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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Au Village, le participatif c'est pas du luxe !</title>
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		<dc:date>2015-04-16T11:29:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Exclusion</dc:subject>
		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>1161</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis 22 ans &#224; la sortie de la ville de Cavaillon dans le Vaucluse, l'association Le Village cherche &#224; d&#233;montrer que l'utopie n'est pas un truc de bisounours. Sa vocation est de d&#233;velopper avec ses r&#233;sidents un projet de vie autonome bas&#233; sur l'alimentation et l'habitat. M&#234;lant dans un m&#234;me lieu logement et production, l'accueil se veut inconditionnel ce qui g&#233;n&#232;re une grande mixit&#233; des publics. D&#233;lib&#233;r&#233;ment en d&#233;calage avec les exigences institutionnelles, l'accompagnement s'appuie sur le participatif pour (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1161-" rel="tag"&gt;1161&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 22 ans &#224; la sortie de la ville de Cavaillon dans le Vaucluse, l'association Le Village cherche &#224; d&#233;montrer que l'utopie n'est pas un truc de bisounours. Sa vocation est de d&#233;velopper avec ses r&#233;sidents un projet de vie autonome bas&#233; sur l'alimentation et l'habitat. M&#234;lant dans un m&#234;me lieu logement et production, l'accueil se veut inconditionnel ce qui g&#233;n&#232;re une grande mixit&#233; des publics. D&#233;lib&#233;r&#233;ment en d&#233;calage avec les exigences institutionnelles, l'accompagnement s'appuie sur le participatif pour inventer d'autres formes d'insertion et des alternatives de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_794 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/p3097276-mleon.png' width=&#034;800&#034; height=&#034;545&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le participatif, c'est aussi le possibilit&#233; de ne pas s'en saisir. Ici, on redonne une dimension de choix, en disant tu as le droit d'&#234;tre d'accord, pas d'accord, d'argumenter. &#187;&lt;/i&gt; Accompagnatrice socio professionnelle, Sophie Alavado exerce au Village depuis 2006. Auparavant, elle travaillait dans un service r&#233;f&#233;rent RSA. &lt;i&gt;&#171; Il m'a fallu dix ans d'exp&#233;riences pour r&#233;aliser que r&#233;soudre les probl&#232;mes avec mes outils ne permet pas &#224; la personne de prendre sa place, si bien que les probl&#233;matiques rejaillissent un peu plus tard. Apr&#232;s un an et demi au Village, j'ai compris que pour ne plus poser des pansements sur des jambes de bois, il fallait chercher le pourquoi de la situation, faire &#233;merger des sch&#233;mas de fonctionnement qui remontent tr&#232;s loin. La participation am&#232;ne &#224; mettre des mots sur ces sch&#233;mas, pour ensuite coconstruire le parcours. Or avec une population qui est dans le &#8220;je ne peux pas&#8221;, participer n'est jamais spontan&#233;, &#231;a doit &#234;tre accompagn&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;D'une communaut&#233;&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Situ&#233; &#224; Cavaillon dans le Vaucluse, Le Village m&#234;le h&#233;bergement et insertion professionnelle avec 28 r&#233;sidents et 36 ouvriers en insertion. Cr&#233;&#233;e en juin 1993, cette structure est n&#233;e &#224; l'initiative de travailleurs sociaux. Ils travaillaient sur un chantier &#233;cole et se sont aper&#231;us que les personnes qu'ils accompagnaient vers l'insertion professionnelle avaient pour premier frein d'&#234;tre &#224; la rue. Cherchant une solution, ils d&#233;nichent un mas inhabit&#233; au milieu des pommiers. La mairie accepte de pr&#234;ter cette demeure abandonn&#233;e. Le lieu-dit La Baronne devient une communaut&#233; pr&#244;nant la solidarit&#233; et l'entraide pour lutter contre la mis&#232;re et l'exclusion. Les emplois s'articulent sur les besoins quotidiens du Village : cuisine, m&#233;nage, agriculture, menuiserie, m&#233;tiers du b&#226;timent et production d'un &#233;comat&#233;riau, la brique de terre compress&#233;e. Entre 1997 et 2000, ce proc&#233;d&#233; a permis l'autoconstruction de dix petits pavillons qui servent de logements aux r&#233;sidents. Situ&#233;es &#224; La Rivale, terrain mitoyen de La Baronne, ces maisonnettes de 22 m2 marquent l'identit&#233; de ce projet bas&#233; sur l'&#233;cologie, l'&#233;coconstruction et l'autoproduction. Elles conf&#232;rent &#224; l'endroit un c&#244;t&#233; village gaulois, renforc&#233; par l'&#233;loignement de la ville, le potager bio et le mode de vie communautaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8230; &#224; une maison relais&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s 22 ans, l'association porte une maison relais affili&#233;e au r&#233;seau pension de famille de la Fondation abb&#233; Pierre, un chantier d'insertion avec quatre ateliers, une r&#233;f&#233;rence RSA pour 40 b&#233;n&#233;ficiaires, un accueil de jour et cinq places en h&#233;bergement imm&#233;diat d&#233;di&#233;es au 115. Incontournable du social sur le territoire, elle se veut un champ d'exp&#233;rimentation. &lt;i&gt;&#171; Nous cherchons d'autres fa&#231;ons d'&#234;tre ensemble &#187;&lt;/i&gt;, explique Vincent Delahaye, le directeur arriv&#233; en 2004 comme charg&#233; de mission pour structurer et p&#233;renniser le lieu. Son exp&#233;rience repose sur le d&#233;veloppement agricole, l'associatif et le coop&#233;ratif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;lu Front de gauche &#224; Avignon, d&#233;l&#233;gu&#233; &#224; l'habitat d'urgence et nouveaux modes d'habitat, Vincent veut f&#233;d&#233;rer des &#233;nergies autour de ce projet citoyen. &lt;i&gt;&#171; L'association est habit&#233;e par le d&#233;sir de proposer un accompagnement aux personnes les plus fragiles, de leur faire une place, et j'ai l'impression qu'on va avoir du mal &#224; poursuivre dans un cadre institutionnel. La difficult&#233; est de r&#233;pondre aux crit&#232;res des financeurs, tout en pr&#233;servant la chaleur humaine qui fait la force du Village. Nous ne voulons pas devenir un prestataire du social, on est plus int&#233;ress&#233;s par un d&#233;veloppement en lien avec l'&#233;conomie sociale et solidaire. La place de l'association est de ne pas baisser les bras et de chercher &#224; d&#233;velopper des alternatives. On veut cr&#233;er de l'&#233;mulation territoriale. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;En attendant la r&#233;sidence sociale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Souvent per&#231;u comme un espace bisounours et utopiste, Le Village revendique un c&#244;t&#233; cocon o&#249; retrouver des forces pour poursuivre sa vie. Le collectif favorise le lien social sans vouloir s'adapter &#224; la rudesse du monde. Ici pas d'usager, mais des accueillis et des accueillants, les accueillis les plus anciens devenant des accueillants pour les nouveaux. L'assistante sociale, la conseill&#232;re en insertion professionnelle, les &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, les h&#244;tes, les h&#233;berg&#233;s, les ouvriers, les visiteurs&#8230; tout le monde s'appelle par le pr&#233;nom, se fait la bise et se tutoie. Cette chaleur bienveillante compense le milieu hostile, car le cadre bucolique a &#233;t&#233; r&#233;duit en poussi&#232;re par l'entreprise Lafarge, propri&#233;taire du terrain. Jour et nuit, les broyeuses du cimentier concassent du caillou, tandis que l'&#233;quipe du Village tente de reconstruire des vies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 2011, le leader mondial des mat&#233;riaux de constructions fait valoir son droit &#224; exploiter l'ensemble du domaine. Faute d'alternative, le petit fabriquant de briques de terre fait tra&#238;ner son d&#233;m&#233;nagement. En partenariat avec un bailleur social, le Village monte un projet de r&#233;sidence sociale &#224; La Rivale, dont il serait locataire et gestionnaire. &#199;a avance, mais &#224; un rythme plus institutionnel qu'industriel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, les douze permanents animent ce lieu de vie et de travail. Ils compensent la pr&#233;carit&#233; de l'installation par une organisation bas&#233;e sur l'ambiance familiale. Les vingt-huit r&#233;sidents acc&#232;dent au logement pour une dur&#233;e illimit&#233;e. Un tiers reste moins d'un an, un autre s&#233;journe entre un et trois ans, le dernier prend tout son temps. Ils viennent d'horizon tr&#232;s divers, rue, h&#244;pital psychiatrique, longue maladie, am&#233;nagement de peine, gens du coin ou d'ailleurs inadapt&#233;s &#224; la vie sociale ordinaire, post cure, sans papiers&#8230; &lt;i&gt;&#171; Nous recherchons la mixit&#233;&lt;/i&gt;, explique Martial Vitteau, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; charg&#233; de l'accompagnement socio-&#233;ducatif et de la coordination. &lt;i&gt;Les seuls crit&#232;res r&#233;dhibitoires sont la n&#233;cessit&#233; de soins lourds en ambulatoire et l'addiction non soign&#233;e ou non g&#233;r&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_795 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH249/p3097296-mleon-60a3d.png?1694199701' width='500' height='249' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vivre ensemble&#8230;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Reste &#224; accepter la cohabitation dans des espaces r&#233;duits qui n'&#233;taient pas pr&#233;vus pour deux. &lt;i&gt;&#171; Cette promiscuit&#233; d&#233;coule du manque de places&lt;/i&gt;, souligne l'&#233;ducateur. &lt;i&gt;Nous constatons qu'elle a plus d'avantages que d'inconv&#233;nients. &#199;a &#233;vite l'isolement et &#231;a les rassure parce qu'ils font attention les uns aux autres. &#187;&lt;/i&gt; Il faut aussi accepter un r&#232;glement int&#233;rieur assez contraignant, &#224; base de nombreux rendez-vous collectifs et de travail volontaire pour la collectivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Les h&#233;berg&#233;s sont les plus anciens sur les ateliers, constate Martial. C'est eux qui assurent le transfert de comp&#233;tence aupr&#232;s des salari&#233;s en insertion quand ils arrivent. &#187;&lt;/i&gt; Les ouvriers restent g&#233;n&#233;ralement un an. Le chantier compte quatre ateliers : vie quotidienne (cuisine, m&#233;nage, blanchisserie), maraichage et gestion des espaces verts, production d'&#233;comat&#233;riaux (briques et enduits en terre, isolant en balle de riz), m&#233;tiers du b&#226;timent et second &#339;uvre. L&#224; aussi, Le Village tient &#224; accueillir un public vari&#233;, sans omettre les plus &#233;loign&#233;s de l'emploi. L'&#233;quipe s'appuie sur le participatif pour inventer d'autres mod&#232;les d'accompagnement, et plus globalement d'insertion dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Dans le social, le participatif doit r&#233;interroger les pratiques&lt;/i&gt;, pense Vincent Delahaye. &lt;i&gt;La participation c'est un basculement entre la contrainte et le choix. L'objectif est d'accompagner des personnes connaissant des grandes difficult&#233;s qu'elles ont du mal &#224; affronter seules. Elles arrivent avec un besoin de cadre, alors nous avons mis en place un syst&#232;me hyper guidant avec des accompagnements &#224; tous les niveaux. Notre culture c'est le social, pas l'auto organisation, il faut que &#231;a &#233;volue, &#231;a prend du temps, d'autant plus que les accueillis ne viennent pas pour cette exp&#233;rience, ils pr&#233;f&#232;rent le pyramidal. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, chez les accueillis comme chez les accueillants, l'horizontalit&#233; ne fait pas l'unanimit&#233;. Un encadrant technique y voit une mani&#232;re, pour la direction, de se d&#233;fausser de son devoir de prendre des d&#233;cisions et de construire un projet &#233;conomique pour l'avenir. Un h&#233;berg&#233; d&#233;nonce ce cadeau empoisonn&#233; qui lui impose des r&#233;unions interminables&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8230; et participer&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Peu importe, l'&#233;quipe ne l&#226;che rien. Sans cesse, elle invente des espaces pour solliciter l'opinion de tous et de chacun. Parfois, souvent, la parole ne vient pas. Parfois, souvent, il en &#233;merge des id&#233;es qui se concr&#233;tisent. Et un jour, Muriel Quignon la timide &lt;i&gt;&#171; qui n'a jamais appris &#224; dire non &#187;&lt;/i&gt;, ose remarquer que le tirage au sort des repr&#233;sentants des accueillis au conseil d'administration n'a d&#233;sign&#233; que des hommes. Imm&#233;diatement, son observation est prise en consid&#233;ration. D'autres noms sont sortis du chapeau, jusqu'&#224; ce qu'&#233;merge celui d'une femme. C'est elle qui finit par &#234;tre d&#233;sign&#233;e ! Un CA ? Elle ne sait pas ce que c'est, mais elle est d&#233;j&#224; un peu fi&#232;re d'y participer, de pouvoir y parler et y voter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, le concept s'adapte &#224; toutes les sauces, souvent dans des moments informels, loin du processus intellectuel. L'important est de savoir se saisir de l'expression du d&#233;sir. Le participatif commence avec l'auto r&#233;gulation entre accueillis. Il instaure parfois une dynamique au sein d'une &#233;quipe sur un atelier, ou dans l'accompagnement socioprofessionnel. Il peut faire &#233;merger des collectifs comme Case d&#233;part, groupe de r&#233;flexion autour de la valeur non marchande des savoir-faire, ou l'Orchestre Pile Poil, rencontre musicale autour de la pratique du sound painting. Le participatif est &#233;galement &#224; l'origine d'initiatives tourn&#233;es vers l'ext&#233;rieur la Maison commune ou le festival C'est pas du luxe.&lt;br class='manualbr' /&gt;___________________________________________________________&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; La culture ? Un droit fondamental !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Pour pouvoir devenir spectateurs, les Villageois se veulent acteurs afin de valoriser et donner &#224; voir leur culture.&lt;br class='manualbr' /&gt;Pour &#234;tre dans la vie, pas dans la survie, &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Village tient &#224; ouvrir ses portes &#224; la culture. Un partenariat avec le centre d'actions culturelles de Cavaillon, La Garance-sc&#232;ne nationale, donne aux accueillis un acc&#232;s aux spectacles pour trois euros. Ce d&#233;sir de passerelle se prolonge quand les artistes en r&#233;sidence proposent aux accueillis de coconstruire des projets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, un ouvrier et un r&#233;sident d&#233;cident de cr&#233;er l'Orchestre Village Pile Poil. Il existe toujours et &#233;volue. Le musicien professionnel, Sylvain Mazens &lt;br class='autobr' /&gt;
vient tous les jeudis apr&#232;s-midi pour articuler les r&#233;p&#233;titions gr&#226;ce au sound painting. Cet &#233;trange langage des signes permet aux instrumentistes comme aux profanes d'improviser ensemble avec un bric-&#224;-brac d'instruments. La technique est suffisamment aboutie pour que le groupe joue en public, et m&#234;me enregistre un clip. &lt;i&gt;&#171; La notion de l'effort, de d&#233;passement de soi est tr&#232;s difficile &#224; mettre en place dans l'accompagnement classique&lt;/i&gt;, remarque Sophie Alvado qui participe &#224; Pile poil. &lt;i&gt;Quand ils montent sur sc&#232;ne devant 800 personnes, ils surmontent leur peur et en tirent une satisfaction impossible &#224; obtenir avec un travail social. &#187; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2012, port&#233; par ce constat, le Village monte en partenariat avec la Fondation abb&#233; Pierre et la sc&#232;ne nationale C'est pas du luxe &lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Les 18 et 19 septembre 2015 &#224; Apt' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, festival qui pr&#233;sente les cr&#233;ations des structures sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la premi&#232;re &#233;dition, Yasmina &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=o8brBnyCKDc&#034; target=_blank&gt;t&#233;moigne&lt;/a&gt;, en tant qu'h&#233;berg&#233;e, de son regard sur l'art et le social : &lt;i&gt;&#171; Au Village, je vis dans un microcosme de gens pauvres, d&#233;favoris&#233;s, d&#233;structur&#233;s. On nous a tous rab&#226;ch&#233;s que la culture, l'art &#233;taient enseign&#233;s &#224; l'&#233;cole, et que nos savoirs qui viennent de nos difficult&#233;s, ce n'est pas de la culture. Le Village tente depuis des ann&#233;es d'amener la culture &#224; tous par la mise en place d'ateliers de musique, par la collaboration avec des artistes. Avec un photographe, on a touch&#233; au land art. Le th&#233;&#226;tre de la sc&#232;ne nationale de Cavaillon nous offre la possibilit&#233; de voir des concerts, des pi&#232;ces, des expos. Il y a eu des petites curiosit&#233;s, &#231;a s'est essouffl&#233; assez vite. Moi, je ne dis pas que c'est inutile, mais &#231;a se dit beaucoup au Village. Les gens disent :&lt;/i&gt; &#8220;C'est pas pour nous&#8221;. &lt;i&gt;Cette parole, il faut l'&#233;couter. &#199;a veut dire : &lt;/i&gt; &#8220;&#231;a ne nous parle pas, ce qui me parle c'est la culture d'o&#249; je viens, que j'ai besoin d'exprimer&#8221;. &lt;i&gt;C'est l&#224; o&#249; doit intervenir l'art, dans la possibilit&#233; de l'&#233;crire, de la dire, de la jouer. Les gens qui sont dans la pr&#233;carit&#233; ont une langue, un savoir, des connaissances qui viennent du terrain. Au Village, personne ne prend un bouquin, c'est pas rien et c'est &#224; respecter, en partant de nos talents, nos potentiels pour le faire valoir et d&#233;montrer que &#231;a a de la valeur. Et l&#224;, peut-&#234;tre qu'un jour, on viendra au th&#233;&#226;tre. C'est pas un but, mais &#231;a peut se faire avec le temps. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;___________________________________________________________&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'insertion, et apr&#232;s ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;En 2014, 70 ch&#244;meurs ont pu retrouver une activit&#233; et un salaire gr&#226;ce &#224; l'un des quatre ateliers du chantier d'insertion du Village. Entre production, formation et accompagnement socioprofessionnel, ils retiennent plus l'ambiance que le travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ici on travaille &#224; notre rythme, pas &#224; celui du patron ! &#187;&lt;/i&gt; Dora Saldinhos est salari&#233;e en insertion depuis onze mois &#224; l'atelier mara&#238;chage du Village. &lt;i&gt;&#171; Au d&#233;but, les gens m'ont dit, &#8220;tu vas te retrouver avec des drogu&#233;s et des sortants de prison&#8221;. C'est vrai, il y en a ! Et alors ? J'ai surtout rencontr&#233; des gens avec une bonne mentalit&#233;, respectueux et avec qui on rigole. &#187;&lt;/i&gt; A l'issue de son contrat, la quadra projette d'aider sa fille &#224; tenir une boutique de produits portugais. En attendant, elle est volontaire pour les cours de savoir de base afin d'am&#233;liorer son fran&#231;ais et ses maths. &lt;i&gt;&#171; &#199;a me plait d'aller &#224; l'&#233;cole, j'ai pas eu cette chance dans la vie. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une majorit&#233; des recrues du Village cumule l'absence de qualification et de mobilit&#233;. Pendant longtemps, elles se d&#233;brouillaient gr&#226;ce aux emplois saisonniers chez les cultivateurs. Depuis quelques ann&#233;es, la concurrence d'une main d'&#339;uvre &#233;trang&#232;re discount les laisse sur la touche. M&#234;me s'ils habitent le tr&#232;s chic parc du Luberon, les 25 000 Cavaillonnais connaissent donc les difficult&#233;s d'un bassin d'emploi sinistr&#233; : taux de ch&#244;mage sup&#233;rieur &#224; la moyenne nationale et un millier de foyers au RSA. Plus pr&#233;occup&#233;e par la s&#233;curit&#233; que par le social, la mairie UMP chasse sur les terres d'un Front national aux portes du pouvoir local.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce contexte, Le Village ne manque pas de prescripteurs. R&#233;f&#233;rence RSA, P&#244;le emploi, mission locale, cap emploi, services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation, tous louent l'accueil inconditionnel de ce chantier d'insertion. &lt;i&gt;&#171; Vis &#224; vis de nos partenaires, nous sommes reconnus pour notre fonctionnement singulier&lt;/i&gt;, constate Sophie Alavado, l'accompagnatrice socioprofessionnelle. &lt;i&gt;Pour rompre la spirale de l'&#233;chec, je cherche avec la personne &#224; identifier et &#224; poser des mots sur le pourquoi de la situation. S'il lui faut neuf mois pour percuter et poursuivre son parcours en dehors de la structure, &#231;a me va, m&#234;me si &#231;a ne r&#233;pond pas aux objectifs institutionnels. Vu le gouffre entre les exigences et la situation de notre public, je refuse le court terme. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis janvier 2014, Sophie s'appuie sur le collectif pour r&#233;aliser son travail de fond. Les jeudis matin entre 7 h 45 et 10 heures, elle r&#233;unit neuf ouvriers en piochant dans les diff&#233;rents ateliers. L'objectif est la co-construction des projets d'insertion de chacun, stimul&#233;e par la dynamique de groupe. La m&#233;thode repose sur le partage d'exp&#233;riences et la recherche de solutions collectives pour lever les freins &#224; l'insertion. &lt;i&gt;&#171; Les th&#233;matiques &#233;mergent naturellement. Soit je les am&#232;ne, soit une personne qui est en col&#232;re, triste ou euphorique lance un sujet. L'addiction, les violences conjugales, le harc&#232;lement moral, la m&#233;sestime de soi&#8230; je me demandais ce que nous pouvions aborder en groupe, apr&#232;s un an je vois que tout est possible. Le collectif permet de prendre du recul. &#199;a ne fonctionne pas &#224; tous les coups, mais parfois la richesse des &#233;changes me recharge pour trois semaines. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Prendre le temps&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plus social que professionnel, l'accompagnement touche un large &#233;ventail de probl&#233;matiques. Mais avec &#224; peine un tiers de sorties positives, les r&#233;sultats ne sont pas &#224; la hauteur des attentes de l'&#201;tat. Or, la r&#233;forme de l'insertion par l'activit&#233; &#233;conomique de 2014 conditionne les financements &#224; la performance des structures. &lt;i&gt;&#171; C'est la mort des chantiers d'insertion&lt;/i&gt;, d&#233;plore Laurent Mulheim, encadrant technique du mara&#238;chage bio depuis 1999. &lt;i&gt;Si je suis encore dans ce m&#233;tier, c'est pour les gens. Le projet global du Village m'a paru correspondre &#224; ma philosophie, proche de Pierre Rabhi. Ici, je peux prendre le temps de discuter pendant une heure avec mon &#233;quipe, et je r&#233;alise qu'ils ont tous &#224; m'apporter. C'est cet espace que je laisse qui suscite l'implication. Quand nos clients viennent chercher leur panier, les ouvriers les pr&#233;parent et leur donnent, &#231;a recr&#233;e du lien. 90 % des probl&#232;mes viennent de l'isolement. J'ai vu un gars s'en sortir gr&#226;ce &#224; l'atelier. Il avait son appartement autonome. D&#232;s la fin de son contrat, il s'est retrouv&#233; en h&#244;pital psychiatrique. &#199;a dure depuis quatre ans, si je l'avais gard&#233;, &#231;a aurait co&#251;t&#233; moins cher &#224; la soci&#233;t&#233; ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sortir du cadre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre aux exigences des financeurs, le plus simple serait d'op&#233;rer une s&#233;lection &#224; l'entr&#233;e en privil&#233;giant les plus proches de l'emploi. Une autre solution serait de gagner en libert&#233; en augmentant la fr&#233;quentation de la cantine associative, la vente de mat&#233;riaux d'&#233;coconstruction, de paniers bio, de petits chantiers&#8230; S'il met la pression aux encadrants techniques et aux salari&#233;s, l'autofinancement permet de sortir du vase clos du Village, ce cocon en d&#233;calage avec la vraie vie. D'ailleurs quand les ouvriers parlent de leur exp&#233;rience au Village, ils &#233;voquent l'ambiance sympathique, l'entente entre accueillis, la bienveillance de l'encadrement&#8230; rarement leur travail. Pourtant, la rencontre avec le client, la r&#233;alisation de constructions d'utilit&#233; publique, la reconnaissance d'un savoir-faire &#233;cologique offrent une visibilit&#233; valorisante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;quipe du Village r&#233;fl&#233;chit aux possibilit&#233;s de d&#233;veloppement commercial sans oublier ses deux tiers de salari&#233;s qui ne parviennent pas &#224; int&#233;grer le monde du travail. &lt;i&gt;&#171; La baisse continue des financements publics nous interpelle sur la place donn&#233;e au travail social et aux personnes en difficult&#233; dans notre pays &#187;&lt;/i&gt;, &#233;crit Martial Vitteau dans son bilan 2014, destin&#233; aux financeurs. &lt;i&gt;&#171; Elle nous am&#232;ne &#224; nous questionner sur d'autres fonctionnements possibles : l'acc&#232;s &#224; l'emploi n'est pas forc&#233;ment la seule issue pour l'acc&#232;s au bien-&#234;tre. Nous d&#233;sirons favoriser l'&#233;tablissement de relations humaines porteuses d'espoir, d'un agir collectif pour un avenir partag&#233; au sein duquel chacun &#224; une place. &#187;&lt;/i&gt; Pour un public trop &#233;loign&#233; des mod&#232;les dominants, au-del&#224; de l'autonomie, le Village cherche l'&#233;mancipation pour aller vers d'autres valeurs, d'autres formes de reconnaissances.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'insertion, autrement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Deux tiers des salari&#233;s en insertion retrouvent le ch&#244;mage apr&#232;s leur contrat au Village. Alors un groupe de r&#233;flexion cherche comment exister en dehors du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il ne faut pas baisser les bras. Au d&#233;but, il y a plein de monde parce que c'est pendant les heures de travail, puis il n'y a plus personne d&#232;s qu'on sort de ces horaires. Mais s'il y a des gens moteur, &#231;a remonte. &#187;&lt;/i&gt; Au Village depuis 2010, Yasmina&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Les personnes d&#233;sign&#233;es uniquement par leur pr&#233;nom n'ont pas souhait&#233; voir (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; commence &#224; ma&#238;triser les al&#233;as de la participation. Danseuse marocaine, elle vit dans un pavillon du Village avec sa fille parce qu'elle &#233;tait sans papiers. D&#233;sormais en r&#232;gle, elle va pouvoir s'envoler. En attendant, elle insuffle son &#233;nergie dans toutes les strates du collectif. &lt;i&gt;&#171; Il faut comprendre qu'au Village ne pas avoir de contrat est per&#231;u comme une injustice, il y a un d&#233;sir de normalit&#233;. Ils ne comprennent pas qu'un travail ce n'est pas qu'un salaire, c'est aussi la satisfaction de se rendre utile. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;R&#233;fl&#233;chir ensemble&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e est venue des salari&#233;s en insertion. Ils d&#233;ploraient qu'&#224; l'issue de leur contrat, ils se retrouvaient &#224; la case d&#233;part : le ch&#244;mage. Ils ont donc propos&#233; un groupe de r&#233;flexion. Le th&#232;me : comment mettre en place un syst&#232;me de valorisation des savoir-faire hors secteur marchand. Les porteurs du Syst&#232;me d'&#233;change local (SEL) d'Avignon sont venus quelques semaines auparavant expliquer leur mode de fonctionnement. Le troc de services a suscit&#233; un tel enthousiasme, qu'il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; d'organiser les prochains temps de r&#233;flexion en dehors des horaires de travail pour ne pas &#234;tre brid&#233;. Bilan, ils sont quatre : deux h&#233;berg&#233;s, le directeur et Benjamin Chabrol, stagiaire en troisi&#232;me ann&#233;e d'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. La question du jour : faut-il lancer un mini Sel Village, se connecter au Sel d'Avignon, la d&#233;marche est-elle pr&#233;matur&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;changer des services&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Alain met toute sa gouaille au service de son point de vue, &lt;i&gt;&#171; Je ne peux vendre que ma force physique, &#231;a n'a rien d'&#233;panouissant alors je le fais pour l'oseille. &#187;&lt;/i&gt; &#192; 57 ans, capable de broder avec passion sur l'anecdotique, il en a fait une strat&#233;gie pour &#233;chapper &#224; tout accompagnement. &lt;i&gt;&#171; C'est faux, tu as un v&#233;cu super riche et tu sais raconter les histoires&lt;/i&gt;, r&#233;torque Yasmina. &lt;i&gt;Tes talents de conteur pourraient plaire &#224; un groupe de petits vieux ou &#224; des enfants. &#187;&lt;/i&gt; Un peu scotch&#233;, le rebelle murit l'information.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Est-ce qu'on n'a pas d&#233;j&#224; un fonctionnement d'entraide informelle ? &#187;&lt;/i&gt; Vincent rejoint Benjamin dans sa remarque, mais le directeur reste dans sa logique de d&#233;veloppement. &lt;i&gt;&#171; Si on met en place un petit comit&#233; d'animation, on pourrait accentuer cette dynamique. Il faudrait trouver une forme l&#233;g&#232;re, mais r&#233;guli&#232;re. &#187;&lt;/i&gt; Le petit comit&#233; de r&#233;flexion discute autour de l'outil d'&#233;change. Un cahier ? Un ordinateur ? Plus facile d'acc&#232;s, le papier l'emporte. Un rendez-vous hebdomadaire autour du sujet est fix&#233; le lundi de 13 heures &#224; 13 h 15, moment o&#249; tout le monde est r&#233;uni dans la cantine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste pour amorcer le mouvement &#224; proposer des services et &#224; en demander. Benjamin est volontaire pour faire de l'aide aux devoirs, et aurait besoin de travaux de petites m&#233;caniques. Yasmina doit r&#233;fl&#233;chir &#224; ses envies, mais est pr&#234;te &#224; offrir du temps bien-&#234;tre autour du stretching, de la respiration. Le gouailleur &#233;pate tout le monde en annon&#231;ant vouloir faire de la peinture chez une petite vieille&#8230; contre un g&#226;teau. &lt;i&gt;&#171; Tu vois, si on demandait &#224; chacun ce qu'il aimerait &#233;changer, &#231;a viendrait, s'enthousiasme Yasmina. Il faut gentiment forcer les gens &#224; donner leur avis. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#171; On a tous une pierre &#224; apporter &#224; l'&#233;difice ! &#187;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Faute d'avoir trouv&#233; des solutions individuelles, les r&#233;sidents du Village d&#233;veloppent leur capacit&#233; d'adaptation au collectif pour se trouver &#171; un petit bonheur &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On est dans une structure o&#249; on est tous concern&#233;s par les autres, parce qu'on a tous une pierre &#224; apporter &#224; l'&#233;difice. Le groupe fait que l'on parvient &#224; s'aider individuellement. &#187;&lt;/i&gt; Install&#233; dans le jardin devant sa maisonnette, Lionel profite des premi&#232;res chaleurs du printemps avec son nouveau colocataire Dominique. Son voisin, Alain s'agite. Son coloc vient de partir vivre chez sa copine, il oscille entre le bonheur d'&#234;tre seul et l'agacement parce qu'il n'a pas pris toutes ses affaires. Mehdi est venu en visite. &lt;i&gt;&#171; Pour des raisons personnelles &#187;&lt;/i&gt;, il a demand&#233; &#224; quitter les pavillons de La Ravine pour rejoindre l'h&#233;bergement collectif au mas de La Baronne. Il partage sa chambre avec Roger, un des doyens du Village. &lt;i&gt;&#171; Pour r&#233;gler les probl&#232;mes, on &#233;vite au maximum les encadrants, mais si n&#233;cessaire on sait qu'ils sont &#224; l'&#233;coute. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Ouvrir les portes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s sept mois au Village, il se sent accueilli. &lt;i&gt;&#171; Ici, j'ai une maison, un jardin, des copains, que demander de plus ? &#199;a fait trois ans que j'essaie de faire paysagiste, mais sans aller au bout du projet. L&#224;, ils me poussent, ils ne veulent pas que je m'installe. En attendant, je travaille au mara&#238;chage et j'ai un espace d'expression o&#249; je m'exerce. &#187;&lt;/i&gt; Comme tous les h&#233;berg&#233;s, Dominique donne quatre heures chaque matin au collectif. Le premier mois, il va tourner sur tous les ateliers afin de choisir son activit&#233;. &lt;i&gt;&#171; &#199;a me plait d'avoir le choix. &#187;&lt;/i&gt; Lionel est dans l'atelier vie quotidienne. A 30 ans, il raconte &#234;tre un habitu&#233; des foyers et des prisons. &lt;i&gt;&#171; C'est la premi&#232;re fois que j'accepte l'autorit&#233;, parce qu'ici je parle avec des gens ouverts qui ne m'obligent &#224; rien. Leur approche m'a donn&#233; envie de m'ouvrir. Je n'ai pas l'impression d'&#234;tre jug&#233; sur mon pass&#233;, ils m'ont laiss&#233; le temps de m&#251;rir mon projet, et maintenant ils m'&#233;paulent &#224; 100 %. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Cadrer&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chaque pavillon de 22 m&#178; avec mezzanine abrite deux personnes. La redevance de 386 euros englobe le loyer, la facture &#233;nerg&#233;tique, la nourriture et l'accompagnement social. La CAF couvre g&#233;n&#233;ralement 180 euros. Le r&#232;glement interdit l'alcool et les drogues. Il faut pr&#233;venir en cas de visite. Les repas doivent &#234;tre pris midi et soir &#224; heures fixes dans la cantine du mas, du dimanche soir au vendredi midi. Le mardi soir, la r&#233;union r&#233;sidents est obligatoire avant le diner. En cas d'absence prolong&#233;e et non justifi&#233;e, la place est consid&#233;r&#233;e comme vacante. Le matin &#224; 7 h 15, une navette part chercher les ouvriers &#224; Cavaillon. Sinon, pour rejoindre la ville, il y a un arr&#234;t de bus &#224; quelques centaines de m&#232;tres.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Casser les codes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Deux h&#244;tes assurent une pr&#233;sence quotidienne jusqu'&#224; 21 heures sauf les jeudis et vendredis soir. Au Village depuis 2003, Fabrice Eymery a &#233;t&#233; animateur dans les quartiers puis veilleur de nuit en CHRS. Magali Gillibert est assistante sociale depuis 2007. Ils observent, discutent, distribuent les m&#233;dicaments, toquent &#224; la porte quand un r&#233;sident dispara&#238;t&#8230; &lt;i&gt;&#171; Nous partageons des moments de vie&lt;/i&gt;, explique Magali. &lt;i&gt;On est dans l'&#233;change informel. Ici, on ne parle pas de distance, mais de proximit&#233; professionnelle. En arrivant en mai 2009 apr&#232;s deux ans de polyvalence de secteur au conseil g&#233;n&#233;ral, j'ai d&#251; me d&#233;lester de mon savoir-faire. &#199;a n'a pas &#233;t&#233; &#233;vident, Fabrice qui n'a pas le formatage travailleur social m'a aid&#233;. Dans mon autre mi-temps, le suivi des b&#233;n&#233;ficiaires du RSA, je m'autorise l'informel, j'y vois du sens. Discuter d'autres choses que ce qui fait l'objet de l'entretien permet d'&#233;tablir une relation de confiance, d'appr&#233;hender la personne dans sa globalit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'assistante sociale constate que les r&#233;sidents pr&#233;f&#232;rent du temps en individuel, les r&#233;sidents se r&#233;unissent quand m&#234;me les mardis &#224; 19 heures avant le diner. Cet espace de discussion est cens&#233; permettre de verbaliser et d&#233;samorcer les petits soucis du collectif. &lt;i&gt;&#171; En fait &#231;a les emmerde&lt;/i&gt;, constate Fabrice. &lt;i&gt;Il faut comprendre qu'ils passent quasiment 24 heures sur 24 ensemble, les soucis ils ont le temps d'en discuter et de s'autor&#233;guler. En cas de gros probl&#232;me, on est toujours au courant, c'est un village ici. Pour le reste, nous devons leur faire confiance. Tous ont essay&#233; individuellement de trouver des solutions sans y arriver. Ce collectif leur permet de faire &#233;merger des solutions pour arriver &#224; un &#233;quilibre, un petit bonheur. Pour moi l'important, c'est qu'&#224; midi, il y a quarante personnes &#224; table et elles se parlent. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;___________________________________________________________&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt; Une maison commune&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les accueillis du Village ont impuls&#233; la cr&#233;ation de la Maison commune. Depuis d&#233;cembre 2013,il a investi au centre de Cavaillon un ancien hangar de 320 m&#178; avec le Secours populaire et les Restos du c&#339;ur. La conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale et l'&#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, C&#233;lia Turrel et Thomas Parlongue, assurent l'accueil de jour. Dans une ville o&#249; la pauvret&#233; est ni&#233;e, cet espace donne une visibilit&#233; &#224; la pr&#233;carit&#233;. En 2014, sur 240 personnes recens&#233;es 177 ont demand&#233; une domiciliation. 210 ont sollicit&#233; le 115, sans succ&#232;s faute de lits sur Cavaillon. Mais c&#244;t&#233; vie sociale, il y avait le choix : repas de No&#235;l, atelier de journalisme de quatre mois, participation au festival&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pas du luxe, cinq mois de pr&#233;paration pour une rencontre au S&#233;nat. Lors de l'inauguration, le pr&#233;fet Yannick Blanc a qualifi&#233; les acteurs du projet de &lt;i&gt;&#171; pionniers &#187;&lt;/i&gt; car &lt;i&gt;&#171; ils d&#233;montrent que l'on peut faire beaucoup avec des moyens limit&#233;s &#187;.&lt;/i&gt; Vincent Delahaye voit dans cette mutualisation une r&#233;ponse scandaleusement n&#233;cessaire. &lt;i&gt;&#171; Des besoins vitaux comme se loger ou manger devraient relever des politiques publiques. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les 18 et 19 septembre 2015 &#224; Apt&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les personnes d&#233;sign&#233;es uniquement par leur pr&#233;nom n'ont pas souhait&#233; voir publier leur nom&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au Village, le participatif c'est pas du luxe !</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Au-Village-le-participatif-c-est-pas-du-luxe</link>
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		<dc:date>2015-04-16T08:03:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Exclusion</dc:subject>
		<dc:subject>Insertion</dc:subject>
		<dc:subject>1161</dc:subject>

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&lt;p&gt;Depuis 22 ans &#224; la sortie de la ville de Cavaillon dans le Vaucluse, l'association Le Village cherche &#224; d&#233;montrer que l'utopie n'est pas un truc de bisounours. Sa vocation est de d&#233;velopper avec ses r&#233;sidents un projet de vie autonome bas&#233; sur l'alimentation et l'habitat. M&#234;lant dans un m&#234;me lieu logement et production, l'accueil se veut inconditionnel ce qui g&#233;n&#232;re une grande mixit&#233; des publics. D&#233;lib&#233;r&#233;ment en d&#233;calage avec les exigences institutionnelles, l'accompagnement s'appuie sur le participatif pour (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Exclusion" rel="tag"&gt;Exclusion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Insertion" rel="tag"&gt;Insertion&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1161-" rel="tag"&gt;1161&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton4537-299b6.jpg?1694199701' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 22 ans &#224; la sortie de la ville de Cavaillon dans le Vaucluse, l'association Le Village cherche &#224; d&#233;montrer que l'utopie n'est pas un truc de bisounours. Sa vocation est de d&#233;velopper avec ses r&#233;sidents un projet de vie autonome bas&#233; sur l'alimentation et l'habitat. M&#234;lant dans un m&#234;me lieu logement et production, l'accueil se veut inconditionnel ce qui g&#233;n&#232;re une grande mixit&#233; des publics. D&#233;lib&#233;r&#233;ment en d&#233;calage avec les exigences institutionnelles, l'accompagnement s'appuie sur le participatif pour inventer d'autres formes d'insertion et des alternatives de vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel de la quinzaine&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Marianne Langlet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Participation casser la vitrine&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Poisson d'avril&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;St&#233;r&#233;otype&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Du validisme respectable&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Strasbourg &#8226; &lt;strong&gt;Le collectif 789 engage une r&#233;flexion collective&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Qu&#233;bec &#8226; &lt;strong&gt; Familles d'accueil : nouvelles normes, nouvelles r&#232;gles &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Politique &#233;ducative &#8226; &lt;strong&gt; Vers une interdiction de la fess&#233;e ? &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Transmission&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Les &#233;ditions du secteur
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Champ social, Chronique Sociale, &#233;r&#232;s&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au c&#339;ur des m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Violences conjugales
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Du concret pour les victimes&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'association Le Village
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au Village, le participatif c'est pas du luxe !&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;L'insertion, et apr&#232;s ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;L'insertion, autrement&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;&#034;On a tous une pierre &#224; apporter &#224; l'&#233;difice !&#034;&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Quelle accessibilit&#233; des th&#233;&#226;tres aux personnes handicap&#233;es ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Mon coup de gueule&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Droit de r&#233;ponse &#224; l'article &lt;i&gt;N'ayez plus peur de nous&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Savoir &#234;tre et savoir faire&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Autisme, sortir de l'impasse&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, P. Sans&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le royaume de Tristan&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, A-S. Ferry&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'enfant inattentif et hyperactif&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, F. Bange&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Psychopathologie de la communication, des apprentissages et de l'hyperactivit&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, H. B&#233;nony, C. B&#233;nony-Viod&#233; et J. Dumas&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Expositions&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Cent ans de ville, cent ans de vie&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'Une et l'Autre, Carnets de route&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Film&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Vivant !&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, r&#233;alis&#233; par Vincent Boujon&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les artisans du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portrait de Val&#233;rie Brignol &#8226; &lt;strong&gt; Assistante sociale chercheuse &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Offres d'emploi, d&#233;l&#233;gation de service public, appel d'offre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Au village, le participatif c'est pas du luxe !</title>
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&lt;p&gt;Depuis 22 ans &#224; la sortie de la ville de Cavaillon dans le Vaucluse, l'association Le Village cherche &#224; d&#233;montrer que l'utopie n'est pas un truc de bisounours. Sa vocation est de d&#233;velopper avec ses r&#233;sidents un projet de vie autonome bas&#233; sur l'alimentation et l'habitat. M&#234;lant dans un m&#234;me lieu logement et production, l'accueil se veut inconditionnel ce qui g&#233;n&#232;re une grande mixit&#233; des publics. D&#233;lib&#233;r&#233;ment en d&#233;calage avec les exigences institutionnelles, l'accompagnement s'appuie sur le participatif pour (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 22 ans &#224; la sortie de la ville de Cavaillon dans le Vaucluse, l'association Le Village cherche &#224; d&#233;montrer que l'utopie n'est pas un truc de bisounours. Sa vocation est de d&#233;velopper avec ses r&#233;sidents un projet de vie autonome bas&#233; sur l'alimentation et l'habitat. M&#234;lant dans un m&#234;me lieu logement et production, l'accueil se veut inconditionnel ce qui g&#233;n&#232;re une grande mixit&#233; des publics. D&#233;lib&#233;r&#233;ment en d&#233;calage avec les exigences institutionnelles, l'accompagnement s'appuie sur le participatif pour inventer d'autres formes d'insertion et des alternatives de vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;LIEN SOCIAL NUM&#201;RO 1161 EST &#201;PUIS&#201;, MAIS DISPONIBLE EN &lt;a href=&#034;https://www.amazon.fr/village-participatif-cest-luxe-Social-ebook/dp/B077P8V9F2/ref=sr_1_12?s=digital-text&amp;ie=UTF8&amp;qid=1515594636&amp;sr=1-12&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;VERSION NUM&#201;RIQUE&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Autisme, sortir de l'impasse &#8226; Du diagnostic &#224; l'inclusion</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Autisme-sortir-de-l-impasse-o-Du-diagnostic-a-l-inclusion</link>
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		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
		<dc:subject>1161</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ouvrage de Pierre Sans consternera les gardiens du temple. Mais sa lecture n'en reste pas moins &#233;difiante. Se voulant didactique, avant d'&#234;tre pol&#233;miste, ce psychiatre &#224; la tr&#232;s longue exp&#233;rience d&#233;finit ce qu'il est convenu de nommer aujourd'hui les &#171; troubles du spectre autistique &#187;, apr&#232;s ce qui fut appel&#233; l'&#171; autisme &#187; puis les &#171; troubles envahissants du d&#233;veloppement &#187;, en identifiant une triade : un d&#233;faut de communication, des troubles de la socialisation et un attachement &#224; l'immobilit&#233; de (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton4538-772c5.jpg?1694199701' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ouvrage de Pierre Sans consternera les gardiens du temple. Mais sa lecture n'en reste pas moins &#233;difiante. Se voulant didactique, avant d'&#234;tre pol&#233;miste, ce psychiatre &#224; la tr&#232;s longue exp&#233;rience d&#233;finit ce qu'il est convenu de nommer aujourd'hui les &#171; troubles du spectre autistique &#187;, apr&#232;s ce qui fut appel&#233; l'&#171; autisme &#187; puis les &#171; troubles envahissants du d&#233;veloppement &#187;, en identifiant une triade : un d&#233;faut de communication, des troubles de la socialisation et un attachement &#224; l'immobilit&#233; de l'environnement. Cette description, en apparence banale, recouvre une v&#233;ritable souffrance v&#233;cue tant par la personne atteinte de ce syndrome que par tout son entourage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux grandes &#233;coles s'affrontent quant aux modalit&#233;s de traitement. D'un c&#244;t&#233;, on trouve la psychanalyse. Jacques Lacan, tout d'abord, qui &#233;tablit l'origine des psychoses infantiles dans &#171; la forclusion du nom du p&#232;re &#187; : une m&#232;re fusionnelle, surstimulante, intrusive, emp&#234;chant son enfant d'entrer dans le registre du symbolique et de la parole. Il faudrait donc la mettre &#224; distance. Les partisans de la th&#233;orie du &#171; moi-peau &#187; de Didier Anzieu, ensuite, qui cherchent &#224; ce que l'enfant r&#233;investisse son enveloppe corporelle. La voie pour l'aider &#224; se distancier de l'angoisse de morcellement et de discontinuit&#233; qui l'&#233;treint, serait la pataugeoire ou le packing (enveloppement de linge glac&#233;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'autre c&#244;t&#233;, campe le comportementalisme et ses m&#233;thodes ABA, TEACCH et PECS se donnant pour ambition le d&#233;veloppement des comp&#233;tences sociales, gr&#226;ce respectivement &#224; des renforcements positifs, l'organisation d'un environnement le plus compr&#233;hensible possible et des modalit&#233;s de communication par images et pictogrammes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre les uns et les autres, c'est la guerre. Fort des nombreux t&#233;moignages reproduits tout au long de son livre, Pierre Sans se montre intransigeant. M&#234;me s'il rappelle la place centrale de l'inconscient (il n'a pas exerc&#233; dix ans comme psychanalyste lib&#233;ral pour rien), il d&#233;nonce la banquise des mots st&#233;r&#233;otyp&#233;s, idol&#226;tres et d&#233;lirants d'une doxa freudienne qui, ayant encore la mainmise sur la p&#233;dopsychiatrie, les universit&#233;s et cabinets minist&#233;riels, n'entend pas c&#233;der un pouce du pouvoir absolu acquis depuis quarante ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais l'auteur est tout aussi m&#233;fiant face &#224; ces &#233;coles exp&#233;rimentales utilisant des m&#233;thodes pas toujours &#233;valu&#233;es scientifiquement. Il reprend &#224; son compte le principe de d&#233;sinstitutionnalisation &#224; l'&#339;uvre dans des pays comme l'Italie, l'Espagne ou le Portugal. Il revendique le red&#233;ploiement des moyens du dispositif actuel dans le d&#233;veloppement de petits appartements collectifs ou du placement familial, mais tout autant une inclusion scolaire ne pouvant se concr&#233;tiser que gr&#226;ce &#224; la professionnalisation des AVS, l'augmentation du nombre d'enseignants sp&#233;cialis&#233;s, ainsi que la multiplication des classes sp&#233;cialis&#233;es et des SESSAD.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. De Boeck, 2014, (304 p. &#8211; 22 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le royaume de Tristan &#8226; Guide de survie d'une maman face &#224; l'autisme</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-royaume-de-Tristan-o-Guide-de-survie-d-une-maman-face-a-l-autisme</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Autisme</dc:subject>
		<dc:subject>1161</dc:subject>

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&lt;p&gt;Qu'avons-nous fait pendant des d&#233;cennies ? Comment est-il possible de nous &#234;tre montr&#233;s collectivement aussi born&#233;s, archa&#239;ques et maltraitants ? Le t&#233;moignage d'Anne-Sophie Ferry donne froid dans le dos. Son petit gar&#231;on manifeste tr&#232;s t&#244;t des comportements pour le moins inqui&#233;tants : Tristan pleure pendant des heures, refuse obstin&#233;ment de s'habiller, crie beaucoup, d&#233;truit tout, brise ses jouets, se jette au sol d&#232;s qu'on le contrarie, se tapant la t&#234;te, frappant ou mordant l'adulte qui veut le (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L98xH150/arton4539-2d632.jpg?1694199701' width='98' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Qu'avons-nous fait pendant des d&#233;cennies ? Comment est-il possible de nous &#234;tre montr&#233;s collectivement aussi born&#233;s, archa&#239;ques et maltraitants ? Le t&#233;moignage d'Anne-Sophie Ferry donne froid dans le dos. Son petit gar&#231;on manifeste tr&#232;s t&#244;t des comportements pour le moins inqui&#233;tants : Tristan pleure pendant des heures, refuse obstin&#233;ment de s'habiller, crie beaucoup, d&#233;truit tout, brise ses jouets, se jette au sol d&#232;s qu'on le contrarie, se tapant la t&#234;te, frappant ou mordant l'adulte qui veut le contenir, il se montre incontinent, r&#233;p&#232;te des phrases en boucle, sautille et ne s'assied jamais, ne dormant que quelques heures la nuit, avant de recommencer une journ&#233;e toute aussi d&#233;structur&#233;e. Sa m&#232;re consulte. La r&#233;ponse qui lui est faite est au mieux une banalisation, au pire, une stigmatisation : tout serait de sa faute ! Le diagnostic tombe implacable, comme un couperet : son enfant souffrirait d'une psychose fusionnelle avec elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La seule fa&#231;on qu'il s'en sorte, serait de l'enfermer en h&#244;pital psychiatrique, &#224; quatre ans, loin d'elle. Ce que va vivre l'enfant. Ses parents l'en feront sortir, apr&#232;s qu'une infirmi&#232;re compatissante les ait contact&#233;s clandestinement pour leur d&#233;crire l'enfer qu'il y vivait, hurlant toute la journ&#233;e et se recouvrant de ses excr&#233;ments. Anne-Sophie Ferry fait alors le choix d'une formation universitaire de l'approche comportementaliste. Elle nous d&#233;crit la renaissance, pas &#224; pas, d'un Tristan qui retrouve tr&#232;s progressivement une dignit&#233;, gr&#226;ce &#224; des m&#233;thodes pens&#233;es, pr&#233;par&#233;es et programm&#233;es avec soin, qui, pour &#234;tre tant diabolis&#233;es n'en apportent pas moins des r&#233;sultats &#233;valu&#233;s et quantifi&#233;s. Aujourd'hui, son enfant va bien. Et ce n'est pas gr&#226;ce &#224; la p&#233;dopsychiatrie officielle, mais malgr&#233; elle et contre elle. Accusation grave et d&#233;rangeante d&#233;livr&#233;e sans haine, ni col&#232;re, que l'on doit aussi &#233;couter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Michalon, 2015, (239 p. &#8211; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'enfant inattentif et hyperactif &#8226; Le comprendre et l'aider</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-enfant-inattentif-et-hyperactif-o-Le-comprendre-et-l-aider</link>
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		<dc:date>2015-04-15T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Psychologie</dc:subject>
		<dc:subject>1161</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il faut leur r&#233;p&#233;ter cent fois la m&#234;me chose &#224; ces enfants qui ne tiennent jamais en place. Mieux vaut, toutefois, se garder des interpr&#233;tations h&#226;tives qui ont la force s&#233;duisante des explications commodes : non, ils ne sont pas mal &#233;lev&#233;s, non leurs parents ne sont pas d&#233;missionnaires. Si chacun des ces sympt&#244;mes intervient selon une intensit&#233; et une fr&#233;quence propres &#224; chaque enfant, on retrouve syst&#233;matiquement l'inattention, l'hyperactivit&#233; ainsi que l'impulsivit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certains d&#233;veloppent plus l'un (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il faut leur r&#233;p&#233;ter cent fois la m&#234;me chose &#224; ces enfants qui ne tiennent jamais en place. Mieux vaut, toutefois, se garder des interpr&#233;tations h&#226;tives qui ont la force s&#233;duisante des explications commodes : non, ils ne sont pas mal &#233;lev&#233;s, non leurs parents ne sont pas d&#233;missionnaires. Si chacun des ces sympt&#244;mes intervient selon une intensit&#233; et une fr&#233;quence propres &#224; chaque enfant, on retrouve syst&#233;matiquement l'inattention, l'hyperactivit&#233; ainsi que l'impulsivit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains d&#233;veloppent plus l'un d'entre eux, d'autres cumulent. Toute la difficult&#233; r&#233;side bien dans la distinction entre des manifestations li&#233;es &#224; l'exub&#233;rance naturelle du jeune enfant et celles bien plus pathologiques qui envahissent durablement et depuis longtemps la vie du petit d'homme et de sa famille. Toute une s&#233;rie d'affections dites co-morbides particuli&#232;rement perturbantes peuvent venir &#233;clipser ou confirmer le diagnostic des troubles de l'attention et de l'hyperactivit&#233; : comportements perturbateurs, troubles de l'anxi&#233;t&#233;, de l'humeur, de l'apprentissage, de la coordination motrice, du sommeil ou de l'alimentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hypoth&#232;ses quant &#224; l'origine de ce syndrome se perdent dans les traditionnelles disputes entre les partisans des causes organiques et fonctionnelles et ceux qui se centrent sur l'environnement et plus particuli&#232;rement les inter relations insatisfaisantes entre parents et enfant. Il semble plus raisonnable de s'orienter vers une combinaison de raisons &#224; la fois g&#233;n&#233;tiques, psychologiques et biologiques. Fran&#231;ois Bange consacre la moiti&#233; de son livre &#224; des conseils pratiques, mettant l'accent sur l'approche comportementaliste fond&#233;e sur des renfor&#231;ateurs positifs. Rester constant, patient et calme, reprendre avec l'enfant les actes pos&#233;s, valoriser et encourager ses efforts sont les meilleurs moyens, pour accro&#238;tre ses comp&#233;tences sociales.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Inter&#201;ditions, 2014, (1155 p. &#8211; 15,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Psychopathologie de la communication, des apprentissages et de l'hyperactivit&#233; &#8226; chez l'enfant et l'adolescent</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Psychopathologie-de-la-communication-des-apprentissages-et-de-l-hyperactivite-o-chez-l-enfant-et-l-adolescent</link>
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		<dc:subject>Psychologie</dc:subject>
		<dc:subject>1161</dc:subject>

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&lt;p&gt;Voil&#224; un pr&#233;cieux ouvrage &#224; la fois clair, pr&#233;cis et d&#233;taill&#233;. Point de jargon n&#233;buleux, ni de raisonnements fumeux. Six chapitres structur&#233;s autour des m&#234;mes rubriques, permettant ainsi une lecture m&#233;thodique. Que ce soit l'historique, la d&#233;finition, les sympt&#244;mes, la validation scientifique, l'&#233;pid&#233;miologie ou l'&#233;tiologie, l'essentiel est pass&#233; en revue. Dans le spectre de l'autisme, les auteurs placent le syndrome d'Asperger dans les manifestations les moins importantes et celui de Rett dans les plus graves. (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un pr&#233;cieux ouvrage &#224; la fois clair, pr&#233;cis et d&#233;taill&#233;. Point de jargon n&#233;buleux, ni de raisonnements fumeux. Six chapitres structur&#233;s autour des m&#234;mes rubriques, permettant ainsi une lecture m&#233;thodique. Que ce soit l'historique, la d&#233;finition, les sympt&#244;mes, la validation scientifique, l'&#233;pid&#233;miologie ou l'&#233;tiologie, l'essentiel est pass&#233; en revue. Dans le spectre de l'autisme, les auteurs placent le syndrome d'Asperger dans les manifestations les moins importantes et celui de Rett dans les plus graves. Le trouble d&#233;sint&#233;gratif de l'enfance est sans doute le plus inattendu, puisqu'il intervient apr&#232;s un d&#233;veloppement tout &#224; fait ordinaire et normal les premi&#232;res ann&#233;es, provoquant une d&#233;structuration irr&#233;versible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la continuit&#233; de la description de ces affections, vient celle de la schizophr&#233;nie infantile, peu diff&#233;rente des adultes dans les manifestations de d&#233;lire et d'hallucinations. Pour toutes ces atteintes graves, l'origine g&#233;n&#233;tique, biologique ou neurologique est plus ou moins bien document&#233;e. La seule certitude, c'est qu'il faut se m&#233;fier des th&#233;ories monocausales. Si les troubles des apprentissages semblent trouver prioritairement leur source dans le mode de fonctionnement familial, il n'en va pas de m&#234;me du domaine des psychoses, aucune &#233;tude n'ayant permis &#224; ce jour de d&#233;montrer, qu'&#224; elle seule, la relation inad&#233;quate entre la m&#232;re et l'enfant pourrait en &#234;tre l'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs s'int&#233;ressent aussi &#224; des manifestations moins dramatiques, &#233;voquant l'&#233;nur&#233;sie et l'encopr&#233;sie (en &#233;cartant l'explication de l'agression sexuelle comme cause syst&#233;matique), mais aussi le retard mental (l'intelligence &#233;tant le produit de la combinaison entre l'h&#233;ritage g&#233;n&#233;tique et la construction par l'enfant) et les d&#233;ficits de l'attention et hyperactivit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. De Boeck, 2012, (174 p. &#8211; 14 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Participation : casser la vitrine</title>
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		<dc:date>2015-04-15T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>1161</dc:subject>

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&lt;p&gt;La participation des personnes accueillies ou accompagn&#233;es fait l'objet de multiples lois, rapports, guides de bonnes pratiques et, pourtant, il est difficile de la faire vivre dans la r&#233;alit&#233;. Le dernier rapport du Conseil sup&#233;rieur du travail social propose de &#171; refonder le rapport aux personnes &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Merci de ne plus nous appeler usagers &#187;. Cette phrase d'une personne b&#233;n&#233;ficiaire du RSA vient sous-titrer le rapport du Conseil sup&#233;rieur du travail social (CSTS) intitul&#233; Refonder le rapport aux (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La participation des personnes accueillies ou accompagn&#233;es fait l'objet de multiples lois, rapports, guides de bonnes pratiques et, pourtant, il est difficile de la faire vivre dans la r&#233;alit&#233;. Le dernier rapport du Conseil sup&#233;rieur du travail social propose de &#171; refonder le rapport aux personnes &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Merci de ne plus nous appeler usagers &#187;&lt;/i&gt;. Cette phrase d'une personne b&#233;n&#233;ficiaire du RSA vient sous-titrer le rapport du Conseil sup&#233;rieur du travail social (CSTS) intitul&#233; Refonder le rapport aux personnes. Il se penche sur la notion de participation. Depuis la loi du 2 janvier 2002, les outils impos&#233;s par le l&#233;gislateur pour mieux respecter le droit des &#171; usagers &#187; existent dans la plupart des institutions : livret d'accueil, contrat de s&#233;jour, conseil de vie sociale&#8230; Mais dans la r&#233;alit&#233;, cette participation a souvent bien du mal &#224; s'incarner. La cr&#233;ation du collectif Dignit&#233;, en janvier dernier, constitu&#233; uniquement de personnes h&#233;berg&#233;es, souvent membres du conseil consultatif des personnes accueillies (CCPA), est venu le rappeler. Son fondateur, S&#233;bastien Frutieaux, h&#233;berg&#233; dans un CHRS, souhaite que les conseils de vie sociale dans les structures existent vraiment, aient plus de pouvoir, influent les pratiques. Marcel Jaeger, pr&#233;sident de la sous-commission du CSTS et rapporteur, le rejoint sur ce constat et estime qu'&lt;i&gt;&#171; il y a un cap &#224; passer &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport insiste : il faut sortir du mod&#232;le d&#233;claratif. &#171; &lt;i&gt;&#8239;Il ne suffit pas d'&#234;tre en r&#232;gle par rapport aux obligations l&#233;gales pour s'assurer de la reconnaissance de l'appartenance des personnes &#224; la soci&#233;t&#233; &#224; part enti&#232;re &#187;&lt;/i&gt;, souligne son rapporteur. M&#234;me s'il rel&#232;ve des exemples positifs, le rapport est s&#233;v&#232;re : &lt;i&gt;&#171; La participation reste dans la plupart des cas limit&#233;e et la mobilisation est difficile sur la dur&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; Il pointe m&#234;me les situations o&#249; la privation des droits entra&#238;ne de la maltraitance, notamment dans les institutions qui accueillent des personnes &#226;g&#233;es et/ou handicap&#233;es. Pour inverser la tendance, le CSTS pr&#233;conise un changement des pratiques qui exige une transformation culturelle mais aussi institutionnelle. Le changement de regard passe par les mots employ&#233;s : proscrire du vocabulaire officiel le mot usager comme une cat&#233;gorie &#224; part enti&#232;re. Beaucoup de personnes accompagn&#233;es par les travailleurs sociaux demandent de ne plus utiliser ce terme trop proche des qualificatifs &lt;i&gt;&#171; usag&#233;, assujetti, incapable&#8230; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La participation reste limit&#233;e et la mobilisation est difficile sur la dur&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les professionnels eux-m&#234;mes sont parfois mal &#224; l'aise. Cette vision des &#171; usagers &#187; comme des individus caract&#233;ris&#233;s uniquement par des manques, des personnes &#224; probl&#232;mes, emp&#234;che de voir des citoyens avec des ressources, des capacit&#233;s&#8230; et des droits. Le CSTS s'inqui&#232;te du ph&#233;nom&#232;ne de non recours aux droits. Un non recours qui s'explique, entre autres, par une m&#233;connaissance, un manque d'information, un dysfonctionnement des services, ou un refus de faire valoir ses droits par crainte de la stigmatisation. Des raisons multiples qui peuvent se conjuguer et entra&#238;ner les personnes hors de vision du travail social. Brigitte Bouquet, membre du CSTS et rapporteur, appelle &#224; un retour de la pratique &#171; d'aller vers &#187; pour lutter contre ce ph&#233;nom&#232;ne. Le rapport propose un&lt;i&gt; &#171; travail social en r&#233;sonance &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;fini comme &#171; une forme d'intervention qui donne ampleur, force et vigueur aux initiatives des &#171; usagers &#187; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette posture, selon le CSTS, &lt;i&gt;&#171; consiste &#224; ne pas baliser le chemin de l'accompagnement a priori, mais a contrario, &#224; laisser la personne aid&#233;e se promener le long du fil sinueux de ses pens&#233;es, de ses d&#233;sirs et de ses aspirations &#187;&lt;/i&gt;, quitte &#224; ce que l'accompagnement soit discontinu, mette le professionnel face &#224; ses lacunes. Un id&#233;al complexe au regard des multiples contraintes du travail social aujourd'hui. &#171; &lt;i&gt;&#8239;Les contraintes &#233;conomiques, qui obligent les organisations &#224; privil&#233;gier une performance davantage financi&#232;re que sociale, complexifient les strat&#233;gies d'adaptation et d'innovation des organisations &#187;&lt;/i&gt;, souligne le rapport qui reconna&#238;t que &lt;i&gt;&#171; les travailleurs sociaux seuls ne peuvent changer leur rapport aux personnes si les institutions, les organisations qui les emploient ne bougent pas elles aussi &#187;. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vaste programme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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