<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Lien Social</title>
	<link>https://www.lien-social.com/</link>
	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.lien-social.com/spip.php?id_mot=877&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Lien Social</title>
		<url>https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L144xH45/siteon0-7409c.png?1693463828</url>
		<link>https://www.lien-social.com/</link>
		<height>45</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>La nuit institutionnelle</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-nuit-institutionnelle-4510</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-nuit-institutionnelle-4510</guid>
		<dc:date>2015-03-05T12:46:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Institution</dc:subject>
		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>1158</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Qui est-ce qui fait la nuit ? &#187;... L'interrogation est souvent entendue en fin d'apr&#232;s-midi dans les institutions sociales et m&#233;dico-sociales. En-dehors d'&#234;tre l&#224; et d'accompagner, les veilleurs et les veilleuses doivent en plus fabriquer et r&#233;aliser quelque chose relatif &#224; la nuit. M&#233;connu, ce travail est essentiel dans la continuit&#233; de l'accueil, des soins et des accompagnements socio-&#233;ducatifs. Analyses et regards crois&#233;s sur ce m&#233;tier &#224; l'heure o&#249; la volont&#233; politique est de passer de la veille &#224; la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Institution" rel="tag"&gt;Institution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1158-" rel="tag"&gt;1158&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_719 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/IMG/png/la-nuit_jiho.png' width=&#034;800&#034; height=&#034;389&#034; alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Qui est-ce qui fait la nuit ? &#187;... L'interrogation est souvent entendue en fin d'apr&#232;s-midi dans les institutions sociales et m&#233;dico-sociales. En-dehors d'&#234;tre l&#224; et d'accompagner, les veilleurs et les veilleuses doivent en plus fabriquer et r&#233;aliser quelque chose relatif &#224; la nuit. M&#233;connu, ce travail est essentiel dans la continuit&#233; de l'accueil, des soins et des accompagnements socio-&#233;ducatifs. Analyses et regards crois&#233;s sur ce m&#233;tier &#224; l'heure o&#249; la volont&#233; politique est de passer de la veille &#224; la sur-veillance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#173;D'embl&#233;e, il semble y avoir un d&#233;faut d'appellation. Qui cherche &#224; entreprendre une formation de veilleuse de nuit, par exemple, va &#234;tre aiguill&#233;e par les instituts ou &#233;coles du travail social vers le cursus intitul&#233; &#171; Surveillant de nuit qualifi&#233; &#187; afin d'obtenir le dipl&#244;me du m&#234;me nom.&lt;br class='autobr' /&gt;
Paradoxalement, les personnes rencontr&#233;es se disent &#171; veilleuses &#187; ou &#171; travailleur social de la nuit &#187;, en oubliant ou en rejetant ce terme qui appelle &#224; la surveillance et au &#171; r&#233;gime carc&#233;ral &#187; comme le r&#233;sume un veilleur de nuit rencontr&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diff&#233;rence entre veiller et surveiller est aussi grande qu'entre &#233;duquer et r&#233;primer. Pour autant, les fronti&#232;res sont de plus en plus amincies et brouill&#233;es. En s'appuyant sur Michel Foucault qui dans son ouvrage sur la naissance des prisons, &lt;i&gt;Surveiller et punir&lt;/i&gt;, notait que &lt;i&gt;&#171; La surveillance devient un op&#233;rateur &#233;conomique d&#233;cisif, dans la mesure o&#249; elle est &#224; la fois une pi&#232;ce interne dans l'appareil de production, et un rouage sp&#233;cifi&#233; dans le pouvoir disciplinaire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Surveiller et punir, Michel Foucault, &#233;dition Gallimard collection Tel, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le secteur de l'&#233;ducation sp&#233;cialis&#233;e doit se positionner sur ce glissement g&#233;n&#233;ral vers une parole politique et des pratiques de plus en plus coercitives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e progressive de professionnels de la s&#233;curit&#233;, plut&#244;t appel&#233;s les vigiles, employ&#233;s la nuit depuis quelques ann&#233;es dans certains &#233;tablissements accueillants des publics o&#249; ils sont parfois per&#231;us comme &#171; &#224; risques &#187;, par exemple des CHRS (Centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale), doit alerter sur les conditions d'accueil et d'accompagnement de ces personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans r&#233;action, il ne serait pas &#233;tonnant que d&#232;s lors, peu &#224; peu, ce qui se passe la nuit s'installe aussi en journ&#233;e. Et qu'&#224; la fin, il ne reste plus que des gardiens d'un certain ordre social.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il semble important de renouer un dialogue parfois rompu entre les &#233;quipes de journ&#233;e et celle de la nuit dans les institutions. De part et d'autre, les constats se rejoignent. Il n'y a pas assez de liens. Comment les envisager et les construire ? Comment travailler ensemble et non pas les uns &#224; la suite des autres ? Mais peut-&#234;tre comment, tout d'abord, se conna&#238;tre ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'impossibilit&#233; de dormir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Toutes ces questions se sont r&#233;v&#233;l&#233;es depuis l'instauration en 2003, par la Convention nationale du travail des &#233;tablissements et services pour personnes inadapt&#233;es et handicap&#233;es du 15 mars 1966, des fonctions de &#171; surveillant(e)s de nuit qualifi&#233;(e)s &#187;. Auparavant, il y a une douzaine d'ann&#233;es maintenant, les nuits &#233;taient principalement faites par les &#233;ducateurs et les &#233;ducatrices des &#233;quipes de journ&#233;e. Il y avait donc un lien m&#233;canique entre le jour et la nuit, qui pouvait par ailleurs produire d'autres questionnements et critiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, la notion de veille permanente a profond&#233;ment chang&#233; les pratiques. Si l'ancienne mouture permettait aux professionnels de dormir, tout du moins de s'assoupir dans une chambre de veille en restant attentif, l'arriv&#233;e des veilleurs de nuit a directement impliqu&#233; une autre organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas, veilleur de nuit dans un ITEP, le rappelle bien : &lt;i&gt;&#171; Je ne peux pas dormir. Il n'y a aucune tol&#233;rance l&#224;-dessus. &#187;&lt;/i&gt; Il se souvient encore d'un temps o&#249; il y avait une souplesse, notamment pendant les s&#233;jours. &lt;i&gt;&#171; Nous consid&#233;rions par exemple que les transferts &#233;taient un temps particulier, qu'il fallait maximiser les rencontres entre les professionnels et les enfants accueillis. Il y avait une certaine forme de tol&#233;rance qui faisait que tout le monde dormait la nuit, tout le monde &#233;tait aussi responsable de ce qui s'y passait, et tout le monde participait aux activit&#233;s de jour. Depuis plusieurs ann&#233;es, il est tr&#232;s clair que ce n'est plus tol&#233;r&#233;. M&#234;me en camping je suis cens&#233; &#234;tre debout devant les tentes, toute la nuit. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette image, qui pourrait relever d'une certaine absurdit&#233;, vient pourtant r&#233;sonner de plus en plus comme une &#233;vidence. Une &#233;vidence qui, de toute mani&#232;re, fait autorit&#233; puisqu'au regard de la loi et des responsabilit&#233;s il n'est plus possible de faire autrement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des institutions qui ne s'endorment plus jamais sont-elles encore capables de r&#234;ver ? Que produit cette pr&#233;sence permanente dans les relations humaines ?&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faut-il toujours avoir une lumi&#232;re ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Un jeune de 16 ans accueilli dans un centre de la protection de l'enfance expliquait ainsi, &#224; une &#233;ducatrice qui s'inqui&#233;tait de ses fugues r&#233;guli&#232;res, sa vision de ses retours au foyer tard dans la nuit, ou t&#244;t le matin : &lt;i&gt;&#171; Ici, tu peux rentrer quand tu veux, il y a toujours de la lumi&#232;re. Tu sonnes &#224; 3 ou 4 heures du matin, le veilleur vient t'ouvrir. Et s'il est sympa, il t'ouvre le frigo. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jeune vient poser simplement une nouvelle donn&#233;e dans l'accompagnement &#233;ducatif depuis l'arriv&#233;e des veilleurs de nuit dans l'institution. &lt;i&gt;&#171; Avant&lt;/i&gt;, dira l'&#233;ducatrice, l&lt;i&gt;es jeunes rentraient &#224; l'heure, parce qu'ils savaient qu'ils allaient nous r&#233;veiller en plein milieu de la nuit. Dans ces cas, &#231;a ne passait pas bien du tout. On reprenait le cadre, le r&#232;glement, en entretien, m&#234;me &#224; 4 heures du matin. Du coup, ils ne recommen&#231;aient pas deux fois. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, le veilleur en question &#8211; qui ne fait pas qu'ouvrir des portes de frigo &#8211; est dans une posture d'accueil avec les jeunes. &lt;i&gt;&#171; Ils sonnent. Qu'est-ce que je peux faire ? Je ne vais pas les laisser sur le trottoir. Je leur ouvre donc &#224; n'importe quelle heure. J'essaie de parler un peu avec eux, de renouer un peu les liens. Mais ils savent que dans quelques heures les &#233;ducateurs vont arriver, qu'ils vont passer &#224; autre chose. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette situation, tous les points de vue peuvent quelque part se justifier. Le jeune, qui profite de pouvoir rentrer quand il veut sans contrainte particuli&#232;re. L'&#233;ducatrice, qui remarque que la r&#232;gle se d&#233;robe dans un changement structurel d'organisation. Le veilleur, qui fait son travail au mieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, le rythme de la vie institutionnelle change au fil des modalit&#233;s d'accueil propos&#233;es. Il s'est parfois transform&#233; et a significativement modifi&#233; le cadre &#233;ducatif. L&#224; o&#249; il faudrait &#234;tre regardant et vigilant, c'est si elles viennent plut&#244;t renforcer la sensation de perte de rep&#232;res (entre le jour et la nuit, par exemple) ou en border de nouveaux.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Fonction d'accueil pr&#233;caris&#233;e&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La fonction de veille de nuit a &#233;t&#233; pr&#233;sent&#233;e comme un moyen d'adaptation aux &#233;volutions du secteur, de la r&#233;glementation du travail et de la responsabilit&#233; des institutions. C'est ce que vient marquer l'accord 2002-1 de la CCNT du 15 mars 1966 visant &#224; mettre en place le travail de nuit. Il est ainsi &#233;crit dans son pr&#233;ambule : &lt;i&gt;&#171; Compte tenu des activit&#233;s de la branche du secteur sanitaire, social et m&#233;dico-social &#224; but non lucratif, le recours au travail de nuit est indissociable &#224; la n&#233;cessit&#233; de prise en charge continue des usagers. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce postulat de d&#233;part est pourtant mis &#224; mal par les m&#234;mes instances qui l'ont formul&#233;. Si les activit&#233;s nocturnes n&#233;cessitent une pr&#233;sence permanente, encadr&#233;e par une formation et un dipl&#244;me, il para&#238;t incoh&#233;rent de ne pas donner &#224; cette derni&#232;re les moyens n&#233;cessaires au bon exercice de ses pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est important de faire du lien entre la nuit et le jour pour garantir une continuit&#233; des accompagnements, il faudrait dans ce cas se mobiliser pour cr&#233;er des espaces de rencontre et de dialogue p&#233;rennes et r&#233;guliers pour que les &#233;quipes de journ&#233;e et celles de nuit se retrouvent, se confrontent, construisent des projets communs, travaillent ensemble. &#192; la place, il subsiste la plupart du temps un entre-deux, une co-habitation, une co-existence o&#249; le jour et la nuit n'habitent plus ensemble un m&#234;me lieu mais restent &#233;trangement voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trop souvent, une certaine instabilit&#233; professionnelle vient emp&#234;cher ce travail de liens. Manque de temps, manque de moyens surtout. R&#233;unions annul&#233;es ou impossibles. Parfois deux ou trois dans l'ann&#233;e, o&#249; il en ressort qu'il faudrait se parler plus. Ce sentiment vient marquer &#224; quel point les liens entre le jour et la nuit sont fragiles et fragilis&#233;s par des conditions professionnelles de plus en plus pr&#233;caris&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est pourtant possible de travailler institutionnellement cette question de la nuit (lire plus loin, l'article sur &lt;i&gt;La clinique de la nuit&lt;/i&gt;) avec une premi&#232;re n&#233;cessit&#233; qui est la reconnaissance de cette fonction de la veille de nuit. Allonger les temps de transmission, de pr&#233;sence le soir et le matin avec la vie de groupe, ouvrir les &#233;quipes aux r&#233;flexions &#233;ducatives et cliniques.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Veiller ou accueillir ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La nuit, les nuits, sont toujours &#224; inventer, &#224; fabriquer. Dormir ou veiller reste une question &#224; se poser. La veille provoque de nouveaux m&#233;canismes et de nouveaux modes de pens&#233;e dans le fonctionnement de cette soci&#233;t&#233;. Comment ne pas dissocier ce qui se vit dans les institutions sociales et m&#233;dico-sociales de ce qui se passe ailleurs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La veille est de plus en plus pr&#233;sente. L'information g&#233;n&#233;rale devient permanente. La communication &#171; illimit&#233;e &#187; pose n&#233;anmoins la question de ses propres limites. Les lumi&#232;res des boutiques restent allum&#233;es. Aujourd'hui, c'est toute la vie quotidienne qui est &#171; &#233;veill&#233;e &#187;, les rythmes sont peu &#224; peu modifiables et transform&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis la fin des ann&#233;es 90, le langage a vu appara&#238;tre le concept de &#171; veille sociale &#187;, qui correspondrait &#224; une attention permanente aux probl&#233;matiques sociales et aux souffrances v&#233;cues pour lutter contre les exclusions. Paradoxalement, depuis que le &#171; social veille &#187; il a de moins en moins les moyens de r&#233;pondre aux nombreuses demandes. Alors&#8230; Veiller ou accueillir, faudrait-il choisir ?&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;T&#233;moignage de Camille, veilleuse de nuit dans un CHRS&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En fait, ce qui nous semble important, c'est que notre position singuli&#232;re soit respect&#233;e et reconnue par les coll&#232;gues du socio-&#233;ducatif et par l'ensemble de l'institution, direction comprise.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous pouvons &#171; r&#233;unioner &#187; en inter-service autant que l'on veut. Cela ne changera pas grand-chose si le regard sur la place de chacun et de chacune dans les diff&#233;rents services de l'institution ne change pas. C'est aussi valable &#224; l'endroit de nos coll&#232;gues A.S.H du m&#233;nage qui font un travail de lien et de contenance avec les accueillis jour apr&#232;s jour, dans l'informalit&#233; la plus totale. Qu'importe le pouvoir de d&#233;cision si la parole de chacun est prise en compte dans l'institution. Il s'agit d'interroger notre volont&#233; et notre motivation &#224; travailler ensemble et non cloisonn&#233;s, dans un esprit de corporation. Si r&#233;union il doit y avoir, commen&#231;ons par nous demander comment nous voyons l'institution de demain et vers quoi nous voulons aller&#8230; ensemble. Apporter chacun et chacune une pierre &#224; l'&#233;difice, m&#234;me si celle-ci para&#238;t poreuse ou difforme ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La clinique de la nuit
&lt;p&gt;La nuit ouvre un temps &#233;ducatif diff&#233;rent. &lt;strong&gt;Thomas, veilleur de nuit en Itep&lt;/strong&gt;, raconte son travail dans ce vaste champ relationnel qu'est la nuit, dans une institution qui reconna&#238;t son travail et lui donne place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Il faut imaginer une maison sur une petite colline, &#224; la campagne. L'endroit est tr&#232;s isol&#233;, surtout la nuit, et autour il y a des animaux qui viennent r&#244;der, qui font du bruit &#187;&lt;/i&gt;, commence ainsi Thomas pour planter le d&#233;cor. L'ambiance est tr&#232;s importante pour comprendre les ressentis qui s'expriment la nuit. &lt;i&gt;&#171; Tout cela peut faire peur aux enfants, et cr&#233;&#233; un certain climat dans ce qui va suivre dans leur appr&#233;hension des relations. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Thomas est veilleur de nuit au sein d'un ITEP (Institut th&#233;rapeutique, &#233;ducatif et p&#233;dagogique), o&#249; il accueille depuis sept ans maintenant des enfants et des adolescents qui pr&#233;sentent des souffrances psychologiques, et qui ont des difficult&#233;s d'int&#233;gration scolaire dans le milieu ordinaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il se souvient de ses d&#233;buts : &lt;i&gt;&#171; Je suis arriv&#233; par le fruit des hasards et des rencontres, apr&#232;s un master en psychologie clinique. C'est une amie qui m'a parl&#233; d'un poste de veilleur de nuit. Cela me permettait par ailleurs d'avoir du temps pour pratiquer la photographie en tant qu'auteur. Au d&#233;part, c'&#233;tait cens&#233; &#234;tre temporaire. Finalement, ce qui devait rester temporaire est devenu un v&#233;ritable m&#233;tier. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Thomas arrive sur un groupe constitu&#233; pour les week-ends et les vacances, situ&#233; &#224; l'ext&#233;rieur de l'institution principale et qui se veut un lieu d'accueil &#233;ducatif et th&#233;rapeutique de rupture avec l'environnement du quotidien des jeunes. &lt;i&gt;&#171; Juste avant moi, poursuit-il, le poste &#233;tait occup&#233; par un &#233;ducateur. Le passage d'un &#233;ducateur &#224; un veilleur s'est pass&#233; un peu aux forceps du c&#244;t&#233; de l'&#233;quipe, ce n'a pas &#233;t&#233; simple de se faire une place, pas humainement parlant mais juste au niveau de la fonction. Puis les choses se sont stabilis&#233;es au fur et &#224; mesure. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son exp&#233;rience de ce passage du travail de nuit des &#233;ducateurs et &#233;ducatrices aux veilleurs et veilleuses, survenu dans la plupart des institutions sociales et m&#233;dico-sociales, montre &#224; quel point il est important, au-del&#224; des fonctions, de conserver ces liens, ce liant possible entre la journ&#233;e et la nuit. Le principal souci est de conserver une continuit&#233; de l'accompagnement.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Veiller c'est aussi &#233;duquer&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Tr&#232;s rapidement, mes coll&#232;gues m'ont dit que je n'&#233;tais pas veilleur, mais &#233;ducateur. C'est vrai que l&#224;-bas je reste avec les enfants jusqu'&#224; 10 heures le matin. Je pr&#233;pare les petits d&#233;jeuners, je suis avec eux. Je participe aussi &#224; certains accompagnements. Et puis, je pars en transfert avec l'&#233;quipe et les enfants. &#187;&lt;/i&gt; Il s'agit l&#224; d'un v&#233;ritable positionnement institutionnel sur la reconnaissance du travail des veilleurs et veilleuses de nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, l'acte &#233;ducatif ne s'arr&#234;te pas &#224; la tomb&#233;e de la nuit pour se r&#233;veiller d&#232;s l'aube. Parfois, il serait plus simple d'aller &#224; l'id&#233;e que la nuit est un interrupteur qui &#233;teint tout &#224; son passage. Mais c'est nier ce qui constitue parfois la moiti&#233; des vingt-quatre heures qui constituent la vie quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La nuit est, en r&#233;alit&#233;, un vaste champ relationnel, socle possible d'une clinique de la nuit. &lt;i&gt;&#171; La nuit, nous sommes dans les questions de l'intime et de la fragilit&#233;,&lt;/i&gt; d&#233;crit Thomas. &lt;i&gt;Quand les petits dorment, ils sont &#224; la merci des pr&#233;dateurs dans leurs fantasmes. Le corps endormi est un corps rel&#226;ch&#233;. Pour les enfants toutes les personnes qui sont autour peuvent alors intervenir de fa&#231;on plus ou moins inqui&#233;tante. Il y a quelque chose de la pr&#233;servation de l'intimit&#233; dans notre relation. Eux l'expriment beaucoup par le besoin de s&#233;curit&#233;. Il faut de la confiance. Les enfants se l&#232;vent. Ils v&#233;rifient que l'on soit bien l&#224;. Cela permet de border leurs angoisses. Tous les enfants ont des fa&#231;ons diff&#233;rentes d'habiller leurs angoisses, et de trouver de l'apaisement dans ce que je leur raconte. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'expression &#171; faire la nuit &#187;, dans ce questionnement r&#233;gulier des enfants qui se demandent &lt;i&gt;&#171; Qui fait la nuit ? &#187;&lt;/i&gt;, a intrigu&#233; Thomas &#224; ses d&#233;buts. &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait comme de dire &#171; j'ai fait &#187; un pays &#233;tranger. Cela donne peut-&#234;tre aux enfants l'impression que nous y sommes pour quelque chose si cela se passe bien ou mal, que nous participons &#224; la fabrication de la nuit. &#187;&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne s'agit donc pas d'&#234;tre seulement l&#224; pour sur-veiller, mais pour &#234;tre aupr&#232;s des angoisses, des questions, des sollicitations nocturnes. Thomas rejoint cette id&#233;e que la nuit institue un moment diff&#233;rent de la journ&#233;e dans les rapports avec les enfants. &lt;i&gt;&#171; Nous cr&#233;ons la possibilit&#233; d'une discussion un peu diff&#233;rente de ce qui se passe la journ&#233;e &#187;, pr&#233;cise-t il. &#171; Les enfants ne nous investissent pas du tout de la m&#234;me fa&#231;on que les &#233;ducateurs. Pour eux, la fonction est bien diff&#233;renci&#233;e. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Continuer de parler, encore !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es, Thomas travaille sur la question de l'&#233;nur&#233;sie nocturne. &lt;i&gt;&#171; Quand elle continue chez les enfants de 13-14 ans, cela peut devenir probl&#233;matique. Au-del&#224; du sympt&#244;me et de ce que l'on en comprend, il peut y avoir des suites m&#233;dicales comme une r&#233;&#233;ducation p&#233;rin&#233;ale. Il faut prendre &#231;a en compte. Alors j'en parlais aux &#233;quipes de journ&#233;e, qui me disaient &#8220;On le note&#8221; mais qui ne donnaient pas de suite. Et puis, &#224; force d'en parler c'est plus entendu. &#187;&lt;/i&gt; Cette pratique montre comment la continuit&#233; des soins et des accompagnements peut &#234;tre prise en compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une fois de plus, la question de la communication entre les &#233;quipes de journ&#233;e et celle de nuit semble &#234;tre le talon d'Achille du travail.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Il y a une m&#233;connaissance des &#233;quipes de jour sur ce qui se passe et comment s'organise la nuit. Sur une continuit&#233; de prise en charge, qui est l'objectif de l'internat, nous assurons une dizaine d'heures de continuit&#233; de soin. Il peut se passer beaucoup de choses &#187;&lt;/i&gt;, argumente-t-il. &lt;i&gt;&#171; Mais j'ai aussi la chance de participer &#224; toutes les r&#233;unions &#233;ducatives et d'y amener mon v&#233;cu, ainsi qu'aux instances de supervision, qui sont plut&#244;t des r&#233;flexions cliniques. &#187;&lt;/i&gt; Ce qui est assez rare, puisque les r&#233;unions sont souvent inaccessibles aux travailleurs de la nuit pour des raisons de contraintes horaires dans l'amplitude du temps de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thomas voit bien la diff&#233;rence quand il ne travaille pas sur ce groupe du week-end et des vacances. &lt;i&gt;&#171; Par ailleurs, quand je travaille sur un autre pavillon en semaine, l&#224; je ne peux pas faire les r&#233;unions. Mais id&#233;alement, il faudrait que les veilleurs de nuit soient aux r&#233;unions &#233;ducatives pour faciliter la parole. Au moins de temps en temps. &#187;&lt;/i&gt; Reste alors ces petits moments de transmission, la plupart du temps oraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&#224; encore, Thomas note une avanc&#233;e depuis plusieurs ann&#233;es. &lt;i&gt;&#171; Il y a eu une &#233;volution dans le temps, ajoute-t- il. Il y a encore quelques ann&#233;es ces liens se faisaient plut&#244;t sur des rapports de proximit&#233; humaine parce qu'il n'y avait pas de temps de transmission clairement &#233;tablis. Depuis quelques temps, nous avons un tuilage qui est syst&#233;matiquement de 15 minutes. Comme tout le monde est plut&#244;t bavard, &#231;a d&#233;passe souvent ! L'information circule au maximum. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a donc des endroits o&#249; la veille est mise au travail, o&#249; la nuit est aussi clinique. Le sentiment de Thomas pourrait bien r&#233;sumer le fruit de cette r&#233;flexion commune. Il dit que &lt;i&gt;&#171; les enfants dorment plut&#244;t bien, ici. &#187;&lt;/i&gt; Voil&#224; une &#233;valuation sans autre grille de lecture que celle d'un apaisement des tensions internes et externes.&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;i&gt;&#034;&#201;veilleuse de nuit&#034;&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;Le jour croise la nuit, sans jamais se rencontrer. &lt;strong&gt;Camille, veilleuse de nuit en CHRS&lt;/strong&gt;, d&#233;taille son travail d'&#233;coute, la nuit, dans une institution qui ne la voit pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est 11 heures du matin, Camille arrive au rendez-vous et s'excuse tout de suite. &lt;i&gt;&#171; Je suis d&#233;sol&#233;e, je n'ai pas les id&#233;es tr&#232;s claires, je n'ai pas r&#233;ussi &#224; dormir cette nuit. Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait d'insomnie. &#187;&lt;/i&gt; La premi&#232;re question qui vient est alors de savoir si cela a un lien avec son travail. &#171; &lt;i&gt; Oui, bien s&#251;r, les rythmes sont compl&#232;tement d&#233;r&#233;gl&#233;s et c'est parfois dur &#224; vivre. Il faut en parler de &#231;a, ce n'est pas rien. &#187;&lt;/i&gt; Elle encha&#238;ne : &lt;i&gt;&#171; Je fais une semaine &#224; cinq nuits, puis la semaine suivante deux nuits. Il faut savoir que le travail de nuit coupe des r&#233;seaux sociaux. Au d&#233;but, je faisais des efforts pour sortir avec des amis avant d'aller travailler, mais maintenant je n'en ai plus la force. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Depuis une dizaine d'ann&#233;es, Camille travaille comme veilleuse de nuit dans un CHRS (Centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale) dans l'Est de la France, qui accueille des femmes et leurs enfants, souvent pr&#233;caris&#233;es suite au d&#233;part du domicile pour violences conjugales. Depuis quelques ann&#233;es, des places ont &#233;t&#233; &#233;galement ouvertes pour accueillir des femmes migrantes isol&#233;es avec ou sans enfants. Camille et ses coll&#232;gues font donc face au quotidien &#224; des situations toutes autant singuli&#232;res les unes que les autres. &lt;i&gt;&#171; C'est bien simple&lt;/i&gt;, r&#233;sume-t elle, &lt;i&gt;il n'y a pas deux nuits pareilles, pas question de routine. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;La reconnaissance de la nuit&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; Tant qu'elle ne pose pas de probl&#232;me, la nuit n'existe pas &#187;, avance comme pr&#233;alable Camille &#224; la reconnaissance de son travail par l'institution. Ou plut&#244;t &#224; la reconnaissance partielle. &lt;i&gt;&#171; Ce sont des petites choses, mais qui montrent que nous ne sommes pas une priorit&#233;. Nous avons repris les r&#233;unions avec toute l'&#233;quipe de veille depuis quelques temps, mais elles se tiennent une seule fois tous les&#8230; trois mois. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Difficile d'envisager un travail d'&#233;quipe coordonn&#233; et mis en r&#233;flexion dans ces conditions. &lt;i&gt;&#171; Quant aux r&#233;unions avec les &#233;ducateurs de la journ&#233;e, il n'y en a pas assez. La plupart du temps, notre parole reste sur le registre de l'information. Nous pouvons alerter sur telle ou telle situation, d'autant plus s'il s'est pass&#233; quelque chose la nuit. &#187; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, j'ai l'impression que notre parole n'a pas de poids. Nous n'avons aucun pouvoir de d&#233;cision, et la r&#233;alit&#233; de la nuit n'est pas prise en consid&#233;ration. Pour autant, la nuit m&#234;me avec une &#233;quipe restreinte il faut prendre soin du collectif et souvent d'une personne en particulier. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les situations complexes v&#233;cues par Camille sont pourtant tr&#232;s proches de celles qui peuvent survenir en journ&#233;e. La nuit aussi il faut intervenir pour r&#233;guler les conflits, &#234;tre attentifs aux fragilit&#233;s des femmes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; La nuit exacerbe aussi parfois plus les tensions et les angoisses. Il faut &#234;tre tout le temps vigilant. Cela arrive, de temps en temps, de devoir appeler les secours pour nous aider dans une situation urgente. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous tenons une place singuli&#232;re, poursuit Camille, nous sommes dans un entre-deux, dans un espace particulier. Il y a beaucoup d'isolement, mais il y a aussi d'autres opportunit&#233;s qui s'offrent &#224; nous. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dans la marge d'&#233;coute de la nuit&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; En m&#234;me temps, nous ne sommes pas tenues &#224; quoi que ce soit. Nous n'avons pas d'obligation de r&#233;sultat, ni les m&#234;mes contraintes &#224; avoir que dans la journ&#233;e. Quelque part, nous tenons &#224; cette position. &#187;&lt;/i&gt; Et l&#224;, Camille ouvre tranquillement une porte pour comprendre ce qu'il se passe la nuit entre les professionnels et les personnes accueillies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nous sommes un peu en d&#233;calage, un peu plus &#233;loign&#233;es du contrat institutionnel que les &#233;ducatrices de jour. Quelque chose se d&#233;tend dans les relations. De nombreuses femmes viennent partager des choses avec nous, elles se confient. Tout est &#224; recueillir dans la parole de l'accueillie : le bavardage sur le quotidien, les go&#251;ts et autres babioles comme ce qu'elles nous disent sur leur v&#233;cu, leurs questionnements &#224; mi-mot, leurs difficult&#233;s mais aussi leur force, leur bataille gagn&#233;e ou &#224; gagner&#8230; Et c'est au-del&#224; des mots aussi. Il y a alors du sens &#224; &#234;tre l&#224;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la parole semble bloqu&#233;e la journ&#233;e, l'ambiance de la nuit semble propice &#224; instaurer une relation de confiance. La nuit le t&#233;l&#233;phone ne sonne pas r&#233;guli&#232;rement, et la disponibilit&#233; des &#233;coutantes est bien plus grande que dans les tourments d'une journ&#233;e pleine de rendez-vous et de bruits qui parasitent incessamment les relations humaines. La parole semble donc s'&#234;tre d&#233;plac&#233;e l&#224; o&#249; il y a de l'espace pour l'accueillir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est clair que nous avons une marge d'&#233;coute diff&#233;rente des coll&#232;gues de la journ&#233;e. Mais nous avons aussi un regard diff&#233;rent, qui n'est pas dans le socio-&#233;ducatif &#224; proprement parler. Nous n'avons pas de comptes &#224; rendre, nous ne prenons pas de notes, et ces femmes n'ont pas de comptes &#224; nous rendre si ce n'est de respecter la vie du collectif. Tout cela, &#231;a joue dans la relation. Nous pouvons nous permettre d'avoir une &#233;coute flottante. Il y a aussi une sorte d'&#233;thique &#224; avoir, qui va parfois &#224; l'encontre d'un mandat, quelque part dans cette parole d&#233;cal&#233;e. Il faut &#234;tre &#233;veill&#233;e &#224; l'inattendu. &#202;tre &#233;veilleuse de nuit. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camille aborde alors un sujet probl&#233;matique, v&#233;cu dans la plupart des institutions sociales et m&#233;dico-sociales entre les &#233;quipes de jour et les &#233;quipes de nuit. Un mal-&#234;tre plus ou moins discut&#233; et partag&#233;, mais qui agit sous forme latente dans la vie institutionnelle : le jour et la nuit ne font que se croiser. Qu'y a-t-il entre la lune et le soleil, pourrait-on se demander po&#233;tiquement ? Camille propose un simple trait d'union qu'il faut tracer au jour le jour.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;tablir des liens entre le jour et la nuit&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ce n'est pas une surprise, mais ce qui pose probl&#232;me c'est la transmission. &#187;&lt;/i&gt; Camille raconte le d&#233;roul&#233; de sa nuit de travail jusqu'au petit matin. &lt;i&gt;&#171; J'arrive &#224; 21 heures. Nous avons seulement quinze minutes de transmission avec les professionnelles de la journ&#233;e. C'est la th&#233;orie sur le papier, mais cela arrive que les &#233;ducatrices et &#233;ducateurs restent souvent plus longtemps. Beaucoup de choses sont dites oralement. Il y a bien un cahier, mais son utilisation est tr&#232;s r&#233;duite. Pour moi, nous devons &#233;tablir des liens, &#234;tre un trait d'union entre la personne accueillie et les &#233;ducatrices. Mais ce n'est pas tout le temps possible. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camille remarque aussi que les moyens ne sont pas r&#233;ellement mis en &#339;uvre pour faciliter la communication. R&#233;union impossible &#224; programmer parce que les plannings sont incompatibles. Ou r&#233;union annul&#233;e, repouss&#233;e. L&#224; encore, il est difficile de discerner ce qui est des contraintes d'organisation d'une volont&#233;, consciente ou inconsciente, de ne pas se faire rencontrer ces deux facettes des institutions. &lt;i&gt;&#171; Pourtant, nous travaillons avec les m&#234;mes personnes, nous sommes cens&#233;s aller dans le m&#234;me sens. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Le matin nous partons &#224; 7 heures et nous ne voyons pas d'&#233;ducatrice. Le lien se fait avec les ASH qui viennent de bonne heure faire le m&#233;nage. Leur travail est aussi tr&#232;s important, elles sont proches des r&#233;sidentes. Mais il y a quand m&#234;me un lien dans la communication avec l'&#233;quipe &#233;ducative de journ&#233;e qui ne se fait pas. C'est dommageable. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il manque une vision institutionnelle des liens entre la nuit et le jour. La transmission, &#233;l&#233;ment important dans l'accompagnement socio-&#233;ducatif diurne comme nocturne, n'est pas seulement une affaire de professionnelles laiss&#233;es juges et libres arbitres de son utilisation et de son interpr&#233;tation. Des traits d'union, il faut faire des ponts.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Surveiller et punir&lt;/i&gt;, Michel Foucault, &#233;dition Gallimard collection &lt;i&gt;Tel&lt;/i&gt;, 1975, page 206.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La nuit institutionnelle</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-nuit-institutionnelle</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-nuit-institutionnelle</guid>
		<dc:date>2015-03-05T09:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Institution</dc:subject>
		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>1158</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Qui est-ce qui fait la nuit ? &#187;... L'interrogation est souvent entendue en fin d'apr&#232;s-midi dans les institutions sociales et m&#233;dico-sociales. En-dehors d'&#234;tre l&#224; et d'accompagner, les veilleurs et les veilleuses doivent en plus fabriquer et r&#233;aliser quelque chose relatif &#224; la nuit. M&#233;connu, ce travail est essentiel dans la continuit&#233; de l'accueil, des soins et des accompagnements socio-&#233;ducatifs. Analyses et regards crois&#233;s sur ce m&#233;tier &#224; l'heure o&#249; la volont&#233; politique est de passer de la veille &#224; la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Institution" rel="tag"&gt;Institution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1158-" rel="tag"&gt;1158&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton4509-ff358.jpg?1693570371' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Qui est-ce qui fait la nuit ? &#187;... L'interrogation est souvent entendue en fin d'apr&#232;s-midi dans les institutions sociales et m&#233;dico-sociales. En-dehors d'&#234;tre l&#224; et d'accompagner, les veilleurs et les veilleuses doivent en plus fabriquer et r&#233;aliser quelque chose relatif &#224; la nuit. M&#233;connu, ce travail est essentiel dans la continuit&#233; de l'accueil, des soins et des accompagnements socio-&#233;ducatifs. Analyses et regards crois&#233;s sur ce m&#233;tier &#224; l'heure o&#249; la volont&#233; politique est de passer de la veille &#224; la sur-veillance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel de la quinzaine&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Statistiques ethniques, l'&#233;ternel retour&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Les cinq profanateurs&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Gratuit&#233; contre stigmatisation&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La soupe &#224; condition&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Qu&#233;bec-France &#8226; &lt;strong&gt; Quels mod&#232;les de formation pour les intervenants sociaux ? &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Secret partag&#233; &#8226; &lt;strong&gt; Une nouvelle charte pour l'&#233;change d'informations &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Formations&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Empowerment
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le pouvoir d'agir&#8230; Pour qui ?&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au c&#339;ur des m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La &#034;syst&#232;me strat&#233;gique&#034; face aux incasables
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'exemple de l'ISEMA en Eure-et-Loir&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Mobilisation &#8226; &lt;strong&gt; Dormir au lyc&#233;e&#8230; ou &#224; la rue &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La nuit institutionnelle
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;T&#233;moignage de Thomas, veilleur de nuit en ITEP&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&#8212;&gt; &lt;strong&gt;La clinique de nuit&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;T&#233;moignage de Camille, veilleuse de nuit en CHRS&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&#8212;&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;&#201;veilleuse de nuit&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Par Jean Cartry&lt;/strong&gt;, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, ancien directeur d'&#233;tablissement&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Retour &#224; la clinique&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;B&#233;mol&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Vent qui souffle&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La gestion de l'agressivit&#233; en institution&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, J-M. Ferey&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Gestion des situations de violence ou l'intervenant social en bonnes postures&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, D. Jaffiol, C. A&#239;t&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Mieux vivre les situations tendues&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, J-L. Berger&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Passage &#224; l'acte&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, C. Rodet&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;ma&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;L'Abri&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, un film de Fernand Melgar&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Bande dessin&#233;e&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#202;tre l&#224;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, avec Amnesty International&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Expo photo&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Donnons un visage &#224; la maladie psychique&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, Anne Betton&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les artisans du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portrait de Myriam Jolivet &#8226; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;N'ayez pus peur de nous&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Offres d'emploi, d&#233;l&#233;gation de service public, appel d'offre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
		<enclosure url="https://www.lien-social.com/IMG/pdf/1158-batalle_ge_.pdf" length="11451703" type="application/pdf" />
		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La nuit institutionnelle</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-nuit-institutionnelle-5488</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-nuit-institutionnelle-5488</guid>
		<dc:date>2015-03-04T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>1158</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Qui est-ce qui fait la nuit ? &#187;... L'interrogation est souvent entendue en fin d'apr&#232;s-midi dans les institutions sociales et m&#233;dico-sociales. En-dehors d'&#234;tre l&#224; et d'accompagner, les veilleurs et les veilleuses doivent en plus fabriquer et r&#233;aliser quelque chose relatif &#224; la nuit. M&#233;connu, ce travail est essentiel dans la continuit&#233; de l'accueil, des soins et des accompagnements socio-&#233;ducatifs. Analyses et regards crois&#233;s sur ce m&#233;tier &#224; l'heure o&#249; la volont&#233; politique est de passer de la veille &#224; la (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Dossiers" rel="directory"&gt;Dossiers&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1158-" rel="tag"&gt;1158&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Qui est-ce qui fait la nuit ? &#187;... L'interrogation est souvent entendue en fin d'apr&#232;s-midi dans les institutions sociales et m&#233;dico-sociales. En-dehors d'&#234;tre l&#224; et d'accompagner, les veilleurs et les veilleuses doivent en plus fabriquer et r&#233;aliser quelque chose relatif &#224; la nuit. M&#233;connu, ce travail est essentiel dans la continuit&#233; de l'accueil, des soins et des accompagnements socio-&#233;ducatifs. Analyses et regards crois&#233;s sur ce m&#233;tier &#224; l'heure o&#249; la volont&#233; politique est de passer de la veille &#224; la sur-veillance.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;LIEN SOCIAL NUM&#201;RO 1158 EST &#201;PUIS&#201;, MAIS DISPONIBLE EN &lt;a href=&#034;https://www.amazon.fr/nuit-institutionnelle-Lien-Social-1158-ebook/dp/B077P2PY2S/ref=sr_1_15?s=digital-text&amp;ie=UTF8&amp;qid=1515594636&amp;sr=1-15&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;VERSION NUM&#201;RIQUE&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La gestion de l'agressivit&#233; en institution</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-gestion-de-l-agressivite-en-institution</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-gestion-de-l-agressivite-en-institution</guid>
		<dc:date>2015-03-04T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Institution</dc:subject>
		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>1158</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Partant du constat de l'absence trop fr&#233;quente de r&#233;action pens&#233;e et r&#233;fl&#233;chie face aux comportements agressifs, Jean-Max Ferey se propose justement de d&#233;construire ces passages &#224; l'acte et de pr&#233;senter un certain nombre d'outils de gestion permettant d'y r&#233;pondre avec efficacit&#233;. On retrouve, en tout premier lieu, l'incontournable mais essentiel distinguo entre agressivit&#233;, agression et violence. Puis sont d&#233;clin&#233;s un certain nombre de facteurs permettant de cerner au plus pr&#232;s les tenants et aboutissants (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Institution" rel="tag"&gt;Institution&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Violence-391" rel="tag"&gt;Violence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1158-" rel="tag"&gt;1158&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L101xH150/arton4504-7d4e2.jpg?1693570371' width='101' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Partant du constat de l'absence trop fr&#233;quente de r&#233;action pens&#233;e et r&#233;fl&#233;chie face aux comportements agressifs, Jean-Max Ferey se propose justement de d&#233;construire ces passages &#224; l'acte et de pr&#233;senter un certain nombre d'outils de gestion permettant d'y r&#233;pondre avec efficacit&#233;. On retrouve, en tout premier lieu, l'incontournable mais essentiel distinguo entre agressivit&#233;, agression et violence. Puis sont d&#233;clin&#233;s un certain nombre de facteurs permettant de cerner au plus pr&#232;s les tenants et aboutissants du sc&#233;nario tant redout&#233;. Parmi ceux pr&#233;sent&#233;s par l'auteur, il y a la mesure de la nature de l'intention agressive : la personne cherche-t-elle &#224; se d&#233;fendre, veut-elle transmettre un message ou son acte est-il d&#233;lib&#233;r&#233; et volontaire ? Toute une s&#233;rie de d&#233;terminants endog&#232;nes la concernant peuvent aussi &#234;tre identifi&#233;s : son caract&#232;re impulsif, sa labilit&#233; &#233;motionnelle, son intol&#233;rance &#224; la frustration, son &#233;ventuelle pathologie mentale, sa consommation excessive d'alcool ou de drogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres &#233;l&#233;ments exog&#232;nes renvoient &#224; l'environnement : valorisation culturelle de l'agressivit&#233;, rel&#226;chement des interdits sociaux, appartenance &#224; un groupe, influence des medias, effets du bruit, de la chaleur, de la promiscuit&#233;. Puis, viennent les d&#233;clencheurs : atteinte de l'estime ou de la reconnaissance de soi, intrusion dans l'espace vital, ressenti d'ins&#233;curit&#233;&#8230; Des indicateurs permettent de mesurer la mont&#233;e de la tension agressive, tant au niveau du comportement que de la situation du verbal ou du non verbal. Ce d&#233;cryptage, pr&#233;sent&#233; par l'auteur, du contexte et des conditions de mont&#233;e de la tension s'accompagne de propositions concr&#232;tes qui, mises en &#339;uvre, peuvent permettre l'apaisement de la situation. Il en va ainsi de l'identification par le professionnel de son propre ressenti &#233;motionnel : clarifier son v&#233;cu et reconna&#238;tre son sentiment, afin de ne pas en rester prisonnier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais aussi, pr&#234;ter une attention particuli&#232;re &#224; la gestion de l'espace, en sachant garder sa distance face &#224; une personne en mont&#233;e d'agressivit&#233;. Adopter des postures rassurantes fait aussi partie des r&#233;flexes positifs : &#233;viter de fixer le regard, pr&#233;senter ses mains vides, parler et se d&#233;placer lentement, en ne tournant jamais le dos. Le maintien du contact verbal est, on s'en doute, essentiel : bannir toute menace et adopter une &#233;coute &#224; la fois aiguis&#233;e et empathique, en reformulant les propos entendus. Les strat&#233;gies globales &#224; adopter ne peuvent &#234;tre fix&#233;es &#224; l'avance : elles vont de l'&#233;vitement &#224; l'affrontement, en passant par les tentatives de d&#233;samor&#231;age ou de n&#233;gociation. Une fois la crise pass&#233;e, l'&#233;valuation constitue une &#233;tape indispensable, en terme de retour d'exp&#233;rience. R&#233;fl&#233;chir sur ce qui s'est pass&#233; et sur la gestion de la crise permet non seulement de mieux comprendre, mais aussi d'apprendre &#224; mieux pr&#233;venir pour &#233;viter de ne faire que subir.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2013, (156 p. &#8211; 14,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'intervenant social en bonnes postures</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-intervenant-social-en-bonnes-postures</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/L-intervenant-social-en-bonnes-postures</guid>
		<dc:date>2015-03-04T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>1158</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sans relever pour autant de leur quotidien, la confrontation des professionnels de sant&#233;, de l'&#233;ducation et du travail social aux situations d'agression existe malgr&#233; tout. Aucune formation qu'elle soit initiale ou continue ne les y pr&#233;pare, aucun protocole ne leur permet d'y faire face. R&#233;ussir &#224; anticiper le risque, &#224; l'att&#233;nuer lorsqu'il est devenu imparable et &#224; diminuer ses cons&#233;quences d&#233;sastreuses ne fait partie ni du savoir-faire, ni du savoir &#234;tre reconnu et entretenu des intervenants. &lt;br class='autobr' /&gt;
La m&#233;thode (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Violence-391" rel="tag"&gt;Violence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1158-" rel="tag"&gt;1158&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L112xH150/arton4505-f202c.jpg?1693570371' width='112' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sans relever pour autant de leur quotidien, la confrontation des professionnels de sant&#233;, de l'&#233;ducation et du travail social aux situations d'agression existe malgr&#233; tout. Aucune formation qu'elle soit initiale ou continue ne les y pr&#233;pare, aucun protocole ne leur permet d'y faire face. R&#233;ussir &#224; anticiper le risque, &#224; l'att&#233;nuer lorsqu'il est devenu imparable et &#224; diminuer ses cons&#233;quences d&#233;sastreuses ne fait partie ni du savoir-faire, ni du savoir &#234;tre reconnu et entretenu des intervenants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La m&#233;thode GeSiVi (pour Gestion des Situations de Risques) r&#233;pond &#224; cette carence. &#201;labor&#233;e en 2001, elle a d&#233;j&#224; s&#233;duit plus de deux mille personnes. Ce petit livre en fait une pr&#233;sentation d&#233;taill&#233;e. M&#234;me si cet ouvrage s'inspire des arts de combat, il ne constitue pas un manuel d'autod&#233;fense. M&#234;me s'il consid&#232;re avec r&#233;alisme le potentiel dangereux de certains usagers, il refuse d'alimenter la litanie du march&#233; de la peur. M&#234;me s'il d&#233;signe clairement les personnes accompagn&#233;es comme pouvant passer &#224; l'acte, il reconna&#238;t d'abord et avant tout en elles de la souffrance et de la d&#233;tresse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re piste valoris&#233;e et privil&#233;gi&#233;e, la parole, un outil qui reste essentiel pour ramener au calme, entamer une n&#233;gociation, faire gagner du temps et temporiser une crise. N&#233;cessaire, le verbe est loin d'&#234;tre suffisant. Apr&#232;s avoir pr&#233;sent&#233; d'un point de vue th&#233;orique les m&#233;canismes de la violence, les niveaux d'agressivit&#233;, les dimensions de l'&#233;motion, en se faisant &#233;cho des recherches sur la question, les auteurs exposent la bo&#238;te &#224; outils qu'ils ont con&#231;ue. Leur instrumentaire exclut tout caract&#232;re vexatoire. A la seule force physique, il pr&#233;f&#232;re l'&#233;quilibre, la souplesse, la concentration, la rapidit&#233; et la simplicit&#233;. Difficilement assimilable, par simple lecture, cette approche n&#233;cessite surtout une mise en pratique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d Synopsis Communication, 2014, (155 p. &#8211; 23&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mieux vivre les situations tendues</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Mieux-vivre-les-situations-tendues</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Mieux-vivre-les-situations-tendues</guid>
		<dc:date>2015-03-04T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>Relation</dc:subject>
		<dc:subject>Relations</dc:subject>
		<dc:subject>1158</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si nous sommes nombreux &#224; &#234;tre convaincus des vertus de la coop&#233;ration et de la solidarit&#233;, nous avons tous &#233;t&#233; acteurs et victimes de tensions relationnelles et des d&#233;g&#226;ts qu'elles occasionnent. Cela n'a rien d'incompr&#233;hensible. Car chacun est centr&#233; sur son petit monde, interpr&#233;tant et filtrant ce qui vient d'autrui, &#224; travers ses propres codes. Nous n'avons pas les m&#234;mes besoins, ni les m&#234;mes perceptions au m&#234;me moment. Nos comportements, nos histoires, nos profils de personnalit&#233;, nos seuils d'acceptation (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relation-456" rel="tag"&gt;Relation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Relations" rel="tag"&gt;Relations&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1158-" rel="tag"&gt;1158&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton4506-2b18c.jpg?1693570371' width='102' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si nous sommes nombreux &#224; &#234;tre convaincus des vertus de la coop&#233;ration et de la solidarit&#233;, nous avons tous &#233;t&#233; acteurs et victimes de tensions relationnelles et des d&#233;g&#226;ts qu'elles occasionnent. Cela n'a rien d'incompr&#233;hensible. Car chacun est centr&#233; sur son petit monde, interpr&#233;tant et filtrant ce qui vient d'autrui, &#224; travers ses propres codes. Nous n'avons pas les m&#234;mes besoins, ni les m&#234;mes perceptions au m&#234;me moment. Nos comportements, nos histoires, nos profils de personnalit&#233;, nos seuils d'acceptation de la frustration sont, pour chacun d'entre nous, diff&#233;rents. Nous ne poss&#233;dons ni les m&#234;mes valeurs, ni les m&#234;mes id&#233;aux, ni les m&#234;mes r&#233;f&#233;rences culturelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; un moment ou &#224; un autre, le comportement d'autrui peut ne pas nous convenir, ni r&#233;pondre &#224; nos attentes. Il est donc impossible de vivre sans situation conflictuelle. Il s'ensuit plusieurs possibilit&#233;s : soit se justifier et accuser l'autre, soit se d&#233;pr&#233;cier et s'effacer devant lui. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il existe aussi une autre posture, celle qui permet d'&#233;couter l'autre, tout en s'autorisant &#224; parler de soi ; celle qui laisse la place &#224; l'identification de ses propres besoins autant que ceux d'autrui ; celle qui privil&#233;gie &#224; la fois sa propre introspection et l'ouverture au point de vue de son interlocuteur. C'est le cheminement que nous propose l'auteur. Commencer par &#233;tablir les faits. Puis, rep&#233;rer les &#233;motions que cela fait na&#238;tre en soi. S'ensuit le rep&#233;rage de la pens&#233;e que cela induit. En d&#233;duire ce que tout cela me fait vivre. Continuer par l'&#233;laboration de mes vrais besoins. &#201;tablir ce qui compte le plus pour soi. Terminer par ce que l'on d&#233;cide, au final, de faire. Jean-Luc Berger illustre sa m&#233;thode par de nombreux exemples qui montrent les obstacles potentiels s'opposant &#224; son bon d&#233;roulement, le pire &#233;tant de croire que tout peut s'arranger sans que soit vraiment n&#233;cessaire la moindre r&#233;gulation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2014, (77 p. &#8211; 10&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Passage &#224; l'acte, traumatisme, r&#233;silience et effets transg&#233;n&#233;rationnels</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Passage-a-l-acte-traumatisme-resilience-et-effets-transgenerationnels</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Passage-a-l-acte-traumatisme-resilience-et-effets-transgenerationnels</guid>
		<dc:date>2015-03-04T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Violence</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;silience</dc:subject>
		<dc:subject>1158</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;De cet ensemble de contributions inspir&#233; par une psychanalyse parfois un peu trop redondante et verbeuse, on retiendra surtout l'apport particuli&#232;rement brillant et &#233;clairant des criminologues Val&#233;rie Moulin et Marc Dupuis, ainsi que l'expos&#233; tout aussi lumineux de Serge Tisseron, les uns et les autres ouvrant et refermant la boucle, en partant de l'agression et arrivant au processus de r&#233;silience. Les premiers explicitent donc, avec succ&#232;s, les explications multiples des passages &#224; l'acte (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Violence-18" rel="tag"&gt;Violence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Resilience" rel="tag"&gt;R&#233;silience&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1158-" rel="tag"&gt;1158&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton4507-f3e17.jpg?1693570371' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De cet ensemble de contributions inspir&#233; par une psychanalyse parfois un peu trop redondante et verbeuse, on retiendra surtout l'apport particuli&#232;rement brillant et &#233;clairant des criminologues Val&#233;rie Moulin et Marc Dupuis, ainsi que l'expos&#233; tout aussi lumineux de Serge Tisseron, les uns et les autres ouvrant et refermant la boucle, en partant de l'agression et arrivant au processus de r&#233;silience. Les premiers explicitent donc, avec succ&#232;s, les explications multiples des passages &#224; l'acte d&#233;linquant. Refusant, pour leur part, la logique causale et d&#233;terministe qui se focalise sur les seules dimensions biologiques, psychiques, sociales ou historiques, ils d&#233;montrent la diversit&#233; et la polys&#233;mie des processus &#224; l'&#339;uvre et insistent sur la n&#233;cessit&#233; d'entrer dans une d&#233;marche compr&#233;hensive et pas seulement explicative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de pr&#233;ciser les diff&#233;rents axes &#224; distinguer dans le discernement &#224; faire &#233;merger : la position subjective de l'auteur de l'infraction tout autant que celle de l'observateur ou de l'enqu&#234;teur, la dynamique processuelle qui a conduit et accompagn&#233; la transgression et le contexte global dans lequel elle a &#233;t&#233; commise. Serge Tisseron, de son c&#244;t&#233;, se focalise non sur les modalit&#233;s &#224; partir desquelles le traumatisme a &#233;t&#233; commis, mais sur les conditions dans lesquelles non seulement il a &#233;t&#233; v&#233;cu par la victime, mais aussi comment elle peut en gu&#233;rir. Les blessures psychiques mal cicatris&#233;es suintent soit sous la forme de sympt&#244;mes surgissant, malgr&#233; les m&#233;canismes de refoulement, soit sous la forme de reviviscences li&#233;es au processus de clivage. La th&#233;rapie consiste &#224; permettre &#224; la personne bless&#233;e de r&#233;ussir &#224; symboliser ce qu'elle a v&#233;cu, afin de mieux s'en d&#233;tacher. C'est bien une empathie r&#233;ciproque et mutuelle qui peut le permettre le mieux : accepter que l'autre me r&#233;v&#232;le &#224; moi-m&#234;me.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Chronique Sociale, 2014, (126 p. &#8211; 14,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Statistiques ethniques, l'&#233;ternel retour</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Statistiques-ethniques-l-eternel-retour</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Statistiques-ethniques-l-eternel-retour</guid>
		<dc:date>2015-03-04T23:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>1158</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Silence, discriminations ? Contrairement &#224; d'autres pays, la France est ainsi faite qu'on peut y &#234;tre victime d'une discrimination li&#233;e &#224; son origine, mais que celle-ci ne peut pas &#234;tre mesur&#233;e. Cet outil pourrait-il apaiser le climat de crispation actuel ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;bat sur les statistiques ethniques a toujours &#233;t&#233; complexe : certains politiques, juristes et sociologues restent attach&#233;s au &#171; principe de la c&#233;cit&#233; &#224; l'origine &#187;, alors que d'autres estiment que l'outil serait excellent pour combattre les (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1158-" rel="tag"&gt;1158&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Silence, discriminations ? Contrairement &#224; d'autres pays, la France est ainsi faite qu'on peut y &#234;tre victime d'une discrimination li&#233;e &#224; son origine, mais que celle-ci ne peut pas &#234;tre mesur&#233;e. Cet outil pourrait-il apaiser le climat de crispation actuel ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;bat sur les statistiques ethniques a toujours &#233;t&#233; complexe : certains politiques, juristes et sociologues restent attach&#233;s au &#171; principe de la c&#233;cit&#233; &#224; l'origine &#187;, alors que d'autres estiment que l'outil serait excellent pour combattre les discriminations, vue l'ampleur prise aujourd'hui par celles-ci. Or, la loi relative &#224; l'informatique, aux fichiers et aux libert&#233;s de 1978 interdit la collecte et le traitement de &#171; donn&#233;es &#224; caract&#232;re personnel qui font appara&#238;tre, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quoi seraient-elles utiles ? Pas forc&#233;ment en termes de discrimination positive pour &#233;tablir des quotas de recrutement : bien plut&#244;t pour mesurer pr&#233;cis&#233;ment l'ampleur, la progression des discriminations n&#233;gatives, fond&#233;es le plus souvent sur la seule apparence physique de l'autre ou son origine g&#233;ographique, v&#233;cues comme probl&#233;matiques. D&#233;rogation &#224; cette interdiction actuelle : l'Insee et l'Institut national d'&#233;tudes d&#233;mographiques (INED) se sont vues autoriser en 2009 par la commission informatique et libert&#233;s (CNIL) &#224; tenir compte des origines g&#233;ographiques dans une enqu&#234;te intitul&#233;e &lt;i&gt;Trajectoires et origine g&#233;ographique&lt;/i&gt; (TeO), qui a su appr&#233;hender dans quelle mesure les origines migratoires pouvaient modifier les chances d'acc&#232;s aux places les plus en vue dans la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;vocation de &lt;i&gt;&#171; politique de peuplement &#187;&lt;/i&gt; impose une base scientifique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier, Fran&#231;ois Hollande a rejet&#233; l'id&#233;e. D'autres la soutiennent : la s&#233;natrice Verte Esther Benbassa avait propos&#233; dans un rapport (au final non vot&#233;) que les recensements incluent une question sur le pays de naissance des ascendants et la nationalit&#233; ant&#233;rieure. L'&#233;lue rappelle volontiers que ce proc&#233;d&#233; a permis de faire &#233;merger aux &#201;tats-Unies une &#233;lite noire &#8211; et estime que l'&#233;vocation de &#171; politique de peuplement &#187; par le premier ministre impose d'avoir une base scientifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne est archi d&#233;montr&#233;, toute une population est exclue de toute possibilit&#233; d'ascenseur social et, depuis la fin du si&#232;cle dernier, le d&#233;bat est engag&#233;. Des chercheurs du CNRS ont d&#233;montr&#233; en 2008 la r&#233;alit&#233; des contr&#244;les au faci&#232;s ; les testings et la pratique des CV anonymes se succ&#232;dent pour prouver les discriminations ; un rapport du comit&#233; pour la mesure et l'&#233;valuation de la diversit&#233; et des discriminations (COMEDD) a plaid&#233; en 2010 pour leur utilisation&#8230; id&#233;e combattue la m&#234;me ann&#233;e par d'autres chercheurs dans un manifeste, &lt;i&gt;Le retour de la race&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si &lt;i&gt;&#171; l'apartheid territorial, social et ethnique &#187;&lt;/i&gt; entra&#238;ne &lt;i&gt;&#171; des discriminations quotidiennes parce qu'on n'a pas la bonne couleur de peau &#187;&lt;/i&gt;, comme l'a observ&#233; le 20&#8239;janvier dernier Manuel Valls, il s'agit maintenant d'&#234;tre cons&#233;quent. Alors, quand tranchera-t-on ? Lev&#233;e de l'invisibilit&#233; ou refus de cr&#233;er de dangereux crit&#232;res &#171; ethno-raciaux &#187; susceptible de g&#233;n&#233;rer, au pire, un fichage sournois ? La question bouleverse les clivages traditionnels : le sociologue Robert Castel se pronon&#231;ait activement pour, alors que la Ligue des droits de l'homme se disait contre il y a peu encore&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, les chercheurs sont en position d&#233;licate : pour sa r&#233;cente enqu&#234;te sur la surrepr&#233;sentation des minorit&#233;s dans une maison d'arr&#234;t, le sociologue Didier Fassin a d&#251; s'appuyer sur les seules consonances des noms, couleur de peau des d&#233;tenus et photo de leur dossier p&#233;nitentiaire&#8230; L'&#233;tablissement progressif de statistiques ethniques est probablement devenu in&#233;luctable, comme l'avait estim&#233; en 2007 le Centre d'analyse strat&#233;gique (CAS, devenu depuis Commissariat g&#233;n&#233;ral &#224; la strat&#233;gie et &#224; la prospective).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
