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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>H&#233;bergement : l'urgence de solutions</title>
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		<dc:subject>1166</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le dispositif d'h&#233;bergement d'urgence se r&#233;sume bien souvent &#224; de simples mises &#224; l'abri. De nombreuses personnes n'ont plus ni acc&#232;s &#224; l'h&#233;bergement, ni accompagnement social. Malgr&#233; la mobilisation des associations, l'Etat agit &#224; peine sur les effets, jamais sur les causes. Pourtant, des solutions p&#233;rennes pourraient &#234;tre d&#233;velopp&#233;es. Face &#224; la violence de ce syst&#232;me &#224; bout de souffle, des personnes qui ont connu la rue se mobilisent et d&#233;veloppent des projets. Parfois seules, souvent accompagn&#233;es par des (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dispositif d'h&#233;bergement d'urgence se r&#233;sume bien souvent &#224; de simples mises &#224; l'abri. De nombreuses personnes n'ont plus ni acc&#232;s &#224; l'h&#233;bergement, ni accompagnement social. Malgr&#233; la mobilisation des associations, l'Etat agit &#224; peine sur les effets, jamais sur les causes. Pourtant, des solutions p&#233;rennes pourraient &#234;tre d&#233;velopp&#233;es. Face &#224; la violence de ce syst&#232;me &#224; bout de souffle, des personnes qui ont connu la rue se mobilisent et d&#233;veloppent des projets. Parfois seules, souvent accompagn&#233;es par des professionnels. Gros plan sur plusieurs initiatives.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pr&#232;s de 30 000 nuit&#233;es r&#233;serv&#233;es en Ile-de-France dans 550 h&#244;tels par le Samu social de Paris : c'est le chiffre d'une seule nuit d'hiver, une nuit de janvier. Bient&#244;t donc, l'h&#244;tel, cette &#171; drogue dure &#187;, selon Christine Laconde, la directrice du Samu social de Paris, arrivera lui aussi &#224; saturation. Qu'en sera-t-il alors ? Jusqu'o&#249; les limites peuvent-elles &#234;tre repouss&#233;es ? L'h&#233;bergement d'urgence, ce syst&#232;me &lt;i&gt;&#171; de portes tournantes, duquel les gens ne sortent jamais &#187;&lt;/i&gt;, selon Florent Gueguen, directeur g&#233;n&#233;ral de la Fnars, produit de la violence. Pour les personnes d'abord, dont le seul espoir se r&#233;sume &#224; une mise &#224; l'abri temporaire, sans possibilit&#233; de pr&#233;tendre &#224; un accompagnement social. Pour les professionnels du 115 ensuite, sans aucune solution &#224; proposer &#224; la majorit&#233; des appelants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat n'est pas nouveau, mais s'aggrave d'ann&#233;e en ann&#233;e, &#224; mesure que le nombre de personnes sans domicile augmente (de 50% en dix ans selon l'INSEE, soit 141 500 personnes en 2012). Il refl&#232;te l'augmentation de la pauvret&#233; et l'insuffisance des r&#233;ponses de l'Etat &#8211; les objectifs du plan pluriannuel de lutte contre la pauvret&#233; en 2013 n'ont pas &#233;t&#233; tenus. Il faut aussi composer avec une soci&#233;t&#233; indiff&#233;rente, voire hostile. &lt;i&gt;&#171; La crise ne produit pas un mouvement de soutien en faveur des personnes qui sont dans les situations les plus difficiles&lt;/i&gt;, explique Nicolas Duvoux, sociologue, membre du Centre de recherche sur les liens sociaux (CERLIS), lors de la journ&#233;e organis&#233;e par la Fnars le 15 janvier sur le th&#232;me &#171; Sortir de l'urgence &#187;. &lt;i&gt;Pour la premi&#232;re fois, on observe un d&#233;crochage entre la conjoncture &#233;conomique et le sentiment des Fran&#231;ais qui continuent de penser, malgr&#233; l'augmentation du ch&#244;mage, que la pauvret&#233; est d'abord la responsabilit&#233; des individus. &#187;&lt;/i&gt; Cette tendance &#224; estimer que &lt;i&gt;&#171; les pauvres, ce sont d'abord des gens qui sont des autres, des autres qui viennent d'ailleurs &#187;&lt;/i&gt; risque de peser dangereusement sur la production des futurs instruments de solidarit&#233;, pr&#233;vient-il.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Impuissance et col&#232;re&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cet hiver donc, de nombreux professionnels du 115 ont d&#251; d&#233;brayer, impuissants, en col&#232;re face &#224; &lt;i&gt;&#171; une perte de sens compl&#232;te de la mission &#187;&lt;/i&gt;, selon Bruno Garcia, coordinateur de la veille sociale et du service int&#233;gr&#233; d'accueil et d'orientation (SIAO) Haute-Garonne &#224; Toulouse. Au moment o&#249; lui et ses coll&#232;gues d&#233;posent un pr&#233;avis, puis d&#233;marrent la gr&#232;ve, il d&#233;crit la situation : d&#233;clenchement du plan grand froid, 200 personnes mises &#224; l'abri en h&#244;tel ou en Algeco&#174;, puis fermeture du plan grand froid au bout de quelque nuit&#233;es, &lt;i&gt;&#171; remise &#224; la rue de tout le monde, re-gr&#232;ve, remise &#224; l'abri, remise &#224; la rue &#187;&lt;/i&gt;. Il &#233;voque aussi ces &lt;i&gt;&#171; hommes isol&#233;s en Algeco&#174; ouverts seulement la nuit, remis &#224; la rue &#224; 7 heures, pas de repas le soir, pas de petit-d&#233;jeuner, pas de douche, juste des sanitaires, pas d'accompagnement social, pas d'&#233;valuation&#8230; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation bien connue par ses confr&#232;res de l'urgence. Des professionnels qui &lt;i&gt;&#171; participent pleinement &#224; un syst&#232;me contraire &#224; nos missions premi&#232;res en terme d'accompagnement au droit et au recours des personnes &#187;&lt;/i&gt;, estime Baptiste Meneghin, membre du R&#233;seau des professionnels de l'urgence sociale du Rh&#244;ne. Car, faut-il le rappeler, l'h&#233;bergement et le logement sont des droits, inscrits dans la loi. &lt;i&gt;&#171; Je pense qu'&#224; peu pr&#232;s nulle part en France aujourd'hui le travail des travailleurs sociaux consiste &#224; rendre effectif ce droit au recours &#187;&lt;/i&gt;, se d&#233;sole-t-il. Eric K&#233;rimel de Kerveno, directeur g&#233;n&#233;ral de l'association Habitat Alternatif Social &#224; Marseille, se demande alors simplement : &lt;i&gt;&#171; Pourquoi on ne s'arr&#234;te pas ? Ce que fait l'Etat est indigne. (&#8230;) Nous n'arr&#234;tons pas de dire qu'il y a des milliers de gens &#224; la rue, que le 115 est d&#233;bord&#233;. Je passe sur le SIAO d&#233;pass&#233;, je passe sur les CHRS pleins, je passe sur le fait que nous sommes oblig&#233;s de faire des tris : mais vous vous rendez-compte dans quoi on est ? Qu'est-ce qu'on attend pour arr&#234;ter ? &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pacte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour &lt;i&gt;&#171; sortir de l'urgence &#187;&lt;/i&gt;, mettre fin &#224; cette gestion saisonni&#232;re de l'h&#233;bergement, la Fnars a donc propos&#233; un pacte pour l'acc&#232;s au logement des personnes sans abri aux pouvoirs publics et aux professionnels. Il comprend quatre grands axes, parmi lesquels la cr&#233;ation d'un droit &#224; l'accompagnement social dans le code d'action sociale et des familles, et la mobilisation de &lt;i&gt;&#171; solutions de sorties durables &#187;&lt;/i&gt; pour les personnes. &lt;i&gt;&#171; Il faut une pluralit&#233; de r&#233;ponses&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Florent Gueguen. &lt;i&gt;Nous demandons donc une loi de programmation pluriannuelle de logements tr&#232;s sociaux et d'h&#233;bergements p&#233;rennes en mobilisant plusieurs types d'offres. Il faut relancer les Pr&#234;ts locatifs aid&#233;s d'int&#233;gration (PLAI), qui deviennent inaccessibles aux familles les plus pauvres. Il faut mobiliser le parc priv&#233; pour les logements &#224; vocation sociale. &#187;&lt;/i&gt; Et cr&#233;er des places en centre d'accueil des demandeurs d'asile (CADA), renforcer les dispositifs de premier accueil &#8211; maraudes et accueils de jour &#8211; et les logements d'insertion. En un mot : diversifier les solutions d'accueil pour r&#233;pondre aux besoins diff&#233;renci&#233;s des personnes, et permettre l'acc&#232;s &#224; un accompagnement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier, le gouvernement a pr&#233;sent&#233; un plan triennal de r&#233;duction des nuit&#233;es h&#244;teli&#232;res, qui pr&#233;voit de red&#233;ployer une partie des cr&#233;dits allou&#233;s &#224; ces nuit&#233;es, soit 66 millions d'euros, pour cr&#233;er 9 000 logements en interm&#233;diation locative, 1 500 en pensions de famille et 2 500 places d'h&#233;bergement dans des centres ou des appartements pour les familles. &lt;i&gt;&#171; C'est une avanc&#233;e positive, mais il y a un d&#233;s&#233;quilibre sur les solutions propos&#233;es car le paquet est mis sur les interm&#233;diations locatives, qui exclut les familles migrantes, non &#233;ligibles au logement social &#187;&lt;/i&gt;, estime Florent Gueguen. Quant aux hommes migrants seuls, &lt;i&gt;&#171; ce sont les victimes des campagnes hivernales, car quand les places d'urgence ferment, ce sont eux qui se retrouvent &#224; la rue, non &#233;ligibles aux places en CHRS ni au logement social &#187;&lt;/i&gt;. Ces m&#234;mes hommes qui s'&#233;taient regroup&#233;s sous le m&#233;tro La Chapelle &#224; Paris, jusqu'&#224; leur r&#233;cente &#233;vacuation.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; quand l'anticipation ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le pacte de la Fnars proposait aussi une mesure n&#233;cessaire : l'anticipation, la pr&#233;paration de l'hiver bien en amont, avec les partenaires et pour d&#233;velopper les solutions alternatives. O&#249; en sommes nous ? Nulle part. &lt;i&gt;&#171; Il ne se passe rien alors que la pr&#233;paration aurait d&#251; commencer d&#232;s la fermeture gradu&#233;e des places depuis le 31 mars &#187;&lt;/i&gt;, poursuit Florent Gueguen. C'est l'&#233;ternelle &lt;i&gt;&#171; gestion des effets plut&#244;t qu'un travail sur les causes&lt;/i&gt;, &#233;voqu&#233;e par Nicolas Duvoux. I&lt;i&gt;l existe des solutions, elles ne sont pas faciles, mais elles sont imaginables et si on ne travaille pas vers cet imaginable, c'est assez vain de chercher &#224; am&#233;liorer l'accompagnement social. &#187;&lt;/i&gt; La patience de la Fnars a ses limites : elle n'attendra pas l'hiver prochain pour mettre la pression sur le gouvernement et se pr&#233;pare d&#233;j&#224; au &lt;i&gt;&#171; rapport de force &#224; la rentr&#233;e, qui ciblera l'&#233;laboration de la loi de finances 2016, derni&#232;re loi de finance du quinquennat &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laetitia Delhon (avec Marianne Langlet)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Quand les personnes accueillies se mobilisent et d&#233;fendent leurs droits&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du relogement par leurs propres moyens &#224; la mobilisation pour une meilleure vie en structure, des personnes qui ont connu la rue lancent des initiatives.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour d'ao&#251;t 2011, la coupe &#233;tait pleine. &lt;i&gt;&#171; Je me suis fait virer d'un CHRS parce que je parlais trop &#187;&lt;/i&gt;, raconte Gilbert Pinteau, douze ans de rue derri&#232;re lui. La sc&#232;ne se passe &#224; Lille, ils seront trois dans le m&#234;me cas. Un moment douloureux, mais un moment fondateur : celui du collectif des SDF de Lille. &lt;i&gt;&#171; On en a eu marre, on s'est dit qu'on ne pouvait pas tout accepter, qu'on devait se d&#233;fendre face &#224; des responsables de structures qui font ce qu'ils veulent &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise-t-il. De nouveau sans logement, il contacte des propri&#233;taires par Internet. &lt;i&gt;&#171; J'ai essay&#233; de n&#233;gocier, expliqu&#233; que je percevais l'AAH, et une dame qui avait un peu l'esprit social a accept&#233; de me louer un studio&lt;/i&gt;, raconte-t-il. &lt;i&gt;Depuis j'ai d&#233;m&#233;nag&#233; trois fois, mais simplement pour am&#233;liorer mon confort. &#187;&lt;/i&gt; Avec ses deux compagnons d'infortune, il structure le collectif en association en septembre 2012, sans budget de fonctionnement, reposant sur le &lt;i&gt;&#171; syst&#232;me d&#233;brouille &#187;&lt;/i&gt;. Gilbert Pinteau et ses camarades vont &#224; la rencontre des sans abri, commencent &#224; en reloger un, puis deux&#8230; jusqu'&#224; pr&#232;s de 160 en deux ans. &lt;i&gt;&#171; Parmi eux, 60 sont d&#233;sormais dans leur logement, sans besoin d'accompagnement &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-il.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des SDF qui se rebellent&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Gilbert Pinteau d&#233;crit son action le plus simplement du monde, comme si elle coulait de source. Il conc&#232;de toutefois &lt;i&gt;&#171; une petite surprise &#187;&lt;/i&gt; : le bouche-&#224;-oreille fonctionne si bien que des propri&#233;taires appellent le collectif pour proposer des logements. Le monde &#224; l&#8216;envers ? Pas vraiment, logique m&#234;me selon lui : apr&#232;s tout, un propri&#233;taire pay&#233; est un propri&#233;taire heureux. Ce principe, il le transmet facilement. &lt;i&gt;&#171; C'est la force de la parole des gens de la rue. Je peux me permettre de leur dire de faire gaffe, de payer leur loyer pour ne pas se retrouver dehors. &#187;&lt;/i&gt; Aujourd'hui, l'association travaille avec quatre stagiaires d'une &#233;cole de formation et quatre &#233;ducateurs b&#233;n&#233;voles, et l'entraide des personnes relog&#233;es. L'int&#233;gration dans le paysage institutionnel local ? &lt;i&gt;&#171; Oh, vous savez, des SDF qui se rebellent, on n'aime pas. On d&#233;range, car on reloge et je tape sur les structures. &#187;&lt;/i&gt; Selon lui, son action permet pourtant de d&#233;sengorger les &#233;tablissements en enlevant &lt;i&gt;&#171; au moins 10 gars par centre, qui sont tout &#224; fait capables d'en sortir et d'acc&#233;der &#224; un logement chez un bailleur priv&#233; en attendant une HLM. &#187;&lt;/i&gt; Il obtient toutefois l'&#233;coute des instances nationales : &lt;i&gt;&#171; &#199;a se passe mieux qu'au niveau local. La Dihal, la Fnars et l'Uniopss sont int&#233;ress&#233;es par ce qu'on fait. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les ann&#233;es, malgr&#233; la satisfaction d'avoir relog&#233; de nombreuses personnes, la col&#232;re ressentie en 2011 ne s'att&#233;nue pas. D'autres combats, comme l'accueil des chiens en structures, restent &#224; mener. &lt;i&gt;&#171; J'ai d&#233;pos&#233; un projet d'ouverture de bagagerie, qui a &#233;t&#233; refus&#233; quatre fois ! &#187;&lt;/i&gt; Appel&#233; &#224; t&#233;moigner ici et l&#224; par les associations, il s'&#233;tonne toujours de certaines demandes. &lt;i&gt;&#171; Un responsable de la mairie de Nantes m'a appel&#233; pour me demander comment on faisait pour reloger des SDF. C'est hallucinant, c'est tellement simple &#187;,&lt;/i&gt; conclut-il.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; l'int&#233;rieur des CHRS&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#192; Paris, un autre homme en col&#232;re a d&#233;cid&#233; d'agir, cette fois &#224; l'int&#233;rieur des &#233;tablissements. S&#233;bastien Frutieaux a fond&#233; en janvier avec huit autres personnes l'association Dignit&#233;, pour d&#233;fendre les droits des personnes accueillies dans les structures d'h&#233;bergement. Tout a commenc&#233; par les &#233;lections au conseil de la vie sociale du CHRS o&#249; il r&#233;sidait. &lt;i&gt;&#171; On s'y est int&#233;ress&#233; avec une bande de copains, on s'est dit que cela changerait peut-&#234;tre les pratiques&lt;/i&gt;, raconte-t-il. &lt;i&gt;Et on a remport&#233; les &#233;lections. Lors de notre premi&#232;re r&#233;union, 90 r&#233;sidents sont descendus. Le directeur &#233;tait surpris. &#187;&lt;/i&gt; Les discussions et les revendications ne portent pas sur &lt;i&gt;&#171; les chiottes bouch&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, mais bien sur le respect des droits et surtout l'acc&#232;s au logement, &lt;i&gt;&#171; pour savoir o&#249; en sont les dossiers &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lui qui &lt;i&gt;&#171; n'a pas la r&#233;putation de se taire &#187;&lt;/i&gt;, apr&#232;s quelques frictions avec le directeur, se fait &lt;i&gt;&#171; orienter &#187;&lt;/i&gt; vers un autre &#233;tablissement. De quoi animer un peu plus son combat. &lt;i&gt;&#171; Les textes ne nous sont pas d&#233;favorables, ils ne peuvent pas nous mettre dehors d'un seul coup &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise-t-il. Il participe aussi au Conseil consultatif r&#233;gional des personnes accueillies (CCRPA), mais ne souhaite pas &lt;i&gt;&#171; devenir op&#233;rateur de l'Etat, du financeur qui finance ce qu'il veut en disant que cela a &#233;t&#233; fait en concertation avec nous &#187;&lt;/i&gt;. D'o&#249; la cr&#233;ation de l'association pour f&#233;d&#233;rer les personnes vivant en CHRS, &#233;tablir un &#233;tat des lieux des pratiques, &lt;i&gt;&#171; mettre tout le monde sur un pied d'&#233;galit&#233; &#187;&lt;/i&gt; en terme d'h&#233;bergement, garantir un droit &#224; l'information pour un consentement &#233;clair&#233;. Aborder les sujets difficiles aussi, comme les suicides en structure. &lt;i&gt;&#171; Chaque fois qu'on veut en parler, ce n'est jamais le moment. Quand il y a un d&#233;c&#232;s, on fait une minute de silence, et apr&#232;s c'est fini. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'association va aussi &#339;uvrer pour faciliter la domiciliation : &lt;i&gt;&#171; Comment peut-on avoir acc&#232;s aux droits sans adresse administrative ? Certains CHRS refusent de domicilier. Tout le monde bricole. &#187;&lt;/i&gt; Elle s'attaquera aussi &#224; l'insertion et &#224; l'emploi, mais pour l'heure, cherche &#224; se faire conna&#238;tre sur Paris et au-del&#224;, pour que &lt;i&gt;&#171; les responsables nous incluent r&#233;ellement dans les instances, en finir avec le temps o&#249; ils disaient nous avoir consult&#233;s &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#202;tre entendu&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Jean-Fran&#231;ois Krzyzaniak, apr&#232;s 19 ans de rue, vit dans un logement sur Angers depuis un an. Lors de sa derni&#232;re exp&#233;rience en structure, il s'est fait agresser &#224; l'arme blanche par un autre r&#233;sident. &lt;i&gt;&#171; Beaucoup de gens ne veulent pas y aller car la violence est tr&#232;s pr&#233;sente. Et puis en accueil d'urgence, on met des gens dans des conditions inhumaines et on les rel&#226;che le lendemain, par tous les temps, sans m&#234;me un petit-d&#233;jeuner, que vous soyez un homme isol&#233; ou une femme avec enfants. &#187;&lt;/i&gt; Une gestion &lt;i&gt;&#171; qui a beaucoup r&#233;gress&#233; &#187;&lt;/i&gt; et qui emp&#234;che tout accompagnement social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or pour Jean-Fran&#231;ois Krzynaniak, c'est justement la clef pour s'en sortir. &lt;i&gt;&#171; La mise au logement pour des gens qui sont &#224; la rue depuis longtemps, &#231;a peut fonctionner mais avec un gros accompagnement, notamment pour les personnes souffrant d'addictions. Le travailleur social nous aide &#224; nous orienter vers les autres accompagnements n&#233;cessaires, psychiatriques notamment. &#187;&lt;/i&gt; Tr&#232;s actif dans les instances de participation, comme le CCRPA, il estime primordial d'&#234;tre entendu. &lt;i&gt;&#171; Si notre regard n'est pas pris en compte, ce que d&#233;cideront les pouvoirs publics et les associations ne fonctionnera jamais. Ces trois-l&#224; doivent r&#233;fl&#233;chir ensemble aux solutions adapt&#233;es pour chacun. Les diagnostics territoriaux &#224; 360&#176;, permettant cette r&#233;flexion conjointe, sont ainsi une bonne initiative mais ils ont &#233;t&#233; un peu abandonn&#233;s. &#187;&lt;/i&gt; Faire entendre sa parole donc, mais avec des limites : &lt;i&gt;&#171; Les actions des collectifs sont importantes si elles sont porteuses de ce travail &#224; 360 &#176;. Les &#171; jusqu'aux boutistes &#187; qui n'ont pas la volont&#233; de discuter n'y arriveront pas &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant que les solutions de sortie d'urgence doivent &#234;tre adapt&#233;es &#224; chacun. &lt;i&gt;&#171; Certains d'entre nous ne sont plus capables de faire soci&#233;t&#233;. J'ai un ami qui a &#233;t&#233; relog&#233; en pension de famille et qui est parti au bout de deux mois. Il ne s'en sentait pas capable, ni digne. Il faut des solutions alternatives. &#187;&lt;/i&gt; Et surtout pouvoir prendre son temps. &lt;i&gt;&#171; J'ai commenc&#233; mon parcours de sortie de rue en 2007, nous sommes en 2015. Tout le monde pense que je m'en suis sorti mais moi je sais que je ne suis qu'au milieu du chemin. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&#192; Auch : Le projet alternatif de la Barraka&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis 2010, d'anciens squatteurs ont int&#233;gr&#233; un habitat autog&#233;r&#233;. Un projet men&#233; en lien &#233;troit avec l'association Regar&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Lire Regar, trente ans de r&#233;ponse &#224; l'exclusion LS n&#176;1020 du 26 mai (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et la mairie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Passe-moi une maison et tu verras ce qu'est l'autogestion. &#187;&lt;/i&gt; Cette petite phrase lanc&#233;e en 2006 par Guillaume Caron &#224; Vincent Bats&#232;re, psychologue et travailleur de rue &#224; l'association Regar &#224; Auch, a fait du chemin. &#192; l'&#233;poque, ce jeune squatteur et ses amis punks risquent une nouvelle fois l'expulsion du lieu o&#249; ils vivent depuis plusieurs mois. Depuis 2002, la tranquille pr&#233;fecture du Gers a vu arriver &lt;i&gt;&#171; assez massivement &#187;&lt;/i&gt; ces jeunes : ils squattent le Napol&#233;on, une ancienne discoth&#232;que, mais s'installent aussi en centre-ville, o&#249; habitants et commer&#231;ants commencent &#224; s'&#233;mouvoir. &lt;i&gt;&#171; Auch avait une tradition d'accueil des routards, qui faisaient la manche en ville et venaient pour des travaux saisonniers, puis repartaient une fois l'&#233;t&#233; fini&lt;/i&gt;, raconte Jean-Fran&#231;ois Cellier, maire adjoint aux affaires sociales. &lt;i&gt;Ce ph&#233;nom&#232;ne d'attroupement sur la place de la mairie, avec les camions, la bi&#232;re et de la musique &#233;tait nouveau. Au d&#233;part, c'&#233;tait seulement des nuisances sonores. Et puis un chien, pas agressif du tout, a fait tomber une dame &#226;g&#233;e qui passait par l&#224;. Elle s'est cass&#233;e le col du f&#233;mur, et quelques temps plus tard, est d&#233;c&#233;d&#233;e. Cela nous a remu&#233;s et les habitants se plaignaient. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Petit prince et le renard&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Une large r&#233;flexion commence alors avec plusieurs partenaires &#8211; &#233;lus, police, conseil g&#233;n&#233;ral, centre intercommunal d'action sociale. Ils s'appuient sur l'expertise de la seule association de la ville qui intervient aupr&#232;s des personnes &#224; la rue, l'association Regar. &lt;i&gt;&#171; Nous faisions le constat que ces jeunes &#233;taient dehors, mais sans pouvoir analyser leurs demandes ou leurs besoins car ils n'utilisaient pas ou peu les services ouverts sur la ville&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Martine Coulet, directrice de l'association. &lt;i&gt;Qui sont-ils ? Pourquoi ne sollicitent-ils pas nos services ? Nous en avons conclu qu'il fallait aller &#224; leur rencontre. &#187;&lt;/i&gt; Un &lt;i&gt;&#171; aller vers &#187;&lt;/i&gt; confi&#233; &#224; Vincent Bats&#232;re, qui a fait ses armes au sein du Groupe Amiti&#233; Fraternit&#233; (GAF), des personnes issues de la rue investies dans l'habitat alternatif &#224; Toulouse. Il met en place un petit-d&#233;jeuner mobile, avec le soutien logistique d'Emma&#252;s, deux fois par semaine d'octobre &#224; avril.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action, qui montre son int&#233;r&#234;t, est g&#233;n&#233;ralis&#233;e toute l'ann&#233;e. Il propose aux jeunes des rencontres dans les lieux de leur choix, en fonction de leurs besoins. &lt;i&gt;&#171; Le bouche &#224; oreille fonctionne bien dans la rue&lt;/i&gt;, souligne Vincent Bats&#232;re. &lt;i&gt;Peu &#224; peu, comme le Petit prince et le renard, ils m'ont renifl&#233;, ils ont appris &#224; me conna&#238;tre. J'&#233;tais sollicit&#233; sur les lieux de squat, ils me faisaient part d'attitudes polici&#232;res un peu r&#233;pressives, je leur disais qu'ils avaient des droits et qu'ils pouvaient aller les v&#233;rifier en mairie, comme n'importe quel citoyen. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette petite musique de la citoyennet&#233;, impliquant droits et devoirs, commence &#224; &#234;tre entendue. Les jeunes se renseignent sur les lois et les proc&#233;dures. Parall&#232;lement l'association Regar travaille avec eux sur l'image qu'ils renvoient, comme ce grand drapeau de pirate d&#233;ploy&#233; devant un squat ou les canettes qu'ils laissent tra&#238;ner. Ils sont attentifs, d&#233;posent leurs d&#233;chets dans des sacs qu'ils laissent au m&#234;me endroit. Jusqu'&#224; ce jour de 2006 o&#249; Guillaume Caron, &lt;i&gt;&#171; le plus militant &#187;&lt;/i&gt;, lance l'id&#233;e d'un lieu en autogestion. Vincent Bats&#232;re d&#233;cide d'en parler rapidement &#224; sa direction pour savoir si l'association est pr&#234;te &#224; s'engager. Il demande aux Toulousains du GAF de pr&#233;senter leurs initiatives et le conseil d'administration de Regar, dont Jean-Fran&#231;ois Cellier est membre, valide la continuit&#233; du projet.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;S'int&#233;grer&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;flexion sur l'autogestion commence. De nombreuses r&#233;unions sont organis&#233;es pour d&#233;finir les contours de cet habitat alternatif. Au bout d'un certain temps, Martine Coulet et Jean-Fran&#231;ois Cellier sont invit&#233;s. &lt;i&gt;&#171; L&#224;, j'ai vraiment pris conscience qu'ils voulaient rester vivre ici et s'int&#233;grer&lt;/i&gt;, raconte l'&#233;lu. &lt;i&gt;Je suis all&#233; voir mes coll&#232;gues en leur disant que la m&#233;diation avait d&#233;j&#224; produit ses effets. &#187;&lt;/i&gt; Au fil de longs mois, le projet s'affine. Les r&#233;unions, souvent &#171; chaotiques &#187;, se rapprochent. &lt;i&gt;&#171; D&#232;s le d&#233;part, nous &#233;tions militants&lt;/i&gt;, d&#233;crit Guillaume Caron. &lt;i&gt;Nous voulions construire un projet alternatif. Vincent nous a montr&#233; les portes et nous a dit que c'&#233;tait possible. Ensuite il a fallu beaucoup d'&#233;changes et le projet s'est mont&#233; peu &#224; peu. &#187;&lt;/i&gt; Qu'est-ce que veut dire habiter ensemble ? Comment allez-vous g&#233;rer les consommations ? O&#249; voulez-vous vivre : en ville, &#224; la campagne ? Autant de questions longuement abord&#233;es et d&#233;battues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2010, Vincent Bats&#232;re rep&#232;re une maison pr&#233;empt&#233;e par la mairie, conforme aux souhaits exprim&#233;s par le collectif : en ville mais assez isol&#233;e, sans trop de voisinage ni de vis-&#224;-vis, et avec du terrain pour les chiens. Elle sera valid&#233;e par le collectif apr&#232;s une visite. Alors que le projet se concr&#233;tise, certains ne sont plus int&#233;ress&#233;s. Reste &lt;i&gt;&#171; le noyau dur &#187;&lt;/i&gt;, une petite communaut&#233; qui emm&#233;nage pendant l'&#233;t&#233;. Le collectif, qui devient association, d&#233;cide de s'appeler la Barraka : la chance d'avoir &#233;t&#233; entendus se mat&#233;rialise dans une maison. Un bail pr&#233;caire est sign&#233; entre l'association Regar, locataire, et la mairie. Puis les membres de la Barraka fixent le montant du loyer et des charges qu'ils versent &#224; l'association. &lt;i&gt;&#171; Ce fut de grands d&#233;bats, nous nous retrouvions sous l'arbre &#224; palabres, se souvient Vincent Bats&#232;re &#187;&lt;/i&gt;. Disposant de quatre chambres, la maison peut accueillir huit personnes (en cas de couples). Les habitants proposent aussi un accueil temporaire de deux camions et un accueil d'urgence.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Communaut&#233;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;part, un commer&#231;ant g&#234;n&#233; par l'emm&#233;nagement des jeunes a tent&#233; d'ameuter le quartier. Cela n'a pas dur&#233;. Depuis 2010, la maison a accueilli de nombreux locataires. Seul Guillaume Caron est encore l&#224;. &lt;i&gt;&#171; Ici, c'est un tremplin pour sortir de la rue et partir sur autre chose. Je vais bient&#244;t d&#233;m&#233;nager aussi. &#187;&lt;/i&gt; Chaque d&#233;cision, comme l'h&#233;bergement d'une nouvelle personne, est prise &#224; l'unanimit&#233;. &lt;i&gt;&#171; C'est &#231;a l'autonomie, l'autogestion. La voix de chacun est importante, chacun doit pouvoir donner son avis, &#231;a permet de mieux construire ensemble &#187;&lt;/i&gt; explique-t-il. Il y a bien-s&#251;r les mauvaises surprises, comme ce vol commis par un nouvel h&#233;berg&#233;, per&#231;u comme une trahison et qui aboutit &#224; l'exclusion. &lt;i&gt;&#171; Mais dans la vie en communaut&#233;, il y a toujours des tensions&lt;/i&gt;, temp&#232;re David Almeida, un membre de l'association. &lt;i&gt;En g&#233;n&#233;ral, on s'entend bien. &#187; &#171; On a fait notre trou dans ce petit village &#187;,&lt;/i&gt; r&#233;sume Guillaume Caron, qui vient pr&#233;senter la Barraka dans les &#233;coles de formation en travail social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce groupe bouge, &#233;volue, mais son noyau dur est solide&lt;/i&gt;, r&#233;sume Jean-Fran&#231;ois Cellier. &lt;i&gt;Les jeunes sont int&#233;gr&#233;s et les gens du quartier ont compris qu'ils voulaient vivre diff&#233;remment. Ils jouent le jeu et respectent leur engagement de faire de l'accueil. &#187;&lt;/i&gt; Une jeune femme qui a parqu&#233; son camion pour quelques semaines confirme pouvoir ici &lt;i&gt;&#171; se poser &#187;&lt;/i&gt; avant les travaux saisonniers, chez ces gar&#231;ons qui &lt;i&gt;&#171; respectent les filles &#187;. &#171; Je crois &#224; cette fa&#231;on d'habiter pour un certain type de personnes&lt;/i&gt;, conclut Vincent Bats&#232;re. &lt;i&gt;Mais la Barraka n'a de sens que parce qu'un groupe avait ce projet au d&#233;part. Elle a aussi &#233;t&#233; possible gr&#226;ce &#224; une volont&#233; politique forte. &#187;&lt;/i&gt; Et un accompagnement social &#224; la hauteur, c'est-&#224;-dire &#224; l'&#233;coute, sachant prendre le temps et en faire un alli&#233; pour proposer et soutenir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire &lt;i&gt;Regar, trente ans de r&#233;ponse &#224; l'exclusion&lt;br class='autobr' /&gt;
LS&lt;/i&gt; n&#176;1020 du 26 mai 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>H&#233;bergement : l'urgence de solutions</title>
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&lt;p&gt;Le dispositif d'h&#233;bergement d'urgence se r&#233;sume bien souvent &#224; de simples mises &#224; l'abri. De nombreuses personnes n'ont plus ni acc&#232;s &#224; l'h&#233;bergement, ni accompagnement social. Malgr&#233; la mobilisation des associations, l'Etat agit &#224; peine sur les effets, jamais sur les causes. Pourtant, des solutions p&#233;rennes pourraient &#234;tre d&#233;velopp&#233;es. Face &#224; la violence de ce syst&#232;me &#224; bout de souffle, des personnes qui ont connu la rue se mobilisent et d&#233;veloppent des projets. Parfois seules, souvent accompagn&#233;es par des (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le dispositif d'h&#233;bergement d'urgence se r&#233;sume bien souvent &#224; de simples mises &#224; l'abri. De nombreuses personnes n'ont plus ni acc&#232;s &#224; l'h&#233;bergement, ni accompagnement social. Malgr&#233; la mobilisation des associations, l'Etat agit &#224; peine sur les effets, jamais sur les causes. Pourtant, des solutions p&#233;rennes pourraient &#234;tre d&#233;velopp&#233;es. Face &#224; la violence de ce syst&#232;me &#224; bout de souffle, des personnes qui ont connu la rue se mobilisent et d&#233;veloppent des projets. Parfois seules, souvent accompagn&#233;es par des professionnels. Gros plan sur plusieurs initiatives.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel de la quinzaine&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le dipl&#244;me d'&#201;tat et la confusion des sigles&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Les CRS dans leur r&#244;le, vraiment ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La honte de l'Europe ? Pas partout !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Corps en d&#233;sordre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Collectif Places en danger &#8226; &lt;strong&gt;Le handicap sur liste d'attente&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;P&#233;rou &#8226; Enfants des rues
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; La survie par le travail &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Protection des majeurs &#8226; &lt;strong&gt; Les mandataires judiciaires inquiets &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Transmission&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Psychoth&#233;rapie institutionnelle
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Il faut que &#231;a continue&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au c&#339;ur des m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Violences conjugales &#8226; &lt;strong&gt;Un travail sur le couple auteur-victime&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;H&#233;bergement : l'urgence de solutions
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Quand les personnes accueillies se mobilisent et d&#233;fendent leurs droits&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&#192; Auch : le projet alternatif de la Barraka&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entretien avec Laurent Ott, formateurs et chercheur en travail social
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;ducateurs et l'apr&#232;s 7 janvier&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;We have a dream&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Asile : tous d'accord&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;R&#233;cit d'un s&#233;jour au Cameroun&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, J. Chapleau&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La place de l'action collective dans le travail social de rue&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, E. Bo&#233;v&#233; et Ph. Toussaint&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le principe de r&#233;alit&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, S. Chabanel&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le projet personnalis&#233; dans l'action sociale et m&#233;dico-sociale&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, G. Brandidas et M. Eleta&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;ma&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La loi du march&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &#8226; un film de St&#233;phane Briz&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Festival&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Au Bonheur des M&#244;mes &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les artisans du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portrait de Charlotte Guilhou &#8226; &lt;strong&gt; La m&#233;diation &#224; pas de fourmi &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Offres d'emploi, d&#233;l&#233;gation de service public, appel d'offre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;5.00&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le dipl&#244;me d'&#201;tat et la confusion des sigles</title>
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		<dc:subject>1166</dc:subject>

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&lt;p&gt;Surprise lors d'une &#233;preuve au dipl&#244;me d'&#201;tat de moniteur &#233;ducateur (DEME) : l'un des deux &#233;nonc&#233;s propos&#233;s fait une confusion majeure dans la traduction d'un sigle. Les candidats en sont &#233;videmment perturb&#233;s. La r&#233;ponse du Rectorat frise la d&#233;sinvolture. &lt;br class='autobr' /&gt;
20 mai, 8h45, une grande ville, quelque part en France. &#201;l&#233;onore arrive dans le centre d'examen, s'y installe. Elle vient passer l'&#233;preuve DC4 du dipl&#244;me d'&#201;tat de moniteur &#233;ducateur (DEME, niveau IV), intitul&#233;e Implication dans les dynamiques (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Surprise lors d'une &#233;preuve au dipl&#244;me d'&#201;tat de moniteur &#233;ducateur (DEME) : l'un des deux &#233;nonc&#233;s propos&#233;s fait une confusion majeure dans la traduction d'un sigle. Les candidats en sont &#233;videmment perturb&#233;s. La r&#233;ponse du Rectorat frise la d&#233;sinvolture.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;20 mai, 8h45, une grande ville, quelque part en France. &#201;l&#233;onore&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; arrive dans le centre d'examen, s'y installe. Elle vient passer l'&#233;preuve DC4 du dipl&#244;me d'&#201;tat de moniteur &#233;ducateur (DEME, niveau IV), intitul&#233;e Implication dans les dynamiques institutionnelles. En 1h30, le candidat doit traiter un sujet portant sur les politiques sociales, les cadres juridiques et institutionnels.&#8232;V&#233;rifications d'usage (identit&#233;, convocation), partie administrative &#224; remplir, remise des sujets. Il est alors 8h58. &#192; la premi&#232;re lecture du sujet 1, &#233;tonnement : &lt;i&gt;&#171; Vous &#234;tes moniteur(trice) &#233;ducateur(trice) au sein d'un centre hospitalier r&#233;gional sp&#233;cialis&#233; (CHRS), charg&#233;e de l'accueil en difficult&#233; sociale. B&#233;atrice, &#226;g&#233;e de 39 ans, et ses deux enfants, y sont h&#233;berg&#233;s depuis quatre mois ; en effet, B&#233;atrice s'est s&#233;par&#233;e de son &#233;poux suite &#224; des violences conjugales&#8230; &#187;&lt;/i&gt; Etc. (&lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/IMG/jpg/sujet.jpg&#034;target=_blank&gt;&#233;nonc&#233; exhaustif&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La candidate s'interroge : ne s'agirait-il pas plut&#244;t d'un centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale ? Elle fait des allers et retours entre les deux sujets, h&#233;site plus d'un quart d'heure ; elle ma&#238;trise le sujet 1 &#8211; elle a fait un stage en CHRS &#8211;, mais l'incoh&#233;rence de l'&#233;nonc&#233; la g&#234;ne. Elle n'a jamais rencontr&#233; cette traduction de sigle dans sa formation et les moniteurs-&#233;ducateurs n'interviennent pas &#224; l'h&#244;pital. Alors ? Se trompe-t-elle ? Y a-t-il un pi&#232;ge ? &lt;i&gt;&#171; Je me suis dit qu'un CHRS (centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale) me paraissait plus que coh&#233;rent avec la situation &#233;nonc&#233;e, mais j'ai eu peur d'&#234;tre hors sujet et que cela me rapporte une bulle, donc j'ai abandonn&#233; cette id&#233;e &#187;&lt;/i&gt;, nous confie la jeune femme. Mal &#224; l'aise, elle r&#233;sume le probl&#232;me pos&#233;, r&#233;dige un brouillon concernant le cadre juridique &#8211; la loi de juillet&#8239;2010 relative aux violences aux femmes, et la loi du 2&#8239;janvier 2002 r&#233;novant l'action sociale &#8211;, mais bloque, et pour cause, sur le cadre juridique concernant la structure hospitali&#232;re en question. Elle en vient ensuite &#224; son positionnement en tant que r&#233;f&#233;rente de cette famille, et des partenariats &#224; mettre en place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10h05. Une personne entre dans la salle, annon&#231;ant une erreur dans l'&#233;nonc&#233; du sujet 1. &#201;l&#233;onore comprend imm&#233;diatement de quoi il s'agit et, stress&#233;e, se sentant mal, demande un d&#233;lai suppl&#233;mentaire. Refus. On indique aux &#233;tudiants qu'il leur reste vingt minutes. La potentielle future dipl&#244;m&#233;e revient dans son &#233;crit au projet institutionnel et aux missions du CHRS (le vrai). Elle commence &#224; peine sa derni&#232;re partie lorsque l'injonction tombe de poser les stylos. En pleurs, elle rend sa copie incompl&#232;te, signe la feuille d'&#233;margement, se dirige vers le secr&#233;tariat, s'enquiert des suites qui seront donn&#233;es &#224; un tel examen ; on lui r&#233;pond que le rectorat, inform&#233;, reviendra vers eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sultat final le 3&#8239;juillet. On imagine l'angoisse des candidats qui n'auront pu d&#233;velopper leur positionnement. Renseignements pris, l'erreur viendrait de Dijon et concernerait toutes les r&#233;gions. Joint par &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt;, le rectorat manifeste une certaine d&#233;sinvolture. Sur la d&#233;fensive, notre interlocutrice, se d&#233;clarant agac&#233;e par &#171; cette pol&#233;mique &#187; (d&#233;velopp&#233;e essentiellement sur les r&#233;seaux sociaux, N.D.L.R.), indique que les jurys tiendront compte de la d&#233;stabilisation, de la perte de temps due aux relectures et m&#234;me &#224; l'alerte survenue en cours d'&#233;preuve, et produiront une &#171; &#233;valuation bienveillante &#187;. Toutes les erreurs li&#233;es au faux sigle seront prises en compte. Oui, mais comment ? Et les d&#233;g&#226;ts collat&#233;raux ? Nous faisons part des r&#233;cits qui nous sont faits de ce dysfonctionnement, et les r&#233;ponses se font plus s&#232;ches. Cette discussion n'a pas lieu d'&#234;tre. Vraiment ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;cit d'un s&#233;jour au Cameroun &#8226; Le choc culturel d'un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Recit-d-un-sejour-au-Cameroun-o-Le-choc-culturel-d-un-educateur-specialise</link>
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		<dc:subject>Formation</dc:subject>
		<dc:subject>Sociologie</dc:subject>
		<dc:subject>1166</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En 2012, le Coll&#232;ge d'enseignement g&#233;n&#233;ral et professionnel de Saint-J&#233;r&#244;me, situ&#233; au Qu&#233;bec, formant aux m&#233;tiers du travail social, organisait un s&#233;jour de neuf semaines de technique d'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, &#224; Fonakeukeu, au Cameroun. Des stages avaient &#233;t&#233; programm&#233;s dans quatre &#233;tablissements : une maternelle, deux &#233;coles primaires et quatre classes de lyc&#233;e. Le choc fut notable. Des &#233;coles dans un &#233;tat impressionnant de d&#233;gradation : pas de livres, ni de mat&#233;riel de classe ; des pupitres datant de l'&#226;ge de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton4603-3808b.jpg?1694056143' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En 2012, le Coll&#232;ge d'enseignement g&#233;n&#233;ral et professionnel de Saint-J&#233;r&#244;me, situ&#233; au Qu&#233;bec, formant aux m&#233;tiers du travail social, organisait un s&#233;jour de neuf semaines de technique d'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e, &#224; Fonakeukeu, au Cameroun. Des stages avaient &#233;t&#233; programm&#233;s dans quatre &#233;tablissements : une maternelle, deux &#233;coles primaires et quatre classes de lyc&#233;e. Le choc fut notable. Des &#233;coles dans un &#233;tat impressionnant de d&#233;gradation : pas de livres, ni de mat&#233;riel de classe ; des pupitres datant de l'&#226;ge de pierre ; un tableau dont l'ardoise &#233;tait, depuis longtemps, totalement us&#233;e ; des financements publics manquant l&#224;, comme ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la p&#233;dagogie, elle est fond&#233;e sur l'usage r&#233;gulier de la chicote, version africaine de la cravache. Les centres de sant&#233; sont dans un &#233;tat tout aussi d&#233;grad&#233;s : des murs l&#233;preux l&#233;zard&#233;s, des matelas perfor&#233;s vid&#233;s de leur substance, un manque cruel de m&#233;dicaments et des &#233;quipes m&#233;dicales condamn&#233;es au syst&#232;me D, faisant des miracles au regard de la p&#233;nurie des installations. Le handicap est frapp&#233; d'ostracisme, celui qui en est atteint &#233;tant soup&#231;onn&#233; de possession par le d&#233;mon et devenant sujet de ris&#233;e, de m&#233;pris, d'humiliation, de violence, voire de peur. Jean Chapleau rapporte sa visite &#224; un orphelinat constitu&#233; de deux chambres pour vingt enfants (l'une pour les filles et l'autre pour les gar&#231;ons) et financ&#233; gr&#226;ce au maigre salaire d'enseignante de la propri&#233;taire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, derri&#232;re ce terrible tableau, on retrouve une profonde humanit&#233;. Loin de provoquer un repli &#233;go&#239;ste, cette mis&#232;re produit des gestes de solidarit&#233; et de mobilisation de ceux qui, n'ayant presque rien pour survivre, n'h&#233;sitent pas &#224; le partager. Un peu comme si la g&#233;n&#233;rosit&#233; &#233;tait inversement proportionnelle au degr&#233; d'aisance. L'intervention des &#233;tudiants qu&#233;b&#233;cois dans les &#233;coles camerounaises, outre la tentative de montrer qu'une autre p&#233;dagogie &#233;tait possible que celle inspir&#233;e par les militaires, a aussi prouv&#233; que la grande majorit&#233; de leurs comp&#233;tences professionnelles &#233;taient transf&#233;rables et adaptables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, il y a eu cette prise de conscience, infiniment plus efficace que n'importe quel cours ou conf&#233;rence, sur l'inestimable syst&#232;me de sant&#233; et d'&#233;ducation pr&#233;sent dans nos contr&#233;es, mais aussi sur ces pr&#233;cieux dispositifs sociaux prot&#233;geant les plus pauvres et les plus vuln&#233;rables. Acquis de haute lutte, ils restent encore &#224; conqu&#233;rir dans les pays les moins d&#233;velopp&#233;s. Quant &#224; cet &#201;tat social, dont il est de bon ton de vilipender le r&#244;le, de critiquer l'action et de mettre en cause la raison d'&#234;tre, on en mesure d'autant plus l'utilit&#233;&#8230; quand est absent ou remplac&#233; par une administration corrompue qui, loin d'assurer un service public au b&#233;n&#233;fice des usagers, utilise la moindre parcelle de pouvoir pour s'attribuer des avantages et agir dans l'arbitraire et l'impunit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. B&#233;liveau, 2013, (239 p. &#8211; 22&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La place de l'action collective dans le travail social de rue</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-place-de-l-action-collective-dans-le-travail-social-de-rue</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-place-de-l-action-collective-dans-le-travail-social-de-rue</guid>
		<dc:date>2015-06-24T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e</dc:subject>
		<dc:subject>1166</dc:subject>
		<dc:subject>International</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le travail de rue ne se limite pas &#224; la seule dimension individuelle. Il s'appuie tout autant sur le registre du collectif, comme le d&#233;montre ce v&#233;ritable manuel r&#233;alis&#233; par le R&#233;seau international des travailleurs sociaux de rue. Les r&#233;ponses au questionnaire adress&#233; &#224; tous ses membres viennent illustrer, au fil des pages, le cheminement m&#233;thodologique qui en constitue la trame. L'accompagnement propos&#233; par les professionnels de la pr&#233;vention articule l'approche personnalis&#233;e s'int&#233;ressant au jeune en (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton4604-4c59b.jpg?1694056143' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le travail de rue ne se limite pas &#224; la seule dimension individuelle. Il s'appuie tout autant sur le registre du collectif, comme le d&#233;montre ce v&#233;ritable manuel r&#233;alis&#233; par le R&#233;seau international des travailleurs sociaux de rue. Les r&#233;ponses au questionnaire adress&#233; &#224; tous ses membres viennent illustrer, au fil des pages, le cheminement m&#233;thodologique qui en constitue la trame. L'accompagnement propos&#233; par les professionnels de la pr&#233;vention articule l'approche personnalis&#233;e s'int&#233;ressant au jeune en tant que sujet singulier avec celle s'adressant tant aux petits collectifs informels qu'aux communaut&#233;s constitu&#233;es. Ces trois approches, loin de s'opposer, s'articulent et se compl&#232;tent. Il est pourtant fr&#233;quent de constater la disqualification de la d&#233;marche collective par les financeurs ou les autorit&#233;s de tutelle qui ignorent les objectifs &#233;ducatifs d'int&#233;gration sociale qu'elle se donne &#224; travers l'aspect ludique et les loisirs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si le contexte culturel et financier diff&#232;re selon les pays, un certain nombre de principes d'action sont commun&#233;ment partag&#233;s. Ces actions permettent, en effet, tout autant l'apaisement du stress, de l'agressivit&#233; et des souffrances tant psychiques que physiques, que l'am&#233;lioration de la confiance en soi et dans les autres. La qu&#234;te, &#224; travers la diversit&#233; des actions men&#233;es, est bien de stimuler l'effet mobilisateur positif chez les jeunes, favorisant leur participation &#224; la vie de leur soci&#233;t&#233; d'appartenance, ainsi que leur socialisation. L'implication des professionnels suit une &#233;chelle qui va de la simple pr&#233;sence aux c&#244;t&#233;s de l'activit&#233; men&#233;e spontan&#233;ment jusqu'&#224; leur participation, en passant par la facilitation. M&#234;me &#224; distance, le r&#244;le du travailleur social a du sens, le tissage et l'entretien d'un lien de confiance entre eux et les jeunes constituant un objectif induit essentiel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2014, (146 p. -15,50&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le principe de r&#233;alit&#233; &#8226; Dans le labyrinthe de l'action sociale</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-principe-de-realite-o-Dans-le-labyrinthe-de-l-action-sociale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Le-principe-de-realite-o-Dans-le-labyrinthe-de-l-action-sociale</guid>
		<dc:date>2015-06-24T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Risque professionnel</dc:subject>
		<dc:subject>1166</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Enthousiasme, d&#233;sillusion, renoncement. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est le triptyque qui constitue le fondement de ce r&#233;cit de vie d&#233;crivant comment on entre dans le travail social, avec l'envie de se sentir utile, comment son d&#233;sir initial de bien faire peut s'&#233;roder au contact de la r&#233;alit&#233; et comment on s'en &#233;chappe, parfois, pour ne pas sombrer. Sophie Chabanel, dipl&#244;m&#233;e d'HEC, int&#232;gre une association d'aide au logement &#224; Lyon. La voil&#224; plong&#233;e dans un dispositif dont l'absurde le dispute &#224; l'impuissance. Les usagers qui se (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Risque-professionnel" rel="tag"&gt;Risque professionnel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1166-" rel="tag"&gt;1166&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton4605-8a81b.jpg?1694056143' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Enthousiasme, d&#233;sillusion, renoncement. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le triptyque qui constitue le fondement de ce r&#233;cit de vie d&#233;crivant comment on entre dans le travail social, avec l'envie de se sentir utile, comment son d&#233;sir initial de bien faire peut s'&#233;roder au contact de la r&#233;alit&#233; et comment on s'en &#233;chappe, parfois, pour ne pas sombrer. Sophie Chabanel, dipl&#244;m&#233;e d'HEC, int&#232;gre une association d'aide au logement &#224; Lyon. La voil&#224; plong&#233;e dans un dispositif dont l'absurde le dispute &#224; l'impuissance. Les usagers qui se pr&#233;sentent &#224; sa permanence la confrontent &#224; une logique kafka&#239;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 115 est incontournable, mais de toute fa&#231;on il est injoignable et, d&#233;bord&#233;, ne peut apporter aucune solution. Les diff&#233;rents lieux d'accueil existants opposent chacun leurs limites : pour l'un, l'imp&#233;trant est trop &#226;g&#233; ; pour le deuxi&#232;me, il est primo arrivant ; pour le troisi&#232;me, il s'est montr&#233; trop insistant &#224; la permanence d'accueil ; pour le quatri&#232;me, il ne s'y est pas pr&#233;sent&#233; assez souvent, preuve de sa fragile motivation ; pour le cinqui&#232;me, il n'y a pas de place pour les couples ; pour le sixi&#232;me, n'est financ&#233;e que la place de madame et de son b&#233;b&#233;, monsieur n'&#233;tant pas pris en charge ; pour le septi&#232;me, un d&#233;pannage en chambre d'h&#244;te ne peut &#234;tre accord&#233; que si des solutions p&#233;rennes sont en vue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux ans sont parfois n&#233;cessaires pour r&#233;ussir &#224; obtenir un logement. Et puis, quand cela arrive enfin, il arrive parfois que des usagers, qui ont tant de probl&#232;mes &#224; r&#233;gler, focalisent toute leur souffrance sur ce qu'on leur propose : le logement n'est pas &#224; leur go&#251;t. Face aux quelques r&#233;ussites fragiles et &#224; tant d'&#233;checs, Sophie Chabanel pr&#233;f&#232;rera se prot&#233;ger de la d&#233;pression qui l'envahit, en d&#233;missionnant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Men&#233; avec humour et un brin d'ironie d&#233;sesp&#233;r&#233;e, son ouvrage nous renvoie &#224; ce que bien d'autres se demandent, parfois : mais que fais-je donc dans cette gal&#232;re ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Plein Jour, 2015, (117 p. &#8211; 15&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le projet personnalis&#233; dans l'action sociale et m&#233;dico-sociale</title>
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		<dc:date>2015-06-24T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Usager</dc:subject>
		<dc:subject>Projet individuel</dc:subject>
		<dc:subject>1166</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pendant longtemps, les &#233;quipes pluridisciplinaires ont utilis&#233; la r&#233;union de synth&#232;se pour &#233;laborer ou r&#233;actualiser les objectifs de l'action men&#233;e aupr&#232;s des usagers. La loi de 2002 leur a fourni d'autres outils : le contrat de s&#233;jour, le document individuel de prise en charge ou encore le projet d'accueil et d'accompagnement. C'est &#224; ce dernier instrument que les auteurs consacrent leur livre. S'ils proposent une v&#233;ritable m&#233;thodologie, ils l'assortissent d'une r&#233;flexion th&#233;orique et &#233;thique bienvenue (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Usager" rel="tag"&gt;Usager&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Projet-individuel" rel="tag"&gt;Projet individuel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1166-" rel="tag"&gt;1166&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L93xH150/arton4606-b54f3.jpg?1694056143' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pendant longtemps, les &#233;quipes pluridisciplinaires ont utilis&#233; la r&#233;union de synth&#232;se pour &#233;laborer ou r&#233;actualiser les objectifs de l'action men&#233;e aupr&#232;s des usagers. La loi de 2002 leur a fourni d'autres outils : le contrat de s&#233;jour, le document individuel de prise en charge ou encore le projet d'accueil et d'accompagnement. C'est &#224; ce dernier instrument que les auteurs consacrent leur livre. S'ils proposent une v&#233;ritable m&#233;thodologie, ils l'assortissent d'une r&#233;flexion th&#233;orique et &#233;thique bienvenue concernant un dispositif aux contours et au contenu tellement flous et impr&#233;cis que chacun peut le d&#233;cliner &#224; sa convenance. Tout projet n&#233;cessite une observation objective de la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, cette qu&#234;te se heurte &#224; bien des risques : r&#233;duction de la personne &#224; ses sympt&#244;mes ; usage inconsid&#233;r&#233; de grilles d'analyse amalgamant un agr&#233;gat de crit&#232;res et ce qu'ils sont cens&#233;s repr&#233;senter ; tentative de compr&#233;hension de la probl&#233;matique d'autrui, n&#233;gligeant le droit inali&#233;nable de tout un chacun &#224; un espace de subjectivit&#233; non ma&#238;trisable, non quantifiable et non contr&#244;lable. Le projet devrait certes associer l'usager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, doit-on, pour autant, le convier &#224; la r&#233;union destin&#233;e &#224; le concevoir, au risque d'appauvrir le temps d'&#233;laboration des professionnels ? Sa co-construction confronte &#224; plusieurs temporalit&#233;s. Il y a celle d'une institution de plus en confront&#233;e aux exigences comptables et celle des professionnels tenus de prendre du recul, de diff&#233;rer et de pr&#233;voir. Mais aussi, celle des usagers qui ont leurs propres attentes, aspirant &#224; l'imm&#233;diatet&#233; ou &#224; la temporisation. Ce sont toutes ces questions, et bien d'autres, qui, abord&#233;es ici avec pertinence tout au long de l'ouvrage, permettent de placer en perspective la gestion du projet personnalis&#233;, en respectant toute sa complexit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2015, (188 p. &#8211; 19&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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