<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=914&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Enfants en Cada &#8226; Un accueil &#224; soigner</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Enfants-en-Cada-o-Un-accueil-a-soigner</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Enfants-en-Cada-o-Un-accueil-a-soigner</guid>
		<dc:date>2016-10-13T09:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Droit d'asile</dc:subject>
		<dc:subject>1193</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Victimes de la violence et de la guerre, les enfants qui vivent en Centre d'accueil de demandeurs d'asile (Cada) ont besoin d'&#233;coute et de soutien. Les &#233;quipes en ont-elles les moyens ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Des enfants qui viennent de loin. Des familles qui ont d&#251; fuir leur pays pour &#233;chapper &#224; la guerre, &#224; des menaces, qui ont pu &#234;tre victimes ou t&#233;moins d'actes traumatisants. Elles ont laiss&#233; leur maison, leurs proches, leurs biens, pour se jeter sur le chemin d'un exil souvent long et sem&#233; d'emb&#251;ches. Arriv&#233;es en (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Droit-d-asile" rel="tag"&gt;Droit d'asile&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1193-" rel="tag"&gt;1193&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_811 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/cada-ve_ra.png' width=&#034;524&#034; height=&#034;282&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Victimes de la violence et de la guerre, les enfants qui vivent en Centre d'accueil de demandeurs d'asile (Cada) ont besoin d'&#233;coute et de soutien. Les &#233;quipes en ont-elles les moyens ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Des enfants qui viennent de loin. Des familles qui ont d&#251; fuir leur pays pour &#233;chapper &#224; la guerre, &#224; des menaces, qui ont pu &#234;tre victimes ou t&#233;moins d'actes traumatisants. Elles ont laiss&#233; leur maison, leurs proches, leurs biens, pour se jeter sur le chemin d'un exil souvent long et sem&#233; d'emb&#251;ches. Arriv&#233;es en France, dans un &#233;tat de fragilit&#233; physique et psychologique, elles sollicitent la protection de l'&#201;tat au titre de la convention de Gen&#232;ve du 28 juillet 1951. Elles entrent alors dans des proc&#233;dures longues, compliqu&#233;es, &#224; l'issue incertaine. Devenues une priorit&#233; pour les parents, les d&#233;marches pour obtenir l'asile ne leur laissent pas toujours la disponibilit&#233; psychique de se pr&#233;occuper du ressenti des enfants et de leurs difficult&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
La loi pr&#233;voit que les personnes exil&#233;es puissent souffler et vivre dans un centre d'accueil de demandeurs d'asile (Cada) durant toute la proc&#233;dure. Depuis la loi relative &#224; la r&#233;forme du droit d'asile du 29 juillet 2015, elles y sont orient&#233;es par l'Office fran&#231;ais de l'immigration et de l'int&#233;gration (Ofii). Celui-ci privil&#233;gie les publics les plus vuln&#233;rables, dont les mineurs, les femmes enceintes, les parents isol&#233;s accompagn&#233;s d'enfants mineurs. Le nombre de places en Cada a augment&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Selon la Cimade, en 2016 la France comptait 33 268 places en Cada, soit 10 (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; mais reste insuffisant. Si ces structures logent 78 % de familles, parents et enfants doivent souvent rejoindre un centre d'h&#233;bergement d'urgence, un h&#244;tel et un bon nombre &#8211; difficile &#224; estimer &#8211; reste &#224; la rue. Tout cela accentue les difficult&#233;s des enfants. &lt;i&gt;&#171; Ils arrivent &#171; perdus &#187; au Cada, apr&#232;s avoir v&#233;cu jusqu'&#224; parfois six mois &#224; l'h&#244;tel, contre une semaine seulement voil&#224; encore quelques ann&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, illustre Ivan Coubeau, coordinateur de l'Espace Enfants du Cada Nord-77 en Seine-et-Marne (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Enfants-en-Cada-o-La-vie-est-un-drole-de-jeu' class='spip_in'&gt;lire reportage&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2011, le taux d'encadrement en Cada est pass&#233; d'un &#233;quivalent temps plein (ETP) pour dix r&#233;sidents &#224; un pour quinze, voire un pour vingt. Avec la fusion de l'allocation temporaire d'attente (ATA) et de l'allocation mensuelle de subsistance (ASM), devenues une seule allocation pour demandeur d'asile (ADA), d&#233;sormais vers&#233;e par l'OFII, le prix de journ&#233;e en Cada est pass&#233; de 24&#8364; &#224; 19&#8364;. Les intervenants sociaux doivent se recentrer sur l'accompagnement administratif au d&#233;triment du soutien aux adultes, de l'organisation d'activit&#233;s et de l'attention port&#233;e aux enfants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les parents souffrent des douleurs li&#233;es &#224; l'exil et sont priv&#233;s du droit de travailler durant le temps d'examen de leur demande d'asile&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Selon la loi qui r&#233;forme le droit d'Asile, il ne doit pas exc&#233;der neuf (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les enfants absorbent leur inqui&#233;tude, souffrent bien souvent de troubles du sommeil (cauchemars, insomnies, somnambulisme), de difficult&#233;s de concentration, d'&#233;nur&#233;sie&#8230; Le cahier des charges du Cada demande aux &#233;quipes de porter une attention particuli&#232;re &#224; leur soutien psychologique. Cependant, si elles rep&#232;rent bien les enfants souvent malades et les adressent au centre de PMI ou &#224; un m&#233;decin, elles peuvent avoir des difficult&#233;s pour deviner une souffrance dans la cellule familiale (d&#233;pression) ou les risques pour l'enfant (maltraitance).&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les vertus de l'&#233;cole&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand un mal-&#234;tre chez l'enfant est rep&#233;r&#233;, il est orient&#233; vers un m&#233;decin de ville &#8211; non form&#233; &#224; l'&#233;valuation psychologique &#8211;, le centre m&#233;dico-psychologique (CMP) &#8211; bien souvent satur&#233; &#8211; ou un lieu sp&#233;cialis&#233; (tr&#232;s rare) comme le centre Primo Levi qui accueille les personnes victimes de torture et de violence politique. &lt;i&gt;&#171; Si elles ne trouvent pas de solution, les &#233;quipes adressent l'enfant &#224; leur r&#233;seau de partenaires mais toutes n'ont pas le temps d'en constituer un. Certaines l&#226;chent alors l'affaire&lt;/i&gt;, regrette Armando Cote, psychologue clinicien et psychanalyse au centre Primo Levi. &lt;i&gt;En ce qui concerne les enfants, les &#233;quipes centrent souvent tout sur la scolarisation, laissant de c&#244;t&#233; les sympt&#244;mes li&#233;s &#224; la sant&#233; mentale. Pourtant, ces enfants et leurs parents ont besoin d'un soutien psychologique et familial. &#187;&lt;/i&gt; Quand il re&#231;oit un enfant, Armando Cote rencontre dans un premier temps la famille enti&#232;re, observe sa dynamique et constate souvent que l'enfant catalogu&#233; &#171; malade &#187;, celui qui pr&#233;sente des sympt&#244;mes, va souvent mieux que le reste de sa fratrie qui n'exprime rien. Dans 70 % des cas, il prend en charge la famille enti&#232;re, condition sine qua non pour lui permettre de trouver une stabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La scolarisation porte de multiples vertus dont celle de rendre &#224; la famille un rythme, des obligations et une vie sociale. En maternelle et en &#233;l&#233;mentaire, la scolarisation se d&#233;roule g&#233;n&#233;ralement sans accroc, surtout quand le Cada est implant&#233; dans la ville depuis longtemps ou en milieu rural : la pr&#233;sence de ces enfants permet parfois le maintien ou l'ouverture de classes. Cependant, il existe des mairies et des &#233;tablissements scolaires qui font obstacle &#224; cette inscription. &lt;i&gt;&#171; De plus, certains Cada, faute de temps, laissent les parents se d&#233;brouiller seuls avec celle-ci alors qu'ils ne parlent pas le fran&#231;ais. Un vrai casse-t&#234;te pour eux&lt;/i&gt;, souligne Armando Cote. &lt;i&gt;Chaque structure se distribue les t&#226;ches diff&#233;remment : si elle compte un poste de r&#233;f&#233;rent scolaire, tout se passe bien, dans le cas contraire, les membres de l'&#233;quipe peuvent se renvoyer la balle concernant l'inscription scolaire, ce qui entra&#238;ne de nombreuses difficult&#233;s. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;ussite scolaire constitue souvent un enjeu important pour les parents, ce qui peut provoquer des probl&#232;mes. Nombre d'enfants de personnes demandeuses d'asile r&#233;ussissent bien &#224; l'&#233;cole, mais &#224; quel prix psychologique ? &lt;i&gt;&#171; Derri&#232;re une belle r&#233;ussite scolaire, il peut y avoir l'histoire de la famille qui &#8211; consciemment ou pas &#8211; a choisi de fuir une situation dangereuse pour que l'enfant suive des &#233;tudes&lt;/i&gt;, observe Armando Cote. &lt;i&gt;Imaginez alors le poids qui p&#232;se sur ses &#233;paules ! Nous travaillons avec les parents pour qu'ils prennent conscience qu'il est normal qu'un enfant puisse rencontrer des difficult&#233;s &#224; l'&#233;cole. &#187;&lt;/i&gt; Car il arrive &#233;videmment que des &#233;l&#232;ves pr&#233;sentent de graves probl&#232;mes d'apprentissage, ou de comportement, li&#233;s aux &#233;v&#233;nements qu'ils ont travers&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains adolescents de plus de seize ans rencontrent des difficult&#233;s pour la scolarisation qui n'est plus obligatoire. Des acad&#233;mies comme celle de Paris l'assurent jusqu'&#224; l'&#226;ge de dix-huit ans, des exemples que les professionnels aimeraient voir se g&#233;n&#233;raliser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; la baisse des financements et des effectifs, certains Cada m&#232;nent des actions sp&#233;cifiques en direction des enfants. Ainsi, chaque semaine, celui de Saint-Genis Laval (Rh&#244;ne) propose un espace parents/b&#233;b&#233;s pour les enfants de moins de trois ans le matin et un ludocaf&#233; pour les plus grands l'apr&#232;s-midi. Il est co-g&#233;r&#233; par l'animateur de la structure et celui de la ludoth&#232;que voisine qui apporte des jeux.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Espace tiers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Estelle Griseri, r&#233;f&#233;rente parentalit&#233;, conseill&#232;re en &#233;conomie sociale familiale (CESF) et &#233;ducatrice de jeunes enfants (EJE), anime l'espace des petits avec un psychologue, un m&#233;decin interne et une stagiaire en psychomotricit&#233; de l'Unit&#233; de p&#233;rinatalit&#233; du service psychiatrique hospitalier voisin. Elle porte un regard bienveillant et attentif sur l'enfant et ses parents, soutient la parentalit&#233;, le lien m&#232;re-enfant, le lien de couple, celui nou&#233; entre les parents et l'&#233;quipe, le lien entre les parents, les enfants et les professionnels qui participent &#224; cet espace.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce lieu tiers permet &#224; l'enfant de bouger, les chambres &#233;tant tr&#232;s petites, mais aussi de commencer &#224; se s&#233;parer de ses parents. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, les tout-petits ont beaucoup de mal &#224; jouer seuls, m&#234;me si leur m&#232;re n'est pas loin&lt;/i&gt;, constate Estelle Griseri. &lt;i&gt;Ils rencontrent aussi des probl&#232;mes &#224; la cr&#232;che : un de nos petits r&#233;sidents en est &#224; son sixi&#232;me mois d'adaptation, son p&#232;re reste encore derri&#232;re la porte pour lui faire coucou. Les parents qui ont subi des choses difficiles, dont l'enfant a pu &#234;tre enlev&#233; ou avoir assist&#233; aux traumatismes v&#233;cus par la famille, sont inquiets. Il n'est pas rare qu'ils le surinvestissent en disant : &#171; Il ne me reste que lui &#187;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe ne se situe ni dans le jugement, ni dans le st&#233;r&#233;otype (la m&#232;re doit absolument jouer avec son enfant). &lt;i&gt;&#171; Nous observons des sc&#232;nes sympas : quand apr&#232;s plusieurs tentatives, un enfant arrive &#224; passer sous le petit tunnel, nous le f&#233;licitons. Les m&#232;res ont pris cette habitude et elles applaudissent syst&#233;matiquement chaque nouvelle victoire &#187;&lt;/i&gt;, sourit Estelle Griseri. Cet espace permet beaucoup d'&#233;changes et la d&#233;couverte d'habitudes culturelles diff&#233;rentes. &lt;i&gt;&#171; &#192; la fin de chaque s&#233;ance, pour permettre un d&#233;part apais&#233;, nous enveloppons les enfants dans un drap blanc, les mamans les bercent en leur chantant des chansons de leur pays. Dans les couloirs, je les vois souvent reprendre certains jeux, comme le coucou cach&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une pu&#233;ricultrice du centre PMI se d&#233;place r&#233;guli&#232;rement au Cada pour rencontrer les nouveaux parents de b&#233;b&#233; de moins d'un an. Elle le p&#232;se, v&#233;rifie &#8211; toujours sans porter de jugement &#8211; que la m&#232;re s'occupe bien de lui, de son alimentation. Elle lui donne des conseils, rep&#232;re d'&#233;ventuels probl&#232;mes &#233;ducatifs. Si elle pense que la m&#232;re a besoin de soutien, elle en informe l'&#233;quipe. Apr&#232;s cette premi&#232;re rencontre, elle oriente le b&#233;b&#233; vers le m&#233;decin de PMI pour les vaccinations et le suivi m&#233;dical.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le psychologue vacataire de l'&#233;quipe, pr&#233;sent onze heures par mois, re&#231;oit avec leur accord les familles que l'&#233;quipe rep&#232;re en difficult&#233;s psychologiques. Apr&#232;s quelques s&#233;ances, il peut les orienter vers un centre m&#233;dico-psychologique (CMP) ou le centre de sant&#233; de l'association Forum r&#233;fugi&#233;s-Cosi &#224; Lyon qui accueille des victimes de torture et de traumatismes li&#233;s &#224; l'exil. Il adresse les adolescents &#224; des lieux d'&#233;coute et d'&#233;change. L'&#233;quipe s'est battue pour garder les heures de vacations du psychologue, menac&#233;es par la baisse des financements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la demande du Cada Adoma d'Eysines (Gironde), l'association transculturelle Mana de Bordeaux a mis en place l'atelier Accueil du nouveau-n&#233; pour les femmes avec des b&#233;b&#233;s de moins de un an. Il est co-anim&#233; par une psychologue, une psychomotricienne, une anthropologue, des interpr&#232;tes de l'association Mana et une travailleuse sociale du Cada. &lt;i&gt;&#171; L'id&#233;e est de valoriser la culture autour des pratiques de maternage (berceuses, portage&#8230;) pour favoriser les interactions m&#232;re/enfant, de s'appuyer sur le groupe de femmes dans un souci de pr&#233;vention &#187;&lt;/i&gt;, explique Estelle Gioan, psychologue clinicienne &#224; Mana ainsi qu'&#224; la consultation transculturelle du CHU de Bordeaux. &lt;i&gt;&#171; Assises sur un tapis, nous nous occupons ensemble des b&#233;b&#233;s, nous les massons, nous chantons, nous &#233;coutons des CD de musique du monde. &#187;&lt;/i&gt; Le groupe rencontre beaucoup de succ&#232;s et le Cada souhaiterait en ouvrir un second pour les enfants &#226;g&#233;s de un &#224; trois ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces lieux tiers constituent une chance et un soutien pour les parents et les enfants. Et Armando Cote de conclure : &lt;i&gt;&#171; Ils sont trop rares mais quand ils existent, nous en constatons les effets b&#233;n&#233;fiques. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_516 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L50xH50/picto-livre-0ca25.png?1693464279' width='50' height='50' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;BIBLIOGRAPHIE&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Guerres et traumas&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, dirig&#233; par Olivier Douville, &#233;d. Dunod, 2016.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;B&#233;b&#233;s d'ici, m&#232;res d'exils&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, Claire Mestre, collection 1001 BB, &#233;d. &#233;r&#232;s, 2016.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'asile en France et en Europe &#8211; &#201;tat des lieux 2015&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, Forum r&#233;fugi&#233;s-Cosi.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#202;tre parents ici quand on revient de loin - Regards crois&#233;s sur la parentalit&#233; en exil&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, dirig&#233; par Comitille Blanco, R&#233;seau Samdarra, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Cada, d&#233;finition&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis la loi du 24 juillet 2006 relative &#224; l'immigration et &#224; l'int&#233;gration, le Cada est consid&#233;r&#233; comme &#233;tablissement social et n'a plus le statut de CHRS (centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il offre aux r&#233;sidents un accueil et un h&#233;bergement durant toute la dur&#233;e de la proc&#233;dure d'asile ; un accompagnement social, sanitaire et administratif &#8211; notamment pour les d&#233;marches aupr&#232;s de l'Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et apatrides (Ofpra) et &#233;ventuellement aupr&#232;s de la commission nationale du droit d'asile (CNDA). Il aide &#224; la scolarisation des enfants et les oriente vers les services et les activit&#233;s propos&#233;es au niveau local.&lt;br class='autobr' /&gt;
Leur fonctionnement est financ&#233; par l'Etat et g&#233;n&#233;ralement g&#233;r&#233; par une association.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#232;res en Cada&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 2014 selon l'Ofii, 914 enfants sont n&#233;s pendant que leurs parents vivaient en Cada. &lt;i&gt;&#171; Dans une situation de grande solitude, l'attente d'un enfant peut fournir une raison de rester en vie et la possibilit&#233; de reconstituer une famille. Elle est souvent envisag&#233;e comme un don de Dieu&lt;/i&gt;, observe Estelle Gioan, psychologue clinicienne &#224; l'association transculturelle Mana &#224; Bordeaux. &lt;i&gt;Cependant ces grossesses ne vont pas sans risques : toutes les femmes enceintes traversent des p&#233;riodes de vuln&#233;rabilit&#233;, encore plus fortes pour celles en exil. &#187;&lt;/i&gt; Les femmes issues de soci&#233;t&#233;s dites traditionnelles, o&#249; les futures mamans b&#233;n&#233;ficient d'un large &#233;tayage f&#233;minin, ressentent ce manque tr&#232;s fort.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; La majorit&#233; des femmes expriment leur souffrance psychologique de mani&#232;re cod&#233;e culturellement, poursuit la psychologue. Il faut s'inqui&#233;ter quand elles disent : &#171; Je suis seule, loin de chez moi &#187;, &#171; Ma m&#232;re me manque &#187;. L'absence de transmission du maternage par le groupe culturel peut entra&#238;ner une difficult&#233; dans l'interaction entre la m&#232;re et son enfant. &#187;&lt;/i&gt; Le fait de ne pas parler la langue fran&#231;aise, le manque d'interpr&#232;te, peut &#233;galement compliquer les relations avec les institutions, provoquer un d&#233;faut de communication, de soins, de consentement &#233;clair&#233; et des tensions.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;parer la suite&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;paration de la sortie du centre constitue l'une des missions du Cada. D&#232;s son arriv&#233;e, l'&#233;quipe expose &#224; la famille les difficult&#233;s qu'elle devra affronter &#224; l'issue de la proc&#233;dure, notamment en mati&#232;re de logement. En cas d'obtention du statut de r&#233;fugi&#233;, elle peut rester au Cada jusqu'&#224; six mois apr&#232;s la d&#233;cision. Si en revanche elle est d&#233;bout&#233;e, ce d&#233;lai est ramen&#233; &#224; un mois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &#233;quipes orientent les r&#233;fugi&#233;s vers les centres provisoires d'h&#233;bergement (CPH) &#8211; en nombre insuffisant &#8211; ou les centres d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (Chrs). Ils b&#233;n&#233;ficient parfois du dispositif d'inter m&#233;diation locative Solibail si la structure a pass&#233; une convention avec le service int&#233;gr&#233; d'accueil et d'orientation (Siao) en Ile-de-France. Si les adultes ne sont pas op&#233;rationnels imm&#233;diatement sur le plan professionnel, ils risquent une orientation vers des structures provinciales. &lt;i&gt;&#171; On les harc&#232;le parfois pour qu'ils acceptent la premi&#232;re proposition qui leur est faite, comme s'il fallait les recaser &#224; tout prix sans tenir compte de leurs difficult&#233;s singuli&#232;res&lt;/i&gt;, regrette Olivier J&#233;gou, assistant de service social au centre Primo Levi (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Enfants-en-Cada-o-Le-paradoxe-d-un-accueil-specifique' class='spip_in'&gt;lire interview&lt;/a&gt;). &lt;i&gt;Pourtant, l'orientation en province peut constituer une bonne solution si le d&#233;part est pr&#233;par&#233;, si la famille a le temps de se projeter, de garder des liens. En cas contraire, elle vivra ce d&#233;m&#233;nagement comme un nouvel arrachement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour les familles d&#233;bout&#233;es du droit d'asile, il n'existe pas forc&#233;ment de solutions. Certaines &#233;quipes n'y croient pas et laissent tomber, d'autres sensibilisent leur r&#233;seau associatif, se bagarrent. Cependant, la majorit&#233; des familles d&#233;bout&#233;es se retrouvent &#224; la rue. &lt;i&gt;&#171; Un v&#233;ritable drame pour les enfants pass&#233;s en Cada dont les parents, d&#233;sormais sans soutien, doivent appeler le 115, chercher de la nourriture, peuvent &#234;tre victimes de rejet et parfois revivre ce qu'ils ont connu au pays&lt;/i&gt;, observe Armando Cote. &lt;i&gt;Nous assistons alors &#224; un effondrement majeur et les enfants ne constituent plus la priorit&#233;. Pr&#233;parer les familles &#224; ces moments de rupture et surtout mettre en place des lieux ressource &#224; l'ext&#233;rieur, m&#234;me pour celles qui ont obtenu le statut de r&#233;fugi&#233;s, pour &#233;viter l'isolement, constitue une question majeure. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_516 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L50xH50/picto-livre-0ca25.png?1693464279' width='50' height='50' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Albums jeunesse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Eux, c'est nous&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, Daniel Pennac, Jessie Magana, Carole Saturno, illustrations de Serge Bloch, 2015, 3&#8364;. Les b&#233;n&#233;fices sont vers&#233;s &#224; la Cimade.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face au plus grand exode depuis la Seconde Guerre mondiale, quarante &#233;diteurs jeunesse portent ensemble un message de bienvenue et de solidarit&#233; aux r&#233;fugi&#233;s avec la publication de l'ouvrage Eux, c'est nous qui explique l'exil aux plus petits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Partir au-del&#224; des fronti&#232;res&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, Francesca Sanna, &#233;d. Gallimard Jeunesse, 2016.&lt;br class='autobr' /&gt;
La guerre est arriv&#233;e, leur p&#232;re est mort. Deux enfants doivent fuir leur pays avec leur m&#232;re. Passer la fronti&#232;re, traverser la mer, se cacher, garder l'espoir d'arriver sur une terre d'accueil. Un album pour &#233;voquer l'exil avec les plus petits, inspir&#233; &#224; l'auteure par sa rencontre avec deux jeunes filles dans un centre pour r&#233;fugi&#233;s en Italie.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un livret pour enfants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Cada d'Osny et le centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) de Montigny (Val d'Oise), g&#233;r&#233; par l'association Coallia, ont r&#233;alis&#233; un livret d'accueil &#224; destination des enfants et de leurs parents, sous forme de bande dessin&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Il est essentiel de prendre un temps particulier pour un accueil personnalis&#233; des enfants au Cada&lt;/i&gt;, souligne Fr&#233;d&#233;rique Richardet-Leloup, chef de service. &lt;i&gt;Des h&#233;ros en p&#226;te &#224; modeler leur permettent de d&#233;couvrir la vie dans la structure et leur nouveau quotidien. Il reprend aussi les codes de leur culture que nous respectons, tout en expliquant ceux qu'il sera n&#233;cessaire d'adopter en France. &#187;&lt;/i&gt; Le livret se d&#233;cline en trois tranches d'&#226;ge.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon la Cimade, en 2016 la France comptait 33 268 places en Cada, soit 10 000 de plus qu'en 2014. Un &#233;norme effort &#8211; mais insuffisant &#8211; a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon la loi qui r&#233;forme le droit d'Asile, il ne doit pas exc&#233;der neuf mois.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Enfants en Cada &#8226; La vie est un dr&#244;le de jeu</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Enfants-en-Cada-o-La-vie-est-un-drole-de-jeu</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Enfants-en-Cada-o-La-vie-est-un-drole-de-jeu</guid>
		<dc:date>2016-10-13T09:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Droit d'asile</dc:subject>
		<dc:subject>1193</dc:subject>
		<dc:subject>cada</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chaque mercredi, le Centre d'accueil de demandeurs d'asile (Cada) Nord-77 &#224; Brou-sur-Chantereine (Seine-et-Marne) propose un espace aux enfants et aux adolescents. Objectif : s'amuser et &#171; d&#233;poser &#187; son v&#233;cu &#233;motionnel. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Qui veut jouer au baby-foot ? &#187;, lance Fadi, 13 ans, cheveux noirs en brosse, fra&#238;chement arriv&#233; d'Alg&#233;rie. Laxana, 11 ans, longue queue de cheval lisse et son fr&#232;re Jathursan, 9 ans, tee shirt vert pomme, venus du Sri Lanka, le rejoignent. Dorcas, Rwandaise de 10 ans, deux tresses (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Droit-d-asile" rel="tag"&gt;Droit d'asile&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1193-" rel="tag"&gt;1193&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/cada" rel="tag"&gt;cada&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chaque mercredi, le Centre d'accueil de demandeurs d'asile (Cada) Nord-77 &#224; Brou-sur-Chantereine (Seine-et-Marne) propose un espace aux enfants et aux adolescents. &lt;br class='autobr' /&gt;
Objectif : s'amuser et &#171; d&#233;poser &#187; son v&#233;cu &#233;motionnel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Qui veut jouer au baby-foot ? &#187;&lt;/i&gt;, lance Fadi, 13 ans, cheveux noirs en brosse, fra&#238;chement arriv&#233; d'Alg&#233;rie. Laxana, 11 ans, longue queue de cheval lisse et son fr&#232;re Jathursan, 9 ans, tee shirt vert pomme, venus du Sri Lanka, le rejoignent. Dorcas, Rwandaise de 10 ans, deux tresses retenues par des chouchous de couleurs diff&#233;rentes, et Amina, 10 ans, Tch&#233;tch&#232;ne aux lunettes cercl&#233;es de violet, choisissent un jeu de soci&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous sommes &#224; l'Espace enfants du Cada de Brou-sur-Chantereine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Il accueille trente-cinq adultes et autant d'enfants. Une vingtaine d'entre (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui a souffl&#233; ses huit bougies. &lt;i&gt;&#171; Avant, nous privil&#233;giions des actions pour les adultes en pensant que les plus jeunes allaient bien, ce qui n'&#233;tait pas forc&#233;ment le cas &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque Ivan Coubeau, coordinateur de l'espace qu'il anime avec Maria Fortes-Baez, psychologue. Quand l'&#233;quipe s'inqui&#233;tait pour un enfant, elle l'orientait vers le Centre m&#233;dico-psychologique (CMP) ou le Centre m&#233;dico-psychop&#233;dagogique (CMPP) voisins, d&#233;j&#224; satur&#233;s. Le Dr Alain Ta&#239;eb, alors directeur de ce dernier et Vij&#233; Franchi, psychologue clinicienne, leur ont alors conseill&#233; de mettre en place un espace d&#233;di&#233; dans lequel pratiquer l'observation. Aujourd'hui, chaque mercredi, le Cada accueille successivement trois groupes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les enfants &#226;g&#233;s de deux &#224; quatre ans durant une heure, les cinq-huit ans (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Dans cet espace, nous ne faisons rien, en tout cas pas grand-chose. Nous mettons des jeux &#224; la disposition des enfants ou des adolescents. Ils nous sollicitent ou jouent ensemble&lt;/i&gt;, explique le coordinateur. &lt;i&gt;Ils savent que dans ce lieu privil&#233;gi&#233;, rien de grave ne peut leur arriver, seulement de bonnes choses. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans la famille, ils entendent des choses dures, ils trouvent difficilement leur place face &#224; des parents inquiets, parfois en souffrance. &lt;i&gt;&#171; Ici ils peuvent redevenir des enfants, se permettre de jouer. Nous intervenons en duo &#8211; un homme, une femme &#8211; pour figurer le couple parental. Parfois, en quittant l'espace, ils reprennent le r&#244;le (s&#233;rieux, traducteur&#8230;) assign&#233; par leur famille ou qu'ils se figurent devoir adopter &#187;&lt;/i&gt;, observe le coordinateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, l'espace &#233;tait anim&#233; par deux intervenants sociaux, avec l'appui de stagiaires psychologues notant tout ce qui se passait pour chaque enfant, selon la m&#233;thode d'Esther Bick&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Observation du b&#233;b&#233; selon Esther Bick - Son int&#233;r&#234;t dans la p&#233;dopsychiatrie (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'&#233;quipe exposait ces &#233;crits et en d&#233;battait avec Vij&#233; Franchi afin de comprendre les comportements. Voici quatre ans, Maria Fortes-Baez a fait un stage d'une ann&#233;e au Cada avant d'obtenir son dipl&#244;me de psychologue pour enfants. La structure a souhait&#233; qu'elle intervienne r&#233;guli&#232;rement et a obtenu un financement de l'Agence r&#233;gionale de sant&#233; (Ars) pour six heures de vacations hebdomadaires. Aujourd'hui, quand les intervenants sociaux de la structure rep&#232;rent un enfant qui ne va pas bien, elle le suit seul durant une heure par semaine, pour une p&#233;riode br&#232;ve, puis l'oriente, si n&#233;cessaire, vers le CMPP ou le Centre Primo Levi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_812 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH312/cada_nord_77-d3bca.png?1694313643' width='500' height='312' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Espace th&#233;rapeutique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but, les enfants veulent faire plaisir aux intervenants, puis lorsqu'ils leur font confiance &#8211; ce qui prend du temps &#8211; ils peuvent bouder, &#233;mettre des remarques sur leurs retards, leur rappeler qu'ils sont l&#224; pour eux. &lt;i&gt;&#171; Ils peuvent se le permettre car ils savent qu'ils ne vont pas nous perdre, que nous serons l&#224; la semaine prochaine &#187;&lt;/i&gt;, souligne Maria Fortes-Baez.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle observe et interpr&#232;te ce qu'elle voit et le d&#233;crit aux enfants pour mettre des mots sur leurs ressentis et leurs comportements. &lt;i&gt;&#171; Nous ne faisons pas de p&#233;dagogie, nous ne donnons pas de punition&lt;/i&gt;, dit-elle. &lt;i&gt;Si un enfant grimpe sur la table, nous essayons d'en comprendre les raisons. &#187;&lt;/i&gt; Si les petits participants se bagarrent &#8211; sauf s'ils se font mal &#8211; le duo n'intervient pas, il les accompagne par la parole (&lt;i&gt;&#171; C'est difficile de voir que quelqu'un a quelque chose que je voudrais &#187;&lt;/i&gt;), mettent des mots sur quelque chose de difficile &#224; identifier ou &#224; dire pour eux. Maria Fortes-Baez se d&#233;finit un peu comme &#171; la traductrice de toutes leurs &#233;motions &#187;. Si un enfant triche, les intervenants ne l'humilient pas, l'un d'eux ne lui dira pas : &lt;i&gt;&#171; Je t'ai vu ! &#187;&lt;/i&gt;, mais il fera une remarque : &lt;i&gt;&#171; Je vois que c'est important pour toi de gagner. Tu es pr&#234;t &#224; tout. &#187;&lt;/i&gt; L'enfant ne ressent pas la phrase comme un jugement, il comprend qu'il ressent un v&#233;ritable besoin, que les adultes le contiennent. La psychologue observe aussi des choses dont elle ne parle pas si elle sent que l'enfant n'est pas pr&#234;t &#224; les entendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, les plus jeunes expriment leur violence et leur frustration, lorsqu'ils jouent le r&#244;le d'un parent en tapant par exemple l'un des intervenants. &lt;i&gt;&#171; Ils n'ont pas de filtre avec nous, ils peuvent tout &#224; coup nous consid&#233;rer comme le mauvais objet et se d&#233;fouler sur nous, ce qu'ils ne feraient jamais avec un autre adulte. Nous recevons et verbalisons cette agressivit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique Ivan Coubeau.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'espace adolescents reprend le m&#234;me principe que celui des enfants : l'observation des comportements. &lt;i&gt;&#171; Avec les petits, je peux me permettre des interpr&#233;tations plus pouss&#233;es. Ce matin par exemple, l'un d'eux m'a menac&#233;e avec une perceuse en plastique, je lui ai dit : &#171; Oh la la, tu veux faire un gros trou dans Maria pour t'y r&#233;fugier ? &#187; Je ne peux pas dire ce genre de choses aux grands &#187;&lt;/i&gt;, analyse la psychologue. Les adolescents sont aussi f&#233;rus de sorties (piscine, patinoire&#8230;), pour lesquelles le duo les accompagne avec le m&#234;me souci d'observation.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Quelquefois je suis envahie par l'aspect r&#233;fugi&#233;&lt;/i&gt;, sourit la psychologue. &lt;i&gt;Un jour, j'ai interpr&#233;t&#233; la m&#233;lancolie d'un adolescent en disant : &#171; C'est difficile de ne pas savoir o&#249; on va aller habiter &#187;&lt;/i&gt;. &lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas &#231;a, m'a-t-il r&#233;pondu, je pensais &#224; la fille dont je suis amoureux. Cela prouve qu'on les ram&#232;ne toujours &#224; leur &#233;tiquette de r&#233;fugi&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La parole aux parents&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le lundi matin, le Cada propose un groupe de parole aux parents, anim&#233; par Marie-Claude Chauvel, travailleuse sociale de l'&#233;quipe, et Berverley Lawry, psychologue ind&#233;pendante. Les p&#232;res et m&#232;res &#233;voquent leurs difficult&#233;s (&lt;i&gt;&#171; Je n'y arrive plus avec mon ado &#187;, &#171; Au pays, c'&#233;tait diff&#233;rent &#187;&lt;/i&gt;)&#8230; &lt;i&gt;&#171; Lorsque nous sentons une crise familiale, nous les mettons en lien avec le CMPP qui les re&#231;oit durant quelques s&#233;ances en pr&#233;sence de Maria, d'un intervenant social du Cada et d'un interpr&#232;te si n&#233;cessaire&lt;/i&gt;, souligne Ivan Coubeau. &lt;i&gt;Tout est parl&#233; en pr&#233;sence de tous et en quelques s&#233;ances, de nombreuses choses se d&#233;nouent. En cas de difficult&#233; plus profonde, nous les adressons au centre Primo Levi. &#187;&lt;/i&gt; L'ARS tient &#224; la compl&#233;mentarit&#233; entre l'espace enfant et le groupe de parole pour les parents, et finance les deux. D&#233;but juillet, elle a d'ailleurs inform&#233; l'&#233;quipe qu'elle reconduisait leur financement pour la quatri&#232;me ann&#233;e cons&#233;cutive.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;quipe a conscience que la baisse du taux d'encadrement va modifier son travail au quotidien. &lt;i&gt;&#171; Cela aura notamment des r&#233;percussions sur l'accompagnement au niveau sant&#233;. Aujourd'hui nous allons avec les r&#233;sidents sur les lieux de soins, demain nous devrons nous contenter de prendre les rendez-vous t&#233;l&#233;phoniques et de leur indiquer le chemin&lt;/i&gt;, regrette Ivan Coubeau. &lt;i&gt;Nous ferons sans doute aussi moins de suivi scolaire. Pour autant nous ne renoncerons pas &#224; l'Espace enfants ni au groupe de parole des parents. &#187;&lt;/i&gt; Trop pr&#233;cieux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il accueille trente-cinq adultes et autant d'enfants. Une vingtaine d'entre eux fr&#233;quente l'Espace enfants.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les enfants &#226;g&#233;s de deux &#224; quatre ans durant une heure, les cinq-huit ans durant une heure et demie et les neuf-seize ans durant deux heures&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Observation du b&#233;b&#233; selon Esther Bick - Son int&#233;r&#234;t dans la p&#233;dopsychiatrie aujourd'hui&lt;/i&gt;, sous la direction de Pierre Delion, &#233;d. &#233;r&#232;s 2006&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Enfants en Cada &#8226; Le paradoxe d'un accueil sp&#233;cifique</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Enfants-en-Cada-o-Le-paradoxe-d-un-accueil-specifique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Enfants-en-Cada-o-Le-paradoxe-d-un-accueil-specifique</guid>
		<dc:date>2016-10-13T09:45:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Droit d'asile</dc:subject>
		<dc:subject>1193</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au Centre Primo Levi, Olivier J&#233;gou co-anime, en duo avec un psychologue, des formations propos&#233;es aux intervenants sociaux qui travaillent aupr&#232;s des demandeurs d'asile, notamment en Cada. &lt;br class='autobr' /&gt;
Olivier J&#233;gou, assistant de service social au Centre Primo Levi &lt;br class='autobr' /&gt;
Quelles situations abordez-vous avec les intervenants sociaux ? En pr&#233;ambule, je leur pr&#233;cise que, comme eux, je travaille au quotidien avec des demandeurs d'asile. Je partage les m&#234;mes cons&#233;quences de la violence politique. Cependant, je fais (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Droit-d-asile" rel="tag"&gt;Droit d'asile&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1193-" rel="tag"&gt;1193&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_813 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/cada2.png' width=&#034;705&#034; height=&#034;377&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Centre Primo Levi, Olivier J&#233;gou co-anime, en duo avec un psychologue, des formations propos&#233;es aux intervenants sociaux qui travaillent aupr&#232;s des demandeurs d'asile, notamment en Cada.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Olivier J&#233;gou, assistant de service social au Centre Primo Levi&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles situations abordez-vous avec les intervenants sociaux ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En pr&#233;ambule, je leur pr&#233;cise que, comme eux, je travaille au quotidien avec des demandeurs d'asile. Je partage les m&#234;mes cons&#233;quences de la violence politique. Cependant, je fais partie d'une &#233;quipe pluridisciplinaire (psychologues cliniciens, psychanalystes, m&#233;decins) qui m'offre un &#233;clairage suppl&#233;mentaire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Travailler avec des personnes victimes de violences politiques sans &#234;tre d&#233;bord&#233; &#233;motionnellement est particuli&#232;rement difficile. Elles ont v&#233;cu des histoires extraordinaires, elles ont parfois connu l'horreur. Leur r&#233;cit peut nous sid&#233;rer, nous coller &#224; elles, &#224; ce qu'elles nous disent. Les traumatismes qu'elles ont subi peuvent provoquer des d&#233;bordements de souffrance qui nous touchent. Nous r&#233;fl&#233;chissons alors &#224; la fa&#231;on de nous d&#233;gager de tout cela pour avoir une vraie relation d'aide.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains demandeurs d'asile font preuve d'agressivit&#233;. Comment intervenir lorsque nous avons en t&#234;te leur parcours et que leur col&#232;re nous semble l&#233;gitime ? D'autres au contraire sont absents, envahis par leur v&#233;cu et par les difficult&#233;s du quotidien. Il faut alors les ramener dans le r&#233;el, dans l'ici et maintenant, rester dans le concret, leur demander par exemple si les enfants ont suffisamment mang&#233;, leur rappeler leurs droits mais aussi leurs obligations vis-&#224;-vis d'eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment faut-il travailler avec ces personnes ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour que quelque chose puisse se passer entre deux interlocuteurs, il faut du jeu, de l'espace. Penser cela, en prendre conscience, c'est d&#233;j&#224; mettre un peu de mouvement. L'espace c'est aussi le temps et l'&#233;coute que nous proposons aux demandeurs d'asile. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous devons aussi les orienter vers l'ext&#233;rieur pour un suivi, pour qu'ils se d&#233;placent, se d&#233;collent. Il est insupportable pour eux de croiser tous les jours des personnes auxquelles ils ont confi&#233; leur souffrance. Il faut qu'ils puissent la d&#233;poser ailleurs, au centre Primo Levi par exemple.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous abordons &#233;galement la notion de victime. Si notre travail consiste &#224; accueillir les demandeurs d'asile comme des personnes victimes, &#224; reconna&#238;tre leur pr&#233;judice et l'injustice v&#233;cue, nous devons aussi les aider &#224; quitter ce statut. En cas contraire, ils peuvent exiger r&#233;paration par tous les moyens, le social notamment avec des demandes incessantes, ce qui est plus facile que d'aller consulter un psychologue pour exposer ses souffrances. &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec ces pr&#233;alables, les &#233;quipes peuvent arriver &#224; accompagner ces personnes, &#224; nouer une vraie relation de confiance pour qu'il se passe r&#233;ellement quelque chose de b&#233;n&#233;fique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles difficult&#233;s &#233;voquent les professionnels des Cada ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La plus grande difficult&#233; &#233;voqu&#233;e concerne le travail paradoxal qui leur est demand&#233; : accueillir et aider &#224; sortir. L'accueil du demandeur d'asile est tr&#232;s conditionn&#233;, temporaire et contr&#244;l&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils regrettent aussi la disparition des lieux d'analyse de pratiques, faute de financements. Ils doivent malgr&#233; tout accepter de ne pas rester seuls, de faire un pas de c&#244;t&#233;, de rep&#233;rer les partenaires sur le territoire et de mettre en place un r&#233;seau. Le Cada de Brou-sur-Chantereine (Seine-et-Marne) (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Enfants-en-Cada-o-La-vie-est-un-drole-de-jeu' class='spip_in'&gt;lire reportage&lt;/a&gt;), par exemple, a sensibilis&#233; nombre d'acteurs de droit commun du territoire. Il a &#233;galement mis en place des rencontres inter-Cada pour &#233;changer sur les pratiques, ainsi qu'un lieu d'intervision anim&#233; par un psychologue et un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; de l'&#233;quipe mobile psy d&#233;pendant de l'h&#244;pital Marc Jacquet &#224; Melun. Plusieurs &#233;quipes de Cada y partagent leurs difficult&#233;s, notamment face aux familles d&#233;bout&#233;es du droit d'asile. Le centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Brian&#231;on (Hautes-Alpes) qui accueille des demandeurs d'asile de tout le territoire a su tisser, gr&#226;ce &#224; la Maison des jeunes et de la culture (MJC), un r&#233;seau associatif sur ce territoire isol&#233;, sans lieu de soins sp&#233;cifique, sans interpr&#232;te. Le lien social g&#233;n&#233;r&#233; par le travail avec la population et les associations a des effets th&#233;rapeutiques et participe au soin. La torture, l'exil et les conditions de vie pr&#233;caires, mettent &#224; mal le lien. Proposer du lien social permet de restaurer l'int&#233;grit&#233; de la personne.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un soutien aux professionnels&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; Bordeaux, l'association transculturelle Mana propose aux intervenants sociaux et aux b&#233;n&#233;voles qui travaillent avec des populations en exil des Rencontres Maternit&#233;s Familles en Exil. Auparavant destin&#233;es aux &#233;quipes de Cada et de centres de PMI, elles accueillent aujourd'hui des professionnels de l'urgence sociale, de la psychiatrie, de la sant&#233;, des structures de la Petite Enfance et des associations de solidarit&#233; car la pr&#233;carit&#233; touche de plus en plus fortement les demandeurs d'asile. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce lieu ressource, financ&#233; par l'ARS, anim&#233; par une psychiatre &#8211; anthropologue &#8211; et deux psychologues cliniciennes, permet d'&#233;changer sur la complexit&#233; des situations rencontr&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.cliniquetransculturelle-mana.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.cliniquetransculturelle-mana.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sociologie de la d&#233;linquance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sociologie-de-la-delinquance</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Sociologie-de-la-delinquance</guid>
		<dc:date>2016-10-12T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>1193</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; la fois somme et synth&#232;se, Laurent Mucchielli traite avec rigueur et &#233;rudition de la d&#233;linquance, en commen&#231;ant par son &#233;tude dans le temps : depuis la perspicacit&#233; d'un Durkheim jusqu'&#224; la cr&#233;ation dans les ann&#233;es 1990 de l'Institut des hautes &#233;tudes de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, en passant par la fertile &#233;cole de Chicago et la r&#233;flexion men&#233;e par le centre de Vaucresson. La sociologie a r&#233;ussi &#224; supplanter les conceptions cherchant des causes du c&#244;t&#233; de la biologie, de l'h&#233;r&#233;dit&#233; ou du m&#233;dical. Ce qui pr&#233;vaut (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sociologie" rel="tag"&gt;Sociologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1193-" rel="tag"&gt;1193&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton5039-71f98.jpg?1694198079' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la fois somme et synth&#232;se, Laurent Mucchielli traite avec rigueur et &#233;rudition de la d&#233;linquance, en commen&#231;ant par son &#233;tude dans le temps : depuis la perspicacit&#233; d'un Durkheim jusqu'&#224; la cr&#233;ation dans les ann&#233;es 1990 de l'Institut des hautes &#233;tudes de la s&#233;curit&#233; int&#233;rieure, en passant par la fertile &#233;cole de Chicago et la r&#233;flexion men&#233;e par le centre de Vaucresson. La sociologie a r&#233;ussi &#224; supplanter les conceptions cherchant des causes du c&#244;t&#233; de la biologie, de l'h&#233;r&#233;dit&#233; ou du m&#233;dical. Ce qui pr&#233;vaut aujourd'hui, c'est le pluralisme th&#233;orique et m&#233;thodologique, la complexit&#233; l'emportant sur les pr&#233;tentions &#224; vouloir tout expliquer. Et cela tient &#224; la plasticit&#233; des normes p&#233;nales qui ne vont pas de soi. &lt;i&gt;&#171; Nous ne r&#233;prouvons pas un acte parce qu'il est un crime, mais il est un crime parce que nous le r&#233;prouvons &#187;&lt;/i&gt;, affirmait Durkheim.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps, ce qui &#233;tait v&#233;cu comme le plus grave, ce n'&#233;tait pas tant le meurtre que le blasph&#232;me, le sacril&#232;ge ou la transgression d'un interdit rituel. Le viol fut consid&#233;r&#233; jusqu'&#224; peu comme moins grave que l'atteinte &#224; la propri&#233;t&#233;. L'&#233;limination des nouveaux n&#233;s atteints de malformation &#233;tait banalis&#233;e. C'est r&#233;cemment que l'avortement et l'homosexualit&#233; ont &#233;t&#233; d&#233;p&#233;nalis&#233;s, pendant que la notion de maltraitance intrafamiliale sortait du huis clos intrafamilial. La d&#233;linquance est donc bien une notion relative, d&#233;finie par la loi, dans une soci&#233;t&#233; donn&#233;e et &#224; un moment donn&#233;. Les &#233;volutions contemporaines en sont une autre illustration. On assiste depuis quelques d&#233;cennies &#224; une v&#233;ritable inflation judiciaire relevant d'une fr&#233;n&#233;sie s&#233;curitaire que l'auteur analyse &#224; partir de plusieurs causes. Le degr&#233; de tol&#233;rance, d'abord, qui s'est effondr&#233; : &lt;i&gt;&#171; Plus un ph&#233;nom&#232;ne d&#233;sagr&#233;able diminue, plus ce qui en reste est per&#231;u ou v&#233;cu comme insupportable &#187;&lt;/i&gt; (Chesnais).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lobbying des syndicats de policiers ensuite, particuli&#232;rement efficace tant aupr&#232;s des politiques que de l'opinion publique. Les m&#233;dias enfin, &#224; la fois recherchant et suscitant la sensation et l'indignation. Cette collusion produit une focalisation sur les actes des couches les plus d&#233;favoris&#233;es de la soci&#233;t&#233; et des plus jeunes. Quant aux fraudeurs de la haute soci&#233;t&#233;, ils b&#233;n&#233;ficient d'une quasi impunit&#233; : corruption, fraude fiscale, d&#233;linquance en col blanc, infraction &#224; l&#233;gislation du travail disparaissent de la proc&#233;dure au fur et &#224; mesure que l'on se rapproche du c&#339;ur de la machine judiciaire transform&#233;e, au nom de la tol&#233;rance z&#233;ro, en machine &#224; broyer les plus pauvres mais incit&#233;e &#224; d&#233;p&#233;naliser progressivement la d&#233;linquance des affaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Armand Colin, 2014, (222 p. &#8212; 19,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#226;ge s&#233;curitaire &#8226; Que faire des jeunes in&#233;ducables</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-age-securitaire-o-Que-faire-des-jeunes-ineducables</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/L-age-securitaire-o-Que-faire-des-jeunes-ineducables</guid>
		<dc:date>2016-10-12T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>1193</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La d&#233;rive s&#233;curitaire cible la jeunesse, comme une classe d'&#226;ge dont la dangerosit&#233; potentielle est mesur&#233;e &#224; partir de la th&#233;matique des incivilit&#233;s devenues l'arch&#233;type de la transgression entre des sociabilit&#233;s inoffensives jusque-l&#224; banales et des pratiques criminelles bien plus graves. Les rassemblements dans les espaces publics sont d&#233;nonc&#233;s comme criminog&#232;nes, la phobie sociale qui stigmatisait autrefois le vagabondage se centrant aujourd'hui sur l'immobilit&#233; de jeunes dans une soci&#233;t&#233; survalorisant (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Delinquance" rel="tag"&gt;D&#233;linquance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1193-" rel="tag"&gt;1193&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L90xH150/arton5040-afcf5.jpg?1694313643' width='90' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;rive s&#233;curitaire cible la jeunesse, comme une classe d'&#226;ge dont la dangerosit&#233; potentielle est mesur&#233;e &#224; partir de la th&#233;matique des incivilit&#233;s devenues l'arch&#233;type de la transgression entre des sociabilit&#233;s inoffensives jusque-l&#224; banales et des pratiques criminelles bien plus graves. Les rassemblements dans les espaces publics sont d&#233;nonc&#233;s comme criminog&#232;nes, la phobie sociale qui stigmatisait autrefois le vagabondage se centrant aujourd'hui sur l'immobilit&#233; de jeunes dans une soci&#233;t&#233; survalorisant le mouvement et la vitesse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette r&#233;action est directement li&#233;e &#224; une &#233;l&#233;vation des seuils de tol&#233;rance et &#224; la p&#233;nalisation des actes de moindre gravit&#233;. Si elles ont bien une existence objective, ces incivilit&#233;s ne peuvent &#234;tre isol&#233;es de leur contexte au risque de stigmatiser les quartiers d'habitat social per&#231;us &#224; partir du seul prisme de la s&#233;curit&#233;. On n'est plus dans le travail avec autrui, ni dans celui pour autrui, mais dans le travail contre autrui : contr&#244;les d'identit&#233; &#224; r&#233;p&#233;tition, refus d'acc&#232;s &#224; certains &#233;quipements, correspondants police-&#233;ducation ou &#238;lotiers scolaires, ultrasons utilis&#233;s par certains commer&#231;ants pour faire fuir les clients les plus jeunes seuls capables de les percevoir,&#8239;etc. Tout cela perdurera tant que l'administration polici&#232;re de la dangerosit&#233; juv&#233;nile sera orient&#233;e vers le calfeutrage de la vitre cass&#233;e, plus que sur le d&#233;montage du plafond de verre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2014, (150 p. &#8212; 15,50&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Comprendre les chemins de la d&#233;linquance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Comprendre-les-chemins-de-la-delinquance</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Comprendre-les-chemins-de-la-delinquance</guid>
		<dc:date>2016-10-12T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>1193</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La d&#233;linquance a toujours exist&#233;, parce que toute r&#232;gle de vie induit sa violation potentielle, pr&#233;vient d'embl&#233;e Jean-Pierre Bedou qui ne pr&#233;tend pas &#233;crire un ouvrage scientifique proposant une solution miracle contre la criminalit&#233;. Plus modestement, il propose un &#233;tat des lieux des r&#233;ponses &#233;mises par les sp&#233;cialistes. &#201;cartant les explications ancestrales renvoyant au p&#233;ch&#233;, &#224; la trahison ou &#224; la manifestation du diable, il r&#233;partit les grilles d'interpr&#233;tation &#233;labor&#233;es en deux grandes familles. Celle (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sociologie" rel="tag"&gt;Sociologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1193-" rel="tag"&gt;1193&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton5041-1fc02.jpg?1694198079' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;linquance a toujours exist&#233;, parce que toute r&#232;gle de vie induit sa violation potentielle, pr&#233;vient d'embl&#233;e Jean-Pierre Bedou qui ne pr&#233;tend pas &#233;crire un ouvrage scientifique proposant une solution miracle contre la criminalit&#233;. Plus modestement, il propose un &#233;tat des lieux des r&#233;ponses &#233;mises par les sp&#233;cialistes. &#201;cartant les explications ancestrales renvoyant au p&#233;ch&#233;, &#224; la trahison ou &#224; la manifestation du diable, il r&#233;partit les grilles d'interpr&#233;tation &#233;labor&#233;es en deux grandes familles. Celle qui se centre sur les causes endog&#232;nes et celle qui privil&#233;gie les facteurs exog&#232;nes. Parmi les premi&#232;res, on trouve les caract&#233;ristiques physiologiques du temp&#233;rament, des tares, des maladies et de l'h&#233;r&#233;dit&#233; (chromosome du crime). Il y a aussi l'influence de l'&#226;ge : plus il est jeune, plus l'individu est r&#233;actif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre caract&#233;ristique, l'alt&#233;ration de la personnalit&#233;, quand celle-ci est marqu&#233;e par la faible ma&#238;trise du contr&#244;le de soi, l'impulsivit&#233;, l'insensibilit&#233; &#224; autrui, le pr&#233;sentisme, la domination du non verbal, la recherche de sensations ou du risque&#8239;etc. Parmi les facteurs exog&#232;nes propos&#233;s, on peut citer : l'influence du climat, des saisons ou de la g&#233;ographie, les effets des in&#233;galit&#233;s et de l'origine sociale, le poids des m&#339;urs ou de la religion, la densit&#233; de la population, le d&#233;veloppement &#233;conomique (moins de criminalit&#233; dans les pays pauvres), le type urbain ou rural de l'environnement, le degr&#233; de contr&#244;le social, le r&#244;le des st&#233;r&#233;otypes (les hommes &#233;tant r&#233;put&#233;s plus violents que les femmes). L'auteur pr&#233;conise le croisement des approches combinant des explications li&#233;es &#224; l'individu et &#224; l'environnement, le multifactoriel &#233;tant bien plus fertile que l'unifactoriel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2015, (150 p. &#8212; 12,50&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sociologie des &#233;lites d&#233;linquantes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sociologie-des-elites-delinquantes</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Sociologie-des-elites-delinquantes</guid>
		<dc:date>2016-10-12T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>1193</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La criminologie s'est toujours focalis&#233;e sur les transgressions des classes les plus d&#233;favoris&#233;es, celles des &#233;lites &#233;tant l'objet de recherches infiniment plus marginales. D'abord, parce qu'elles b&#233;n&#233;ficient d'un prestige qui contribue &#224; banaliser leurs ill&#233;galismes. Ensuite, parce que leur pouvoir exerce une crainte r&#233;v&#233;rencielle. Enfin, parce que leur statut, leurs multiples ressources et leurs r&#233;seaux leur permettent de r&#233;duire consid&#233;rablement la visibilit&#233; de leurs comportements illicites. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sociologie" rel="tag"&gt;Sociologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1193-" rel="tag"&gt;1193&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton5042-3c07f.jpg?1694313643' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La criminologie s'est toujours focalis&#233;e sur les transgressions des classes les plus d&#233;favoris&#233;es, celles des &#233;lites &#233;tant l'objet de recherches infiniment plus marginales. D'abord, parce qu'elles b&#233;n&#233;ficient d'un prestige qui contribue &#224; banaliser leurs ill&#233;galismes. Ensuite, parce que leur pouvoir exerce une crainte r&#233;v&#233;rencielle. Enfin, parce que leur statut, leurs multiples ressources et leurs r&#233;seaux leur permettent de r&#233;duire consid&#233;rablement la visibilit&#233; de leurs comportements illicites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les actes ill&#233;gaux commis sont nombreux et multiples : escroqueries individuelles, faillites frauduleuses, non respect des r&#232;gles de s&#233;curit&#233;, d'hygi&#232;ne au travail ou des normes environnementales, tromperie sur la qualit&#233; des produits, fraudes fiscales, fausses d&#233;clarations en douane,&#8239;etc. L'action p&#233;nale est totalement d&#233;pendante des r&#233;gularisations administrative et civile, en mati&#232;re &#233;conomique et financi&#232;re. La d&#233;p&#233;nalisation en cours de la vie des affaires renforce le sentiment des classes dirigeantes d'&#234;tre au-dessus de la loi commune, de la probit&#233; publique et de l'honn&#234;tet&#233; pla&#231;ant pourtant tous les citoyens &#224; &#233;galit&#233;. La justice est frapp&#233;e au coin de la plus grande des timidit&#233;s quand il s'agit de s'attaquer &#224; la corruption et &#224; la criminalit&#233; financi&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la d&#233;linquance astucieuse repr&#233;sente-t-elle 10% des condamnations p&#233;nales, quand la d&#233;linquance &#233;conomique ne d&#233;passe pas 4%. Longue est la liste des scandales ayant fait l'objet d'enqu&#234;tes n'aboutissant &#224; aucune condamnation ou &#224; une peine symbolique. La criminalit&#233; en col blanc trouve sa source dans le fa&#231;onnage &#233;thique des individus fond&#233; sur les seules valeurs de comp&#233;tition et de recherche effr&#233;n&#233;e du profit maximum.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Armand Colin, 2014, (303 p. &#8212; 12,50&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Enfants en Cada &#8226; Un accueil &#224; soigner</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Enfants-en-Cada-o-Un-accueil-soigne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Enfants-en-Cada-o-Un-accueil-soigne</guid>
		<dc:date>2016-10-12T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Droit d'asile</dc:subject>
		<dc:subject>1193</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Victimes de la violence et de la guerre, les enfants qui vivent en centre d'accueil de demandeurs d'asile (Cada) ont besoin d'&#233;coute et de soutien. Les &#233;quipes en ont-elles les moyens ? Social actu D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet ASE : Kafka en Haute-Vienne L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin &#201;thique versus loyaut&#233; Sur le vif d'Etienne Liebig L'&#233;cole ! T'en prends pour 15 ans La plume de C&#233;lia Carpaye Un caf&#233; au soleil Le zoom Bidonvilles &#8226; Toulouse ouvre la voie Tribune des r&#233;sistances Mobilisation syndicale &#8226; CC66 (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Droit-d-asile" rel="tag"&gt;Droit d'asile&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1193-" rel="tag"&gt;1193&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton5043-29e9e.jpg?1694313643' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Victimes de la violence et de la guerre, les enfants qui vivent en centre d'accueil de demandeurs d'asile (Cada) ont besoin d'&#233;coute et de soutien. Les &#233;quipes en ont-elles les moyens ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actu&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;ASE : Kafka en Haute-Vienne&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&#201;thique versus loyaut&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'&#233;cole ! T'en prends pour 15 ans&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Un caf&#233; au soleil&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le zoom&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Bidonvilles &#8226; Toulouse ouvre la voie&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Mobilisation syndicale &#8226; &lt;strong&gt;CC66 : toujours en chantier&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Belgique &#8226; &lt;strong&gt; Anvers, laboratoire d'un social lib&#233;ral &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Accessibilit&#233; &#8226; &lt;strong&gt; Encore du chemin &#224; parcourir &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Transmission&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;P&#233;do-psychiatrie &#8226; &lt;strong&gt; Michel Lemay, un psychoth&#233;rapeute engag&#233; et ludique &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La fabrique du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;D&#233;tention &#8226; &lt;strong&gt; Une imprimerie derri&#232;re les barreaux &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Enfants en Cada &#8226; &lt;strong&gt;Un accueil soign&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Reportage &#8226; La vie, un dr&#244;le de jeu&lt;/li&gt;&lt;li&gt;entretien avec Olivier J&#233;gou, AS&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le paradoxe d'un accueil sp&#233;cifique&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La m&#232;re et l'enfant&lt;/li&gt;&lt;li&gt;S'adapter&#8230; Pas toujours facile !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Expo&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Regarde-moi !&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Album jeunesse&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Cit&#233; Babel&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Film d'animation&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Ma vie de Courgette&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/1193.pdf" length="8304730" type="application/pdf" />
		

	</item>



</channel>

</rss>
