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	<title>Lien Social</title>
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31670 Lab&#232;ge
T&#233;l. : 05 62 73 34 40
Fax : 05 62 73 00 29</description>
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		<title>Lien Social</title>
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		<title>Assistante familiale : le m&#233;tier &#171; impossible &#187; ?</title>
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		<dc:subject>Assistant familial</dc:subject>
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&lt;p&gt;La loi du 27 juin 2005 a dot&#233; les assistantes familiales d'un v&#233;ritable statut de travailleurs sociaux. Toutefois, un certain nombre de points rest&#233;s en suspens font aujourd'hui de l'accueil familial un secteur &#224; bout de souffle. Etat des lieux d'une profession en plein essor, mais aux contours et aux limites encore &#224; pr&#233;ciser. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; C'est un m&#233;tier en or si l'on nous en donne les moyens. &#187; Ce cri du c&#339;ur d'une assistante familiale pourrait &#234;tre repris par l'int&#233;gralit&#233; de ses cons&#339;urs. Mais, partout, chez (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1116-" rel="tag"&gt;1116&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La loi du 27 juin 2005 a dot&#233; les assistantes familiales&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Bien que le dipl&#244;me s'intitule dipl&#244;me d'Etat d'assistant familial, nous avons (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; d'un v&#233;ritable statut de travailleurs sociaux. Toutefois, un certain nombre de points rest&#233;s en suspens font aujourd'hui de l'accueil familial un secteur &#224; bout de souffle. Etat des lieux d'une profession en plein essor, mais aux contours et aux limites encore &#224; pr&#233;ciser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est un m&#233;tier en or si l'on nous en donne les moyens. &#187; &lt;/i&gt; Ce cri du c&#339;ur d'une assistante familiale pourrait &#234;tre repris par l'int&#233;gralit&#233; de ses cons&#339;urs. Mais, partout, chez ces femmes &#8211; dans leur immense majorit&#233; &#8211; la lassitude prend le dessus sur l'enthousiasme. Par-del&#224; les trois r&#233;formes que la profession a connues ces derni&#232;res d&#233;cennies, le placement familial a du plomb dans l'aile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re en date, la loi du 17 mai 1977 fait des &#171; nourrices &#187;, des assistantes maternelles, qu'elles gardent des enfants en permanence chez elles ou seulement de jour. La loi du 12 juillet 1992 simplifie l'agr&#233;ment, d&#233;sormais d&#233;livr&#233; pour cinq ans par la PMI (Protection maternelle et infantile). Le nombre d'enfants accueillis est limit&#233; &#224; trois, la r&#233;mun&#233;ration revaloris&#233;e et la formation, obligatoire, port&#233;e &#224; 120 heures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cens&#233;e parachever cet &#233;difice, la loi du 27 juin 2005, enfin, red&#233;finit en profondeur le statut professionnel des accueillants de mineurs plac&#233;s. Rebaptis&#233;s assistants familiaux, ces derniers sont reconnus comme travailleurs sociaux &#224; part enti&#232;re, contrairement aux assistantes maternelles qui gardent les jeunes enfants. Les 48 000 assistantes familiales accueillaient fin 2011, suite &#224; un placement judiciaire dans trois cas sur quatre, 68 800 mineurs ou jeunes majeurs de z&#233;ro &#224; vingt et un ans, soit 53 % de ceux-ci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Formation et dipl&#244;me d'&#201;tat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re de professionnalisation des assistantes familiales, la loi de 2005 a tiss&#233; l'un des statuts les plus avanc&#233;s d'Europe. Elle renforce, d'abord, leur obligation de formation, d&#233;sormais de 300 heures : un stage employeur de 60 heures, pr&#233;alable &#224; l'accueil du premier enfant et un cursus de 240 heures &#224; effectuer en alternance sur une amplitude de dix-huit mois &#224; deux ans, dans les trois ans suivant la signature du premier contrat. &lt;i&gt;&#171; Au programme : int&#233;gration de l'enfant dans la famille d'accueil, accompagnement &#233;ducatif de l'enfant et communication professionnelle &#187;&lt;/i&gt;, pr&#233;cise Fr&#233;d&#233;rique Willette, chef du bureau de l'accueil familial et responsable du centre de formation au conseil g&#233;n&#233;ral (CG) de Seine-Saint-Denis. &lt;i&gt;&#171; L'accompagnement par un r&#233;f&#233;rent professionnel est un vrai plus pour les aider &#224; r&#233;fl&#233;chir sur leur pratique &#187;&lt;/i&gt;, poursuit-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi porte &#233;galement cr&#233;ation du dipl&#244;me d'&#201;tat d'assistant familial (DEAF), un dipl&#244;me de travail social de niveau V, qui sanctionne un nouveau public, plus qualifi&#233; et exigeant que les premi&#232;res g&#233;n&#233;rations. &lt;i&gt;&#171; Elles ont envie de s'inclure dans le service, de se former et de partager avec les &#233;quipes &#187;&lt;/i&gt;, pointe Fr&#233;d&#233;rique Willette. Bien que le passage du dipl&#244;me demeure facultatif, la grande majorit&#233; des nouvelles venues choisit ainsi de le pr&#233;senter au terme de sa formation. Les assistantes familiales d'au moins trois ans d'anciennet&#233; pouvant, elles, l'obtenir via la validation des acquis de l'exp&#233;rience (VAE). D'o&#249; un taux de dipl&#244;m&#233;es en augmentation croissante : 41 % en 2012 au CG de Seine-Saint-Denis, contre 37 % en 2011. Dans la foul&#233;e, la profession s'est structur&#233;e et syndicalis&#233;e, via, notamment, le Syndicat professionnel des assistants maternels et assistantes familiales (SPAMAF).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Manque de reconnaissance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutefois, sur de nombreux points, la loi de 2005 semble ne pas avoir &#233;t&#233; au bout de sa logique. D'o&#249; le sentiment persistant d'un manque de reconnaissance de la plupart des assistantes familiales. &lt;i&gt;&#171; Si l'obtention du dipl&#244;me d'&#201;tat entra&#238;ne le renouvellement automatique de l'agr&#233;ment sans limitation de dur&#233;e, le dipl&#244;me ne garantit ni l'embauche, ni l'anciennet&#233;, ni un statut ou un salaire am&#233;lior&#233;s au niveau national.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, les passerelles sont encore insuffisantes avec les autres dipl&#244;mes sociaux de niveaux V, notamment pour acc&#233;der &#224; d'autres fonctions dans une collectivit&#233; &#187;&lt;/i&gt;, regrette Christian Allard, responsable d'une structure de placement familial &#224; Joinville (Val-de-Marne) et membre du bureau de l'association R&#233;seau des intervenants en accueil familial pour enfants &#224; but th&#233;rapeutique (RIAFET). En regrettant que les indispensables compl&#233;ments de formation soient laiss&#233;s au bon vouloir des d&#233;partements. &lt;i&gt;&#171; Les 300 heures constituent un minimum, mais par la suite, la formation continue doit &#234;tre permanente, ainsi que les &#233;changes avec l'&#233;quipe, sur des th&#232;mes aussi divers que le clivage, le d&#233;ni, les effets du traumatisme, les troubles du lien&#8230; &#187;&lt;/i&gt;, estime-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet accompagnement psychologique semble d'autant plus n&#233;cessaire que l'int&#233;gration des assistantes familiales dans les &#233;quipes laisse encore &#224; d&#233;sirer. Celles-ci demeurant souvent tenues &#224; l'&#233;cart des r&#233;unions de synth&#232;se. La loi de 2005 pr&#233;cisait pourtant que leur action devait s'inscrire dans un projet &#233;ducatif global n&#233;cessitant l'intervention d'autres professionnels de l'action socio-&#233;ducative (&#233;ducateurs, m&#233;decins, psychologues, assistantes sociales&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les faits, certaines &#233;quipes, et notamment l'&#233;ducateur r&#233;f&#233;rent, pilier du dispositif, ont encore du mal &#224; consid&#233;rer &#224; plein ces professionnelles comme des leurs. &lt;i&gt;&#171; Dans nombre de d&#233;partements, l'assistante familiale n'est toujours pas consid&#233;r&#233;e comme un partenaire, mais comme un usager des services sociaux &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;nonce Bernard Ruhaud, &#233;ducateur sp&#233;cialis&#233; &#224; la retraite, anciennement charg&#233; de la formation des assistantes familiales de l'aide sociale &#224; l'enfance (ASE) en Charente-Maritime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des dysfonctionnements dont sont conscients les responsables des services. &lt;i&gt;&#171; Nagu&#232;re, c'&#233;tait l'&#233;ducateur la t&#234;te pensante, l'assistante familiale se chargeant de la simple mise en &#339;uvre : une logique dont il est encore parfois compliqu&#233; de sortir &#187;&lt;/i&gt;, admet Karine Delville, directrice adjointe de Jean Coxtet, un service associatif de placement familial sur Paris et la r&#233;gion parisienne. Les uns et les autres tentent d'am&#233;liorer les dispositifs. &lt;i&gt;&#171; Nous associons activement l'assistante familiale au projet de r&#233;gulation pour l'enfant, dont elle est co-signataire &#187;&lt;/i&gt;, affirme Claudie Reixach, chef de service ASE au conseil g&#233;n&#233;ral de Seine-Saint-Denis, en admettant que &lt;i&gt;&#171; la mise en &#339;uvre de ce projet se fait progressivement et l'association des assistantes familiales &#224; celui-ci doit continuer &#224; progresser. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Tenues &#224; l'&#233;cart&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre grief des assistantes familiales : l'&#233;quipe fait parfois le choix d'occulter certaines informations d'ordre familial, scolaire, m&#233;dico-social, voire p&#233;nal, vis-&#224;-vis de la famille d'accueil. &lt;i&gt;&#171; Dans un contexte de p&#233;nurie, on cherche avant tout &#224; trouver une place &#224; l'enfant. Et ce, alors que les probl&#233;matiques des mineurs adress&#233;s au placement familial sont de plus en plus lourdes : inceste, maltraitance, parfois associ&#233;s &#224; de graves troubles du comportement &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore Claire Turbiaux, pr&#233;sidente de l'ANPF (Association nationale du placement familial).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre point d'achoppement : la pr&#233;carit&#233; persistante des assistantes familiales. L'agr&#233;ment n'entra&#238;ne pas le recrutement. Une fois celui-ci en poche, les assistantes familiales doivent poser leur candidature et participer &#224; une proc&#233;dure sp&#233;cifique &#224; chaque employeur (conseils g&#233;n&#233;raux, services de placements familiaux associatifs, services d'accueil familial sp&#233;cialis&#233;s ou th&#233;rapeutiques). Certaines assistantes familiales ayant deux employeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la loi de 2005 n'a qu'&#224; demi dissoci&#233; le salaire du nombre d'enfants accueillis : la r&#233;mun&#233;ration minimale mensuelle demeure constitu&#233;e de deux parts : une, fixe, correspondant &#224; la fonction globale d'accueil (50 heures de SMIC) et vers&#233;e d&#232;s la signature du contrat de travail, m&#234;me en l'absence d'enfant confi&#233;, et une autre de 70 heures par enfant. &lt;i&gt;&#171; Or, nous ne sommes jamais certaines de la dur&#233;e d'un accueil, ni d'avoir constamment du travail : des conditions qui constituent donc un r&#233;el manque &#224; gagner &#187;&lt;/i&gt;, estime V&#233;ronique Martinet, pr&#233;sidente adjointe de la FNAF (f&#233;d&#233;ration nationale des assistantes familiales) et assistante familiale depuis dix-neuf ans.&lt;/p&gt;
&lt;div class='encart'&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;&#171; Nous vivons tous avec une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s au-dessus de la t&#234;te &#187;&lt;/i&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Michelle Babin&lt;/strong&gt;, cinquante-quatre ans, assistante familiale depuis 1995 &#224; l'ASE du conseil g&#233;n&#233;ral de Vend&#233;e et pr&#233;sidente de la FNAF (F&#233;d&#233;ration nationale des assistants familiaux).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&#171; J'ai choisi ce m&#233;tier au terme de plusieurs ann&#233;es de bourlingage professionnel. Je souhaitais voir grandir mon fils, qui avait huit ans lorsque j'ai d&#233;marr&#233; l'accueil familial. Un choix m&#251;rement r&#233;fl&#233;chi, car nous &#233;tions conscients, mon mari et moi, de nous lancer dans une aventure humaine d&#233;licate.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le premier enfant que j'ai accueilli &#233;tait un gar&#231;on de six ans, confront&#233; &#224; la perte brutale de sa maman (le p&#232;re n'ayant pas la possibilit&#233; de s'occuper de lui). Sans pr&#233;paration &#224; l'emploi &#8211; je n'ai re&#231;u ma premi&#232;re formation qu'&#224; l'issue de quatre ans d'exercice &#8211; j'ai d&#251; composer avec le Guide pratique re&#231;u de l'ASE. A cette &#233;poque, mon seul contact direct avec l'&#233;quipe &#233;tait l'&#233;ducateur, qui me d&#233;pannait au cas par cas. Nous n'avions des r&#233;unions qu'avant les audiences, une par an au plus. Heureusement, l'enfant &#233;tait un petit vif et adorable, qui s'est tr&#232;s bien entendu avec mon fils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Faire avec les moyens du bord&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; son d&#233;part, en 1996, j'ai demand&#233; un agr&#233;ment suppl&#233;mentaire pour accueillir une fratrie de profil similaire (gar&#231;on et fille de cinq et huit ans, avec maman malade et p&#232;re absent). Ils sont rest&#233;s chez nous une dizaine d'ann&#233;es, ils faisaient vraiment partie int&#233;grante de la famille. Et ce, malgr&#233; le langage tr&#232;s violent du jeune gar&#231;on, &#224; tel point qu'&#224; un moment j'ai failli rompre le contrat d'accueil. Les deux sont aujourd'hui stables, salari&#233;s, et reviennent r&#233;guli&#232;rement nous voir. J'ai ensuite fait une nouvelle extension d'agr&#233;ment pour pouvoir accompagner trois enfants et ai successivement encore accueilli deux fratries, toujours gar&#231;on et fille. J'ai actuellement, et pour un temps ind&#233;termin&#233;, un fr&#232;re et une s&#339;ur de respectivement quinze et quatorze ans, issus de foyer et avec des parents tr&#232;s carenc&#233;s et relevant du handicap.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour tous, j'ai de l'affection, bien s&#251;r. Mais je n'ai jamais confondu sur le plan affectif. Il y a mon propre fils, que j'ai port&#233; dans mon ventre, et les autres, des enfants que j'accueille et j'aide &#224; grandir. Je suis ravie quand ils repartent chez leurs parents, car le but de notre action demeure ce retour.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour mes deux premiers accueils, j'ai d&#251; faire avec les moyens du bord, pour mener &#224; bien la t&#226;che d&#233;licate d'accompagner le travail de deuil de ces enfants. Je me suis beaucoup appuy&#233;e sur l'&#233;ducatrice et le CMP (centre m&#233;dico-psychologique). Je voyais aussi un psychologue toutes les semaines. C'est lors des sessions de formation que j'ai d&#233;couvert le monde associatif et syndical gravitant autour du m&#233;tier et que j'ai commenc&#233; &#224; m'y impliquer (je suis &#233;galement militante Force ouvri&#232;re).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec la loi de 2005, la situation a consid&#233;rablement &#233;volu&#233; en notre faveur. C&#244;t&#233; formation, les trois cents heures de cursus nous donnent une vision bien plus fouill&#233;e des r&#233;alit&#233;s du secteur, ainsi que des personnes et organismes &#224; qui nous adresser en cas de besoin. Sur le plan de l'accompagnement, mon d&#233;partement compte des groupes mensuels de travail ou de parole, o&#249; nous nous retrouvons &#224; une dizaine d'assistantes familiales et deux &#233;ducateurs r&#233;f&#233;rents pour &#233;changer sur nos pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, sur pas mal de points, notre situation reste bancale. D'un c&#244;t&#233;, nous sommes int&#233;gr&#233;es &#224; l'ASE : nous b&#233;n&#233;ficions de l'amicale, du CHSCT (comit&#233; d'hygi&#232;ne, de s&#233;curit&#233; et des conditions de travail), nous pouvons si&#233;ger au comit&#233; technique paritaire. De l'autre, nous pouvons &#234;tre licenci&#233;es quasiment du jour au lendemain, en cas de signalement par l'un des enfants gard&#233;s, l'un de ses parents ou autre quidam. Nous vivons tous avec une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s au-dessus de la t&#234;te. Avec mon mari, nous sommes en permanence sur nos gardes afin d'&#233;viter tout geste susceptible de porter &#224; controverse. Et ce, particuli&#232;rement lorsque les parents n'adh&#232;rent pas au placement, car ils se font alors tr&#232;s proc&#233;duriers et le moindre d&#233;tail peut faire &#233;tincelle&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Le droit de souffler&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au terme de sa journ&#233;e, l'&#233;ducateur rentre chez lui, il passe &#224; autre chose. Il a ses cong&#233;s, ses RTT, il peut prendre du recul. Pas nous. Nous b&#233;n&#233;ficions officiellement de 35 jours de cong&#233;s sur l'ann&#233;e, mais, dans les faits, les possibilit&#233;s de les prendre sont r&#233;duites aux vacances scolaires. Le repos hebdomadaire est une notion inconnue dans notre profession. J'ai un mariage d'ici quelques semaines auquel je serai sans doute dans l'impossibilit&#233; de me rendre, car il tombe en p&#233;riode scolaire&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bref, nous donnerions cher pour pouvoir avoir le droit de souffler un peu au quotidien. Ne serait-ce que pour pr&#233;server notre vie de famille. Mon fils me dit qu'il n'a jamais pu profiter de nous. J'ai &#233;t&#233; en effet accapar&#233;e par les enfants accueillis, notamment par les plus &#171; ab&#238;m&#233;s &#187;, et donc, souvent, les plus violents. Il est heureux que je n'aie pas fait de faute professionnelle, notamment face &#224; mon jeune tr&#232;s rebelle, car je n'ai re&#231;u de formation pour faire face &#224; la violence et &#224; l'agressivit&#233; que&#8230; l'ann&#233;e derni&#232;re ! Une gifle aurait pu partir et alors, que serait-il advenu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un m&#233;tier d'une richesse intense et que j'aime, mais extr&#234;mement dur et exigeant. Rien d'&#233;tonnant, au vu de cette r&#233;alit&#233;, que beaucoup d'assistantes familiales d&#233;missionnent. Pour ma part, je suis tr&#232;s fatigu&#233;e. &#192; six ans de la retraite, je vais essayer de me m&#233;nager. Pour moi-m&#234;me, pour ma famille, et pour les jeunes que je garde. Parce que le m&#233;tier en vaut la peine, malgr&#233; tout. Sacr&#233;ment. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Propos recueillis par &lt;strong&gt;Catherine Piraud-Rouet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les in&#233;galit&#233;s entre conseils g&#233;n&#233;raux restent fortes. La r&#233;mun&#233;ration se fait toujours en fonction des taux appliqu&#233;s par le conseil g&#233;n&#233;ral du d&#233;partement de r&#233;sidence de l'assistante familiale. Si le salaire minimum mensuel ne peut &#234;tre inf&#233;rieur &#224; 120 SMIC horaire pour un enfant, &#224; 190 fois celui-ci pour deux et &#224; 260 fois pour trois, certains conseils g&#233;n&#233;raux sont plus g&#233;n&#233;reux que d'autres. C'est aussi le cas pour les indemnit&#233;s et fournitures (nourriture, h&#233;bergement, hygi&#232;ne, loisirs, d&#233;placements&#8230;). En 2008, la subvention pour les activit&#233;s de sport et loisirs &#233;tait ainsi de 870 euros dans les Deux-S&#232;vres contre 230 dans l'Aisne. L'allocation &#171; v&#234;ture &#187; atteignant 720 euros dans l'Allier, contre&#8230; z&#233;ro en Charente-Maritime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Peur du signalement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les assistantes familiales d&#233;pendant d'un service de l'ASE &#8211; soit pr&#232;s d'une sur six &#8211; vient s'ajouter la question d'un statut hybride : elles sont agents non-contractuelles de l'&#201;tat relevant d'un contrat &#224; dur&#233;e ind&#233;termin&#233;e de droit priv&#233;, mais agents publics. Avec, selon les d&#233;partements, des grilles salariales, une prise en compte de l'anciennet&#233; ou m&#234;me un alignement sur les statuts des titulaires, &#233;minemment variables. Les assistantes familiales d&#233;pendant du placement familial associatif, relevant de la convention 66, th&#233;oriquement plus avantageuse, sont &#233;galement soumises &#224; des in&#233;galit&#233;s parfois ubuesques. &lt;i&gt;&#171; Nos deux cents assistantes familiales rel&#232;vent en tout de seize niveaux de r&#233;mun&#233;ration &#187;&lt;/i&gt;, glisse Karine Delville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La titularisation, r&#233;clam&#233;e par les organisations professionnelles, devrait-elle &#234;tre l'&#233;tape logique et souhaitable &#224; venir ? L'un des aspects les plus mal v&#233;cus par les assistantes familiales est l'arbitraire des proc&#233;dures pour suspicion de maltraitance. Sur simple d&#233;nonciation, le pr&#233;sident du conseil g&#233;n&#233;ral peut, apr&#232;s avis de la commission consultative paritaire d&#233;partementale, modifier le contenu de l'agr&#233;ment ou le retirer. En cas d'urgence il peut le suspendre pour quatre mois. Ne demeurant alors vers&#233; &#224; l'assistante familiale que la partie salariale correspondant &#224; la fonction globale d'accueil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec, l&#224; encore, des protocoles plus ou moins favorables en fonction des d&#233;partements. &lt;i&gt;&#171; Le temps du traitement judiciaire d&#233;passant largement les quatre mois, certaines assistantes familiales se retrouvent licenci&#233;es sans m&#234;me savoir exactement ce qu'on leur reproche. Et ce, tr&#232;s souvent sur des d&#233;nonciations calomnieuses class&#233;es sans suite ! &#187;&lt;/i&gt;, s'indigne V&#233;ronique Martinet. Les associations r&#233;clament une officialisation de la pr&#233;somption d'innocence, un maintien de l'agr&#233;ment jusqu'au terme de l'enqu&#234;te et la possibilit&#233;, pour l'assistante familiale, de continuer &#224; travailler si la famille d'accueil est innocent&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Temps de travail non d&#233;fini&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif?1693463830' width='8' height='11' class='puce' alt=&#034;-&#034; /&gt; Un casse-t&#234;te auquel chaque employeur tente de rem&#233;dier. &lt;i&gt;&#171; Nous avons mis en place une commission sp&#233;cifique, pilot&#233;e par la conseill&#232;re technique et par le m&#233;decin du service, rassemblant l'ensemble des professionnels intervenant autour de la famille d'accueil, pour une tentative de mise &#224; plat de la situation et afin d'aider &#224; d&#233;terminer les situations n&#233;cessitant un signalement &#224; l'autorit&#233; judiciaire, &lt;/i&gt; d&#233;clare ainsi Claudie Reixach, de l'ASE de Seine-Saint-Denis, qui fait &#233;tat, l'an pass&#233;, de 29 situations trait&#233;es en instance et ayant donn&#233; lieu &#224; 13 signalements, dont 9 concernaient directement des assistantes familiales. &lt;i&gt;Et lorsque c'est l'entourage de l'assistante familiale qui est d&#233;sign&#233;, l'on maintient agr&#233;ment et salaire pendant toute la dur&#233;e de la proc&#233;dure. &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; o&#249; le b&#226;t blesse : le plus souvent, ce n'est pas l'assistante familiale elle-m&#234;me qui est mise en cause, mais son conjoint. Un tiers, simple signataire du contrat d'accueil, d&#233;nu&#233; de statut et de salaire, mais dont l'implication civile ou p&#233;nale est susceptible d'entra&#238;ner son &#233;pouse dans sa chute. Le terme de &#171; famille d'accueil &#187; incluant d'ailleurs l'ensemble des membres du foyer, y compris les enfants&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='encart'&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;i&gt;&#171; Le seul m&#233;tier o&#249; l'on implique l'ensemble du foyer &#187;&lt;/i&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Anne Oui&lt;/strong&gt;, contributrice aux r&#233;flexions sur les lois de 1992 et 2005 au minist&#232;re des Affaires sociales est aujourd'hui charg&#233;e de mission &#224; l'Observatoire national de l'enfance en danger (ONED) et auteure du &lt;a href='https://www.lien-social.com/Guide-de-l-assistant-familial' class='spip_in'&gt;Guide de l'assistant familial&lt;/a&gt;. Elle rappelle que si des progr&#232;s sont n&#233;cessaires, il est important de pr&#233;server l'&#233;quilibre entre la professionnalisation et la souplesse inh&#233;rente &#224; ce m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Quel a &#233;t&#233; le fil rouge des lois successives structurant, depuis 1977, le statut des assistantes familiales ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les lois de 1977 et de 1992 ont &#233;t&#233; tr&#232;s marqu&#233;es par l'influence de la p&#233;dopsychiatre Myriam David. Dans l'esprit des l&#233;gislateurs, et de mani&#232;re encore plus aigu&#235; en 2005, le fil rouge de ces &#233;volutions a &#233;t&#233; que ce m&#233;tier n'est pas de ceux que l'on peut exercer seul, dans un face &#224; face avec l'enfant et sa famille. C'est pourquoi le principe a &#233;t&#233; pos&#233;, d&#232;s 1992, que l'assistante familiale, m&#234;me form&#233;e, doit &#234;tre accompagn&#233;e par le d&#233;partement au sein d'une &#233;quipe pluridisciplinaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Pourtant, nombre d'assistantes familiales font &#233;tat d'un manque dans cet accompagnement. Pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fil des ann&#233;es, la r&#233;flexion sur la nature de ce travail d'&#233;quipe au sein du placement familial n'a peut-&#234;tre pas &#233;t&#233; men&#233;e jusqu'au bout. De ce fait, l'enjeu des probl&#233;matiques actuelles n'est plus tant la professionnalisation des familles d'accueil que de trouver une meilleure synergie entre tous les acteurs du placement familial. La g&#233;n&#233;ralisation de formations et de r&#233;f&#233;rentiels de travail communs, progressivement mise en place dans un nombre croissant de d&#233;partements, pourrait permettre sans doute aux uns et aux autres de mieux repenser leur place au sein d'un accompagnement bien men&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Le sentiment d'un manque de reconnaissance des assistantes familiales rel&#232;ve-t-il de la m&#234;me probl&#233;matique ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour certaines familles d'accueil, ce sentiment vient probablement de rencontres trop espac&#233;es avec leur r&#233;f&#233;rent, et certains d&#233;partements envisagent de syst&#233;matiser ces temps de rencontre. Peut aussi entrer en compte la connaissance incompl&#232;te des m&#233;canismes psychologiques en jeu chez l'enfant dans le placement familial. L'am&#233;lioration de cette connaissance permettrait de mieux traiter des situations qui, sinon, risquent d'&#234;tre g&#233;r&#233;es de mani&#232;re administrative, comme les suspensions d'agr&#233;ment en cas de suspicion de maltraitance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Certaines assistantes familiales se plaignent aussi d'&#234;tre insuffisamment inform&#233;es et int&#233;gr&#233;es dans les processus d&#233;cisionnels&#8230;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation s'est am&#233;lior&#233;e sur ce point, avec la mise en place de projets individualis&#233;s pour les enfants. Mais cette question renvoie peut-&#234;tre aussi &#224; une insuffisante prise de conscience des troubles de ces enfants, qui tend &#224; minimiser certains sympt&#244;mes. En t&#233;moigne notamment une des &#233;tudes r&#233;cemment soutenues par l'ONED, qui souligne la banalisation de certaines pathologies, comme par exemple les troubles du sommeil, pourtant tr&#232;s fr&#233;quents et importants chez les enfants plac&#233;s. Et dont les effets peuvent &#234;tre difficiles au quotidien, pour ceux-ci comme pour les familles d'accueil. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est des processus d&#233;cisionnels, la toute r&#233;cente recommandation de l'Agence nationale de l'&#233;valuation et de la qualit&#233; des &#233;tablissements et services sociaux et m&#233;dico-sociaux rappelle que l'assistante familiale doit &#234;tre associ&#233;e &#224; l'&#233;valuation des mesures en mati&#232;re de protection de l'enfance et que ses analyses et observations sont &#224; prendre en compte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;En quoi ce m&#233;tier est-il si difficile &#224; professionnaliser ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport d'&#233;valuation de la loi de 2005, publi&#233; en ao&#251;t 2012 par l'IGAS (Inspection g&#233;n&#233;rale des affaires sociales), &#233;voque le &#171; bilan en demi-teinte d'une professionnalisation qui reste encore &#224; s&#233;curiser &#187;. Mais cette demi-teinte n'est-elle pas intrins&#232;que &#224; la particularit&#233; extr&#234;me du m&#233;tier d'assistante familiale ? Au-del&#224; du principe de professionnalisation, le l&#233;gislateur a tent&#233; de trouver le point d'&#233;quilibre entre les approches cliniques et juridiques qui sous-tendent l'int&#233;gration d'un enfant dans le quotidien d'une famille. Car c'est aussi le seul m&#233;tier o&#249; l'on implique l'ensemble du foyer. Une v&#233;ritable sp&#233;cificit&#233; qui entra&#238;ne des exceptions juridiques. C'est pourquoi, par exemple, le m&#233;tier demeure plac&#233; en dehors de la dur&#233;e l&#233;gale du travail. Ce qui est n&#233;cessaire car, sans continuit&#233; d'accueil, comment offrir l'indispensable s&#233;curisation affective &#224; des enfants arrivant avec des bagages souvent tr&#232;s lourds ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Faut-il envisager une quatri&#232;me loi, qui pallierait l'impression d'inachev&#233; qui demeure, huit ans apr&#232;s celle de 2005 ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi de 2005 contient beaucoup de points d'appui, dont tous n'ont pas encore trouv&#233; leur pleine application, et l'&#233;volution des pratiques demande du temps. En termes de statut, il para&#238;t important de pr&#233;server l'&#233;quilibre entre la n&#233;cessaire souplesse li&#233;e au caract&#232;re particulier du m&#233;tier et l'avancement de la professionnalisation. Parmi les souplesses que permet le statut actuel, il y a par exemple la possibilit&#233;, pour certaines familles d'accueil, de rendre service &#224; un moment donn&#233;, pour un enfant, puis d'arr&#234;ter le m&#233;tier. La r&#233;flexion classique sur les m&#233;tiers et les qualifications ne colle que de mani&#232;re tr&#232;s imparfaite avec la singularit&#233; extr&#234;me de ce m&#233;tier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il est certes des pistes de progr&#232;s, comme l'approfondissement des passerelles entre le DEAF et d'autres dipl&#244;mes du secteur social, notamment de niveau V. Pour avoir une vision plus globale sur l'&#233;tat du terrain, rep&#233;rer les bonnes pratiques et les pistes de progr&#232;s possibles, l'ONED lance actuellement une &#233;tude pour 2014 sur l'accompagnement du placement familial. Par ailleurs, la cr&#233;ation toute r&#233;cente du r&#233;seau APFEL (Agir pour la promotion de l'accueil familial en Europe) devrait favoriser les &#233;changes d'exp&#233;rience sur ces aspects au niveau europ&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Propos recueillis par &lt;strong&gt;Catherine Piraud-Rouet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Lesquels subissent en premi&#232;re ligne le manque de disponibilit&#233; de leurs parents, ainsi que les &#233;ventuels troubles ou violences des enfants accueillis. Et ce, d'autant plus que l'accueil familial est la seule profession dans laquelle aucun temps de travail n'est d&#233;fini et la prise de cong&#233;s soumise &#224; l'accord pr&#233;alable de l'employeur. Le service pouvant exiger que le ou les enfants restent confi&#233;s &#224; l'assistante familiale pendant ces p&#233;riodes, moyennant indemnit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui plus est, la loi du 5 mars 2007 sur la protection de l'enfance, porteuse d'un renforcement des droits des parents, est accus&#233;e d'avoir pris le pas sur les avanc&#233;es statutaires de 2005. &lt;i&gt;&#171; Il est sans cesse rappel&#233; aux familles d'accueil leur r&#244;le &#171; secondaire &#187; par rapport &#224; la famille biologique, dans laquelle tout doit &#234;tre fait pour aboutir &#224; un retour de l'enfant. Comme si on essayait de balayer les apports de Myriam David &lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2' class='spip_note' rel='appendix' title='P&#233;dopsychiatre et psychanalyste' id='nh2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;i&gt;sur l'importance de cr&#233;er un lien affectif puissant et stable avec ses accueillants &#187;&lt;/i&gt;, d&#233;plore Vincent Ramon, ancien &#233;ducateur et charg&#233; de mission pour l'ANPF. Ce qui m&#232;ne parfois &#224; des situations ing&#233;rables pour les assistantes familiales, qui supportent tout le quotidien, sans droit de d&#233;cision sur l'existence des enfants. Tout en devant se garder de les aimer trop : en t&#233;moignent ces retraits &#171; pour attachement excessif &#187; auquel plusieurs se sont trouv&#233;es confront&#233;es&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;strong&gt;Vers une quatri&#232;me loi ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;pressions, d&#233;missions, voire suicides&#8230; Le tableau dress&#233; par les associations fait froid dans le dos. &lt;i&gt;&#171; Sur treize assistantes familiales pr&#233;sentes dans ma formation en 1993, nous ne serions plus que deux aujourd'hui &#224; exercer &#187;&lt;/i&gt;, assure V&#233;ronique Martinet. Des d&#233;saffections &#224; la cha&#238;ne qui se greffent sur un vieillissement de la pyramide des &#226;ges. D'o&#249; un vrai souci de renouvellement des effectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est pourtant des endroits o&#249; l'accueil familial semble fonctionner, via des initiatives isol&#233;es. D&#232;s les ann&#233;es 90, le Val-de-Marne avait ainsi &#233;t&#233; pionnier en se constituant en antenne de placement familial et en faisant appel &#224; la supervision mensuelle des &#233;changes de pratique par Hana Rottman, p&#233;dopsychiatre sp&#233;cialis&#233;e sur la question. Ici et l&#224;, des projets de service se mettent en place. En Charente-Maritime, depuis cette ann&#233;e, les assistantes familiales peuvent ainsi b&#233;n&#233;ficier de la formation continue au m&#234;me titre que les agents titulaires. &lt;i&gt;&#171; Nous proposons trois modules : accueil d'adolescents difficiles, d'enfants pr&#233;sentant des troubles du comportement et accompagnement du deuil &#187;&lt;/i&gt;, rel&#232;ve Corinne Imbert, vice-pr&#233;sidente du conseil g&#233;n&#233;ral en charge des affaires sociales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant de leviers appr&#233;ciables pour avancer, huit ans apr&#232;s la loi de 2005. Mais le syst&#232;me demeure massivement bancal. Certains appellent de leurs v&#339;ux une quatri&#232;me loi, qui ach&#232;verait le travail entam&#233; en mati&#232;re de professionnalisation des assistantes familiales. Objectif : d&#233;finitivement se d&#233;barrasser de l'&#233;tiquette de &#171; m&#233;tier impossible &#187; qui leur colle encore &#224; la peau.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Bien que le dipl&#244;me s'intitule dipl&#244;me d'Etat d'assistant familial, nous avons fait le choix tant cette profession est f&#233;minis&#233;e d'&#233;crire assistante familiale&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2' class='spip_note' title='Notes 2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;P&#233;dopsychiatre et psychanalyste&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Assistante familiale, le m&#233;tier &#171; impossible &#187; ?</title>
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		<dc:subject>Assistant familial</dc:subject>
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&lt;p&gt;La loi du 27 juin 2005 a dot&#233; les assistantes familiales d'un v&#233;ritable statut de travailleurs sociaux : obligation de formation, accompagnement par un r&#233;f&#233;rent professionnel, &#233;changes avec l'&#233;quipe qui entoure l'enfant&#8230; Toutefois, un certain nombre de points rest&#233;s en suspens font aujourd'hui de l'accueil familial un secteur &#224; bout de souffle. Etat des lieux d'une profession en plein essor, mais aux contours et aux limites encore &#224; pr&#233;ciser. Social actualit&#233;s La chronique d'&#201;tienne Liebig Le billet de (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/sommaires" rel="directory"&gt;Sommaires&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lien-social.com/Assistant-familial" rel="tag"&gt;Assistant familial&lt;/a&gt;, 
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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L106xH150/arton4079-3aa71.jpg?1694643933' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La loi du 27 juin 2005 a dot&#233; les assistantes familiales d'un v&#233;ritable statut de travailleurs sociaux : obligation de formation, accompagnement par un r&#233;f&#233;rent professionnel, &#233;changes avec l'&#233;quipe qui entoure l'enfant&#8230; Toutefois, un certain nombre de points rest&#233;s en suspens font aujourd'hui de l'accueil familial un secteur &#224; bout de souffle. Etat des lieux d'une profession en plein essor, mais aux contours et aux limites encore &#224; pr&#233;ciser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Social actualit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;La chronique d'&#201;tienne Liebig&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Le billet de Jacques Tr&#233;mintin&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;L'actu de la semaine&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;La peine de probation au c&#339;ur du d&#233;bat&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Dossier : Assistante familiale, le m&#233;tier &#171; impossible &#187; ?&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'accueil familial, un secteur &#224; bout de souffle&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&#171; Le seul m&#233;tier o&#249; l'on implique l'ensemble du foyer &#187;, interview de Anne Oui, charg&#233;e de mission &#224; l'Oned&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&#171; Nous vivons tous avec une &#233;p&#233;e de Damocl&#232;s au-dessus de la t&#234;te &#187;, t&#233;moignage de Michelle Babin, assistante familiale&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Initiative&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Voile Impulsion : Cap sur l'insertion&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Cin&#233;ma&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Enfants Valises, un documentaire fran&#231;ais de Xavier de Lauzanne&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Rebonds&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;Chronique de la cit&#233;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;La vie des poches de pantalon !&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Lettre au corps enseignant&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Offres d'emploi&lt;/strong&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;strong&gt;Livres&lt;/strong&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;li&gt;L'envers de la &#171; fraude sociale &#187; - Observatoire des non-recours aux droits et services&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Travail et pr&#233;carit&#233; - Brigitte Lestrade&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'histoire de la r&#233;duction des risques</title>
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		<dc:subject>Toxicomanie</dc:subject>
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		<description>
&lt;p&gt;Un film de Laurent Appel et Philippe Lachambre &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Cette putain de maladie est un effet direct de la guerre &#224; la drogue. &#187; Fabrice Olivet, de l'Association d'auto-support des usagers de drogues (ASUD), sourit mais sa r&#233;volte traverse tout le documentaire. Il a eu l'id&#233;e, avec Laurent Appel, de faire un film en plusieurs volets sur la politique de r&#233;duction des risques li&#233;s &#224; l'usage de drogue en France. Le premier volet sur l'histoire, film&#233; par Laurent Appel et Philippe Lachambre, revient sur la (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un film de Laurent Appel et Philippe Lachambre&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Cette putain de maladie est un effet direct de la guerre &#224; la drogue. &#187; Fabrice Olivet, de l'Association d'auto-support des usagers de drogues (ASUD), sourit mais sa r&#233;volte traverse tout le documentaire. Il a eu l'id&#233;e, avec Laurent Appel, de faire un film en plusieurs volets sur la politique de r&#233;duction des risques li&#233;s &#224; l'usage de drogue en France. Le premier volet sur l'histoire, film&#233; par Laurent Appel et Philippe Lachambre, revient sur la politique de r&#233;pression qui a pr&#233;valu vis-&#224;-vis des usagers de drogue, les r&#233;duisant au silence et &#224; l'impuissance face au virus du sida.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le documentaire ne cesse de rappeler que, pour des raisons id&#233;ologiques et politiques, les usagers de drogue n'ont eu acc&#232;s &#224; des seringues st&#233;riles que tr&#232;s tardivement, bien apr&#232;s le d&#233;but de l'&#233;pid&#233;mie. Or, la politique de r&#233;duction des risques (RDR), une fois accept&#233;e, a permis de stopper l'&#233;pid&#233;mie de sida chez les usagers de drogue. Tout le monde le reconna&#238;t aujourd'hui, jusqu'&#224; parfois oublier l'histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le documentaire, gr&#226;ce aux documents d'archives et aux t&#233;moignages des acteurs de la RDR, revient sur la multitude de luttes&#8230; et de morts qu'il a fallu pour que les pouvoirs publics (et les m&#233;decins) admettent que les usagers pouvaient &#234;tre acteurs de leur propre sant&#233;.&lt;i&gt; &#171; Cette population a encaiss&#233; le virus du sida de plein fouet, sans information et moyens de s'en pr&#233;venir &#187;&lt;/i&gt;, rappelle le documentaire. Les usagers de drogues ont alors repr&#233;sent&#233; un tiers des victimes du sida. En 1993, le sida est la premi&#232;re cause de mortalit&#233; pour les 18-34 ans en Ile-de-France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Combien auraient pu &#234;tre &#233;pargn&#233;s ? &lt;i&gt;&#171; La notion d'absence de responsabilit&#233; des usagers de drogue par rapport &#224; leur sant&#233; &#233;tait r&#233;currente &#187;,&lt;/i&gt; t&#233;moigne Alain Morel, psychiatre addictologue, directeur d'Oppelia. &lt;i&gt;&#171; Leur donner des seringues n'&#233;tait pas concevable. &#187;&lt;/i&gt; Pourtant, arrive, enfin, 1987, l'autorisation de vente libre de seringues par Mich&#232;le Barzach, alors ministre de la Sant&#233; : &lt;i&gt;&#171; 60 % des usagers de drogue changent alors de comportement en un an et ne partagent plus leur seringue &#187;&lt;/i&gt;, souligne William Lowenstein, m&#233;decin, addictologue, directeur de la clinique Mont&#233;vid&#233;o. Aujourd'hui, la transmission du VIH par l'usage de drogue repr&#233;sente 1 % des d&#233;couvertes de s&#233;ropositivit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Premi&#232;re partie : L'histoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
Production &lt;a href=&#034;http://www.asud.org/2013/06/11/dvd-la-rdr-en-france-1ere-partie-lhistoire&#034; class='spip_out' rel='external'&gt;Asud&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'envers de la &#171; fraude sociale &#187;</title>
		<link>https://www.lien-social.com/L-envers-de-la-fraude-sociale</link>
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		<dc:subject>Prestations sociales</dc:subject>
		<dc:subject>1116</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Que n'a-t-on entendu sur ces pauvres profitant des aides sociales, ces allocations pesant sur l'&#233;conomie, cette fraude sociale grevant les comptes sociaux, cet assistanat gangrenant notre soci&#233;t&#233;. Aucun discours n'&#233;tait assez dur pour stigmatiser les plus fragiles, coupables de b&#233;n&#233;ficier de la redistribution des revenus. Et puis, voil&#224; le travail remarquable d'un groupe de chercheurs qui nous d&#233;montre que non seulement les pauvres ne co&#251;tent pas &#224; la collectivit&#233;, mais qu'en plus, ils sont bien loin (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L92xH150/arton4076-ace2a.jpg?1694643933' width='92' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Que n'a-t-on entendu sur ces pauvres profitant des aides sociales, ces allocations pesant sur l'&#233;conomie, cette fraude sociale grevant les comptes sociaux, cet assistanat gangrenant notre soci&#233;t&#233;. Aucun discours n'&#233;tait assez dur pour stigmatiser les plus fragiles, coupables de b&#233;n&#233;ficier de la redistribution des revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis, voil&#224; le travail remarquable d'un groupe de chercheurs qui nous d&#233;montre que non seulement les pauvres ne co&#251;tent pas &#224; la collectivit&#233;, mais qu'en plus, ils sont bien loin de jouir de tous leurs droits ! Certes, les tricheries, pour recevoir des prestations financi&#232;res indues existent bel et bien. Elles sont m&#234;me &#233;valu&#233;es &#224; 4 milliards d'euros par an. Mais la fraude aux cotisations sociales co&#251;te quatre fois plus cher (16 milliards d'euros) et celle pour ne pas payer ses imp&#244;ts six fois plus (25 milliards d'euros). Illustration avec l'Assurance-maladie aupr&#232;s de qui, en 2008, huit cent huit assur&#233;s ont b&#233;n&#233;fici&#233; &#224; tort de la couverture maladie universelle compl&#233;mentaire pour un montant de 800 000 euros. Mais c'est sans commune mesure avec les 71 millions vers&#233;s frauduleusement aux &#233;tablissements de sant&#233; et 32 millions aux professionnels ind&#233;pendants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'inverse, le non-recours aux droits sociaux repr&#233;sente des sommes impressionnantes : 5,7 milliards pour le revenu de solidarit&#233; active, 4,7 milliards pour les allocations familiales et logement, 2 milliards pour l'assurance ch&#244;mage, 828 millions pour l'allocation personnalis&#233;e d'autonomie, 700 millions pour la couverture maladie universelle compl&#233;mentaire, 378 millions pour l'aide pour l'acquisition d'une assurance compl&#233;mentaire sant&#233;. Quant au tarif de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, instaur&#233; en 2004 pour la consommation d'&#233;lectricit&#233;, seuls 47 % de la population qui peut y pr&#233;tendre en a effectivement b&#233;n&#233;fici&#233;. De m&#234;me, pour les tarifs sociaux des transports qui ne profitent qu'&#224; 30 % de ceux qui pourraient en profiter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs facteurs expliquent cette curieuse abstention, notamment la m&#233;connaissance des dispositifs ou des d&#233;marches administratives parfois complexes et rebutantes. Mais la norme imposant d'avoir &#224; subvenir &#224; ses besoins gr&#226;ce &#224; son travail induit tant le refus d'&#234;tre redevable que le soup&#231;on de vouloir profiter, abuser ou tricher. &#192; la campagne de lutte contre la fraude doit correspondre celle concernant l'acc&#232;s aux droits pour tous. Car si le fait de ne pas b&#233;n&#233;ficier de ses droits repr&#233;sente une perte de ressources pour les personnes concern&#233;es, cela constitue un surco&#251;t pour la collectivit&#233;, non seulement en termes de coh&#233;sion sociale mais, aussi, par le d&#233;ficit d'activit&#233; &#233;conomique et de paiement de taxes, puisque ces allocations ne se traduisent pas en consommation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. La D&#233;couverte, 2012 (210 p. ; 15 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sous la direction Brigitte Lestrade</title>
		<link>https://www.lien-social.com/Sous-la-direction-Brigitte-Lestrade</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>admin</dc:creator>


		<dc:subject>Emploi</dc:subject>
		<dc:subject>1116</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il fut un temps o&#249; l'ambition de pouvoir compter sur le salaire per&#231;u pour &#234;tre &#224; l'abri durablement, voire d&#233;finitivement, des besoins vitaux &#233;tait r&#233;aliste. Surtout, quand l'Assurance ch&#244;mage permettait de relayer des ressources d&#233;faillantes, dans l'attente d'un nouvel emploi. Ce n'est plus le cas. Le constat fait ici par la vingtaine de chercheurs universitaires europ&#233;ens ayant contribu&#233; &#224; l'ouvrage est r&#233;current : &#224; travers le Vieux continent, est r&#233;apparue la cat&#233;gorie des salari&#233;s pauvres, correspondant (...)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://www.lien-social.com/local/cache-vignettes/L97xH150/arton4077-62bd3.jpg?1694643933' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il fut un temps o&#249; l'ambition de pouvoir compter sur le salaire per&#231;u pour &#234;tre &#224; l'abri durablement, voire d&#233;finitivement, des besoins vitaux &#233;tait r&#233;aliste. Surtout, quand l'Assurance ch&#244;mage permettait de relayer des ressources d&#233;faillantes, dans l'attente d'un nouvel emploi. Ce n'est plus le cas. Le constat fait ici par la vingtaine de chercheurs universitaires europ&#233;ens ayant contribu&#233; &#224; l'ouvrage est r&#233;current : &#224; travers le Vieux continent, est r&#233;apparue la cat&#233;gorie des salari&#233;s pauvres, correspondant &#224; ceux qui n'arrivent plus &#224; vivre du fruit de leur labeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs causes expliquent cette situation. La d&#233;r&#233;gulation du march&#233; du travail qui prive de la protection d'une l&#233;gislation r&#233;gulant jusque-l&#224; les conditions d'emploi. Sa tertiarisation qui accro&#238;t le nombre d'emplois d&#233;qualifi&#233;s. Sa pr&#233;carisation qui se traduit par la multiplication des contrats &#224; dur&#233;e d&#233;termin&#233;e, &#224; temps partiel et du travail int&#233;rimaire. Sa flexibilisation provoqu&#233;e tant par la mondialisation, que par le ralentissement de la croissance &#233;conomique. La situation de chaque pays europ&#233;en est bien diff&#233;rente, selon que le salaire minimal y est de 123 ou de 1 642 euros. Si la pauvret&#233; est d&#233;finie dans les pays en voie de d&#233;veloppement d'une mani&#232;re absolue (r&#233;ussir ou non &#224; faire survivre sa famille), elle l'est d'une mani&#232;re relative dans les pays d&#233;velopp&#233;s (vivre avec moins de 50 % du revenu moyen), ce qui explique que son seuil varie en Europe entre 200 et 900 euros, le pourcentage des enfants concern&#233;s &#233;tant de 5 % &#224; 15 %.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;ponses apport&#233;es d&#233;pendent de l'arch&#233;type de l'&#201;tat providence : allocations g&#233;n&#233;reuses et universelles dans la version social-d&#233;mocrate ; allocations vers&#233;es aux seuls cotisants dans le mod&#232;le corporatiste ; allocations minimales vers&#233;es aux plus d&#233;munis dans le type lib&#233;ral. C'est cette profonde diversit&#233; qui explique que les vingt-sept pays composant l'Union europ&#233;enne, qui pourtant cumulent vingt-trois millions de ch&#244;meurs (soit 9,6 % de leur population active), n'aient pas r&#233;ussi &#224; se mettre d'accord. Bruxelles, renon&#231;ant &#224; entra&#238;ner ses &#201;tats membres dans une m&#234;me politique sociale volontariste, pr&#233;f&#232;re les accompagner dans le soutien &#224; l'emploi, plut&#244;t qu'aux ch&#244;meurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, ce sont les m&#234;mes caract&#233;ristiques pour tous ces travailleurs pauvres se retrouvant dans une situation sociale flottante : pr&#233;carit&#233; parfois juridiquement encadr&#233;e mais rarement s&#233;curis&#233;e, populations fragilis&#233;es particuli&#232;rement expos&#233;es (dont les m&#232;res seules avec enfant), sacrifices sur tout ce qui n'est pas fonctions de base (alimentation, habillement, logement). Et ce sont les capacit&#233;s &#224; se soigner ou les espaces de convivialit&#233; ou de loisirs qui en souffrent les premiers.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#233;d. L'harmattan, 2011 (267 p. ; 26 &#8364;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La peine de probation, au c&#339;ur du d&#233;bat</title>
		<link>https://www.lien-social.com/La-peine-de-probation-au-coeur-du-debat</link>
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		<dc:subject>1116</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Si la n&#233;cessit&#233; d'une r&#233;forme p&#233;nale d'ampleur est admise par tous, la peine de probation en milieu ouvert demeure un point de friction. Pourquoi ? Et comment le gouvernement r&#233;ussira-t-il &#224; d&#233;sengorger les prisons ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Factice et dangereusement instrumentalis&#233;e, l'opposition entre une police r&#233;pressive et une justice laxiste est un grand classique &#233;lectoral. Cet &#233;t&#233; l'a une fois de plus illustr&#233;, &#224; partir d'une lettre envoy&#233;e fin juillet par le ministre de l'Int&#233;rieur au pr&#233;sident de la R&#233;publique, d&#233;non&#231;ant (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lien-social.com/-1116-" rel="tag"&gt;1116&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si la n&#233;cessit&#233; d'une r&#233;forme p&#233;nale d'ampleur est admise par tous, la peine de probation en milieu ouvert demeure un point de friction. Pourquoi ? Et comment le gouvernement r&#233;ussira-t-il &#224; d&#233;sengorger les prisons ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Factice et dangereusement instrumentalis&#233;e, l'opposition entre une police r&#233;pressive et une justice laxiste est un grand classique &#233;lectoral. Cet &#233;t&#233; l'a une fois de plus illustr&#233;, &#224; partir d'une lettre envoy&#233;e fin juillet par le ministre de l'Int&#233;rieur au pr&#233;sident de la R&#233;publique, d&#233;non&#231;ant le projet de la garde des Sceaux sur la &#171; soutenabilit&#233; politique &#187; (on per&#231;oit la motivation profonde&#8230;) du d&#233;veloppement des peines alternatives. La d&#233;marche avait fuit&#233; dans Le Monde du 13 ao&#251;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une prison surpeupl&#233;e comme jamais &#8212; 68 569 d&#233;tenus en juillet, suroccupation globale de 120 % &#8212;, il est imp&#233;ratif de r&#233;duire le nombre de sorties dites &#171; s&#232;ches &#187;, sans accompagnement ni contr&#244;le ni contrainte, consid&#233;r&#233;es comme facteurs aggravants de r&#233;cidive (81 % des lib&#233;rations en g&#233;n&#233;ral, 98 % pour les maisons d'arr&#234;t, r&#233;serv&#233;es aux courtes peines). Annonc&#233;e le 24 ao&#251;t, la peine de probation en milieu ouvert, qui pose tant probl&#232;me entre les deux minist&#232;res, consiste simplement &#224; remplacer &#8212; si le juge en d&#233;cide ainsi &#8212; la mise sous &#233;crou d'une personne condamn&#233;e pour un d&#233;lit puni de moins de cinq ans de prison par une &#171; peine en milieu ouvert : la contrainte p&#233;nale &#187; ; celle-ci se traduit dans les faits par une lib&#233;ration conditionnelle, un placement sous bracelet &#233;lectronique, un placement ext&#233;rieur ou tout autre dispositif existant d&#233;j&#224;. Il s'agit donc de lutter contre ces courtes peines de prison, avant tout d&#233;socialisantes : &#171; La prison porte sa part dans la r&#233;cidive &#187; r&#233;p&#232;te la ministre de la Justice, Christiane Taubira, qui craint &#171; 95 000 d&#233;tenus en 2017 si nous ne faisons rien &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h3 class=&#034;spip&#034;&gt;Il faut proposer le plus rapidement possible des alternatives &#224; la prison&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi tant d'agitation ? La probation et son application existent depuis plus d'un demi-si&#232;cle (1958). L'id&#233;e &#171; d'am&#233;liorer la r&#233;insertion par la construction avec le d&#233;tenu d'un projet pour lui permettre de devenir &#224; sa sortie un citoyen libre et responsable &#187; (dixit la garde des Sceaux) fonde l'id&#233;e m&#234;me de la d&#233;marche. Mais si l'efficacit&#233; &#224; long terme de ce concept doit &#234;tre d&#233;fendue, son application d&#233;pendra des moyens donn&#233;s aux services d&#233;di&#233;s&#8230; L'ann&#233;e 2014 verra la cr&#233;ation de 300 postes dans les services p&#233;nitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) &#8212; qualifi&#233;s de &#171; piliers de cette r&#233;forme p&#233;nale &#187; &#8212; et de dix postes de juges d'application des peines (JAP). Mais, selon les syndicats et personnels concern&#233;s, ces chiffres sont encore insuffisants&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres mesures devraient &#234;tre ent&#233;rin&#233;es dans la loi, dont la suppression des peines planchers, institu&#233;es par une loi sarkoziste de 2007 pour les crimes et d&#233;lits commis en &#233;tat de r&#233;cidive, ou encore l'examen obligatoire de la situation d'un d&#233;tenu aux deux tiers de l'ex&#233;cution de sa peine, en vue d'une &#233;ventuelle sortie. Fid&#232;le &#224; elle-m&#234;me, la droite dans son ensemble crie au laxisme et va jusqu'&#224; d&#233;noncer une &#171; purge des prisons &#187; (Christian Estrosi) ou &#171; un dangereux message d'impunit&#233; aux d&#233;linquants, oubliant les droits des victimes &#187; (&#201;ric Ciotti). En revanche, la f&#233;d&#233;ration nationale des associations de r&#233;insertion sociale (Fnars) rappelle que la conf&#233;rence de consensus sur la pr&#233;vention de la r&#233;cidive avait soulign&#233; la n&#233;cessit&#233; de proposer le plus rapidement possible des alternatives &#224; la prison, et d&#233;fendu la cr&#233;ation d'une peine de probation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un comit&#233; national d'ex&#233;cution de la peine devrait &#234;tre cr&#233;&#233; ce mois-ci, charg&#233; de mener une r&#233;flexion sur la politique carc&#233;rale, ainsi qu'un &#171; observatoire de la r&#233;cidive &#187;. La r&#233;forme p&#233;nale devait voir les derniers arbitrages rendus le 30 ao&#251;t, avant d'&#234;tre pr&#233;sent&#233;e en conseil des ministres ce mois de septembre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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