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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Pr&#233;vention de la radicalisation &#8226; Quelle place pour le travailleur social ?</title>
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		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>1168</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le travail social comme outil de pr&#233;vention a &#233;t&#233; absent des annonces qui ont suivi les attentats de janvier. Et le manque de formation des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s en mati&#232;re de radicalisation s'est fait criant, &#224; mesure que ce ph&#233;nom&#232;ne a pris de l'ampleur. Malgr&#233; tout, sur le terrain, les travailleurs sociaux se sont empar&#233;s de cette probl&#233;matique et ont commenc&#233; &#224; y r&#233;pondre. Entre &#233;coute d'une parole lib&#233;r&#233;e &#8211; sans tabou aucun &#8211; et maintien des liens sociaux, leur r&#244;le est plus que jamais essentiel pour (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travail-social-186" rel="tag"&gt;Travail social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1168-" rel="tag"&gt;1168&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le travail social comme outil de pr&#233;vention a &#233;t&#233; absent des annonces qui ont suivi les attentats de janvier. Et le manque de formation des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s en mati&#232;re de radicalisation s'est fait criant, &#224; mesure que ce ph&#233;nom&#232;ne a pris de l'ampleur. Malgr&#233; tout, sur le terrain, les travailleurs sociaux se sont empar&#233;s de cette probl&#233;matique et ont commenc&#233; &#224; y r&#233;pondre. Entre &#233;coute d'une parole lib&#233;r&#233;e &#8211; sans tabou aucun &#8211; et maintien des liens sociaux, leur r&#244;le est plus que jamais essentiel pour renverser une tendance qui n'a rien de fatidique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pass&#233; le choc des attentats du 7 et du 9 janvier, les premiers discours politiques empreints d'&#233;motion et de solennit&#233; ont laiss&#233; place aux annonces d'ordre s&#233;curitaire : renforcement du renseignement, quartiers sp&#233;cifiques en prison, fichier de personnes condamn&#233;es pour terrorisme. Puis d'ordre &#233;ducatif : r&#233;affirmation du principe de la&#239;cit&#233; dans l'&#233;ducation nationale, formation des enseignants, nouvel enseignement moral et civique &#224; la rentr&#233;e 2015. Il y eut aussi le volet social, avec le discours de Manuel Valls sur &lt;i&gt;&#171; l'apartheid territorial, social, ethnique &#187;&lt;/i&gt; et son cort&#232;ge de v&#339;ux pieux : limitation de construction de logements sociaux dans les quartiers prioritaires, vaste programme de r&#233;novation, lutte renforc&#233;e contre les discriminations. Mais rien, d&#233;cid&#233;ment rien, sur la place du travail social, son utilit&#233; sociale, son r&#244;le dans le maintien du lien et encore moins les moyens dont il pourrait enfin disposer pour mieux pr&#233;venir, mieux accompagner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le terrain, de l'autre c&#244;t&#233;, silence &#233;galement. Pas ou si peu de travailleurs sociaux ou de leurs repr&#233;sentants s'expriment, sonn&#233;s par ces assassinats commis par des jeunes pass&#233;s entre leurs mains. &lt;i&gt;&#171; Le fait que nous ayons connu les fr&#232;res Kouachi en pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e nous a profond&#233;ment choqu&#233;s, certains ont parl&#233; de traumatisme &#187;&lt;/i&gt;, confirme Richard Pierre, pr&#233;sident du Comit&#233; national des acteurs de la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e (CNLAPS). D'ordinaire peu loquaces sur leur mission, les travailleurs sociaux le sont encore moins s'agissant de radicalisation, sujet jug&#233; trop ambigu, trop stigmatisant. Ainsi, certains refusent toute participation &#224; une r&#233;flexion journalistique, qualifi&#233;e d'embl&#233;e de r&#233;ductrice, et rejettent l'utilisation du terme de radicalisation au profit de celui de &#171; d&#233;rive sectaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;bats s&#233;mantiques, qui restent ouverts, ne doivent toutefois pas emp&#234;cher la r&#233;flexion, la proposition et l'action. &#192; la lumi&#232;re de l'Association nationale des assistants sociaux (ANAS), se demander &lt;i&gt;&#171; en quoi et comment les travailleurs sociaux peuvent renverser une tendance qui n'est pas in&#233;luctable &#187;&lt;/i&gt; ne semble pas incongru. &lt;i&gt;&#171; Pass&#233; le temps de l'&#233;motion, il va falloir faire sur nous-m&#234;mes un travail assez important, &#224; condition que nous soyons port&#233;s politiquement &#187;&lt;/i&gt;, confirme ainsi Richard Pierre. &lt;i&gt;&#171; Effondr&#233; &#187;&lt;/i&gt; par l'absence du travail social dans les annonces post-attentats, Fran&#231;ois Roche, membre du Conseil sup&#233;rieur du travail social (CSTS), d&#233;fend de son c&#244;t&#233; la &lt;i&gt;&#171; mission &#233;norme des travailleurs sociaux comme des enseignants &#187;&lt;/i&gt; dans la soci&#233;t&#233;. &lt;i&gt;&#171; J'ai maintenant l'espoir qu'ils seront appel&#233;s car ils sont de bons fantassins. Il faut aussi les inviter &#224; s'exprimer, car s'il existe, c'est vrai, une autocensure tr&#232;s profonde, on leur demande de se taire d&#232;s qu'ils ouvrent la bouche. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc au sein de leurs institutions que les travailleurs sociaux se sont fait entendre, en d&#233;battant parfois vivement, pour exprimer souvent un besoin d'&#233;clairage sur la la&#239;cit&#233; (voir article plus loin : &lt;i&gt;&#171; Prendre la la&#239;cit&#233; &#224; bras le corps &#187;&lt;/i&gt;). &#171; &lt;i&gt;La religiosit&#233; et l'embrigadement sectaire ont interpel&#233; peu &#224; peu l'action &#233;ducative, notamment en protection de l&#8216;enfance, mais le probl&#232;me a &#233;t&#233; ni&#233; pendant 15 ans, sans aucune commande publique&lt;/i&gt;, poursuit Fran&#231;ois Roche. &lt;i&gt;Car la la&#239;cit&#233; &#233;tait jusqu'ici pos&#233;e comme un acquis &#233;vident. Or elle se d&#233;veloppe, elle se travaille, elle se choie. &#187;&lt;/i&gt; Comment pr&#233;venir la radicalisation, discerner le moment de bascule vers un d&#233;part en Syrie ou un projet terroriste ? Que se cache-t-il derri&#232;re l'emprise, comment &#233;valuer le facteur psychologique ou psychiatrique, la qu&#234;te identitaire, les n&#339;uds intrafamiliaux ? O&#249; placer le curseur entre la libert&#233; de chacun d'exercer sa religion et la d&#233;rive fondamentaliste potentiellement violente pour soi et pour les autres ? Autant de questions auxquelles les travailleurs sociaux ont commenc&#233; &#224; r&#233;pondre sans y &#234;tre vraiment pr&#233;par&#233;s, &#224; la lumi&#232;re d'une violence terroriste qui a fortement &#233;volu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nagu&#232;re port&#233;e par les islamistes du GIA, cette derni&#232;re s'est transform&#233;e au rythme des &#233;v&#233;nements g&#233;opolitiques &#8211; guerres en Afghanistan, en Irak, en Syrie, d&#233;ploiement du pseudo &#201;tat islamique, conflit persistant au Proche-Orient. Elle est aussi entr&#233;e en r&#233;sonance avec la crise &#233;conomique et sociale et le d&#233;s&#339;uvrement de certains jeunes, ayant rejoint la d&#233;linquance sous les visages de Mohammed Merah, des fr&#232;res Kouachi et d'Am&#233;dy Coulibali. Tous ont fait monter d'un cran le niveau de l'horreur, ciblant avec pr&#233;cision leurs victimes : des juifs, et parmi eux des enfants, des militaires et des caricaturistes &#8211; sans oublier les autres victimes collat&#233;rales. En 2012, l'&#233;pop&#233;e meurtri&#232;re de Mohammed Merah avait provoqu&#233; un premier &#233;lectrochoc, aboutissant lentement, en avril 2014, &#224; la mise en place d'un plan &#171; anti-djihad &#187; avec num&#233;ro vert d'assistance aux familles, cellules d&#233;partementales de suivi et formations pour les professionnels de terrain. Il commen&#231;ait &#224; se d&#233;ployer au moment des meurtres de janvier &#8211; le deuxi&#232;me &#233;lectrochoc qui a plong&#233; les Fran&#231;ais dans une vaste introspection.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Fractures et ruptures&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Car ces &#233;v&#233;nements ont aussi r&#233;v&#233;l&#233; les fractures de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise, celle des &#171; Je suis Charlie &#187; et des &#171; Je ne suis pas Charlie &#187;. Le grand rassemblement du 11 janvier n'a pas pu masquer les minutes de silence non respect&#233;es, la th&#233;orie du complot galopante dans certains quartiers et la l&#233;gitimation des actes terroristes sur le mode &lt;i&gt;&#171; 17 morts ici et combien &#224; Gaza ? &#187;&lt;/i&gt;. Voir la France telle qu'elle est fut pour beaucoup douloureux. Comme un troisi&#232;me &#233;lectrochoc. &lt;i&gt;&#171; Chez les jeunes que nous connaissons, la radicalisation refl&#232;te d'abord un manque de reconnaissance sociale et un moyen de reconqu&#233;rir une identit&#233;&lt;/i&gt;, avance Richard Pierre. &lt;i&gt;La radicalisation violente et la d&#233;linquance ont un peu les m&#234;mes ressorts psychosociaux, d&#233;voilant un engrenage de ruptures. &#187;&lt;/i&gt; Les ruptures&#8230; justement l'un des traits communs entre les assassins de 2012 et de 2015, du moins entre Merah et les fr&#232;res Kouachi, tous trois sans p&#232;re ni appui familial, confi&#233;s &#224; l'Aide sociale &#224; l'enfance, l&#226;ch&#233;s dans la nature &#224; leur majorit&#233;, entr&#233;s en d&#233;linquance, pass&#233;s par la prison (pour deux d'entre eux), puis par les petits boulots avant de tomber dans le fondamentalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les appels au num&#233;ro vert et certains d&#233;parts vers la Syrie ont aussi donn&#233; &#224; voir un autre profil de candidats au djihad : celui des jeunes convertis souvent pr&#233;sent&#233;s comme &lt;i&gt;&#171; sans histoire &#187;&lt;/i&gt;, issus des &lt;i&gt;&#171; classes moyennes ath&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, notamment des filles, basculant soudainement dans une pratique rigoriste &#224; la faveur d'Internet et des r&#233;seaux sociaux, puissants outils d'embrigadement. Mais pourquoi ceux qui ont acc&#232;s aux t&#233;moignages les d&#233;crivent-ils avec insistance comme &lt;i&gt;&#171; sans histoire &#187;&lt;/i&gt; ? Que sait-on de ce que ces jeunes vivent dans leur intimit&#233;, dans leur t&#234;te, dans leur famille, dans leur environnement ? Quid d'une &#233;ventuelle fragilit&#233; psychologique ? Nombre d'entre eux auraient ainsi connu un &#233;pisode d&#233;pressif et seraient en recherche d'id&#233;al dans une soci&#233;t&#233; de consommation cens&#233;e r&#233;pondre &#224; tous leurs besoins.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Renouer du lien et soulever les tabous&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quoi qu'il en soit, ces profils aux motivations diff&#233;rentes ne doivent pas occulter une r&#233;alit&#233; de fond : la progression du salafisme, ce courant rigoriste de l'Islam, dans certains quartiers prioritaires et dans les campagnes. Certes encore minoritaire, il continue &#224; s'incruster dans certaines mosqu&#233;es, lou&#233; par des ambassadeurs aux pantalons rentr&#233;s dans leurs chaussettes et aux longues barbes et charg&#233;s de recruter des ouailles en qu&#234;te d'identit&#233;. Recruter, mais encore ? C'est la question &#233;pineuse du moment avec, d'un c&#244;t&#233;, la d&#233;marche pros&#233;lyte d'une version qui&#233;tiste du salafisme &#8211; pr&#244;nant une lecture rigoriste, par la seule pr&#233;dication, de l'Islam &#8211; et, de l'autre, le processus d'embrigadement de sa version djihadiste &#8211; l&#233;gitimant toutes les violences. &lt;i&gt;&#171; Nous nous int&#233;ressons seulement &#224; ceux qui basculent dans une radicalit&#233; violente et pas &#224; ceux qui sont dans une approche qui&#233;tiste, car nous faisons attention &#224; respecter les pratiques religieuses &#224; l'int&#233;rieur des limites de la la&#239;cit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, explique Pierre N'Gahane, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral du Comit&#233; interminist&#233;riel de la pr&#233;vention de la d&#233;linquance (CIPD). Pourtant, si le salafisme est loin de constituer le seul facteur de radicalisation, que nous dit sa progression dans notre soci&#233;t&#233; d&#233;mocratique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre nous dit-elle la n&#233;cessit&#233; de renouer du lien dans une soci&#233;t&#233; cliv&#233;e. &lt;i&gt;&#171; Il faut que nous d&#233;veloppions des occasions de rencontres et de d&#233;bats avec les jeunes pour soulever les questions taboues &#187;&lt;/i&gt;, indique ainsi Richard Pierre. &lt;i&gt;&#171; Il faut cesser de r&#233;pugner &#224; mettre sur la place publique les besoins et les probl&#232;mes &#187;&lt;/i&gt;, plaide Fran&#231;ois Roche. Un mouvement s'est ainsi amorc&#233; sur les territoires apr&#232;s les attentats : travailleurs sociaux, enseignants, habitants, associations de quartier ont organis&#233; des journ&#233;es de r&#233;flexion. &lt;i&gt;&#171; &#192; Toulouse, nous nous sommes rencontr&#233;s une premi&#232;re fois en avril dans le but de cr&#233;er un espace o&#249; les acteurs et les d&#233;cideurs pourraient se rencontrer pour d&#233;battre en dehors de leur institution ou de leur syndicat&lt;/i&gt;, explique Jean-Fran&#231;ois Mignard, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Ligue des droits de l'homme. &lt;i&gt;Le constat des travailleurs sociaux pr&#233;sents, c'est qu'il n'y plus d'espaces de co-construction des politiques publiques et que les grands mouvements associatifs sont devenus plus des prestataires que des agitateurs d'id&#233;es. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre nous dit-elle aussi la puissance des in&#233;galit&#233;s sur les territoires et entre les cat&#233;gories sociales, la n&#233;cessaire attention &#224; porter aux plus vuln&#233;rables, comme les jeunes majeurs, et le fl&#233;chage des moyens vers le travail social &#8211; faut-il rappeler le d&#233;sengagement de nombreuses collectivit&#233;s dans la pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e, disparue de certains territoires, au cours des derni&#232;res ann&#233;es ? Et, enfin, la reconnaissance du r&#244;le des travailleurs sociaux sur ces th&#233;matiques. &lt;i&gt;&#171; Nous avons d&#233;j&#224; pr&#233;par&#233; 2000 acteurs de terrain et la formation sur la pr&#233;vention sera int&#233;gr&#233;e dans les programmes des acteurs publics, y compris au sein des &#233;coles de travail social d&#232;s la rentr&#233;e prochaine&lt;/i&gt;, assure Pierre N'Gahane. &lt;i&gt;La r&#233;ponse publique telle que nous l'avons con&#231;ue passe par les travailleurs sociaux, notamment les &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, et nous avons &#224; r&#233;affirmer l'int&#233;r&#234;t de ce corps social. &#187;&lt;/i&gt; Dommage que cette affirmation ne soit pas venue d'un peu plus haut.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;LA PR&#201;VENTION EN DATES ET EN CHIFFRES&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Avril 2014 :&lt;/strong&gt; lancement du plan anti-djihad et du num&#233;ro vert d'assistance.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Octobre 2014 :&lt;/strong&gt; cr&#233;ation d'une unit&#233; d&#233;di&#233;e aux d&#233;tenus radicaux &#224; Fresnes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;21 janvier :&lt;/strong&gt; annonces de l'extension des unit&#233;s d&#233;di&#233;es et de la cr&#233;ation d'une cellule de veille au sein de la PJJ. Les syndicats craignent un risque de d&#233;rive vers du renseignement.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;28 janvier :&lt;/strong&gt; lancement de la campagne gouvernementale #stop-dijadisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;5 f&#233;vrier :&lt;/strong&gt; annonces de cr&#233;ation de postes en PJJ : 82 psychologues, 18 &#233;ducateurs, 59 r&#233;f&#233;rents la&#239;cit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;23 mars : &lt;/strong&gt; d&#233;blocage de 8,6 M&#8364; en 2015 du Fonds interminist&#233;riel de la pr&#233;vention de la d&#233;linquance (FIPD) pour la pr&#233;vention.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mai 2015 :&lt;/strong&gt; 3 200 signalements de situations de radicalisation &#233;manant des territoires et de la plateforme, 2 500 acteurs de terrain form&#233;s, 101 cellules de suivi d&#233;partementales, d&#233;signation d'une &#233;quipe mobile de d&#233;radicalisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Juin 2015 :&lt;/strong&gt; avis d&#233;favorable de la Contr&#244;leure g&#233;n&#233;rale des lieux de privation de libert&#233; aux unit&#233;s d&#233;di&#233;es aux d&#233;tenus radicaux.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;&#171; Pr&#233;venir en s'attaquant &#224; la famille originelle &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Par le travail de rue et leur connaissance des jeunes et des familles, les &#233;ducateurs de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e sont en premi&#232;re ligne de la pr&#233;vention. Ils y r&#233;pondent avec leur savoir-faire, misant sur le dialogue et le partenariat.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis pr&#232;s de cinq ans, l'association Orientation Pr&#233;vention Insertion (OPI) &#224; Strasbourg alertait dans ses rapports d'activit&#233; sur la pr&#233;sence, dans les quartiers, le week-end, dans et autour des mosqu&#233;es, de nouveaux venus au discours assez radical. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but, ce n'&#233;tait pas tr&#232;s d&#233;monstratif, cela restait confin&#233;, et puis les jeunes ont commenc&#233; &#224; recevoir des informations massives sur Internet et &#224; les &#233;changer &#187;&lt;/i&gt;, raconte Michel Hamm, directeur de l'association. En 2013, certains ont commenc&#233; &#224; se transformer physiquement, pour soudainement partir vers la Syrie, &#224; la surprise des &#233;ducateurs. Un mois apr&#232;s leur retour en 2014, alors qu'ils commen&#231;aient &#224; faire l'apologie de ce qu'ils avaient vu l&#224;-bas, six d'entre eux ont &#233;t&#233; interpel&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;coute, encore et toujours&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; Marseille, &#171; &lt;i&gt;les radicalisations et les conversions ont augment&#233; de fa&#231;on notable, c'est un ph&#233;nom&#232;ne visible et sensible sur les quartiers d'habitat social, m&#234;me si cela ne concerne bien-s&#251;r qu'une minorit&#233;&lt;/i&gt;, d&#233;crit un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; &#224; l'Association d&#233;partementale pour le d&#233;veloppement des actions de pr&#233;vention (Adapp 13). &lt;i&gt;Or, ces pratiques de l'Islam plus fondamentalistes qu'il y a 15 ans &#8211; l&#224; aussi seulement chez certains &#8211; ne sont toutefois interdites par aucune loi. Tout comme les ph&#233;nom&#232;nes de conversion au sein des familles des classes moyennes sont aussi tout &#224; fait l&#233;gaux. Et c'est ce qui rend notre mission tr&#232;s d&#233;licate, car la la&#239;cit&#233; fait obligation de respecter les choix de chacun en mati&#232;re de pratique religieuse. &#187;&lt;/i&gt; &#192; Saint-Etienne, l'association Agasef, qui travaille en lien avec la cellule de veille mise en place par la pr&#233;fecture, confirme que sur les huit jeunes accompagn&#233;s au premier semestre &lt;i&gt;&#171; beaucoup &#233;taient des convertis &#187;&lt;/i&gt;, issus de familles non musulmanes. &lt;i&gt;&#171; Mais nous pensons que, dans certains quartiers sensibles, les familles musulmanes n'appellent pas le num&#233;ro vert. Il nous faut donc s&#251;rement proc&#233;der autrement &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Anne-Marie Fauvet, directrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment alors accompagner les jeunes et les familles, pr&#233;venir la radicalisation ? Les associations de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e ont globalement trouv&#233; une r&#233;ponse : en faisant simplement leur travail. &lt;i&gt;&#171; La meilleure fa&#231;on de pr&#233;venir c'est de s'attaquer &#224; la faille originelle : par le r&#233;tablissement du dialogue avec la famille et des liens avec l'&#233;ducation nationale, pour &#233;viter la d&#233;scolarisation pr&#233;coce puis le d&#233;crochage, par l'accompagnement &#224; la professionnalisation et, surtout, en adoptant une posture d'&#233;coute et de discussion d'adulte avec ces adolescents, souvent en manque crucial de r&#233;f&#233;rences&lt;/i&gt;, explique l'&#233;ducateur marseillais. &lt;i&gt;C'est un peu primaire mais c'est fondamental, et surtout absolument inscrit dans nos missions. C'est essentiellement l&#224; que peut se situer la pr&#233;vention. &#187;&lt;/i&gt; &#192; Strasbourg, le d&#233;part des jeunes a d&#233;bouch&#233; sur l'organisation de d&#233;bats sur ce sujet, en lien avec le centre socio-culturel et les associations de quartier. &lt;i&gt;&#171; Il s'agissait &#224; la fois de s'adresser aux familles par le biais de caf&#233;s-rencontres et aux jeunes en se positionnant de mani&#232;re &#233;ducative&lt;/i&gt;, raconte Michel Hamm. &lt;i&gt;C'est-&#224;-dire en montrant que s'engager dans un d&#233;part a des cons&#233;quences, mais sans les juger pour leur permettre de s'exprimer et de faire des choix. C'est difficile, car ces jeunes n'ont plus de grandes r&#233;f&#233;rences morales et leur esprit critique est &#233;mouss&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Travail communautaire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les attentats de janvier ont boulevers&#233; le vivre-ensemble dans les quartiers de la capitale alsacienne. &lt;i&gt;&#171; Il avait pourtant &#233;t&#233; longuement construit, gr&#226;ce &#224; des communaut&#233;s qui se positionnaient sur des valeurs communes, avec des lieux de pri&#232;re tr&#232;s bien accept&#233;s. Or, les attentats ont jet&#233; la suspicion sur la population musulmane, qui se retrouve un peu stigmatis&#233;e et flou&#233;e compte tenu de ses efforts d'int&#233;gration. Mais ils nous ont aussi fait prendre conscience de l'ampleur du ph&#233;nom&#232;ne de radicalisation et de la n&#233;cessit&#233; de renforcer encore plus notre action collective autour de ce sujet avec nos diff&#233;rents partenaires, les habitants et les collectivit&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; M&#234;me effet &#224; Marseille et alentours : &lt;i&gt;&#171; Sur nos territoires, nous avons beaucoup privil&#233;gi&#233; les &#233;changes sur ces th&#232;mes avec l'ensemble de nos partenaires de terrain, institutionnels ou associatifs &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise l'&#233;ducateur de l'Adapp13. &#192; Saint-&#201;tienne, l'Agasef a d&#233;velopp&#233; un travail communautaire depuis deux ans. &lt;i&gt;&#171; Nous croyons &#224; la d&#233;marche participative et nous travaillons avec les communaut&#233;s religieuses, ce qui d'ailleurs peut perturber nos administrateurs&lt;/i&gt;, raconte Anne-Marie Fauvet. &lt;i&gt;C'est aussi parce que certaines situations nous mettent en col&#232;re, comme celle d'une jeune fille actuellement en Syrie. Du coup, nous sommes plus offensifs dans les quartiers et les &#233;ducateurs s'appuient sur leur r&#233;seau pour aborder ces questions-l&#224;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Action collective, accompagnement individuel &#8211; comme toujours &#8211;, la cellule de veille de la pr&#233;fecture transmet ensuite &#224; l'Agasef des situations de jeunes en voie de radicalisation. Une &#233;quipe compos&#233;e de plusieurs &#233;ducateurs et d'une psychologue est alors charg&#233;e de l'accompagnement. &lt;i&gt;&#171; Depuis que nous travaillons sur ce ph&#233;nom&#232;ne, nous nous rendons compte qu'il s'agit plus d'emprise que de radicalisation, de construction identitaire que de religion&lt;/i&gt;, poursuit Anne-Marie Fauvet. &lt;i&gt;Cela rel&#232;ve compl&#232;tement de la protection de l'enfance. Une jeune fille veut porter le niqab, un gar&#231;on veut partir au Proche-Orient : c'est leur choix, leur droit, et nous le respectons mais nous les faisons r&#233;fl&#233;chir l&#224;-dessus. &#187;&lt;/i&gt; L'accompagnement se fait au cas par cas, par des rencontres avec les parents et l'enfant concern&#233;, chez eux ou &#224; l'ext&#233;rieur, en amenant par exemple un jeune &#224; pratiquer une activit&#233; sportive et le valoriser ainsi sur un autre sujet que la religion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces ph&#233;nom&#232;nes de conversion et de pratiques basculant vers la radicalisation rappellent &#224; l'&#233;ducateur marseillais de l'Adapp 13 la probl&#233;matique de la toxicomanie. &lt;i&gt;&#171; La personne est momentan&#233;ment fragilis&#233;e, dans un contexte socio-culturel particulier : nous sommes clairement dans cette situation, avec une situation mondiale marqu&#233;e par les agissements du pseudo&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Il ne peut y avoir de calife officiel sans reconnaissance de l'oumma (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;i&gt;califat et les multiples guerres en Irak, en Syrie, en Afrique de l'Ouest, etc. Elle rencontre un produit, qui n'est pas ici une drogue mais un &#171; produit de spiritualit&#233; &#187; venant remplir un vide. Tout cela est bien-s&#251;r favoris&#233; par la place qu'occupe Internet dans ce ph&#233;nom&#232;ne. &#187;&lt;/i&gt; D&#232;s lors, certaines associations r&#233;fl&#233;chissent &#224; l'int&#233;gration de cette probl&#233;matique dans une approche de r&#233;duction des risques, &#224; l'image de celle mise en place face aux addictions. Reste l'&#233;ternelle question des moyens, cr&#251;ment pos&#233;e &#224; certaines associations de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e comme l'OPI. &lt;i&gt;&#171; D&#233;partement ou Eurom&#233;tropole, nous ne savons pas qui sera notre financeur et donc notre donneur d'ordres d'ici deux ans&lt;/i&gt;, explique Michel Hamm. &lt;i&gt;Cela questionne la port&#233;e que peut avoir notre parole et notre diagnostic de territoire, qui devrait pourtant se situer &#224; l'origine des politiques sociales. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;&#171; Prendre la la&#239;cit&#233; &#224; bras le corps &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Apr&#232;s janvier, les travailleurs sociaux ont fait remonter un besoin de formation sur les questions relatives &#224; la la&#239;cit&#233; et au fait religieux.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s les attentats, Fa&#239;za Gu&#233;lamine a croul&#233; sous les demandes de formation. Travailleuse sociale devenue sociologue et responsable de formation &#224; l'Association nationale des cadres de l'action sociale (Andesi), elle est sp&#233;cialis&#233;e sur les questions de la&#239;cit&#233; et l'&#233;mergence de l'expression du fait religieux depuis 2006. &lt;i&gt;&#171; Les &#233;v&#233;nements de janvier ont fait sauter un couvercle sur quelque chose qui couvait depuis longtemps, &#224; savoir : comment aborder ces questions-l&#224; ? Il y a eu une prise de conscience de la n&#233;cessit&#233; de les prendre &#224; bras le corps. Les formations donnent l'occasion de mettre des mots sur des situations de travail devant lesquelles les travailleurs sociaux sont plac&#233;s et qui les mettent en difficult&#233;, car ils n'ont pas l'occasion d'en d&#233;battre sereinement et de les travailler en &#233;quipe. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Favoriser les pri&#232;res lors des camps, pr&#233;voir un lieu sp&#233;cifique, de la viande halal &#224; tous les repas ? Autant de situations qui interrogent tr&#232;s concr&#232;tement la la&#239;cit&#233;, le travail des &#233;ducateurs au quotidien et qui pourtant ne b&#233;n&#233;ficient pas ou peu d'espaces de parole : c'est l'un des paradoxes v&#233;cus depuis plusieurs ann&#233;es dans les institutions. Autre hiatus : le secteur de l'action sociale se r&#233;f&#232;re tr&#232;s fortement au principe de la&#239;cit&#233;, sans pour autant que les professionnels puissent en d&#233;finir le contenu de fa&#231;on pr&#233;cise. &lt;i&gt;&#171; Il ne s'agit pas de leur donner des recettes, mais de les faire travailler sur des &#233;l&#233;ments dont ils disposent d&#233;j&#224; : des ressources institutionnelles, juridiques et aussi leur propre position par rapport &#224; ces questions&lt;/i&gt;, poursuit Fa&#239;za Gu&#233;lamine. &lt;i&gt;Quand on les met en situation de travailler sur des situations concr&#232;tes avec ces &#233;clairages, ils se rendent finalement compte que ce n'est pas forc&#233;ment la la&#239;cit&#233; qui pose probl&#232;me. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Inqui&#233;tudes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Lors des formations, peu de professionnels font remonter des situations de radicalisation qui les alertent vraiment, plut&#244;t des inqui&#233;tudes quand ils voient des jeunes adopter du jour au lendemain des signes religieux, selon Fa&#239;za Gu&#233;lamine. &lt;i&gt;&#171; Ils per&#231;oivent cela comme un enfermement et s'en inqui&#232;tent. Ils ont du mal &#224; percevoir si le jeune est dans une pratique int&#233;griste en raison de son assiduit&#233; &#224; la mosqu&#233;e ou du port de la barbe. Les travailleurs sociaux ne sont pas des sp&#233;cialistes des courants extr&#233;mistes qui se donnent &#224; voir, comme le salafisme. Et puis certains comportements renvoient &#224; la psychiatrie. D'o&#249; le besoin d'&#234;tre accompagn&#233;s, car les travailleurs sociaux se sentent seuls face &#224; des questions qui peuvent cr&#233;er des d&#233;bats passionn&#233;s en interne, voire des pol&#233;miques. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Richard Pierre, pr&#233;sident du CNALPS, confirme le souhait d'&#234;tre mieux form&#233;s, exprim&#233; par de nombreuses associations apr&#232;s les attentats : &lt;i&gt;&#171; Elles se sentent mal outill&#233;es et nous devons revoir leur formation. Nous avons aussi dans nos associations des &#233;ducateurs de religion musulmane pour lesquels cette question reste difficile &#224; aborder. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Si la CGT-PJJ reste circonspecte quant &#224; la cr&#233;ation d'une cellule de veille sur la radicalisation &#224; la PPJ, elle accueille ces formations avec int&#233;r&#234;t, comme l'explique Armand Mallier, son secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral : &lt;i&gt;&#171; Ce besoin &#233;tait &#233;vident et nous en r&#233;clamions depuis deux ans, notamment pour les contractuels qui sont embauch&#233;s. C'est un sujet &#171; casse-gueule &#187;, y compris au sein des organisations syndicales, et personne ne voulait vraiment l'affronter. Or il faut qu'on ait des billes pour comprendre le monde musulman, le religieux et la la&#239;cit&#233;, et pour ne pas tomber dans une forme de radicalisme la&#239;c qui appliquerait b&#234;tement ses principes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Entretien avec &lt;strong&gt;Ouisa Kies&lt;/strong&gt;, sociologue&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;&#171; Lib&#233;rer la parole en prison &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une premi&#232;re recherche-action s'int&#233;resse &#224; la prise en charge des d&#233;tenus radicalis&#233;s. Men&#233;e dans deux prisons parisiennes par l'Association fran&#231;aise des victimes de terrorisme et l'Association Dialogue Citoyen pour le compte de la Direction de l'administration p&#233;nitentiaire, elle est dirig&#233;e par Ouisa Kies. Sociologue, celle-ci appelle &#224; redonner une place au travail social en prison et surtout &#224; lib&#233;rer la parole des jeunes radicalis&#233;s.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Dans quel cadre avez-vous lanc&#233; cette recherche-action ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons r&#233;pondu &#224; l'appel d'offre en novembre et avons commenc&#233; nos travaux juste apr&#232;s les attentats de janvier, ce qui &#233;tait un pur hasard. Elle a trois objectifs : r&#233;actualiser la grille de d&#233;tection, exp&#233;rimenter une prise en charge des d&#233;tenus dits radicalis&#233;s et r&#233;aliser une transmission &#224; l'administration p&#233;nitentiaire. Avec l'association Dialogue Citoyen, nous nous sommes positionn&#233;s sur la prison parce que c'est notre expertise, mais il ne s'agit toutefois pas du principal probl&#232;me du milieu carc&#233;ral, qui n'est pas non plus le seul lieu de radicalisation. Plus de 86 % des personnes qui arrivent en prison pour terrorisme se sont radicalis&#233;es ailleurs. Aujourd'hui, il y a aussi une nouvelle g&#233;n&#233;ration : nous voyons des jeunes de retour de Syrie, tr&#232;s introvertis et sans une grande connaissance de l'islam. Certains sont des &#171; geeks &#187; par excellence, avec des parcours familiaux et psychiatriques importants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Quelle est la place du travail social en prison ?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quasiment nulle : quand, dans un b&#226;timent qui regroupe 850 d&#233;tenus, les travailleurs sociaux sont &#224; peine une dizaine, comment voulez-vous qu'ils fassent ? Pour les pr&#233;venus, qui ne sont donc pas encore jug&#233;s, rien ne peut &#234;tre mis en place. Or la question de leur r&#233;insertion pose clairement probl&#232;me et n'a pas &#233;t&#233; &#233;voqu&#233;e apr&#232;s janvier : seuls les aum&#244;niers ont &#233;t&#233; mis en avant alors que leur contre-discours ne suffit pas face &#224; un ph&#233;nom&#232;ne qui n'est pas uniquement religieux. Le probl&#232;me, c'est que les travailleurs sociaux n'ont pas &#233;t&#233; form&#233;s et ont vraiment besoin de comprendre le ph&#233;nom&#232;ne de la radicalisation. Nous nous sommes rendus compte que les personnels p&#233;nitentiaires avaient tendance &#224; voir des radicaux partout, ce qui n'&#233;tait pas le cas voici deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Vous pr&#244;nez avant tout la lib&#233;ration de la parole&#8230;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La possibilit&#233; de laisser s'exprimer les jeunes et d'accompagner leur parole est fondamentale : sinon ils la gardent pour eux et n'en pensent pas moins, ce qui provoque l'effet inverse de celui recherch&#233;. Nous allons donc exp&#233;rimenter un programme de prise en charge qui comprendra un volet d'accompagnement individuel et un volet collectif, favorisant les &#233;changes totalement libres autour de diff&#233;rentes th&#233;matiques : g&#233;opolitique, faits religieux, la&#239;cit&#233;. Nous ferons appel &#224; des intervenants comp&#233;tents qui doivent accepter de tout entendre et qui pourront r&#233;pondre aux questions. Cela suppl&#233;e d'ailleurs &#224; la pratique des conseillers p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (CPIP), qui aujourd'hui n'ont pas la formation suffisante pour intervenir sur ces sujets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par Laetitia Delhon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il ne peut y avoir de calife officiel sans reconnaissance de l'oumma (communaut&#233; des musulmans), ce que n'a pas obtenu le chef du pseudo &#201;tat islamique.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Pour une Maison des r&#233;fugi&#233;s</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Pour-une-Maison-des-refugies</link>
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		<dc:subject>1168</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'interminable feuilleton des migrants demandeurs d'asile a fait l'actualit&#233; tout l'&#233;t&#233;, en t&#233;moignent les diff&#233;rents &#233;chos de nos pages de rentr&#233;e&#8230; &#192; Paris, un collectif n'a pas l&#226;ch&#233; l'affaire, r&#233;clamant un lieu d'accueil p&#233;renne pour les migrants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une lettre ouverte du 9&#8239;juillet &#224; Anne Hidalgo, maire de Paris, 222 artistes, cin&#233;astes, musiciens, chercheurs r&#233;clamaient un lieu d'accueil pour quelque 600 r&#233;fugi&#233;s survivant, expulsion apr&#232;s expulsion, dans les rues de Paris. &#201;tait revendiqu&#233;e la cr&#233;ation (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1168-" rel="tag"&gt;1168&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'interminable feuilleton des migrants demandeurs d'asile a fait l'actualit&#233; tout l'&#233;t&#233;, en t&#233;moignent les diff&#233;rents &#233;chos de nos pages de rentr&#233;e&#8230; &#192; Paris, un collectif n'a pas l&#226;ch&#233; l'affaire, r&#233;clamant un lieu d'accueil p&#233;renne pour les migrants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans une &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/IMG/pdf/lettre_ouverte_anna_hidalgo_signatures_pour_presse.pdf&#034;target=_blank&gt;lettre ouverte&lt;/a&gt; du 9&#8239;juillet &#224; Anne Hidalgo, maire de Paris, 222 artistes, cin&#233;astes, musiciens, chercheurs r&#233;clamaient un lieu d'accueil pour quelque 600 r&#233;fugi&#233;s survivant, expulsion apr&#232;s expulsion, dans les rues de Paris. &#201;tait revendiqu&#233;e la cr&#233;ation d'une &lt;i&gt;&#171; Maison des migrants &#187;&lt;/i&gt; qui formerait le cha&#238;non manquant entre l'arriv&#233;e en France et le placement en centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA). Constitu&#233; des migrants (et de leurs soutiens) r&#233;fugi&#233;s sous le m&#233;tro a&#233;rien &#224; La Chapelle, puis &#224; la Halle Pajol, puis au jardin d'&#201;ole, puis sous la Cit&#233; de la Mode et dans d'autres lieux parisiens, le collectif La Chapelle en lutte a pris une place pr&#233;pond&#233;rante dans ce mouvement (avec quelques militants de la Cimade, du Gisti, de M&#233;decins du monde).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;t&#233; charg&#233;. 9&#8239;juillet, nouvelle &#233;vacuation de la Halle Pajol et manifestation place de la R&#233;publique. Trois jours plus tard, un communiqu&#233; de presse associatif fustige des orientations trompeuses vers des h&#233;bergements lointains, parfois pour une seule nuit&#233;e, insalubres, o&#249; dans certains centres les migrants s'entassent &#224; dix par chambre. Le 30&#8239;juillet, apr&#232;s environ dix d&#233;mant&#232;lements de campements en huit semaines, les r&#233;fugi&#233;s d&#233;cident d'occuper la Maison de la Mixit&#233; &#8211; locaux de l'association Ni putes ni soumises (NPNS) &#8211; dans le 20e arrondissement. Ils n'y resteront qu'une nuit. La Ville de Paris, elle, multiplie&#8230; les gestes : avec la pr&#233;f&#232;te de Paris, Bruno Julliard, premier adjoint &#224; la maire, va visiter le 5&#8239;ao&#251;t le centre d'h&#233;bergement Losserand, o&#249; sont accueillis depuis une semaine des migrants venant de la halle Pajol ; assurant que le dialogue n'est pas rompu avec les associations, il r&#233;affirme l'intention municipale de &lt;i&gt;&#171; renforcer les capacit&#233;s d'h&#233;bergement d'urgence et de places pour les demandeurs d'asile et les r&#233;fugi&#233;s &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Particuli&#232;rement actif en cette p&#233;riode estivale, le comit&#233; La Chapelle en lutte porte inlassablement sa demande d'ouverture en urgence d'un lieu collectif. Une r&#233;union tenue au cabinet d'Anne Hidalgo ne d&#233;bouche sur rien, les repr&#233;sentants d'&#233;lus niant l'existence de lieux municipaux vacants. Le groupe (compos&#233; de nombreux Soudanais et Syriens, et des soutiens) d&#233;cide alors d'occuper le lyc&#233;e Guillaume-Bud&#233;, rue Jean-Quarr&#233;, dans le 19e arrondissement. Lutte et survie : &lt;i&gt;&#171; Refugees are survivors &#187;&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;&#171; refugees struggle &#187;&lt;/i&gt; peut-on lire aujourd'hui sur la fa&#231;ade ou les murs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les tensions persistent. Trois soutiens et un r&#233;fugi&#233; ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s lors de l'occupation d'un centre d'h&#233;bergement g&#233;r&#233; par Emma&#252;s, dans le sud de Paris, suite &#224; la gr&#232;ve de la faim de quelques migrants d&#233;non&#231;ant leurs mauvaises conditions d'accueil. Suite &#224; une plainte d'Emma&#252;s, ils ont &#233;t&#233; d&#233;f&#233;r&#233;s pour &lt;i&gt;&#171; violences, insultes et s&#233;questration &#187;.&lt;/i&gt; Jugement le 9&#8239;octobre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les v&#339;ux des migrants et de leurs soutiens seraient-ils en voie de se r&#233;aliser ? &lt;i&gt;&#171; Nous souhaitons transformer ce lyc&#233;e en centre d'accueil temporaire. Les travaux devraient &#234;tre r&#233;alis&#233;s en quelques semaines &#187;&lt;/i&gt;, a promis Bruno Julliard, (qui avait d&#233;j&#224; annonc&#233;, en juin dernier, la cr&#233;ation de centres de transit). Ainsi, un nouveau centre d'accueil &#8211; pas forc&#233;ment r&#233;serv&#233; aux seuls migrants &#8211;, d'une capacit&#233; d'environ cent cinquante personnes, pourrait-il voir le jour, jusqu'en 2020, date o&#249; le lyc&#233;e doit se m&#233;tamorphoser en m&#233;diath&#232;que. La Chapelle en lutte reste m&#233;fiante. Et constate l'absence d'aide en nourriture de la mairie, s'interroge sur les moyens engag&#233;s pour la r&#233;pression, et craint une &lt;i&gt;&#171; concurrence des indigents, qui n'ont pas les m&#234;mes besoins &#187;&lt;/i&gt;, indique Val&#233;rie Osouf du collectif de soutien. Sollicit&#233;e par &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt;, la Ville de Paris n'a pas donn&#233; suite &#224; nos demandes de pr&#233;cisions. Pourtant&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; suivre, forc&#233;ment.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Faits religieux et la&#239;cit&#233; : le travail social &#224; l'&#233;preuve </title>
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		<dc:subject>Religion</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>La&#239;cit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1168</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le travail social est, lui aussi, confront&#233; au fait religieux musulman. La r&#233;flexion de Fa&#239;za Gu&#233;lamine est pr&#233;cieuse pour &#233;carter la r&#233;flexion de la stigmatisation id&#233;ologique. Premier paradoxe : la s&#233;curalisation de la soci&#233;t&#233; avait fini par renvoyer la pratique religieuse au domaine priv&#233;. Les travailleurs sociaux s'&#233;taient &#233;mancip&#233;s de leurs racines chr&#233;tiennes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et les voil&#224; &#224; nouveau confront&#233;s &#224; une croyance qui, resurgissant dans le domaine public, exige d'&#234;tre prise en compte dans le quotidien de la (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le travail social est, lui aussi, confront&#233; au fait religieux musulman. La r&#233;flexion de Fa&#239;za Gu&#233;lamine est pr&#233;cieuse pour &#233;carter la r&#233;flexion de la stigmatisation id&#233;ologique. Premier paradoxe : la s&#233;curalisation de la soci&#233;t&#233; avait fini par renvoyer la pratique religieuse au domaine priv&#233;. Les travailleurs sociaux s'&#233;taient &#233;mancip&#233;s de leurs racines chr&#233;tiennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et les voil&#224; &#224; nouveau confront&#233;s &#224; une croyance qui, resurgissant dans le domaine public, exige d'&#234;tre prise en compte dans le quotidien de la prise en charge. Deuxi&#232;me paradoxe, l'instrumentalisation de la la&#239;cit&#233; qui, longtemps confondue avec l'anticl&#233;ricalisme, est utilis&#233; &#224; pr&#233;sent par les adversaires du communautarisme. Mais ce n'est pas le pros&#233;lytisme des groupes fondamentalistes catholiques, pas plus que l'expansion des &#233;glises &#233;vang&#233;listes qui sont vis&#233;s, mais l'Islam. Troisi&#232;me paradoxe, les travailleurs sociaux se retrouvent li&#233;s &#224; deux exigences aussi incontournables l'une que l'autre dans leur action quotidienne : respecter les diff&#233;rences culturelles, tout autant que les principes d'&#233;galit&#233; et d'&#233;mancipation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux qu&#234;tes peuvent entrer en forte opposition, quand &#233;merge la question des relations entre les hommes et les femmes, par exemple. Comment r&#233;agir &#224; ces situations o&#249; chacun t&#226;tonne, incit&#233; tant&#244;t &#224; des postures rigides et parfois &#224; des compromis ? L'auteure n'ayant pas la pr&#233;tention de proposer des solutions, elle propose seulement des pistes pour permettre &#224; chacun de construire sa propre r&#233;ponse. Les revendications se cristallisant autour de rites musulmans ? Il faut prendre garde &#224; ne pas enfermer les individus dans leurs particularit&#233;s culturelles et rechercher ce qu'elles signifient pour chacun, en essayant de distinguer ce qui rel&#232;ve de marqueurs identitaires et ce qui correspond plus &#224; une qu&#234;te spirituelle. La d&#233;fense de la la&#239;cit&#233; ? Ce concept est compos&#233; d'au moins trois principes : le respect de la libert&#233; de conscience et de culte, le refus de la domination d'une religion particuli&#232;re et l'&#233;galit&#233; de toutes les convictions et croyances devant l'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ce titre, elle peut &#234;tre d&#233;fendue par les musulmans vivant dans notre pays qui, comme le note avec pertinence l'auteur, se r&#233;clament dans leur immense majorit&#233; des principes de la R&#233;publique, de la d&#233;mocratie, pl&#233;biscitant le respect de la loi, la tol&#233;rance &#224; l'&#233;gard d'autrui et la libert&#233; d'expression. Quant &#224; la rupture d'&#233;galit&#233; entre les sexes, le r&#233;flexe est l&#233;gitime de renvoyer &#224; l'archa&#239;que, &#224; l'irrationnel et au conservatisme. Le statut de la femme est garanti par une loi qui punissant toute discrimination de genre. Le d&#233;fi lanc&#233; aux professionnels n'est finalement pas nouveau : pr&#233;server leurs valeurs humanistes &#224; travers la diversit&#233; et la diff&#233;rence. Plus facile &#224; dire qu'&#224; faire ? C'est pourtant ce qu'ils font d&#233;j&#224; au quotidien !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. ESF, 2014, (125 p. &#8211; 15,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Lettre-aux-escrocs-de-l-islamophobie-qui-font-le-jeu-des-racistes</link>
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		<dc:subject>Droits de l'homme</dc:subject>
		<dc:subject>Racisme</dc:subject>
		<dc:subject>1168</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ouvrage posthume qui raisonne comme un ultime pied de nez aux terroristes de tous poils, Charb affiche ici ses profondes convictions antiracistes et son combat pour la libert&#233; d'expression. Premi&#232;re vis&#233;e, l'id&#233;ologie qui assimile Islam, immigration et int&#233;grisme. Reprenant les chiffres de l'INED/INSEE publi&#233;s en 2010, il rappelle que la France ne compte que 2,1&#8239;millions de musulmans pratiquants, bien loin de la mar&#233;e de 6, 8, 10, voire 13&#8239;millions que certains agitent. Sur tous ces croyants, il n'y a (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ouvrage posthume qui raisonne comme un ultime pied de nez aux terroristes de tous poils, Charb affiche ici ses profondes convictions antiracistes et son combat pour la libert&#233; d'expression. Premi&#232;re vis&#233;e, l'id&#233;ologie qui assimile Islam, immigration et int&#233;grisme. Reprenant les chiffres de l'INED/INSEE publi&#233;s en 2010, il rappelle que la France ne compte que 2,1&#8239;millions de musulmans pratiquants, bien loin de la mar&#233;e de 6, 8, 10, voire 13&#8239;millions que certains agitent. Sur tous ces croyants, il n'y a qu'une petite poign&#233;e d'aboyeurs. L'immense majorit&#233; vit sa foi, en toute s&#233;r&#233;nit&#233;, &#171; sans faire chier les autres &#187;. Et l'auteur de d&#233;noncer cette essentialisation qui fait passer la religion avant la condition d'Homme, d&#233;guisant la peur de l'autre en islamophobie. Pr&#233;tendre que ce qui est rejet&#233; chez un musulman, c'est sa religion, est aussi absurde que de vouloir rendre hommage &#224; son engagement pendant la guerre, en tant que croyant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi, pendant qu'on y est, ne pas &#233;lever un m&#233;morial aussi aux soldats ath&#233;es, pacifistes, homosexuels, v&#233;g&#233;tariens, albinos ou encore turfistes ? Autre d&#233;rive attaqu&#233;e, celle qui fait passer le blasph&#232;me pour de l'islamophobie et l'islamophobie pour du racisme. C'est faire preuve du plus total irrespect que de croire les musulmans incapables d'humour. &#192; vouloir que toute satire, aussi f&#233;roce soit-elle, d'une religion constitue une insulte &#224; tous ceux qui y croient, c'est comme si une caricature de la sainte Marie offensait tout le peuple fran&#231;ais, au pr&#233;texte que Louis XIII avait consacr&#233; la France &#224; la Vierge. Charb revendique le droit au blasph&#232;me, invitant les croyants &#224; stigmatiser, &#224; leur tour, les ath&#233;es : &lt;i&gt;&#171; Faites des journaux, des blogs, des spectacles, des marionnettes pour vous moquer de cette absurdit&#233; que repr&#233;sente pour vous la vie sans Dieu &#187;&lt;/i&gt; (p.&#8239;87). Une poign&#233;e de fanatiques a pr&#233;f&#233;r&#233; la Kalachnikov.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Les Echapp&#233;s, 2015, (92 p. &#8211; 13,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Islamophobie &#8226; Comment les &#233;lites fran&#231;aises fabriquent le &#171; probl&#232;me musulman &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Islamophobie-o-Comment-les-elites-francaises-fabriquent-le-probleme-musulman</link>
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		<dc:subject>Religion</dc:subject>
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&lt;p&gt;Loin de cette d&#233;magogie et de ces prises de positions hyst&#233;riques, dont nous sommes trop souvent abreuv&#233;s, l'ouvrage de Abdllali Hajjat et Marwan Mohammed aborde avec rigueur et pr&#233;cision l'&#233;mergence de cette forme particuli&#232;re de discrimination qu'est l'islamophobie. Ils commencent par d&#233;monter l'affirmation selon laquelle ce concept aurait &#233;t&#233; invent&#233; par des mollahs iraniens. Il a &#233;t&#233; con&#231;u en r&#233;alit&#233;, dans les ann&#233;es 1910, par un groupe d'ethnologues administrateurs coloniaux. Ils continuent en (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Loin de cette d&#233;magogie et de ces prises de positions hyst&#233;riques, dont nous sommes trop souvent abreuv&#233;s, l'ouvrage de Abdllali Hajjat et Marwan Mohammed aborde avec rigueur et pr&#233;cision l'&#233;mergence de cette forme particuli&#232;re de discrimination qu'est l'islamophobie. Ils commencent par d&#233;monter l'affirmation selon laquelle ce concept aurait &#233;t&#233; invent&#233; par des mollahs iraniens. Il a &#233;t&#233; con&#231;u en r&#233;alit&#233;, dans les ann&#233;es 1910, par un groupe d'ethnologues administrateurs coloniaux. Ils continuent en expliquant que l'islamophobie ne peut &#234;tre r&#233;duite &#224; un simple racisme, car il ne stigmatise pas une ethnie particuli&#232;re. Les auteurs la d&#233;finissent comme la construction d'un probl&#232;me musulman, dont la solution r&#233;siderait dans la discipline des corps et des esprits. L'islam ne serait pas une religion h&#233;t&#233;rog&#232;ne et dynamique, travers&#233;e par ses d&#233;bats internes. Elle serait un monolithe statique, totalement distinct et marqu&#233; par une identit&#233; unique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les musulmans auraient un habitus culturel &#224; ce point diff&#233;rent et des structures mentales &#224; ce point sp&#233;cifiques, qu'ils seraient &#224; l'&#233;vidence non int&#233;grables et hostiles &#224; la logique r&#233;publicaine fran&#231;aise. On doit l'&#233;laboration de cet ensemble de pr&#233;jug&#233;s &#224; l'&#233;cole de pens&#233;e orientaliste qui s'est focalis&#233; sur l'interpr&#233;tation du Coran comme seul d&#233;terminant du fonctionnement des musulmans, en dehors de tout facteur &#233;conomique, ethnique et social. Cette essentialisation s'est radicalis&#233;e &#224; compter des attentats du 11&#8239;septembre 2001, &#224; travers l'&#233;tablissement d'un continuum entre islam, islamisme et terrorisme. Et c'est cette construction du mythe islamophobe cherchant &#224; &#233;craser la pluralit&#233; et la complexit&#233; des identit&#233;s qui est d&#233;crit ici, le musulman ayant remplac&#233; le juif dans les repr&#233;sentations du bouc &#233;missaire charg&#233; de tous les malheurs de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2013, (302 p. &#8211; 21&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>La libert&#233; sans expression &#8226; Jusqu'o&#249; peut-on tout dire, &#233;crire, dessiner ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-liberte-sans-expression-o-Jusqu-ou-peut-on-tout-dire-ecrire-dessiner</link>
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		<dc:subject>Droits de l'homme</dc:subject>
		<dc:subject>1168</dc:subject>

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&lt;p&gt;Longtemps inconcevable en des temps o&#249; la tyrannie dominait, la libert&#233; d'expression est n&#233;e avec les Lumi&#232;res et les droits de l'Homme. Ce principe, pourtant corollaire incontournable &#224; toute d&#233;mocratie, en ce qu'il garantit le pluralisme des opinions, est devenu de plus en plus illisible sous le flot des centaines de textes de lois imposant sa limitation. Emmanuel Pierrat, avocat sp&#233;cialiste de la propri&#233;t&#233; intellectuelle, nous propose une &#233;num&#233;ration non exhaustive de ces exceptions l&#233;gales : la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Longtemps inconcevable en des temps o&#249; la tyrannie dominait, la libert&#233; d'expression est n&#233;e avec les Lumi&#232;res et les droits de l'Homme. Ce principe, pourtant corollaire incontournable &#224; toute d&#233;mocratie, en ce qu'il garantit le pluralisme des opinions, est devenu de plus en plus illisible sous le flot des centaines de textes de lois imposant sa limitation. Emmanuel Pierrat, avocat sp&#233;cialiste de la propri&#233;t&#233; intellectuelle, nous propose une &#233;num&#233;ration non exhaustive de ces exceptions l&#233;gales : la diffamation, l'injure, le respect de la vie priv&#233;e, le droit &#224; l'image, la pornographie, la pr&#233;somption d'innocence, le racisme, le n&#233;gationnisme, l'apologie du terrorisme&#8230; Si un seul comportement d&#233;lictueux a &#233;t&#233; retir&#233; de la liste (&#171; incitation de militaire &#224; la d&#233;sob&#233;issance et de provocation au meurtre dans un but de propagande anarchiste &#187; vot&#233; en 1894 et aboli en 1992), il ne se passe pas une ann&#233;e sans qu'une nouvelle restriction ne soit cr&#233;&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ces interdictions l&#233;gales s'ajoute une &#233;volution contemporaine notable : la traditionnelle censure officielle qui se faisait gardienne de la morale et des bonnes m&#339;urs a &#233;t&#233; remplac&#233;e par le menace de d&#233;p&#244;t de plainte de la part de groupes int&#233;gristes r&#233;clamant des dommages et int&#233;r&#234;ts. Si le h&#233;ros d'une fiction est p&#233;dophile, n&#233;o-nazi ou serial killer, mieux vaut qu'il fasse acte de repentance, au dernier chapitre, sous peine de voir l'&#339;uvre menac&#233;e de proc&#232;s. Il est difficile de savoir ce qui peut &#234;tre dit, &#233;crit, chant&#233;, dessin&#233; ou film&#233;, la consultation d'un avocat sp&#233;cialis&#233; devenant incontournable, pour &#233;viter les risques d'un proc&#232;s toujours co&#251;teux, quel qu'en soit le r&#233;sultat. La libert&#233; d'expression est une valeur bien malade qu'il faut soigner d'urgence, conclut l'auteur qui r&#234;ve d'une autorisation &#224; tout publier accompagn&#233; de l'obligation d'une pr&#233;face contradictoire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Flammarion, 2015, (151p. &#8211; 69,95&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pr&#233;vention de la radicalisation &#8226; Quelle place pour le travailleur social ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Prevention-de-la-radicalisation-o-Quelle-place-pour-le-travailleur-social</link>
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		<dc:date>2015-09-02T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>Travail social</dc:subject>
		<dc:subject>1168</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le travail social comme outil de pr&#233;vention a &#233;t&#233; absent des annonces qui ont suivi les attentats de janvier. Et le manque de formation des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s en mati&#232;re de radicalisation s'est fait criant, &#224; mesure que ce ph&#233;nom&#232;ne a pris de l'ampleur. Malgr&#233; tout, sur le terrain, les travailleurs sociaux se sont empar&#233;s de cette probl&#233;matique et ont commenc&#233; &#224; y r&#233;pondre. Entre &#233;coute d'une parole lib&#233;r&#233;e &#8211; sans tabou aucun &#8211; et maintien des liens sociaux, leur r&#244;le est plus que jamais essentiel pour (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Travail-social-186" rel="tag"&gt;Travail social&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1168-" rel="tag"&gt;1168&lt;/a&gt;

		</description>


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le travail social comme outil de pr&#233;vention a &#233;t&#233; absent des annonces qui ont suivi les attentats de janvier. Et le manque de formation des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s en mati&#232;re de radicalisation s'est fait criant, &#224; mesure que ce ph&#233;nom&#232;ne a pris de l'ampleur. Malgr&#233; tout, sur le terrain, les travailleurs sociaux se sont empar&#233;s de cette probl&#233;matique et ont commenc&#233; &#224; y r&#233;pondre. Entre &#233;coute d'une parole lib&#233;r&#233;e &#8211; sans tabou aucun &#8211; et maintien des liens sociaux, leur r&#244;le est plus que jamais essentiel pour renverser une tendance qui n'a rien de fatidique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel de la quinzaine&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Pour une Maison des r&#233;fugi&#233;s&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le mot qui tue !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Anti-islamisme&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Attachez-vous&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Th&#233;&#226;tre forum &#8226; &lt;strong&gt;Pi&#232;ces de convictions&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Suisse &#8226; Placements forc&#233;s&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Acc&#232;s aux droits &#8226; &lt;strong&gt; Une course d'obstacles, m&#234;me pour les vieux &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Transmission&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Valorisation des r&#244;les sociaux
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Donner acc&#232;s aux bonnes choses de la vie&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au c&#339;ur des m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Service insertion jeunes/ANRS
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jeunes en errance : des outils ad hoc&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Pr&#233;vention de la radicalisation&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Quelle place pour le travail social ?&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Pr&#233;venir en s'attaquant &#224; la faille originelle&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Prendre la la&#239;cit&#233; &#224; bras le corps&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Entretien avec Ouisa Kies, sociologue&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Lib&#233;rer la parole en prison&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entretien Brahim Chikhi
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;&#192; constat dur, solutions simples&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Pontourny &#8226; Un centre &#233;ducatif de formation professionnelle menac&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Faits religieux et la&#239;cit&#233; : le travail social &#224; l'&#233;preuve&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, F. Gu&#233;lamine&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, Charb&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Islamophobie &#8226; Comment les &#233;lites fran&#231;aises fabriquent le &#034;probl&#232;me musulman&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, A. Hajjat et M. Mohammed&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La libert&#233; sans expression&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, E. Pierrat&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Guide pratique&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Bo&#238;te &#224; outils&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Festival&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; C'est pas du luxe !&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les artisans du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portrait de Yan Gilg &#8226; &lt;strong&gt; Historien des oubli&#233;s &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Offres d'emploi, d&#233;l&#233;gation de service public, appel d'offre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
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