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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Pr&#233;carit&#233;, nom f&#233;minin</title>
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		<dc:subject>Femme</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1157</dc:subject>

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&lt;p&gt;En France, 4,7 millions de femmes vivent sous le seuil de pauvret&#233;, soit 914 euros par mois, contre 3,9 millions d'hommes. Une in&#233;galit&#233; qui tend &#224; s'accro&#238;tre vu qu'elles occupent deux tiers des emplois faiblement r&#233;mun&#233;r&#233;s et 82% des temps partiels. &#192; Marseille et dans l'arri&#232;re pays marseillais, les travailleurs sociaux constatent cet engrenage de la pr&#233;carit&#233; au f&#233;minin et tentent de freiner le processus d'exclusion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Triste rituel. Depuis huit ans en septembre, le Secours populaire fran&#231;ais apporte un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1157-" rel="tag"&gt;1157&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En France, 4,7 millions de femmes vivent sous le seuil de pauvret&#233;, soit 914 euros par mois, contre 3,9 millions d'hommes. Une in&#233;galit&#233; qui tend &#224; s'accro&#238;tre vu qu'elles occupent deux tiers des emplois faiblement r&#233;mun&#233;r&#233;s et 82% des temps partiels. &#192; Marseille et dans l'arri&#232;re pays marseillais, les travailleurs sociaux constatent cet engrenage de la pr&#233;carit&#233; au f&#233;minin et tentent de freiner le processus d'exclusion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Triste rituel. Depuis huit ans en septembre, le Secours populaire fran&#231;ais apporte un &#233;clairage chiffr&#233; de la pauvret&#233; en France. En 2014, la tendance se confirme, elle se fait de plus en plus mena&#231;ante et les Fran&#231;ais ont peur de l'avenir. Si personne ne se sent &#224; l'abri, les femmes sont en premi&#232;re ligne. M&#232;res isol&#233;es, employ&#233;es sous-pay&#233;es, salari&#233;es &#224; temps partiel, retrait&#233;es aux pensions congrues, elles multiplient les vuln&#233;rabilit&#233;s et basculent dans la pr&#233;carit&#233; en cas d'accident de la vie : s&#233;paration, maladie, licenciement&#8230; En 2013, les femmes repr&#233;sentaient 56&#8239;% des pauvres. Un an plus t&#244;t, l'enqu&#234;te de l'Insee sur l'h&#233;bergement des sans domicile r&#233;v&#232;le que pr&#232;s de deux SDF sur cinq sont des femmes. Expos&#233;es &#224; tous les dangers, elles sont donc 56 000 &#224; vivre sans toit, essayant souvent d'&#234;tre le plus discr&#232;tes possible.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;L'incapacit&#233; &#224; r&#233;pondre aux besoins primaires&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Concr&#232;tement, &#224; Marseille, cela se traduit par des rencontres devenues habituelles. Sur &#224; peine plus d'un kilom&#232;tre entre le Vieux Port et la gare Saint-Charles, il y a cette Autrichienne arriv&#233;e en d&#233;cembre&#8239;2013, pour voir si la mis&#232;re est vraiment moins dure au soleil. Elle &#233;tait avec deux compagnons et affichait un bel &#339;il au beurre noir. Le gnon et les hommes ont disparu, mais recroquevill&#233;e sur le marchepied d'une banque de la Canebi&#232;re, elle fait d&#233;sormais partie du d&#233;cor. Plus loin, la dame peut avoir dans les soixante ans. Elle passerait inaper&#231;ue si elle ne tentait pas d'accrocher les regards pour demander un euro. Il y a aussi cette grand-m&#232;re assise sur le trottoir d&#232;s sept heures du matin. Ses yeux bleus brillent souvent de col&#232;re, alors elle fait un peu peur. Si des passants pr&#233;f&#232;rent traverser pour l'&#233;viter, tout son visage s'&#233;claire d&#232;s qu'on lui sourit. Apoth&#233;ose dans un pays riche, au pied du &#171; plus bel escalier du monde &#187;, fiert&#233; de la cit&#233; phoc&#233;enne, une jeune m&#232;re a longtemps dormi seule avec son nouveau-n&#233;. C'&#233;tait en 2011, depuis le petit a fait ses premiers pas sur le boulevard d'Ath&#232;nes. Les habitu&#233;s de la gare le regardent grandir, finalement rassur&#233;s que la maman ait &#233;t&#233; rejointe sur le pav&#233; par sa famille rom&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces situations restent marginales. Plus vuln&#233;rables, les femmes ont &#233;galement plus de recours pour &#233;chapper &#224; la rue et aux unit&#233;s d'h&#233;bergement d'urgence, surtout si elles ont des enfants. Avant d'en arriver l&#224;, elles mobilisent g&#233;n&#233;ralement toutes leurs comp&#233;tences pour ne pas perdre leur domicile. Elles se d&#233;battent dans la pr&#233;carit&#233; pour ne pas basculer dans la mis&#232;re. Assistante sociale dans diff&#233;rentes petites villes du bassin industriel de l'&#233;tang de Berre, au nord de Marseille, Chlo&#233; Maillard accompagne ces batailles. &lt;i&gt;&#171; Ce qui accentue la pr&#233;carit&#233;, c'est une m&#233;connaissance des dispositifs. La moiti&#233; des personnes qui auraient acc&#232;s au RSA activit&#233; n'y font pas appel. Il faut dire que c'est tr&#232;s complexe m&#234;me pour les professionnels, l'ouverture des droits se joue parfois &#224; un euro. Sur Lieu d'accueil&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Financ&#233; par le conseil g&#233;n&#233;ral, ce dispositif a pour mission d'accueillir, (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;, les gens tombent des nues quand je leur annonce ce &#224; quoi ils peuvent acc&#233;der : CMU-compl&#233;mentaire, aide &#224; l'&#233;nergie, aide au d&#233;placement&#8230; Ne pas activer ses outils accentue la pr&#233;carit&#233; et finit par co&#251;ter plus cher &#224; la soci&#233;t&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Une s&#233;paration, c'est la bascule&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Chlo&#233; Maillard rencontre des femmes isol&#233;es qui sont rest&#233;es &#224; la maison pour &#233;lever leurs enfants, ont travaill&#233; avec leur mari sans &#234;tre d&#233;clar&#233;es ou ont cumul&#233; les petits emplois &#224; temps partiel. Dans ces conditions, un divorce et c'est l'incapacit&#233; &#224; r&#233;pondre aux besoins primaires : se loger, se nourrir, se soigner, se v&#234;tir, se chauffer. &lt;i&gt;&#171; &#192; Salon de Provence, nous recevons 65&#8239;% de femmes dans nos dispositifs d'insertion. &#192; Berre-l'&#201;tang, sur Actis &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Action Collective Territorialis&#233;e d'Insertion Sociale' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;un accompagnement collectif et individuel de lutte contre l'isolement, il y a 100&#8239;% de femmes. Comme il y a moins d'argent public, j'ai de plus en plus recours aux aides d'urgence : Restos du c&#339;ur, colis alimentaires, pr&#234;ts &#224; taux z&#233;ro&#8230; Contrairement aux hommes qui glissent rapidement &#224; la rue, les femmes vont se laver &#224; l'eau froide, mal se nourrir, couper le chauffage, mal se soigner mais ne l&#226;chent qu'en dernier recours leur logement. Il m'arrive de me heurter &#224; des budgets tellement serr&#233;s que nous ne trouvons plus de poste o&#249; &#233;conomiser. De plus en plus de femmes sont h&#233;berg&#233;s chez des amis ou chez leurs enfants. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conseill&#232;res en &#233;conomie sociale et familiale, Virginie Dupuy et July Ricard travaillent &#224; l'Association d'acc&#232;s et de maintien au logement (Adamal) de Salon de Provence. En 2013, sur 700 suivis orient&#233;s par les services sociaux du territoire, 206 concernaient des femmes isol&#233;es dont la moiti&#233; avec enfants. &lt;i&gt;&#171; En constante augmentation, ces orientations font souvent suite &#224; une s&#233;paration ou &#224; une rupture familiale&lt;/i&gt;, constatent les deux CESF. &lt;i&gt;Quelle que soit la typologie de la famille, la majorit&#233; de ces femmes connaissent une pr&#233;carit&#233; de plus en plus grande et rapide en raison de leurs faibles revenus, minima sociaux ou travail &#224; temps partiel, ou par manque de ressources pour les moins de 25 ans. Nous constatons &#233;galement la reproduction de sch&#233;mas familiaux avec des suivis sur plusieurs g&#233;n&#233;rations. &#187; &lt;/i&gt; L'insertion sociale et professionnelle de ces publics s'av&#232;re particuli&#232;rement difficile en raison de l'absence de qualification, d'exp&#233;rience professionnelle, de mobilit&#233;, d'offres d'emplois peu qualifi&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, neuf familles monoparentales sur dix sont des familles m&#232;re-enfants, or les horaires des petits boulots ne correspondent pratiquement jamais au rythme scolaire et les modes de garde sont rares, co&#251;teux, souvent r&#233;serv&#233;s aux personnes qui travaillent. Ce cercle vicieux enferme dans l'incertitude du lendemain et engendre une d&#233;gradation de l'&#233;tat de sant&#233; physique et psychique. &lt;i&gt;&#171; La pr&#233;carit&#233; induit des troubles du fonctionnement&lt;/i&gt;, constate July Ricard. &lt;i&gt;La frustration peut faire p&#233;ter un c&#226;ble et le refus de cette situation d&#233;clencher un r&#233;flexe de consommation, ce qui accentue l'endettement, mais en g&#233;n&#233;ral les dettes reposent sur les essentiels : imp&#244;ts, assurances, t&#233;l&#233;phone, loyer&#8230; Il y a aussi la voiture, un gouffre financier, mais indispensable en milieu rural. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les douze travailleurs sociaux de l'Adamal accompagnent les m&#233;nages dans leurs d&#233;marches pour &#233;viter les expulsions ou faciliter l'acc&#232;s &#224; un logement adapt&#233; au budget&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Mesures Accompagnement Socio-&#201;ducatif Li&#233; au Logement (Asell) g&#233;n&#233;ralistes ou (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Leur priorit&#233; est d'assurer le toit qui apporte une s&#233;curit&#233;, une adresse permettant l'ouverture des droits et les d&#233;marches d'insertion socioprofessionnelle. &lt;i&gt;&#171; &#192; Salon, on est relativement privil&#233;gi&#233; parce que nous avons 20&#8239;% de logements sociaux,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Virginie Dupuy, coordinatrice du P&#244;le h&#233;bergement. &lt;i&gt;Il y a quand m&#234;me deux ans d'attente, et les bailleurs sont de plus en plus exigeants, donc s'il y a un passif de loyer impay&#233;, &#231;a devient compliqu&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis sa cr&#233;ation en 1993, l'association voit &#233;voluer ses missions. &#192; la base, elle n'&#233;tait pas vou&#233;e &#224; pallier les carences de logement. Dans les faits, elle r&#233;cup&#232;re des gens dont la situation s'est d&#233;grad&#233;e faute de loyer adapt&#233; &#224; leur revenu, m&#234;me dans le secteur social. De surcro&#238;t, elle doit r&#233;guli&#232;rement r&#233;pondre &#224; l'urgence. &lt;i&gt;&#171; Nous accueillons de plus en plus de femmes victimes de violences. L&#224;, on est assez d&#233;muni. Nous avons une liste d'attente de quatre mois dans nos h&#233;bergements, alors on fait le 115 qui oriente vers Marseille. Quand, il y a des enfants ou un travail, &#231;a fait loin. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;H&#233;bergement d'urgence, foyer pour jeunes femmes seules, centre d'h&#233;bergement et de r&#233;insertion sociale (CHRS) en appartement, centre maternel, accueil d'urgence m&#232;re-enfant&#8230; Marseille et sa p&#233;riph&#233;rie multiplient les dispositifs destin&#233;s au public f&#233;minin, mais la demande ne cesse de s'amplifier et r&#233;v&#232;le des manques. Sp&#233;cialiste de l'insertion par le logement, l'association Habitat alternatif et social (HAS) exp&#233;rimente de nouveaux dispositifs. &#192; Marseille et Miramas, Caganis accueille des femmes de 18 &#224; 25 ans, m&#232;res isol&#233;es ou enceintes de plus de sept mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; Aubagne, la Maison Paule Abric r&#233;pond aux besoins urgents de mise &#224; l'abri des victimes de violences. La maison relais Claire Lacombe propose &#224; Marseille un logement p&#233;renne &#224; des grandes pr&#233;caires, parfois atteintes de troubles psychiatriques et/ou d'addiction. &lt;i&gt;&#171; Tout se tient, si nous ne proposons pas un accompagnement aux jeunes m&#232;res ou aux victimes de violence, nous risquerions de les retrouver en CHRS ou en maison relais,&lt;/i&gt; constate Sylvette Barth&#233;l&#233;my, coordinatrice du P&#244;le famille d'HAS.&lt;i&gt; Il y a cinq ans, je voyais des femmes s'en sortir avec l'allocation parent isol&#233;. On pouvait faire glisser les baux. Avec l'augmentation du co&#251;t de la vie, m&#234;me si elles sont toutes inscrites aux Restos du c&#339;ur, elles ne parviennent pas &#224; s'en sortir.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;S&#233;verine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, b&#233;n&#233;ficiaire du RSA depuis septembre 2014&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pour moi toucher de l'argent sans travailler, c'est de l'assistanat. Il a donc fallu que je sois accul&#233;e pour faire ma demande de RSA. &#187;&lt;/i&gt; &#192; 42 ans, S&#233;v&#233;rine a toujours trouv&#233; des moyens de vivre. Pendant sept ans, elle a m&#234;me tr&#232;s bien gagn&#233; sa vie en tant que r&#233;alisatrice de films d'entreprise. &lt;br class='autobr' /&gt;
En 2012, son principal client subit une liquidation judiciaire. Malgr&#233; une baisse d'activit&#233;, elle reste intermittente du spectacle, mais faute des 507&#8239;heures en dix mois, &#231;a ne dure pas. Elle passe au statut d'auto-entrepreneur. Fin des indemnit&#233;s. Rattrap&#233;e par les imp&#244;ts, 2 200&#8239;euros sur le revenu et 1 000&#8239;euros de taxe d'habitation, en juillet&#8239;2013, elle l&#226;che son appartement pour &#233;conomiser le loyer de 515&#8239;euros. &lt;i&gt;&#171; Je suis all&#233;e voir une assistante sociale, elle m'a dit ne rien pouvoir faire pour moi parce que je n'avais pas d'enfant. &#187; &lt;/i&gt; Si elle ne vit &#224; Marseille que depuis 2009, elle fait jouer son r&#233;seau et squatte chez des amis pendant un an. &lt;i&gt;&#171; L'important, c'est de bouger souvent pour ne pas s'imposer, et j'ai conserv&#233; un espace dans un bureau que je paie 90&#8239;euros par mois. &#199;a permet d'assurer un &#233;quilibre et d'y dormir en d&#233;pannage. &#187;&lt;/i&gt; La quadra a de la ressource. Pendant dix ans, elle a eu un parcours de toxicomanie, de d&#233;linquance, de squat&#8230; &#231;a forge la capacit&#233; d'adaptation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis septembre, elle a d&#233;got&#233; une sous-location &#224; 250&#8239;euros, une vraie d&#233;pense quand entre juillet et d&#233;cembre elle n'a touch&#233; que 500&#8239;euros. Pour conserver une dynamique, S&#233;verine a entam&#233; une formation professionnalisante et &#233;vite de parler de sa situation &#224; son entourage. &lt;i&gt;&#171; La pr&#233;carit&#233; n'est pas synonyme de fiabilit&#233; ou de comp&#233;tence. Il y a une ali&#233;nation &#224; toujours chercher des solutions pour se loger, se nourrir, sortir. Mon &#233;quilibre psychique vient de la nourriture culturelle. &#192; Marseille, il y a toujours des possibilit&#233;s &#224; moindre co&#251;t. J'ai aussi un environnement amical solide qui me dit que je ne serai jamais &#224; la rue malgr&#233; mes craintes. Le bureau copartag&#233; me rattache &#224; une norme, voir les autres travailler, ou essayer, me sort de mes probl&#233;matiques. &#199;a ne serait pas pareil si je devais aller dans un centre social pour trouver du lien. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;________________________________________________________&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Abriter et r&#233;assurer&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; un nombre accru de femmes victimes de violences et &#224; un manque de place d'urgence d&#233;di&#233;es &#224; ce public, des citoyennes d'Aubagne se sont battues pour cr&#233;er un lieu d'accueil sp&#233;cifique : &lt;strong&gt;la Maison Paule Abric&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles arrivent sans rien. Depuis septembre&#8239;2013, la Maison Paule Abric abrite des femmes an&#233;anties par une violence physique et morale. Ayant eu le courage de fuir, elles atterrissent l&#224; apr&#232;s un p&#233;riple dans l'accueil et l'h&#233;bergement d'urgence, la police, le 115, les nuit&#233;es dans les h&#244;tels glauques puis une orientation du SIAO&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Service int&#233;gr&#233; d'accueil et d'orientation' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Isol&#233; mais proche du c&#339;ur d'Aubagne, cet abri est n&#233; de la volont&#233; de citoyennes militantes dont la pr&#233;sidente locale de la Ligue des droits de l'homme, Paule Abric. Elles ont voulu offrir une alternative &#224; ces femmes victimes de violence conjugale ou familiale qui, faute de place dans les foyers, se retrouvaient &#224; la rue et finalement contraintes de retourner chez elles &#224; la merci de leur tortionnaire. Entour&#233; de 1 800&#8239;m2 de jardin plant&#233; de grands arbres, ce refuge prot&#232;ge des coups et des mots qui rabaissent : &lt;i&gt;&#171; Tu n'es l&#224; que pour &#234;tre ma boniche et pour mon plaisir &#187;, &#171; Tu me quittes, tu n'es plus personne &#187;, &#171; Tu es &#233;trang&#232;re et je suis Fran&#231;ais, la police ne te croiras pas. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Confi&#233;e &#224; l'association marseillaise Habitat alternatif social, cette maison peut recevoir, en chambre individuelle avec salle de bain, quatre femmes avec leurs enfants. Cette mise en s&#233;curit&#233; est pr&#233;vue pour une p&#233;riode de trois &#224; six mois, plus si n&#233;cessaire. En ville, deux appartements permettent une transition vers le logement autonome ou vers un h&#233;bergement collectif adapt&#233; aux besoins de chacune. L'accompagnement social est assur&#233; par une &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, Nathalie N&#232;gre, et un stagiaire de 3e ann&#233;e, Beno&#238;t Pierson, qui a &#233;galement la lourde tache de r&#233;habiliter l'image de m&#226;le. &lt;i&gt;&#171; J'ai choisi ce stage parce que c'est un public atypique dans un dispositif novateur, &#231;a me sort des repr&#233;sentations du m&#233;tier,&lt;/i&gt; pr&#233;cise l'&#233;tudiant. &lt;i&gt;La place de l'homme est int&#233;ressante &#224; travailler, je dois &#234;tre doux, bienveillant, contenant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re semaine consiste &#224; se poser. &lt;i&gt;&#171; La plupart du temps, elles arrivent chez nous dans une dynamique de faire&lt;/i&gt;, constate Nathalie N&#232;gre.&lt;i&gt; G&#233;n&#233;ralement, le d&#233;clencheur c'est quand les enfants assistent aux violences, ou quand elles sont enceintes. Elles font la d&#233;marche pour prot&#233;ger leurs enfants, &#224; nous de faire entendre qu'elles sont victimes. On aborde le d&#233;p&#244;t de plainte, la n&#233;cessit&#233; de pr&#233;ciser le pourquoi du d&#233;part. Puis, il y a la mise en &#339;uvre de la proc&#233;dure de divorce. &#187;&lt;/i&gt; En m&#234;me temps, il faut entamer les d&#233;marches administratives pour sortir d'une d&#233;pendance organis&#233;e par ces messieurs. Il faut donc r&#233;cup&#233;rer tous les droits : s&#233;curit&#233; sociale, allocations familiales&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Quand on vient, on est perdue, on ne sait pas ce qu'on doit faire, mais &#231;a vient, explique Essia&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;24 ans. Nathalie est toujours l&#224;, elle remonte le moral, elle m'a aid&#233; pour le RSA, le FSL &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='fonds de solidarit&#233; pour le logement' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;i&gt;&#8230; Et puis, il y a les filles. M&#234;me si on ne s'entend pas forc&#233;ment, on a v&#233;cu la m&#234;me peur, alors on se rassure, on reste ensemble dans le jardin, quand on n'arrive pas &#224; dormir le soir, on se retrouve dans le salon et on blague. Maintenant que je suis seule avec ma fille dans mon appartement, cette ambiance me manque. &#187;&lt;/i&gt; Depuis sa cr&#233;ation, la maison Paule Abric a re&#231;u 16 femmes et 21 enfants. Elle est r&#233;v&#233;latrice d'une solidarit&#233; spontan&#233;e entre les h&#233;berg&#233;es. Souvent, les maris leur ont envoy&#233; une image d'incapables. Ensemble, elles se prouvent leur capacit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Elles ont une facilit&#233; &#224; se faire du bien entre elles, elles se prot&#232;gent, compensent les faiblesses en cas de besoin, constate l'&#233;ducatrice. Le plus difficile c'est de les pousser &#224; s'occuper d'elle-m&#234;me. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'enfermement du domicile conjugal, cette maison se veut un lieu d'ouverture. Les retrouvailles avec l'ext&#233;rieur passent par l'int&#233;rieur et s'appuient sur un gros r&#233;seau de professionnels et de b&#233;n&#233;voles. Une sophrologue et une coach de vie viennent b&#233;n&#233;volement travailler la r&#233;assurance. Dispos&#233;e &#224; s'entretenir avec qui le souhaite, une psychologue assure ses permanences autour d'une tasse de th&#233;. Des assistantes sociales se d&#233;placent pour entamer la relation de mani&#232;re informelle. Des associations locales s'organisent pour proposer des sorties culturelles, r&#233;unir le n&#233;cessaire pour s'installer dans un nouveau chez soi, organiser une collecte pour am&#233;liorer l'ordinaire pendant les f&#234;tes de fin d'ann&#233;e&#8230; Tous les vendredis midi, les femmes invitent ces partenaires &#224; partager leur d&#233;jeuner. Traditionnellement, elles se chargent du repas et les hommes de la vaisselle. Si certaines ont eu du mal avec ce concept, elles finissent par admettre, en sirotant leur caf&#233;, que le partage des t&#226;ches, &#231;a a du bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_________________________________________________________&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Enrayer les m&#233;canismes de l'exclusion&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Le dispositif Caganis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; est destin&#233; aux jeunes m&#232;res sans logement. L'&#233;quipe pluridisciplinaire s'emploie alors &#224; mettre en place une dynamique brisant le cercle vicieux de la pr&#233;carit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; &#192; Caganis, on &#233;vite l'installation dans la pr&#233;carit&#233;. &#187;&lt;/i&gt; M&#233;diatrice et ex-h&#233;berg&#233;e du dispositif, Asma M.&#8239;Mroimana boit le caf&#233; dans le salon commun de la maison de Saint-Antoine situ&#233;e dans les quartiers nord de Marseille. Elle assure une pr&#233;sence rassurante aupr&#232;s de cinq mamans &#226;g&#233;s de 18 &#224; 25 ans, et de leurs enfants de moins de 3 ans. Toutes ont &#233;t&#233; orient&#233;es par une assistante sociale de la caisse d'allocation familiale, d'un foyer, de la maison de la solidarit&#233;&#8230; En rupture familiale, isol&#233;es ou en exil, certaines ont d&#233;j&#224; connu la rue. Si la porte d'entr&#233;e &#224; Caganis est l'incapacit&#233; &#224; se loger, l'&#233;quipe de travailleurs sociaux en profite pour favoriser le lien m&#232;re-enfant. Chaque famille s'installe dans un des appartements autonomes de la grande maison. Elles partagent la buanderie, la salle de vie et le jardin. &#171; &lt;i&gt;&#8239;Nous sommes le cha&#238;non manquant entre le foyer maternel et le CHRS,&lt;/i&gt; explique Fabrice Benetti, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. &lt;i&gt;Ici, pour construire leur autonomie, les mamans ont le droit de se tromper. Nous leur laissons le temps de chercher leur rythme avec leur b&#233;b&#233;, d'&#233;valuer la capacit&#233; &#224; vivre seule cette relation et de se poser pour m&#251;rir un projet. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233; en 2006 par Habitat alternatif social (HAS), le dispositif marseillais a depuis 2011 une antenne &#224; Miramas. Dans cette ville proche de l'&#233;tang de Berre, six femmes cohabitent dans trois villas mitoyennes. Comme &#224; Marseille, il suffit aux jeunes m&#232;res de se rendre dans l'espace commun pour rencontrer un &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;, une conseill&#232;re en &#233;conomie sociale et familiale, une &#233;ducatrice de jeunes enfants ou une psychologue.&lt;i&gt; &#171; En semaine, il y a toujours quelqu'un, &lt;/i&gt; souligne Fabrice Benetti. &lt;i&gt;&#192; Caganis, l'accompagnement &#233;ducatif consiste &#224; &#234;tre avec, faire avec, pour que demain elles puissent faire seule. Nous impulsons une dynamique, nous cr&#233;ons les conditions pour qu'elles se r&#233;alisent. Nous sommes l&#224; pour les sortir des m&#233;canismes de l'exclusion. &#187;&lt;/i&gt; Structure militante, HAS se bat contre un maillon primordial de cette m&#233;canique : le co&#251;t des loyers. Sa technique consiste &#224; capter des logements, n&#233;gocier des prix raisonnables en se portant garant du paiement, sous louer les appartements puis faire glisser le bail d&#232;s que le locataire se montre suffisamment autonome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le public de Caganis a g&#233;n&#233;ralement d&#233;j&#224; v&#233;cu la pr&#233;carit&#233; au sein de sa famille et connu un parcours institutionnel. Dans ce contexte, l'enfant est per&#231;u comme une revanche sur la vie. Le b&#233;b&#233; r&#233;parateur devient le p&#232;re, la m&#232;re, l'amoureux, le meilleur ami&#8230; &lt;i&gt;&#171; S'il est tout &#231;a, et que maman est malheureuse, il pense que c'est de sa faute,&lt;/i&gt; constate Emilie Derain, &#233;ducatrice de jeunes enfants. &lt;i&gt;Le r&#244;le de l'EJE est d'essayer d'enrayer le ricochet de la famille pr&#233;caire, or la racine du mal est dans la prime enfance. Un b&#233;b&#233; qui manque de confiance envers les adultes, deviendra un adulte qui n'a pas confiance en lui. La difficult&#233; est de parler du rapport m&#232;re-enfant sans qu'elles se sentent jug&#233;es, surtout quand les femmes connaissent et se m&#233;fient des institutions. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avachie sur son fauteuil, Nadine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; porte difficilement son ventre secou&#233; de coups de pied et de poing. La c&#233;sarienne est imminente, mais la jeune femme a la t&#234;te ailleurs. Ces jumeaux de 18 mois viennent d'&#234;tre plac&#233;s apr&#232;s un signalement des travailleurs sociaux de Caganis. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes une alternative au placement, mais pas &#224; tout prix, &lt;/i&gt; souligne Emilie Derain. &lt;i&gt;Le suivi &#233;ducatif fait partie de Caganis, il n'y a pas que le logement. Quand on s'inqui&#232;te, nous transgressons un peu nos r&#232;gles de respect de l'intimit&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Nadine oscille entre culpabilit&#233; et col&#232;re, mais profite de l'auditoire pour l&#226;cher la pression. &lt;i&gt;&#171; J'en ai marre, &#224; chaque fois que je t&#233;l&#233;phone, ils me racontent les b&#234;tises de mes fils. Au moins, ils voient comment ils sont difficiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, je ne suis pas certaine qu'ils leur disent que je m'inqui&#232;te pour eux. &#187;&lt;/i&gt; La psychologue lui sugg&#232;re d'&#233;crire un mot, pour que l'&#233;quipe de l'aide sociale &#224; l'enfance le lise aux gar&#231;ons. Braqu&#233;e, elle rumine. La plupart des m&#232;res h&#233;berg&#233;es &#224; Caganis ont elles-m&#234;mes besoin d'&#234;tre matern&#233;e. D'ailleurs, malgr&#233; un loyer de 75 &#224; 85&#8239;euros &#224; Marseille, et de 183&#8239;euros &#224; Miramas, elles g&#232;rent difficilement leur budget. L'ins&#233;curit&#233; g&#233;n&#233;rant des besoins mat&#233;riels, avant de partir en logement autonome elles ach&#232;tent un &#233;norme frigo, un canap&#233; neuf&#8230; L'id&#233;e de dormir sur des palettes en attendant mieux est inconcevable. Apr&#232;s Caganis, l'accompagnement se poursuit tant que la personne n'assume pas son loyer. Alors souvent, les mamans refusent de couper le cordon et restent sous-locataires d'HAS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Asma M. Mroimana, m&#233;diatrice Caganis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;
En 2012, directrice de centre de loisirs depuis deux ans, Asma s'autorise &#224; penser famille. Elle a 23 ans et son compagnon se voit bien devenir p&#232;re. Reste &#224; trouver un logement. Depuis qu'elle a quitt&#233; le foyer familial, la jeune femme vit en colocation. &lt;i&gt;&#171; J'ai visit&#233; plein d'appartements, mais mon dossier ne passait pas. Sans CDI, j'&#233;tais toujours rel&#233;gu&#233;e derri&#232;re les autres malgr&#233; mes s&#339;urs qui se portaient garantes. &#187;&lt;/i&gt; Asma d&#233;couvre sa grossesse au bout de trois mois, et accouche &#224; cinq mois ! Grand pr&#233;matur&#233;, son fils doit rester en couveuse, ce qui lui laisse quatre mois pour trouver un toit. Entre temps, le p&#232;re n'est plus d'actualit&#233;. En 2006, sa s&#339;ur avait b&#233;n&#233;fici&#233; du dispositif Caganis. &lt;i&gt;&#171; J'ai tent&#233; ma chance, je savais que je n'avais pas vraiment le profil, mais les &#233;ducateurs ont compris que j'avais besoin de me poser pour faire le lien avec mon fils. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; son autonomie, la jeune femme a besoin d'&#234;tre rassur&#233;e. L'accompagnement de l'assistante sociale, du psychologue, de l'&#233;ducateur, de la stagiaire &#233;ducatrice de jeunes enfants et le soutien des autres mamans lui permettent de rencontrer son enfant et de r&#233;fl&#233;chir &#224; l'avenir. Apr&#232;s 18 mois, Asma parvient &#224; devenir locataire d'un appartement autonome g&#233;r&#233; par un partenaire d'HAS. D&#233;sormais, elle peut se projeter dans un travail.&lt;i&gt; &#171; En tant que m&#232;re, je ne peux plus faire de petits boulots. Caganis m'a appris tous les possibles du travail social, j'aimerais devenir assistante sociale. &#187;&lt;/i&gt; En attendant, depuis septembre elle exp&#233;rimente le poste de m&#233;diatrice sur Caganis pour un an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;_________________________________________________________&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;Le social exp&#233;rimental&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Depuis deux ans &#224; Marseille, &lt;strong&gt;la maison relais Claire Lacombe&lt;/strong&gt; propose un logement &#224; dur&#233;e illimit&#233;e &#224; des femmes en grande pr&#233;carit&#233;. Toutes y rel&#226;chent la tension accumul&#233;e d'h&#233;bergements ponctuels en foyers d'urgence. Quelques-unes y rencontrent le th&#233;&#226;tre c&#244;t&#233; coulisses, et bient&#244;t face au public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Samedi 24&#8239;janvier, 17h30. Valentine Sommer et Malika Viort font chauffer le caf&#233; dans la cuisine collective de la maison relais Claire Lacombe (&lt;i&gt;LS&lt;/i&gt; n&#176;1 133). Elles en ont bien besoin apr&#232;s avoir pass&#233; des heures dans une ancienne &#233;glise devenue un th&#233;&#226;tre mal chauff&#233;. Si elles ont eu froid, elles ne s'en plaignent pas car elles vivent actuellement une exp&#233;rience incroyable : &#171; la rencontre d'un autre monde &#187;. Inaugur&#233;e le 4&#8239;f&#233;vrier 2013 &#224; Marseille, cette maison relais a l'originalit&#233; de m&#234;ler deux milieux d'ordinaire repli&#233;s sur eux-m&#234;mes : le social et le th&#233;&#226;tre. Destin&#233; &#224; mettre &#224; l'abri des femmes de plus de 35 ans en situation de rue, le dispositif r&#233;serve deux appartements pour des artistes en r&#233;sidence. Peu &#224; peu, les liens se sont si bien tiss&#233;s qu'Alain Fourneau, directeur du th&#233;&#226;tre des Bernardines, d&#233;cide de monter un spectacle avec cinq des vingt habitantes et les deux &#233;ducatrices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je ne me souviens pas d'avoir dit oui,&lt;/i&gt; rigole Malika qui, &#224; 48 ans, d&#233;couvre cet univers. &lt;i&gt;Mais je ne regrette rien, &#231;a fait longtemps que je n'avais pas eu d'obligation. L&#224;, je me sens &#224; nouveau utile. &#187;&lt;/i&gt; En fait, c'est sa complice Valentine qui l'a d&#233;sign&#233;e volontaire. &lt;i&gt;&#171; Comme elle n'est pas du matin, elle a rat&#233; la r&#233;union o&#249; on devait dire si on voulait participer, je l'ai inscrite en m&#234;me temps que moi, sans avoir vraiment conscience qu'on allait se retrouver sur sc&#232;ne devant un public. Apr&#232;s coup, comme l'&#233;quipe est bienveillante, croit en nous et nous pousse tranquillement, sans stress m&#234;me quand on est en retard, on ne veut pas les d&#233;cevoir. &#187; &lt;/i&gt; Engag&#233;es sur ce projet depuis le mois d'octobre, les femmes jouent le jeu : apprendre leurs textes, bouger sur sc&#232;ne, donner des id&#233;es, r&#233;p&#233;ter du lundi au dimanche. &lt;i&gt;&#171; C'est un travail, et c'est &#231;a qui me rassure,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Malika. &lt;i&gt;Il ne nous reste qu'un mois avant le spectacle, mais je vois que nous avan&#231;ons, alors j'ai confiance. &#187;&lt;/i&gt; En attendant, leurs noms figurent sur le programme. Valentine l'a imm&#233;diatement envoy&#233; &#224; sa fille, &#224; Strasbourg. &lt;i&gt;&#171; Elle m'a appel&#233;e pour me dire qu'elle &#233;tait fi&#232;re de moi, que j'&#233;tais une star. Mon m&#233;decin va venir me voir, et aussi plein d'&#233;ducateurs. &#199;a valorise, et &#231;a ne nous arrive pas souvent. Au niveau de la confiance en soi, &#231;a fait du bien et &#231;a change le rapport aux autres. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;galement embringu&#233;es dans l'histoire, les deux &#233;ducatrices sp&#233;cialis&#233;es, Emmanuelle Latourte et C&#233;line Belly, vivent cette exp&#233;rience comme un soutien &#224; une forme d'accompagnement &#224; inventer. &lt;i&gt;&#171; Ici, nous sommes h&#244;tes&lt;/i&gt;, explique C&#233;line Belly, arriv&#233;e &#224; Claire Lacombe en mai&#8239;2014. &lt;i&gt;Nous sommes dans un rapport d'&#233;gale &#224; &#233;gale avec les habitantes, nous discutons avec elles de notre r&#244;le. L'objectif est de restaurer du lien, mettre en confiance, instaurer de la stabilit&#233;. Ces femmes ont rompu avec leur famille, leur entourage. Dans la rupture de tout, elles ne r&#233;ussissent plus &#224; s'inscrire dans un suivi. Notre travail consiste &#224; les r&#233;inscrire dans le droit commun. Se poser permet de trouver ce dont elles ont besoin, notamment sur le parcours sant&#233;, d'ouvrir des droits au RSA ou &#224; l'allocation adulte handicap&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Face &#224; une telle urgence, Emmanuelle Latourte n'a pas imm&#233;diatement saisi l'int&#233;r&#234;t du culturel. Apr&#232;s deux ans d'exp&#233;rience, elle ne se pose plus la question. Le th&#233;&#226;tre a insuffl&#233; une &#233;nergie, une soupape au microcosme, un bol de r&#234;ve. Cette rencontre nourrit &#233;galement les artistes, ils le montrent et elles le prennent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le plateau, Malika et Valentine se d&#233;placent avec pour consigne de suivre un carr&#233; mais de s'arr&#234;ter dans la diagonale&#8230; Pas tr&#232;s s&#251;res d'elles, elles s'appliquent, &#233;coutent les conseils. &lt;i&gt;&#171; L&#224;, c'&#233;tait tr&#232;s jolie tes all&#233;es et venues, tes recul&#233;s, &lt;/i&gt; encourage Alain, enthousiaste. &lt;i&gt;&#199;a vient, &#231;a vient, ton dos &#233;tait tr&#232;s beau. &#187;&lt;/i&gt; Le th&#233;&#226;tre des Bernardines donne dans le contemporain. Ce spectacle, &lt;i&gt;Mes P&#233;n&#233;lopes&lt;/i&gt;, repose sur une s&#233;rie de textes qui racontent des attentes de femmes de tous &#226;ges : la mort, un hamster, l'amour, un fils, la fin d'un voyage&#8230; &lt;i&gt;&#171; C'est assez intellectuel comme pi&#232;ce,&lt;/i&gt; remarque Malika. &lt;i&gt;Moi je m'&#233;clate &#224; le faire, mais ce n'est pas rigolo. Au d&#233;part, j'ai choisi le texte le plus court, juste parce qu'il &#233;tait court. J'avais un peu peur quand m&#234;me. En le relisant, je l'ai trouv&#233; tr&#232;s beau, mais aussi tr&#232;s triste. Maintenant, j'en dis trois qui me touchent beaucoup. &#187;&lt;/i&gt; Alain Fourneau a progressivement donn&#233; de plus en plus de textes aux femmes de Claire Lacombe. Elles partagent la sc&#232;ne avec quatre autres com&#233;diennes, une danseuse et le metteur en sc&#232;ne. Pendant les r&#233;p&#233;titions, tous oublient parfois leur texte, se trompent dans les d&#233;placements, sont pris de fous rires. &lt;i&gt;&#171; C'est super fort, constate Valentine. On tisse des liens entre nous, c'est comme une deuxi&#232;me famille. Il suffit que l'un aille mal pour que &#231;a aille mal, et quand on est bien &#231;a se transmet. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Dominique Pion, r&#233;sidente de la maison relais Claire Lacombe&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Ne pas payer mon loyer pendant deux ans, c'&#233;tait une forme de suicide. L'expulsion, c'est le fond. &#187;&lt;/i&gt; Quand en 2009, Dominique Pion fait le 115, elle a 57 ans. Elle a connu une &#171; &#233;poque b&#233;nie &#187; : un travail bien r&#233;mun&#233;r&#233;, une vie de famille &#233;panouie m&#234;me si elle divorce en 1986&#8230; La lente glissade commence avec un accident du travail en 2001. S'en suit un licenciement puis la d&#233;couverte qu'&#224; P&#244;le Emploi, &#224; 49 ans, on est vieille. Un contrat de sept mois en boulangerie, puis plus rien, jusqu'&#224; l'&#233;puisement des droits et le RSA. Cette situation fait &#233;merger une d&#233;pression non diagnostiqu&#233;e qui couvait depuis un drame familial survenu en 1993. &lt;i&gt;&#171; Je croyais avoir enterr&#233; ma douleur, mais c'&#233;tait moi que j'avais enterr&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; Quelques nuits d'h&#244;tel, puis des places en CHRS. &lt;i&gt;&#171; Le plus terrible, c'est de partager son intimit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en entrant dans la pr&#233;carit&#233;, j'ai fait mes plus belles rencontres, et la pr&#233;carit&#233; m'a redonn&#233; cet esprit militant que j'avais mis en jach&#232;re. &#187;&lt;/i&gt; Apr&#232;s 18 mois en CHRS, Dominique trouve un logement autonome, mais poursuit son engagement au sein du Conseil consultatif des personnes accueillies, accompagn&#233;es ou l'ayant &#233;t&#233;. &lt;i&gt;&#171; Nous faisons un travail de r&#233;flexion avec les institutions et l'&#201;tat. Par le biais de cette action citoyenne, j'ai rencontr&#233; des gens h&#233;berg&#233;s par HAS et son directeur, &#201;ric Kerimel. Quand je l'entendais parler, je me disais que &#231;a devrait &#234;tre &#231;a le social. &#187;&lt;/i&gt; La sexag&#233;naire parvient alors &#224; exprimer son d&#233;sir d'un collectif light, la possibilit&#233; du lien mais sans obligation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En f&#233;vrier&#8239;2014, elle int&#232;gre la maison relais Claire Lacombe, sa &#171; pension de famille &#187; o&#249; elle d&#233;couvre le th&#233;&#226;tre c&#244;t&#233; coulisses.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt; Financ&#233; par le conseil g&#233;n&#233;ral, ce dispositif a pour mission d'accueillir, d'informer, de soutenir et d'accompagner des b&#233;n&#233;ficiaires du RSA dans leurs d&#233;marches d'insertion&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Action Collective Territorialis&#233;e d'Insertion Sociale&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mesures Accompagnement Socio-&#201;ducatif Li&#233; au Logement (Asell) g&#233;n&#233;ralistes ou renforc&#233;es, bail accompagn&#233;, r&#233;sidence sociale, foyer jeunes travailleurs, logements d'urgence et temporaires&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Service int&#233;gr&#233; d'accueil et d'orientation&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;fonds de solidarit&#233; pour le logement&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Pr&#233;carit&#233;, nom f&#233;minin</title>
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		<dc:subject>Femme</dc:subject>
		<dc:subject>Pr&#233;carit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>1157</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En France, 4,7 millions de femmes vivent sous le seuil de pauvret&#233;, soit 914 euros par mois, contre 3,9 millions d'hommes. Une in&#233;galit&#233; qui tend &#224; s'accro&#238;tre vu qu'elles occupent deux tiers des emplois faiblement r&#233;mun&#233;r&#233;s et 82% des temps partiels. &#192; Marseille et dans l'arri&#232;re pays marseillais, les travailleurs sociaux constatent cet engrenage de la pr&#233;carit&#233; au f&#233;minin et tentent de freiner le processus d'exclusion. L'essentiel de la quinzaine D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet Indigente politique de la ville (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton4490-685a7.jpg?1693499042' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En France, 4,7 millions de femmes vivent sous le seuil de pauvret&#233;, soit 914 euros par mois, contre 3,9 millions d'hommes. Une in&#233;galit&#233; qui tend &#224; s'accro&#238;tre vu qu'elles occupent deux tiers des emplois faiblement r&#233;mun&#233;r&#233;s et 82% des temps partiels. &#192; Marseille et dans l'arri&#232;re pays marseillais, les travailleurs sociaux constatent cet engrenage de la pr&#233;carit&#233; au f&#233;minin et tentent de freiner le processus d'exclusion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel de la quinzaine&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Indigente politique de la ville&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Fini de rire !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Indignation &#224; g&#233;om&#233;trie variable&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&#202;tre et devenir&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Droit aux obs&#232;ques &#8226; &lt;strong&gt; Mobilis&#233;s contre un refus d'inhumer &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Bulgarie &#8226; &lt;strong&gt; Un nouveau mur contre l'asile &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;R&#233;duction des risques &#8226; &lt;strong&gt; Attendre la loi &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Transmission&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Histoire du travail social
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Travailler l'histoire pour oser l'utopie&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Entretien avec V&#233;ronique Le Goaziou&lt;/strong&gt;, sociologue&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;L'art et le combat des ravaudeurs du social&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Pr&#233;carit&#233;, nom f&#233;minin
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Abriter et r&#233;assurer&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Enrayer les m&#233;canismes de l'exclusion&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le social exp&#233;rimental&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au c&#339;ur des m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;S&#233;jour en rupture &#8226; &lt;strong&gt; S'&#233;vader pour trouver un second souffle &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Retours sur la 3&#232;me Table Ronde &lt;/strong&gt; organis&#233;e par &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 20 janvier 2015
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; La bonne distance existe-t-elle dans la relation avec les usagers ? &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le salaire de la confiance&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, F. Weber, L. Trabut et S. Billaud&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Quand les travailleurs sociaux prennent la plume&#8230; T&#233;moignages&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;La revue fran&#231;aise de service social&lt;/i&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#202;tre animateur&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, P. Mullard et M. Cambon&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La professionnalisation des assistants familiaux&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, L. Cambon&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;&#226;tre&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Soliloque d'une d&#233;class&#233;e&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, La Structure compagnie&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Bouge de l&#224;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, Art Studio Th&#233;&#226;tre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les artisans du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portrait de Sandy Leclerc &#8226; &lt;strong&gt;Une &#233;duc en production&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Offres d'emploi, d&#233;l&#233;gation de service public, appel d'offre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pr&#233;carit&#233;, nom f&#233;minin</title>
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		<dc:subject>1157</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En France, 4,7 millions de femmes vivent sous le seuil de pauvret&#233;, soit 914 euros par mois, contre 3,9 millions d'hommes. Une in&#233;galit&#233; qui tend &#224; s'accro&#238;tre vu qu'elles occupent deux tiers des emplois faiblement r&#233;mun&#233;r&#233;s et 82% des temps partiels. &#192; Marseille et dans l'arri&#232;re pays marseillais, les travailleurs sociaux constatent cet engrenage de la pr&#233;carit&#233; au f&#233;minin et tentent de freiner le processus d'exclusion. &lt;br class='autobr' /&gt;
LIEN SOCIAL NUM&#201;RO 1157 EST &#201;PUIS&#201;, MAIS DISPONIBLE EN VERSION (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En France, 4,7 millions de femmes vivent sous le seuil de pauvret&#233;, soit 914 euros par mois, contre 3,9 millions d'hommes. Une in&#233;galit&#233; qui tend &#224; s'accro&#238;tre vu qu'elles occupent deux tiers des emplois faiblement r&#233;mun&#233;r&#233;s et 82% des temps partiels. &#192; Marseille et dans l'arri&#232;re pays marseillais, les travailleurs sociaux constatent cet engrenage de la pr&#233;carit&#233; au f&#233;minin et tentent de freiner le processus d'exclusion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;LIEN SOCIAL NUM&#201;RO 1157 EST &#201;PUIS&#201;, MAIS DISPONIBLE EN &lt;a href=&#034;https://www.amazon.fr/Pr%C3%A9carit%C3%A9-f%C3%A9minin-Lien-Social-1157-ebook/dp/B077P81XQY&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;VERSION NUM&#201;RIQUE&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le salaire de la confiance</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-salaire-de-la-confiance</link>
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		<dc:date>2015-02-18T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Auxiliaire de vie sociale</dc:subject>
		<dc:subject>Lib&#233;ral</dc:subject>
		<dc:subject>1157</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aboutissement du travail d'&#233;quipes successives de chercheurs, entre&#8239;2008 et&#8239;2012, cet ouvrage propose un coup de projecteur tout &#224; fait passionnant, non seulement sur un m&#233;tier trop souvent n&#233;glig&#233;, celui de l'aide &#224; domicile, mais aussi sur un processus qui a largement labour&#233; ce secteur : celui de la lib&#233;ralisation et de l'ouverture au priv&#233;. Tout commence par la conjonction de trois tendances de fond. La premi&#232;re tient dans la conviction voulant que la prise en charge de la grande d&#233;pendance ne doive (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1157-" rel="tag"&gt;1157&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L108xH150/arton4485-93eeb.jpg?1693499042' width='108' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aboutissement du travail d'&#233;quipes successives de chercheurs, entre&#8239;2008 et&#8239;2012, cet ouvrage propose un coup de projecteur tout &#224; fait passionnant, non seulement sur un m&#233;tier trop souvent n&#233;glig&#233;, celui de l'aide &#224; domicile, mais aussi sur un processus qui a largement labour&#233; ce secteur : celui de la lib&#233;ralisation et de l'ouverture au priv&#233;. Tout commence par la conjonction de trois tendances de fond. La premi&#232;re tient dans la conviction voulant que la prise en charge de la grande d&#233;pendance ne doive plus relever de l'&#232;re domestique, mais qu'elle doive &#234;tre confi&#233;e &#224; des professionnels. La seconde s'impose comme norme morale : le maintien &#224; domicile doit primer sur l'institution. La troisi&#232;me pr&#233;tend qu'il pourrait y avoir extension ind&#233;finie de la sph&#232;re du march&#233; sur la sph&#232;re publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cons&#233;quences spectaculaires : &#224; l'or&#233;e des ann&#233;es 2000, le budget consacr&#233; &#224; l'aide &#224; domicile par les trois financeurs que sont les conseils g&#233;n&#233;raux, la s&#233;curit&#233; sociale et les familles, passe de 38 &#224; 250&#8239;millions d'euros. De 2002 &#224; 2009, le nombre d'usagers concern&#233;s progresse de 197 000 &#224; 686 000. Sur la m&#234;me p&#233;riode, les effectifs des professionnels intervenant &#224; domicile connaissent une croissance de 10,7&#8239;% par an. L'ouverture &#224; la r&#233;gulation concurrentielle a vu &#233;merger, aux c&#244;t&#233;s des CCAS et des traditionnelles associations familiales, ouvri&#232;res ou catholiques, des entreprises commerciales, alignant progressivement le secteur sur un mod&#232;le industriel qui raisonne en termes de rentabilit&#233; et de rationalisation et non de bien-&#234;tre de la personne et d'utilit&#233; sociale. Les al&#233;as de la d&#233;pendance combin&#233;s &#224; la vuln&#233;rabilit&#233; des personnes &#226;g&#233;es ont incit&#233; les prestataires &#224; pr&#233;cariser leurs employ&#233;s, en leur proposant un volume minimal d'horaires, auquel se rajoutent des heures compl&#233;mentaires au gr&#233; des besoins qui s'&#233;valuent parfois quotidiennement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre effet pervers visible dans la formation professionnelle pr&#233;parant au Dipl&#244;me d'&#201;tat d'Auxiliaire de la Vie Sociale (que 62&#8239;% des intervenantes ne poss&#232;dent toujours pas) : la vision techniciste s'est impos&#233;e, au d&#233;triment de l'approche humaniste, privil&#233;giant des pratiques et des modes d'intervention standardis&#233;s qui substituent le protocole &#224; l'initiative et la conformit&#233; &#224; la capacit&#233; d'adaptation sur le terrain. Les gestes spontan&#233;s et cr&#233;atifs propres &#224; tout m&#233;tier relationnel sont r&#233;cus&#233;s et disqualifi&#233;s, au profit d'une activit&#233; mod&#233;lis&#233;e qui doit rentrer dans les normes exig&#233;es. La certification vise &#224; produire des employ&#233;es substituables les unes aux autres, sans que soient prises en compte l'incontournable rencontre et ad&#233;quation entre une personne &#226;g&#233;e d&#233;pendante et son accompagnatrice. C'est &#224; travers de multiples monographies, des enqu&#234;tes de terrain et de nombreux t&#233;moignages que les auteurs nous font voyager, avec bonheur, dans cette singuli&#232;re galaxie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. d'Ulm, 2013, (366 p. &#8211; 24&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Quand les travailleurs sociaux prennent la plume&#8230; T&#233;moignages</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Quand-les-travailleurs-sociaux-prennent-la-plume-Temoignages</link>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;criture</dc:subject>
		<dc:subject>Pratique professionnelle</dc:subject>
		<dc:subject>1157</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ils sont plus d'une trentaine &#224; avoir tremp&#233; leur plume dans l'encrier de leur inspiration et de l'avoir laiss&#233; courir, pour d&#233;crire une profession dont ils ne retrouvent pas toujours les fondamentaux dans le travail qui leur est demand&#233;. Ils sont jeunes ou plus exp&#233;riment&#233;s, un peu d&#233;courag&#233;s ou avec encore pas mal d'enthousiasme, directement sur le terrain ou formateurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Se faisant historiens, pol&#233;mistes et/ou analystes, prenant du recul ou r&#233;agissant au quart de tour, maniant l'humour tout autant que (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ils sont plus d'une trentaine &#224; avoir tremp&#233; leur plume dans l'encrier de leur inspiration et de l'avoir laiss&#233; courir, pour d&#233;crire une profession dont ils ne retrouvent pas toujours les fondamentaux dans le travail qui leur est demand&#233;. Ils sont jeunes ou plus exp&#233;riment&#233;s, un peu d&#233;courag&#233;s ou avec encore pas mal d'enthousiasme, directement sur le terrain ou formateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Se faisant historiens, pol&#233;mistes et/ou analystes, prenant du recul ou r&#233;agissant au quart de tour, maniant l'humour tout autant que le ton acerbe, &#233;voquant leur d&#233;sesp&#233;rance et leur impuissance comme leur pouvoir d'agir, ces travailleurs sociaux qui agissent d'habitude dans l'ombre ont d&#233;cid&#233;, pour une fois, de se faire entendre et de se faire lire. Ce qu'ils d&#233;montrent, c'est bien s&#251;r qu'ils ont des choses &#224; dire, mais surtout qu'&#224; travers la diversit&#233; de leurs postes, ils partagent les m&#234;mes valeurs, les m&#234;mes convictions et des engagements communs. Leur production d&#233;montre qu'on a bien tort de passer &#224; c&#244;t&#233; de l'expertise ainsi d&#233;ploy&#233;e. On ne les &#233;coute pas assez et pourtant, quand ils parlent, c'est fichtrement int&#233;ressant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux lecteurs qui auraient envie de lire certains de leurs pairs ayant franchi le pas de l'&#233;criture publique (et peut-&#234;tre d'avoir envie de les imiter), aux lecteurs qui auraient le d&#233;sir de d&#233;couvrir le quotidien de ces professionnels en g&#233;n&#233;ral si discrets (parce qu'avant tout soucieux de prot&#233;ger l'intimit&#233; des publics qu'ils accompagnent), aux lecteurs qui auraient le souhait de rompre avec les id&#233;es re&#231;ues sur cette corporation (qui, plus que toute autre, v&#233;hicule de nombreux fantasmes), il n'y a qu'une solution : se procurer ce num&#233;ro de La revue fran&#231;aise de service social qui, existant depuis 1946, constitue pour les assistant(e)s de service social un pr&#233;cieux outil de r&#233;flexion et d'action.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;La revue fran&#231;aise de service social, num&#233;ro&#8239;254 port&#233; par la section ANAS 13, septembre&#8239;2014, (151 p. &#8211; 15&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#202;tre animateur &#8226; Volumes 1 et 2</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Etre-animateur-o-Volumes-1-et-2</link>
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		<dc:date>2015-02-18T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Animateur</dc:subject>
		<dc:subject>1157</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pascal Mullard s'abreuve, ici, aux meilleures sources de la psychologie humaniste pour proposer des pistes m&#233;thodologiques et &#233;thiques aux professionnels de l'animation. Analyse transactionnelle, programmation neurolinguistique, process communication sont ainsi largement mis &#224; contribution comme support de compr&#233;hension et d'analyse des probl&#232;mes qui ne manquent pas de se poser au quotidien. Comment se positionner face &#224; son public, en s'impliquant, en adaptant ses activit&#233;s &#224; sa demande et en (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pascal Mullard s'abreuve, ici, aux meilleures sources de la psychologie humaniste pour proposer des pistes m&#233;thodologiques et &#233;thiques aux professionnels de l'animation. Analyse transactionnelle, programmation neurolinguistique, process communication sont ainsi largement mis &#224; contribution comme support de compr&#233;hension et d'analyse des probl&#232;mes qui ne manquent pas de se poser au quotidien. Comment se positionner face &#224; son public, en s'impliquant, en adaptant ses activit&#233;s &#224; sa demande et en articulant l'individu et le groupe ? Comment faire vivre son r&#233;seau, tant celui int&#233;grant les coll&#232;gues que celui des intervenants ext&#233;rieurs ou des b&#233;n&#233;voles ? Comment mener son action en partant du diagnostic jusqu'&#224; l'&#233;valuation, en passant par une organisation se voulant cr&#233;atrice ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, &#234;tre animateur ce n'est pas seulement trouver des moyens efficaces d'agir, c'est aussi et tout autant travailler sur des affects (les uns et ceux d'autrui) et trouver du sens &#224; son engagement. C'est tout cela et bien d'autres dimensions encore qui sont diss&#233;qu&#233;s et argument&#233;s dans cet ouvrage : voil&#224; un m&#233;tier qui, pour n&#233;cessiter une technicit&#233; et un savoir faire certain, est avant tout fond&#233; sur des comp&#233;tences relationnelles. Illustr&#233; avec humour par Michel Cambon, le propos de l'auteur est bien de fournir non des r&#233;ponses toutes faites mais des pistes de r&#233;flexion et d'action propres &#224; permettre au lecteur de se poser, le temps de sa lecture, pour penser &#224; sa fonction, am&#233;liorer son travail et prendre du recul face &#224; un quotidien qui ne laisse pas toujours l'opportunit&#233; de faire ce pas de c&#244;t&#233;, pourtant essentiel si l'on veut cultiver la souplesse, la r&#233;activit&#233; et la capacit&#233; d'adaptation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Journal de l'animation 2010, (98 p. -14,90&#8239;&#8364;) et 2014 (145 p. &#8211; 19,90&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La professionnalisation des assistants familiaux</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-professionnalisation-des-assistants-familiaux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/La-professionnalisation-des-assistants-familiaux</guid>
		<dc:date>2015-02-18T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Assistant familial</dc:subject>
		<dc:subject>1157</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le m&#233;tier d'assistant familial, qui constitue de loin le plus gros effectif du secteur de la protection de l'enfance, a connu un long processus de professionnalisation depuis la premi&#232;re loi son activit&#233;, en 1977, jusqu'&#224; celle de 2005 qui a cr&#233;&#233; le Dipl&#244;me d'&#201;tat d'Assistant Familial. Dr&#244;le de profession, en v&#233;rit&#233;, que celle qui n'est soumise &#224; aucune dur&#233;e l&#233;gale du travail, qui ne b&#233;n&#233;ficie d'aucun repos compensateur et dont le droit aux cong&#233;s pay&#233;s est soumis &#224; l'accord du service employeur. Laurent (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L100xH150/arton4488-8b752.jpg?1693499042' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le m&#233;tier d'assistant familial, qui constitue de loin le plus gros effectif du secteur de la protection de l'enfance, a connu un long processus de professionnalisation depuis la premi&#232;re loi son activit&#233;, en 1977, jusqu'&#224; celle de 2005 qui a cr&#233;&#233; le Dipl&#244;me d'&#201;tat d'Assistant Familial. Dr&#244;le de profession, en v&#233;rit&#233;, que celle qui n'est soumise &#224; aucune dur&#233;e l&#233;gale du travail, qui ne b&#233;n&#233;ficie d'aucun repos compensateur et dont le droit aux cong&#233;s pay&#233;s est soumis &#224; l'accord du service employeur. Laurent Cambon d&#233;cline avec pr&#233;cision les contours paradoxaux de ce m&#233;tier en tension permanente entre affection et distance, entre contr&#244;le et secret de l'intimit&#233;, entre travail individuel et &#233;quipe pluridisciplinaire, entre permanence et s&#233;paration, entre vie priv&#233;e et vie publique, entre don de soi et salariat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est qu'il n'est gu&#232;re facile d'exercer une fonction parentale sans remplacer les parents, de voir son mode de fonctionnement familial expos&#233; au regard ext&#233;rieur, d'&#234;tre critiqu&#233; tant pour son trop grand investissement que pour un manque de bienveillance. Certains travailleurs sociaux, qui ont pourtant rang de coll&#232;gues, sont parfois v&#233;cus, par certaines familles d'accueil, comme surtout donneurs de le&#231;ons, mais pas vraiment dans le soutien. Certaines familles d'accueil sont per&#231;ues, par certains travailleurs sociaux, comme manquant de professionnalisme et surtout attir&#233;es par l'app&#226;t du gain. Quand on rajoute l'exigence, faite aux services de placement familial, de faire toujours mieux avec moins de moyens face &#224; des populations en d&#233;tresse de plus en plus grande, on mesure la complexit&#233; de l'exercice. L'auteur nous propose ici une analyse fine et pertinente du subtil &#233;quilibre &#224; trouver entre la reconnaissance de la professionnalit&#233; et la prise en compte de la dimension personnelle immanente &#224; l'exercice si particulier de ce m&#233;tier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. ESF, 2013, (157 &#8211; p.19,90&#8239;&#8364; )&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Indigente politique de la Ville</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Indigente-politique-de-la-Ville</link>
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		<dc:date>2015-02-18T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>1157</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pr&#232;s de quarante ans d'&#233;checs de la politique de la Ville. Triste bilan : aujourd'hui, pauvret&#233; et ch&#244;mage massifs dans les quartiers dits prioritaires, s&#233;gr&#233;gation et discriminations aggrav&#233;es, enclavement persistant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mesurettes ? Le fonctionnement de l'Observatoire national de la politique de la ville (ONPV, cr&#233;&#233; il y a un an) a &#233;t&#233; pr&#233;cis&#233; fin janvier : regroupant l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) et le comit&#233; de suivi de l'Agence nationale de r&#233;novation urbaine (ANRU), il (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pr&#232;s de quarante ans d'&#233;checs de la politique de la Ville. Triste bilan : aujourd'hui, pauvret&#233; et ch&#244;mage massifs dans les quartiers dits prioritaires, s&#233;gr&#233;gation et discriminations aggrav&#233;es, enclavement persistant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mesurettes ? Le fonctionnement de l'Observatoire national de la politique de la ville (ONPV, cr&#233;&#233; il y a un an) a &#233;t&#233; pr&#233;cis&#233; fin janvier : regroupant l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (ONZUS) et le comit&#233; de suivi de l'Agence nationale de r&#233;novation urbaine (ANRU), il devra &lt;i&gt;&#171; analyser l'&#233;volution de la situation &#233;conomique et sociale des quartiers prioritaires de la politique de la ville et des conditions de vie de leurs habitants &#187;.&lt;/i&gt; Un comit&#233; interminist&#233;riel consacr&#233; &#224; la lutte contre les in&#233;galit&#233;s sera r&#233;uni d&#233;but mars. 60 millions d'euros suppl&#233;mentaires abonderont le fonds interminist&#233;riel de pr&#233;vention de la d&#233;linquance sur les trois prochaines ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ministre de la Ville, Patrick Kanner, et la secr&#233;taire d'&#201;tat &#224; la politique de la Ville, Myriam El Khomri, mettent en place des espaces de dialogue avec les acteurs associatifs pour pr&#233;venir la radicalisation. Les &#233;lus de &lt;i&gt;Villes et banlieue&lt;/i&gt; en appellent &#224; &lt;i&gt;&#171; rebrancher d'urgence l'&#233;conomie sur l'utilit&#233; sociale et environnementale &#187;&lt;/i&gt; et &#224; combattre mis&#232;re et mal logement. Le 5&#8239;f&#233;vrier, Hollande annon&#231;ait un nouveau contrat civique, la cr&#233;ation d'agences sur le d&#233;veloppement &#233;conomique dans les territoires en difficult&#233;, une lutte accrue contre le d&#233;crochage scolaire et une meilleure application de la &lt;i&gt;Solidarit&#233; et renouvellement urbains&lt;/i&gt; (SRU). Avec quels moyens ? On ne sait encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Apartheid territorial, social, ethnique &#187;. &#171; Ghetto&#239;sation &#187;. &#171; Politique de peuplement &#187;.&lt;/i&gt; Les mots sont l&#226;ch&#233;s, rupture s&#233;mantique qui plus est prononc&#233;e par le Premier ministre. Chev&#232;nement, en 1999, avait d&#233;j&#224; parl&#233; d'&lt;i&gt;&#171; apartheid social et spatial &#187;&lt;/i&gt;, et l'&lt;i&gt;&#171; apartheid scolaire &#187;&lt;/i&gt; est r&#233;guli&#232;rement d&#233;nonc&#233; par les sociologues ; mais l'&lt;i&gt;&#171; action r&#233;solue &#187;&lt;/i&gt; gouvernementale se r&#233;sume pour l'heure &#224; un &lt;i&gt;&#171; &#233;tat des lieux &#187;&lt;/i&gt; 2015-2016 de la mixit&#233; sociale au coll&#232;ge. Le d&#233;bat sur les statistiques ethniques est relanc&#233;. Choc des mots, faiblesse des politiques publiques : les millions inject&#233;s s'additionnent et les fractures s'accentuent.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Les &#233;meutes de 2005, qui, aujourd'hui, s'en rappelle ? &#187;&lt;/i&gt; a os&#233; questionner Manuel Valls qui &#233;value vaguement, &lt;i&gt;&#171; entre 50 et 100 &#187;&lt;/i&gt;, le nombre de quartiers ghettos. En &#233;cho, la crainte reste de voir se d&#233;gonfler ces d&#233;clarations martiales d'ici peu. Le ministre de la Ville est, lui, encore surnomm&#233; par la presse &lt;i&gt;&#171; le ministre inconnu &#187;&lt;/i&gt;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;es en juillet&#8239;2012, les zones de s&#233;curit&#233; prioritaire (ZSP, au nombre de 80) recoupent pour certaines la g&#233;ographie des quartiers dit sensibles. D'un c&#244;t&#233; des r&#233;seaux d'&#233;ducation prioritaire renforc&#233;e (350 REP +&#8239;de l'autre des brigades anti criminalit&#233; et des pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (BAC et PSIG) surarm&#233;es, attisant la d&#233;fiance des populations. Au milieu, le travail social. D&#233;plorant l'amputation du budget de certains clubs de pr&#233;vention, le comit&#233; de liaison des acteurs de pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e (CNLAPS) d&#233;fend une politique de &lt;i&gt;&#171; pr&#233;vention &#233;ducative et sociale de la radicalisation &#187;&lt;/i&gt;, avec offre de formation revisit&#233;e et renforcement du secteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, sont annonc&#233;s, en un grand &#233;lan mobilisateur, une attention plus soutenue port&#233;e aux enfants les plus vuln&#233;rables en lien avec les services de l'aide sociale &#224; l'enfance, le d&#233;veloppement des comp&#233;tences sociales et civiques des mineurs d&#233;tenus ou le renforcement du partenariat avec l'&#233;ducation populaire. L'ensemble de la communaut&#233; &#233;ducative, dont les personnels sant&#233;-sociaux et les f&#233;d&#233;rations de parents d'&#233;l&#232;ves, seront rassembl&#233;s dans un &lt;i&gt;&#171; comit&#233; d'&#233;ducation &#224; la sant&#233; et &#224; la citoyennet&#233; &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un changement d'envergure &#8211; dont l'urgence est depuis si longtemps criante&#8230; &#8211; s'impose : sous forme de volont&#233; politique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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