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	<title>Lien Social</title>
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	<description>76 rue Garance
31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Addiction et Spiritualit&#233; </title>
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		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>1352</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Un &#233;trange petit ouvrage de r&#233;flexion sur les addictions. Il aurait pu &#234;tre &#233;crit par un hippie des ann&#233;es 70 entre Katmandou et San Francisco mais pas du tout, l'auteur est tout ce qu'il y a de plus s&#233;rieux et recommandable. &lt;br class='autobr' /&gt;
Du spirituel dans le p&#233;tard ! &lt;br class='autobr' /&gt; Le lien entre les drogues et la spiritualit&#233; ne date pas d'hier. Nous savons que de nombreux chamanes et sorciers utilisaient et utilisent encore des produits stup&#233;fiants pour aider &#224; la communication avec les esprits, avec les Dieux, avec un (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Critiques-de-livres" rel="directory"&gt;Critiques de livres (acc&#232;s libre)&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Toxicomanie" rel="tag"&gt;Toxicomanie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/1352-1721" rel="tag"&gt;1352&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L87xH150/arton11378-66c36.jpg?1704186184' width='87' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un &#233;trange petit ouvrage de r&#233;flexion sur les addictions. Il aurait pu &#234;tre &#233;crit par un hippie des ann&#233;es 70 entre Katmandou et San Francisco mais pas du tout, l'auteur est tout ce qu'il y a de plus s&#233;rieux et recommandable.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Du spirituel dans le p&#233;tard ! &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le lien entre les drogues et la spiritualit&#233; ne date pas d'hier. Nous savons que de nombreux chamanes et sorciers utilisaient et utilisent encore des produits stup&#233;fiants pour aider &#224; la communication avec les esprits, avec les Dieux, avec un &#233;ventuel au-del&#224;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un regard neuf&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si dans la p&#233;riode moderne, les addictions ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;es comme des formes de tare sociale, de d&#233;ch&#233;ance humaine, de faiblesse&#8230; les neurosciences ont apport&#233; un nouveau param&#232;tre dans le d&#233;bat : les g&#232;nes de la vuln&#233;rabilit&#233; individuelle. Nous ne sommes pas tous &#233;gaux face au risque addictif et le soin doit prendre en compte ce facteur essentiel. En 2001, l'organisation mondiale de la sant&#233; (OMS) classe d'ailleurs les troubles li&#233;s &#224; la d&#233;pendance &#224; c&#244;t&#233; de la schizophr&#233;nie comme maladie mentale. Les causes de ces fragilit&#233;s sont sans doute &#224; la fois h&#233;r&#233;ditaires mais aussi &#224; chercher dans l'&#233;pig&#233;n&#233;tique, c'est-&#224;-dire ces transformations de nos caract&#232;res g&#233;n&#233;tiques du fait de nos exp&#233;riences. Les troubles anxieux, du sommeil, les comorbidit&#233;s psychiatriques, les troubles bipolaires, sont-ils primaires aux addictions ou en d&#233;pendent-ils ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Freud contre Jung&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'addiction est &#224; consid&#233;rer comme une vuln&#233;rabilit&#233; individuelle psychique due &#224; sa g&#233;n&#233;tique inn&#233;e ou acquise, les soins en usage en Psychiatrie trouvent une efficience certaine. Si Freud, tout empreint du positivisme du 19&#232;me si&#232;cle r&#233;fute le spirituel dans la cure, Jung invoque un spiritus contra spiritum qui pourrait se traduire par l'Esprit qui gu&#233;rit l'esprit, o&#249; la cure analytique est compatible avec &#171; Dieu &#187; dans la mesure o&#249; notre esprit est aussi fait de surnaturel et de spiritualit&#233;. Si aux USA, o&#249; la population est tr&#232;s largement plus religieuse qu'en Europe (et singuli&#232;rement en France), la question de la m&#233;taphysique n'est ni totem ni tabou, il en va autrement chez nous o&#249; les deux concepts m&#233;decine /spiritualit&#233; ne font pas bon m&#233;nage et d&#232;s lors, les recherches et les avanc&#233;es sur le sujet sont essentiellement am&#233;ricaines.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'opium du peuple&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gr&#226;ce &#224; l'imagerie mentale, on a assez facilement d&#233;montr&#233; que la croyance en Dieu, l'activit&#233; cultuelle, l'activit&#233; artistique ou l'usage de produits psychoactifs agissaient sur des m&#234;mes zones c&#233;r&#233;brales ou plut&#244;t les m&#234;mes circuits neuronaux. Na&#238;tra m&#234;me outre-Atlantique une science nomm&#233;e &#171; neuroth&#233;ologie &#187; qui tend &#224; d&#233;montrer que &#171; Dieu &#187; est une fabrication de l'esprit humain en r&#233;ponse &#224; des questions fondamentales entra&#238;nant des stress sp&#233;cifiques. Pr&#233;cis&#233;ment, la drogue constitue aussi une forme de r&#233;ponse chimique &#224; ces m&#234;mes stress. D&#232;s lors, des neuropsychiatres se posent la question de soin &#224; travers des d&#233;marches de spiritualit&#233;. Religion, m&#233;ditation, pri&#232;re certes, mais aussi l'utilisation de l'art dans toutes ces formes dans ce qu'il a pr&#233;cis&#233;ment de &#171; spiritualit&#233; &#187;. En France, nous n'en sommes pas l&#224; mais rien ne nous emp&#234;che de r&#233;fl&#233;chir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;tienne Liebig&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;strong&gt;L'auteur &lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Jacques Besson est addictologue, professeur honoraire &#224; la Facult&#233; de biologie et de m&#233;decine de l'universit&#233; de Lausanne en Suisse et ancien chef du Service de psychiatrie communautaire du centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#201;d. &#201;r&#232;s 160 p., 2023. 14,50 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Addictions &#8226; Accueil bas seuil et r&#233;duction des risques</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Addictions-o-Accueil-bas-seuil-et-reduction-des-risques</link>
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		<dc:date>2023-03-13T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>addiction</dc:subject>
		<dc:subject>R&#233;duction des risques</dc:subject>
		<dc:subject>RDR</dc:subject>
		<dc:subject>1335</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Depuis 1996, l'association Spiritek lutte contre la stigmatisation des consommateurs de drogues et pour la r&#233;duction des risques. Aujourd'hui reconnu comme le Caarud de r&#233;f&#233;rence du centre ville de Lille, elle s'adapte &#224; l'&#233;volution des consommations et maintient son engagement aupr&#232;s des plus pr&#233;caires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme avant chaque d&#233;part de maraude, Julien (1) pr&#233;pare le thermos de caf&#233;. Piochant dans le grand placard du local Spiritek, son coll&#232;gue Acheraf s'occupe du &#171; matos &#187; r&#233;duction des risques (Rdr) : (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Reduction-des-risques" rel="tag"&gt;R&#233;duction des risques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/RDR" rel="tag"&gt;RDR&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1335-" rel="tag"&gt;1335&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 1996, l'association Spiritek lutte contre la stigmatisation des consommateurs de drogues et pour la r&#233;duction des risques. Aujourd'hui reconnu comme le Caarud de r&#233;f&#233;rence du centre ville de Lille, elle s'adapte &#224; l'&#233;volution des consommations et maintient son engagement aupr&#232;s des plus pr&#233;caires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme avant chaque d&#233;part de maraude, Julien (1) pr&#233;pare le thermos de caf&#233;. Piochant dans le grand placard du local &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt;, son coll&#232;gue Acheraf s'occupe du &#171; matos &#187; r&#233;duction des risques (Rdr) : une dizaine de pipes &#224; crack neuves, des seringues st&#233;riles, des pr&#233;servatifs, des lingettes et quelques &#171; roule-ta-paille &#187;. Les deux trentenaires s'&#233;lancent dans la ville. Sous le parvis de l'&#233;glise Saint-Sauveur, le groupe de consommateurs sans-abris, encore pr&#233;sent il y a quelques semaines, a disparu. &lt;i&gt;&#171; La mairie a coup&#233; les arbres. Ils ne pouvaient plus dormir et se cacher pour consommer, ils ont d&#251; trouver un autre spot &#187;&lt;/i&gt;, explique Julien. Le bin&#244;me poursuit son chemin vers un pont aux abords du p&#233;riph', lieu de consommation r&#233;put&#233;, &#224; l'abri des regards. Les professionnels ramassent les seringues usag&#233;es qui jonchent le sol.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le centre-ville, la maraude s'en va &#224; la rencontre des grands consommateurs pour qui la manche est un job &#224; plein temps. &lt;i&gt;&#171; Salut, comment vas-tu ? Tu as besoin de quelque chose ? &#187;&lt;/i&gt; Un sans-abri au visage adolescent hoche la t&#234;te : &lt;i&gt;&#171; vous avez des pipes ? &#187;&lt;/i&gt; Quelques m&#232;tres plus loin, les travailleurs sociaux rencontrent Luc (2), un consommateur habitu&#233; du local de l'association. &lt;i&gt;&#171; Il avait une vie rang&#233;e avant, un travail, un appartement. Sa consommation festive l'a d&#233;pass&#233; et sa famille n'a pas pu le soutenir &#187;&lt;/i&gt;, raconte Acheraf, recrut&#233; en 2009 par l'association. Dans la m&#234;me rue, les rencontres s'encha&#238;nent et l'informel prend tout son sens dans la relation d'aide. Si l'&#233;quipe est aujourd'hui connue et reconnue dans les rues de la m&#233;tropole, cela n'a pas toujours &#233;t&#233; le cas. Avant de devenir le centre d'accueil et d'accompagnement &#224; la r&#233;duction des risques pour usagers de drogues (&lt;strong&gt;Caarud&lt;/strong&gt;) de r&#233;f&#233;rence du centre-ville de Lille, l'association a fait ses premi&#232;res armes dans les &#233;v&#233;nements de musique &#233;lectronique de la r&#233;gion (voir encadr&#233;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis, &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt; s'adapte &#224; l'&#233;volution des consommations. Par sa proximit&#233; avec la Belgique et les Pays-Bas, Lille a longtemps &#233;t&#233; une plaque tournante des drogues. Si la circulation de l'h&#233;ro&#239;ne semble stable depuis une dizaine d'ann&#233;es, le crack s'est r&#233;cemment d&#233;vers&#233; sur la m&#233;tropole. &lt;i&gt;&#171; On observe une forte augmentation des troubles psychiques que l'on met en lien avec l'arriv&#233;e du crack &#187;&lt;/i&gt;, assure Julien, ancien organisateur d'&#233;v&#232;nements festifs. &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt; se veut une passerelle vers le soin en misant sur sa connaissance des produits et le lien de confiance qu'elle cultive avec les consommateurs sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;span class='spip_document_6667 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH304/capture_d_e_cran_2023-03-07_a_10.09.04-2020f.png?1693480492' width='500' height='304' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;chec des pouvoirs publics&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les professionnels n'ont jamais l&#226;ch&#233; les usagers de drogues vivant &#224; la rue, pour lesquels l'addiction a pris le pas sur tout autre pr&#233;occupation. &lt;i&gt;&#171; Leur quotidien n'est plus r&#233;gl&#233; que par la drogue : faire la manche, acheter le produit, le consommer &#187;&lt;/i&gt;, r&#233;sume Acheraf. &#192; Lille, les solutions d'h&#233;bergement propos&#233;es par le Samu social sont rares, d'autant plus pour les personnes n&#233;cessitant un accompagnement sp&#233;cifique aux addictions. La r&#233;pression dont sont victimes les consommateurs ajoute &#224; l'instabilit&#233; de leur quotidien. Dans ce contexte, les professionnels d&#233;plorent l'annulation &#224; la derni&#232;re minute de l'ouverture d'une premi&#232;re salle de consommation &#224; moindre risque en octobre 2021. &lt;i&gt;&#171; La drogue ne doit pas &#234;tre accompagn&#233;e mais combattue &#187;&lt;/i&gt;, avait alors d&#233;clar&#233; le ministre de l'Int&#233;rieur, G&#233;rald Darmanin, &#224; l'origine de cette d&#233;cision.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; On donne du mat&#233;riel propre mais les personnes continuent &#224; consommer dans des lieux pourris. Cette salle de consommation aurait permis de donner de la dignit&#233; aux usagers &#187;&lt;/i&gt;, regrette Acheraf. Au contraire, des am&#233;nagements urbains sont install&#233;s sur les lieux de consommation pour repousser les usagers de drogues. Grillages sous les halls d'immeubles, alarmes assourdissantes dans les parkings, douches anti-sdf devant des commerces, rendent la vie des sans-abris insupportable. Faute d'espace sain et s&#233;curis&#233;, les consommateurs sans domicile se mettent en danger en investissant des lieux insalubres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Suite &#224; l'expulsion du squat historique surnomm&#233; &#171; 5 &#233;toiles &#187; en 2019, des dizaines de personnes exil&#233;es se sont retrouv&#233;es &#224; la rue et ont install&#233; leurs tentes sur une friche situ&#233;e au c&#339;ur de la cit&#233;. Quatre ans plus tard, des centaines de sans-abris survivent dans ce campement devenu bidonville. L'extr&#234;me pr&#233;carit&#233; et l'inaction des pouvoirs publics ont &#233;t&#233; le terreau du commerce de crack et d'h&#233;ro&#239;ne, sur fond d'exploitation sexuelle. Des r&#233;seaux de traite des &#234;tres humains ont pris le pouvoir sur les lieux, les occupants consommateurs sont leurs premi&#232;res victimes. La majorit&#233; des associations se sont retir&#233;es pour d&#233;noncer l'abandon des autorit&#233;s. En partenariat avec les &lt;strong&gt;Caarud&lt;/strong&gt; de la m&#233;tropole, &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt; poursuit ses maraudes dans le bidonville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Laisser le temps au lien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses huit sp&#233;cialistes de &#171; l'aller-vers &#187; n'ont pas &#233;t&#233; recrut&#233;s sur dipl&#244;me mais pour leur connaissance du milieu festif et de la consommation. Une psychologue compl&#232;te l'&#233;quipe. Lucides sur les difficult&#233;s &#224; sortir de l'addiction, les professionnels se donnent comme objectif de cr&#233;er et maintenir le lien sans injonction &#224; une insertion, souvent trop abstraite pour des personnes touch&#233;es par la grande exclusion. Ils accompagnent les consommateurs dans le respect de leurs temporalit&#233;s et garantissent l'anonymat. &lt;i&gt;&#171; On ne cherche pas &#224; savoir d'o&#249; vient la personne, on prend ce qu'elle nous donne &#187;&lt;/i&gt;, assure Acheraf. La priorit&#233; est donn&#233;e &#224; l'inconditionnalit&#233; : chiens autoris&#233;s, alcool tol&#233;r&#233;&#8230; Au local de &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt;, les sans-abris peuvent prendre une douche, changer de v&#234;tements, se reposer dans une salle isol&#233;e, s'&#233;quiper en mat&#233;riel d'hygi&#232;ne et &#234;tre soutenus dans leurs d&#233;marches administratives d'acc&#232;s au droit commun.	&lt;br class='autobr' /&gt;
Lieu de r&#233;pit dans la tourmente de la consommation, le local et ses usagers sont &#233;pargn&#233;s par les contr&#244;les des services de police. Directeur de &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt;, Georges Joselon rappelle que cette fragile protection a &#233;t&#233; rendue possible par &lt;i&gt;&#171; un accord tacite entre le minist&#232;re de la Sant&#233; et le minist&#232;re de l'Int&#233;rieur &#187;&lt;/i&gt;. Malgr&#233; de maigres victoires et une reconnaissance d'&#201;tat, les associations engag&#233;es dans la r&#233;duction des risques nagent toujours &#224; contre-courant d'un discours politique souvent stigmatisant et criminalisant vis-&#224;-vis des consommateurs.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;
(1) Les travailleurs sociaux ont souhait&#233; pr&#233;server leur anonymat.
(2) Le pr&#233;nom a &#233;t&#233; chang&#233;.&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;de la teuf &#224; la street &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt; n'a rien d'une structure sociale comme les autres. L'association a vu le jour en 1996, dans un contexte d'explosion des consommations de drogues de synth&#232;se, avec la volont&#233; de r&#233;agir &#224; l'amalgame fait entre ces produits et le mouvement techno. &#192; cette &#233;poque, la panique collective qui a suivi l'&#233;pid&#233;mie du Sida n'est pas &#233;teinte et les consommateurs sont encore victimes de discriminations, notamment dans les structures sociales. L'association ouvre son premier local en 1999 dans le centre-ville de Lille. En 2006, &lt;strong&gt;Spiritek&lt;/strong&gt; re&#231;oit l'agr&#233;ment &lt;strong&gt;Caarud&lt;/strong&gt; et augmente son activit&#233; de consultation aupr&#232;s des jeunes, des consommateurs occasionnels ou r&#233;guliers, tout en pr&#233;servant son engagement aupr&#232;s des teufeurs. Elle propose aujourd'hui un accueil collectif et individuel, un accompagnement psychologique, du mat&#233;riel de pr&#233;vention des infections, des d&#233;pistages s&#233;rologiques et des analyses de drogues. L'association propose aussi des formations avec pour objectif de &lt;i&gt;&#171; construire une intelligence collective face aux usages de substances psychoactives &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;HR&gt;
&lt;p&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mineurs non accompagn&#233;s &#8226; Accompagnement difficile des usagers de drogue</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Mineurs-non-accompagnes-o-Accompagnement-difficile-des-usagers-de-drogue</link>
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		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>MNA</dc:subject>
		<dc:subject>addiction</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur non accompagn&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Mineur isol&#233; &#233;tranger</dc:subject>
		<dc:subject>1334</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une &#233;tude sur l'usage de drogues chez les mineurs non accompagn&#233;s (MNA), publi&#233;e par l'Observatoire fran&#231;ais des drogues et des tendances addictives (OFTD), souligne l'absence de r&#233;ponse adapt&#233;e et la difficult&#233; d'accompagnement. &lt;br class='autobr' /&gt; L' &#233;tude publi&#233;e par L'OFTD (1) exploite les donn&#233;es collect&#233;es par les soignants et travailleurs sociaux du r&#233;seau Tendances r&#233;centes et nouvelles drogues (TREND) sur &#171; les consommations, les conditions de vie et l'acc&#232;s aux soins d'adolescents venant d'Afrique du Nord &#187;, (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une &#233;tude sur l'usage de drogues chez les mineurs non accompagn&#233;s (MNA), publi&#233;e par l'Observatoire fran&#231;ais des drogues et des tendances addictives (OFTD), souligne l'absence de r&#233;ponse adapt&#233;e et la difficult&#233; d'accompagnement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_6619 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH283/capture_d_e_cran_2023-02-27_a_09.32.54-e8f9d.png?1693479046' width='400' height='283' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt; L' &#233;tude publi&#233;e par L'OFTD (1) exploite les donn&#233;es collect&#233;es par les soignants et travailleurs sociaux du r&#233;seau Tendances r&#233;centes et nouvelles drogues (TREND) sur &lt;i&gt;&#171; les consommations, les conditions de vie et l'acc&#232;s aux soins d'adolescents venant d'Afrique du Nord &#187;&lt;/i&gt;, survivant dans la rue ou dans des squats. Certains consommaient d&#233;j&#224; dans leur pays d'origine o&#249; ils &#233;taient livr&#233;s &#224; eux-m&#234;mes, puis ont continu&#233; durant leur parcours migratoire, &#233;maill&#233; de dangers et de violences.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsqu'ils se retrouvent en errance sur le territoire fran&#231;ais, ils consomment des m&#233;dicaments - Rivotril (benzodiaz&#233;pines), Lyrica - mais aussi de l'alcool, du cannabis, ou encore de la MDMA (drogue de synth&#232;se). Ils recherchent des effets d&#233;sinhibants, une sensation de puissance et d'&#233;bri&#233;t&#233; ainsi qu'une forme d'autom&#233;dication pour &lt;i&gt;&#171; diminuer les troubles anxieux, d&#233;pressifs et sympt&#244;mes de stress post-traumatique &#187;&lt;/i&gt;. La surconsommation et les m&#233;langes de produits sont dangereux, rappellent les experts, sans parler du probl&#232;me de la d&#233;pendance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les intervenants interrog&#233;s - &#233;ducateurs, animateurs de pr&#233;vention, infirmiers, m&#233;decins - rapportent la difficult&#233; &#224; accompagner ces mineurs sur le plan sanitaire. Un passage &#224; l'h&#244;pital &lt;i&gt;&#171; peut &#234;tre l'occasion d'amorcer une prise en charge &#187;&lt;/i&gt;, mais l'orientation en psychiatrie est rare, et lorsqu'elle aboutit, les jeunes n'y restent pas. Et les demandes de prise en charge en addictologie &lt;i&gt;&#171; n'aboutissent jamais &#187;&lt;/i&gt; pour ce public-l&#224;, t&#233;moigne un m&#233;decin hospitalier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;ponses socio-&#233;ducatives restent aussi limit&#233;es puisque ces jeunes usagers de drogues sollicitent tr&#232;s rarement le statut de &#171; mineur non accompagn&#233;&#8239;(MNA) &#187; qui leur permettrait une prise en charge par l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE). Leur mise &#224; l'abri est donc &#171; al&#233;atoire &#187;. Il existe un accueil de nuit dans le quartier de la Goutte d'Or &#224; Paris, g&#233;r&#233; par le centre d'action sociale protestant (CASP) ; une mise &#224; l'abri propos&#233;e par l'association Hors-la-Rue, coupl&#233;e &#224; une action d'aller-vers. Mais &lt;i&gt;&#171; ces adolescents restent en principe exclus des places d'h&#233;bergement d'urgence en raison de leur minorit&#233; &#187;&lt;/i&gt; et peu de structures les acceptent du fait de leur consommation.&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, le suivi par la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) est fr&#233;quent, suite aux d&#233;lits commis (vols, trafics). La proportion de MNA serait m&#234;me &lt;i&gt;&#171; en forte hausse &#187;&lt;/i&gt; dans les &#233;tablissements p&#233;nitentiaires pour mineurs, avance le rapport. &lt;i&gt;&#171; Or, l'incarc&#233;ration ou le placement en centre &#233;ducatif ferm&#233; repr&#233;sentent une r&#233;ponse inadapt&#233;e, qui renforce leur isolement &#187;&lt;/i&gt;, souligne l'&#233;tude. Pourtant &lt;i&gt;&#171; l'&#233;loignement de la zone d'errance &#187;&lt;/i&gt; peut &#234;tre &lt;i&gt;&#171; b&#233;n&#233;fique &#187;&lt;/i&gt; s'il s'accompagne d'un &lt;i&gt;&#171; travail sur les addictions &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, les placements &#233;ducatifs en foyer &#233;chouent aussi bien souvent, leur cadre &#233;tant inadapt&#233; aux habitudes de vie de ces jeunes. Que ce soit en d&#233;tention ou en foyer, les intervenants socio-&#233;ducatifs se disent d&#233;munis face aux &lt;i&gt;&#171; troubles psychiatriques &#187;&lt;/i&gt;, aux &lt;i&gt;&#171; consommations multiples &#187;&lt;/i&gt;, aux &#233;tats de manque ou d'agressivit&#233; de ces jeunes.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tude souligne le besoin de formation - notamment sur &lt;i&gt;&#171; l'intervention en r&#233;duction des risques &#187;&lt;/i&gt; -, l'importance d'un &lt;i&gt;&#171; accompagnement pluridisciplinaire &#187;&lt;/i&gt; et d'un cadre d'accueil &lt;i&gt;&#171; adapt&#233; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;HR&gt;
(1) &lt;i&gt;Usages de drogues et conditions de vie des &#171; mineurs non accompagn&#233;s &#187;&lt;/i&gt;, octobre 2022. &lt;a href=&#034;https://bit.ly/3E6fEnB&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Disponible en t&#233;l&#233;chargement&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Docu &#8226; Espace prot&#233;g&#233;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Docu-o-Espace-protege</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Docu-o-Espace-protege</guid>
		<dc:date>2021-05-10T22:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>1295</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Elle est incroyable cette salle, elle te respecte &#187;, dit un usager de la salle de consommation &#224; moindre risque (SCMR), install&#233;e &#224; Paris pr&#232;s de la Gare du Nord. Une premi&#232;re en France, r&#233;sultat d'une longue bataille pour faire accepter cet outil de la r&#233;duction des risques en France. C&#233;cile Dumas vit en voisine. Elle s'interroge sur ce lieu, rencontre les professionnels de l'association Ga&#239;a qui portent le projet et d&#233;cide de faire un film : Ici je vais pas mourir. &#171; C'&#233;tait soudain comme un pont (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_3289 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L250xH367/capture_d_e_cran_2021-05-10_a_08.53.33-7c922.png?1694236883' width='250' height='367' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&#171; &lt;i&gt;Elle est incroyable cette salle, elle te respecte&lt;/i&gt; &#187;, dit un usager de la salle de consommation &#224; moindre risque (SCMR), install&#233;e &#224; Paris pr&#232;s de la Gare du Nord. Une premi&#232;re en France, r&#233;sultat d'une longue bataille pour faire accepter cet outil de la r&#233;duction des risques en France. C&#233;cile Dumas vit en voisine. Elle s'interroge sur ce lieu, rencontre les professionnels de l'association Ga&#239;a qui portent le projet et d&#233;cide de faire un film : Ici je vais pas mourir. &#171; &lt;i&gt;&#8239;C'&#233;tait soudain comme un pont entre deux rives, la possibilit&#233; de ne pas s'arr&#234;ter aux peurs qui ont pouss&#233; beaucoup d'habitants du quartier &#224; accrocher des pancartes hostiles &#224; leurs fen&#234;tres&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, explique-t-elle. Elle propose &#224; Edie Laconi, qui a travaill&#233; entre autres avec St&#233;phane Mercurio (&lt;i&gt;&#192; l'ombre de la R&#233;publique&lt;/i&gt;, LS n&#176;&#8239;1212) et Manuela Fr&#233;sil (&lt;i&gt;Le bon grain et l'ivraie&lt;/i&gt;, LS n&#176;&#8239;1282), de co-r&#233;aliser le film. Ils s'installent dans la salle ; &#171; &lt;i&gt;&#224; l'avant poste de ce qui repr&#233;sente &#224; mes yeux les pr&#233;mices d'un progr&#232;s social&#8239;&lt;/i&gt; &#187;, avance Edie Laconi. Ils prennent le temps pour tisser un lien de confiance avec l'&#233;quipe d'abord, puis les usagers. Le tournage durera un an et demi. Leur film s'accroche aux regards, &#233;coute, s'abstient de commentaires et partage avec les spectateurs cet espace particulier, prot&#233;g&#233;, o&#249; les personnes peuvent se poser, sans peurs, consommer en s&#233;curit&#233; et, peut-&#234;tre, saisir des possibilit&#233;s de refaire des papiers, trouver un abri, envisager des soins. Par petites touches, Baguette, Marco, Julie, Jeff livrent leur r&#233;alit&#233;. &#171; &lt;i&gt;Je suis presque invisible&lt;/i&gt; &#187;, dit Jeff qui dessine le trajet mille fois r&#233;p&#233;t&#233; de ses parcours quotidiens entre le trottoir sur lequel il dort, le lieu o&#249; il fait la manche, le coin o&#249; il ach&#232;te sa drogue et la salle o&#249; il la consomme. Cette salle et le film lui accordent un peu de visibilit&#233;. Loin des clich&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class='spip_document_3288 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L400xH225/oeto1295-icipasmourir-728a0.png?1694236883' width='400' height='225' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;650&#034; height=&#034;300&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/iOBL0ql67Gk&#034; title=&#034;YouTube video player&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;HR&gt;
&lt;strong&gt;Ici je vais pas mourir, &lt;/strong&gt; Documentaire de C&#233;cile Dumas et Edie Laconi, 70' Date de sortie &#224; la r&#233;ouverture des salles de cin&#233;ma.&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Se doper pour travailler</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Se-doper-pour-travailler</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/Se-doper-pour-travailler</guid>
		<dc:date>2019-05-27T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>1252</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La consommation de substances psycho-actives sur son lieu d'exercice professionnel a trop longtemps &#233;t&#233; reli&#233;e &#224; un probl&#232;me personnel ou &#224; une inadaptation &#224; son poste de travail. L'implication du contexte d'activit&#233; &#233;tait ni&#233;e, permettant aux employeurs de se d&#233;lester des m&#233;faits qui y &#233;taient li&#233;s. Bien s&#251;r, les relations entre le travail et la sant&#233; sont multifactorielles, r&#233;sistant &#224; toute attribution causale unique. Mais on ne peut exclure les cons&#233;quences d'une pathologie contemporaine : la surcharge. (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton5857-830b0.jpg?1694236883' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La consommation de substances psycho-actives sur son lieu d'exercice professionnel a trop longtemps &#233;t&#233; reli&#233;e &#224; un probl&#232;me personnel ou &#224; une inadaptation &#224; son poste de travail. L'implication du contexte d'activit&#233; &#233;tait ni&#233;e, permettant aux employeurs de se d&#233;lester des m&#233;faits qui y &#233;taient li&#233;s. Bien s&#251;r, les relations entre le travail et la sant&#233; sont multifactorielles, r&#233;sistant &#224; toute attribution causale unique. Mais on ne peut exclure les cons&#233;quences d'une pathologie contemporaine : la surcharge. Celle qui est en rapport direct avec les exigences de performance sans cesse repouss&#233;es, avec la pression des contrats d'objectifs &#224; tenir ou la volont&#233; de masquer sa vuln&#233;rabilit&#233;. L'image de soi dans l'entreprise doit &#234;tre conforme &#224; l'arch&#233;type du collaborateur efficace, fiable, flexible, disponible et pleinement d&#233;vou&#233;, montrant, d&#233;montrant et exhibant son infatigabilit&#233;, son enthousiasme et sa bonne humeur. Chercher &#224; atteindre l'excellence pousse au d&#233;ni de ses limites, de ce qui r&#233;siste aux pr&#233;visions, de ce qui fait obstacle, difficult&#233;, probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaiblissement des collectifs de travail et des communaut&#233;s de m&#233;tiers qui constituaient un sas de d&#233;compression et un lieu de temporisation et de ressourcement laisse grande ouverte la porte &#224; la prise de produits psychotropes. Alcool, caf&#233;ine, coca&#239;ne, cannabis, amph&#233;tamines, cocktails, m&#233;dicaments permettent alors de booster son &#233;nergie, de rester conforme aux attentes de l'employeur et d'&#234;tre r&#233;actif 24 heures sur 24. Tous ces produits ont de multiples fonctions. S'anesth&#233;sier et tenir : calmer l'angoisse et la peur, la fatigue et la douleur, l'ennui et la pens&#233;e. Se stimuler, s'euphoriser et se d&#233;sinhiber : rester &#233;veill&#233;, optimiser ses capacit&#233;s mentales et physiques. R&#233;cup&#233;rer et d&#233;compresser : dormir, l&#226;cher prise, redescendre apr&#232;s avoir men&#233; d'intenses activit&#233;s. S'int&#233;grer : entretenir des liens professionnels, favoriser la convivialit&#233; et se faire reconna&#238;tre par le groupe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;tecter et pr&#233;venir ces conduites &#224; risque est utile si on ne les limite pas &#224; des explications psychologisantes. Les r&#233;duire &#224; des vuln&#233;rabilit&#233;s individuelles et les corriger, les soigner, voire les sanctionner comme des pathologies comportementales personnelles revient &#224; s'attaquer aux effets et non aux causes. Partir de ce que vit le salari&#233;, dans sa vie priv&#233;e certes, mais aussi dans son contexte professionnel pour en d&#233;duire les m&#233;canismes de d&#233;fense induits par la souffrance au travail permet bien plus de remonter aux sources de la probl&#233;matique de ces consommations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. &#233;r&#232;s, 2017, (348 p. &#8211; 18&#8239;&#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Addictions &#8226; Aux soins des m&#232;res</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1247-Addictions-o-Aux-soins-des-meres</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1247-Addictions-o-Aux-soins-des-meres</guid>
		<dc:date>2019-03-19T08:50:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Parentalit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>1247</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#192; Roubaix, un centre th&#233;rapeutique r&#233;sidentiel d'un nouveau genre a r&#233;cemment ouvert ses portes. R&#233;serv&#233; aux m&#232;res ayant des probl&#233;matiques li&#233;es aux addictions, Lucine se situe au croisement de la protection de l'enfance et de l'addictologie, impliquant un travail partenarial entre deux secteurs aux cultures professionnelles parfois &#233;loign&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Tu commences &#224; avoir faim ? Maman va te pr&#233;parer &#231;a. &#187; Dans son berceau, Ethan (1), tout juste un mois, commence &#224; s'agiter. &#201;lodie s'active pour lui pr&#233;parer le (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Roubaix, un centre th&#233;rapeutique r&#233;sidentiel d'un nouveau genre a r&#233;cemment ouvert ses portes. R&#233;serv&#233; aux m&#232;res ayant des probl&#233;matiques li&#233;es aux addictions, Lucine se situe au croisement de la protection de l'enfance et de l'addictologie, impliquant un travail partenarial entre deux secteurs aux cultures professionnelles parfois &#233;loign&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Tu commences &#224; avoir faim ? Maman va te pr&#233;parer &#231;a. &#187;&lt;/i&gt; Dans son berceau, Ethan (1), tout juste un mois, commence &#224; s'agiter. &#201;lodie s'active pour lui pr&#233;parer le biberon. Dans la studette flambant neuve, tout est pr&#233;vu pour le nourrisson et la maman : lit adulte et lit b&#233;b&#233;, table &#224; langer, jouets, kitchenette, sanitaires priv&#233;s,&#8239;etc. Une dizaine de minutes plus tard, Ethan s'endort sur les derni&#232;res gouttes de son biberon, au creux des bras de sa m&#232;re. Rien ne laisserait penser qu'il y a quelques mois l'addiction &#224; l'h&#233;ro&#239;ne et la coca&#239;ne contre laquelle luttait &#201;lodie hantait sa vie au point de mettre en danger celle de l'enfant qu'elle portait. La grossesse a agi comme un d&#233;clic : &lt;i&gt;&#171; Quand on m'a dit que ma conso pouvait tuer Ethan, &#231;a a eu un gros impact sur moi. &#187;&lt;/i&gt; &#201;lodie d&#233;cide alors d'entamer une cure durant sa grossesse. Elle est hospitalis&#233;e durant un mois et une semaine &#224; La Crois&#233;e, unit&#233; d'hospitalisation d&#233;pendant de la clinique d'addictologie de Lille. L'assistante sociale qui l'accompagne lui parle de Lucine, un tout nouveau centre th&#233;rapeutique r&#233;sidentiel (CTR) r&#233;serv&#233; aux femmes enceintes ou maman d'enfants de 0 &#224; 3 ans ayant des probl&#233;matiques li&#233;es aux addictions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un coup de c&#339;ur : &lt;i&gt;&#171; Quand je suis venue la premi&#232;re fois, je suis rest&#233;e bouche b&#233;e. J'ai dit oui tout de suite ! Ici c'est tr&#232;s sain, on peut se ressourcer, se retrouver avec notre enfant. &#187;&lt;/i&gt; D&#232;s la sortie de la maternit&#233;, &#201;lodie et Ethan int&#232;grent donc Lucine. &lt;i&gt;&#171; Quand elles ont vu mon dossier, les responsables de la PMI &#233;taient sceptiques mais elles ont su trouver les bons mots, elles m'ont fait confiance. &#192; la maternit&#233;, elles m'ont dit : &#034;On vous fait confiance, on ne transmet pas d'information pr&#233;occupante pour Ethan.&#034; &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Raccroch&#233; au p&#244;le addictologie de la Sauvegarde du Nord et financ&#233; par l'Agence r&#233;gionale de Sant&#233;, Lucine, dont les espaces constell&#233;s de jouets pour b&#233;b&#233; pourraient faire croire le contraire, est bien un CTR et non un centre maternel. &lt;i&gt;&#171; Nous sommes dans le cadre d'une d&#233;marche de soin volontaire&lt;/i&gt;, indique Peggy Medved, cheffe de service. &lt;i&gt;La porte d'entr&#233;e, c'est la maman, son souhait de travailler vis-&#224;-vis de son rapport aux diff&#233;rents produits et d'exp&#233;rimenter un temps avec son enfant en dehors des consommations, dans un lieu collectif et s&#233;cure. Nous sommes dans une logique diff&#233;rente d'un centre maternel, o&#249; la porte d'entr&#233;e est l'enfant. Le travail se fait sur trois axes : la femme qui vient en d&#233;marche de soin, la relation m&#232;re/enfant, et l'enfant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;marche volontaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette entr&#233;e permet de rassurer ces femmes qui ont souvent peur d'&#234;tre jug&#233;es par les professionnels de la protection de l'enfance. Au point, parfois, de cacher leurs probl&#233;matiques d'addiction et donc de s'emp&#234;cher l'entr&#233;e dans une d&#233;marche de soin, par crainte de voir leur enfant plac&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sylvie, dont le petit Ousmane accueilli &#224; Lucine est le quatri&#232;me enfant, reconna&#238;t : &lt;i&gt;&#171; On a peur d'en parler, pour ma premi&#232;re, je ne l'ai pas fait. Et je sais qu'elle a eu un manque&lt;/i&gt; [d&#251; au sevrage du b&#233;b&#233; &#224; la naissance, ndlr] &lt;i&gt;mais on se sent jug&#233;e : quand on a l'&#233;tiquette &#034;toxico&#034; &#231;a ne passe pas. Alors on n'ose pas parler, parce qu'on se dit : &#034;assistante sociale, placement, tribunal&#8230;&#034; &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2469 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH178/screenshot_5-10-f929b.png?1694236883' width='500' height='178' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fr&#233;d&#233;ric Brzozowski, directeur du p&#244;le addictologie &#224; la Sauvegarde du Nord, compl&#232;te : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Les femmes ont du mal &#224; &#233;voquer leurs difficult&#233;s d'addiction, par crainte du jugement social, mais aussi du jugement au sens premier du terme, celui de la protection de l'enfance, qui va juger s'il y a un danger ou pas pour l'enfant. Elles ont du mal &#224; d&#233;voiler leurs addictions et souvent on arrive au point de rupture : elles ne peuvent plus faire face et la machine de la protection de l'enfance s'enclenche. &#187;&lt;/i&gt; Or, quand la m&#232;re est accompagn&#233;e bien en amont de la naissance et la sortie de maternit&#233; correctement anticip&#233;e, des alternatives au placement &#233;mergent. Une exp&#233;rience d'accompagnement d&#232;s la grossesse des usag&#232;res de drogue, men&#233;e au centre hospitalier de Montpellier, a pr&#233;sent&#233; des r&#233;sultats &#233;difiants : le taux de placement des nouveau-n&#233;s est pass&#233; de 60&#8239;% &#224; 4&#8239;% en dix ans (2). De quoi &#234;tre convaincu que les secteurs de la protection de l'enfance et de l'addictologie doivent travailler de concert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce travail intersectoriel ne va pas de soi. Les professionnels de l'addictologie sont charg&#233;s d'accompagner la personne addicte, ceux de l'Aide sociale &#224; l'Enfance (ASE) de prot&#233;ger l'enfant. Les premiers ne travaillent que sur volontariat de la personne accompagn&#233;e, au contraire des deuxi&#232;mes. Deux regards sur la personne &#224; accompagner et &#224; prot&#233;ger, deux cultures professionnelles diff&#233;rentes qui, parfois, viennent se bousculer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se faire confiance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, avant l'ouverture de Lucine, il a fallu se rencontrer, communiquer, baliser les secteurs d'intervention et surtout se faire confiance. &lt;i&gt;&#171; Nous avons eu d'abord une p&#233;riode de mise en r&#233;seau : nous avons rencontr&#233; la Direction Enfance/Famille du territoire, les Unit&#233; territoriales de pr&#233;vention et d'action sociale (UTPAS) et les PMI ; et dans un deuxi&#232;me temps, les agents sur site &#187;&lt;/i&gt;, indique Peggy Medved. La question des rapports d'&#233;valuation, outil courant pour les professionnels de l'ASE, a rapidement &#233;t&#233; mise sur la table. &lt;i&gt;&#171; D'embl&#233;e, j'ai insist&#233; sur le fait que nous ne ferions pas de rapport &#233;crit. Notre position, c'est la d&#233;marche de soin de la femme, et le c&#244;t&#233; volontaire de cette d&#233;marche. Si on sous-entend un rapport au juge, ce n'est plus uniquement volontaire et le travail possible avec les mamans autour des addictions serait moins authentique. En revanche, j'ai invit&#233; les agents &#224; venir sur Lucine autant de fois que n&#233;cessaire pour avoir assez d'&#233;l&#233;ments utiles &#224; la r&#233;daction de leur rapport. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une absence de rapport qui a pu dans un premier temps questionner les professionnels de l'ASE, qui voient avant tout l'enfant &#224; prot&#233;ger. &lt;i&gt;&#171; Nous allons agir comme n'importe quel citoyen&lt;/i&gt;, rassure Peggy Medved. &lt;i&gt;Si la sant&#233;, la s&#233;curit&#233; ou le bien-&#234;tre de l'enfant est menac&#233;, nous ferons une Information pr&#233;occupante. Ce discours est tenu aux mamans accueillies, et cela d&#232;s la sollicitation. &#187;&lt;/i&gt; Cette absence de rapport permet de travailler diff&#233;remment : &lt;i&gt;&#171; On s&#233;curise les femmes car elles savent qu'on ne porte pas de jugement&lt;/i&gt;, souligne Carole, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e r&#233;cemment dipl&#244;m&#233;e. &lt;i&gt;On est plus sur du soutien. On va travailler sur la parentalit&#233;, mais sans qu'intervienne ce levier du placement de l'enfant. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2468 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH275/screenshot_4-11-e97b2.png?1694236883' width='500' height='275' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sabrina, l'une des personnes accueillies, Peggy Medved, cheffe de service, Carole, &#233;ducatrice sp&#233;cialis&#233;e, et Gabriel, le fils de Sabrina. / &#169; Rozenne le Berre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;ducateurs ne rendront donc pas de compte &#224; l'ASE sur le parcours de soin des femmes et, notamment, s'il y a une envie ou une reprise de contact avec le produit. Renaud, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; : &lt;i&gt;&#171; Si on avait dit aux mamans qu'on le dirait, si elles reconsommaient, &#231;a n'aurait pas march&#233;. Notre d&#233;marche, c'est que les mamans soient en capacit&#233; de le dire elles-m&#234;mes aux professionnelles de l'ASE si elles se sentent en difficult&#233;. &#187;&lt;/i&gt; Carole croit aussi en la n&#233;cessit&#233; de formation en addictologie des agents de secteur pour casser les pr&#233;jug&#233;s ou les repr&#233;sentations : ainsi, dans un processus de soin rarement lin&#233;aire, il arrive que les personnes consomment &#224; nouveau sans que cet acte soit le signe d'un &#233;chec de l'ensemble de la d&#233;marche de sevrage et de stabilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accompagnement par des professionnels de l'addictologie semble porter ses fruits. &lt;i&gt;&#171; Ici, si l'une de nous a des envies de consommation, si &#231;a lui remplit l'esprit, elle a le droit de le dire&lt;/i&gt;, confirme &#201;lodie. &lt;i&gt;Mais ce n'est pas mon cas. Moi &#231;a m'est compl&#232;tement sorti de la t&#234;te, parce que je suis super bien encadr&#233;e. &#187;&lt;/i&gt; L'encadrement contenant a aussi pour effet de rassurer les services de protection de l'enfance. Ainsi, Sylvie est arriv&#233;e sans Ousmane, plac&#233; en pouponni&#232;re &#224; sa naissance. Gr&#226;ce au travail men&#233; &#224; Lucine, elle a pu le r&#233;cup&#233;rer pr&#232;s d'elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour d'&#201;lodie, de Sylvie et de Sabrina (pour une capacit&#233; totale de cinq mamans &#224; Lucine), s'active au quotidien une &#233;quipe pluridisciplinaire compos&#233;e de trois &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, une &#233;ducatrice de jeunes enfants (EJE) et un infirmier. Une psychologue et un m&#233;decin interviennent sur un temps correspondant &#224; 0,2 &#233;quivalent temps plein. &lt;i&gt;&#171; Les infirmiers sont rentr&#233;s dans le champ de l'addicto, historiquement occup&#233; par des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s, au moment de l'apparition des traitements de substitution. On a donc d&#233;j&#224; l'exp&#233;rience d'int&#233;grer des coll&#232;gues d'autres secteurs dans une &#233;quipe&lt;/i&gt;, explique Fr&#233;d&#233;ric Brzozowski. &lt;i&gt;Ces professionnels viennent interpeller l'&#233;quipe sur une focale que les coll&#232;gues n'ont pas, c'est une richesse. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2467 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH302/screenshot_3-10-a3eac.png?1694236883' width='500' height='302' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sabrina et Enzo, dans le salon collectif. / &#169; Rozenne le Berre&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je suis rep&#233;r&#233;e tr&#232;s vite par les mamans de par ma formation diff&#233;rente&lt;/i&gt;, confirme Anne-Sophie, l'EJE de Lucine. &lt;i&gt;Quand les personnes ou les coll&#232;gues ont une question sp&#233;cifique par rapport &#224; un enfant, ils vont se tourner vers moi parce que j'ai un autre regard. Et le fait que je vienne du secteur du handicap m'a permis d'affiner l'observation des enfants. Dans l'autre sens, j'arrive parfois &#224; mes limites en termes de compr&#233;hension de l'addictologie. On &#233;change beaucoup entre coll&#232;gues. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les rayons du soleil r&#233;chauffent maintenant la cour ext&#233;rieure. &#201;lodie sort avec Ethan, Sabrina avec Enzo, son petit dernier, et Gabriel, trois ans, qui est plac&#233; et lui rend visite cet apr&#232;s-midi. Enzo rigole franchement dans sa poussette sous le regard de son grand fr&#232;re. &lt;i&gt;&#171; Les enfants sont plus toniques&lt;/i&gt;, se r&#233;jouit Sylvie. &lt;i&gt;Mon petit &#224; la pouponni&#232;re il &#233;tait triste, je ne le reconnaissais plus ! Ce serait bien qu'il y ait plus de lieux comme &#231;a. Moi j'ai gal&#233;r&#233; : les rues, les prisons, je m'en veux pour mes enfants, je ne souhaite &#224; personne de vivre &#231;a. Ici j'arrive &#224; me reconstruire. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(1) Les pr&#233;noms ont &#233;t&#233; modifi&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) &lt;a href=&#034;https://bit.ly/2SJUykd&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;https://bit.ly/2SJUykd&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Squat : une exp&#233;rience sociale</title>
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&lt;p&gt;Apr&#232;s plus de dix ann&#233;es d'existence, la mission squat de M&#233;decins du Monde a fait le choix de s'arr&#234;ter. Les personnes-relais au sein des squats et le r&#233;seau d'auto-support co-construit au fil des ann&#233;es peuvent d&#233;sormais continuer sans elle. &lt;br class='autobr' /&gt;
F&#233;vrier 2018. La mission squat de M&#233;decins du Monde pr&#233;sente la capitalisation de son exp&#233;rience apr&#232;s plus de dix ann&#233;es dans les squats. Le programme est termin&#233; ; l'association se retire apr&#232;s que les savoirs, exp&#233;riences, outils construits avec les squatteurs au (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Decryptage" rel="directory"&gt;D&#233;cryptage&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1246-" rel="tag"&gt;1246&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s plus de dix ann&#233;es d'existence, la mission squat de M&#233;decins du Monde a fait le choix de s'arr&#234;ter. Les personnes-relais au sein des squats et le r&#233;seau d'auto-support co-construit au fil des ann&#233;es peuvent d&#233;sormais continuer sans elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;F&#233;vrier 2018. La mission squat de M&#233;decins du Monde pr&#233;sente la capitalisation de son exp&#233;rience apr&#232;s plus de dix ann&#233;es dans les squats. Le programme est termin&#233; ; l'association se retire apr&#232;s que les savoirs, exp&#233;riences, outils construits avec les squatteurs au fil des ann&#233;es se transmettent d&#233;sormais sans l'appui de la mission.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; La premi&#232;re chose que les squatteurs nous ont demand&#233; c'est : &#034;Vous &#234;tes qui ?&#034; &#187;&lt;/i&gt;. Nous sommes en 2004, des intervenants de la mission Rave de M&#233;decins du Monde suivent leur public dans les squats. Ils y sont per&#231;us comme une institution, soup&#231;onn&#233;s de contr&#244;le social. En r&#233;ponse aux interrogations, ils laissent la charte de Cracovie sur l'action humanitaire, une vision de la sant&#233; globale (physique, mentale et sociale) d&#233;fendue par l'Organisation mondiale de la sant&#233;, invitent les squatteurs &#224; les lire, y r&#233;fl&#233;chir. &lt;i&gt;&#171; On revient et on en discute &#187;&lt;/i&gt;. Intervenants du programme, squatteurs, personnes du milieu festif techno partent aussi dans une exp&#233;rience d'errance commune &#224; l'&#233;t&#233; 2005, d&#233;couvrent d'autres lieux de vies et des associations. De cette p&#233;riode d'immersion &#233;mergent deux entit&#233;s importantes du programme : le squat La petite Rockette o&#249; sera notamment install&#233;e une permanence m&#233;dico-psycho-sociale ouverte &#224; tous et l'Intersquat, un r&#233;seau francilien de collectifs de squatteurs visant &#224; l'auto-support, un partage des savoirs, des outils et des comp&#233;tences entre les personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mission squat ? &lt;i&gt;&#171; Un grand terrain d'apprentissage &#187;&lt;/i&gt; pour penser autrement le travail des professionnels du m&#233;dico-social dans la philosophie d'approche employ&#233;e en r&#233;duction des risques. Un laboratoire du social avait titr&#233; &lt;i&gt;Lien Social&lt;/i&gt; (&lt;a href=&#034;https://www.lien-social.com/-954-&#034;&gt;n&#176;&#8239;954&lt;/a&gt;) qui avait suivi quelques jours le travail de la mission en 2009. Attention, l'&#233;quipe se d&#233;fend de toute complaisance. &lt;i&gt;&#171; On a pu entendre que la mission squat faisait la promotion du squat&lt;/i&gt;, souligne Ren&#233; Dutrey, responsable de la mission. &lt;i&gt;Mais aujourd'hui, vu le niveau d'exclusion, un monde sans squat est impossible. Ils sont l&#224; et il faut faire avec &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La philosophie d'intervention construite au fil des ann&#233;es s'appuie sur un travail d'immersion, un &#171; aller vers &#187;. &lt;i&gt;&#171; Aujourd'hui, tout le monde le revendique, mais cela signifie &#234;tre avec les personnes, partir d'elles, accepter leur parcours, leur situation. Il y a une dimension dynamique dans cette approche, il n'y a pas d'appropriation, pas d'infantilisation de la personne &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;crit Roberto Bianco-Levrin, coordinateur du programme, qui juge d&#233;l&#233;t&#232;re la verticalit&#233; des interventions sociales classiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La notion de proximit&#233;, qui a pu interroger en interne, a &#233;galement &#233;t&#233; d&#233;fendue par la mission squat. &lt;i&gt;&#171; On a appris &#224; se rencontrer, se d&#233;couvrir en tant que personne d'abord, et pas autour d'une probl&#233;matique ou d'un besoin exprim&#233; par les personnes &#187;&lt;/i&gt; poursuit Roberto. Une notion pouss&#233;e &#224; l'extr&#234;me par le coordinateur qui, depuis quinze ans, vit en squat ; une sorte de travailleur-pair invers&#233; s'amuse cet &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;. &lt;i&gt;&#171; Le fait que Roberto soit devenu squatteur met un parall&#233;lisme dans la relation qui fait qu'il n'arrive pas en sauveur, en sachant, il arrive en personne identique dans laquelle on peut se reconna&#238;tre et &#234;tre reconnu sur ses comp&#233;tences &#187;&lt;/i&gt; d&#233;taille Ren&#233; Dutrey. Dernier retour d'exp&#233;rience : le d&#233;tachement lorsque le lien n'est plus n&#233;cessaire. &lt;i&gt;&#171; C'est ce que nous sommes en train de faire avec ce programme &#187;&lt;/i&gt; conclut Roberto Bianco-Levrin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_1119 spip_documents'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH446/1246-decryptage-c38fa.png?1694236884' width='500' height='446' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Traitements de substitution &#8226; R&#233;duire les risques</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1240-Traitements-de-substitution-o-Reduire-les-risques</link>
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		<dc:date>2018-11-27T07:36:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>1240</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les traitements de substitution ont fait chuter le nombre d'overdoses en France. Les professionnels de la r&#233;duction des risques plaident aujourd'hui pour une meilleure information sur ces traitements alors que l'augmentation des cas d'overdoses &#224; la m&#233;thadone inqui&#232;te. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nos bricolages peuvent devenir des politiques de sant&#233; publique &#187;. Jean-Pierre Lhomme, disparu en ao&#251;t&#8239;2017, l'un des pionniers de la r&#233;duction des risques en France, en &#233;tait convaincu parce qu'il en avait &#233;t&#233; t&#233;moin. M&#233;decin (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les traitements de substitution ont fait chuter le nombre d'overdoses en France. Les professionnels de la r&#233;duction des risques plaident aujourd'hui pour une meilleure information sur ces traitements alors que l'augmentation des cas d'overdoses &#224; la m&#233;thadone inqui&#232;te.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Nos bricolages peuvent devenir des politiques de sant&#233; publique &#187;&lt;/i&gt;. Jean-Pierre Lhomme, disparu en ao&#251;t&#8239;2017, l'un des pionniers de la r&#233;duction des risques en France, en &#233;tait convaincu parce qu'il en avait &#233;t&#233; t&#233;moin. M&#233;decin g&#233;n&#233;raliste engag&#233; aupr&#232;s de M&#233;decins du Monde avant d'en devenir son vice-pr&#233;sident, il a &#339;uvr&#233;, notamment, &#224; la mise en place des traitements de substitution aux opiac&#233;s (TSO) pour les usagers de drogue. Jean-Pierre Couteron, de la F&#233;d&#233;ration addiction, rappelle que ces traitements ne sont pas issus des recherches fondamentales &lt;i&gt;&#171; mais d'un &#233;quilibre, d'un dialogue, progressivement trouv&#233; entre les pratiques des usagers et les savoir-faire des praticiens, qui avaient alors accept&#233; d'avoir des &#171; petits arrangements &#187; avec la norme telle qu'elle existait &#224; l'&#233;poque &#187;&lt;/i&gt; (1). Cette co-construction s'est inscrite ensuite dans une politique de sant&#233; publique qui a fait ses preuves.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2643 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L200xH269/capture_d_ecran_2021-02-10_a_11.40.48-c6922.png?1694236884' width='200' height='269' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;L'acc&#232;s aux traitements de substitution a &#233;t&#233; une bataille. Jusque dans les ann&#233;es 90, les tenants de l'abstinence comme seule r&#233;ponse &#224; l'usage de drogue pr&#233;dominaient. Il a fallu une &#233;pid&#233;mie de sida pour qu'une approche plus pragmatique, la politique de r&#233;duction des risques, trace &#8211; difficilement &#8211; son chemin en France. Les traitements de substitution entraient dans cette strat&#233;gie. En 1994, mille places pour un traitement &#224; la m&#233;thadone sont ouvertes ; en 1995 sa prescription est &#233;largie. La m&#234;me ann&#233;e, la bupr&#233;norphine &#8211; mieux connue sous le nom de Subutex &#8211; est autoris&#233;e, puis vendue dans les pharmacies &#224; partir de 1996. Sa prescription par la m&#233;decine de ville devient alors possible ; la primo-prescription de m&#233;thadone reste r&#233;serv&#233;e aux 432 centres de soins d'accompagnement et de pr&#233;vention en addictologie (CSAPA) et aux &#233;tablissements de sant&#233;. Ces TSO ont favoris&#233; l'acc&#232;s aux soins, r&#233;duit la mortalit&#233; ; le nombre d'overdoses a massivement chut&#233;. Ils ont ind&#233;niablement am&#233;lior&#233; les conditions de vie, sociale et professionnelle, des personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2642 spip_documents spip_documents_left'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH290/capture_d_ecran_2021-02-10_a_11.40.30-c48f7.png?1694236884' width='500' height='290' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;Overdose de m&#233;thadone&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, toutefois, &lt;i&gt;&#171; le bilan 2018 nous inqui&#232;te &#187;&lt;/i&gt;, avance Maurice Dematt&#233;is, du coll&#232;ge universitaire des enseignants d'addictologie. Il existe une tr&#232;s grande h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; des pratiques et les situations des patients ont beaucoup chang&#233; : polyconsommations, arriv&#233;e de nouvelles drogues de synth&#232;se, nouvelles portes d'entr&#233;e dans la consommation, notamment via les antalgiques&#8230; Et puis l'enqu&#234;te annuelle DRAMES (D&#233;c&#232;s en relation avec l'abus de m&#233;dicaments et de substances), sortie en juin dernier, r&#233;v&#232;le que 148 personnes sont mortes par overdose de m&#233;thadone en 2016 sur les 406 overdoses recens&#233;es, plus que par l'h&#233;ro&#239;ne (90 d&#233;c&#232;s). La m&#233;thadone est ainsi devenue la premi&#232;re cause d'overdose en France&#8230; Est-ce dans le cadre d'une m&#233;thadone prescrite ou d'une m&#233;thadone de rue, de m&#233;susages ? Les donn&#233;es sont encore tr&#232;s parcellaires. Pour Fabrice Olivet, de l'association d'auto-support des usagers de drogue (ASUD), ces overdoses sont ind&#233;niablement li&#233;es &#224; la m&#233;thadone de rue, avec des personnes qui ne sont pas en contact avec le syst&#232;me de soins, hors traitement de substitution. Mais, face &#224; ces chiffres et &#224; la peur provoqu&#233;e par la situation am&#233;ricaine, pourtant sans lien avec les traitements de substitution (voir encart), l'agence nationale de s&#233;curit&#233; des m&#233;dicaments installe une commission et organise en juin dernier une journ&#233;e d'&#171; &#233;changes partenarial sur les traitements de substitution en vue de l'&#233;laboration d'un plan de r&#233;duction du nombre d'overdoses &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Pourquoi les usagers pr&#233;f&#232;rent-ils aller acheter de la m&#233;thadone &#224; la gare du Nord o&#249; le flacon de 60&#8239;mg co&#251;te de 3 &#224; 10&#8239;euros plut&#244;t que d'aller dans un CSAPA o&#249; la d&#233;livrance est anonyme et gratuite ? &#187;&lt;/i&gt;, interroge, lors de cette journ&#233;e, Thomas Dusouchet, de l'association Ga&#239;a qui g&#232;re la salle parisienne de consommation &#224; moindre risque. Il questionne la notion d'accessibilit&#233; aux traitements dans les CSAPA. Peu connues, ces structures n'ont jamais fait l'objet de campagne d'information et provoquent encore la crainte de nombreux usagers de drogue. &lt;i&gt;&#171; On attend encore deux, trois, quatre mois avant de pouvoir y entrer&lt;/i&gt;, souligne Pierre Chappard, de l'association d'auto-support psychoactif et chef de service en CSAPA, &lt;i&gt;puis ensuite c'est la gal&#232;re, il faut encore passer par le secr&#233;taire, l'assistante sociale, l'&#233;ducateur, l'infirmier, qui vont faire une synth&#232;se avant de prescrire un traitement m&#233;thadone. &#187;&lt;/i&gt; Muriel Gr&#233;goire, psychiatre &#224; l'h&#244;pital Marmottan, nuance : &lt;i&gt;&#171; Un certain nombre d'usagers ne vont pas vers les CSAPA car ils ne sont pas en d&#233;marche de soins. &#187;&lt;/i&gt; Tous plaident pour une primo-prescription de la m&#233;thadone par la m&#233;decine de ville avec une mise en garde : il faut que les m&#233;decins soient bien encadr&#233;s et bien form&#233;s, appuy&#233;s sur un r&#233;seau de professionnels, des associations d'auto-support, des centres d'accueil et d'accompagnement &#224; la r&#233;duction des risques, des CSAPA&#8230; Cette mesure permettra, selon eux, de limiter le march&#233; noir et les risques de m&#233;susage qui peuvent &#234;tre &#224; l'origine des overdoses. Une question reste enti&#232;re : le nombre de m&#233;decins prescripteurs de Subutex est en baisse, comment relancer l'investissement des m&#233;decins aupr&#232;s de ces patients ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2641 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L350xH208/capture_d_ecran_2021-02-10_a_11.40.15-2efaa.png?1694236884' width='350' height='208' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une RDR avanc&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2644 spip_documents spip_documents_right'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L200xH216/capture_d_ecran_2021-02-10_a_11.41.03-e15c2.png?1694236884' width='200' height='216' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;Pour Vincent Benso, de l'association d'auto-support ASUD, deux axes possibles de pr&#233;vention de ces overdoses sont &#224; d&#233;velopper. La viralit&#233; des messages d'information et de pr&#233;vention via les r&#233;seaux de sociabilit&#233; des usagers a d&#233;j&#224; fait ses preuves et doit &#234;tre utilis&#233;e. Internet peut &#233;galement servir de courroie de transmission des connaissances aux usagers &#224; risques, loin de toutes les structures m&#233;dico-sociales. &lt;i&gt;&#171; Il n'y a pas assez d'informations sur les TSO en direction de la population g&#233;n&#233;rale comme il n'y a pas assez d'informations sur les opiac&#233;s en g&#233;n&#233;ral, notamment les antidouleurs, en cause dans la situation am&#233;ricaine &#187;&lt;/i&gt;, pense Fabrice Olivet. Informer les personnes des dangers de ces m&#233;dicaments aurait permis d'&#233;viter la catastrophe. Pour beaucoup d'intervenants de ce secteur, il faut garder en m&#233;moire que ces m&#233;dicaments ne sont pas tout &#224; fait comme les autres. Jean-Pierre Couteron rappelle que &lt;i&gt;&#171; si la prescription est importante, la question de l'accompagnement de la prescription dans une prise en charge globale est tout aussi importante &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; -&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;(1) L'article s'est appuy&#233; sur la journ&#233;e d'&#233;changes partenariale sur les traitements de substitution en vue de l'&#233;laboration d'un plan de r&#233;duction du nombre d'overdoses, organis&#233;e par l'Agence nationale de s&#233;curit&#233; des m&#233;dicaments, commission des stup&#233;fiants et psychotropes, s&#233;ance du 21 juin 2018.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Addictions &#8226; Se mettre au vert pour prot&#233;ger le sevrage</title>
		<link>https://www.lien-social.com/1228-Addictions-o-Se-mettre-au-vert-pour-proteger-le-sevrage</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.lien-social.com/1228-Addictions-o-Se-mettre-au-vert-pour-proteger-le-sevrage</guid>
		<dc:date>2018-05-01T07:47:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>stagiaire</dc:creator>


		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>1228</dc:subject>

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&lt;p&gt;Dans le d&#233;partement du Nord, au c&#339;ur du parc naturel r&#233;gional de l'Avesnois, un centre th&#233;rapeutique accueille des femmes et hommes en post-cure. Lorsque la consommation est intimement li&#233;e au milieu urbain, la campagne apporte un nouveau souffle. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; On y va ? Qui veut prendre la parole en premier ? &#187; Il est 8 h 30 au centre th&#233;rapeutique r&#233;sidentiel (CTR) &#171; Le Point du jour &#187;. Nous sommes &#224; Wignehies, un petit village du d&#233;partement du Nord, pr&#232;s de Fourmies. Dehors, les champs et for&#234;ts &#233;mergent (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le d&#233;partement du Nord, au c&#339;ur du parc naturel r&#233;gional de l'Avesnois, un centre th&#233;rapeutique accueille des femmes et hommes en post-cure. Lorsque la consommation est intimement li&#233;e au milieu urbain, la campagne apporte un nouveau souffle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; On y va ? Qui veut prendre la parole en premier ? &#187;&lt;/i&gt; Il est 8 h 30 au centre th&#233;rapeutique r&#233;sidentiel (CTR) &lt;i&gt;&#171; Le Point du jour &#187;&lt;/i&gt;. Nous sommes &#224; Wignehies, un petit village du d&#233;partement du Nord, pr&#232;s de Fourmies. Dehors, les champs et for&#234;ts &#233;mergent timidement de la brume. Dans la salle commune, agr&#233;ablement chauff&#233;e par le po&#234;le &#224; bois, les quinze r&#233;sidents sont attabl&#233;s autour de J&#233;r&#244;me, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ils sont accueillis ici en post-cure, apr&#232;s un sevrage, et tentent de se gu&#233;rir d&#233;finitivement de leur addiction. Comme chaque matin, ils prennent la parole pour exprimer leur &#171; humeur du jour &#187;. L'occasion d'&#233;voquer les activit&#233;s de la veille, la nuit pass&#233;e, reposante pour certain et chaotique pour d'autres, l'&#233;volution dans le parcours de soin et, tout simplement, informer le groupe sur leur &#233;tat d'esprit en ce d&#233;but de journ&#233;e. &lt;i&gt;&#171; L'humeur du jour, &#231;a nous permet de voir o&#249; on en est personnellement et collectivement, &lt;/i&gt; indique Sofiann, l'un des r&#233;sidents. &lt;i&gt;On a tous nos pathologies. Moi, par exemple, j'ai vingt-cinq ans de consommation. &#199;a permet de nous respecter les uns les autres, de savoir que tout le monde a son humeur mais que l'on respecte l'&#233;tat d'esprit de chacun. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La solidarit&#233; et le respect semblent en effet de mise. La plupart des interventions sont ponctu&#233;es de &lt;i&gt;&#171; Bonne journ&#233;e &#224; tous &#187;, &#171; Courage &#187;, &#171; &#192; toi aussi &#187;&lt;/i&gt;. Mais la col&#232;re peut monter rapidement, et ce temps collectif sert aussi &#224; d&#233;samorcer d'&#233;ventuels conflits. L'un des r&#233;sidents profite d'ailleurs de l'humeur du jour pour &#233;voquer un conflit autour de la machine &#224; laver : il pense que quelqu'un s'amuse &#224; relancer plusieurs fois sa machine. &lt;i&gt;&#171; Si c'est volontaire, je trouve que &#231;a vole bas. Que la personne ne s'amuse pas trop avec moi&#8230; &#187;&lt;/i&gt; J&#233;r&#244;me et certains r&#233;sidents interviennent et le tranquillisent. &lt;i&gt;&#171; &#199;a peut partir tr&#232;s vite pour pas grand chose&lt;/i&gt;, indique J&#233;r&#244;me. &lt;i&gt;En creusant, derri&#232;re on sait qu'il y a un mal-&#234;tre, un conflit, une manipulation. &#187;&lt;/i&gt; D'o&#249; l'importance de cette humeur du jour quotidienne et des autres temps de paroles organis&#233;s dans la semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2812 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH174/capture_d_ecran_2021-02-18_a_16.04.23-d37ab.png?1694056030' width='500' height='174' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Se poser, se reposer&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ce rituel quotidien qui sert d'introduction &#224; la journ&#233;e, les r&#233;sidents participent &#224; diff&#233;rents ateliers anim&#233;s par des &#233;ducateurs techniques ou des &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s. Ce matin-l&#224;, ils ont le choix entre atelier &#171; espaces verts &#187;, &#171; animaux &#187; ou &#171; cuisine &#187;. L'implantation du centre, dans un village en plein parc naturel de l'Avesnois, est un immense atout pour d&#233;velopper des activit&#233;s p&#233;dagogiques en lien avec le milieu rural. Une d&#233;marche qui &#233;tait au c&#339;ur du projet, d&#232;s l'ouverture du centre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Dans les ann&#233;es 90, nos &#233;quipes travaillaient en pr&#233;vention sp&#233;cialis&#233;e sur Roubaix &#187;&lt;/i&gt;, explique Hocine Belayel, ancien chef de service sur ce site, aujourd'hui directeur g&#233;n&#233;ral de l'association d'&#233;ducation et de pr&#233;vention (AEP), gestionnaire du centre. &lt;i&gt;&#171; Certains jeunes addicts &#233;taient accompagn&#233;s vers des unit&#233;s de sevrage, mais ils en sortaient et rechutaient imm&#233;diatement. Face &#224; ce constat, l'association a investi dans ce lieu, en milieu rural, pour organiser des s&#233;jours de rupture. &#187;&lt;/i&gt; Hocine Belayel prend la t&#234;te du centre th&#233;rapeutique en 2002. Il y restera jusqu'en 2014. Issu lui-m&#234;me d'un milieu urbain, il croit fermement dans les bienfaits de la ruralit&#233; pour accompagner la d&#233;marche de soin des personnes addictes. &lt;i&gt;&#171; Offrir une prise en charge globale en milieu rural, pour des personnes qui sont sous pression du matin au soir, livr&#233;es &#224; elles-m&#234;mes, qui doivent se d&#233;brouiller pour survivre,&#8239;etc., &#231;a permet vraiment de se poser et se reposer. Les animaux, par exemple, sont parfois les premiers soigneurs : le matin ils les attendent, ils les appellent ! L'animal peut vraiment &#234;tre un point de connexion pour des gens qui ont connu des ruptures tr&#232;s importantes. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le grand parc qui entoure le centre, les r&#233;sidents s'activent en atelier, accompagn&#233;s par les &#233;ducateurs techniques. Un groupe s'attelle avec beaucoup de soin &#224; la prise en charge des animaux. Biquettes, oies, lapins, poules et &#226;nes sont nourris et c&#226;lin&#233;s. &lt;i&gt;&#171; Parfois on est surpris&lt;/i&gt;, indique J&#233;r&#244;me. &lt;i&gt;On re&#231;oit des personnes qui ont beaucoup de violence en eux, et au contact des animaux ils se m&#233;tamorphosent ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Juste &#224; c&#244;t&#233; des poules, dans les cabanons, trois r&#233;sidents sont occup&#233;s &#224; d&#233;biter le bois de chauffage qui servira &#224; entretenir le po&#234;le de la salle commune. Sofiann, d&#233;broussailleuse en main, est lui charg&#233; de nettoyer le champ en contrebas, pendant qu'Arnaud installe un petit pont sur une rivi&#232;re v&#233;g&#233;tale remplie de fumier. Paul, &#233;ducateur technique, veille au grain en passant de groupe en groupe pour les conseiller. Cet &#233;clatement en petits groupes dispers&#233;s dans le parc, chacun &#224; sa t&#226;che, permet de d&#233;velopper l'autonomie et la responsabilisation. &lt;i&gt;&#171; Prendre un horaire, se r&#233;habituer au travail, ils n'ont plus forc&#233;ment tout &#231;a dans la t&#234;te. Mais une fois qu'ils sont en route et qu'ils savent ce qu'ils ont &#224; faire, c'est bon ! &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du parking au terrain de p&#233;tanque, des animaux en bois qui d&#233;corent le parc aux porte-cl&#233;s des chambres, tout ici est fait par les r&#233;sidents. Elodie Heulin, l'actuelle cheffe de service, croit fermement dans l'accueil en milieu rural pour les personnes en postcure : &lt;i&gt;&#171; Cela donne un nouveau souffle. Certains ne se rendaient pas compte que la ville ne leur correspondait pas. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2813 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L500xH336/capture_d_ecran_2021-02-18_a_16.05.06-53022.png?1694056030' width='500' height='336' alt=&#034;&#034; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; De l'enfer au paradis &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour d'elle, une &#233;quipe pluridisciplinaire est investie au quotidien pour assurer la prise en charge des r&#233;sidents : une &#233;quipe &#233;ducative compos&#233;e de six &#233;ducateurs sp&#233;cialis&#233;s et moniteurs &#233;ducateurs, trois &#233;ducateurs techniques, une &#233;quipe m&#233;dicale, compos&#233;e d'un m&#233;decin addictologue, d'une infirmi&#232;re et d'une pharmacienne, deux psychologues, une ma&#238;tresse de maison et enfin trois surveillants de nuit. Ludovic s'y retrouve bien : &lt;i&gt;&#171; Ils ont chacun leur technique. Nous, on peut vite &#234;tre dissip&#233;s, impulsifs. Ils essaient tous de trouver un truc. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sofiann en est convaincu : s'installer au vert, c'est &lt;i&gt;&#171; passer de l'enfer au paradis &#187; : &#171; J'ai 37 ans, j'ai v&#233;cu 37 ans dans un quartier sensible. La ville, c'est la pollution, les probl&#232;mes, les histoires. Ici on respire le bon air, notre esprit est plus libre. On a de l'oxyg&#232;ne, &#231;a nous fait d&#233;gager le mauvais sang qui est en nous. Mon objectif, c'est de prendre ma femme et mes enfants et sortir de ce ghetto. &#187;&lt;/i&gt; Il en est convaincu, les ateliers en pleine nature sont tr&#232;s utiles dans la d&#233;marche de soin : &lt;i&gt;&#171; En atelier on se sent utile, on ressent une confiance en nous. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La coupure avec le milieu urbain permet &#233;galement une plus grande mise &#224; distance des produits : &lt;i&gt;&#171; En ville, c'est plus facile de trouver un bistrot, de trouver de l'alcool. Ici on est loin de tout. Pour notre abstinence, c'est un plus &#187;&lt;/i&gt;, reconna&#238;t un r&#233;sident. Les permissions, et le retour en milieu urbain qu'elles impliquent parfois, sont des &#233;preuves. &lt;i&gt;&#171; Ce week-end, j'&#233;tais en permission. On m'a appel&#233; deux fois pour consommer, j'ai pas craqu&#233; &#187;&lt;/i&gt;, se f&#233;licite Cathy, seule femme du groupe. Alicia Prudence, psychologue, compl&#232;te : &lt;i&gt;&#171; Le travail psychoth&#233;rapeutique est le m&#234;me &#224; la ville et &#224; la campagne. Par exemple, on met en &#233;vidence la fonction du produit avec le patient, on l'am&#232;ne &#224; rechercher ses propres alternatives non nocives, on peut &#233;galement travailler sur sa motivation, des &#233;v&#233;nements de vie difficiles, la gestion des &#233;motions&#8239;etc. Cependant, la mise au vert nous permet peut-&#234;tre d'appuyer le travail sur certaines repr&#233;sentations li&#233;es &#224; la prise de substances (licites ou illicites) ou encore de renforcer le travail sur la question de l'abstinence et des rechutes par la mise &#224; l'&#233;cart des consommations. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S'implanter dans le territoire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si les avantages sont nombreux, l'isolement peut parfois &#234;tre source de contraintes : un d&#233;placement &#224; Lille, pour un rendez-vous au tribunal par exemple, peut facilement prendre toute la journ&#233;e. Le lien avec les familles est aussi complexifi&#233; du fait de la distance : &lt;i&gt;&#171; Si on prend le cas des enfants plac&#233;s, il est parfois plus difficile pour nos partenaires de se d&#233;placer jusqu'ici, dans le cadre de visites m&#233;diatis&#233;es. Mais on s'en sort toujours ! &#187;&lt;/i&gt;, rassure J&#233;r&#244;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au voisinage, il s'est totalement habitu&#233; &#224; la pr&#233;sence des r&#233;sidents. Les portes sont ouvertes, invitant &#224; la rencontre et au partage : la boulang&#232;re vient livrer le pain, l'opticien applique une r&#233;duction sur les lunettes pour les r&#233;sidents, et, quand la production de l&#233;gumes dans le potager du centre est trop importante, une affiche invite les voisins &#224; entrer pour en r&#233;cup&#233;rer une partie. Pour les besoins du centre, priorit&#233; est donn&#233;e aux producteurs et commer&#231;ants locaux, afin de participer au renforcement du tissu socio-&#233;conomique local. Cette implantation dans le territoire, bas&#233;e sur la confiance et le dialogue, porte ses fruits : &lt;i&gt;&#171; Quand je suis arriv&#233; ici, je recevais des courriers adress&#233;s &#224; la &#034;Maison des drogu&#233;s&#034;&lt;/i&gt;, sourit Hocine Belayel. &lt;i&gt;&#199;a n'arriverait plus aujourd'hui !&#8239;&lt;/i&gt; &#187;-&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'histoire de la r&#233;duction des risques</title>
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		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
		<dc:subject>1116</dc:subject>

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&lt;p&gt;Un film de Laurent Appel et Philippe Lachambre &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Cette putain de maladie est un effet direct de la guerre &#224; la drogue. &#187; Fabrice Olivet, de l'Association d'auto-support des usagers de drogues (ASUD), sourit mais sa r&#233;volte traverse tout le documentaire. Il a eu l'id&#233;e, avec Laurent Appel, de faire un film en plusieurs volets sur la politique de r&#233;duction des risques li&#233;s &#224; l'usage de drogue en France. Le premier volet sur l'histoire, film&#233; par Laurent Appel et Philippe Lachambre, revient sur la (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un film de Laurent Appel et Philippe Lachambre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Cette putain de maladie est un effet direct de la guerre &#224; la drogue. &#187; Fabrice Olivet, de l'Association d'auto-support des usagers de drogues (ASUD), sourit mais sa r&#233;volte traverse tout le documentaire. Il a eu l'id&#233;e, avec Laurent Appel, de faire un film en plusieurs volets sur la politique de r&#233;duction des risques li&#233;s &#224; l'usage de drogue en France. Le premier volet sur l'histoire, film&#233; par Laurent Appel et Philippe Lachambre, revient sur la politique de r&#233;pression qui a pr&#233;valu vis-&#224;-vis des usagers de drogue, les r&#233;duisant au silence et &#224; l'impuissance face au virus du sida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le documentaire ne cesse de rappeler que, pour des raisons id&#233;ologiques et politiques, les usagers de drogue n'ont eu acc&#232;s &#224; des seringues st&#233;riles que tr&#232;s tardivement, bien apr&#232;s le d&#233;but de l'&#233;pid&#233;mie. Or, la politique de r&#233;duction des risques (RDR), une fois accept&#233;e, a permis de stopper l'&#233;pid&#233;mie de sida chez les usagers de drogue. Tout le monde le reconna&#238;t aujourd'hui, jusqu'&#224; parfois oublier l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le documentaire, gr&#226;ce aux documents d'archives et aux t&#233;moignages des acteurs de la RDR, revient sur la multitude de luttes&#8230; et de morts qu'il a fallu pour que les pouvoirs publics (et les m&#233;decins) admettent que les usagers pouvaient &#234;tre acteurs de leur propre sant&#233;.&lt;i&gt; &#171; Cette population a encaiss&#233; le virus du sida de plein fouet, sans information et moyens de s'en pr&#233;venir &#187;&lt;/i&gt;, rappelle le documentaire. Les usagers de drogues ont alors repr&#233;sent&#233; un tiers des victimes du sida. En 1993, le sida est la premi&#232;re cause de mortalit&#233; pour les 18-34 ans en Ile-de-France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien auraient pu &#234;tre &#233;pargn&#233;s ? &lt;i&gt;&#171; La notion d'absence de responsabilit&#233; des usagers de drogue par rapport &#224; leur sant&#233; &#233;tait r&#233;currente &#187;,&lt;/i&gt; t&#233;moigne Alain Morel, psychiatre addictologue, directeur d'Oppelia. &lt;i&gt;&#171; Leur donner des seringues n'&#233;tait pas concevable. &#187;&lt;/i&gt; Pourtant, arrive, enfin, 1987, l'autorisation de vente libre de seringues par Mich&#232;le Barzach, alors ministre de la Sant&#233; : &lt;i&gt;&#171; 60 % des usagers de drogue changent alors de comportement en un an et ne partagent plus leur seringue &#187;&lt;/i&gt;, souligne William Lowenstein, m&#233;decin, addictologue, directeur de la clinique Mont&#233;vid&#233;o. Aujourd'hui, la transmission du VIH par l'usage de drogue repr&#233;sente 1 % des d&#233;couvertes de s&#233;ropositivit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Premi&#232;re partie : L'histoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Production &lt;a href=&#034;http://www.asud.org/2013/06/11/dvd-la-rdr-en-france-1ere-partie-lhistoire&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Asud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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