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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>&#171; La bienveillance excuse la maladresse &#187;</title>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1198</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Marseille, le Planning familial forme de plus en plus de travailleurs sociaux. M&#234;me s'ils sont des professionnels de l'&#233;coute, ils d&#233;couvrent une autre mani&#232;re de pr&#234;ter l'oreille &#224; l'intimit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Bonjour, j'appelle au sujet de la formation sur la sexualit&#233;. Vous voulez dire vie affective, relationnelle et sexuelle ? &#187; D&#232;s la premi&#232;re prise de contact, le sujet para&#238;t sensible. Depuis deux ans, l'institut m&#233;dico-&#233;ducatif Valbrise &#224; Marseille invite ses &#233;quipes &#224; suivre la formation &#171; Handicap et alors ? &#187; (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sexualite" rel="tag"&gt;Sexualit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1198-" rel="tag"&gt;1198&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Marseille, le Planning familial forme de plus en plus de travailleurs sociaux. M&#234;me s'ils sont des professionnels de l'&#233;coute, ils d&#233;couvrent une autre mani&#232;re de pr&#234;ter l'oreille &#224; l'intimit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_831 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH239/mleon-1198-30f79.png?1694178301' width='500' height='239' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Bonjour, j'appelle au sujet de la formation sur la sexualit&#233;.
&lt;br /&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Vous voulez dire vie affective, relationnelle et sexuelle ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s la premi&#232;re prise de contact, le sujet para&#238;t sensible. Depuis deux ans, l'institut m&#233;dico-&#233;ducatif Valbrise &#224; Marseille invite ses &#233;quipes &#224; suivre la formation &#171; Handicap et alors ? &#187; dispens&#233;e par le Planning familial. Cette ann&#233;e, il a fallu motiver les troupes alors qu'aucun professionnel n'&#233;tait inscrit. &lt;i&gt;&#171; Cela n'arrive que pour cette formation&lt;/i&gt;, remarque Marie-Paule Simonai, conseill&#232;re en &#233;ducation sociale et familiale, directrice de l'&#233;tablissement. &lt;i&gt;Il se trouve que j'ai suivi la formation de conseill&#232;re conjugale et familiale, &#231;a a &#233;t&#233; un d&#233;clic dans la prise en consid&#233;ration de l'autre en tant que sujet. &#199;a m'a servi &#224; tous les niveaux dans mon m&#233;tier. Nous accompagnons des jeunes &#226;g&#233;s de 12 &#224; 20 ans, qui comme tous les ados sont travers&#233;s par des questions sur la sexualit&#233;, sauf que la d&#233;ficience intellectuelle les rend plus vuln&#233;rables. Vis-&#224;-vis des parents, le plus simple serait d'adopter une posture d'interdit. L'&#233;quipe &#233;ducative n'&#233;tant pas &#224; l'aise avec la question, &#231;a repose g&#233;n&#233;ralement sur deux personnes, le psychologue pour les probl&#232;mes sexuels, l'infirmi&#232;re pour l'information et l'expression. Mais je veux inscrire la construction de la vie affective et sexuelle dans une dynamique d'&#233;quipe et dans le projet d'&#233;tablissement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Conseils sur prescription&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pas si simple&#8230; Pour cette deuxi&#232;me session, Milena Raffaillac et Chlo&#233; Lemoult, deux professionnelles du Planning familial, ont pass&#233; une journ&#233;e pour convaincre. Une matin&#233;e d'information aupr&#232;s des parents, puis une apr&#232;s-midi avec d&#233;bat autour d'un th&#233;&#226;tre forum pour d&#233;sacraliser la th&#233;matique et susciter des envies. &lt;i&gt;&#171; Savoir s'exprimer sur ces questions, ouvrir la parole, &#231;a participe de la r&#233;duction des risques, poursuit la directrice. Si une fille &#226;g&#233;e de 15 ans et trois mois, nous demande la pilule sans informer ses parents, c'est son droit. Le travail consiste alors &#224; &#233;changer, comprendre o&#249; en est sa sexualit&#233;, parfois ils disent avoir fait l'amour, mais ils se sont juste embrass&#233;s. Nous avons &#233;galement un r&#244;le de tiers, et nous devons, si possible, amener l'adolescente &#224; parler avec sa famille pour que &#231;a se passe au mieux pour elle, ses parents et l'institution. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Planning familial marseillais compte trente con&#173;seil&#173;l&#232;res conjugales et familiales. D'abord appel&#233;es pour intervenir aupr&#232;s des publics, elles forment de plus en plus souvent les travailleurs sociaux. &lt;i&gt;&#171; Les &#233;quipes pr&#233;f&#232;rent externaliser les interrogations sur le sexualit&#233;&lt;/i&gt;, constate Milena Raffaillac. &lt;i&gt;Mais les questions de vie affective surgissent aux moments les plus improbables, et quand on commence &#224; r&#233;pondre &#224; la demande, on fait &#233;merger de nouvelles demandes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La porte d'entr&#233;e du Planning dans les institutions a d'abord &#233;t&#233; la pr&#233;vention du sida. Des ann&#233;es apr&#232;s, la sexualit&#233; reste un sujet peu discut&#233;. Du coup, dans le cadre de la d&#233;ficience intellectuelle, la contraception peut encore &#234;tre prescrite sans explication, et la st&#233;rilisation sans consentement n'est interdite que depuis 2002. &lt;i&gt;&#171; Ne pas parler de la sexualit&#233;, c'est mettre les personnes &#224; la merci de pr&#233;dateurs&lt;/i&gt;, pr&#233;cise la conseill&#232;re conjugale et familiale sp&#233;cialis&#233;e dans le handicap. &lt;i&gt;Nous sommes souvent sollicit&#233;s pour intervenir en pompier, r&#233;gler la crise. Dans un IME, une infirmi&#232;re m'a demand&#233; une contraception pour une gamine de 15 ans parce qu'elle venait de subir un viol. J'ai pris le temps d'entendre ce qu'elle avait v&#233;cu, d'expliquer qu'une relation sexuelle c'est autre chose, qu'elle n'&#233;tait pas coupable, puis je l'ai inform&#233;e sur la contraception. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour qu'une &#233;quipe s'empare de ce travail, une dynamique de groupe est n&#233;cessaire. Pour les trois jours de formation d&#233;di&#233;s &#224; l'IME Valbrise, deux infirmi&#232;res, deux secr&#233;taires, une institutrice, une assistante sociale chef de service, une assistante sociale, quatre &#233;ducateurs et une stagiaire &#233;ducatrice se sont port&#233;s volontaires. Apr&#232;s la premi&#232;re journ&#233;e, Thomas Mounition, &#233;ducateur dans le service d'aide &#224; l'int&#233;gration scolaire (Sessad), tire un premier constat : &lt;i&gt;&#171; Je d&#233;couvre que ce qui me semble naturel ne l'est pas pour tous. Chacun a son approche personnelle, li&#233;e &#224; son exp&#233;rience. Je trouve bien que nous travaillions sur des r&#233;ponses communes. &#187;&lt;/i&gt; &#201;tudiante en deuxi&#232;me ann&#233;e &#224; l'IRTS, Math&#233;a Lefeuvre appr&#233;cie de son c&#244;t&#233; la mise &#224; plat des lois li&#233;es &#224; la sexualit&#233; (voir encadr&#233; plus bas), et d&#233;plore l'absence de ce sujet dans sa formation.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cadre l&#233;gal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; La sexualit&#233; est pos&#233;e comme inh&#233;rente au d&#233;veloppement humain. (loi du 11 f&#233;vrier 2005 pour l'&#233;galit&#233; des droits et des chances des personnes handicap&#233;es)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; La loi reconna&#238;t le droit &#224; un mineur d'avoir des relations sexuelles &#224; partir de 15 ans. Le terme de &#171; majorit&#233; sexuelle &#187; n'est pas pr&#233;sent dans les textes l&#233;gislatifs fran&#231;ais, d&#233;taille le CRIPS. Le Code p&#233;nal condamne les relations sexuelles, m&#234;me consenties, entre un mineur de 15 &#224; 18 ans et un majeur ayant au&#173;to&#173;rit&#233; sur lui (&#233;ducateurs, tuteurs).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Un professionnel peut accompagner un mineur au Planning familial, donner un vibromasseur, un godemichet, un film ou des revues X aux r&#233;sidents majeurs, et installer un couple l'un contre l'autre pour qu'ils puissent avoir un rapport sexuel apr&#232;s son d&#233;part. (loi du 11 f&#233;vrier 2005 pour l'&#233;galit&#233; des droits et des chances des personnes handicap&#233;es)&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Le fait de servir d'interm&#233;diaire entre deux personnes dont l'une se livre &#224; la prostitution et l'autre veut b&#233;n&#233;ficier de ses services est consid&#233;r&#233; comme du prox&#233;n&#233;tisme par le Code p&#233;nal.
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Le deuxi&#232;me jour est consacr&#233; &#224; l'&#233;coute active. Tout l'enjeu est de comprendre l'attente sans projeter ses valeurs. Des questions apparemment insignifiantes permettent &#224; tous de bien r&#233;aliser la singularit&#233; des ressentis. &#192; partir de combien de temps estimez-vous qu'une personne est tr&#232;s en retard ? Les r&#233;ponses oscillent entre 10 minutes et une heure. Quand peut-on dire qu'un couple est ensemble depuis longtemps ? La fourchette va de 5 &#224; 50 ans. Un long &#233;change t&#233;l&#233;phonique avec sa m&#232;re ? La plage s'&#233;tend de 20 minutes &#224; 2 heures. Ce petit exercice enfonce le clou : m&#234;me dans un cercle r&#233;duit de professionnels du m&#233;dico-social, nous sommes tous diff&#233;rents.&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;flexion se poursuit avec des cas concrets. &lt;i&gt;&#171; Une jeune fille que vous accompagnez vient vous dire : j'en ai marre, je voudrais arr&#234;ter la pilule que je prends tous les matins pour ne pas tomber enceinte. &#187;&lt;/i&gt; Diff&#233;rentes r&#233;ponses sont &#233;tudi&#233;es de l'infantilisante, &lt;i&gt;&#171; pour toi c'est le mieux, car tu as d&#233;j&#224; des m&#233;dicaments &#224; prendre &#187;&lt;/i&gt;, &#224; la bienveillante, &lt;i&gt;&#171; ne t'inqui&#232;te pas, il y a plein de moyens de contraception, tu trouveras s&#251;rement celle qui te convient &#187;&lt;/i&gt;, en passant par l'esquive, &lt;i&gt;&#171; parles-en &#224; ton tuteur &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sur le m&#234;me mod&#232;le, un homme de 50 ans n'ayant &lt;i&gt;&#171; jamais &#233;t&#233; avec une femme &#187;&lt;/i&gt; demande &#224; l'&#233;ducateur de l'aider &#224; aller voir une prostitu&#233;e. Les deux AS sont alors en d&#233;saccord, l'une tient &#224; discuter du choix d'une relation sexuelle tarif&#233;e. En revanche, pour la chef de service, Corinne Guibaud, &lt;i&gt;&#171; &#231;a le regarde et je n'ai pas &#224; le questionner. Sous pr&#233;texte de handicap, on a tendance &#224; aller trop loin dans l'intimit&#233;. &#187;&lt;/i&gt; La formatrice, Chlo&#233; Lemoult en profite pour relancer la discussion sur ce th&#232;me : &lt;i&gt;&#171; Attention, parfois sous pr&#233;texte de respect de l'intimit&#233;, on &#233;lude toute discussion relative &#224; la sexualit&#233;. &#192; partir du moment o&#249; une personne vient vers vous, elle vous autorise &#224; poser des questions. L'intrusion est dans l'intention. Si vous restez bienveillant, vous avez m&#234;me le droit &#224; la maladresse, &#231;a se rattrape. &#187;&lt;/i&gt; La derni&#232;re question concerne un adolescent qui s'interroge sur son attirance pour les gar&#231;ons et pour les filles, &#171; est-ce que c'est normal ? &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La formation se poursuit avec un jeu de r&#244;le. Une jeune fille de 17 ans interpelle son &#233;ducateur parce qu'elle veut un b&#233;b&#233;. Assez &#224; l'aise, Thomas l'aide &#224; &#233;laborer sa parole. Peu &#224; peu, la gamine r&#233;v&#232;le que sa m&#232;re est totalement contre. Il lui demande alors, &lt;i&gt;&#171; veux tu que je t'aide &#224; lui en parler ? &#187;&lt;/i&gt;. Une &#233;ducatrice intervient et propose des questions plus pratiques : o&#249; est-ce que tu vas vivre, seras-tu avec le papa, comment allez-vous vous en sortir mat&#233;riellement ? Corinne Guibaud voit une autre piste : d&#233;caler le propos du d&#233;sir d'enfant pour &#233;claircir son approche de la famille.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le jeu de r&#244;le se poursuit, mais cette fois les sc&#233;narios sont tir&#233;s du v&#233;cu de l'&#233;quipe. Un gar&#231;on qui se rend au domicile de son &#233;ducateur pour lui faire une d&#233;claration d'amour. Une jeune fille sous l'emprise de son amoureux qui se montre visiblement parfois violent. Une autre qui demande si c'est vrai que quand on a ses r&#232;gles, on ne peut pas tomber enceinte. &lt;i&gt;&#171; Attention, pr&#233;vient Chlo&#233;, avec ce genre de situation, on risque d'&#234;tre envahi par la question et de passer &#224; c&#244;t&#233; de la rencontre. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'issue des trois jours de formation, une professeure de l'IRTS demande &#224; Math&#233;a de faire un retour par &#233;crit pour les autres &#233;l&#232;ves. &lt;i&gt;&#171; J'ai l'impression que ce th&#232;me reste tabou, constate l'&#233;tudiante, alors que nous y sommes confront&#233;s en permanence. Maintenant je suis plus &#224; l'aise, je sais ce que je peux faire, sans que l'institution puisse me le reprocher. &#187;&lt;/i&gt; Thomas, lui, en sort avec plus de questions que de r&#233;ponses mais &lt;i&gt;&#171; au niveau de l'&#233;coute, je pense que je vais &#234;tre plus attentif, plus sensible, donc entendre des choses &#224; c&#244;t&#233; desquelles je serais pass&#233; auparavant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour Sabine Dumas, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e depuis 2015, le sujet reste sensible. &lt;i&gt;&#171; C'est du domaine de l'intime, c'est d&#233;licat, tant qu'on reste sur la contraception &#231;a va, pour le reste &#231;a peut &#234;tre g&#234;nant. Et puis on a tant d'autres sujets &#224; aborder, la violence entre eux, la maltraitance des parents. &#187;&lt;/i&gt; Au contraire, pour Thierry Gandour, &#233;ducateur de l'internat de l'IME, ce th&#232;me est r&#233;current. &lt;i&gt;&#171; &#199;a les titille &#233;norm&#233;ment le d&#233;sir, l'&#233;motion, le rapport &#224; l'autre. On est loin de la pratique. De toute fa&#231;on, les relations sexuelles sont interdites dans l'&#233;tablissement. Cela nous met dans une situation d&#233;licate, on leur dit que c'est possible mais pas ici. &#199;a fait partie des r&#232;gles de la vie collective. Cette formation me conforte dans ma pratique, je ne peux pas apporter de r&#233;ponse &#224; tout, mais je peux discuter de tout. Un &#233;ducateur ne doit avoir aucun sujet tabou ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171; Partir de notre v&#233;cu, de nos envies &#187;</title>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1198</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pr&#233;sident d'Handi mouv', association de d&#233;fense des droits des personnes handicap&#233;es, Lo&#239;s Cr&#233;py est aussi intervenant lors des s&#233;minaires de formation &#171; Genre, sexualit&#233; et travail social &#187; de l'Afertes &#224; Arras. &lt;br class='autobr' /&gt; Quelle position adoptent les institutions en mati&#232;re de sexualit&#233; des personnes en situation de handicap ? Le sujet reste g&#233;n&#233;ralement tabou, malgr&#233; les chartes stipulant le droit &#224; l'intimit&#233; et &#224; une vie sexuelle. Les premi&#232;res personnes qui ont pris en consid&#233;ration notre humanit&#233; sont les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1198-" rel="tag"&gt;1198&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pr&#233;sident d'Handi mouv', association de d&#233;fense des droits des personnes handicap&#233;es, Lo&#239;s Cr&#233;py est aussi intervenant lors des s&#233;minaires de formation &#171; Genre, sexualit&#233; et travail social &#187; de l'Afertes &#224; Arras.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1989 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L496xH203/capture_d_e_cran_2020-11-26_a_15.24.57-a622d.png?1694178301' width='496' height='203' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Quelle position adoptent les institutions en mati&#232;re de sexualit&#233; des personnes en situation de handicap ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sujet reste g&#233;n&#233;ralement tabou, malgr&#233; les chartes stipulant le droit &#224; l'intimit&#233; et &#224; une vie sexuelle. Les premi&#232;res personnes qui ont pris en consid&#233;ration notre humanit&#233; sont les religieuses, &#231;a marque encore les institutions. Notre corps a toujours &#233;t&#233; per&#231;u comme fragile, et nous, comme des personnes vuln&#233;rables. En plus, il y a &#233;norm&#233;ment de parents dans les conseils d'administration. Ils veulent que leurs enfants soient prot&#233;g&#233;s, et ont du mal &#224; concevoir qu'ils puissent avoir une sexualit&#233;. L'ensemble de la prise en charge se base sur l'id&#233;e de protection, au d&#233;triment de l'&#233;mancipation et de l'&#233;panouissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au cours de votre vie en maison d'accueil sp&#233;cialis&#233;e entre 19 et 28 ans, comment avez-vous fait entendre votre d&#233;sir de vie sexuelle ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai cherch&#233; &#224; d&#233;mocratiser le sujet, notamment au travers de d&#233;bats autour du film &lt;i&gt;Nationale 7&lt;/i&gt;. &#199;a a permis &#224; l'&#233;quipe de s'interroger sur l'acc&#232;s &#224; l'acte sexuel. Puis, j'ai sugg&#233;r&#233; &#224; un &#233;ducateur d'offrir &#224; un r&#233;sident un sex toy pour son anniversaire, sachant que la toilette pouvait lui provoquer des &#233;jaculations. Vu qu'il &#233;tait tr&#232;s d&#233;pendant, il a fallu ensuite r&#233;fl&#233;chir &#224; l'utilisation du masturbateur. &#199;a a donn&#233; lieu &#224; de bonnes prises de t&#234;te avec l'&#233;quipe &#233;ducative. Une &#233;ducatrice a fini par accepter de l'aider. L'aidant ne fait pas l'amour avec la personne, elle apporte un soutien technique. Ce premier &#233;lan de solidarit&#233; a amen&#233; l'&#233;quipe &#224; se relayer, tout le monde s'accordant &#224; dire que ce n'&#233;tait pas si d&#233;rangeant. Cet exemple fait partie des solutions, ce n'est pas une discussion th&#233;orique autour de notre sexualit&#233;, mais une r&#233;ponse concr&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pass&#233;e la g&#234;ne, cette &#233;quipe a fait preuve d'ouverture. Est-ce que &#231;a se g&#233;n&#233;ralise ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ma derni&#232;re institution, j'ai &#224; nouveau essay&#233; d'organiser un d&#233;bat. La proposition a d&#233;clench&#233; des groupes de discussion, mais o&#249; les handicap&#233;s &#233;taient peu et mal repr&#233;sent&#233;s. Je n'ai pas &#233;t&#233; sollicit&#233;, m&#234;me si j'avais d&#233;j&#224; de l'exp&#233;rience. Les professionnels oublient trop souvent une chose essentielle, partir de notre v&#233;cu, de nos envies, de notre point de vue. Le personnel soignant reste sur une id&#233;e de prise en charge et de contr&#244;le. Si les personnes handicap&#233;es prenaient directement part &#224; ce qui se met en place dans l'institution, l'&#233;quipe professionnelle perdrait une partie de sa l&#233;gitimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment &#231;a se passe si un couple se forme au sein d'une institution ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai &#233;t&#233; t&#233;moin d'histoires entre des copains et des aidantes. Ces relations ont vol&#233; en &#233;clats parce que ces couples n'ont pas eu le courage d'affronter le regard des autres. Une relation entre aidant et handicap&#233; pose un probl&#232;me &#233;thique, c'est l&#233;galement interdit. Mais la loi et la d&#233;ontologie ne peuvent pas r&#233;gir les sentiments, l'absence d'intimit&#233; est bien plus efficace. En institution, on sait tout sur vous, jusqu'&#224; la couleur de votre culotte. Pour qu'une histoire puisse exister, il faut qu'une des personnes quitte l'institution. La raret&#233; des relations en &#233;tablissement s'explique &#233;galement pour des raisons pratiques. On a encore du mal &#224; imaginer que des handicap&#233;s puissent vivre pleinement leur sexualit&#233;, donc il n'y pas de chambre pour les couples ou a minima.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous vivez en appartement depuis sept ans, quelles solutions avez-vous pour vivre votre sexualit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Je suis ce qu'on appelle un client. Je fais appel aux services de travailleuses du sexe. Je ne vois jamais la m&#234;me parce qu'elles ont toutes des fa&#231;ons diff&#233;rentes de proc&#233;der, c'est une d&#233;couverte &#224; chaque fois. Maintenant que cette pratique est hors la loi, je suis pr&#234;t &#224; en assumer le risque. Mais il ne faut pas r&#233;duire la sexualit&#233; des personnes handicap&#233;es &#224; des relations avec des prostitu&#233;s, ce n'est qu'un moyen d'acc&#233;der au plaisir. Nous sommes capables de s&#233;duire et de plaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pensez-vous que la formation des travailleurs sociaux sur ce sujet va faire &#233;voluer les institutions ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Lors du s&#233;minaire &#171; genre et sexualit&#233; &#187; nous essayons d'amener des pistes de r&#233;flexion au travers de notre v&#233;cu pour que ces futurs &#233;ducateurs soient moteur de solutions concr&#232;tes, et non pas seulement de th&#233;orie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Genre et sexualit&#233; &#8226; Formation : les premiers &#233;mois</title>
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		<dc:date>2017-04-21T09:12:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1198</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le silence p&#232;se sur les probl&#233;matiques de genre et de sexualit&#233; dans la plupart des institutions du travail social. Ces questions interpellent souvent les professionnels, la plupart du temps livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes pour y r&#233;pondre. Mais le tabou reste entier. Quelques structures travaillent sur ces probl&#233;matiques comme sujets de r&#233;flexion et de formation. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Quand, adolescent, j'ai voulu parler avec des adultes de ma sexualit&#233;, en l'occurrence de mon homosexualit&#233;, j'ai eu l'impression d'&#234;tre seul au monde. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1198-" rel="tag"&gt;1198&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_829 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/1198-genre_sexualite_.png' width=&#034;750&#034; height=&#034;469&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le silence p&#232;se sur les probl&#233;matiques de genre et de sexualit&#233; dans la plupart des institutions du travail social. Ces questions interpellent souvent les professionnels, la plupart du temps livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes pour y r&#233;pondre. Mais le tabou reste entier. Quelques structures travaillent sur ces probl&#233;matiques comme sujets de r&#233;flexion et de formation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Quand, adolescent, j'ai voulu parler avec des adultes de ma sexualit&#233;, en l'occurrence de mon homosexualit&#233;, j'ai eu l'impression d'&#234;tre seul au monde. Les cours d'&#233;ducation sexuelle que nous avions, c'&#233;tait de la biologie. On nous parlait de procr&#233;ation, de contraception et de maladie sexuellement transmissible. &#192; seize ans, ce n'est pas vraiment la demande. &#187;&lt;/i&gt; Depuis deux ans, Lucien Fradin forme des &#233;tudiants en &#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e aux questions de genre et de sexualit&#233;. Performer post porn (relecture critique de la pornographie), metteur en sc&#232;ne et militant f&#233;ministe, il fait partie de l'&#233;quipe atypique r&#233;unie par Patrice Desmons et Didier Andreau, deux formateurs de l'Association pour la formation, l'exp&#233;rimentation et la recherche en travail &#233;ducatif et social (Afertes).&lt;br class='autobr' /&gt;
Prostitu&#233;s, transsexuels, militants pour le droit &#224; la sexualit&#233; des handicap&#233;s, activistes queer, patron de club libertin&#8230; pour que le cul sorte du carcan de l'intimit&#233; sans pour autant la violer, le centre de formation d'Arras &#233;taye la th&#233;orie par la rencontre avec des personnes aux v&#233;cus vari&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis cinq ans, cet institut issu du mouvement d'&#233;ducation populaire inclut dans la formation initiale des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s un module de 35 heures &#171; Genre, sexualit&#233; et travail social &#187;. Apr&#232;s une base obligatoire en deuxi&#232;me ann&#233;e, la mati&#232;re peut &#234;tre approfondie en troisi&#232;me ann&#233;e. &lt;i&gt;&#171; La mise en place de ce s&#233;minaire d&#233;coule de nos observations : &#224; la fois un grand silence sur les questions de genre et de sexualit&#233;, et une permanence des insultes, des stigmatisations et des obsessions normatives, aussi bien du c&#244;t&#233; des &#171; usagers &#187; que du c&#244;t&#233; des professionnels&lt;/i&gt;, explique Patrice Desmons, philosophe et psychanalyste. &lt;i&gt;Lorsqu'elles ne sont pas travaill&#233;es, ces questions rejaillissent sous forme de violences quotidiennes, symboliques ou physiques. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La sexualit&#233; &#224; l'infirmerie, le genre chez le psy&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;G&#233;n&#233;ralement bien charpent&#233;e entre th&#233;orie et pratique, la formation des travailleurs sociaux n'aborde pas, ou peu, ces questions. Pourtant, elles fusent de partout : quand les jeunes s'envoient des insultes comme &#171; p&#233;d&#233;s &#187;, &#171; encul&#233;s &#187; ou &#171; putes &#187; ; quand un ado d&#233;couvre son homosexualit&#233;, quand une personne en situation de handicap revendique son droit &#224; la sexualit&#233;, quand le droit &#224; l'intimit&#233; n'est pas respect&#233; dans les institutions&#8230; Sur ces questions, le travailleur social est cens&#233; s'appuyer sur son exp&#233;rience personnelle et ses connaissances empiriques.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Cette formation m'a permis de prendre conscience de ma conception h&#233;t&#233;ronorm&#233;e de la sexualit&#233;&lt;/i&gt;, constate Guillaume Lef&#233;bvre, 32 ans, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; depuis 2015 dans une Maison d'enfants &#224; caract&#232;re social r&#233;serv&#233;e aux gar&#231;ons. &lt;i&gt;Elle m'a aussi d&#233;complex&#233; vis-&#224;-vis de l'institution, je m'autorise &#224; parler sexe avec les jeunes. Ils m'ont identifi&#233; comme l'interlocuteur ouvert &#224; ces sujets, et mes coll&#232;gues me trouvent particuli&#232;rement &#224; l'aise. Dans le travail social, il y a une parole politiquement correcte, donc on ne se montre pas ouvertement homophobe ou sexiste, mais &#231;a n'emp&#234;che pas les repr&#233;sentations. Beaucoup pensent que les transsexuels sont des fous. De toute fa&#231;on, en r&#232;gle g&#233;n&#233;rale, la sexualit&#233; reste dans le non-dit. Mes coll&#232;gues ne trouvent pas les mots, ils en ont peut-&#234;tre envie, mais ils ne savent pas. Dire que l'homophobie c'est du pass&#233;, c'est un peu comme dire que l'&#233;galit&#233; hommes-femmes c'est acquis, une bonne mani&#232;re d'&#233;viter le sujet. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans de nombreux &#233;tablissements, les exemples de pratiques peu r&#233;fl&#233;chies sont l&#233;gion. Les ateliers &#171; estime de soi &#187; pour les filles passent encore tr&#232;s souvent par le maquillage, la coiffure, la manucure. Ailleurs, un chef de service d'accueil pour jeunes autistes enjoint son &#233;quipe &#224; &#171; faire tr&#232;s attention &#187;, alors que justement elle ne sait pas trop comment g&#233;rer ce gar&#231;on qui se retrouve r&#233;guli&#232;rement dans la chambre d'une fille, les deux ayant visiblement les hormones en &#233;bullition. Un moniteur &#233;ducateur en formation revient de stage avec un questionnement sur la possibilit&#233; d'acheter un sex toy &#224; une adulte d&#233;ficiente intellectuelle qui utilise des l&#233;gumes pour se masturber, sans avoir pu &#233;voquer le sujet au sein de l'institution.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; force de renvoyer la sexualit&#233; &#224; l'intime et de balayer les questions de genre, les professionnels commettent des boulettes ou tout simplement, d&#233;munis, ils bottent en touche. Dans les institutions, un demi-si&#232;cle apr&#232;s la r&#233;volution sexuelle, la sexualit&#233; se discute &#224; l'infirmerie et le genre chez le psychologue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour C&#233;line Foulon, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e en action &#233;ducative en milieu ouvert (AEMO), c'est aussi au travailleur social d'aller creuser ces sujets, de parler, d'&#234;tre &#224; l'&#233;coute de mani&#232;re juste et adapt&#233;e. Form&#233;e &#224; l'Afertes, elle a suivi le s&#233;minaire &#171; genre et sexualit&#233; &#187; en 2012. &lt;i&gt;&#171; J'ai rencontr&#233; des prostitu&#233;s, des parents homos, des transsexuels, des personnes handicap&#233;es libertines, et j'ai pu &#233;changer avec eux, &#231;a m'a aid&#233; &#224; d&#233;construire mes st&#233;r&#233;otypes. Maintenant, je suis attentive &#224; ces questions et j'ai acquis une libert&#233; d'expression, donc je peux &#234;tre &#224; l'initiative d'&#233;changes sur cette th&#233;matique. J'ai pu aider un p&#232;re &#224; dire son homosexualit&#233; &#224; ses enfants. Je suis &#224; l'aise pour aborder le sujet avec des jeunes &#224; la sexualit&#233; d&#233;brid&#233;e, et essayer de comprendre. J'ai un regard moins normatif, donc je ne juge pas un p&#232;re parce qu'il aime s'habiller en femme, alors que pour certains de mes coll&#232;gues choqu&#233;s, cela sera pr&#233;sent&#233; devant le tribunal comme une inqui&#233;tude sur ses capacit&#233;s de parent. Au sein des &#233;quipes, on reste au d&#233;but de la r&#233;flexion dans ce domaine. On en parle, mais de mani&#232;re informelle, c'est difficile &#224; aborder en r&#233;union parce que questionner la sexualit&#233;, c'est un peu se d&#233;voiler. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Agent de normalisation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi est-il possible d'aborder des th&#232;mes comme la famille, la maladie, la violence&#8230; sans avoir l'impression de r&#233;v&#233;ler sa propre exp&#233;rience, mais parler de sexe am&#232;nerait forc&#233;ment &#224; parler de soi ? Pour le groupe Genre et travail social (GTS), ce mode de pens&#233;e se nourrit de la m&#233;connaissance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce r&#233;seau national de professionnels de la formation et du travail social milite donc pour inclure le &#171; genre et la sexualit&#233; &#187; dans la formation socle des travailleurs sociaux. Le GTS est &#224; l'origine d'une p&#233;tition destin&#233;e aux minist&#232;res de la Sant&#233;, des Affaires sociales et de l'&#201;ducation nationale. &lt;i&gt;&#171; Les travaux de recherche et les initiatives de terrain rel&#232;vent encore tr&#232;s souvent du volontarisme de celles et ceux qui les portent, alors m&#234;me que l'on constate que ces questions ne sont plus des questions de&lt;/i&gt; &#171; sp&#233;cialistes &#187;, &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; &#171; militant&#183;e&#183;s &#187; &lt;i&gt;voire des questions&lt;/i&gt; &#171; personnelles &#187;. &lt;i&gt;Elles sont maintenant constitutives des pratiques cliniques et professionnelles. Elles permettent l'analyse du social dans sa complexit&#233; et requi&#232;rent l'int&#233;gration des probl&#233;matiques de genre dans les politiques publiques. Du c&#244;t&#233; de la formation &#233;ducative et sociale, tant initiale que continue, la prise en compte de ces questions est r&#233;elle mais reste locale et d&#233;pendante des volont&#233;s individuelles &#187;&lt;/i&gt;, souligne le texte soutenu par 290 signataires. Remise en d&#233;but d'ann&#233;e &#224; Marisol Touraine, la p&#233;tition n'a suscit&#233; aucune r&#233;action.&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis en octobre, un appel &#224; projet du minist&#232;re des Affaires sociales et de la Sant&#233; &#224; destination des universit&#233;s et des &#233;tablissements de formation en travail social, visant &#224; soutenir des projets de recherche en coh&#233;rence avec le plan d'action en faveur du travail social, laisse entendre que la probl&#233;matique est entendue. Il stipule qu' &lt;i&gt;&#171; une attention particuli&#232;re sera port&#233;e aux projets int&#233;grant la question du genre et des st&#233;r&#233;otypes sexu&#233;s dans le domaine du travail social &#187;&lt;/i&gt;. M&#234;me discret, ce signal est encourageant pour les pionniers qui, comme Patrice Desmons et Didier Andreau, essuient les pl&#226;tres depuis dix ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; ses d&#233;buts, la formation &#171; Genre, sexualit&#233; et travail social &#187; a fait pol&#233;mique, quand une &#233;tudiante s'est plainte aupr&#232;s de la direction d'avoir d&#251; regarder des &#171; images pornographiques &#187;. La crise suscit&#233;e r&#233;v&#233;la que le consensus de fa&#231;ade s'effritait &#224; la premi&#232;re r&#233;sistance. Mais la mobilisation des &#233;tudiants ayant suivi la formation a finalement permis son maintien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour eux, il n'y a plus aucun doute. La capacit&#233; &#224; interroger ces th&#232;mes doit faire partie de l'identit&#233; professionnelle du travailleur social. Quel que soit le public qu'il accompagne, il est un des acteurs de la &#171; fabrique &#187; des genres, de leur reproduction ou de leur transformation. Pour cela, construire des approches non normatives de la vie affective et sexuelle, &#233;vite de devenir un simple &#171; agent de normalisation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Myriam L&#233;on&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=e4S9rCTrbEs&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;De l'&#233;ducation (sp&#233;cialis&#233;e) &#224; la sexualit&#233; (sp&#233;cialis&#233;e ?) &#8211; et retour&lt;/a&gt;, une conf&#233;rence organis&#233;e par l'Afertes sur Youtube en trois parties.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_830 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH313/vera-genre_sexualite_-fe6e5.png?1694178301' width='500' height='313' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;PJJ et sexualit&#233;, une rencontre impossible ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En juin 2015, l'&#233;tude Sant&#233; et sexualit&#233; des jeunes pris en charge par la protection judiciaire de la jeunesse&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Par Ya&#235;lle Amsellem-Mainguy et Marie Dumollard pour l'Institut national de la (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; r&#233;v&#232;le deux visions de la vie affective et sexuelle : &lt;i&gt;&#171; Les professionnels se r&#233;f&#232;rent &#224; une vision conjugalis&#233;e, h&#233;t&#233;ronormative et &#233;galitaire du couple. Majoritaires dans le public PJJ, les jeunes gar&#231;ons se r&#233;f&#232;rent &#224; une r&#233;alit&#233; qui est la leur, h&#233;t&#233;ronormative, compos&#233;e de relations affectives et sexuelles vari&#233;es o&#249; la domination masculine pr&#233;domine. &#187;&lt;/i&gt; Les quelques filles rencontr&#233;es dans le cadre de cette enqu&#234;te semblent partager dans l'ensemble la vision des gar&#231;ons. &lt;i&gt;&#171; Ces deux lectures du monde amoureux des adolescents entrent ainsi en conflit ou en tension, et contribuent &#224; entretenir l'id&#233;e qu'il n'est pas &#8211; ou rarement &#8211; possible d'en parler dans le cadre de la prise en charge &#224; la PJJ. &#187;&lt;/i&gt; Sortie de l'Afertes, une &#233;ducatrice PJJ confirme. &lt;i&gt;&#171; Il est impossible d'aborder le sujet avec mes coll&#232;gues, alors que la vie amoureuse est centrale pour les gar&#231;ons que nous suivons, m&#234;me s'ils la jouent surench&#232;re de masculinit&#233; et que leur culture c'est&lt;/i&gt; &#171; Les mecs c'est pas des p&#233;d&#233;s et les filles c'est des putes &#187;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Exprimer le ressenti pour &#233;viter la violence&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Conseill&#232;re familiale et conjugale au Planning 13, Val&#233;rie G&#233;lin est intervenue &#224; la demande des &#233;ducatrices, souvent victimes d'insultes sexistes, dans l'&#233;tablissement p&#233;nitentiaire pour mineurs et au centre &#233;ducatif ferm&#233; de Marseille. Elle y anime des groupes de paroles. &lt;i&gt;&#171; L'objectif premier, c'est qu'il y ait de l'&#233;coute entre eux, qu'ils ne se jugent pas et arrivent &#224; &#233;changer m&#234;me quand ils ne sont pas d'accord. Les &#233;ducateurs ont remarqu&#233; que les jeunes qui assistent &#224; ces groupes de paroles se montrent moins violents entre eux. La rencontre autour d'une discussion intime cr&#233;e quelque chose entre eux. &#187;&lt;/i&gt; Ce constat conduit la PJJ &#224; proposer un programme de formation pour les &#233;ducateurs. L'id&#233;e premi&#232;re est d'accompagner l'expression du ressenti pour &#233;viter les passages &#224; l'acte violent. &#201;mergent alors les difficult&#233;s des professionnels &#224; parler de sexualit&#233;. En 2017, ils vont donc &#234;tre form&#233;s pr&#233;cis&#233;ment sur ce th&#232;me : comment relancer une conversation intime, travailler les repr&#233;sentations&#8230; &lt;i&gt;&#171; Je sens qu'il va falloir aller doucement&lt;/i&gt;, avance Val&#233;rie G&#233;lin, &lt;i&gt;parce que les &#233;ducateurs ont souvent les m&#234;mes repr&#233;sentations que les jeunes. Ils perp&#233;tuent une valorisation de la virilit&#233;, et &#231;a les met en difficult&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Par Ya&#235;lle Amsellem-Mainguy et Marie Dumollard pour l'Institut national de la jeunesse et de l'&#233;ducation populaire.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Enfance bafou&#233;e</title>
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		<dc:subject>Abus sexuel</dc:subject>
		<dc:subject>1198</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si la monographie d'Isabelle Le Boulanger est passionnante, ce n'est pas en raison de sa plong&#233;e dans l'univers sombre, glauque et naus&#233;abond des abus sexuels, mais pour sa description des m&#339;urs d'une &#233;poque. &#201;tudiant minutieusement 349 des 11 000 dossiers p&#233;naux ouverts dans les cinq d&#233;partements bretons, entre 1811 et 1911, pour attentat &#224; la pudeur et viol sur mineur, l'auteure nous d&#233;crit la fa&#231;on dont &#233;taient v&#233;cues alors ces agressions. Pendant longtemps, l'enfant fut r&#233;duit &#224; un sous-&#234;tre sans (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si la monographie d'Isabelle Le Boulanger est passionnante, ce n'est pas en raison de sa plong&#233;e dans l'univers sombre, glauque et naus&#233;abond des abus sexuels, mais pour sa description des m&#339;urs d'une &#233;poque. &#201;tudiant minutieusement 349 des 11 000 dossiers p&#233;naux ouverts dans les cinq d&#233;partements bretons, entre 1811 et 1911, pour attentat &#224; la pudeur et viol sur mineur, l'auteure nous d&#233;crit la fa&#231;on dont &#233;taient v&#233;cues alors ces agressions.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant longtemps, l'enfant fut r&#233;duit &#224; un sous-&#234;tre sans aucun droit et soumis corps et &#226;me &#224; la puissance paternelle. La sexualit&#233; fait alors l'objet d'un v&#233;ritable tabou laissant les jeunes g&#233;n&#233;rations dans l'ignorance de son fonctionnement. Le mode de vie villageois, quant &#224; lui, est domin&#233; par des rapports de force fond&#233;s sur la r&#233;putation et l'honorabilit&#233;. Ces trois caract&#233;ristiques pes&#232;rent sur les comportements des protagonistes de ces crimes. Les petites victimes, d'abord, qui vivaient leur agression avec stup&#233;faction, craignant la col&#232;re de leurs proches, pouvant aller jusqu'&#224; les soup&#231;onner d'avoir &#233;t&#233; peu ou prou consentantes. L'agresseur, ensuite, per&#231;u avant tout comme un criminel d'un jour que la pression et la mise sous surveillance par l'entourage d&#233;courageaient sens&#233;ment de toute tentative de r&#233;cidive. Les familles, enfin, qui craignant surtout d'&#234;tre frapp&#233;es d'infamie et d'y perdre leur honneur, consid&#233;raient son propre rang social, celui de l'agresseur ainsi que les r&#233;percussions possibles, avant de r&#233;agir. &lt;i&gt;&#171; L'abus sexuel et une affaire villageoise avant d'&#234;tre une affaire familiale &#187;&lt;/i&gt; (p.&#8239;77).&lt;br class='autobr' /&gt;
Leur premi&#232;re attitude potentielle &#233;tait le silence : mieux valait alors se taire que perdre la face, bousculer les fragiles &#233;quilibres au sein de la communaut&#233; et engager un cycle de m&#233;sentente. La deuxi&#232;me option consistait &#224; n&#233;gocier un arrangement financier. Troisi&#232;me solution qui marquait l'&#233;chec des fonctions d'auto r&#233;gulation de la communaut&#233; : la d&#233;nonciation &#224; la justice. Mais, avant de t&#233;moigner, les villageois mesuraient le retentissement, les r&#233;actions en cha&#238;ne potentielles et le risque d'&#233;ventuelles repr&#233;sailles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sous l'effet d'une l&#233;gislation qui se durcit, le non d&#233;voilement s'&#233;tiole progressivement et l'indulgence &#224; l'&#233;gard des agresseurs se d&#233;lite. Les mises en accusation passent de 83 en 1825 &#224; 615 en 1951. &#192; compter de 1860, l'opinion publique commence &#224; manifester de l'empathie envers les petites victimes. Progressivement, le traumatisme de l'enfant sera pris en compte plut&#244;t que l'atteinte &#224; la morale publique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Presses Universitaires de Rennes, 2015, (209 p &#8211; 16&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La petite bourrique espagnole</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Maltraitance</dc:subject>
		<dc:subject>1198</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;On dit souvent qu'on ne choisit pas par hasard le m&#233;tier d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. On chercherait l&#224; &#224; r&#233;parer en partie son histoire personnelle. Difficile de g&#233;n&#233;raliser. Mais, pour Marie Dumas M&#233;rida, on peut imaginer qu'exercer cette profession en protection de l'enfance ne rel&#232;ve pas de la simple co&#239;ncidence. Il suffit pour cela de lire son r&#233;cit, &#233;crit d'une plume alerte, qui remonte aussi loin que sa m&#233;moire le permet, jusqu'au d&#233;but de sa majorit&#233;. Il est pr&#233;cieux de recueillir ainsi les souvenirs d'une (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On dit souvent qu'on ne choisit pas par hasard le m&#233;tier d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. On chercherait l&#224; &#224; r&#233;parer en partie son histoire personnelle. Difficile de g&#233;n&#233;raliser. Mais, pour Marie Dumas M&#233;rida, on peut imaginer qu'exercer cette profession en protection de l'enfance ne rel&#232;ve pas de la simple co&#239;ncidence. Il suffit pour cela de lire son r&#233;cit, &#233;crit d'une plume alerte, qui remonte aussi loin que sa m&#233;moire le permet, jusqu'au d&#233;but de sa majorit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est pr&#233;cieux de recueillir ainsi les souvenirs d'une enfant devenue adulte, ne serait-ce que pour comprendre les m&#233;canismes de la maltraitance psychologique. L'auteure raconte la relation destructrice que sa m&#232;re a tiss&#233;e avec elle, tout en brutalit&#233; et en d&#233;samour. Toutes les tentatives de l'enfant pour capter l'attention, l'affection et la bienveillance de son parent sont l'une apr&#232;s l'autre vou&#233;es &#224; l'&#233;chec. Des coups, elle n'en re&#231;oit pas. Par contre, des humiliations r&#233;p&#233;t&#233;es, la honte et la culpabilit&#233;, elle les a subies toute son enfance, portant ce traumatisme le reste de son existence. Ces souvenirs douloureux l'ont hant&#233;e, revenant &#224; la surface &#224; chaque p&#233;riode de fragilit&#233;. Ce n'est qu'apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de sa m&#232;re, que Marie Dumas M&#233;rida a ressenti le besoin d'&#233;crire pour exorciser le malheur et rendre hommage &#224; tous les tuteurs de r&#233;silience lui ayant insuffl&#233; la force qui lui aura permis de r&#233;ussir sa vie&#8230; malgr&#233; tout.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Edilivre, 2016, (130 p &#8211; 12&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Mes ann&#233;es barbares</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Mes-annees-barbares</link>
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		<dc:date>2017-01-04T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1198</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Se faire violer dans son enfance par son fr&#232;re dans le silence assourdissant de ses parents n'&#233;tait pas suffisant. Loin de la protection attendue, il a fallu qu'Anne Lorient subisse aussi le rejet et le m&#233;pris de son entourage. Fuyant l'enfer, la voil&#224; SDF, confront&#233;e aux coupe-gorges, aux traquenards et aux pi&#232;ges insoup&#231;onn&#233;s : les rues grouillantes, le d&#233;dale du m&#233;tro, les petits boulots pr&#233;caires deviennent son quotidien. Le brouhaha est permanent. Le danger aussi. Impossible de baisser la garde, de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Se faire violer dans son enfance par son fr&#232;re dans le silence assourdissant de ses parents n'&#233;tait pas suffisant. Loin de la protection attendue, il a fallu qu'Anne Lorient subisse aussi le rejet et le m&#233;pris de son entourage. Fuyant l'enfer, la voil&#224; SDF, confront&#233;e aux coupe-gorges, aux traquenards et aux pi&#232;ges insoup&#231;onn&#233;s : les rues grouillantes, le d&#233;dale du m&#233;tro, les petits boulots pr&#233;caires deviennent son quotidien. Le brouhaha est permanent. Le danger aussi. Impossible de baisser la garde, de se laisser aller en toute confiance. Les principes d'humanit&#233; fondent rapidement. Les dortoirs femmes dans les foyers pour sans abri ? La s&#233;curit&#233; est une fiction, quand des hommes s'y glissent la nuit. On est plus en s&#233;curit&#233; seule sous un pont !&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Je n'ai plus rien, je ne suis plus rien, je n'existe plus &#187;&lt;/i&gt;, constate-t-elle. La d&#233;ch&#233;ance est une maladie galopante qui colle &#224; la peau : les infections br&#251;lent le corps de l'int&#233;rieur, les pieds noircissent, les dents s'ab&#238;ment, la d&#233;pression s'impose, la folie guette. L'errance abolit les rep&#232;res, contraignant &#224; mener sa vie au jour le jour. Survivre ! Simuler une violente douleur pour dormir aux urgences, attendre les maraudes pour un bol de soupe, un morceau de pain et des manifestations de bienveillance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qu'y a-t-il de pire : l'inceste couvert par la complicit&#233; familiale ou l'invisibilit&#233; parmi les ombres de la rue ? Anne Lorient va r&#233;ussir &#224; &#233;chapper &#224; l'un et &#224; l'autre, commen&#231;ant &#224; se reconstruire, avec peine et malgr&#233; les &#233;checs. Si elle livre son histoire, c'est pour servir aux victimes qui veulent s'en sortir. Un t&#233;moignage de plus, pensera le lecteur. Peut-&#234;tre. Mais chaque r&#233;cit compte pour r&#233;p&#233;ter sans cesse aux oreilles des citoyens confortablement ins&#233;r&#233;s que la souffrance et le malheur sont &#224; leur porte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. de La Martini&#232;re, 2016, (222 p. &#8211; 17&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Le d&#233;samour &#8226; De la maltraitance &#224; la r&#233;silience</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-desamour-o-De-la-maltraitance-a-la-resilience</link>
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		<dc:date>2017-01-04T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Enfance maltrait&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1198</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Elle a longtemps h&#233;sit&#233;. &#192; 35 ans, m&#232;re de deux enfants et &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e de m&#233;tier, elle a voulu savoir. &#171; Tu m'as battue, maltrait&#233;e, enferm&#233;e dans un placard, mal habill&#233;e, mal nourrie &#187; : dans un flot continu de paroles, elle interroge sa m&#232;re. La seule r&#233;ponse qu'elle obtiendra, c'est une pirouette : &#171; Mais, tu vois, tu t'en es sortie &#187; ! Tr&#232;s t&#244;t, Le&#239;la est devenue le souffre douleur de sa m&#232;re. De son enfance, elle ne garde aucun souvenir d'amour ou d'affection, juste des brimades, des coups et des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1198-" rel="tag"&gt;1198&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton5106-5e239.jpg?1694178301' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Elle a longtemps h&#233;sit&#233;. &#192; 35 ans, m&#232;re de deux enfants et &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e de m&#233;tier, elle a voulu savoir. &lt;i&gt;&#171; Tu m'as battue, maltrait&#233;e, enferm&#233;e dans un placard, mal habill&#233;e, mal nourrie &#187;&lt;/i&gt; : dans un flot continu de paroles, elle interroge sa m&#232;re. La seule r&#233;ponse qu'elle obtiendra, c'est une pirouette : &lt;i&gt;&#171; Mais, tu vois, tu t'en es sortie &#187;&lt;/i&gt; !&lt;br class='autobr' /&gt;
Tr&#232;s t&#244;t, Le&#239;la est devenue le souffre douleur de sa m&#232;re. De son enfance, elle ne garde aucun souvenir d'amour ou d'affection, juste des brimades, des coups et des humiliations : prendre son bain dans l'eau souill&#233;e et froide, dans laquelle tout le monde s'est d&#233;j&#224; lav&#233; ; devoir fouiller les poubelles pour se nourrir ; &#233;tudier ses le&#231;ons &#224; la lumi&#232;re des lampadaires, car l'&#233;lectricit&#233; co&#251;te trop cher. Pourquoi elle et pas ses trois s&#339;urs ? Elle l'ignore. Elle sait juste qu'elle n'a droit &#224; rien, m&#234;me pas &#224; acc&#233;der &#224; la salle &#224; manger, sauf en cas de visite, pour faire bonne figure face &#224; l'assistante sociale, par exemple. Plac&#233;e &#224; dix sept mois en famille d'accueil, elle fut reprise par sa m&#232;re au bout de six mois. Le d&#233;but d'un long calvaire dont le carnet de sant&#233; retrace le parcours, les hospitalisations se succ&#233;dant sans fin. Difficile d'imaginer que l'on puisse &#224; ce point martyriser un petit d'homme. Et pourtant, en France, deux enfants meurent chaque jour sous les coups. Pour terrifiant qu'il soit, le r&#233;cit de L&#233;&#239;la Zaoui constitue un formidable cri d'espoir. Parce qu'elle a r&#233;ussi &#224; s'appuyer sur des adultes bienveillants dont elle a crois&#233; le chemin, comme autant de tuteurs de r&#233;silience. Parce qu'elle a su capitaliser ses forces et d&#233;passer ses fragilit&#233;s. Parce que, malgr&#233; toutes les &#233;preuves v&#233;cues, elle a r&#233;ussi &#224; se construire un avenir. Aujourd'hui, elle se sent enfin sereine et libre d'avancer dans la vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Michalon, 2016, (166 p. &#8211; 16&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Genre et sexualit&#233; &#8226; Formation : les premiers &#233;mois</title>
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		<dc:date>2017-01-04T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1198</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le silence p&#232;se sur les probl&#233;matiques de genre et de sexualit&#233; dans la plupart des institutions du travail social. Ces questions interpellent souvent les professionnels, la plupart du temps livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes pour y r&#233;pondre. Mais le tabou reste entier. Quelques structures travaillent sur ces probl&#233;matiques comme sujets de r&#233;flexion et de formation. Social actu D&#233;cryptage par L&#230;titia Noviello Lancer l'alerte, malgr&#233; tout L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin Folie furieuse outre-Manche Sur le vif d'Etienne (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le silence p&#232;se sur les probl&#233;matiques de genre et de sexualit&#233; dans la plupart des institutions du travail social. Ces questions interpellent souvent les professionnels, la plupart du temps livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes pour y r&#233;pondre. Mais le tabou reste entier. Quelques structures travaillent sur ces probl&#233;matiques comme sujets de r&#233;flexion et de formation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actu&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par L&#230;titia Noviello&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Lancer l'alerte, malgr&#233; tout&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Folie furieuse outre-Manche&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Sens de l'histoire ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le conflit en conscience&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Protection de l'enfance &#8226; &lt;strong&gt;Villages d'enfants dans la tourmente&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Protection de l'enfance &#8226; &lt;strong&gt;Des mineurs isol&#233;s toujours mal accompagn&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Formation&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Sport et sant&#233; &#8226; &lt;strong&gt;Bouger et faire bouger les lignes&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La fabrique du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Art-th&#233;rapie &#8226; &lt;strong&gt;L'art et le social en tandem&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Europe &#8226; &lt;strong&gt;Et si les ITEP d&#233;ridaient le Vieux Continent&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Un regard sur&#8230;&lt;/strong&gt;
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&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La bienveillance excuse la maladresse&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Entretien avec &lt;strong&gt;Lo&#239;s Cr&#233;py&lt;/strong&gt;, pr&#233;sident d'Handi mouv'
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Partir de notre v&#233;cu, de nos envies&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Protection de l'enfance
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&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;De l'impuissance &#224; la force d'inertie&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;&#226;tre&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Femmes mosa&#239;que &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Stand up&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Elina &#8226; Planches de vie &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Danse&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Une col&#232;re qui d&#233;mange &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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