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	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Maladies Chroniques &#8226; Une maison aux multiples portes</title>
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		<dc:subject>Sida</dc:subject>
		<dc:subject>1282</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Paris, l'&#233;quipe pluridisciplinaire de la Maison Basiliade accompagne de fa&#231;on globale des personnes en pr&#233;carit&#233; souffrant de maladies chroniques, dont le VIH. Durant tout le confinement, elle a assur&#233; distribution alimentaire et soins. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; En 370, Saint-Basile de C&#233;sar&#233;e a cr&#233;&#233; des petites maisons de solidarit&#233; pour l'accueil des personnes fragiles appel&#233;es &#171; Basiliades &#187;. Nous avons repris ce nom car nous ouvrons nous aussi des maisons familiales pour les personnes souffrant de maladies chroniques &#8211; dont (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1282-" rel="tag"&gt;1282&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Paris, l'&#233;quipe pluridisciplinaire de la Maison Basiliade accompagne de fa&#231;on globale des personnes en pr&#233;carit&#233; souffrant de maladies chroniques, dont le VIH. Durant tout le confinement, elle a assur&#233; distribution alimentaire et soins.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;En 370, Saint-Basile de C&#233;sar&#233;e a cr&#233;&#233; des petites maisons de solidarit&#233; pour l'accueil des personnes fragiles appel&#233;es &#171; Basiliades &#187;. Nous avons repris ce nom car nous ouvrons nous aussi des maisons familiales pour les personnes souffrant de maladies chroniques &#8211; dont le VIH -, le plus souvent en pr&#233;carit&#233;&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, &#233;voque Samir Baroualia, responsable de la structure Basiliade, implant&#233;e dans un immeuble de cinq &#233;tages au centre de Paris, rue du Chemin Vert.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_1699 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L351xH253/capture_d_e_cran_2020-10-26_a_15.04.45-3c42c.png?1693566799' width='351' height='253' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;En vingt-sept ans d'existence, cette association de lutte contre le VIH a acquis une expertise dans l'accompagnement global des personnes en pr&#233;carit&#233; touch&#233;es par cette maladie, une h&#233;patite ou tout autre type de maladie chronique invalidante. Dans un immeuble de briques rouge, la Maison Basiliade, plus chaleureuse qu'un service hospitalier, compte une &#233;quipe psychosociale (1) et partage l'immeuble avec le Centre de prise en charge des maladies infectieuses (CPCMI), une association de m&#233;decins conventionn&#233;s en secteur 1 (onze cabinets m&#233;dicaux et quinze m&#233;decins) avec lesquels elle travaille sur des situations de personnes aux parcours complexes. Les m&#233;decins assurent aussi le lien avec les services hospitaliers. Une juriste sp&#233;cialis&#233;e dans le droit des &#233;trangers compl&#232;te l'&#233;quipe.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un suivi serr&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis quelques mois, Marine Griache, coordinatrice psychosociale accompagne Th&#233;o (2), un quadrag&#233;naire originaire du Cameroun, porteur du VIH et sans papiers. &#171; &lt;i&gt;&#8239;Tr&#232;s timide &#224; son arriv&#233;e, il &#233;prouvait des difficult&#233;s &#224; parler, nous avons multipli&#233; les entretiens en t&#234;te-&#224;-t&#234;te et pass&#233; beaucoup de temps &#224; trier et rassembler des papiers pour une demande de s&#233;jour pour raisons m&#233;dicales. Comme il est tr&#232;s fragile, je l'ai aussi accompagn&#233; &#224; la pr&#233;fecture, cela l'a &#233;norm&#233;ment d&#233;tendu et a lib&#233;r&#233; sa parole&lt;/i&gt; &#187;, &#233;voque-t-elle. D&#232;s qu'il a obtenu son r&#233;c&#233;piss&#233; de titre de s&#233;jour provisoire, Marine Griache lui a propos&#233; d'int&#233;grer l'atelier d'acc&#232;s &#224; l'emploi, anim&#233; par un coll&#232;gue charg&#233; d'insertion. &#171; &lt;i&gt;Th&#233;o est tr&#232;s assidu car vivant en h&#244;tel social il se sent seul&lt;/i&gt; &#187;. La coordinatrice psycho-sociale assure aussi des entretiens autour de la sant&#233; en duo avec une infirmi&#232;re et Th&#233;o vient r&#233;guli&#232;rement leur rendre des petites visites surprises. Il est &#233;galement suivi par un m&#233;decin du CPCMI. &#171; &lt;i&gt;&#8239;Notre force est de travailler ensemble autour d'une situation, nous ne sommes jamais seuls&lt;/i&gt;, appr&#233;cie Marine Griache. &lt;i&gt;Je pense que notre &#233;quipe est contenante, ce qui rassure les personnes accueillies. Th&#233;o a un bagage complexe mais nous sommes l&#224; pour dire que la vie continue, qu'avec son titre de s&#233;jour, il pourra travailler ou exercer une autre activit&#233; s'il le souhaite.&lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le d&#233;pistage rapide du VIH permet aujourd'hui une entr&#233;e rapide dans les soins et la mise en place d'un accompagnement th&#233;rapeutique, cette contamination reste une &#233;preuve, vingt-cinq ans apr&#232;s l'arriv&#233;e des trith&#233;rapies, une source de discrimination et de traumatismes. Pour tout cela, un infirmier, un psychologue sp&#233;cialis&#233; en &#233;ducation th&#233;rapeutique du patient (ETP) et les m&#233;decins assurent un accompagnement tr&#232;s serr&#233; qui, associ&#233; &#224; celui des coordinateurs psychosociaux, donne de la force au patient.&lt;br class='autobr' /&gt;
Parmi les personnes accueillies par Basiliale, certaines travaillent mais une grand majorit&#233; vit dans la pr&#233;carit&#233;, &#224; la rue, en squat ou en centre d'h&#233;bergement d'urgence, ce qui rend l'observance des traitements et le repos compliqu&#233;s. Un duo infirmi&#232;re / coordinateur psychosocial se d&#233;place sur leur lieu de vie, les oriente vers les m&#233;decins qui peuvent aussi leur rendre visite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1698 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH320/capture_d_e_cran_2020-10-26_a_15.03.39-891c5.png?1693566799' width='500' height='320' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Malgr&#233; la Covid&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Durant le confinement, si Basiliade a d&#251; fermer ses lieux d'accueil et de distribution, elle n'a pas l&#226;ch&#233; les b&#233;n&#233;ficiaires. &#171; &lt;i&gt;Gr&#226;ce au soutien de fondations et de la mairie de Paris, nous avons lou&#233; sept v&#233;hicules pour ravitailler &#224; domicile, sur toute l'Ile-de-France, les personnes en pr&#233;carit&#233;, isol&#233;es et parfois trop malades pour faire leurs courses&lt;/i&gt; &#187;, &#233;voque Samir Baroualia. Une infirmi&#232;re a rendu visite &#224; celles pr&#233;sentant des sympt&#244;mes de la Covid et a pu les accompagner passer un test dans un laboratoire d'analyses partenaire. En cas de difficult&#233;s, un m&#233;decin s'est d&#233;plac&#233; chez elles. Basiliade a &#233;galement soutenu financi&#232;rement des femmes et des hommes priv&#233;s de ressources, en risque d'expulsion locative apr&#232;s le confinement (int&#233;rimaires, travailleurs du sexe, etc.)&lt;br class='autobr' /&gt;
Au fil des ans, l'association s'est adapt&#233;e aux besoins des personnes accueillies. Aujourd'hui, elle g&#232;re plusieurs dispositifs dans la capitale, mis en place avec les personnes concern&#233;es &#8211; elle en accompagne six cents par an - : appartements de coordination th&#233;rapeutique ; appartements d'urgence et de stabilisation pour les personnes &#224; la rue ; dispositif relais pour celles qui ont besoin d'un petit coup de pouce avant de rejoindre un logement ordinaire. Elle fait &#233;galement vivre la Maison B&#233;ranger, un lieu d'accueil convivial et familial, g&#233;r&#233; par des volontaires o&#249; les personnes accompagn&#233;es peuvent prendre leurs repas et une douche ; un dispositif ambulatoire pour accompagner les personnes souffrant du VIH, n'osant pas parler de leur pathologie aux travailleurs sociaux de leur structure d'h&#233;bergement. Enfin, elle anime aussi l'atelier des &#201;pinettes, un atelier d'art et de cr&#233;ation pour s'exprimer et rompre l'isolement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis peu, pour r&#233;pondre &#224; de nouvelles demandes, Basiliade a cr&#233;&#233; trois nouveaux dispositifs dans Paris : Escale qui accueille des jeunes LGBT +,&#8239;en errance, rejet&#233;s par leurs parents et des jeunes &#233;trangers en danger dans leur pays du fait de leur orientation sexuelle, d&#233;bout&#233;s du droit d'asile ; la Maison des F&#233;es qui accompagne trente-six femmes et quarante-neuf enfants : s&#233;duits, les financeurs ont subventionn&#233; une extension pour l'accueil de dix autres femmes et de leurs conjoints en appartement. Les femmes qui ont souvent v&#233;cu un parcours migratoire traumatique, y re&#231;oivent le soutien d'un ethno psychologue. Enfin, &#224; l'initiative de l'association GreyPRIDE, Basiliade sous-loue un grand appartement &#224; cinq personnes LGBT +&#8239;&#226;g&#233;es de 50 &#224; 70 ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cr&#233;&#233;e dans un contexte o&#249; le VIH &#233;tait synonyme de fin de vie, l'association n'a cess&#233; de s'ajuster, de se r&#233;organiser pour mieux accompagner les personnes malades et pr&#233;caires. Aujourd'hui, elle aimerait proposer davantage d'appartements de coordination th&#233;rapeutique et d&#233;velopper l'accompagnement hors les murs. La pr&#233;carit&#233; est aussi relationnelle. La crise sanitaire l'a prouv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Un chef de service, quatre coordinateurs psychosociaux (assistants de service social, conseill&#232;re en &#233;conomie sociale familiale), un m&#233;decin coordonnateur, un psychologue, deux infirmi&#232;res et deux charg&#233;s d'insertion.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Appartements de coordination th&#233;rapeutique &#8226; Le soin &#224; demeure</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Appartements-de-coordination-therapeutique-o-Le-soin-a-demeure-4522</link>
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		<dc:date>2015-04-02T11:29:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>Sida</dc:subject>
		<dc:subject>Maladie</dc:subject>
		<dc:subject>1160</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les appartements de coordination th&#233;rapeutique (ACT) ont plus de 20 ans. Ces &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux, initialement cr&#233;&#233;s pour les malades du sida, accueillent aujourd'hui un public atteint d'autres pathologies chroniques invalidantes. Moyens et objectifs ont &#233;volu&#233; dans des structures r&#233;solument souples, mais confront&#233;es &#224; une hausse des demandes. Reportage au service des ACT du Val-de-Marne, g&#233;r&#233; par la fondation Maison des Champs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une musique douce s'&#233;chappe de la salle commune du service des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1160-" rel="tag"&gt;1160&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les appartements de coordination th&#233;rapeutique (ACT) ont plus de 20 ans. Ces &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux, initialement cr&#233;&#233;s pour les malades du sida, accueillent aujourd'hui un public atteint d'autres pathologies chroniques invalidantes. Moyens et objectifs ont &#233;volu&#233; dans des structures r&#233;solument souples, mais confront&#233;es &#224; une hausse des demandes. Reportage au service des ACT du Val-de-Marne, g&#233;r&#233; par la fondation Maison des Champs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une musique douce s'&#233;chappe de la salle commune du service des appartements de coordination th&#233;rapeutique (ACT) du Val-de-Marne. Les r&#233;sidents allong&#233;s sur les tapis de gymnastique grimacent. Michael, le coach sportif et intervenant de l'association VIACTI, encourage les participants &#224; prolonger un peu les &#233;tirements avant de clore la s&#233;ance. Quatre personnes prennent part aujourd'hui &#224; l'atelier d'activit&#233; physique adapt&#233;e (APA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis peu au cours d'une r&#233;union du groupe d'expression, les r&#233;sidents ont propos&#233; de d&#233;placer l'atelier avant le petit d&#233;jeuner hebdomadaire afin d'encourager une participation plus importante &#224; la session de gymnastique douce. D'autres ateliers autour de la sant&#233;, de la cuisine, autour du papier (m&#233;diation collage) ou encore de la socio esth&#233;tique sont r&#233;guli&#232;rement organis&#233;s. De fait, ces locaux ne sont que l'ancre g&#233;ographique du dispositif d'accompagnement. Conseill&#232;re ESF, &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es, assistantes sociales, infirmi&#232;res, psychologue et m&#233;decin&#8230; l'&#233;quipe pluridisciplinaire assure une pr&#233;sence diurne dans ce lieu-relais pour les trente-deux r&#233;sidents log&#233;s en appartements individuels, ou semi-collectifs dispers&#233;s en p&#233;riph&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La maladie chronique au centre du dispositif d'accompagnement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La maladie du r&#233;sident, la gestion et la stabilisation de celle-ci sont au c&#339;ur du projet personnel &#233;difi&#233; autour de lui. Si elle est la premi&#232;re dimension avec laquelle travaille l'&#233;quipe une fois les r&#233;sidents int&#233;gr&#233;s &#224; l'ACT, elle est aussi l'un des crit&#232;res principaux, au m&#234;me titre que la situation de pr&#233;carit&#233;, pour &#233;valuer le dossier d'entr&#233;e d'un futur r&#233;sident. Force est de constater que depuis la cr&#233;ation des ACT, la r&#233;partition par pathologie des entrants a &#233;volu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1994 les ACT sont cr&#233;&#233;s sp&#233;cifiquement pour les personnes malades du sida. &lt;i&gt;&#171; Le travail d'accompagnement m&#233;dicosocial &#233;tait proche d'un accompagnement de fin de vie &#187;&lt;/i&gt;, explique C&#233;line, la chef de service de la fondation. Les ann&#233;es suivantes, avec le succ&#232;s de la trith&#233;rapie, le public accueilli reste essentiellement compos&#233; de personnes atteintes du VIH, mais le projet &#171; d'accompagnement de fin de vie &#187; se transforme en projet de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 2000 &#224; 2009 les ACT se tournent essentiellement vers la r&#233;insertion, avec un objectif de redynamisation. Depuis environ quatre ans toutefois, les entrants sont de plus en plus fragilis&#233;s par les pathologies chroniques associ&#233;es. &lt;i&gt;&#171; Nous accueillons plus de malades du cancer, plus de gens qui d&#233;veloppent plusieurs pathologies graves. Les personnes atteintes du VIH, qui restent encore majoritaires dans l'&#233;tablissement, cumulent souvent d'autres pathologies comme l'insuffisance r&#233;nale, des pathologies respiratoires ou le diab&#232;te &#187;&lt;/i&gt;, constate la chef de service. &lt;i&gt;&#171; Les r&#233;sidents qui n&#233;cessitent des dialyses repr&#233;sentent aujourd'hui 10&#8239;% de la file active, au vu du co&#251;t &#233;lev&#233; de la prise en charge hospitali&#232;re de ces actes m&#233;dicaux, les ACT sont adapt&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, estime Claire, coordinatrice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Eu &#233;gard au manque de ressources dont nous disposons par le droit commun, il est parfois difficile d'admettre des personnes en perte d'autonomie et &#224; la fois assez autonomes pour vivre seules dans un logement. Le temps administratif ne correspond pas au temps de l'urgence de la situation des personnes &#187;&lt;/i&gt;, constate C&#233;line, la chef de service. &lt;i&gt;&#171; La dur&#233;e de traitement des dossiers pour obtenir des papiers d'identit&#233;, une allocation de ressources, une prise en charge pour l'aide &#224; la vie quotidienne, reporte trop souvent la d&#233;cision d'admission de certains candidats alors que du point de vue de la sant&#233; et de la maladie, le dispositif serait tout &#224; fait adapt&#233; &#187;&lt;/i&gt;, ajoute celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des parcours accident&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si le profil pathologique des entrants a &#233;volu&#233;, les parcours de vie et de pr&#233;carit&#233; se diversifient &#233;galement. Le point commun de l'accueil dans ces structures est une situation de pr&#233;carit&#233; qui p&#232;se sur l'observance des soins. Dans ce dispositif satur&#233; par un nombre de demandes toujours croissant, les places sont ch&#232;res. Environ 450 demandes sont trait&#233;es dans l'ann&#233;e par les services de Paris et du Val-de-Marne, pour une file active d'environ 90 personnes pour les deux services (qui cumulent 62 places). &#192; l'ACT de la fondation Maison des Champs, 60&#8239;% des r&#233;sidents sont des migrants en situation de pr&#233;carit&#233;, souvent pass&#233;s par le Samu social ou d'autres dispositifs d'h&#233;bergement d'urgence peu adapt&#233;s aux soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, les ACT sont devenus des institutions m&#233;dico-sociales dont le fonctionnement est d&#233;limit&#233; par des textes et le financement assur&#233; par la CPAM. Du point de vue administratif, les personnes ayant l'aide m&#233;dicale d'&#201;tat (AME) et une demande de titre de s&#233;jour en cours sont potentiellement s&#233;lectionnables. Dans la pratique, elles le sont rarement. De m&#234;me, les r&#233;sidents doivent participer aux frais d'h&#233;bergement. &#192; la fondation Maison des Champs la participation a &#233;t&#233; fix&#233;e &#224; 16&#8239;% des ressources afin de travailler la gestion du budget avec les r&#233;sidents et les pr&#233;parer &#224; pr&#233;voir le paiement d'un loyer, lorsqu'ils seront relog&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'incertitude plus pr&#233;gnante aujourd'hui de non obtention des papiers freine ainsi parfois l'admission d'un candidat &#187;&lt;/i&gt;, regrette C&#233;line. &lt;i&gt;&#171; D'autre part, la dur&#233;e d'obtention des droits aux ressources devient de plus en plus longue. C'est donc le service qui doit supporter les aides financi&#232;res pour les personnes en attente d'ouverture de droits &#187;&lt;/i&gt;, constate-t-elle. Le projet d'insertion professionnelle et d'obtention de l'allocation adulte handicap&#233; (AAH), restent bien souvent des arguments insuffisants pour d&#233;passer ces contraintes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick, 56 ans, ne disposait d'aucune ressource au moment de son entr&#233;e dans la structure, neuf mois auparavant. Dans la petite chambre de l'appartement qu'il partage avec deux colocataires, il pr&#233;pare un th&#233; pour Sophie, sa coordinatrice et r&#233;f&#233;rente sociale dans l'institution. &lt;i&gt;&#171; Je suis rentr&#233; &#224; la fondation juste &#224; temps. J'&#233;tais au fond du trou &#187;&lt;/i&gt;, retrace-t-il pour d&#233;crire le moment d'extr&#234;me rupture pr&#233;c&#233;dant son admission &#224; la fondation Maison des Champs. Arriv&#233; en 1980 en France, il encha&#238;ne les petits boulots et trouve un travail fixe dans le monde de la nuit. Toxicomanie, prison, il perd son appartement, sa famille et se retrouve &#224; la rue, malade et d&#233;pendant. &lt;i&gt;&#171; Je dormais dans le m&#233;tro. L'insuline, je la mettais dans ma poche, &#231;a tombait, je la perdais. Je passais mon temps aux urgences. L'entr&#233;e ici, a tout chang&#233;. &#199;a m'a remis les id&#233;es en place &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Patrick. Stabilis&#233; au niveau de son traitement m&#233;dical, il travaille d&#233;sormais et poursuit son traitement de substitution. L'addiction, alcool et drogue confondus, concerne un r&#233;sident sur six &#224; l'ACT Maison des Champs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un bin&#244;me m&#233;dico-social essentiel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour faire face &#224; la double situation de pr&#233;carit&#233; et de fragilit&#233; physique des r&#233;sidents, l'&#233;quipe int&#232;gre du personnel m&#233;dical. M&#233;decins et psychologues ont une pr&#233;sence partielle dans les locaux. Deux infirmi&#232;res sont pr&#233;sentes &#224; temps plein et se partagent les r&#244;les de r&#233;f&#233;rents des 32 r&#233;sidents. &lt;i&gt;&#171; Nous ne prodiguons pas de soin technique ici &#187;&lt;/i&gt;, explique l'une d'elles. Le bureau des infirmi&#232;res est un lieu de passage fr&#233;quent&#233;, m&#234;me hors rendez-vous. Le travail se concentre sur le suivi m&#233;dical, les relations avec les m&#233;decins prescripteurs et les r&#233;seaux ville-h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diversit&#233; des situations am&#232;ne perp&#233;tuellement de nouvelles d&#233;marches et justifie l'importance d'un suivi sp&#233;cifique. Le lien est constant avec les r&#233;sidents. Appels, passages informels des r&#233;sidents ou encore visites r&#233;guli&#232;res au domicile. Aujourd'hui Najla part en visite chez Hachim. Apr&#232;s une greffe du foie et plusieurs interventions d'urgence, le jeune homme, r&#233;unionnais d'origine, termine son parcours au sein de la structure. La pr&#233;sence constante du staff de l'ACT a permis d'acc&#233;l&#233;rer sa stabilisation m&#233;dicale. Il va bient&#244;t pouvoir &#234;tre relog&#233; avec sa famille qui l'a rejoint en m&#233;tropole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La force et l'ADN de la structure, c'est donc ce bin&#244;me infirmi&#232;re-travailleur social. &lt;i&gt;&#171; On se parle de nos questionnements, de la relation au r&#233;sident &#187;&lt;/i&gt;, explique Claire, coordinatrice sociale. Le lien avec la relation m&#233;dicale a &#233;volu&#233; dans cette structure qui n'int&#233;grait initialement pas d'infirmi&#232;re. &lt;i&gt;&#171; Cela a permis l'ouverture vers un projet m&#233;dico-social personnalis&#233; du r&#233;sident. &#187;&lt;/i&gt; Chacun d'entre eux a donc un r&#233;f&#233;rent m&#233;dical et un r&#233;f&#233;rent social. Si les infirmi&#232;res d&#233;passent volontiers leur r&#244;le de soignante pour s'aventurer sur le terrain social, les travailleurs sociaux doivent aussi s'&#233;quiper d'un bagage m&#233;dical minimum pour une bonne prise en compte de la personne dans sa globalit&#233; et dans la gestion de sa vie au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La connaissance des diverses pathologies accueillies, des traitements et de leurs effets secondaires sont des donn&#233;es qu'il est n&#233;cessaire d'appr&#233;hender pour une approche globale efficace. &lt;i&gt;&#171; Je fais de la coordination m&#233;dico-sociale &#187;&lt;/i&gt;, confie Sophie. &lt;i&gt;&#171; Il nous arrive aussi d'accompagner les r&#233;sidents en rendez-vous &#224; l'h&#244;pital &#187;&lt;/i&gt;, ajoute t-elle. &lt;i&gt;&#171; Ils peuvent se sentir parfois un peu cern&#233;s par la multiplicit&#233; des regards des coordinateurs, mais c'est une richesse. Au niveau humain nous sommes des points d'ancrage diff&#233;rents. Cela multiplie les possibilit&#233;s d'affinit&#233;s n&#233;cessaires au bon accompagnement &#187;&lt;/i&gt;, conclut-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relation constante avec la pr&#233;sence m&#233;dicale permet &#233;galement d'&#234;tre r&#233;aliste par rapport aux objectifs, en prenant en compte la maladie, son &#233;volution et le &#171; handicap &#187; effectif qu'elle engendre. Rien ne sert de viser un objectif de r&#233;insertion professionnelle si cela n'est pas r&#233;aliste en regard du stade de sa pathologie. &lt;i&gt;&#171; La personne peut &#234;tre devenue relativement autonome et survient un aggravation de son &#233;tat de sant&#233; qui nous am&#232;ne &#224; r&#233;viser nos objectifs &#187;&lt;/i&gt;, explique une coordinatrice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des travailleurs sociaux g&#233;n&#233;ralistes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le temps limit&#233; de l'accompagnement au sein de la structure ACT, les travailleurs sociaux mettent &#224; disposition des r&#233;sidents aide et ressources. Ces ressources sont des clefs &#224; r&#233;utiliser apr&#232;s la sortie : accessibilit&#233; aux droits, titres de s&#233;jour, rapprochement familial, dossier pour obtenir l'AAH, recherche de logement&#8230; les domaines d'intervention sont multiples. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes la premi&#232;re interface, le n&#339;ud central et nous nous tournons vers les sp&#233;cialistes, les partenaires, le r&#233;seau. Cela fait de nous des g&#233;n&#233;ralistes avec des sp&#233;cialit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique une coordinatrice. Construire des r&#233;seaux (associatifs ou li&#233;s aux collectivit&#233;s territoriales) en fonction des probl&#233;matiques est le quotidien de la coordination sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le temps du s&#233;jour en ACT, pour faire avancer les situations, les longs d&#233;lais d'instruction des dossiers de s&#233;curit&#233; sociale posent probl&#232;me. Depuis la politique de cr&#233;ation des plateformes, la d&#233;sertification et la d&#233;shumanisation des services sont un frein au travail des coordinateurs. &lt;i&gt;&#171; Au Kremlin-Bic&#234;tre, ajoute la coordinatrice sociale, l'agence de s&#233;curit&#233; sociale est ouverte une fois par semaine aux visites. Avant nous pouvions exposer et expliquer la situation &#224; nos interlocuteurs, aujourd'hui il nous faut affronter la lourdeur administrative sans lien direct avec certains de nos interlocuteurs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Autonomisation et relogement : un objectif modulable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le but premier du dispositif d'h&#233;bergement temporaire reste le relogement apr&#232;s stabilisation de la maladie. En 2014, les ACT de la fondation comptent 16 sorties sur 32. Objectif atteint. Suivant le profil, le parcours et l'&#233;tat de sant&#233;, le contrat de s&#233;jour sign&#233; entre l'ACT et le r&#233;sident d&#233;finit nombre d'objectifs interm&#233;diaires, de points d'autonomisation ou d'insertion. Cet accord contractuel est renouvelable tous les six mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Laurent a rendez-vous avec la chef de service pour prolonger son contrat apr&#232;s une ann&#233;e pass&#233;e au sein de la structure, l'occasion de faire le point sur les objectifs remplis et ceux sur lesquels travailler durant les mois &#224; venir. Licenci&#233; en 2010, il perd ses allocations deux ans apr&#232;s. Au m&#234;me moment on lui diagnostique un cancer. Il vit alors dans une caravane. En un an, Laurent a fait du chemin. &lt;i&gt;&#171; Autonomie m&#233;dicale acquise. Sur le plan social, on oriente tout vers le relogement &#187;&lt;/i&gt;, stipule son nouveau contrat qui court jusqu'en juin&#8239;2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, si la dur&#233;e de s&#233;jour en ACT n'est pas limit&#233;, le renouvellement d'un contrat de s&#233;jour doit prendre en compte le besoin ou non de maintenir l'intervention d'une coordination m&#233;dico-sociale. La dur&#233;e d'obtention d'un logement est longue en Ile-de-France, les ACT de la r&#233;gion parisienne disposent en moyenne de 24 &#224; 30 mois pour reloger les r&#233;sidents ou, &#224; d&#233;faut, les orienter vers des structures de logement transitoires, non financ&#233;es par la s&#233;curit&#233; sociale. &#192; la sortie de son entretien Laurent exprime sa satisfaction. &lt;i&gt;&#171; Bien s&#251;r que je suis content d'entendre que je ne d&#233;pendrai plus d'une coordination m&#233;dicale&#8230; En esp&#233;rant que j'obtiendrai une proposition de logement d&#233;cent d'ici six mois &#187;&lt;/i&gt; s'inqui&#232;te-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La sortie, une appr&#233;hension partag&#233;e par les r&#233;sidents et les coordinateurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout le dispositif est une longue et patiente pr&#233;paration &#224; la sortie du r&#233;sident. Toutes les forces des coordinatrices, ainsi que celles du r&#233;sident lui-m&#234;me, sont tendues vers ce but pourtant redout&#233; lorsqu'il est atteint. &lt;i&gt;&#171; Il y a une vie collective dans la structure qui peut devenir un substitut efficace de la famille. Ils ont un souci avec la banque, on est l&#224; ; pour le titre de s&#233;jour, on est l&#224; &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume une coordinatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les p&#233;riodes de rush, les ACT disposent, par rapport &#224; d'autres structures qui g&#232;rent &#233;galement la sant&#233; d'un certain confort-temps pour travailler dans de bonnes conditions et avec des moyens ad&#233;quats. &lt;i&gt;&#171; On entoure les personnes, on les suit, on les porte &#224; bout de bras&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, explique la chef de service. &lt;i&gt;&#171; Lorsque cela s'arr&#234;te le r&#233;sident peut se demander : vais-je continuer &#224; avancer ou vais-je tomber ? On a beau pr&#233;parer les filets, rester disponibles, il y a une r&#233;elle rupture quand ils sortent d'ici. Il faut parfois continuer l'accompagnement m&#233;dico-social sur plusieurs mois pour assurer la p&#233;rennisation du projet &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume C&#233;line. &lt;i&gt;&#171; Pour nous ces derniers pas pour accompagner la sortie sont parfois compliqu&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique Claire en sonnant chez Amina. Cette derni&#232;re s'active entre r&#233;ception de meubles et pr&#233;paration du d&#233;m&#233;nagement. Elle vient d'obtenir son appartement. &lt;i&gt;&#171; Un F2 dans Paris &#187;&lt;/i&gt;, se r&#233;jouit-elle. Ce sera son premier logement individuel et une belle victoire au terme d'un parcours compliqu&#233;. Hospitalis&#233;e d'urgence en provenance d'Afrique de l'Ouest en mai&#8239;2010, elle alterne entre Samu social, op&#233;rations lourdes en h&#244;pital, foyer d'h&#233;bergement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La stabilisation de la maladie et l'obtention de l'AAH ont permis de retrouver un espace vital n&#233;cessaire pour construire. &lt;i&gt;&#171; Mon prochain projet ? Un travail&#8230; Une offre m'a &#233;t&#233; faite mais c'&#233;tait un peu inadapt&#233; en terme de temps de travail au regard de mes capacit&#233;s physiques &#187;&lt;/i&gt;, explique Amina. &lt;i&gt;&#171; Oui c'est une &#233;tape &#233;norme, conclut Claire, il fallait g&#233;rer le d&#233;m&#233;nagement, il faut savoir freiner pour avancer aussi. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Entretien avec &lt;strong&gt;L&#233;onard Nzitunga&lt;/strong&gt;, pr&#233;sident de la f&#233;d&#233;ration nationale d'h&#233;bergements VIH et autres pathologies (FNH VIH)&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;&#171; Les ACT m&#233;ritent d'&#234;tre plus connus par l'ensemble des acteurs &#187;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est le r&#244;le de votre f&#233;d&#233;ration ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La FNH VIH, organis&#233;e en 9 coordinations sur l'ensemble du territoire national, f&#233;d&#232;re 63 associations gestionnaires d'h&#233;bergements en lien avec le soin : les ACT, les appartements relais, les lits halte sant&#233; (LHSS). Elle &#339;uvre &#224; l'initiation d'un r&#233;seau d'information, de r&#233;flexion et de formation, pour accompagner les adh&#233;rents dans l'&#233;volution des pratiques et dans la mise en place d'actions et de dispositifs innovants. Nous assumons &#233;galement le r&#244;le d'interface entre le pouvoir public, nos adh&#233;rents et les besoins des personnes. Nous contribuons &#224; l'&#233;laboration des politiques publiques de sant&#233;, notamment en direction des personnes en situation de pr&#233;carit&#233; atteintes de pathologies chroniques, et visons &#224; favoriser la p&#233;rennit&#233; des dispositifs passerelles entre le social, le sanitaire et le m&#233;dicosocial dont font partie les ACT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Comment d&#233;cririez-vous l'&#233;volutiondes structures d'ACT dans le temps ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les appartements de coordination th&#233;rapeutiques ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s en 1994. Au d&#233;part, ces dispositifs &#233;taient destin&#233;s aux personnes atteintes par le VIH-sida. Les appartements de coordination th&#233;rapeutiques ont &#233;t&#233; reconnus comme dispositifs m&#233;dico-sociaux par les lois n&#176; 2002-2 du 2 janvier 2002 r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dicosociale et n&#176; 2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale. La premi&#232;re &#233;volution majeure est d'avoir quitt&#233; l'aspect exp&#233;rimental et d'avoir int&#233;gr&#233; le secteur m&#233;dicosocial, avec des missions aussi pr&#233;cises qui int&#232;grent une coordination r&#233;alis&#233;e par un m&#233;decin, un accompagnement global avec une &#233;quipe pluridisciplinaire. Cette &#233;volution s'est accompagn&#233;e d'un financement p&#233;renne assur&#233; aujourd'hui par l'assurance maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre &#233;volution est bien s&#251;r le nombre de structures existantes. Il y avait 597 places d'ACT en 2004. Il en existe environ 2000 places aujourd'hui. Le public &#233;volue aussi. Au d&#233;part, les ACT &#233;taient ouverts aux personnes atteintes de VIH. Depuis 2002, ils sont ouverts &#224; toute personne atteinte de pathologie chronique, en situation de fragilit&#233;. On constate aussi une r&#233;elle &#233;volution des pratiques. Aujourd'hui, le bilan national des ACT, produit par notre f&#233;d&#233;ration depuis huit ans, nous montre que plus de 50 % des personnes entr&#233;es en situation d'h&#233;bergement pr&#233;caires, voire &#224; la rue, sortent vers des logements de droit commun. En province, 7 % des personnes seulement sont sans ressources &#224; la sortie des ACT, alors que 28 % l'&#233;taient &#224; l'entr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les probl&#232;mes majeurs &#224; surmonter actuellement pour ces structures ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque de places, malgr&#233; une augmentation programm&#233;e dans le cadre du plan Qualit&#233; de vie et qualit&#233; de soins 2007-2011, et aujourd'hui une cr&#233;ation chaque ann&#233;e gr&#226;ce &#224; la mobilisation des acteurs et notamment la Direction g&#233;n&#233;rale de la Sant&#233;. Le dispositif est satur&#233;, en amont et en aval. On avait plus de 7 000 demandes d'admission en 2013 pour 1 800 places disponibles. Les blocages se font &#224; l'entr&#233;e. Le besoin de places est &#233;vident. Aujourd'hui les h&#244;pitaux sont financ&#233;s &#224; l'acte et les p&#233;riodes d'hospitalisation deviennent courtes. Il y a donc n&#233;cessit&#233; d'assurer le continuum de prise en charge des personnes qui sortent d'h&#244;pitaux, voire m&#234;me d'&#233;viter que celles-ci aillent &#224; l'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dispositifs comme les ACT doivent donc &#234;tre mieux int&#233;gr&#233;s dans le maillon de soins, de sant&#233; sur les territoires. Cela passe par une programmation dans les sch&#233;mas r&#233;gionaux de sant&#233; et les sch&#233;mas r&#233;gionaux m&#233;dico-sociaux. Les ACT, les appartements relais, m&#233;ritent d'&#234;tre plus connus par l'ensemble des acteurs, notamment par ceux qui peuvent orienter les personnes. La communication sur les territoires en lien avec les agences r&#233;gionales de sant&#233; (ARS) et les h&#244;pitaux est &#224; renforcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me chose, c'est qu'il y a des territoires qui connaissent de fortes tensions en termes de logement. Trouver une solution de sortie des dispositifs peut prendre plus de temps dans ces zones. De m&#234;me, il n'y a pas de services reconnus et financ&#233;s pour continuer le suivi et l'accompagnement des personnes qui sortent. Ce service &#171; de suite &#187;, n&#233;cessaire, est r&#233;alis&#233;, mais non financ&#233;. Il s'agit de proposer un accompagnement hors les murs, en allant vers les personnes, dans leurs lieux de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il y a aussi des personnes atteintes de pathologies lourdes, peu autonomes pour &#234;tre dans un appartement individuel, pour lesquelles il n'existe pas de dispositifs adapt&#233;s. Le d&#233;veloppement des lits d'accueil m&#233;dicalis&#233;s pourraient &#234;tre une solution, en cr&#233;ant et en renfor&#231;ant des articulations avec les ACT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il de l'accueil des personnes en situation irr&#233;guli&#232;re dans les ACT ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien &#224; ma connaissance dans les textes n'interdit l'accueil des personnes en situation irr&#233;guli&#232;re en ACT. Je crois qu'il faut rappeler les missions des ACT dans les textes : &lt;i&gt;&#171; Il s'agit des personnes en situation de fragilit&#233; psychologique et sociale, n&#233;cessitant des soins et un suivi m&#233;dical, de mani&#232;re &#224; assurer le suivi et la coordination des soins, &#224; garantir l'observance des traitements et &#224; permettre un accompagnement psychologique et une aide &#224; l'insertion. &#187;&lt;/i&gt; N&#233;anmoins, ce que l'on constate, c'est qu'il peut y avoir des ARS qui fixent les d&#233;lais de s&#233;jour &#224; 18 mois (alors que la dur&#233;e pour les gens atteints de pathologie chronique est une donn&#233;e essentielle dans l'accompagnement). L&#224; aussi la dur&#233;e doit &#234;tre fix&#233;e, en fonction de la situation de la personne, avec elle, les &#233;quipes des ACT, en coh&#233;rence avec le projet d'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s, selon le territoire il peut y avoir un questionnement, notamment sur le sens de l'accompagnement propos&#233; &#224; terme si la personne n'est pas r&#233;gularisable ; notamment quand cela peut poser des difficult&#233;s en termes de sortie vers le logement. Il peut y avoir aussi des difficult&#233;s par rapport &#224; l'accueil de personnes en situation irr&#233;guli&#232;re, car tel partenaire, telle pr&#233;fecture peut avoir une interpr&#233;tation diff&#233;rente des textes ou des instructions minist&#233;rielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons effectivement &#233;t&#233; alert&#233;s pour des situations, dans certaines pr&#233;fectures, de refus de carte de s&#233;jour pour des personnes malades. Nous travaillons en bonne intelligence avec diff&#233;rents partenaires associatifs, les adh&#233;rents et des partenaires institutionnels pour essayer de trouver des solutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons qu'il y ait de l'&#233;quit&#233; d'acc&#232;s aux soins sur l'ensemble des territoires et que les textes ne soient pas interpr&#233;t&#233;s diff&#233;remment selon les administrations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les solutions souhaitables pour envisager la p&#233;rennit&#233; de ces structures ? Comment doivent-elles s'adapter, &#233;voluer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous plaidons pour la cr&#233;ation constante de places, avec une programmation pluriannuelle, comme cela s'est fait dans le cadre du &#171; plan 2007-2011 qualit&#233; de vie qualit&#233; de soins &#187;, qui pr&#233;voyait une cr&#233;ation de 180 places chaque ann&#233;e. Toutefois, depuis 2011 il n'y a plus de programme ou de sch&#233;ma identifi&#233; pour les places ACT, il faut continuer &#224; plaider pour qu'il y ait &#224; nouveau une programmation permanente de cr&#233;ation de places.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dispositifs comme les ACT doivent &#234;tre int&#233;gr&#233;s dans le maillon de soins, de sant&#233; sur les territoires. Elles doivent rester attentives &#224; faire &#233;voluer les pratiques professionnelles, &#224; impliquer les personnes concern&#233;es. Il est n&#233;cessaire de mettre &#224; profit l'expertise d&#233;velopp&#233;e en mettant en &#339;uvre des exp&#233;riences, des actions innovantes, comme l'Education Th&#233;rapeutique du Patient, qui soient propos&#233;es aux personnes accueillies en ACT mais aussi de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale aux personnes en situation de pr&#233;carit&#233;. Il faut construire une articulation entre l'h&#244;pital et la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, il existe, en France, environ 2 800 programmes autoris&#233;s. La quasi-totalit&#233; de ces programmes sont r&#233;alis&#233;s dans les h&#244;pitaux. Aussi, il y a environ 15 millions de personnes atteintes de pathologies chroniques, qui ont besoin de l'Education th&#233;rapeutique. Si on veut que les personnes acc&#232;dent &#224; l'ETP, en particulier les personnes en situation de pr&#233;carit&#233;, il faut sortir l'ETP de l'h&#244;pital, tout en cr&#233;ant et en d&#233;veloppant des partenariats, des articulations et des compl&#233;mentarit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, il faut construire, chercher des solutions qui n'existent pas sur les territoires et qui pourraient r&#233;pondre aux besoins des personnes. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t des partenariats. On aurait besoin d'une diversit&#233; d'h&#233;bergements pour permettre l'accueil des personnes qui restent &#224; la marge du dispositif ACT. Par exemple un financement des appartements relais, une cr&#233;ation de places suppl&#233;mentaires en dispositif Lits d'accueils m&#233;dicalis&#233; (LAM), qui permet d'accueillir des personnes sur une longue dur&#233;e, mais qui permet aussi d'avoir des moyens et du personnel 24 heures sur 24. Il faut aussi &#233;tudier les articulations possibles entre les ACT, les Lits soins sant&#233; et les LAM. Il y a aussi n&#233;cessit&#233; de r&#233;fl&#233;chir &#224; des dispositifs d'accompagnement &#171; hors les murs &#187; innovants, pour les personnes atteintes de pathologies chroniques. Une approche &#171; aller-vers &#187; pour &#233;viter que la personne n'aille vers les soins qu'au moment o&#249; son &#233;tat est devenu critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un plan plus large, mais qui englobe les ACT, nous avons pris part au Projet de loi de sant&#233; qui est actuellement d&#233;battu au parlement. La nouveaut&#233; c'est le &#171; parcours de sant&#233; &#187; d'une personne sur le territoire, la cr&#233;ation d'un &#171; service territorial de sant&#233; au public &#187;, ainsi que celle de plateformes pluridisciplinaires sur le territoire. Quand on parle de parcours de sant&#233;, notamment des situations complexes, les ACT ont clairement cette expertise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la mission de coordination est inscrite dans les missions des ACT et l'existence des &#233;quipes transdisciplinaires est une r&#233;alit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous d&#233;fendons aussi avec d'autres f&#233;d&#233;rations le maintien des permanences d'acc&#232;s aux soins, la mise en place d'un observatoire de refus des soins, l'articulation entre les diff&#233;rents professionnels des secteurs sanitaires, sociaux et m&#233;dico-sociaux, afin que les personnes en situation de pr&#233;carit&#233; puissent acc&#233;der aux soins et qu'il y ait r&#233;ellement une r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s sociales de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par &lt;strong&gt;Fabrice Dimier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Appartements de coordination th&#233;rapeutique &#8226; Le soin &#224; demeure</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Appartements-de-coordination-therapeutique-o-Le-soin-a-demeure</link>
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		<dc:date>2015-04-02T08:05:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Logement</dc:subject>
		<dc:subject>Sida</dc:subject>
		<dc:subject>Maladie</dc:subject>
		<dc:subject>1160</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les appartements de coordination th&#233;rapeutique (ACT) ont plus de 20 ans. Ces &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux, initialement cr&#233;&#233;s pour les malades du sida, accueillent aujourd'hui un public atteint d'autres pathologies chroniques invalidantes. Moyens et objectifs ont &#233;volu&#233; dans des structures r&#233;solument souples, mais confront&#233;es &#224; une hausse des demandes. Reportage au service des ACT du Val-de-Marne, g&#233;r&#233; par la fondation Maison des Champs. L'essentiel de la quinzaine D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet Les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton4523-54b13.jpg?1694234846' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les appartements de coordination th&#233;rapeutique (ACT) ont plus de 20 ans. Ces &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux, initialement cr&#233;&#233;s pour les malades du sida, accueillent aujourd'hui un public atteint d'autres pathologies chroniques invalidantes. Moyens et objectifs ont &#233;volu&#233; dans des structures r&#233;solument souples, mais confront&#233;es &#224; une hausse des demandes. Reportage au service des ACT du Val-de-Marne, g&#233;r&#233; par la fondation Maison des Champs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel de la quinzaine&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Les enfants et leur justice&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Pr&#233;vention des risques&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Agression mortelle&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portez-vous bien&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Inde &#8226; &lt;strong&gt; Regard sur une population invisible &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Un toit en t&#244;le, un domicile en droit &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Formations&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Souffrances d'enfants
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Qui se souvient de Myriam David ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au c&#339;ur des m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le restaurant de Pierre Landais &#224; Nantes
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au menu, du lien social&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Collectif H&#233;bergement Logement
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;fier les dispositifs d'urgence&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Appartements de coordination th&#233;rapeutique &#8226; &lt;strong&gt;Le soin &#224; demeure&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entretien avec L&#233;onard Nzitunga&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&#8212;&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Les ACT m&#233;ritent d'&#234;tre plus connus par l'ensemble des acteurs&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Par Jo&#235;l Henry, travailleur social, pr&#233;sident honoraire du CNAEMO&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt; Une marchandisation &#224; l'aff&#251;t &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La distance, un concept de l'&#233;thique&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;&#034;C'est quel &#233;duc qui fait la nuit ?&#034;&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Prendre soin de l'enfance&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, M. David et all. (sous la direction de M-L. Cadart)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Maud Mannoni&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, R. Avet&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Sauve-toi, la vie t'appelle&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, B. Cyrulnik&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les &#226;mes bless&#233;es&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, B. Cyrulnik&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Expo photo&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Portraits de familles : instantan&#233;s (re)trouv&#233;s&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, de V. Fournier, C. Fronsac et P. Pichon&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;&#226;tre&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Bal des Pompiers, le cri d'un p&#232;re&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, de et par L. Savard&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jeu de cartes&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;D&#238;tes-le en langue des signes !&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, &#233;dit&#233; par l'association Signes de Sens&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les artisans du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portrait de Mike Marchal &#8226; &lt;strong&gt; Des cr&#232;ches et des hommes &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Offres d'emploi, d&#233;l&#233;gation de service public, appel d'offre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nos ann&#233;es Sida. 25 ans de guerres intimes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/nos-annees-sida-25-ans-de-guerres</link>
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		<dc:date>2006-11-01T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Sida</dc:subject>
		<dc:subject>815</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il est rare qu'une maladie poss&#232;de un certificat de naissance. Il est encore plus rare qu'elle se soit si rapidement transform&#233;e en pand&#233;mie et soit devenue la plus grande catastrophe sanitaire que l'humanit&#233; ait connue. Entre 1981 et 2006, elle a fait 75 millions de victimes &#224; travers le monde ; 25 millions en sont mortes. En 2005, 4,9 millions de personnes ont &#233;t&#233; nouvellement infect&#233;es et 3,1 sont d&#233;c&#233;d&#233;es. L'ouvrage qu'&#201;ric Favereau consacre &#224; cette question donne la parole tant aux acteurs de premier (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L91xH150/arton1477-90285.jpg?1694025065' width='91' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est rare qu'une maladie poss&#232;de un certificat de naissance. Il est encore plus rare qu'elle se soit si rapidement transform&#233;e en pand&#233;mie et soit devenue la plus grande catastrophe sanitaire que l'humanit&#233; ait connue. Entre 1981 et 2006, elle a fait 75 millions de victimes &#224; travers le monde ; 25 millions en sont mortes. En 2005, 4,9 millions de personnes ont &#233;t&#233; nouvellement infect&#233;es et 3,1 sont d&#233;c&#233;d&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage qu'&#201;ric Favereau consacre &#224; cette question donne la parole tant aux acteurs de premier plan qu'&#224; d'autres, plus anonymes, les uns et les autres t&#233;moignant avec beaucoup d'intensit&#233; et d'humanit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout d&#233;bute &#224; Los Angeles entre octobre 1980 et avril 1981, par le cas de malades hospitalis&#233;s pour une pneumonie, affection que l'on sait bien soigner et qui n'implique d'habitude pas de cons&#233;quences graves&#8230; sauf en cas de forte immunod&#233;pression. Ils sont tous jeunes (entre 29 et 36 ans) et homosexuels. Quand l'alerte est donn&#233;e en 1983, les premi&#232;res r&#233;actions des milieux intellectuels &#233;voquent surtout la crainte d'un retour &#224; l'ordre moral. Pourtant, le nombre de cas se multiplie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, on en compte 573 en 1985, 1221 en 1986 et 3073 en 1987. Faute de traitement efficace, le seul moyen disponible pour faire face est la pr&#233;vention. Geste banal aujourd'hui, mais justifiant alors d'un certain courage, Mich&#232;le Barsach, ministre de la Sant&#233;, d&#233;cide d'autoriser la publicit&#233; sur le pr&#233;servatif (interdite jusque-l&#224;, pour favoriser la natalit&#233; fran&#231;aise) et de lib&#233;raliser la vente des seringues dans les pharmacies. Mais elle refusera toujours de rendre obligatoire le d&#233;pistage de cette infection. C'est que l'&#233;poque est terrible pour les malades. Il n'est pas rare qu'ils soient stigmatis&#233;s dans les h&#244;pitaux : des pastilles rouges pos&#233;es &#224; la porte de leur chambre, sur leur dossier ou sur leur lit, leurs couverts et leur linge nettoy&#233;s &#224; part et leur chambre d&#233;sinfect&#233;e fr&#233;quemment&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'irruption du Sida ne va pas bouleverser que les personnes qui en sont atteintes. Elle va aussi transformer les pratiques tant soignantes que sociales. Jamais dans l'histoire de la maladie les malades n'ont eu un r&#244;le aussi d&#233;terminant : des associations les regroupant se mobilisent tr&#232;s t&#244;t, s'imposant comme interlocuteurs privil&#233;gi&#233;s. &#200;merge progressivement le concept de sant&#233; communautaire qui d&#233;signe l'appropriation d'enjeux et de strat&#233;gie de sant&#233; publique par des groupes vivant dans des conditions particuli&#232;res. L'appel qui est fait &#224; la responsabilisation des malades va changer l'approche &#224; l'&#233;gard des toxicomanes qui voient leur addiction trait&#233;e comme une maladie et non plus comme une difficult&#233; psychologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce vingt-cinqui&#232;me anniversaire, m&#234;me si sa cause a &#233;t&#233; identifi&#233;e, les moyens de diagnostic et de traitement ont &#233;t&#233; mis en &#339;uvre et le taux de nouvelles infections est en baisse notable, &#171; nous n'avons pas d'alternative : nous allons vivre des dizaines d'ann&#233;es avec le Sida &#187; conclut Peter Piot, directeur d'Onusida.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La d&#233;couverte, 2006 (217 p. ; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La r&#233;duction des risques chez les usagers de drogue </title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-reduction-des-risques-chez-les-usagers-de-drogue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-reduction-des-risques-chez-les-usagers-de-drogue</guid>
		<dc:date>2006-06-01T08:39:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>Sida</dc:subject>
		<dc:subject>799</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Face &#224; la mont&#233;e de l'&#233;pid&#233;mie de VIH/sida parmi les injecteurs de drogue, les pouvoirs public ont d&#251;, voil&#224; pr&#232;s de vingt ans, se r&#233;soudre &#224; l'&#233;vidence et accepter la politique de r&#233;duction des risques. Aujourd'hui, cette politique a fait ses preuves mais reste toujours menac&#233;e de repr&#233;sailles par les partisans d'une r&#233;pression de l'usage de drogue. Une bataille de la morale bien pensante contre le pragmatisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Apr&#232;s un certain nombre de progr&#232;s, nous sommes dans une p&#233;riode de stagnation, voire de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Face &#224; la mont&#233;e de l'&#233;pid&#233;mie de VIH/sida parmi les injecteurs de drogue, les pouvoirs public ont d&#251;, voil&#224; pr&#232;s de vingt ans, se r&#233;soudre &#224; l'&#233;vidence et accepter la politique de r&#233;duction des risques. Aujourd'hui, cette politique a fait ses preuves mais reste toujours menac&#233;e de repr&#233;sailles par les partisans d'une r&#233;pression de l'usage de drogue. Une bataille de la morale bien pensante contre le pragmatisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Apr&#232;s un certain nombre de progr&#232;s, nous sommes dans une p&#233;riode de stagnation, voire de r&#233;gression &#187;&lt;/i&gt;. Val&#232;re Rogissart est responsable de la mission Rave &#224; M&#233;decins du monde et d'une association de r&#233;duction des risques, Sida parole. Il est amer face aux derni&#232;res attaques contre la r&#233;duction des risques : &lt;i&gt;&#171; Passe encore si nous n'avions rien fait, mais la r&#233;duction des risques a montr&#233; son efficacit&#233; : de 30 % de contamin&#233;s par VIH lors d'injection intraveineuse au d&#233;but de l'&#233;pid&#233;mie, nous sommes aujourd'hui &#224; moins de 3 % &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le contexte historique Une h&#233;catombe. Morts par overdose mais aussi morts du (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Aller plus loin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette victoire n'est pas unique : le nombre d'overdoses a consid&#233;rablement baiss&#233;, la qualit&#233; de vie des personnes s'est am&#233;lior&#233;e et les usagers suivis dans des programmes de substitution sont en augmentation constante (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Bus-methadone-faciliter-l-acces-a-la-substitution' class='spip_in'&gt;lire l'article sur le bus m&#233;thadone de Paris&lt;/a&gt;). Reste que la r&#233;duction des risques balance sans cesse entre r&#233;ussite incontestable sur le terrain et absence de r&#233;elle reconnaissance officielle. L'exemple de la cr&#233;ation des centres d'accueil et d'accompagnement &#224; la r&#233;duction des risques pour usagers de drogue (CAARUD) en est une illustration. Obtenu gr&#226;ce au lobbying associatif, l'inscription des structures de r&#233;duction des risques dans le droit commun est une reconnaissance officielle de leur efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, leur actuelle mise en place montre des carences budg&#233;taires publiques importantes : de 10 % &#224; 30 % de moins que le budget 2004, selon les lieux. Le risque est, qu'au lieu de servir la p&#233;rennit&#233; des structures, leur institutionnalisation entra&#238;ne la diminution des &#233;quipes, voire la mort de certaines associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, il y a encore beaucoup &#224; faire, notamment pour tenter de juguler l'augmentation dramatique des contaminations par les h&#233;patites. &lt;i&gt;&#171; On nous reproche que la r&#233;duction des risques ne marche pas avec les h&#233;patites, comme si c'&#233;tait la faute des acteurs !&lt;/i&gt;, s'emporte Val&#232;re Rogissart. &lt;i&gt;Or, la raison est que la logique de la r&#233;duction des risques n'a pas &#233;t&#233; pouss&#233;e assez loin ! Le virus de l'h&#233;patite est beaucoup plus r&#233;sistant et se transmet plus facilement par voie sanguine que le virus du sida. Il faut donc d&#233;velopper de nouveaux outils, mieux couvrir le territoire national en mati&#232;re de r&#233;duction des risques, enfin penser aux salles d'injection qui permettraient un meilleur accompagnement&#8230; &#187;&lt;/i&gt; (&lt;a href='https://www.lien-social.com/STEP-au-dela-du-distributeur-de-seringues' class='spip_in'&gt;lire le reportage &#224; l'association Espoir Goutte d'or&lt;/a&gt;). Aller plus loin, le contexte n'y semble pas favorable.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Tentative de recul&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Impossible de lutter contre le sida sans les usagers, impossible de faire de la r&#233;duction des risques sans les consommateurs de drogue,&lt;/i&gt; estime Val&#232;re Rogissart.&lt;i&gt; Lorsque ces usagers s'associent et participent au mouvement pour faire avancer la sant&#233; publique, il ne faut que les encourager &#187;&lt;/i&gt;. Or, c'est pour d&#233;noncer ces associations communautaires, comme Asud et Techno +, que 78 d&#233;put&#233;s de l'UMP ont adress&#233; une lettre au Premier ministre, demandant la cr&#233;ation d'une commission d'enqu&#234;te sur ces associations et sur la mission interminist&#233;rielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Cible facile &#187;&lt;/i&gt; selon Val&#232;re Rogissart, dans ce contexte d'id&#233;ologie s&#233;curitaire. &lt;i&gt;&#171; Tout le monde est &#233;videmment d'accord pour lutter contre la drogue, mais quand cela se termine par la lutte contre les drogu&#233;s, nous connaissons les d&#233;g&#226;ts que cela peut faire &#187;&lt;/i&gt;. Dans la m&#234;me optique, selon Val&#232;re Rogissart, la possible classification dans les stup&#233;fiants du Subutex - utilis&#233; comme substitution aux opiac&#233;s - p&#233;nalisera les usagers et non le trafic, pourtant cible officielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La MILDT souhaite le classement du Subutex pour r&#233;pondre aux d&#233;tournements des prescriptions. Ce produit de substitution, &#224; la diff&#233;rence de la m&#233;thadone plus encadr&#233;e, peut &#234;tre d&#233;livr&#233; pour 28 jours par un m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste sur ordonnance s&#233;curis&#233;e. La r&#233;alit&#233; du trafic est reconnue de tous mais ne concernerait, selon la Caisse nationale d'assurance maladie, qu'un tr&#232;s petit nombre de patients, soit 2 % des 85 000 personnes qui, en 2005, se sont vu prescrire du Subutex. &lt;i&gt;&#171; Il faut que ces patients soient mieux encadr&#233;s, il faut prendre des mesures administratives pour limiter ce trafic mais pas classer le Subutex dans les stup&#233;fiants,&lt;/i&gt; analyse Val&#232;re Rogissart.&lt;i&gt; Nous craignons qu'il devienne alors un objet plus int&#233;ressant de trafic et qu'il emp&#234;che l'acc&#232;s aux soins d'un certain nombre de personnes. Tout le circuit de prescription et de d&#233;livrance sera rigidifi&#233; &#187;&lt;/i&gt;. Un recul dangereux dans un contexte o&#249; m&#234;me l'acc&#232;s &#224; l'information est remis en cause, comme l'illustre l'interdiction du testing.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;sistances&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Aller vers les usagers de drogues sans les juger et o&#249; qu'ils en soient dans leur parcours, afin de les informer sur les risques li&#233;s aux produits psychoactifs et aux pratiques de consommation &#187;&lt;/i&gt;. Lors du Teknival le 1er mai 2006, M&#233;decins du monde rappelle le principe de base de la r&#233;duction de risques et annonce que ses &#233;quipes utiliseront le testing en d&#233;pit de son interdiction depuis avril 2005. Pratique de reconnaissance pr&#233;somptive de produits, la fiabilit&#233; de ce test est remise en cause.&lt;i&gt; &#171; Le testing est d'abord un outil de contact, or la r&#233;duction des risques est une clinique du lien : comment cr&#233;er ce lien sans outil de contact ? &#187;,&lt;/i&gt; interroge Val&#232;re, m&#234;me s'il reconna&#238;t que le test doit &#234;tre am&#233;lior&#233;. Mais dans ce domaine, rien ne presse, il n'existe pas de &#171; sida du teuffeur &#187;, or c'est bien l'h&#233;catombe du sida chez les usagers de drogue qui a oblig&#233; les pouvoirs publics &#224; accepter du bout des l&#232;vres la r&#233;duction des risques et leurs balbutiements sont toujours d'actualit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Le contexte historique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une h&#233;catombe. Morts par overdose mais aussi morts du sida au cours des ann&#233;es 80, les usagers de drogue par voie intraveineuse meurent par centaine dans l'indiff&#233;rence quasi g&#233;n&#233;rale. La mobilisation des acteurs de terrain mais aussi la peur d'une propagation du VIH/sida vers la population g&#233;n&#233;rale poussent le gouvernement &#224; prendre une premi&#232;re mesure en 1987. Mich&#232;le Barzach, alors ministre de la Sant&#233; permet par d&#233;cret, la vente libre de seringues. Un premier pas vers la r&#233;duction des risques qui s'appuie sur un constat : puisqu'il est impossible d'emp&#234;cher l'usage de drogue, mieux vaut l'accompagner pour que la personne prenne le moins de risque possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1988, M&#233;decins du monde engage un premier programme d'&#233;change de seringues &#224; Paris, dans l'ill&#233;galit&#233; totale car la r&#233;duction des risques, en acceptant la r&#233;alit&#233; de l'usage des drogues, entre en contradiction avec l'objectif affich&#233; par l'&#201;tat : la lutte contre la drogue et l'&#233;radication de la toxicomanie. La loi de 1970, toujours en vigueur, est &#224; ce titre &#233;loquente. Elle punit l'usage de drogue par la prison, une loi en contradiction totale avec l'accompagnement et le non-jugement que pr&#244;nent les acteurs de la r&#233;duction des risques. Ce paradoxe am&#232;ne la politique de r&#233;duction des risques &#224; s'appliquer dans la semi-clandestinit&#233;. Une premi&#232;re reconnaissance publique a lieu en 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Simone Veil, ministre de la Sant&#233;, pr&#233;sente un dispositif institutionnel de r&#233;duction des risques, valid&#233; ensuite par d&#233;cret, qui pr&#233;voit la cr&#233;ation de programmes d'&#233;change de seringues, de boutiques bas seuil accueillant des usagers sans exiger d'abstinence, la mise en vente de kits contenant des seringues st&#233;riles en pharmacie, le d&#233;veloppement des programmes de substitution alors embryonnaires - seules quelques 50 personnes se trouvaient officiellement sous m&#233;thadone. Une grande avanc&#233;e, pas encore la reconnaissance. Il faudra attendre le 9 ao&#251;t 2004 pour que la r&#233;duction des risques soit officiellement inscrite dans la loi de sant&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Enfance et sida</title>
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		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
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&lt;p&gt;Dans le monde, chaque ann&#233;e, le sida est transmis &#224; plus de 600 000 nourrissons. En France, 1 000 enfants environ sont concern&#233;s. Ce qui est tr&#232;s infime par rapport &#224; la population enfantine. N&#233;anmoins et heureusement, des professionnels et des b&#233;n&#233;voles consacrent toute leur &#233;nergie &#224; accompagner, &#224; soigner et &#224; tenter de gu&#233;rir ces enfants contamin&#233;s par le sida. Pour faire le point sur leur situation actuelle nous avons rencontr&#233; Nadine Trocm&#233;, psychologue &#224; l'h&#244;pital Armand Trousseau &#224; Paris qui (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le monde, chaque ann&#233;e, le sida est transmis &#224; plus de 600 000 nourrissons. En France, 1 000 enfants environ sont concern&#233;s. Ce qui est tr&#232;s infime par rapport &#224; la population enfantine. N&#233;anmoins et heureusement, des professionnels et des b&#233;n&#233;voles consacrent toute leur &#233;nergie &#224; accompagner, &#224; soigner et &#224; tenter de gu&#233;rir ces enfants contamin&#233;s par le sida. Pour faire le point sur leur situation actuelle nous avons rencontr&#233; Nadine Trocm&#233;, psychologue &#224; l'h&#244;pital Armand Trousseau &#224; Paris qui explique comment on suit ces enfants et adolescents s&#233;ropositifs, visit&#233; tour &#224; tour l'association Sol En Si o&#249; des b&#233;n&#233;voles parrainent des enfants touch&#233;s par le VIH et l'association Dessine-moi un mouton o&#249; l'on aide les familles &#224; prendre confiance face &#224; l'angoisse li&#233;e au VIH&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; L'enfant doit pouvoir mettre des mots sur ce qu'il vit &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour Nadine Trocm&#233; qui exerce dans un service pour enfants et adolescents de l'h&#244;pital Trousseau &#224; Paris, il est capital de redonner confiance &#224; la m&#232;re. Il faut ensuite accompagner l'enfant et ses parents dans leur combat contre la maladie, qui va durer au-del&#224; de la majorit&#233; de la jeune victime. Celle-ci et sa famille devront composer avec l'entourage, vaincre le tabou, lutter contre la discrimination et faire face &#224; la lassitude des soins qui survient souvent &#224; l'adolescence&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi consiste le suivi psychologique d'un enfant s&#233;ropositif ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il commence quelques jours apr&#232;s la naissance de l'enfant dont la m&#232;re est s&#233;ropositive et se poursuit r&#233;guli&#232;rement jusqu'&#224; l'adolescence. Gr&#226;ce aux avanc&#233;es dans la connaissance du VIH, moins de 2 % des m&#232;res s&#233;ropositives seulement transmettent le virus &#224; leur b&#233;b&#233;, ce qui constitue une r&#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'enfant a trois jours, un premier pr&#233;l&#232;vement est effectu&#233; pour d&#233;pister le virus. L'&#233;quipe profite de ce moment pour entourer la m&#232;re. Le p&#233;diatre met en place la premi&#232;re consultation et l'informe sur le suivi et les traitements de son enfant, l'assistance sociale l'aide &#224; g&#233;rer sa situation sociale si elle est en difficult&#233;. Pour ma part, j'essaie d'&#234;tre &#224; l'&#233;coute des questions angoissantes qui envahissent souvent la m&#232;re, si importantes, parfois, qu'elles peuvent avoir un impact sur la relation m&#232;re-enfant. En effet, toutes ces m&#232;res portent un sentiment de culpabilit&#233; et de honte. Certaines, tr&#232;s anxieuses, sollicitent l'enfant de mani&#232;re excessive, d'autres sont terroris&#233;es &#224; l'id&#233;e de contaminer le b&#233;b&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En consultation, j'ai accueilli une maman avec un b&#233;b&#233; &#226;g&#233; d'un mois. Elle est arriv&#233;e avec des gants et m'a demand&#233; si elle pouvait embrasser son enfant, ce qu'elle n'avait jamais fait depuis la naissance de peur de le contaminer. Il y a aussi ce t&#233;moignage d'une m&#232;re qui n'osait pas toucher son enfant au moment de ses r&#232;gles. Pourtant les modes de contamination sont connus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment un enfant peut-il grandir harmonieusement s'il n'est pas touch&#233; par sa m&#232;re ? Nous incitons les mamans que nous voyons d&#232;s les premiers jours de vie de l'enfant &#224; l'embrasser, le caresser, &#224; le mettre contre leur sein m&#234;me si elles ne peuvent pas l'allaiter, comme toute maman. Cela les rassure et les met en confiance. Je leur dis que leur enfant a besoin d'&#234;tre pr&#232;s d'elle et de beaucoup de caresses pour prendre des forces. L'enfant sent tr&#232;s bien l'environnement anxiog&#232;ne, il a besoin d'&#234;tre rassur&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment aidez-vous les parents &#224; lever un secret qui semble tr&#232;s important pour eux ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants grandissent et vont bien, pourtant le fait de ne pas pouvoir parler de leur s&#233;ropositivit&#233; dans la famille ou &#224; l'&#233;cole, au risque d'&#234;tre rejet&#233;s ou montr&#233;s du doigt, les emp&#234;che de vivre normalement. Quant aux parents, ce qui les perturbe le plus n'est pas l'annonce de la s&#233;ropositivit&#233; &#224; l'enfant mais la peur des questions qu'elle suscitera &#171; Et toi tu es s&#233;ropositif ? Comment as-tu &#233;t&#233; contamin&#233; ? &#187;. Notre r&#244;le consiste &#224; faciliter la circulation de la parole entre l'enfant et la famille. Le mien en particulier est de permettre &#224; l'enfant de mettre des mots sur ce qu'il vit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De nombreux enfants ignorent leur s&#233;ropositivit&#233;. Que faites-vous dans ce cas ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la loi donne d&#233;sormais la possibilit&#233; &#224; l'&#233;quipe m&#233;dicale d'annoncer le diagnostic &#224; l'enfant sans l'accord du parent, nous le faisons difficilement. Nous attendons que le parent soit pr&#234;t &#224; en parler avec son enfant et nous l'aidons &#224; y parvenir. S'il pr&#233;f&#232;re que ce soit l'&#233;quipe qui annonce le diagnostic &#224; l'enfant nous lui demandons d'&#234;tre pr&#233;sent ce jour-l&#224;. Mais certains enfants que l'on informe de leur s&#233;ropositivit&#233; mettent en place des d&#233;fenses psychologiques qui les emp&#234;chent d'entendre le diagnostic. Au moment de la pr&#233;-adolescence ou de l'adolescence ils nous disent parfois qu'ils n'ont jamais &#233;t&#233; inform&#233;s de leur s&#233;ropositivit&#233; ce qui n'est pas toujours vrai : simplement jusqu'ici ils n'&#233;taient pas pr&#234;ts &#224; l'entendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que deviennent les adolescents qui vivent avec le VIH depuis l'enfance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin de la prise en charge en p&#233;diatrie est un moment tr&#232;s difficile. Le jeune a &#233;t&#233; suivi depuis des ann&#233;es dans le m&#234;me service, par les m&#234;mes personnes dans un contexte rassurant. La transition vers le service de soins pour adultes s&#233;ropositifs ou malades du sida est difficile. Les adolescents s&#233;ropositifs sont bien portants, en forme, ils ont grandi normalement, rien ne montre leur s&#233;ropositivit&#233;. Lorsqu'ils arrivent dans la salle d'attente du service pour adultes, ils croisent des hommes et des femmes ab&#238;m&#233;s par les m&#233;dicaments, marqu&#233;s par la maladie, c'est un choc. Jusque-l&#224; ils ont &#233;t&#233; relativement &#233;pargn&#233;s. Ils sont ins&#233;r&#233;s socialement, vont &#224; l'&#233;cole, pratiquent du sport. Ils ne se consid&#232;rent pas vraiment comme des jeunes malades. Ils savent qu'ils doivent prendre des m&#233;dicaments et utiliser des pr&#233;servatifs mais pensent &#224; leur avenir, m&#234;me si ce n'est pas toujours facile. En service de soins pour adultes, ils peuvent &#234;tre confront&#233;s &#224; des sc&#232;nes difficiles et la prise en charge est diff&#233;rente, notre r&#244;le est de les y pr&#233;parer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour quelles raisons certains adolescents arr&#234;tent-ils de prendre leur traitement ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit sp&#233;cifiquement d'une conduite &#224; risque adolescente. Une &#233;tude de 2001, r&#233;alis&#233;e dans notre service, a montr&#233; que 70 % des adolescents ne prenaient pas leur traitement r&#233;guli&#232;rement, malmenant ainsi leur sant&#233; (le virus peut r&#233;sister &#224; certaines mol&#233;cules, la charge virale augmenter&#8230;). &#192; l'adolescence, eux qui ont des difficult&#233;s &#224; exprimer leurs d&#233;sirs propres face &#224; ceux de leurs parents comme le font tous les adolescents, &#224; entrer en confit avec eux (ils sont tr&#232;s protecteurs en g&#233;n&#233;ral vis-&#224;-vis de leurs parents fragilis&#233;s), se font entendre de cette fa&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Durant toute leur enfance, on leur a dit de prendre leur traitement sans forc&#233;ment leur demander leur avis. L'inobservance leur donne un sentiment de libert&#233; &#171; Je suis enfin d&#233;barrass&#233; du traitement ! &#187;, pensent-ils. Cet arr&#234;t correspond aussi &#224; un besoin de dire leur s&#233;ropositivit&#233; alors que dans la famille le silence est effrayant. De plus il est difficile d'en parler aux amis et ces adolescents doivent se cacher sans cesse pour prendre leur traitement, ce qui n'est pas toujours compatible avec une vie d'adolescent (horaires r&#233;guliers pour les prises, conservation particuli&#232;re de certains m&#233;dicaments&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Nous connaissons maintenant ce processus et en avons une certaine compr&#233;hension. Lorsque je vois une jeune fille, hier encore enfant et tout introvertie, arriver dans mon bureau totalement m&#233;tamorphos&#233;e avec des allures de grande, arborant un maquillage et des v&#234;tements ados, je sais qu'il y a un risque qu'elle annonce un arr&#234;t de traitement. Dans ce jeu avec la vie et la mort, les adolescents posent un &#233;norme d&#233;fi aux adultes dans lequel toute l'histoire de leur s&#233;ropositivit&#233; se joue. Nous essayons de rester le plus possible &#224; leur &#233;coute et d'entendre ce qu'ils nous disent en faisant en sorte qu'ils soient acteurs de leur traitement et de leur suivi. D&#232;s 13 ans, je leur propose un groupe de rencontres. Ils parlent de leur traitement bien s&#251;r mais aussi du moment o&#249; ils confient leur s&#233;ropositivit&#233;, de leur peur de l'exclusion&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La discrimination existe donc toujours 20 ans apr&#232;s l'apparition du sida ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque jour, nous recevons des t&#233;moignages de parents dont l'enfant a &#233;t&#233; rejet&#233; sous pr&#233;texte qu'il pourrait transmettre le virus. Intol&#233;rance, peur et manque d'information de la population, voil&#224; les maux dont souffrent le plus les enfants s&#233;ropositifs. Malgr&#233; la circulaire du 19 juin 1992 &lt;a href=&#034;http://www.aideeleves.net/reglementation/hivcirculaire.html&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;consultable sur Internet&lt;/a&gt;, les enfants sont toujours victimes de discrimination &#224; l'&#233;cole. Il y a peu, un m&#233;decin scolaire a devin&#233; la s&#233;ropositivit&#233; d'un enfant qui lui a parl&#233; de son traitement. Il a inform&#233; la directrice, qui a mis au courant les enseignants, le personnel de m&#233;nage et la concierge. L'enfant a &#233;t&#233; montr&#233; du doigt. Nous avons rencontr&#233; l'&#233;quipe pour en discuter mais le mal &#233;tait fait. Heureusement il existe aussi des &#233;tablissements scolaires qui arrivent &#224; supporter le secret.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#244;pital Armand Trousseau - service h&#233;matologie - 26, avenue du Dr Arnold Netter - 75012 Paris. Tel. 01 44 73 74 75&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les b&#233;n&#233;voles de Sol En Si parrainent les enfants&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chez les gens qui l'accueillent pour des moments de vie, l'enfant s&#233;ropositif fait des choses qu'il ne ferait pas chez lui parce que ses parents sont fatigu&#233;s ou dans une situation pr&#233;caire. Mais pr&#233;cise ce parrain de Solidarit&#233; Enfants Sida : &#171; Je n'offrirai pas un jouet co&#251;teux &#224; No&#235;l pour ne pas heurter &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Depuis trois ans, j'accueille un week-end par mois un petit gar&#231;on de 7 ans contamin&#233; par le virus du sida et sa s&#339;ur de 12 ans non contamin&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne une volontaire en parrainage de Sol En Si. En 1998, apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de leur m&#232;re en Afrique, les enfants ont &#233;t&#233; rapatri&#233;s en France chez leur p&#232;re de nationalit&#233; fran&#231;aise. Ses autres enfants, issus d'un premier mariage, et sa compagne ignorent tout de la s&#233;ropositivit&#233; du petit gar&#231;on. &lt;i&gt;&#171; La plus grande difficult&#233; dans cette maladie est la lev&#233;e du secret &#187;&lt;/i&gt;, indique la &#171; marraine &#187;&lt;i&gt; &#171; Comment expliquer &#224; son enfant que l'on est responsable de sa contamination ? De plus, en Afrique l'acc&#232;s aux traitements &#233;tant quasi impossible, la maladie reste li&#233;e &#224; la mort et tr&#232;s taboue. En cas de r&#233;v&#233;lation du secret, la famille se retrouve isol&#233;e &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;v&#233;lation du secret n'est pas le r&#244;le du volontaire mais du parent, le parrain ne se substitue jamais &#224; lui.&lt;i&gt; &#171; Les enfants me posent beaucoup de questions, lorsqu'elles sont trop pr&#233;cises, je leur demande d'en parler avec leur p&#232;re. M&#234;me si nous pensons qu'ils savent beaucoup de choses inconsciemment, tout est fait pour respecter le secret tant que la famille ne voudra pas le rompre &#187;. &lt;/i&gt; Quant &#224; l'h&#244;pital, il donne aux enfants des informations graduelles. &#192; ce petit gar&#231;on de 7 ans, le m&#233;decin a dit : &lt;i&gt;&#171; Tu as un microbe qui dort. Si tu ne prends pas tes m&#233;dicaments il va se r&#233;veiller &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Sol En Si a souhait&#233; que ces deux enfants soient accueillis ensemble pour favoriser leurs liens et leur rapprochement. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;part, ce fut difficile avec la petite fille &#187;&lt;/i&gt;, &#233;voque la marraine. &lt;i&gt;&#171; Un peu oubli&#233;e par son p&#232;re &#8212; toute l'attention se portant vers le petit fr&#232;re malade &#8212; elle avait de s&#233;rieuses difficult&#233;s. &#192; 9 ans, elle avait d&#233;j&#224; perdu sa m&#232;re, v&#233;cu une guerre dans son pays, d&#233;m&#233;nag&#233; dans un autre et son petit fr&#232;re attrapait des tas de maladies sans qu'on sache pourquoi (sa s&#233;ropositivit&#233; n'&#233;tait pas connue). Il a fallu du temps pour qu'un contact s'installe entre nous et surtout entre elle et son fr&#232;re. Aujourd'hui leur relation est sereine. Ensemble, nous faisons des choses simples mais essentielles : &#233;couter de la musique, pr&#233;parer un repas, discuter, aller voir mes enfants et mes amis &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La marraine veille &#233;galement &#224; ce que l'enfant prenne bien son traitement, le m&#234;me que celui d'un adulte avec une posologie adapt&#233;e. Un traitement lourd. &lt;i&gt;&#171; Le matin, il prend une g&#233;lule &#224; jeun et doit attendre une demi-heure pour d&#233;jeuner. Il en prend une seconde pendant le petit-d&#233;jeuner et enfin une troisi&#232;me le soir &#187;&lt;/i&gt;. Traitement fatiguant mais qui permet &#224; l'enfant d'aller &#224; l'&#233;cole.&lt;i&gt; &#171; C'est mieux qu'avant, mais cela ne suffit pas. Les enfants sont fatigu&#233;s par le traitement &#187;&lt;/i&gt;, s'insurge la marraine &lt;i&gt;&#171; la recherche ne propose pas de m&#233;dicaments adapt&#233;s aux enfants qui prennent les m&#234;mes que les adultes. Le virus du sida touche 1 000 enfants, peut-&#234;tre la recherche n'estime-t-elle pas le nombre suffisant ? &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Chaque mois, les volontaires en parrainage b&#233;n&#233;ficient d'une supervision en groupe assur&#233;e par Val&#233;rie Karpik, psychologue et soutien des volontaires. &lt;i&gt;&#171; Le groupe nous aide &#224; garder la juste distance avec ces enfants, &#224; ne pas vouloir nous substituer aux parents, &#224; ne pas perdre de vue que nous sommes l&#224; pour aider la famille &#224; s'autonomiser pour pouvoir en accompagner une autre &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise la marraine. Les parrains recrut&#233;s et form&#233;s par Sol En Si, doivent &#234;tre des personnes solides.&lt;i&gt; &#171; Nous avons &#224; faire &#224; des familles fragiles, touch&#233;es par la maladie et souvent en situation de pr&#233;carit&#233;, le r&#244;le de parrain ne convient pas &#224; chacun &#187;&lt;/i&gt;, estime Val&#233;rie Karpik.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association Sol En Si conna&#238;t bien les familles qu'elle suit. Si un enfant a des difficult&#233;s de comportement, s'il ignore sa s&#233;ropositivit&#233; ou celle de ses parents, si la famille est fatigu&#233;e et souhaite souffler, l'association en accord avec les parents, sugg&#233;rera un parrainage. L'&#233;pid&#233;mie de sida touche de plus en plus souvent les familles en situation pr&#233;caire et la maladie contribue &#224; d&#233;structurer leurs r&#233;seaux de solidarit&#233; et &#224; accentuer leur isolement. Le parrain est un alli&#233; de poids pour l'enfant.&lt;i&gt; &#171; Les &#233;changes et le soutien d'une relation de parrainage permettent aux enfants de se structurer dans une relation longue, stable et confiante et de &#171; d&#233;miner &#187; les difficult&#233;s relationnelles et affectives provoqu&#233;es par la maladie et la pr&#233;carit&#233;. Le volontaire permet &#224; l'enfant et &#224; l'adolescent de s'exprimer librement &#224; propos de sa maladie, rompant ainsi un silence familial et amical souvent pesant. En outre, la place de l'enfant ou de l'adolescent est parfois difficile dans son environnement, place qui lui est redonn&#233;e lors du temps pass&#233; avec le volontaire. Cette relation privil&#233;gi&#233;e avec un adulte permet &#224; l'enfant d'ouvrir son horizon &#187;&lt;/i&gt;, analyse la psychologue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'enfant partage avec son parrain ou sa marraine les coups de blues mais aussi les joies : un mariage, une naissance, une maman qui va mieux&#8230; &lt;i&gt;&#171; Le parrain est un relais symbolique en qui l'enfant a toute confiance, il peut lui parler ou pas, faire des choses avec lui qu'il ne pourrait pas faire chez lui parce que ses parents sont fatigu&#233;s ou dans une situation financi&#232;re pr&#233;caire. Mais nous veillons &#224; ce qu'il n'y ait pas d'ind&#233;licatesse. Si un enfant a par exemple une famille qui vit des difficult&#233;s financi&#232;res, le parrain n'offrira pas un jouet co&#251;teux &#224; No&#235;l pour ne pas la heurter &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Les parrains sont aussi des atouts pr&#233;cieux pour les familles qu'ils connaissent bien et peuvent soutenir : annonce de la s&#233;ropositivit&#233; &#224; l'enfant, discrimination &#224; l'&#233;cole&#8230;. Le parrain est aussi un interlocuteur privil&#233;gi&#233; &#224; l'adolescence, p&#233;riode de questionnements li&#233;s &#224; la sexualit&#233;. Avant 1996, les parents et les enfants d&#233;c&#233;daient fr&#233;quemment. Avec les avanc&#233;es th&#233;rapeutiques, c'est aujourd'hui rare en France, mais en cas de d&#233;c&#232;s, le parrain est plus que jamais pr&#232;s de l'enfant pour le soutenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; En 2002, 21 enfants &#226;g&#233;s de 4 &#224; 16 ans, ont &#233;t&#233; parrain&#233;s par les volontaires de l'association.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.solensi.asso.fr/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Sol En Si&lt;/a&gt; - 24, rue du Lieutenant Lebrun - 93000 Bobigny. Tel. 01 48 31 13 50&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dessine-moi un mouton, un soutien &#224; la parentalit&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chaque semaine, une &#233;quipe de professionnels propose aux familles touch&#233;es par la s&#233;ropositivit&#233; un &#233;change autour de la vie quotidienne, du soin aux enfants, de la maladie&#8230; Objectif : les aider &#224; prendre confiance dans leurs propres comp&#233;tences souvent mises &#224; mal par l'angoisse li&#233;e au VIH&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cet appartement parisien chaleureux rien n'&#233;voque le sida, pas d'affiche aux murs ni de petit ruban rouge sur les vestes des membres de l'&#233;quipe : infirmi&#232;re, pu&#233;ricultrice, psychologue, assistante sociale, conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale et responsable des s&#233;jours de vacances th&#233;rapeutiques. Une &#233;quipe qui soutient les parents s&#233;ropositifs et leurs enfants. Constatant une augmentation de l'isolement, du poids du secret li&#233; &#224; la maladie au sein d'une m&#234;me famille, l'&#233;quipe a renforc&#233; son travail autour de la parentalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa cr&#233;ation en 1990, Dessine-moi un mouton a pour objectif de pr&#233;server l'&#233;quilibre de vie des enfants et des adolescents touch&#233;s directement ou indirectement par le VIH et de leur famille. L'association accueille les parents et les enfants de la grossesse &#224; l'adolescence. D&#232;s sa cr&#233;ation, elle a souhait&#233; que les enfants s&#233;ropositifs b&#233;n&#233;ficient des m&#234;mes structures que les autres (cr&#232;ches, &#233;coles&#8230;). Aujourd'hui encore, elle veille &#224; ce que les familles s'int&#232;grent dans leur quartier et b&#233;n&#233;ficient des dispositifs de droit commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque jeudi apr&#232;s midi, Marie-Christine Gazeau, infirmi&#232;re et B&#233;atrice Martin-Chabot, psychologue, animent l'accueil parents-enfants. Il permet aux mamans, accompagn&#233;es de leur enfant, d'&#233;changer avec d'autres femmes dans la m&#234;me situation. Dans ce lieu s&#233;curisant, pr&#233;servant la confidentialit&#233; et la tol&#233;rance, les m&#232;res &#233;voquent leurs parcours, l'annonce de leur s&#233;ropositivit&#233;, les strat&#233;gies employ&#233;es pour taire ou parler du VIH. Elles sont orient&#233;es par les h&#244;pitaux, les m&#233;decins, les assistances sociales de secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier temps, l'&#233;quipe les a re&#231;ues en entretien individuel avant de leur proposer d'int&#233;grer le groupe. &lt;i&gt;&#171; L'accueil du jeudi a aussi pour r&#244;le de ramener psychiquement l'enfant &#187;, &lt;/i&gt; explique B&#233;atrice Martin-Chabot, &lt;i&gt;&#171; de susciter l'int&#233;r&#234;t des m&#232;res sur le d&#233;veloppement psychomoteur de leur b&#233;b&#233;. Il est en g&#233;n&#233;ral soit coll&#233; au corps de la m&#232;re, soit confi&#233; implicitement &#224; la vigilance de l'accueillant, les m&#232;res parlant entre elles &#187;&lt;/i&gt;. Il arrive aussi que, trop fatigu&#233;es, celles-ci ferment les yeux pour se reposer. Un gros travail d'&#233;tayage est r&#233;alis&#233; pour que les m&#232;res et leur enfant arrivent &#224; mieux se conna&#238;tre et &#224; se s&#233;parer. L'enfant est encourag&#233; dans ses d&#233;couvertes et ses progr&#232;s, la maman valoris&#233;e dans ses comp&#233;tences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France la contamination par voie f&#339;tale est aujourd'hui tr&#232;s faible (de l'ordre de 2 %) gr&#226;ce au protocole de r&#233;duction des risques mis en place au septi&#232;me mois de grossesse, l'association re&#231;oit en tr&#232;s grande majorit&#233; des femmes africaines venues en France pour un traitement. Elles cumulent souvent de grandes difficult&#233;s : s&#233;ropositives, elles craignent pour la sant&#233; de leur b&#233;b&#233;, vivent isol&#233;es, loin de leur pays, sans rep&#232;res et sans soutien, souvent sans papier et sans logement. Elles ont peur de mal faire dans un pays o&#249; l'&#233;ducation donn&#233;e aux enfants est diff&#233;rente, peur de l'assistante sociale qui pourrait placer l'enfant&#8230; &lt;i&gt;&#171; Par peur de mal faire, elles ne posent souvent aucun interdit &#187;, &lt;/i&gt; constate B&#233;atrice Martin-Chabot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet espace collectif donne l'occasion de travailler les notions de limite et de r&#232;gles. Les jeux qui se cr&#233;ent autour des interdits (sortir ou entrer dans l'accueil non accompagn&#233;, taper sur les vitres&#8230;) sont structurants pour les enfants et permettent &#224; l'&#233;quipe de soutenir les m&#232;res dans la r&#233;flexion autour de l'interdit. Les &#233;changes autour de l'alimentation de l'enfant, du sommeil, du change&#8230; sont autant de temps pour &#233;couter et contenir les angoisses de ces m&#232;res et tenter de les apaiser. Dans le groupe chacune voit que sa parole a une valeur. &lt;i&gt;&#171; On ne fait pas d'observations &#187;&lt;/i&gt;, explique la psychologue&lt;i&gt; &#171; si nous entendons une femme donner une information importante, nous la reprenons dans un entretien individuel &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus l'association re&#231;oit les m&#232;res t&#244;t, moins ce sera difficile pour elles. Elles sont plus r&#233;ceptives aux informations et s'enferment moins dans le secret. Secret li&#233; &#224; la honte car m&#234;me si les r&#233;actions de rejet et de peur ont diminu&#233;, elles existent encore. Cette peur est accentu&#233;e dans les familles venant d'Afrique o&#249; le sida &#8211; faute d'acc&#232;s aux traitements &#8211; reste li&#233; &#224; la mort. Suite &#224; ces accueils, l'&#233;quipe propose des entretiens sur rendez-vous &#224; la famille dans la semaine afin de l'&#233;couter et de l'accompagner de fa&#231;on plus globale : recherche d'h&#233;bergement, aide &#224; l'obtention de papiers&#8230; Si elle ne peut ou ne souhaite pas venir &#224; l'association, l'&#233;quipe se d&#233;place &#224; domicile, voire &#224; l'h&#244;pital. Une partie du travail de l'&#233;quipe consiste &#224; expliquer aux services sociaux vers lesquels ces femmes sont orient&#233;es l'impact du VIH sur la vie de la famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des vacances scolaires, l'&#233;quipe organise des s&#233;jours qui lui permettent de mieux conna&#238;tre et observer l'enfant &lt;i&gt;&#171; ainsi nous transmettons aux parents les interrogations de leur enfant notamment autour de la maladie et du secret. Nous ne r&#233;pondons jamais &#224; leur place, nous les aidons &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; la meilleure mani&#232;re de parler du VIH &#224; l'enfant &#187;&lt;/i&gt;, explique Th&#233;r&#232;se Groheux, pu&#233;ricultrice. Aujourd'hui, malgr&#233; les difficult&#233;s, l'existence de traitements permet &#224; l'&#233;quipe de rassurer l'enfant et de lui dire que son p&#232;re ou sa m&#232;re font tout ce qu'il faut pour se soigner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une exp&#233;rience de dix ann&#233;es aupr&#232;s des enfants et de leurs familles rassure forc&#233;ment les mamans, comme le constate l'&#233;quipe :&lt;i&gt; &#171; Nous suivons les m&#234;mes enfants depuis des ann&#233;es, ce qui nous permet d'&#234;tre plus efficaces en p&#233;rinatalit&#233;, notamment pour rassurer les mamans qui viennent d'apprendre leur s&#233;ropositivit&#233;. Nous leur disons que nous suivons des jeunes depuis leur enfance, des adolescents qui se portent tr&#232;s bien, telle cette jeune fille s&#233;ropositive qui vient de donner naissance &#224; un b&#233;b&#233; s&#233;ron&#233;gatif. Cela peut rassurer une m&#232;re s&#233;ropositive qui a forc&#233;ment tr&#232;s peur de la mort &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Comment r&#233;duire les risques chez les toxicomanes</title>
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		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Au milieu des ann&#233;es 80, l'&#233;pid&#233;mie du sida, l'&#233;tat sanitaire d&#233;sastreux des usagers d'h&#233;ro&#239;ne ont impos&#233; &#8212; non sans mal &#8212; un changement dans la politique li&#233;e &#224; la toxicomanie. Il fallait que l'usager de drogue puisse prot&#233;ger sa sant&#233; et &#233;viter les risques de contamination par le VIH (voies sexuelle et sanguine) gr&#226;ce &#224; des actions et des programmes adapt&#233;s : rencontre des usagers de drogue dans la rue (avec M&#233;decins du monde notamment), mise &#224; disposition de mat&#233;riel d'information, &#233;changes de seringues, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Toxicomanie" rel="tag"&gt;Toxicomanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Sida" rel="tag"&gt;Sida&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au milieu des ann&#233;es 80, l'&#233;pid&#233;mie du sida, l'&#233;tat sanitaire d&#233;sastreux des usagers d'h&#233;ro&#239;ne ont impos&#233; &#8212; non sans mal &#8212; un changement dans la politique li&#233;e &#224; la toxicomanie. Il fallait que l'usager de drogue puisse prot&#233;ger sa sant&#233; et &#233;viter les risques de contamination par le VIH (voies sexuelle et sanguine) gr&#226;ce &#224; des actions et des programmes adapt&#233;s : rencontre des usagers de drogue dans la rue (avec M&#233;decins du monde notamment), mise &#224; disposition de mat&#233;riel d'information, &#233;changes de seringues, m&#233;thadone&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1987, la loi commun&#233;ment appel&#233;e &#171; Loi Barzach &#187; autorise la mise en vente libre de seringues en pharmacie. En 1992, na&#238;t Asud, premier groupe d'autosupport d'usagers de drogues. &#192; partir de 1993, les programmes de substitution se d&#233;veloppent avec la m&#233;thadone et plus tard le Subutex&#174; (lire l'interview de Sylvie Wieviorka). En 1994, le programme d'&#233;change de seringues s'appuie sur la mise en vente des premi&#232;res trousses de pr&#233;vention et en 1995, la d&#233;livrance par les associations de lutte contre le sida et la toxicomanie de mat&#233;riel d'injection gratuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique de r&#233;duction des risques s'est traduite par une baisse des contaminations par le VIH et des overdoses. Toutefois, la forte propagation du virus de l'h&#233;patite C et la co-infection VIH/VHC sont aujourd'hui des priorit&#233;s majeures de sant&#233; publique qui ne trouvent pas de r&#233;ponses suffisamment satisfaisantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'arriv&#233;e des traitements de substitution a &#233;t&#233; un v&#233;ritable bouleversement permettant ainsi aux personnes de sortir de la clandestinit&#233; et d'avoir un meilleur acc&#232;s aux soins &#187;, explique l'association Aides qui d&#233;plore cependant la non-prise en compte des pratiques de consommation dans l'offre de soins, le non-choix du traitement et enfin le nombre limit&#233; de places de m&#233;thadone &#224; l'&#233;chelon national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'&#233;tat de sant&#233; de certaines personnes s'est aggrav&#233; de mani&#232;re inqui&#233;tante, notamment par le d&#233;tournement de certains m&#233;dicaments. &#171; Seule des r&#233;ponses innovantes, soutenues sur un plan politique, permettront de r&#233;duire les risques li&#233;s &#224; la consommation et d'accompagner les personnes dans une d&#233;marche de soin. C'est pourquoi Aides se prononce pour une mise &#224; plat totale du cadre l&#233;gal li&#233; &#224; l'usage de drogues en France qui p&#233;nalise l'usage, interdit d'en parler et limite ou emp&#234;che les programmes innovants : salles d'injection &#224; moindre risque, h&#233;ro&#239;ne m&#233;dicalis&#233;e&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;decins du Monde va &#224; la rencontre des toxicomanes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le bus m&#233;thadone de M&#233;decins du Monde va &#224; la rencontre des usagers parisiens sept jours sur sept. Un dispositif interm&#233;diaire avant l'orientation vers un centre sp&#233;cialis&#233; ou un m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme chaque jour &#224; 14h 30, Christian Truwant, animateur de pr&#233;vention et chauffeur, gare le bus blanc de M&#233;decins du Monde &#224; c&#244;t&#233; de la gare de l'Est. Sur cet ancien bus de la RATP am&#233;nag&#233; pour accueillir les personnes qui suivent un programme de m&#233;thadone, les vitres sont opaques. Seuls les autocollants portant la petite colombe blanche sur fond bleu signalent qu'il s'agit du bus de M&#233;decins du Monde&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='M&#233;decins du Monde - 62, rue Marcadet - 75018 Paris. T&#233;l. 01 44 92 15 (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dehors il pleut, une dizaine d'hommes s'engouffrent dans le bus et patientent en discutant avec Christian Truwant et Marie-Christine Collard, l'assistante sociale. L'espace r&#233;serv&#233; &#224; la distribution de m&#233;thadone est isol&#233; par une porte pour le respect de la confidentialit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Derri&#232;re un comptoir jaune, Karine Elias, Alain Dupont, infirmiers et &#201;lisabeth Avril, m&#233;decin et coordinatrice du projet assurent la distribution des produits. L'usager donne sa carte ou n'apparaissent qu'un num&#233;ro d'inscription et une photo pour pr&#233;server l'anonymat. Il boit sur place la dose de m&#233;thadone et &#233;change quelques mots avec l'&#233;quipe qu'il conna&#238;t bien puisqu'il la voit chaque jour. &lt;i&gt;&#171; J'ai trouv&#233; un travail &#224; mi-temps &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite un homme d'une trentaine d'ann&#233;es. &lt;i&gt;&#171; Je sors de 11 jours de d&#233;tention &#187;&lt;/i&gt;, raconte un autre qui n'a pas de papiers. &lt;i&gt;&#171; Puis-je avoir un Doliprane ? &#187;&lt;/i&gt;, demande un troisi&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#233;decins du Monde a pour vocation de soigner les populations les plus vuln&#233;rables en privil&#233;giant des relations de proximit&#233;, des actions hors les murs des institutions, au plus proche de la communaut&#233;. Ainsi d&#232;s 1989 l'association met-elle en place le premier programme d'&#233;change de seringues pour prot&#233;ger les personnes toxicomanes des risques de contamination li&#233;s au VIH et aux h&#233;patites et en 1998 le bus m&#233;thadone circule dans la capitale pour toucher les usagers qui ne sont pas pr&#234;ts &#224; fr&#233;quenter les centres de soins. &lt;i&gt;&#171; Nous touchons une population tr&#232;s h&#233;t&#233;rog&#232;ne &#187;&lt;/i&gt;, explique &#201;lisabeth Avril &#171; &lt;i&gt; personnes tr&#232;s marginalis&#233;es, personnes qui travaillent, sans-papiers&#8230; &#187;&lt;/i&gt;. Elles viennent au bus par le bouche &#224; oreille ou orient&#233;es par le bus d'&#233;change de seringues parce qu'elles veulent passer &#224; la substitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'inscription au programme de m&#233;thadone se fait &#224; la consultation fixe de M&#233;decins du Monde&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='L'inscription se fait du lundi au vendredi sans rendez-vous apr&#232;s un (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le budget annuel du bus m&#233;thadone s'&#233;l&#232;ve &#224; 802 046 euros. Consid&#233;r&#233; comme un centre de soins, le bus est financ&#233; aux trois quarts par la CPAM, le reste provenant des fonds propres de l'association. &#171; Nous sommes privil&#233;gi&#233;s &#187;, estime la coordinatrice &#171; ce n'est pas le cas des centres de soins sp&#233;cialis&#233;s qui d&#233;pendent enti&#232;rement de la CPAM ou des centres de premi&#232;re ligne dont les financements sont aujourd'hui remis en cause &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'arri&#232;re du bus, dans un petit espace constitu&#233; d'une table et de deux banquettes, l'assistante sociale, le juriste ou le psychiatre, qui viennent une fois par semaine, peuvent recevoir une personne en entretien mais la pr&#233;sence de ces intervenants permet surtout aux usagers de les conna&#238;tre et de recevoir des informations de base (adresses de centres d'h&#233;bergement, de distribution de repas&#8230;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='52,8 % des usagers suivis par l'assistante sociale sont SDF et 83,6 % en (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Gr&#226;ce &#224; ce premier contact, rendez-vous est donn&#233; au si&#232;ge de M&#233;decins du Monde pour un v&#233;ritable accompagnement social et une orientation vers les structures de droit commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objectif du bus est aussi d'orienter les usagers vers un centre de soins sp&#233;cialis&#233; ou un m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste pour leur programme de m&#233;thadone.&lt;i&gt; &#171; Une fois que l'usager est stabilis&#233;, qu'il a compris les limites de la m&#233;thadone, qu'il est en mesure de g&#233;rer son programme de substitution, nous l'orientons vers un centre de soins s'il a encore besoin d'un soutien ou vers un m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste s'il est plus solide. En revanche, les usagers souffrant de pathologies psychiatriques lourdes sont orient&#233;s vers le centre Murger avec lequel nous avons &#233;tabli une convention, vers le centre Moreau de Tours de l'H&#244;pital Sainte Anne ou vers un centre m&#233;dico psychologique (CMP) &#187;&lt;/i&gt;, indique &#201;lisabeth Avril &lt;i&gt;&#171; orientation parfois difficile parce que les CMP ont souvent des pr&#233;jug&#233;s vis-&#224;-vis des anciens toxicomanes &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe a aussi un r&#244;le d'information sur les diff&#233;rentes maladies li&#233;es &#224; la prise de drogues, comme le sida ou l'h&#233;patite C. Si le sida et ses modes de contamination sont aujourd'hui relativement bien connus, il n'en va pas de m&#234;me pour les traitements &lt;i&gt;&#171; Certaines personnes africaines pensent par exemple que la tri-th&#233;rapie nourrit le virus,&lt;/i&gt; explique &#201;lisabeth Avril, &lt;i&gt;le service des maladies infectieuses de l'h&#244;pital Saint-Louis travaille d'ailleurs en collaboration avec un tradith&#233;rapeute&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-4' class='spip_note' rel='appendix' title='Th&#233;rapeute s'appuyant sur les th&#233;rapies traditionnelles' id='nh2-4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt; qui explique aux malades la n&#233;cessit&#233; de se soigner &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'h&#233;patite C, elle reste totalement sous-estim&#233;e, comme l'illustre un usager : &lt;i&gt;&#171; A l'h&#244;pital on m'a dit que j'avais une h&#233;patite mais &#231;a ne peut pas &#234;tre la C puisque je ne suis pas alcoolique &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-il &#224; &#201;lisabeth Avril qui lui pr&#233;cise les modes de contamination du VHC. L'&#233;quipe distribue des kits de pr&#233;vention, des st&#233;ricup (petites cuill&#232;res st&#233;riles), des embouts de pipe &#224; crack &#224; usage unique &#224; ceux qui continuent &#224; injecter ou &#224; sniffer les produits malgr&#233; le traitement de substitution. Vers 16 heures, elle fait une petite halte dans une brasserie pour boire un caf&#233; et Christian Truwant reprend le volant direction Porte de la Chapelle, puis Nation, o&#249; d'autres usagers l'attendent. Plus d'une centaine de personnes passent chaque jour au bus&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-5' class='spip_note' rel='appendix' title='Le profil des usagers du bus m&#233;thadone En 2002, parmi les nouveaux inscrits, (...)' id='nh2-5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Traitements de substitution et prise en charge globale de l'usager&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis douze ans, Sylvie Wieviorka, psychiatre, dirige le centre Pierre Nicole. G&#233;r&#233; par la Croix rouge, il propose des traitements de substitution aux opiac&#233;s - m&#233;thadone et Subutex&#174; - et une prise en charge globale de l'usager. Un bilan positif.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En quoi consistent les traitements de substitution pour les usagers de drogues ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les traitements de substitution sont assur&#233;s par des opiac&#233;s de synth&#232;se : la m&#233;thadone et le Subutex&#174;. Les programmes m&#233;-thadone ont d&#233;but&#233;, de mani&#232;re restreinte d'abord, dans les ann&#233;es 90 et le Subutex&#174; a &#233;t&#233; mis sur le march&#233; en 1997. On peut donc parler de deux &#233;tapes dans la substitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Qu'ont repr&#233;sent&#233; ces traitements pour leurs consommateurs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les usagers, ces traitements ont facilit&#233; le contact avec les structures soignantes et procur&#233; un apaisement car auparavant ils &#233;taient en perp&#233;tuelle recherche d'h&#233;ro&#239;ne. Une fois la prise en charge entam&#233;e gr&#226;ce aux traitements de substitution, il est plus facile de proposer un accompagnement global et de favoriser la pr&#233;vention, en particulier du sida et des h&#233;patites. Les b&#233;n&#233;fices de la substitution sont tr&#232;s importants : le nombre de mort par overdose est pass&#233; de pr&#232;s de 1 000 par an &#224; moins de 100. La contamination par le virus du sida a radicalement chut&#233;, le nombre de toxicomanes pris en charge de fa&#231;on r&#233;guli&#232;re a consid&#233;rablement augment&#233; : en France, 10 000 personnes sont sous m&#233;thadone et 70 000 sous Subutex&#174;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Ces traitements entra&#238;nent-ils une d&#233;pendance ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les opiac&#233;s entra&#238;nent une d&#233;pendance certaine ce qui, &#224; mon sens, ne constitue pas forc&#233;ment un probl&#232;me. Dans le domaine des traitements de substitution, il existe deux types de raisonnements : devons-nous consid&#233;rer que, tout comme un diab&#233;tique a besoin d'insuline, le toxicomane a besoin d'opiac&#233;s ? Dans cette hypoth&#232;se, plut&#244;t qu'il s'en procure dans la rue, mieux vaut qu'il passe par un centre de soins. Un traitement r&#233;ussi sera celui qui dure tr&#232;s longtemps, voire toute la vie. Second raisonnement : devons-nous penser que la drogue n'est pas pour le toxicomane un besoin physique comme l'insuline pour le malade diab&#233;tique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce cas &#8212; c'est d'ailleurs mon point de vue &#8212;, on consid&#233;rera que la substitution offre au toxicomane une pacification durant une p&#233;riode, un confort, qui permettent une prise en charge globale. Les toxicomanes r&#233;solvent leurs probl&#232;mes par la prise de produit, alors que les personnes moins fragiles trouvent d'autres solutions pour g&#233;rer leurs angoisses. Mon objectif est d'aider le sujet &#224; trouver un &#233;quilibre, s'il passe par une prise de produits de substitution &#224; vie pourquoi pas ? J'ai des patients qui ont totalement arr&#234;t&#233; la substitution et s'en portent tr&#232;s bien, d'autres qui, tout en prenant r&#233;guli&#232;rement du Subutex&#174; ou de la m&#233;thadone, travaillent et m&#232;nent une vie de famille satisfaisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parall&#232;lement &#224; la prescription, proposez-vous un soutien psychosocial ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour la premi&#232;re prescription de m&#233;thadone, le patient doit passer par un centre de soins sp&#233;cialis&#233; en toxicomanie (CSST), un h&#244;pital ou le service m&#233;dical de la prison. Ensuite il peut &#234;tre orient&#233; vers un m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste. Les centres de soins comme Pierre Nicole proposent un suivi social, psychologique et m&#233;dical. Pour le patient pris en charge en ville, cela d&#233;pend de son m&#233;decin. Certains font partie d'un r&#233;seau sanitaire et social, d'autres se soucient d'orienter eux-m&#234;mes le patient vers des structures adapt&#233;es, certains m&#233;decins enfin se contentent de r&#233;diger des ordonnances.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Subutex&#174;, en revanche, peut &#234;tre directement prescrit par un m&#233;decin. M&#234;me si tous les usagers n'ont pas de probl&#232;mes sociaux ou de sant&#233; &#8211; certains sont bien ins&#233;r&#233;s &#8211; la grande majorit&#233; n&#233;cessite un accompagnement. La consommation de drogue est rarement leur seule difficult&#233;. Si on ne propose pas une prise en charge globale, il y aura un risque major&#233; de rechute ou de d&#233;placement, c'est-&#224;-dire de consommation d'autres substances, comme l'alcool ou la coca&#239;ne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le centre Pierre Nicole propose une prise en charge globale : consultation individuelle, suivi social, logement en appartement th&#233;rapeutique, traitement par Interf&#233;ron de l'h&#233;patite C, accueil des parents et familles&#8230; Nous avons des moyens pour aider les usagers dans leurs d&#233;marches d'insertion. Durant 12 ans nous nous sommes battus pour les financements mais depuis janvier 2003, nous sommes pass&#233;s d'un financement DASS &#224; un financement par la S&#233;curit&#233; sociale. M&#234;me si la dotation globale pour l'ann&#233;e passe toujours par la DASS, la S&#233;curit&#233; sociale nous verse chaque mois une partie du financement, nous n'avons plus de p&#233;riodes d'attente de six mois comme avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Existe-t-il des &#233;checs avec la substitution ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r, m&#234;me s'il faudrait d&#233;finir ce qu'est un succ&#232;s. Pour moi, si la personne trouve un &#233;quilibre satisfaisant dans sa vie et que la soci&#233;t&#233; s'y retrouve aussi (baisse de la d&#233;linquance, de la mortalit&#233; par overdose&#8230;), c'est positif. Les difficult&#233;s auxquelles nous sommes confront&#233;s sont li&#233;es au d&#233;placement de toxique. Certains usagers ne consomment plus du tout d'opiac&#233;s mais d&#233;veloppent un alcoolisme massif. Or, 60 &#224; 70 % d'entre eux sont contamin&#233;s par le virus de l'h&#233;patite C. L'alcool les met en danger physiquement (risque de cirrhose ou de cancer du foie) et socialement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons &#233;galement une petite cohorte d'usagers, en quelque sorte &#171; les irr&#233;ductibles &#187; qui ne renoncent pas &#224; s'injecter un produit. Enfin, certains patients pr&#233;sentent des troubles de la personnalit&#233; ou des troubles psychiatriques associ&#233;s difficiles &#224; traiter. Nous ne savons pas s'ils sont l'origine ou la cons&#233;quence de la toxicomanie. Nous leur prescrivons des psychotropes, les soignons sur place ou les orientons vers nos partenaires des r&#233;seaux de psychiatrie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que r&#233;pondez-vous aux d&#233;tracteurs de la substitution qui lui reprochent de remplacer un produit par un autre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'ouverture du programme de m&#233;thadone, il y a douze ans, des professionnels de Pierre Nicole aussi se posaient cette question. Je leur ai propos&#233; d'essayer ce type de traitement et d'arr&#234;ter au bout de quelque temps si le bilan &#233;tait n&#233;gatif. La question ne s'est jamais pos&#233;e. Je ne connais aucun centre de soins sp&#233;cialis&#233; en toxicomanie qui ait ferm&#233; pour des raisons d'&#233;chec th&#233;rapeutique par un programme m&#233;thadone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En g&#233;n&#233;ral les d&#233;tracteurs ne sont pas des cliniciens et ne peuvent donc pas observer ce que nous voyons : beaucoup de nos patients progressent, leur sant&#233;, leur situation personnelle s'am&#233;liorent. Le cadre que l'on offre joue, aux c&#244;t&#233;s du traitement lui m&#234;me, un r&#244;le majeur dans ces &#233;volutions. Avoir &#224; faire &#224; un bon m&#233;decin plut&#244;t qu'&#224; un dealer est radicalement diff&#233;rent. &#192; partir de la demande de produit de l'usager, c'est &#224; nous soignants, infirmiers, m&#233;decins, assistantes sociales, de leur proposer les moyens d'&#233;voluer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Existe-t-il un probl&#232;me de revente des produits de substitution ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est une r&#233;alit&#233;. Parmi la population toxicomane, une partie a l'habitude de d&#233;tourner les produits. La m&#233;thadone, produit contr&#244;l&#233;, est tr&#232;s peu vendue ou &#233;chang&#233;e. En revanche, il est tr&#232;s facile de se faire prescrire du Subutex&#174; par un ou plusieurs m&#233;decins en m&#234;me temps. Certains usagers revendent ce produit &#224; des personnes sans papiers, sans droits ou qui n'arrivent pas &#224; faire la d&#233;marche d'aller voir un m&#233;decin. Si la revente de Subutex&#174; existe et n'est pas n&#233;gligeable, il faut raisonner dans ce domaine non pas en tout ou rien, mais en termes de b&#233;n&#233;fices tant pour l'usager que pour la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Caisse de S&#233;curit&#233; Sociale a un r&#244;le majeur &#224; jouer pour r&#233;duire au maximum - on n'arrivera jamais &#224; les supprimer compl&#232;tement - les d&#233;tournements et les abus. Elle doit rappeler &#224; l'ordre les m&#233;decins trop laxistes et convoquer les usagers qui abusent. En tant que praticien, je pense qu'il vaut mieux que les caisses de s&#233;curit&#233; sociale mettent de l'ordre dans ces abus plut&#244;t que de supprimer le Subutex&#174; qui rend de grands services.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Vous dites que le recours &#224; l'injection des produits a baiss&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui gr&#226;ce avant tout aux messages de pr&#233;vention contre le sida qui ont mis en garde l'usager vis-&#224;-vis du risque de contamination au VIH par l'&#233;change de seringues et aux prises en charge rendues possibles par les traitements de substitution. L'usage de la seringue est en perte de vitesse dans notre pays depuis une quinzaine d'ann&#233;es et est plus ou moins r&#233;pandu selon les pays. D'une fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, les usagers de drogue des pays du nord de l'Europe y ont traditionnellement moins recours que ceux du sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, on utilise plus les seringues &#224; Marseille qu'&#224; Lille. La pratique de l'injection est de plus corr&#233;l&#233;e &#224; la qualit&#233; de la drogue consomm&#233;e : plus elle est de m&#233;diocre qualit&#233;, plus l'usager sera tent&#233; de l'injecter pour augmenter les sensations. Cependant, m&#234;me si elle a diminu&#233;, la pratique de l'injection reste importante, tandis que celle du sniff et de l'inhalation de produits augmentent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les produits de substitution peuvent-ils s'injecter ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est difficile pour la m&#233;thadone qui a la consistance d'un sirop. En revanche, 10 &#224; 30 % des utilisateurs de Subutex&#174; injectent le produit pour ressentir un effet de flash. C'est un ph&#233;nom&#232;ne pr&#233;occupant car si le taux de contamination par le virus du sida a baiss&#233; gr&#226;ce aux programmes de pr&#233;vention, et en particulier gr&#226;ce aux diverses modalit&#233;s de mise &#224; disposition de seringues propres, celui par le VHC a augment&#233;. Pour le virus de l'h&#233;patite C, plus r&#233;sistant &#224; l'air que celui du VIH, il faut plus que des seringues st&#233;riles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que reste-t-il &#224; am&#233;liorer dans la politique de r&#233;ductions des risques ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il reste surtout &#224; maintenir et &#224; consolider les dispositifs existants. Les centres de soins sp&#233;cialis&#233;s en toxicomanie, g&#233;r&#233;s depuis janvier 2003 par la S&#233;curit&#233; sociale, sont, du moins en th&#233;orie, sans trop d'inqui&#233;tude pour les financements des trois prochaines ann&#233;es. Ce n'est pas le cas des centres de premi&#232;re ligne (rencontre des usagers dans la rue, boutiques&#8230;) qui n'ont pas &#233;t&#233; int&#233;gr&#233;s dans le m&#234;me syst&#232;me de financement que les centres de soins proprement dits, ce qui remet en cause leur existence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant notre travail est compl&#233;mentaire. Si la politique de r&#233;duction des risques fonctionne bien &#224; Paris, c'est parce que centres de soins de premi&#232;re ligne, centres de soins sp&#233;cialis&#233;s et m&#233;decins travaillent ensemble. Si la disparition ou la diminution du nombre des centres de premi&#232;re ligne vient rompre cette cha&#238;ne, tout le travail de plusieurs ann&#233;es sera &#224; recommencer. Il existe aussi de r&#233;elles disparit&#233;s selon les r&#233;gions. Dans certaines villes de province, les lieux de soins sont insuffisants. Enfin, il ne faut pas s'endormir sur nos lauriers. La pr&#233;vention en mati&#232;re de sida et d'h&#233;patites n'est pas un acquis, de nouvelles g&#233;n&#233;rations de toxicomanes et de produits, tel l'Ecstasy, arrivent. Il nous faut adapter nos approches, faire preuve d'invention, de prospection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pierre-nicole.com/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Centre Pierre Nicole&lt;/a&gt; - 27, rue Pierre Nicole - 75005 Paris. Tel. 01 44 32 07 60. mail : &lt;a href=&#034;mailto:contact@pierre-nicole.com&#034; class='spip_mail'&gt;contact@pierre-nicole.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Asud, la premi&#232;re association d'usagers de drogues&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis onze ans, gr&#226;ce &#224; un journal et &#224; une association, des usagers de drogues informent leurs pairs sur la r&#233;duction des risques. Efficace et sans tabou&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai besoin du journal Asud qui v&#233;hicule autre chose que le discours culpabilisant de toxicos repentis du Patriarche par exemple. &#187;&lt;/i&gt; t&#233;moigne Arno dans le courrier des lecteurs du journal Asud. &lt;i&gt;&#171; Continuez d'assurer, &lt;/i&gt; encourage-t-il l&lt;i&gt;es r&#233;dacteurs, pour que les toxicos s'informent, puissent se prendre en charge et soient reconnus comme des &#234;tres humains et des citoyens ; pour qu'il n'y ait plus de contamination par injections &#187;&lt;/i&gt;, L'AutoSupport des Usagers de Drogues (Asud) est n&#233; en 1992 gr&#226;ce &#224; la mobilisation des usagers contre l'&#233;pid&#233;mie de sida et l'appui des pouvoirs publics. Substitution, sida, initiatives &#233;trang&#232;res (salles d'injection, programmes d'h&#233;ro&#239;ne&#8230;), autant de th&#232;mes trait&#233;s pour informer les usagers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un an apr&#232;s la cr&#233;ation du journal na&#238;t l'association du m&#234;me nom. Objectif, la r&#233;duction des risques de contamination par les diff&#233;rents virus qui menacent les usagers de drogues par voie intraveineuse, dans le respect de chacun de disposer de son corps librement. &lt;i&gt;&#171; Notre but n'est pas de promouvoir l'usage des drogues mais de veiller &#224; ce que les droits de l'homme s'appliquent enfin aux toxicomanes &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Fabrice Olivet, r&#233;dacteur en chef. &lt;i&gt;&#171; D&#232;s l'origine, nous nous sommes situ&#233;s dans le champs de l'&#233;ducation &#224; l'usage, une action th&#233;oriquement r&#233;prim&#233;e par la loi &#8211; la pr&#233;sentation sous un jour favorable. Sur le plan conceptuel, l'autosupport proc&#232;de d'un changement symbolique. Les usagers passent du r&#244;le d'objet &#224; celui de sujet &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pid&#233;mie de sida chez les usagers de drogues par voie intraveineuse a chang&#233; les perspectives du soin. L'abstinence de toute consommation a cess&#233; d'&#234;tre la seule r&#233;ponse admissible du point de vue &#233;thique. Ainsi, le recours &#224; l'&#233;ducation par les pairs sans jugement ni tabou est-elle indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel bilan tire Asud de la politique de r&#233;duction des risques ? Tout d'abord un sentiment de grande victoire, puisque gr&#226;ce &#224; elle, le nombre de mort par overdose a &#233;t&#233; divis&#233; par 10 et les contaminations VIH par voie intraveineuse ont pratiquement disparu. Mais tout n'est pas rose pour autant :&lt;i&gt; &#171; La r&#233;duction des risques se heurte au carcan r&#233;pressif de la loi de 70 &#187;&lt;/i&gt;, regrette l'association. &lt;i&gt;&#171; L'acc&#232;s aux soins des usagers de drogues s'effectue gr&#226;ce &#224; une succession de d&#233;rogations l&#233;gales au principe de r&#233;pression. La constitution d'Asud en repr&#233;sente une &#187;&lt;/i&gt;, explique Fabrice Olivet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles am&#233;liorations apporter &#224; la politique de r&#233;duction des risques ? &lt;i&gt;&#171; Placer les usagers au centre des actions. C'est le sens qu'il faut donner aux objectifs d'autod&#233;termination, de revendication de l'usage et d'identit&#233; d'usager. Autod&#233;termination c'est le droit de consommer les substances de son choix en r&#233;duisant les risques. Droit qui inclut la possibilit&#233; de b&#233;n&#233;ficier de n'importe quel type de soin sans restriction de dosage (substitution ou cure de d&#233;sintoxication) dans des conditions d&#233;centes de prise en charge &#187;&lt;/i&gt;, indique Fabrice Olivet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un principe, pour lui, qui implique de b&#233;n&#233;ficier d'informations sur les drogues et sur les traitements et l'usage des drogues comme droit l&#233;gitime et imprescriptible prot&#233;g&#233; par la d&#233;claration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 cela doit &#234;tre envisag&#233;e pour des raisons morales mais aussi pour des imp&#233;ratifs de sant&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.asud.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Asud&lt;/a&gt; - 206, rue de Belleville - 75020 Paris. T&#233;l. 01 43 15 00 66 - L'association comprend une dizaine de points d'accueil en France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.medecinsdumonde.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;M&#233;decins du Monde&lt;/a&gt; - 62, rue Marcadet - 75018 Paris. T&#233;l. 01 44 92 15 15.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'inscription se fait du lundi au vendredi sans rendez-vous apr&#232;s un entretien m&#233;dico-social et un test urinaire pour chercher la pr&#233;sence d'opiac&#233;s, de m&#233;thadone, de coca&#239;ne et de benzodiaz&#233;pines. Au cours de l'entretien, l'&#233;quipe &#233;value les produits consomm&#233;s, le parcours de l'usager, son &#233;tat somatique et psychique et sa situation sociale. Une fois la d&#233;cision d'inclusion prise, l'usager peut se rendre au bus pour recevoir la dose de m&#233;thadone prescrite. Le dosage varie selon l'histoire et les besoins de l'usager.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;52,8 % des usagers suivis par l'assistante sociale sont SDF et 83,6 % en situation de d&#233;pendance sociale et d'h&#233;bergement.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-4' class='spip_note' title='Notes 2-4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Th&#233;rapeute s'appuyant sur les th&#233;rapies traditionnelles&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-5' class='spip_note' title='Notes 2-5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Le profil des usagers du bus m&#233;thadone&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, parmi les nouveaux inscrits, 66 % sont adress&#233;s par d'autres usagers, 18 % ont moins de 25 ans, 47 % sont de nationalit&#233; &#233;trang&#232;re, 40 % ont des enfants, 22 % les ont &#224; charge, 22 % habitent en banlieue, 37 % n'ont pas de couverture maladie, 56 % n'ont jamais &#233;t&#233; suivis sur le plan de leur parcours et de leurs consommations, 66 % n'ont jamais eu de contact avec un centre de soins sp&#233;cialis&#233; en toxicomanie, 60 % ach&#232;tent des m&#233;dicaments au march&#233; clandestin.&lt;br class='manualbr' /&gt;82 % des usagers ayant r&#233;alis&#233; un test de d&#233;pistage pour l'h&#233;patite C se sont d&#233;clar&#233;s positifs (40 % d'entre eux se d&#233;claraient n&#233;gatifs &#224; leur admission).&lt;br class='manualbr' /&gt;Depuis la mise en circulation du bus, 1559 usagers ont &#233;t&#233; inclus dans le programme m&#233;thadone. 847 ont &#233;t&#233; orient&#233;s vers un centre m&#233;thadone ou un m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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