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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Le droit d'asile sous pression</title>
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		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>1135</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le constat est unanime : le droit d'asile est &#224; bout de souffle. Mais les causes sont diversement analys&#233;es. D&#233;voiement du droit d'asile, r&#233;pondent les &#233;lus ; absence de r&#233;forme structurelle, affirment les associations. La loi plusieurs fois annonc&#233;e et repouss&#233;e est maintenant attendue en avril. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; L'asile est en train d'exploser parce qu'il est utilis&#233; &#224; des fins d'immigration &#187;, affirmait le ministre de l'Int&#233;rieur, Manuel Valls sur France-Inter le 28 novembre 2013. Le m&#234;me jour, un rapport sur la r&#233;forme (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le constat est unanime : le droit d'asile est &#224; bout de souffle. Mais les causes sont diversement analys&#233;es. D&#233;voiement du droit d'asile, r&#233;pondent les &#233;lus ; absence de r&#233;forme structurelle, affirment les associations. La loi plusieurs fois annonc&#233;e et repouss&#233;e est maintenant attendue en avril.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; L'asile est en train d'exploser parce qu'il est utilis&#233; &#224; des fins d'immigration &#187;&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.franceinter.fr/video-manuel-valls-lasile-est-en-train-dexploser-parce-quil-est-utilise-a-des-fins-dimmigration&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;affirmait le ministre de l'Int&#233;rieur, Manuel Valls sur France-Inter le 28 novembre 2013&lt;/a&gt;. Le m&#234;me jour, un rapport sur la r&#233;forme de l'asile lui &#233;tait rendu. Val&#233;rie L&#233;tard, s&#233;natrice UDI (union des d&#233;mocrates et ind&#233;pendants), ancienne assistante sociale, et Jean-Louis Touraine, d&#233;put&#233; PS, m&#233;decin, ont dirig&#233; une mission de concertation en vue d'une loi r&#233;formant l'asile. Leur rapport d&#233;marre sur un constat : on ne peut plus distinguer les demandeurs d'asile &lt;i&gt;&#171; dans un afflux de demandes qui d&#233;voient nos r&#232;gles d'accueil &#187;&lt;/i&gt;. Jean-Louis Touraine appuie, dans une interview en octobre &#224; Lyon capitale : &#171; Le droit d'asile est d&#233;voy&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Installer une ambiance&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Scandaleux &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;agit Jean-Marie Boutiflat, membre du conseil d'administration f&#233;d&#233;ral de la Fnars (F&#233;d&#233;ration nationale des associations d'accueil et de r&#233;insertion sociale). &lt;i&gt;&#171; On ne peut pas introduire le sujet de cette mani&#232;re-l&#224;, cela sous-entend qu'il y aurait des &#171; vrais &#187; et des &#171; faux &#187; demandeurs d'asile, ce n'est pas acceptable. &#187;&lt;/i&gt; Le droit d'asile est, de fait, non ma&#238;trisable par les pouvoirs publics ; r&#233;gi par la Convention de Gen&#232;ve, il garantit une protection aux personnes craignant ou fuyant des pers&#233;cutions dans leur pays d'origine. Impossible de fixer des quotas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En revanche, la mont&#233;e d'un discours qui discr&#233;dite la demande d'asile peut fragiliser l'application du droit. &lt;i&gt;&#171; La prolif&#233;ration de discours s&#233;curitaires &#171; affolant &#187; l'opinion publique risque d'entra&#238;ner un repli identitaire, voire x&#233;nophobe, qui ne pourra que porter pr&#233;judice &#224; l'exercice du droit d'asile en provoquant un climat de suspicion g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#224; l'encontre de ceux qui sollicitent une protection internationale &#187;&lt;/i&gt;, analysait la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) dans un avis sur le r&#233;gime d'asile europ&#233;en commun rendu le 28 novembre dernier, &#224; la m&#234;me date que le rapport L&#233;tard-Touraine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La toile de fond du rapport, m&#234;me s'il r&#233;affirme l'importance de ce droit, s'inscrit dans ce discours. &lt;i&gt;&#171; Le rapport postule que le syst&#232;me ne fonctionne plus parce que la France doit faire face &#224; un nombre &#233;lev&#233; de demandeurs d'asile &#187;&lt;/i&gt;, appuie Florence Boreil, responsable du programme Asile de l'ACAT (action des chr&#233;tiens pour l'abolition de la torture). Son analyse est diff&#233;rente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si personne ne nie une augmentation de la demande en 2013, due au contexte politique mondial, &lt;i&gt;&#171; la tr&#232;s forte augmentation &#187;&lt;/i&gt; avanc&#233;e par le rapport doit &#234;tre nuanc&#233;e. Tout d&#233;pend de l'ann&#233;e de r&#233;f&#233;rence. Le rapport, s'appuyant sur les chiffres officiels de l'Office fran&#231;ais de protection des r&#233;fugi&#233;s et apatrides (Ofpra), le reconna&#238;t d'ailleurs : &lt;i&gt;&#171; En 2004, apr&#232;s une hausse continue depuis 1996, la demande d'asile atteignait 65614 demandes. Elle a ensuite sensiblement diminu&#233; de pr&#232;s de 50 % jusqu'en 2007 (35 520 demandes) avant de repartir fortement &#224; la hausse &#224; partir de 2008 &#187;&lt;/i&gt;, pour atteindre 61 468 demandes en 2012 (dont 14 001 mineurs accompagnants et 6 213 r&#233;examens). La Ligue des droits de l'homme rappelle qu'en 1989 la demande d'asile atteignait 61 422 demandes. Au final, depuis 1981, la demande fluctue entre 20 000 et 70 000 demandes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me est ailleurs, li&#233; &#224; &lt;i&gt;&#171; l'absence de r&#233;forme structurelle &#187;&lt;/i&gt;, pense Florence Boreil. &lt;i&gt;&#171; Le droit d'asile est un millefeuille de r&#232;gles administratives, de pratiques r&#233;glementaires, de passages r&#233;p&#233;t&#233;s aux guichets des pr&#233;fectures et des autres institutions, de multiples acteurs, de multiples contr&#244;les, multiples formulaires demand&#233;s aux personnes. Or, si le syst&#232;me fonctionnait bien, nous devrions &#234;tre capables de faire face &#224; une demande n&#233;cessairement fluctuante et difficilement pr&#233;visible. &#187;&lt;/i&gt; La r&#233;forme est indispensable, mais celle que pr&#233;figure le rapport n'est pas &#224; la hauteur des enjeux. Tout avait pourtant bien commenc&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Retrouver du souffle&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'Etat a propos&#233; une concertation nationale in&#233;dite, install&#233;e par Manuel Valls, le 16 juillet 2013. &lt;i&gt;&#171; Proc&#233;dures &#187;, &#171; Accueil, orientation et accompagnement des demandeurs d'asile &#187;, &#171; H&#233;bergement des demandeurs d'asile &#187;, &#171; Int&#233;gration des b&#233;n&#233;ficiaires d'une protection internationale &#187;&lt;/i&gt;, quatre ateliers ont &#233;t&#233; mis en place r&#233;unissant pouvoirs publics (minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, Ofpra, OFII &#8211; Office fran&#231;ais de l'immigration et de l'int&#233;gration &#8211;, pr&#233;fectures) et associations. &lt;i&gt;&#171; De v&#233;ritables &#233;changes ont eu lieu, les r&#233;alit&#233;s des dysfonctionnements ont pu &#234;tre discut&#233;es &#187;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne Jean-Marie Boutiflat qui a particip&#233; &#224; la concertation pour la Fnars. Le constat &#233;tait unanime : le syst&#232;me est &#224; bout de souffle. L'analyse de la plupart des associations est toutefois diff&#233;rente de celle des deux rapporteurs : le droit d'asile n'est pas d&#233;voy&#233; ; le dispositif d'accueil est, depuis toujours, sous-dot&#233;. Il attend une &#171; r&#233;forme en profondeur &#187;, appuie la Coordination fran&#231;aise pour le droit d'asile. Les associations ont propos&#233; des solutions pendant la concertation nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au final, une fois le rapport rendu public, elles &lt;i&gt;&#171; partagent l'amertume de ne pas avoir &#233;t&#233; &#233;cout&#233;es par les parlementaires &#187;&lt;/i&gt;, avance la Cimade. Un point &#233;tait notamment essentiel &#224; leurs yeux : le r&#244;le de l'Ofpra. Elles proposaient de faire de l'Ofpra le premier interlocuteur du demandeur d'asile &#224; la place des pr&#233;fets. &lt;i&gt;&#171; Depuis vingt ans, c'est le pr&#233;fet qui d&#233;cide de la proc&#233;dure applicable au demandeur. C'est une des raisons du blocage actuel, des d&#233;lais monstrueux, de l'allongement des proc&#233;dures &#187;&lt;/i&gt;, analyse G&#233;rard Sadik de la Cimade. L'Ofpra doit &#234;tre le premier saisi. Une proposition qui n'a pas &#233;t&#233; retenue dans le rapport final : les pr&#233;fectures restent la porte d'entr&#233;e de la demande d'asile.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Pas de r&#233;volution&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Rien de r&#233;volutionnaire au final dans ce rapport marqu&#233; par de multiples contraintes. Europ&#233;ennes d'abord : la loi &#224; venir doit retranscrire en droit fran&#231;ais le &#171; paquet asile &#187; des directives europ&#233;ennes adopt&#233;es le 26 juin 2013, qui impose notamment un d&#233;lai maximal de traitement des demandes de six &#224; neuf mois. Budg&#233;taires ensuite : le projet de loi de finances 2014 pr&#233;voit une baisse de pr&#232;s de 9 millions d'euros sur le budget immigration, asile, int&#233;gration. Politiques enfin : en refusant depuis toujours de mettre les moyens en ad&#233;quation avec les besoins, &lt;i&gt;&#171; la volont&#233; est de mettre un frein &#224; la demande d'asile &#187;&lt;/i&gt;, pense Jean-Marie Boutiflat. Le rapport avance deux objectifs principaux : &lt;i&gt;&#171; Une indispensable r&#233;duction des d&#233;lais de proc&#233;dure &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle ne doit &#171; &#233;videmment pas se faire au d&#233;triment des garanties dont doit &#234;tre entour&#233; l'examen de la demande d'asile &#187; mais cette r&#233;duction constitue &lt;i&gt;&#171; le principal levier de r&#233;duction des d&#233;penses &#187;&lt;/i&gt; et doit permettre de dissuader les &lt;i&gt;&#171; d&#233;tournements &#187;&lt;/i&gt;. Pour all&#233;ger la proc&#233;dure, les rapporteurs proposent &lt;i&gt;&#171; d'am&#233;liorer les modalit&#233;s de d&#233;livrance des documents de s&#233;jour en pr&#233;fecture &#187;&lt;/i&gt; en permettant des r&#233;c&#233;piss&#233;s d'une dur&#233;e de six mois au lieu des trois actuels ; de saisir plus rapidement l'Ofpra par voie &#233;lectronique d&#232;s le passage en pr&#233;fecture ; de lever l'exigence de domiciliation pos&#233;e par les pr&#233;fectures avant toute demande d'asile. &lt;i&gt;&#171; Une simplification n&#233;cessaire &#187;&lt;/i&gt;, juge Florence Boreil. Mais pas suffisante.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Sous contr&#244;le&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Rem&#233;dier &#224; la concentration des flux avec un mode d'orientation plus directif &#187;&lt;/i&gt; est le deuxi&#232;me grand objectif propos&#233; par le rapport. En clair : mieux distribuer &lt;i&gt;&#171; la charge &#187;&lt;/i&gt; entre les d&#233;partements en contr&#244;lant plus encore la r&#233;partition des demandeurs d'asile dans les lieux d'accueil. En principe, un demandeur d'asile a droit &#224; une place dans un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) le temps d'&#233;tudier sa demande. Dans les faits, seuls 30,9 % des demandeurs, selon les chiffres du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, y acc&#232;dent. La France compte en 2012, 21 410 places CADA. Quatre mille places suppl&#233;mentaires doivent &#234;tre propos&#233;es d'ici la fin 2014. Insuffisant. &lt;i&gt;&#171; Le dispositif d'asile a &#233;t&#233; con&#231;u pour une demande maximale de 30000 personnes. Il est depuis toujours sous-dot&#233;. Si on ne veut pas admettre que les besoins tournent plut&#244;t autour de 50000 demandes, alors le syst&#232;me explose &#187;&lt;/i&gt;, juge G&#233;rard Sadik. Le rapport pr&#244;ne plus de directivit&#233; mais sans le nombre de places suffisant, comment faire ? &lt;i&gt;&#171; J'ai du mal &#224; comprendre comment le syst&#232;me, d&#233;j&#224; tr&#232;s directif, pourrait l'&#234;tre plus encore &#187;&lt;/i&gt;, juge Florence Boreil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsqu'une personne est enregistr&#233;e comme demandeuse d'asile &#224; la pr&#233;fecture, elle entre dans le dispositif national d'accueil (DNA), est inscrite dans le logiciel DNA, et doit ensuite attendre qu'on lui fasse une proposition d'h&#233;bergement dans un CADA. Mais, faute de places suffisantes, beaucoup ne recevront jamais de proposition, notamment les hommes seuls, sans probl&#232;me de sant&#233;. Les places sont prioritairement attribu&#233;es aux familles, aux femmes seules avec ou sans enfant, aux personnes ayant des probl&#232;mes de sant&#233;. Le recours &#224; l'h&#233;bergement d'urgence et notamment aux places d'h&#244;tel, pour pallier les carences, est la seule solution alternative. Extr&#234;mement co&#251;teuse pour l'Etat, elle est tr&#232;s in&#233;galitaire en termes d'accompagnement de la demande d'asile. L'accompagnement social propos&#233; dans les CADA est en effet totalement absent pour les personnes h&#233;berg&#233;es dans les circuits de l'urgence. R&#233;sultat : le taux d'accord du statut de r&#233;fugi&#233;s est bien plus faible pour ces demandeurs d'asile.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;CADA &#171; light &#187;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'h&#233;bergement reste le n&#339;ud central de la demande d'asile. Le rapport pr&#233;conise de fixer des quotas par r&#233;gion. Si le quota est atteint, le demandeur sera orient&#233; vers un centre de transit, sur le mod&#232;le existant du centre de Forum r&#233;fugi&#233;s pr&#232;s de Lyon, &#171; pour une dur&#233;e maximale de quinze jours &#187; en attendant qu'une place se lib&#232;re dans une autre r&#233;gion. Il propose aussi de &#171; diversifier les modes d'h&#233;bergement accompagn&#233; &#187;, m&#234;me si le CADA reste&lt;i&gt; &#171; le mod&#232;le pivot &#187;&lt;/i&gt;, les rapporteurs s'interrogent sur sa &#171; soutenabilit&#233; budg&#233;taire &#187; et sur la &lt;i&gt;&#171; lourdeur et complexit&#233; &#187;&lt;/i&gt; des proc&#233;dures de cr&#233;ation. Plus souples et moins ch&#232;res les places Accueil temporaire service de l'asile (AT-SA), un dispositif d'h&#233;bergement d'urgence pour les demandeurs d'asile cr&#233;&#233; en 2000 et mis en &#339;uvre par Adoma, appara&#238;t plus s&#233;duisant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Adoma g&#232;re 2 160 places de ce type (&lt;a href='https://www.lien-social.com/Temoignage-d-une-intervenante-sociale-Elle-a-souhaite-garder-l-anonymat-dans-un-foyer-AT-SA' class='spip_in'&gt;lire le t&#233;moignage d'une intervenante sociale&lt;/a&gt;). Le prix de journ&#233;e est de 16,29 euros, avec un encadrement d'un &#233;quivalent temps plein pour quinze &#224; vingt personnes, l&#224; o&#249; les places CADA co&#251;tent 24 euros par jour avec un &#233;quivalent temps plein pour dix &#224; quinze personnes dont 50 % de travailleurs sociaux. &#171; M&#234;me si le dispositif de 25000 places CADA sera maintenu, les cr&#233;ations se feront sur ces nouveaux CADA &#171; light &#187;, selon une expression employ&#233;e par Jean-Louis Touraine, pour &#224; terme unifier les deux syst&#232;mes &#187;, pr&#233;dit G&#233;rard Sadik. Or, si l'accompagnement est moindre, la demande d'asile a moins de chances d'aboutir. Ces derni&#232;res ann&#233;es, le taux d'accord est en chute libre.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire repartir les d&#233;bout&#233;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, pr&#232;s de 90 % des demandes d'asile sont jug&#233;es irrecevables en premi&#232;re instance. En 2013, le taux d'accord de l'Ofpra est de 12,8 % et de 18,1 % en proc&#233;dure de recours devant la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). &lt;i&gt;&#171; Il y a n&#233;cessit&#233; d'assurer le retour effectif de ceux qui n'ont pas vocation &#224; obtenir la protection et n'ont pas droit au s&#233;jour &#187;&lt;/i&gt;, souligne le rapport. Pour ces derniers, le rapport propose la cr&#233;ation de &#171; centres d&#233;di&#233;s dans lesquels ils seraient assign&#233;s &#224; r&#233;sidence &#187; en attendant d'&#234;tre renvoy&#233;s dans leur pays. &lt;i&gt;&#171; Une d&#233;marche exp&#233;rimentale pourrait &#234;tre engag&#233;e d&#232;s &#224; pr&#233;sent dans une r&#233;gion particuli&#232;rement tendue comme celle de Rh&#244;ne-Alpes. &#187;&lt;/i&gt; Dans une d&#233;claration commune, publi&#233;e le 6 novembre, la plupart des associations &#8211; ACAT, Coallia&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Coallia est une association d'aide et d'accompagnement social pour (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Primo Levi, Cimade, Croix Rouge, Fnars, France terre d'asile, M&#233;decins du Monde, Secours catholique &#8211; &lt;i&gt;&#171; s'engagent &#224; refuser toute gestion de centres d'h&#233;bergement pour d&#233;bout&#233;s en attente de leur &#233;loignement forc&#233; du territoire &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres op&#233;rateurs sont moins r&#233;ticents : Adoma propose &#171; une prise en charge humanitaire pour les personnes d&#233;bout&#233;es au sein de centres sp&#233;cifiques d'h&#233;bergement &#187;, affirme Nathalie Chomette, directrice de l'exploitation &#224; Adoma car &lt;i&gt;&#171; la trop grande h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des situations administratives au sein d'une m&#234;me structure peut rendre moins op&#233;rante les modalit&#233;s d'accompagnement &lt;/i&gt; &#187;. Jean-Fran&#231;ois Ploquin, directeur de Forum r&#233;fugi&#233;, association tr&#232;s pr&#233;sente en Rh&#244;ne-Alpes, pense &lt;i&gt;&#171; qu'il ne faut pas &#233;vacuer le probl&#232;me des d&#233;bout&#233;s &#187;&lt;/i&gt;. Son association a refus&#233; de signer la d&#233;claration associative commune. Pourtant, &lt;i&gt;&#171; une association comme la n&#244;tre n'est pas pr&#234;te &#224; int&#233;grer dans son action un r&#244;le coercitif &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, l'association refusera-t-elle la gestion de tel centre ? &#171; &lt;i&gt; Forum r&#233;fugi&#233;s n'a pas &#233;t&#233; sollicit&#233;, il n'y a pas de mod&#232;le, donc pour l'instant nous n'avons pas de r&#233;ponse mais nous ne pouvons pas fermer les yeux et faire comme s'il n'y avait pas de d&#233;bout&#233;s. Participer &#224; des solutions qui permettent &#224; des personnes de rentrer chez elles dans la dignit&#233; nous int&#233;resse. &#187;&lt;/i&gt; Une r&#233;ponse floue qui laisse sous-entendre que l'association serait bien pr&#234;te &#224; g&#233;rer un tel centre &#224; condition que le volet coercitif soit assur&#233; par d'autres : un genre nouveau de centre de r&#233;tention administrative adoucie, pour l'opinion publique, avec la caution associative.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Primo Levi : lieu de paroles&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Olivier Jegou est, depuis quatre ans, assistant social au centre parisien Primo Levi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='Association Primo Levi - 107 avenue Parmentier - 75011 Paris. T&#233;l. 01 43 14 (...)' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Avant, il a &#233;t&#233; pendant deux ans assistant social &#224; la plateforme d'accueil des familles demandeuses d'asile, la Cafda &#224; Paris. Un lieu qu'il juge aujourd'hui &#171; tr&#232;s maltraitant &#187; tant pour les usagers que les salari&#233;s. La charge de travail, l'urgence permanente, la pression et l'absence de toute r&#233;flexion sur la pratique l'ont &#233;prouv&#233;. &#171; J'&#233;tais dans un sale &#233;tat &#187;, reconna&#238;t-il. Pourtant, il avait d&#233;j&#224; connu des contextes de travail violents, mais pas de cette violence-l&#224;, particuli&#232;re, institutionnalis&#233;e. Un symbole : la grille install&#233;e, alors qu'il &#233;tait en poste, au portail d'entr&#233;e de la Cafda. &#171; Tous les jours, une foule &#233;tait amass&#233;e &#224; cette grille, je devais pousser les personnes pour acc&#233;der &#224; mon lieu de travail, les gens vous alpaguent, vous attrapent... &#187; Insupportable. Aujourd'hui, plus personne n'est &#224; la grille. La Cafda n'accueille plus que sur rendez-vous. Un mieux pour les travailleurs sociaux, pas pour les demandeurs d'asile dont les d&#233;lais de rendez-vous se sont consid&#233;rablement allong&#233;s. La violence est d&#233;sormais invisible.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Accueillir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au centre Primo Levi o&#249; Olivier Jegou exerce aujourd'hui, pas de grille mais une salle d'attente avec deux accueillants. Le centre a fait le choix de recevoir un nombre limit&#233; de personnes pour assurer une prise en charge correcte. Les autres sont inscrits sur liste d'attente. Quand la liste est trop longue, les admissions s'arr&#234;tent quelques mois. &#171; Sinon, cela n'a plus de sens &#187;, explique Olivier Jegou. L'orientation vers le service social ne se fait pas directement. Primo Levi est d'abord un lieu de soin. Les personnes sont re&#231;ues par un m&#233;decin ou un psychologue. Ensuite, si la question sociale &#233;merge, la personne rencontre le travailleur social. Chaque semaine, l'&#233;quipe se retrouve en r&#233;union de synth&#232;se, entre-temps les &#233;changes sont multiples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des espaces de parole essentiels, &#171; pour dig&#233;rer &#187;, assure Olivier Jegou. La parole, dans ce lieu qui s'appuie sur la psychanalyse, est &#171; tr&#232;s importante &#187;. M&#234;me si Olivier Jegou n'est pas psychanalyste, &#171; j'essaye de prendre la personne &#224; partir de ce qu'elle dit, ce qu'elle a envie de dire, je ne suis pas inquisiteur &#187;. Il ne va pas se presser, par exemple, d'entrer en contact avec les autres travailleurs sociaux que la personne a pu d&#233;j&#224; rencontrer. &#171; Je veux donner la libert&#233; aux personnes de se pr&#233;senter autrement. &#187; Il ne prend contact avec les autres travailleurs sociaux qu'avec l'accord de la personne, un accord essentiel &#171; parce que seul, je ne fais rien. Le r&#233;seau est important pour &#234;tre efficace. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Faire avec le contexte&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La demande d'asile est extr&#234;mement contr&#244;l&#233;e, la place du travail social y est complexe et ses moyens limit&#233;s. Que faire pour un demandeur d'asile &#224; la rue ? &#171; Nous avons tr&#232;s peu de marge, nous n'avons pas plus de solutions que les autres, pas plus de moyens. Simplement, dans ce contexte-l&#224;, il reste peut-&#234;tre quelque chose &#224; sauver de la relation &#187;, pense Olivier Jegou. Le centre a fait le choix de travailler avec des interpr&#232;tes professionnels pour proposer aux personnes un endroit o&#249; elles peuvent se poser, se plaindre, pleurer, s'exprimer dans leur langue. &#171; Un endroit o&#249; la confiance peut s'installer &#187;, estime Olivier Jegou. Sans, &#233;videmment, emp&#234;cher l'action, la recherche, notamment de solution d'h&#233;bergement. Mais expliquer l'environnement, le fonctionnement du 115, du SIAO, &#171; essayer de trouver des explications &#224; l'incompr&#233;hensible comme un changement d'h&#244;tel inopin&#233; &#187; permet d'essayer d'y mettre du sens ou, au moins, de maintenir le lien, malgr&#233; la violence du contexte.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Vuln&#233;rables parmi les vuln&#233;rables&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les Etats membres tiennent compte de la situation particuli&#232;re des personnes vuln&#233;rables &#187;, stipule la directive accueil de l'Union europ&#233;enne adopt&#233;e le 26 juin 2013. A cette fin, &#171; les Etats membres &#233;valuent si le demandeur est un demandeur qui a des besoins particuliers en mati&#232;re d'accueil &#187;. La notion de vuln&#233;rabilit&#233; n'est pas d&#233;finie mais circonscrite par une liste de situations particuli&#232;res. Le rapport en vue de la r&#233;forme de l'asile note que ces nouveaux textes &#171; imposent que la France se dote d'une proc&#233;dure plus formalis&#233;e de d&#233;tection des vuln&#233;rabilit&#233;s &#187; et pr&#233;voit &#171; un outil standardis&#233; d'&#233;valuation &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Trier les vuln&#233;rables&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans le cadre du projet europ&#233;en Protect, six organisations non gouvernementales europ&#233;ennes, dont Parcours d'exil et France Terre d'asile en France, ont &#233;labor&#233; un questionnaire en dix points cens&#233; permettre &#171; l'identification pr&#233;coce des demandeurs d'asile ayant subi des exp&#233;riences traumatiques &#187;. Il pourrait devenir cet &#171; outil standardis&#233; &#187; souhait&#233; par le rapport. &#171; Faites-vous souvent des cauchemars ? &#187; &#171; Vous mettez-vous facilement en col&#232;re ? &#187; sont quelques-unes de ces questions qui, pr&#233;cise la notice d'accompagnement, peuvent &#234;tre administr&#233;es par un non-professionnel de sant&#233;, un travailleur social, voire un b&#233;n&#233;vole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon ses r&#233;ponses, la personne est class&#233;e : risque faible, risque moyen, risque &#233;lev&#233;. &#171; Il est l&#233;gitime de se dire que dans une population qui arrive en France, en difficult&#233; parce qu'exil&#233;e, il faut voir s'il y a des personnes qui n&#233;cessitent des soins rapidement &#187;, estime Pascal R&#233;vault, m&#233;decin au Comede (comit&#233; m&#233;dical pour les exil&#233;s). Mais il met en garde sur des confusions possibles : &#171; Trier les personnes les plus vuln&#233;rables et faciliter leur demande d'asile &#187; peut &#234;tre une d&#233;rive et &#171; pose le probl&#232;me de l'&#233;quit&#233; de traitement &#187;. Autre confusion possible : se servir de la d&#233;tection de la vuln&#233;rabilit&#233; comme d'&#171; un outil pour g&#233;rer les flux &#187;. Les &#171; d&#233;tect&#233;es vuln&#233;rables &#187; auraient alors plus rapidement acc&#232;s &#224; l'h&#233;bergement, &#224; l'accompagnement sanitaire et social, une autre mani&#232;re de g&#233;rer la p&#233;nurie de places.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Un test plut&#244;t que des soins&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une vision comptable qui pose beaucoup de questions &#187;, avance Pascal R&#233;vault. &#171; Ce test r&#233;pond &#224; des probl&#233;matiques financi&#232;res : plut&#244;t que de proposer des professionnels de sant&#233;, des psychologues, des infirmiers qui pourraient aider les &#233;quipes de travailleurs sociaux &#224; orienter les personnes, on pr&#233;f&#232;re construire un questionnaire qui n'a pas &#233;t&#233; valid&#233; par les instances de sant&#233; du pays, pour se rassurer : la vuln&#233;rabilit&#233; est prise en compte. &#187; Et ensuite, que proposera-t-on aux personnes d&#233;tect&#233;es vuln&#233;rables ? Rien. D&#232;s 2009, lors d'une conf&#233;rence &#224; Bruxelles, Sibel Agrali, directrice du centre Primo Levi, estimait que pour les professionnels de terrain la difficult&#233; &#171; n'a jamais &#233;t&#233; d'identifier les besoins &#187; mais bien &#171; l'absence criante de lieux de soins appropri&#233;s &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; ses yeux, ce test est &#171; terriblement discriminant &#187;. Et que signifie cette d&#233;tection de la vuln&#233;rabilit&#233; dans une population de fait vuln&#233;rable ? Les &#233;ventuelles pers&#233;cutions ou leurs craintes, l'exil et ses ruptures, l'arriv&#233;e dans un pays &#233;tranger et les multiples emb&#251;ches de l'asile sont autant de sources de vuln&#233;rabilit&#233;. &#171; Nous sommes dans cette esp&#232;ce d'aveuglement, de traitement par micro-cat&#233;gories de certaines personnes parmi les demandeurs d'asile qui, de fait, installe un discours excluant qui justifierait, puisque les gens ne sont pas vuln&#233;rables, qu'on ne les garde plus &#187;, analysait Antoine Lazarus, professeur de sant&#233; publique, lors d'un r&#233;cent colloque de Primo Levi. Ce test est une nouvelle forme de &#171; prime &#224; la torture &#187; maintes fois d&#233;nonc&#233;e par le Comede qui ne cesse d'&#234;tre sollicit&#233; pour des certificats m&#233;dicaux en appui de la demande d'asile. &#171; Le discours dominant sur les &#171; faux r&#233;fugi&#233;s &#187; s'accompagne d'un haut niveau d'exigences de &#171; preuves &#187; de pers&#233;cutions &#187;, &#233;crit Arnaud Veisse, directeur du Comede, dans le n&#176;46 de la revue Pratiques. Or, rappelle Sybel Agrali, &#171; nul besoin d'&#234;tre tortur&#233; pour avoir le droit d'&#234;tre r&#233;fugi&#233; &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Coallia est une association d'aide et d'accompagnement social pour l'h&#233;bergement, la promotion sociale et le m&#233;dico- social, fond&#233;e en 1962 par St&#233;phane Hessel&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Association Primo Levi - 107 avenue Parmentier - 75011 Paris. T&#233;l. 01 43 14 88 50&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>T&#233;moignage d'une intervenante sociale [[Elle a souhait&#233; garder l'anonymat]] dans un foyer AT-SA</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Temoignage-d-une-intervenante-sociale-Elle-a-souhaite-garder-l-anonymat-dans-un-foyer-AT-SA</link>
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		<dc:subject>1135</dc:subject>

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&lt;p&gt;&#171; J'&#233;tais intervenante sociale dans un foyer Adoma sur un dispositif AT-SA. Ma mission &#233;tait globale, je devais m'occuper autant de l'accompagnement juridique (dossier Ofpra, recours CNDA et relations avec les avocats), administratif (P&#244;le emploi, CMU&#8230;) que de l'insertion sur le territoire (partenariats, trouver des cours de fran&#231;ais&#8230;). Mais j'ai d&#251; faire aussi beaucoup de m&#233;diation. En effet le foyer, qui comptait une centaine de logements, comprenait &#233;galement une r&#233;sidence sociale. Les personnes de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1135-" rel="tag"&gt;1135&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; J'&#233;tais intervenante sociale dans un foyer Adoma sur un dispositif AT-SA. Ma mission &#233;tait globale, je devais m'occuper autant de l'accompagnement juridique (dossier Ofpra, recours CNDA et relations avec les avocats), administratif (P&#244;le emploi, CMU&#8230;) que de l'insertion sur le territoire (partenariats, trouver des cours de fran&#231;ais&#8230;). Mais j'ai d&#251; faire aussi beaucoup de m&#233;diation. En effet le foyer, qui comptait une centaine de logements, comprenait &#233;galement une r&#233;sidence sociale. Les personnes de la r&#233;sidence rel&#232;vent du droit commun. Certaines pouvaient avoir des probl&#232;mes d'addictologie, de sant&#233; mentale, d'autres &#233;taient en grande pr&#233;carit&#233; sociale. Et il y en avait aussi de racistes. Cela pouvait vite chauffer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autant plus que ces personnes &#233;taient cens&#233;es b&#233;n&#233;ficier d'un suivi par le secteur et ne comprenaient pas forc&#233;ment pourquoi l'intervenante sociale pr&#233;sente sur les lieux intervenait uniquement aupr&#232;s des demandeurs d'asile. Les tensions &#233;taient vives. Pendant l'&#233;t&#233;, nous avons m&#234;me &#233;t&#233; r&#233;guli&#232;rement menac&#233;s par des personnes en col&#232;re. La direction n'a pas du tout r&#233;agi. Je leur ai envoy&#233; des mails tous les jours pour signaler ce qu'il se passait, pour trouver des solutions et &#234;tre soutenus, sans jamais recevoir de r&#233;ponse. Un jour, mon chef m'a dit : &#171; Vous &#234;tes travailleur social ? Quand vous avez d&#233;cid&#233; de faire ce genre de boulot, vous saviez que dans ces structures le climat peut &#234;tre tendu. Vous avez sign&#233; pour. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Officiellement, nous devions assurer le m&#234;me accompagnement qu'en CADA avec un taux d'encadrement moindre, un pour vingt, selon les textes. La r&#233;alit&#233; est tout autre. Lorsque j'ai commenc&#233; &#224; travailler dans le foyer, j'&#233;tais seule sur deux postes et demi. Je devais accompagner jusqu'&#224; quatre-vingt-dix personnes. J'&#233;tais alors en p&#233;riode d'essai et le message &#233;tait clair : si je contestais, j'&#233;tais vir&#233;e. C'&#233;tait mon premier emploi dans un h&#233;bergement pour demandeur d'asile : j'apprenais le m&#233;tier. La structure se cr&#233;ait et il fallait installer les nouveaux arrivants, mettre en place les ouvertures de droits, si le dossier Ofpra n'&#233;tait pas fait ou qu'une r&#233;ponse n&#233;gative &#233;tait arriv&#233;e, il fallait faire vite, les d&#233;lais sont stricts. C'&#233;tait la folie, les gens attendaient quatre heures pour me voir cinq minutes. C'&#233;tait vraiment l'usine. Ma direction m'a assur&#233;e que, tr&#232;s vite, une autre personne serait embauch&#233;e mais elle n'est arriv&#233;e que deux mois plus tard. Je restai quand m&#234;me seule pour assurer un poste et demi. Le dernier mi-temps a pris ses fonctions trois mois apr&#232;s mon arriv&#233;e. Selon moi, ces d&#233;cisions ne sont pas anodines. Adoma fait ainsi des &#233;conomies de salaire, ce type de pratique n'est pas rare.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, je crois que pour Adoma l'h&#233;bergement des demandeurs d'asile est un cr&#233;neau qui rapporte de l'argent : plus il y a de places cr&#233;&#233;es, mieux c'est, peu importe la qualit&#233; de l'accueil. Notre travail perdait de son sens. Nous pouvions, par exemple, &#234;tre avertis la veille de l'arriv&#233;e d'une famille alors que les chambres n'&#233;taient pas pr&#234;tes, pas lav&#233;es ou en trop mauvais &#233;tat pour qu'un nouveau locataire si installe. Parfois, il manquait des lits pour adulte ou un lit b&#233;b&#233;. De plus, les chambres font 7,5m2, chaque famille doit avoir autant de chambres que de personnes membres, pas forc&#233;ment c&#244;te &#224; c&#244;te, mais en principe dans le m&#234;me couloir. Il est arriv&#233; de devoir accueillir en urgence des familles alors que les chambres libres &#233;taient &#233;parpill&#233;es dans tout le b&#226;timent. Pour faire de la place, notre chef nous a alors ordonn&#233; de faire d&#233;m&#233;nager de chambre, en quelques heures, certains demandeurs d'asile. Je n'ai pas accept&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, nous n'avions pas les conditions mat&#233;rielles &#233;l&#233;mentaires pour travailler : pendant un moment nous avons d&#251; partager un ordinateur et un t&#233;l&#233;phone &#224; trois. Lorsque mes coll&#232;gues et moi devions pr&#233;parer des recours dans un d&#233;lai imparti et besoin de travailler avec un interpr&#232;te par t&#233;l&#233;phone, ces conditions nous compliquaient r&#233;ellement la t&#226;che. Je suis partie parce que, au final, j'avais l'impression de bafouer mon &#233;thique professionnelle en travaillant dans ces conditions. La violence institutionnelle est pr&#233;sente via la proc&#233;dure d'asile mais en centre d'h&#233;bergement, elle peut passer par le travailleur social. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le droit d'asile sous pression</title>
		<link>https://www.lien-social.com/l-aventure-plutot-que-les-discours</link>
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		<dc:date>2014-02-19T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Immigration</dc:subject>
		<dc:subject>1135</dc:subject>

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&lt;p&gt;Le constat est unanime : le droit d'asile est &#224; bout de souffle. Mais les causes sont diversement analys&#233;es. D&#233;voiement du droit d'asile, r&#233;pondent les &#233;lus ; absence de r&#233;forme structurelle, affirment les associations. La loi plusieurs fois annonc&#233;e et repouss&#233;e est maintenant attendue en avril. L'essentiel de la quinzaine D&#233;cryptage par Jo&#235;l Plantet Autisme et t&#233;l&#233;, tout un programme Sur le vif d'Etienne Liebig Coup de folie L'humeur de Jacques Tr&#233;mintin Vingt ans ! La plume de C&#233;lia Carpaye Le buzzer (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1135-" rel="tag"&gt;1135&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L107xH150/arton2580-d2386.jpg?1694072767' width='107' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le constat est unanime : le droit d'asile est &#224; bout de souffle. Mais les causes sont diversement analys&#233;es. D&#233;voiement du droit d'asile, r&#233;pondent les &#233;lus ; absence de r&#233;forme structurelle, affirment les associations. La loi plusieurs fois annonc&#233;e et repouss&#233;e est maintenant attendue en avril.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'essentiel de la quinzaine&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;D&#233;cryptage&lt;/strong&gt; par Jo&#235;l Plantet
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Autisme et t&#233;l&#233;, tout un programme&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Sur le vif&lt;/strong&gt; d'Etienne Liebig
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Coup de folie&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'humeur&lt;/strong&gt; de Jacques Tr&#233;mintin
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Vingt ans !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La plume&lt;/strong&gt; de C&#233;lia Carpaye
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le buzzer&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Chronique internationale&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&#192; la recherche de l'Europe sociale&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Tribune des r&#233;sistances&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'appel de Charles Gardou, anthropologue : Pour le droit &#224; la m&#233;moire&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Angle droit&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Report de la loi sur la famille &#171; Le projet est mort-n&#233; &#187;. Entretien avec Jean-Pierre Rosenczveig&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Formations et transmission&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Toulouse : L'institut Saint-Simon d'hier &#224; aujourd'hui&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Au c&#339;ur des m&#233;tiers&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La VAE &#224; port&#233;e des travailleurs en ESAT&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Mati&#232;re &#224; pens&#233;es&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Roms. Regarder en face la r&#233;alit&#233; des bidonvilles, entretien avec Julien Sall&#233;, coresponsable de M&#233;decins du Monde &#224; la Plaine Saint-Denis&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Le droit d'asile sous pression : T&#233;moignage d'Olivier Jegou, assistant social&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Primo Levi : lieu de paroles&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Analyse : Le projet europ&#233;en Protect Vuln&#233;rables parmi les vuln&#233;rables&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Courrier des lecteurs&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Arr&#234;ter de diaboliser les CEF&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'&#339;il et l'oreille&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Les sorties de d&#233;linquance, Marwan Mohammed&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Comment la France fabrique ses d&#233;linquants, Louis Grandadam&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Face &#224; la d&#233;linquance, Danielle Delamotte &amp; Thierry Tournebise&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Les orphelins d'Am&#233;rique, Michel Piquemal&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;ma et pr&#233;carit&#233;&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Se battre, documentaire de Jean-Pierre Duret et Andrea Santana&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Au bord du monde, documentaire de Claus Drexel&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Webdocumentaire&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Faites entrer les ados ! Dans les coulisses de la justice&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Les artisans du social&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Portrait de Louis Joinet : L'&#233;duc de la magistrature&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;5.00&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les sorties de d&#233;linquance. Th&#233;ories, m&#233;thodes, enqu&#234;tes</title>
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&lt;p&gt;On s'int&#233;resse bien peu aux jeunes d&#233;linquants quand ils d&#233;cident de d&#233;crocher. Parce que, sans doute, ils ne viennent plus flatter le r&#233;flexe s&#233;curitaire. C'est vrai qu'ils constituent pour la criminologie une &#233;nigme. L'id&#233;e re&#231;ue est trop pr&#233;gnante qui veut que la d&#233;linquance adulte soit le prolongement automatique de la d&#233;linquance adolescente. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, on ne reste pas d&#233;linquant toute sa vie. C'est ce que d&#233;montrent avec brio une vingtaine de chercheurs europ&#233;ens et am&#233;ricains dans un ouvrage qui tord (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton4173-98d34.jpg?1694072767' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On s'int&#233;resse bien peu aux jeunes d&#233;linquants quand ils d&#233;cident de d&#233;crocher. Parce que, sans doute, ils ne viennent plus flatter le r&#233;flexe s&#233;curitaire. C'est vrai qu'ils constituent pour la criminologie une &#233;nigme. L'id&#233;e re&#231;ue est trop pr&#233;gnante qui veut que la d&#233;linquance adulte soit le prolongement automatique de la d&#233;linquance adolescente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, on ne reste pas d&#233;linquant toute sa vie. C'est ce que d&#233;montrent avec brio une vingtaine de chercheurs europ&#233;ens et am&#233;ricains dans un ouvrage qui tord le cou &#224; bien des clich&#233;s. M&#234;me quand les quotients intellectuels sont peu &#233;lev&#233;s, le temp&#233;rament agressif et les comportements asociaux pr&#233;coces, des processus de basculement sont &#224; l'&#339;uvre. Et s'ils sont complexes &#224; d&#233;crypter, survient malgr&#233; tout une situation nouvelle qui permet de tirer un trait sur le pass&#233; et de transformer l'identit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs facteurs peuvent y contribuer : l'acquisition de comp&#233;tences professionnelles, l'activit&#233; salari&#233;e, la mise en couple et la cr&#233;ation d'une famille, le changement de quartier, la maturation psychique permettant une croissance de l'empathie et la reconnaissance de ce que ressent l'autre, l'engagement spirituel, le fait d'avoir touch&#233; le fond&#8230; L'&#233;l&#233;ment d&#233;clenchant n'est pas constitu&#233; par la ma&#238;trise de soi ou par l'aide apport&#233;e, mais par l'interaction des deux. Si la force ou la fragilit&#233; de l'entourage et des relais socio-&#233;ducatifs jouent un r&#244;le essentiel, elles sont en r&#233;sonance avec le d&#233;sir naissant au plus profond de l'individu de passer &#224; autre chose, avec sa r&#233;flexion et son dialogue int&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La sortie de la d&#233;linquance rel&#232;ve d'un processus et non d'un basculement brutal. Tout commence par une conscientisation des risques encourus et de l'impasse o&#249; m&#232;nent les transgressions. &#201;merge une lassitude croissante face &#224; la dynamique enclench&#233;e jusque-l&#224;. Puis, intervient une phase de d&#233;sistement face aux habitudes acquises avant que ne s'installe une p&#233;rennisation du nouveau mode de vie. La valeur pr&#233;dictive des comportements adolescents est donc tr&#232;s faible : une carri&#232;re d&#233;linquante commenc&#233;e t&#244;t ou tard, longue ou courte, termin&#233;e rapidement ou tardivement n'est pas significative quant &#224; la destin&#233;e &#224; venir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines postures favorisent tr&#232;s clairement la sortie de la d&#233;linquance : comme louer les vertus d'une personne plut&#244;t que ses actions pour entretenir son identit&#233; positive. La force morale familiale et la solidit&#233; des r&#233;seaux sociaux constituent de pr&#233;cieux alli&#233;s. La participation &#224; un dispositif de formation professionnelle acc&#233;l&#232;re le changement. Le d&#233;veloppement des comp&#233;tences sociales p&#232;se tout autant. L&#224; o&#249; la strat&#233;gie de r&#233;insertion r&#233;ussit &#224; traiter la d&#233;linquance, la politique s&#233;curitaire contribue &#224; l'entretenir quand elle se focalise sur la ma&#238;trise de ses risques.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2012 (391 p. ; 34 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Comment la France fabrique ses d&#233;linquants</title>
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		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>1135</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'ouvrage de Louis Grandadam constitue une v&#233;ritable mine d'informations &#224; la fois passionnantes et particuli&#232;rement bien document&#233;es. L'auteur nous propose toute une s&#233;rie de reportages qui dressent un &#233;tat des lieux d'une grande pertinence sur le traitement de la d&#233;linquance des mineurs. Les acteurs et sp&#233;cialistes que le journaliste a rencontr&#233;s t&#233;moignent d'une dangereuse r&#233;gression : en l'espace de quelques d&#233;cennies, notre pays est pass&#233; de la protection de l'enfance en danger &#224; la r&#233;pression d'une (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L110xH148/arton4174-1397c.jpg?1693467297' width='110' height='148' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ouvrage de Louis Grandadam constitue une v&#233;ritable mine d'informations &#224; la fois passionnantes et particuli&#232;rement bien document&#233;es. L'auteur nous propose toute une s&#233;rie de reportages qui dressent un &#233;tat des lieux d'une grande pertinence sur le traitement de la d&#233;linquance des mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les acteurs et sp&#233;cialistes que le journaliste a rencontr&#233;s t&#233;moignent d'une dangereuse r&#233;gression : en l'espace de quelques d&#233;cennies, notre pays est pass&#233; de la protection de l'enfance en danger &#224; la r&#233;pression d'une population jeune consid&#233;r&#233;e comme dangereuse. Cette d&#233;rive s'est construite, entre autres, autour d'un mythe tenace : l'&#234;tre humain agirait &#224; partir d'un choix rationnel. A la vision d'adolescents d&#233;linquants immatures, carenc&#233;s et impulsifs n&#233;cessitant accompagnement et &#233;ducation a donc succ&#233;d&#233; l'image de jeunes consid&#233;r&#233;s comme responsables de leurs actes et devant &#234;tre dissuad&#233;s par une r&#233;pression croissante, dont le symbole reste l'instauration d'un tribunal correctionnel pour mineurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que la justice des enfants inspira longtemps celle des adultes, c'est la tendance inverse qui s'impose aujourd'hui. L'essentiel des budgets de la protection judiciaire de la jeunesse est centr&#233; sur l'enfermement, avec pour mission de remettre les jeunes d&#233;linquants dans le droit chemin en l'espace de six mois, tous les foyers proposant des espaces de socialisation, d'&#233;ducation et d'insertion sur plusieurs ann&#233;es fermant les uns apr&#232;s les autres. Des alternatives existent pourtant, comme ce service de studios en ville ou l'association Odyss&#233;e proposant des h&#233;bergements en familles d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tour d'horizon international r&#233;alis&#233; par l'auteur permet de mettre en perspective les d&#233;bats en vigueur sur la d&#233;linquance des mineurs avec une lueur d'espoir : la tendance amorc&#233;e par les &#201;tats-Unis &#224; la d&#233;sinflation carc&#233;rale qui concerne en premier lieu les adolescents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. Bayard, 2013 (407 p. ; 18 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Les orphelins d'Am&#233;rique</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Les-orphelins-d-Amerique</link>
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		<dc:date>2014-02-19T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<dc:subject>Esclavage</dc:subject>
		<dc:subject>1135</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Ancien instituteur devenu auteur pour la jeunesse, Michel Piquemal a &#233;crit trois petites nouvelles poignantes autant que r&#233;alistes. Elles ne se situent pas dans nos contr&#233;es, mais ont pour h&#233;ros des enfants vivant dans le tiers-monde. C'est le jeune Paco contraint &#224; un travail d'esclave dans une mine colombienne, pour payer la dette contract&#233;e par son p&#232;re d&#233;c&#233;d&#233;. Confront&#233; &#224; la cruaut&#233; des adultes, il ne r&#234;ve que d'une chose : s'enfuir. Il le sait : s'il ne s'&#233;chappe pas tr&#232;s vite, c'est la mort qui va (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L99xH150/arton4175-20c77.jpg?1694072768' width='99' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ancien instituteur devenu auteur pour la jeunesse, Michel Piquemal a &#233;crit trois petites nouvelles poignantes autant que r&#233;alistes. Elles ne se situent pas dans nos contr&#233;es, mais ont pour h&#233;ros des enfants vivant dans le tiers-monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le jeune Paco contraint &#224; un travail d'esclave dans une mine colombienne, pour payer la dette contract&#233;e par son p&#232;re d&#233;c&#233;d&#233;. Confront&#233; &#224; la cruaut&#233; des adultes, il ne r&#234;ve que d'une chose : s'enfuir. Il le sait : s'il ne s'&#233;chappe pas tr&#232;s vite, c'est la mort qui va le cueillir par &#233;puisement ou par mauvais traitements. Mais dehors, c'est la rue avec ses dangers et son ins&#233;curit&#233; que conna&#238;t bien Est&#233;ban, l'un des multiples enfants errant le jour, dormant sous de vieux cartons la nuit et tentant d'oublier leur mis&#232;re en sniffant de la colle dans un sac en plastique. Le Refuge, ce centre qui accueille des m&#244;mes comme lui, il le conna&#238;t bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il n'a jamais voulu y entrer. Il va lui &#234;tre pourtant n&#233;cessaire d'aller y chercher de l'aide, se trouvant alors confront&#233; au choix d'avoir &#224; y rester ou rejoindre ses amis d'infortune devenus sa vraie famille. Survivre dans la rue, c'est aussi faire face &#224; la faim. Mario en sait quelque chose, lui qui tente chaque jour de trouver de quoi se nourrir &#224; Rio de Janeiro. Il va constater, une fois de plus, que si les adultes tol&#232;rent le danger quotidien v&#233;cu par ces enfants abandonn&#233;s qui peuplent leur ville, ils n'h&#233;sitent pas un seul instant &#224; les consid&#233;rer comme de dangereux d&#233;linquants quand ils se transforment en voleur de pommes. Nos contr&#233;es ont connu les m&#234;mes horreurs d&#233;crites par Charles Dickens, au XIXe si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A travers ces r&#233;cits, on mesure quand m&#234;me les progr&#232;s consid&#233;rables de la protection de l'enfance acquis de haute lutte et les risques pesant sur elle quand le n&#233;olib&#233;ralisme pr&#233;tend vouloir r&#233;duire l'&#201;tat providence, les r&#233;sultats pr&#233;visibles &#233;tant bien d&#233;crits dans ce livre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. le Muscadier, 2013 (57 p. ; 6,90 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Face &#224; la d&#233;linquance. Un regard novateur sur la pr&#233;vention de la r&#233;cidive</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Face-a-la-delinquance-Un-regard-novateur-sur-la-prevention-de-la-recidive</link>
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		<dc:date>2014-02-19T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>D&#233;linquance</dc:subject>
		<dc:subject>1135</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Quand une conseill&#232;re d'insertion et de probation rencontre un th&#233;rapeute pour parler de d&#233;linquance, na&#238;t un ouvrage articulant une pratique impr&#233;gn&#233;e par une r&#233;alit&#233; parfois bien &#233;prouvante et une conceptualisation th&#233;orique aidant &#224; mieux comprendre ce m&#234;me quotidien. Danielle Delamotte nous d&#233;crit avec pr&#233;cision sa fonction au sein de l'administration p&#233;nitentiaire et le paradoxe auquel est confront&#233; le service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation auquel elle appartient : travailler &#224; la (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1135-" rel="tag"&gt;1135&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L94xH150/arton4176-08aa7.jpg?1694072768' width='94' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quand une conseill&#232;re d'insertion et de probation rencontre un th&#233;rapeute pour parler de d&#233;linquance, na&#238;t un ouvrage articulant une pratique impr&#233;gn&#233;e par une r&#233;alit&#233; parfois bien &#233;prouvante et une conceptualisation th&#233;orique aidant &#224; mieux comprendre ce m&#234;me quotidien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Danielle Delamotte nous d&#233;crit avec pr&#233;cision sa fonction au sein de l'administration p&#233;nitentiaire et le paradoxe auquel est confront&#233; le service p&#233;nitentiaire d'insertion et de probation auquel elle appartient : travailler &#224; la r&#233;&#233;ducation et &#224; la r&#233;insertion des personnes plac&#233;es sous main de justice, tout en r&#233;pondant &#224; la nouvelle injonction de proc&#233;der &#224; un diagnostic sur les risques de r&#233;cidives de ces personnes. D'un c&#244;t&#233;, organiser des rendez-vous entre d&#233;tenus et victimes et animer des groupes de parole destin&#233;s &#224; d&#233;velopper la capacit&#233; des condamn&#233;s &#224; pr&#233;parer leur insertion. De l'autre, identifier les fragilit&#233;s de cette sortie (trouver un logement, obtenir un travail, entreprendre des soins, maintenir des liens familiaux&#8230;), sans avoir forc&#233;ment les moyens d'aider &#224; consolider ces vuln&#233;rabilit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Thierry Tournebise r&#233;pond &#224; la conseill&#232;re, en expliquant comment &#233;viter que la lutte contre la r&#233;cidive ne se traduise par la stigmatisation de l'auteur et la victimisation de la personne agress&#233;e. Se refusant tant &#224; r&#233;server la compr&#233;hension et la consid&#233;ration &#224; l'un ou &#224; l'autre qu'&#224; choisir qui &#233;couter, il rappelle que si une personne est responsable de son acte, on ne saurait la confondre avec lui. Il convient de se centrer plus sur le ressenti que sur ce qui a &#233;t&#233; commis. Et ce n'est pas en tentant de contrer la logique d'autrui &#224; partir de sa propre rationalit&#233; qu'on arrivera &#224; le faire &#233;voluer. C'est en entrant dans son raisonnement et en lui am&#233;nageant des ouvertures qu'il pourra le mieux r&#233;ussir &#224; progresser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'Harmattan, 2012 (139 p. ; 15,50 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Autisme et t&#233;l&#233;, tout un programme</title>
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		<dc:subject>1135</dc:subject>

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&lt;p&gt;Deux tranches de prime time t&#233;l&#233; se sont int&#233;ress&#233;es &#224; l'autisme. L'une, racoleuse, sc&#233;naris&#233;e, caricaturalement binaire, rendant le spectateur voyeur, sans l'ombre d'une analyse ; l'autre, plus intime, troublante. Retour sur un petit &#233;cran partiel et partial. &lt;br class='autobr' /&gt;
La cam&#233;ra cach&#233;e p&#233;n&#232;tre dans l'&#233;tablissement et d&#233;voile l'horreur &#224; 2,8 millions de t&#233;l&#233;spectateurs : corps humili&#233;s, maltrait&#233;s par ceux qui sont cens&#233;s les prot&#233;ger. Nous sommes dans l'&#233;mission-choc Zone interdite, intitul&#233;e Enfants handicap&#233;s : (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Deux tranches de prime time t&#233;l&#233; se sont int&#233;ress&#233;es &#224; l'autisme. L'une, racoleuse, sc&#233;naris&#233;e, caricaturalement binaire, rendant le spectateur voyeur, sans l'ombre d'une analyse ; l'autre, plus intime, troublante. Retour sur un petit &#233;cran partiel et partial.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La cam&#233;ra cach&#233;e p&#233;n&#232;tre dans l'&#233;tablissement et d&#233;voile l'horreur &#224; 2,8 millions de t&#233;l&#233;spectateurs : corps humili&#233;s, maltrait&#233;s par ceux qui sont cens&#233;s les prot&#233;ger. Nous sommes dans l'&#233;mission-choc Zone interdite, intitul&#233;e Enfants handicap&#233;s : r&#233;v&#233;lations sur les centres qui les maltraitent (M6, 19 janvier 2014). Surfant sur l'&#233;motion, l'&#233;mission abuse du fait-divers sensationnel jusqu'&#224; la corde (ici, entre autres, l'IME gersois Moussaron) et stigmatise l'ensemble d'un secteur professionnel. Aucune analyse, pas l'ombre d'un propos sur les dispositifs renfor&#231;ant depuis dix ans les droits des usagers au sein des institutions, sur un management parfois obs&#233;d&#233; par les proc&#233;dures, sur le manque de qualification de certains &#233;ducateurs, sur certaines logiques de march&#233; favorisant les structures &#224; but lucratif&#8230; &#171; Ce reportage aurait pu faire &#339;uvre p&#233;dagogique pour &#233;noncer outils et moyens de lutte contre les maltraitances &#187;, regrette gentiment l'organisation nationale des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s (ONES).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Unapei rappelle que &#171; l'origine principale de l'omerta, c'est le manque de places &#187;. Le r&#233;seau national des communaut&#233;s &#233;ducatives d&#233;nonce l'&#171; amalgame &#187; entre l'exacerbation d'une maltraitance ainsi mise &#224; nu et le travail essentiel de l'immense majorit&#233; des professionnels du handicap&#8230; Un groupement des directeurs d'instituts d'&#233;ducation adapt&#233;e du Morbihan interpelle directement le r&#233;alisateur et demande un droit de r&#233;ponse en pointant &#171; un risque majeur d'amalgames, de jugements a priori, et d'appr&#233;hensions majeures pour les familles &#187;. L'association des paralys&#233;s de France (APF) rappelle que &#171; le secteur m&#233;dico-social subit de plein fouet la rigueur et la recherche syst&#233;matique d'&#233;conomies &#187;. Et la ministre en charge des enfants handicap&#233;s ne peut que r&#233;affirmer son &#171; engagement d&#233;termin&#233; pour la bientraitance des personnes accueillies en &#233;tablissement &#187; et promettre des contr&#244;les inopin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre voyage. Atteint d'autisme, polyhandicap&#233;, Samy, 8 ans, m&#232;ne la vie dure &#224; sa m&#232;re (&#201;glantine &#201;m&#233;y&#233;, animatrice t&#233;l&#233;, collaboratrice de Marcel Rufo). Dans Mon fils, un si long combat (France 5, 21 janvier 2014) celle-ci raconte son quotidien harassant, un droit au r&#233;pit impossible, la gestion des crises d'auto-mutilation, l'absence de structures d'accueil, les aberrations de la maison d&#233;partementale des personnes handicap&#233;es (MDPH), son cheminement &#8211; de personne ais&#233;e, ayant des relations, on imagine les autres&#8230; &#8211; pour ne pas s'&#233;puiser dans une relation folle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Un million de t&#233;l&#233;spectateurs. En replay jusqu'&#224; fin f&#233;vrier sur (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Entre autres images de prise en charge, on y verra d'ailleurs une &lt;a href=&#034;http://www.lien-social.com/spip.php?article2895&amp;id_groupe=7&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;s&#233;ance de packing&lt;/a&gt;, technique controvers&#233;e (Vaincre l'autisme milite pour son interdiction), et l'ind&#233;niable apaisement qu'il procure au gar&#231;on.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mission doit rendre en mai ses conclusions sur une &#233;ventuelle r&#233;forme concernant les conditions d'entr&#233;e et de sortie des &#233;tablissements. &#171; Dans le cadre des &#233;tats g&#233;n&#233;raux du travail social, fin 2014, nous aborderons la formation des travailleurs sociaux aux sp&#233;cificit&#233;s du handicap &#187;, pr&#233;voit aussi la ministre, Marie-Arlette Carlotti, pointant une m&#233;connaissance en la mati&#232;re des travailleurs sociaux qui pourtant &#171; font un travail remarquable &#187;. La ministre pr&#233;voit enfin la signature prochaine d'une charte entre minist&#232;re, conseil sup&#233;rieur de l'audiovisuel (CSA) et &#233;coles de journalisme. Quoi qu'il en soit, le travail social, le vrai, ne pourra en aucun cas sortir de son invisibilit&#233; avec ce type d'&#233;mission (M6), partielle et partiale, spectaculaire et d&#233;magogique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un million de t&#233;l&#233;spectateurs. En replay jusqu'&#224; fin f&#233;vrier sur&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href=&#034;http://www.france5.fr/emissions/le-monde-en-face&#034; class='spip_url spip_out' rel='external'&gt;http://www.france5.fr/emissions/le-...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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