<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=878&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Intervenir en prison &#8226; Se saisir du moindre d&#233;tail</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Intervenir-en-prison-o-Se-saisir-du-moindre-detail-4512</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Intervenir-en-prison-o-Se-saisir-du-moindre-detail-4512</guid>
		<dc:date>2015-03-19T12:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1159</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La double mission &#8211; surveiller et r&#233;ins&#233;rer &#8211;, le manque de moyens financiers et humains, la surpopulation, les probl&#232;mes de sant&#233; mentale rendent particuli&#232;rement difficiles le travail en d&#233;tention. Si le contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des lieux de privation de libert&#233; &#233;dite des rapports parfois &#233;difiants, les atteintes &#224; la dignit&#233; se nichent &#233;galement dans les petits riens des relations. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; La prison cloisonne : les Bleus, les Blancs, les ext&#233;rieurs, les d&#233;tenus &#187;, rapporte Marine Br&#233;hier, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e &#224; (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prison" rel="tag"&gt;Prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1159-" rel="tag"&gt;1159&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La double mission &#8211; surveiller et r&#233;ins&#233;rer &#8211;, le manque de moyens financiers et humains, la surpopulation, les probl&#232;mes de sant&#233; mentale rendent particuli&#232;rement difficiles le travail en d&#233;tention. Si le contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des lieux de privation de libert&#233; &#233;dite des rapports parfois &#233;difiants, les atteintes &#224; la dignit&#233; se nichent &#233;galement dans les petits riens des relations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La prison cloisonne : les Bleus, les Blancs, les ext&#233;rieurs, les d&#233;tenus &#187;&lt;/i&gt;, rapporte Marine Br&#233;hier, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e &#224; Enjeux d'Enfants, une association qui intervient depuis plus de vingt ans en d&#233;tention dans le soutien parental. Illustration : &lt;i&gt;&#171; Lorsque j'arrive au parloir pour rencontrer un d&#233;tenu, souvent, le surveillant me propose un caf&#233;. Pas au d&#233;tenu. Du coup, je ne prends plus de caf&#233; &#187;&lt;/i&gt;, raconte cette professionnelle. Et d'ajouter, avec lucidit&#233; : &lt;i&gt;&#171; Toutes les personnes qui interviennent sont dans une sorte de position haute, notamment parce que le d&#233;tenu d&#233;pend d'elles. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e, la relation est d&#233;s&#233;quilibr&#233;e et si le travailleur social n'y prend garde, la rencontre ne se fera pas. &lt;i&gt;&#171; Je veille &#224; tous ces d&#233;tails &#8211; par exemple &#234;tre ponctuelle- qui font que la personne ext&#233;rieure se retrouve en &#171; position haute &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-elle. Et puis, avant de d&#233;finir les d&#233;marches &#224; effectuer, Marine Br&#233;hier laisse la relation s'installer : &lt;i&gt;&#171; Je me d&#233;place jusqu'&#224; ce que la personne m'accepte. Car je sais qu'en face de moi, j'ai un &#234;tre humain qui a besoin d'&#234;tre reconnu, consid&#233;r&#233;. C'est seulement ainsi que la relation pourra progresser. &#187;&lt;/i&gt; Marine Boudier, directrice de cette association qui travaille sur tout le Grand Ouest, enfonce le clou : &lt;i&gt;&#171; Ces premiers rendez-vous exigent &#233;norm&#233;ment d'&#233;nergie de notre part. Mais cela fait partie du projet de l'association : avant d'aller sur le contenu, on investit sur la relation. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'enjeu du premier rendez-vous&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dani&#232;le Le Cam, conseill&#232;re p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation dans le Morbihan, assied son &#233;thique professionnelle sur un principe majeur : &lt;i&gt;&#171; Le d&#233;tenu est une personne qui vient du milieu ouvert et qui y retournera. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et prend le temps n&#233;cessaire pour travailler : &lt;i&gt;&#171; Dans ce m&#233;tier, nous b&#233;n&#233;ficions d'un seul luxe : le temps. Personne ne nous fixe des dur&#233;es d'entretien. Un rendez-vous avec un d&#233;tenu peut durer quinze minutes ou deux heures &#187;&lt;/i&gt;, appr&#233;cie-t-elle. Surveillant de prison pendant quelques mois, le journaliste Arthur Frayer&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Dans la peau d'un maton, Fayard (2011)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; s'interroge lui aussi sur la dignit&#233; avec laquelle les d&#233;tenus sont trait&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Le pire n'est pas toujours dans l'injustice flagrante, qui d'ailleurs n'est pas la r&#232;gle. C'est dans des d&#233;tails que &#231;a se niche : un d&#233;tenu demande un formulaire de parloir. Il n'y en a plus dans le bureau. Ni dans le celui du grad&#233;. Le surveillant va-t-il prendre la peine de passer deux coups de t&#233;l&#233;phone pour obtenir le document ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La peine ou le temps ? Car en d&#233;tention, l'insuffisance des moyens humains d&#233;courage les personnels. Trop d'heures suppl&#233;mentaires pour les gardiens, trop d'incidents de d&#233;tention, trop d'insultes et du c&#244;t&#233; de la hi&#233;rarchie, une absence totale de reconnaissance. &lt;i&gt;&#171; Que ce soit pour une permission de sortie ou autre chose, on ne nous demande jamais notre avis. Pour certains, notre r&#244;le se limiterait &#224; ouvrir et fermer des portes, &#224; appuyer sur des boutons. On aimerait bien &#234;tre associ&#233;s au travail social. &#192; force d'&#234;tre m&#233;pris&#233;s, la plupart des surveillants se cr&#233;ent une carapace, ferment leur porte int&#233;rieure et pourtant, du social, on en fait &#187;&lt;/i&gt;, l&#226;che &#201;ric Lemoine, secr&#233;taire r&#233;gional Bretagne de la CGT P&#233;nitentiaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Exclure ou inclure ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Finalement, les professionnels ne tra&#238;neraient-ils pas derri&#232;re eux l'histoire de l'Administration p&#233;nitentiaire ? Aujourd'hui troisi&#232;me force de s&#233;curit&#233; publique avec la police et la gendarmerie, l'AP d&#233;pend du minist&#232;re de la Justice depuis 1911. De fait, depuis sa cr&#233;ation en 1795, elle &#233;tait rattach&#233;e &#224; l'Int&#233;rieur. Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e, le premier code p&#233;nal (1791) envisage la prison comme un lieu de punition mais aussi comme celui de l'amendement du condamn&#233; par le travail et l'&#233;ducation. Mais en 1810, le Code p&#233;nal privil&#233;gie le principe de ch&#226;timent dans les peines de prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'est-ce pas aussi dans cette oscillation consubstantielle &#224; la peine de prison (punir et r&#233;ins&#233;rer) qu'il faut trouver l'origine des difficult&#233;s ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Et &#201;ric Lemoine de conclure : &lt;i&gt;&#171; De nos deux missions &#8211; garder et r&#233;ins&#233;rer &#8211;, inscrites aujourd'hui dans le Code de proc&#233;dure p&#233;nale, nous n'en faisons qu'une, la s&#233;curit&#233;. C'est en train de devenir un m&#233;tier fascisant o&#249; les professionnels ont parfois du mal &#224; faire face aux diff&#233;rentes religions, aux diff&#233;rentes origines des d&#233;tenus. Bref, le repli des surveillants sur eux-m&#234;mes est net. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enjeux sont majeurs : Dans son dernier num&#233;ro consacr&#233; &#224; &lt;i&gt;Comment supporter la prison ?, la Revue du champ social et de la sant&#233; mentale&lt;/i&gt; introduit le dossier ainsi : &lt;i&gt;&#171; La prison existe, et probablement encore pour longtemps. Cr&#233;&#233;e pour punir, elle est &#233;galement cens&#233;e &#234;tre un lieu de r&#233;habilitation de soi et de pr&#233;vention des r&#233;cidives. C'est ce versant &#171; &#233;ducatif &#187; qui la rend supportable pour notre humanit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le risque du repli&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Reste que sur le terrain, les travailleurs sociaux font face &#224; la m&#234;me tentation du repli que les surveillants. Une m&#232;re de famille d&#233;tenue n'a pas &#233;t&#233; visit&#233;e par l'&#233;ducatrice de l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE) en charge de ses enfants, le psychologue ou le chef du service pendant sept ann&#233;es. Et pourtant dans le service, tout le monde avait un point de vue sur elle : sept ans avant, dans la foul&#233;e de son incarc&#233;ration, elle avait gifl&#233; l'&#233;ducateur. Sanctionn&#233;e, elle a continu&#233; de solliciter l'ASE et ce, dans des termes d&#233;plac&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au bout de quelques ann&#233;es, plus un seul professionnel du service ne la connaissait mais &lt;i&gt;&#171; tous en avaient entendu parler &#187;. &#171; La violence de ses lettres confortait leur position &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore Enjeux d'Enfants qui convaincra la chef de service et la psychologue de rencontrer cette femme. &lt;i&gt;&#171; Si je ne les avais pas accompagn&#233;es, elles n'y seraient jamais all&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, regrette Val&#233;rie Troadec, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e &#224; Enjeux d'Enfants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour cette professionnelle exp&#233;riment&#233;e, la dignit&#233; est encore trop souvent mise &#224; mal, notamment lorsque les professionnels n'assument pas les d&#233;cisions qu'ils prennent. &lt;i&gt;&#171; Quand l'ASE suspend un droit de visite ; c'est &#224; eux de l'annoncer au parent. De quoi ont-ils peur ? &#187;&lt;/i&gt;, questionne Val&#233;rie Moizan-Troadec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au centre de tous les propos des professionnels rencontr&#233;s, on trouve pourtant &#171; la culture du partenariat &#187;. Simple en th&#233;orie, tr&#232;s compliqu&#233;e dans la pratique. De fait, outre les partenaires ext&#233;rieurs, le climat de la d&#233;tention rel&#232;ve de trois groupes professionnels : la direction, le Service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation (Spip), les surveillants. Lorsque chaque groupe fonctionne bien, le travail en partenariat est possible. Dans ce cas de figure, les professionnels n'ont pas peur les uns des autres. Existe une reconnaissance mutuelle des capacit&#233;s et le regard crois&#233; sur le d&#233;tenu peut exister.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le n&#233;cessaire travail en &#233;quipe&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le Morbihan, il y a deux ans, le Spip a mis en place un dispositif d&#233;di&#233; aux arrivants et ce, qu'ils soient pr&#233;venus ou condamn&#233;s. Chacun des quatre conseillers affect&#233;s &#224; ce dispositif passe une semaine enti&#232;re en d&#233;tention, puis est relay&#233; par son coll&#232;gue. Au programme hebdomadaire : une r&#233;union collective avec tous les arrivants et o&#249; interviennent un repr&#233;sentant du Spip, de la Ligue de l'Enseignement, du Point Info Jeunesse, etc. Puis, une CPU, &#224; savoir une commission pluridisciplinaire unique o&#249; les professionnels &#233;laborent des pr&#233;conisations pour le d&#233;tenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une sorte d'esquisse du parcours p&#233;nitentiaire qui permet au d&#233;tenu de solliciter rapidement l'administration et qui, psychologiquement, le rassure. &lt;i&gt;&#171; La CPU est un outil tr&#232;s int&#233;ressant &#224; condition que tous les professionnels l'investissent. Pour ma part, j'y trouve vraiment du grain &#224; moudre &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Dani&#232;le Le Cam qui, les trois autres semaines, travaille en milieu ouvert. &lt;i&gt;&#171; On est beaucoup mieux rep&#233;r&#233; par les coll&#232;gues ou les partenaires que lorsque nous venions une journ&#233;e par semaine. On sent l'atmosph&#232;re, l'ambiance. De plus, on est pr&#233;sent au rapport de service le matin ; ce qui nous donne &#233;videmment des informations. Les r&#244;les sont mieux d&#233;finis et je constate que les surveillants orientent plus les d&#233;tenus vers nous. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse, quand la confiance, la reconnaissance et l'estime professionnelle font d&#233;faut, c'est le bras de fer avec au milieu, le d&#233;tenu &#233;cras&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce cas, le partenariat devient un objet vide. De fait, il arrive qu'un Spip refuse &#224; Enjeux d'Enfants l'autorisation de rencontrer un parent qui l'a sollicit&#233;. Reste que seul le juge peut d&#233;cider d'une telle mesure. En aucun cas le refus de permis de visite pour les enfants n'implique pour le parent l'interdiction de rencontrer une association sp&#233;cialis&#233;e. Dor&#233;navant, en cas de difficult&#233;, l'association passe par la d&#233;tention et informe le Spip par courrier. Des deux c&#244;t&#233;s, le foss&#233; se creuse et le partenariat n'est plus qu'un affichage de fa&#231;ade.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces m&#233;tiers stressants o&#249; chaque cas de r&#233;cidive, souvent m&#233;diatis&#233;, alimente le malaise des travailleurs sociaux, le risque est grand de voir les conseillers d'insertion s'arc-bouter sur leurs pr&#233;rogatives et d&#233;nier &#224; un partenaire ext&#233;rieur la possibilit&#233; d'un point de vue diff&#233;rent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Selon Val&#233;rie Moizan-Troadec, en quinze ans le m&#233;tier de conseiller d'insertion a chang&#233; : &lt;i&gt;&#171; Avant, il y avait beaucoup plus d'&#233;ducatif, l'&#233;ducatif primait sur le s&#233;curitaire. Aujourd'hui, la seule chose qui int&#233;resse la hi&#233;rarchie des conseillers p&#233;nitentiaires, c'est la r&#233;cidive. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, le DAVC (diagnostic &#224; vis&#233;e criminologique) d&#233;cid&#233; en 2011 a &#233;t&#233; supprim&#233; par Christiane Taubira. N&#233;anmoins, comme son pr&#233;d&#233;cesseur, la ministre de la Justice souhaite une harmonisation des pratiques d'&#233;valuation de la situation des personnes condamn&#233;es. Mais en un mot comme en cent, un conseiller p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation doit-il se transformer en criminologue ? A-t-il re&#231;u la formation adapt&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis des ann&#233;es, Christian Daniel, directeur du Spip du Morbihan propose la cr&#233;ation d'observatoires d&#233;partementaux de la pr&#233;vention de la r&#233;cidive. Au plan national, une telle structure vient d'&#234;tre mise en place. Mais un &#233;chelon territorial plus modeste &#8211; en l'occurrence le d&#233;partement, zone de r&#233;f&#233;rence des Spip &#8211; serait pertinent. &lt;i&gt;&#171; Il faut &#233;valuer ce que nous faisons, en permanence et pas en auto-&#233;valuation. Pour un tel projet, il faut associer une structure de recherche ind&#233;pendante &#187;&lt;/i&gt;, conclut le responsable.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'&#238;lot civil de la d&#233;tention
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les contraintes de l'administration p&#233;nitentiaire rendent difficiles l'exercice de la m&#233;decine en prison. &#192; Rennes, au centre p&#233;nitentiaire des femmes qui accueille un peu plus de trois cents prisonni&#232;res, le tableau est contrast&#233; : d'un c&#244;t&#233;, des d&#233;tenues qui ont acc&#232;s aux plateaux techniques du centre hospitalier r&#233;gional, de l'autre des points noirs comme les d&#233;lais d'attente ou encore la r&#233;&#233;ducation p&#233;rin&#233;ale.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Praticien hospitalier, Karine Savour&#233; d&#233;pend du service de m&#233;decine l&#233;gale et p&#233;nitentiaire du CHU. Autrement dit, le directeur du centre p&#233;nitentiaire n'est pas son sup&#233;rieur hi&#233;rarchique et ne contr&#244;le pas son travail au sein de l'USDSS, l'unit&#233; sanitaire et dispositif de soins somatiques&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='L'USDSS remplace les Ucsa, unit&#233;s de consultation et de soins (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Toutefois, elle appr&#233;cie la r&#233;union mensuelle qu'elle a avec le staff de l'&#233;tablissement. &lt;i&gt;&#171; On essaie d'am&#233;liorer la prise en charge de la sant&#233; des d&#233;tenues. Cette r&#233;union permet de travailler ensemble tout en gardant le secret m&#233;dical. &#187;&lt;/i&gt; Elle refuse de donner des informations m&#233;dicales &#224; l'Administration p&#233;nitentiaire. &lt;i&gt;&#171; En cas de pathologie grave, quand je pense que certaines choses pourraient &#234;tre dites, j'expose d'abord mes arguments &#224; la patiente et lui demande son accord. En outre, j'agis toujours en sa pr&#233;sence et n'entre jamais dans les d&#233;tails. &#187;&lt;/i&gt; L'objectif &#233;tant, pour le m&#233;decin comme pour l'administration, d'aboutir &#224; une meilleure prise en charge.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Chacun son r&#244;le&lt;/h3&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En poste depuis cinq ans, le docteur Savour&#233; a appris &#224; conna&#238;tre les contraintes de l'administration o&#249; elle exerce. &lt;i&gt;&#171; Je respecte leur cadre comme ils respectent le mien. Ainsi, nous pouvons avancer &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plan des moyens mis &#224; sa disposition, la praticienne est satisfaite. Pas de surpopulation au centre de d&#233;tention qui re&#231;oit des femmes condamn&#233;es &#224; de lourdes peines et une maison d'arr&#234;t d'une soixantaine de places o&#249; il arrive qu'un matelas soit install&#233; par terre. &lt;i&gt;&#171; C'est rarissime qu'il y ait trois personnes en cellule et cela ne dure que quelques jours &#187;&lt;/i&gt;, constate-t-elle. Son service est, dit-elle, &lt;i&gt;&#171; relativement bien &#233;quip&#233; tant en mat&#233;riel qu'en pharmacie &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si elle ne rencontre pas de difficult&#233;s d'acc&#232;s aux consultations sp&#233;cialis&#233;es, en revanche, les d&#233;lais peuvent &#234;tre longs. &lt;i&gt;&#171; L'h&#244;pital est surcharg&#233; et de plus, nous sommes limit&#233;s &#224; quatre extractions par jour. Cela d&#233;cale d'autant les r&#233;sultats des consultations sp&#233;cialis&#233;es et ensuite, les prises en charge &#187;&lt;/i&gt;, regrette la praticienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, rien n'est jamais simple. Dans cette prison pour longues peines o&#249; de nombreuses femmes travaillent au fa&#231;onnage de housses mortuaires, &#224; la confection de pantalons ou dans un centre d'appel, les TMS (troubles musculo-squelettiques) sont fr&#233;quents. Un kin&#233;sith&#233;rapeute vient cinq demi-journ&#233;es par semaine mais dans le cas de lombo-sciatiques r&#233;cidivantes et r&#233;calcitrantes au traitement, le m&#233;decin se trouve dans une impasse. &lt;i&gt;&#171; L'an pass&#233;, j'ai adress&#233; plusieurs patientes permissionnables pour un programme de r&#233;&#233;ducation de cinq semaines en h&#244;pital de jour &#187;&lt;/i&gt;, raconte-t-elle. Les malades s'y rendent. Las !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors de la commission, la juge d'application des peines sollicite une expertise pour chacune des patientes concern&#233;es. &lt;i&gt;&#171; Ce magistrat n'a aucune comp&#233;tence m&#233;dicale &#187;&lt;/i&gt;, constate-t-elle. Et d'ajouter : &lt;i&gt;&#171; Au-del&#224; de ma prescription, les dossiers &#233;taient valid&#233;s par le rhumatologue de l'h&#244;pital et le m&#233;decin r&#233;&#233;ducateur. &#187;&lt;/i&gt; Pour Karine Savour&#233;, ce refus n'est ni fond&#233; ni profitable &#224; la patiente et &#224; la collectivit&#233; : &lt;i&gt;&#171; Calmer la douleur des personnes permet de prescrire moins de m&#233;dicaments, moins d'arr&#234;ts de travail et en outre, que la douleur ait moins de retentissement psychologique sur la personne. &#187;&lt;/i&gt; Reste qu'en d&#233;tention, un m&#233;decin ne peut rien contre une d&#233;cision de justice. Quoique&#8230; &lt;i&gt;&#171; Si c'est une histoire d'organisation comme par exemple, &#171; Plusieurs d&#233;tenues en m&#234;me temps, c'est trop &#187;, je veux bien &#233;taler les demandes de soins &#187;&lt;/i&gt;, esp&#232;re-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Complexit&#233; administrative&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Si le kin&#233; d&#233;tach&#233; du CHU est pr&#233;sent &#224; mi-temps, en revanche, il ne peut pas assurer la r&#233;&#233;ducation p&#233;rin&#233;ale. &lt;i&gt;&#171; Il n'est pas form&#233; &#187;&lt;/i&gt;, regrette le docteur Savour&#233;. Les cons&#233;quences sont d&#233;sastreuses : les femmes victimes d'incontinence urinaire ne sont pas trait&#233;es et se retrouvent donc dans une situation d&#233;gradante qui, &#224; d&#233;faut d'&#234;tre totalement r&#233;solue, pourrait au moins &#234;tre diminu&#233;e. &lt;i&gt;&#171; La r&#233;&#233;ducation peut suffire. Sinon, c'est l'op&#233;ration. Cela &#233;tant, le sp&#233;cialiste prescrit toujours de la kin&#233; avant l'intervention afin d'augmenter les chances de r&#233;ussite &#187;&lt;/i&gt;, rappelle le m&#233;decin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sage-femme du conseil g&#233;n&#233;ral d'Ille-et-Vilaine, d&#233;tach&#233;e &#224; la nurserie du centre p&#233;nitentiaire, a les comp&#233;tences mais son contrat est exclusif aux femmes enceintes. Si les directions du centre hospitalier et de l'&#233;tablissement p&#233;nitentiaire ne mettent aucun b&#226;ton dans les roues, le manque de personnel et les contraintes inh&#233;rentes &#224; la d&#233;tention compliquent l'&#233;mergence d'une solution. Au bout de cinq ann&#233;es en d&#233;tention, une chose est claire : ici, il faut beaucoup d'&#233;coute, autant de souplesse et encore plus d'&#233;nergie.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Entretien avec &lt;strong&gt;Claire Guivarch&lt;/strong&gt;, psychologue&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Veiller &#224; ne pas g&#234;ner le public pour lequel on est l&#224;&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Titulaire d'un master en clinique criminologique et victimologie, cette professionnelle a travaill&#233; &#224; l'Administration p&#233;nitentiaire. De ces trois ann&#233;es au service des personnels, elle retient une exp&#233;rience humaine passionnante mais o&#249; son &#233;thique a &#233;t&#233; souvent questionn&#233;e. Sa r&#233;ponse : du cas par cas, de la transparence et &#233;norm&#233;ment de dialogue.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment &#233;tait organis&#233; votre poste ?&lt;/h3&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Il s'agissait d'un contrat &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e de trois ans pour un temps de travail de 0,5 &#233;quivalent temps plein puis &#224; 0,6 la derni&#232;re ann&#233;e. J'avais en charge les personnels des prisons et des Spip de Brest, Lorient, Saint-Brieuc et Vannes. Ma r&#233;sidence administrative &#233;tait &#224; Lorient. Les consultations avaient lieu dans les locaux de l'Administration p&#233;nitentiaire. Mais, sur chaque &#233;tablissement, j'essayais d'avoir un bureau &#224; l'ext&#233;rieur en sollicitant la PJJ ou le m&#233;decin de pr&#233;vention. De fait, un surveillant qui sollicite en consultation n'a pas forc&#233;ment envie d'&#234;tre vu par ses coll&#232;gues. Il peut aussi &#234;tre en arr&#234;t maladie et ne pas avoir envie de retourner sur son lieu de travail.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Votre carnet de rendez-vous &#233;tait-il toujours rempli ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'un milieu majoritairement masculin qui porte de nombreux a priori sur le recours &#224; un psychologue. Sans compter que dans mon cas, le psychologue &#233;tait une jeune femme. C'est un milieu d&#233;fensif qui, d'une certaine fa&#231;on, a construit une norme comme quoi &lt;i&gt;&#171; Celui qui a besoin d'un psy est faible &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment vaincre ces repr&#233;sentations ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En allant voir les personnels, en se montrant, en s'int&#233;ressant &#224; leur travail. J'estime que, dans ce type de configuration, un psychologue doit aller vers les personnes, dire qu'il existe, qu'il est disponible. J'allais tr&#232;s souvent en d&#233;tention en faisant attention &#224; ne pas arriver au moment de la promenade ou des douches. Me d&#233;placer sur leur lieu de travail constituait une fa&#231;on de leur signifier que je m'int&#233;ressais &#224; eux. J'&#233;tais toujours bien re&#231;ue ; certains prenant quelques minutes pour me parler. Certainement par protection, le ton &#233;tait souvent celui de l'humour. Ainsi, ai-je souvent &#233;t&#233; accueillie par &lt;i&gt;&#171; C'est mon coll&#232;gue du dessus qui aurait besoin de vous voir &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Aller en d&#233;tention, n'est-ce pas prendre le risque que les d&#233;tenus interpr&#232;tent votre pr&#233;sence comme un signe de faiblesse des surveillants ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut en effet ni g&#234;ner les surveillants dans leur travail, ni dans l'image qu'ils donnent d'eux. Si un d&#233;tenu me demandait qui j'&#233;tais, j'attendais que le surveillant r&#233;ponde. Cela signifiait qu'il assumait ma pr&#233;sence devant le d&#233;tenu. Sinon, je r&#233;pondais en indiquant mon m&#233;tier. Mais ne mettais-je pas le surveillant en difficult&#233; ? En m&#234;me temps, impossible pour moi de ne pas r&#233;pondre &#224; un d&#233;tenu. Aller voir les surveillants en &#233;vitant de les g&#234;ner permet des choses. Ainsi, un jour, l'un d'entre eux m'a juste dit &lt;i&gt;&#171; C'est bien, la psy, elle est toujours souriante &#187;.&lt;/i&gt; J'en ai profit&#233; pour rappeler les horaires de consultation. La semaine suivante, il &#233;tait dans mon bureau.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;tait-ce toujours le surveillant qui vous sollicitait ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Non, &#231;a pouvait &#233;galement &#234;tre le m&#233;decin de pr&#233;vention ou l'assistante sociale qui orientait la personne. Par ailleurs, je prenais connaissance des rapports d'incident avec une lecture par mots-cl&#233;s comme agression physique, tentative de suicide, suicide, etc. J'adressais un courrier &#224; la personne concern&#233;e. Cela pouvait &#233;galement &#234;tre une demande de la direction.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dans quel cadre ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je me souviens d'une situation o&#249; j'ai vraiment senti, de la part de la direction, l'injonction d'intervenir et de surcro&#238;t, en urgence. Pour ma part, le travail effectu&#233; dans un premier temps par les professionnels de l'urgence suffisait. La mise en place d'un temps collectif &#8211; dans ce spip &#8211; &#233;tait certes n&#233;cessaire mais pas dans cette imm&#233;diatet&#233;. N&#233;anmoins, le lendemain des faits, j'ai anim&#233; un temps collectif. Il faut veiller &#224; ne pas se laisser happer par les urgences institutionnelles. Y r&#233;pondre c'est courir le risque de ne pas faire notre travail.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#192; quels crit&#232;res r&#233;pond la mise en place d'un temps collectif ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s l'instant o&#249; toute une &#233;quipe de surveillants est concern&#233;e par un &#233;v&#233;nement ou une situation qui s'aggrave. Cela va de la peur de mourir ressentie lors d'une agression au suicide d'un d&#233;tenu. Je consid&#232;re que pour ces temps, il est important d'intervenir &#224; deux psychologues. Je sollicitais donc un coll&#232;gue d'une autre r&#233;sidence administrative.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les quelques jours qui suivent un &#233;v&#233;nement, il s'agit d'un debriefing, moment qui r&#233;pond &#224; une m&#233;thodologie pr&#233;cise. Au-del&#224;, il s'agit d'un groupe de parole. En trois ans, j'en ai organis&#233; plusieurs, mais parfois, les surveillants concern&#233;s, donc invit&#233;s, ne viennent pas. Il m'est arriv&#233; au moins une fois de n'avoir personne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au regard des contraintes d'emploi du temps de chacun et notamment des horaires lourds des surveillants, r&#233;unir tout le monde est difficile. Parfois, les agents pensent qu'ils en ont d&#233;j&#224; trop parl&#233;. Pour d'autres, la proposition ne correspond pas &#224; leurs attentes.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Avez-vous &#233;galement re&#231;u des personnels des services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Oui, bien s&#251;r. Certains pouvaient me solliciter en individuel apr&#232;s avoir &#233;t&#233; confront&#233; &#224; l'agressivit&#233;, voire aux menaces d'une personne plac&#233;e sous main de justice &#8211; en milieu ouvert &#8211; ou d'un d&#233;tenu en milieu ferm&#233;. Cela pouvait &#234;tre &#233;galement suite &#224; des difficult&#233;s professionnelles qui impactaient la sph&#232;re personnelle ou inversement. Cela pouvait &#233;galement venir de difficult&#233;s relationnelles avec des coll&#232;gues ou l'encadrement. Mais je suis &#233;galement intervenue sur des temps collectifs. Comme pour les autres personnels p&#233;nitentiaires accompagn&#233;s, les demandes et motifs de sollicitations pouvaient &#234;tre assez vari&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Les conseillers d'insertion vous sollicitaient moins que les surveillants ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Peut-&#234;tre moins, en effet. Mais, dans la mesure o&#249; mon bureau &#233;tait dans un &#233;tablissement p&#233;nitentiaire, pour ceux qui interviennent en milieu ouvert, j'&#233;tais vraisemblablement moins identifi&#233;e, moins rep&#233;r&#233;e ou moins facilement accessible d'un point de vue pratique et organisationnel. M&#234;me si, lorsque j'ai pris mes fonctions, je suis all&#233;e me pr&#233;senter dans tous ces services. Je pense que si une permanence de psychologue &#233;tait mise en place dans les Spip, les demandes seraient plus nombreuses.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Comment appr&#233;hendiez-vous le secret professionnel ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Hi&#233;rarchiquement, j'&#233;tais rattach&#233;e au directeur des ressources humaines interr&#233;gional et non pas aux directeurs des &#233;tablissements o&#249; je travaillais. Le principe est que ces directions me donnent des informations et que moi, je n'en donne pas sur les surveillants. Avec certaines directions, j'ai r&#233;ussi &#224; vraiment bien travailler.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Mettiez-vous en &#339;uvre le secret professionnel partag&#233; ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Peu avant mon d&#233;part de la P&#233;nitentiaire, j'ai propos&#233; aux personnes que je suivais de transmettre leur dossier &#224; mon successeur. Non pas par des &#233;crits mais oralement. La psychologue qui me rempla&#231;ait &#233;tait en demande comme je l'avais &#233;t&#233; en prenant mon poste.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vous est-il arriv&#233; de solliciter la direction ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un jour, une surveillante me tient, en boucle, des propos suicidaires. Je n'arrivais pas &#224; la faire parler d'autre chose. Reste qu'une demi-heure plus tard, elle devait prendre son poste au mirador. Il &#233;tait impensable qu'elle y aille ; je voulais donc appeler la direction. Mais elle ne voulait pas car elle &#233;tait d&#233;j&#224; en difficult&#233; avec les coll&#232;gues de son &#233;quipe. Malgr&#233; ses protestations, &lt;i&gt;&#171; Je n'aurais jamais d&#251; vous parler de tout &#231;a &#187;&lt;/i&gt;, ma d&#233;cision &#233;tait prise. Je suis donc all&#233;e voir le directeur qui a permis, avec toute la discr&#233;tion n&#233;cessaire, qu'elle n'aille pas au mirador. Ensuite, elle est venue &#224; plusieurs reprises en consultation. L&#224; o&#249; je prenais le risque de rompre la confiance, c'est le contraire qui s'est produit.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Et de taire une information importante &#224; la direction ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un surveillant en arr&#234;t de travail arrive &#224; notre rendez-vous tr&#232;s alcoolis&#233;. Il me demande de ne rien dire. J'ai fait le choix d'alerter le m&#233;decin de pr&#233;vention. Devais-je prot&#233;ger cet homme en pr&#233;venant la direction mais en encourant le risque de rompre le lien de confiance ou devais-je ne rien dire pour pr&#233;server ce lien de confiance alors que cet homme avait besoin d'&#234;tre prot&#233;g&#233; ? Dans des cas pareils, on est face &#224; soi-m&#234;me, en tant que professionnel mais aussi en tant que personne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par &lt;strong&gt;Nathalie Bougeard&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Dans la peau d'un maton&lt;/i&gt;, Fayard (2011)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'USDSS remplace les Ucsa, unit&#233;s de consultation et de soins ambulatoires&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Intervenir en prison &#8226; Se saisir du moindre d&#233;tail</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Intervenir-en-prison-o-Se-saisir-du-moindre-detail</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Intervenir-en-prison-o-Se-saisir-du-moindre-detail</guid>
		<dc:date>2015-03-19T09:06:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Prison</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1159</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La double mission &#8211; surveiller et r&#233;ins&#233;rer &#8211;, le manque de moyens financiers et humains, la surpopulation, les probl&#232;mes de sant&#233; mentale rendent particuli&#232;rement difficiles le travail en d&#233;tention. Si le contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des lieux de privation de libert&#233; &#233;dite des rapports parfois &#233;difiants, les atteintes &#224; la dignit&#233; se nichent &#233;galement dans les petits riens des relations. L'essentiel de la quinzaine D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet Sexe, abus, traumas et indiff&#233;rence Sur le vif d'Etienne Liebig Urgence (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Prison" rel="tag"&gt;Prison&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Pratique-professionnelle" rel="tag"&gt;Pratique professionnelle&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1159-" rel="tag"&gt;1159&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton4517-fe564.jpg?1694586799' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La double mission &#8211; surveiller et r&#233;ins&#233;rer &#8211;, le manque de moyens financiers et humains, la surpopulation, les probl&#232;mes de sant&#233; mentale rendent particuli&#232;rement difficiles le travail en d&#233;tention. Si le contr&#244;leur g&#233;n&#233;ral des lieux de privation de libert&#233; &#233;dite des rapports parfois &#233;difiants, les atteintes &#224; la dignit&#233; se nichent &#233;galement dans les petits riens des relations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel de la quinzaine&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Sexe, abus, traumas et indiff&#233;rence&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Urgence pour la prev'&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Fran&#231;ois, le p&#232;re fouettard&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Raconter l'autre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Collectif 76 &#8226; &lt;strong&gt; Soutenir, alerter, mobiliser &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Nouvelle-Cal&#233;donie &#8226; &lt;strong&gt; Travailler autrement dans le Pacifique Sud &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Plaidoyer pour repenser l'urgence sociale &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Formations&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entretien avec &lt;strong&gt;Elisabeth Zucman,&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;pionni&#232;re du polyhandicap&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au c&#339;ur des m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Assistance sexuelle
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La fondation du libre-choix&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Intervenir en prison
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Service m&#233;dical &#8226; &lt;strong&gt;L'&#238;lot civil de la d&#233;tention&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Entretien avec Claire Guinarch&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&#8212;&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Veiller &#224; ne pas g&#234;ner le public pour lequel on est l&#224;&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Entretien avec &lt;strong&gt;Albert Ciccone&lt;/strong&gt;, psychologue&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Plus on est impuissant, et plus on essaie de techniciser&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Domaines de comp&#233;tences, dossiers&#8230; et hypocrisie&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Soup&#231;on d'enfant en danger&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Pour une enfance heureuse&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, Docteur C. Gueguen&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La fess&#233;e&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, O. Maurel&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;J'ai tout essay&#233; !&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, I. Filliozat&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Il me cherche&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, I. Filliozat&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Expo photo&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Prisons&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, de Gr&#233;goire Korganov&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Documentaire&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Spartacus &amp; Cassandra&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, de Ioanis Nuguet&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;ma&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Blind&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, de Eskil Vogt&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les artisans du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portrait de Safi N'Diaye &#8226; &lt;strong&gt; Bouger les lignes &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Offres d'emploi, d&#233;l&#233;gation de service public, appel d'offre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/1159-batalle_ge_.pdf" length="13103518" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour une enfance heureuse &#8226; Repenser l'&#233;ducation &#224; la lumi&#232;re des derni&#232;res d&#233;couvertes sur le cerveau</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Pour-une-enfance-heureuse-o-Repenser-l-education-a-la-lumiere-des-dernieres-decouvertes-sur-le-cerveau</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Pour-une-enfance-heureuse-o-Repenser-l-education-a-la-lumiere-des-dernieres-decouvertes-sur-le-cerveau</guid>
		<dc:date>2015-03-18T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Psychologie</dc:subject>
		<dc:subject>1159</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;S'inspirant des derni&#232;res d&#233;couvertes des neurosciences, Catherine Gueguen d&#233;crit les interactions entre la maturation progressive du cerveau chez l'enfant et les cons&#233;quences sur son affectivit&#233;, ses &#233;motions et ses relations avec son entourage. S'il est important de ne pas r&#233;duire l'&#234;tre humain au seul biologique, il l'est tout autant de comprendre pourquoi le petit d'homme s'&#233;panouit quand il est confront&#233; &#224; des contacts doux, tendres et respectueux, et pourquoi il conna&#238;t une &#233;volution bien plus (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychologie" rel="tag"&gt;Psychologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1159-" rel="tag"&gt;1159&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L96xH150/arton4513-ddde0.jpg?1694586799' width='96' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'inspirant des derni&#232;res d&#233;couvertes des neurosciences, Catherine Gueguen d&#233;crit les interactions entre la maturation progressive du cerveau chez l'enfant et les cons&#233;quences sur son affectivit&#233;, ses &#233;motions et ses relations avec son entourage. S'il est important de ne pas r&#233;duire l'&#234;tre humain au seul biologique, il l'est tout autant de comprendre pourquoi le petit d'homme s'&#233;panouit quand il est confront&#233; &#224; des contacts doux, tendres et respectueux, et pourquoi il conna&#238;t une &#233;volution bien plus chaotique face &#224; des &#233;changes marqu&#233;s par la brutalit&#233;, les rapports de domination ou le manque d'empathie. Avec cent milliards de neurones et dix mille milliards de connections possibles entre eux, le cerveau humain constitue une machine en activit&#233; permanente qui subit l'influence non seulement de l'h&#233;ritage g&#233;n&#233;tique, mais aussi de l'environnement. Les scientifiques ont pu identifier non seulement o&#249; si&#232;gent diff&#233;rentes comp&#233;tences humaines, mais aussi le rythme de leur &#233;volution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ainsi que l'affection, la r&#233;gulation des &#233;motions ou encore le sens moral sont pilot&#233;s &#224; partir du cortex orbitofrontal qui n'atteint sa pleine maturit&#233; qu'&#224; cinq ou six ans. Le cortex cingulaire ant&#233;rieur sert d'interface entre les &#233;motions et la cognition, structurant la relation entre soi et autrui. Il ne s'active pleinement qu'&#224; l'&#226;ge adulte. L'amygdale, quant &#224; elle, programm&#233;e pour r&#233;agir face au ressenti d'une menace, est mature d&#232;s la naissance : elle favorise la voie courte (r&#233;flexe de peur produisant la fuite) jusqu'&#224; ce que la voie longue du raisonnement prenne le relais quand le cortex a termin&#233; sa croissance. Le syst&#232;me nerveux v&#233;g&#233;tatif est &#224; l'origine de deux r&#233;actions potentielles : une stimulation des d&#233;fenses induite par un stress ou un apaisement, r&#233;sultat d'une s&#233;curisation. Tous ces m&#233;canismes expliquent la diff&#233;rence notable entre les comportements d&#233;routants des enfants parfois si difficiles &#224; d&#233;coder par les adultes. Si nous connaissons assez bien les &#233;tapes du d&#233;veloppement moteur et socio-cognitif du petit d'homme, c'est loin d'&#234;tre le cas pour sa vie affective et &#233;motionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et notamment, pour ce qui concerne les effets respectifs d'une stimulation douce et agr&#233;able, d'une part, d'une &#233;ducation autoritaire et stricte, de l'autre. La bienveillance lib&#232;re l'ocytocine, hormone s&#233;cr&#233;tant la dopamine, l'endorphine et la s&#233;rotonine qui procurent un sentiment de bien-&#234;tre et favorisent la socialisation. La rigidit&#233; produit du cortisol, hormone du stress destin&#233;e &#224; faire r&#233;agir au danger potentiel. S&#233;cr&#233;t&#233;e en grande quantit&#233;, elle peut nuire au d&#233;veloppement des facult&#233;s du jeune enfant. L'environnement affectif n'est donc pas seulement un accessoire utile et sympathique, mais le terreau sur lequel se d&#233;veloppe le potentiel de croissance psychique de l'enfant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Robert Laffont, 2014, (297 p. &#8211; 20&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La fess&#233;e &#8226; Questions sur la violence &#233;ducative</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-fessee-o-Questions-sur-la-violence-educative</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-fessee-o-Questions-sur-la-violence-educative</guid>
		<dc:date>2015-03-18T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Maltraitance</dc:subject>
		<dc:subject>Punition</dc:subject>
		<dc:subject>1159</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Cette troisi&#232;me &#233;dition r&#233;&#233;crite et r&#233;actualis&#233;e de l'ouvrage d'Olivier Maurel, devenu un classique de la litt&#233;rature d'&#233;ducation non-violente, pourrait constituer le point final du combat contre les ch&#226;timents corporels, tant son propos semble percutant, convainquant et exhaustif. Mais, il y a encore tant d'adultes &#224; persuader. L'argument est implacable. Que l'on souhaite aborder la question d'un point de vue descriptif, historique, g&#233;ographique, juridique, psychologique, m&#233;dical,&#8239;etc&#8230; on trouvera ici une (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Maltraitance-244" rel="tag"&gt;Maltraitance&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Punition" rel="tag"&gt;Punition&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1159-" rel="tag"&gt;1159&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton4514-a5bb2.jpg?1694077686' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette troisi&#232;me &#233;dition r&#233;&#233;crite et r&#233;actualis&#233;e de l'ouvrage d'Olivier Maurel, devenu un classique de la litt&#233;rature d'&#233;ducation non-violente, pourrait constituer le point final du combat contre les ch&#226;timents corporels, tant son propos semble percutant, convainquant et exhaustif. Mais, il y a encore tant d'adultes &#224; persuader. L'argument est implacable. Que l'on souhaite aborder la question d'un point de vue descriptif, historique, g&#233;ographique, juridique, psychologique, m&#233;dical,&#8239;etc&#8230; on trouvera ici une r&#233;ponse richement d&#233;taill&#233;e et structur&#233;e. En quinze ans, le nombre de pays ayant interdit l&#233;galement la violence &#233;ducative ordinaire a tripl&#233;. M&#234;me le pr&#233;sident du r&#233;seau des imams de Mauritanie a &#233;mis une fatwa pour la proscrire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La France, elle, est rest&#233;e passive, en d&#233;pit des interpellations du comit&#233; des droits de l'enfant de l'ONU et du conseil de l'Europe. La violence faite aux femmes est combattue activement. Les dresseurs d'animaux ont renonc&#233; aux coups. Transformer un chien en danger public est tr&#232;s simple, expliquait un v&#233;t&#233;rinaire en 1999 : privez-le d'attachement affectif, ajoutez une pinc&#233;e de traumatisme et secouez bien fort. Mais, pour ce qui est de l'enfant, on continue &#224; &#234;tre persuad&#233; que les claques et les fess&#233;es sont indispensables pour extirper le mal qu'il porte en lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'y a-t-il pas en lui des pulsions animales &#224; r&#233;primer et une violence fondamentale &#224; canaliser (psychanalyse) et/ou un p&#233;ch&#233; originel &#224; payer (religion) ? En agissant ainsi, on ne fait que renforcer trois convictions qui se perp&#233;tueront &#224; l'&#226;ge adulte, nourrissant la violence sociale et l'agression : on a le droit et raison de frapper un plus faible quand on est le plus fort, on fait du bien en faisant du mal, souffrir et faire souffrir est l&#233;gitime. La nouvelle norme &#233;ducative pr&#233;conis&#233;e par Olivier Maurel est simple : traiter l'enfant comme nous voudrions qu'il nous traite.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La Page, (154 p. &#8211; 12,50&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; J'ai tout essay&#233; ! &#187; &#8226; Opposition, pleurs et crises de rage : traverser la p&#233;riode de 1 &#224; 5 ans</title>
		<link>https://www.lien-social.com/J-ai-tout-essaye-o-Opposition-pleurs-et-crises-de-rage-traverser-la-periode-de-1-a-5-ans</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/J-ai-tout-essaye-o-Opposition-pleurs-et-crises-de-rage-traverser-la-periode-de-1-a-5-ans</guid>
		<dc:date>2015-03-18T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Psychologie</dc:subject>
		<dc:subject>1159</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si tout parent peut t&#233;moigner des moments de grand bonheur qu'il a v&#233;cu avec son enfant en bas &#226;ge, il peut tout autant &#233;voquer la d&#233;tresse dans laquelle il se trouve plong&#233; quand celui-ci entre en crise. L'ouvrage d'Isabelle Filliozat s'int&#233;resse justement &#224; ces moments d&#233;routants et tr&#232;s d&#233;stabilisants. C'est bien &#224; tort qu'on interpr&#232;te ces attitudes comme un test ou de la mauvaise volont&#233;, une com&#233;die ou des caprices. L'auteur n'a de cesse de rappeler l'immaturit&#233; du petit d'homme qui ne peut encore (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Psychologie" rel="tag"&gt;Psychologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1159-" rel="tag"&gt;1159&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton4515-e21f7.jpg?1694586799' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si tout parent peut t&#233;moigner des moments de grand bonheur qu'il a v&#233;cu avec son enfant en bas &#226;ge, il peut tout autant &#233;voquer la d&#233;tresse dans laquelle il se trouve plong&#233; quand celui-ci entre en crise. L'ouvrage d'Isabelle Filliozat s'int&#233;resse justement &#224; ces moments d&#233;routants et tr&#232;s d&#233;stabilisants. C'est bien &#224; tort qu'on interpr&#232;te ces attitudes comme un test ou de la mauvaise volont&#233;, une com&#233;die ou des caprices. L'auteur n'a de cesse de rappeler l'immaturit&#233; du petit d'homme qui ne peut encore canaliser le stress ressenti et qui &#233;vacue, par sa col&#232;re, les tensions accumul&#233;es. L'impulsivit&#233; et l'imm&#233;diatet&#233; correspondent &#224; l'&#233;tat de d&#233;veloppement de son cerveau qui ne lui permet encore ni d'anticiper et de se repr&#233;senter un futur proche, ce qui rendrait possible une projection dans le temps, ni d'&#233;tablir une relation de cause &#224; effet entre l'acte qu'il a pos&#233; et ses cons&#233;quences, ni de s'emp&#234;cher d'agir &#224; la suite de l'interdiction qui lui est faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est &#233;vident pour l'adulte, ne l'est pas pour l'enfant. Isabelle Filliozat propose diff&#233;rentes pistes favorisant des r&#233;ponses les plus adapt&#233;es. Interpr&#233;ter la col&#232;re comme un signe et un langage d'un &#234;tre qui ne peut s'exprimer autrement. Identifier le probl&#232;me auquel correspond ce sympt&#244;me et chercher la solution ad&#233;quate. Exprimer plut&#244;t &#224; l'enfant ce qu'il peut faire, plut&#244;t que ce qu'il ne peut pas, sa compr&#233;hension de l'interdiction &#233;tant plus compliqu&#233;e. Dire stop, plus que &#171; non &#187; qui est ressenti davantage comme un reproche. Reformuler ce qu'on per&#231;oit de son sentiment du moment, afin de l'habituer progressivement &#224; entendre (puis &#234;tre en capacit&#233; de prononcer) des mots le caract&#233;risant. Contenir avec tendresse et sollicitude afin de s&#233;cr&#233;ter chez l'enfant l'ocytocine, cette hormone aidant &#224; l'apaisement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Poche Marabout, 2013, (129 p. &#8211; 5,99&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Il me cherche &#187; &#8226; Comprendre ce qui se passe dans son cerveau entre 6 et 11 ans</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Il-me-cherche-o-Comprendre-ce-qui-se-passe-dans-son-cerveau-entre-6-et-11-ans</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Il-me-cherche-o-Comprendre-ce-qui-se-passe-dans-son-cerveau-entre-6-et-11-ans</guid>
		<dc:date>2015-03-18T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Education</dc:subject>
		<dc:subject>1159</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s s'&#234;tre int&#233;ress&#233;e aux enfants &#226;g&#233;s d'un &#224; cinq ans, Isabelle Filliozat et son excellente illustratrice r&#233;cidivent avec les six-onze ans. L'auteur prolonge sa d&#233;monstration, expliquant qu'aimer son enfant n'est pas suffisant pour l'aider &#224; grandir. Il faut, tout autant, interagir avec lui. Mais pas de n'importe quelle fa&#231;on. Coups, punitions et rejets accroissent le stress, quand les contacts physiques doux, la tendresse, la voix r&#233;confortante et les manifestations d'attachement s&#233;curisent l'enfant et (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Education" rel="tag"&gt;Education&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1159-" rel="tag"&gt;1159&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L120xH150/arton4516-08974.jpg?1694586799' width='120' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s s'&#234;tre int&#233;ress&#233;e aux enfants &#226;g&#233;s d'un &#224; cinq ans, Isabelle Filliozat et son excellente illustratrice r&#233;cidivent avec les six-onze ans. L'auteur prolonge sa d&#233;monstration, expliquant qu'aimer son enfant n'est pas suffisant pour l'aider &#224; grandir. Il faut, tout autant, interagir avec lui. Mais pas de n'importe quelle fa&#231;on. Coups, punitions et rejets accroissent le stress, quand les contacts physiques doux, la tendresse, la voix r&#233;confortante et les manifestations d'attachement s&#233;curisent l'enfant et favorisent d'autant plus ses capacit&#233;s d'&#233;coute et d'apprentissage. Remplir son r&#233;servoir affectif lui permet de faire face aux in&#233;vitables tensions qui ne manquent pas de se manifester dans son quotidien. L'accueil bienveillant de ses &#233;motions r&#233;pare les peines et les contrari&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette grille de lecture pos&#233;e, l'auteur aborde les petits et grands soucis. Une demande d'attention ? Il est &#233;tonnant qu'on n'y r&#233;ponde pas parfois, comme si on refusait un verre d'eau &#224; l'enfant qui manifeste sa soif. La col&#232;re dirig&#233;e vers le parent aim&#233; ? C'est toujours aupr&#232;s de l'adulte rassurant que l'enfant se lib&#232;re de la charge &#233;motionnelle qu'il a accumul&#233;e. L'enfant est dans l'&#233;vitement ? Il n'attend qu'une chose c'est que l'adulte se reconnecte &#224; lui. Il ne raconte rien de sa journ&#233;e ? Nous attendons trop de lui qu'il nous parle avec nos propres mots, alors qu'il a son propre langage, son propre rythme. Il s'invente un ami imaginaire ? Lui laisser le temps de distinguer entre le r&#233;el et la fiction. Nos enfants ont le don de nous agacer et de nous frustrer ? Ils vivent leur propre vie et ne r&#233;pondent pas toujours &#224; nos attentes. Et de r&#233;p&#233;ter que leurs attitudes ne sont jamais dirig&#233;es contre nous, mais vers nous, comme un appel. Intelligentes, pratiques et pertinentes, telles sont les pistes avanc&#233;es ici.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. JC Latt&#232;s, 2014, (175 p. &#8211; 18&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sexe, abus,traumas et indiff&#233;rence</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sexe-abus-traumas-et-indifference</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Sexe-abus-traumas-et-indifference</guid>
		<dc:date>2015-03-18T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>1159</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Stop au d&#233;ni : un sombre rapport r&#233;v&#232;le les lacunes graves de la prise en charge des victimes d'abus sexuels pendant l'enfance ; celles-ci ont &#233;t&#233; &#171; abandonn&#233;es, incomprises, en proie &#224; des souffrances psychiques atroces &#187;, sans pouvoir obtenir protection ni justice. &lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re grande enqu&#234;te nationale sur les violences envers les femmes (ENVEFF) avait eu lieu en 2000 ; d'autres travaux se sont succ&#233;d&#233;, attestant tous de la gravit&#233; du ph&#233;nom&#232;ne, jusqu'&#224; un r&#233;cent rapport de l'OMS soulignant la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1159-" rel="tag"&gt;1159&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Stop au d&#233;ni : un sombre rapport r&#233;v&#232;le les lacunes graves de la prise en charge des victimes d'abus sexuels pendant l'enfance ; celles-ci ont &#233;t&#233; &lt;i&gt;&#171; abandonn&#233;es, incomprises, en proie &#224; des souffrances psychiques atroces &#187;&lt;/i&gt;, sans pouvoir obtenir protection ni justice.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La premi&#232;re grande enqu&#234;te nationale sur les violences envers les femmes (ENVEFF) avait eu lieu en 2000 ; d'autres travaux se sont succ&#233;d&#233;, attestant tous de la gravit&#233; du ph&#233;nom&#232;ne, jusqu'&#224; un r&#233;cent rapport de l'OMS soulignant la r&#233;currence des abus sexuels commis dans le monde pendant l'enfance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un scandale de sant&#233; publique et une atteinte aux droits des victimes. Les cons&#233;quences sont pourtant &#233;normes, et plus les faits sont commis alors que la victime est jeune, plus les cons&#233;quences sont durables, impactant l'&#233;quilibre mental et physique : amn&#233;sies, souffrance psychique, perte d'estime de soi, interruption des &#233;tudes, mise en danger, tentatives de suicide&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre d'une enqu&#234;te men&#233;e par l'association &lt;i&gt;M&#233;moire traumatique et victimologie&lt;/i&gt;, soutenue par l'Unicef, plus de 1 200 victimes (dont 95&#8239;% de femmes) ont accept&#233; de t&#233;moigner, &#224; partir de 184 questions portant sur les violences subies, sur leurs parcours judiciaire, psychologique et m&#233;dical. En France, il appara&#238;t qu'une femme sur cinq et un homme sur quatorze ont subi des violences sexuelles, pour l'immense majorit&#233; pendant leur enfance ; l'agresseur est le plus souvent un membre de la famille.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;&#171; formation en urgence &#187;&lt;/i&gt; des professionnels du secteur m&#233;dico-social&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Probl&#232;me majeur : &lt;i&gt;&#171; L'absence de prise en charge adapt&#233;e, de protection et de reconnaissance des victimes, surtout les plus vuln&#233;rables, alors m&#234;me que les cons&#233;quences sur la sant&#233; et la vie affective, familiale et professionnelle apparaissent extr&#234;mement importantes. &#187;&lt;/i&gt; Pire, plus les violences sont graves (viol, par exemple, ou inceste), moins les victimes auraient &#233;t&#233; prot&#233;g&#233;es par leurs proches, par la justice ou par la police. Les d&#233;p&#244;ts de plainte se r&#233;v&#232;lent le plus souvent inefficaces ; les proc&#232;s, quand ils ont lieu, sont mal v&#233;cus, et trop de non-lieux ou de peines d&#233;risoires &lt;i&gt;&#171; sanctionnent &#187;&lt;/i&gt; les actes criminels d&#233;nonc&#233;s. Dans de trop nombreux cas, les orientations et les soins d'apr&#232;s agression sexuelle ne sont pas consid&#233;r&#233;s comme adapt&#233;s : la prise en charge m&#233;dicale est insuffisante, voire inexistante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, parmi les victimes de viol prises en charge en urgence, seule une sur deux d&#233;clare avoir b&#233;n&#233;fici&#233; d'un d&#233;pistage et/ou d'une pr&#233;vention pour les maladies sexuellement transmissibles ou le VIH. Par ailleurs, un r&#233;pondant sur quatre soutient qu'il lui a &#233;t&#233; impossible de trouver des psychiatres et des psychoth&#233;rapeutes form&#233;s &#224; la prise en charge des violences sexuelles.L'isolement est maximal : 44&#8239;% des victimes &#233;prouvent &lt;i&gt;&#171; un sentiment de solitude extr&#234;me &#187;&lt;/i&gt; et 56&#8239;% des r&#233;pondants disent n'avoir pu parler &#224; personne au moment des violences. Seulement 4&#8239;% des victimes ont &#233;t&#233; prises en charge par l'Aide sociale &#224; l'enfance (ASE).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;tude recommande &lt;i&gt;&#171; la formation en urgence &#187;&lt;/i&gt; des professionnels du secteur m&#233;dico-social concern&#233;s, la cr&#233;ation de centres de soins sp&#233;cifiques et celle d'un observatoire national sur l'impact des violences, un centre d'accueil t&#233;l&#233;phonique d&#233;di&#233;, et la mise en place d'&#233;tudes, &lt;i&gt;&#171; y compris et surtout aupr&#232;s des populations les plus vuln&#233;rables (mineur(e)s, personnes &#226;g&#233;es, handicap&#233;es, marginalis&#233;es) &#187;&lt;/i&gt;. La &lt;i&gt;&#171; refonte &#187;&lt;/i&gt; de la Protection de l'enfance et de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) est m&#234;me pr&#233;conis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'ayant pas pr&#233;vu un tel nombre de r&#233;ponses, l'enqu&#234;te a &#233;t&#233; victime de son succ&#232;s et n'a pu exploiter la totalit&#233; des r&#233;sultats collect&#233;s : &lt;i&gt;&#171; Ainsi, les victimisations successives de la majorit&#233; des r&#233;pondant(e)s ont rendu difficile l'identification pr&#233;cise des faits qui les avaient conduit(e)s &#224; porter plainte ou pour lesquels ils ou elles avaient re&#231;u une prise en charge d'urgence. &#187;&lt;/i&gt; Il reste &#224; faire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
