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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Soins psychiatriques &#8226; La prison, tendance asilaire</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>1192</dc:subject>

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&lt;p&gt;La prison est-elle un lieu de soins ? Le d&#233;veloppement d'une offre de soins psychiatriques en prison marque une ambivalence : mieux soigner encourage la d&#233;tention des personnes souffrant de troubles psychiatriques. Or, leur place est-elle derri&#232;re les barreaux ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le mur d'enceinte, coiff&#233; de barbel&#233;s, mesure six m&#232;tres de haut. Le 12 juillet dernier, la huiti&#232;me unit&#233; hospitali&#232;re sp&#233;cialement am&#233;nag&#233;e (UHSA) a &#233;t&#233; inaugur&#233;e &#224; Cadillac, dans la r&#233;gion de Bordeaux. Ses quarante lits sont destin&#233;s &#224; recevoir (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La prison est-elle un lieu de soins ? Le d&#233;veloppement d'une offre de soins psychiatriques en prison marque une ambivalence : mieux soigner encourage la d&#233;tention des personnes souffrant de troubles psychiatriques. Or, leur place est-elle derri&#232;re les barreaux ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le mur d'enceinte, coiff&#233; de barbel&#233;s, mesure six m&#232;tres de haut. Le 12 juillet dernier, la huiti&#232;me unit&#233; hospitali&#232;re sp&#233;cialement am&#233;nag&#233;e (UHSA) a &#233;t&#233; inaugur&#233;e &#224; Cadillac, dans la r&#233;gion de Bordeaux. Ses quarante lits sont destin&#233;s &#224; recevoir les d&#233;tenus souffrant de troubles psychiatriques aig&#252;s, venus de tous les lieux de d&#233;tention que compte la r&#233;gion bordelaise. Ce nouvel h&#244;pital prison renforce un dispositif particulier, lanc&#233; par la loi Perben en 2002. Le premier UHSA a ouvert &#224; Lyon en 2010 ; &#224; terme 17 unit&#233;s devraient &#234;tre cr&#233;&#233;es pour 705 places. &lt;i&gt;&#171; Il s'agit d'un d&#233;veloppement complet d'une fili&#232;re de soins psychiatriques en prison &#187;&lt;/i&gt;, s'inqui&#232;te Michel David, pr&#233;sident de l'association des secteurs de psychiatrie en milieu p&#233;nitentiaire. Une fa&#231;on de valider que les personnes souffrant de troubles psychiatriques ont bien leur place en prison. &lt;i&gt;&#171; Du coup, on n'h&#233;site pas &#224; y mettre des personnes tr&#232;s perturb&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;sinstitutionalisation sans moyens suffisants allou&#233;s au d&#233;veloppement du milieu ouvert, et la fermeture de nombreux lits en psychiatrie expliquent, en partie, que de nombreuses personnes, laiss&#233;es en errance, se retrouvent derri&#232;re les barreaux. L'imaginaire collectif envisage les personnes psychotiques en prison comme des grands criminels. La r&#233;alit&#233; montre &lt;i&gt;&#171; qu'il s'agit pour l'essentiel de petite d&#233;linquance, avec des comparutions imm&#233;diates et pas de d&#233;tection des troubles psychiatriques &#187;&lt;/i&gt;, explique Virginie Gautron, ma&#238;tre de conf&#233;rence en droit p&#233;nal et sciences criminelles. &lt;i&gt;&#171; La prise en charge en milieu ouvert suppose des moyens et pas uniquement m&#233;dicaux mais aussi d'accompagnement social &#187;&lt;/i&gt;, souligne-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;tention se retrouvent alors des profils de personnes en tr&#232;s grande d&#233;saffiliation, &#224; la rue, en rupture de soins&#8230; Pour Cyrille Canotti, psychiatre en prison pendant 18 ans, il ne fait pas de doute que l'emprisonnement de ces personnes &lt;i&gt;&#171; r&#233;pond &#224; une commande sociale : mettre &#224; l'&#233;cart les malades mentaux consid&#233;r&#233;s d&#233;sormais davantage comme des causes de nuisance que comme des personnes qui souffrent &#187;&lt;/i&gt;, soulignait-il lors des journ&#233;es nationales Prison, organis&#233;es par la Farapej en novembre 2013. La d&#233;tection de pathologies psychiatriques peut m&#234;me constituer une circonstance aggravante. &lt;i&gt;&#171; L'objectif de protection de la soci&#233;t&#233; se traduirait par le prononc&#233; de peine de prison permettant de neutraliser, pour quelque temps, une personne dont on redoute la violence ou dont on craint qu'il ne trouve pas, en milieu libre, des prises en charge psy suffisamment contenantes &#187;&lt;/i&gt;, confirme Camille Lancelev&#233;e, sociologue &#224; l'IRIS&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Lors d'une journ&#233;e intitul&#233;e Malades mentaux : comment &#233;viter la prison en (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Un constat que rel&#232;ve &#233;galement Human Right Watchs (HRW) dans son rapport Double peine d'avril 2016 sur les conditions de d&#233;tention en France des personnes pr&#233;sentant des troubles psychiatriques. &lt;i&gt;&#171; Dans la pratique, les juges et les jurys ont eu tendance &#224; consid&#233;rer les pr&#233;venus pr&#233;sentant des troubles psychiques comme des personnes plus dangereuses que les autres et, par cons&#233;quent, les peines rendues &#233;taient plus s&#233;v&#232;res. &#187;&lt;/i&gt; Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; Ceci constitue une discrimination fond&#233;e sur le handicap, qui est proscrite par le droit international. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une peine plus lourde&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Vingt ans. C'est la peine prononc&#233;e en juin dernier dans l'affaire Kabou, cette m&#232;re qui avait laiss&#233; son enfant se noyer sur la plage de Berck. Les juges ont retenu &#171; l'alt&#233;ration du discernement &#187; une circonstance en principe att&#233;nuante mais qui, dans la plupart des cas, s'av&#232;re aggravante. &lt;i&gt;&#171; Comme si le constat de cette folie faisait tellement peur qu'il fallait la garder enferm&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, analyse une journaliste sur France Inter &#224; l'heure du proc&#232;s. &lt;i&gt;&#171; Les juges ne sont pas diff&#233;rents du reste de la soci&#233;t&#233;, quand ce sont des publics qui font peur, p&#232;se sur eux une triple pr&#233;somption de dangerosit&#233;, psychiatrique, sociale et criminologique &#187;&lt;/i&gt;, estime Virginie Gautron. Quant &#224; l'abolition du discernement, elle semble de moins en moins prononc&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Des &#233;l&#233;ments laissent penser que les experts psychiatres retiennent plus souvent l'alt&#233;ration du discernement que l'abolition qui en principe aboutit &#224; un non-lieu. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;tention, ces personnes alternent des suivis au Service m&#233;dico-psychologique r&#233;gional (SMPR) rattach&#233; &#224; leur prison ou, quand il n'existe pas, &#224; la consultation psychiatrique de l'Unit&#233; de consultation et de soins ambulatoires (UCSA), avec parfois des s&#233;jours en h&#244;pital psychiatrique ou en UHSA. &lt;i&gt;&#171; Souvent les magistrats disent : &#171; Il sera mieux soign&#233; en prison qu'&#224; l'ext&#233;rieur. &#187; C'est extr&#234;mement dangereux. On ne met pas des gens en prison pour &#234;tre soign&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, avance Adeline Hazan, contr&#244;leure g&#233;n&#233;rale des lieux de privation de libert&#233;, dans son entretien avec HRW.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prison serait-elle per&#231;ue par certains magistrats comme un lieu de soin ? &lt;i&gt;&#171; D'une certaine mani&#232;re, oui&lt;/i&gt;, pense Michel David. &lt;i&gt;Certains magistrats pr&#233;cisent parfois au moment de l'incarc&#233;ration que le d&#233;tenu doit &#234;tre vu par le psychiatre plut&#244;t que de s'interroger, au pr&#233;alable, pour savoir si son &#233;tat est compatible avec la d&#233;tention. &#187;&lt;/i&gt; Il existe vingt-six services m&#233;dico-psychologiques r&#233;gionaux. En cas de crise aig&#252;e, les personnes sont hospitalis&#233;es en psychiatrie ou d&#233;sormais dans les UHSA. Les besoins paraissent immenses. La derni&#232;re &#233;tude &#233;pid&#233;miologique remonte &#224; 2004 et montre une pr&#233;valence importante des troubles psychiatriques en prison : 23,9 % des hommes d&#233;tenus et 26 % des femmes pr&#233;sentaient des troubles psychotiques, 8 % des hommes &#233;taient schizophr&#232;nes et 15 % des femmes, 39 % des hommes et des femmes souffraient d'un syndrome d&#233;pressif&#8230;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 20 juillet dernier, un rapport de l'IGAS sur les soins en prison rappelle en se basant sur cette m&#234;me &#233;tude de 2004 qu'un entrant sur dix, apr&#232;s l'examen clinique d'admission en prison, &#233;tait orient&#233; vers une consultation de psychiatrie et qu'un entrant sur six a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; hospitalis&#233; en psychiatrie. La prison, ses conditions d'incarc&#233;ration, sa surpopulation, sa promiscuit&#233;, est-elle responsable du d&#233;clenchement de ces pathologies ou bien les personnes entrent-elles d&#233;j&#224; malades en prison ? Pour Cyrille Canetti, cela ne fait aucun doute : &lt;i&gt;&#171; De nombreuses personnes sont d&#233;j&#224; malades lors de leur arriv&#233;e en prison. &#187;&lt;/i&gt; Et il interroge cette ambivalence de taille : &lt;i&gt;&#171; Ces &#233;quipes psychiatriques qui se sont battues pour pouvoir soigner dignement en prison n'ont-elles pas fait le jeu de la soci&#233;t&#233; et ne participent-elles pas &#224; l'application d'une double peine en permettant de punir les malades mentaux ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;15,5 % des postes de psychiatres pr&#233;vus en prison ne sont pas pourvus.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Source : rapport Igas du 20 juillet 2016&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La d&#233;tention pathog&#232;ne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La prison dispose de soins mais est-elle un lieu de soins ? Non, r&#233;pondent la plupart des professionnels sollicit&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Dans le parcours des personnes qui ont des troubles psychiatriques s&#233;v&#232;res, le passage en prison les aggrave &#187;&lt;/i&gt;, estime Thomas Bosetti, longtemps psychiatre au SMPR des Baumettes. La logique s&#233;curitaire de la d&#233;tention l'emporte sur la logique des soins. &lt;i&gt;&#171; La prison est un lieu o&#249; on trouve une offre de soins et parfois c'est l'endroit o&#249; certaines personnes se posent et entament des d&#233;marches de soins, mais impossible de soigner quelqu'un dans ces lieux pathog&#232;nes &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Morgan Labey, syndiqu&#233; CGT, conseiller p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation (CPIP) au centre p&#233;nitentiaire de Rennes-V&#233;zin. Il a vu beaucoup de d&#233;tenus entrer &#171; clean &#187; en prison et en ressortir d&#233;pendants.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; En d&#233;tention, obtenir une formation, une unit&#233; de vie familiale, un travail, une activit&#233;, peut mettre beaucoup de temps, par contre, tr&#232;s rapidement, on peut avoir tous les cachetons qu'on veut &#187;&lt;/i&gt;, assure-t-il. &lt;i&gt;&#171; Une &#233;chappatoire &#187;&lt;/i&gt; pour passer la peine, selon Pierre-Yves Lapresle, syndiqu&#233; CGT, CPIP &#224; la maison d'arr&#234;t d'Aix-en-Provence. &lt;i&gt;&#171; Un autre effet de la pression s&#233;curitaire &#187;&lt;/i&gt;, pense Michel David, qui tente de r&#233;duire sa propre prescription de m&#233;dicaments mais qui juge tr&#232;s difficile de les refuser aux d&#233;tenus en demande de psychotropes, alors que la prison aggrave leur situation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Transparence carc&#233;rale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la d&#233;tention, les cod&#233;tenus, les surveillants ou parfois les conseillers p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation peuvent &#234;tre les seuls &#224; alerter face &#224; cette d&#233;gradation. &lt;i&gt;&#171; J'avais remarqu&#233; qu'il ne sortait plus du tout de sa cellule. Lors de nos entretiens, je voyais dans son physique et ses propos qu'il n'allait pas bien. J'ai fait un signalement au SMPR &#187;&lt;/i&gt;, raconte Pierre-Yves Lapresle. Il s'interroge sur &lt;i&gt;&#171; cette vuln&#233;rabilit&#233; particuli&#232;rement expos&#233;e en d&#233;tention &#187;&lt;/i&gt;. Il regrette que, par manque de moyens et pris par l'urgence, il n'y ait que tr&#232;s rarement d'&#233;changes entre son service et les psychiatres ou psychologues. Mais il comprend la d&#233;fiance qui existe entre les professionnels de sant&#233; et l'Administration p&#233;nitentiaire (AP), CPIP inclus.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Les services de soins sont r&#233;guli&#232;rement sollicit&#233;s voire instrumentalis&#233;s par l'AP pour des questions de gestion de la d&#233;tention &#187;&lt;/i&gt;, estime Morgan Labey. Par exemple, on leur demande si l'&#233;tat de sant&#233; de tel d&#233;tenu est compatible avec le quartier disciplinaire ou encore si tel autre d&#233;tenu n'a pas un risque suicidaire&#8230; &lt;i&gt;&#171; Ils ne veulent absolument pas entrer dans ce syst&#232;me et c'est compr&#233;hensible &#187;&lt;/i&gt;, ajoute-t-il, mais, quand aucune communication n'est possible entre les services, cela peut singuli&#232;rement compliquer une pr&#233;paration &#224; la sortie. &lt;i&gt;&#171; Si le d&#233;tenu ne nous dit rien, nous pouvons tr&#232;s bien ne pas savoir qu'il a des probl&#232;mes psychiatriques. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La question du secret m&#233;dical est sensible et r&#233;guli&#232;rement bouscul&#233;e par une volont&#233; de transparence forte de l'AP. Michel David se souvient que dans une grande prison o&#249; il exer&#231;ait comme psychiatre, les CPIP le sollicitaient r&#233;guli&#232;rement avec une question r&#233;currente : est-ce que cette personne est encore dangereuse ? &lt;i&gt;&#171; Cette question va au-del&#224; m&#234;me de la probl&#233;matique du secret professionnel, personne n'en sait rien. Toutefois, si l'&#233;quipe m&#233;dicale construit un projet de sortie c'est que nous estimons que c'est possible. &#187;&lt;/i&gt; Il s'inqui&#232;te de cette pression sur les CPIP, cette tendance &#224; en faire des criminologues charg&#233;s de pr&#233;venir tout risque de r&#233;cidive. &lt;i&gt;&#171; Par cons&#233;quent, on leur demande de faire de moins en moins d'accompagnement social. &#187;&lt;/i&gt; Or, sans ce filet social, la r&#233;p&#233;tition des incarc&#233;rations est souvent in&#233;luctable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un arr&#234;t du 23 f&#233;vrier 2012, la Cour europ&#233;enne des droits de l'homme a condamn&#233; la France pour le maintien en d&#233;tention d'une personne schizophr&#232;ne. Pendant quatre ans, avant d'&#234;tre d&#233;clar&#233; p&#233;nalement irresponsable, cet homme a altern&#233; sept courtes hospitalisations d'office et douze s&#233;jours en SMPR. La Cour a jug&#233; que &lt;i&gt;&#171; les premiers &#233;tant trop brefs et al&#233;atoires, les seconds incompr&#233;hensibles et angoissants pour le requ&#233;rant &#187;&lt;/i&gt;, ils ont aggrav&#233; sa situation. La Cour a rappel&#233; que le placement &lt;i&gt;&#171; dans un &#233;tablissement inapte &#224; l'incarc&#233;ration des malades mentaux &#187;&lt;/i&gt; pose de &lt;i&gt;&#171; graves probl&#232;mes au regard de la Convention europ&#233;enne des droits de l'homme &#187;&lt;/i&gt;. Une fa&#231;on, souligne l'Observatoire international des prisons, de condamner de fait la p&#233;nalisation croissante des personnes atteintes de troubles psychiatriques en France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lors d'une journ&#233;e intitul&#233;e &lt;i&gt;Malades mentaux : comment &#233;viter la prison&lt;/i&gt; en f&#233;vrier 2016 &#224; l'&#201;cole des Hautes &#201;tudes en Sciences Sociales.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Soins psychiatriques &#8226; Sauter la case prison</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>1192</dc:subject>

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&lt;p&gt;Un projet d&#233;velopp&#233; par M&#233;decins du Monde veut &#233;viter l'incarc&#233;ration des personnes souffrant de troubles psychiatriques en grande pr&#233;carit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;viter l'incarc&#233;ration de personnes psychoti&#173;ques. L'initiative port&#233;e par Thomas Bosetti, psychiatre au Service m&#233;dico-psychiatrique r&#233;gional des Baumettes &#224; Marseille, responsable de mission pour M&#233;decins du Monde sur ce projet, prend ses racines dans l'exp&#233;rimentation Un chez soi d'abord, men&#233;e dans plusieurs grandes villes de France (dont Lille, Toulouse, Paris et (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un projet d&#233;velopp&#233; par M&#233;decins du Monde veut &#233;viter l'incarc&#233;ration des personnes souffrant de troubles psychiatriques en grande pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#201;viter l'incarc&#233;ration de personnes psychoti&#173;ques. L'initiative port&#233;e par Thomas Bosetti, psychiatre au Service m&#233;dico-psychiatrique r&#233;gional des Baumettes &#224; Marseille, responsable de mission pour M&#233;decins du Monde sur ce projet, prend ses racines dans l'exp&#233;rimentation &lt;i&gt;Un chez soi d'abord&lt;/i&gt;, men&#233;e dans plusieurs grandes villes de France (dont Lille, Toulouse, Paris et Marseille). L'id&#233;e casse le parcours classique. &lt;i&gt;&#171; Vous &#234;tes rep&#233;r&#233; comme malade, vous vous soignez, vous allez dans des centres de post-cure, vous rencontrez des travailleurs sociaux, vous passez par de l'h&#233;bergement collectif puis si tout va bien vous pourrez peut-&#234;tre acc&#233;der un jour &#224; un h&#233;bergement autonome &#187;&lt;/i&gt;, liste Thomas Bosetti. Un chez soi d'abord renverse cette &#233;volution id&#233;alis&#233;e qui, en r&#233;alit&#233;, se heurte souvent &#224; des allers-retours r&#233;p&#233;t&#233;s avec la rue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rimentation commence par le logement autonome, ce qui implique un renversement des pratiques pour les travailleurs sociaux : &lt;i&gt;&#171; Renoncer &#224; toutes nos capacit&#233;s d'expertise, par exemple. Nous nous imaginons &#234;tre des bons professionnels lorsque nous arrivons &#224; pr&#233;dire les &#233;volutions : avec cette personne cela va &#234;tre possible, pas avec celle-l&#224;. Or, dans Un chez soi d'abord, nous n'avions pas le choix des personnes accueillies dans les appartements et tous nos pronostics faits entre nous se sont r&#233;v&#233;l&#233;s faux &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Thomas Bosetti. Lors de cette exp&#233;rimentation, l'&#233;quipe observe que pr&#232;s de la moiti&#233; de ces personnes sont pass&#233;es par la prison au cours des cinq ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes. L'id&#233;e germe alors d'une exp&#233;rience qui leur &#233;viterait l'incarc&#233;ration, facteur d'aggravation des troubles. &lt;i&gt;&#171; En prison, ces personnes sont stigmatis&#233;es et optent pour des strat&#233;gies d&#233;l&#233;t&#232;res afin de passer la d&#233;tention : une surconsommation de produits, le fait de rendre leur cellule inhabitable pour &#233;viter un co-d&#233;tenu ou encore ne faire aucune vague pour passer au travers des mailles du soin. &#187;&lt;/i&gt; Avec toute la probl&#233;matique d'une sortie &#171; s&#232;che &#187;, c'est-&#224;-dire un retour &#224; la rue, sans traitement...&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Notion de r&#233;tablissement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le projet de M&#233;decins du Monde est donc d'essayer d'intervenir en amont de la comparution imm&#233;diate, peut-&#234;tre au moment de la garde &#224; vue ou lors des enqu&#234;tes sociales avant la comparution, afin de rep&#233;rer des personnes en souffrance psychiatrique et proposer une alternative. &lt;i&gt;&#171; L'id&#233;e est de permettre, avec l'accord de la personne et du procureur, un accompagnement et un logement d&#232;s la sortie d'audience, voire une hospitalisation si n&#233;cessaire &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;taille Thomas Bosetti. Un pari qui s'appuie sur la notion de r&#233;tablissement : &lt;i&gt;&#171; Consid&#233;rer la personne comme sp&#233;cialiste de sa situation, &#233;tayer ses forces, contourner ses barrages, se centrer sur les besoins fondamentaux des personnes, s'appuyer sur des travailleurs pairs. &#187;&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le choix d'intervenir dans ce cadre questionne : pourquoi ne pas s'appuyer sur les &#233;quipes de rue pour rep&#233;rer ces personnes avant une possible infraction ? &lt;i&gt;&#171; En intervenant trop en amont, nous pourrions remplir notre dispositif de personnes qui n'auraient peut-&#234;tre jamais mis les pieds en prison et rater notre objectif &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;pond Thomas Bosetti. Et comment travailler cette notion de choix contraint : la personne, en attente de comparution, pourrait-elle refuser une telle proposition, un logement et des soins ? Quelles cons&#233;quences ensuite dans la prise en charge ? Le projet pr&#233;voit l'installation d'un comit&#233; d'&#233;thique, compos&#233; d'usagers et de travailleurs sociaux, pour r&#233;fl&#233;chir &#224; ces questions. Il envisage aussi d'entrer dans un protocole de recherche pour valider sa d&#233;marche. Mais Thomas Bosetti reste persuad&#233; que &lt;i&gt;&#171; les passages en prison pour ces personnes sont contre-productifs, co&#251;tent cher &#224; la soci&#233;t&#233; et sapent les possibilit&#233;s de r&#233;tablissement &#187;&lt;/i&gt;. L'alternative est donc cruciale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Soins psychiatriques &#8226; Une consultation passerelle</title>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
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&lt;p&gt;La sortie de prison, parfois sans pr&#233;paration, provoque souvent une rupture dans la continuit&#233; des soins. La consultation extra-carc&#233;rale du centre hospitalier Sainte-Anne tente d'&#233;viter cet &#233;cueil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans l'enceinte de l'h&#244;pital psychiatrique parisien Sainte-Anne, tout pr&#232;s de l'ancienne prison de la Sant&#233;, la consultation extra-carc&#233;rale a ouvert ses portes au moment o&#249; l'&#233;tablissement p&#233;nitentiaire fermait les siennes pour travaux. L'&#233;quipe du service m&#233;dico-psychologique r&#233;gional (SMPR) &#8211; qui auparavant (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La sortie de prison, parfois sans pr&#233;paration, provoque souvent une rupture dans la continuit&#233; des soins. La consultation extra-carc&#233;rale du centre hospitalier Sainte-Anne tente d'&#233;viter cet &#233;cueil.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans l'enceinte de l'h&#244;pital psychiatrique parisien Sainte-Anne, tout pr&#232;s de l'ancienne prison de la Sant&#233;, la consultation extra-carc&#233;rale a ouvert ses portes au moment o&#249; l'&#233;tablissement p&#233;nitentiaire fermait les siennes pour travaux. L'&#233;quipe du service m&#233;dico-psychologique r&#233;gional (SMPR) &#8211; qui auparavant recevait d&#233;j&#224; ses patients r&#233;cemment lib&#233;r&#233;s &#224; Sainte-Anne &#8211; propose d&#233;sormais une consultation &#224; l'ext&#233;rieur de la prison, pour tous les Parisiens sortis de d&#233;tention. &lt;i&gt;&#171; En principe, les SMPR doivent garantir la continuit&#233; des soins apr&#232;s la prison &#187;&lt;/i&gt;, rappelle Cyrille Canetti, psychiatre et co-fondateur de la consultation extra-carc&#233;rale du centre hospitalier Sainte-Anne. En r&#233;alit&#233;, si certains SMPR organisent des consultations ext&#233;rieures, elles sont en g&#233;n&#233;ral r&#233;serv&#233;es &#224; leurs patients et non ouvertes &#224; toute personne sortant de prison ou bien elles se limitent aux soins p&#233;nalement ordonn&#233;s, tr&#232;s loin de l'id&#233;e qu'a Cyrille Canetti de la consultation de Sainte-Anne. &lt;i&gt;&#171; Nous ne sommes pas des auxiliaires de justice, notre travail n'est pas la pr&#233;vention de la r&#233;cidive m&#234;me si l'accompagnement propos&#233; a un effet probable sur la r&#233;cidive. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La consultation extra-carc&#233;rale affiche la volont&#233; de r&#233;agir rapidement aux appels de toutes les personnes sortant de prison, en souffrance psychique et sociale, notamment celles relevant de &#171; sorties s&#232;ches &#187;, sans aucune pr&#233;paration par les conseillers p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation. &lt;i&gt;&#171; Une grande majorit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, souligne Cyrille Canetti. &lt;i&gt;&#171; Nous essayons de les recevoir dans les 24 ou 48 heures apr&#232;s leur appel, en tous les cas dans la semaine. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif de cette consultation : un accompagnement de la sortie par une &#233;quipe qui conna&#238;t la d&#233;tention, son langage, sans appr&#233;hension par rapport aux infractions commises. &lt;i&gt;&#171; La sortie est souvent fantasm&#233;e, mais les personnes d&#233;tenues se rendent vite compte qu'elles n'ont plus de travail, pas forc&#233;ment de logement, que leur famille s'est &#233;loign&#233;e, et qu'elles ont une montagne de d&#233;marches devant elles, notamment sur le plan social &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Cyrille Canetti. Myriam Zaks, psychiatre de la consultation, expliquait, lors d'un colloque, en mars 2015, qu'&#224; la sortie &lt;i&gt;&#171; il y a un trop plein de r&#233;alit&#233;s qui &#233;crase l'espace psychique &#187;&lt;/i&gt;. Ces structures &#171; passerelles &#187;, comme celle de Sainte-Anne, aident &#224; passer ce cap.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Droit commun ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La consultation se d&#233;fend de participer d'une fili&#232;re s&#233;gr&#233;gative alors que le droit commun devrait, en principe, r&#233;pondre &#224; ces probl&#233;matiques. Les personnes qui souffrent de troubles psychiatriques graves sont rapidement orient&#233;es vers les centres m&#233;dico-psychologiques (CMP). &lt;i&gt;&#171; Nous tentons alors d'accompagner la personne, de rassurer l'&#233;quipe du centre en lui expliquant qu'en prison se trouvent plus de voleurs de portable que d'ennemis publics n&#176;1, en g&#233;n&#233;ral cela apaise les craintes et nos orientations fonctionnent. &#187;&lt;/i&gt; Les r&#233;ticences des CMP restent nombreuses : certains renvoient les patients expliquant qu'ils ne sont pas habilit&#233;s &#224; recevoir des sortants de prison, d'autres demandent des protections particuli&#232;res, tous proposent des rendez-vous tr&#232;s &#233;loign&#233;s &#8230; &lt;i&gt;&#171; Si les CMP n'&#233;taient pas aussi surcharg&#233;s, si la prison n'&#233;tait pas un endroit craint et qui n'int&#233;resse personne, peut-&#234;tre qu'il n'y aurait pas besoin de cette consultation &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Cyrille Canetti. En attendant, leur service compte une infirmi&#232;re, une assistante sociale, une ergoth&#233;rapeute, un psychologue et trois psychiatres repr&#233;sentant 1,6 &#233;quivalent temps plein, suit ces patients pendant deux &#224; trois mois, le temps du relais vers le CMP ou au-del&#224;, le temps &#171; d'&#233;teindre la d&#233;tention &#187;, comme dit Cyrille Canetti, s'extraire du monde carc&#233;ral, durant six mois &#224; un an.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Soins contraints&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est bien plus compliqu&#233; pour les personnes qui ont une obligation de soins, qui constituent une partie de nos patients, puisqu'il y a un temps de suivi prescrit &#187;&lt;/i&gt;, souligne Cyrille Canetti. Ils arrivent en consultation sans avoir forc&#233;ment besoin de soins. &lt;i&gt;&#171; Parfois, nous r&#233;ussissons &#224; accrocher quelque chose et la demande vient ensuite, plus authentique &#187;&lt;/i&gt;, explique le psychiatre. Il n'emp&#234;che, ce public n'est pas celui que la consultation vise prioritairement : les personnes en plus grande pr&#233;carit&#233;, sans aucun accompagnement m&#233;dical ni social. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bereng&#232;re Frapsauce, l'assistante sociale, re&#231;oit les personnes qui le demandent ou qui sont orient&#233;es par l'infirmi&#232;re, qui rencontre tout le monde pour un premier entretien. &lt;i&gt;&#171; Le bilan social est important, notamment pour tout ce qui concerne l'acc&#232;s aux soins. &#187;&lt;/i&gt; Les difficult&#233;s sociales rencontr&#233;es sont multiples : acc&#232;s &#224; la couverture maladie, domiciliation, h&#233;bergement, droit au s&#233;jour&#8230; L'assistante sociale se concentre d'abord sur tous les obstacles &#224; la continuit&#233; des soins et peut, par exemple, passer du temps dans les labyrinthes de la s&#233;curit&#233; sociale. &lt;i&gt;&#171; La personne en d&#233;tention d&#233;pend de la CPAM du lieu de d&#233;tention qui n'est pas forc&#233;ment son lieu d'habitation. &#187;&lt;/i&gt; Il faut parfois plusieurs semaines avant de renouer le fil, retrouver le dossier, affilier la personne. Ce type d'obstacles pars&#232;me la sortie de d&#233;tention. Une fois ces barri&#232;res franchies, &lt;i&gt;&#171; mon r&#244;le est de coordonner, avec tous les partenaires, le parcours de la personne le temps qu'elle acc&#232;de &#224; une domiciliation, &#224; un h&#233;bergement, qu'elle fasse ses d&#233;marches de r&#233;gularisation&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Une fa&#231;on aussi de lutter contre la r&#233;cidive, &lt;i&gt;&#171; parce que c'est la pr&#233;carit&#233; qui souvent les am&#232;ne &#224; passer &#224; l'acte &#187;&lt;/i&gt;, observe Cyrille Canetti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La consultation a vocation &#224; accompagner les personnes vers le droit commun. &#201;viter qu'elles s'enlisent dans une anomie sociale et les accompagner dans cette p&#233;riode d'adaptation au dehors. La consultation a cinq ans pour faire ses preuves, le temps des travaux &#224; la prison de la Sant&#233;. Les tutelles pourront alors d&#233;cider soit de r&#233;int&#233;grer l'&#233;quipe au SMPR, soit de consolider cette structure.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;L'analyse de Virginie Gautron, maitre de conf&#233;rence en droit p&#233;nal et sciences criminelles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Obligation de soins : la double peine&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Pour certaines personnes, et notamment celles rep&#233;r&#233;es avec des troubles psychiques, la sortie de prison peut &#234;tre conditionn&#233;e par une injonction de soins, qui concernait au d&#233;part les d&#233;linquants sexuels avant de s'&#233;tendre aux personnes incarc&#233;r&#233;es pour des violences conjugales, ou une obligation de soins, dans le cadre d'un sursis avec mise &#224; l'&#233;preuve ou d'un am&#233;nagement de peine.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'application de ces mesures en milieu ouvert est une vraie catastrophe. Les d&#233;lais de prise en charge par les centres m&#233;dico-psychologiques (CMP) s'allongent consid&#233;rablement. M&#234;me les mineurs, pour lesquels existait jusqu'alors une attention particuli&#232;re, doivent parfois attendre six mois avant d'&#234;tre re&#231;us. Il faut dire que les juridictions, et notamment le tribunal correctionnel, prononcent de plus en plus d'obligation de soins. Certains CMP n'ont d&#233;j&#224; pas les moyens de prendre en charge les personnes qui arrivent volontairement pour se soigner et ils voient arriver une masse de personnes avec des obligations de soins. Or, certains n'ont pas envie de venir, ratent des rendez-vous, c'est tr&#232;s mal v&#233;cu par les CMP. Ils veulent s'occuper des personnes en demande. D'autant plus que beaucoup d&#233;fendent une r&#233;f&#233;rence professionnelle : les soins contraints ne marchent pas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par cons&#233;quent, certains sites refusent les obligations de soins, d'autres demandent des lettres de motivation&#8230; Un scandale parce que c'est une fa&#231;on d'&#233;liminer d'office tous ceux qui ne savent pas &#233;crire. Et puis c'est un public qui n'est pas forc&#233;ment agr&#233;able, difficile &#224; prendre en charge. Les soignants font ce qu'ils peuvent mais c'est tr&#232;s compliqu&#233;. Or, on sait bien qu'au point de vue de la r&#233;cidive, ces moments-l&#224; sont tr&#232;s importants. Un malade qui sort de d&#233;tention, sans prise en charge suffisante, psychiatrique mais aussi sociale - acc&#232;s au logement, ouverture des droits&#8230; - retourne souvent en prison. En principe, les services de droit commun doivent agir une fois la personne lib&#233;r&#233;e mais d&#232;s que vous avez l'&#233;tiquette &#171; condamn&#233; par la justice &#187;, vous &#234;tes renvoy&#233; vers le service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Soins psychiatriques en prison &#8226; Une logique de d&#233;fense sociale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Soins-psychiatriques-en-prison-o-Une-logique-de-defense-sociale</link>
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		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>1192</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Camille Lancelev&#233;e, sociologue sp&#233;cialiste des questions de sant&#233; mentale en prison, membre du laboratoire de recherche en sciences sociales de l'&#201;cole des Hautes &#233;tudes en sciences sociales. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment expliquer que la derni&#232;re &#233;tude &#233;pid&#233;miologique sur les troubles mentaux en prison remonte &#224; 2004 ? L'orientation prise est claire : l'installation des UHSA signale que la place des auteurs d'infraction pr&#233;sentant des troubles mentaux est en prison. L'urgence de mesurer cette r&#233;alit&#233; n'est donc plus l&#224;. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Camille Lancelev&#233;e, sociologue sp&#233;cialiste des questions de sant&#233; mentale en prison, membre du laboratoire de recherche en sciences sociales de l'&#201;cole des Hautes &#233;tudes en sciences sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment expliquer que la derni&#232;re &#233;tude &#233;pid&#233;miologique sur les troubles mentaux en prison remonte &#224; 2004 ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'orientation prise est claire : l'installation des UHSA signale que la place des auteurs d'infraction pr&#233;sentant des troubles mentaux est en prison. L'urgence de mesurer cette r&#233;alit&#233; n'est donc plus l&#224;. Notre pays s'inscrit dans une logique de &#171; d&#233;fense sociale &#187; depuis le milieu des ann&#233;es 2000, les d&#233;bats sur la dangerosit&#233; et la cr&#233;ation de la r&#233;tention de s&#251;ret&#233;. Mais les dynamiques qui concourent &#224; faire de la prison un lieu de soins sont plus anciennes. Elles trouvent notamment racines dans le positionnement des experts psychiatres. Une partie d'entre eux consid&#232;rent que les personnes souffrant de troubles psychiatriques doivent &#234;tre trait&#233;es comme les autres citoyens et donc &#233;ventuellement punis comme eux. La sanction, pour eux, a un pouvoir th&#233;rapeutique. C'est un courant qui prend racine dans l'antipsychiatrie des ann&#233;es 70 avec une volont&#233; positive de faire reconna&#238;tre que le malade mental est un citoyen comme les autres, sauf que l'effet pervers est qu'il va en prison comme les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles alternatives aujourd'hui &#224; cette tendance &#224; construire en prison une fili&#232;re sp&#233;cifique pour les personnes atteintes de troubles psychiatriques ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Certains psychiatres sont assez mal &#224; l'aise vis-&#224;-vis de cette situation parce qu'ils con&#231;oivent leurs interventions comme m&#233;dicales et non s&#233;curitaires. Ils ont l'espoir de prouver que les UHSA n'ont pas besoin d'une surveillance p&#233;riph&#233;rique de l'administration p&#233;nitentiaire et voudraient les sortir du dispositif carc&#233;ral pour les faire entrer dans le giron psychiatrique. Ensuite, des initiatives, comme &lt;a href='https://www.lien-social.com/art.5200'&gt;celle de Thomas Bosetti&lt;/a&gt;, sont tr&#232;s int&#233;ressantes. L'id&#233;e est fondamentale, d'aller au plus pr&#232;s des personnes psychotiques en situation de grande pr&#233;carit&#233; pour tenter d'&#233;viter l'incarc&#233;ration voire la commission d'infraction. Il faut r&#233;cr&#233;er des lieux dans lequel le lien social est fort et contenant. Le probl&#232;me de fond est l&#224;. Les personnes psychotiques qui se retrouvent en prison sont souvent en grande pr&#233;carit&#233; ; elles commettent des d&#233;lits le plus souvent mineurs. En prison, elles peuvent avoir un comportement tellement inadapt&#233; qu'elles y r&#233;it&#232;rent des infractions. Et prolonge sans fin leur d&#233;tention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre travail de recherche actuel porte sur &lt;i&gt;&#171; le gouvernement des personnes &#224; la crois&#233;e du soin et de la peine en France et en Allemagne &#187;&lt;/i&gt;. Que nous apprend le mod&#232;le allemand ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Allemagne, tout comme la Belgique ou les Pays-Bas, d&#233;veloppe un mod&#232;le de &#171; d&#233;fense sociale &#187; avec l'existence de tout un dispositif institutionnel sp&#233;cifique pour les auteurs d'infraction qui ont des troubles mentaux. Il y a une sorte de double voie p&#233;nale, une personne sera envoy&#233;e vers ce type d'institution si sa capacit&#233; de discernement est amoindrie ou abolie. Ces institutions ressemblent &#224; un h&#244;pital psychiatrique ferm&#233;. Ce mod&#232;le est int&#233;ressant pour mieux penser les tendances fran&#231;aises que l'Allemagne a pouss&#233;e jusqu'au bout. Par exemple, les grilles actuarielles, grilles avec des items pour &#233;valuer le risque de r&#233;cidive &#8211; test&#233;es cette ann&#233;e dans six Services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) en France &#8211; y sont depuis longtemps utilis&#233;es. Nous sommes un des derniers pays &#224; s'int&#233;resser &#224; cette approche criminologique, pour nous ces questions relevaient de la psychiatrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment analysez-vous cette tendance, notamment le d&#233;veloppement de ces grilles ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une approche comportementaliste, un choix d'approche r&#233;ducteur. Son c&#244;t&#233; techniciste est tr&#232;s &#233;tonnant &#224; une &#233;poque o&#249; on remet tant en doute le fonctionnement scientifique. Cette croyance un peu f&#233;tichiste pour ce genre d'outils est troublante. Elle suppose que nous pourrions tout pr&#233;voir, tout pr&#233;venir gr&#226;ce &#224; ces grilles. Apr&#232;s il peut y en avoir mille usages ; certains diront qu'elles peuvent accompagner le jugement clinique, permettre d'&#234;tre un peu plus objectif sans perdre la subjectivit&#233; du clinicien. Pour les CPIP, on peut esp&#233;rer qu'ils auront l'intelligence professionnelle de les r&#233;int&#233;grer &#224; leur champ de connaissance. Les plus anciens, qui ont une formation de travailleurs sociaux, une vision du m&#233;tier autre que celle d'un technicien et des ambitions d'insertion sociale, pourront peut-&#234;tre utiliser cet outil dans ce sens-l&#224;. Mais les plus jeunes CPIP qui, les &#233;tudes le montrent, ont de plus en plus des profils de juristes, tr&#232;s &#233;loign&#233;s du travail social, quel usage en feront-ils ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Adolescents de l'illimit&#233;</title>
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		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
		<dc:subject>1192</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Qu'il est parfois difficile de comprendre les comportements &#233;nigmatiques de ces enfants et jeunes dits incasables, qui ont d&#233;sesp&#233;r&#233; famille et professionnels car trop explosifs et intol&#233;rants &#224; la moindre contrari&#233;t&#233;. Qu'il est r&#233;jouissant de lire les propos d'une grande finesse, tout en nuances, d'Ana&#239;s Pourtau et Marie-C&#233;cile Marty. Elles d&#233;crivent la d&#233;tresse et l'exc&#232;s tout en respectant la complexit&#233; de ces adolescents de l'extr&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;saffili&#233;s de leurs racines, mais parfois en qu&#234;te de leur origine ; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L103xH150/arton5029-8fcc4.jpg?1694201344' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'il est parfois difficile de comprendre les comportements &#233;nigmatiques de ces enfants et jeunes dits incasables, qui ont d&#233;sesp&#233;r&#233; famille et professionnels car trop explosifs et intol&#233;rants &#224; la moindre contrari&#233;t&#233;. Qu'il est r&#233;jouissant de lire les propos d'une grande finesse, tout en nuances, d'Ana&#239;s Pourtau et Marie-C&#233;cile Marty. Elles d&#233;crivent la d&#233;tresse et l'exc&#232;s tout en respectant la complexit&#233; de ces adolescents de l'extr&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;saffili&#233;s de leurs racines, mais parfois en qu&#234;te de leur origine ; d&#233;serteurs des lieux propos&#233;s, mais toujours en recherche d'un accueil humain , ils constituent des paradoxes permanents. Hors des murs de l'institution, ils semblent parfois totalement sous l'emprise de la destruction. Les quelques b&#233;quilles existantes ont rompu, sous le poids du r&#233;el. Ils parcourent la cit&#233; lors de longues &#233;chapp&#233;es, ce qui fait dire &#224; leurs &#233;ducateurs qu'ils prennent leur foyer pour un h&#244;tel. Et quand ils se posent, c'est pour se livrer au d&#233;cha&#238;nement pulsionnel, le moindre incident provoquant l'&#233;ruption volcanique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chacun des emp&#234;chements du quotidien est comme un refus &#224; leur &#234;tre entier. Ils mettent tout en &#339;uvre pour ne se laisser submerger par rien de ce qu'il leur semble insupportable : la moindre frustration les fait exploser. Leurs bouches avides d&#233;bordent en rire, grossi&#232;ret&#233;s et cris, r&#233;clamant friandises, cigarettes, alcool et autres absorptions express. Ils souffrent de blessures &#233;prouvantes : caries aux dents ab&#238;m&#233;es, fractures mal cicatris&#233;es, maux de dos, maladies de peau, parasites ou virus insistants. Leurs nuits sont parcourues d'insomnies et d'angoisses incommensurables : peur de dormir seul, peur de l'insondable noir grouillant de r&#233;miniscences infantiles archa&#239;ques. Les conduites &#224; risque sont une mani&#232;re pour eux d'&#233;prouver leur corps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les limites ne sont pas symboliques et les interdits fondamentaux ne dessinent pas pour eux des fronti&#232;res. De la rencontre avec des adultes ressources na&#238;tra peut-&#234;tre la possibilit&#233; de renoncer &#224; la strat&#233;gie qui les prot&#232;ge du d&#233;sespoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais attendre une demande d'aide de leur part conduit &#224; l'&#233;chec. Accueillir leur souffrance, r&#233;fr&#233;ner leur jouissance, offrir une pr&#233;sence accueillante et r&#233;sistante ni l&#226;che, ni trop &#233;touffante, c'est tout l'enjeu d'une pr&#233;sence r&#233;elle qui se risque. Toute relation cr&#233;&#233;e avec chacun est forc&#233;ment unique, mouvante et vivante. Il s'agit de cheminer avec l'autre comme il est, &#224; partir de ce que nous comprenons de sa r&#233;alit&#233; et de ce que nous sommes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ed. Chronique Sociale, 2015, (158 p. - 14&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La sant&#233; des adolescents en rupture</title>
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		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
		<dc:subject>1192</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Comment r&#233;agir face &#224; des adolescents victimes d'un processus brutal de rupture, mais dans l'incapacit&#233; de formaliser une quelconque demande de soins th&#233;rapeutiques, tant la parole est associ&#233;e pour eux aux risques de r&#233;miniscence et de r&#233;gression ? Peut-&#234;tre en ne se centrant pas d'embl&#233;e sur sa souffrance psychique, mais sur les sympt&#244;mes somatiques qu'elle induit, en l'occurrence l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral de sant&#233; et les incidences sur le corps en particulier. C'est le choix fait, depuis 2000, par l'unit&#233; Guy-Moquet (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comment r&#233;agir face &#224; des adolescents victimes d'un processus brutal de rupture, mais dans l'incapacit&#233; de formaliser une quelconque demande de soins th&#233;rapeutiques, tant la parole est associ&#233;e pour eux aux risques de r&#233;miniscence et de r&#233;gression ? Peut-&#234;tre en ne se centrant pas d'embl&#233;e sur sa souffrance psychique, mais sur les sympt&#244;mes somatiques qu'elle induit, en l'occurrence l'&#233;tat g&#233;n&#233;ral de sant&#233; et les incidences sur le corps en particulier. C'est le choix fait, depuis 2000, par l'unit&#233; Guy-Moquet recevant des jeunes qui lui sont adress&#233;s par la PJJ, l'ASE et les Missions locales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accueil, l'&#233;coute, la pose du diagnostic et l'assurance de la continuit&#233; des soins s'appuient sur un plateau technique de type polyclinique, permettant des interventions m&#233;dicales et param&#233;dicales compl&#233;mentaires. Si une psychoth&#233;rapie n'appara&#238;t pas possible aussit&#244;t, elle le sera peut-&#234;tre quelques mois plus tard. L'&#233;thique du service se fonde sur une co-construction du processus de soins. Si la famille et les professionnels pr&#233;sents dans la situation y sont associ&#233;s, c'est le patient qui se trouve au centre. Le soignant d&#233;tient un savoir-faire qu'il met au service d'une personne qui, elle, d&#233;tient le savoir de son propre bien-&#234;tre. L'adolescent en grande difficult&#233; a surtout besoin de faire alliance avec un professionnel dont le savoir n'est pas synonyme de domination et de contrainte, mais qui doit pouvoir &#234;tre v&#233;cu comme une source de r&#233;assurance. Et un point d'appui lui permettant de cheminer vers son autonomie. Lorsque l'enfance s'&#233;loigne, un processus de transition est initi&#233; entre la p&#233;diatrie et la m&#233;decine adulte, afin d'&#233;tayer une rupture qui sinon pr&#233;senterait un risque d'aggravation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ed. &#233;r&#232;s, 2015, (194 p. - 13&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les violences sexuelles d'adolescent</title>
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		<dc:subject>Adolescence</dc:subject>
		<dc:subject>1192</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'adulte agresseur sexuel est consid&#233;r&#233; au mieux comme un malade qu'il faut soigner, au pire comme un d&#233;linquant qu'il faut enfermer. Quand c'est un&#183;e adolescent&#183;e qui commet ce passage &#224; l'acte (soit 2 &#224; 4&#8239;% de la d&#233;linquance juv&#233;nile), c'est la sid&#233;ration qui l'emporte, au point que pendant longtemps les familles des victimes et des agresseurs trouvaient des arrangements. Certaines conduites sexuelles d&#233;viantes survenues &#224; cet &#226;ge peuvent n'&#234;tre qu'un accident de parcours, voire une manifestation un peu (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton5031-8ff37.jpg?1694201344' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'adulte agresseur sexuel est consid&#233;r&#233; au mieux comme un malade qu'il faut soigner, au pire comme un d&#233;linquant qu'il faut enfermer. Quand c'est un&#183;e adolescent&#183;e qui commet ce passage &#224; l'acte (soit 2 &#224; 4&#8239;% de la d&#233;linquance juv&#233;nile), c'est la sid&#233;ration qui l'emporte, au point que pendant longtemps les familles des victimes et des agresseurs trouvaient des arrangements. Certaines conduites sexuelles d&#233;viantes survenues &#224; cet &#226;ge peuvent n'&#234;tre qu'un accident de parcours, voire une manifestation un peu bruyante de la pubert&#233;, tout autant que l'amorce de comportements r&#233;p&#233;titifs. En outre, il faut se garder de projeter les repr&#233;sentations de la sexualit&#233; adulte sur la sexualit&#233; infantile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sexualit&#233; ne surgit pas du n&#233;ant &#224; la pubert&#233;, mais se construit d&#232;s l'enfance, dans l'interaction avec les parents, les proches, mais aussi le groupe de pairs. Quant au tol&#233;rable et l'intol&#233;rable, l'admis et l'inadmissible, &lt;i&gt;&#171; la sexualit&#233; est un domaine o&#249; les fronti&#232;res du licite et de l'illicite, du normal et du pathologique, du conforme et du d&#233;viant sont tout &#224; la fois floues, instables et en perp&#233;tuelle &#233;volution &#187;&lt;/i&gt; (p.&#8239;52). Si l'apprentissage des limites occupe une place centrale dans le domptage de la vie pulsionnelle, ce type d'agression marque le r&#232;gne des processus primaires, de la r&#233;gression narcissique, de la tentation de l'agir, de l'instauration d'un fonctionnement pervers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les facteurs aggravants, on compte la qu&#234;te de sensations fortes, la prise de toxiques, la difficult&#233; &#224; temporiser, la valorisation &#224; outrance de la posture active et virile privil&#233;giant la possession, la domination et l'intrusion. Ce qui est protecteur, c'est la pleine conscience que l'autre dispose d'un corps et de d&#233;sirs qui lui sont propres et qu'il n'est pas syst&#233;matiquement disponible ou consentant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Ed. &#233;r&#232;s, 2015, (265 p. &#8212; 14,50&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Soins psychiatriques &#8226; La prison, tendance asilaire</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Soins-psychiatriques-o-La-prison-tendance-asilaire</link>
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		<dc:date>2016-09-28T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>1192</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La prison est-elle un lieu de soins ? Le d&#233;veloppement d'une offre de soins psychiatriques en prison marque une ambivalence : mieux soigner encourage la d&#233;tention des personnes souffrant de troubles psychiatriques. Or, leur place est-elle derri&#232;re les barreaux ? Social actu D&#233;cryptage par Marianne Langlet Entendre les professionnels L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin Conviction ou responsabilit&#233; ? Sur le vif d'Etienne Liebig Clitoris en 3D ! Non merci La plume de C&#233;lia Carpaye L'opression raciste, une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton5032-314fe.jpg?1694201345' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La prison est-elle un lieu de soins ? Le d&#233;veloppement d'une offre de soins psychiatriques en prison marque une ambivalence : mieux soigner encourage la d&#233;tention des personnes souffrant de troubles psychiatriques. Or, leur place est-elle derri&#232;re les barreaux ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actu&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Marianne Langlet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entendre les professionnels&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Conviction ou responsabilit&#233; ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Clitoris en 3D ! Non merci&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'opression raciste, une praxis&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le zoom&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Genesis, le logiciel qui g&#226;che la promenade et coupe l'app&#233;tit&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;R&#233;fugi&#233;s &#8226; &lt;strong&gt;L'&#201;tat mis &#224; l'amende&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;S&#233;n&#233;gal &#8226; &lt;strong&gt; Premiers pas de la r&#233;duction des risques &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;R&#233;formes de la justice des mineurs &#8226; &lt;strong&gt; Une Arl&#233;sienne en Hollandie &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Formation&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Accessibilit&#233; &#8226; &lt;strong&gt; Informer, dans la forme et sur le fond &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La fabrique du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Maladies chroniques &#8226; &lt;strong&gt; Dessine-moi un avenir &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Soins psychiatriques &#8226; &lt;strong&gt;La prison, tendance asilaire&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Exp&#233;rimentation &#8226; Sauter la case prison&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Continuit&#233; des soins &#8226; La consultation passerelle&lt;/li&gt;&lt;li&gt;entretien avec Camille Lancelev&#233;e, sociologue&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&#171; Une logique de d&#233;fense sociale &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Les trottoirs de verre&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Lettre ouverte &#224; un directeur d'&#233;tablissement&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;BD&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Super Sourde&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Festival&lt;/strong&gt;
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