnu tant par les h&#233;berg&#233;s que les partenaires sociaux. C'est donc la fin d'un accueil, d'un projet, d'une &#233;quipe et peut-&#234;tre d'un type d'intervention sociale. &#187;&lt;/i&gt; Le tract du syndicat Sud sant&#233;-sociaux distribu&#233; le 13&#8239;septembre dans le centre-ville de Toulouse, lors d'un repas gratuit, souligne l'amertume des personnes accueillies et des salari&#233;s de ce CHUS toulousain g&#233;r&#233; par la Croix-Rouge fran&#231;aise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous ne comprenons pas pourquoi nous devons le quitter d&#232;s septembre alors qu'il ne doit fermer qu'en d&#233;cembre, pour &#234;tre transf&#233;r&#233; vers le centre Junod. Il est dangereux car il concentre un trop grand nombre de personnes, ce qui g&#233;n&#232;re d'importantes tensions. Et il y aura moins d'accompagnement social &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit Hichem Cheneti, h&#233;berg&#233; &#224; La Ram&#233;e. Soutenues par le collectif Droit au logement (DAL) et par les repr&#233;sentants du personnel, les 52 personnes h&#233;berg&#233;es &#224; la Ram&#233;e se sont fortement mobilis&#233;es contre ce transfert vers le centre Junod, o&#249; vivent d&#233;j&#224; 69 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une phase test &#224; haut risque&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Surnomm&#233; le &#171; Guantanamo toulousain &#187; par le DAL et les personnes h&#233;berg&#233;es, ce centre s'attire de s&#233;v&#232;res critiques. &lt;i&gt;&#171; Il va accueillir 120 personnes avec le m&#234;me nombre de personnel alors qu'ils ont d&#233;j&#224; du mal &#224; g&#233;rer ce collectif en raison des nombreux faits de violence &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit Sarah Uriel, &#233;ducatrice. Ce transfert dans les locaux du service g&#233;riatrie de l'h&#244;pital Purpan a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; par la Croix-Rouge pour mener &#224; bien son grand projet immobilier sur le site de La Ram&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2974 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L466xH464/screenshot_1-12-783cb.png?1693799002' width='466' height='464' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des travaux destin&#233;s notamment &#224; y cr&#233;er un centre d'h&#233;bergement de 120 personnes doivent commencer en 2018. Un projet de &#171; super h&#233;bergement &#187; qui est loin de faire l'unanimit&#233; : &lt;i&gt;&#171; Depuis des ann&#233;es nous d&#233;fendons un projet social mais ni les personnes h&#233;berg&#233;es, ni les salari&#233;s &#8211; qui sont tr&#232;s pr&#233;caris&#233;s et qui ne parviennent pas &#224; obtenir de meilleures conditions salariales &#8211; n'avons jamais &#233;t&#233; &#233;cout&#233;s par la direction &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit Jo&#235;l Saint-Viteux, d&#233;l&#233;gu&#233; Sud sant&#233;-sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre objectif est de regrouper les deux centres &#224; Junod pour tester l'organisation &#224; 120, rep&#233;rer les points forts et les points faibles, afin de construire le cahier des charges de notre futur projet &#187;&lt;/i&gt;, justifie Isabelle Belb&#232;ze, directrice des &#233;tablissements de lutte contre les exclusions de la Croix-Rouge en Midi-Pyr&#233;n&#233;es. Sans nier les tensions existantes &#224; Junod, la direction estime qu'elles existent aussi ailleurs, et que les conditions d'accueil actuelles &#224; La Ram&#233;e ne r&#233;pondent pas aux exigences de &#171; &lt;i&gt;&#8239;l'humanisation de l'accueil &#187;&lt;/i&gt;. Malgr&#233; l'inconfort de box pour deux &#224; quatre personnes, &lt;i&gt;&#171; nous appr&#233;cions La Ram&#233;e, nous sommes proches des salari&#233;s qui nous accompagnent vraiment &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;fend Hichem Cheneti. Autre incompr&#233;hension : apr&#232;s le transfert vers Junod le 18&#8239;septembre, trente personnes migrantes actuellement accueillies l&#224;-bas dans le cadre d'un dispositif CAO (centre d'accueil et d'orientation) vont faire le chemin inverse &#224; la Ram&#233;e jusqu'au 31&#8239;d&#233;cembre. &lt;i&gt;&#171; Pourquoi ce double d&#233;m&#233;nagement co&#251;teux et &#233;prouvant pour seulement trois mois ? &#187;&lt;/i&gt;, s'interroge Sud sant&#233;-sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin de peser sur l'avenir de la qualit&#233; d'h&#233;bergement, &#224; La Ram&#233;e, Junod et ailleurs, la r&#233;activation du mouvement Nuit Debout sur ce th&#232;me commence &#224; poindre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Souffrance psychique &#8226; Les jeunes patients restent en salle d'attente</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1214-Souffrance-psychique-o-Les-jeunes-patients-restent-en-salle-d-attente</link>
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		<dc:subject>1214</dc:subject>

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&lt;p&gt;L'exp&#233;rimentation de prise en charge pr&#233;coce des enfants et des adolescents en souffrance psychique n'est toujours pas lanc&#233;e. Cette mesure visant &#224; lutter contre la saturation des services avait cr&#233;&#233; une pol&#233;mique entre psychologues et psychiatres. &lt;br class='autobr' /&gt;
Inscrite dans le projet de loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale adopt&#233; en d&#233;cembre&#8239;2016, l'exp&#233;rimentation de prise en charge pr&#233;coce des enfants et des adolescents en souffrance psychique devait d&#233;marrer en janvier&#8239;2017. Neuf mois plus tard, le dispositif (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'exp&#233;rimentation de prise en charge pr&#233;coce des enfants et des adolescents en souffrance psychique n'est toujours pas lanc&#233;e. Cette mesure visant &#224; lutter contre la saturation des services avait cr&#233;&#233; une pol&#233;mique entre psychologues et psychiatres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Inscrite dans le projet de loi de financement de la s&#233;curit&#233; sociale adopt&#233; en d&#233;cembre&#8239;2016, l'exp&#233;rimentation de prise en charge pr&#233;coce des enfants et des adolescents en souffrance psychique devait d&#233;marrer en janvier&#8239;2017. Neuf mois plus tard, le dispositif est toujours au point mort. &lt;i&gt;&#171; Les textes officiels fixant le montant des honoraires des psychologues n'ont pas encore &#233;t&#233; valid&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique Jacques Borgy, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du SNP, Syndicat national des psychologues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or il ne s'agit pas d'un d&#233;tail, puisque l'originalit&#233; de cette exp&#233;rimentation tient justement au remboursement des consultations : il permettrait &#224; des familles qui restaient jusqu'ici &#224; la porte faute de moyens, d'y acc&#233;der. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, il nous est propos&#233; une consultation autour de 30 euros, ce qui est la moiti&#233; des tarifs pratiqu&#233;s. Nous esp&#233;rons un d&#233;blocage prochainement &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de ces pr&#233;occupations p&#233;cuniaires, que pr&#233;voient les textes ? L'exp&#233;rimentation doit d&#233;marrer pour quatre ans dans trois r&#233;gions : Ile-de-France, Pays-de-la-Loire et Grand-Est. Elle vise &#224; permettre &#224; des m&#233;decins scolaires ou g&#233;n&#233;ralistes d'adresser &#224; des psychologues lib&#233;raux des enfants ou des jeunes de 11 &#224; 21 ans &#8211; le projet initial portait sur les 6-21 ans &#8211; pour lesquels une souffrance psychique a &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant les d&#233;bats parlementaires, la ministre de la Sant&#233; Marisol Touraine s'&#233;tait alors appuy&#233;e sur une enqu&#234;te de l'Unicef montrant en 2014 que plus d'un tiers des 6-18 ans se sentaient en difficult&#233; psycho-affective et 50 % des plus de quinze ans exprimaient des &lt;i&gt;&#171; sentiments de mal-&#234;tre &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;500000 enfants par an&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'accompagnement rembours&#233; de ces jeunes se fait tr&#232;s majoritairement dans les centres m&#233;dico-psychologiques (CMP) ou les centres m&#233;dico-psycho-p&#233;dagogiques (CMPP). Depuis 2005, le d&#233;veloppement des maisons des adolescents a permis de donner un peu d'air &#224; des services d&#233;bord&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Probl&#232;me : toutes ces structures sont souvent satur&#233;es, car le nombre d'enfants suivis en p&#233;dopsychiatrie a doubl&#233; en 15 ans, avec 500 000 enfants suivis chaque ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2978 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L358xH283/screenshot_3-14-1f362.png?1693799002' width='358' height='283' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport du d&#233;put&#233; Denys Robiliard en 2013 sur la sant&#233; mentale et l'avenir de la psychiatrie fait ainsi &#233;tat de d&#233;lais d'attente d'un mois minimum pour une premi&#232;re consultation dans 55 % des secteurs en p&#233;dopsychiatrie &#8211; un engorgement confirm&#233; dans le rapport Laforcade sur la sant&#233; mentale publi&#233; en octobre 2016. Les familles qui en ont les moyens peuvent donc orienter leur enfant vers un suivi en lib&#233;ral, les autres sont coinc&#233;es. L'exp&#233;rimentation vise &#224; rem&#233;dier &#224; cette situation pour des enfants dont les souffrances peuvent &#234;tre prises en charge par un psychologue, sans n&#233;cessiter un accompagnement psychiatrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il s'agit de pouvoir accompagner suffisamment t&#244;t tous ces jeunes qui n'ont pas de maladie mentale av&#233;r&#233;e mais qui restent dans la nature&lt;/i&gt;, poursuit Jacques Borgy. &lt;i&gt;Car on sait que ces souffrances psychiques peuvent faire le lit de d&#233;pressions ou de souffrances psychiques plus complexes. Il s'agit par exemple de jeunes qui sont rep&#233;r&#233;s par l'&#201;ducation nationale parce qu'il y a un d&#233;crochage scolaire, un moment o&#249; ils sont moins participatifs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Querelle d'experts&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette exp&#233;rimentation n'a pas &#233;t&#233; bien accueillie par les psychiatres, qui y voient une menace pour l'accompagnement des jeunes. &lt;i&gt;&#171; Il ne s'agit pas de s'opposer &#224; l'intervention des psychologues, elle est louable et nous sommes pr&#234;ts &#224; la soutenir car nous avons besoin d'eux&lt;/i&gt;, temp&#232;re Maurice Bensoussan, pr&#233;sident du Syndicat des psychiatres fran&#231;ais (SPF). &lt;i&gt;Mais l'&#233;valuation doit d'abord &#234;tre effectu&#233;e par un psychiatre, car d&#233;terminer la gravit&#233; de la pathologie n'est pas simple. Une scarification peut par exemple &#234;tre le signe d'une difficult&#233; tout &#224; fait circonstancielle, ou d'une grave souffrance qui va n&#233;cessiter une prise charge psychiatrique. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les psychologues s'estiment eux &lt;i&gt;&#171; tout &#224; fait qualifi&#233;s &#187;&lt;/i&gt; pour &#233;valuer la n&#233;cessit&#233; d'un suivi psychiatrique. &lt;i&gt;&#171; Pour nous, l'int&#233;r&#234;t de l'exp&#233;rimentation ne porte pas sur la pertinence de cette prise en charge, mais sur la pertinence de son remboursement. Il s'agira de voir s'il permettra un meilleur suivi de ces jeunes &#187;&lt;/i&gt;, poursuit Jacques Borgy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2977 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH302/screenshot_2-14-8f62c.png?1693799002' width='500' height='302' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; des personnes concern&#233;es, la F&#233;d&#233;ration nationale des patients en psychiatrie (Fnapsy) fait peu de cas de cette querelle de sp&#233;cialistes. &lt;i&gt;&#171; Les psychiatres ne peuvent pas r&#233;pondre &#224; tout et nous avons besoin des psychologues&lt;/i&gt;, r&#233;sume Claude Finkelstein, pr&#233;sidente de la Fnapsy. &lt;i&gt;Si cela s'adresse &#224; des adolescents en perte de rep&#232;res et que c'est rembours&#233;, pourquoi pas ? &#192; condition que cela soit &#233;valu&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'elle sera lanc&#233;e, cette exp&#233;rimentation fera l'objet d'un bilan annuel r&#233;alis&#233; dans chaque territoire et une &#233;quipe de recherche sera en effet charg&#233;e de l'&#233;valuer en vue d'une &#233;ventuelle g&#233;n&#233;ralisation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Charte et consentement</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1214</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un d&#233;cret publi&#233; le 5&#8239;mai 2017 est venu pr&#233;ciser les contours de cette exp&#233;rimentation. Les m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes, les p&#233;diatres ou les m&#233;decins scolaires prescriront, apr&#232;s &#233;valuation, au maximum douze consultations psychologiques prises en charge dans la limite d'un forfait, &#224; des jeunes de 11 &#224; 21 ans en situation de souffrance psychique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque le jeune est scolaris&#233;, l'&#233;valuation pourra &#234;tre effectu&#233;e avec l'aide d'un psychologue affect&#233; en &#233;tablissement scolaire. Les jeunes pr&#233;sentant des troubles (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un d&#233;cret publi&#233; le 5&#8239;mai 2017 est venu pr&#233;ciser les contours de cette exp&#233;rimentation. Les m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes, les p&#233;diatres ou les m&#233;decins scolaires prescriront, apr&#232;s &#233;valuation, au maximum douze consultations psychologiques prises en charge dans la limite d'un forfait, &#224; des jeunes de 11 &#224; 21 ans en situation de souffrance psychique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque le jeune est scolaris&#233;, l'&#233;valuation pourra &#234;tre effectu&#233;e avec l'aide d'un psychologue affect&#233; en &#233;tablissement scolaire. Les jeunes pr&#233;sentant des troubles psychiatriques ou des signes de crise suicidaire sont exclus de l'exp&#233;rimentation et orient&#233;s vers les soins sp&#233;cialis&#233;s. Les professionnels qui souhaitent participer &#224; l'exp&#233;rimentation doivent adh&#233;rer &#224; une charte. L'entr&#233;e dans l'exp&#233;rimentation est subordonn&#233;e au consentement du jeune, ou des titulaires de l'autorit&#233; parentale lorsqu'il s'agit d'un mineur. Les territoires tests comprennent certaines communes d'Ile-de-France comme Trappes ou les Mureaux, la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire, la Meuse, les Vosges, les Ardennes, le Haut-Rhin.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;duction des risques &#8226; Penser l'alcool au coin du zinc</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1214-Reduction-des-risques-o-Penser-l-alcool-au-coin-du-zinc</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1214</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'association Sant&#233; ! d&#233;veloppe une approche de r&#233;duction des risques aupr&#232;s des consommateurs d'alcool en les accueillant dans une ambiance bistrot. Actuellement en cours de mod&#233;lisation &#224; Marseille, cette exp&#233;rimentation pourrait &#234;tre reproduite d&#232;s 2019. &lt;br class='autobr' /&gt;
Assise au comptoir, Fatima d&#233;guste un plat accompagn&#233; d'un verre de blanc. &#192; ses c&#244;t&#233;s, Reine sirote un sirop &#224; l'eau. Visiblement en &#233;tat d'&#233;bri&#233;t&#233;, Yann (1) d&#233;cline toute invitation &#224; s'alimenter puis s'endort. R&#233;guli&#232;rement, les vendredis apr&#232;s-midi, le (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1214-" rel="tag"&gt;1214&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'association Sant&#233; ! d&#233;veloppe une approche de r&#233;duction des risques aupr&#232;s des consommateurs d'alcool en les accueillant dans une ambiance bistrot. Actuellement en cours de mod&#233;lisation &#224; Marseille, cette exp&#233;rimentation pourrait &#234;tre reproduite d&#232;s 2019.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Assise au comptoir, Fatima d&#233;guste un plat accompagn&#233; d'un verre de blanc. &#192; ses c&#244;t&#233;s, Reine sirote un sirop &#224; l'eau. Visiblement en &#233;tat d'&#233;bri&#233;t&#233;, Yann (1) d&#233;cline toute invitation &#224; s'alimenter puis s'endort. R&#233;guli&#232;rement, les vendredis apr&#232;s-midi, le trio se retrouve au temps d'&#233;changes et d'expressions &#171; R&#234;ve de comptoir &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce rendez-vous entre consommateurs d'alcool est organis&#233; par l'association marseillaise Sant&#233; ! dans un lieu aux allures de bar avec son zinc et ses tables. Ensemble, ils r&#233;fl&#233;chissent &#224; la cure id&#233;ale, &#233;tablissent une liste de phrases : celles qu'ils ne veulent plus entendre et celles qui leur font du bien. La petite structure s'inspire de la r&#233;duction des risques (RDR) en toxicomanie pour d&#233;velopper une approche alternative de la consommation d'alcool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec une vingtaine de suivis, l'&#233;quipe r&#233;pond aux besoins de ceux pour qui le parcours classique, sevrage et maintien dans l'abstinence, n'apporte pas de r&#233;ponse. &lt;i&gt;&#171; Sant&#233; ! cherche &#224; toucher les personnes pour qui l'abstinence est un frein au soin&lt;/i&gt;, explique Emmanuelle Latourte, l'&#233;ducatrice coordinatrice du projet. &lt;i&gt;Souvent, parler d'un probl&#232;me d'alcool, c'est &#234;tre orient&#233; vers la rupture. Cette approche part du principe que l'arr&#234;t va tout r&#233;gler. La r&#233;duction des risques inverse cette logique, en proposant d'aider &#224; r&#233;gler les probl&#232;mes, pour ensuite voir si &#231;a aide &#224; arr&#234;ter. Pour nous, la bouteille est l'arbre qui cache la for&#234;t, elle brouille les pistes de toute demande de soutien. Actuellement, la r&#233;ponse est biom&#233;dicale alors que les impacts sont d'abord psychosociaux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;laborer ce programme et le rendre transf&#233;rable, Sant&#233; ! s'appuie sur un collectif d'intervenants : consommateurs d'alcool, addictologues, travailleurs sociaux, psychologues, &#233;quipes de recherche, m&#233;decins, instances et organismes publics&#8230; Amorc&#233;e avec les moyens du bord en 2013, l'exp&#233;rimentation a obtenu 300 000 euros de l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; en janvier&#8239;2017. Ce financement vise &#224; mod&#233;liser des formes d'accompagnement int&#233;grant la consommation d'alcool.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; rejet&#233;e pendant des ann&#233;es, cette approche n'est plus marginale. Les professionnels du secteur m&#233;dicosocial sont m&#251;rs, ils attendent des propositions pour agir diff&#233;remment&lt;/i&gt;, constate H&#233;l&#232;ne Blanc, directrice du projet apr&#232;s dix ans &#224; la direction d'un CSAPA (2) et d'un CAARUD (3). &lt;i&gt;Pour faire &#233;voluer les pratiques et faciliter les prises en charges, notre mission est de fournir des outils qui auront &#233;t&#233; exp&#233;riment&#233;s sur le terrain puis &#233;valu&#233;s par l'Inserm. &#187;&lt;/i&gt; Une approche pragmatique quand cinq millions de Fran&#231;ais disent &#234;tre en difficult&#233; avec l'alcool, deuxi&#232;me cause de mortalit&#233; dans le pays. Chaque ann&#233;e, deux cent mille personnes ont recours aux dispositifs sp&#233;cialis&#233;s. Apr&#232;s traitement, seul un tiers des patients sont abstinents au bout d'un an, et de 10 &#224; 20&#8239;% apr&#232;s quatre ans (4).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La bouteille, un arbre qui cache la for&#234;t&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accueil bistrotier de Sant&#233; ! symbolise une nouvelle mani&#232;re d'appr&#233;hender l'addiction &#224; l'alcool. Le visiteur peut y boire un jus de fruit, un caf&#233; mais aussi de la bi&#232;re ou du vin. Lors des r&#233;unions, il y a toujours de quoi grignoter et des repas au frigo. Cette proposition s'inspire des recherches de Matthieu Fieulaine, alcoologue militant de la RDR depuis 2007. &lt;i&gt;&#171; La r&#233;duction des risques consiste &#224; amener l'usager &#224; prendre soin de lui&lt;/i&gt;, expliquait-il &#224; &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt; en 2013 (5). &lt;i&gt;Il faut penser qu'il a des choses &#224; dire sur sa consommation, la fa&#231;on de l'am&#233;liorer et d'en limiter les dommages. Interdire l'alcool nuit aux bonnes pratiques, ne pas se cacher, prendre le temps de savourer, utiliser un verre, boire de l'eau, manger, trouver quelqu'un &#224; qui dire sa consommation. &#187;&lt;/i&gt; D&#233;sormais, son concept d'un espace o&#249; le personnel est form&#233; &#224; accueillir l'alcool, &#224; en parler autrement et &#224; accompagner la personne en la prenant l&#224; o&#249; elle en est, prend forme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il y a deux ans, j'ai rencontr&#233; Manu et Matthieu apr&#232;s avoir tent&#233; une cure qui s'&#233;tait tr&#232;s mal pass&#233;e&lt;/i&gt;, raconte Fatima. &lt;i&gt;J'&#233;tais devant des gens comme moi, hors cadre m&#233;dical. Ils m'ont entendue en tant que personne. J'&#233;tais l&#224; parce que j'&#233;tais alcoolique, mais je n'&#233;tais pas per&#231;ue comme si on &#233;tait tous pareil. On a une d&#233;tresse commune, mais on est tous singuliers. &#187;&lt;/i&gt; &#192; 46 ans, la femme au regard p&#233;tillant semble surtout avoir soif de rencontre. Apr&#232;s vingt ans de vie commune, elle se remet difficilement d'une rupture. Et de la mort de son p&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis toujours, son entourage lui a r&#233;p&#233;t&#233; qu'elle allait &lt;i&gt;&#171; en prendre plein la gueule dans la vie &#187;&lt;/i&gt;. Elle a pris ces oiseaux de mauvais augure au mot en buvant jusqu'&#224; tomber et se briser un doigt, une hanche, une cheville&#8230; &lt;i&gt;&#171; Depuis deux ans, je ne me mets plus &#224; l'envers au point de me blesser. On a r&#233;ussi &#224; constituer un groupe o&#249; on se fait du bien, on est tous tr&#232;s diff&#233;rents, il y a m&#234;me des papis, et on &#233;change sur nos exp&#233;riences. Les filles ont r&#233;ussi &#224; gagner ma confiance. Si je leur dis &#171; aujourd'hui j'ai bu dix verres &#187;, elles me demandent quand, pourquoi, elles me ram&#232;nent &#224; une r&#233;flexion. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2981 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L456xH299/screenshot_4-15-8b351.png?1693799003' width='456' height='299' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#233;quipe de Sant&#233; ! dans son local, de gauche &#224; droite H&#233;l&#232;ne Blanc (directrice charg&#233;e de mod&#233;lisation), Marie Moretti (&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e accompagnante), Emmanuelle Latourte (&#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e coordinatrice charg&#233;e de d&#233;veloppement de nouvelles pratiques) / &#169; Myriam L&#233;on&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le temps des propositions alternatives&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emmanuelle Latourte a accompagn&#233; des personnes sans-abri usag&#232;res d'alcool pendant sept ans. Elle en a fait son sujet d'&#233;tude de dipl&#244;me des Hautes &#233;tudes en pratiques sociales, &lt;i&gt;Faire une place aux usages d'alcool, gen&#232;se d'une d&#233;couverte&lt;/i&gt;. En 2017, Marie Moretti est venue renforcer l'&#233;quipe. Apr&#232;s onze ans en centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale et en accueil de jour, l'&#233;ducatrice assure les suivis et la mise en &#339;uvre des m&#233;thodes exp&#233;rimentales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'entr&#233;e &#224; Sant&#233; ! est la consommation d'alcool, le trio propose un accompagnement global. &lt;i&gt;&#171; Il faut prioriser. Un monsieur est arriv&#233;, vivant &#224; la rue, on a commenc&#233; par lui trouver un logement&lt;/i&gt;, raconte Marie. &lt;i&gt;Comme il avait une pancr&#233;atite, il est entr&#233; en appartement th&#233;rapeutique. En huit mois, on a stabilis&#233; sa situation. Du coup, son addictologue l'a orient&#233; vers une cure. L&#224;, il a p&#233;t&#233; les plombs et repris une alcoolisation chaotique qui a engendr&#233; un risque de mise &#224; la rue. En tant que tiers, Sant&#233; ! se fait l'avocat de la personne, souligne ce qui va mieux, les liens retrouv&#233;s avec la famille, la situation administrative, puis rassure l'&#233;quipe accompagnante en mettant en place un suivi intensif en accord avec la personne. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dispositif est ouvert &#224; tous, mais les premiers b&#233;n&#233;ficiaires sont orient&#233;s par des structures d&#233;di&#233;es aux personnes en situation de pr&#233;carit&#233;. Seuls trois usagers ont un emploi. Avec sa sp&#233;cialit&#233;, Sant&#233; ! vient en appui des autres services. Travailleurs sociaux, psys, infirmiers&#8230; peuvent solliciter une m&#233;diation. &lt;i&gt;&#171; J'y ai eu recours quand un r&#233;sidant m'a exprim&#233; son d&#233;sir d'arr&#234;ter l'alcool seul et d'un coup&lt;/i&gt;, se souvient Joanna Martins, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e dans une pension de famille. &lt;i&gt;Il m'a d&#233;crit les hallucinations, les vomissements, l'impossibilit&#233; de manger. Je lui ai propos&#233; de rencontrer quelqu'un qui connaissait les effets de l'arr&#234;t, les structures d'aide, les traitements. Il a hallucin&#233; d'entendre qu'il n'&#233;tait pas oblig&#233; d'arr&#234;ter, mais &#231;a l'a rassur&#233; de ne pas &#234;tre jug&#233; quand il craque sur une bi&#232;re. Cette rencontre a lev&#233; un tabou. Avant, s'il rechutait par rapport &#224; ses objectifs, il se fermait parce qu'il avait honte. L&#224;, alors qu'il n'avait jamais dit qu'il buvait, il a dit aux habitants ce qu'il traversait. &#187;&lt;/i&gt; Gr&#226;ce &#224; Sant&#233; !, un lieu ext&#233;rieur &#224; l'espace quotidien, le lien a &#233;t&#233; fait avec un m&#233;decin addictologue dans un CSAPA. &#192; 48 ans, apr&#232;s une vie ponctu&#233;e de p&#233;riodes de rue, de prison et de r&#233;sidences sociales, il a renou&#233; avec sa famille et entame les d&#233;marches pour accueillir sa fille le week-end.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'apr&#232;s Laurent Weber, psychologue sp&#233;cialiste des addictions, toutes les personnes ayant une consommation d'alcool ing&#233;rable souffrent d'un trouble de la dissociation d'origine traumatique. &lt;i&gt;&#171; Ce qui &#233;merge dans mon cabinet, c'est des traumatismes pr&#233;coces : deuil, viol, abandon, violence. Comme tout le monde, mes patients trouvent une mani&#232;re de se soigner, mais ils ont des solutions radicales parce que leurs souffrances sont radicales. On ne picole pas &#224; en crever par plaisir, l'alcool enkyste l'&#233;motion li&#233;e au choc. Les gens n'en ont pas conscience, jusqu'&#224; ce qu'on en parle. Sant&#233; ! permet de dire : votre consommation c'est votre solution, ici vous allez pouvoir l'am&#233;nager pour qu'elle ne vous mette plus en danger, et avec moi on va travailler sur les souffrances qui vous font boire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;caler la perception&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antalgique, excitant, d&#233;sinhibant, somnif&#232;re, antid&#233;presseur, anxiolytique, ou encore relaxant, avec ses pouvoirs multiples l'alcool est la solution la plus socialement acceptable pour supporter ses maux. Cependant, il est g&#233;n&#233;ralement banni des institutions. Intervenant ext&#233;rieur, Laurent Weber peut recevoir des patients alcoolis&#233;s. Il propose alors des s&#233;ances de relaxation, explique la n&#233;cessit&#233; de trouver un deal pour travailler sur la souffrance sans qu'elle soit trop envahissante et emp&#234;che le travail. Superviseur de nombreuses &#233;quipes, il s&#232;me son grain d'anti-prohibition, exp&#233;rience &#224; l'appui. &lt;i&gt;&#171; Si l'alcool est interdit, c'est par peur. J'ai appris gr&#226;ce &#224; Sant&#233; ! &#224; tenir un discours rassurant au sein des institutions. J'explique ma pratique, et comment mettre en place des mani&#232;res d'apaiser, afin de pouvoir accueillir leur souffrance et leur solution. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Infirmier en CSAPA depuis cinq ans, Fabien Roger a pu se ressourcer &#224; Sant&#233; ! en accompagnant une patiente qui s'alcoolisait massivement malgr&#233; son suivi en centre de cure. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes sp&#233;cialistes de la toxicomanie. Pour l'alcool, drogue l&#233;gale et pr&#233;sente partout, on t&#226;tonne avec une orientation abstinence. Le travail de Sant&#233; ! repose sur le d&#233;calage. Pour commencer, elle a pu prendre un verre de ros&#233;, et j'ai fait comme elle. Au CSAPA, la consommation est interdite, du coup on a des patients qui vident en cinq minutes leur demi-litre de &#171; 8&#8239;juin &#187; avant le rendez-vous. Puis l'&#233;change s'est fait autour du pourquoi elle boit, la place de l'alcool dans sa vie, et ses strat&#233;gies pour ma&#238;triser sa consommation. L'alcool n'a pas &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233; comme le probl&#232;me, mais comme la solution. &#199;a l'a revaloris&#233;e d'entendre que malgr&#233; ses souffrances, elle parvient &#224; fonctionner. &#187;&lt;/i&gt; La semaine suivante, elle a annul&#233; son rendez-vous chez le psy pour aller &#224; la plage et se faire plaisir autrement. Puis, elle a demand&#233; au m&#233;decin de ne plus se contenter de lui prescrire des m&#233;dicaments contre l'alcool. Revaloris&#233;e, elle exprime son pouvoir d'agir. D&#233;culpabilis&#233;e, elle veut travailler sur ses traumatismes. Si elle tente &#224; nouveau une cure, ce ne sera plus pour se conformer &#224; l'injonction de l'entourage familial ou professionnel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Contacter Sant&#233; ! T&#233;l. 04 84 33 32 19 | Site : &lt;a href=&#034;http://www.sante-alcool.org&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.sante-alcool.org&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Centre de soins, d'accompagnement et de pr&#233;vention en addictologie&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Centre d'accueil et d'accompagnement &#224; la r&#233;duction des risques pour usagers de drogues &lt;br class='autobr' /&gt;
(4) Dossier Alcool et sant&#233;, Inserm, mars 2016&lt;br class='autobr' /&gt;
(5) LS n&#176;1125, SDF et alcool : En finir avec la prohibition&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Bidonvilles &#8226; L'insertion par l'emploi </title>
		<link>https://www.lien-social.com/1214-Bidonvilles-o-L-insertion-par-l-emploi</link>
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		<dc:date>2017-10-05T09:15:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>1214</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pour les habitants des bidonvilles, le travail repr&#233;sente une porte de sortie de la pr&#233;carit&#233;. Trois ans apr&#232;s l'extinction des mesures &#171; transitoires &#187;, les personnes d'origine roumaine et bulgare peuvent enfin travailler en France au m&#234;me titre que tout citoyen europ&#233;en. Des leviers existent, m&#234;me si des freins persistent. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des hommes et femmes d'origine rom travaillant dans des champs de l&#233;gumes, &#224; la construction d'un immeuble, faisant le m&#233;nage dans un restaurant universitaire&#8230; Certes, les emplois (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour les habitants des bidonvilles, le travail repr&#233;sente une porte de sortie de la pr&#233;carit&#233;. Trois ans apr&#232;s l'extinction des mesures &#171; transitoires &#187;, les personnes d'origine roumaine et bulgare peuvent enfin travailler en France au m&#234;me titre que tout citoyen europ&#233;en. Des leviers existent, m&#234;me si des freins persistent.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des hommes et femmes d'origine rom travaillant dans des champs de l&#233;gumes, &#224; la construction d'un immeuble, faisant le m&#233;nage dans un restaurant universitaire&#8230; Certes, les emplois sont encore peu qualifi&#233;s et souvent pr&#233;caires, mais l'image est plus valorisante que celle habituellement v&#233;hicul&#233;e par les m&#233;dias de familles d&#233;s&#339;uvr&#233;es posant entre des caravanes en piteux &#233;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; De plus en plus de Roms travaillent. Et le travail c'est le nerf de la guerre car qui dit revenus dit accession &#224; un logement &#187;&lt;/i&gt;, appuie Annie Richard, ancienne &#233;ducatrice et b&#233;n&#233;vole active dans les bidonvilles encore nombreux de l'agglom&#233;ration nantaise. Cette militante du collectif Romeurope nuance aussit&#244;t : &lt;i&gt;&#171; En revanche, pour ceux qui ne parviennent pas &#224; entrer dans le cercle vertueux du travail, c'est toujours le m&#234;me cercle vicieux des expulsions. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les revenus du travail permettent de payer un loyer, d'ouvrir un compte bancaire et des droits, dont celui de rester sur le territoire au-del&#224; de trois mois. Sans revenu, c'est la condamnation au bidonville, &#224; la logique de survie qui passe par la mendicit&#233; et les pratiques informelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son dernier rapport (1), le collectif national droits de l'homme (CNDH) Romeurope d&#233;nonce une fois de plus l'absence de politiques publiques coh&#233;rentes pour accompagner l'insertion des populations qui, depuis vingt cinq ans, sont venues d'Europe de l'Est et &lt;i&gt;&#171; vivent aux marges de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise dans des squats ou des bidonvilles &#187;&lt;/i&gt;. Le collectif formule vingt propositions pour mettre en place une politique d'inclusion de ces personnes en grande pr&#233;carit&#233;, en s'appuyant sur quelques bonnes pratiques locales, permises par la collaboration intelligente de militants, de professionnels et d'&#233;lus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2982 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH440/screenshot_5-14-243cf.png?1693799003' width='500' height='440' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La th&#233;matique du travail ne constitue que la treizi&#232;me proposition : &#171; Rendre accessible &#224; tous les dispositifs d'emploi &#187;. &lt;i&gt;&#171; Cela ne fait pas longtemps que l'emploi est vraiment possible pour les personnes que nous d&#233;fendons : pour elles c'est une priorit&#233; et pour nous un champ encore &#224; investir &#187;&lt;/i&gt;, explique Manon Fillonneau, la d&#233;l&#233;gu&#233;e du CNDH Romeurope qui organisait, en d&#233;cembre 2016, un colloque sur ce th&#232;me pour ce saisir de cet enjeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;blocage administratif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tournant a effectivement eu lieu il y a trois ans, m&#234;me s'il est tr&#232;s progressif. Depuis l'entr&#233;e de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'Union europ&#233;enne en 2007, des mesures dites &#171; transitoires &#187; entravaient l'acc&#232;s au travail des ressortissants de ces pays, pensant ainsi freiner leur arriv&#233;e. Non seulement il y avait une liste limit&#233;e de m&#233;tiers, n'int&#233;grant pas ceux de la ferraille, mais tout contrat de travail passait par la demande d'une autorisation provisoire de travail et d'un titre de s&#233;jour. &lt;i&gt;&#171; Sans &#234;tre accompagn&#233; dans le cadre d'un projet d&#233;di&#233;, dur de les obtenir dans les d&#233;lais. Ce &#171; pouvoir du guichet &#187; &#233;tait excluant pour ceux avec le moins de bagage et de sens de la d&#233;brouille &#187;&lt;/i&gt;, analyse Alexandre Le Cl&#232;ve, juriste en droit des &#233;trangers et l'un des fondateurs de Trajectoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis le 1er janvier 2014, ces mesures ont &#233;t&#233; lev&#233;es. L'inscription &#224; P&#244;le emploi est d&#233;sormais possible sur simple pr&#233;sentation d'un passeport ou d'une carte d'identit&#233;. Les effets de cette fluidification commencent &#224; se faire sentir, le temps que l'accompagnement se r&#244;de. Les b&#233;n&#233;voles ou travailleurs sociaux, qui jusqu'en 2014 n&#233;gociaient avec les employeurs pour faire tomber leurs craintes et leur expliquer les contraintes administratives, ont poursuivi leur travail de m&#233;diation. &lt;i&gt;&#171; Cette fois pour leur expliquer qu'ils pouvaient d&#233;sormais les employer comme des citoyens lambda, sans aucune d&#233;marche suppl&#233;mentaire &#187;&lt;/i&gt;, explique Marie Lemaitre, intervenante sociale de l'association nantaise Une famille un toit (Ufut), recrut&#233;e d&#233;but 2014 pour l'insertion professionnelle des familles roms.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a aussi fallu sensibiliser les professionnels de droit commun, notamment les conseillers de P&#244;le emploi, des missions locales ou les r&#233;f&#233;rents des plans locaux pour l'insertion et l'emploi (PLIE). &lt;i&gt;&#171; &#192; pr&#233;sent, beaucoup des personnes que nous suivons se d&#233;brouillent seules. Nous intervenons &#224; la demande, surtout pour celles qui ont le moins de ressources &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Marie Lemaitre de l'Ufut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2983 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L409xH259/screenshot_6-14-38a38.png?1693799003' width='409' height='259' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Objectif stabilit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La fin des mesures transitoires est un frein en moins, mais elle est loin de tout r&#233;soudre &#187;&lt;/i&gt;, souligne Manuel Demougeot, directeur du P&#244;le &#171; Campements illicites &#8211; R&#233;sorption des bidonvilles &#187; &#224; la d&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; l'h&#233;bergement et &#224; l'acc&#232;s au logement (DIHAL). &#192; la suite de la circulaire d'ao&#251;t 2012, cette instance a &#233;t&#233; missionn&#233;e pour coordonner les actions d'accompagnement financ&#233;es par l'Etat. Elle recense r&#233;guli&#232;rement les habitants des bidonvilles et squats et continue de financer de nombreux dispositifs, le plus souvent dans le cadre de Ma&#238;trise d'&#339;uvre urbaine et sociale (MOUS). Des villages et plateformes d'insertion ou du logement accompagn&#233;, mis en &#339;uvre par des associations op&#233;ratrices. Dispositifs d&#233;cri&#233;s par les militants pour leur dimension s&#233;lective, mais n&#233;anmoins espaces de reconnaissance et d'exp&#233;rimentation de l'action publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ces dispositifs doivent passer simultan&#233;ment par les deux piliers que sont la stabilit&#233; du logement et l'emploi &#187;&lt;/i&gt;, insiste Florian Huyghe, charg&#233; de mission habitat &#224; la Fondation Abb&#233; Pierre. &lt;i&gt;&#171; Se stabiliser m&#234;me dans des conditions transitoires, trouver un emploi, ouvrir ses droits (sant&#233;, s&#233;curit&#233; sociale, Caf, etc.) puis aller vers le logement, social ou priv&#233; &#187;&lt;/i&gt; sont les buts &#224; atteindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Fondation Abb&#233; Pierre cite en exemple le projet de Citoyen solidaire 42, association de Saint-Etienne li&#233;e &#224; Emma&#252;s, qu'elle a soutenue financi&#232;rement. Apr&#232;s expulsion d'un bidonville, dix familles ont &#233;t&#233; relog&#233;es dans des modulaires, puis se sont vues proposer d'apprendre le fran&#231;ais et de travailler en contrat d'insertion dans des ateliers de bois et couture. Les objets fabriqu&#233;s &#233;taient vendus dans une boutique d&#233;di&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Nous avons fait le pari que ces personnes pouvaient vivre et travailler en France au moment o&#249; Manuel Valls disait le contraire &#187;&lt;/i&gt;, souligne Alain Gomez, responsable d'Emma&#252;s Loire. La plupart ont quitt&#233; les modulaires pour un logement social ou priv&#233;, leurs enfants sont scolaris&#233;s et eux ont un contrat dans le b&#226;timent, la restauration ou la s&#233;curit&#233;&#8230; &lt;i&gt;&#171; Ils ne d&#233;pendent plus de nous &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite-t-il, annon&#231;ant que le projet doit s'&#233;teindre avec l'insertion des deux derni&#232;res familles, encore en grande difficult&#233; avec le fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2984 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH191/screenshot_7-12-60eba.png?1693799003' width='500' height='191' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Freins et leviers&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mauvaise ma&#238;trise du fran&#231;ais, voire l'analphab&#233;tisme, est ind&#233;niablement le principal frein &#224; l'insertion socio-professionnelle. Suivie par le manque de qualification, qui ne pardonne pas dans un contexte de ch&#244;mage g&#233;n&#233;ralis&#233;. Les cours de fran&#231;ais sont donc &#224; la base des parcours, avec le d&#233;fi de se rep&#233;rer dans la n&#233;buleuse des offres, plus ou moins adapt&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Nantes, l'Ufut a, comme d'autres associations, choisi d'organiser elle-m&#234;me des mini-stages de fran&#231;ais sur des th&#233;matiques sp&#233;cifiques (&#171; cultivons le fran&#231;ais &#187;, &#171; autour du mara&#238;chage &#187; ou &#171; au m&#233;nage etc. &#187;) ou sur le num&#233;rique pour apprendre &#224; faire ses d&#233;marches en ligne. Quant &#224; l'acc&#232;s aux formations r&#233;mun&#233;r&#233;es, il est normalement facilit&#233; par l'inscription &#224; P&#244;le emploi, devenu un interlocuteur incontournable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi &#224; P&#244;le emploi que revient le d&#233;blocage d'un important levier actionn&#233; jusque l&#224; par les travailleurs sociaux : les contrats aid&#233;s, qu'ils soient unique d'insertion (CUI-CAE), d'avenir ou contrats &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233; d'insertion (CDDI). Ces contrats &#8211; renouvelables pendant un temps limit&#233; et cens&#233;s &#234;tre des tremplins &#8211; permettent d'ouvrir des droits mais aussi d'acqu&#233;rir des comp&#233;tences, notamment dans le cadre de structures de l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomiques (IAE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Un poste dans le cadre d'une entreprise d'insertion, d'un atelier ou d'un chantier peut &#234;tre une bonne r&#233;ponse pour cette population, sous r&#233;serve qu'on prenne en compte ses difficult&#233;s sp&#233;cifiques, notamment l'apprentissage du fran&#231;ais &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Maria-Gabriela Saenz, charg&#233;e de mission de Chantiers &#233;coles Ile-de-France. La remise en cause des contrats aid&#233;s est, dans ce contexte, particuli&#232;rement inqui&#233;tante m&#234;me si ces populations entreraient a priori dans l'un des trois secteurs d&#233;clar&#233;s prioritaires pour ces contrats : l'urgence sanitaire et sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2985 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH663/screenshot_8-11-9f577.png?1693799004' width='500' height='663' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre moyen de lancer une dynamique : l'officialisation d'une activit&#233; informelle via le statut d'auto-entrepreneur. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pertinent qu'avec certains profils, qui doivent accepter de perdre en imp&#244;ts ce qu'ils gagnent en droits sociaux. Et le statut d'auto-entrepreneur s'est complexifi&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique Gr&#233;goire Cousin, fondateur de la Firme 93, qui avait exp&#233;riment&#233; cette piste d&#232;s 2013 avec une douzaine d'habitants des bidonvilles d'Ile-de-France, principalement dans le recyclage de la ferraille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les jeunes, d'autres pistes ont &#233;t&#233; explor&#233;es comme dans l'Essonne o&#249; un sas &#8211; avec apprentissage de savoirs de base en fran&#231;ais et des codes sociaux-culturels &#8211; a &#233;t&#233; mis en place par le Secours catholique, en lien avec la mission locale, pour l'acc&#232;s au dispositif de formation Avenir jeunes. Ou encore, le projet Romcivic mis en place par les Enfants du canal pour permettre &#224; de jeunes volontaires Roms en service civique de travailler leur projet professionnel en agissant pour leur communaut&#233;. &lt;i&gt;&#171; C'est plus facile pour la deuxi&#232;me g&#233;n&#233;ration pass&#233;e par l'&#233;cole, qui parle mieux fran&#231;ais et acc&#232;de parfois &#224; la formation par alternance &#187;&lt;/i&gt;, confirme l'&#233;ducatrice Marie Lemaitre de l'Ufut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Changement d'approche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'autre obstacle de taille est l'opposition des mentalit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, compl&#232;te Bernard Devert, responsable d'Humanisme et Habitat, l'op&#233;rateur du I2E (Insertion par l'emploi et l'&#233;cole), qui &#224; l'ouverture de son village d'insertion &#224; Saint-Genis-les-Olli&#232;res (Rh&#244;ne) a eu besoin de la protection des gendarmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour &#233;viter la cristallisation d'une posture anti-rom, le CNDH Romeurope &#8211; tout comme la Fondation Abb&#233; Pierre, l'association Trajectoire (cf. entretien) et m&#234;me la Dihal &#8211; privil&#233;gient une approche non &#233;thnicisante de la pr&#233;carit&#233; dans les bidonvilles. Sans pour autant nier l'identit&#233; des Roms et les discriminations dont ils sont victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Romeurope insiste aussi sur l'in&#233;galit&#233; des parcours en terme de ressources personnelles. &lt;i&gt;&#171; Certaines personnes sont particuli&#232;rement &#233;loign&#233;es de l'emploi en raison de leur &#226;ge, de leur &#233;tat de sant&#233;, de leur situation familiale ou encore de leur trajectoire. Paradoxalement elles tendent &#224; &#234;tre moins accompagn&#233;es vers l'insertion professionnelle que celles qui en sont plus proches &#187;&lt;/i&gt;, alerte le collectif dans la proposition 13 sur l'emploi de son dernier rapport. Il d&#233;nonce &lt;i&gt;&#171; les crit&#232;res d'ins&#233;rabilit&#233; &#187;&lt;/i&gt; des dispositifs qui, &#224; la recherche de &lt;i&gt;&#171; r&#233;sultats rapides &#187;&lt;/i&gt;, s&#233;lectionneraient le haut du panier et suspecteraient les autres de ne pas vouloir s'int&#233;grer. Romeurope de conclure : &lt;i&gt;&#171; Il s'agit d&#233;sormais d'inverser la tendance, en concentrant les efforts vers les publics pr&#233;sentant le plus fort besoin d'accompagnement et en adaptant les dispositifs &#224; leur situation. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Rapport 2017 du CNDH Romeurope : &lt;a href=&#034;http://bit.ly/2kBnnhL&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://bit.ly/2kBnnhL&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Reportage &#8226; Faire son nid &#224; Strasbourg</title>
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		<dc:date>2017-10-05T09:15:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>1214</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les pouvoirs publics ont r&#233;sorb&#233; les bidonvilles de la capitale alsacienne en stabilisant leurs habitants dans des espaces temporaires d'insertion et en les accompagnant vers l'emploi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des caravanes align&#233;es sous d'anciens hangars militaires, en bordure du Rhin, &#224; la fronti&#232;re allemande. Au sud de Strasbourg, l'Espace temporaire d'insertion Hoche, entour&#233; de grillage, accueille une trentaine de familles roms d'origine roumaine. Cet apr&#232;s-midi-l&#224;, l'ambiance est calme. Une grappe de jeunes erre, ce (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les pouvoirs publics ont r&#233;sorb&#233; les bidonvilles de la capitale alsacienne en stabilisant leurs habitants dans des espaces temporaires d'insertion et en les accompagnant vers l'emploi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des caravanes align&#233;es sous d'anciens hangars militaires, en bordure du Rhin, &#224; la fronti&#232;re allemande. Au sud de Strasbourg, l'Espace temporaire d'insertion Hoche, entour&#233; de grillage, accueille une trentaine de familles roms d'origine roumaine. Cet apr&#232;s-midi-l&#224;, l'ambiance est calme. Une grappe de jeunes erre, ce sont les vacances. On y croise aussi quelques adultes rentr&#233;s de leur travail du matin. D'autres y sont encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Qui veut du pain ? &#187;&lt;/i&gt;, crie en roumain un homme de la communaut&#233;, poussant un caddie charg&#233; de baguettes. Il est v&#234;tu d'un gilet beige estampill&#233; de l'insigne de la Croix-Rouge, op&#233;ratrice sociale du lieu. &lt;i&gt;&#171; J'ai commenc&#233; comme b&#233;n&#233;vole pour aider &#224; la distribution alimentaire, puis j'ai travaill&#233; comme agent technique en Contrat unique d'insertion (CUI) et aujourd'hui je suis en CDI &#187;&lt;/i&gt;, &#233;num&#232;re non sans fiert&#233; Darius Circiu, indispensable homme &#224; tout faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'occupe notamment des livraisons de l'&#233;picerie sociale install&#233;e sur place pour compenser l'&#233;loignement des structures caritatives. Arriv&#233; &#224; l'espace d'insertion en 2014 apr&#232;s avoir v&#233;cu quelques ann&#233;es dans une camionnette, le trentenaire habite &#224; pr&#233;sent en HLM. &lt;i&gt;&#171; Ma femme aussi travaille et mes deux filles vont &#224; l'&#233;cole. Nous ne sommes plus une famille en difficult&#233; &#187;&lt;/i&gt;, sourit Darius, qui retourne chaque ann&#233;e en vacances en Roumanie mais projette de rester &#224; Strasbourg &lt;i&gt;&#171; tant qu'il a du boulot. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2986 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH316/screenshot_9-12-ecbfd.png?1693799004' width='500' height='316' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Darius Circiu (gilet orange), ancien b&#233;n&#233;ficiaire embauch&#233; comme &#171; homme &#224; tout faire &#187; et Paola Del Monte, intervenante sociale, prennent des nouvelles des habitants tout en distribuant du pain issu de l'aide alimentaire. / A. Penna&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme Darius, parcours symbolique parmi ceux pass&#233;s par l'Espace Hoche depuis un peu plus de deux ans, une quinzaine de familles sont parties vivre en appartement. &lt;i&gt;&#171; Tout part du travail avec des contrats d'insertion. Cela permet d'ouvrir le droit aux prestations sociales et d'avancer vers le droit commun et l'autonomie &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite le b&#233;n&#233;vole de la Croix-Rouge Jean-Jacques M&#252;ller, assis dans un bureau am&#233;nag&#233; dans un Algeco&#174; &#224; l'entr&#233;e de l'espace. Ancien &#233;ducateur et cadre dans l'action sociale, il est responsable de l'&#233;quipe des trois travailleurs sociaux qui se relaient, jours f&#233;ri&#233;s compris, pour permettre la &lt;i&gt;&#171; s&#233;curit&#233; existentielle &#187;&lt;/i&gt; des familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cours de fran&#231;ais et contrat d'insertion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action de la Croix-Rouge a commenc&#233; de fa&#231;on humanitaire aupr&#232;s des habitants du bidonville du Pr&#233; Saint-Gall. Quand ils ont &#233;t&#233; &#233;vacu&#233;s vers l'Espace Hoche ouvert fin 2013, la Ville lui a confi&#233; leur accompagnement social. Chaque travailleur social accompagne une dizaine de familles. Quand une nouvelle arrive, tout commence par une clarification administrative (quotient familial, acc&#232;s aux soins, scolarit&#233;, inscription &#224; P&#244;le emploi&#8230;) et un point sur les comp&#233;tences de chacun. &lt;i&gt;&#171; Chaque jour est un pas en avant. Nous venons progressivement &#224; l'emploi, en commen&#231;ant par la base de la base : le fran&#231;ais &#187;&lt;/i&gt;, explique Paola Del Monte, l'intervenante sociale de service tout en faisant visiter l'espace. Cours de fran&#231;ais langue &#233;trang&#232;re (FLE) en interne, stage avec l'association Lupovino, ou quand c'est possible stage de FLE multisectoriel r&#233;mun&#233;r&#233; par P&#244;le emploi avec dipl&#244;me &#224; la cl&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, certaines personnes passent par l'auto-entrepreneuriat. Mais quasiment toutes ont trouv&#233; leur premier emploi dans le cadre d'un contrat unique d'insertion (CUI-CAE) agr&#233;&#233; par P&#244;le emploi, que ce soit dans un chantier d'insertion, une entreprise d'insertion ou une structure ordinaire. Comme Darius embauch&#233; par la Croix-Rouge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2987 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH246/screenshot_10-12-ed179.png?1693799005' width='500' height='246' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sortir du s&#233;curitaire&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; B&#226;timent, nettoyage, propret&#233;, espaces verts&#8230; Ce sont des bosseurs en qu&#234;te de faire valoir leurs capacit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, assure Paola Del Monte. Rebondissant sur les deux ans possibles en insertion pendant lesquels ils acqui&#232;rent exp&#233;rience et relations, ils partent en logement et certains finissent par signer des CDI. &lt;i&gt;&#171; L'accompagnement s'arr&#234;te apr&#232;s quelques mois en appartement, mais ils continuent de venir nous rendre visite &#187;&lt;/i&gt;, assure l'&#233;ducatrice, qui avec ses coll&#232;gues tisse &lt;i&gt;&#171; un vrai lien de confiance, dans la proximit&#233; des caravanes &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les choses se sont structur&#233;es par ricochets, au fur et &#224; mesure que la ville a augment&#233; ses exigences &#187;&lt;/i&gt;, note Jean-Jacques M&#252;ller. D&#232;s 2010, en r&#233;action au discours de Grenoble de Sarkozy, le maire socialiste Roland Ries entame le dialogue pour permettre l'installation sur le territoire des familles roms d&#233;sireuses de devenir strasbourgeoises. Le premier espace d'insertion, l'Espace 16, est ouvert en 2011. Dans l'&#233;lan de la circulaire de 2012, la municipalit&#233; lance un plan pour la fermeture de tous les bidonvilles de son territoire et cr&#233;e un service d&#233;di&#233; en janvier 2013 : la &#171; Mission Roms &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis elle ouvre un second sas : l'Espace Hoche. &lt;i&gt;&#171; Si toutes les collectivit&#233;s s'y mettaient pour r&#233;gler comme nous cette &#171; affaire sensible &#187; avec humanisme et non d'un point de vue s&#233;curitaire ! &#187;&lt;/i&gt;, veut faire passer comme message l'adjointe aux solidarit&#233;s, Marie-Dominique Dreyss&#233;, aux villes qui se montrent int&#233;ress&#233;es. Dans son dernier rapport, Romeurope met en avant la politique de stabilisation de Strasbourg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2988 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L352xH248/screenshot_11-11-22303.png?1693799005' width='352' height='248' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droits et devoirs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pour permettre l'acc&#232;s au logement, nous avons tout mis&#233; sur le travail &#187;&lt;/i&gt;, affirme le responsable de la mission Jean-Claude Bournez, venu de l'&#233;ducation populaire. H&#233;l&#232;ne Grosjean, sp&#233;cialiste de l'insertion professionnelle des publics en pr&#233;carit&#233;, a men&#233; quant &#224; elle un &lt;i&gt;&#171; travail de d&#233;frichage du r&#233;seau de l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique (IAE), pour sensibiliser les structures &#224; l'accueil de cette nouvelle population &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; La prise de risque assum&#233;e de la ville est rassurante &#187;&lt;/i&gt;, souligne Marie-Dominique Dreyss&#233;, qui avait d&#233;j&#224; enclench&#233; d&#232;s 2013 une collaboration avec la Direccte et P&#244;le emploi pour un recours d&#233;rogatoire aux contrats aid&#233;s, que la lev&#233;e des mesures transitoires en 2014 a en quelque sorte officialis&#233;. Les suppressions annonc&#233;es ne devraient pas trop impacter la strat&#233;gie d'insertion de la Mission Rom, qui veut croire que les CUI-CAE pourront toujours b&#233;n&#233;ficier aux personnes les plus &#233;loign&#233;es de l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui Strasbourg &#8211; qui concentrait la quinzaine de bidonvilles de la m&#233;tropole &#8211; se targue de n'en avoir plus qu'un, minuscule, et ce sans expulsion. &#192; terme, les espaces temporaires d'insertion devraient eux aussi dispara&#238;tre. Au prix d'un rejet des nouveaux arrivants ? &lt;i&gt;&#171; Tr&#232;s peu de nouvelles familles arrivent &#187;&lt;/i&gt;, assure le responsable de &#171; mission Rom &#187;, Jean-Claude Bournez, se basant sur le diagnostic fait aupr&#232;s de 471 personnes en 2013. Il avoue que &lt;i&gt;&#171; certaines familles ne voulant pas entrer dans le contrat des droits et devoirs, partent d'elles m&#234;mes vers d'autres villes &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son service reconna&#238;t aussi que l'&#233;loignement de l'Espace Hoche de la ville et des transports en commun &#8211; m&#234;me palli&#233; par la mise en place de navettes &#8211; ne favorise pas l'autonomie de ses habitants. En d&#233;cembre prochain, les derni&#232;res familles des deux espaces d'insertion doivent &#234;tre regroup&#233;es dans un nouveau lieu plus proche de la &#171; cit&#233; &#187;. Darius esp&#232;re que l&#224;-bas, on aura encore besoin lui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Entretien avec Olivier Peyroux &#8226; Le droit commun, un raccourci vers l'insertion</title>
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&lt;p&gt;Olivier Peyroux est auteur, en collaboration avec une &#233;quipe pluridisciplinaire, d'une &#233;tude intitul&#233;e Du bidonville &#224; la ville, vers la vie &#171; normale &#187; ? (1) Y sont mis en avant des parcours d'insertion de personnes migrantes ayant v&#233;cu en bidonville et qui en sont sorties notamment gr&#226;ce &#224; l'emploi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Votre &#233;tude parle de parcours d'insertion &#171; r&#233;ussis &#187; : selon quels crit&#232;res ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons r&#233;alis&#233; une cinquantaine d'entretiens avec des personnes qui sont pass&#233;es par des bidonvilles et ont ensuite int&#233;gr&#233; un (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Olivier Peyroux est auteur, en collaboration avec une &#233;quipe pluridisciplinaire, d'une &#233;tude intitul&#233;e Du bidonville &#224; la ville, vers la vie &#171; normale &#187; ? (1) Y sont mis en avant des parcours d'insertion de personnes migrantes ayant v&#233;cu en bidonville et qui en sont sorties notamment gr&#226;ce &#224; l'emploi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2989 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH205/screenshot_12-12-725e6.png?1693799005' width='500' height='205' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre &#233;tude parle de parcours d'insertion &#171; r&#233;ussis &#187; : selon quels crit&#232;res ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons r&#233;alis&#233; une cinquantaine d'entretiens avec des personnes qui sont pass&#233;es par des bidonvilles et ont ensuite int&#233;gr&#233; un logement stable, ont des enfants scolaris&#233;s et ont trouv&#233; un emploi. Pour pr&#233;ciser ce dernier crit&#232;re : un emploi ou une formation de plus de six mois ou une ouverture de droits en tant que demandeur d'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, point tr&#232;s important, nous n'avions pas de crit&#232;re ethnique. Nous d&#233;plorons que la probl&#233;matique des bidonvilles ait tendance &#224; &#234;tre ethnicis&#233;e. M&#234;me si dans la r&#233;alit&#233; des faits, 90 % des habitants des bidonvilles aujourd'hui en France sont d'origine rom, ce n'est pas la totalit&#233;. Toutes les personnes en bidonville ne se d&#233;clarent pas Roms et toutes les personnes qui se d&#233;clarent Roms n'habitent pas en bidonville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous tenons &#224; l'&#171; approche bidonville &#187;, qui correspond &#224; une probl&#233;matique sociale, pour ne pas tomber dans les clich&#233;s renfor&#231;ant l'id&#233;e que les Roms ne peuvent pas s'int&#233;grer du fait de leur culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel r&#244;le joue l'emploi dans la r&#233;ussite des parcours d'insertion ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'immense majorit&#233; des personnes arriv&#233;es en bidonville sont issues d'une migration &#233;conomique : elles viennent pour travailler car la situation au pays est trop compliqu&#233;e pour subvenir &#224; leurs besoins, m&#234;me si d'autres probl&#233;matiques peuvent venir se greffer (famille, sant&#233;). &#192; partir de l&#224;, la demande est d'abord d'avoir un travail, avant m&#234;me un h&#233;bergement d'urgence. La logique est d'avoir d'abord des revenus pour pouvoir louer un logement. Dans l'&#233;tude, il y a le cas de personnes en h&#233;bergement social &#224; l'h&#244;tel via le 115 qui ont pr&#233;f&#233;r&#233; revenir en bidonville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude montre qu'avec l'acc&#232;s &#224; l'emploi, la dynamique d'insertion est beaucoup plus efficace et p&#233;renne qu'en commen&#231;ant par l'acc&#232;s au logement. Cela peut paraitre une &#233;vidence, mais c'est en r&#233;alit&#233; contradictoire avec la plupart des projets politiques des villes, mettant la priorit&#233; sur l'h&#233;bergement et pensant souvent trop tardivement la question de l'emploi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En passant par les dispositifs d&#233;di&#233;s du type &#171; village d'insertion &#187;, le temps d'insertion est plus long : les personnes h&#233;berg&#233;es gratuitement ou presque, ne ressentent pas forc&#233;ment l'int&#233;r&#234;t d'avoir un travail salari&#233; les poussant vers la sortie. C'est un effet pervers. Il faut rectifier le tir : repenser ces dispositifs en musclant d&#232;s le d&#233;part la question de l'acc&#232;s &#224; l'emploi et en mettant en place des paliers dans l'h&#233;bergement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles autres critiques faites-vous &#224; propos des dispositifs d&#233;di&#233;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous mettons en d&#233;bat leurs crit&#232;res de s&#233;lection, destin&#233;s &#224; assurer un taux de r&#233;ussite. Les op&#233;rateurs sociaux ont tendance &#224; concentrer les efforts sur des personnes d&#233;j&#224; bien avanc&#233;es en terme d'insertion, qui auraient peut-&#234;tre pu s'en sortir sans dispositif d'accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les projets d&#233;di&#233;s ne sont pas la seule voie. Pour des personnes autonomes qui ont d&#233;velopp&#233; des capacit&#233;s de d&#233;brouille, l'insertion est plus rapide par le droit commun. Ou pour celles qui ont rencontr&#233; le doit commun &#171; par accident &#187;, par exemple par l'entremise d'une assistante sociale &#224; l'h&#244;pital. Notre &#233;tude montre donc qu'il vaut mieux renforcer le droit commun, en formant si besoin les travailleurs sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre &#233;tude montre l'h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des profils dans ces parcours d'insertion ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parcours d'insertion sont en effet tr&#232;s diff&#233;rents selon les profils sociologiques. Entre ceux qui ont fait des &#233;tudes, ont d&#233;j&#224; travaill&#233; en Roumanie, en Italie ou en Espagne, et ont juste besoin d'un petit niveau de fran&#231;ais pour pouvoir se lancer. Et une population tr&#232;s pr&#233;caire qui appara&#238;t de plus en plus dans les bidonvilles, venant de zones plus enclav&#233;es, plus &#233;loign&#233;es de la scolarit&#233; et de l'emploi, parfois analphab&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les parcours d'insertion d&#233;pendent encore davantage des strat&#233;gies mises en &#339;uvre par les personnes. Notre &#233;tude propose une typologie de ces strat&#233;gies, celles d&#233;velopp&#233;es par les &#171; prot&#233;g&#233;s &#187;, les &#171; s&#233;lectionn&#233;s &#187;, les &#171; autonomes &#187; ou les &#171; communautaires &#187;. Ce qui nous int&#233;resse, c'est de voir comment les personnes jonglent avec tout ce qui est propos&#233; &#8211; ou non &#8211; pour pouvoir s'ins&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles id&#233;es re&#231;ues votre &#233;tude d&#233;monte-t-elle ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord elle montre, contrairement &#224; certains pr&#233;jug&#233;s fatalistes, qu'il est possible que ces personnes s'ins&#232;rent. C'est notamment pour cela que la DIHAL a financ&#233; cette &#233;tude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ensuite, elle r&#233;v&#232;le un r&#233;seau de solidarit&#233; tr&#232;s faible. Il ne s'agit pas d'un ph&#233;nom&#232;ne classique de diaspora avec les anciens qui aideraient les nouveaux arrivants &#224; s'ins&#233;rer en France, la premi&#232;re partie de la diaspora n'&#233;tant elle-m&#234;me pas encore suffisamment install&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre point tr&#232;s int&#233;ressant : quand les personnes acqui&#232;rent un bonne connaissance du droit commun, de l'administration et des institutions fran&#231;aises, elles peuvent se d&#233;brouiller seules, avec en appui un petit r&#233;seau de personnes &#8211; ressources, connaissances ou protecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous encourageons donc les acteurs accompagnants ce public &#224; davantage s'appuyer sur le droit commun, en les orientant vers des dispositifs d'insertion ouverts &#224; tous, dont ils b&#233;n&#233;ficient encore peu, avec en support un travail pour l'apprentissage du fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2990 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L283xH400/du-bidonville-a-la-ville-868dc.jpg?1693799005' width='283' height='400' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;i&gt;(1) Du bidonville &#224; la ville : vers la &#171; vie normale ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Parcours d'insertion des personnes migrantes ayant v&#233;cu en bidonville en France &#8212; Nov. 2015&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tude en ligne sur le site de l'association trajectoire : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.trajectoires-asso.fr&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.trajectoires-asso.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Blog du sociologue Olivier Peyroux : &lt;a href=&#034;http://opeyroux.blogspot.fr&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://opeyroux.blogspot.fr&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette recherche-action a &#233;t&#233; men&#233;e par les chercheurs &lt;br class='autobr' /&gt;
de l'association Trajectoires Olivier Peyroux, Alexandre Le Cl&#232;ve, Louis Bourgois, et Evangeline Masson-Diez avec le soutien de la Fondation Abb&#233; Pierre et de la DIHAL (D&#233;l&#233;gation interminist&#233;rielle &#224; l'h&#233;bergement et &#224; l'acc&#232;s au logement)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Reportage &#8226; Le soin entre nature et culture</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1214-Reportage-o-Le-soin-entre-nature-et-culture</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>1214</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le jardin th&#233;rapeutique offre un bouquet de bienfaits &#224; des personnes en souffrance, en situation de handicap ou de d&#233;pendance. Il peut apaiser l'hypersensibilit&#233;, ou encore repr&#233;senter un terrain d'activit&#233;s psychomotrices. &lt;br class='autobr' /&gt;
Entretien J&#233;r&#244;me Pellissier docteur, chercheur en psychologie, en &#233;copsychologie et jardinier (1) &lt;br class='autobr' /&gt;
En quoi consiste le jardin th&#233;rapeutique ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le jardin th&#233;rapeutique est con&#231;u ou utilis&#233; par des soignants, des travailleurs sociaux, des psychologues, des personnels param&#233;dicaux dans (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le jardin th&#233;rapeutique offre un bouquet de bienfaits &#224; des personnes en souffrance, en situation de handicap ou de d&#233;pendance. Il peut apaiser l'hypersensibilit&#233;, ou encore repr&#233;senter un terrain d'activit&#233;s psychomotrices.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Entretien J&#233;r&#244;me Pellissier docteur, chercheur en psychologie, en &#233;copsychologie et jardinier (1)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi consiste le jardin th&#233;rapeutique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jardin th&#233;rapeutique est con&#231;u ou utilis&#233; par des soignants, des travailleurs sociaux, des psychologues, des personnels param&#233;dicaux dans des institutions sociales et m&#233;dico-sociales, des cliniques, des h&#244;pitaux psychiatriques, etc. Il sert de support &#224; des activit&#233;s th&#233;rapeutiques sp&#233;cifiques avec les patients ou les usagers et, au m&#234;me titre que le th&#233;&#226;tre ou la musique, il porte et vivifie la relation psychoth&#233;rapeutique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait qu'une institution dispose d'un jardin ne suffit pas &#224; le rendre th&#233;rapeutique, il faut pour cela qu'un ou plusieurs professionnels travaillent sur l'ensemble de ses vertus, sur tout ce qui fait du bien dans la relation &#224; la nature pour accro&#238;tre le potentiel de bien-&#234;tre, de plaisir des patients ou des usagers. Dans une s&#233;ance de r&#233;&#233;ducation, un kin&#233;sith&#233;rapeute proposera par exemple certains gestes th&#233;rapeutiques (porter un arrosoir, ratisser, planter) dans le jardin plut&#244;t que dans un cabinet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle formation suivent ces professionnels ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement au Qu&#233;bec ou aux &#201;tats-Unis, il n'existe pas de formation dipl&#244;mante li&#233;e au jardin th&#233;rapeutique en France. Les professionnels qui l'utilisent ont un dipl&#244;me initial (psychologue, travailleur social, etc.) et se forment ensuite aupr&#232;s de pr&#233;curseurs comme Anne Ribes, infirmi&#232;re et cr&#233;atrice du premier jardin th&#233;rapeutique en France en 1997 au sein du service de p&#233;dopsychiatrie de l'h&#244;pital de la Salp&#234;tri&#232;re &#224; Paris, ou ils suivent des stages dans un centre de formation comme celui du Domaine de Chaumont-sur-Loire (Loir-et-Cher) ou Formavert &#224; Marseille. Enfin, ils apprennent aussi &#171; sur le tas &#187;, profitant de leur passion du jardin et de la nature pour mener une activit&#233; qui favorise le bien-&#234;tre du public accompagn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De quelles fa&#231;ons ces professionnels utilisent-ils le jardin th&#233;rapeutique ? &lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jardin th&#233;rapeutique compte un tel panel de possibilit&#233;s, d'activit&#233;s diff&#233;rentes que tous les professionnels, quelle que soit leur discipline, peuvent l'utiliser comme support. Ainsi, des travailleurs sociaux, des animateurs proposent souvent des activit&#233;s de groupe autour de moments de jardinage familiers (semis, repiquage, r&#233;colte, etc.) pour accro&#238;tre les dimensions relationnelles, le plaisir d'&#234;tre enti&#232;rement &#224; ce qu'on fait &#8211; corps et esprit ensemble &#8211; et les aspects sensoriels. Les activit&#233;s autour du jardin incitent aussi &#224; la discussion, &#224; l'&#233;vocation de souvenirs, aux r&#234;veries partag&#233;es. Avec des personnes tr&#232;s &#226;g&#233;es ou souffrant de troubles cognitifs &#8211; souvent li&#233;s &#224; la maladie d'Alzheimer ou &#224; une maladie apparent&#233;e &#8211;, les animateurs proposent souvent des activit&#233;s autour de v&#233;g&#233;taux (fleurs de balcon, plantes aromatiques&#8230;) les plus susceptibles d'avoir &#233;t&#233; cultiv&#233;s et appr&#233;ci&#233;s par elles. Les gestes familiers, les odeurs qui ont accompagn&#233; toute une vie ouvrent un espace peu touch&#233; par la maladie car li&#233; aux &#233;motions, &#224; des souvenirs sensoriels et affectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces gestes et ces plantes se r&#233;v&#232;lent bien plus efficaces et apaisants que des supports con&#231;us par les humains reposant bien souvent sur les facult&#233;s cognitives &#8211; alt&#233;r&#233;es par ces pathologies &#8211; et contenant davantage d'&#233;l&#233;ments nouveaux et perturbants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Psychomotriciens, kin&#233;sith&#233;rapeutes, ergoth&#233;rapeutes profitent du jardin lui-m&#234;me (marches, d&#233;nivel&#233;s, etc.) pour conduire des actions &#224; vis&#233;e th&#233;rapeutique, comme le travail sur l'&#233;quilibre par exemple. Des psychologues quittent leur cabinet et proposent une balade &#224; leur patient qui ressent du bien-&#234;tre dans un endroit ouvert et profite de tout ce qui dans le jardin (animaux, v&#233;g&#233;taux, etc.) fait na&#238;tre images, id&#233;es, et incite &#224; la parole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2991 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH515/screenshot_13-10-fa9a5.png?1693799005' width='500' height='515' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les b&#233;n&#233;fices de la nature et des activit&#233;s de jardinage ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si plusieurs &#233;tudes les ont mesur&#233;s, ces b&#233;n&#233;fices restent difficiles &#224; synth&#233;tiser tant ils sont importants dans quasiment tous les domaines et toutes les dimensions. Dans des h&#244;pitaux offrant une vue sur un jardin, par exemple, les patients ressentent moins de douleurs post-op&#233;ratoires et moins de stress, ils consomment moins d'antalgiques et r&#233;cup&#232;rent plus rapidement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jardinage apaise les enfants et les adultes qui souffrent de troubles cognitifs, d'hypersensibilit&#233; sensorielle et &#233;motionnelle. Il limite &#233;galement les insomnies et les probl&#232;mes alimentaires chez les personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer. D'autres personnes, quels que soient leur &#226;ge et leur pathologie, se concentrent mieux, agissent et communiquent davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le jardinage th&#233;rapeutique pratiqu&#233; par Jenny Grut, une psychoth&#233;rapeute anglaise aujourd'hui d&#233;c&#233;d&#233;e, vous a particuli&#232;rement marqu&#233;. Pour quelles raisons ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jenny Grut accompagnait des personnes victimes de torture exil&#233;es en Angleterre. Elles disposaient d'un lopin individuel qu'elles g&#233;raient &#224; leur mani&#232;re. Les s&#233;ances de psychoth&#233;rapie s'y d&#233;roulaient ; le lopin, le jardinage, les relations avec les autres jardiniers, le climat, servaient de support au dialogue. Ayant eu la chance de travailler un peu avec elle, je me souviens notamment d'une femme qui venait tout juste d'accepter de cultiver des plantes &#233;trang&#232;res &#224; son pays d'origine. Son lopin &#233;tait clairement sa &#171; terre d'accueil &#187; qu'elle avait d&#251; apprivoiser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre patient, au d&#233;but de sa th&#233;rapie, jardinait avec un acharnement particuli&#232;rement violent. Au fur et &#224; mesure qu'il d&#233;terrait, centim&#232;tre par centim&#232;tre, rhizome par rhizome, le chiendent de son lopin, il semblait aussi arracher d'une part de lui, un par un, les coups re&#231;us. Il pouvait discuter jardinage alors que parler de lui directement ou &#233;voquer ses souvenirs &#233;tait impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles variantes existe-t-il pour les institutions sans jardin et avec quelles limites ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnels peuvent &#233;tudier les ressources existantes accessibles dans le quartier, le village ou la ville : une institution qui poss&#232;de un jardin peut-elle recevoir leurs usagers ou leurs patients ? Existe-t-il un jardin partag&#233; accessible ? Aux &#201;tats-Unis, certains &#233;tablissements passent des accords avec la ville afin qu'elle r&#233;serve une partie des jardins publics &#224; leurs r&#233;sidants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les jardins-terrasses sur le toit ou &#224; diff&#233;rents &#233;tages d'un &#233;tablissement, tr&#232;s s&#233;curis&#233;s et s&#233;curisants, offrent pour leur part des espaces de respiration et de d&#233;tente. Les inconv&#233;nients ? Des palettes v&#233;g&#233;tales et des activit&#233;s limit&#233;es et souvent proches des nuisances de la ville. L'institution peut &#233;galement cr&#233;er un patio au centre des b&#226;timents, entour&#233; de grandes surfaces vitr&#233;es. Un petit coin de verdure facilement fr&#233;quent&#233; ou simplement regard&#233;, rassurant, anim&#233; et entretenu m&#234;me s'il peut parfois manquer d'intimit&#233; et ne pas convenir aux amoureux des coins sauvages ou aux personnes ayant besoin d'espace pour certaines activit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, des professionnels proposent des ateliers d'ikebana (compositions florales japonaises), la r&#233;alisation de petits jardins miniatures ou des plantations dans de simples pots. Des activit&#233;s plus modestes qui n'offrent pas la possibilit&#233; de prendre un bol d'air mais qui poss&#232;dent bien des vertus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Auteur de Jardins th&#233;rapeutiques et hortith&#233;rapie (&#201;d. Dunod, 2017) et animateur du site &lt;a href=&#034;http://www.jardin-therapeutique.net&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;www.jardin-therapeutique.net&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le pari d'un CADA</title>
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&lt;p&gt;En tant qu'intervenants sociaux, une de nos missions au sein du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) du centre social d'Argonne est de proposer un accompagnement &#224; la scolarit&#233; aux enfants et adolescents accueillis. Notre travail consiste ainsi &#224; encourager l'implication des parents dans la scolarit&#233; de leur enfant, pour son &#233;panouissement et sa r&#233;ussite &#224; l'&#233;cole. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au printemps 2016, nous avons ressenti le besoin de faire appel &#224; la Ligue de l'enseignement de la Meuse, partenaire local et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En tant qu'intervenants sociaux, une de nos missions au sein du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) du centre social d'Argonne est de proposer un accompagnement &#224; la scolarit&#233; aux enfants et adolescents accueillis. Notre travail consiste ainsi &#224; encourager l'implication des parents dans la scolarit&#233; de leur enfant, pour son &#233;panouissement et sa r&#233;ussite &#224; l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au printemps 2016, nous avons ressenti le besoin de faire appel &#224; la Ligue de l'enseignement de la Meuse, partenaire local et expert des questions scolaires et &#233;ducatives, pour mieux questionner nos pratiques et en am&#233;liorer l'efficacit&#233;. Une convention a donc &#233;t&#233; pass&#233;e entre les deux institutions pour mettre en place un groupe de travail pilot&#233; par un enseignant-chercheur en sciences de l'&#233;ducation &#224; l'Universit&#233; Paris-Nanterre. Tr&#232;s vite, nous avons demand&#233; &#224; des enseignants UPE2A [Unit&#233; p&#233;dagogique pour les &#233;l&#232;ves allophones arrivants] ainsi qu'&#224; des m&#232;res accueillies au sein du CADA de nous rejoindre. Nous ne pouvions pas travailler sur les relations &#233;cole/famille/CADA sans y impliquer tous les acteurs concern&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au quotidien, nous constatons que les familles accueillies se sentent parfois d&#233;pass&#233;es par le suivi de la scolarit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les parents ont recours &#224; des aides ext&#233;rieures pour comprendre les attentes de l'&#233;cole &#224; leur &#233;gard et comptent sur les comp&#233;tences de leurs enfants en fran&#231;ais pour d&#233;chiffrer les informations quotidiennes en provenance des enseignants, de la direction ou de l'administration : &lt;i&gt;&#171; En ce qui nous concerne, les &#233;l&#232;ves et les professeurs nous ont aid&#233;s. Nous sommes all&#233;s dans une association pour le soutien aux devoirs. Pour les r&#233;unions parents/professeurs, rapidement, mes enfants ont pu traduire ce qui &#233;tait dit en r&#233;union &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne une m&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les familles ont aussi parfois besoin que nous d&#233;cryptions les propositions de l'&#233;cole pour ne pas qu'elles donnent leur accord sans comprendre de quoi il s'agit. En effet, trop souvent, nous constatons que les parents signent les mots et les courriers sans les comprendre. Quand il s'agit de questions mat&#233;rielles ou de sorties scolaires, les cons&#233;quences pour les enfants sont minimes, mais deviennent plus graves lorsqu'elles concernent l'orientation, les choix d'option ou les sanctions disciplinaires. Or, malgr&#233; notre volont&#233; d'&#233;clairer les parents, notre discours sur l'&#233;cole n'est pas toujours compris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, nous ne connaissons pas toujours les attentes administratives et didactiques de l'&#233;cole et notre formation ne nous donne pas toujours un sentiment de l&#233;gitimit&#233; pour r&#233;pondre avec certitude &#224; ces attentes. Des attentes, nous constatons que la plupart des familles en ont ! Elles s'investissent beaucoup dans la scolarit&#233;. Mais leurs efforts ne sont pas toujours per&#231;us par l'&#233;cole. Enfin, les enseignants semblent parfois en difficult&#233; pour saisir la sp&#233;cificit&#233; d'une famille en &#171; demande d'asile &#187; (allophone, ayant v&#233;cu l'exil, le d&#233;racinement, le traumatisme) et ne connaissent pas notre travail d'accompagnement (observer, d&#233;crypter, ajuster notre intervention en fonction de chacun).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cette opacit&#233; est confirm&#233;e par les deux enseignants UPE2A du groupe de travail : &lt;i&gt;&#171; L'institution scolaire nous demande de faire en sorte que les &#233;l&#232;ves allophones int&#232;grent au plus vite les classes. Nous rentrons donc dans une logique de progression de travail qui ne devrait pas d&#233;passer un an de prise en charge. Mais en fonction des profils, les d&#233;lais peuvent &#234;tre rallong&#233;s. Nous pouvons agir sur le c&#244;t&#233; scolaire, mais parfois les blocages se trouvent dans la sph&#232;re priv&#233;e. Et bien souvent nous n'avons pas acc&#232;s &#224; ces informations. Certaines nous seraient pourtant bien utiles parfois pour un &#233;clairage sur les probl&#233;matiques que peuvent rencontrer les enfants. Mais en parler avec les familles est difficile &#224; cause, notamment, de la barri&#232;re de la langue. Notre seul interlocuteur est alors le CADA, mais nous n'osons pas forc&#233;ment leur poser des questions trop pr&#233;cises qui pourraient &#234;tre assimil&#233;es &#224; du voyeurisme. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, nous nous sommes fix&#233; trois objectifs : adapter aux familles les informations en provenance de l'&#233;cole ; informer les enseignants sur les besoins des familles accueillies et sur les missions du CADA en mati&#232;re scolaire ; r&#233;ussir &#224; nous sentir plus l&#233;gitimes pour travailler en partenariat avec l'&#233;cole et avec les familles sur les questions scolaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous recensons actuellement les documents &#224; destination des familles en provenance des &#233;coles et des coll&#232;ges qui accueillent des &#233;l&#232;ves accompagn&#233;s par le CADA : liste de fournitures scolaires, demande de sortie scolaire, courrier d'absence, r&#232;glement int&#233;rieur, fiche administrative,&#8239;etc. Nous avons ainsi propos&#233; &#224; toutes les familles volontaires de les traduire dans une langue &#233;trang&#232;re qu'elles ma&#238;trisent. Ce travail permet de valoriser les comp&#233;tences des familles accompagn&#233;es ou non par le CADA et a pour but de faciliter le dialogue et la compr&#233;hension par les familles des attentes de l'&#233;cole durant l'ann&#233;e scolaire 2017-2018.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, nous pensons que les familles, en facilitant l'exercice du m&#233;tier des enseignants, oseront plus facilement rencontrer les enseignants pour demander des informations ou dire leur mot sur l'&#233;cole. L'objectif final est de r&#233;ussir &#224; cr&#233;er un relais avec une ou plusieurs personnes-ressource permettant de faciliter la transmission des informations entre l'&#233;cole et les familles accueillies par le CADA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre deuxi&#232;me axe de travail est d'informer les acteurs scolaires locaux de ce travail, de mani&#232;re &#224; les inciter &#224; prendre en compte, encore un peu plus, les besoins et les sp&#233;cificit&#233;s des enfants accompagn&#233;s par le CADA et de leur famille. Des rencontres sont donc organis&#233;es avec les chefs d'&#233;tablissement des coll&#232;ges, les directeurs d'&#233;cole, et nous sommes pr&#233;sents aux rencontres organis&#233;es dans le cadre du r&#233;seau d'&#233;ducation prioritaire. C'est une mani&#232;re pour nous de l&#233;gitimer nos actions et de faire entendre la voix du CADA et, par notre interm&#233;diaire, celle des familles accueillies. &#192; chaque fois nous en profitons pour leur sugg&#233;rer des pistes d'action travaill&#233;es en amont par l'ensemble du groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous ne nous autorisions que trop peu &#224; solliciter les acteurs scolaires et &#224; &#234;tre force de propositions au moment de rencontres. Mais les &#233;changes avec les enseignants du groupe nous ont permis de partager des difficult&#233;s communes, des objectifs et des valeurs qui aujourd'hui nous donnent plus de cr&#233;dit pour nous consid&#233;rer comme des interlocuteurs l&#233;gitimes de l'&#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, ce projet permet d'instituer des normes professionnelles et une culture commune d'accompagnement entre l'&#233;cole et le CADA. Nous esp&#233;rons &#234;tre mieux reconnus, d'une part, par l'&#233;cole comme membre &#224; part enti&#232;re de la communaut&#233; &#233;ducative et, d'autre part, par les familles en leur proposant un accompagnement encore plus efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Benoit Dejaiffe, enseignant-chercheur au d&#233;partement Carri&#232;res sociales de l'Universit&#233; Paris-Nanterre, coordonateur de la recherche-action.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Th&#233;&#226;tre &#8226; Des mots et des hommes</title>
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&lt;p&gt;&#171; Chers jeunes, la R&#233;publique m'a missionn&#233; aupr&#232;s de vous, pour vous dire l'urgence de redonner du sens &#224; notre devise nationale. &#187; Un homme, pay&#233; par l'&#201;tat, r&#233;p&#232;te son discours sur la &#171; Libert&#233;, &#201;galit&#233;, Fraternit&#233; &#187;, &#224; la mani&#232;re d'un politicien, sous le regard vigilant et ac&#233;r&#233; d'une coach dynamique. &#171; Est-ce que c'&#233;tait oblig&#233; que les trois mots ils se terminent en -t&#233; ? &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
Un bureau, une estrade, un tableau, un dispositif sc&#233;nique l&#233;ger qui permet &#224; ce spectacle de se jouer partout, aussi bien dans les lyc&#233;es (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Chers jeunes, la R&#233;publique m'a missionn&#233; aupr&#232;s de vous, pour vous dire l'urgence de redonner du sens &#224; notre devise nationale. &#187;&lt;/i&gt; Un homme, pay&#233; par l'&#201;tat, r&#233;p&#232;te son discours sur la &#171; Libert&#233;, &#201;galit&#233;, Fraternit&#233; &#187;, &#224; la mani&#232;re d'un politicien, sous le regard vigilant et ac&#233;r&#233; d'une coach dynamique. &lt;i&gt;&#171; Est-ce que c'&#233;tait oblig&#233; que les trois mots ils se terminent en -t&#233; ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un bureau, une estrade, un tableau, un dispositif sc&#233;nique l&#233;ger qui permet &#224; ce spectacle de se jouer partout, aussi bien dans les lyc&#233;es que dans les th&#233;&#226;tres. Dans la salle de classe, les deux protagonistes diss&#232;quent ces trois mots, attaquent des lieux communs de la r&#233;thorique politique, revisitent le sens philosophique. Sur quoi repose &lt;i&gt;&#171; le socle moral de notre R&#233;publique ? &#187;&lt;/i&gt; Un d&#233;bat s'engage entre eux. Qu'est-ce que la libert&#233; ? L'&#233;galit&#233; en droits ? Et la fraternit&#233; ? &lt;i&gt;&#171; Mais c'est quoi le but ? - C'est qu'on se tape pas dessus. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier&#8239;2015, le metteur en sc&#232;ne et directeur du Th&#233;&#226;tre Dijon Bourgogne, Beno&#238;t Lambert, a command&#233; ce texte &#224; l'auteur Fran&#231;ois B&#233;gaudeau pour tenter d'amorcer une r&#233;ponse th&#233;&#226;trale &#224; l'apr&#232;s-Charlie. Entre com&#233;die parodique et conf&#233;rence philosophique, cette pi&#232;ce &#233;chappe &#224; la langue de bois politicienne. Red&#233;couvrir le sens des mots &#171; libert&#233; &#187;, &#171; &#233;galit&#233; &#187;, &#171; fraternit&#233; &#187;, permet de s'&#233;loigner de la pens&#233;e dominante. &lt;i&gt;&#171; Il ne suffit pas de les r&#233;p&#233;ter &#224; longueur de journ&#233;e, comme un refrain, une pri&#232;re, un slogan, une incantation &#187; ou &#171; comme un cri de guerre. Ces mots n'ont de sens que si on leur donne un sens. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Correspondant &#224; une heure de cours, La Devise d&#233;poussi&#232;re les trois mots inscrits aux portes des &#233;coles publiques pour les remettre au centre de nos r&#233;flexions et de nos discussions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La Devise | Texte Fran&#231;ois B&#233;gaudeau, mise en sc&#232;ne Beno&#238;t Lambert. Production Th&#233;&#226;tre Dijon Bourgogne - CDN. Dur&#233;e : 55 mn | Le texte de La Devise est &#233;dit&#233; aux Solitaires intempestifs, collection Jeunesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tourn&#233;e : du 20/11 au 1/12 au&#8239;Mans (tout public) et du 4 au 8/12 au Lyc&#233;e Charles de Gaulle de Dijon dans le cadre du temps fort Th&#233;&#226;tre &#224; jouer partout. &#8212; &lt;a href=&#034;http://bit.ly/2wD5EfX&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://bit.ly/2wD5EfX&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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