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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Langage &#8226; Prendre le travail aux mots</title>
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		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>1181</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entre sigles d&#233;multipli&#233;s et mots utilis&#233;s &#224; outrance, le langage du travail social interroge les professionnels. Impos&#233;s ou choisis, marqueurs d'une &#233;poque et d'une soci&#233;t&#233;, les mots permettent de penser et de d&#233;terminer l'action. Face &#224; des termes qui les h&#233;rissent, les travailleurs sociaux contournent, s'opposent ou proposent des alternatives pour retrouver du sens. Une exploration langagi&#232;re instructive et constructive. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Pourquoi utilise-t-on le mot &#171; errance &#187; quand on parle des jeunes qui vont de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travail-social-186" rel="tag"&gt;Travail social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1181-" rel="tag"&gt;1181&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entre sigles d&#233;multipli&#233;s et mots utilis&#233;s &#224; outrance, le langage du travail social interroge les professionnels. Impos&#233;s ou choisis, marqueurs d'une &#233;poque et d'une soci&#233;t&#233;, les mots permettent de penser et de d&#233;terminer l'action. Face &#224; des termes qui les h&#233;rissent, les travailleurs sociaux contournent, s'opposent ou proposent des alternatives pour retrouver du sens. Une exploration langagi&#232;re instructive et constructive.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pourquoi utilise-t-on le mot &#171; errance &#187; quand on parle des jeunes qui vont de ville en ville avec leurs chiens ? &#187;&lt;/i&gt; se demande un travailleur social. &lt;i&gt;&#171; Je n'en peux plus d'entendre parler de &#171; projet de vie &#187; &#187;&lt;/i&gt;, se d&#233;sole une autre. &lt;i&gt;&#171; Avant on parlait de &#171; signes &#187;, maintenant tout devient &#171; troubles &#187; &#187;&lt;/i&gt;, constate une derni&#232;re. Il suffit d'engager la conversation avec un travailleur social pour entendre un questionnement sur le langage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, tout m&#233;tier a son champ lexical propre, son &#171; jargon &#187; plus ou moins compr&#233;hensible. Il est ainsi bien difficile pour un profane de comprendre un m&#233;canicien, un chirurgien ou un informaticien. Mais un bistouri ou un microprocesseur, si &#233;trangers soient-ils, portent en eux des informations sur leur utilisation et leurs effets. Voil&#224; bien toute la diff&#233;rence avec les m&#233;tiers de la relation humaine, par nature singuli&#232;re et incertaine, o&#249; les mots sont des concepts, reflets d'une &#233;poque, d'une politique et d'une id&#233;ologie. Us&#233;s, rab&#226;ch&#233;s, impos&#233;s par diverses instances, lobbys &#233;conomiques, secteur associatif, ils se heurtent toutefois &#224; ce qui est difficilement contr&#244;lable : la libre pens&#233;e et la qu&#234;te de sens.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;rive&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai beaucoup travaill&#233; sur la question de la supervision&lt;/i&gt;, raconte Joseph Rouzel, ancien &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; devenu psychanalyste. &lt;i&gt;Apr&#232;s la guerre, notamment parce que les assistantes sociales sont all&#233;es se former en Angleterre et les &#233;ducateurs au Canada, le terme &#171; supervision &#187; &#233;tait utilis&#233;. Puis, dans les ann&#233;es 80, au moment o&#249; les travailleurs sociaux se disaient &#171; techniciens de la relation &#187;, il est devenu &#171; analyse des pratiques &#187;. C'est une d&#233;rive tr&#232;s marqu&#233;e par le concept de &#171; bonnes pratiques &#187; et par le contr&#244;le, alors que l'espace qu'il d&#233;signe ne sert pas &#224; r&#233;fl&#233;chir aux &#171; bonnes pratiques &#187;. Heureusement, depuis une dizaine d'ann&#233;es, le mot &#171; supervision &#187; revient &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Accompagnement &#187; versus &#171; prise en charge &#187;, &#171; addictions &#187; versus &#171; alcoolisme &#187; ou &#171; toxicomanie &#187;, utilisation intensive des mots &#171; pr&#233;carit&#233; &#187;, &#171; vuln&#233;rabilit&#233; &#187;, &#171; autonomie &#187; : marqueurs d'une &#233;poque, les mots du social vont et viennent. Mais leur choix n'est jamais anodin. &lt;i&gt;&#171; Il y a par exemple une prolif&#233;ration du mot &#171; projet &#187;, on le voit partout et &#231;a devient d&#233;lirant&lt;/i&gt;, poursuit-il. &lt;i&gt;C'est oublier qu'avant d'arriver &#224; un projet, il faut travailler. Le mot &#171; synth&#232;se &#187; a ainsi pratiquement disparu des &#233;tablissements, alors que c'est justement ce travail en &#233;quipe pluridisciplinaire qui constituait un long pr&#233;alable &#224; l'&#233;laboration d'un projet. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'exemple d'une jeune &#233;tudiante en derni&#232;re ann&#233;e d'&#233;cole de travail social, qui annonce le premier jour de son stage qu'elle doit &#171; faire un projet &#187; pour son examen final, sans m&#234;me avoir explor&#233; son terrain. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes dans une &#233;poque o&#249; il faut produire plus, et ce qui est de l'ordre de la pens&#233;e est consid&#233;r&#233; comme du temps perdu. Le vocabulaire s'en ressent forc&#233;ment &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Joseph Rouzel.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;pondre &#224; des sympt&#244;mes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Notre champ lexical se r&#233;tr&#233;cit vers &#171; l'objectif &#187; et la &#171; gestion &#187;&lt;/i&gt;, constate Christine Rhinn, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e dans un foyer d'action &#233;ducative pour jeunes filles &#224; Strasbourg. &lt;i&gt;Cette d&#233;rive de mots n'a l'air de rien, mais elle conduit &#224; une marchandisation du travail, comme l'explique le philosophe Gilbert Vincent &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Propos entendus lors d'une conf&#233;rence organis&#233;e par le Collectif 789, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il y a des sympt&#244;mes et il faut y r&#233;pondre : c'est la tarification des actions &#233;ducatives. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s lors, il devient bien difficile de retranscrire la singularit&#233; de la personne accompagn&#233;e, son histoire, notamment dans les rapports demand&#233;s par les autorit&#233;s administratives ou judiciaires pour d&#233;cider d'une orientation. &lt;i&gt;&#171; On nous impose des trames d'&#233;ch&#233;ance de placement, avec des items pr&#233;alables et des &#233;l&#233;ments factuels&lt;/i&gt;, poursuit-elle. &lt;i&gt;Mais nos mots nous permettent d'&#233;laborer des pens&#233;es et ne doivent pas simplement r&#233;pondre &#224; une attente administrative. Surtout quand il s'agit de d&#233;fendre une nouvelle orientation : c'est un enjeu qui d&#233;coule d'un argumentaire, de la pr&#233;sentation d'une situation et d'une personne singuli&#232;re et particuli&#232;re. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le choix des mots conditionne aussi la relation &#233;ducative. &lt;i&gt;&#171; Nous y faisons tr&#232;s attention, parce que le langage n'a jamais &#233;t&#233; r&#233;duit qu'&#224; un moyen de communication&lt;/i&gt;, insiste Christine Rhinn. &lt;i&gt;Quand nous reformulons le discours d'une jeune fille, nous travaillons avec sa subjectivit&#233;, et c'est un acte &#233;ducatif. Notre &#233;tablissement est avant tout une institution et nous essayons d'instituer la parole. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;viter l'utilisation des innombrables sigles qui ne disent rien &#224; personne, c'est aussi respecter les personnes accompagn&#233;es, se mettre &#224; leur port&#233;e. &lt;i&gt;&#171; J'ai toujours &#233;t&#233; un peu choqu&#233; par le niveau de langage utilis&#233; dans des r&#233;unions avec les familles&lt;/i&gt;, raconte Bruno Hanse, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; en ITEP. &lt;i&gt;Les mots techniques auraient tout &#224; fait pu &#234;tre &#233;vit&#233;s, remplac&#233;s par un langage simple face &#224; des parents souvent d&#233;munis. Ils n'osent pas nous dire qu'ils n'ont pas compris alors que nous le sentons tr&#232;s bien. Idem avec les jeunes qui ont des carences langagi&#232;res. J'ai d&#233;j&#224; entendu : &#171; On va s'occuper de ta v&#234;ture &#187;. M&#234;me moi je ne comprenais pas ! Utiliser un tel langage est d&#233;shumanisant, alors qu'il suffit de dire &#171; on va s'occuper de te racheter de nouveaux v&#234;tements. &#187; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#234;ts-&#224;-penser&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jeannette &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='e pr&#233;noma &#233;t&#233; modifi&#233;.' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, accompagn&#233;e par ATD Quart-Monde, en t&#233;moigne. &lt;i&gt;&#171; Une fois j'ai avoin&#233; un directeur d'&#233;tablissement parce qu'il faisait des phrases trop compliqu&#233;es que je ne comprenais pas. Dans ces cas-l&#224;, soit on essaie de raccourcir avec des mots simples, soit on dit qu'on a compris. C'est aussi une des raisons qui nous font craindre les visites des travailleurs sociaux, parce qu'ils ne se mettent pas toujours &#224; notre niveau. &#187;&lt;/i&gt; Il y a les mots incompr&#233;hensibles, et les mots qui blessent.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Nous utilisons un vocabulaire tellement rebattu qu'on a l'impression qu'il fait partie d'une mallette&lt;/i&gt;, poursuit Bruno Hanse. Par exemple, &lt;i&gt;&#171; je ne suis pas l&#224; pour t'aimer mais pour t'aider &#224; grandir &#187; ou &#171; je ne suis pas ton p&#232;re &#187;. Ce sont des &#171; pr&#234;ts &#224; penser &#187; confortables pour les travailleurs sociaux, des mesures d'autoprotection pour ne pas s'engager, mais qui n'aident pas &#224; construire la relation &#233;ducative avec des enfants qui ont &#233;t&#233; rejet&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; Aujourd'hui directeur-adjoint d'un ITEP &#224; Berck-sur-Mer, Bruno Hanse invite ses &#233;quipes &#224; porter attention aux mots et expressions trop vite d&#233;gain&#233;s, insuffisamment r&#233;fl&#233;chis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Si vous l&#226;chez sur les mots, vous l&#226;chez sur les choses, donc l'attention aux mots est tr&#232;s importante&lt;/i&gt;, rappelle Joseph Rouzel. &lt;i&gt;Il ne faut pas pour autant les jeter &#224; la poubelle, mais les questionner sans arr&#234;t pour les pr&#233;ciser. Par exemple, le terme de &#171; management &#187; vient du fran&#231;ais et signifie &#224; l'origine &#171; m&#233;nagement &#187;. Puis les anglais nous l'ont emprunt&#233; et l'ont transform&#233;. Aujourd'hui, je dis aux directeurs qu'ils feraient bien de s'inspirer de l'origine du mot pour &#171; m&#233;nager &#187; leurs coll&#232;gues &#187; &lt;/i&gt; ! Souvent, un regard sur l'&#233;tymologie &#233;claire. &lt;i&gt;&#171; Prenons le mot &#233;valuation, poursuit-il. &#171; ex-valuare &#187; signifie retirer la valeur de ce que l'on fait. C'est un mot joli et tr&#232;s fort, auquel je tiens car il faut rendre des comptes sur l'usage de l'argent public. Mais il est souvent tr&#232;s mal per&#231;u parce que les m&#233;thodes &#233;valuatives se sont inspir&#233;es des m&#233;thodologies venues de l'industrie, ce qui n'est pas du tout pertinent dans le secteur social. &#187;&lt;/i&gt; Comme on remet l'ouvrage sur le m&#233;tier, r&#233;-explorer le langage permet de penser et repenser l'action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me du &lt;a href='https://www.lien-social.com/LIEN'&gt;THEME&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Concept, n.m. : Id&#233;e g&#233;n&#233;rale et abstraite que se fait l'esprit humain d'un objet de pens&#233;e concret ou abstrait, et qui lui permet de rattacher &#224; ce m&#234;me objet les diverses perceptions qu'il en a, et d'en organiser les connaissances. (Larousse)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Propos entendus lors d'une conf&#233;rence organis&#233;e par le Collectif 789, intitul&#233;e &lt;i&gt;&#171; Langage et pratiques dans le travail social : question de sens ou formatage ? &#187;&lt;/i&gt;, le 17 novembre 2015 &#224; Strasbourg&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;e pr&#233;noma &#233;t&#233; modifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Les mots qui f&#226;chent</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-mots-qui-fachent</link>
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		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
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&lt;p&gt;Certains termes couramment utilis&#233;s dans le champ social et m&#233;dico-social d&#233;plaisent fortement &#224; des professionnels de tous horizons. Ils nous disent pourquoi. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; La d&#233;pendance, une discrimination par l'&#226;ge &#187; Fran&#231;ois Bonnevay, m&#233;decin-g&#233;riatre &#224; l'h&#244;pital d'Agen &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Le mot &#171; d&#233;pendance &#187; est arriv&#233; assez r&#233;cemment, voici 15 &#224; 20 ans, d'une mani&#232;re tr&#232;s insidieuse et sans que les professionnels du vieillissement, g&#233;riatres et g&#233;rontologues, ne se m&#233;fient. Les pouvoirs publics ont d&#233;cid&#233; de mani&#232;re arbitraire que (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1181-" rel="tag"&gt;1181&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Certains termes couramment utilis&#233;s dans le champ social et m&#233;dico-social d&#233;plaisent fortement &#224; des professionnels de tous horizons. Ils nous disent pourquoi.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;&#171; La d&#233;pendance, une discrimination par l'&#226;ge &#187;&lt;/i&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Bonnevay, m&#233;decin-g&#233;riatre &#224; l'h&#244;pital d'Agen&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le mot &lt;i&gt;&#171; d&#233;pendance &#187;&lt;/i&gt; est arriv&#233; assez r&#233;cemment, voici 15 &#224; 20 ans, d'une mani&#232;re tr&#232;s insidieuse et sans que les professionnels du vieillissement, g&#233;riatres et g&#233;rontologues, ne se m&#233;fient. Les pouvoirs publics ont d&#233;cid&#233; de mani&#232;re arbitraire que la perte d'autonomie et le handicap du sujet de plus de 60 ans n'allaient plus se nommer &lt;i&gt;&#171; situation de handicap &#187;&lt;/i&gt; mais &lt;i&gt;&#171; d&#233;pendance &#187;&lt;/i&gt;. Or tous les sp&#233;cialistes savent que la perte d'autonomie n'est jamais due &#224; l'&#226;ge mais toujours &#224; une pathologie, cons&#233;quence d'une incapacit&#233; fonctionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si je perds mon autonomie psychique, mes capacit&#233;s de jugement ou d'abstraction, c'est parce que j'ai une maladie cognitive. Sinon, il n'y a aucune raison que je perde la m&#233;moire &#224; 80 ans au point d'&#234;tre en situation de handicap. Et si je ne peux plus monter un escalier sans m'essouffler &#224; 80 ans, ce n'est pas parce que je suis vieux mais parce que je suis cardiaque. Donc le premier danger de ce mot est qu'il laisse pr&#233;supposer qu'il est normal de devenir d&#233;pendant en vieillissant. C'est la blague connue en g&#233;rontologie de la brave dame de 85 ans qui a tr&#232;s mal au genou. Son m&#233;decin finit par arr&#234;ter les investigations et lui dit &lt;i&gt;&#171; Madame, je n'y peux rien, c'est l'&#226;ge &#187;&lt;/i&gt;. Et la dame lui r&#233;pond : &lt;i&gt;&#171; Oui docteur, mais l'autre genou a le m&#234;me &#226;ge et ne me fait pas mal. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mot a d'autres cons&#233;quences tr&#232;s lourdes. Aujourd'hui, si je fais un AVC &#224; 59 ans, je peux aller toquer &#224; la porte de la Maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es (MDPH) pour faire reconna&#238;tre ma situation de handicap et obtenir une prestation compensatrice. Mais si j'ai la malchance de faire ce m&#234;me AVC &#224; 60 ans et 6 mois, avec les m&#234;mes l&#233;sions, je ne peux plus aller &#224; la MDPH car je suis devenu d&#233;pendant. Je n'ai plus droit qu'&#224; l'allocation personnalis&#233;e d'autonomie (APA), laquelle est nettement d&#233;favorable car les plafonds d&#233;passent rarement 600 euros. Donc en tant que citoyen, je ne suis pas trait&#233; de la m&#234;me fa&#231;on en raison de ce mot &lt;i&gt;&#171; d&#233;pendance &#187;&lt;/i&gt; totalement artificiel. C'est une discrimination par l'&#226;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pouvoirs publics ont &#233;t&#233; alert&#233;s mais ils ne r&#233;agissent pas, craignant que la suppression de ce mot ne co&#251;te trop cher. Or, beaucoup de pays europ&#233;ens utilisent le seul terme de situation de handicap. Derri&#232;re le mot &lt;i&gt;&#171; d&#233;pendance &#187;&lt;/i&gt; se profile aussi la notion d'autonomie, or l'autonomie n'a jamais &#233;t&#233; la capacit&#233; &#224; pouvoir mais &#224; vouloir. &#202;tre d&#233;pendant sous-entendrait qu'il y a des gens ind&#233;pendants. Moi, je n'en connais pas. Je suis totalement d&#233;pendant de la soci&#233;t&#233; dans laquelle je vis, de ma famille, mes amis, mon travail et ma connexion Internet &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;&#171; Le projet de vie, une expression normative qui stigmatise un peu plus &#187;&lt;/i&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;G&#233;rard Zribi, directeur g&#233;n&#233;ral de l'Association des familles et amis pour l'accueil, les soutiens, l'&#233;ducation et la recherche en faveur des personnes handicap&#233;es mentales (Afaser)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le mot &lt;i&gt;&#171; parcours &#187;&lt;/i&gt; revient tout le temps, c'est m&#233;canique et il n'a aucun sens. Quand on parle de vous et de moi, est-ce qu'on parle de parcours ? C'est comme l'expression &lt;i&gt;&#171; projet de vie &#187;&lt;/i&gt; : fait-on un projet de vie avec quelqu'un qui a douze ans ? Ou vingt-trois ? Ces mots se veulent tr&#232;s normatifs et en fin de compte ne servent qu'&#224; stigmatiser, &#224; pointer un peu plus les gens. Ils dissimulent ce qu'ils portent d'unilat&#233;ral et d'autoritaire. Les professionnels ne peuvent pas s'en d&#233;gager car ils deviennent un code. C'est une tentation que j'ai pourtant souvent eue, mais si on n'emploie pas ces mots, on ne se fait pas comprendre de nos interlocuteurs. Nous sommes oblig&#233;s de les utiliser si nous voulons que &#231;a imprime, comme un r&#233;flexe de Pavlov. Ce langage va de pair avec une codification g&#233;n&#233;rale des comportements, auquel aucun secteur n'&#233;chappe d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis il y a le recyclage des mots, com-me celui de d&#233;sinstitutionnalisation. Il date de trente ou quarante ans, c'est un terme &#233;cul&#233; pour faire passer des id&#233;es encore plus &#233;cul&#233;es, comme le retour &#224; domicile des personnes handicap&#233;es. Quand le Conseil de l'Europe dit qu'il faut refuser l'institutionnalisation des enfants handicap&#233;s de moins de trois ans, &#231;a n'a aucun sens. Au contraire, il est n&#233;cessaire avant cet &#226;ge-l&#224; d'amener de la guidance parentale ou de l'&#233;ducation pr&#233;coce, de soutenir les familles. Ce n'est pas de l'institutionnalisation mais de l'accompagnement adapt&#233;. Derri&#232;re cette d&#233;sinstitutionnalisation, il y a donc la volont&#233; de ne plus financer de services aux gens et de les laisser avec leurs probl&#232;mes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est donc important de se poser la question de l'utilisation des mots, pourquoi et pour qui. Car nous pouvons ainsi donner plus de r&#233;alit&#233; et de nuances. Ainsi, dans beaucoup d'institutions, de services, les professionnels ne se laissent pas enfermer dans la codification, beaucoup moins que les pouvoirs publics. De plus en plus ont des connaissances, et plus vous avez de connaissances, moins vous avez besoin d'items. Plus vous transformez toutes les r&#233;alit&#233;s en items, plus vous excluez les gens et niez leur singularit&#233;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;&#171; L'expression diagnostic social me fait bondir &#187;&lt;/i&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;David Laumet, travailleur social dans le secteur de l'h&#233;bergement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Utiliser l'expression &lt;i&gt;&#171; diagnostic social &#187;&lt;/i&gt;, c'est mettre sous le sceau de l'expertise les repr&#233;sentations ou les fantasmes des travailleurs sociaux. J'en connais peu qui ne l'emploient pas et ne l'utilisent pas, presque comme une esp&#232;ce de badge qui valide leur grille d'analyse. Ce terme, emprunt&#233; au milieu m&#233;dical, devient une v&#233;rit&#233;, alors qu'il n'est bas&#233; que sur des id&#233;es pr&#233;con&#231;ues. Par exemple, dans le logement, avant de pouvoir mobiliser un droit pour une personne, il faut voir si elle a la capacit&#233; de tenir des engagements li&#233;s au fait d'&#234;tre locataire. Or, c'est tr&#232;s souvent fond&#233; sur le faci&#232;s ou les craintes des travailleurs sociaux par rapport aux addictions &#224; l'alcool ou aux drogues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, si la personne est alcoolique, cela ne marchera pas, si elle est toxicomane non plus. En quoi le fait de boire est incompatible avec le fait d'acc&#233;der &#224; un logement ? En bas de chez moi, j'ai des voisins qui ont des chiens, qui picolent et qui sont fort sympathiques ! Dans mon service nous accompagnons des personnes qui ont toutes &#233;t&#233; exclues des structures d'h&#233;bergement classiques en raison de ces repr&#233;sentations.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les travailleurs sociaux peuvent avoir des craintes, mais les craintes, &#231;a se partage. Or, il est rare qu'elles le soient. Le &lt;i&gt;&#171; diagnostic social &#187;&lt;/i&gt; tombe comme une sentence : vous avez un cancer, vous buvez, vous vous droguez, vous ne tiendrez pas dans un logement, c'est trop compliqu&#233; pour vous. Et parfois, quand c'est partag&#233; entre confr&#232;res, &#231;a devient la foire des grands experts ou chacun y va de sa r&#233;ponse psychologisante ou psychanalytique, qui souvent n'est encore une fois que le reflet de ce qu'on per&#231;oit et ce qu'on ressent. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;&#171; Usager, comme un kleenex qu'on balance &#187;&lt;/i&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Guy Ducrettet, travailleur social en Haute-Corse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le mot &lt;i&gt;&#171; usager &#187;&lt;/i&gt; me fait penser &#224; un kleenex qu'on balance, et &#224; un usage dont on ne sait pas s'il entra&#238;ne la participation de la personne. J'ai une longue exp&#233;rience dans le travail social sous le mandat judiciaire, avec des personnes contraintes &#224; la relation &#233;ducative. Elles sont appel&#233;es &lt;i&gt;&#171; usagers &#187;&lt;/i&gt;, alors qu'elles n'ont pas le choix de faire usage du travail social. Comme il est important d'entra&#238;ner leur adh&#233;sion, je pr&#233;f&#232;re parler de personnes concern&#233;es et de personnes impliqu&#233;es. Les jeunes sont concern&#233;s et je vais faire en sorte qu'ils deviennent acteurs et donc qu'ils soient impliqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme de &lt;i&gt;&#171; bonne pratique &#187;&lt;/i&gt; me pose &#233;galement probl&#232;me, car cela sous-entend directement son corollaire de &lt;i&gt;&#171; mauvaise pratique &#187;&lt;/i&gt;. On rentre dans une r&#233;flexion binaire, de type logiciel Excel, avec des pens&#233;es pr&#233;&#233;tablies, une perte de r&#233;flexion et une paresse intellectuelle. Il faut sortir de cette repr&#233;sentation, car ce qui peut convenir &#224; une personne ne conviendra pas &#224; l'autre. Il faut surtout maintenir une r&#233;flexion autour de la pratique &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par L&#230;titia Delhon&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_521 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L95xH23/picto-lireaussi-2-1ca1a.png?1693464261' width='95' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Nos archives sur le th&#232;me du &lt;a href='https://www.lien-social.com/LIEN'&gt;THEME&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Si les mots sont r&#233;ducteurs, la personne se confond avec son sympt&#244;me </title>
		<link>https://www.lien-social.com/Si-les-mots-sont-reducteurs-la-personne-se-confond-avec-son-symptome</link>
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		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>1181</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Claude de Jonckheere, docteur en sciences de l'&#233;ducation, professeur &#224; la Haute &#233;cole de travail social de Gen&#232;ve et ancien &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, revisite dans son ouvrage 83 mots pour penser l'intervention sociale des termes qui ne sont pas propres au secteur social, mais qui donnent des clefs pour la pratique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi votre int&#233;r&#234;t pour le langage ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Les travailleurs sociaux ont toujours utilis&#233; des m&#233;taphores et j'avais &#233;crit un premier ouvrage sur le sujet avec un professeur de philosophie, pour (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Claude de Jonckheere, docteur en sciences de l'&#233;ducation, professeur &#224; la Haute &#233;cole de travail social de Gen&#232;ve et ancien &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, revisite dans son ouvrage &lt;i&gt;83 mots pour penser l'intervention sociale&lt;/i&gt; des termes qui ne sont pas propres au secteur social, mais qui donnent des clefs pour la pratique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pourquoi votre int&#233;r&#234;t pour le langage ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les travailleurs sociaux ont toujours utilis&#233; des m&#233;taphores et j'avais &#233;crit un premier ouvrage sur le sujet avec un professeur de philosophie, pour essayer de comprendre pourquoi. &#192; l'&#233;poque, il y a trente ans, ils se m&#233;fiaient des discours techniques, scientifiques et &#233;conomiques. Ils se sont donc r&#233;invent&#233;s un langage plus po&#233;tique pour se d&#233;gager de cette technicit&#233; qui leur paraissait un peu froide. Ces m&#233;taphores sont ensuite devenues des m&#233;taphores qu'on appelle &#171; mortes &#187; parce qu'elles sont pass&#233;es dans le langage courant. Quand on les prononce, on ne les voit plus : le terme de d&#233;viance en est un exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis aussi beaucoup int&#233;ress&#233; aux travaux de Michel Foucault et de Robert Castel, et tous ces mots qui d&#233;finissent les populations en les &#233;tiquetant m'&#233;taient insupportables. Notamment les mots qui venaient de la psychiatrie comme &#171; schizophr&#232;ne &#187; et d'autres cat&#233;gories soi-disant scientifiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mais il faut bien nommer les choses ? Alors comment faire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans mon petit service d'&#233;ducation en milieu ouvert, nous avons essay&#233; avec mes coll&#232;gues de ne jamais les utiliser. Ces mots sont r&#233;ducteurs et peuvent d&#233;terminer le rapport qu'on a avec les gens et le monde en g&#233;n&#233;ral. Nous essayions de d&#233;crire la relation sans dire &lt;i&gt;&#171; il est comme ci ou comme &#231;a &#187;&lt;/i&gt;, sans d&#233;finir les personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois bien-s&#251;r, il faut jouer le jeu, par exemple dans les rapports &#233;crits pour les autorit&#233;s administratives ou judiciaires. Mais il faut justement &#234;tre conscient du jeu social qui nous oblige &#224; utiliser ces cat&#233;gories.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme le montre mon courant philosophique, le pragmatisme am&#233;ricain, les cat&#233;gories viennent contaminer les rapports qu'on a avec les autres. La personne devient son sympt&#244;me, et au final on s'adresse aux sympt&#244;mes plus qu'&#224; la personne : le psychanalyste Jacques Lacan a beaucoup travaill&#233; l&#224;-dessus. Peut-&#234;tre qu'en psychiatrie cela a permis quelques progr&#232;s, mais dans le travail social cela ne sert &#224; rien. Et puis les cat&#233;gories d&#233;terminent des institutions, des modes de prises en charge : Robert Castel le dit tr&#232;s bien. Il faut donc &#234;tre tr&#232;s m&#233;fiant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;tudiants le sont-ils ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceux aupr&#232;s desquels j'enseigne veulent au contraire des mots qui cat&#233;gorisent les personnes, car ils ont ainsi l'impression de savoir &#224; qui ils s'adressent. Cela leur donne une esp&#232;ce d'assurance. Le travail de la formation, c'est de d&#233;construire et de reconstruire ces expressions pour en montrer l'effet pervers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dans votre ouvrage, vous &#233;voquez des mots comme &#171; ruse &#187; ou &#171; puissance &#187; : en quoi cela peut int&#233;resser le travail social ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mots viennent de la philosophie, particuli&#232;rement celle de Deleuze, Foucault et du pragmatisme am&#233;ricain. Je les ai choisis au pifom&#232;tre, de mani&#232;re exploratoire, pour refaire travailler le langage. C'est-&#224;-dire pour en faire des concepts qui permettent de construire des probl&#232;mes li&#233;s &#224; l'intervention, et pour attirer l'attention vers d'autres aspects du monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les mots ont le pouvoir de faire penser, je voulais donc amener aux professionnels une vari&#233;t&#233; de mots diff&#233;rente de ceux qu'ils emploient tous les jours. Je donne parfois des exemples issus de ma pratique, et j'&#233;tire ces mots le plus loin possible dans leur signification. &#192; ma grande surprise, ce livre est tr&#232;s lu en France, en Suisse, en Belgique et au Canada et j'ai re&#231;u &#233;norm&#233;ment de r&#233;actions d'enseignants et d'&#233;tudiants en travail social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par L.D.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_516 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L50xH50/picto-livre-0ca25.png?1693464279' width='50' height='50' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;83 mots pour penser l'intervention sociale&lt;/i&gt;, &#233;d. Institut d'&#233;tudes sociales, 2010.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Derri&#232;re les barreaux, la grogne</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Derriere-les-barreaux-la-grogne</link>
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		<dc:subject>1181</dc:subject>

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&lt;p&gt;Ils sont la derni&#232;re roue du carrosse. Pourtant, les conseillers d'insertion et de probation, travailleurs sociaux de l'administration p&#233;nitentiaire, sont au plus pr&#232;s des personnes d&#233;tenues, font le lien avec les familles, accompagnent la peine, l'am&#233;nagent parfois, pr&#233;parent leur sortie&#8230; Un travail essentiel, dans des conditions impossibles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un circuit &#233;lectrique qui disjoncte, des imprimantes qui ne fonctionnent plus, pas de chauffage, quatre &#171; &#233;paves roulantes &#187; au lieu des six voitures de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ils sont la derni&#232;re roue du carrosse. Pourtant, les conseillers d'insertion et de probation, travailleurs sociaux de l'administration p&#233;nitentiaire, sont au plus pr&#232;s des personnes d&#233;tenues, font le lien avec les familles, accompagnent la peine, l'am&#233;nagent parfois, pr&#233;parent leur sortie&#8230; Un travail essentiel, dans des conditions impossibles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un circuit &#233;lectrique qui disjoncte, des imprimantes qui ne fonctionnent plus, pas de chauffage, quatre &lt;i&gt;&#171; &#233;paves roulantes &#187;&lt;/i&gt; au lieu des six voitures de fonction, partag&#233;es par 38 conseillers p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (CPIP) pour les visites &#224; domicile, les enqu&#234;tes, les permanences d&#233;localis&#233;es&#8230; &#192; Lille, le tableau dress&#233; en fin d'ann&#233;e par la section syndicale de la CGT p&#233;nitentiaire du service d'insertion et de probation (SPIP) r&#233;v&#232;le les conditions dans lesquelles travaillent beaucoup des 3 000 CPIP que compte l'Administration p&#233;nitentiaire. Aujourd'hui, assure Sarah Silva-Descas, secr&#233;taire nationale de la CGT insertion-probation, &lt;i&gt;&#171; les gens craquent, beaucoup de coll&#232;gues sont au bord du burn-out ou d&#233;j&#224; en arr&#234;t &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux conditions mat&#233;rielles d&#233;grad&#233;es s'ajoute, pour la plupart des services, une surcharge de travail. L'inflation carc&#233;rale porte &#224; 250 000 le nombre de personnes sous &#233;crou. En moyenne, un CPIP suit une centaine de d&#233;tenus ; en r&#233;alit&#233;, certains services implosent. En septembre&#8239;2015, le SPIP de Chaumont, en Haute-Marne, alerte : sur un effectif th&#233;orique de neuf conseillers, il en reste six. Chacun suit 160 personnes en milieu ouvert et 20 personnes en milieu ferm&#233;. Quelques mois auparavant, le SPIP de Villenauxe-la-Grande dans le m&#234;me d&#233;partement, s'est retrouv&#233; vide pendant deux semaines : les quatre conseillers rest&#233;s en poste pour assurer le suivi de 600 d&#233;tenus ont tous &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s par le m&#233;decin du travail pour surmenage&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effet du plan de recrutement de mille CPIP pour accompagner la r&#233;forme p&#233;nale reste encore invisible. Le syst&#232;me de pr&#233;-affectation des stagiaires &#224; leurs futurs postes est d&#233;cri&#233; de tous : ils sont jet&#233;s dans le grand bain, form&#233;s &#224; la va-vite par leurs coll&#232;gues titulaires surcharg&#233;s et d&#233;j&#224; oblig&#233;s d'assurer le suivi d'un grand nombre de d&#233;tenus, les conseillers sont de plus en plus sollicit&#233;s. Aujourd'hui, l'administration p&#233;nitentiaire avance son plan de lutte contre le terrorisme. Des programmes de prise en charge de personnes radicalis&#233;es sont exp&#233;riment&#233;s et l'AP renforce le renseignement p&#233;nitentiaire. &lt;i&gt;&#171; Sa volont&#233; est d'aller chercher des renseignements dans les SPIP&lt;/i&gt;, s'inqui&#232;te Sarah Silva Descas. &lt;i&gt;Nous d&#233;non&#231;ons cette approche car nous faisons un travail social, nous sommes soumis au secret professionnel, et nous devons &#233;tablir une relation de confiance si nous voulons pouvoir travailler. &#187;&lt;/i&gt; Les CPIP ont par ailleurs, assure-t-elle &lt;i&gt;&#171; toujours signal&#233;, &#224; l'autorit&#233; judiciaire, lorsqu'une personne pr&#233;sentait des risques particuliers de dangerosit&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Elle rejette cette confusion des missions alors que la direction de l'administration p&#233;nitentiaire souhaite d&#233;velopper un r&#233;seau de r&#233;f&#233;rents renseignement dans chaque SPIP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comble du m&#233;pris, pour Nicolas Finielz, secr&#233;taire national de la SNEPAP-FSU, le budget allou&#233; &#224; cette lutte contre le terrorisme a &#233;t&#233; &lt;i&gt;&#171; confisqu&#233; &#187;&lt;/i&gt; par l'AP qui a annonc&#233; des mesures indemnitaires et des augmentations d'effectifs pour tous ses personnels sauf&#8230; pour les CPIP. La goutte d'eau. Une intersyndicale CGT, SNEPAP, CFDT, appelait, le 15 f&#233;vrier dernier, &#224; des assembl&#233;es g&#233;n&#233;rales dans tous les services : au 3 mars, 66 services &#233;taient mobilis&#233;s ou pr&#233;paraient leur AG. &lt;i&gt;&#171; Les agents, conseillers p&#233;nitentiaires comme directeurs et personnels administratifs, doivent pouvoir &#233;changer sur leurs difficult&#233;s et les faire remonter &#187;&lt;/i&gt;, explique Nicolas Filniez. Objectif : &#234;tre entendus, obtenir une r&#233;ponse de leur administration et de leur nouveau ministre. Pour pouvoir s'inscrire dans une politique p&#233;nale ambitieuse avec, en point de mire, le retour du d&#233;tenu au sein de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La juste part &#8226; Repenser les in&#233;galit&#233;s&#8230;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-juste-part-o-Repenser-les-inegalites</link>
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		<dc:date>2016-03-16T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1181</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'id&#233;ologie n&#233;o-lib&#233;rale s'est construite sur toute une s&#233;rie de postulats qui sont devenus, au cours des d&#233;cennies, des dogmes. L'individu devrait sa bonne ou sa mauvaise fortune &#224; son unique et simple m&#233;rite. Chacun &#233;tant propri&#233;taire de ses biens, le libre &#233;change constituerait la condition naturelle de l'homme. Seul le march&#233; concurrentiel libre de toute contrainte pourrait r&#233;guler les &#233;changes humains. Les comp&#233;titeurs seraient mus par la seule satisfaction de leurs propres int&#233;r&#234;ts. &lt;br class='autobr' /&gt;
On ne dira jamais (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Inegalites" rel="tag"&gt;In&#233;galit&#233;s&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1181-" rel="tag"&gt;1181&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L116xH150/arton4849-9735a.jpg?1693476384' width='116' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'id&#233;ologie n&#233;o-lib&#233;rale s'est construite sur toute une s&#233;rie de postulats qui sont devenus, au cours des d&#233;cennies, des dogmes. L'individu devrait sa bonne ou sa mauvaise fortune &#224; son unique et simple m&#233;rite. Chacun &#233;tant propri&#233;taire de ses biens, le libre &#233;change constituerait la condition naturelle de l'homme. Seul le march&#233; concurrentiel libre de toute contrainte pourrait r&#233;guler les &#233;changes humains. Les comp&#233;titeurs seraient mus par la seule satisfaction de leurs propres int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne dira jamais assez combien sont salutaires les &#233;crits d&#233;montrant qu'il ne s'agit l&#224;, en r&#233;alit&#233;, que de constructions conceptuelles qui n'ont comme l&#233;gitimit&#233; que celle que l'on veut bien leur accorder. C'est ce que d&#233;montrent David Robichaud et Patrick Turmel, en d&#233;montant toute une s&#233;rie de mythes. Si le march&#233; peut repr&#233;senter un puissant outil de cr&#233;ations de richesses, ce n'est pas parce qu'il est libre, mais parce que, justement, il est structur&#233; par des r&#232;gles et des conventions commun&#233;ment admises constituant &lt;i&gt;&#171; des normes mutuellement avantageuses et collectivement d&#233;sirables &#187;&lt;/i&gt; (p.&#8239;53).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toute production de richesses est le r&#233;sultat d'une coop&#233;ration sociale : Thomas Twaites s'est essay&#233; &#224; fabriquer tout seul un grille-pain. Si le mod&#232;le qu'il a con&#231;u s'est mis &#224; fondre &#224; la premi&#232;re utilisation, son co&#251;t n'en a pas moins &#233;t&#233; 250 fois plus cher que le mod&#232;le dont il s'est inspir&#233;. Les individus ne sont donc jamais seuls propri&#233;taires de ce qu'ils ont cr&#233;&#233;, conservant une dette incompressible envers tous ceux qui leur ont permis de le r&#233;aliser : &lt;i&gt;&#171; Aucun d'entre nous n'a vu le jour nu dans une grotte, seul, sans aide pour subvenir &#224; ses besoins, ni le moindre patrimoine &#187;&lt;/i&gt; (p.&#8239;79).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, les succ&#232;s remport&#233;s demeurent rarement li&#233;s aux seules qualit&#233;s des acteurs qui les obtiennent, tant la conjoncture, les opportunit&#233;s et le contexte p&#232;sent fortement sur leur r&#233;ussite. Des actes identiques r&#233;alis&#233;s avec quelques ann&#233;es de d&#233;calage, auraient tr&#232;s bien pu &#233;chouer : &lt;i&gt;&#171; Ce que nous pouvons esp&#233;rer de l'avenir est d&#233;termin&#233; en bonne partie par des circonstances arbitraires &#187;&lt;/i&gt; (p.&#8239;101). Les hautes r&#233;mun&#233;rations, quant &#224; elles, ne sont jamais li&#233;es aux performances de ceux qui en profitent : au Japon les cadres dirigeants per&#231;oivent cinq fois moins de revenus qu'aux &#201;tats-Unis, sans pour autant &#234;tre cinq fois moins comp&#233;tents. Nulle part la croissance &#233;conomique n'a &#233;t&#233; amplifi&#233;e par un faible taux d'imposition des grosses fortunes ou de fortes in&#233;galit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au contraire, plus une nation est performante en mati&#232;re d'&#233;galit&#233;, plus on constate une &#233;volution positive sur le plan de la sant&#233; et du bien-&#234;tre de sa population : r&#233;duction des pathologies mentales et des d&#233;pendances tant aux drogues qu'&#224; l'alcool et augmentation de l'esp&#233;rance de vie, de la performance scolaire et de la mobilit&#233; sociale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Les Liens qui Lib&#232;rent, 2016, (144 p. &#8211; 14,50&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La pr&#233;f&#233;rence pour l'in&#233;galit&#233; &#8226; Comprendre la crise des solidarit&#233;s</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-preference-pour-l-inegalite-o-Comprendre-la-crise-des-solidarites</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1181</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s les trente ann&#233;es qui suivirent la Seconde guerre mondiale et furent marqu&#233;es par une croissance miraculeuse et le progr&#232;s de l'&#233;galit&#233;, on assiste depuis les ann&#233;es 1990 &#224; une aggravation des in&#233;galit&#233;s, au point de menacer d'un retour &#224; la situation d'avant la Premi&#232;re guerre mondiale, constate Fran&#231;ois Dubet ! Alors qu'Henri Ford, dont on conna&#238;t les sympathies nazies, revendiquait de limiter les salaires des hauts cadres &#224; quatre fois celui des ouvriers, ils sont aujourd'hui en moyenne trente fois (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton4850-a1d27.jpg?1693476384' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s les trente ann&#233;es qui suivirent la Seconde guerre mondiale et furent marqu&#233;es par une croissance miraculeuse et le progr&#232;s de l'&#233;galit&#233;, on assiste depuis les ann&#233;es 1990 &#224; une aggravation des in&#233;galit&#233;s, au point de menacer d'un retour &#224; la situation d'avant la Premi&#232;re guerre mondiale, constate Fran&#231;ois Dubet ! Alors qu'Henri Ford, dont on conna&#238;t les sympathies nazies, revendiquait de limiter les salaires des hauts cadres &#224; quatre fois celui des ouvriers, ils sont aujourd'hui en moyenne trente fois plus importants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, 50% des plus pauvres se partagent 4% des richesses, alors que 10% des plus riches en disposent de 62%. Loin de se r&#233;duire, ce d&#233;s&#233;quilibre persiste et s'aggrave. Les lobbies et l'id&#233;ologie n&#233;o-lib&#233;rale plient tous les gouvernements aux int&#233;r&#234;ts des plus fortun&#233;s. Les discours qui l'emportent accusent les peuples de co&#251;ter trop cher et de d&#233;penser trop pour leur sant&#233; et leur &#233;ducation. Mais, ce qui contribue aussi &#224; perp&#233;tuer ces injustices, c'est tout autant, sinon plus, la crise des solidarit&#233;s, les victimes devenant des boucs &#233;missaires responsables de leur propre sort : ce sont les ch&#244;meurs qui profiteraient de leurs allocations, les jeunes des banlieues qui pr&#233;f&#232;reraient le trafic au travail, les &#233;trangers qui d&#233;tourneraient les allocations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce bl&#226;me est d'autant plus banalis&#233; que chacun(e) se sent menac&#233;(e) par le d&#233;classement. En accusant les plus mal lotis que soi, on croit pouvoir pr&#233;server son propre statut social et se lib&#233;rer du devoir de bienveillance &#224; leur &#233;gard et ainsi &#233;viter tout risque de chute sociale. Face au repli identitaire, &#224; la critique de la d&#233;cadence des m&#339;urs et du d&#233;clin fran&#231;ais, seul le renouveau donn&#233; &#224; la solidarit&#233; et &#224; la fraternit&#233;, ainsi que l'adh&#233;sion aux valeurs universelles d&#233;mocratiques permettront de combattre des in&#233;galit&#233;s qui n'ont rien d'in&#233;luctables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Seuil, 2014, (110 p. &#8211; 11,80&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conversation sur l'origine des in&#233;galit&#233;s</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Conversation-sur-l-origine-des-inegalites</link>
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		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1181</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cette conversation d'un &#233;conomiste avec lui-m&#234;me, dans une collection intitul&#233;e Comit&#233; de vigilance face aux usages publics de l'histoire, est rien moins que passionnante. Elle permet de combattre l'id&#233;e re&#231;ue de la fatalit&#233; d'une in&#233;galit&#233; qui aurait exist&#233; de tous temps. Trois types de soci&#233;t&#233; se sont succ&#233;d&#233;s dans l'histoire : &#233;galitaires, in&#233;galitaires et celles divis&#233;es en classes sociales. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les premi&#232;res, on ne trouve ni propri&#233;t&#233; priv&#233;e, ni hi&#233;rarchie sociale : le partage est la seule logique admise. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette conversation d'un &#233;conomiste avec lui-m&#234;me, dans une collection intitul&#233;e &lt;i&gt;Comit&#233; de vigilance face aux usages publics de l'histoire&lt;/i&gt;, est rien moins que passionnante. Elle permet de combattre l'id&#233;e re&#231;ue de la fatalit&#233; d'une in&#233;galit&#233; qui aurait exist&#233; de tous temps. Trois types de soci&#233;t&#233; se sont succ&#233;d&#233;s dans l'histoire : &#233;galitaires, in&#233;galitaires et celles divis&#233;es en classes sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les premi&#232;res, on ne trouve ni propri&#233;t&#233; priv&#233;e, ni hi&#233;rarchie sociale : le partage est la seule logique admise. Personne ne con&#231;oit de disposer de nourriture sans en donner &#224; celui qui n'en a pas, le produit de la chasse &#233;tant souvent destin&#233; aux autres, chaque chasseur &#233;tant nourri par ce qu'il re&#231;oit d'eux. Les chefs ne tirent alors leur autorit&#233; non de la soumission ou de la contrainte, mais de leur sagesse et de leur g&#233;n&#233;rosit&#233;, sans qu'aucun privil&#232;ge ne soit attach&#233; &#224; leur fonction de pacification. Ce ne sont pas seulement les in&#233;galit&#233;s de richesse qui sont alors ignor&#233;es, mais la richesse elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'&#233;tait pas, pour autant, des soci&#233;t&#233;s id&#233;ales, n'&#233;tant &#224; l'abri ni de la violence end&#233;mique, ni de l'oppression d'un sexe par l'autre. Le passage &#224; l'agriculture et &#224; l'&#233;levage, pratiques &#233;conomiques favorisant &#224; la fois la s&#233;dentarit&#233; et le stockage, permit les premi&#232;res accumulations de biens. Pourtant, si la r&#233;partition in&#233;galitaire devint possible, ce ne fut pas pendant longtemps au d&#233;triment de la communaut&#233;, les stocks continuant &#224; servir aussi aux plus d&#233;munis. La soci&#233;t&#233; de classe &#233;mergea, d&#232;s lors o&#249; une minorit&#233; r&#233;ussit &#224; se lib&#233;rer des t&#226;ches productives et o&#249; le reste de la soci&#233;t&#233; ne put acc&#233;der aux moyens de production qu'en abandonnant une partie de son produit &#224; ceux qui les poss&#233;daient. Si l'Homo Sapiens est apparu il y a 200 000 ans, la domination de classe d&#233;buta, selon les continents, il y a seulement 5 000 &#224; 10 000 ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Agone, 2013, (196 p. &#8211; 12&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>In&#233;galit&#233;s</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Inegalites-4852</link>
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		<dc:date>2016-03-16T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>In&#233;galit&#233;s</dc:subject>
		<dc:subject>1181</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;G&#233;n&#233;ralement ignor&#233;e par les &#233;conomistes, la question des r&#233;partitions des richesses se trouve au centre de la d&#233;monstration d'Anthony B. Atkinson, chercheur &#224; la renomm&#233;e internationale. La finalit&#233; de son propos consiste &#224; exposer les moyens pour r&#233;duire l'ampleur des in&#233;galit&#233;s. Si l'auteur propose un &#233;tat des lieux lucide et perspicace, de plus en plus reconnu, les propositions concr&#232;tes qu'il avance sont tout particuli&#232;rement audacieuses et iconoclastes. Initi&#233;e aux &#201;tats-Unis par le New Deal comme (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;G&#233;n&#233;ralement ignor&#233;e par les &#233;conomistes, la question des r&#233;partitions des richesses se trouve au centre de la d&#233;monstration d'Anthony B. Atkinson, chercheur &#224; la renomm&#233;e internationale. La finalit&#233; de son propos consiste &#224; exposer les moyens pour r&#233;duire l'ampleur des in&#233;galit&#233;s. Si l'auteur propose un &#233;tat des lieux lucide et perspicace, de plus en plus reconnu, les propositions concr&#232;tes qu'il avance sont tout particuli&#232;rement audacieuses et iconoclastes. Initi&#233;e aux &#201;tats-Unis par le New Deal comme r&#233;ponse &#224; la crise de 1929 et g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#224; la Lib&#233;ration &#224; travers l'&#201;tat providence, la politique de transfert massif de revenus a permis de faire notablement reculer les in&#233;galit&#233;s. Financ&#233;e par l'imp&#244;t progressif, elle a r&#233;duit l'&#233;cart entre les plus riches et les plus pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tendance s'est invers&#233;e dans les ann&#233;es 1980-1990, sous l'effet conjugu&#233; des gouvernements Thatcher, Reagan et Mitterrand. La r&#233;duction massive des imp&#244;ts des plus ais&#233;s, qui ont vu leur taux maximum d'imposition passer de 83% &#224; 40% en Grande-Bretagne et de 70% &#224; 35% aux &#201;tats-Unis, ont eu pour effet un fort accroissement des in&#233;galit&#233;s, et ont impliqu&#233; l'augmentation des diff&#233;rences de revenus, le renforcement des grandes fortunes, l'appauvrissement des plus pr&#233;caires ou encore la diminution de la part des salaires dans la richesse nationale&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anthony B. Aichorn d&#233;montre comment il est possible de porter le taux d'imposition pour les hauts revenus &#224; 65%, de taxer les h&#233;ritages et les donations entre vifs au moyen de l'imp&#244;t progressif, de relever le niveau des prestations sociales et d'&#233;largir leur couverture, d'&#233;laborer un code de r&#233;mun&#233;ration plus &#233;quitable en conditionnant l'attribution des march&#233;s publics &#224; son respect et d'ouvrir le d&#233;bat sur une meilleure r&#233;partition des fruits de la croissance, sans pour autant ruiner l'&#233;conomie. Exactement le contraire de la politique de tous nos gouvernements.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Seuil, 2016, (446 p. &#8211; 23&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Langage &#8226; Prendre le travail aux mots</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Langage-o-Prendre-le-travail-aux-mots</link>
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		<dc:date>2016-03-16T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>1181</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Entre sigles d&#233;multipli&#233;s et mots utilis&#233;s &#224; outrance, le langage du travail social interroge les professionnels. Impos&#233;s ou choisis, marqueurs d'une &#233;poque et d'une soci&#233;t&#233;, les mots permettent de penser et de d&#233;terminer l'action. Face &#224; des termes qui les h&#233;rissent, les travailleurs sociaux contournent, s'opposent ou proposent des alternatives pour retrouver du sens. Une exploration langagi&#232;re instructive et constructive. L'essentiel de la quinzaine D&#233;cryptage par Marianne Langlet Derri&#232;re les barreaux, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton4853-32ad0.jpg?1693476384' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Entre sigles d&#233;multipli&#233;s et mots utilis&#233;s &#224; outrance, le langage du travail social interroge les professionnels. Impos&#233;s ou choisis, marqueurs d'une &#233;poque et d'une soci&#233;t&#233;, les mots permettent de penser et de d&#233;terminer l'action. Face &#224; des termes qui les h&#233;rissent, les travailleurs sociaux contournent, s'opposent ou proposent des alternatives pour retrouver du sens. Une exploration langagi&#232;re instructive et constructive.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel de la quinzaine&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Marianne Langlet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Derri&#232;re les barreaux, la grogne&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;G&#233;n&#233;ration spontan&#233;e !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Clich&#233;s&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Les &#233;puis&#233;s solitaires&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Insertion &#8226; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Arr&#234;tez de nous mettre dans vos cases !&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Europe &#8226; &lt;strong&gt; Housing first se fait use place &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Discrimination &#8226; &lt;strong&gt; Touche pas &#224; mon pauvre &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Formations&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Socio-esth&#233;tique &#8226; &lt;strong&gt; Le tact social &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au c&#339;ur des m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Centre social &#8226; &lt;strong&gt; Focale et ouverture d'esprit &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Langage &#8226; Prendre le travail aux mots&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Entretien avec Claude de Jonckheere
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Si les mots sont r&#233;ducteurs, la personne se confond avec son sympt&#244;me &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entretien avec Serge Boimare, consultant en p&#233;dagogie
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Relancer la machine &#224; penser&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;&#034;Quand je serai grande je serai douce comme toi&#034;&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Gare aux normes &#233;so-th&#233;oriques !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La juste part&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, D. Robichaud et P. Turmel&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La pr&#233;f&#233;rence pour l'in&#233;galit&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, F. Dubet&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Conversation sur l'origine des in&#233;galit&#233;s&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, C. Darmangeat&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;In&#233;galit&#233;s&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, A. B. Atkinson&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Pi&#232;ces de th&#233;&#226;tre&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Deux pi&#232;ces de Michel Simonot, &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Delta Charlie Delta&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; et &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le but de Roberto Carlos&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livre&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Des mains pour dire je t'aime&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, P&#233;n&#233;lope&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Album jeunesse&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les yeux d'Alix&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, G. Morizur et F. Brulon&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les artisans du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Alban Martin &#8226; &lt;strong&gt;Chercheur de coh&#233;rence&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Offres d'emploi, d&#233;l&#233;gation de service public, appel d'offre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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