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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le handicap selon &#201;ros &#8226; &#201;ducation sentimentale, et plus si&#8230;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-handicap-selon-Eros-o-Education-sentimentale-et-plus-si</link>
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		<dc:date>2016-06-09T09:32:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1187</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pendant longtemps, les personnes porteuses d'un handicap ont &#233;t&#233; bannies de toute vie sexuelle. Puis est venu le temps o&#249; leur a &#233;t&#233; autoris&#233;e une vie affective, mais sous contr&#244;le. Il fallait les prot&#233;ger contre d'improbables &#233;preuves potentiellement traumatisantes et surtout &#233;viter toute procr&#233;ation. Affectivit&#233;, certes. Mais point trop n'en fallait, quand m&#234;me. Et aujourd'hui, les voil&#224; consid&#233;r&#233;es comme &#233;gales aux valides : les m&#234;mes ressentis &#233;motionnels, les m&#234;mes bonheurs v&#233;cus, les m&#234;mes souffrances (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sexualite-59" rel="tag"&gt;Sexualit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1187-" rel="tag"&gt;1187&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_774 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/jiho-e_ros.png' width=&#034;322&#034; height=&#034;296&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Pendant longtemps, les personnes porteuses d'un handicap ont &#233;t&#233; bannies de toute vie sexuelle. Puis est venu le temps o&#249; leur a &#233;t&#233; autoris&#233;e une vie affective, mais sous contr&#244;le. Il fallait les prot&#233;ger contre d'improbables &#233;preuves potentiellement traumatisantes et surtout &#233;viter toute procr&#233;ation. Affectivit&#233;, certes. Mais point trop n'en fallait, quand m&#234;me. Et aujourd'hui, les voil&#224; consid&#233;r&#233;es comme &#233;gales aux valides : les m&#234;mes ressentis &#233;motionnels, les m&#234;mes bonheurs v&#233;cus, les m&#234;mes souffrances endur&#233;es face au d&#233;samour.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'IME de Blain (Loire-Atlantique), l'&#233;ducation &#224; la vie affective passe par l'apprentissage de la vie sociale et du respect de l'autre. Afin de vivre au mieux l'&#233;lan amoureux, on apprend d'abord &#224; identifier les sentiments, l'intimit&#233; et le corps (les siens comme ceux d'autrui).&lt;br class='autobr' /&gt;
Une autre structure montre comment on peut pousser &#224; l'extr&#234;me le v&#233;cu d'une sexualit&#233; qu'aucun pr&#233;texte de d&#233;ficience ne saurait freiner. Cet &#233;tablissement laisse vivre les adultes avec handicap, comme ils le feraient avec des valides.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le psychanalyste Denis Vaginay revendique le registre du droit commun pour des pratiques d'&#233;ducation &#224; la vie affective reposant sur un principe : l'&#233;galit&#233; des &#234;tres humains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si l'&#233;ducation &#224; la sexualit&#233; des publics porteurs de handicap n'est plus un tabou, il y a loin de la coupe aux l&#232;vres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Reportage &#224; l'IME de Blain, au fil d'un projet d'accompagnement &#224; la vie intime, affective et sexuelle (PAVIAS).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; 17 ans, Laurine atteinte de trisomie 21, rencontre bien des difficult&#233;s &#224; communiquer. Il faut parfois que le professionnel se tenant &#224; ses c&#244;t&#233;s traduise ses propos. Elle dialogue n&#233;anmoins volontiers, expliquant combien elle se sent bien lors des s&#233;ances du Programme d'accompagnement &#224; la vie intime, affective et sexuelle qui lui sont propos&#233;es, depuis deux ans. &lt;i&gt;&#171; J'aime bien entendre les autres parler de leurs &#233;motions. J'ai appris les parties de mon corps &#187;&lt;/i&gt;, rapporte-t-elle. Subitement, une interrogation surgit, &#233;loign&#233;e des questions qui lui sont pos&#233;es : &lt;i&gt;&#171; Marco est amoureux de moi. Ma s&#339;ur a accouch&#233;, mais moi, je ne suis pas enceinte. &#187;&lt;/i&gt; Puis, Laurine se referme. L'entretien n'a que trop dur&#233;. Elle n'a qu'une envie : retourner &#224; l'activit&#233; danse interrompue quelques minutes auparavant, pour honorer la rencontre. Bienvenue &#224; l'IME de Blain (voir encadr&#233; ci-dessous).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le t&#233;moignage de Laurine constitue un condens&#233; des pr&#233;occupations de bien des adolescents porteurs de handicap et de l'embarras rencontr&#233; par leurs accompagnateurs pour y r&#233;pondre. Car la d&#233;ficience mentale ne fait pas dispara&#238;tre les questions intimes, les pulsions sexuelles ou les besoins affectifs. Et qu'il s'agisse des professionnels ou des familles, personne n'a spontan&#233;ment de bonnes r&#233;ponses &#224; apporter. L'&#233;poque n'est pas si &#233;loign&#233;e o&#249; deux adolescents se tenant tendrement pas la main cr&#233;aient l'&#233;moi.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;L'IME de Blain se situe au nord de Nantes. L'&#233;tablissement d&#233;pend de l'ADAPEI de Loire-Atlantique, re&#231;oit 42 enfants et adolescents &#226;g&#233;s de 6 &#224; 20 ans atteints de troubles du comportement et du langage, dont certains avec autisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
T&#233;l. : 02 40 79 02 65&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pouss&#233;s par la n&#233;cessit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous &#233;tions confront&#233;s &#224; des troubles du comportement, notamment chez certains jeunes n'ayant pas acc&#232;s au langage, se manifestant notamment par des masturbations compulsives. Nous comprenions que ces &#233;tats de tension &#233;taient li&#233;s &#224; l'impossibilit&#233; de pouvoir vivre et &#233;prouver. Mais nous ne savions comment r&#233;agir &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Magalie Batt&#233;, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e. Depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000, l'IME de Blain organisait bien quelques groupes de parole par an, sans que ceux-ci n'abordent forc&#233;ment les relations amicales ou amoureuses. Ces s&#233;ances &#233;taient utiles, mais loin d'&#234;tre suffisantes. Sans pr&#233;paration v&#233;ritable et sans &#233;valuation de ce qui avait vraiment &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;, le besoin se faisait sentir d'aller plus loin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apprenant que le sexologue qu&#233;b&#233;cois R&#233;jean Tremblay&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='R&#233;jean Tremblay est sexologue, sociologue, fondateur du Centre international (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; donnait une conf&#233;rence dans la r&#233;gion, Bernard Gaurier, le directeur de l'&#233;tablissement, lui propose d'intervenir &#224; l'IME. Les vingt-cinq membres du personnel y particip&#232;rent, appr&#233;hendant alors les enjeux de sant&#233; et de bien-&#234;tre, mais aussi les implications qu'induit toute &#233;ducation &#224; la sexualit&#233; susceptibles de bousculer les repr&#233;sentations et l'intimit&#233; de chacun. Cette journ&#233;e n'avait pas pour ambition d'&#234;tre seulement de pure information, mais ambitionnait aussi d'&#234;tre l'amorce d'une possible d&#233;marche au sein de l'&#233;tablissement. Un groupe projet compos&#233; de quatre membres de l'IME et de deux conseillers en m&#233;thodologie de l'IREPS&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Instance r&#233;gionale en &#233;ducation et promotion de la sant&#233; des Pays-de-la-Loire (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; se constitua dans la foul&#233;e. Il se r&#233;unira de septembre 2012 &#224; juin 2013.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;De l'importance du cadre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le projet d'accompagnement &#224; la vie intime, affective et sexuelle (d&#233;sign&#233; sous l'acronyme PAVIAS) prend forme petit &#224; petit. Il est revisit&#233; par un groupe de pilotage compos&#233; de quatre professionnels et de trois parents non impliqu&#233;s dans sa pr&#233;paration, puis valid&#233; par le directeur g&#233;n&#233;ral de l'ADAPEI de Loire-Atlantique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le mois de septembre 2013, les s&#233;ances se d&#233;roulent, &#224; raison de quatre groupes de cinq enfants ou adolescents chacun, se r&#233;unissant pendant une heure. Si trois d'entre eux s'adressent en priorit&#233; aux plus &#226;g&#233;s (&#224; partir de 11/12 ans), les plus jeunes ne sont pas oubli&#233;s. Mais le th&#232;me qui leur est d&#233;di&#233; est centr&#233; sur la gestion des &#233;motions. La participation est bas&#233;e sur le volontariat. &lt;i&gt;&#171; C'est le principe de mixit&#233; qui a &#233;t&#233; retenu, tant au niveau des participants que des animateurs. Le face &#224; face entre filles et gar&#231;ons s'est av&#233;r&#233; tr&#232;s int&#233;ressant, chacun&#183;e apprenant &#224; mieux conna&#238;tre l'autre &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Nicolas Gardy-Herv&#233;, aide m&#233;dico-psychologique.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;paration y est pour beaucoup, le cadre th&#233;rapeutique propos&#233; garantissant la confidentialit&#233;, la bienveillance et l'&#233;coute r&#233;ciproques : &lt;i&gt;&#171; Le rythme que nous suivons est tr&#232;s lent. Nous insistons longuement sur l'attitude de respect que chacun doit adopter envers les autres. Quand les participants sont enfin invit&#233;s &#224; aborder la question de la sexualit&#233;, le groupe se conna&#238;t depuis d&#233;j&#224; un certain temps et la relation de confiance mutuelle est &#233;tablie. Pour autant, chacun a le choix de s'exprimer ou non &#187;&lt;/i&gt;, explique Ir&#232;ne Pineau, la psychologue de l'IME.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Trouver les bons supports&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jean-Fran&#231;ois Mesr&#233;, moniteur &#233;ducateur, d&#233;crit la chronologie du PAVIAS en insistant sur la progressivit&#233; des th&#232;mes trait&#233;s : &lt;i&gt;&#171; On commence par aborder la question des &#233;motions. Puis, vient la notion d'intimit&#233;. Ce n'est qu'ensuite que l'on aborde les &#233;tapes de la vie et la connaissance du corps de l'autre. Une fois que le groupe se sent en s&#233;curit&#233; avec des animateurs intervenant dans la continuit&#233; (si l'un d'entre eux est absent, la s&#233;ance est annul&#233;e), la parole se lib&#232;re. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand s'est pos&#233;e la question de l'anatomie humaine, il a fallu se confronter aux difficult&#233;s de repr&#233;sentation et d'abstraction de certains enfants : les seules planches anatomiques, dessins ou photos ne font pas sens pour eux. &lt;i&gt;&#171; S'en tenir &#224; l'image ou au DVD n'est pas suffisant. Rien ne peut remplacer la manipulation d'un pr&#233;servatif, d'un soutien-gorge ou d'une protection f&#233;minine &#187;&lt;/i&gt;, commente Jean-Fran&#231;ois Mesr&#233;. Se pose n&#233;anmoins le probl&#232;me des limites &#224; (ne pas) d&#233;passer. &lt;i&gt;&#171; Comment &#233;laborer des outils qui soient &#224; la fois r&#233;alistes et respectueux ? Jusqu'o&#249; aller ? Les poup&#233;es sexu&#233;es existent, mais il est tr&#232;s difficile de se les procurer &#187;&lt;/i&gt;, explique Bernard Gaurier. Et de d&#233;crire l'exp&#233;dition cocasse dans un sex-shop &#224; la recherche de phallus et de vagin en trois dimensions et le dialogue surr&#233;aliste avec le vendeur sur l'objectif p&#233;dagogique de la visite !&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;S'adapter en permanence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les groupes de parole se tiennent une semaine sur deux, afin de permettre aux animateurs de se retrouver la semaine suivante pour reprendre ce qui s'est d&#233;roul&#233; la s&#233;ance pr&#233;c&#233;dente : &#233;changer sur ce qui a fonctionn&#233; ou non, mesurer le degr&#233; d'appropriation des participants, choisir de passer &#224; l'&#233;tape suivante ou au contraire de repartir sur le m&#234;me th&#232;me, adapter les outils, sans oublier la reprise par les intervenants de leurs propres ressentis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ces rencontres en dehors de la pr&#233;sence des participants sont aussi l'occasion d'&#233;laborer de nouveaux outils et d'adapter les anciens. D&#233;coupage, collage et plasticage, recherche de documents, r&#233;appropriation des supports d&#233;j&#224; existants, &#224; modifier en fonction de la fa&#231;on dont ils ont &#233;t&#233; re&#231;us, mais aussi du degr&#233; d'accessibilit&#233; &#224; la compr&#233;hension de chacun&#8230; Le groupe des cinq animateurs/animatrices est en r&#233;flexion permanente, en remise en cause continuelle et en bricolage sans fin, dans un va-et-vient syst&#233;matique entre le d&#233;roulement du groupe de parole et sa pr&#233;paration autant que son bilan. Au besoin de formation r&#233;pondent trois journ&#233;es par an, en pr&#233;sence souvent d'un intervenant ext&#233;rieur.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et les parents dans tout cela ? Rien n'a &#233;t&#233; fait sans leur adh&#233;sion ni leur accord. Consult&#233;s depuis le d&#233;but de l'action, ils y trouvent leur compte, mesurant les progr&#232;s de la capacit&#233; nouvelle de leurs enfants &#224; nommer leurs &#233;motions et &#224; am&#233;liorer leurs capacit&#233;s relationnelles et affectives. Mais aussi l'acquisition de connaissances anatomiques. Ils en sont m&#234;me devenus &#224; demander conseil, voire des formations pour eux-m&#234;mes ! Une r&#233;union par an leur est propos&#233;e, pour suivre le d&#233;roulement et l'&#233;volution du PAVIAS. Cette rencontre est fr&#233;quent&#233;e avec assiduit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Port&#233;e et limites du PAVIAS&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous recherchons une parole singuli&#232;re d'un &#234;tre qui a la possibilit&#233; d'exprimer son ressenti, de trouver du bien-&#234;tre et du plaisir, en &#233;tant reconnu comme expert de son corps et de sa vie &#187;&lt;/i&gt;, commente Bernard Gaurier. Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; Ce qui est positif pour l'un ne l'est pas forc&#233;ment pour l'autre. Nous n'avons pas &#224; fixer les normes de bonne ou de mauvaise sexualit&#233;. Pour l'un, ce sera se tenir par la main et se faire un bisou. Pour un autre, ce sera d'avoir un rapport sexuel. Au-del&#224; de cette recherche d'&#233;quilibre personnel, nous voulons aussi accro&#238;tre la capacit&#233; &#224; reconna&#238;tre l'autre, &#224; s'adresser &#224; lui dans le respect et &#224; cr&#233;er une dynamique d'entraide. Pour atteindre ces objectifs, il faut d'abord une vraie implication de l'ensemble de l'institution, tant au niveau des cadres que des personnels. Ensuite, il faut garder une capacit&#233; de remise en cause de ses propres choix identitaires, de ses valeurs sur la sexualit&#233; et autres id&#233;es re&#231;ues. Enfin, il faut du temps de formation et de reprise. Au d&#233;part, nous avons fait le choix de moyens constants. C'&#233;tait une erreur. Cela p&#232;se aujourd'hui sur le taux d'encadrement de l'&#233;tablissement. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;ducation &#224; la vie intime, affective et sexuelle rel&#232;ve d'un projet ambitieux demandant un fort investissement. Mais les cons&#233;quences positives &#224; court, moyen et long terme sont sans doute inestimables. D&#233;j&#224;, Bernard Gaurier accompagne depuis un an les services d'h&#233;bergement voisins pour adultes porteurs de handicap qui commencent &#224; accueillir les jeunes de son &#233;tablissement dans l'&#233;laboration d'une charte de type PAVIAS. Une question reste n&#233;anmoins sans r&#233;ponse : comment rendre possible la mutualisation de cette pratique innovante afin qu'elle suscite des &#233;mules dans le secteur m&#233;dico-social ?&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;T&#233;moignages&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Yoshi est &#226;g&#233; de 20 ans.&lt;/strong&gt; Il &#233;clate de rire quand on lui propose d'adopter un pseudonyme. Il choisit le nom d'un personnage de jeu vid&#233;o. &lt;i&gt;&#171; Rien ne me d&#233;range. Mode normal &#187;&lt;/i&gt; : telle est sa premi&#232;re r&#233;ponse quand on sollicite son avis sur le PAVIAS qu'il a int&#233;gr&#233; il y a trois ans. &lt;i&gt;&#171; J'ai appris plein de choses. Mettre des mots sur mes sentiments : joyeux, content, triste, apeur&#233;. Par contre, cela ne m'a pas plu de parler du sentiment amoureux, parce que je pr&#233;f&#232;re rester c&#233;libataire. Je suis plut&#244;t gentil avec les autres. Quand j'entends les autres parler de leurs ressentis, cela me donne envie de rester dans ma gentillesse. Mes parents sont au courant de ma participation. Mais ils ne me posent pas de questions. De toute fa&#231;on, je ne leur dirai rien, parce que ce qui s'y dit est confidentiel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Kevin, 15 ans,&lt;/strong&gt; lui, n'a pas compris cette histoire de pseudonyme. C'est son accompagnateur qui lui en a choisi un pour lui. Le PAVIAS ? Il ne sait plus depuis combien de temps il y va. Deux ans, explique son accompagnateur. &lt;i&gt;&#171; &#199;a me pla&#238;t de retrouver des copains et des copines pour parler des &#233;motions : &#234;tre content, &#234;tre en col&#232;re&#8230; Quand on me tape, je le dis au groupe. Les autres m'expliquent comment je peux faire, pour ne pas taper. Mais cela ne m'emp&#234;che pas de taper. Je sais me d&#233;fendre. Il y a des fois o&#249; cela m'emb&#234;te d'aller au PAVIAS, quand je pr&#233;f&#232;re faire autre chose. Mais j'y vais quand m&#234;me. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Nulex, 15 ans,&lt;/strong&gt; a choisi comme pseudonyme une marque d'extincteur ! Il appr&#233;cie, lui aussi, le PAVIAS qu'il suit avec assiduit&#233; depuis trois ans : &lt;i&gt;&#171; C'est int&#233;ressant. On peut dire tout ce que l'on ressent en nous. Cela fait du bien de parler de ce qui nous inqui&#232;te. Quand il y a quelque chose qui ne m'a pas plu, j'attends la s&#233;ance pour le dire devant tout le groupe. Mais, cela m'int&#233;resse aussi de parler du sentiment amoureux. Cela m'aide &#224; dire &#224; mon amoureux que je l'aime. Je dis des choses que je n'aurais jamais dit autrement. Mes parents savent que je participe au PAVIAS. Je serais tr&#232;s g&#234;n&#233; de parler de tout cela avec eux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &#8212; Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Sexualite-59&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la sexualit&#233; et du handicap&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;R&#233;jean Tremblay est sexologue, sociologue, fondateur du Centre international de formation et de recherche en sexualit&#233; (CIFRES), responsable du dipl&#244;me de sexologie de l'Universit&#233; Paul-Sabatier de Toulouse.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Instance r&#233;gionale en &#233;ducation et promotion de la sant&#233; des Pays-de-la-Loire &#8212; T&#233;l. : 02 40 79 02 65&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Accompagnement : jusqu'o&#249; peut-on aller trop loin ?</title>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1187</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Alors que la question de l'acc&#232;s &#224; la sexualit&#233; pour les adultes atteints de handicap est de plus en plus pr&#233;gnante, un &#233;tablissement a fait un choix radical&#8230; L'action d&#233;crite ici pourrait causer de graves ennuis aux professionnels qui la m&#232;nent, s'ils pouvaient &#234;tre identifi&#233;s. Aussi, les faits rapport&#233;s ont &#233;t&#233; valid&#233;s par l'&#233;quipe et tout &#233;l&#233;ment permettant son identification a &#233;t&#233; brouill&#233; : les d&#233;tails, lieux et noms des personnes apportant leur t&#233;moignage ont &#233;t&#233; anonymis&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tablissement re&#231;oit des (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_775 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/merci-qui_jiho.png' width=&#034;350&#034; height=&#034;478&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; Alors que la question de l'acc&#232;s &#224; la sexualit&#233; pour les adultes atteints de handicap est de plus en plus pr&#233;gnante, un &#233;tablissement a fait un choix radical&#8230; L'action d&#233;crite ici pourrait causer de graves ennuis aux professionnels qui la m&#232;nent, s'ils pouvaient &#234;tre identifi&#233;s. Aussi, les faits rapport&#233;s ont &#233;t&#233; valid&#233;s par l'&#233;quipe et tout &#233;l&#233;ment permettant son identification a &#233;t&#233; brouill&#233; : les d&#233;tails, lieux et noms des personnes apportant leur t&#233;moignage ont &#233;t&#233; anonymis&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;tablissement re&#231;oit des adultes porteurs d'un handicap lourd, excluant pour la plupart la d&#233;ficience mentale. Certaines personnes sont d&#233;pendantes d'un tiers pour les actes essentiels de leur vie. Mais d'autres restent malgr&#233; tout en capacit&#233; d'exercer un travail prot&#233;g&#233;. Certaines logent sur place dans de petits studios. D'autres vivent &#224; l'ext&#233;rieur. Comme tout un chacun, ces r&#233;sidents sont potentiellement en qu&#234;te d'une vie affective et sexuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans bien des &#233;tablissements, ce droit est encore interdit : les femmes r&#233;sident &#224; un &#233;tage et les hommes &#224; un autre, les surveillants de nuit ayant pour consigne de veiller &#224; ce qu'il n'y ait aucune visite nocturne des un&#183;es chez les autres. Toute transgression provoque une sanction disciplinaire, voire une exclusion. Et voil&#224; qu'ici, on met tout en &#339;uvre pour aider des adultes &#224; vivre pleinement, librement et sereinement leur sexualit&#233;. Quant &#224; la question d'h&#233;t&#233;rosexualit&#233; ou d'homosexualit&#233;, l'attirance appartient aux adultes, ici comme ailleurs. Les professionnels n'interviennent aucunement dans cette orientation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'une femme veut quitter la tenue habituelle (col roul&#233; et pantalon) que lui ach&#232;tent syst&#233;matiquement ses parents et aspire &#224; se montrer coquette et &#224; se v&#234;tir &#224; la mode, elle est accompagn&#233;e dans l'achat d'un chemisier et d'une petite jupe, choisis pour leur pouvoir de s&#233;duction. Si un homme demande &#224; ce qu'un miroir soit install&#233; dans sa douche et &#224; &#234;tre laiss&#233; seul quand il se lave, une psych&#233; sera fix&#233;e &#224; l'endroit souhait&#233; et le professionnel se retirera au moment de la toilette. Les manifestations affectives d'un couple qui se fr&#233;quente sont non seulement accept&#233;es, mais banalis&#233;es. Cela peut &#234;tre pour un soir ou de mani&#232;re durable. Cela rel&#232;ve de son choix.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;pondre aux besoins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les exemples de cette libert&#233; ne manquent pas. Qu'il s'agisse, &#224; la demande des personnes accueillies, d'organiser une visite au mus&#233;e de l'&#233;rotisme ou d'obtenir l'autorisation de visionner un film pornographique, la r&#233;ponse est favorable. De m&#234;me, lorsqu'une femme sollicite son &#233;ducatrice pour qu'elle l'installe nue dans son lit, afin de pouvoir recevoir son amoureux, en soir&#233;e, tout est pr&#233;par&#233; de fa&#231;on &#224; ce que la visite se d&#233;roule dans les meilleures conditions : l'homme arrive, entre dans la chambre et ferme la porte derri&#232;re lui. Si un adulte demande &#224; s'installer en appartement ext&#233;rieur pour y vivre avec sa compagne, l'aide n&#233;cessaire lui est apport&#233;e pour lui permettre de r&#233;aliser son projet. Et quand un r&#233;sident explique vouloir fr&#233;quenter une prostitu&#233;e, non seulement il est conduit chez la p&#233;ripat&#233;ticienne, mais l'acc&#232;s &#224; la chambre d'h&#244;tel est facilit&#233; s'il n'est pas adapt&#233; aux fauteuils roulants. Idem, si un groupe d'adultes sollicite l'&#233;quipe afin de se rendre dans une maison close &#224; la fronti&#232;re du pays voisin, un transfert est organis&#233;. Ces pratiques ne sont pas r&#233;centes. La culture qui s'est d&#233;velopp&#233;e ici est d&#233;j&#224; ancienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de familles et de professionnels ont eu, ou ont encore aujourd'hui, des difficult&#233;s &#224; concevoir que la personne souffrant d'un handicap soit dot&#233;e du m&#234;me d&#233;sir sexuel que n'importe quel autre &#234;tre humain. Cet &#233;tablissement s'est confront&#233; &#224; ces r&#233;ticences. Il a fallu tout un travail de r&#233;flexion, men&#233; il y a de nombreuses ann&#233;es d&#233;j&#224;, pour en arriver &#224; banaliser des pratiques qui sont loin de l'&#234;tre ailleurs. Ce cheminement concerne aussi la place des familles. Elles ne sont ni consult&#233;es, ni sollicit&#233;es pour une quelconque autorisation, car l'&#233;quipe consid&#232;re que pas plus que les valides, les adultes porteurs de handicap n'ont &#224; obtenir l'accord pr&#233;alable de leurs parents dans leur choix de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitudes qui ont &#233;t&#233; prises ici, depuis plus de trente ans, peuvent sembler tr&#232;s innovantes. En fait, l'&#233;quipe explique sereinement n'&#234;tre ni dans l'incitation, ni dans le contr&#244;le, mais dans l'accueil des demandes des personnes accompagn&#233;es au quotidien et dans la r&#233;ponse &#224; tous leurs besoins, y compris sexuels. Les seules r&#232;gles et interdictions pos&#233;es sont li&#233;es au respect d'autrui. Il n'y a pas &#224; porter un quelconque jugement de valeur sur la sexualit&#233; souhait&#233;e, car il s'agit l&#224; d'un acte essentiellement personnel. Telle est l'&#233;thique d&#233;fendue ici qui r&#233;pond &#224; un seul objectif : s'aligner sur le droit commun. Pourtant, il serait &#233;tonnant qu'une communaut&#233; humaine, au pr&#233;texte qu'elle est compos&#233;e de personnes avec handicap, soit exempte de d&#233;rapages.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;vention et gestion des d&#233;rives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ceux-ci ont lieu, comme dans le reste de la soci&#233;t&#233;. &#192; la diff&#233;rence qu'ici, leur potentialit&#233; est prise en compte bien en amont et ils sont trait&#233;s d&#232;s qu'ils se manifestent. Ce sont d'abord des associations tels que le Planning Familial ou l'Espace Sant&#233; qui sont sollicit&#233;s pour informer les r&#233;sidents sur toutes les questions de contraception et de maladies sexuellement transmissibles. L'&#233;ducation &#224; la vie affective et aux relations entre hommes et femmes n'est pas oubli&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme partout ailleurs, il est essentiel de parler de la n&#233;cessaire inhibition de certains comportements sexualis&#233;s en public, des codes sociaux, de la place de la tendresse dans la relation &#224; l'autre ou de la libert&#233; pour chacun(e) de ne pas r&#233;pondre au d&#233;sir qu'un tiers manifeste pour lui (elle)&#8230; ou de cesser de le faire.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s que sont apparues des formes de harc&#232;lement de la part de certains hommes &#224; l'encontre de r&#233;sidentes, ces comportements ont &#233;t&#233; repris, les femmes concern&#233;es &#233;tant soutenues dans leur droit de ne pas avoir &#224; subir. Et quand un r&#233;sident a &#233;t&#233; surpris &#224; surfer sur Internet pour rechercher des photos d'enfants nus, l'interdit lui a &#233;t&#233; signifi&#233;. &#192; sa demande, des filtres ont &#233;t&#233; install&#233;s sur son ordinateur. &lt;i&gt;&#171; On retrouve ici les m&#234;mes travers que dans le reste de la soci&#233;t&#233; : les m&#234;mes sentiments affectueux qui se tissent, la m&#234;me brutalit&#233; qui &#233;clate parfois et la m&#234;me souffrance, lors des ruptures amoureuses &#187;&lt;/i&gt;, commente Bertrand Dugain, chef de service.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre souci est de r&#233;pondre aux situations qui se pr&#233;sentent, non d'une fa&#231;on globale, mais individualis&#233;e, dans l'esprit du projet personnalis&#233;. C'est devenu une mode de porter attention &#224; l'estime de soi. Mais, pourquoi chercher &#224; (se) plaire, si l'on doit r&#233;duire la qu&#234;te de l'autre au seul fantasme ? Nous sommes simplement pass&#233;s de la reconnaissance du d&#233;sir des r&#233;sidents &#224; l'aide &#224; leur concr&#233;tisation &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-il. Il reconna&#238;t volontiers la chape de plomb qui p&#232;se sur la question de la sexualit&#233; dans le secteur m&#233;dico-social&#8230; y compris sur son propre conseil d'administration qui reste discret sur la fa&#231;on dont ses &#233;quipes accompagnent la sexualit&#233; des r&#233;sidents. Tout le monde n'est pas encore pr&#234;t &#224; de telles avanc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail social a toujours &#233;t&#233; pr&#233;curseur, en d&#233;fendant des valeurs humaines qui prot&#232;gent les droits des plus vuln&#233;rables. Et la possibilit&#233; pour les personnes porteuses de handicap de conna&#238;tre une vie affective et sexuelle en fait partie. Mais ces l&#233;gitimes besoins se heurtent aux repr&#233;sentations du handicap, aux modalit&#233;s de vie institutionnelle et &#224; la capacit&#233; d'autonomie al&#233;atoire, selon le degr&#233; de d&#233;ficience. Pendant longtemps, la sexualit&#233; des personnes avec handicap a tra&#238;n&#233; derri&#232;re elle la repr&#233;sentation de l'ange ou de la b&#234;te. Ces personnes &#233;taient v&#233;cues soit comme asexu&#233;es car l'on pensait que leur d&#233;ficience les privait de tout d&#233;sir, soit comme submerg&#233;es par des pulsions bestiales irr&#233;pressibles. Les tenir &#224; distance de toute sexualit&#233; permettait d'&#233;viter de les pervertir et surtout de les contenir, sans oublier de conjurer le risque de maternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Au risque de la loi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, les mentalit&#233;s &#233;voluent et on n'en est plus tout &#224; fait l&#224;. Heureusement, beaucoup d'&#233;tablissements sont dans la r&#233;flexion et l'exp&#233;rimentation pour r&#233;pondre aux besoins de vie affective et sexuelle de leurs r&#233;sidents. Mais cela va rarement au-del&#224; d'une sensibilisation &#224; la sexualit&#233; ou d'une formation aux relations entre hommes et femmes. Quant &#224; l'autonomie des personnes prises en charge, elle pose le probl&#232;me de l'accompagnement dans un registre o&#249; elles n'ont pas toujours la possibilit&#233; d'agir sans le soutien d'un tiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre pays n'admettant pas la fonction d'assistant sexuel, reste la prostitution. Laquelle constitue, pour les uns l'ultime recours de personnes lourdement handicap&#233;es souhaitant acc&#233;der &#224; la sexualit&#233;, pour les autres une intol&#233;rable compromission face &#224; l'une des pires exploitations de la personne humaine. L'&#233;tablissement pr&#233;sent&#233; ici a r&#233;pondu en connaissance de l'article 225-5 du code p&#233;nal pr&#233;cisant que &lt;i&gt;&#171; le fait, par quiconque, de quelque mani&#232;re que ce soit : d'aider, d'assister ou de prot&#233;ger la prostitution d'autrui (&#8230;) est puni de sept ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende &#187;&lt;/i&gt;. Mais avec aussi la conscience des limites de ces pratiques souvent v&#233;cues comme d&#233;cevantes : &lt;i&gt;&#171; Ce sont des femmes remarquables : tr&#232;s douces, attentives et empathiques. Mais il arrive souvent que les r&#233;sidents en reviennent d&#233;sappoint&#233;s. Au-del&#224; de l'acte m&#233;canique, ce qu'il recherchent c'est de l'affectif, de la tendresse et des sentiments forts &#187;&lt;/i&gt;, conc&#232;de Bertrand Dugain. Aux professionnels d'assumer les risques de faire bouger les lignes ou d'en rester au statu quo l&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &#8212; Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Sexualite-59&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la sexualit&#233; et du handicap&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Vivre une sexualit&#233; de droit commun</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Vivre-une-sexualite-de-droit-commun</link>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1187</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Docteur en psychologie clinique, Denis Vaginay exerce en institution, en cabinet et comme formateur. Il en appelle &#224; un v&#233;cu ordinaire de la sexualit&#233; chez les personnes souffrant de handicap. &lt;br class='autobr' /&gt;
Est-ce aux familles de se charger de l'&#233;ducation sexuelle de leurs enfants porteurs de handicap, comme on l'entend si souvent ? Beaucoup de familles se sentent mal &#224; l'aise. Mais les enfants sont tout autant g&#234;n&#233;s d'entendre leurs parents leur parler de sexualit&#233;. Cela peut se comprendre. Ce sont les parents (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Docteur en psychologie clinique, Denis Vaginay exerce en institution, en cabinet et comme formateur. Il en appelle &#224; un v&#233;cu ordinaire de la sexualit&#233; chez les personnes souffrant de handicap.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Est-ce aux familles de se charger de l'&#233;ducation sexuelle de leurs enfants porteurs de handicap, comme on l'entend si souvent ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Beaucoup de familles se sentent mal &#224; l'aise. Mais les enfants sont tout autant g&#234;n&#233;s d'entendre leurs parents leur parler de sexualit&#233;. Cela peut se comprendre. Ce sont les parents qui prennent soin du corps de leur b&#233;b&#233; en faisant sa toilette. Se cr&#233;e alors un ressenti de plaisir partag&#233; qui participe de la construction de l'identit&#233; de l'enfant et de son narcissisme. Progressivement, les parents sentent qu'il leur faut s'&#233;loigner de ce corps. Aborder la sexualit&#233;, c'est le convoquer &#224; nouveau alors que l'&#233;ducation a appris &#224; le mettre de c&#244;t&#233;, et reproduire l'excitation archa&#239;que v&#233;cue dans les premi&#232;res ann&#233;es. C'est pourquoi il ne me semble pas que les parents soient les mieux plac&#233;s pour aborder cette question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les professionnels, l&#233;gitimes donc &#224; le faire, sont tent&#233;s de s'adresser &#224; des experts ext&#233;rieurs &#224; l'institution&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela peut bien s&#251;r &#234;tre utile de faire appel &#224; des comp&#233;tences externes. Mais seulement en compl&#233;ment des personnes pr&#233;sentes au quotidien, qui sont plus &#224; m&#234;me d'assurer la disponibilit&#233; de l'&#233;coute et l'aide &#224; la sexuation des enfants et adolescents. C'est &#224; chaque instant qu'il faut se montrer en capacit&#233; d'accueillir ce qui peut survenir, et de r&#233;pondre tant aux demandes d'informations qu'&#224; l'excitation qui peut surgir. Sp&#233;cialiser cette r&#233;ponse pr&#233;sente le risque de d&#233;douaner les autres professionnels de leur responsabilit&#233; en la mati&#232;re et de provoquer le sentiment chez les enfants que toute question n'est pas bonne &#224; poser &#224; n'importe qui. Car l'&#234;tre humain est sexu&#233; de la naissance &#224; la mort et du matin jusqu'au soir, pas seulement le temps de l'intervention sur la sexualit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En mati&#232;re de sexualit&#233;, on ne transmet pas tant ce que l'on sait, mais ce que l'on est, &#224; travers son t&#233;moignage indirect, y compris par l'expression de la g&#234;ne et du trouble que la situation ou la question provoque en soi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, on est trop souvent en attente d'outils miraculeux. Quand ils sont trop explicites ou trop p&#233;dagogiques (poup&#233;e sexu&#233;e, godemich&#233;, man&#232;ge enchant&#233;&#8230;), ils peuvent &#234;tre utilis&#233;s comme des f&#233;tiches et servir &#224; &#233;viter de parler simplement de la r&#233;alit&#233; du sexe &#171; pour de vrai &#187; avec lequel chacun doit faire. Leur utilisation risque alors d'&#234;tre contre productive. Les outils utilisables, innombrables dans l'environnement actuel, prennent tout leur sens dans un &#233;change o&#249; chacun est reconnu, comme une v&#233;rit&#233; premi&#232;re, comme un &#234;tre sexu&#233;, depuis toujours, par sa conception et par son accueil dans le monde symbolique de la relation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment r&#233;agir face &#224; l'&#233;rection d'un usager au moment de sa toilette ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant longtemps, les uns se d&#233;tournaient tr&#232;s g&#234;n&#233;s, les autres &#233;clataient de rire, les troisi&#232;mes tenaient des propos blessants. Aujourd'hui, les &#233;quipes &#233;voluent quant aux r&#233;ponses &#224; apporter. Il est bon de diff&#233;rencier les causes : situation r&#233;flexe ou d&#233;couverte de son corps par un adolescent, par exemple. Dans tous les cas, il vaut mieux reconna&#238;tre ce qui se passe, en le nommant et en le commentant positivement. Cela peut aider la personne, d'autant plus qu'elle conna&#238;t mal son sch&#233;ma corporel. On peut ensuite exprimer sa g&#234;ne : &lt;i&gt;&#171; Je constate que tu es excit&#233;. Je pr&#233;f&#232;re te laisser quelques instants dans ton intimit&#233;. Je reviendrai quand tu seras apais&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il peut aussi arriver qu'un usager tombe amoureux d'un professionnel&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224; aussi, il faut parler clairement : &lt;i&gt;&#171; Tu aimerais que je r&#233;ponde &#224; ton avance. Mais je ne le peux pas. D'abord parce que je n'en ai pas envie. Ensuite, parce que cela ne fait pas partie de mon travail. &#187;&lt;/i&gt; Signifier &#224; l'usager qu'on ne sera pas son partenaire ni affectif, ni fonctionnel, c'est s'adresser &#224; lui dans son humanit&#233;. Certains intervenants craignent de blesser la personne accompagn&#233;e, en lui disant qu'ils n'ont pas de sentiment amoureux envers elle. Pourtant, ils le font bien dans la vie de tous les jours quand ils sont l'objet d'avances auxquelles ils n'ont pas l'intention de donner suite.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi agir diff&#233;remment avec des personnes porteuses de handicap, alors qu'elles rel&#232;vent du droit commun ? Ce &#224; quoi elles peuvent acc&#233;der et la mani&#232;re de le faire rel&#232;vent de l'&#233;ducation, des codes sociaux, etc. mais pas du bon vouloir des accompagnateurs. Autrement dit, elles ont les m&#234;mes droits et les m&#234;mes devoirs que tout un chacun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelle attitude adopter quand on est confront&#233; &#224; des jeux sexuels entre enfants ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
On pense trop souvent que ces jeux ne sont pas permis. En fait, on ne trouve nulle part de pr&#233;cisions de la sorte. Tout le monde a &#224; peu pr&#232;s admis l'existence de la sexualit&#233; infantile. Mais bien peu de personnes en supportent les manifestations. La seule limite qui soit inacceptable, c'est la contrainte. Une fois pos&#233;e cette interdiction absolue, nous n'avons pas &#224; fonctionner sous un r&#233;gime d'autorisation. Nous n'avons pas &#224; fournir un mode d'emploi, mais devons laisser des espaces d'intimit&#233; compatibles avec des exp&#233;riences, et la d&#233;couverte des possibles, en faisant confiance &#224; la capacit&#233; intrins&#232;que &#224; se construire, y compris chez des &#234;tres avec handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par Jacques Tr&#233;mintin&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &#8212; Nos archives sur le th&#232;me de &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/Sexualite-59&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;la sexualit&#233; et du handicap&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Vie affective et sexualit&#233; en ESSMS</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1187</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; la fin du 20e&#8239;si&#232;cle, la vie affective et sexuelle des personnes avec handicap s'est heurt&#233;e au tabou et au d&#233;ni tant des familles que des professionnels, pour qui seule l'imposition de l'abstinence semblait l&#233;gitime. La st&#233;rilisation constitua, longtemps, la forme la plus aboutie d'un contr&#244;le externe sur la f&#233;condit&#233;. La repr&#233;sentation de la personne handicap&#233;e privil&#233;giait les images de l'ange ou de la b&#234;te, asexu&#233;e de naissance ou dot&#233;e de pulsions irr&#233;pressibles. Mais les r&#233;ticences &#224; lui (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton4923-4b030.jpg?1693476257' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jusqu'&#224; la fin du 20e&#8239;si&#232;cle, la vie affective et sexuelle des personnes avec handicap s'est heurt&#233;e au tabou et au d&#233;ni tant des familles que des professionnels, pour qui seule l'imposition de l'abstinence semblait l&#233;gitime. La st&#233;rilisation constitua, longtemps, la forme la plus aboutie d'un contr&#244;le externe sur la f&#233;condit&#233;. La repr&#233;sentation de la personne handicap&#233;e privil&#233;giait les images de l'ange ou de la b&#234;te, asexu&#233;e de naissance ou dot&#233;e de pulsions irr&#233;pressibles. Mais les r&#233;ticences &#224; lui accorder le b&#233;n&#233;fice du droit commun provenaient aussi de la n&#233;cessit&#233; de protection face &#224; des &#234;tres particuli&#232;rement fragiles et vuln&#233;rables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux arguments ont &#233;t&#233; battus en br&#232;che. D'une part, la grande majorit&#233; de ces personnes ont montr&#233; leur aptitude &#224; respecter les codes sociaux, manifestant leur sensibilit&#233; &#224; l'interdit et leur capacit&#233; d'assimilation des mod&#232;les &#224; suivre. D'autre part, ce qui s'av&#232;re dangereux, pour les personnes avec handicap comme pour les valides, ce n'est pas tant la sexualit&#233; en elle-m&#234;me que les abus et les viols, les agressions et les atteintes. Les seules limites qui puissent &#234;tre fix&#233;es rel&#232;vent du consentement r&#233;ciproque et de l'atteinte &#224; la dignit&#233; ou &#224; l'int&#233;grit&#233; de la personne. Le m&#234;me principe s'applique &#224; tous : la vie affective et sexuelle constitue un besoin fondamental quel que soit l'&#226;ge, le handicap ou le lieu de vie. Les r&#232;glements int&#233;rieurs des &#233;tablissements interdisant toute vie sexuelle sont ill&#233;gaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si elles ne doivent pas renoncer au devoir de protection, les pratiques professionnelles doivent cesser de vouloir suppl&#233;er totalement la personne dans le choix de ce qui est bon ou non pour elle. Et l'on doit arr&#234;ter d'&#233;quiper les chambres destin&#233;es aux adultes de lit de 90 centim&#232;tres de large !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Les Cahiers de l'Actif n&#176;&#8239;464-465-466-467, Janvier-Avril&#8239;2015, (334 p. &#8211; 24&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Melville Street</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Melville-Street</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1187</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La Nouvelle-Z&#233;lande a appliqu&#233; le principe de d&#233;sinstitutionalisation &#224; ses habitants porteurs de handicap, en fermant les grands internats et en leur substituant des petits lieux de vie. C'est dans l'une de ces maisons que se situe le r&#233;cit de Xavier Deville qui d&#233;crit, dans un style rythm&#233; et dynamique, son v&#233;cu aupr&#232;s d'un groupe d'adultes d&#233;ficients. Le matin, il les r&#233;veille, les aide &#224; s'habiller, veille &#224; ce qu'ils prennent bien leurs m&#233;dicaments, leur donne leur petit-d&#233;jeuner et pr&#233;pare leur repas (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton4924-a8db7.jpg?1693476257' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Nouvelle-Z&#233;lande a appliqu&#233; le principe de d&#233;sinstitutionalisation &#224; ses habitants porteurs de handicap, en fermant les grands internats et en leur substituant des petits lieux de vie. C'est dans l'une de ces maisons que se situe le r&#233;cit de Xavier Deville qui d&#233;crit, dans un style rythm&#233; et dynamique, son v&#233;cu aupr&#232;s d'un groupe d'adultes d&#233;ficients. Le matin, il les r&#233;veille, les aide &#224; s'habiller, veille &#224; ce qu'ils prennent bien leurs m&#233;dicaments, leur donne leur petit-d&#233;jeuner et pr&#233;pare leur repas du midi. Le soir, il les accueille &#224; leur retour du centre de jour, les accompagne &#224; la douche, leur donne leur souper et assure leur coucher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re cette routine apparente, on d&#233;couvre des &#234;tres singuliers et attachants et le fonctionnement parfois ubuesque de l'institution gestionnaire, d&#233;montrant l'universalit&#233; de la probl&#233;matique du handicap et de sa prise en charge. Nous faisons ainsi connaissance de &lt;i&gt;&#171; Tommy dans son fauteuil &#187;&lt;/i&gt; qui se r&#233;veille tous les jours dans un oc&#233;an de pisse ; de &lt;i&gt;&#171; Tommy-debout &#187;&lt;/i&gt;, autonome mais attendant chaque matin sur son lit qu'on veuille bien lui mettre ses chaussettes ; d'&lt;i&gt;&#171; Aquatique Jon &#187;&lt;/i&gt;, jamais autant dans le bonheur que sous sa douche ; de Carolyn refusant syst&#233;matiquement de prendre ses m&#233;dicaments ; de Chesley aimant tripoter les seins de ses amantes et de Mike totalement muet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il y a les manies institutionnelles : la r&#233;union mensuelle d&#233;roulant une litanie de questions auxquelles les adultes ne r&#233;pondent pas, n'ayant pour la plupart pas acc&#232;s &#224; la parole ; les sorties limit&#233;es par la n&#233;cessit&#233; de faire des &#233;conomies ; les repas insipides compos&#233;s avec seulement 2,50&#8239;euros par jour ; les strat&#233;gies des salari&#233;s pour accro&#238;tre leur maigre salaire en pr&#233;textant des interventions de nuit ; la fiche d'auto-analyse destin&#233;e &#224; aider &#224; r&#233;soudre par soi-m&#234;me les probl&#232;mes rencontr&#233;s. Une galerie de portraits et de situations vraiment d&#233;capantes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Sulliver, 2015, (180 p. &#8211; 15&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Une sexualit&#233; pour les personnes handicap&#233;es</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Une-sexualite-pour-les-personnes-handicapees</link>
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		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1187</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans un livre &#224; la fois &#233;rudit, impliqu&#233; et f&#233;cond, Denis Vaginay nous propose une riche conceptualisation et une &#233;thique pleine d'humanisme pour penser la question de la sexualit&#233; et du handicap. Longtemps destin&#233;e &#224; rester un &#233;ternel enfant, la personne d&#233;ficiente a toujours produit la crainte et le fantasme d'un d&#233;cha&#238;nement pulsionnel, d&#232;s lors o&#249; on la laisserait vivre librement son affectivit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis que les fronti&#232;res s'estompent progressivement entre l'&#233;tat de validit&#233; et celui de handicap, la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton4925-ab077.jpg?1693476257' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans un livre &#224; la fois &#233;rudit, impliqu&#233; et f&#233;cond, Denis Vaginay nous propose une riche conceptualisation et une &#233;thique pleine d'humanisme pour penser la question de la sexualit&#233; et du handicap. Longtemps destin&#233;e &#224; rester un &#233;ternel enfant, la personne d&#233;ficiente a toujours produit la crainte et le fantasme d'un d&#233;cha&#238;nement pulsionnel, d&#232;s lors o&#249; on la laisserait vivre librement son affectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis que les fronti&#232;res s'estompent progressivement entre l'&#233;tat de validit&#233; et celui de handicap, la d&#233;ficience appara&#238;t de plus en plus comme une singularit&#233; et non comme une anormalit&#233;. D&#232;s lors, seule la volont&#233; de protection de la vuln&#233;rabilit&#233; vient justifier le traitement &#224; part de la sexualit&#233; de cette population. Pour autant, cette l&#233;gitime pr&#233;occupation ne doit pas donner pr&#233;texte &#224; un abus de pouvoir des familles et des professionnels enfermant les personnes concern&#233;es dans un statut infra-humain. &#192; l'image de cet IMPRO interdisant aux jeunes le fr&#233;quentant de s'asseoir dans l'herbe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La raison ? Parce qu'apr&#232;s s'&#234;tre assis, ils pourraient s'allonger, puis se toucher et enfin avoir un rapport sexuel ! Aucune &#233;tude n'a jamais d&#233;montr&#233; que la vie affective et sexuelle serait n&#233;faste aux personnes fragilis&#233;es par un handicap. Et les valides sont infiniment plus rigoristes et conformistes avec ces populations qu'avec eux-m&#234;mes, leur d&#233;niant ce qu'ils s'autorisent eux-m&#234;mes, se focalisant sur des dysfonctionnements qui seraient banalis&#233;s chez tout autre &#234;tre humain. L'auteur le proclame avec force : leur sexualit&#233; doit relever du droit commun, car elle est identique &#224; la n&#244;tre !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tant qu'une personne handicap&#233;e ne contrevient pas aux droits d'une autre, elle peut valablement se comporter comme elle l'entend. Bien s&#251;r, des attitudes inappropri&#233;s car irrespectueuses des codes sociaux peuvent se produire. Mais, loin d'&#234;tre intrins&#232;ques &#224; la d&#233;ficience, ces agissements sont acquis : ils sont le produit d'une &#233;ducation et d'un accompagnement incomplets, incoh&#233;rents et inadapt&#233;s. Ils peuvent tout &#224; fait &#234;tre r&#233;gul&#233;s, d&#232;s lors que ces publics sont pr&#233;par&#233;s &#224; la vie affective et sexuelle. Mais, pour qu'elle soit ajust&#233;e, encore faut-il que cette pr&#233;paration ne se limite pas &#224; &lt;i&gt;&#171; comment &#231;a marche &#187;&lt;/i&gt;, mais aussi &#224; &lt;i&gt;&#171; comment s'y prendre, quand on a compris comment &#231;a marche &#187;&lt;/i&gt;. L'in&#233;vitable et n&#233;cessaire connaissance technique doit &#234;tre relay&#233;e par l'apprentissage de la subjectivit&#233;, de la sensualit&#233; et de la sensibilit&#233;. Et les plus qualifi&#233;es pour r&#233;pondre &#224; ces questions, ce sont les personnes &#224; qui elles sont pos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Denis Vaginay consid&#232;rent que les professionnels sont plus &#224; m&#234;me de le faire que les familles. Et de d&#233;crire longuement des situations concr&#232;tes tels que l'&#233;rection au moment d'une toilette, l'acc&#232;s &#224; la pornographie, la d&#233;claration d'amour faite &#224; un(e) salari&#233;(e) ou encore le d&#233;sir d'enfant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2014, (352 p. &#8211; 19,50&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>De l'Amour en Autistan</title>
		<link>https://www.lien-social.com/De-l-Amour-en-Autistan</link>
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		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
		<dc:subject>1187</dc:subject>

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&lt;p&gt;Voil&#224; un ouvrage formidable qu'il ne faut surtout pas manquer. Pourtant, son &#233;criture peut au premier abord surprendre, semblant quelque peu affect&#233;e. Sa description peut appara&#238;tre r&#233;ductrice. Son humour ravageur peut d&#233;contenancer, produisant un sentiment de g&#234;ne d'avoir &#224; s'esclaffer de la cocasserie de certains comportements. Mais non. La syntaxe est juste particuli&#232;rement soign&#233;e. La pr&#233;sentation des performances intellectuelles li&#233;es au syndrome d'Asperger &#8211; l'une des nombreuses tribus de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton4926-0a88f.jpg?1693476257' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un ouvrage formidable qu'il ne faut surtout pas manquer. Pourtant, son &#233;criture peut au premier abord surprendre, semblant quelque peu affect&#233;e. Sa description peut appara&#238;tre r&#233;ductrice. Son humour ravageur peut d&#233;contenancer, produisant un sentiment de g&#234;ne d'avoir &#224; s'esclaffer de la cocasserie de certains comportements. Mais non. La syntaxe est juste particuli&#232;rement soign&#233;e. La pr&#233;sentation des performances intellectuelles li&#233;es au syndrome d'Asperger &#8211; l'une des nombreuses tribus de l'Autistan (le vaste univers du spectre autistique) &#8211;, pour &#234;tre sp&#233;cifiques, n'en existent pas moins. En outre, il ne manquerait plus qu'aux &#233;preuves v&#233;cues par ces personnes diff&#233;rentes se rajoute une nouvelle discrimination : l'interdiction de l'auto-d&#233;rision &#224; laquelle elles ont aussi droit. Joseph Schovanec nous d&#233;crit cinq destin&#233;es compos&#233;es de bribes d'histoires vraies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune ne correspond en totalit&#233; &#224; un personnage existant. Mais les pans de vie utilis&#233;s sont r&#233;els. L'auteur nous fait entrer dans l'univers mental fascinant et d&#233;stabilisant d'adultes avec autisme qui abordent l'amour avec la m&#234;me rationalit&#233; apparente et la m&#234;me d&#233;saffectation que pour les autres types de relations humaines. L&#224; o&#249; g&#238;t la passion, o&#249; s'&#233;gr&#232;ne la confusion des sens, o&#249; se perd la raison, le r&#233;sidant de l'Autistan analyse, rationalise et &#233;value. Et de nous d&#233;crire Sonia, g&#233;nie en math&#233;matique, mais &#233;trang&#232;re &#224; notre monde ; Gabriel, autrefois enseignant &#224; Polytechnique r&#233;duit &#224; l'&#233;tat de sdf, misanthrope en g&#233;n&#233;ral et misogyne en particulier ; Debbie, passionn&#233;e d'art, prompte &#224; &#233;taler ses &#233;tats d'&#226;me ; Jessica, la grande voyageuse ; Henri-Sixte amoureux compulsif de la langue latine. Ces personnages hauts en couleurs cherchent leur place, la trouvent, la perdent, en tentant d'&#233;tablir un lien amoureux dont ils ne savent identifier ni les codes sociaux, ni les ressentis. Un petit bijou &#233;mouvant et didactique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Plon, 2015, (224 p. &#8211; 17,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le handicap selon &#201;ros</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-handicap-selon-Eros</link>
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		<dc:date>2016-06-08T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Sexualit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1187</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pendant longtemps, les personnes porteuses d'un handicap ont &#233;t&#233; bannies de toute vie sexuelle. &#192; l'IME de Blain (Loire-Atlantique), l'&#233;ducation &#224; la vie affective passe par l'apprentissage de la vie sociale et du respect de l'autre. Une autre structure montre comment on peut pousser &#224; l'extr&#234;me le v&#233;cu d'une sexualit&#233; qu'aucun pr&#233;texte de d&#233;ficience ne saurait freiner. Le psychanalyste Denis Vaginay revendique le registre du droit commun pour des pratiques d'&#233;ducation &#224; la vie affective reposant sur un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1187-" rel="tag"&gt;1187&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton4927-b22bb.jpg?1693476257' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant longtemps, les personnes porteuses d'un handicap ont &#233;t&#233; bannies de toute vie sexuelle. &#192; l'IME de Blain (Loire-Atlantique), l'&#233;ducation &#224; la vie affective passe par l'apprentissage de la vie sociale et du respect de l'autre. Une autre structure montre comment on peut pousser &#224; l'extr&#234;me le v&#233;cu d'une sexualit&#233; qu'aucun pr&#233;texte de d&#233;ficience ne saurait freiner. Le psychanalyste Denis Vaginay revendique le registre du droit commun pour des pratiques d'&#233;ducation &#224; la vie affective reposant sur un principe : l'&#233;galit&#233; des &#234;tres humains.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel de la quinzaine&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Marianne Langlet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'obsession informatique&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Paquets neutres !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Avons-nous mang&#233; notre pain blanc ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Du changement pour tou(te)s&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Protection de l'enfance &#8226; &lt;strong&gt; Force majeurs &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Europe &#8226; &lt;strong&gt; ATD Quart monde examine la sant&#233; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Autisme &#224; l'&#233;cole &#8226; &lt;strong&gt; Les IME cherchent (toujours) leur place &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Transmission&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Presse &#8226; &lt;strong&gt; Par l'&#233;crit, &lt;i&gt;&#034;prendre la mesure de l'humain&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le handicap selon &#201;ros&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Reportage &#224; l'IME de Blain&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&#201;ducation sentimentale, et plus si&#8230;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Libert&#233; sexuelle et handicap&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Accompagnement : jusqu'o&#249; peut-on aller trop loin ?&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entretien avec Denis Vaginay, docteur en psychologie clinique&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Vivre une sexualit&#233; de droit commun&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entretien avec Laurent Mucchielli, sociologue&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Une politique s&#233;curitaire aveugle&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;R&#233;action &#224; l'&#233;crit d'Elisabeth Zucman &lt;i&gt;Le surplomb et l'ing&#233;nierie&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;De l'importance d'imaginer la continuit&#233; de la Maison de l'arbre&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Pauvre travailleur social&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les artisans du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Denis Lemasson &#8226; Aux bons soins de l'&#233;criture&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Festival&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Mouvements de rue, cultures urbaines en Ard&#232;che &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Vie affective et sexualit&#233; en ESSMS&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, Collectif &lt;i&gt;Les Cahiers de l'Actif&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Melville Street&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, X. Deville&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Une sexualit&#233; pour les personnes handicap&#233;es - R&#233;alit&#233;, utopie ou projet ?&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, D. Vaginay&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;De l'Amour en Autistan&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, J. Schiovanec&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Exposition&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Moving Beyond Borders&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Offres d'emploi, d&#233;l&#233;gation de service public, appel d'offre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'obsession informatique</title>
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&lt;p&gt;De plus en plus pr&#233;sents dans le secteur social et m&#233;dico-social, les logiciels de donn&#233;es mettent en p&#233;ril la notion de secret professionnel, de respect des personnes et de leur intimit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils ont de doux noms : Genesis, Gasper, Isis&#8230; Mais ces logiciels informatiques de recueil d'informations sur les usagers des services sociaux et m&#233;dico-sociaux posent d'essentielles questions aux professionnels, travailleurs sociaux ou m&#233;decins qui sont appel&#233;s &#224; les utiliser. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le 24 avril dernier, une centaine de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1187-" rel="tag"&gt;1187&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De plus en plus pr&#233;sents dans le secteur social et m&#233;dico-social, les logiciels de donn&#233;es mettent en p&#233;ril la notion de secret professionnel, de respect des personnes et de leur intimit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils ont de doux noms : Genesis, Gasper, Isis&#8230; Mais ces logiciels informatiques de recueil d'informations sur les usagers des services sociaux et m&#233;dico-sociaux posent d'essentielles questions aux professionnels, travailleurs sociaux ou m&#233;decins qui sont appel&#233;s &#224; les utiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 24 avril dernier, une centaine de travailleurs sociaux des centres m&#233;dico-sociaux (CMS) de Seine-Maritime manifestaient devant le conseil d&#233;partemental. Ils appelaient au boycott du logiciel Gasper, install&#233; depuis quelques mois dans tous les CMS du d&#233;partement. Une professionnelle de Seine-Maritime refuse de l'utiliser : &lt;i&gt;&#171; Nous devons inscrire dans Gasper chaque personne qui nous sollicite. Nous avons des items obligatoires &#224; remplir, nous devons indiquer la r&#233;ponse apport&#233;e &#224; l'accueil (prise de rendez-vous et avec qui) puis le travailleur social derri&#232;re doit y expliquer la demande de la personne et la r&#233;ponse donn&#233;e. Et tout agent d'un CMS du d&#233;partement peut ensuite avoir acc&#232;s &#224; ces informations&#8230; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Lev&#233;e de boucliers&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tendue des acc&#232;s et la s&#233;curisation des donn&#233;es restent tr&#232;s floues. Cette travailleuse sociale refuse aussi qu'entre elle et la personne qu'elle re&#231;oit s'immiscent la machine et ses multiples bugs : doublons de dossiers impossibles &#224; effacer, erreurs signal&#233;es en fin de course qui implique de tout reprendre&#8230; Pour Nicolas Millot , secr&#233;taire de la section CFDT du d&#233;partement, &lt;i&gt;&#171; l'argument avanc&#233; de gain de temps n'est clairement pas d&#233;montr&#233; ; &#224; l'inverse ce logiciel en fait perdre beaucoup aux agents. &#187;&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
En principe, les informations entr&#233;es dans ces logiciels, comme le rappelle la CNIL dans ses d&#233;lib&#233;rations r&#233;centes du 12 mai dernier, doivent &#234;tre indiqu&#233;es aux usagers. Leur accord doit &#234;tre obtenu avant toute inscription. Une obligation loin d'&#234;tre suivie en pratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Paris, les travailleurs sociaux de tous les services sociaux polyvalents, de secteur, des permanences, des associations g&#233;rant le RSA, doivent inscrire nominativement les personnes qu'ils accompagnent dans le logiciel Isis. En 2013, son installation avait d&#233;clench&#233; une lev&#233;e de boucliers et un appel au boycott ; depuis &lt;i&gt;&#171; nous sommes encore un certain nombre &#224; faire le service minimum &#187;&lt;/i&gt;, assure V&#233;ronique Cornu, membre de la section syndicale SUPAP-FSU &#224; la mairie de Paris. Ce travail lui prend une demi-journ&#233;e par semaine et, regrette-t-elle &lt;i&gt;&#171; n'en fait appara&#238;tre qu'une partie : les donn&#233;es quantitatives comme le nombre de rendez-vous, de coups de fil, de colis alimentaires, de dossiers de surendettement&#8230; rien sur le temps pass&#233; &#224; &#233;couter, &#224; comprendre la situation. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout o&#249; ces logiciels sont install&#233;s, la m&#234;me interrogation pointe : qui a acc&#232;s &#224; ces informations et qu'en est-il fait ? En prison, la question prend une acuit&#233; particuli&#232;re. L'installation du logiciel Genesis fusionne le cahier &#233;lectronique de liaison des surveillants avec Gide, logiciel judiciaire utilis&#233; par les CPIP et les magistrats, et cr&#233;e une toile &#233;lectronique gigantesque. L'administration p&#233;nitentiaire demande aux m&#233;decins d'y entrer des &#233;l&#233;ments de suivi ou d'y utiliser l'agenda partag&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Hors-la-loi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En th&#233;orie, les donn&#233;es sont cloisonn&#233;es et tout le monde n'acc&#232;de pas &#224; toutes les informations mais les fronti&#232;res, l&#224; encore, restent floues. Pour le pr&#233;sident de l'association des secteurs de psychiatrie en milieu p&#233;nitentiaires, Michel David, il engendre une &lt;i&gt;&#171; violation &#233;norme du secret m&#233;dical &#187;. &#171; Th&#233;oriquement, un m&#233;decin n'a pas le droit de donner ne serait-ce que le nom d'une personne qu'il suit. &#187;&lt;/i&gt; Son association, tout comme l'association des professionnels de sant&#233; exer&#231;ant en prison, appelle ses membres &#224; refuser toute utilisation de ce logiciel. Il rappelle que tous ces outils sont install&#233;s par d&#233;cret et que la loi reste sup&#233;rieure. &lt;i&gt;&#171; Or, dans le code p&#233;nal, il n'existe pas de d&#233;rogation au secret professionnel &#187;&lt;/i&gt;. Mais, dans la pratique, l'obsession gestionnaire, la lutte contre la fraude et les d&#233;rives s&#233;curitaires prennent le pas sur cette valeur professionnelle charg&#233;e de prot&#233;ger l'intimit&#233; de chacun.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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