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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Fondations &#8226; Risque ou chance pour l'action sociale ?</title>
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		<dc:subject>D&#233;ontologie</dc:subject>
		<dc:subject>1156</dc:subject>

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&lt;p&gt;Que penser du soutien des fondations &#224; certains projets men&#233;s par les travailleurs sociaux ? Au-del&#224; de leur utilit&#233; imm&#233;diate, ne symbolise-t-il pas un retour de la charit&#233; et un repli du principe de solidarit&#233; nationale ? Entre d&#233;nonciation d'une logique lib&#233;rale et pl&#233;biscite d'une alternative aux lacunes de l'Etat, y aurait-il place pour une troisi&#232;me voie conjugant respect du pacte social et financement de ses actions ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Denis Castin, directeur de l'association Toit &#224; moi, qui sollicite des (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1156-" rel="tag"&gt;1156&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Que penser du soutien des fondations &#224; certains projets men&#233;s par les travailleurs sociaux ? Au-del&#224; de leur utilit&#233; imm&#233;diate, ne symbolise-t-il pas un retour de la charit&#233; et un repli du principe de solidarit&#233; nationale ? Entre d&#233;nonciation d'une logique lib&#233;rale et pl&#233;biscite d'une alternative aux lacunes de l'Etat, y aurait-il place pour une troisi&#232;me voie conjugant respect du pacte social et financement de ses actions ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Denis Castin, directeur de l'association Toit &#224; moi, qui sollicite des parrainages pour acheter des logements pour des SDF et finance leur accompagnement social, gr&#226;ce au m&#233;c&#233;nat d'entreprise, se f&#233;licite de la relation de confiance &#233;tablie avec ses sponsors : &lt;i&gt;&#171; Les entreprises qui nous financent ne se situent pas du c&#244;t&#233; de l'&#233;motionnel, mais de l'efficacit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux facteurs les motivent : le coup de c&#339;ur pour le projet qu'on leur pr&#233;sente et l'assurance que l'argent qu'il nous attribue sera bien d&#233;pens&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Pierrick Chevalier, chef de service au foyer des Morines, qui accueille des retrait&#233;s porteurs de handicap, a obtenu 2 000 euros du Rotary Club Blois Sologne pour le financement d'une partie d'un parcours sensoriel : &lt;i&gt;&#171; L'association attendait une reconnaissance de son geste par la pr&#233;sence de leur logo et le rappel de leur participation dans le dossier de pr&#233;sentation du projet. &#187; &lt;/i&gt; Yannick Bouleau, &#233;ducateur en protection de l'enfance, se souvient de la sollicitation de la Fondation de la seconde chance, pour obtenir une bourse d'&#233;tude &#224; un jeune en rupture familiale : &lt;i&gt;&#171; Fr&#233;d&#233;ric fut tr&#232;s g&#234;n&#233; d'avoir &#224; raconter son histoire personnelle devant deux membres de la Fondation, qui devaient &#233;valuer s'il justifiait de cette dotation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quasiment mutique lors de la premi&#232;re rencontre, il en a fallu une seconde pour qu'il accepte de leur parler. Il a finalement obtenu 4 200 euros qui l'ont beaucoup aid&#233; dans ses &#233;tudes d'infirmier. &#187; &lt;/i&gt; Tout au long des reportages publi&#233;s dans &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Reportages dans Lien Social n&#176;1129 et n&#176;1151' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, le lecteur attentif n'aura pas manqu&#233; de remarquer combien les contributions priv&#233;es peuvent parfois &#234;tre sollicit&#233;es quand les projets mont&#233;s par des &#233;quipes de travailleurs sociaux n'entrent pas exactement dans le profil requis par les cadres et crit&#232;res de la tarification officielle. Ce recours &#224; des fonds caritatifs n'est pas sans poser un certain nombre de questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le long chemin de la solidarit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secteur de l'action sociale est financ&#233; par l'&#201;tat, les collectivit&#233;s locales, ainsi que les caisses de s&#233;curit&#233; sociale. Le principe de solidarit&#233; nationale qui en est le fondement constitue une grande conqu&#234;te qui ne s'est impos&#233;e que tr&#232;s r&#233;cemment. Pendant pr&#232;s de mille ans, ce sont les &#339;uvres charitables des Eglises &#8211; principalement en France l'Eglise catholique &#8211; qui ont pourvu aux besoins des plus pauvres. Les premi&#232;res traces de ces institutions remontent au viie si&#232;cle &#224; Marseille. Elles prendront le nom d'hospice, d'asile, d'H&#244;tel-Dieu ou d'h&#244;pital et accueilleront les exclus de toutes sortes, mendiants, orphelins, vieillards et sans logis, bien avant de se sp&#233;cialiser dans la prise en charge des malades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Proposant une alternative la&#239;que, le mouvement philanthropique regroupe, tout au long du xixe si&#232;cle, de hauts fonctionnaires, des industriels, des banquiers, qui sont des acteurs de premier plan de la r&#233;volution industrielle mais aussi les t&#233;moins des in&#233;galit&#233;s sociales qui se creusent. Ils s'inqui&#232;tent des dangers que l'extr&#234;me pauvret&#233; fait courir &#224; la soci&#233;t&#233;. Ils sont les h&#233;ritiers de la Convention qui fit, en 1793, du secours et de l'assistance aux indigents &lt;i&gt;&#171; une dette sacr&#233;e de la nation &#187;.&lt;/i&gt; Ils vont cr&#233;er des associations de bienfaisance destin&#233;es &#224; r&#233;pondre &#224; la question sociale qui s'&#233;tale sous leurs yeux, sans pour autant jamais remettre en cause le mode de fonctionnement lib&#233;ral qui en est la cause : cr&#233;ation de soupes &#233;conomiques, de dispensaires, de soci&#233;t&#233;s de secours mutuel, d'asiles de nuit, d'orphelinats, etc. Tout cela rel&#232;ve d'un pass&#233; r&#233;volu, depuis que, dans la foul&#233;e du programme du Conseil national de la R&#233;sistance, a &#233;merg&#233; l'&#201;tat social contemporain qui s'est donn&#233; pour ambition de garantir une protection &#224; chacun de ses membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Progr&#232;s ou r&#233;gression ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le pr&#233;ambule de la Constitution du 27 octobre 1946 qui l'exprime le mieux : &lt;i&gt;&#171; Tout &#234;tre humain qui, en raison de son &#226;ge, de son &#233;tat physique ou mental, de la situation &#233;conomique, se trouve dans l'incapacit&#233; de travailler, a le droit d'obtenir de la collectivit&#233; des moyens convenables d'existence. &#187;&lt;/i&gt; La solidarit&#233; s'abreuve &#224; deux sources : les cotisations sociales pour ceux qui travaillent et les imp&#244;ts pour ceux qui se trouvent dans l'incapacit&#233; de subvenir &#224; leurs besoins (voir encadr&#233;)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Assurance, solidarit&#233; et charit&#233; Le principe des assurances sociales (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, depuis les ann&#233;es 1970/1980, on a vu r&#233;appara&#238;tre et se d&#233;velopper un vaste mouvement bas&#233; sur la g&#233;n&#233;rosit&#233; tant individuelle qu'entrepreunariale. C'est la Fondation R&#233;ussite Scolaire qui lutte contre l'illettrisme&#8230; la Fondation Caisse d'&#201;pargne solidarit&#233; qui finance ici un nouveau v&#233;hicule-&#233;cole adapt&#233; &#224; la conduite des personnes en situations de handicap, l&#224; un jardin th&#233;rapeutique dans un &#233;tablissement pour personnes en fauteuil roulant&#8230; la Caisse des d&#233;p&#244;ts qui favorise l'insertion des jeunes et des habitants des quartiers d'habitat social par des ateliers d'expressions et de pratiques artistiques&#8230; l'Institut du M&#233;c&#233;nat de solidarit&#233; qui f&#233;d&#232;re un r&#233;seau de deux cents entreprises, r&#233;pertoriant les projets des associations dans une base de donn&#233;es pour favoriser la mise en relation avec les entreprises m&#233;c&#232;nes&#8230; l'association Tobie, cr&#233;&#233;e par La Redoute, qui soutient des projets relatifs &#224; l'enfance en difficult&#233;. L'action sociale s'appuyant sur la solidarit&#233; nationale trouve donc sur sa route de plus en plus d'instances priv&#233;es proposant des subsides et des aides financi&#232;res &#224; destination des associations &#8211; entre autres &#8211; du secteur socio-&#233;ducatif qui font le choix de les solliciter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Charit&#233; ou solidarit&#233; ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la philanthropie contemporaine s'en &#233;loigne beaucoup, on ne peut s'emp&#234;cher de faire r&#233;f&#233;rence au paternalisme industriel du XIXe si&#232;cle (voir encadr&#233;)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb3' class='spip_note' rel='appendix' title='Le paternalisme Au cours du xixe si&#232;cle, un changement s'op&#232;re au sein du (...)' id='nh3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus proche est la comparaison avec le mod&#232;le de soci&#233;t&#233; propos&#233; par les &#201;tats-Unis qui comptent six fois plus de fondations en proportion du nombre d'habitants que notre pays&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb4' class='spip_note' rel='appendix' title='260 Mrd d'euros &#8226; C'est la somme d&#233;pens&#233;e en 2005, aux Etats-Unis, par 72 000 (...)' id='nh4'&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette nation a fait le choix d'une orientation clairement lib&#233;rale, l'aide apport&#233;e aux plus d&#233;munis ne relevant pas tant de la mobilisation des pouvoirs publics que de la charit&#233; des plus riches. L'accusation de &#171; collectivisme &#187; lanc&#233;e contre le pr&#233;sident Obama, parce qu'il avait fait voter un modeste syst&#232;me de s&#233;curit&#233; sociale, en est une parfaite illustration. L'&#201;tat social tel qu'il fonctionne dans notre pays n'a pas d'&#233;quivalent aux Etats-Unis o&#249; se d&#233;ploie une politique d'&#201;tat carc&#233;ral qui r&#233;duit les cr&#233;dits d&#233;di&#233;s au syst&#232;me scolaire ou aux aides sociales afin de construire des prisons, laissant aux fondations de la soci&#233;t&#233; civile le soin de pourvoir aux besoins des plus pauvres. Cette d&#233;rive nous menace-t-elle ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si on en est encore tr&#232;s loin (la contribution des fondations restant confidentielle au regard des sommes consacr&#233;es par la collectivit&#233;), la tentation peut effectivement &#234;tre forte pour un gouvernement n&#233;o-lib&#233;ral, de droite comme de gauche, de r&#233;duire les budgets sociaux, en renvoyant simultan&#233;ment vers les initiatives priv&#233;es le colmatage des coupes budg&#233;taires. Mais il existe une autre d&#233;rive possible : si l'action sociale fond&#233;e sur une logique de solidarit&#233; s'appuie sur des droits reconnus &#224; tout citoyen, les fondations priv&#233;es seraient plus facilement conduites &#224; comparer entre eux et &#224; chercher &#224; privil&#233;gier les plus &#171; m&#233;ritants &#187;. L'id&#233;e de s&#233;parer les &#171; bons pauvres &#187; des &#171; mauvais pauvres &#187; est une tr&#232;s ancienne tentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les crit&#232;res de l'aide&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est La Rochefoucauld-Liancourt qui le formule, sans doute le premier, aussi clairement en 1790 : &lt;i&gt;&#171; Premi&#232;re division. &#8211; Les v&#233;ritables pauvres, c'est-&#224;-dire ceux qui, sans propri&#233;t&#233; et sans ressources, veulent acqu&#233;rir leur subsistance par le travail ; ceux auxquels l'&#226;ge ne permet par encore ou ne permet plus de travailler ; enfin ceux qui sont condamn&#233;s &#224; une inaction durable par la nature de leurs infirmit&#233;s, ou &#224; une inaction momentan&#233;e par des maladies passag&#232;res. Seconde division. &#8211; Les mauvais pauvres, c'est-&#224;-dire ceux qui, connus sous le nom de mendiants de profession et de vagabonds, se refusent &#224; tout travail, troublent l'ordre public, sont un fl&#233;au dans la soci&#233;t&#233; et appellent sa juste s&#233;v&#233;rit&#233;. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb5' class='spip_note' rel='appendix' title='Secourir la pauvret&#233; honn&#234;te et malheureuse, r&#233;primer la mendicit&#233; (...)' id='nh5'&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La confrontation au quotidien des probl&#233;matiques de pauvret&#233; d&#233;montre la conjonction d'une multitude de facteurs intervenant dans les processus d'exclusion. Focaliser sur la seule &#171; mauvaise volont&#233; &#224; s'en sortir &#187;, en l'isolant des nombreuses autres circonstances, rel&#232;ve d'un leurre. Car cet &#233;l&#233;ment &#233;tant syst&#233;matiquement englu&#233; dans tant d'autres causes destructrices, il joue un r&#244;le finalement assez peu d&#233;terminant. Si le destin des plus pauvres ne d&#233;pendait que de cela, le travail social s'en trouverait infiniment facilit&#233; ! Quant &#224; l'accusation port&#233;e contre les pauvres de vouloir &#171; profiter du syst&#232;me &#187;, c'est une id&#233;e re&#231;ue battue en br&#232;che par ATD Quart Monde&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb6' class='spip_note' rel='appendix' title='En finir avec les id&#233;es fausses sur les pauvres et la pauvret&#233; ATD Quart (...)' id='nh6'&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : un salari&#233;, m&#234;me pauvre, n'a rien &#224; envier aux exclus vivant de minima sociaux. Parce qu'elle rel&#232;ve du facultatif, l'action des fondations est bien plus expos&#233;e &#224; la d&#233;rive d'une s&#233;lection des candidatures les plus m&#233;ritantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour ou contre ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sumons-nous. Le caritatif mis en &#339;uvre par les fondations peut constituer une d&#233;rive potentielle face &#224; une action sociale qui pourrait bien manquer, &#224; l'avenir, de plus en plus &#224; ses obligations. Les droits sociaux qui se sont impos&#233;s de haute lutte au cours des d&#233;cennies viendraient, en quelque sorte, &#224; &#234;tre remplac&#233;s par des dons accord&#233;s par les plus riches aux plus m&#233;ritants des plus pauvres. L'&#201;tat qu'on a appel&#233; providence, parce qu'il pourvoyait aux besoins de ses citoyens les plus fragilis&#233;s, pourrait bien se d&#233;fausser de ses responsabilit&#233;s en faisant appel &#224; la charit&#233; accord&#233;e par les citoyens les plus philanthropiques, faisant ainsi conna&#238;tre &#224; la solidarit&#233; nationale, si ch&#232;rement acquise, un bond de plus d'un si&#232;cle en arri&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais on peut tout autant consid&#233;rer que ces fondations ne se positionnent pas en concurrence avec les financements des pouvoirs publics qu'elles seraient bien en peine de remplacer. La compl&#233;mentarit&#233; qu'elle propose pr&#233;sente deux avantages majeurs. Tout d'abord, r&#233;concilier les patrons avec la soci&#233;t&#233; civile en les faisant participer &#224; la solidarit&#233; due aux plus d&#233;munis, &#224; travers la responsabilit&#233; sociale des entreprises (voir encadr&#233; ci-contre). Second atout : rendre les citoyens pleinement acteurs de la solidarit&#233; en les impliquant dans la prise en compte des exclus vivant &#224; leurs c&#244;t&#233;s, sans avoir toujours &#224; s'en remettre &#224; l'&#201;tat pour le faire &#224; leur place. Le pire n'&#233;tant jamais certain et les fondations continuant &#224; se d&#233;velopper, il est possible au final de d&#233;gager trois postures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Positions en pr&#233;sence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e soit comme rigide et dogmatique, soit comme &#233;tant marqu&#233;e du sceau de la fid&#233;lit&#233; aux principes de l'&#201;tat social : elle consiste &#224; d&#233;noncer l'imposture des fondations et &#224; refuser de leur faire appel, consid&#233;rant qu'il s'agit l&#224; d'une inf&#233;odation &#224; l'&#233;gard de la logique lib&#233;rale. &#192; l'autre extr&#233;mit&#233;, on trouve une position qui peut &#234;tre qualifi&#233;e soit d'innovante et responsable, soit comme du maquignonnage et de la compromission. Elle valorise la mobilisation des principaux acteurs &#233;conomiques de la soci&#233;t&#233; comme alternative &#224; un &#201;tat providence en faillite financi&#232;re et morale. Entre ces deux extr&#234;mes, existe une posture m&#233;diane qui peut &#234;tre d&#233;sign&#233;e soit comme r&#233;aliste et pragmatique, soit comme opportuniste et utilitariste, qui en appelle au panachage, &#224; l'articulation et &#224; l'embo&#238;tement des financements publics et des financements priv&#233;s de l'action sociale, dans une proportion respectant le principe de subsidiarit&#233;, les premiers restant fondateurs de notre pacte social et les seconds jouant un r&#244;le auxiliaire. Au seuil de cette r&#233;flexion, il revient au lecteur de choisir d'ignorer superbement le site &lt;a href=&#034;http://www.fondations.org/&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;www.fondations.org&lt;/a&gt; qui r&#233;pertorie les fondations susceptibles de l'aider &#224; compl&#233;ter le financement de ses projets&#8230; ou de le consulter !&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;La responsabilit&#233; sociale de l'entreprise&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'universitaire qu&#233;b&#233;cois Michel Capron&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb7' class='spip_note' rel='appendix' title='Reportages dans Lien Social n&#176;1129 et n&#176;1151' id='nh7'&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, l'un des th&#233;oriciens les plus pointus de la &#171; &lt;i&gt; responsabilit&#233; sociale de l'entreprise &#187;&lt;/i&gt;, la d&#233;finit ainsi : &lt;i&gt;&#171; prendre en consid&#233;ration les cons&#233;quences pr&#233;datrices de ces activit&#233;s sur l'environnement social et naturel et d&#233;terminer la part des co&#251;ts qu'il incombe de faire respectivement prendre en charge par les entreprises et par les collectivit&#233;s publiques ou estimer la contribution des entreprises aux communaut&#233;s humaines. &#187;&lt;/i&gt; Il distingue trois sources de motivation, pour cette &#171; RSE &#187;. La conception &#233;thique, tout d'abord, h&#233;riti&#232;re de la philanthropie du 19e si&#232;cle : l'entreprise assimil&#233;e &#224; un &#171; &#234;tre moral &#187; doit faire le &#171; bien &#187; et s'obliger &#224; venir en aide aux personnes d&#233;munies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, vient la conception utilitariste : le comportement social de l'entreprise doit servir sa performance &#233;conomique, l'action qu'elle engage &#233;tant soumis &#224; un calcul de co&#251;ts/avantages lui permettant de mesurer le retour financier sur l'investissement accord&#233;. Enfin, intervient la conception de &#171; soutenabilit&#233; &#187; : l'entreprise est redevable &#224; la soci&#233;t&#233; qui lui permet d'exister. Elle doit donc assumer les cons&#233;quences et les risques de son activit&#233;, en s'effor&#231;ant de les anticiper et d'en r&#233;internaliser des co&#251;ts trop souvent support&#233;s par la seule collectivit&#233;. Les motivations de la RSE vont donc de la d&#233;marche charitable au soucis de prendre sa part dans le vivre ensemble, en passant par la pure instrumentalisation destin&#233;e &#224; accro&#238;tre davantage les profits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;La responsabilit&#233; sociale d'entreprise Michel Capron&lt;/i&gt;, Fran&#231;oise Quairel-Lanoizel&#233;e, &#233;d. &lt;i&gt;La D&#233;couverte&lt;/i&gt;, 2010&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-*&lt;strong&gt;Un philanthrope au scanner&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'il est un monde qui demeure &#233;nigmatique pour les travailleurs sociaux, c'est celui auquel se rattachent ces philanthropes qui consacrent leur argent &#224; aider les plus d&#233;favoris&#233;s. L'exemple de Cyril Maury rend plus familier et compr&#233;hensible ce type d'action trop souvent ignor&#233;e ou mal interpr&#233;t&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s demain &#187; a permis en 2010 &#224; Ban public, une association aidant &#224; la r&#233;insertion des personnes incarc&#233;r&#233;es, de refondre son site Internet. En 2011, il a grandement facilit&#233;, la cr&#233;ation de Permis de construire qui assure l'accompagnement socioprofessionnel des sortants de prison. Il a financ&#233;, en 2012, l'achat d'un v&#233;hicule pour Solidarit&#233; femmes Loire-Atlantique qui vient en aide aux victimes de violences conjugales et familiales. Il a rendu possible, en 2013, le recrutement du directeur adjoint de l'association Les p&#226;tes au beurre, qui propose aux familles en difficult&#233; psychique un lieu d'accueil parents/enfants. Enfin, en 2014, il a financ&#233; l'animation, en milieu carc&#233;ral, d'un groupe d'&#233;change et d'information P&#232;re en prison, p&#232;re quand m&#234;me. Telles sont quelques-unes des op&#233;rations men&#233;es par ce &#171; fonds de dotation &#187;. Quelle est donc cette instance qui finance des projets de lutte contre l'exclusion ? D'o&#249; vient-elle ? Quels sont ses motivations et ses objectifs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mode d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Apr&#232;s demain &#187; a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par Cyril Maury, en 2010, avec un statut de fonds de dotation qui pr&#233;sente deux avantages : s'administrer comme une association et &#234;tre juridiquement bien plus souple qu'une fondation. Il a d&#233;cid&#233; de lui d&#233;dier une partie de sa fortune. Son conseil d'administration est compos&#233; des membres de sa famille. Il s'est r&#233;uni, au tout d&#233;but, pendant deux jours et demi, pour r&#233;fl&#233;chir au sens qu'il entendait donner &#224; sa d&#233;marche. L'objet social, il l'a d&#233;fini ainsi : &lt;i&gt;&#171; Initier, soutenir et financer toutes initiatives d'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral contribuant &#224; diminuer les souffrances de celles et ceux qui sont priv&#233;s de libert&#233;, de lien social. &#187;&lt;/i&gt; Il a fait le choix de privil&#233;gier comme destinataires de ses dotations le monde carc&#233;ral, mais aussi les associations combattant les effets d&#233;l&#233;t&#232;res des d&#233;rives sectaires, de la grande pauvret&#233; et de la solitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les projets s&#233;lectionn&#233;s concernent soit le fonctionnement, soit l'investissement. Les associations souhaitant solliciter une aide, pour accro&#238;tre leurs activit&#233;s ou innover, ne doivent &#234;tre ni trop petites, ni trop grandes. &#171; Apr&#232;s demain &#187; voulant garder le contact avec ses b&#233;n&#233;ficiaires, ceux-ci doivent se situer dans un rayon d'une heure de trajet autour de Nantes ou de Paris. Les candidatures &#233;ligibles sont &#233;tudi&#233;es de pr&#232;s par les membres du conseil d'administration qui s'impliquent en rencontrant les associations demandeuses. Il ne s'agit pas d'attribuer des dotations dans n'importe quelles conditions, la p&#233;rennit&#233; des destinataires &#233;tant l'une des conditions d'attribution. Pour mieux comprendre les intentions ayant pr&#233;sid&#233; &#224; la cr&#233;ation de ce fonds de dotation, il faut s'int&#233;resser &#224; son fondateur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment on devient patron&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A&#238;n&#233; d'une fratrie de cinq enfants, Cyril Maury a grandi dans une famille bourgeoise de province, stricte mais aimante. De ses parents, il a h&#233;rit&#233; la droiture et le souci de l'autre. Il conna&#238;t une scolarit&#233; quelque peu chaotique, redoublant quatre classes et se faisant renvoyer de plusieurs &#233;tablissements, jusqu'&#224; cet internat religieux o&#249; il passe trois ans, ne rentrant chez lui qu'un week-end par mois. Ce s&#233;jour lui laisse en m&#233;moire, encore aujourd'hui, le souvenir &#224; vif d'&#233;pisodes d'humiliation et de maltraitance de la part des &#171; bons p&#232;res &#187;. Il poursuit des &#233;tudes dans un IUT de gestion et rejoint, comme commercial, l'entreprise paternelle qui vend des produits d'entretien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s vite, il prend conscience de ses comp&#233;tences relationnelles. Ses contacts avec la client&#232;le, empreints d'empathie et de bienveillance, lui valent la signature de nombreux contrats : &lt;i&gt;&#171; J'&#233;tais convaincu que ce qui comptait ce n'&#233;tait pas le produit que l'on cherche &#224; vendre mais les relations humaines que l'on tisse &#187;&lt;/i&gt;, explique-t-il. La maladie qui frappe son p&#232;re lui donne l'opportunit&#233; de prendre rapidement sa succession. Il rach&#232;te la majorit&#233; des parts, ce qui lui permet d'appliquer les convictions de management qu'il s'est forg&#233;es : les hommes d'abord. &lt;i&gt;&#171; Chacun poss&#232;de en lui des talents et l'entreprise doit &#234;tre le lieu o&#249; doivent se r&#233;v&#233;ler et s'&#233;panouir ces comp&#233;tences. &#187;&lt;/i&gt; Cyril Maury l'affirme avec conviction : manager des salari&#233;s n&#233;cessite d'abord de les aimer. &lt;i&gt;La responsabilit&#233; manag&#233;riale, c'est avoir plus de devoirs que de droits et prendre conscience que l'on est entre les mains des autres gr&#226;ce &#224; qui tout fonctionne,&lt;/i&gt; insiste-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8230;mais un patron atypique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela fonctionne. Il est de ceux qui ont r&#233;ussi dans les affaires. Mais pas vraiment comme ces capitaines d'industrie faisant fortune sans se soucier du sort de leurs salari&#233;s, consid&#233;r&#233;s comme autant de variables d'ajustement des profits &#224; obtenir. Produire, c'est avant tout r&#233;aliser ensemble ce qu'on ne peut faire tout seul : il s'agit donc bien d'un &#233;change r&#233;ciproque d'utilit&#233;, d'un service qu'on se rend mutuellement, chacun d&#233;veloppant ses talents individuels, au b&#233;n&#233;fice de la communaut&#233; : &lt;i&gt;&#171; Exiger des autres, c'est d'abord les consid&#233;rer, les reconna&#238;tre et leur donner confiance en eux. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les b&#233;n&#233;fices qu'il engrangeait &#233;taient r&#233;partis en trois : 50 % destin&#233;s &#224; renforcer les capitaux propres de l'entreprise et &#224; assurer son d&#233;veloppement, 30 % servant &#224; r&#233;mun&#233;rer les actionnaires. Quant aux 20 % restant, ils &#233;taient d&#233;di&#233;s &#224; l'am&#233;lioration des revenus des salari&#233;s qui recevront jusqu'&#224; 16 mois de salaire, l'&#233;chelle des r&#233;mun&#233;rations s'&#233;tendant de 1 &#224; 7. Chaque nouvel employ&#233; b&#233;n&#233;ficiait d'un parcours d'accompagnement le faisant passer par tous les services, un parrain veillant &#224; sa bonne int&#233;gration. La formation professionnelle repr&#233;sentait, selon les ann&#233;es, de 6 &#224; 10 % de la masse salariale (contre les 1,50 % obligatoire). Une dizaine de salari&#233;s porteurs de handicap seront recrut&#233;s (allant bien au-del&#224; du pourcentage l&#233;gal requis), l'ensemble du personnel &#233;tant r&#233;uni pour pr&#233;parer leur accueil et favoriser leur int&#233;gration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cyril Maury ne se contenta pas de consid&#233;rer que la bientraitance &#224; l'&#233;gard de son personnel &#233;tait la premi&#232;re condition de la performance. Il revendiqua, tout autant, la n&#233;cessit&#233; de contre-pouvoirs, encourageant la cr&#233;ation d'une section syndicale, le d&#233;l&#233;gu&#233; CFDT &#233;tant lui-m&#234;me en fauteuil roulant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mutualiser sa fortune&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En vingt-cinq ann&#233;es, l'entreprise de Cyril Maury est pass&#233;e de trente &#224; cent vingt salari&#233;s et son chiffre d'affaires de 400 000 &#224; 35 millions d'euros. L'aventure se termine en 2004. Ne pouvant transmettre sa soci&#233;t&#233;, il la vend. Mais il ne se voit pas devenir un de ces rentiers cherchant avant tout &#224; faire fructifier son argent en contournant le fisc, ou &#224; profiter de la vie en se payant les plus beaux h&#244;tels et les voyages les plus on&#233;reux, ni d'ailleurs de se pr&#233;occuper de transmettre son patrimoine &#224; ses enfants. Sa vie de retrait&#233;, il ne l'envisage pas fondamentalement diff&#233;rente de sa vie d'actif. Il fait feu de tout bois. Il devient vice-pr&#233;sident du Medef 44, contribue &#224; l'implantation locale du microcr&#233;dit avec l'ADIE&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb8' class='spip_note' rel='appendix' title='Association pour le droit &#224; l'initiative &#233;conomique' id='nh8'&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, s'investit dans la lutte contre le ch&#244;mage de longue dur&#233;e. Il devient pr&#233;sident des Entrepreneuriales, membre du bureau national de R&#233;seau Entreprendre et accompagne de jeunes dirigeants de PME. Reste la destination de la richesse qu'il a accumul&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Cet argent n'est pas seulement le fruit de mon travail. C'est aussi le r&#233;sultat d'un succ&#232;s qui n'a pas d&#233;pendu que de moi. J'ai eu une chance extraordinaire d'avoir des parents qui m'ont transmis des valeurs essentielles, d'&#234;tre n&#233; dans un pays o&#249; j'ai pu recevoir une instruction qui a fait de moi ce que je suis et d'avoir v&#233;cu une vie qui m'a favoris&#233;. Et puis, c'est aussi le produit du labeur de tous ceux qui ont travaill&#233; &#224; mes c&#244;t&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, affirme-t-il. Cette fortune, il ne consid&#232;re pas qu'il en soit propri&#233;taire, mais seulement d&#233;positaire. Il ne peut pas en faire ce qu'il veut, car elle ne lui appartient pas. C'est une grande responsabilit&#233; que de savoir comment l'utiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du pass&#233; &#224; l'avenir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e d'&#171; Apr&#232;s demain &#187; vient de la conviction partag&#233;e avec l'ensemble de sa famille : en faire profiter les autres. Cinq ann&#233;es apr&#232;s sa cr&#233;ation, le bilan est tr&#232;s positif. Le noyau familial, qui en constitue le c&#339;ur, ne peut que se f&#233;liciter d'une d&#233;marche qui a renforc&#233; ses liens, lui a permis de rencontrer des personnes formidables qui agissent au quotidien pour la pr&#233;servation du lien social, et lui a fait mesurer l'ampleur des difficult&#233;s qui persistent dans la soci&#233;t&#233;. Les h&#233;ritiers de Cyril Maury consacrent avec lui un samedi tous les deux mois, pour d&#233;cider de la distribution de dotations, alors qu'ils auraient pu revendiquer pour eux les sommes dispens&#233;es qui vont au-del&#224; de ce qu'ils ne pourront jamais gagner. &lt;i&gt;&#171; Qu'est-ce qui est essentiel dans la vie ? La sant&#233;, l'amiti&#233;, l'amour&#8230; ce qui importe vraiment n'a pas de prix &#187;&lt;/i&gt;, affirme Cyril Maury qui revendique, haut et fort, son pass&#233; d'entrepreneur capitaliste et ses fortes convictions humanistes et sociales. Il a r&#233;ussi &#224; le d&#233;montrer en tant que patron. Il continue &#224; le faire, en tant que fondateur d'&#171; Apr&#232;s demain &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'heure o&#249; le capitalisme financier jette &#224; la rue sans grands scrupules des centaines de milliers de salari&#233;s, on a un peu de mal &#224; croire &#224; l'existence de patrons philanthropes. Esp&#232;ce en voie de disparition servant de cautions bien pensantes &#224; un lib&#233;ralisme d&#233;brid&#233; ou mouton noir r&#233;sistant, &#224; sa fa&#231;on, au rouleau compresseur de la main invisible du march&#233; ? Cyril Maury n'est certes qu'une goutte d'eau d'altruisme dans l'oc&#233;an d'&#233;go&#239;sme o&#249; baignent tant de ces poss&#233;dants se battant bec et ongles pour pr&#233;server leurs privil&#232;ges. Pourtant, &#224; cette infime gouttelette sont venus s'agglom&#233;rer 667 autres fonds ou fondations cr&#233;&#233;s par de simples citoyens (selon une &#233;tude de l'Observatoire de la Fondation de France datant de 2012 &#8211; voir encadr&#233; ci-dessous), 40 % d'entre eux ayant vu le jour depuis l'ann&#233;e 2000. Qu'on le regrette ou qu'on l'approuve, ces structures associatives font d&#233;j&#224; partie du paysage de l'action sociale et ne sont pas pr&#234;tes &#224; dispara&#238;tre.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb9' class='spip_note' rel='appendix' title='Contact : apresdemain.org' id='nh9'&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Fondations en France 2001-2010 : une d&#233;cennie d'innovations&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Chiffres cl&#233;s&lt;br class='manualbr' /&gt;En 2010 : 2264 fonds et fondations&lt;br class='manualbr' /&gt;En 2009 : 1684 fondations (+52% depuis 2001)&lt;br class='autobr' /&gt;
4,9 milliards de d&#233;penses totales (+36% depuis 2001)&lt;br class='autobr' /&gt;
14,3 milliards d'euros d'actifs d&#233;tenus &lt;br class='autobr' /&gt;
(+72% depuis 2001)&lt;br class='autobr' /&gt;
59126 salari&#233;s (+26% depuis 2001)&lt;br class='autobr' /&gt;
47% des d&#233;penses des fondations sont affect&#233;es &lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; la sant&#233; (-12 points depuis 2001)&lt;br class='autobr' /&gt;
32% des d&#233;penses sont affect&#233;es &#224; l'action sociale &lt;br class='autobr' /&gt;
(+12 points depuis 2001)&lt;br class='autobr' /&gt;
9% des d&#233;penses sont affect&#233;es &#224; l'enseignement &lt;br class='autobr' /&gt;
et &#224; la formation (+6 points depuis 2001)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb10' class='spip_note' rel='appendix' title='Source : &#233;tude Les fonds et fondations en France de 2001 &#224; 2010 men&#233;e en (...)' id='nh10'&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Reportages dans &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt; n&#176;1129 et n&#176;1151&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;-*&lt;strong&gt;Assurance, solidarit&#233; et charit&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Le principe des assurances sociales consiste &#224; pr&#233;server un avenir sur qui p&#232;se une menace potentielle (ch&#244;mage, maladie, accidents du travail&#8230;). Il s'agit de mutualiser la prise en charge de ces risques, en indemnisant celui qui en est victime, chacun ayant la garantie de l'&#234;tre &#224; son tour s'il devait subir lui-m&#234;me les m&#234;mes difficult&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
La solidarit&#233; rel&#232;ve d'une toute autre d&#233;marche partant du principe selon lequel personne ne peut vivre sans s'appuyer sur autrui. Son chantre fut L&#233;on Bourgeois, p&#232;re de la doctrine dite du solidarisme et qui la d&#233;finissait ainsi : &lt;i&gt;&#171; lien fraternel qui oblige tous les &#234;tres humains les uns envers les autres, nous faisant un devoir d'assister ceux de nos semblables qui sont dans l'infortune &#187;&lt;/i&gt;. C'est parce que nous sommes tous interd&#233;pendants, que la n&#233;cessit&#233; de l'entraide s'impose &#224; tous comme &#224; chacun. Toute autre est la charit&#233; qui rel&#232;ve d'un devoir moral : donner aux plus d&#233;munis, afin de les aider dans les difficult&#233;s de leur existence. C'est une vertu que l'on retrouve dans la religion chr&#233;tienne (aimer son prochain, comme l'image de Dieu) et musulmane (tout musulman qui en a les moyens doit donner une partie de ses biens aux pauvres de la communaut&#233; : c'est la Zak&#226;t). Ce geste relevant avant tout d'un choix personnel et de la libert&#233; laiss&#233;e &#224; chacun de faire, ou pas, un don, il est largement pl&#233;biscit&#233; par l'id&#233;ologie lib&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh3' class='spip_note' title='Notes 3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;-*&lt;strong&gt;Le paternalisme&lt;/strong&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Au cours du xixe si&#232;cle, un changement s'op&#232;re au sein du patronat. La r&#233;pression polici&#232;re, judiciaire, voire militaire contre les r&#233;voltes ouvri&#232;res montrent rapidement ses limites. Elle ne peut venir &#224; bout d'une r&#233;bellion qui enfle contre des terribles conditions de travail des manufactures. Un certain nombre de patrons &#171; &#233;clair&#233;s &#187;, impr&#233;gn&#233;s de valeurs chr&#233;tiennes, opt&#232;rent alors pour la cr&#233;ation d'un rapport de soumission inspir&#233; non pas par la peur mais par ce qui se passait au sein de la famille : devenir un p&#232;re bienveillant pour ses enfants salari&#233;s. En &#233;change de l'ob&#233;issance exig&#233;e d'eux, les ouvriers pouvaient b&#233;n&#233;ficier de toute une s&#233;rie d'avantages sociaux portant sur tous les aspects de leur vie priv&#233;e : le logement, la consommation, l'&#233;ducation des enfants, les soins m&#233;dicaux, les &#233;quipements sportifs, la vie spirituelle, etc. L'objectif poursuivi &#233;tait triple : cr&#233;er un sentiment d'appartenance ; accro&#238;tre la productivit&#233; au travail ; stabiliser les effectifs. Rappelons qu'&#224; cette &#233;poque, le patronat combattait bien plus le turn-over et l'absent&#233;isme de ses salari&#233;s qu'il ne cherchait &#224; les licencier en masse, comme aujourd'hui, par soucis d'augmenter son taux de profit. D&#232;s lors, quitter l'usine impliquait de perdre en m&#234;me temps son logement, de ne plus b&#233;n&#233;ficier du dispensaire, de devoir r&#233;gler les dettes accumul&#233;es &#224; l'&#233;picerie, tous ces services d&#233;pendant directement de l'employeur. L'Angleterre poussa &#224; l'extr&#234;me cette d&#233;pendance, en inventant le &#171; truck system &#187; : l'ouvrier &#233;tait r&#233;mun&#233;r&#233; uniquement en jetons permettant de payer son loyer, son alimentation ou son charbon mis &#224; disposition par le patron.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb4'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh4' class='spip_note' title='Notes 4' rev='appendix'&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;260 Mrd d'euros &#8226; C'est la somme d&#233;pens&#233;e en 2005, aux Etats-Unis, par 72 000 fondations, contre 5,7 milliards d'euros en France (35 % destin&#233;s &#224; la solidarit&#233;) qui n'en compte que 2 443.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb5'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh5' class='spip_note' title='Notes 5' rev='appendix'&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Secourir la pauvret&#233; honn&#234;te et malheureuse, r&#233;primer la mendicit&#233; professionnelle et le vagabondage&lt;/i&gt; Plan du travail du comit&#233; de mendicit&#233; &#8211; 30 avril 1790 &#8212; Bronislaw Geremek, historien et ancien ministre polonais, avait &lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;sum&#233; la r&#233;ponse de la soci&#233;t&#233; face &#224; la mis&#232;re dans le titre d'un des ses ouvrages : &lt;i&gt;La potence ou la piti&#233;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb6'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh6' class='spip_note' title='Notes 6' rev='appendix'&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;En finir avec les id&#233;es fausses sur les pauvres et la pauvret&#233; ATD Quart monde&lt;/i&gt;, &lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;d. Quart monde et &#233;d. de l'Atelier, 2013&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb7'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh7' class='spip_note' title='Notes 7' rev='appendix'&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Reportages dans &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt; n&#176;1129 et n&#176;1151&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb8'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh8' class='spip_note' title='Notes 8' rev='appendix'&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association pour le droit &#224; l'initiative &#233;conomique&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb9'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh9' class='spip_note' title='Notes 9' rev='appendix'&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Contact : &lt;a href=&#034;http://www.apresdemain.org&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;apresdemain.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb10'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh10' class='spip_note' title='Notes 10' rev='appendix'&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Source : &#233;tude Les fonds et fondations en France de 2001 &#224; 2010 &lt;br class='autobr' /&gt;
men&#233;e en collaboration avec le Bureau des groupements et &lt;br class='autobr' /&gt;
associations du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur (Observatoire de la Fondation &lt;br class='autobr' /&gt;
de France et Centre fran&#231;ais des fonds et fondations - 29 avril 2011)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Fondations &#8226; Risque ou chance pour l'action sociale ?</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Fondations-o-Risque-ou-chance-pour-l-action-sociale</link>
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		<dc:date>2015-02-04T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;ontologie</dc:subject>
		<dc:subject>1156</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que penser du soutien des fondations &#224; certains projets men&#233;s par les travailleurs sociaux ? Au-del&#224; de leur utilit&#233; imm&#233;diate, ne symbolise-t-il pas un retour de la charit&#233; et un repli du principe de solidarit&#233; nationale ? Entre d&#233;nonciation d'une logique lib&#233;rale et pl&#233;biscite d'une alternative aux lacunes de l'Etat, y aurait-il place pour une troisi&#232;me voie conjugant respect du pacte social et financement de ses actions ? L'essentiel de la quinzaine D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet Un devoir d'&#233;ducation (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1156-" rel="tag"&gt;1156&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton4477-649d9.jpg?1693476254' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Que penser du soutien des fondations &#224; certains projets men&#233;s par les travailleurs sociaux ? Au-del&#224; de leur utilit&#233; imm&#233;diate, ne symbolise-t-il pas un retour de la charit&#233; et un repli du principe de solidarit&#233; nationale ? Entre d&#233;nonciation d'une logique lib&#233;rale et pl&#233;biscite d'une alternative aux lacunes de l'Etat, y aurait-il place pour une troisi&#232;me voie conjugant respect du pacte social et financement de ses actions ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel de la quinzaine&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Un devoir d'&#233;ducation r&#233;activ&#233;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif d'Etienne Liebig&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le camion sur la place de parking !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Du meilleur au pire&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume de C&#233;lia Carpaye&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;J'ai fait un voyage&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Esclavage moderne &#8226; &lt;strong&gt; La si longue attente des travailleurs sans papiers &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Cuba &#8226; &lt;strong&gt; En qu&#234;te de social &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Parentalit&#233; &#8226; &lt;strong&gt;Le beau-parent orphelin du droit de la famille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Formations&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;D&#233;centralisation
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'IRTS s'implante en milieu rural&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au c&#339;ur des m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Insertion socioprofessionnelle
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les traits d'union&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Fondations &#8226; Risque ou chance pour l'action sociale ?
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Un philanthrope au scanner&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Entretien avec Yan Diener&lt;/strong&gt;, psychanalyste&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Les enfants qui s'agitent&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'espace du lecteur&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#034;Merci d'&#234;tre l&#224;&#8230; aujourd'hui pour moi. Demain on verra !&#034;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; MIE, discrimin&#233;s&#8230; dis, t'es pas r&#233;volt&#233; ? &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Stop au repli identitaire, agissons ensemble ! &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; Ce que la soci&#233;t&#233; a produit de plus violent &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La double impasse&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, S. Bessis&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Pour les musulmans&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, E. Plenel&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le mythe de l'islamisation&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, R. Liogier&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;D&#233;samorcer l'islam radical&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, D. Bouza&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Th&#233;&#226;tre&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Au voleur&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, Compagnie des ronds dans l'eAu&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Revue&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Attendre - Terrain n&#176;63&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les artisans du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portrait de Renaud Mandel &#8226; &lt;strong&gt;&#201;ducateur &#224; double casquette&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Annonces&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Offres d'emploi, d&#233;l&#233;gation de service public, appel d'offre&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Jiho : affreux, sales et m&#233;chants&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;5.00&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La double impasse &#8226; L'universel &#224; l'&#233;preuve des fondamentalismes religieux et marchands</title>
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		<dc:subject>Religion</dc:subject>
		<dc:subject>1156</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Sophie Bessis d&#233;nonce les deux totalitarismes qui se sont empar&#233;s de notre post-modernit&#233; : le march&#233; et le fondamentalisme. Notre monde semble coinc&#233; entre le Dieu du commerce et un Dieu monoth&#233;iste qui veulent imposer leur loi. Contrairement &#224; ce qu'on serait spontan&#233;ment amen&#233; &#224; penser, biens mat&#233;riels et biens du salut ne sont pas en concurrence, mais usent &#224; &#233;galit&#233; de la violence pour maintenir leur domination. Le premier promeut le consommateur individualiste. Le second impose la norme collective (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton4478-6ab6e.jpg?1693476254' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sophie Bessis d&#233;nonce les deux totalitarismes qui se sont empar&#233;s de notre post-modernit&#233; : le march&#233; et le fondamentalisme. Notre monde semble coinc&#233; entre le Dieu du commerce et un Dieu monoth&#233;iste qui veulent imposer leur loi. Contrairement &#224; ce qu'on serait spontan&#233;ment amen&#233; &#224; penser, biens mat&#233;riels et biens du salut ne sont pas en concurrence, mais usent &#224; &#233;galit&#233; de la violence pour maintenir leur domination. Le premier promeut le consommateur individualiste. Le second impose la norme collective du groupe &#224; un individu qui tente de s'en &#233;manciper. Ni l'un, ni l'autre ne veulent d'un sujet ma&#238;tre de son destin, dot&#233; d'un sens critique et agissant consciemment. Du cot&#233; du march&#233;, la concurrence est devenue le seul axe de progr&#232;s possible. Rien ne doit s'y opposer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout, au contraire, doit &#234;tre mis en &#339;uvre pour la prot&#233;ger des dangers susceptibles de freiner son expansion. La totalit&#233; des activit&#233;s humaines doit &#234;tre soumise &#224; la marchandisation, l'&#201;tat doit d&#233;r&#233;guler massivement, les pertes sont &#224; la charge de la collectivit&#233; alors que les profits sont privatis&#233;s, la pauvret&#233; est renvoy&#233;e &#224; la responsabilit&#233; de celui qui en souffre, l'espace mondial unifi&#233; induit la standardisation des produits et la mise en concurrence internationale de la main d'&#339;uvre. Du c&#244;t&#233; des religions, un renouveau est n&#233; des cendres des messianismes terrestres et la&#239;cs. On a vu, depuis les ann&#233;es 1980, &#233;merger et se d&#233;velopper tant les mouvements &#233;vang&#233;listes et pentec&#244;tistes chr&#233;tiens que les fondamentalismes musulmans. Les r&#233;volutions qui ont embras&#233; le monde arabe, &#224; compter de 2011, ont fini par porter les partis islamiques au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si, dans un premier temps, ceux-ci n'ont pas voulu remettre en cause certaines formes de modernisation, tr&#232;s vite, ils ont acc&#233;l&#233;r&#233; le rythme de la mise au pas de la soci&#233;t&#233;, en lui imposant leurs normes dogmatiques. Ils ont &#233;chou&#233;, se heurtant &#224; des populations ayant int&#233;gr&#233;, depuis des d&#233;cennies, des comportements induits par des mutations li&#233;es &#224; l'augmentation du taux de scolarisation, l'effondrement de celui de la f&#233;condit&#233; et le ralliement aux valeurs occidentales. Pourtant, si les revendications ont bien port&#233; sur les libert&#233;s publiques, les tentatives pour promouvoir les libert&#233;s individuelles, seules &#224; m&#234;me de permettre le processus d'individuation, bloquent encore. Face &#224; ces deux id&#233;ologies conservatrices sources de tyrannie et de servitudes, l'universalisme constitue un p&#244;le de r&#233;sistance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Critiqu&#233; pour son mim&#233;tisme &#224; l'&#233;gard de l'Occident, accus&#233; de s'inspirer du colonialisme, il est le seul capable de s'opposer &#224; l'essentialisation consid&#233;rant les cultures comme &#233;tanches les unes par rapport aux autres, il est le seul capable de s'opposer &#224; la tyrannie marchande et religieuse, il est le seul capable de promouvoir la libert&#233;, au nom des droits universels de l'homme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2014, (230 p. &#8211; 19 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Pour les musulmans</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Pour-les-musulmans</link>
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		<dc:date>2015-02-04T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Racisme</dc:subject>
		<dc:subject>1156</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;S'inspirant de l'article intitul&#233; Pour les juifs, publi&#233; par Emile Zola dans le Figaro, en 1896, l'auteur nous propose un plaidoyer sans concession. Le c&#233;l&#232;bre romancier affirmait, dans une ambiance marqu&#233;e par un antis&#233;mitisme forcen&#233; : &#171; Les juifs, tels qu'ils existent aujourd'hui, sont notre &#339;uvre, l'&#339;uvre de nos mille huit cent ans d'imb&#233;ciles pers&#233;cutions. &#187; Edwy Plenel n'h&#233;site pas &#224; &#233;tablir un parall&#232;le historique, le musulman contemporain ayant succ&#233;d&#233; &#224; l'isra&#233;lite d'autrefois comme bouc &#233;missaire. (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1156-" rel="tag"&gt;1156&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton4479-ed2ed.png?1693476254' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'inspirant de l'article intitul&#233; &lt;i&gt;Pour les juifs&lt;/i&gt;, publi&#233; par Emile Zola dans &lt;i&gt;le Figaro&lt;/i&gt;, en 1896, l'auteur nous propose un plaidoyer sans concession. Le c&#233;l&#232;bre romancier affirmait, dans une ambiance marqu&#233;e par un antis&#233;mitisme forcen&#233; : &lt;i&gt;&#171; Les juifs, tels qu'ils existent aujourd'hui, sont notre &#339;uvre, l'&#339;uvre de nos mille huit cent ans d'imb&#233;ciles pers&#233;cutions. &#187;&lt;/i&gt; Edwy Plenel n'h&#233;site pas &#224; &#233;tablir un parall&#232;le historique, le musulman contemporain ayant succ&#233;d&#233; &#224; l'isra&#233;lite d'autrefois comme bouc &#233;missaire. Ses cibles sont Renaud Camus, (auteur de la th&#233;orie du &lt;i&gt;&#171; grand remplacement &#187;&lt;/i&gt;, les Arabes menaceraient de se substituer au peuple fran&#231;ais), Alain Finkielkraut (qui proclame en permanence : &lt;i&gt;&#171; Il y a un probl&#232;me de l'Islam en France &#187;&lt;/i&gt;), Claude Gu&#233;ant (qui, alors ministre de l'Int&#233;rieur, avait consid&#233;r&#233; que &lt;i&gt;&#171; toutes les civilisations ne se valent pas &#187;&lt;/i&gt;), Manuel Valls (pr&#233;tendant relever le d&#233;fi de la compatibilit&#233; de l'Islam avec la d&#233;mocratie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous ces propos ont un point commun : la langue du pr&#233;jug&#233; qui fabrique de la stigmatisation et d&#233;signe l'&#233;tranger comme adversaire. R&#233;duire les musulmans &#224; l'islam et ce dernier &#224; l'int&#233;grisme, en leur imputant en bloc la responsabilit&#233; des d&#233;rives individuelles ou des conflit lointains, c'est essentialiser les humanit&#233;s, en raison de leur origine, de leur culture, de leur croyance, de leur appartenance et de leur naissance. Alors que la d&#233;mocratie, c'est au contraire le refus de vies d&#233;termin&#233;es &#224; l'avance, de places assign&#233;es inexorablement, d'identit&#233;s ferm&#233;es d&#233;finitivement et de futurs immobiles &#224; jamais. Les crimes antis&#233;mites, les agressions n&#233;grophobes, les violences anti-Roms ne sont pas dissociables des discours discriminatoires contre nos compatriotes musulmans, d&#233;fend avec force l'auteur. Laisser s'installer ces discours, ne serait-ce que par notre silence, c'est habituer notre conscience &#224; l'exclusion et &#224; l'amalgame.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2014, (135 p. &#8211; 12 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le mythe de l'islamisation &#8226; Essai sur une obsession collective</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Le-mythe-de-l-islamisation-o-Essai-sur-une-obsession-collective</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Religion</dc:subject>
		<dc:subject>Racisme</dc:subject>
		<dc:subject>1156</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Eurabia &#187;, un continent europ&#233;en opulent et vieillissant envahi par des vagues successives de populations musulmanes pauvres et jeunes, venant supplanter la culture occidentale par leur propre mode de vie. L'image est saisissante. Utilis&#233;e par nombre de populistes, elle fait fr&#233;mir. Et pourtant, elle est totalement fausse. Rapha&#235;l Liogier en fait justice, dans un ouvrage tr&#232;s document&#233; et bien argument&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les musulmans seraient de plus en plus nombreux &#224; l'&#233;chelle de l'Europe ? Ils ne d&#233;passent pas (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Eurabia &#187;, un continent europ&#233;en opulent et vieillissant envahi par des vagues successives de populations musulmanes pauvres et jeunes, venant supplanter la culture occidentale par leur propre mode de vie. L'image est saisissante. Utilis&#233;e par nombre de populistes, elle fait fr&#233;mir. Et pourtant, elle est totalement fausse. Rapha&#235;l Liogier en fait justice, dans un ouvrage tr&#232;s document&#233; et bien argument&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les musulmans seraient de plus en plus nombreux &#224; l'&#233;chelle de l'Europe ? Ils ne d&#233;passent pas les 5,2&#8239;%. Au rythme actuel de leur croissance, il faudrait six mille ans pour qu'il deviennent majoritaire en Grande-Bretagne. Ils b&#233;n&#233;ficieraient d'une d&#233;mographie galopante ? Leur taux de natalit&#233; s'est effondr&#233;, n'arrivant pas aux 2&#8239;% n&#233;cessaires pour que les naissances d&#233;passent les d&#233;c&#232;s. Leur religion prend de plus en plus d'influence ? Ce n'est rien en comparaison de l'&#233;glise &#233;vang&#233;lique qui, elle, est en pleine expansion. On voit de plus en plus de mosqu&#233;es ? Il y en a quatre vingt dix en France, avec en plus mille deux cent soixante deux salles de pri&#232;res&#8230; pour deux millions cent mille fid&#232;les.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En comparaison les protestants en disposent de trois mille, pour un million cent mille pratiquants. L'islam n'est pas compatible avec la d&#233;mocratie ? Elle est bien plus un facteur de stabilisation, de pacification et de r&#233;gulation que de confrontation avec la r&#233;publique. Ce n'est pas elle qui attire les extr&#233;mistes, c'est le radicalisme. Ils sont surepr&#233;sent&#233;s dans les prisons ? Comme l'&#233;taient les Ritals et les Polacks, avant eux, &#224; l'image de toutes les vagues de migration qui cumulent pauvret&#233; et ch&#244;mage. L'Europe a d'abord &#233;t&#233; fascin&#233; par la culture musulmane, avant de la m&#233;priser, d'en avoir peur et de vivre, aujourd'hui, dans une v&#233;ritable parano&#239;a &#224; son &#233;gard, les musulmans &#233;tant devenus les boucs &#233;missaires de sa crise d'identit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. du Seuil, 2012, (219 p. &#8211; 16 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>D&#233;samorcer l'islam radical &#8226; Ces d&#233;rives sectaires qui d&#233;figurent l'islam</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Desamorcer-l-islam-radical-o-Ces-derives-sectaires-qui-defigurent-l-islam</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Desamorcer-l-islam-radical-o-Ces-derives-sectaires-qui-defigurent-l-islam</guid>
		<dc:date>2015-02-04T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Secte</dc:subject>
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&lt;p&gt;Il est temps d'arr&#234;ter de prendre les musulmans pratiquants pour des radicaux et les radicaux pour des musulmans un peu trop pratiquants, affirme avec force Dounia Bouzar. L'islamisme fonctionne dans une logique de secte, cherchant &#224; isoler ses adeptes tant de leur entourage que du monde qui les entoure, les incitant &#224; se purifier en respectant toute une s&#233;rie de codes et en les &#233;rigeant en autorit&#233; sup&#233;rieure aux autres hommes, se fondant sur des versets du Coran qui ont &#233;t&#233; &#233;pur&#233;s de tout (...)&lt;/p&gt;


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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est temps d'arr&#234;ter de prendre les musulmans pratiquants pour des radicaux et les radicaux pour des musulmans un peu trop pratiquants, affirme avec force Dounia Bouzar. L'islamisme fonctionne dans une logique de secte, cherchant &#224; isoler ses adeptes tant de leur entourage que du monde qui les entoure, les incitant &#224; se purifier en respectant toute une s&#233;rie de codes et en les &#233;rigeant en autorit&#233; sup&#233;rieure aux autres hommes, se fondant sur des versets du Coran qui ont &#233;t&#233; &#233;pur&#233;s de tout r&#233;f&#233;rence &#224; la paix, l'entente, la tol&#233;rance, la retenue et la patience. Les fondamentalistes utilisent la religion pour s'auto-exclure de la soci&#233;t&#233; et en exclure les autres, ceux qui ne pensent pas comme eux. Leurs passages &#224; l'acte sont d'autant plus dangereux qu'ils sont impr&#233;visibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur n'approuve pas la politique d'accommodement suivie par les Canadiens consistant &#224; autoriser des populations de confession musulmane &#224; b&#233;n&#233;ficier de facilit&#233;s. Elle lui pr&#233;f&#232;re l'application de ce qu'elle appelle : le plus grand d&#233;nominateur commun. Il s'agit non d'accorder des privil&#232;ges &#224; certaines minorit&#233;s, mais de d&#233;finir des modalit&#233;s qui permettent au plus grand nombre de b&#233;n&#233;ficier de l'am&#233;lioration des conditions de vie et de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, plut&#244;t que de programmer des repas sans porc, mieux vaut diversifier les aliments, afin d'offrir &#224; tout le monde un plus grand choix. Plut&#244;t que d'am&#233;nager une salle de pri&#232;re sp&#233;cifique dans une entreprise, installer une salle d&#233;di&#233;e au personnel ouverte ponctuellement au culte, mais mise &#224; disposition de tout le monde. Plut&#244;t que d'accorder un horaire flexible, au moment du ramadan, convenir de la possibilit&#233; d'am&#233;nager son temps de travail avec souplesse pour tout le monde. M&#233;langer, brasser, m&#234;ler les populations de cultures et de cultes diff&#233;rents est la meilleure fa&#231;on de contrecarrer le radicalisme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. de l'Atelier, 2012, (221 p. &#8211; 20 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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