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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Appartements de coordination th&#233;rapeutique &#8226; Le soin &#224; demeure</title>
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&lt;p&gt;Les appartements de coordination th&#233;rapeutique (ACT) ont plus de 20 ans. Ces &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux, initialement cr&#233;&#233;s pour les malades du sida, accueillent aujourd'hui un public atteint d'autres pathologies chroniques invalidantes. Moyens et objectifs ont &#233;volu&#233; dans des structures r&#233;solument souples, mais confront&#233;es &#224; une hausse des demandes. Reportage au service des ACT du Val-de-Marne, g&#233;r&#233; par la fondation Maison des Champs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une musique douce s'&#233;chappe de la salle commune du service des (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les appartements de coordination th&#233;rapeutique (ACT) ont plus de 20 ans. Ces &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux, initialement cr&#233;&#233;s pour les malades du sida, accueillent aujourd'hui un public atteint d'autres pathologies chroniques invalidantes. Moyens et objectifs ont &#233;volu&#233; dans des structures r&#233;solument souples, mais confront&#233;es &#224; une hausse des demandes. Reportage au service des ACT du Val-de-Marne, g&#233;r&#233; par la fondation Maison des Champs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Une musique douce s'&#233;chappe de la salle commune du service des appartements de coordination th&#233;rapeutique (ACT) du Val-de-Marne. Les r&#233;sidents allong&#233;s sur les tapis de gymnastique grimacent. Michael, le coach sportif et intervenant de l'association VIACTI, encourage les participants &#224; prolonger un peu les &#233;tirements avant de clore la s&#233;ance. Quatre personnes prennent part aujourd'hui &#224; l'atelier d'activit&#233; physique adapt&#233;e (APA).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis peu au cours d'une r&#233;union du groupe d'expression, les r&#233;sidents ont propos&#233; de d&#233;placer l'atelier avant le petit d&#233;jeuner hebdomadaire afin d'encourager une participation plus importante &#224; la session de gymnastique douce. D'autres ateliers autour de la sant&#233;, de la cuisine, autour du papier (m&#233;diation collage) ou encore de la socio esth&#233;tique sont r&#233;guli&#232;rement organis&#233;s. De fait, ces locaux ne sont que l'ancre g&#233;ographique du dispositif d'accompagnement. Conseill&#232;re ESF, &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es, assistantes sociales, infirmi&#232;res, psychologue et m&#233;decin&#8230; l'&#233;quipe pluridisciplinaire assure une pr&#233;sence diurne dans ce lieu-relais pour les trente-deux r&#233;sidents log&#233;s en appartements individuels, ou semi-collectifs dispers&#233;s en p&#233;riph&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La maladie chronique au centre du dispositif d'accompagnement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La maladie du r&#233;sident, la gestion et la stabilisation de celle-ci sont au c&#339;ur du projet personnel &#233;difi&#233; autour de lui. Si elle est la premi&#232;re dimension avec laquelle travaille l'&#233;quipe une fois les r&#233;sidents int&#233;gr&#233;s &#224; l'ACT, elle est aussi l'un des crit&#232;res principaux, au m&#234;me titre que la situation de pr&#233;carit&#233;, pour &#233;valuer le dossier d'entr&#233;e d'un futur r&#233;sident. Force est de constater que depuis la cr&#233;ation des ACT, la r&#233;partition par pathologie des entrants a &#233;volu&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1994 les ACT sont cr&#233;&#233;s sp&#233;cifiquement pour les personnes malades du sida. &lt;i&gt;&#171; Le travail d'accompagnement m&#233;dicosocial &#233;tait proche d'un accompagnement de fin de vie &#187;&lt;/i&gt;, explique C&#233;line, la chef de service de la fondation. Les ann&#233;es suivantes, avec le succ&#232;s de la trith&#233;rapie, le public accueilli reste essentiellement compos&#233; de personnes atteintes du VIH, mais le projet &#171; d'accompagnement de fin de vie &#187; se transforme en projet de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De 2000 &#224; 2009 les ACT se tournent essentiellement vers la r&#233;insertion, avec un objectif de redynamisation. Depuis environ quatre ans toutefois, les entrants sont de plus en plus fragilis&#233;s par les pathologies chroniques associ&#233;es. &lt;i&gt;&#171; Nous accueillons plus de malades du cancer, plus de gens qui d&#233;veloppent plusieurs pathologies graves. Les personnes atteintes du VIH, qui restent encore majoritaires dans l'&#233;tablissement, cumulent souvent d'autres pathologies comme l'insuffisance r&#233;nale, des pathologies respiratoires ou le diab&#232;te &#187;&lt;/i&gt;, constate la chef de service. &lt;i&gt;&#171; Les r&#233;sidents qui n&#233;cessitent des dialyses repr&#233;sentent aujourd'hui 10&#8239;% de la file active, au vu du co&#251;t &#233;lev&#233; de la prise en charge hospitali&#232;re de ces actes m&#233;dicaux, les ACT sont adapt&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, estime Claire, coordinatrice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Eu &#233;gard au manque de ressources dont nous disposons par le droit commun, il est parfois difficile d'admettre des personnes en perte d'autonomie et &#224; la fois assez autonomes pour vivre seules dans un logement. Le temps administratif ne correspond pas au temps de l'urgence de la situation des personnes &#187;&lt;/i&gt;, constate C&#233;line, la chef de service. &lt;i&gt;&#171; La dur&#233;e de traitement des dossiers pour obtenir des papiers d'identit&#233;, une allocation de ressources, une prise en charge pour l'aide &#224; la vie quotidienne, reporte trop souvent la d&#233;cision d'admission de certains candidats alors que du point de vue de la sant&#233; et de la maladie, le dispositif serait tout &#224; fait adapt&#233; &#187;&lt;/i&gt;, ajoute celle-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des parcours accident&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si le profil pathologique des entrants a &#233;volu&#233;, les parcours de vie et de pr&#233;carit&#233; se diversifient &#233;galement. Le point commun de l'accueil dans ces structures est une situation de pr&#233;carit&#233; qui p&#232;se sur l'observance des soins. Dans ce dispositif satur&#233; par un nombre de demandes toujours croissant, les places sont ch&#232;res. Environ 450 demandes sont trait&#233;es dans l'ann&#233;e par les services de Paris et du Val-de-Marne, pour une file active d'environ 90 personnes pour les deux services (qui cumulent 62 places). &#192; l'ACT de la fondation Maison des Champs, 60&#8239;% des r&#233;sidents sont des migrants en situation de pr&#233;carit&#233;, souvent pass&#233;s par le Samu social ou d'autres dispositifs d'h&#233;bergement d'urgence peu adapt&#233;s aux soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2002, les ACT sont devenus des institutions m&#233;dico-sociales dont le fonctionnement est d&#233;limit&#233; par des textes et le financement assur&#233; par la CPAM. Du point de vue administratif, les personnes ayant l'aide m&#233;dicale d'&#201;tat (AME) et une demande de titre de s&#233;jour en cours sont potentiellement s&#233;lectionnables. Dans la pratique, elles le sont rarement. De m&#234;me, les r&#233;sidents doivent participer aux frais d'h&#233;bergement. &#192; la fondation Maison des Champs la participation a &#233;t&#233; fix&#233;e &#224; 16&#8239;% des ressources afin de travailler la gestion du budget avec les r&#233;sidents et les pr&#233;parer &#224; pr&#233;voir le paiement d'un loyer, lorsqu'ils seront relog&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'incertitude plus pr&#233;gnante aujourd'hui de non obtention des papiers freine ainsi parfois l'admission d'un candidat &#187;&lt;/i&gt;, regrette C&#233;line. &lt;i&gt;&#171; D'autre part, la dur&#233;e d'obtention des droits aux ressources devient de plus en plus longue. C'est donc le service qui doit supporter les aides financi&#232;res pour les personnes en attente d'ouverture de droits &#187;&lt;/i&gt;, constate-t-elle. Le projet d'insertion professionnelle et d'obtention de l'allocation adulte handicap&#233; (AAH), restent bien souvent des arguments insuffisants pour d&#233;passer ces contraintes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Patrick, 56 ans, ne disposait d'aucune ressource au moment de son entr&#233;e dans la structure, neuf mois auparavant. Dans la petite chambre de l'appartement qu'il partage avec deux colocataires, il pr&#233;pare un th&#233; pour Sophie, sa coordinatrice et r&#233;f&#233;rente sociale dans l'institution. &lt;i&gt;&#171; Je suis rentr&#233; &#224; la fondation juste &#224; temps. J'&#233;tais au fond du trou &#187;&lt;/i&gt;, retrace-t-il pour d&#233;crire le moment d'extr&#234;me rupture pr&#233;c&#233;dant son admission &#224; la fondation Maison des Champs. Arriv&#233; en 1980 en France, il encha&#238;ne les petits boulots et trouve un travail fixe dans le monde de la nuit. Toxicomanie, prison, il perd son appartement, sa famille et se retrouve &#224; la rue, malade et d&#233;pendant. &lt;i&gt;&#171; Je dormais dans le m&#233;tro. L'insuline, je la mettais dans ma poche, &#231;a tombait, je la perdais. Je passais mon temps aux urgences. L'entr&#233;e ici, a tout chang&#233;. &#199;a m'a remis les id&#233;es en place &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t Patrick. Stabilis&#233; au niveau de son traitement m&#233;dical, il travaille d&#233;sormais et poursuit son traitement de substitution. L'addiction, alcool et drogue confondus, concerne un r&#233;sident sur six &#224; l'ACT Maison des Champs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un bin&#244;me m&#233;dico-social essentiel&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour faire face &#224; la double situation de pr&#233;carit&#233; et de fragilit&#233; physique des r&#233;sidents, l'&#233;quipe int&#232;gre du personnel m&#233;dical. M&#233;decins et psychologues ont une pr&#233;sence partielle dans les locaux. Deux infirmi&#232;res sont pr&#233;sentes &#224; temps plein et se partagent les r&#244;les de r&#233;f&#233;rents des 32 r&#233;sidents. &lt;i&gt;&#171; Nous ne prodiguons pas de soin technique ici &#187;&lt;/i&gt;, explique l'une d'elles. Le bureau des infirmi&#232;res est un lieu de passage fr&#233;quent&#233;, m&#234;me hors rendez-vous. Le travail se concentre sur le suivi m&#233;dical, les relations avec les m&#233;decins prescripteurs et les r&#233;seaux ville-h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diversit&#233; des situations am&#232;ne perp&#233;tuellement de nouvelles d&#233;marches et justifie l'importance d'un suivi sp&#233;cifique. Le lien est constant avec les r&#233;sidents. Appels, passages informels des r&#233;sidents ou encore visites r&#233;guli&#232;res au domicile. Aujourd'hui Najla part en visite chez Hachim. Apr&#232;s une greffe du foie et plusieurs interventions d'urgence, le jeune homme, r&#233;unionnais d'origine, termine son parcours au sein de la structure. La pr&#233;sence constante du staff de l'ACT a permis d'acc&#233;l&#233;rer sa stabilisation m&#233;dicale. Il va bient&#244;t pouvoir &#234;tre relog&#233; avec sa famille qui l'a rejoint en m&#233;tropole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La force et l'ADN de la structure, c'est donc ce bin&#244;me infirmi&#232;re-travailleur social. &lt;i&gt;&#171; On se parle de nos questionnements, de la relation au r&#233;sident &#187;&lt;/i&gt;, explique Claire, coordinatrice sociale. Le lien avec la relation m&#233;dicale a &#233;volu&#233; dans cette structure qui n'int&#233;grait initialement pas d'infirmi&#232;re. &lt;i&gt;&#171; Cela a permis l'ouverture vers un projet m&#233;dico-social personnalis&#233; du r&#233;sident. &#187;&lt;/i&gt; Chacun d'entre eux a donc un r&#233;f&#233;rent m&#233;dical et un r&#233;f&#233;rent social. Si les infirmi&#232;res d&#233;passent volontiers leur r&#244;le de soignante pour s'aventurer sur le terrain social, les travailleurs sociaux doivent aussi s'&#233;quiper d'un bagage m&#233;dical minimum pour une bonne prise en compte de la personne dans sa globalit&#233; et dans la gestion de sa vie au quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La connaissance des diverses pathologies accueillies, des traitements et de leurs effets secondaires sont des donn&#233;es qu'il est n&#233;cessaire d'appr&#233;hender pour une approche globale efficace. &lt;i&gt;&#171; Je fais de la coordination m&#233;dico-sociale &#187;&lt;/i&gt;, confie Sophie. &lt;i&gt;&#171; Il nous arrive aussi d'accompagner les r&#233;sidents en rendez-vous &#224; l'h&#244;pital &#187;&lt;/i&gt;, ajoute t-elle. &lt;i&gt;&#171; Ils peuvent se sentir parfois un peu cern&#233;s par la multiplicit&#233; des regards des coordinateurs, mais c'est une richesse. Au niveau humain nous sommes des points d'ancrage diff&#233;rents. Cela multiplie les possibilit&#233;s d'affinit&#233;s n&#233;cessaires au bon accompagnement &#187;&lt;/i&gt;, conclut-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La relation constante avec la pr&#233;sence m&#233;dicale permet &#233;galement d'&#234;tre r&#233;aliste par rapport aux objectifs, en prenant en compte la maladie, son &#233;volution et le &#171; handicap &#187; effectif qu'elle engendre. Rien ne sert de viser un objectif de r&#233;insertion professionnelle si cela n'est pas r&#233;aliste en regard du stade de sa pathologie. &lt;i&gt;&#171; La personne peut &#234;tre devenue relativement autonome et survient un aggravation de son &#233;tat de sant&#233; qui nous am&#232;ne &#224; r&#233;viser nos objectifs &#187;&lt;/i&gt;, explique une coordinatrice sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Des travailleurs sociaux g&#233;n&#233;ralistes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le temps limit&#233; de l'accompagnement au sein de la structure ACT, les travailleurs sociaux mettent &#224; disposition des r&#233;sidents aide et ressources. Ces ressources sont des clefs &#224; r&#233;utiliser apr&#232;s la sortie : accessibilit&#233; aux droits, titres de s&#233;jour, rapprochement familial, dossier pour obtenir l'AAH, recherche de logement&#8230; les domaines d'intervention sont multiples. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes la premi&#232;re interface, le n&#339;ud central et nous nous tournons vers les sp&#233;cialistes, les partenaires, le r&#233;seau. Cela fait de nous des g&#233;n&#233;ralistes avec des sp&#233;cialit&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique une coordinatrice. Construire des r&#233;seaux (associatifs ou li&#233;s aux collectivit&#233;s territoriales) en fonction des probl&#233;matiques est le quotidien de la coordination sociale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le temps du s&#233;jour en ACT, pour faire avancer les situations, les longs d&#233;lais d'instruction des dossiers de s&#233;curit&#233; sociale posent probl&#232;me. Depuis la politique de cr&#233;ation des plateformes, la d&#233;sertification et la d&#233;shumanisation des services sont un frein au travail des coordinateurs. &lt;i&gt;&#171; Au Kremlin-Bic&#234;tre, ajoute la coordinatrice sociale, l'agence de s&#233;curit&#233; sociale est ouverte une fois par semaine aux visites. Avant nous pouvions exposer et expliquer la situation &#224; nos interlocuteurs, aujourd'hui il nous faut affronter la lourdeur administrative sans lien direct avec certains de nos interlocuteurs. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Autonomisation et relogement : un objectif modulable&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le but premier du dispositif d'h&#233;bergement temporaire reste le relogement apr&#232;s stabilisation de la maladie. En 2014, les ACT de la fondation comptent 16 sorties sur 32. Objectif atteint. Suivant le profil, le parcours et l'&#233;tat de sant&#233;, le contrat de s&#233;jour sign&#233; entre l'ACT et le r&#233;sident d&#233;finit nombre d'objectifs interm&#233;diaires, de points d'autonomisation ou d'insertion. Cet accord contractuel est renouvelable tous les six mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Laurent a rendez-vous avec la chef de service pour prolonger son contrat apr&#232;s une ann&#233;e pass&#233;e au sein de la structure, l'occasion de faire le point sur les objectifs remplis et ceux sur lesquels travailler durant les mois &#224; venir. Licenci&#233; en 2010, il perd ses allocations deux ans apr&#232;s. Au m&#234;me moment on lui diagnostique un cancer. Il vit alors dans une caravane. En un an, Laurent a fait du chemin. &lt;i&gt;&#171; Autonomie m&#233;dicale acquise. Sur le plan social, on oriente tout vers le relogement &#187;&lt;/i&gt;, stipule son nouveau contrat qui court jusqu'en juin&#8239;2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De fait, si la dur&#233;e de s&#233;jour en ACT n'est pas limit&#233;, le renouvellement d'un contrat de s&#233;jour doit prendre en compte le besoin ou non de maintenir l'intervention d'une coordination m&#233;dico-sociale. La dur&#233;e d'obtention d'un logement est longue en Ile-de-France, les ACT de la r&#233;gion parisienne disposent en moyenne de 24 &#224; 30 mois pour reloger les r&#233;sidents ou, &#224; d&#233;faut, les orienter vers des structures de logement transitoires, non financ&#233;es par la s&#233;curit&#233; sociale. &#192; la sortie de son entretien Laurent exprime sa satisfaction. &lt;i&gt;&#171; Bien s&#251;r que je suis content d'entendre que je ne d&#233;pendrai plus d'une coordination m&#233;dicale&#8230; En esp&#233;rant que j'obtiendrai une proposition de logement d&#233;cent d'ici six mois &#187;&lt;/i&gt; s'inqui&#232;te-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La sortie, une appr&#233;hension partag&#233;e par les r&#233;sidents et les coordinateurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Tout le dispositif est une longue et patiente pr&#233;paration &#224; la sortie du r&#233;sident. Toutes les forces des coordinatrices, ainsi que celles du r&#233;sident lui-m&#234;me, sont tendues vers ce but pourtant redout&#233; lorsqu'il est atteint. &lt;i&gt;&#171; Il y a une vie collective dans la structure qui peut devenir un substitut efficace de la famille. Ils ont un souci avec la banque, on est l&#224; ; pour le titre de s&#233;jour, on est l&#224; &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume une coordinatrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; les p&#233;riodes de rush, les ACT disposent, par rapport &#224; d'autres structures qui g&#232;rent &#233;galement la sant&#233; d'un certain confort-temps pour travailler dans de bonnes conditions et avec des moyens ad&#233;quats. &lt;i&gt;&#171; On entoure les personnes, on les suit, on les porte &#224; bout de bras&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, explique la chef de service. &lt;i&gt;&#171; Lorsque cela s'arr&#234;te le r&#233;sident peut se demander : vais-je continuer &#224; avancer ou vais-je tomber ? On a beau pr&#233;parer les filets, rester disponibles, il y a une r&#233;elle rupture quand ils sortent d'ici. Il faut parfois continuer l'accompagnement m&#233;dico-social sur plusieurs mois pour assurer la p&#233;rennisation du projet &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume C&#233;line. &lt;i&gt;&#171; Pour nous ces derniers pas pour accompagner la sortie sont parfois compliqu&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, explique Claire en sonnant chez Amina. Cette derni&#232;re s'active entre r&#233;ception de meubles et pr&#233;paration du d&#233;m&#233;nagement. Elle vient d'obtenir son appartement. &lt;i&gt;&#171; Un F2 dans Paris &#187;&lt;/i&gt;, se r&#233;jouit-elle. Ce sera son premier logement individuel et une belle victoire au terme d'un parcours compliqu&#233;. Hospitalis&#233;e d'urgence en provenance d'Afrique de l'Ouest en mai&#8239;2010, elle alterne entre Samu social, op&#233;rations lourdes en h&#244;pital, foyer d'h&#233;bergement&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La stabilisation de la maladie et l'obtention de l'AAH ont permis de retrouver un espace vital n&#233;cessaire pour construire. &lt;i&gt;&#171; Mon prochain projet ? Un travail&#8230; Une offre m'a &#233;t&#233; faite mais c'&#233;tait un peu inadapt&#233; en terme de temps de travail au regard de mes capacit&#233;s physiques &#187;&lt;/i&gt;, explique Amina. &lt;i&gt;&#171; Oui c'est une &#233;tape &#233;norme, conclut Claire, il fallait g&#233;rer le d&#233;m&#233;nagement, il faut savoir freiner pour avancer aussi. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Entretien avec &lt;strong&gt;L&#233;onard Nzitunga&lt;/strong&gt;, pr&#233;sident de la f&#233;d&#233;ration nationale d'h&#233;bergements VIH et autres pathologies (FNH VIH)&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;&#171; Les ACT m&#233;ritent d'&#234;tre plus connus par l'ensemble des acteurs &#187;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel est le r&#244;le de votre f&#233;d&#233;ration ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;La FNH VIH, organis&#233;e en 9 coordinations sur l'ensemble du territoire national, f&#233;d&#232;re 63 associations gestionnaires d'h&#233;bergements en lien avec le soin : les ACT, les appartements relais, les lits halte sant&#233; (LHSS). Elle &#339;uvre &#224; l'initiation d'un r&#233;seau d'information, de r&#233;flexion et de formation, pour accompagner les adh&#233;rents dans l'&#233;volution des pratiques et dans la mise en place d'actions et de dispositifs innovants. Nous assumons &#233;galement le r&#244;le d'interface entre le pouvoir public, nos adh&#233;rents et les besoins des personnes. Nous contribuons &#224; l'&#233;laboration des politiques publiques de sant&#233;, notamment en direction des personnes en situation de pr&#233;carit&#233; atteintes de pathologies chroniques, et visons &#224; favoriser la p&#233;rennit&#233; des dispositifs passerelles entre le social, le sanitaire et le m&#233;dicosocial dont font partie les ACT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Comment d&#233;cririez-vous l'&#233;volutiondes structures d'ACT dans le temps ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les appartements de coordination th&#233;rapeutiques ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s en 1994. Au d&#233;part, ces dispositifs &#233;taient destin&#233;s aux personnes atteintes par le VIH-sida. Les appartements de coordination th&#233;rapeutiques ont &#233;t&#233; reconnus comme dispositifs m&#233;dico-sociaux par les lois n&#176; 2002-2 du 2 janvier 2002 r&#233;novant l'action sociale et m&#233;dicosociale et n&#176; 2002-73 du 17 janvier 2002 de modernisation sociale. La premi&#232;re &#233;volution majeure est d'avoir quitt&#233; l'aspect exp&#233;rimental et d'avoir int&#233;gr&#233; le secteur m&#233;dicosocial, avec des missions aussi pr&#233;cises qui int&#232;grent une coordination r&#233;alis&#233;e par un m&#233;decin, un accompagnement global avec une &#233;quipe pluridisciplinaire. Cette &#233;volution s'est accompagn&#233;e d'un financement p&#233;renne assur&#233; aujourd'hui par l'assurance maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre &#233;volution est bien s&#251;r le nombre de structures existantes. Il y avait 597 places d'ACT en 2004. Il en existe environ 2000 places aujourd'hui. Le public &#233;volue aussi. Au d&#233;part, les ACT &#233;taient ouverts aux personnes atteintes de VIH. Depuis 2002, ils sont ouverts &#224; toute personne atteinte de pathologie chronique, en situation de fragilit&#233;. On constate aussi une r&#233;elle &#233;volution des pratiques. Aujourd'hui, le bilan national des ACT, produit par notre f&#233;d&#233;ration depuis huit ans, nous montre que plus de 50 % des personnes entr&#233;es en situation d'h&#233;bergement pr&#233;caires, voire &#224; la rue, sortent vers des logements de droit commun. En province, 7 % des personnes seulement sont sans ressources &#224; la sortie des ACT, alors que 28 % l'&#233;taient &#224; l'entr&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les probl&#232;mes majeurs &#224; surmonter actuellement pour ces structures ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le manque de places, malgr&#233; une augmentation programm&#233;e dans le cadre du plan Qualit&#233; de vie et qualit&#233; de soins 2007-2011, et aujourd'hui une cr&#233;ation chaque ann&#233;e gr&#226;ce &#224; la mobilisation des acteurs et notamment la Direction g&#233;n&#233;rale de la Sant&#233;. Le dispositif est satur&#233;, en amont et en aval. On avait plus de 7 000 demandes d'admission en 2013 pour 1 800 places disponibles. Les blocages se font &#224; l'entr&#233;e. Le besoin de places est &#233;vident. Aujourd'hui les h&#244;pitaux sont financ&#233;s &#224; l'acte et les p&#233;riodes d'hospitalisation deviennent courtes. Il y a donc n&#233;cessit&#233; d'assurer le continuum de prise en charge des personnes qui sortent d'h&#244;pitaux, voire m&#234;me d'&#233;viter que celles-ci aillent &#224; l'h&#244;pital.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dispositifs comme les ACT doivent donc &#234;tre mieux int&#233;gr&#233;s dans le maillon de soins, de sant&#233; sur les territoires. Cela passe par une programmation dans les sch&#233;mas r&#233;gionaux de sant&#233; et les sch&#233;mas r&#233;gionaux m&#233;dico-sociaux. Les ACT, les appartements relais, m&#233;ritent d'&#234;tre plus connus par l'ensemble des acteurs, notamment par ceux qui peuvent orienter les personnes. La communication sur les territoires en lien avec les agences r&#233;gionales de sant&#233; (ARS) et les h&#244;pitaux est &#224; renforcer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La deuxi&#232;me chose, c'est qu'il y a des territoires qui connaissent de fortes tensions en termes de logement. Trouver une solution de sortie des dispositifs peut prendre plus de temps dans ces zones. De m&#234;me, il n'y a pas de services reconnus et financ&#233;s pour continuer le suivi et l'accompagnement des personnes qui sortent. Ce service &#171; de suite &#187;, n&#233;cessaire, est r&#233;alis&#233;, mais non financ&#233;. Il s'agit de proposer un accompagnement hors les murs, en allant vers les personnes, dans leurs lieux de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il y a aussi des personnes atteintes de pathologies lourdes, peu autonomes pour &#234;tre dans un appartement individuel, pour lesquelles il n'existe pas de dispositifs adapt&#233;s. Le d&#233;veloppement des lits d'accueil m&#233;dicalis&#233;s pourraient &#234;tre une solution, en cr&#233;ant et en renfor&#231;ant des articulations avec les ACT.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Qu'en est-il de l'accueil des personnes en situation irr&#233;guli&#232;re dans les ACT ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien &#224; ma connaissance dans les textes n'interdit l'accueil des personnes en situation irr&#233;guli&#232;re en ACT. Je crois qu'il faut rappeler les missions des ACT dans les textes : &lt;i&gt;&#171; Il s'agit des personnes en situation de fragilit&#233; psychologique et sociale, n&#233;cessitant des soins et un suivi m&#233;dical, de mani&#232;re &#224; assurer le suivi et la coordination des soins, &#224; garantir l'observance des traitements et &#224; permettre un accompagnement psychologique et une aide &#224; l'insertion. &#187;&lt;/i&gt; N&#233;anmoins, ce que l'on constate, c'est qu'il peut y avoir des ARS qui fixent les d&#233;lais de s&#233;jour &#224; 18 mois (alors que la dur&#233;e pour les gens atteints de pathologie chronique est une donn&#233;e essentielle dans l'accompagnement). L&#224; aussi la dur&#233;e doit &#234;tre fix&#233;e, en fonction de la situation de la personne, avec elle, les &#233;quipes des ACT, en coh&#233;rence avec le projet d'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s, selon le territoire il peut y avoir un questionnement, notamment sur le sens de l'accompagnement propos&#233; &#224; terme si la personne n'est pas r&#233;gularisable ; notamment quand cela peut poser des difficult&#233;s en termes de sortie vers le logement. Il peut y avoir aussi des difficult&#233;s par rapport &#224; l'accueil de personnes en situation irr&#233;guli&#232;re, car tel partenaire, telle pr&#233;fecture peut avoir une interpr&#233;tation diff&#233;rente des textes ou des instructions minist&#233;rielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons effectivement &#233;t&#233; alert&#233;s pour des situations, dans certaines pr&#233;fectures, de refus de carte de s&#233;jour pour des personnes malades. Nous travaillons en bonne intelligence avec diff&#233;rents partenaires associatifs, les adh&#233;rents et des partenaires institutionnels pour essayer de trouver des solutions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons qu'il y ait de l'&#233;quit&#233; d'acc&#232;s aux soins sur l'ensemble des territoires et que les textes ne soient pas interpr&#233;t&#233;s diff&#233;remment selon les administrations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les solutions souhaitables pour envisager la p&#233;rennit&#233; de ces structures ? Comment doivent-elles s'adapter, &#233;voluer ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous plaidons pour la cr&#233;ation constante de places, avec une programmation pluriannuelle, comme cela s'est fait dans le cadre du &#171; plan 2007-2011 qualit&#233; de vie qualit&#233; de soins &#187;, qui pr&#233;voyait une cr&#233;ation de 180 places chaque ann&#233;e. Toutefois, depuis 2011 il n'y a plus de programme ou de sch&#233;ma identifi&#233; pour les places ACT, il faut continuer &#224; plaider pour qu'il y ait &#224; nouveau une programmation permanente de cr&#233;ation de places.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dispositifs comme les ACT doivent &#234;tre int&#233;gr&#233;s dans le maillon de soins, de sant&#233; sur les territoires. Elles doivent rester attentives &#224; faire &#233;voluer les pratiques professionnelles, &#224; impliquer les personnes concern&#233;es. Il est n&#233;cessaire de mettre &#224; profit l'expertise d&#233;velopp&#233;e en mettant en &#339;uvre des exp&#233;riences, des actions innovantes, comme l'Education Th&#233;rapeutique du Patient, qui soient propos&#233;es aux personnes accueillies en ACT mais aussi de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale aux personnes en situation de pr&#233;carit&#233;. Il faut construire une articulation entre l'h&#244;pital et la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, il existe, en France, environ 2 800 programmes autoris&#233;s. La quasi-totalit&#233; de ces programmes sont r&#233;alis&#233;s dans les h&#244;pitaux. Aussi, il y a environ 15 millions de personnes atteintes de pathologies chroniques, qui ont besoin de l'Education th&#233;rapeutique. Si on veut que les personnes acc&#232;dent &#224; l'ETP, en particulier les personnes en situation de pr&#233;carit&#233;, il faut sortir l'ETP de l'h&#244;pital, tout en cr&#233;ant et en d&#233;veloppant des partenariats, des articulations et des compl&#233;mentarit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, il faut construire, chercher des solutions qui n'existent pas sur les territoires et qui pourraient r&#233;pondre aux besoins des personnes. D'o&#249; l'int&#233;r&#234;t des partenariats. On aurait besoin d'une diversit&#233; d'h&#233;bergements pour permettre l'accueil des personnes qui restent &#224; la marge du dispositif ACT. Par exemple un financement des appartements relais, une cr&#233;ation de places suppl&#233;mentaires en dispositif Lits d'accueils m&#233;dicalis&#233; (LAM), qui permet d'accueillir des personnes sur une longue dur&#233;e, mais qui permet aussi d'avoir des moyens et du personnel 24 heures sur 24. Il faut aussi &#233;tudier les articulations possibles entre les ACT, les Lits soins sant&#233; et les LAM. Il y a aussi n&#233;cessit&#233; de r&#233;fl&#233;chir &#224; des dispositifs d'accompagnement &#171; hors les murs &#187; innovants, pour les personnes atteintes de pathologies chroniques. Une approche &#171; aller-vers &#187; pour &#233;viter que la personne n'aille vers les soins qu'au moment o&#249; son &#233;tat est devenu critique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un plan plus large, mais qui englobe les ACT, nous avons pris part au Projet de loi de sant&#233; qui est actuellement d&#233;battu au parlement. La nouveaut&#233; c'est le &#171; parcours de sant&#233; &#187; d'une personne sur le territoire, la cr&#233;ation d'un &#171; service territorial de sant&#233; au public &#187;, ainsi que celle de plateformes pluridisciplinaires sur le territoire. Quand on parle de parcours de sant&#233;, notamment des situations complexes, les ACT ont clairement cette expertise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la mission de coordination est inscrite dans les missions des ACT et l'existence des &#233;quipes transdisciplinaires est une r&#233;alit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous d&#233;fendons aussi avec d'autres f&#233;d&#233;rations le maintien des permanences d'acc&#232;s aux soins, la mise en place d'un observatoire de refus des soins, l'articulation entre les diff&#233;rents professionnels des secteurs sanitaires, sociaux et m&#233;dico-sociaux, afin que les personnes en situation de pr&#233;carit&#233; puissent acc&#233;der aux soins et qu'il y ait r&#233;ellement une r&#233;duction des in&#233;galit&#233;s sociales de sant&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entretien r&#233;alis&#233; par &lt;strong&gt;Fabrice Dimier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Appartements de coordination th&#233;rapeutique &#8226; Le soin &#224; demeure</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Appartements-de-coordination-therapeutique-o-Le-soin-a-demeure</link>
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		<dc:date>2015-04-02T08:05:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Les appartements de coordination th&#233;rapeutique (ACT) ont plus de 20 ans. Ces &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux, initialement cr&#233;&#233;s pour les malades du sida, accueillent aujourd'hui un public atteint d'autres pathologies chroniques invalidantes. Moyens et objectifs ont &#233;volu&#233; dans des structures r&#233;solument souples, mais confront&#233;es &#224; une hausse des demandes. Reportage au service des ACT du Val-de-Marne, g&#233;r&#233; par la fondation Maison des Champs. L'essentiel de la quinzaine D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet Les (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton4523-54b13.jpg?1694234846' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les appartements de coordination th&#233;rapeutique (ACT) ont plus de 20 ans. Ces &#233;tablissements m&#233;dico-sociaux, initialement cr&#233;&#233;s pour les malades du sida, accueillent aujourd'hui un public atteint d'autres pathologies chroniques invalidantes. Moyens et objectifs ont &#233;volu&#233; dans des structures r&#233;solument souples, mais confront&#233;es &#224; une hausse des demandes. Reportage au service des ACT du Val-de-Marne, g&#233;r&#233; par la fondation Maison des Champs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel de la quinzaine&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Les enfants et leur justice&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Pr&#233;vention des risques&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Agression mortelle&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portez-vous bien&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Inde &#8226; &lt;strong&gt; Regard sur une population invisible &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Un toit en t&#244;le, un domicile en droit &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Formations&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Souffrances d'enfants
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Qui se souvient de Myriam David ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au c&#339;ur des m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le restaurant de Pierre Landais &#224; Nantes
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au menu, du lien social&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Collectif H&#233;bergement Logement
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;fier les dispositifs d'urgence&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Appartements de coordination th&#233;rapeutique &#8226; &lt;strong&gt;Le soin &#224; demeure&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entretien avec L&#233;onard Nzitunga&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&#8212;&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Les ACT m&#233;ritent d'&#234;tre plus connus par l'ensemble des acteurs&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Par Jo&#235;l Henry, travailleur social, pr&#233;sident honoraire du CNAEMO&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt; Une marchandisation &#224; l'aff&#251;t &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La distance, un concept de l'&#233;thique&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;&#034;C'est quel &#233;duc qui fait la nuit ?&#034;&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Prendre soin de l'enfance&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, M. David et all. (sous la direction de M-L. Cadart)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Maud Mannoni&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, R. Avet&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Sauve-toi, la vie t'appelle&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, B. Cyrulnik&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Les &#226;mes bless&#233;es&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, B. Cyrulnik&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Expo photo&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Portraits de familles : instantan&#233;s (re)trouv&#233;s&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, de V. Fournier, C. Fronsac et P. Pichon&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;&#226;tre&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Bal des Pompiers, le cri d'un p&#232;re&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, de et par L. Savard&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jeu de cartes&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;D&#238;tes-le en langue des signes !&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, &#233;dit&#233; par l'association Signes de Sens&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les artisans du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portrait de Mike Marchal &#8226; &lt;strong&gt; Des cr&#232;ches et des hommes &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Offres d'emploi, d&#233;l&#233;gation de service public, appel d'offre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Prendre soin de l'enfance</title>
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		<dc:subject>Enfance</dc:subject>
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&lt;p&gt;C'&#233;tait plut&#244;t une gageure que de r&#233;ussir &#224; choisir les textes les plus repr&#233;sentatifs et significatifs de la pens&#233;e de Myriam David, qui nous a quitt&#233;s, il y a de cela dix ans. Pari r&#233;ussi ! Jamais ennuyeux, toujours &#233;clairants, ses propres &#233;crits alternent avec ceux de ses amis, &#233;l&#232;ves et h&#233;ritiers. Tout ce que l'on peut lire dans ce recueil peut sembler au lecteur contemporain &#233;vident. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et c'est, sans doute, la victoire posthume de cette grande dame qui a lutt&#233; toute sa vie pour pr&#233;server le b&#233;b&#233; des (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait plut&#244;t une gageure que de r&#233;ussir &#224; choisir les textes les plus repr&#233;sentatifs et significatifs de la pens&#233;e de Myriam David, qui nous a quitt&#233;s, il y a de cela dix ans. Pari r&#233;ussi ! Jamais ennuyeux, toujours &#233;clairants, ses propres &#233;crits alternent avec ceux de ses amis, &#233;l&#232;ves et h&#233;ritiers. Tout ce que l'on peut lire dans ce recueil peut sembler au lecteur contemporain &#233;vident.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est, sans doute, la victoire posthume de cette grande dame qui a lutt&#233; toute sa vie pour pr&#233;server le b&#233;b&#233; des traumatismes pr&#233;coces. Son combat pour changer le regard sur la petite enfance constitue, encore aujourd'hui, un apport fondamental et incontournable. Pendant longtemps, le petit d'homme a &#233;t&#233; per&#231;u avant tout comme un tube digestif, les cr&#232;ches et pouponni&#232;res le nourrissant, le nettoyant et le manipulant, sans grande consid&#233;ration. Sa terrifiante exp&#233;rience d'Auschwitz (qui fait l'objet d'un t&#233;moignage dans l'ouvrage) a convaincu Myriam David de l'imp&#233;rative n&#233;cessit&#233; d'&#234;tre avec et aupr&#232;s de l'enfant. Son intuition quant &#224; la vuln&#233;rabilit&#233; et l'extr&#234;me sensibilit&#233; du b&#233;b&#233; aux s&#233;parations et aux changements, va se trouver confirm&#233;e et amplifi&#233;e par la d&#233;couverte au d&#233;but des ann&#233;es 1970, de la p&#233;dagogie innovante de l'institut Pikler, plus commun&#233;ment L&#243;czy, en Hongrie. Elle va se battre pour bousculer les pratiques en vigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la multiplicit&#233; des intervenantes se succ&#233;dant aupr&#232;s des b&#233;b&#233;s, sur des temps brefs et pauvres en &#233;changes, elle oppose la prise en charge par un petit nombre d'auxiliaires des m&#234;mes enfants, privil&#233;giant des soins fond&#233;s sur la stabilit&#233; et la continuit&#233; d'une relation humaine et authentique. Au placage th&#233;orique et aux interpr&#233;tations intempestives, elle oppose une pens&#233;e &#233;volutive permise par une observation m&#233;thodique de l'enfant, destin&#233;e &#224; comprendre la signification profonde de ses actes et pouvoir le mieux r&#233;pondre aux besoins ainsi identifi&#233;s. &#192; la conviction voulant que le b&#233;b&#233; soit trop petit pour ressentir les effets des traumatismes v&#233;cus, elle oppose les dangers des traumatismes affectifs qu'il ne peut pas toujours surmonter sans risque pour le d&#233;veloppement &#233;quilibr&#233; de sa personnalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le de Myriam David sera notamment pr&#233;curseur &#224; l'&#233;gard des enfants retir&#233;s de leur famille, par d&#233;cision judiciaire. Consciente de l'effet d&#233;vastateur de l'ins&#233;curit&#233; produite par des s&#233;parations h&#226;tives et brutales, elle accompagnera les &#233;quipes professionnelles, en les aidant &#224; identifier les situations de carences institutionnelles et en pr&#233;conisant une pr&#233;paration et un accompagnement attentifs et pr&#233;venants. Loin de sch&#233;matiser les probl&#233;matiques, elle aura toujours soin de resituer l'enfant dans une globalit&#233; int&#233;grant ses parents et les intervenants. Ce livre qui d&#233;crit l'&#339;uvre vivante, g&#233;n&#233;reuse et &#224; multiples facettes d'une auteure prolifique m&#233;rite d'&#234;tre lu et relu, sans h&#233;sitation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2014, (480 p. &#8211; 32&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Maud Mannoni &#8226; une autre pratique institutionnelle</title>
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		<dc:subject>Psychanalyse</dc:subject>
		<dc:subject>1160</dc:subject>

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&lt;p&gt;La psychanalyse se retrouve coinc&#233;e entre, d'un c&#244;t&#233;, la dictature du chiffre, de la norme et de l'&#233;valuation qui menace son existence et, de l'autre, l'imp&#233;rialisme des interpr&#233;tations d'une doctrine qui a substitu&#233; l'orthodoxie et le dogme &#224; la subversion initiale. Ce jugement s&#233;v&#232;re, mais lucide, n'est pas le fait d'un quelconque d&#233;tracteur de cette approche, mais de l'un de ses d&#233;fenseurs les plus convaincus. Et ce qui fonde le mieux la fid&#233;lit&#233; de Romuald Avet &#224; l'h&#233;ritage de Freud, c'est l'oeuvre d'une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton4525-0d133.jpg?1693818829' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La psychanalyse se retrouve coinc&#233;e entre, d'un c&#244;t&#233;, la dictature du chiffre, de la norme et de l'&#233;valuation qui menace son existence et, de l'autre, l'imp&#233;rialisme des interpr&#233;tations d'une doctrine qui a substitu&#233; l'orthodoxie et le dogme &#224; la subversion initiale. Ce jugement s&#233;v&#232;re, mais lucide, n'est pas le fait d'un quelconque d&#233;tracteur de cette approche, mais de l'un de ses d&#233;fenseurs les plus convaincus. Et ce qui fonde le mieux la fid&#233;lit&#233; de Romuald Avet &#224; l'h&#233;ritage de Freud, c'est l'oeuvre d'une psychanalyste &#224; la renomm&#233;e internationale. Inspir&#233;e par Lacan, Dolto et Winnicott, Maud Mannoni fonde avec Robert Lefort, en 1969, l'&#233;cole exp&#233;rimentale de Bonneuil-sur-Marne. Se consacrant aux enfants et adolescents psychotiques en g&#233;n&#233;ral et autistes en particulier, r&#233;put&#233;s alors &#171; arri&#233;r&#233;s &#187; et irr&#233;cup&#233;rables, et dont personne ne voulait, elle veille &#224; ce que le lieu de vie qui les accueille ne se transforme pas en un espace totalitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois caract&#233;ristiques vont permettre d'atteindre cet objectif. La premi&#232;re et sans doute la plus originale, c'est le principe d'une institution au fonctionnement &#233;clat&#233;, ouvert vers l'ext&#233;rieur, o&#249; toutes sortes de br&#232;ches favorisent le passage d'un lieu &#224; l'autre (famille d'accueil, travail et/ou activit&#233; hors les murs), cette alternance dialectique d'absence/pr&#233;sence canalisant la forte angoisse de la s&#233;paration, propre au public accueilli. Seconde logique qui structure l'accompagnement : ne pas tenter de r&#233;duire des troubles, mais les consid&#233;rer comme autant de sympt&#244;mes &#224; tol&#233;rer, afin de faire une place au sujet se cherchant &#224; travers eux. Troisi&#232;me axe, ne pas enfermer, comme le fait trop souvent la psychiatrie, la personne accueillie dans un statut de malade mental prisonnier d'un verdict relevant d'une nosographie pr&#233;&#233;tablie, mais ouvrir sur un ensemble de possibles, faits d'impr&#233;vu, de changement et de risque.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Champ Social, 2014, (99 p. &#8211; 12&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sauve-toi, la vie t'appelle</title>
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		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
		<dc:subject>1160</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tout &#233;v&#232;nement traumatique peut placer la victime sous l'emprise d'une m&#233;moire s&#233;lective qui lui fait fuir les situations qui pourraient l'y faire penser, les objets qui pourraient l'&#233;voquer et les mots qui pourraient r&#233;veiller la blessure occasionn&#233;e. L'&#233;voquer pr&#233;sente le risque de faire resurgir dans la conscience l'image insupportable du choc venant envahir la nuit, de terribles cauchemars. Boris Cyrulnik sait de quoi il parle, lui qui est un rescap&#233; de la Shoah, n'ayant r&#233;ussi &#224; &#233;chapper &#224; (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton4526-7472e.jpg?1694179794' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout &#233;v&#232;nement traumatique peut placer la victime sous l'emprise d'une m&#233;moire s&#233;lective qui lui fait fuir les situations qui pourraient l'y faire penser, les objets qui pourraient l'&#233;voquer et les mots qui pourraient r&#233;veiller la blessure occasionn&#233;e. L'&#233;voquer pr&#233;sente le risque de faire resurgir dans la conscience l'image insupportable du choc venant envahir la nuit, de terribles cauchemars. Boris Cyrulnik sait de quoi il parle, lui qui est un rescap&#233; de la Shoah, n'ayant r&#233;ussi &#224; &#233;chapper &#224; l'holocauste que gr&#226;ce &#224; l'action combin&#233;e d'un certain nombre de &#171; Justes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le premier opus de ses m&#233;moires, le c&#233;l&#232;bre neuropsychiatre &#233;voque son pass&#233;, pour expliciter comment fonctionne l'&#234;tre humain, face &#224; de telles &#233;preuves. Premi&#232;re le&#231;on, tous les cerveaux ne r&#233;agissent pas de la m&#234;me mani&#232;re, ceux qui ont b&#233;n&#233;fici&#233;, au d&#233;but de la vie, de l'empreinte d'un attachement s&#233;cure r&#233;sistant infiniment mieux. Mais la possibilit&#233; de verbaliser ce qui a &#233;t&#233; v&#233;cu constitue un autre facteur de protection tout aussi essentiel, ouvrant sur la possibilit&#233; de comprendre et de se remettre &#224; r&#234;ver. L'obligation d'avoir &#224; se taire d&#233;chire encore plus la blessure subie. Mais, avant de parler, encore faut-il rendre les autres capables d'entendre, l'entourage ne se montrant pas toujours apte &#224; accepter des r&#233;cits pouvant &#234;tre accus&#233;s d'empoisonner le retour &#224; la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crypte individuelle qui s'incruste alors dans l'&#226;me du bless&#233; est install&#233;e par la r&#233;action discordante des proches et de la culture. La recherche d'une repr&#233;sentation partageable, donnant coh&#233;rence &#224; l'insens&#233; et rendant l'horreur supportable, p&#232;se sur cet arrangement des souvenirs qui s&#233;lectionne les faits pass&#233;s selon leur degr&#233; d'angoisse ou de plaisir attendus. Ces m&#233;canismes, qui expliquent le silence au retour des camps, se perp&#233;tuent aujourd'hui chez les enfants battus, viol&#233;s ou rescap&#233;s des guerres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Odile Jacob poche, 2014, (291 p. &#8211; 8,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les &#226;mes bless&#233;es</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-ames-blessees</link>
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		<dc:date>2015-04-01T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Psychiatrie</dc:subject>
		<dc:subject>1160</dc:subject>

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&lt;p&gt;C'est dans les cinquante derni&#232;res ann&#233;es de l'histoire de la psychiatrie, que le second opus des m&#233;moires de Boris Cyrulnik nous entra&#238;ne. Tout jeune professionnel, l'auteur a connu ces h&#244;pitaux psychiatriques o&#249; l'on enfermait des fous consid&#233;r&#233;s comme incurables, regroup&#233;s dans de vastes dortoirs collectifs, couch&#233;s sur de la paille, dans le silence h&#233;b&#233;t&#233; ou les hurlements, trait&#233;s &#224; coup de lobotomie, de chocs &#233;lectriques, de comas insuliniques et maintenus dans des camisoles de force. Puis vinrent les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1160-" rel="tag"&gt;1160&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton4527-98d09.jpg?1694234846' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est dans les cinquante derni&#232;res ann&#233;es de l'histoire de la psychiatrie, que le second opus des m&#233;moires de Boris Cyrulnik nous entra&#238;ne. Tout jeune professionnel, l'auteur a connu ces h&#244;pitaux psychiatriques o&#249; l'on enfermait des fous consid&#233;r&#233;s comme incurables, regroup&#233;s dans de vastes dortoirs collectifs, couch&#233;s sur de la paille, dans le silence h&#233;b&#233;t&#233; ou les hurlements, trait&#233;s &#224; coup de lobotomie, de chocs &#233;lectriques, de comas insuliniques et maintenus dans des camisoles de force. Puis vinrent les neuroleptiques auxquels succ&#232;dera une psychanalyse prometteuse mais bient&#244;t noy&#233;e dans ses d&#233;rives sectaires, avant que ne surgissent les progr&#232;s propos&#233;s par les neurosciences. Tout au long des pages, on croise Jacques Lacan, Fran&#231;oise Dolto, Georges Devereux, Serge Lebovici, Roger Mis&#232;s, Gregory Bateson, Myriam David et tant d'autres, rencontr&#233;s, lus, admir&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quel enseignement tirer de ce demi-si&#232;cle de parcours riche et stimulant ? Loin de se gargariser, en mettant en avant tout le savoir accumul&#233;, Boris Cyrulnik reconna&#238;t avec lucidit&#233; et humilit&#233; une seule et unique v&#233;rit&#233; : rien n'est plus expliqu&#233; que la folie, preuve que l'on n'y comprend rien. Quand une sp&#233;cialit&#233; est coup&#233;e des autres, les scientifiques ont tendance &#224; penser que leur d&#233;couverte est totalement explicative. Or, croyant d&#233;crire un ph&#233;nom&#232;ne, chacun ne fait que parler de sa propre vision du monde. Les pens&#233;es simples et claires ont un seul d&#233;faut : elles sont fausses. Les causalit&#233;s lin&#233;aires n'existent pas. C'est un ensemble de forces h&#233;t&#233;rog&#232;nes qui convergent pour provoquer ou att&#233;nuer un effet. Tout le monde a raison, mais chacun s'enferme dans le totalitarisme, d&#232;s lors que son savoir fragment&#233; lui donne des certitudes, l'emp&#234;chant par l&#224; m&#234;me de comprendre que seule sa repr&#233;sentation pouvant &#234;tre simplifi&#233;e, le r&#233;el est toujours compos&#233; de mille forces contradictoires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Odile Jacob, 2014, (331 p. &#8211; 22,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les enfants et leur justice</title>
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&lt;p&gt;Les restrictions budg&#233;taires, la frilosit&#233; pr&#233;-&#233;lectorale et l'inaction politique n'ont jamais favoris&#233; le respect des engagements. La Justice des mineurs, qui consacre le principe d'&#233;ducabilit&#233;, doit &#234;tre r&#233;affirm&#233;e dans sa sp&#233;cificit&#233;. &#199;a tra&#238;ne. &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;forme de l'ordonnance de 1945 annonc&#233;e se fait attendre et le silence se prolonge. Au mois de f&#233;vrier, dans une lettre ouverte au Pr&#233;sident de la R&#233;publique, quatre syndicats de travailleurs sociaux, de magistrats et d'avocats avaient vivement rappel&#233; la (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les restrictions budg&#233;taires, la frilosit&#233; pr&#233;-&#233;lectorale et l'inaction politique n'ont jamais favoris&#233; le respect des engagements. La Justice des mineurs, qui consacre le principe d'&#233;ducabilit&#233;, doit &#234;tre r&#233;affirm&#233;e dans sa sp&#233;cificit&#233;. &#199;a tra&#238;ne.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La r&#233;forme de l'ordonnance de 1945 annonc&#233;e se fait attendre et le silence se prolonge. Au mois de f&#233;vrier, dans une lettre ouverte au Pr&#233;sident de la R&#233;publique, quatre syndicats de travailleurs sociaux, de magistrats et d'avocats avaient vivement rappel&#233; la n&#233;cessit&#233; de &#171; r&#233;affirmer la sp&#233;cialisation de la justice des mineurs, de repenser la temporalit&#233; p&#233;nale au plus pr&#232;s du rythme de l'enfant et de redonner la priorit&#233; &#224; l'&#233;ducation sur la r&#233;pression et l'enfermement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 2&#8239;f&#233;vrier, le minist&#232;re de la Justice a voulu f&#234;ter comme il se doit le 70e anniversaire de l'ordonnance de 1945. Un colloque a distingu&#233; trois types de d&#233;linquance juv&#233;nile : la d&#233;linquance initiatique, corr&#233;l&#233;e &#224; l'adolescence, la d&#233;linquance pathologique, se rattachant &#224; des difficult&#233;s individuelles et familiales, et la d&#233;linquance d'exclusion, li&#233;e &#224; une situation de pr&#233;carit&#233; &#233;conomique. Facteurs de vuln&#233;rabilit&#233; identifi&#233;s : &#233;chec scolaire, fragilit&#233; des relations avec les parents, appartenance &#224; certains quartiers rel&#233;gu&#233;s&#8230; La justice des mineurs, elle, se trouve &#224; l'intersection de plusieurs politiques publiques concernant la scolarit&#233;, l'insertion professionnelle, la pauvret&#233;, la lutte contre les trafics,&#8239;etc. Les r&#233;ponses d&#233;clin&#233;es vont de l'accompagnement &#233;ducatif &#224; la d&#233;tention, en passant par les centres &#233;ducatifs renforc&#233;s ou ferm&#233;s (CER, CEF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les r&#233;ponses judiciaires ont connu des &#233;volutions profondes : en vingt ans, le taux de r&#233;ponse p&#233;nale a bondi de 60&#8239;% en 1994 &#224; 94&#8239;% aujourd'hui. Les r&#233;formes l&#233;gislatives de la derni&#232;re d&#233;cennie ont &#233;branl&#233; le mod&#232;le d'une justice des mineurs sp&#233;cifique. La justice restaurative &#8211; mesures de r&#233;paration, apprentissage de la responsabilit&#233; pour le mineur d&#233;linquant&#8230; &#8211; se d&#233;veloppe mollement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Inverser la repr&#233;sentation, si n&#233;gative, de la jeunesse du pays&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La justice des mineurs doit adopter une appellation moins juridique et devenir une justice des enfants et des adolescents, soulignent nombre de professionnels, dont la f&#233;d&#233;ration Citoyens et justice qui rappelait, dans un d&#233;bat r&#233;cent organis&#233; par le groupe SOS, l'insuffisance de sp&#233;cialisation des magistrats, et r&#233;clamait une politique &#171; plus claire &#187; sur la question de la jeunesse. Engag&#233; il y a deux ans, le travail de r&#233;forme semble bien en panne, &#233;lections obligent. L'Uniopss se demande o&#249; est, actuellement, &#171; l'ambition de ce pays pour sa jeunesse &#187;, avec des fondamentaux &#224; r&#233;affirmer, telle l'importance de la prise en charge &#233;ducative, et une palette de r&#233;ponses &#8211; dont collectives &#8211; &#224; d&#233;velopper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La direction PJJ ne peut que se retrancher derri&#232;re de &#171; nombreuses exp&#233;rimentations &#187; en cours et l'&#233;nonc&#233; vertueux d'une &#171; adaptabilit&#233; des mesures aux parcours des jeunes &#187;, mais la question est pos&#233;e : quand (apr&#232;s les &#233;lections ?) le gouvernement affirmera-t-il une r&#233;elle volont&#233; politique, plus interminist&#233;rielle qu'aujourd'hui et dot&#233;e d'un Haut-Conseil de la Jeunesse, pour inverser la repr&#233;sentation, si n&#233;gative, de la jeunesse du pays ? Quand sortira-t-il d'un langage avant tout s&#233;curitaire pour enfin privil&#233;gier l'&#233;ducabilit&#233; ? Entre autres travaux &#224; mener encore, le seuil de la majorit&#233; p&#233;nale et la capacit&#233; de discernement. Certes, quelques signes positifs ont &#233;t&#233; donn&#233;s, telles la suppression des tribunaux correctionnels pour mineurs et la d&#233;finition de la proc&#233;dure de c&#233;sure p&#233;nale [qui permet d'interrompre une audience afin de mener des investigations compl&#233;mentaires sur la personnalit&#233; de l'auteur, N.D.L.R.]. D'autres chantiers restent &#224; finaliser et, surtout, une politique envers la jeunesse &#224; &#233;laborer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans notre prochain num&#233;ro, le point de vue du juge Jean-Pierre Rosenczveig sur cette question.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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